Capture D'écran . 2025-07-28 À 07.01.49
Capture D'écran . 2025-07-28 À 07.01.49
annuel sur
la supervision
bancaire
Exercice
2024 www.bkam.ma
Rapport
annuel sur
la supervision
bancaire
Exercice
2024
Sommaire
3 Mot du Wali
6 Faits marquants
10 Chiffres-clés
87 Risques bancaires
- Les banques conservent des niveaux de solvabilité et de liquidité
confortables par rapport aux minimums réglementaires
191 Annexes
Mot du Wali
E
n dépit d’un environnement international Soucieuse de préserver et de renforcer la résilience
incertain et de la succession des années de des banques, Bank Al-Maghrib a maintenu sa vigilance
sécheresse, l’économie nationale a fait preuve quant à leurs politiques de distribution des dividendes
d’une résilience notable en 2024, avec une et au niveau adéquat de provisionnement des créances
croissance de 3,8% et un recul très sensible de l’inflation à risque.
à 0,9%. Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib a
La Banque a également renforcé ses outils de
amorcé un assouplissement de sa politique monétaire,
surveillance à travers le déploiement d’un dispositif
réduisant son taux directeur à deux reprises, en juin et
d’évaluation prudentielle à connotation prospective,
en décembre, d’un total de 50 points de base à 2,50%.
prenant en compte, outre leur situation actuelle, leurs
Pour sa part, le secteur bancaire a enregistré de bonnes expositions à des risques potentiels et leur capacité à
performances. La taille du bilan a marqué une hausse faire face à d’éventuels chocs futurs.
de 8,7% pour atteindre l’équivalent de 120% du PIB. Les
Sur le plan de la régulation, Bank Al-Maghrib a parachevé
crédits ont augmenté de 4,6% et les dépôts collectés
la transposition du ratio structurel de liquidité à long
auprès de la clientèle se sont accrus de 9,2%. En
terme recommandé par le Comité de Bâle (NSFR) et
parallèle, le taux des créances en souffrance s’est situé
qui favorise le refinancement des actifs de long terme
à 8,4% sur base sociale et à 9% sur base consolidée, soit
par des ressources stables. Les exigences en matière
des niveaux relativement stables par rapport à l’année
de gestion de la liquidité ont également été complétées
précédente.
par l’obligation, pour les banques, de mettre en place
En conséquence, les résultats cumulés des banques un processus structuré d’évaluation de l’adéquation de
conventionnelles ont affiché une progression de 24,1%, leur liquidité (ILAAP) et de constituer, sur cette base,
confirmant ainsi la solidité et la solvabilité du secteur. des coussins de liquidité suffisants.
De leur côté, les banques participatives ont atteint
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a révisé son propre
l’équilibre de leurs résultats, après une période de
dispositif d’octroi de liquidités d’urgence aux banques
montée progressive de leurs opérations. Ainsi, le ratio
en tant qu’outil central de maintien de la stabilité
moyen de solvabilité s’est renforcé à 16,2% et le ratio
financière. La révision a porté notamment sur les
moyen de fonds propres de catégorie 1 s’est amélioré
conditions d’éligibilité, ainsi que sur les catégories
à 13,5%, pour des minima réglementaires de 12% et 9%
d’actifs susceptibles d’être acceptés comme collatéral.
respectivement. Sur base consolidée, ces ratios se sont
Ce mécanisme a été complété par l’adoption d’un décret
établis respectivement à 14,1% et 12,3%.
instituant un dispositif de garantie de l’Etat en cas de
doute sur la solvabilité de la banque bénéficiaire.
3
Mot du Wali
Outre ces soutiens en liquidité, Bank Al-Maghrib La Banque a également mis en place, avec les parties
a continué à renforcer ses outils et les pouvoirs prenantes, le Morocco Fintech Center, une structure
n é c e s s a i r e s à l a g e s t i o n d e s d i ffi c u l t é s d e s dédiée au développement d’un écosystème Fintech
établissements de crédit et à la résolution des national. Parmi les chantiers menés pour favoriser
crises bancaires, en particulier pour les institutions l’accompagnement réglementaire des fintechs, la
d’importance systémique. Banque travaille à la mise en place d’un cadre régissant
l’Open Banking et l’Open Finance. Ce projet vise à régir
A cet effet, un projet de réforme de la loi bancaire
le partage de données par les acteurs bancaires avec
tenant compte de ce besoin a été introduit dans le
des prestataires Fintech, selon un cadre sécurisé, en
circuit d’adoption législatif.
vue de faire émerger de nouveaux services financiers
Dans le même sillage, un projet de loi visant la innovants répondant aux besoins des usagers et
création d’un marché secondaire des créances non contribuant à l’accélération de l’inclusion financière.
performantes a été finalisé en concertation avec les
Dans le domaine des paiements numériques en
autorités concernées, les acteurs bancaires et les
particulier, la Banque a entrepris une réforme
futurs opérateurs de ce marché. La promulgation de ce
importante du cadre réglementaire régissant les
texte législatif devrait impulser une nouvelle dynamique
établissements et services de paiement afin de
au financement de l’économie en libérant des marges
dynamiser l’écosystème. Les plafonds des comptes de
additionnelles en matière d’octroi de crédit.
paiement et des transferts ont été substantiellement
Par ailleurs, en vue d’une meilleure prise en compte rehaussés, et le périmètre des agents de paiement a
des préoccupations climatiques dans l’évaluation de été élargi pour accroître les cas d’usage, favoriser une
la stabilité financière, Bank Al-Maghrib a adapté son plus grande pénétration des services de paiement
organisation interne, instituant un département dédié numériques, notamment dans les zones rurales, et
à la finance climat. Sur ce même registre, la Banque a réduire l’utilisation du cash.
coordonné avec le ministère en charge des Finances,
Parallèlement, pour promouvoir la concurrence sur le
l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux et
marché monétique interbancaire, et en coordination
l’Autorité de contrôle du secteur de l’assurance et de
avec le Conseil de la Concurrence, il a été décidé que
la prévoyance sociale l’élaboration d’une stratégie de
les banques exercent individuellement cette activité
développement de la finance climat à l’horizon 2030.
à travers une filiale spécialisée, dans l’objectif de
Celle-ci identifie les mesures à même de promouvoir le
dynamiser le réseau de paiement par carte. Dans le
financement des projets d’atténuation des émissions de
même sillage, Bank Al-Maghrib a plafonné les frais
carbone et d’adaptation au réchauffement climatique
d’interchange pour réduire les coûts des paiements
ainsi que les orientations stratégiques en matière de
monétiques.
régulation des risques climatiques pour les institutions
financières. Dans ce sens, Bank Al-Maghrib a édicté Dans le domaine du financement collaboratif, la
deux nouvelles directives réglementaires destinées Banque a octroyé des agréments à trois sociétés,
aux banques. La première exige la mise en place d’un dont une spécialisée dans le financement par don.
dispositif de collecte d’informations sur les risques Ces nouvelles plateformes, intégralement digitales,
climatiques associés aux crédits accordés aux grands viennent contribuer au développement des startups et
débiteurs, et la deuxième institue l’obligation de publier des TPE et au financement de projets à impacts social
des informations sur leurs politiques de gestion des et citoyen.
risques climatiques.
Plus globalement, Bank Al-Maghrib a entrepris
De même, afin de mieux accompagner le développement avec ses partenaires publics et privés, notamment
de l’innovation technologique, Bank Al-Maghrib a érigé, le secteur bancaire, le ministère des Finances et la
dans le cadre de sa réorganisation, un département Société Nationale de Garantie et de Financement de
dédié à la régulation de la finance digitale. Cette l’Entreprise, la préparation d’une charte de financement
nouvelle entité se charge de l’octroi des agréments, de dédiée à la TPE, afin de faciliter l’accès au financement
la réglementation et de la surveillance des fintechs ainsi et l’accompagnement de ce segment d’entreprises,
que du traitement des questions de cybersécurité au vecteur de l’emploi et de l’inclusion financière.
sein du secteur bancaire.
4
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
5
Faits marquants de l’année 2024
14 et 15 février Participation à la 19ème réunion de haut niveau pour l'Afrique, organisée par le
Comité de Bâle et l'Institut de stabilité financière de la Banque des Règlements
internationaux en coordination avec la Federal reserve sud-africaine, à Cape
Town.
4 mars Participation à la 3ème réunion du réseau du Fonds Monétaire Arabe (FMA) sur
la finance verte et durable.
Avril - juin Organisation, par Bank Al-Maghrib, des restitutions des résultats de la première
évaluation SREP1 des banques.
Avril Publication, par Bank Al-Maghrib, des résultats de l’exercice d’évaluation des
risques climatiques préparée conjointement avec la Banque Mondiale.
6
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
1er octobre Participation de Monsieur le Wali aux travaux de la 48ème session ordinaire du
Conseil des Gouverneurs des Banques Centrales et des Autorités Monétaires
Arabes.
7
Faits marquants de l’année 2024
8
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
13 décembre Tenue du Comité des Etablissements de Crédit ayant émis son avis favorable
sur les textes réglementaires de Bank Al-Maghrib encadrant l’activité des
établissements de paiement et la liquidité bancaire (NSFR et ILAAP).
26 décembre Organisation, par Bank Al-Maghrib, d’une rencontre d'échange avec le Conseil
Supérieur des Oulémas (CSO).
9
Chiffres-clés du système bancaire
10
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
11
Chiffres-clés du système bancaire
12
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
13
Structure, activité,
rentabilité et risques
du secteur bancaire
Partie
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
CHAPITRE 1.
STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE
L’année 2024 a connu l’agrément par Bank Al-Maghrib de deux nouveaux établissements de
paiement et 3 sociétés de financement collaboratif (Crowdfunding).
Le nombre de comptes bancaires s’est apprécié pour atteindre 38,2 millions, soit un taux de
détention par 58% de la population adulte en nette progression. Dans le même sens, le nombre
de comptes de paiement s’est significativement accru à 13,8 millions avec un taux d’activation en
amélioration portée par l’inclusion financière des bénéficiaires des programmes publics de soutien
sociaux.
Sont également soumises au contrôle de Bank Al-Maghrib, 4 fenêtres participatives, dont une
spécialisée dans la garantie des financements.
17
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°1 :
Evolution du nombre d'établissements de crédit et organismes assimilés
93
88
29 29
19 19 16 18
11 11
5 5 6 6 3
0 2 2
2023 2024
La population des établissements de crédit cotés se situe à 11 en 2024, répartie entre 7 banques
et 4 sociétés de financement. Ces établissements représentent près de 35% de la capitalisation
boursière.
En Afrique, les groupes bancaires marocains sont présents à travers 45 filiales et 4 succursales
réparties au niveau de 10 pays en Afrique de l’Ouest (dont 8 dans la zone de l’Union Economique et
Monétaire Ouest Africaine), 6 pays en Afrique Centrale, 6 en Afrique de l’Est, 3 en Afrique du Nord
et 2 pays en Afrique Australe.
Dans le reste du monde, ils sont implantés en Europe à travers 6 filiales et 16 succursales dans
7 pays et en Asie à travers 2 succursales dans 2 pays.
18
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Le réseau bancaire poursuit sa tendance baissière sous l’effet de la digitalisation croissante des
services bancaires et de la mise en œuvre par les banques de stratégies visant à réorganiser et
optimiser leurs réseaux de distribution sur le plan géographique et des services offerts à la clientèle.
A fin 2024, le nombre d’agences bancaires s’est réduit de 113 unités pour ressortir à 5.692. Cette
évolution reflète une baisse de 120 agences pour les banques conventionnelles et une hausse de
7 agences pour les banques participatives.
-100
-1,9 -1,7 -1,9 -113
-2,3 -2,5 -117
-146 -151
2020 2021 2022 2023 2024
2020 2021 2022 2023 2024
Nombre d’agences bancaires
Evolution du nombre d’agences bancaires (en%)
La densité bancaire, mesurée par la population adulte âgée de 15 ans et plus, par agence6, ressort à
4.709 après 4.791 une année auparavant. Pour sa part, le nombre d’agences pour 10.000 habitants
est resté stable à 2,1 agences.
Parallèlement, le parc des guichets automatiques bancaires (GAB) a progressé de 1%, soit +86
unités, suivant la même tendance que l’année précédente pour s’établir à 8.328 unités.
2,8 8 328
8 242
2,7 8 163
121
7 940
1,6
79 86
7 734 1,0
1,0
2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024
19
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
La répartition régionale des agences bancaires, dépôts et crédits est restée globalement stable en
2024. La région de Casablanca-Settat concentre une part de 28% des agences, 39% des dépôts et
65% des crédits. Elle est suivie par la région de Rabat-Salé-Kénitra qui détient 15% des agences,
16% des dépôts et des crédits. La région de Fès-Meknès abrite 12% des agences, 8% des dépôts et
4% des crédits.
Graphique n°6 :
Part de chaque région dans le total du réseau bancaire,
des dépôts et des crédits (en %)
Au niveau de la zone offshore de Tanger, les banques disposent de 5 filiales et une succursale, sans
changement par rapport aux années précédentes. Les banques offshore sont également présentes
au niveau de la zone offshore de Kénitra à travers trois agences.
Le réseau des banques et fenêtres participatives a progressé à 206 agences et espaces dédiés après
1997 en 2023. Ce réseau est déployé dans les 12 régions du Royaume et se situe à hauteur de 64%
au niveau de 3 régions : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès.
20
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°7 :
Evolution du réseau bancaire participatif par région (en %)
9 6
7
7
7
7
7
5
8 9
10 10
19 19
35 35
2023 2024
Le réseau des établissements de paiement a poursuivi sa croissance pour s’établir à 32.221 points
physiques à fin 2024, hors agences bancaires, soit un additionnel de 6.328 points physiques, dont
6.240 points physiques de mandataires. La part des points de cash en zone rurale est stable à 9%.
• 15.563 offrent l’ensemble des services de paiement, dont le transfert de fonds et l’ouverture de
compte de paiement, en hausse de 15% comparé à l’exercice précédent ;
• 16.658 offrent les services de cash in & cash out, l’ouverture de comptes de paiement de niveau
1, ainsi que le paiement facturier, en hausse de 35% comparé à l’exercice précédent.
En termes de répartition géographique, les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra
continuent d’occuper les deux premières positions, avec des parts respectives à 28% et 13%, suivies
par les régions de Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Tanger-Tetouan-Al Hoceima qui représentent
12%, 11% et 9% respectivement de l’ensemble de points physiques.
21
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°8 :
Répartition du réseau des établissements de paiement par région (en %)
28
25
24
14
13 13
12 12 12
11 11 11 10 10
9
8 8 8
7 7 7 7 7 6
4 4 4
2 2 2 0,5 0,50,4
1 1 1
Casablanca- Rabat- Fès- Marrakech- Tanger- L’Oriental Beni Mellal - Souss- Drâa - Laâyoune - Guelmim - Dakhla -
Settat Salé- Meknès Safi Tetouan- Khénifra Massa Tafilalet Sakia Oued Oued
Kénitra Al Hoceima El Hamra Noun Ed-Dahab
Pour sa part, le réseau des institutions de microfinance s’est infléchi à la hausse soit +1,2% à 1.673
points de vente en 2024, après une baisse de 1,5% l’année passée.
Graphique n°9 :
Evolution du réseau des institutions de microfinance
1 770 1 673
1 687 1 678 1 653
1,2
-0,2
-0,5 -1,5
-4,7
22
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
A fin 2024, le nombre de comptes bancaires ouverts sur les livres des banques est ressorti en
hausse de 5,2%, à 38,2 millions de comptes après 36,3 millions enregistré à fin 2023, soit un
additionnel de 1,9 million de comptes.
Graphique n°10 :
Evolution du nombre de comptes bancaires
8,4 7,2
5,2
36,3 38,2
33,9
Le nombre de particuliers résidents ayant au moins un compte bancaire actif a marqué une hausse
de 3% après 3,8% en 2023 pour s’établir à 15,4 millions. Le taux de détention des comptes bancaires
est passé de 54% en 2023 à 58% en 20248.
Graphique n°11 :
Evolution du taux de détention de comptes bancaires par les particuliers résidents
(nombre de particuliers ayant au moins un compte bancaire/Population adulte >15 ans)
8 Chiffres basés sur les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2024.
23
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Par genre, le nombre d’hommes résidents détenant au moins un compte bancaire actif s’est établi
à 9,2 millions à fin 2024. Les femmes résidentes détenant au moins un compte bancaire actif sont
au nombre de 6,2 millions à la même date.
Le nombre de cartes bancaires en circulation a augmenté de 12% à 22,6 millions à fin 2024.
L’essentiel continue d’être utilisé pour des opérations de retrait en cash qui représentent 86% après
88% l’année précédente.
Graphique n°12 :
Evolution du nombre de cartes bancaires en circulation (en millions)
22,6
20,2
19,0
17,2 17,9
Sur la base des données recueillies auprès des 13 établissements de paiement exerçant
les activités de paiement, le nombre de comptes de paiement ouverts s’est établi, à fin 2024,
à 13,8 millions en hausse de 33% par rapport à l’année précédente, soit un additionnel de
3,47 millions de comptes. Cette évolution a été soutenue notamment par les ouvertures de
comptes en lien avec les programmes sociaux déployés depuis 2023.
La part des comptes de niveau 39 continue de progresser à un rythme soutenu de 38%, après
29% en 2023, au détriment des comptes de niveau 1 et de niveau 2 dont les parts ont reculé à 31%
chacune, après 35% et 36% respectivement en 2023.
9 Il existe 3 catégories de comptes de paiement définis en fonction de leur plafond, lequel conditionne les mesures de vigilance qui
leur sont applicables. Les comptes de niveau 1, plafonnés à 200 dirhams, les comptes de niveau 2, plafonnés à 5.000 dirhams et
les comptes de niveau 3 plafonnés à 20.000 dirhams.
24
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
3,81 millions de comptes de paiement sont considérés actifs10, soit un taux d’activation en nette
amélioration à près de 28% après 17,7% en 2023.
Le nombre de comptes ouverts par les commerçants a progressé de 8%, pour s’établir à près de
56 mille comptes acceptant les paiements via M-Wallet.
Graphique n°13 :
Evolution du nombre de comptes de paiement (en millions)
13,8
10,4
6,9
5,3
4,2 4,3
3,3 3,6 3,7
3,0
2,5
1,0
Graphique n°14 :
Part des comptes de paiement ouverts en 2024, par catégorie
0,4%
30,6%
38,2% Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
Commerçants acceptants
30,9%
10 Un compte est considéré comme actif dès lors qu’il a enregistré au moins une transaction au cours du dernier trimestre.
25
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Au titre de l’année 2024, deux établissements de paiement et une banque offrant le service
d’acquisition ont procédé à l’équipement des commerçants par des Terminaux de Paiement
Electronique (TPE), portant le parc à 94.387, en hausse de 13%, dont 72% sont actifs. La part des
TPE acceptant les paiements via Mobile-Wallet a atteint 93% du parc installé, après 75% en 2023.
Le nombre de commerçants équipés de TPE a évolué de 13% pour atteindre 80.247. Ils sont
installés principalement au niveau de la région de Casablanca-Settat, qui représente près de 35%
du parc total, suivie de Marrakech-Safi (21%), Rabat-Sale-Kenitra (14%), Tanger- Tétouan-Al Hoceima
(9%), Souss-Massa (7%) puis Fes-Meknes (6%).
Graphique n°15 :
Evolution du parc TPE installé par les établissements de paiement
94 387
83 342
72 764
64 929 67 652
63 150
57 348 58 873
45 984
36 622
26
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’effectif des établissements de crédit et organismes assimilés au Maroc s’est établi à fin 2024 à
56.454 agents, en hausse de 1,6% par rapport à 2023, dont environ 74% sont employés par les
banques, 14% par les institutions de microfinance, 7% par les sociétés de financement et 5% par
les établissements de paiement.
Selon le genre, environ 51% de l’effectif des établissements de crédit et organismes assimilés sont
des hommes et 49% des femmes.
Graphique n°16 :
Répartition de l’effectif des Etablissements de crédit et organismes assimilés
par genre - 2024 (en %)
49 47 49 54 49
51 53 51 46 51
Hommes Femmes
L’effectif des banques conventionnelles a progressé de 0,9% pour s’établir à 40.334 agents.
Cet effectif est composé à hauteur de 36% de personnes âgées entre 25 et 35 ans, 44% pour la
tranche des 35 à 50 ans et de 14% pour la catégorie d’âge supérieure à 50 ans.
Graphique n°17 :
Evolution de l’effectif des banques conventionnelles au Maroc
40 914
40 772 0,9
0,3
40 334
-0,3 39 994
39 858
-2,0 -2,2
27
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
L’effectif employé par les banques participatives a progressé de 21,2% à 1.228 agents, après une
baisse de 10,2% une année auparavant. Près de 35% de cet effectif sont des femmes.
Le secteur des sociétés de financement emploie, pour sa part, un effectif de 3.722 agents, soit
40 personnes de plus par rapport à 2023 (+1,1%), composé à hauteur de 53% d’hommes et 47% de
femmes. L’effectif des sociétés de crédit à la consommation s’est accru de 0,3%, celui des sociétés
de leasing de 2% et celui des autres catégories de sociétés de financement de 3,3%.
Graphique n°18 :
Evolution de l’effectif des sociétés de financement
Pour sa part, l’effectif employé par les institutions de microfinance s’est établi à 7.764 agents,
enregistrant une hausse de 3,6% en 2024, après une baisse de 1,7% une année auparavant.
Près de 49% de cet effectif sont des femmes.
Les établissements de paiement emploient un effectif de 2.980 agents, en hausse de 8%, dont 52%
de femmes.
28
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La concentration de l’activité bancaire est quasi-stable en 2024. La part des cinq plus grandes
banques dans le total-actif du secteur s’est située à 76% après 75,7% en 2023 et celle des trois
premières banques ressort à 61,9% (après 61,7% en 2023).
Graphique n°19 :
Concentration du total-actif des banques (en %)
Pour ce qui est des dépôts, les trois premières banques ont disposé de près de 63,5% des dépôts
collectés, après 63,3% en 2023, et les cinq premières ont concentré une part de 78% en hausse de
0,1 point par rapport à 2023.
Graphique n°20 :
Concentration des dépôts des banques (en %)
29
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
S’agissant des crédits, les trois premières banques ont octroyé 60,4% des crédits, après 60,1% en
2023, et les cinq plus grandes ont accordé 77,1% des financements après 77,4%.
Graphique n°21 :
Concentration des crédits octroyés par les banques (en %)
57,9
67,2 68,7 66,2 63,1 73,4 75,1 74,4
31,6 20,1
21,5 20,2
32,2 21,7 20,2 20,0
10,5 11,3 11,1 13,7
4,7 4,9 4,7 5,6
Guichets Actif Dépôts Crédits Guichets Actif Dépôts Crédits
De ce fait, les banques à capital privé majoritairement étranger ont vu leurs parts de marché
en termes de guichets, se replier de 5,7 points à 4,7%, de total-actif et des dépôts reculer
respectivement à 4,9% (-6,4 points) et 4,7% (-6,4 points). En parallèle, leur part dans les crédits est
passé de 13,7% à 5,6%.
30
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les banques à capital majoritairement public ont détenu une part de marché en termes de réseau
de 32,2% (+0,6 point) et de total-actif de 21,7% (+0,2 point). Leur part de marché de crédits s’est
située à 20% (-0,1 point) et celle des dépôts s’est maintenue à 20,2%.
95 94
89 90 91 90
69 72 71 71
64 67
Concernant le secteur du crédit-bail, la part des trois premières sociétés ressort sans changement
à 71% et celle des cinq premières sociétés s’est contractée de 4 points à 90%.
La contribution des 3 premiers établissements de paiement dans le total des transferts de fonds,
opérés par ceux offrant le service de transfert de fonds, est en hausse de 6 points à 90,2%, après
89,6% en 2023, et celle des 5 premiers établissements s’est renforcée de près de 2 points à 98,4%,
après 96,5% en 2023.
31
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
La contribution des 3 premières institutions de microfinance dans la distribution des crédits s’est
établie, à fin 2024, à 96% et celle des 5 premières institutions à 99%.
Sur base consolidée, le niveau de concentration de l’activité de crédit des 3 premiers groupes
bancaires s’est maintenu à 60% par rapport à 2023. De même, la part des 5 premiers est demeurée
stable à 77%.
L’analyse par objet montre que pour les crédits de trésorerie et à l’équipement, la part des
3 premiers groupes bancaires a augmenté de 2 points à 58% et celle des 5 premiers groupes s’est
maintenue à 77%. Pour les crédits immobiliers, la part des trois premiers s’est contractée d’un point
à 60% et celle des cinq premiers groupes s’est repliée d’un point à 79%. S’agissant des crédits à la
consommation, leur quote-part a reculé d’un point par rapport à l’année dernière pour les trois
premiers groupes, soit 57%, alors qu’elle s’est maintenue à 79% pour les 5 premiers groupes.
Graphique n°26 :
Evolution de la concentration des crédits sur base consolidée (en%)
2024 77
60
Total des
crédits
2023 77
60
2022 78
60
79
consommation
2024 57
Crédits à la
2023 79
58
2022 79
59
2024 78
60
immobiliers
Crédits
2023 79
61
2022 80
61
77
trésorerie aux
2024
l'équipement
58
entreprises
Crédits à
et de
2023 77
56
2022 78
57
32
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
CHAPITRE 2.
ACTIVITE ET RENTABILITE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT
ET ORGANISMES ASSIMILES
En 2024, la croissance économique nationale s’est située à 3,8%, tirée principalement par le Produit
Interieur Brut (PIB) non agricole, en amélioration de 4,8%, parallèlement à un net ralentissement
de l’inflation, revenant à 0,9% en moyenne annuelle.
Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a décidé de réduire son taux directeur de 25 points de base, à
deux reprises au cours de l’année 2024, passant à 2,75% en juin puis à 2,50% en décembre.
Pour sa part, le secteur bancaire a enregistré de bonnes performances. La taille du bilan a marqué
une hausse de 8,7% pour atteindre l’équivalent de 120% du PIB. Le crédit bancaire a progressé de
4,6%, tiré par les crédits aux entreprises, et les dépôts collectés auprès de la clientèle se sont accrus
de 9,2%. Les résultats cumulés des banques conventionnelles ont enregistré une progression,
confortant ainsi la solidité et la solvabilité du secteur. De leur côté, les banques participatives ont
atteint l’équilibre de leurs résultats après une période de montée progressive de leurs opérations.
Au terme de l’année 2024, le total-actif cumulé des banques a marqué une hausse de 8,7%, après
4,5% l’année précédente, pour s’établir à près de 1.909 milliards de dirhams. Rapporté au PIB, il
représente 120%, soit une hausse de 1 point sur une année.
Du côté des emplois, cette évolution reflète une hausse des crédits, en particulier les crédits à
l’équipement, ainsi qu’une augmentation du portefeuille-titres. Du côté des ressources, cette
évolution traduit une progression des dépôts collectés auprès de la clientèle, en lien notamment
avec l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale des personnes physiques mise
en place par le gouvernement, qui a favorisé le rapatriement de fonds vers le système bancaire et,
dans une moindre mesure, à une augmentation des dettes envers les établissements de crédit.
33
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
La structure du total-actif des banques fait ressortir une contraction de la part des créances sur la
clientèle, de 2,1 points à 54,7%, en faveur du portefeuille-titres dont la part ressort en progression
de 1,7 point à 26,6% ainsi que celle des créances sur les établissements de crédit qui affiche une
hausse de 0,2 point à 13,3%.
Graphique n°27 :
Structure de l’actif des banques (en %)
Créances sur les établissements de crédit et assimilés Créances sur la clientèle Portefeuille-titres Autres actifs
Les actifs bancaires libellés en devises représentent 8% des emplois des banques, en recul de
0,1 point, dont près de 4,5% sont des créances en devises sur des non-résidents.
1.1. La hausse des créances sur les établissements de crédit et assimilés est liée
principalement à l’augmentation des créances sur les banques étrangères
Après une baisse de 0,6% en 2023, les créances sur les établissements de crédit et assimilés ont
augmenté de 10,2% à 253,1 milliards de dirhams. Cette hausse reflète essentiellement celles des
dépôts auprès des banques étrangères et de la Banque Centrale.
34
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°28 :
Créances des banques sur les établissements de crédit et assimilés (en milliards de dirhams)
70,9 69,5
65,9 66,7 67,0
60,2
52,7
18,0
Créances sur les Créances sur les Prêts aux sociétés de Prêts aux autres Dépôts auprès de la
banques locales banques à l'étranger financement établissements de Banque Centrale
crédit et assimilés
Les créances sur les banques locales, se sont appréciées de 2% à 37,1 milliards reflétant une
hausse des valeurs reçues en pension de 30,4% à 11,2 milliards, conjuguée à une baisse des prêts
de trésorerie et des prêts financiers de 3,5% à 18 milliards et de 13,8% à 7,9 milliards de dirhams
respectivement.
Les créances sur les banques étrangères se sont renforcées de 32% à 52,7 milliards, en lien
principalement avec la progression des prêts de trésorerie, qui se sont accrus de 45% à
27,4 milliards, ainsi que celle des comptes ordinaires de +25,6% à 21,4 milliards. Les prêts financiers
sont restés stables à 4 milliards.
Pour sa part, l’encours des prêts accordés par les banques aux sociétés de financement a enregistré
une hausse de 1,1% à 66,7 milliards, tiré par la hausse des prêts de trésorerie de 17,8% à près de
14 milliards. S’agissant des prêts financiers, ils ont baissé de 2,5% à 52,7 milliards. Ces évolutions
reflètent le recours accru des sociétés de financement au refinancement bancaire.
Les créances sur les autres établissements de crédit et assimilés ont reculé de 3,6% à 67 milliards,
recouvrant principalement les banques offshore et les autres établissements de crédit non-
résidents11 en lien notamment avec une baisse des financements en devises des opérateurs
économiques.
Par type de monnaie, les créances sur les établissements de crédit et assimilés libellées en devises
se sont appréciées de 12,6% à 74 milliards de dirhams après une baisse de 2,9% en 2023 et celles
libellées en dirhams se sont accrues de 9,3% à 179,1 milliards.
11 Notamment les succursales et les agences à l’étranger d’établissements de crédit marocains, les banques multilatérales de
développement, les organismes financiers internationaux et les autres organismes bailleurs de fonds.
35
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Après une hausse de 4,8% en 2023, le rythme de progression de l’encours brut des crédits a
légèrement décéléré à 4,6% à 1.162,3 milliards de dirhams. Rapporté au PIB, cet encours s’est établi
à 73% après 75% en 2023.
Graphique n°29 :
Evolution du crédit octroyé par les banques (en %)
6,5 6,7
4,8 4,6
4,1
3,0 2,9
2,7 2,5
2,3
Par objet économique, les crédits à l’équipement ont connu une accélération de 18,7% à
281 milliards, suivis des crédits de trésorerie qui ont connu une hausse de 1,2% à 259 milliards,
des prêts aux sociétés de financement de 1,1% à 66,7 milliards, et des crédits à la consommation
de 0,9% à 56,1 milliards. Les crédits immobiliers ont augmenté de 1% à 280,3 milliards, reflétant
une hausse des crédits à la promotion immobilière de 2,6% à 57,8 milliards, et celle des crédits à
l’habitat de 0,6% à 222,5 milliards.
Graphique n°30 :
Evolution des crédits octroyés par les banques par objet économique (en milliards de dirhams)
18,7%
16,6% -1,4% 1,2%
13,4%
1,8% 0,7% 0,6%
6%
281
259 256 259
237 220 221 223
209
14,7% 9,6% 1,1% 3,3% -0,1% 0,9% 3,1% -4,1% 2,6%
60 66 67 56 56 56 59 56 58
Crédits de trésorerie Crédits à l'équipement Prêts aux sociétés Crédits à la Crédits à l'habitat Crédits à la promotion
de financement consommation immobilière
36
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’encours des crédits aux entreprises non financières a enregistré une hausse de 2,9% après
2,5% en 2023. Cette évolution reflète une hausse de 2,2% à 482,8 milliards de dirhams pour les
crédits aux entreprises privées et une augmentation de 7% à 82,5 milliards pour les crédits aux
entreprises publiques. Les crédits aux ménages se situent à 323,3 milliards de dirhams, marquant
une progression à 1,2%, après 1,3% un an auparavant.
Globalement, les crédits bénéficiant au secteur privé se sont établis à 989 milliards de dirhams, en
hausse de 4,4%, après 3,4% l’année précédente et ceux destinés au secteur public ont décéléré à
6%, après 14,1% en 2023.
866
839 3,2 3,4 6,0
-0,2 -0,2
2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024
Crédits au secteur privé (en milliards de dirhams) Crédits au secteur public (en milliards de dirhams)
Evolution des crédits au secteur privé (en %) Evolution des crédits au secteur public (en %)
Par secteur d’activité, le secteur primaire a bénéficié d’un encours de crédits quasi-stable après une
baisse de 2% une année auparavant, ramenant ainsi sa part dans le total des crédits de 3,8% à 3,6%.
S’agissant du secteur secondaire, le secteur des industries a disposé d’un encours de crédit de
210,3 milliards, en hausse de 3,8% par rapport à l’année précédente. Sa part dans le total du crédit
a légèrement reculé de 0,1 point pour s’établir à 18,1%. Cette évolution est soutenue notamment
par la croissance des financements au secteur des industries extractives en progression de 12,4%,
au secteur de la production de l’énergie et de l’eau en hausse de 6,5%, au secteur des industries
chimiques et para-chimiques en hausse de 8%, aux industries métallurgiques de 2,5% et aux
industries agroalimentaires de 0,6%. En revanche, des baisses ont été enregistrées au niveau des
industries manufacturières diverses de 8,1% et du secteur du textile de 12,4%.
Au niveau du secteur tertiaire, les crédits accordés au secteur du commerce ont régressé de 2,3%
à 78,4 milliards. Le crédit au secteur de l’hôtellerie a également reculé de 13,1% pour s’établir à
15,9 milliards de dirhams. Les crédits accordés au secteur du transport et communication ont, pour
leur part, augmenté de 2,5% à 41,5 milliards de dirhams.
37
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°33 :
Répartition sectorielle des crédits par décaissement octroyés par les banques (en %)
Par maturité, le rythme de progression des crédits à court terme a enregistré une progression de
9,4% après une baisse de 7,9% en 2023 reflétant une hausse des financements de trésorerie des
entreprises. Leur part, dans le total des crédits, a augmenté à 29,8% au détriment de celle des
crédits à moyen terme dont la part s’est établie à 22,5%. La part des crédits à long terme est stable
à 39,3%.
Graphique n°34 :
Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques
en fonction de leur terme (en %)
22,6
23,5 22,5
32,5 29,8
28,6
Crédits à court terme Crédits à moyen terme Crédits à long terme Créances en souffrance
38
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Par type de monnaie, les crédits octroyés en devises étrangères ont reculé de 8,6% après une
baisse de 31,4% en 2023, en lien avec le repli des coûts d’importation, notamment des produits
énergétiques et des produits bruts.
Graphique n°35 :
Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques
par type de monnaie (en %)
A fin 2024, l’encours du portefeuille-titres détenu par les banques s’est établi à 511,2 milliards de
dirhams, en hausse de 15,3% représentant 26,6% du total des emplois bancaires.
39
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°36 :
Ventilation du portefeuille de participations des banques
par type de contrepartie (en %)
44,2 47,3
53,3
41,3 38,4
33,6
Participations dans les établissements de crédit et assimilés marocains Participations dans les établissements de crédit à l'étranger
Participations dans les entreprises privées
La ventilation du portefeuille-titres par nature juridique fait ressortir une hausse des Bons du
Trésor de 14,2% à 286,9 milliards de dirhams, soit 15% des emplois bancaires.
Graphique n°37 :
Évolution du portefeuille-titres des banques en fonction de leur nature juridique
(en milliards de dirhams)
287
240 251
190
152 161
25 31 34
Bons du Trésor Autres titres de créance Titres de propriété
40
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les dépôts collectés auprès de la clientèle ont progressé de 9,2% après 3,4% en 2023. Les dettes
envers les établissements de crédit ont augmenté de 6,7% à 239,5 milliards de dirhams. De même,
les dettes obligataires ont progressé de 2,6% à 130,6 milliards de dirhams.
Compte tenu de ces évolutions, la part des dettes envers les établissements de crédit dans les
ressources bancaires s’est contractée de 0,3 point à 12,5% et la part des dépôts de la clientèle, s’est
appréciée de 0,3 point à 66,8%. Les fonds propres ont représenté 8,8% des ressources.
Graphique n°38 :
Structure du passif des banques (en %)
La part des ressources des banques libellées en devises collectées auprès des non-résidents s’est
repliée à 1,3% du total des ressources.
41
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
2.1. Les dettes envers les établissements de crédit et assimilés ont augmenté dans
un contexte de hausse du besoin de liquidité des banques
En 2024, le besoin de liquidité des banques s’est accentué, se situant à 123,7 milliards en moyenne
hebdomadaire après 83,2 milliards une année auparavant en lien avec la hausse de la monnaie
fiduciaire.
Dans ce contexte, les dettes envers les établissements de crédit et assimilés ont progressé de 6,7%
à 239,5 milliards de dirhams en 2024, après 6,9% en 2023.
Graphique n°39 :
Ventilation des dettes des banques envers les établissements de crédit par catégorie
de contreparties (en milliards de dirhams)
156,6
129,6
114,4
Par contrepartie, l’encours des dettes auprès de la Banque Centrale s’est accru de 20,8%, après une
hausse de 13,3%, pour totaliser un montant de 156,6 milliards de dirhams à fin 2024. Cet encours
est constitué d’avances à 7 jours à hauteur de 72,6 milliards de dirhams, de la pension livrée à long
terme pour 49,6 milliards et de prêts garantis12 pour 34,4 milliards de dirhams.
Les dettes interbancaires ont vu leur encours reculer de 4,3% à 31 milliards, après une hausse
de 19,1% un an auparavant. Cette évolution reflète la contraction des emprunts de trésorerie et
des emprunts financiers de 15,8% et 13,5% respectivement. En revanche, les valeurs données en
pension ont enregistré une hausse de 19,6%. Les emprunts auprès des autres établissements de
crédit ont baissé de 12,9% à 29,7 milliards de dirhams.
Les dettes envers les établissements de crédit à l’étranger ont reculé de 21,8% à 22,3 milliards, dont
14,1 milliards sous forme de dettes envers les banques étrangères représentant 0,7% du total des
ressources des banques.
12 Accordés notamment dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME, des associations de micro-crédit,
des banques participatives et du programme de refinancement des crédits Intelaka.
42
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Par type de monnaie, les dettes libellées en dirhams, d’un encours de 209 milliards, ont enregistré
une hausse de 12%, tandis que les dettes en devises se sont contractées de 19,7% à près de
30,5 milliards de dirhams.
A fin 2024, les dépôts collectés auprès de la clientèle ont totalisé 1.275 milliards de dirhams,
marquant une hausse de 9,2% après 3,4% une année auparavant sous l’effet, en partie, de
l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale des personnes physiques mise en
place par le gouvernement. Il en résulte un coefficient moyen d’emploi, rapportant les crédits aux
dépôts, de 91%. Les dépôts libellés en dirhams se sont inscrits en hausse de 8,8% après 3,6% en
2023, représentant 97,1% du total.
Encadré n°1 :
Programme de « régularisation volontaire » des situations fiscales
au Maroc
Selon les dispositions des articles 7 et 8 de la loi de finances 2024, l’amnistie fiscale
comprend :
43
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Au terme de cette opération, les dépôts versés ont porté sur un montant de
32 milliards de dirhams.
Par catégorie, les dépôts à vue ont enregistré une hausse de 11,1% à 910,5 milliards de dirhams
et les dépôts sous forme de comptes d’épargne ont augmenté de 2,6% à 187,5 milliards.
Les dépôts à terme, d’un encours de près de 134,3 milliards, se sont redressés de 4,7%, après une
baisse de 10% un an auparavant, en lien avec le relèvement des taux de rémunération. Les autres
dépôts, constitués essentiellement de valeurs données en pension à caractère volatil, ont totalisé
42,7 milliards, en hausse de 16,6%, après une hausse de 12,8% en 2023.
En conséquence, les dépôts à vue ont vu leur quote-part se renforcer à 71,4%, au détriment des
dépôts à terme et des comptes d’épargne, dont les parts respectives se sont contractées à 10,5%
et 14,7%.
32 37 43
2022 2023 2024 Comptes à vue créditeurs Dépôts à terme Comptes d’épargne
Autres dépôts
44
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Par agent économique, les dépôts des particuliers résidents ont enregistré une hausse de 9,1% à
676,9 milliards de dirhams, après 3,6% à fin 2023, sous l’effet d’une progression de 12% des dépôts
à vue, de 1,6% des dépôts en comptes d’épargne et de 2,9% de leurs dépôts à terme.
40 37 37
Parallèlement, les dépôts des marocains résidant à l’étranger, ont enregistré une hausse de 1,8% à
fin 2024 pour s’établir à 207,2 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une progression des
dépôts à vue et des comptes d’épargne de respectivement 3,7% et 2,5%. Les dépôts à terme, ont
quant à eux, reculé de 4%.
Les dépôts des autres agents économiques non financiers ont enregistré une progression de
15,7% à 351 milliards de dirhams. Cette hausse recouvre notamment celle des dépôts des
entreprises privées qui ont enregistré une hausse de 14,8% à 274,9 milliards de dirhams, portée
par l’augmentation des dépôts à vue de 15% à 224,5 milliards, celle des dépôts des entreprises
publiques avec une augmentation de 16,1% à 26,9 milliards de dirhams et celle des dépôts des
institutions à but non lucratif (IBNL) qui progressent de 30% à 21,9 milliards.
Les agents financiers, constitués principalement des OPCVM, des compagnies d’assurances et des
organismes de prévoyance sociale, ont vu leurs dépôts progresser de 0,3% à près de 36,7 milliards
de dirhams. Sur ce total, les dépôts des OPCVM, constitués de près de 77% de dépôts à terme, ont
progressé de 20,8% à 10,5 milliards.
Quant aux dépôts des compagnies d’assurances, ils se sont redressés de 46,6% à 7,4 milliards de
dirhams, après une baisse de 21% un an auparavant, tirés principalement par la hausse de leurs
dépôts à terme de 58,1% et de leurs dépôts à vue de 43,2%.
45
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
A fin 2024, l’encours global des dettes obligataires s’est établi à 130,6 milliards de dirhams, en
hausse de 2,6%. Sa part dans le total des ressources a reculé de 0,4 point à 6,8%. Cette évolution
reflète une progression de l’encours des titres de créance émis de 4,3% à 67,7 milliards et des
dettes subordonnées de 0,9% à 62,8 milliards.
Graphique n°44 :
Encours des dettes obligataires des banques (en milliards de dirhams)
62,3 62,8
60,4
56,7 58,1
53,3
La hausse des titres de créance émis résulte de la progression de 6,5% de l’encours des certificats
de dépôt. Pour leur part, les obligations émises ont vu leur encours baisser de 10,8%.
La maturité des ressources levées sur les marchés de la dette privée s’est écourtée, les titres13 ayant
une maturité supérieure à 2 ans représentant 44% du total (31% en 2023) contre 56% pour les titres
de maturité inférieure à 2 ans (69% l’année précédente).
46
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les fonds propres comptables des banques se sont accrus de 3,6% à 167,8 milliards de dirhams,
après une hausse de 3,3% en 2023. Leur part dans les ressources s’est établie à 8,8%.
Graphique n°45 :
Evolution des fonds propres comptables des banques
9,3 9,2
8,8
162 168
157
Cette évolution a été soutenue par celle des résultats affectés aux réserves en fonds propres
détenues par les banques de 2,5% à 118,7 milliards de dirhams et par des opérations d’augmentation
du capital de 6,8% à 31,7 milliards de dirhams, du report à nouveau à 13,8 milliards de dirhams et
des fonds spéciaux de garantie à 4 milliards de dirhams.
Les expositions en hors-bilan des banques sont essentiellement constituées des engagements de
garantie et de financement, donnés ou reçus, ainsi que des engagements sur opérations de change
et sur produits dérivés.
47
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°46 :
Evolution des engagements donnés des banques (en milliards de dirhams)
418,6
408,6
383,3
342,8
217,9 214,4
198,2 204,1
174,4 185,2 190,7
168,4
Les engagements donnés ont décéléré de 2,4% à 418,6 milliards de dirhams, après une hausse
de 6,6% enregistrée l’année précédente. Cette évolution recouvre une baisse des engagements
de financement de 1,6% à 214,4 milliards et une hausse des engagements de garantie de 7%,
à 204,1 milliards.
Graphique n°47 :
Evolution des engagements donnés des banques à la clientèle (en milliards de dirhams)
353,2
341,6
307,8
279,8
208,7 207,6
192,8
164,9
145,6
132,9
114,8 115,0
Avec une part de 84% du total des engagements donnés, les engagements en faveur de la clientèle
se sont appréciés de 3,4% à près de 353,2 milliards de dirhams. Sur ce total, les engagements
de financement ont marqué une baisse de 0,5% à près de 207,6 milliards et les engagements de
garantie ont augmenté de 9,5% à 145,6 milliards de dirhams.
48
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°48 :
Evolution des engagements donnés par les banques aux établissements de crédit
(en milliards de dirhams)
75,5
70,1
66,9 65,4
63,1
59,6 57,8 58,6
9,2
5,4 6,8
3,5
Total des engagements en faveur des établissements de crédit Engagements de financement Engagements de garantie
Les engagements donnés en faveur des établissements de crédit et assimilés ont reculé de 2,4%
après une baisse de 11,4% en 2023. Ces engagements couvrent des engagements de garantie à
58,6 milliards de dirhams et des engagements de financement de 6,8 milliards.
Graphique n°49 :
Evolution des engagements reçus des banques (en milliards de dirhams)
167,4
161,3 162,2
151,2
Concernant les engagements reçus des banques, ils se sont établis à 167,4 milliards, soit une
évolution de 3,2% après 0,6% en 2023. Par objet, les engagements de garantie reçus se sont situés
à 156,4 milliards de dirhams et les engagements de financement reçus ont progressé à 11 milliards
de dirhams.
49
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°50 :
Evolution des engagements sur opérations de change et produits dérivés
(en milliards de dirhams)
217,3 211,4
203,4
166,0
84,4 80,8
65,6
58,3
48,2 43,7
39,3
24,7
Engagements sur opérations de change au comptant Engagements sur opérations de change à terme
Engagements sur produits dérivés
L’encours des engagements sur les opérations de change à terme s’est inscrit en hausse de 4% à
211,4 milliards reflétant une hausse des besoins de couverture en 2024 comparativement à l’année
précédente. Les engagements sur les opérations de change au comptant se sont, pour leur part,
appréciés de 50% à 65,6 milliards de dirhams.
Les engagements sur produits dérivés correspondent à des opérations de couverture ou des
opérations réalisées pour le compte de la clientèle. Leur encours notionnel a évolué de 38,5% à
près de 80,8 milliards de dirhams. Cette progression couvre une hausse des engagements sur
instruments de cours de change de 21,5% à 31 milliards de dirhams et une baisse des engagements
sur instruments de taux d’intérêt de 28,7% à 8,2 milliards de dirhams dans un contexte de montée
des taux d’intérêt. Les engagements sur les autres instruments ont connu une progression de
94,8% à 41,6 milliards de dirhams. Ces évolutions sont en lien principalement au recours à des
contrats à terme sur Bons Du Trésor (BDT) en faveur de la clientèle OPCVM dans un contexte
d’anticipation de la baisse des taux.
L’exercice 2024 a enregistré une progression de 24,1% du résultat net cumulé des banques à
15,7 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique par la consolidation des performances des
portefeuilles financiers, une amélioration de la marge d’intérêt et de la marge sur commission, en
dépit d’un accroissement du coût du risque.
50
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°51 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques (en milliards de dirhams)
68,0
58,4
50,2
39,1
30,9
24,8 25,9
21,4
17,0 15,7
13,1 10,5 12,7
7,7 9,5
4.1. Le produit net bancaire s’est amélioré tiré par l’activité d’intermédiation et les
opérations de marché
Le produit net bancaire (PNB) s’est apprécié de 16,3% à 68 milliards de dirhams sous l’effet de
l’accroissement de ses trois composantes.
15
14
16,4
75
9,7 10,4 67
8,4 9,0 62
4,0
Avec une part de 62% du PNB, la marge d’intérêt s’est appréciée de 7,3% à 40,2 milliards de
dirhams, après 3,5% en 2023.
51
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Par composante, le produit net d’intérêt sur les opérations avec la clientèle, s’est amélioré de
7,9% à 39,3 milliards de dirhams reflétant une hausse des intérêts perçus de 7,6% à 48,7 milliards,
accompagnée d’une augmentation des intérêts servis sur les dépôts de 6,4% à 9,5 milliards de
dirhams, en lien notamment avec le relèvement du taux d’intérêt sur les dépôts à terme et comptes
d’épargne et la transformation d’une partie des dépôts à vue en dépôts à terme.
Le produit net d’intérêt sur titres de créance s’est replié de 27,3% à 701 millions suite à une hausse
des intérêts perçus sur les titres de créance émis de 9% à 5,8 milliards de dirhams, conjuguée à
celle des intérêts servis sur les titres détenus de 17,1% à 5,1 milliards de dirhams.
Le produit net d’intérêt sur les opérations avec les établissements de crédit et assimilés a augmenté
de 72,4% à 241 millions de dirhams, reflétant une hausse des intérêts perçus sur les prêts de
11,5% à 8,1 milliards et celle des intérêts servis sur les emprunts de 10,3% à près de 7,9 milliards
de dirhams.
De son côté, la marge sur commissions a augmenté de 7,8% à près de 9,7 milliards après une
hausse de 6,8% observée l’année précédente.
Variation
(en millions de dirhams) 2023 2024
Montant %
Commissions perçues 10 657 11 553 895 8,4%
Commissions sur prestations de service 9 902 10 884 982 9,9%
Commissions sur fonctionnement de compte 1 720 1 839 119 6,9%
Commissions sur moyens de paiement 4 221 4 828 607 14,4%
Commissions sur opérations sur titres 122 194 72 59,0%
Commissions sur titres en gestion ou en dépôt 511 590 79 15,5%
Commissions sur prestations de service sur crédit 593 574 -20 -3,3%
Commissions sur activités de conseil et d'assistance 72 68 -4 -5,7%
Commissions sur ventes de produits d'assurance 403 396 -8 -1,9%
Autres commissions sur prestations de service 2 260 2 396 137 6,1%
Commissions sur opérations de change 745 664 -81 -10,9%
Commissions sur engagements sur titres 5 3 -3 -48,9%
Commissions sur engagements sur produits dérivés 5 2 -3 -63,3%
A ce titre, les commissions perçues sur prestations de services ont totalisé 10,9 milliards, marquant
une progression de 10%, tirée par la hausse des commissions sur opérations sur titres de 59%,
des commissions sur titres en gestion ou en dépôt de 15,5% et des commissions sur moyens de
paiement de 14,4%. Cette hausse s’explique par la hausse du nombre de cartes émises par les
banques marocaines de 12% à 22,7 millions de cartes. Les commissions sur fonctionnement de
compte se sont accrues de 6,9% et celles relatives aux prestations sur services de crédit ont reculé
de 3,3%. Les commissions sur opérations de change ont marqué un repli de 10,9%.
52
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Pour sa part, le résultat des activités de marché a enregistré un rebond de près de 58,5% à 16,4
milliards de dirhams. Cette augmentation reflète une amélioration du résultat des opérations sur
titres de transaction passant de 5,2 milliards en 2023 à 10,5 milliards de dirhams reflétant l’effet de
la baisse des taux sur leur valeur de marché. Le résultat des titres de placement s’est accru à 893
millions de dirhams et le résultat des opérations de change a progressé de 23,6%, s’élevant à 5,9
milliards de dirhams après 4,8 milliards en 2023.
Pour leur part, le résultat des opérations sur produits dérivés a poursuivi sa baisse, passant d’un
solde positif de 85 millions à un déficit de -875 millions de dirhams, dans un contexte de hausse
des taux. Cette variation est le corollaire des résultats sur titres de transaction et de change et en
est généralement inversement proportionnel. En effet, l’intérêt d’un instrument de couverture
réside dans sa corrélation négative au contrat sous-jacent afin de réaliser un bénéfice permettant
d’absorber la perte enregistrée sur ledit contrat, en cas d’évolution négative du marché.
Les charges générales d’exploitation ont totalisé 28,6 milliards, en hausse de 5,1%, après 2,6%
une année auparavant. Compte tenu de la hausse plus importante du PNB, le coefficient moyen
d’exploitation s’est amélioré de 4,5 points à 42,1%.
La hausse des charges générales d’exploitation reflète un accroissement des charges du personnel
de 4,8% à 13,2 milliards de dirhams, des charges externes14 de 4,4% à 11,2 milliards, ainsi que des
dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations incorporelles et corporelles
de 9,7% à 2,8 milliards.
Graphique n°54 :
Evolution du résultat brut d'exploitation et du coefficient moyen d'exploitation des banques
Coefficient moyen d’exploitation (en %) Résultat brut d’exploitation (en milliards de dirhams)
De ce fait, le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est amélioré de 26,6% à 39,1 milliards de dirhams.
14 Les charges externes sont constituées notamment des frais d’entretien et de réparation, des rémunérations d’honoraires et
d’intermédiaires, de transports et de déplacement et des frais de publicité.
53
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
4.3. Le coût du risque des banques s’est accru reflétant principalement une
augmentation de la couverture des créances sensibles inscrites en watch-list
Le coût du risque s’est accru de 38,5% pour s’établir à 13,1 milliards de dirhams, après une hausse
de 22,7% enregistrée en 2023. Sur ce total, le coût du risque au titre des créances en souffrance
a augmenté de 9,4% à 9,1 milliards de dirhams, après une hausse de 8,2% en 2023. Les autres
dotations nettes de reprises sont passées de 1,2 milliard à 4,1 milliards de dirhams, en lien avec un
accroissement des provisions en couverture des dossiers de créances sensibles inscrits en watch-list.
Rapporté au résultat brut d’exploitation, le coût du risque a représenté 33,6%, après 30,8% une année
auparavant. Par rapport à l’encours des crédits, il a augmenté à 1,1% après 0,9%.
35,5 36,5
1,3 33,2 32,8 31,2 30,8 33,6
1,1 1,1 1,0 1,1 28,7 28,3
0,9 0,9
0,8 0,8
0,7
8,4 8,7 6,8 7,8 7,2 12,5 10,4 7,7 9,5 13,1
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Compte tenu de ces évolutions, le résultat courant a progressé de 21,3% pour se situer à 25,9
milliards de dirhams. Pour sa part, le résultat non courant, tout en restant négatif, est passé
d’un solde de 2,3 milliards à 1,3 milliard de dirhams en lien avec la constatation, en 2023, de
l’amortissement des dépenses sous forme de dons octroyés par les banques en solidarité suite à
la survenance du séisme intervenu dans la région d’Al Haouz en 2023.
Au total, le résultat net des banques s’est établi à 15,7 milliards de dirhams, en hausse de 24,1%,
induisant une amélioration de la rentabilité des actifs (ROA) à 0,9% et de la rentabilité des fonds
propres (ROE) à 9,5%.
54
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
La marge globale d’intermédiation des banques s’est améliorée de 27 points de base à 3,11%
reflétant une hausse du taux de rendement moyen des emplois de 33 points de base à 4,59%,
sous l’effet de l’accroissement du taux de rendement des titres. En parallèle, le coût moyen
des ressources a enregistré une légère hausse de 6 points de base à 1,48% en relation avec le
renchérissement du coût moyen des titres de créance émis.
Graphique n°59 :
Evolution de la marge globale d'intermédiation des banques (en %)
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Coût moyen des ressources Marge globale d'intermédiation Taux de rendement des emplois
Prise séparément, la marge sur les opérations avec la clientèle a progressé de 7 points de base à
3,87% en 2024. Cette évolution recouvre d’une part, une hausse du rendement moyen des crédits
de 9 points de base à 4,63% induite par l’amélioration du rendement des crédits de trésorerie et
à la consommation et d’autre part, un renchérissement du coût moyen des dépôts de 2 points de
base à 0,76%.
55
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°60 :
Evolution de la marge des banques sur les opérations avec la clientèle (en %)
5,33
5,00 4,87 4,81 4,63 4,54 4,54 4,63
4,31 4,17
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Coût moyen des dépôts Marge sur les opérations avec la clientèle Taux de rendement des crédits
La marge bancaire globale, mesurée par le rapport entre le PNB et la moyenne des emplois, s’est
accrue de 32 points de base à 3,75%. Elle a été absorbée par les frais généraux à hauteur de 1,58%
après 1,60% en 2023 et par le coût du risque à concurrence de 0,72% après 0,56%.
Graphique n°61 :
Evolution de la marge bancaire globale, des frais généraux et du coût du risque (en %)
1,92 1,93 1,88 1,84 1,81 1,69 1,68 1,65 1,60 1,58
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Dotations nettes de reprises/Moyenne des emplois Frais généraux/Moyenne des emplois Marge bancaire globale
56
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les banques participatives ont atteint l’équilibre de leurs résultats après une période de montée
progressive de leurs opérations.
1. La croissance de l’actif des banques et fenêtres participatives est tirée par les
financements Mourabaha
Les financements participatifs ont enregistré une hausse de 19,9% en glissement annuel, pour
s’établir à 33,8 milliards de dirhams à fin 2024. Ils représentent 86,9% du total-actif en 2024, après
86,4% en 2023. Ils sont constitués à 78,7% de financements immobiliers, 15,4% de financements à
l’équipement et de 5,9% de financements à la consommation et de trésorerie.
Graphique n°62 :
Evolution des financements participatifs, marges comprises, ventilés par objet économique
(en milliards de dirhams)
26,6
22,7
19,5
5,2
3,8
2,0 2,5
1,4 1,7
15 Contrat par lequel une banque participative vend à son client un bien meuble ou immeuble déterminé et propriété de cette
banque à son coût d’acquisition augmenté d’une marge bénéficiaire, convenus d’avance. Le paiement par le client au titre de
cette opération est effectué selon les modalités convenues entre les deux parties.
16 A la revente du bien objet d’une opération de Mourabaha au client, l’établissement transfère la marge bénéficiaire (fixée
contractuellement) au niveau des comptes de régularisation. Cette marge fait ensuite l’objet d’un étalement au prorata
temporis sur la durée du contrat. Ainsi, à chaque clôture comptable ultérieure, l’établissement comptabilise en produits la
quote-part de la marge afférente à ladite période.
57
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Réparti par objet économique, le portefeuille de financements Mourabaha est composé de 78,7%
de financements immobiliers, 15,4% de financements à l’équipement et 5,9% de financements à
la consommation.
Graphique n°63 :
Structure du portefeuille des financements participatifs (en %)
Le stock des biens acquis dans le cadre des opérations de Mourabaha17 ressort à 382,8 millions de
dirhams en 2024, après 301,4 millions de dirhams en 2023 et 171,1 millions de dirhams en 2022.
De son côté, l’encours des financements Salam 18 – considérés comme des financements de
trésorerie – s’établit à 254,5 millions de dirhams à fin 2024, après 187,7 millions de dirhams à fin
2023 et 104,8 millions de dirhams à fin 2022.
Globalement, les créances sur la clientèle représentent 87,5% du total-actif en 2024, après 86,8%
en 2023.
17 Il s’agit du stock de biens acquis par les établissements bancaires participatifs et destinés à être revendus dans le cadre de
contrats de Mourabaha.
18 Contrat en vertu duquel l’une des deux parties, banque participative ou client, verse d’avance le prix intégral d’une marchandise
dont les caractéristiques sont définies au contrat, à l’autre partie qui s’engage à livrer une quantité déterminée de ladite
marchandise dans un délai convenu. Le produit de financement Salam a été lancé en 2020.
58
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
23,6
Créances sur la clientèle Créances sur les établissements 2022 2023 2024
de crédit et assimilés Valeurs immobilisées
Autres actifs
A fin 2024, les dépôts à vue et les dépôts d’investissement collectés auprès de la clientèle des
banques et fenêtres participatives ont totalisé 15,8 milliards de dirhams, après 12,1 milliards de
dirhams en 2023, soit une hausse de 30,5%.
Par catégorie, les dépôts à vue se sont établis à 12,1 milliards de dirhams, en hausse de 33,4%
comparativement à l’année précédente. Leur part dans le total des ressources a progressé de
3 points à 31% (après 28% en 2023). De leur côté, les dépôts d’investissement ont crû de 22% à
3,7 milliards de dirhams, représentant 10% des ressources du secteur.
Graphique n°66 :
Evolution des dépôts à vue et des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams)
15 817
12 116 12 119
9 085 9 462
7 024
3 034 3 700
2 438
59
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Par agent économique, les dépôts à vue sont détenus par les personnes physiques résidentes à
hauteur de 69,4% (après 68,5% à fin 2023), suivies des personnes morales dont la part s’est établie
à 26,7% (après 26,4% l’année précédente). Quant aux marocains résidant à l’étranger, leurs dépôts
ont augmenté de 11,8% (l’équivalent de 46,2 millions de dirhams) portant leur part à 3,6% des
dépôts collectés.
Graphique n°67 :
Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en %)
71,4 68,5 69,4
Graphique n°68 :
Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres participatives par catégorie
d’agent économique (en millions de dirhams)
12 116
8 410 9 085
7 024
6 226
5 015
2 395 3 240
1 698
241 390 436 70 74 30
Particuliers Marocains résidant Autres non Personnes Total
résidents à l'étranger résidents morales
Pour ce qui est des dépôts d’investissement19, 64,9% sont détenus par des personnes physiques
résidentes (après 64,7% en 2023), 30,1% par des personnes morales (au même niveau qu’en 2023)
et 5% par des marocains résidant à l’étranger (après 5,2% une année auparavant).
19 Les dépôts d’investissement correspondent à des fonds recueillis par les banques et fenêtres participatives auprès de leur
clientèle en vue de leur placement dans des projets d’investissement, selon les modalités convenues entre les parties. Les
dépôts d’investissement ne peuvent donner lieu à la perception d’intérêts. Ni le capital investi, ni la rémunération des déposants
ne peuvent être garantis. Les bénéfices réalisés sont partagés entre les titulaires de dépôts d’investissement et l’établissement
selon une clé de répartition convenue. En cas de pertes, celles-ci sont imputées au capital investi, au prorata, sauf cas de fraude,
de négligence, de mauvaise gestion ou de non-respect des clauses contractuelles par l’établissement. La collecte des dépôts
d’investissement par les établissements bancaires participatifs a démarré en juin 2019.
60
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°69 :
Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en %)
64,7 64,9
60,0
Graphique n°70 :
Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams)
3 700
3 034
2 402 2 435
1 961
1 462
1 114
914
734
211 158 183
28 1 1
Particuliers Marocains résidant Autres non Personnes Total
résidents à l'étranger résidents morales
Par ailleurs, l’encours de refinancement par Wakala Bil Istithmar20 s’élève à 6,2 milliards de dirhams
à fin 2024, après 6,1 milliards de dirhams en 2023. La Wakala Bil Istithmar représente 19,9% du total
des ressources des banques participatives. Du côté des fenêtres participatives, les avances reçues
des banques les abritant ont augmenté de 2,1% à 3 milliards de dirhams, représentant 38,3% de
leurs ressources.
Les fonds propres comptables agrégés hors résultats nets des banques et fenêtres participatives
ont évolué de 11,2% en glissement annuel, atteignant 2,6 milliards de dirhams à fin 2024, soit 6,8%
du total-bilan.
Les autres passifs, qui représentent 27,1% du total-bilan, sont constitués à 76% de marges
constatées d’avance, soit un additionnel annuel de 1,9 milliard de dirhams.
20 Contrat par lequel un bailleur de fonds met à la disposition du « Wakil » (gestionnaire/mandataire) des fonds en vue de les
investir dans une activité conforme à la Charia. Ce contrat ne peut donner lieu à la perception d’intérêts. Ni le capital investi, ni
la rémunération de l’investisseur ne peuvent être garantis. Les profits réalisés sont reversés à l’investisseur après déduction
de la rémunération du Wakil en contrepartie de sa gestion. En cas de pertes, celles-ci sont supportées par l’investisseur, sauf
cas de fraude ou de négligence notamment.
61
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°71 :
Structure du passif des banques et fenêtres participatives (en %)
7,3 6,8
7,9
9,5
9,0 9,3
Dettes envers les établisements de crédit et assimilés Dépôts de la clientèle Dépôts d'investissement
Fonds propres Wakala Bil Istithmar Autres passifs
Cette évolution reflète, une croissance du produit net bancaire (PNB) de +180 millions de dirhams
en glissement annuel, franchissant la barre de 1 milliard de dirhams, soit une hausse de 22%.
Il en résulte une marge bancaire globale des établissements bancaires participatifs de 2,58%,
en progression de 6 points de base.
Graphique n°72 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques et fenêtres participatives
(en millions de dirhams)
1002,6
822,6
666,6
172,0 143,9
69,3 42,4 97,4
5,3
-74,3 -104,5 -129,3
62
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°73 :
Structure du produit net bancaire retraité des banques et fenêtres participatives
(en millions de dirhams)
1202,9
978,1
799,2
De ce fait, le secteur assure une meilleure couverture des charges générales d’exploitation qui se
sont établies à 835,9 millions de dirhams, en hausse de 8,4% en glissement annuel. Tenant compte
de l’évolution plus importante du PNB, le coefficient d’exploitation moyen du secteur bancaire
participatif a baissé à 83% en 2024 après 94% en 2023.
Les charges générales d’exploitation sont constituées à 47% de charges de personnel (en hausse
de 36,8 millions de dirhams, soit +10% en un an) et à 40% de charges externes (en hausse de
23 millions de dirhams, soit +7%).
Graphique n°74 :
Structure des charges générales d'exploitation des banques et fenêtres participatives (en %)
3 3 3
2 2 1
10 9 9
40 40
41
44 46 47
Charges de personnel Charges externes Dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations
Autres charges générales d’exploitation Impôts et taxes
21 Mouwakil : Mandants (apporteurs de capital) dans le cadre des contrats de Wakala Bil Istithmar.
63
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le résultat brut d’exploitation agrégé du secteur est ainsi passé de 69,3 millions de dirhams en
2023 à 172 millions de dirhams en 2024. De son côté, le coût du risque s’est établi à 28 millions de
dirhams après 26,9 millions de dirhams en 2023.
Le ROA et le ROE moyens du secteur bancaire participatif se sont situés respectivement à 0,25% en
2024 (après 0,02% en 2023) et à 3,68% (après 0,22% en 2023).
A fin 2024, le total-actif des sociétés de financement a progressé de 7,6% à près de 145,2 milliards
de dirhams, après 5,5% en 2023. Sur ce total, l’encours des crédits à la clientèle, a augmenté de
7,9% après 5,6% l’année passée, représentant 93% des emplois (sans changement par rapport à
2023).
Graphique n°75 :
Le total-actif par catégorie de sociétés de financement (en milliards de dirhams)
79,9
71,2
65,5
56,8
54,4
52,5
Les crédits, représentant 92% des emplois, ont vu leur encours brut s’établir, à fin 2024, à
81,5 milliards de dirhams, en hausse de 11,4% après 8,3% une année auparavant. Sur ce total,
les crédits à la consommation ont enregistré une hausse de 7% à 51,3 milliards et les opérations
de location avec option d’achat ont progressé de 19,6% à 30,2 milliards de dirhams.
64
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°76 :
Evolution de l'encours des crédits à la consommation octroyés par les sociétés spécialisées
par type de crédit (en millions de dirhams)
47 953
42 007
38 403
29 071
27 795
26 913
Les prêts personnels22, représentant 37% des prêts, se sont accrus de 4,6% à 29,1 milliards de
dirhams, après 3,3% enregistrée l’année précédente. Ceux octroyés pour achat de véhicules, avec
une part de 62%, ont augmenté de 14,2% après 9,4% en 2023.
S’agissant des sociétés de crédit-bail, leur total-actif s’est établi à 56,8 milliards de dirhams,
marquant une hausse de 4,3% après 3,7% en 2023, en lien avec celle des crédits, dont l’encours a
augmenté de 4,2% à 59,7 milliards de dirhams, après 3,8% en 2023.
Sur ce total, l’encours des opérations de crédit-bail mobilier, représentant 72% a enregistré une
hausse de 7,1% à 39,5 milliards alors que celui des opérations de crédit-bail immobilier a enregistré
un repli de 3,7% à 15,5 milliards.
Graphique n°77 :
Evolution de l'encours des financements par crédit-bail mobilier et immobilier octroyés
par les sociétés spécialisées (en millions de dirhams)
39 482
36 848
34 887
65
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
La production de crédit-bail a progressé en 2024 de 4,4% à 19 milliards23, dont 85% sous forme
de crédit-bail mobilier. Cette hausse a concerné le financement des véhicules utilitaires (+24%),
des bâtiments et travaux publics (+24%), des machines et équipements industriels (4%) et des
voitures de tourisme (+3%). En revanche, une baisse a été observée au niveau du financement des
ordinateurs et matériels de bureau (-34%).
19 22 20
24
27 30
3
19
19 5 2
19
30
27 27
28
26 30
5 25 13
4 3 19
29 27 26 28
22 22
Machines et équipements industriels Ordinateurs et matériels Immeubles industriels Magasins Immeubles de bureau
de bureau Véhicules utilitaires Voitures de tourisme Hôtels et loisirs Autres
Autres
Avec une part de 25%, la production bénéficiant au secteur des industries a progressé de 30%
à près de 4 milliards de dirhams en relation avec la hausse des encours de crédits destinés au
secteur des industries diverses (+55% à 1,6 milliard de dirhams), de la production de l’énergie
(+235% à 462 millions de dirhams) et des industries extractives (+33% à 294 millions de dirhams).
Les secteurs de construction et du tourisme ont également observé une hausse de la production
de crédit-bail respectivement de 18% à 3,1 milliards de dirhams et de 9% à 181 millions de dirhams.
Pour leur part, les prêts de crédit-bail accordés au secteur du transport et communication et
ceux accordés au secteur du commerce ont reculé de 6% à respectivement près de 3 milliards de
dirhams et 1,9 milliard de dirhams.
66
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°80 :
Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés spécialisées
par secteur d'activité (en %)
67
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Encadré n°2 :
Crédit-bail octroyé par les banques et les sociétés de financement
spécialisées
L’encours de leasing cumulé octroyé par les banques et les sociétés de financement
s’est établi à 63,1 milliards de dirhams. Il a enregistré, à fin 2024, une hausse de
4,3% après 4,5% une année auparavant.
Les titres de créance émis par les sociétés de financement ont marqué une reprise de 25%, après
la baisse de 1,6% enregistrée l’année précédente. L’endettement des sociétés de financement
auprès des établissements de crédit et organismes assimilés24 s’est maintenu à 71 milliards après
une progression de 7,4% l’année précédente.
Ainsi, la structure de ces ressources a connu une contraction de la part de l’endettement bancaire
de 4 points à 49%, en faveur des titres de créance émis dont la part s’est renforcée de 3 points à
21%.
24 Banques, Sociétés de financement, Banques offshore, CCG.
68
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°81 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de financement (en %)
12 11 11
9 9 9
19 18
21
8 9
10
52 53
49
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs
Les bons de sociétés de financement sont émis sur le marché obligataire à hauteur de 68% par les
sociétés de crédit à la consommation et 31% par les sociétés de crédit-bail.
Ces variations recouvrent néanmoins des situations différenciées entre les sociétés de crédit
à la consommation d’une part et les sociétés de crédit-bail d’autre part.
Graphique n°82 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit à la consommation (en %)
14 14 13
10 10 9
26 22 26
13
13 15
37 41 37
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs
69
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°83 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit-bail (en %)
9 9 10
8 8 8
14 15 16
1 1
1
68 67 65
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs
La dette bancaire des sociétés de crédit-bail a progressé de 1,5% à 37,2 milliards de dirhams,
représentant 65% de leurs ressources. L’encours de leurs titres de créance émis s’est accéléré
à 15,1% à près de 9,2 milliards, soit 16% des ressources. Les fonds propres ont, quant à eux,
augmenté de 5,6% à 4,4 milliards de dirhams pour une part des ressources maintenue à 8%.
Au titre de 2024, le résultat net cumulé des sociétés de financement s’est replié de 4,1% à
1,4 milliard de dirhams, après une hausse de 7,4% en 2023. Cette baisse est principalement liée
à la hausse des charges générales d’exploitation et la baisse du résultat non courant.
70
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°84 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de financement
(en millions de dirhams)
6 564
6 290
6 116
3 873
3 739 3 816
2 649
2 538
2 381
Les sociétés de financement ont dégagé globalement un produit net bancaire de 6,6 milliards de
dirhams, en amélioration de 4,4% après 2,8% l’année précédente. Cette évolution est imputable
à une hausse du résultat des opérations de crédit-bail de 7,5% à 4,2 milliards et de la marge sur
commissions de 6% à 1,3 milliard alors que la marge d’intérêt a reculé de 10,1% à 866 millions de
dirhams.
Leurs charges générales d’exploitation ont augmenté de 9,7% à 2,8 milliards de dirhams, après 4,1%
il y a un an, soit un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2 points à 42,4%. Leur résultat
brut d’exploitation a ainsi progressé de 1,5% à 3,9 milliards, après une hausse de 2,1% en 2023.
Le coût du risque s’est amélioré de 4,3% à 1,2 milliard, représentant 0,8% des crédits après 0,9%
une année auparavant.
Ainsi, le rendement moyen des actifs (ROA) est resté quasiment stable autour de 1% tandis que
le rendement moyen des fonds propres (ROE) de ces sociétés a baissé de 1,3 point à 10,8%.
Graphique n°85 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit
à la consommation (en millions de dirhams)
4 266
4 034
3 890
2 352
2 289
2 203
71
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Par catégorie, les sociétés de crédit à la consommation ont dégagé un PNB de 4,3 milliards de
dirhams, en hausse de 5,8%, après 3,7% enregistrée l’année précédente. Cette évolution est
induite par l’accroissement du résultat des opérations de location avec option d’achat de 30,8% à
1,1 milliard de dirhams et de la marge sur commissions de 8,6% à 857 millions alors que la marge
d’intérêt a marqué un recul de 4,5% à 2,1 milliards.
Les charges générales d’exploitation de ces sociétés ont progressé de 10,8% à près de 2 milliards
de dirhams, soit un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2,1 points à 46,1%.
Le coût du risque s’est détérioré de 0,6% à 910 millions de dirhams, après une hausse de 4,8%
l’année précédente, représentant ainsi 1,1% des crédits après 1,2% l’année passée.
De ce fait, le résultat courant a enregistré une hausse de 4,1% à 1,4 milliard de dirhams, après 3,2%
l’année dernière.
Le résultat non courant, tout en restant négatif, est passé de 25 millions à 106 millions de dirhams.
Par conséquent, le résultat net a accusé une baisse de 13,3% à 766 millions de dirhams, après une
hausse de 3,3% l’année passée, soit un rendement moyen des actifs (ROA) de 1% et un rendement
moyen des fonds propres (ROE) de 10,5%.
Graphique n°86 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit-bail
(en millions de dirhams)
1 514 1 516 1 537
1 104 1 095
1 083
770 815
693
412 443
403
325 328
268
Le PNB des sociétés de crédit-bail a enregistré une hausse de 1,4% à 1,5 milliard de dirhams après
une période de stagnation depuis 2021. Cette progression recouvre une hausse du résultat sur les
opérations de crédit-bail de 1,4% à 3,1 milliards de dirhams et un recul de la marge d’intérêt de
1,2% à -1,6 milliard de dirhams.
Leurs charges générales d’exploitation se sont accrues de 9,8% à 476 millions de dirhams après une
hausse de 3,5% en 2023, induisant un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2,5 points à
30,9%. En conséquence, le résultat brut d’exploitation a reculé de 1,1% à 1,1 milliard de dirhams,
après une baisse de 0,8% une année plus tôt.
72
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Le coût du risque des sociétés de crédit-bail s’est allégé de 17,6% après une amélioration de
21,1% en 2023, pour ressortir à 268 millions de dirhams. Rapporté aux crédits, le coût du risque
représente 0,5%, en baisse de 0,1 point par rapport à l’année précédente.
Le résultat courant a progressé de 5,8% à 815 millions de dirhams et le résultat net a augmenté de
9,8% à 443 millions de dirhams, dégageant un rendement moyen des actifs (ROA) de 0,8% et un
rendement des fonds propres (ROE) de 10,1%.
Pour les autres métiers, les sociétés d’affacturage ont vu leur résultat net progresser de 12% à
43 millions de dirhams et celui des sociétés de crédit immobilier a progressé de 7% à 115 millions
de dirhams.
Encadré n°3 :
Créances acquises par affacturage octroyées par les banques
et les sociétés de financement spécialisées
L’encours des créances acquises par affacturage cumulé octroyé par les banques
et les sociétés de financement s’est établi à 26,9 milliards de dirhams, dont 16,3
milliards accordés par les banques dans le cadre du financement des crédits de
TVA, en baisse de 18,8%.
73
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le volume d’activité des banques offshore, mesuré par le total-bilan, évalué en contrevaleur
dirhams, s’est replié en 2024 de 5,8% à 42,7 milliards de dirhams.
Cette baisse reflète celle des créances sur la clientèle de 15,8% à 19,1 milliards, induite par le
changement des conditions de marché, notamment des taux du dollars (USD) par rapport au
dirham (MAD) rendant le financement en devises des opérations de commerce extérieur, moins
attractif que celui en dirham (MAD). De leur côté, les créances sur les établissements de crédit
et le portefeuille-titres ont progressé de 2,1% et 7,9% respectivement, à 18 milliards de dirhams
et 4 milliards de dirhams.
Graphique n°87 :
Structure des emplois des banques offshore (en %)
2 3 4
6 8 9
43
50 45
49
39 42
Représentant 0,31% des crédits, l’encours des créances en souffrance portées par les banques
offshore a reculé de 3,2% à 60,2 millions de dirhams.
Du côté des ressources, les dettes envers les établissements de crédit et assimilés des banques
offshore, constituant 62% du passif, se sont établies à 26,5 milliards, en baisse de 15,8% après
une contraction de 12,1% enregistrée en 2023. Ces dettes sont levées à hauteur de 73% auprès
d’établissements de crédit au Maroc et 27% auprès d’établissements de crédit étrangers.
Les fonds propres comptables des banques offshore ont progressé de 16,2% à 1,2 milliard de
dirhams, les risques encourus par ces banques étant principalement couverts par les fonds propres
des banques mères.
74
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les engagements de financement donnés par les banques offshore, reflétant de nouveaux dossiers
en cours de déblocage ou à débloquer, se sont accrus de 416% à 882 millions de dirhams, sous
l’effet d’une accélération des engagements donnés en faveur de la clientèle qui sont passés de
23 millions à 675 millions de dirhams et d’une hausse des engagements donnés en faveur des
établissements de crédit et assimilés de 40,2% à 207 millions de dirhams.
Leurs engagements de garantie donnés ont reculé de 21,8% à 2,6 milliards de dirhams, reflétant
un repli de 28,9% pour les engagements de garantie donnés d’ordre d’établissements de crédit et
assimilés à 1,7 milliard de dirhams et de 2,7% pour les engagements de garantie donnés d’ordre
de la clientèle à 873 millions de dirhams. S’agissant des engagements de garantie reçus, ils se sont
situés à 16,7 milliards de dirhams, en baisse de 7,6%.
Graphique n°88 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques offshore (en millions de dirhams)
934 941
865 847 853 827
806
728 701
504 466
388
En 2024, le PNB enregistré par les banques offshore s’est redressé de 16,8% à 941 millions de
dirhams, après une baisse de 13,7% enregistrée l’année précédente. Cette évolution reflète une
hausse de la marge d’intérêt de 7% à 711 millions de dirhams, de la marge sur commissions de
43,1% à 114 millions de dirhams et du résultat des opérations de marché de 94,6% à 106 millions
de dirhams.
Le résultat net dégagé par les banques offshore a, de ce fait, connu une reprise de 20,2% à
466 millions de dirhams, après une contraction de 23,1% en 2023.
75
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le secteur de la microfinance compte, à fin 2024, 11 associations. Leur réseau s’est établi à
1.673 points de vente et le nombre de clients ressort à 734 mille clients, en baisse de 3%, dont 47%
sont des femmes.
Les micro-crédits accordés ont totalisé un encours brut de 9,5 milliards de dirhams, en hausse de
9,4% après 4,2% l’année dernière. Il en découle un encours moyen de crédits de 12.976 dirhams,
après 11.469 dirhams en 2023. Plus de 98% des crédits sont distribués par les 4 plus grandes
associations. Les crédits sont essentiellement destinés à la micro-entreprise, soit 88% après 87% en
2023, suivi de l’habitat social, soit 11% après 12% en 2023. Les crédits en milieu urbain sont restés
stables à 83%. La part des prêts individuels s’établit à 89%.
Les créances en souffrance portées par les institutions de microfinance ont totalisé 452 millions
de dirhams, en baisse de 8%, soit un taux de risque de 4,7%, après 5,6% une année plus tôt, en
raison de l’amélioration de la qualité du portefeuille et d’opérations de radiation des créances en
souffrance. Les créances en souffrance sont couvertes par des provisions à hauteur de 84% après
83% en 2023.
Les créances sur les établissements de crédit et assimilés, constituées principalement des dépôts
auprès des banques, ont évolué de 36% à 315 millions de dirhams, après 231 millions une année
plus tôt, soit 3% du total-actif.
Le secteur a clôturé l’exercice 2024 avec un résultat net cumulé positif de 248 millions de dirhams,
après un bénéfice de 66 millions de dirhams l’année précédente. Néanmoins, six associations de
micro-crédit de petite taille ont dégagé un résultat déficitaire en 2024.
76
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Sur les 18 établissements de paiement en activité, 15 offrent les produits et services de paiement,
dont 1 n’ayant pas démarré son activité, et 2 sont dédiés exclusivement à l’offre du service de
transfert de fonds.
Le total-bilan de ces acteurs s’est élevé à 7,5 milliards de dirhams, en hausse de 41% par rapport
à l’année précédente. Leurs fonds propres s’élèvent à 1,5 milliard de dirhams. Quant à leur
endettement, il s’inscrit en baisse à 744,8 millions de dirhams, après 1,2 milliard de dirhams un an
auparavant.
Au titre de 2024, le produit net bancaire réalisé par les établissements de paiement s’est accru de
24% pour s’établir à 1,7 milliard de dirhams. Le coefficient d’exploitation a été réduit à 65% après
71% au titre de l’exercice précédent, induisant un redressement du résultat net cumulé du secteur
à 416 millions de dirhams après 301 millions en 2023.
Le volume des transferts de fonds internationaux, transitant par les établissements de paiement, a
enregistré une évolution importante de 10% à 65,8 milliards de dirhams, émanant principalement
de l’Europe (74%) et des pays du Golfe (13%), suivis de l’Amérique (11%) et l’Afrique (2%) ; répartition
à l’image de l’exercice précédent.
Graphique n°89 :
Répartition des transferts de fonds internationaux reçus via les établissements
de paiement par origine (en %)
1 1 2 1 0
3 3 2 2
2
10 10 10 11 11
15 13 14 14 13
71 73 72 72 74
77
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Les 10 premiers pays émetteurs représentent 90% des transferts, avec toujours en tête la France
(25%), l’Espagne (19%), l’Italie (11%), les Etats Unis (9%), l’Arabie Saoudite et la Belgique avec 7%.
Graphique n°90 :
Répartition des transferts internationaux reçus via les établissements de paiement
par pays de provenance (en %)
1 1
2 2 2 3 3
3 3 3
4 3 3 3 3
3 3 3 4 4
7 7 6 7 7
7 7 7 7
7
8 9 9 9
8
11 11 11 11
11
19 18 19 19
18
24 25 27 25 25
France Espagne Italie Etats Unis d’Amérique Arabie Saoudite Belgique Allemagne
Emirats Arabes Unis Pays-Bas Qatar
Ces transferts demeurent destinés, pour plus de 60%, aux régions de Casablanca-Settat, l’Oriental,
Rabat-Salé-Kenitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Graphique n°91 :
Evolution des parts des régions destinatrices des transferts de fonds internationaux
reçus via les établissements de paiement (en %)
1 1 1 1 1
1 2 2 2 2
6 6 6 6 6
9 9 8 9 9
9 9 10 10 10
10 10 10 10 10
12 12 12 12 12
13 13 13 13 13
13 14 13 13 13
23 22 23 22 22
78
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La ville de Casablanca capte plus de 14% des transferts internationaux, dont 56% émanant de
l’Europe (France (25%), Italie (13%), Espagne (6%)), suivis par les pays du Conseil de Coopération du
Golfe (21%) et de l’Amérique du Nord (16%).
Au titre de l’exercice 2024, le volume des transferts internationaux reçus via le canal digital confirme
sa tendance haussière pour atteindre 7,6 milliards de dirhams, après 4,8 milliards de dirhams un
an auparavant.
S’agissant des transferts nationaux réalisés par ces établissements, leur volume a totalisé près de
50,2 milliards de dirhams à fin 2024, après 48,7 milliards une année auparavant (+3%). Sur ce total,
22% sont émis à partir de Casablanca.
Graphique n°92 :
Part des villes émettrices des transferts de fonds nationaux opérés
par les établissements de paiement (en %)
22
6
5
3 3 3
2 2 2 2 2
Casablanca Marrakech Tanger Agadir Fès Rabat Salé Meknès Laayoune Dakhla Kénitra
Au titre de l’exercice 2024, le volume des transactions opérées via les comptes de paiement a plus
que triplé (+323%), pour s’établir à 43,6 milliards de dirhams tirés notamment par les virements
d’aides sociales25 qui ont atteint 22,8 milliards de dirhams. Le volume de transactions via comptes
de paiement hors opérations e-gov s’établit ainsi à 20,7 milliards de dirhams, en hausse de 105%.
La ventilation par catégorie d’opération fait ressortir la prédominance des retraits dont la part s’est
renforcée à 56%, suivis des transferts de fonds (27%) et des dépôts (11%). La part des paiements
via wallets et par carte est en retrait à 2% après 9% en 2023, en lien avec la baisse de leurs volumes
de 13,3% à 819,3 millions de dirhams.
25 Aides sociales directes, aides suite au séisme d’El HAOUZ, les virements CNSS et les aides suite aux inondations.
79
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le nombre de paiements sur TPE s’inscrit en hausse de 21%, générant un volume de paiements TPE
de 79 milliards de dirhams après 71 milliards de dirhams une année auparavant. Le panier moyen
en baisse à 426 dirhams par opération après 463 dirhams en 2023, reflète une amélioration de
l’usage des moyens de paiement digitaux pour les tickets de faible montant.
L’analyse de l’activité et de la rentabilité sur base consolidée est retracée à partir des états
financiers, établis en normes IFRS, par 11 groupes bancaires, représentant 97% de part de marché
sur base sociale. Cette analyse permet d’intégrer l’activité et les résultats des banques réalisés par
les sociétés qu’elles contrôlent au Maroc et à l’étranger.
A fin 2024, le total-bilan des 11 groupes bancaires s’est établi à 2.414 milliards de dirhams, en
hausse de 8,4% en glissement annuel, après 3,9% à fin 2023.
Les emplois des groupes bancaires sont essentiellement composés des prêts et créances sur la
clientèle (57%), suivis par les actifs financiers à la juste valeur par résultat (12%) et des prêts et
créances sur les établissements de crédit (7%).
Graphique n°93 :
Structure des emplois des banques - sur base consolidée (en %)
80
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les ressources demeurent prédominées par les dépôts de la clientèle (66%), suivies des dettes
envers les établissements de crédit (11%) et des fonds propres (8%).
Graphique n°94 :
Structure des ressources des banques - sur base consolidée (en %)
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis
Capitaux propres-part du Groupe Autres passifs
1.1. Les groupes bancaires ont bénéficié d’une progression de l’activité crédit
clientèle, d’un renforcement des actifs financiers à la juste valeur par résultat
ainsi que la hausse des prêts et créances sur les établissements de crédit et
assimilés
A fin 2024, les prêts et créances sur la clientèle ont marqué une légère décélération à 4,1%, après
4,9% l’année précédente. Les actifs financiers à la juste valeur par résultat se sont accélérés à 25,7%,
après 5,3% une année auparavant. A l’inverse, les titres au coût amorti ont baissé de 0,9%, après
une progression de 22,5% enregistrée en 2023. Cette tendance reflète celle enregistrée sur base
sociale, notamment pour le portefeuille des Bons du Trésor26.
Par ailleurs, les prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés se sont accrus de
21,4%, après une hausse de 4,5% à fin 2023.
81
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Les ressources collectées auprès de la clientèle ont enregistré une accélération à 8,2%, après 2,5%
l’année précédente. Pour leur part, les dettes envers les établissements de crédit ont augmenté de 7%
après 6%. Les capitaux propres se sont, quant à eux, accélérés de 8,1% pour s’établir à 184,3 milliards
de dirhams, après une hausse de 6,8% l’année précédente. De même, les titres de créance émis ont
enregistré une hausse de 11,6%, après 2,4% et les passifs financiers à la juste valeur par résultat,
constitués de valeurs données en pension et d’instruments dérivés, ont crû de 5,8%.
1.3. La structure par métier des activités des groupes bancaires est restée stable,
dominée par l’activité bancaire
L’activité consolidée des groupes bancaires couvre les métiers relevant de l’activité bancaire au
Maroc et à l’étranger, les métiers d’assurance et de gestion d’actifs ainsi que les financements
spécialisés. Elle reste dominée par l’activité bancaire qui contribue pour près de 91%, suivie des
financements spécialisés (5%), des activités d’assurance (3%) et de la gestion d’actifs (1%).
Graphique n°95 :
Répartition du total-actif des groupes bancaires par métier (en %)
1 1 1
3 3 3
4 4 5
92 92 91
82
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
1.4. Les activités bancaires réalisées à travers le continent africain ont enregistré
une reprise
A fin 2024, le total-actif des filiales implantées à l’étranger des 3 groupes bancaires marocains
transfrontaliers s’est accru de 3,2% à 397,2 milliards de dirhams, après une baisse de 5,5% qui
reflétait un effet de taux de change et de dévaluation de devises, contribuant en moyenne à
hauteur de 23% au total-bilan consolidé de ces groupes, soit 2 points de moins par rapport à fin
2023, en lien avec l’évolution plus importante des activités au Maroc.
Ainsi, l’activité d’octroi de crédits opérée à l’étranger est restée stable à 209,6 milliards de dirhams,
après une hausse de 2,7%. Sa part s’est contractée d’un point à 23%.
De même, les dépôts collectés par les filiales transfrontalières se sont chiffrés à 297,7 milliards,
en hausse de 2,7%, après une baisse de 1,2% une année auparavant. Leur part s’est contractée de
2 points à 26% du total des dépôts des 3 groupes bancaires.
Graphique n°96 :
Contribution des filiales à l'étranger aux principales rubriques du bilan des 3 groupes bancaires
transfrontaliers (en %)
29 28
27 26
25 24 24
23 23
83
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
2. Le résultat net des groupes bancaires s’est apprécié reflétant une amélioration
des résultats des banques au Maroc et à l’étranger
Le résultat consolidé cumulé des onze groupes bancaires, arrêté à fin 2024, a connu une hausse,
en lien avec la hausse du produit net bancaire.
Graphique n°97 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques sur base consolidée
(en milliards de dirhams)
106,0
93,2
83,3
59,4
47,6
40,2
18,9 21,3
13,5 16,4 14,0 16,9
Le produit net bancaire s’est chiffré à 106 milliards de dirhams, en progression de 13,8%, après
11,9% l’année passée. Ainsi, la marge d’intérêt a marqué une croissance de 6,3%, après 5,2%
l’année passée alors que la marge sur commissions a décéléré de 6,1%, après 9,6%. Le résultat des
opérations de marché s’est apprécié de 51,8%.
Graphique n°98 :
Coefficient moyen d'exploitation des banques - base consolidée (en %)
51,7
48,9
43,9
Les charges générales d’exploitation ont enregistré une hausse de 2,2% à 46,6 milliards de dirhams,
après 6% à fin 2023. Il en résulte un coefficient moyen d’exploitation en baisse de 5 points à 43,9%
et un résultat brut d’exploitation en amélioration de 24,9% à 59,4 milliards de dirhams.
84
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Pour sa part, le coût du risque s’est accru de 15,1% à 18,9 milliards, représentant 1,4% des crédits
après 1,2% en 2023.
Au total, les onze groupes bancaires ont clôturé l’exercice 2024 avec un résultat net-part du groupe
cumulé de 21,3 milliards, en hausse de 25,9%, après 20,8% en 2023. La rentabilité des actifs (ROA)
s’est consolidée de 0,1 point à 0,9% et la rentabilité des fonds propres (ROE) s’est redressée de
1,6 point à 11,5%.
Par métier, la contribution de l’activité bancaire au résultat net-part du groupe et celle des
financements spécialisés se sont atténuées pour s’établir respectivement à 81% et 7%, en faveur
de l’activité d’assurance et de la gestion d’actifs qui ont vu leurs parts s’améliorer à 4% et 8%
respectivement.
Graphique n°99 :
Contribution des différents métiers dans le Résultat Net - Part du Groupe des groupes bancaires
(en %)
2 6 8
3
9 3 4
9 7
86
82 81
L’activité opérée à l’étranger a généré un PNB en hausse de 2,9% à 27,7 milliards de dirhams,
contribuant à 35% du PNB des 3 groupes bancaires concernés.
85
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°100 :
Contribution des filiales à l'étranger aux principales rubriques de résultat des 3 groupes bancaires
transfrontaliers (en %)
48
42 41
39 39 39
35 36 35 33
25 27
Le résultat net-part du groupe réalisé en dehors du Maroc par les trois groupes bancaires, a
observé une amélioration de 17,9% à 5,7 milliards de dirhams. Sa contribution au résultat net-
part du groupe s’est contractée de 2 points à 33%, en lien avec les performances des activités
domestiques.
86
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
CHAPITRE 3.
RISQUES BANCAIRES
A fin 2024, la dette bancaire des ménages27 a totalisé 426,9 milliards de dirhams, marquant une
hausse de 3,8% après 3,1% en 2023. Elle a représenté près de 34% des concours des établissements
de crédit, sans changement par rapport à l’année précédente. Son niveau par rapport au PIB s’est,
pour sa part, contracté d’un point à 27%28.
Graphique n°101 :
Evolution de la dette bancaire des ménages
4,8
3,8
3,1
3,4
2,7
427
411
399
386
368
Dette bancaire des ménages (en milliards de dirhams) Taux d'accroissement de la dette bancaire des ménages (en %)
Les banques détiennent près de 81% de cette dette, contre 19% pour les sociétés de financement,
soit une hausse d’un point par rapport à l’année précédente. Sur ce total, la part du crédit à la
consommation s’est renforcée d’un point à 38% au détriment de celle du crédit à l’habitat qui s’est
contractée à 62%.
Les développements suivants portent sur le résultat de l’enquête effectuée par Bank Al- Maghrib
sur l’évolution de l’endettement des ménages. La 20ème enquête a été réalisée auprès de 11 banques
conventionnelles, 4 banques participatives, une fenêtre participative et 9 sociétés de crédit à la
consommation, cumulant des parts de marché de 96% en termes de financements à l’habitat et de
99% en termes de financements à la consommation.
Cette enquête complète le suivi régulier, à périodicité mensuelle, de l’évolution des crédits
à la consommation et à l’habitat, tout en enrichissant ce suivi par des éléments liés au profil
des bénéficiaires de ces crédits selon des critères de l’âge, du revenu, de la catégorie socio-
professionnelle et de la localisation géographique.
27 Y compris la dette contractée auprès des établissements participatifs sous forme de Mourabaha.
28 Donnée 2023 mise à jour.
87
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Après un repli de 4,2% enregistrée en 2023, la production de crédits à l’habitat a marqué une
reprise de 1,8% à 28,7 milliards de dirhams. Cette progression reflète une hausse de 9,1% des prêts
encouragés par l’Etat et de 0,8% pour les prêts libres.
Graphique n°102 :
Evolution de la production du financement à l'habitat et du nombre de bénéficiaires
81 806
63 456 65 263
59 997 60 546
Ainsi, l’encours brut des financements destinés à l’habitat s’est établi à près de 265 milliards de
dirhams29, en hausse de 1,6% après 1,3% une année auparavant. Sur ce total, l’encours des prêts
libres, représentant une part de 85%, a augmenté de 1,6%. De leur côté, les prêts encouragés par
l’Etat ont vu leur encours enregistrer une hausse de 2% après un repli de 0,2% en 2023. Ils se sont
ainsi établis à 40,6 milliards de dirhams, dont 22,9 milliards au titre du FOGALEF30 et FOGALOGE31,
16,9 milliards au titre du FOGARIM32 et 791 millions au titre de l’Habitat Bon Marché. Pour leurs
parts, les financements Mourabaha immobilière se sont établis à 20,6 milliards de dirhams, en
hausse de 18,5%, quasiment au même niveau que l’année précédente (18,7%).
88
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°103 :
Evolution de l’encours brut du financement à l’habitat
4,7 4,6
3,2
15 17 21
9 12
Encours brut du financement à l’habitat (en milliards de dirhams) dont financements participatifs immobiliers
Taux d’accroissement de l’encours brut du financement à l’habitat (%)
Dans un contexte baissier des taux monétaires, le taux d’intérêt moyen appliqué par les banques
conventionnelles aux crédits à l’habitat s’est établi à 4,53%, en baisse de 10 points de base par
rapport à 2023. La part des crédits assortis d’un taux compris entre 4% et 6% s’est renforcée de
2 points en 2024 à 79% au détriment des prêts assortis d’un taux compris entre 6% et 8% dont la
part s’est contractée de 2 points à 11%.
Graphique n°104 :
Evolution de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles selon la fourchette
de taux appliqués (en %)
1 1 0 0 1
14 13 13 11
16
72 74 77 79
73
10 13 13 10 9
2020 2021 2022 2023 2024
89
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
La part des crédits à l’habitat réalisés à taux fixe s’est élargie d’un point à 93% en termes d’encours
et elle s’est maintenue à 95% en termes de production.
Graphique n°105 :
Ventilation de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles entre taux fixe
et taux variable (en %)
6 8 7 8 7
94 92 93 92 93
La ventilation des crédits à l’habitat selon la durée initiale n’a pas subi de changement d’une année
à l’autre, soit une part de 66% pour les prêts accordés à une durée initiale de plus de 20 ans et de
29% pour les crédits de maturité comprise entre 10 et 20 ans. Il en résulte une quasi-stagnation de
la durée initiale moyenne à 21,3 ans, après 21,2 ans une année auparavant.
Graphique n°106 :
Evolution de l’encours du financement à l’habitat selon la durée initiale (en %)
63 64 65 66 66
30 30 30 29 29
6 5 4 4 4
1 1 1 1 1
2020 2021 2022 2023 2024
90
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’analyse du profil des bénéficiaires du crédit à l’habitat est réalisée selon les critères de l’âge, du
revenu, de la catégorie socio-professionnelle et du lieu de résidence.
Selon le critère de l’âge, les personnes âgées de plus de 40 ans ont concentré près de 64% du
nombre total des dossiers, contre 29% pour les personnes âgées entre 30 et 40 ans. Les personnes
de moins de 30 ans représentent 7%.
Graphique n°107 :
Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon l’âge (en %)
33 34 34
30 30 31 30 30
29
6 6 7
En termes de revenu, les personnes à revenu inférieur à 6.000 dirhams ont disposé de 46%
du nombre de dossiers de crédits, soit une baisse de 2 points en faveur des personnes ayant
des revenus supérieurs à 6.000 dirhams, dont la part a augmenté à 54%, après 52% une année
auparavant.
Graphique n°108 :
Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon le revenu (en %)
37
33 34
26 25 24 23 23 22
18 18 17
91
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°109 :
Répartition du nombre de dossiers de financements à l’habitat selon
la catégorie socio-professionnelle (en %)
42 43 42
38 39 40
14 13
11
4 4 6
2 1 1
Salariés Fonctionnaires Artisans et Professions Autres
commerçants libérales
Selon la répartition géographique, près de 36% des bénéficiaires des crédits à l’habitat sont
situés dans la région de Casablanca-Settat, suivie de la région de Rabat-Salé-Kenitra avec 21% des
emprunteurs.
Graphique n°110 :
Répartition géographique du nombre de dossiers de financements à l’habitat (en %)
38 38
36
21
19 20
13 13 12
10 9 11
8 8 8 8 8 7
4 4 5
92
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’encours brut des crédits à la consommation s’est établi à près de 162 milliards de dirhams, en
hausse de 7,6%, après 6,4% enregistrée une année auparavant. Cette tendance est induite par une
accélération des prêts octroyés par les sociétés de crédit à la consommation à 11,4% après 8,3%
et une décélération des crédits accordés par les banques à 4,1% après 4,8% en 2023. L’encours de
financement octroyé par les banques et fenêtres participatives, sous forme de Mourabaha destinés
à l’acquisition de véhicules, a augmenté de 21,1% à 1,6 milliard de dirhams.
Graphique n°111 :
Evolution de l’encours brut du financement à la consommation (Banques conventionnelles
et participatives et sociétés de financement)
162
150
141
136
129
6,4
5,3 7,6
3,7
-0,7
Par maturité, les financements à la consommation de maturité supérieure à 5 ans ont vu leur part
se stabiliser à 81% et celle des financements de maturité comprise entre 3 et 5 ans a vu sa part se
maintenir à 15%.
93
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
77 000
44 44 44 71 000
61 000
36 37 37
16 15 15
3 3 3
1 1 1
2022 2023 2024 2022 2023 2024
Au même titre que le crédit à l’habitat, le suivi du profil des bénéficiaires du crédit à la consommation
est effectué sur la base de l’âge, du revenu, de la catégorie socio-professionnelle et de la résidence.
La ventilation par âge est maintenue comme suit : les bénéficiaires de plus de 50 ans à 43% et les
personnes âgées de 40 à 49 ans à 24%.
Graphique n°114 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
des banques et des sociétés de financement selon l’âge (en %)
42 43 43
24 24 24 25 24 24
9 9 9
94
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Selon le revenu, les personnes disposant d’un revenu inférieur à 4.000 dirhams représentent
près de 28% des dossiers de crédit, contre 23% pour celles à revenu compris entre 4.000 et
6.000 dirhams et 49% pour les personnes ayant un revenu supérieur à 6.000 dirhams.
Graphique n°115 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
des banques et des sociétés de financement selon le revenu (en %)
32
28 28 27 27
24 25
23 23 22
20 21
Les salariés ont disposé, en 2024, de 40% des dossiers de crédits à la consommation en baisse
de 2 points par rapport à 2023 tandis que les fonctionnaires ont vu leur part augmenter de
4 points à 41%. Le reliquat est détenu par les retraités (10%), les artisans et commerçants (4%) et
les professions libérales (5%).
Graphique n°116 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
selon la catégorie socio-professionnelle (en %)
46
42 40 41
37
34
9 11 10
6 5 4 5 5 5
Selon la localisation géographique, à l’instar des crédits à l’habitat, les bénéficiaires des crédits à
la consommation demeurent concentrés au niveau des agglomérations urbaines de Casablanca
(29%) et Rabat (20%).
95
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°117 :
Répartition géographique du nombre de dossiers de financement à la consommation (en %)
30 29 29
20 20 20 19
17 17
10 11 10 9 9 9 9 9 8
5 5 5
L’endettement bancaire des entreprises non financières s’est établi à 634,133 milliards de dirhams,
en hausse de 3,2%, après 2,7% en 2023. Rapporté au PIB, il a représenté près de 40%, soit deux
points en moins par rapport à l’année précédente.
Graphique n°118 :
Rapport entre l’endettement bancaire des entreprises non financières et le PIB
46% 45%
42% 42%
42%
41% 41% 40%
96
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°119 :
Encours des financements par décaissement accordés aux entreprises non financières
(en milliards de dirhams)
51 52 54 57 59 57 57 60 62 65
401 415 426 429 453 474 483 538 552 569
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Encours des crédits accordés par les banques Encours des crédits accordés par les sociétés de financement
Représentant 90% du total des financements aux entreprises, les financements accordés par
les banques se sont améliorés de 3,1%, après 2,7% l’année précédente, en relation avec le
redressement des financements accordés aux entreprises privées de 2,5% à 486,8 milliards, après
une baisse de 0,4% en 2023. Concernant les crédits des entreprises publiques, ils ont décéléré à
7% après 26,9% enregistrée l’année précédente, pour se situer à 82,5 milliards.
Graphique n°120 :
Ventilation de la dette des entreprises non financières entre le secteur privé et public
Dette bancaire des entreprises privées Dette bancaire des entreprises publiques
97
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
S’agissant des crédits accordés par les sociétés de financement aux entreprises, ils ont également
progressé de 4,1% à 64,7 milliards, après une décélération de 2,8% une année auparavant en lien
avec une hausse du crédit-bail (4,2% après 3,8% en 2023), atténuée par une baisse des créances
acquises par affacturage (3,9%).
Les données recueillies auprès des banques et des sociétés de financement indiquent que la part
des crédits accordés à la TPME34 a enregistré une hausse d’un point à 40% du total des crédits aux
entreprises.
Graphique n°121 :
Ventilation des crédits par segment d’entreprises
GE TPME
34 TPME définie comme entreprise dont le CA est inférieur à 175 millions de dirhams.
98
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
A fin 2024, les grandes expositions des banques ont progressé de 3,8% à 536 milliards de dirhams,
représentant 2,8 fois leurs fonds propres sur base sociale, après 2,9 une année auparavant. Sur
ce total, les engagements-bilan, s’établissant à près de 401 milliards de dirhams, sont en hausse
de 6,5% par rapport à l’année dernière et les expositions hors bilan, notamment sous forme
d’engagements de financement et de garantie cumulant 130 milliards de dirhams, ont, quant à eux,
enregistré une baisse de 4,1% sur la même période.
2,9 2,8
2,7 2,2 2,2
2,4 2,3 2,0
1,8
1,7
2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024
En excluant leurs engagements sur leurs filiales, les grandes expositions des banques sont
ramenées à 442 milliards de dirhams, représentant 2,3 fois leurs fonds propres sur base sociale.
Par secteur d’activité, les grandes expositions des banques portent à hauteur de 37,4% sur le
secteur financier, dont 22,9% sur les banques et sociétés de financement et 14,5% sur les autres
contreparties financières. Les autres expositions concernent notamment les opérateurs dans le
secteur de l’énergie (11,3%), de l’industrie extractive (9,2%), des hydrocarbures (6,9%), du secteur
BTP (6,8%) et de l’industrie manufacturière (5,3%).
Sur base consolidée, les grandes expositions des groupes bancaires ont augmenté de 5,4% à
509 milliards de dirhams, représentant 2,2 fois des fonds propres bancaires, au même niveau qu’en
2023.
99
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
En 2024, l’évolution des créances en souffrance a décéléré à près de 2,7%, après 6,7% une année
auparavant, pour s’établir à 97,4 milliards de dirhams. Il en résulte un taux de sinistralité de 8,4%,
marquant une amélioration de 0,1 point.
6,7 6,7
4,4 2,7
2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024
Par niveau de risque, l’encours des créances pré-douteuses a enregistré une hausse de 4,1% à
6,5 milliards, tandis que celui des créances douteuses a reculé de 1,7% à 8,7 milliards. Les créances
compromises ont augmenté de 3,1% à 82,2 milliards. La part des créances pré-douteuses dans
le total des créances en souffrance est de 7% tandis que les créances douteuses et les créances
compromises affichent des parts de 9% et 84% respectivement.
100
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°126 :
Evolution de la structure des créances en souffrance des banques par catégorie -
Base sociale (en %)
8 7 7
9 9 9
83 84 84
Les provisions pour créances en souffrance ont enregistré une hausse de 4,6%, induisant un taux
de provisionnement en amélioration de 2 points à 69% d’une année à l’autre. Ce taux ressort à 76%
pour la catégorie des créances compromises, 45% pour les créances douteuses et 11% pour les
créances pré-douteuses.
Graphique n°127 :
Taux de couverture par des provisions des créances en souffrance détenues par les banques -
sur base sociale
68 69
67
64,0 66,9
60,7
Provisions pour créances en souffrance (en milliards de dirhams) Taux de couverture (en %)
101
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Les banques ont également constitué 17,1 milliards de dirhams de provisions à caractère général
pour couvrir les créances sensibles35. Ces provisions représentent 1,6% des crédits sains.
Sur base consolidée, les créances en souffrance sur la clientèle des 11 groupes bancaires totalisent
134,6 milliards de dirhams, soit une hausse de 2% par rapport à fin 2023. Tenant compte de
l’évolution des crédits, il en résulte un taux de risque en amélioration de 0,2 point à 9%.
9,4 9,2 69
9,0 67 67
93
135
132 89
86
129
Les provisions constituées par les 11 groupes bancaires en couverture des créances en souffrance
ont progressé de près de 5%, après 2,6% une année auparavant pour s’établir à près de 93 milliards
de dirhams. Il en résulte un taux de couverture en hausse de 2 points à 69% après 67% en 2023.
Les créances en souffrance portées par les filiales à l’étranger, notamment sur le reste du continent
africain, ont totalisé un encours de 16,1 milliards de dirhams, soit un taux de risque en baisse
de 0,1 point à 7,2%. Le taux de couverture de ces créances par les provisions s’est amélioré
de 1,3 point à 82,4%, après 81,1% en 2023.
Outre le provisionnement des créances en souffrance, les groupes bancaires ont provisionné les
créances sensibles répondant aux critères de la norme IFRS 9 à hauteur de 16,9% en moyenne.
Elles ont également couvert les créances saines ne présentant pas d’indice de vulnérabilité par des
provisions préventives représentant 0,8% de leurs encours.
35 Sont considérées comme des créances sensibles, les créances détenues sur des contreparties dont la capacité à honorer leurs
engagements, immédiats et/ou futurs, présentent des motifs d’inquiétude, sans pour autant répondre à l’un des critères de
classification parmi les créances en souffrance.
102
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’encours des créances en souffrance portées par les banques et les sociétés de financement sur
les ménages s’est accru de 6,7% après 6,4% l’année précédente, pour s’établir à 44,6 milliards de
dirhams, induisant un taux de risque en hausse de 0,3 point à 10,5%. Cette évolution reflète un
accroissement de ce taux de 0,3 point à 10,6% pour les ménages résidents et une amélioration de
0,6 point à 7,1% pour les ménages non-résidents. Le taux de couverture de ces créances par les
provisions s’est établi à 64%.
Graphique n°130 :
Evolution du taux des créances en souffrance portées sur les ménages - base sociale (en %)
13,6 13,3 13,0
12,8 12,3
10,1 9,9 10,2 10,0 10,5
9,1 9,7 9,4 9,2 9,5
L’encours des créances en souffrance détenues par les banques sur les ménages a augmenté de
7,2% à 34,6 milliards, après une hausse de 6,4% observée l’année précédente, soit un taux de risque
de 10%, après 9,5% à fin 2023. Le taux de leur couverture par des provisions s’est amélioré de
2 points à 60% d’une année à l’autre.
Les créances en souffrance portées par les sociétés de crédit à la consommation se sont accrues
de 4,9%, soit près de 10 milliards de dirhams, après 6,4% l’année précédente, induisant un taux
de risque en baisse de 0,7 point à 12,3%. Le taux de couverture de ces créances par les provisions
s’est établi à 80%.
Graphique n°131 :
Evolution du taux des créances en souffrance des banques et des sociétés de crédit
à la consommation sur les ménages par catégorie de financement - base sociale (en %)
13,9
12,6 13,0
11,9 11,3
103
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le taux de risque ressort à 8,3% pour le crédit à l’habitat et 13,9% pour le crédit à la consommation,
après 8,5% et 13% respectivement en 2023.
A fin 2024, l’encours des créances en souffrance détenues par les banques et les sociétés de
financement sur les entreprises non financières a augmenté de 0,7% à 70,1 milliards, après 7%
l’année précédente, induisant une atténuation du taux de risque à 11,1% après 11,3% à fin 2023.
Ces créances sont couvertes par des provisions à hauteur de 73%.
La répartition sectorielle montre que les créances en souffrance enregistrées sur le secteur primaire
ont augmenté de 8,9% et ont représenté 10,4% des crédits bénéficiant à ce secteur. Celles détenues
sur les entreprises opérant dans le secteur industriel se sont accrues de 1,6%, induisant un taux
de risque de 16,1% en hausse de 0,4 point par rapport 2023. Les créances en souffrance détenues
sur le secteur du BTP se sont repliées de 0,8% après une hausse de 11% une année auparavant.
Il en découle un taux de sinistralité du secteur en baisse de 0,7 point à 13,7%.
Graphique n°132 :
Répartition sectorielle des crédits et des créances en souffrance
des banques sur les entreprises non financières - base sociale (en %)
34%
Crédits
20%
18%
14%
Secteur primaire
4% Industries manufacturières
BTP
4% Créances 7% 7%
Hôtellerie
en souffrance
Transport et communication
Commerce
7% Autres secteurs
21%
3% 18%
26%
17%
104
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°133 :
Evolution des créances en souffrance des banques sur les entreprises par secteur d’activité
- base sociale (en milliards de dirhams)
15,9 16,1
14,8
13,2 13,1 12,3
11,9 11,8 11,5
10,9
10,1 10,0
4,3 4,6
3,8 4,0 3,7
2,4
2,3 2,0 2,2
1. Banques conventionnelles
Dans un contexte marqué par la hausse de la circulation fiduciaire, le besoin de liquidité du système
bancaire s’est accentué en 2024. Aussi, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses interventions
à 137,1 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire après 96,8 milliards en 2023.
Par instrument, la Banque a accordé des montants moyens de 50,5 milliards à travers les opérations
de pension livrée à un et à trois mois, après 32,5 milliards en 2023 et de 32,7 milliards sous forme
de prêts garantis à un an dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME,
des associations de micro-crédit et des banques participatives, en hausse de 40% par rapport
à l’année dernière. Les avances à 7 jours se sont établies en moyenne hebdomadaire à près de
53,9 milliards après 41 milliards l’année passée.
105
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
72,6
69,1 53,9
50,5
60,1
41,8 41,0
49,6
42,2 32,5 32,7
34,3 28,4
23,0 23,3
27,4
23,8
21,5
Sur le marché interbancaire, le taux d’intérêt moyen pondéré, cible opérationnelle de la politique
monétaire, est resté aligné au taux directeur à près de 3% au cours des deux premiers trimestres
de l’année 2024 puis a reculé à une moyenne de 2,75% et 2,71% au cours du 3ème et du dernier
trimestre de l’année respectivement suite à la décision de Bank Al-Maghrib de réduire le taux
directeur. Pour ce qui est du volume moyen annuel des transactions, il a reculé de 3,5 milliards à
2,6 milliards d’une année à l’autre.
La situation nette des banques sur le marché des repos, hors opérations avec Bank Al- Maghrib, a
dégagé une position nette prêteuse de 47,3 milliards de dirhams, après 33,9 milliards en 2023, sous
l’effet de la hausse des valeurs reçues en pension de 13,3 milliards.
En complément aux ressources auprès de Bank Al-Maghrib et interbancaires, les titres de créance
émis par les banques ont enregistré une hausse de 4,3%, soit un rythme de progression comparable
à celui de l’année dernière. Les titres ayant une maturité supérieure à 2 ans ont représenté 50%
du total au même niveau que pour les titres de maturité inférieure à 2 ans, après 39% et 61%
respectivement l’année précédente.
Les dettes subordonnées, d’une maturité plus longue, ont progressé de 0,9%, pour s’établir à
62,8 milliards de dirhams.
Les opérations avec la clientèle en termes de dépôts et de crédits ont généré un additionnel net de
ressources de 112,7 milliards, en progression de 56,3 milliards de dirhams par rapport à l’année
précédente, en lien en partie avec les fonds collectés dans le cadre du programme de régularisation
volontaire des situations fiscales du Maroc, introduit par la loi de finances 2024. Cet accroissement
reflète une hausse des dépôts de 9,2%, supérieure au rythme de progression des crédits (+4,6%).
Le coefficient d’emploi36 s’est ainsi contracté de 4 points à 91%.
36 Coefficient d’emploi correspond au rapport des crédits sur les dépôts.
106
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°136 :
Evolution des dépôts, des crédits et du coefficient d’emploi des banques conventionnelles
91
94 95
1 275
1 129 1 111 1 167 1 162
1 060
Créances à la clientèle (en milliards de dirhams) Dépôts de la clientèle (en milliards de dirhams) Coefficient d'emploi (en %)
Par maturité, les emplois des banques sont constitués à hauteur de 45% d’emplois à court terme
et 55% à moyen et long terme, sans changement par rapport à fin 2023. Leurs ressources sont
composées à hauteur de 61% de ressources sans échéance, 18% de ressources à court terme
et 21% de ressources à moyen et long terme, après 60%, 19% et 21% respectivement une année
auparavant.
Les actifs liquides et réalisables des banques, constitués notamment des valeurs en caisse, des
dépôts auprès de Bank Al-Maghrib, des opérations interbancaires, des Bons du Trésor et des
certificats de dépôt, se sont accrus de 26,5% à fin 2024 à 323 milliards de dirhams. La part de ces
actifs dans le total des emplois s’est située à 16,5%.
Graphique n°137 :
Evolution des actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles
16,1
16,9
14,6
323
270
255
Actifs liquides et réalisables (en milliards de dirhams) Actifs liquides et réalisables / Total actif (en %)
107
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Graphique n°138 :
Evolution mensuelle des actifs liquides et réalisables par rapport au total-actif en 2024 (en %)
16,5 16,9
15,1 15,5 15,0 15,1 15,6 15,3 15,8 15,0 15,0
14,6
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Le coefficient de liquidité à court terme (LCR)37 observé par les banques conventionnelles s’est établi
en moyenne à 182%, largement au-dessus du minimum réglementaire de 100%.
Graphique n°139 :
Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) en 2024 (en %)
121
janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre
Pour sa part, le bilan en devises des banques fait ressortir des ressources, évaluées en contrevaleur
dirhams, de près de 69,5 milliards à fin 2024, composées essentiellement de dépôts à vue (50%)
et d’emprunts de trésorerie et financiers (40%). Les emplois en devises totalisent en contrevaleur
dirhams, 152,6 milliards, sous forme de prêts de trésorerie et financiers accordés aux établissements
de crédit (32%), des valeurs immobilisées (23%) et des financements courts en faveur des clients
(17%).
Les banques sont excédentaires en liquidité en moyenne sur les devises Euro et Dollar Américain
confondues sur les maturités inférieures à un an. Le gap cumulé moyen, reflétant un excédent de
liquidité des banques sur les maturités supérieures à un an est de 2,8 milliards de dirhams.
37 Ce ratio mesure la quantité d’actifs liquides et de haute qualité à la disposition des banques pour couvrir, en cas de crise, des
sorties de trésorerie sur une période d’un mois.
108
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
50%
40% 23%
32%
17%
Emprunts de trésorerie et financiers Dépôts à vue Comptes de correspondants étrangers Prêts de trésorerie et
Dépôts à terme financiers accordés aux établissements de crédit Crédits à la clientèle
Valeurs immobilisées Titres de transaction et de placement
Valeurs en caisse
2. Banques participatives
A fin 2024, le bilan des banques participatives fait ressortir des financements, hors marges
constatées d’avance, de 25,5 milliards de dirhams financés par des dépôts collectés auprès de la
clientèle de 15,8 milliards de dirhams, soit un écart de refinancement de 9,7 milliards de dirhams
et un coefficient d’emploi de 161%.
L’écart entre financements et dépôts continue d’être refinancé par les banques et fenêtres
participatives à travers des ressources collectées auprès de leurs maisons-mères sous la forme
d’avances, de dépôts ou de Wakala Bil Istithmar.
Le coefficient de liquidité à court terme (LCR) observé chez les banques participatives en 2024 s’est
établi en moyenne à 195% pour un minimum réglementaire de 100%.
Graphique n°142 :
Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) moyen des banques
et fenêtres participatives en 2024 (en %)
222 227
217 215
208 207 207
191
183
175
158
129
janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre
109
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Au terme de l’année 2024, les risques nets pondérés des banques conventionnelles se sont
établis à 1.194 milliards de dirhams, en hausse de 2,7% après 4% à fin 2023. Les expositions sont
constituées à hauteur de 84% des risques nets pondérés au titre du risque de crédit, 9% au titre
du risque opérationnel et 7% au titre du risque de marché, après respectivement 85%, 9% et 6%
l’année dernière.
Pour leur part, les risques pondérés ajustés 38 des banques participatives, se sont établis à
11,7 milliards de dirhams à fin 2023.
Sur base consolidée, les risques portés sur les bilans des groupes bancaires se sont établis à
1.714 milliards de dirhams répartis à hauteur de 85% au titre du risque de crédit, 10% au titre
du risque opérationnel et 5% au titre du risque de marché, après respectivement 87%, 9% et 4%
l’année dernière.
38 Les ajustements portent sur la déduction des actifs pondérés relatifs aux risques de crédit et de marché financés par les dépôts
d’investissement non restreints et Wakala Bil Istithmar et ce, conformément aux normes du Conseil des Services Financiers
Islamiques (IFSB).
110
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Les actifs nets pondérés au titre du risque de crédit, calculés selon les approches dites « standards »,
correspondent aux expositions pondérées - bilan et hors-bilan - après l’application des techniques
d’atténuation des risques, se sont établis à 1.000 milliards de dirhams, en hausse de 1% après 4,9%
en 2023. Ceux portés par les banques participatives cumulent 13,3 milliards de dirhams, en hausse
de 27%.
Sur base consolidée, ces risques ont totalisé 1.456 milliards de dirhams, en hausse de 1,7%, après
5,1% une année auparavant.
Les actifs nets pondérés au titre du risque de marché portés par les banques conventionnelles,
ont cumulé, à fin 2024, près de 84 milliards de dirhams, marquant une hausse de 16,3%, après la
baisse de 4,4% une année auparavant, en lien avec l’accroissement des portefeuilles de négociation
détenus par les banques.
Sur base consolidée, ces expositions se sont chiffrées à 85 milliards de dirhams, en hausse de 15%
par rapport à l’année précédente après une baisse de 4,4% en 2023.
111
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
84 85
75 77 74
72
Les expositions au titre du risque opérationnel sont calculées par la quasi-totalité des banques
selon l’approche dite indicateur de base. Elles se sont établies à 110 milliards, en hausse de
10,5% pour les banques conventionnelles et cumulent 1,2 milliard de dirhams pour les banques
participatives.
110 172
100 157
95 149
Sur base consolidée, ces expositions ont progressé de 9,6% reflétant l’accroissement des activités
tant au Maroc qu’à l’étranger et se situent à 172 milliards de dirhams.
112
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
A fin 2024, les fonds propres prudentiels des banques conventionnelles ont cumulé un total de
193 milliards de dirhams, marquant une hausse de 7,1% par rapport à fin 2023. Ils sont répartis
entre les fonds propres de catégorie 1 pour un montant de 161 milliards de dirhams39, soit 84%,
dont près de 86% constituent des fonds propres de base, et les fonds propres de catégorie 2 pour
un montant de 32 milliards de dirhams40, soit 16%.
Graphique n°151 :
Evolution de la structure des fonds propres prudentiels des banques conventionnelles -
Base sociale (en %)
17 16
24 21
27
11 12
8
6
5
70 71 72 72
68
La structure des fonds propos enregistre une tendance croissante des fonds propres de catégorie
1 qui représentent les fonds propres de meilleure qualité en termes de capacité d’absorption des
pertes.
Les fonds propres dits additionnels se sont également accrus suite à l’émission de dettes
subordonnées perpétuelles.
39 Constitués des fonds propres de base et des fonds propres additionnels. La 1ère catégorie comprend le capital social ou la
dotation émise par l’établissement, les réserves, les résultats bénéficiaires et certains instruments de fonds propres de groupes
mutualistes. La 2ème est composée d’instruments perpétuels qui peuvent comporter une option de remboursement à l’initiative
exclusive de l’emprunteur et exerçable sous certaines conditions.
40 Les fonds propres de catégorie 2 incluent des instruments de dettes d’une échéance initiale d’au moins 5 ans, l’écart de
réévaluation, une quote-part des plus-values latentes sur les titres de placement, les subventions, les fonds spéciaux de
garantie, les provisions pour risques généraux, les montants positifs résultant du traitement des pertes attendues et les
réserves latentes positives des opérations de crédit-bail ou de location avec option d’achat.
113
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le ratio de solvabilité moyen, qui rapporte le volume des fonds propres à la somme des actifs
nets pondérés, s’est renforcé à 16,2%, pour un minimum réglementaire de 12%. Le ratio de fonds
propres de catégorie 1 s’est aussi accru à 13,5% pour un minimum réglementaire de 9%. Le ratio
moyen des fonds propres de base « Core Tier 1 », dont le numérateur prend en compte les fonds
propres servant à l’absorption des pertes en continuité d’exploitation, s’est amélioré à 11,6% pour
un minimum de 8%.
180,3 193,2
174,2 223,6 242,0
158,0 165,1 149,7 161,5 203,3 212,8 210,5
137,9 193,9 177,3 192,5
114,6 125,2 149,8 163,8
2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024
Fonds propres de catégorie 1 (en milliards de dirhams) Fonds propres prudentiels (en milliards de dirhams)
Ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (en %) Ratio moyen de solvabilité (en %)
S’agissant des banques participatives, leurs ratios moyens de solvabilité et de fonds propres de
catégorie 1 se sont établis à 15,2% et 14,9% respectivement.
Sur base consolidée, les fonds propres prudentiels des banques ont augmenté de 8,2% à
242 milliards de dirhams et les fonds propres de catégorie 1 de 9,3% à 211 milliards. Le ratio moyen
de solvabilité et le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 se sont aussi renforcés à 14,1% et
12,3% respectivement.
114
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
115
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire
Le risque de taux d’intérêt se définit comme étant le risque, actuel ou futur, auquel la marge nette
prévisionnelle et la valeur économique des fonds propres d’une banque sont exposées, en raison
de mouvements défavorables des taux d’intérêt qui influent sur les positions du portefeuille
bancaire sensibles au taux d’intérêt.
A court terme, une hausse des taux d’intérêt induirait une baisse de la marge nette d’intérêt pour
les banques dont les ressources à court terme sensibles au taux excèdent les emplois à court terme
sensibles aux taux.
Les emplois et ressources sensibles aux taux d’intérêt à court terme sont d’une part, les emplois et
ressources dont la rémunération est variable ou révisable et d’autre part, les emplois et ressources
à taux fixe dont l’échéance intervient dans un horizon temporel d’un an.
A court terme, les banques mesurent la sensibilité de leur marge nette d’intérêt sous des scénarii
de stress tests réglementaires simulant un choc parallèle des taux d’intérêt de 200 points de base.
Un scénario de choc de taux d’intérêt à la hausse, d’une amplitude de 200 points de base, induirait
pour les banques exposées à un risque de hausse des taux d’intérêt, une baisse de la marge nette
d’intérêt moyenne à court terme de 2,86% après 3,59% en 2023.
Pour les banques exposées à un risque de baisse des taux d’intérêt, un choc d’une amplitude de
-200 points de base aboutirait à une contraction de 3,31% de leur marge nette d’intérêt après 2,88%
en 2023.
Les mouvements de taux d’intérêt de moyen et long terme induisent également un impact sur la
valeur économique des emplois et ressources à moyen et long terme et par conséquent la valeur
économique des fonds propres.
116
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
• Scénario de choc parallèle des taux d’intérêt à la hausse de +200 bps sur toutes les devises.
• Scénario de choc parallèle des taux d’intérêt à la baisse de -200 bps sur toutes les devises.
• Scénario de choc des taux d’intérêt courts à la hausse de +300 bps sur le dirham et le dollar
américain et +250 bps sur l’euro.
• Scénario de choc des taux d’intérêt courts à la baisse de -300 bps sur le dirham et le dollar
américain et -250 bps sur l’euro.
• Scénario d’aplatissement de la courbe des taux d’intérêt, combinant le choc de hausse des taux
d’intérêt courts de +300 bps sur le dirham et le dollar américain et +250 bps sur l’euro, et le choc
de baisse des taux d’intérêt longs de -150 bps sur le dirham et le dollar américain et -100 bps
sur l’euro.
• Scénario de pentification de la courbe des taux d’intérêt, combinant le choc de baisse des taux
d’intérêt courts de - 300 bps sur le dirham et le dollar américain et - 250 bps sur l’euro, et le choc
de hausse des taux d’intérêt longs de +150 bps sur le dirham et le dollar américain et +100 bps
sur l’euro.
La variation de la valeur économique des fonds propres induite par un mouvement de taux d’intérêt
ne doit pas dépasser un seuil maximum de 15% des fonds propres de catégorie 1.
La perte maximale sur la valeur économique des fonds propres moyenne du secteur est de -7,92%
à fin 2024 après -7,87% à fin 2023, demeurant inférieure à la limite réglementaire.
117
Evolution du cadre
de supervision des
établissements de
crédit et organismes
assimilés
Partie
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
CHAPITRE 1.
EVOLUTION DU CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES
Bank Al-Maghrib a parachevé, en 2024, les travaux de transposition du ratio structurel de liquidité
à long terme recommandé par le Comité de Bâle (NSFR) et qui favorise le refinancement des actifs
de long terme par des ressources stables. Les exigences en matière de gestion de la liquidité ont
également été complétées par l’obligation, pour les banques, de mettre en place un processus
structuré d’évaluation de l’adéquation de leur liquidité (ILAAP) et de constituer, sur cette base, des
coussins de liquidité suffisants.
Un projet de loi visant la création d’un marché secondaire des créances non performantes a été
finalisé et a fait l’objet d’une large concertation entre les autorités et départements ministériels
concernés ainsi qu’avec les acteurs bancaires et les futurs opérateurs de ce marché. La promulgation
de ce texte législatif est attendue pour insuffler une nouvelle dynamique au financement de
l’économie en libérant des marges de manœuvre additionnelles aux banques en matière d’octroi
de crédit et en favorisant le recouvrement par des investisseurs spécialisés des créances en
souffrances cédées.
Cette année, la Banque a poursuivi les travaux d’encadrement des risques financiers liés au
changement climatique par l’édiction de deux nouvelles directives destinées aux banques, l’une
exigeant de mettre au point un dispositif de collecte d’informations sur les risques climatiques
associés aux crédits accordés aux grands débiteurs et l’autre instituant des obligations de
publication par les banques d’informations sur leurs politiques de gestion des risques climatiques.
Dans le domaine des paiements, la Banque a entrepris une réforme importante du cadre
réglementaire régissant les établissements et services de paiement à l’effet de dynamiser cet
écosystème, favoriser une plus grande pénétration des services de paiement numériques
notamment dans les zones rurales et réduire l’utilisation du cash.
121
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Dans la continuité de la transposition des normes Bâloises, Bank Al-Maghrib a édicté en 2024 les
textes réglementaires afférents au ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ainsi qu’aux
dispositifs de gestion du risque de liquidité et d’évaluation de l’adéquation de la liquidité interne.
Le ratio NSFR a pour objectif d’encadrer le risque de transformation encouru par les banques et
vise à assurer qu’elles disposent d’un montant minimum de ressources financières stable afin de
répondre aux besoins minimums de financements consentis sur une période d’un an.
Encadré n° 4 :
Ratio structurel de liquidité à long terme « NSFR »
Le ratio NSFR minimum est fixé, sur base sociale et consolidée, à 100% et correspond
au rapport entre :
• Les capitaux propres et les autres passifs pondérés en fonction de leur
stabilité à l’horizon d’un an, tenant compte de la nature des ressources et des
contreparties ; et
• Les actifs et expositions hors bilan pondérés en fonction de leur liquidité et de leur
durée résiduelle.
L’entrée en vigueur de cette circulaire a été fixée à la date de sa signature, soit le 20 décembre 2024.
122
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 5 :
Processus d’évaluation de l’adéquation de la liquidité
Les exigences en matière de gestion par les banques des risques de liquidité ont été
renforcées à travers le pilotage d’indicateurs additionnels de surveillance couvrant
notamment :
• Les actifs liquides non grevés disponibles, pouvant servir comme collatéral pour
obtenir des refinancements sur les marchés ou que les banques détiennent dans
leurs portefeuilles non mobilisables en sûretés ;
123
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Bank Al-Maghrib a opéré en 2024 une réforme du cadre réglementaire régissant les activités
des établissements de paiement à l’effet d’accompagner les évolutions du marché, dynamiser
l’écosystème des paiements au Maroc, promouvoir l’inclusion financière, réduire l’utilisation du
cash et faciliter l’acheminement des aides sociales.
La circulaire précise par ailleurs que les établissements de paiement demeurent responsables de
leurs activités réalisées à travers les agents de paiements et les gestionnaires de réseaux d’agents
de paiement.
124
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 6 :
Circulaire de Bank Al-Maghrib n°6/W/2016 fixant les modalités
d’application de l’article 22 de la loi 103-12 relative aux établissements
de crédit et organismes assimilés
• L’agent principal : cet agent est exclusif et est habilité à offrir tous les services de
paiement pour lesquels l’établissement de paiement mandant est agréé ;
• L’agent détaillant : cet agent peut être mandaté uniquement pour l’ouverture des
comptes de niveau 1 et, les opérations de retrait et de dépôt en espèces.
• L’extension des services offerts par l’agent détaillant à l’ouverture des comptes
de niveau 2 ;
• Circulaire modifiant et complétant la circulaire fixant les modalités d’exercice des services
de paiement :
Cette circulaire a introduit les amendements suivants :
125
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 7 :
Relèvement des plafonds des comptes de paiement et mise en place
de limites transactionnelles
4 niveaux de comptes ont été adoptés, avec des plafonds revus à la hausse en
vue d’une meilleure adoption des services de paiement électroniques (Niveau 1 :
1.000 dirhams ; Niveau 2 : 4.000 dirhams ; Niveau 3 : 20.000 dirhams ; Niveau 4 :
100.000 dirhams).
126
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Bank Al-Maghrib a exigé aux établissements de paiement de compléter, sous un délai s’étalant
jusqu’au 31 décembre 2025, l’ensemble des fiches d’identification des clients ayant ouvert des
comptes de niveau 1 avant l’entrée en vigueur de cette nouvelle circulaire, par le numéro d’un
document d’identité officiel, en cours de validité, délivré par une autorité marocaine habilitée.
Au cours de 2024, le Conseil Supérieur des Ouléma a labélisé les contrats relatifs aux dépôts
d’investissement à vue, aux opérations de financement à l’international « Trade Finance », à la «
Moucharaka tabita », à la « Moucharaka dégressive » pour le financement immobilier, à « l’Ijara tachghiliya
immobilière », à la Kafala entre banque mère et banque participative pour les besoins du calcul du
coefficient de division des risques, à la « Mourabaha Service », « Istisna’a immobilier », « Moukawala » et
« Moukawala mina lbatine »42, « Ijara tachghiliya » et « Ijara mountahiya Bittamlik » (mobilier), et
« Mourabaha actions et parts sociales » et « Moudaraba ».
Dans le prolongement des actions visant la consécration du principe de neutralité entre le secteur
bancaire conventionnel et le secteur bancaire participatif, Bank Al-Maghrib a accompagné les
banques et fenêtres participatives, dans le cadre d’échanges avec les départements ministériels de
l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, et
celui de l’Economie et des Finances, ayant abouti à la publication d’un document retraçant le mode
opératoire pour bénéficier de l’aide financière de l’Etat destinée à l’acquisition des logements, lors
de financements « Mourabaha ».
127
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Bank Al-Maghrib a édicté, en janvier 2025, deux directives visant à compléter le cadre réglementaire
régissant l’encadrement des risques financiers liés aux changements climatiques :
Cette directive s’inscrit dans le cadre des leviers prévus par la nouvelle stratégie nationale
de développement de la finance climat à horizon 2030 pour renforcer la gestion des risques
climatiques au niveau du secteur financier.
Elle vise à promouvoir un cadre transparent et harmonisé de communication sur les risques
climatiques conformément aux normes internationales sur la durabilité de l’International
Sustainability Standards Board (ISSB) et a fait l’objet d’une large concertation avec les banques de
la place.
A travers cette directive, Bank Al-Maghrib entend renforcer la mitigation des risques financiers
d’origine climatique ainsi que l’engagement des banques auprès de leurs grandes contreparties
sur les processus et activités liés au climat en vue d’une meilleure planification de la transition au
niveau du secteur.
La directive requiert des banques de transmettre à Bank Al-Maghrib des données qualitatives
et quantitatives reflétant la surveillance des expositions des grands emprunteurs aux risques
climatiques.
128
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La Banque a parachevé son dispositif interne d’octroi de la liquidité d’urgence par l’élaboration
d’une instruction fixant les conditions et les modalités relatives à l’octroi de cette liquidité d’urgence
par Bank Al-Maghrib aux banques dans le cadre de l’exercice de sa mission de contribution au
maintien de la stabilité financière.
Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib peut fournir, à titre discrétionnaire, une liquidité d’urgence en
faveur : (i) d’un établissement de crédit rencontrant des problèmes temporaires de liquidité
sans soulever de préoccupations sur le plan de sa solvabilité ; (ii) d’un établissement de crédit
rencontrant des difficultés de liquidité et présentant des doutes quant à sa solvabilité, sous réserve
de disposer de la garantie de l’Etat en couverture de ces opérations.
Cette réforme a donné lieu à la préparation d’un amendement de la loi n°103-12 relative
aux établissements de crédit et organismes assimilés et la loi n°40-17 portant statut de Bank
Al-Maghrib. Le projet d’amendement a fait l’objet d’un examen par un groupe de travail réunissant
des représentants de Bank Al-Maghrib et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, en
coordination avec le Secrétariat Général du Gouvernement. Il a été transmis au Ministère chargé
des Finances en vue de son introduction dans le circuit législatif.
129
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Bank Al-Maghrib a entrepris, les travaux d’élaboration d’un projet de texte relatif au cadre
prudentiel des établissements de paiement.
Ledit projet vise à fixer les modalités de détermination des fonds propres prudentiels et exigences
en fonds propres des établissements de paiement pour couvrir les risques encourus notamment
les risques opérationnels et requiert plus largement desdits établissements la mise en place d’un
dispositif de gestion de l’ensemble des risques générés par leurs activités.
Bank Al-Maghrib a mené en 2024, des travaux préparatoires visant l’édiction des circulaires
d’application de la loi n° 94-21 relative aux obligations sécurisées, portant notamment sur :
4. Cybersécurité
Bank Al-Maghrib a finalisé cette année, l’élaboration d’une directive dédiée à la résilience numérique
des établissements de crédit. Ce projet de texte vise à établir un cadre normatif requérant des
établissements de crédit d’anticiper, de répondre et de se rétablir efficacement face à d’éventuelles
cybermenaces.
Ce projet doit faire l’objet d’une consultation auprès de la Direction Centrale de la Sécurité
des Systèmes d’Information, avant son édiction courant 2025.
130
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 8 :
Projet de directive sur la résilience opérationnelle numérique
131
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
1. Projet de loi relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
performantes
Bank Al-Maghrib a parachevé un projet de loi portant sur la transférabilité des créances en
souffrance, dans le cadre d’un comité inter-institutionnel placé sous l’égide du Secrétariat Général
du Gouvernement 43. Ce projet de texte a été partagé avec le Ministère de l’Economie et des
Finances, en vue de son introduction dans le circuit d’adoption.
Encadré n° 9 :
Projet relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
performantes
Comité inter-institutionnel :
Les travaux du Comité ont été accompagnés par un consultant juridique chargé
de l’élaboration des documents préparatoires, lesquels ont servi de base aux
discussions approfondies sur la réforme, ainsi qu’à la rédaction des propositions
d’amendements y afférentes.
43 Le comité inter-institutionnel comprend des représentants de Bank Al-Maghrib, du Ministère de l’Economie et des Finances,
du Ministère de la Justice, du Ministère de l’Industrie et du Commerce, du Conseil du Pouvoir Judiciaire et du Ministère de
l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques Publiques.
132
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 9 : (suite)
La version finalisée de la réforme est le résultat d’un processus d’échanges entre les
différents départements ministériels concernés. À ce titre, les principaux axes de la
réforme s’articulent notamment autour des éléments suivants :
• Champ d’application et Caractéristiques de la créance cédée ;
• Dérogation au monopole bancaire en matière de cession de créances ;
• Conditions de validité de la cession ;
• Conditions d’opposabilité de la cession de créance entre les parties aux tiers ;
• Garantie de solvabilité du débiteur ;
• Forme de la notification de la cession ;
• Transfert des accessoires, des sûretés, ainsi que des hypothèques ;
• Protection des données à caractère personnel et la protection du consommateur.
À l’issue de cet atelier, une version finale du projet de loi a été élaborée, soumise
au Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) et partagée avec les membres du
Comité inter-institutionnel.
133
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib et la Société Financière Internationale (SFI) ont conjointement
organisé, à Casablanca, une conférence placée sous le thème : « Catalyser un marché secondaire
de créances en souffrance au Maroc ». Cet événement qui a réuni des représentants de divers
départements ministériels, des établissements bancaires, ainsi que des institutions financières
nationales et internationales, a permis de dresser un état des lieux de la réforme relative à la
cession des créances en souffrance, évaluer les progrès réalisés, définir les perspectives permettant
de favoriser l’émergence d’un marché secondaire efficient, et mobiliser l’ensemble des parties
prenantes autour de cet objectif commun.
Un projet de loi sur les cryptoactifs a été élaboré dans le cadre d’un groupe de travail réunissant les
institutions concernées, en l’occurrence la Présidence du Ministère Public, le Ministère des Finances,
Bank Al-Maghrib, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), l’Autorité de Contrôle des
Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF)
et l’Office des Changes. Il tient compte des recommandations de haut niveau du Conseil Mondial de
Stabilité Financière (FSB) et de la recommandation n°15 du Groupe d’Action Financière (GAFI).
Encadré n° 10 :
Projet de loi sur les cryptoactifs
Les autorités marocaines ont initié un projet de loi régissant les cryptoactifs. Ce
choix s’inscrit dans le cadre de la convergence du Maroc avec le cadre normatif
international du GAFI et en particulier de se conformer à la norme 15 du GAFI sur
les actifs virtuels.
Le projet a également pour objectif d’adresser les risques encourus par les usagers
de ces actifs ainsi que ceux qui pourraient peser sur l’intégrité financière des
marchés et éventuellement sur la stabilité financière.
Le projet de loi tient compte d’un certain nombre de benchmarks de juridictions tels
que le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets).
Ce texte définit les cryptoactifs, institue l’obligation d’un agrément pour les
prestataires de services sur cryptoactifs, définit les périmètres d’intervention
des autorités nationales financières en matière d’agrément et de contrôle de ces
prestataires.
134
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En 2024, la Banque a contribué avec l’appui technique de la Société Financière Internationale « SFI »
aux travaux d’élaboration du projet de stratégie nationale de Supply Chain Finance (SCF) au Maroc.
Ces travaux s’articulent autour des deux volets suivants :
• Analyse du cadre législatif et réglementaire marocain en vue d’identifier les obstacles éventuels
et les opportunités de mise en place des solutions Supply Chain Finance (SCF) ;
• Elaboration d’une stratégie Supply Chain Finance (SCF) et d’une feuille de route pour son
déploiement, en concertation avec les parties prenantes concernées.
Encadré n° 11 :
Supply Chain Finance
Ce projet vise à soutenir les objectifs fondamentaux suivants : (i) assurer des liquidités suffisantes et
un financement abordable du fonds de roulement pour les TPME, (ii) réduire l’impact et les risques
liés aux reports, retards ou défauts de paiements des factures et (iii) créer des écosystèmes de
chaînes de valeur résilientes et digitalisées au sein de l’économie marocaine.
Sur cette base, Bank Al-Maghrib a contribué conjointement avec le Ministère de l’Economie et
des Finances à l’élaboration d’un projet de stratégie nationale sur la Supply Chain Finance (SCF),
en s’appuyant également sur les échanges avec les parties prenantes clés au Maroc ainsi que le
benchmark auprès d’autres juridictions.
135
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
4. Conglomérats financiers
En vue de mitiger les risques qui peuvent peser sur le secteur financier à travers les groupes
intervenant à la fois au niveau du secteur bancaire et du marché de capitaux, Bank Al-Maghrib,
l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux et l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la
Prévoyance Sociale ont édicté une circulaire conjointe relative aux conglomérats financiers publiée
au bulletin officiel en février 2025.
Ce texte fixe des exigences en matière de gouvernance, de contrôle interne et de gestion des
risques. Il entre en vigueur 48 mois après sa date de publication.
Encadré n° 12 :
Conglomérats financiers
136
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
CHAPITRE 2.
ACTIVITE DE SUPERVISION BANCAIRE
En 2024, Bank Al-Maghrib, soucieuse de consolider la résilience des banques, est demeurée vigilante
sur le caractère mesuré des distributions de dividendes et le niveau adéquat du provisionnement
des créances à risque.
La Banque a également rehaussé ses outils de surveillance à travers le déploiement d’un dispositif
d’évaluation prudentielle des banques à connotation prospective, prenant en compte, outre leur
situation prudentielle actuelle, une appréciation des leurs expositions à des risques potentiels à
venir et de leur capacité à faire face à d’éventuels chocs futurs.
En matière de finance climat, la Banque a coordonné avec le Ministère des Finances, l’Autorité
Marocaine des Marchés de Capitaux et l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance
Sociale une stratégie de développement de la finance climat à horizon 2030.
Dans le domaine de la finance digitale, la Banque travaille à la mise en place d’un cadre régissant
l’Open Banking et l’Open Finance. Ce projet vise à régir le partage de données par les acteurs
bancaires avec des prestataires fintech, selon un cadre sécurisé, à l’effet de faire émerger de
nouveaux services financiers innovants répondant aux besoins des usagers et accélérant l’inclusion
financière.
Dans le domaine du financement, Bank Al-Maghrib a entrepris avec ses partenaires publics et
privés, notamment le secteur bancaire, le ministère des Finances et la Société Nationale de Garantie
et de Financement de l’Entreprise, la préparation d’une charte de financement pour la TPE.
En matière de cybersécurité, des missions de vérifications sur place portant sur la sécurité des
systèmes d’information sont menées auprès des institutions bancaires selon une approche par les
risques. En parallèle, un échange d’informations et d’expérience au sein de la communauté bancaire
a été pérennisé. Aussi, des actions de sensibilisation à l’attention des citoyens ont été menées pour
diffuser les pratiques à adopter pour un usage sécurisé des services financiers digitaux.
137
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
1. Agréments et approbations
Après avis du Comité des Etablissements de Crédit, Bank Al-Maghrib a procédé, au cours de l’année
2024, à :
• L’octroi d’un nouvel agrément à une banque suite au changement de son contrôle ;
• L’octroi d’un nouvel agrément à deux sociétés de financement suite au changement de leur
contrôle ;
• L’octroi d’un nouvel agrément à une banque offshore suite au changement de son contrôle ;
• L’octroi d’un agrément pour la création d’un établissement de paiement ;
• L’octroi d’un agrément à une société en vue d’exercer, en qualité d’établissement de paiement,
l’activité d’acquéreur de moyens de paiements électroniques auprès de e-commerçants offrant
leurs produits et services via des plateformes internet ;
• L’octroi d’un agrément pour la création d’une société de financement collaboratif (SFC) sur des
opérations de catégorie « don » ;
• L’octroi d’un agrément pour la création de deux sociétés de financement collaboratif (SFC) sur
des opérations de catégorie « don » et « prêt » avec ou sans intérêt ;
• L’accord préalable pour une opération de cession partielle du capital social d’un groupe
bancaire ;
• L’accord préalable pour l’ouverture par une banque étrangère d’un bureau de représentation
au Maroc.
La Banque a, par ailleurs, instruit 24 dossiers relatifs à la désignation de 39 commissaires aux
comptes pour exercer au sein de 5 banques conventionnelles, deux banques offshore, 8 sociétés
de financement, 4 établissements de paiement et 4 associations de micro-crédit.
138
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Dans le cadre de la surveillance des établissements assujettis, Bank Al-Maghrib adopte une
approche reposant sur un contrôle permanent, sur la base de documents remis périodiquement
par ces établissements, des missions ponctuelles de contrôle sur place ainsi que des échanges
réguliers avec les représentants des fonctions clés des établissements de crédit, les commissaires
aux comptes et les autorités des pays de présence pour les banques transfrontalières.
À l’issue de ces contrôles, des plans d’actions sont mis en œuvre par les établissements pour
prendre en charge les recommandations de Bank Al-Maghrib.
Au titre de 2024, les actions de supervision effectuées à distance ont porté, outre l’analyse
des activités des établissements de crédit au Maroc et à l’étranger, sur le suivi des impacts des
conditions macroéconomiques dans les divers pays de présence sur les bilans bancaires et les
risques encourus, les effets des conditions géopolitiques, économiques, monétaires et climatiques
sur le crédit et la solvabilité des emprunteurs, la qualité des actifs, l’adéquation des fonds propres
et de la liquidité ainsi que de la résilience opérationnelle.
D’autre part, Bank Al-Maghrib a mené 18 missions de vérification sur place à caractère thématique
au niveau de 9 banques dont une filiale d’une banque marocaine au Cameroun. Les contrôles
ont porté cette année sur la gouvernance, la gestion de la cybersécurité, l’évaluation du dispositif
d’octroi de crédit et le suivi des recommandations d’une précédente mission de contrôle sur
l’évaluation de la qualité des actifs. Dans le domaine de la relation banque-client, des missions
de vérification ont été conduites pour évaluer les pratiques en matière de clôture des comptes
et la délivrance des mainlevées. Dans le domaine de l’intégrité financière, des missions de
vérification ont été menées pour évaluer le dispositif de surveillance des opérations de la clientèle,
la déclaration des opérations suspectes et la gestion des réquisitions émanant des autorités
judiciaires.
139
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 13 :
Restitution des résultats de la première évaluation des banques selon
le nouveau référentiel « SREP »
La notation SREP des banques, une fois stabilisée, sera prise en compte pour
décider de l’opportunité d’exiger un supplément en capital aux banques. Ce
mécanisme, communément appelé « P2R – Pillar 2 Requirement », est un mécanisme
recommandé par le Comité de Bâle qui vise à couvrir par des fonds propres
prudentiels additionnels, d’éventuels risques qui ne sont pas pris en compte dans
le cadre de la solvabilité et qui sont insuffisamment couverts par les dispositifs de
mitigation des banques.
140
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La Banque a accordé une attention rapprochée à l’évolution du risque de crédit dans les portefeuilles
des banques, induit par la conjoncture économique, et procédé à des vérifications des pratiques de
déclassements des créances non performantes et leur couverture par les provisions.
Les superviseurs ont dans ce cadre assuré un suivi régulier des reportings périodiques portant
sur les créances dites sensibles, c’est-à-dire présentant des indices de vulnérabilité sans toutefois
présenter les critères réglementaires du défaut. Des échanges à ce sujet sont tenus avec
les responsables des fonctions de gestion des engagements et des risques ainsi qu’avec les
commissaires aux comptes.
Bank Al-Maghrib a mené deux missions portant sur l’évaluation du dispositif d’octroi de crédit et le
suivi des recommandations d’une précédente mission sur la qualité des actifs.
Les plans d’action mis en œuvre par les établissements pour prendre en charge les recommandations
de Bank Al-Maghrib font l’objet d’un suivi rapproché par les superviseurs en charge du contrôle
permanent à travers l’examen des reportings trimestriels retraçant l’état d’avancement desdits
plans et la tenue de réunions périodiques à ce sujet. Des échanges peuvent également être
tenus avec les commissaires aux comptes à l’effet de recueillir leur appréciation sur des points en
particulier.
141
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 14 :
Approche des missions de contrôle sur place
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a repriorisé, en 2024, le projet de refonte de la circulaire 19/G relative
à la classification des créances et leur couverture par les provisions.
Ce projet de réforme convergeant avec les standards internationaux ainsi que les meilleures
pratiques en termes de mesure et surveillance du risque de crédit, couvre trois domaines : (i) les
créances sensibles, (ii) les créances restructurées et les créances en souffrance ainsi que (iii) les
opérations de dations en paiement et celles des ventes à réméré.
142
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’année 2024 a été marquée par une détente des taux obligataires induite principalement par le
recul des pressions inflationnistes au Maroc, la décision de Bank Al-Maghrib de baisser son taux
directeur de 25 points de base, à deux reprises en 2024 passant à 2,75% en juin puis à 2,50% en
décembre 2024, et l’amélioration de la visibilité des investisseurs.
Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a suivi les développements sur les marchés obligataires,
OPCVM, change et actions ainsi que leurs impacts sur les expositions des banques aux risques de
taux d’intérêt, de change, actions et sur matières premières, encourus de par leurs portefeuilles
de négociation.
Le monitoring se base sur des reportings périodiques retraçant les positions de marché, leur
sensibilité aux fluctuations des paramètres et les résultats des stress tests menés par les banques
sur ces positions. Il est complété par des rencontres périodiques avec les responsables de la gestion
des risques et des salles de marchés des acteurs bancaires à l’effet de recueillir leur vision des
marchés, leurs stratégies d’intervention et de couverture, ainsi que leur politique de gestion des
risques.
45 Critère implique que le débiteur est considéré comme étant très peu disposé à payer l’intégralité de ses obligations de crédit,
sans tenir compte du collatéral et indépendamment de l’existence de tout montant en retard de paiement ou du nombre de
jours de retard.
143
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Dans le contexte de détente des taux monétaires et obligataires, la Banque s’est penchée sur
l’exposition des marges bancaires et de la valeur économique des fonds propres des banques à
différents scénarii hypothétiques de variation des taux d’intérêt.
Cette surveillance est opérée sur la base d’un reporting trimestriel transmis par les banques, lequel
retrace les impacts de six chocs de taux sur la marge d’intérêt et les fonds propres des banques.
En parallèle, les superviseurs tiennent des échanges réguliers avec les fonctions Asset Liability
Management (ALM) pour anticiper les prévisions des banques quant à l’évolution de leurs
portefeuilles bancaires sensibles aux taux et les stratégies de leur gestion.
2.1.4 Cyber-risques
Dans un contexte marqué par l’évolution continue des menaces cybernétiques et la digitalisation
accrue des services bancaires, Bank Al-Maghrib a renforcé ses actions visant à réhausser la
cyber-résilience du secteur bancaire. Dans ce cadre, la Banque a œuvré à adapter ses outils de
supervision des cyber-risques encourus par les établissements de crédit et leur clientèle.
Ainsi, en 2024, Bank Al-Maghrib a déployé un tableau de bord dédié au pilotage des indicateurs
de cybersécurité des banques, afin d’améliorer la surveillance des conditions de cybersécurité du
secteur bancaire.
Dans une démarche de sensibilisation et de protection des clients des établissements de crédit
contre la fraude et les escroqueries financières en ligne, un guide spécifique portant sur les
mesures de protection contre le phishing a été publié en juillet 2024. Bank Al-Maghrib a édicté
également un guide destiné aux établissements de crédit et organismes assimilés pour protéger
leurs clients contre cette menace.
Aussi, des mesures spécifiques à la protection des applications mobiles bancaires ont été prises.
144
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 15 :
Guide de bonnes pratiques pour la protection des clients des
établissements de crédit contre le phishing
Dans le même sillage, Bank Al-Maghrib prépare un guide des bonnes pratiques en cybersécurité,
mettant un accent particulier sur la protection des établissements de crédit contre les attaques
par Ransomwares.
145
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
En 2024, Bank Al-Maghrib a assuré une veille rapprochée de la situation politique, sécuritaire, macro-
financière et socio-économique des pays de présence des banques marocaines parallèlement à un
monitoring de l’activité, la rentabilité et la solvabilité des filiales qui y sont implantées.
Cette surveillance vise à anticiper et détecter proactivement les risques actuels et susceptibles
de survenir pour les implantations bancaires et à échanger avec les banques sur les mesures
préventives ou correctives entreprises.
Dans le même sens, la Banque a assuré une veille des évolutions des notations des pays de
présence dont l’impact sur les politiques bancaires et les provisions a été examiné avec les groupes
bancaires transfrontaliers. Elle a également demandé aux groupes bancaires transfrontaliers
d’effectuer des stress tests au titre de leurs expositions dans les pays confrontés à des difficultés
ou des crises et à constituer en conséquence des provisions pour risque pays.
Cette année, Bank Al-Maghrib a mené une mission de contrôle sur place conjointe avec la
Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) auprès d’une filiale d’une banque marocaine
présente au Cameroun portant sur l’évaluation du dispositif de lutte contre le blanchiment de
capitaux et de financement du terrorisme et la gestion des cyber-risques.
Comme chaque année, les collèges des superviseurs des trois groupes bancaires marocains
implantés à l’étranger ont été organisés. Ces réunions sont dédiées à évaluer la situation financière
et prudentielle des implantations à l’étranger, leurs stratégies et leur pilotage des risques
notamment au vu des évolutions de l’environnement économique et réglementaire au Maroc et
dans les pays d’accueil. En outre, des échanges périodiques par visio-conférence sont organisés
avec les homologues étrangers à l’effet de discuter des profils de risque des filiales et des différents
sujets de préoccupation.
En 2024, la réunion annuelle du Comité Afrique, réunissant le Wali de Bank Al-Maghrib et les
Présidents des trois groupes bancaires marocains panafricains a permis de se pencher sur le
développement et les perspectives des activités des banques marocaines sur le continent. Un
accent particulier a été mis sur l’évolution des expositions aux risques des implantations bancaires
en Afrique dans un contexte marqué par l’accentuation du risque souverain et les menaces et
enjeux liés à la cybersécurité.
146
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En outre, Bank Al-Maghrib a entrepris les préparatifs de la conduite d’un exercice de simulation de
crise transfrontalière devant réunir les banques centrales et régulateurs du Maroc, de la Tunisie,
de la Mauritanie et de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). Cet exercice planifié pour début
2025, a été préparé avec l’appui technique de l’Institut de Stabilité Financière (ISF), relevant de la
Banque des Règlements Internationaux (BRI), et a donné lieu à la préparation d’un scénario de
crise et à la conduite d’un test à blanc. L’objectif de cet exercice est de permettre aux juridictions
participantes de tester et d’évaluer la pertinence et l’efficacité de leurs régimes de gestion de
crise en particulier les accords de coordination et de coopération mis en place entre les autorités
concernées pour gérer les risques inhérents à une éventuelle défaillance d’une ou plusieurs
banques revêtant une importance systémique sur le plan régional. Cet exercice a également pour
objectif d’évaluer les régimes de résolution applicables dans les diverses juridictions participantes
et identifier tout écart significatif par rapport aux normes internationales en la matière.
A ce titre, un reporting dédié a été institué en vue de suivre cet état d’avancement et apprécier
l’efficacité des dispositifs anticorruption mis en place.
Un atelier de travail a été organisé avec les établissements bancaires au cours duquel Bank
Al-Maghrib a fait part de ses constatations à l’issue de l’analyse des reportings et a fixé ses attentes
en matière de gouvernance et de prévention des risques de corruption.
Bank Al-Maghrib a examiné la situation des fonds propres et de la solvabilité des banques et des
autres établissements assujettis. Outre la vérification du respect des minimas réglementaires, elle a
appelé les banques à faire preuve de prudence en matière de distribution des dividendes au titre du
résultat de l’exercice 2024 et à lui soumettre les propositions de distributions préalablement à leur
adoption.
Sur cette base, la banque a formulé son avis ainsi que ses conditions au sujet des propositions
soumises par les banques.
147
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Bank Al-Maghrib a également requis des banques d’importance systémique d’observer un ratio
de fonds propres de catégorie 1 de 11% à l’effet de renforcer leur coussin de sécurité et préserver
leur résilience face à d’éventuels chocs. Dans le cas où ce niveau ne serait pas observé sur base
individuelle et/ou consolidée, Bank Al-Maghrib accorde un délai jusqu’en 2025 pour s’y conformer.
2.2.2 Evaluation des dispositifs d’adéquation des fonds propres internes des
banques (ICAAP)
Bank Al-Maghrib a procédé à l’examen de la 6ème édition des rapports annuels des banques sur
leurs processus d’adéquation des fonds propres internes (ICAAP). Dans ces rapports, les banques
exposent leur modèle d’activité, procèdent à une identification et une quantification des risques
significatifs, à la confection de scénarii de stress tests internes pour qualifier les besoins en capital
et arrêter en conséquence la planification de leur capital.
Cet examen a fait ressortir que les banques ont réalisé des progrès dans la mise en œuvre de ce
processus et a donné lieu à des recommandations de Bank Al-Maghrib pour renforcer davantage
son efficacité.
Bank Al-Maghrib a conduit avec les banques le 6ème exercice annuel de stress test. Pour les besoins
de réalisation de cet exercice, elle a fourni aux banques les projections macroéconomiques à
retenir selon un scénario central et un scénario adverse.
Les principales variables macroéconomiques prises en compte portent sur la croissance, l’inflation,
les conditions monétaires et financières, les comptes extérieurs et les finances publiques.
Le scénario adverse retenu a simulé une évolution défavorable de la croissance de la Zone Euro et
des prix des matières premières combinée à une mauvaise campagne agricole nationale.
Les impacts sur les bilans bancaires ont été mesurés en terme notamment de sinistralité des
crédits, de rentabilité et de solvabilité.
Au vu des impacts, les banques ont défini les mesures qui seraient susceptibles d’être activées pour
préserver leur solidité dans le cas de survenance dudit choc.
L’exercice a été mené sur bases sociale et consolidée et a confirmé la résilience du secteur bancaire.
148
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
2.4. Examen des Plans de redressement de crise interne des banques (PRCI)
Les banques, dont la liste est arrêtée par Bank Al-Maghrib, sont tenues d’adresser annuellement
un plan de redressement de crise interne qui doit retracer le dispositif de gestion que celles-ci ont
mis en place pour être en mesure de rétablir leur viabilité financière en réaction à d’éventuels chocs
extrêmes.
En 2024, 9 banques représentant 95% de part de marché en termes de total-bilan, sont soumises à
l’obligation d’établir un plan de redressement de crise interne. Dans ce rapport, les banques doivent
en particulier expliciter la gouvernance prévue en cas de crise et les mesures de redressement
qu’elles comptent mettre en œuvre, en limitant l’impact sur le système financier marocain et sans
faire appel à l’intervention de l’Etat ou de Bank Al-Maghrib.
Bank Al-Maghrib a examiné les plans de redressement de crise interne établis par les banques dans
le cadre d’un processus itératif. Des interactions ont lieu avec les banques pour les informer des
observations de Bank Al-Maghrib et leur faire part des recommandations et des attentes à l’effet
de renforcer l’efficacité de leurs plans.
L’année 2024 a été marquée par la tenue de la COP29 à Bakou, au cours de laquelle Bank
Al-Maghrib a mis en lumière les efforts qu’elle déploie pour accompagner le Maroc dans la lutte
contre le changement climatique. À cette occasion, la Banque a présenté ses actions en matière de
sensibilisation, de renforcement des capacités et de gestion des risques financiers liés au climat,
lesquels représentent une menace croissante pour la stabilité financière, l’un de ses mandats
fondamentaux.
En parallèle, le Maroc a lancé, fin 2024, la mise à jour de sa Contribution Déterminée au niveau
National (CDN), dans sa troisième version. Avec le soutien du Programme des Nations Unies pour
le développement (PNUD), le pays a également initié la mise en place d’un dispositif d’aide à la
décision, visant à optimiser la planification et l’exécution des actions liées à la CDN. Ces initiatives
témoignent de la volonté du Royaume de renforcer la mise en œuvre de ses engagements
climatiques et d’affirmer son ambition en matière de transition vers une économie bas carbone.
Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a poursuivi sa mobilisation aux côtés des pouvoirs publics, en
vue de soutenir la contribution du secteur bancaire à l’atteinte des objectifs climatiques nationaux.
Elle a notamment pris part à plusieurs initiatives coordonnées avec les acteurs nationaux. Ces
efforts conjoints ont abouti, en 2024, à l’élaboration et à la publication de la Stratégie nationale de
développement de la finance climat à l’horizon 2030, visant à promouvoir la finance verte, considérée
comme un levier stratégique pour accompagner la transition du pays vers une économie bas carbone.
149
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
S’agissant plus spécifiquement du secteur bancaire, et dans le cadre des efforts visant à intégrer
les impacts du changement climatique dans les pratiques financières, Bank Al-Maghrib a publié en
avril 2024 une étude conjointe avec la Banque Mondiale. Cette étude, la première du genre dans
la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), vise à mieux comprendre les risques financiers
d’origine climatique, évaluer le niveau d’exposition du secteur bancaire marocain, et mesurer sa
vulnérabilité face à des scénarios de chocs climatiques hypothétiques.
Dans le cadre de son nouveau plan stratégique quinquennal 2024-2028, Bank Al-Maghrib a
réaffirmé son engagement en inscrivant la volonté de compléter le cadre réglementaire et de
supervision des risques climatiques, ainsi que de promouvoir une finance verte et durable, parmi
ses objectifs stratégiques.
Bank Al-Maghrib est membre du réseau des banques centrales et des superviseurs pour le
verdissement du système financier (NGFS), du réseau financier et bancaire durable (SBFN) et du
réseau de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI). Dans ce cadre, elle a participé en 2024 aux
travaux en lien avec la supervision des plans de transition et l’intégration de l’adaptation dans
lesdits plans des institutions financières, la définition de la matrice d’évaluation des pratiques de la
finance verte inclusive et la revue des scénarios climatiques à court-terme du NGFS.
La Banque a activement participé aux travaux du réseau des banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier (NGFS) en particulier aux travaux portant sur l’intégration
de l’adaptation au changement climatique dans les plans de transition des institutions financières
et la simulation des impacts financiers d’origine climatique à court-terme.
150
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 16 :
Publications du réseau des banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier « NGFS » en 2024
Au titre de 2024, le réseau NGFS a publié une série de documents faisant état
des avancées des Banques Centrales et des institutions financières en matière
d’évaluation des risques climatiques et de promotion de l’alignement des
portefeuilles sur l’Accord de Paris :
- Rapport sur les scénarios du NGFS, intitulé : Objectif, cas d’utilisation et orientations
sur les adaptations institutionnelles requises ;
- Une série de publications comprenant trois rapports et une note de synthèse sur
les plans de transition ;
- Rapport sur l’investissement durable et responsable dans la gestion de portefeuille
des banques centrales – Pratiques et recommandations ;
- Document technique sur les stratégies de décarbonation pour les portefeuilles
d’entreprises des banques centrales ;
- Document technique sur la prise en compte des risques climatiques et de l’impact
de la transition dans les investissements souverains des banques centrales ;
- Guide sur la divulgation des informations liées au climat pour les banques centrales
– Deuxième édition ;
- Rapport sur l’adaptation des opérations des banques centrales à un monde plus
chaud : progrès actuels et exemples pratiques ;
- Un cadre conceptuel sur les risques financiers liés à la nature pour guider l’action
des banques centrales et des superviseurs ;
- Un rapport sur les contentieux liés à la nature : tendances émergentes et leçons
tirées des litiges climatiques ;
- Note d’information du NGFS : Amélioration des données sur les émissions de gaz
à effet de serre ;
151
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 16 (suite) :
En 2024, Bank Al-Maghrib a assuré le rôle d’expert et de point focal sur la finance verte inclusive
des femmes au niveau du groupe de travail de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI) portant
sur la finance verte inclusive « IGF ». Ce groupe s’est penché sur les pratiques réglementaires et de
supervision des risques climatiques, le verdissement des TMPE et le déploiement des taxonomies
vertes.
152
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 17 :
Publications 2024 de l’AFI sur la finance verte inclusive (IGF)
En 2024, la banque a publié son rapport conjoint avec la Banque Mondiale sur l’évaluation des
risques climatiques au niveau du secteur bancaire. Ce rapport s’inscrit dans le cadre des livrables du
programme de travail portant sur la supervision et le contrôle des risques financiers liés au climat
déployés entre 2020 et 2022 avec l’assistance de la Banque Mondiale.
A travers cet exercice, Bank Al-Maghrib s’est attachée à accompagner les banques dans la
compréhension de leurs expositions aux risques financiers d’origine climatique.
153
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Sur la base de l’analyse de l’impact des événements climatiques historiques, des entretiens avec les
parties prenantes nationales et de la revue de l’état actuel et futur du climat au Maroc, ce premier
exercice a permis d’estimer l’exposition du secteur bancaire aux risques financiers induits par le
climat et de mener une première évaluation de la vulnérabilité des banques à des scénarios de
chocs climatiques, à l’échelle sectorielle et individuelle.
Les risques physiques retenus concernent la sécheresse et les inondations et les risques de
transition ont été estimés en évaluant l’impact de l’instauration d’une taxe carbone sur la solvabilité
des entreprises débitrices auprès des banques.
Dans le cadre du dialogue continu avec le secteur bancaire, Bank Al-Maghrib a inscrit la finance
verte et les risques financiers liés au climat à l’ordre du jour des réunions périodiques avec le
Groupement Professionnel des Banques du Maroc.
Ainsi, en 2024, Bank Al-Maghrib a mis en place une commission Banques-Climat dont les réunions
sont tenues trimestriellement en vue d’examiner avec les banques les dernières actualités relatives
à la gestion des risques climatiques. Ces rencontres constituent également une opportunité
d’échange, permettant aux banques de faire part de l’expérience de la mise en œuvre des exigences
réglementaires de Bank Al-Maghrib en matière de gestion des risques climatiques.
La Banque s’est également engagée dans une démarche progressive d’intégration des facteurs et
risques climatiques et environnementaux dans le cadre réglementaire et prudentiel et s’emploie à
accompagner les banques dans le déploiement des exigences y afférentes à travers la contribution
au renforcement de leurs capacités.
Plusieurs initiatives ont été menées dans le domaine du renforcement de capacités. Dans ce
cadre, et en vertu du protocole d’accord liant Bank Al-Maghrib, la Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement (BERD) et le Groupement Professionnel des Banques du
Maroc (GPBM), visant à accompagner les établissements bancaires dans la mise en œuvre de la
Directive n°5/W/2021 relative à la gestion des risques financiers liés au changement climatique
et à l’environnement, ainsi qu’à aligner leurs pratiques de gouvernance et de gestion desdits
risques, une première phase de ce programme de formation, axée spécifiquement sur la gestion
et l’évaluation des risques climatiques, a été déployée en 2024.
154
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La Banque s’attache à favoriser la coordination sur la finance verte et la gestion des risques
climatiques avec les parties prenantes nationales et les autres autorités de supervision du système
financier. Elle contribue aux côtés du Ministère de la transition énergétique et du développement
durable, du Ministère de l’Economie et des Finances et des autres parties prenantes aux réflexions
sur l’économie verte et la finance verte et durable.
Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib participe aux côtés des parties prenantes publiques et privées aux
projets nationaux visant à accélérer le financement de la transition verte au Maroc notamment :
• Le programme des réformes du secteur financier, en lien avec le climat et la durabilité, soutenu
par la facilité pour la résilience et la durabilité du Fonds Monétaire International ;
• Le déploiement de la deuxième phase du cycle de réflexion de l’Initiative financière du
Programme des Nations Unies pour l’environnement sur l’approche de développement de la
finance climatique au Maroc ;
• La modélisation macro-économique et la définition du plan d’investissement devant accompagner
le déploiement de la stratégie bas carbone à horizon 2050 ;
• Le programme d’appui à la mise en œuvre des objectifs climatiques du Maroc inscrits dans
la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) par la Banque Mondiale et piloté par le
Ministère de l’Economie et des Finances.
Dans le cadre du programme de réformes du secteur financier, Bank Al-Maghrib a contribué, aux
côtés des régulateurs financiers (AMMC et ACAPS) et du Ministère de l’Économie et des Finances,
aux travaux d’élaboration d’une stratégie nationale de développement de la finance climat à
l’horizon 2030, rendue publique en septembre 2024.
155
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Ces ateliers, organisés au profit des responsables de conformité des assujettis, ont constitué
une opportunité d’échange sur les modalités de mise en œuvre des exigences réglementaires, le
partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques. Les thématiques abordées ont porté
notamment sur ce qui suit :
• Le cadre normatif et réglementaire ainsi que les bonnes pratiques en matière d’identification et
de connaissance des clients ;
• Les indices de soupçon et leur interprétation dans le cadre de la déclaration d’opérations
suspectes ;
• Les principes fondamentaux du GAFI relatifs au suivi des programmes de régularisation
volontaire des situations fiscales ;
• Les exigences de vigilance applicables aux opérations impliquant des cryptoactifs ;
• Les mesures de vigilance renforcée à l’égard des juridictions identifiées par le GAFI ;
• La mise en œuvre de l’approche fondée sur les risques dans le dispositif de LBC-FT ;
• Les typologies et indicateurs de soupçon relatifs aux activités de paris illégaux ;
• Les principales décisions issues des réunions plénières du GAFI ;
• Les éléments relatifs au 3ème cycle d’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN, incluant les
échéances et les préparatifs ;
• Le bilan opérationnel de la collaboration ANRF–ECOA et CNASNU–ECOA, avec les indicateurs de
performance et les délais associés ;
• Les évolutions techniques récentes de la plateforme d’échange avec la CNASNU.
156
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement des contrôles sur le secteur bancaire et exigé des
évaluations régulières des risques de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
pour renforcer davantage la confiance des contreparties du secteur bancaire marocain.
En 2024, Bank Al-Maghrib a mené 5 missions de contrôle sur place auprès des établissements de
crédit et organismes assimilés, ayant porté sur la thématique de LBC-FT selon l’approche basée sur
les risques adoptée par la Banque.
Les domaines couverts lors des missions LBC-FT, ont porté notamment sur le dispositif de
surveillance des opérations de la clientèle, la déclaration des opérations suspectes et la gestion des
réquisitions émanant des autorités judiciaires.
La Banque a également conduit une mission conjointe dans le domaine de la LBC-FT avec la
Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) au niveau d’une filiale d’un groupe bancaire
marocain implantée au Cameroun.
Après la sortie du Maroc des listes du GAFI et de l’Union Européenne en 2023, différents chantiers
ont été engagés en 2024 visant à maintenir le même Momentum et préparer l’évaluation mutuelle
du Maroc, prévue à partir de 2026, dans le cadre du 3ème cycle d’évaluation du GAFIMOAN.
157
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
A ce titre, Bank Al-Maghrib a contribué avec les autres autorités du secteur financier sous l’égide de
l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF), à la préparation de la Stratégie Nationale
en matière de LBC-FT couvrant la période 2024-2028. Cette stratégie se concentre principalement
sur le renforcement des capacités des autorités de supervision et de contrôle dans les secteurs
financier et non financier. Elle met également l’accent sur le suivi des risques et des tendances en
matière de LBC- FT afin de prévenir et d’atténuer les risques émergents, notamment ceux liés à la
digitalisation des services, avec le renforcement de la coopération à l’international et le respect des
normes internationales en matière de LBC-FT.
158
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Pour assurer la mise en œuvre de ces décisions, il a été institué un comité de pilotage présidé par
l’ANRF ayant pour mission la supervision générale de l’opération d’évaluation, la déclinaison des
objectifs stratégiques, et l’orientation des commissions techniques, ainsi que 3 commissions, à
savoir :
Lors de la 38ème réunion plénière du GAFIMOAN, tenue du 19 au 23 mai 2024 à Bahreïn, et suite à
la présentation de son 5ème rapport de suivi, retraçant les progrès réalisés par le Maroc en matière
de LBC-FT, cette instance a entériné le relèvement à « Conforme » ou « Largement conforme » de
la notation de 5 recommandations du GAFI, à savoir :
Le Maroc a ainsi atteint le niveau conforme ou largement conforme au titre de 39 sur les
40 recommandations du GAFI.
159
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
3.3. Lancement des préparatifs pour le 3ème cycle d’évaluation mutuelle prévu en
2027
Bank Al-Maghrib a mis en place une feuille de route pour la lutte contre le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT), déclinée de la stratégie nationale en la matière.
Cette feuille de route intègre les axes et actions communes entre les autorités de contrôle et de
supervision.
Bank Al-Maghrib et la Banque de Maurice ont publié un rapport conjoint intitulé « La lutte contre
le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au sein des juridictions du GSBF »
lors de l’ouverture de la Réunion Plénière, en mars 2024, du Groupe des Superviseurs Bancaires
Francophones (GSBF).
Ce rapport retrace l’expérience des deux pays dans le processus de suivi renforcé, et la sortie de
la liste grise du GAFI. Il expose les travaux engagés et les projets réalisés par chacun des pays,
les préparatifs à la visite sur place du GAFI, les étapes de son déroulement et les principaux
enseignements du process ayant permis la sortie des deux pays de la liste grise dans les délais
impartis.
160
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 18 :
Résumé des principaux points du Rapport
Le rapport explicite également les bonnes pratiques ayant permis aux deux
pays d’accroître l’efficacité de leur système. Les mesures prises concernent
principalement les axes suivants :
• Coordination et collaboration institutionnelle
• Mise en place de sanctions financières ciblées
• Mise en œuvre de l’approche fondée sur le risque en matière de surveillance
• Transparence et Bénéficiaire(s) effectif(s)
• Rapport de typologie
• Formation, sensibilisation et personnel
• Encadrement des cryptoactifs
Le rapport partage les mesures prises avant, courant et après la visite sur place
du GAFI, selon l’expérience de chacun des deux pays en question.
161
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
En 2024, Bank Al-Maghrib a examiné les demandes d’avis réglementaires formulées par des
porteurs de projets de Fintech dans les secteurs du financement et du paiement. A cet effet, elle a
mis en place un modèle type de dossier pour le traitement de ces demandes ainsi qu’une procédure
de traitement y afférente.
Encadré n° 19 :
Traitement des demandes formulées par les fintechs
Il repose sur une démarche qui commence par une phase de dialogue préalable avec
les porteurs de projet, afin de clarifier le modèle d’affaires envisagé, d’orienter sur les
exigences réglementaires applicables et d’accompagner la constitution du dossier.
Ce processus aboutit, selon les cas, à la délivrance d’un agrément, à l’émission d’un
avis de non-objection ou, le cas échéant, à un refus motivé.
162
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Cette année, la Banque a formulé des avis sur des projets de micro-crédit via plateforme digitale,
de marketplace avec paiement via e-wallets, de gestion d’acomptes sur salaire, de transfert d’argent
en peer-to-peer et d’agents de paiement opérant en partenariat avec des établissements agréés.
Elle a également octroyé des agréments à trois sociétés de financement collaboratif (crowdfunding).
Encadré n° 20 :
BNPL « Buy Now Pay Later »
La Banque a par ailleurs contribué au dialogue entre autorités au niveau national et international
sur les sujets portant sur l’accompagnement et la régulation des activités bancaires numériques.
Dans ce cadre, elle a mené, en collaboration avec ses partenaires, les travaux de mise en place du
Morocco Fintech Center ayant pour objet d’accompagner les fintechs et les porteurs de projets
innovants et de favoriser le développement des technologies financières.
163
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 21 :
Morocco Fintech Center (MFC)
Le Morocco Fintech Center est une Association créée par plusieurs institutions
publiques et privées afin d’accompagner les Fintechs. Il vise à stimuler le
développement des technologies financières et à contribuer à l’émergence d’une
industrie Fintech nationale.
164
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
La Banque a agréé en 2024, trois plateformes de financement collaboratif, de type don et de type
don et prêt. Elle a accompagné le démarrage de l’activité de ces plateformes et coordonné avec
les banques les prérequis relatifs à l’ouverture des comptes bancaires spéciaux pour les projets
bénéficiaires de financement collaboratif et la gestion des flux financiers y afférents.
Encadré n° 22 :
Ouverture de compte spécial pour les projets bénéficiaires
de financement collaboratif
165
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Les parties prenantes ont mis en place les mesures nécessaires pour assurer la conformité de
ce nouveau système aux recommandations du GAFI en matière de conservation des documents
d’identification de la clientèle et ont engagé les actions de mise à niveau de la plateforme pour
optimiser et améliorer l’expérience client.
La Banque, en concertation avec ses partenaires, a assuré le suivi des travaux menés par les banques
pour le déploiement de ce nouveau système notamment la conclusion des conventions bilatérales
avec l’Agence de Développement du Digital (ADD) et la mise en place des prérequis techniques.
Des opérations pilotes portant sur l’ouverture de compte en ligne et l’utilisation du service en
mode off-line ont été menées par la plupart des banques. La finalisation des travaux afférents au
déploiement de ce système est prévue en 2025.
L’Open Banking est une étape majeure vers la transformation du secteur des services financiers
qui permet aux banques d’offrir des services et des solutions innovants à leurs clients à travers
une meilleure intégration entre les institutions financières et les prestataires de services tiers.
L’Open Banking permet également l’émergence de nouveaux modèles d’affaires.
166
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 23 :
Open Banking / Open Finance
L’Open Banking / Open Finance consiste pour les banques et autres institutions
financières à permettre l’accès à leurs systèmes d’information et aux données
de leur clientèle à des développeurs externes selon des procédés informatisés,
sécurisés et contrôlés à l’effet de tester de nouveaux services.
Ces services permettent de regrouper sur une seule interface les informations
se rapportant à un ou plusieurs comptes bancaires ouverts dans des banques
différentes et d’ordonner des paiements à partir de ces comptes agrégés et le
partage des informations d’indentification / d’authentification entre les acteurs
bancaires.
Les principaux objectifs de la mise en place de l’Open Banking au Maroc ont trait à l’amélioration
de l’inclusion financière en termes d’usage des services bancaires, la stimulation de la concurrence
en réduisant les barrières à l’entrée au marché, la promotion de l’innovation et l’émergence d’un
écosystème fintech favorisant la création de services à forte valeur ajoutée.
167
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
En 2024, la Banque a poursuivi les travaux afférents à la mise en place du cadre d’Open Banking.
Ces travaux portent principalement sur l’examen du cadre juridique et réglementaire et la définition
du cadre de gouvernance y afférent.
A cet effet, des benchmarks ayant couvert des juridictions étrangères et normalisateurs
internationaux ont été menés et ont porté sur le cadre de gouvernance, les prérequis légaux,
réglementaires et opérationnels régissant l’Open Banking ainsi que les délais de mise en œuvre.
Parallèlement, des visites d’étude et des échanges ont été organisés pour s’enquérir de l’expérience
des pays avancés dans la mise en place de l’Open Banking notamment le Brésil, la Corée du sud et
le Royaume Uni.
En termes de gouvernance, le projet est piloté par Bank Al-Maghrib et prévoit l’implication d’autres
autorités et parties concernées.
L’examen du cadre légal et réglementaire en lien avec l’Open Banking a concerné les lois portant
sur la sécurité des systèmes d’information, de protection des données à caractère personnel et la
concurrence ainsi que le cadre régissant l’utilisation des services de confiance numérique.
La banque a défini avec l’appui de la Banque Mondiale, des termes de référence en vue de la
sélection d’un prestataire pour la réalisation de ce projet.
168
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’année 2024 a été marquée par le lancement du nouveau plan stratégique 2024-2028, qui accorde
une place centrale à l’inclusion financière, tout en mettant l’accent sur la qualité de service et la
satisfaction de la clientèle des établissements de crédits, dans la continuité des mesures et initiatives
entreprises par la Banque dans ce domaine.
Bank Al-Maghrib a engagé des initiatives visant à appréhender la satisfaction de la clientèle des
établissements de crédit. Dans ce cadre, une étude a été menée, reposant à la fois sur un benchmark
international des pratiques adoptées et sur des enquêtes de terrain réalisées auprès de banques
marocaines. Une commission mixte Bank Al-Maghrib/GPBM50 a été créée, chargée de l’élaboration
d’une charte interbancaire visant à établir un socle commun de bonnes pratiques afin de promouvoir
un service bancaire de qualité pour l’ensemble des clients, et de proposer des indicateurs de
satisfaction sectoriels, permettant de mesurer de manière harmonisée la satisfaction de la clientèle
à l’échelle de la place bancaire.
Bank Al-Maghrib a préparé également le lancement d’enquêtes de type «client mystère», afin d’évaluer
l’expérience client en matière de produits et services bancaires. Ces enquêtes permettront d’identifier
les axes d’amélioration prioritaires et de mettre en place les actions correctrices nécessaires.
La Banque a initié, en coordination avec les parties prenantes publiques et privées, un projet visant
à examiner et traiter la problématique du surendettement des ménages au Maroc. Dans ce cadre, la
Banque a œuvré à la mise en place d’une commission mixte, regroupant le ministère de l’Industrie
et du Commerce, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de la Justice, ainsi que les
représentants du secteur bancaire, à l’effet d’identifier les prérequis à un dispositif encadrant le
surendettement des ménages, intégrant à la fois des volets préventifs et correctifs. La commission se
penche sur la préparation de livrables consolidant les aspects devant être pris en charge, sur la base
des propositions de groupes de travail constitués à cet effet.
Les pistes d’amélioration à l’étude par ces groupes de travail, portent sur les axes de développement
d’un dispositif cible de traitement du surendettement, à savoir la gouvernance des données (Data),
les mesures de prévention ainsi que les mécanismes curatifs.
169
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ces engagements, un Comité mixte de suivi a été
institué, réunissant Bank Al-Maghrib et le Conseil de la Concurrence, avec pour mission principale
de traiter les aspects techniques, économiques et juridiques relatifs à l’exécution des engagements
précités.
Bank Al-Maghrib a édicté, en septembre 2024, une Décision réglementaire fixant le plafond des frais
d’interchange51 à 0,65 % de la valeur de la transaction pour les opérations de paiement monétique
domestique par le biais de cartes émises au Maroc. La Décision prévoit également l’institution
d’une commission dédiée à la révision de la table d’interchange, réunissant les représentants des
acquéreurs et des émetteurs.
Ces initiatives s’inscrivent en cohérence avec la stratégie menée par Bank Al-Maghrib pour développer
le marché du paiement électronique. Parmi les réformes engagées, l’ouverture du marché par le
biais de la loi bancaire édictée en 2014 aux établissements de paiement, l’uniformisation des règles
d’agrément et de contrôle, la séparation des activités concurrentielles et d’intérêt général, ainsi que
le lancement en 2018 de la solution mobile interopérable « M-Wallet ».
A travers ces mesures, Bank Al-Maghrib réaffirme son engagement à promouvoir un écosystème de
paiement concurrentiel, favorisant l’inclusion financière et la réduction de l’usage du cash.
51 Les frais d’interchange monétique domestique correspondent à la quote-part perçue par les banques et les établissements de
paiement sur la commission prélevée aux commerçants au titre des paiements par carte.
170
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 24 :
Synthèse des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire
(CMI) et les banques actionnaires de celui-ci dans le marché du paiement
électronique
Les engagements pris par le CMI et les banques actionnaires de celui-ci dans
le marché du paiement électronique, rendus obligatoires par la Décision du
Collège du Conseil de la Concurrence du 31 octobre 2024, comprennent des
engagements structurels et comportementaux.
171
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 24 (suite):
Bank Al-Maghrib a renforcé ses actions de sensibilisation et d’information des usagers à travers la
diffusion de guides, de capsules pédagogiques et de communiqués de presse portant sur divers
aspects de la protection de la clientèle. Parmi les publications au titre de l’année 2024, figurent
le guide sur le comparateur des tarifs et dates de valeurs, ainsi qu’un communiqué conjoint avec
l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) alertant contre les pratiques illégales de collecte
de fonds promettant des rendements anormalement élevés.
Par ailleurs, dans le cadre de sa présence de place, la Banque a organisé plusieurs rencontres
d’information sur le cadre légal et réglementaire de la protection des consommateurs, le dispositif
opérationnel mis en place par la banque, en présence des représentants d’associations de protection
des consommateurs, de chambres de commerce, de la Confédération Générale des Entreprises du
Maroc (CGEM) et d’universités.
172
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Le secteur bancaire s’est engagé, sous l’impulsion de Bank Al-Maghrib, à respecter une charte
interbancaire au profit des personnes en situation de handicap, qui a pour objet de faciliter l’accès
et l’usage des produits et services bancaires à ce segment de clientèle.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la charte précitée, Bank Al-Maghrib a invité les banques à
mener des actions de sensibilisation de leurs réseaux, à mettre en place un dispositif dédié au
traitement des réclamations émanant de cette catégorie de clientèle ou de leurs associations
et à arrêter les plans d’accessibilité physique et numérique et procéder à leur déploiement.
Un reporting dédié à la mise en œuvre de ladite charte a été mis en place pour permettre à Bank
Al-Maghrib d’assurer le suivi.
Bank Al-Maghrib a mené des missions de vérification afin de s’enquérir du respect par les
établissements de crédit contrôlés des dispositions légales et réglementaires, relatives à la clôture
des comptes, la délivrance des mains levées sur garantie et la disponibilité en langue arabe de la
documentation destinée à la clientèle.
Ces vérifications ont contribué à consolider les dispositifs de conformité des établissements
assujettis aux exigences réglementaires, tout en renforçant la protection des droits des
consommateurs.
173
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Graphique n°156 :
Répartition par catégorie des réclamations des clients des établissements de crédit
reçues par Bank Al-Maghrib
10 7 12
3
4 3
19
18
22
31
33 27
40 36
35
Les doléances portant sur le fonctionnement de comptes constituent la 1ère source des réclamations
reçues par Bank Al-Maghrib, totalisant 36% et concernent principalement les contestations de
soldes, de frais et commissions et la clôture de compte. Celles portant sur les conditions de crédit
ont représenté 27% et celles relatives aux moyens de paiement, les retraits GAB non servis et
l’utilisation des chèques, ont représenté 22%. Près de 87% des réclamations reçues émanent des
personnes physiques après 86% en 2023.
Graphique n°157 :
Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements de crédit déposées
auprès de Bank Al-Maghrib - Année 2024 (en %)
37
29 30
22 22
20
8 7 7
6 6 6
2023 2024
174
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En 2024, le taux des réclamations dénouées en faveur des plaignants s’est établi à 74%, en hausse
après 70% en 2023.
Graphique n°158 :
Taux de dénouement en faveur des plaignants, des réclamations instruites par Bank Al-Maghrib (en %)
74
70
63
A fin 2024, le Centre Marocain de Médiation Bancaire (CMMB) a reçu 5.084 dossiers complets, en
accroissement de 21,4%. Une part de 46% de ces dossiers a abouti à un accord transactionnel de
médiation, et 29% de ces dossiers n’ont pas pu être résolus. Pour 16% des dossiers, la procédure
de médiation est initiée et le Centre est en attente de retours des parties, et pour les 9% restant,
le traitement est en cours.
Graphique n°159 :
Répartition des dossiers reçus par le CMMB à fin 2024
9% Quote-part
453
16%
46%
817
Accords
Nombre Acte de Non Transaction
2 329
de dossiers
En attente de réponse des parties
Dossiers en instance de traitement
1 485
29%
Près de 33% des réclamations reçues par le CMMB concernent les conditions de crédit, suivies par
celles relatives au fonctionnement de compte (32%) puis aux moyens de paiement (21%).
175
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Graphique n°160 :
Evolution de la typologie des dossiers soumis à la médiation bancaire (en %)
43
41
39
34
33 32
21
18
16
5 6 5
2 2 2
0 0 1
Conditions Fonctionnement Moyens de Bancassurance Banque Divers
de crédit de comptes paiement digitale
Les demandes de médiation bancaire sont principalement formulées par des clients personnes
physiques à hauteur de 89%, soit au même niveau qu’en 2023. Elles concernent des opérations
avec les banques à hauteur de 85% après 86% en 2023, et avec les sociétés de financement pour
13% après 12% en 2023.
Au niveau régional, 53% des demandeurs de médiation sont concentrés au niveau de l’axe
Casablanca-Rabat après 54% en 2023.
Graphique n°161 :
Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements de crédit déposées
auprès de CMMB
39
37
16 15
11 10 11
8 8 9
6 7 7 7
4 5
2023 2024
176
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Dont disciplinaires 7 12 10
Dont pécuniaires 5 4 11
Dont Banques 5 6 9
Dont Sociétés de financement 2 1 2
Dont Etablissements de paiement - 4 1
Dont Institutions de microfinance - 2 -
Ces sanctions ont porté notamment sur des lacunes au niveau du dispositif de lutte contre le
blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, du dispositif de gestion des cyber-
risques, la conformité à la réglementation prudentielle et le dispositif de gestion de la relation
banque-client.
177
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
En 2024, la concertation avec les associations professionnelles a porté sur les sujets d’actualité en
rapport avec les évolutions de la conjoncture et les réformes en cours.
Les échanges entre Bank Al-Maghrib et le Conseil du Groupement Professionnel des Banques du
Maroc (GPBM) ont porté notamment sur l’évolution de la conjoncture économique, l’activité, la
rentabilité et la solidité du secteur bancaire, les réformes bancaires et financières, les relations entre
les banques et leur clientèle, la sécurité des opérations bancaires et des paiements numériques
ainsi que les interactions et sujet d’intérêt communs avec les autorités et institutions nationales.
Bank Al-Maghrib a invité le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) à la création
en son sein d’une section dédiée aux banques et fenêtres participatives. Cette section a été chargée
d’assurer la coordination et le suivi des questions spécifiques à la finance participative entre les
opérateurs bancaires participatives de la place et avec les différentes parties prenantes, publiques
et privées. Les échanges avec cette instance ont porté sur le suivi des évolutions de marché, les
défis et enjeux du secteur notamment au plan fiscal, réglementaire et opérationnel.
Avec la Fédération Nationale des Associations de Micro-crédit (FNAM), les échanges ont porté sur
les impacts du contexte socioéconomique sur l’activité, les résultats et les risques du secteur de la
microfinance. Les échanges ont également couvert les réalisations en matière d’inclusion financière
ainsi que les réformes, en particulier les décrets d’application de la loi sur la microfinance et le
cadre fiscal.
Avec l’Association Professionnelle des Etablissements de Paiement (APEP), les échanges ont porté
sur la réforme relative aux comptes de paiement et au réseau en vue de recueillir le feedback des
acteurs sur les projets d’amendements.
178
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En 2024, Bank Al-Maghrib a pris part à des manifestations et événements internationaux portant
sur des thématiques d’intérêt pour les autorités de supervision, en lien notamment avec les
domaines de la gestion des risques, de l’intégrité financière, de la finance verte, de la digitalisation
de la résolution bancaire et de la finance participative.
Bank Al-Maghrib a participé à la 27ème édition de la Conférence des Gouverneurs des Banques
centrales francophones, organisée sous le thème « Les Banques centrales francophones face à
de nouveaux défis : quelles réponses ? ». Les échanges ont porté notamment sur les nouveaux
défis macroéconomiques, l’indépendance des banques centrales et la lutte contre le changement
climatique.
En tant que membre de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), Bank Al-Maghrib
a participé à la 46ème réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs, tenue à l’île Maurice ainsi
qu’à la réunion annuelle de la Communauté des Superviseurs Bancaires Africains52 en Zambie.
Les sujets discutés lors de ces réunions ont porté sur les questions d’actualité qui affectent le
continent africain notamment les risques croissants pour la stabilité financière en lien avec le nexus
souverain, la cybersécurité et les risques financiers liés au climat. La Banque a également pris part
à la réunion annuelle du groupe de travail sur la supervision bancaire transfrontalière de l’ABCA
visant à améliorer la coopération transfrontalière entre les régulateurs africains, tenue à Pretoria.
Par ailleurs, la Banque a participé à la 19ème réunion de haut niveau pour l’Afrique, organisée
par le Comité de Bâle et l’Institut de stabilité financière relevant de la Banque des Règlements
Internationaux (BRI), en coordination avec la Banque centrale sud-africaine, à Cape Town. Cette
rencontre a abordé les thématiques afférentes aux enseignements tirés des récentes faillites
bancaires aux États-Unis et en Suisse, les exercices de simulation de crise, ainsi que les pratiques
de gestion des risques financiers liés au climat et leurs implications pour la supervision bancaire.
52 La Communauté des Superviseurs Bancaires Africains (CSBA) a été établie par l’Association des Banques Centrales Africaines
(ABCA), avec l’appui du Partenariat Making Finance Work For Africa (MFW4A), pour contribuer aux efforts actuels de
renforcement des cadres de régulation bancaire et de supervision du continent.
179
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Aussi, la Banque a participé à la 19ème réunion du Groupe régional de stabilité financière des pays
arabes, adossé au Fonds Monétaire Arabe (FMA), tenue à Abou Dhabi. Cette rencontre a réuni
des banques centrales arabes, du FMA, du Conseil de Stabilité Financière, de l’Institut de Stabilité
Financière et du Comité de Bâle, autour des thématiques de la gestion des risques systémiques, la
gestion de crise et les monnaies digitales de banques centrales.
Dans ce sillage, la Banque a pris part à la réunion annuelle du Comité des Superviseurs Arabes,
tenue à Abou Dhabi. Lors de cette réunion, Bank Al-Maghrib a partagé son expérience en matière
de résolution et de traitement des difficultés bancaires.
Sur un autre plan, Bank Al-Maghrib a coorganisé, avec le Centre d’économie et de finance du
Moyen-Orient relevant du Fonds Monétaire International (FMI), un séminaire régional à Rabat, sous
le thème « Développement du marché de la fintech et implications politiques ». Cet évènement a
permis d’aborder les évolutions récentes du marché des fintechs, en particulier dans les domaines
des paiements et du financement.
La Banque a également participé à la 23 ème Conférence internationale annuelle sur les défis
réglementaires pour le secteur financier, organisée par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire
International (FMI) et la Réserve Fédérale américaine, à Washington, sous le thème « Renforcer
les fondamentaux et s’adapter à un paysage de risque dynamique ». Cette conférence a permis
aux Banques centrales et régulateurs du secteur financier d’échanger sur les risques émergents,
notamment ceux liés à la technologie et au climat, et d’examiner les priorités en matière de
surveillance et de réglementation.
180
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 25 :
Principes fondamentaux révisés du Comité de Bâle
pour un contrôle bancaire efficace
Dans le domaine de la finance verte, Bank Al-Maghrib a participé à la 23ème réunion du Comité de
pilotage du Réseau des Banques Centrales et des superviseurs pour le verdissement du système
financier (NGFS). Les échanges ont principalement porté sur les activités et publications du réseau
en lien avec l’adaptation au changement climatique, les risques liés à la nature, les données
climatiques et les scénarios climatiques.
La Banque a également pris part à la 9ème réunion du Groupe de travail sur la finance verte inclusive
de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), tenue à l’île Maurice. Les discussions ont porté sur les
politiques de finance verte inclusive, les stratégies d’adaptation au changement climatique, ainsi
que les mécanismes de soutien aux populations vulnérables à travers des instruments financiers
durables.
181
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Dans le domaine de la finance verte, Bank Al-Maghrib est intervenu au cours des événements
suivants :
• La 29ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29), organisée à
Bakou, au cours de laquelle la Banque a présenté son expérience en matière d’évaluation des
risques climatiques dans le secteur bancaire ;
• La 3ème réunion du réseau du Fonds Monétaire Arabe (FMA) sur la finance verte et durable. Lors
de cette réunion, Bank Al-Maghrib a partagé son expérience en matière de promotion de la
finance verte et a présenté les travaux du Réseau des Banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier (NGFS) et ses perspectives sur la communication
financière liée au climat ainsi que les risques associés à l’écoblanchiment (greenwashing) ;
• Le Forum politique global de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), tenu au Salvador, au
cours duquel la Banque a animé la réunion du Groupe de travail sur la finance verte inclusive et
a partagé son expérience dans ce domaine.
Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
(LBC-FT), Bank Al-Maghrib est intervenu lors de la 39ème plénière du Groupe d’Action Financière du
Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), et les réunions de ses principaux groupes de
travail portant sur les évaluations mutuelles, l’évaluation des risques, les typologies et tendances en
matière de LBC-FT. À cette occasion, Bank Al-Maghrib a présenté l’expérience du secteur financier
marocain en matière d’évaluation des risques BC-FT, dans le cadre des travaux du Comité des
risques, présidé par le Maroc.
Bank Al-Maghrib a organisé, en collaboration avec la Banque d’Angleterre, un atelier virtuel au profit
de banques centrales de la région d’Afrique et Moyen Orient sur le thème « La cyber-résilience des
banques ». Lors de cet atelier, la Banque a présenté le dispositif de supervision du cyber-risque au
niveau du secteur bancaire marocain.
182
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En 2024, Bank Al-Maghrib a organisé plusieurs visites d’études et missions d’assistance technique
au profit de banques centrales et d’organismes partenaires, notamment :
• Une visite d’étude organisée par l’Agence Française de Développement (AFD), en partenariat
avec le Ministère de l’Economie et des Finances, l’Autorité de Contrôle des Assurances et de
la Prévoyance Sociale (ACAPS), l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et le
Ministère de la Transition Énergétique, à Paris, consacrée à la taxonomie verte. Cette visite a
inclus des sessions de formation animées par des experts en finance durable, ainsi que des
retours d’expérience de régulateurs tels que l’Autorité française des Marchés Financiers (AMF)
et l’Autorité française de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
• Un atelier de partage d’expériences, organisé avec la Cellule de Renseignement Financier du
Portugal, en collaboration avec l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF) et les
autorités marocaines de supervision du secteur financier ;
• Une mission d’assistance technique, en partenariat avec la Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement (BERD), visant à appuyer l’opérationnalisation du régime
de résolution bancaire ;
• Une visite organisée par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) en collaboration
avec la Commission américaine des contrats à terme sur les matières premières, auprès de
plusieurs régulateurs et opérateurs du marché des dérivés américains, à New York.
• Un séminaire organisé par la Société Marocaine de Gestion des Fonds de Garantie des Dépôts
Bancaires (SGFG) en collaboration avec l’Association Internationale des Organismes de Garantie
des Dépôts (IADI), visant à présenter les principales réformes mises en œuvre dans le domaine
de la garantie des dépôts pour garantir une meilleure protection des déposants et renforcer la
résilience du secteur bancaire.
183
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Par ailleurs, la Banque a contribué à l’animation d’un webinaire sur la gouvernance Charia des
banques participatives, organisé en marge d’un séminaire de l’IFSB en faveur des autorités de
régulation et de supervision membres. À cette occasion, elle a présenté l’expérience marocaine en
matière de gouvernance Charia.
1. Structure organisationnelle
En vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations climatiques dans l’évaluation de la
stabilité financière, Bank Al-Maghrib a mis en place, dans son plan organisationnel de 2024, un
nouveau département chargé de la régulation et de l’évaluation des risques financiers liés au climat
et à l’environnement, ainsi que de l’accompagnement du secteur bancaire sur les questions de
financement de l’atténuation, de l’adaptation et de la transition climatique, et de la coordination
des actions avec les parties prenantes nationales et internationales.
184
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
L’effectif de la Direction de la Supervision Bancaire s’est établi, à fin décembre 2024 à 93 personnes,
dont 59% sont des femmes.
La répartition des effectifs est restée stable avec près de deux tiers chargés des activités de
contrôle des établissements de crédit et organismes assimilés, 24% en charge des travaux de la
réglementation et des études et 10% affectés aux activités support.
Environ 72% de cet effectif est d’un âge inférieur à 45 ans et 77% d’une ancienneté de plus de 5 ans.
Les agents de la DSB sont à 88% titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à Bac+5.
Bank Al-Maghrib a continué à attacher une importance primordiale à la formation continue de ses
agents dans un contexte marqué par une évolution permanente des normes bancaires nationales
et internationales et des pratiques de supervision ainsi que l’émergence de nouvelles tendances
et de nouveaux risques.
Au cours de l’année 2024, l’effort de formation est resté soutenu. Près de 87% de l’effectif de la
Direction de la Supervision Bancaire a bénéficié d’au moins une formation.
Encadré n° 26 :
Thématiques de formation des superviseurs
Le plan de formation a couvert, cette année, une série d’actions dans les domaines
liés à la supervision bancaire, notamment :
• Prudentiel :
- Processus de surveillance prudentielle ;
- Approche micro-prudentielle ;
- Stress tests prudentiels des contreparties centrales ;
- Redressement et résolution : cas des établissements de crédit ;
- Préparation des stratégies de résolution de crise Bancaire ;
- 23ème Conférence internationale des superviseurs bancaires ;
- 23ème Conférence internationale sur les défis réglementaires.
185
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 26 (suite)
• Durabilité :
- Changement climatique, dégradation de la nature et politiques environnementales ;
- Macroéconomie du changement climatique : politiques au MENA ;
- Taxonomie verte.
• Digital et innovations technologiques :
- Utilisation des technologies innovantes dans la supervision financière ;
- Digitalisation des services financiers : microfinance ;
- Le paiement digital en tant que levier de l’inclusion financière ;
- Inclusion financière et règlementation des Fintechs ;
- Programme de certification avancé sur les Fintechs ;
- Développement du marché de la Fintech et implications réglementaires ;
- Accélération de l’innovation responsable grâce à la technologie réglementaire ;
- Intelligence artificielle, Banques Centrales et réglementation financière.
• Cybersécurité
- Développement des Compétences Nationales en Cybersécurité ;
- Cyber résilience du secteur financier.
• Intégrité financière :
- Certification Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement
du Terrorisme ;
- Lutte contre le blanchiment de capitaux ;
- Renforcement du système LBC-FT ;
- Workshop sur les typologies et le renforcement LBC FT.
• Gouvernance :
- Formation sur le SMAC selon la norme ISO 37001 ;
- Gouvernance d’entreprise et efficacité du conseil d’administration 2024.
186
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
4. Moyens techniques :
La Banque a fait le choix d’un progiciel informatique largement utilisé par d’autres autorités de
supervision bancaire.
Encadré n° 27 :
Système d’information de la supervision bancaire
Par ailleurs, la Banque s’est engagée dans une démarche dite Suptech (Suptech Supervisory
Technology) portant sur l’usage des nouvelles technologies au service de la supervision et
dont l’objectif est d’augmenter ses capacités de supervision grâce aux nouvelles technologies.
Les premiers outils en développement portent sur l’exploration des apports de l’intelligence
artificielle au niveau des missions de contrôle sur place, des dispositifs de lutte contre le blanchiment
des capitaux des assujettis, la veille réglementaire et l’analyse des rapports annuels reçus des
établissements de crédit et organismes assimilés.
187
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés
Encadré n° 28 :
L’intelligence Artificielle « IA »
La norme ISO 42001 spécifiant les exigences pour la mise en place d’un système
de management, définit l’Intelligence Artificielle comme une technologie qui
permet aux machines d’effectuer des tâches qui nécessitent normalement
l’intelligence humaine, telles que la perception, le raisonnement, l’apprentissage
et la prise de décision.
Par ailleurs, l’IA soulève également des enjeux majeurs, notamment en matière
de gouvernance, de qualité et de provenance des données utilisées, ainsi que de
protection des données personnelles. Ces risques appellent à une régulation et
une supervision accrues.
A cet effet, l’Union européenne a publié en juillet 2024 l’AI Act, également
appelé « Réglementation européenne sur l’Intelligence Artificielle ». Il classe les
systèmes d’Intelligence Artificielle selon leur niveau de risque, et impose aux
entreprises des exigences de transparence, d’auditabilité et de supervision. Il
s’agit du premier cadre juridique au monde spécifiquement conçu pour encadrer
l’utilisation des systèmes d’intelligence artificielle.
188
Annexes
192
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Adjoint et
Intérimaire
du Directeur
Directeur
Chargé du dispositif
Spécialiste Surveillace
d’évaluation du capital
Bancaire
interne
Département
Département Département de de la Département
Département Département Département
de la Département du la Surveillance Surveillance des de la
de la Régulation des Etudes et de la Régulation
Réglementation Contrôle sur des Banques Banques Non Régulation
de la Finance des Risques de la Finance
et des Place Systémiques Systémiques de la Finance
Agréments Participative Digitale
et Autres Climat
Etablissements
Service de Service de la
Service des l’Evaluation Service des
Service de la Service du Surveillance des
Service de la Service du Etablissements des Risques Plateformes Etudes et
Surveillance des Contrôle des
Réglementation Groupe Bank de Crédit Publics Financiers et et Opérateurs Coordination
Banques Pratiques de
of Africa et Organismes des Modèles des Services avec les Parties
Comptable Participatives Marché Assimilés des Banques Financiers Prenantes
Digitaux
Service des
Risques
Transfrontaliers
193
Annexes
194
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
RCI FINANCE MAROC S.A 44, Bd Khaled Bnou Loualid - Aïn Sebaa - Casablanca
SOCIETE DE FINANCEMENT NOUVEAU A CREDIT « FNAC » Sahat Rabia Al Adaouia, Résidence Kays Agdal - Rabat
Sociétés d’affacturage
Dénomination sociale Adresse du siège social
195
Annexes
Sociétés de crédit-bail
Dénomination sociale Adresse du siège social
Lotissement La Colline II, Lot N°3, Route de Nouaceur - Sidi Maarouf -
BMCI- LEASING
Casablanca
COMPAGNIE MAROCAINE DE LOCATION D’EQUIPEMENT « MAROC-
57, Angle Rue Pinel et Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
LEASING »
CREDIT DU MAROC LEASING ET FACTORING 48-58 boulevard Mohammed Zerktouni - Casablanca
SOCIETE GENERALE DE LEASING DU MAROC « SOGELEASE MAROC » 55, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
SOCIETE MAGHREBINE DE CREDIT -BAIL (LEASING) « MAGHREBAIL » 45, Boulevard Moulay Youssef - Casablanca
39-41, Angle boulevard Moulay Youssef & rue Abdelkader El Mazini,
WAFABAIL
20100 - Casablanca
CAM LEASING 1, Place Bandoeng - Casablanca
SCANIA Autoroute Casa-Rabat, Km 14 - Casablanca
Sociétés de cautionnement
Dénomination sociale Adresse du siège social
FINEA 101, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
Banques offshore
Dénomination sociale Adresse du siège social
ATTIJARI INTERNATIONAL BANK (ATTIJARI I.B B.O.S) 58, Boulevard Pasteur - Tanger
BMCI - BANQUE OFFSHORE- GROUPE BNP (BMCI B.O.S) Zone franche de Tanger, Route de Rabat - Tanger
CHAABI INTERNATIONAL BANK Lot 45D Zone Franche d'exportation, Route de Rabat – Tanger
CREDIT DU MAROC OFFSHORE – BANQUE OFFSHORE (B.I.T B.O.S) Angle Avenue Mohamed V et Rue Moussa Bnou Noussair - Tanger
SOCIETE GENERALE OFFSHORE 58, Avenue Mohamed V - Tanger
SUCCURSALE OFFSHORE DE LA BMCE (SUCCURSALE O.S BMCE) (BMCE
Zone Franche d'exportation, Boukhalef route de Rabat - Tanger
TANGER OFFSHORE)
196
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Associations de Micro-Crédit
Dénomination sociale Adresse du siège social
ALAMANA MICROFINANCE 40, Avenue Al Fadila - CYM - 10130 - Rabat
FONDATION AL KARAMA POUR LA MICROFINANCE 38 Avenue Abdelmounen, Immeuble Al Amal, appt n°23,
4ème étage, Hassan - Rabat
ASSOCIATION DE MICRO-FINANCE OUED-SROU « AMOS » Avenue zerktouni, immeuble 2, Appartement n°4 - Khénifra
ASSOCIATION ISMAILIA DE MICRO-CREDIT 115, Boulevard Lahboul - Meknès
ATTADAMOUNE MICROFINANCE 1,Rue Abi Dar El Ghoufari, 1er étage, Quartier Prince Héritier - Fès
BRJ MICROFINANCE 82, rue Soumaya, Angle Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
FONDATION ARRAWAJ DE LA FINANCE INCLUSIVE Immeuble Saraya Angle Boulevard Riad et Avenue Alarz - Hay Riad
- Rabat
FONDATION ARDI MICRO-CREDIT Avenue Hassan II , Hay Ibn Sina, Rue Iran - Témara Centre
MICROFINANCE FONDATION BANQUE POPULAIRE POUR LE MICRO- 3,Rue Docteur Veyre-Résidence Patio - Casablanca
CREDIT « FBPMC »
ASSOCIATION MICROFINACE DU NORD « ATTISSIR » 6, Rue Rachid Réda, Résidence Hayat 2 entresol, appt. N° 34 -
Tanger
INSTITUTION MAROCAINE D'APPUI A LA MICRO-ENTREPRISE « INMAA » Angle Rue Maâmora et Rue Elizabeth II, Immeuble A, 2ème etage,
Appt n°2 - Kénitra
197
Annexes
Banques 19 19 19 19 19
Banques participatives 5 5 5 5 5
Sociétés de financement 27 28 29 29 29
Sociétés de crédit-bail 7 7 7 8 8
Sociétés de cautionnement 1 1 1 1 1
Sociétés d’affacturage 2 3 3 3 3
Autres sociétés 3 3 3 3 3
Banques offshore 6 6 6 6 6
Associations de micro-crédit 12 11 11 11 11
Etablissements de paiement 20 18 18 16 18
Total 91 89 90 88 93
198
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Créances sur les établissements de crédit et assimilés 230.942 229.657 253.140 10,2
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
199
Annexes
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
200
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
201
Annexes
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
202
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Portefeuille-titres 19 19 34 78,6
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
203
Annexes
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
204
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
Annexe 19. Evolution des emplois des banques – sur base consolidée
En millions de dirhams
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
205
Annexes
Annexe 20. Evolution des ressources des banques – sur base consolidée
En millions de dirhams
Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)
206
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
. Certificats de Sukuks 0 0
207
Annexes
En milliers de dirhams
Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 103.108 897
208
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En milliers de dirhams
209
Annexes
Annexe 22. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques – Activité Maroc
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
210
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
. Certificats de Sukuks 0 0
. Titres de propriété 0 0
Titres d'investissement 0 0
. Certificats de Sukuks 0 0
Créances subordonnées 0 0
211
Annexes
En milliers de dirhams
. Comptes d'épargne 21 0
. Dépôts à terme 0 0
. Emprunts obligataires 0 0
Provisions réglementées 0 0
Dettes subordonnées 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
212
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En milliers de dirhams
213
Annexes
Annexe 24. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques et fenêtres participatives
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
Marge d'intérêt 0 0
Créances subordonnées 0 0
215
Annexes
En milliers de dirhams
Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 126.496 56.506
. Comptes d'épargne 0 0
216
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Annexe 26. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de financement
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
217
Annexes
Créances subordonnées 0 0
218
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En milliers de dirhams
Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 126.496 56.506
. Comptes d'épargne 0 0
. Dépôts à terme 0 0
. Emprunts obligataires 0 0
219
Annexes
Annexe 28. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit
à la consommation
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
220
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
. Crédits à l'équipement 0 0
. Titres de propriété 0 0
Titres d'investissement 0 0
Créances subordonnées 0 0
221
Annexes
En milliers de dirhams
. Comptes d'épargne 0 0
Provisions réglementées 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
222
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Annexe 30. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit-bail
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
223
Annexes
Créances subordonnées 0 0
224
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En milliers de dirhams
. Comptes d'épargne 0 0
. Emprunts obligataires 0 0
Provisions réglementées 0 0
Dettes subordonnées 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
225
Annexes
Annexe 32. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques offshore
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
226
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
. Crédits à l'équipement 0 0
. Crédits immobiliers 0 0
Titres d'investissement 0 0
Créances subordonnées 0 0
227
Annexes
En milliers de dirhams
. Comptes d'épargne 0 0
. Dépôts à terme 0 0
. Emprunts obligataires 0 0
Provisions réglementées 0 0
Dettes subordonnées 0 0
Ecarts de réévaluation 0 0
228
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Annexe 34. Etat des Soldes de Gestion cumulé des établissements de paiement
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams
31/12/2023 31/12/2024
229
Annexes
230
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
En milliers de dirhams
Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 19.206 8.347
231
Annexes
31/12/2023 31/12/2024
+/- Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 10.265.990 16.266.450
+/- Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence 254.379 233.979
232
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Fonds propres de base/Total des risques pondérés (CET1) 11,1 11,2 11,6
Créances en souffrance nettes de provisions (en part des fonds propres) 17,9 19,0 18,2
Résultat et rentabilité
Liquidité
233
Table des matières
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
MOT DU WALI 3
III - Contribution aux réformes législatives et réglementaires en lien avec le système financier 132
III - Promotion de l’intégrité du système financier contre les flux illicites 156
ANNEXES : 191
238
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Annexe 19 : Evolution des emplois des banques – sur base consolidée 205
Annexe 20 : Evolution des ressources des banques – sur base consolidée 206
Annexe 22 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques – Activité Maroc 210
Annexe 24 : Etat des Soldes de gestion cumulé des banques et fenêtres participatives 214
Annexe 26 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de financement 217
Annexe 28 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit à la consommation 220
Annexe 30 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit-bail 223
Annexe 32 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques offshore 226
Annexe 34 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des établissements de paiement 229
239
Table des matières
Encadré n°2 : Crédit-bail octroyé par les banques et les sociétés de financement Spécialisées 68
Encadré n°3 : Créances acquises par affacturage octroyées par les banques et les sociétés
de financement spécialisées 73
Encadré n° 7 : Relèvement des plafonds des comptes de paiement et mise en place de limites
transactionnelles 126
Encadré n° 9 : Projet relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
Performantes 132
Encadré n° 13 : Restitution des résultats de la première évaluation des banques selon le nouveau
référentiel « SREP » 140
Encadré n° 15 : Guide de bonnes pratiques pour la protection des clients des établissements
de crédit contre le phishing 145
Encadré n° 17 : Publications 2024 de l’AFI sur la finance verte inclusive (IGF) 153
240
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Encadré n° 24 : Synthèse des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire (CMI)
et les banques actionnaires de celui-ci dans le marché du paiement
électronique 171
Graphique n°8 : Répartition du réseau des établissements de paiement par région (en %) 22
Graphique n°11 : Evolution du taux de détention de comptes bancaires par les particuliers
résidents (nombre de particuliers ayant au moins un compte
bancaire/Population adulte >15 ans) 23
241
Table des matières
Graphique n°14 : Part des comptes de paiement ouverts en 2024, par catégorie 25
Graphique n°15 : Evolution du parc TPE installé par les établissements de paiement 26
Graphique n°21 : Concentration des crédits octroyés par les banques (en %) 30
Graphique n°22 : Répartition en fonction du statut de l’actionnariat des banques - 2023 (en %) 30
Graphique n°23 : Répartition en fonction du statut de l’actionnariat des banques - 2024 (en %) 30
Graphique n°26 : Evolution de la concentration des crédits sur base consolidée (en %) 32
Graphique n°28 : Créances des banques sur les établissements de crédit et assimilés
(en milliards de dirhams) 35
Graphique n°30 : Evolution des crédits octroyés par les banques par objet économique
(en milliards de dirhams) 36
Graphique n°34 : Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques en fonction
de leur terme (en %) 38
Graphique n°35 : Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques par type
de monnaie (en %) 39
242
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°37 : Evolution du portefeuille-titres des banques en fonction de leur nature juridique
(en milliards de dirhams) 40
Graphique n°39 : Ventilation des dettes des banques envers les établissements de crédit par
catégorie de contreparties (en milliards de dirhams) 42
Graphique n°40 : Evolution des différentes catégories de dépôts auprès des banques
(en milliards de dirhams) 44
Graphique n°42 : Evolution des dépôts auprès des banques par catégorie d’agents économiques
(en milliards de dirhams) 45
Graphique n°43 : Structure des dépôts auprès des banques par catégorie d’agents économiques
(en %) 45
Graphique n°44 : Encours des dettes obligataires des banques (en milliards de dirhams) 46
Graphique n°46 : Evolution des engagements donnés des banques (en milliards de dirhams) 48
Graphique n°48 : Evolution des engagements donnés par les banques aux établissements
de crédit (en milliards de dirhams) 49
Graphique n°49 : Evolution des engagements reçus des banques (en milliards de dirhams) 49
Graphique n°50 : Evolution des engagements sur opérations de change et produits dérivés
(en milliards de dirhams) 50
Graphique n°52 : Evolution des constituants du produit net bancaire (en milliards de dirhams) 51
Graphique n°55 : Coût du risque des banques rapporté aux crédits (en %) 54
Graphique n°56 : Coût du risque des banques rapporté au résultat brut d’exploitation 54
243
Table des matières
Graphique n°58 : Evolution de la rentabilité des fonds propres des banques (ROE) en % 55
Graphique n°60 : Evolution de la marge des banques sur les opérations avec la clientèle (en %) 56
Graphique n°62 : Evolution des financements participatifs, marges comprises, ventilés par objet
économique (en milliards de dirhams) 57
Graphique n°65 : Evolution des éléments de l’actif des banques et fenêtres participatives
(en milliards de dirhams) 59
Graphique n°66 : Evolution des dépôts à vue et des dépôts d’investissement des banques
et fenêtres participatives (en millions de dirhams) 59
Graphique n°67 : Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en %) 60
Graphique n°68 : Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams) 60
Graphique n°69 : Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en %) 61
Graphique n°70 : Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams) 61
Graphique n°72 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams) 62
Graphique n°73 : Structure du produit net bancaire retraité des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams) 63
Graphique n°74 : Structure des charges générales d’exploitation des banques et fenêtres
participatives (en %) 63
Graphique n°76 : Evolution de l’encours des crédits à la consommation octroyés par les sociétés
spécialisées par type de crédit (en millions de dirhams) 65
244
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°77 : Evolution de l’encours des financements par crédit-bail mobilier et immobilier
octroyés par les sociétés spécialisées (en millions de dirhams) 65
Graphique n°78 : Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par type d’équipement (en %) 66
Graphique n°79 : Répartition de la production du crédit-bail immobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par type d’immobilisation financée (en %) 66
Graphique n°80 : Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par secteur d’activité (en %) 67
Graphique n°81 : Evolution de la structure des ressources des sociétés de financement (en %) 69
Graphique n°83 : Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit-bail (en %) 70
Graphique n°84 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de financement
(en millions de dirhams) 71
Graphique n°85 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit
à la consommation (en millions de dirhams) 71
Graphique n°86 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit-bail
(en millions de dirhams) 72
Graphique n°88 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques offshore
(en millions de dirhams) 75
Graphique n°89 : Répartition des transferts de fonds internationaux reçus via les établissements
de paiement par origine (en %) 77
Graphique n°90 : Répartition des transferts internationaux reçus via les établissements de
paiement par pays de provenance (en %) 78
Graphique n°91 : Evolution des parts des régions destinatrices des transferts de fonds
internationaux reçus via les établissements de paiement (en %) 78
Graphique n°92 : Part des villes émettrices des transferts de fonds nationaux opérés
par les établissements de paiement (en %) 79
Graphique n°93 : Structure des emplois des banques - sur base consolidée (en %) 80
Graphique n°94 : Structure des ressources des banques - sur base consolidée (en %) 81
Graphique n°95 : Répartition du total-actif des groupes bancaires par métier (en %) 82
245
Table des matières
Graphique n°96 : Contribution des filiales à l’étranger aux principales rubriques du bilan
des 3 groupes bancaires transfrontaliers (en %) 83
Graphique n°97 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques sur base consolidée
(en milliards de dirhams) 84
Graphique n°98 : Coefficient moyen d’exploitation des banques - base consolidée (en %) 84
Graphique n°99 : Contribution des différents métiers dans le Résultat Net - Part du Groupe
des groupes bancaires (en %) 85
Graphique n°100 : Contribution des filiales à l’étranger aux principales rubriques de résultat
des 3 groupes bancaires transfrontaliers (en %) 86
Graphique n°105 : Ventilation de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles entre
taux fixe et taux variable (en %) 90
Graphique n°106 : Evolution de l’encours du financement à l’habitat selon la durée initiale (en %) 90
Graphique n°107 : Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon l’âge
(en %) 91
246
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°118 : Rapport entre l’endettement bancaire des entreprises non financières
et le PIB 96
Graphique n°119 : Encours des financements par décaissement accordés aux entreprises
non financières (en milliards de dirhams) 97
Graphique n°120 : Ventilation de la dette des entreprises non financières entre le secteur
privé et public 97
Graphique n°122 : Evolution des grandes expositions portées par les banques - sur base sociale 99
Graphique n°123 : Evolution des grandes expositions portées par les banques - sur base consolidée 99
Graphique n°124 : Evolution des créances en souffrance des banques - sur base sociale 100
Graphique n°125 : Evolution du taux des créances en souffrance - Sur base sociale (en %) 100
Graphique n°127 : Taux de couverture par des provisions des créances en souffrance détenues
par les banques - sur base sociale 101
Graphique n°128 : Evolution des créances en souffrance et du taux de risque des banques -
sur base consolidée 102
Graphique n°129 : Taux de couverture des créances en souffrance détenues par les banques -
sur base consolidée 102
Graphique n°130 : Evolution du taux des créances en souffrance portées sur les ménages -
base sociale (en %) 103
Graphique n°131 : Evolution du taux des créances en souffrance des banques et des sociétés
de crédit à la consommation sur les ménages par catégorie de financement -
base sociale (en %) 103
247
Table des matières
Graphique n°132 : Répartition sectorielle des crédits et des créances en souffrance des banques
sur les entreprises non financières - base sociale (en %) 104
Graphique n°133 : Evolution des créances en souffrance des banques sur les entreprises par
secteur d’activité - base sociale (en milliards de dirhams) 105
Graphique n°136 : Evolution des dépôts, des crédits et du coefficient d’emploi des banques
conventionnelles 107
Graphique n°137 : Evolution des actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles 107
Graphique n°138 : Evolution mensuelle des actifs liquides et réalisables par rapport
au total-actif en 2024 (en %) 108
Graphique n°142 : Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) moyen des
banques et fenêtres participatives en 2024 (en %) 109
Graphique n°143 : Evolution du total des risques nets pondérés des banques conventionnelles
(en milliards de dirhams) - sur base sociale 110
Graphique n°144 : Evolution du total des risques nets pondérés des groupes bancaires
(en milliards de dirhams) - sur base consolidée 110
Graphique n°145 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de crédit des banques
conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 111
Graphique n°146 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de crédit des groupes
bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 111
Graphique n°147 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de marché des banques
conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 112
Graphique n°148 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de marché des groupes
bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 112
Graphique n°149 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque opérationnel des
banques conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 112
248
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024
Graphique n°150 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque opérationnel des
groupes bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 112
Graphique n°151 : Evolution de la structure des fonds propres prudentiels des banques
conventionnelles - Base sociale (en %) 113
Graphique n°152 : Evolution des fonds propres et du ratio de solvabilité des banques conventionnelles
- sur base sociale (en %) 114
Graphique n°153 : Evolution des fonds propres et du ratio de solvabilité des groupes bancaires -
sur base consolidée (en %) 114
Graphique n°156 : Répartition par catégorie des réclamations des clients des établissements
de crédit reçues par Bank Al-Maghrib 174
Graphique n°158 : Taux de dénouement en faveur des plaignants, des réclamations instruites
par Bank Al-Maghrib (en %) 175
Graphique n°159 : Répartition des dossiers reçus par le CMMB à fin 2024 175
249
Dépôt légal : 2016PE0085
ISSN : 2509-0615
www.bkam.ma
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