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Le rapport annuel sur la supervision bancaire pour l'exercice 2024 met en avant la résilience du secteur bancaire marocain, avec une croissance de 3,8% et une amélioration des performances financières des banques. Bank Al-Maghrib a renforcé ses outils de surveillance et a introduit des réformes pour favoriser la transition vers une finance durable et numérique. Le rapport souligne également les efforts pour améliorer la conformité aux normes internationales et la gestion des risques, notamment en matière de cybersécurité et de lutte contre le blanchiment d'argent.

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Rapport

annuel sur
la supervision
bancaire

Exercice
2024 www.bkam.ma
Rapport
annuel sur
la supervision
bancaire

Exercice
2024
Sommaire
3 Mot du Wali

6 Faits marquants

10 Chiffres-clés

15 Structure, activité et rentabilité du secteur bancaire


- L’activité du secteur bancaire a enregistré de bonnes
performances
- Les résultats cumulés des banques ont enregistré une progression
confortant la solidité et la solvabilité du secteur

87 Risques bancaires
- Les banques conservent des niveaux de solvabilité et de liquidité
confortables par rapport aux minimums réglementaires

119 Cadre de supervision des établissements


de crédit et organismes assimilés
- Supervision prudentielle et surveillance des risques
- Promotion de la transition verte et du digital
- Poursuite du renforcement de la relation banque-clients

191 Annexes

235 Table des matières


BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Mot du Wali

E
n dépit d’un environnement international Soucieuse de préserver et de renforcer la résilience
incertain et de la succession des années de des banques, Bank Al-Maghrib a maintenu sa vigilance
sécheresse, l’économie nationale a fait preuve quant à leurs politiques de distribution des dividendes
d’une résilience notable en 2024, avec une et au niveau adéquat de provisionnement des créances
croissance de 3,8% et un recul très sensible de l’inflation à risque.
à 0,9%. Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib a
La Banque a également renforcé ses outils de
amorcé un assouplissement de sa politique monétaire,
surveillance à travers le déploiement d’un dispositif
réduisant son taux directeur à deux reprises, en juin et
d’évaluation prudentielle à connotation prospective,
en décembre, d’un total de 50 points de base à 2,50%.
prenant en compte, outre leur situation actuelle, leurs
Pour sa part, le secteur bancaire a enregistré de bonnes expositions à des risques potentiels et leur capacité à
performances. La taille du bilan a marqué une hausse faire face à d’éventuels chocs futurs.
de 8,7% pour atteindre l’équivalent de 120% du PIB. Les
Sur le plan de la régulation, Bank Al-Maghrib a parachevé
crédits ont augmenté de 4,6% et les dépôts collectés
la transposition du ratio structurel de liquidité à long
auprès de la clientèle se sont accrus de 9,2%. En
terme recommandé par le Comité de Bâle (NSFR) et
parallèle, le taux des créances en souffrance s’est situé
qui favorise le refinancement des actifs de long terme
à 8,4% sur base sociale et à 9% sur base consolidée, soit
par des ressources stables. Les exigences en matière
des niveaux relativement stables par rapport à l’année
de gestion de la liquidité ont également été complétées
précédente.
par l’obligation, pour les banques, de mettre en place
En conséquence, les résultats cumulés des banques un processus structuré d’évaluation de l’adéquation de
conventionnelles ont affiché une progression de 24,1%, leur liquidité (ILAAP) et de constituer, sur cette base,
confirmant ainsi la solidité et la solvabilité du secteur. des coussins de liquidité suffisants.
De leur côté, les banques participatives ont atteint
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a révisé son propre
l’équilibre de leurs résultats, après une période de
dispositif d’octroi de liquidités d’urgence aux banques
montée progressive de leurs opérations. Ainsi, le ratio
en tant qu’outil central de maintien de la stabilité
moyen de solvabilité s’est renforcé à 16,2% et le ratio
financière. La révision a porté notamment sur les
moyen de fonds propres de catégorie 1 s’est amélioré
conditions d’éligibilité, ainsi que sur les catégories
à 13,5%, pour des minima réglementaires de 12% et 9%
d’actifs susceptibles d’être acceptés comme collatéral.
respectivement. Sur base consolidée, ces ratios se sont
Ce mécanisme a été complété par l’adoption d’un décret
établis respectivement à 14,1% et 12,3%.
instituant un dispositif de garantie de l’Etat en cas de
doute sur la solvabilité de la banque bénéficiaire.

3
Mot du Wali

Outre ces soutiens en liquidité, Bank Al-Maghrib La Banque a également mis en place, avec les parties
a continué à renforcer ses outils et les pouvoirs prenantes, le Morocco Fintech Center, une structure
n é c e s s a i r e s à l a g e s t i o n d e s d i ffi c u l t é s d e s dédiée au développement d’un écosystème Fintech
établissements de crédit et à la résolution des national. Parmi les chantiers menés pour favoriser
crises bancaires, en particulier pour les institutions l’accompagnement réglementaire des fintechs, la
d’importance systémique. Banque travaille à la mise en place d’un cadre régissant
l’Open Banking et l’Open Finance. Ce projet vise à régir
A cet effet, un projet de réforme de la loi bancaire
le partage de données par les acteurs bancaires avec
tenant compte de ce besoin a été introduit dans le
des prestataires Fintech, selon un cadre sécurisé, en
circuit d’adoption législatif.
vue de faire émerger de nouveaux services financiers
Dans le même sillage, un projet de loi visant la innovants répondant aux besoins des usagers et
création d’un marché secondaire des créances non contribuant à l’accélération de l’inclusion financière.
performantes a été finalisé en concertation avec les
Dans le domaine des paiements numériques en
autorités concernées, les acteurs bancaires et les
particulier, la Banque a entrepris une réforme
futurs opérateurs de ce marché. La promulgation de ce
importante du cadre réglementaire régissant les
texte législatif devrait impulser une nouvelle dynamique
établissements et services de paiement afin de
au financement de l’économie en libérant des marges
dynamiser l’écosystème. Les plafonds des comptes de
additionnelles en matière d’octroi de crédit.
paiement et des transferts ont été substantiellement
Par ailleurs, en vue d’une meilleure prise en compte rehaussés, et le périmètre des agents de paiement a
des préoccupations climatiques dans l’évaluation de été élargi pour accroître les cas d’usage, favoriser une
la stabilité financière, Bank Al-Maghrib a adapté son plus grande pénétration des services de paiement
organisation interne, instituant un département dédié numériques, notamment dans les zones rurales, et
à la finance climat. Sur ce même registre, la Banque a réduire l’utilisation du cash.
coordonné avec le ministère en charge des Finances,
Parallèlement, pour promouvoir la concurrence sur le
l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux et
marché monétique interbancaire, et en coordination
l’Autorité de contrôle du secteur de l’assurance et de
avec le Conseil de la Concurrence, il a été décidé que
la prévoyance sociale l’élaboration d’une stratégie de
les banques exercent individuellement cette activité
développement de la finance climat à l’horizon 2030.
à travers une filiale spécialisée, dans l’objectif de
Celle-ci identifie les mesures à même de promouvoir le
dynamiser le réseau de paiement par carte. Dans le
financement des projets d’atténuation des émissions de
même sillage, Bank Al-Maghrib a plafonné les frais
carbone et d’adaptation au réchauffement climatique
d’interchange pour réduire les coûts des paiements
ainsi que les orientations stratégiques en matière de
monétiques.
régulation des risques climatiques pour les institutions
financières. Dans ce sens, Bank Al-Maghrib a édicté Dans le domaine du financement collaboratif, la
deux nouvelles directives réglementaires destinées Banque a octroyé des agréments à trois sociétés,
aux banques. La première exige la mise en place d’un dont une spécialisée dans le financement par don.
dispositif de collecte d’informations sur les risques Ces nouvelles plateformes, intégralement digitales,
climatiques associés aux crédits accordés aux grands viennent contribuer au développement des startups et
débiteurs, et la deuxième institue l’obligation de publier des TPE et au financement de projets à impacts social
des informations sur leurs politiques de gestion des et citoyen.
risques climatiques.
Plus globalement, Bank Al-Maghrib a entrepris
De même, afin de mieux accompagner le développement avec ses partenaires publics et privés, notamment
de l’innovation technologique, Bank Al-Maghrib a érigé, le secteur bancaire, le ministère des Finances et la
dans le cadre de sa réorganisation, un département Société Nationale de Garantie et de Financement de
dédié à la régulation de la finance digitale. Cette l’Entreprise, la préparation d’une charte de financement
nouvelle entité se charge de l’octroi des agréments, de dédiée à la TPE, afin de faciliter l’accès au financement
la réglementation et de la surveillance des fintechs ainsi et l’accompagnement de ce segment d’entreprises,
que du traitement des questions de cybersécurité au vecteur de l’emploi et de l’inclusion financière.
sein du secteur bancaire.

4
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Face à la montée des risques cybernétiques, la Banque


a continué de renforcer son dispositif de veille et de
surveillance, ainsi que la coordination avec les parties
concernées, notamment la Direction Générale de la
Sécurité des Systèmes d’Information relevant de
l’Administration de la Défense Nationale. Des missions
de vérification sur place portant sur la sécurité des
systèmes d’information sont menées auprès des
institutions bancaires selon une approche fondée sur
les risques. Un projet de directive réglementaire est
également en cours de finalisation pour améliorer les
pratiques en matière de cybersécurité et de protection
des données.
Du côté de la clientèle des banques, des actions de
sensibilisation ont été menées pour promouvoir un
usage sécurisé des services financiers digitaux.
Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme, après la sortie
du Maroc des listes du GAFI et de l’Union européenne
en 2023, la Banque a continué à coopérer avec l’Autorité
Nationale du Renseignement Financier et les autres
autorités concernées pour rehausser la conformité
aux standards internationaux. En particulier, elle a
parachevé, dans le cadre d’un groupe de travail national,
un projet de loi sur les cryptoactifs destiné à assurer
l’alignement de notre pays avec les normes en matière
de régulation des actifs virtuels. Ce projet définit les
usages des cryptoactifs au Maroc et pose le cadre
d’agrément, d’exercice et de contrôle des prestataires
de services sur ces cryptoactifs. Il détermine également
le cadre régissant les actifs virtuels de type stable coin,
le périmètre des émetteurs éligibles et le cadre de leur
contrôle.
Bank Al-Maghrib a mené par ailleurs, des actions visant
à renforcer la transparence des informations fournies
par les banques, notamment en matière de tarification,
et à renforcer l’accessibilité physique et numérique de
leurs services au profit des personnes en situation de
handicap.

5
Faits marquants de l’année 2024

Faits marquants de l’année 2024

22 au 26 janvier Co-organisation, par Bank Al-Maghrib et le Centre d'Economie et de Finance


du Moyen-Orient du Fonds Monétaire International (FMI), d’un séminaire
régional sous le thème « Développement du marché de la fintech et implications
politiques ».

2 février Organisation par Bank Al-Maghrib conjointement avec la Banque Centrale


d’Espagne de la conférence de haut niveau sur l’impact macroéconomique du
changement climatique.

14 et 15 février Participation à la 19ème réunion de haut niveau pour l'Afrique, organisée par le
Comité de Bâle et l'Institut de stabilité financière de la Banque des Règlements
internationaux en coordination avec la Federal reserve sud-africaine, à Cape
Town.

4 mars Participation à la 3ème réunion du réseau du Fonds Monétaire Arabe (FMA) sur
la finance verte et durable.

3 au 7 mars Participation de Bank Al-Maghrib à la 10ème réunion du groupe de travail de


l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI) sur la finance verte inclusive.

6 et 7 mars Participation à la 19ème réunion du groupe régional de stabilité financière des


pays arabes adossé au Fonds Monétaire Arabe (FMA).

18 au 31 mars Participation de Bank Al-Maghrib à la 12ème édition de la Global Money Week.

21 et 22 mars Participation à la réunion plénière du Groupe de Superviseurs Bancaires


Francophones (GSBF).

25 mars Tenue du Conseil d’Administration de la Société Marocaine de Gestion des


Fonds de Garantie des Dépôts Bancaires (SGFG), sous la présidence de
Monsieur le Wali.

Avril - juin Organisation, par Bank Al-Maghrib, des restitutions des résultats de la première
évaluation SREP1 des banques.

Avril Publication, par Bank Al-Maghrib, des résultats de l’exercice d’évaluation des
risques climatiques préparée conjointement avec la Banque Mondiale.

24 et 25 avril Participation à la 23ème Conférence internationale des superviseurs bancaires


sous le thème « 50 ans du Comité de Bâle : se projeter dans l'avenir en
observant le passé ».

29 avril Tenue de la réunion du Conseil d’Administration du Centre Marocain de


Médiation Bancaire (CMMB), sous la présidence de Monsieur le Wali.

29 et 30 avril Participation à la réunion annuelle de la Communauté des Superviseurs


Bancaires Africains (CSBA), organisée par l'Association des Banques Centrales
Africaines (ABCA) en coordination avec la Banque Centrale de Zambie.

1 Supervisory Review and Evaluation Process.

6
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

19 mai Participation à la réunion plénière du Groupe d'Action Financière du Moyen-


Orient et de l'Afrique du Nord (GAFIMOAN).

29 au 31 mai Participation de Bank Al-Maghrib à la 2ème édition du « Gitex Africa », tenue à


Marrakech.

30 et 31 mai Participation de Monsieur le Wali à la 27ème édition de la Conférence des Gou-


verneurs des Banques centrales francophones sous le thème « Les Banques
centrales francophones face à de nouveaux défis : quelles réponses ? ».

5 au 7 juin Participation à la 23 ème Conférence Internationale Annuelle sur les défis


réglementaires pour le secteur financier sous le thème « Renforcer les
fondamentaux et s'adapter à un paysage de risque dynamique », organisée
par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Réserve
Fédérale.

12 juin Réunion de Monsieur le Wali avec le Conseil du Groupement Professionnel des


Banques du Maroc (GPBM).

24 et 25 juin Participation de Bank Al-Maghrib à la réunion plénière annuelle du réseau


des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du secteur
financier (NGFS2).

1 et 2 juillet Participation à la 44ème réunion du Conseil d’administration et la 22ème Assemblée


générale du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB), organisées par
la Banque Centrale de Djibouti.

3 juillet Tenue de la 19ème réunion du Comité de Coordination et de Surveillance des


Risques Systémiques, présidée par Monsieur le Wali.

26 au 30 août Participation à une conférence organisée, en partenariat avec l’Association


internationale des systèmes de garantie des dépôts (IADI).

2 au 7 septembre Participation au forum politique globale de l’Alliance pour l’Inclusion Financière


(AFI) sur l’inclusion financière.

4 septembre Participation à la réunion du Conseil des gouverneurs de l'Association des


Banques Centrales Africaines (ABCA), sous le thème « Recours à l’analyse du
Big Data, aux taux d’intérêt et à l’intelligence artificielle dans la lutte contre
l’inflation ».

25 septembre Participation de Bank Al-Maghrib à la cérémonie de lancement de la Stratégie


nationale de développement numérique « Maroc numérique 2030 ».

1er octobre Participation de Monsieur le Wali aux travaux de la 48ème session ordinaire du
Conseil des Gouverneurs des Banques Centrales et des Autorités Monétaires
Arabes.

2 Network for Greening the Financial System.

7
Faits marquants de l’année 2024

21 au 24 octobre Participation à la réunion annuelle du Groupe de Travail sur la supervision


bancaire transfrontalière relevant de l’Association des Banques Centrales
Africaines (ABCA), organisée par la Banque Centrale d’Afrique du Sud.

21 au 26 octobre Participation de Monsieur le Wali aux Assemblées Annuelles du Fonds


Monétaire International et de la Banque mondiale, tenues à Washington.

23 au 25 octobre Participation à la réunion plénière du Groupe d'Action Financière (GAFI), sous


présidence mexicaine.

5 novembre Participation à la réunion du groupe consultatif régional MENA3 du Conseil de


Stabilité Financière.

16 au 21 novembre Participation aux travaux de la 39ème réunion plénière du Groupe d'Action


Financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (GAFIMOAN).

20 novembre Participation de Bank Al-Maghrib à la conférence de haut niveau sur le


changement climatique, organisée par la Banque Centrale Européenne (BCE).

11 au 22 novembre Participation de Bank Al-Maghrib à la COP29 à Bakou.

20 novembre Organisation, par Bank Al-Maghrib, de la 10 ème réunion du Collège des


superviseurs d’Attijariwafa Bank.

22 novembre Organisation, par Bank Al-Maghrib, de la 9 ème réunion du Collège des


superviseurs du groupe Bank of Africa.

26 novembre Organisation, par Bank Al-Maghrib, de la 9 ème réunion du Collège des


Superviseurs du Groupe Crédit Populaire du Maroc.

26 et 27 novembre Organisation par Bank Al-Maghrib, en collaboration avec le ministère de


l’Économie et des Finances, l’Autorité Marocaine des Marchés de Capitaux
(AMMC), et l’Autorité Marocaine de Contrôle des Assurances et de la
Prévoyance Sociale (ACAPS), de la 4ème édition du Symposium régional de haut
niveau sur le thème « Stabilité financière en Afrique à l’épreuve des incertitudes
géoéconomiques et aux risques émergents ».

28 novembre Organisation par Bank Al-Maghrib, conjointement avec la Société Financière


Internationale (SFI), d’une conférence sous le thème : « Catalyser le marché
secondaire des créances en souffrance au Maroc ».

4 décembre Organisation du Comité Afrique réunissant Bank Al-Maghrib et les trois


groupes bancaires transfrontaliers, sous la présidence de Monsieur le Wali.

9 et 10 décembre Participation à l’Africa Financial Summit (AFIS).

3 Middle East and North Africa.

8
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

9 au 10 décembre Participation de Bank Al-Maghrib à la 26ème réunion du comité de pilotage du


réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du
secteur financier (NGFS).

13 décembre Tenue du Comité des Etablissements de Crédit ayant émis son avis favorable
sur les textes réglementaires de Bank Al-Maghrib encadrant l’activité des
établissements de paiement et la liquidité bancaire (NSFR et ILAAP).

16 et 17 décembre Participation à la réunion annuelle du Comité des Superviseurs Arabes.

18 et 19 décembre Participation au Comité arabe de la stabilité financière relevant du Fonds


Monétaire Arabe (FMA).

18 décembre Tenue de la réunion annuelle de Monsieur le Wali avec la Fédération Nationale


des Associations de Microfinance (FNAM).

22 décembre Participation à la 45ème réunion du Conseil des Services Financiers Islamiques


(IFSB).

24 décembre Tenue de la 20ème réunion du Comité de Coordination et de Surveillance des


Risques Systémiques, présidée par Monsieur le Wali.

26 décembre Organisation, par Bank Al-Maghrib, d’une rencontre d'échange avec le Conseil
Supérieur des Oulémas (CSO).

9
Chiffres-clés du système bancaire

Chiffres-clés du système bancaire


I. Structure du système bancaire

- Nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés : 93


• Banques : 24
Dont banques participatives : 5
Dont fenêtres participatives : 3
• Sociétés de financement : 29
Dont sociétés de crédit à la consommation : 12
Dont sociétés de crédit-bail : 8
Dont sociétés de crédit immobilier : 2
Dont sociétés de cautionnement : 1
Dont sociétés d’affacturage : 3
Autres sociétés : 1
• Banques offshore : 6
• Institutions de microfinance : 11
• Etablissements de paiement : 18
• Sociétés de financement collaboratifs : 3
• Autres établissements4 : 2

- Réseau des établissements de crédit et organismes assimilés :


• Banques conventionnelles et participatives
• Au Maroc :
- Agences bancaires : 5 692
- Guichets automatiques bancaires : 8 328
• A l’étranger : 51 filiales et 22 succursales : 1 758
- Dont Afrique : 45 filiales et 4 succursales : 1 615
- Dont Europe : 6 filiales et 16 succursales : 143
• Etablissements de paiement5 : 32 221
• Dont agences propres : 1 513
• Dont agences mandataires : 30 708
• Institutions de microfinance : 1 673
• Banques offshore : 9

- Effectif des établissements de crédit et organismes assimilés au Maroc


et à l’étranger : 77 527
• Au Maroc : 56 454
• À l’étranger : 21 073

4 Dont un établissement de garantie doté d’une fenêtre participative.


5 Hors agences bancaires, qui agissent en tant qu’agents principaux pour certains établissements de paiement.

10
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

II. Indicateurs d’activité et de rentabilité des banques - base sociale

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024


Total bilan 1.680 1.756 1.909
Crédits par décaissement (bruts) (1) 1.060 1.111 1.162
Dépôts de la clientèle 1.129 1.167 1.275
Fonds propres (hors bénéfices de l'exercice) 157 162 168
Produit net bancaire 50,2 58,4 68,0
Résultat brut d’exploitation 24,8 30,9 39,1
Résultat net 10,5 12,7 15,7
Rendement moyen des emplois 3,83% 4,26% 4,59%
Coût moyen des ressources 0,98% 1,42% 1,48%
Coefficient moyen d’exploitation 52,9% 46,6% 42,1%
Rentabilité des actifs (ROA) 0,7% 0,7% 0,9%
Rentabilité des fonds propres (ROE) 6,9% 8,0% 9,5%
Taux des créances en souffrance 8,4% 8,5% 8,4%
Taux de couverture des créances en souffrance par les provisions 68% 67% 69%
(1) Y compris les prêts aux sociétés de financement.

III. Indicateurs d’activité et de rentabilité des banques et fenêtres


participatives

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024


Total bilan 27,0 32,7 38,9
Financements par décaissement (hors marges constatées d'avance) 17,4 21,4 25,8
Dépôts de la clientèle 7,0 9,1 12,1
Fonds propres (hors résultat de l'exercice) 2,1 2,4 2,7
Produit net bancaire 0,7 0,8 1
Résultat brut d’exploitation -0,1 0,1 0,2
Résultat net -0,1 0,0 0,1
Taux des créances en souffrance 0,6% 0,8% 1,2%

IV. Indicateurs d’activité et de rentabilité des sociétés de financement


spécialisées

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024


Total bilan 127,9 134,9 145,2
Crédits par décaissement (bruts) 130,0 137,2 148,1
Produit net bancaire 6,1 6,3 6,6
Résultat brut d’exploitation 3,7 3,8 3,9
Résultat net 1,4 1,5 1,4
Rentabilité des actifs (ROA) 1,1% 1,1% 1,0%
Taux des créances en souffrance 12,6% 12,8% 12,4%

11
Chiffres-clés du système bancaire

V. Indicateurs d’activité et de rentabilité des banques offshore

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024


Total bilan 51,1 45,4 42,7
Encours de crédits (brut) 22,2 22,9 19,3
Dépôts de la clientèle 12,8 11,3 13,1
Résultat net 0,5 0,4 0,5
Taux des créances en souffrance 0,25% 0,27% 0,31%

VI. Indicateurs d’activité et de rentabilité des institutions de microfinance

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024

Total bilan 9,7 10,4 10,9


Encours de crédits (brut) 8,4 8,7 9,5
Résultat net 0,1 0,07 0,2
Taux des créances en souffrance 7,2% 5,7% 4,7%

VII. Indicateurs d’activité et de rentabilité des établissements de paiement

Montants en milliards de dirhams 2022 2023 2024


Volume des transactions effectuées via comptes de paiement 8,8 10,1 43,6
Volume des transferts de fonds 101,8 108,5 116
Total Bilan 4,1 5,3 7,5
Résultat net 0,21 0,30 0,42

12
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VIII. Indicateurs d’activité et de rentabilité des 11 groupes bancaires

2022 2023 2024


Total bilan 2.145 2.227 2.414
Crédits par décaissement à la clientèle (bruts) 1.375 1.433 1.496
Dépôts de la clientèle 1.437 1.474 1.595
Capitaux propres – Part du groupe 159,7 170,6 184,3
Produit net bancaire 83 93 106
Résultat brut d’exploitation 40 48 59
Résultat net – Part du groupe 14,0 16,9 21,3
Coefficient moyen d’exploitation 51,7% 48,9% 43,9%
Rentabilité des actifs (ROA) 0,7% 0,8% 0,9%
Rentabilité des fonds propres (ROE) 8,8% 9,9% 11,5%
Taux des créances en souffrance 9,4% 9,2% 9,0%
Taux de couverture des créances en souffrance par les provisions 67% 67% 69%

13
Structure, activité,
rentabilité et risques
du secteur bancaire

Partie
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

CHAPITRE 1.
STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE
L’année 2024 a connu l’agrément par Bank Al-Maghrib de deux nouveaux établissements de
paiement et 3 sociétés de financement collaboratif (Crowdfunding).

L’infrastructure bancaire a continué d’observer une baisse du réseau d’agences bancaires


physiques, parallèlement à une progression des usages digitaux. Le réseau des établissements
de paiement a, pour sa part, poursuivi sa progression en vue d’offrir des services de paiement de
proximité aux usagers.

Le nombre de comptes bancaires s’est apprécié pour atteindre 38,2 millions, soit un taux de
détention par 58% de la population adulte en nette progression. Dans le même sens, le nombre
de comptes de paiement s’est significativement accru à 13,8 millions avec un taux d’activation en
amélioration portée par l’inclusion financière des bénéficiaires des programmes publics de soutien
sociaux.

I. Structure et actionnariat du système bancaire

Le nombre d’établissements de crédit et organismes assujettis au contrôle de Bank Al- Maghrib


est passé de 88 établissements en 2023 à 93 en 2024, répartis entre 19 banques conventionnelles,
5 banques participatives, 29 sociétés de financement, 6 banques offshore, 11 associations de
microfinance, 18 établissements de paiement, 3 sociétés de financement collaboratif, la Caisse de
Dépôt et de Gestion (CDG) et la Société Nationale de Garantie et du Financement de l’Entreprise
(SNGFE).

Sont également soumises au contrôle de Bank Al-Maghrib, 4 fenêtres participatives, dont une
spécialisée dans la garantie des financements.

17
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°1 :
Evolution du nombre d'établissements de crédit et organismes assimilés
93
88

29 29
19 19 16 18
11 11
5 5 6 6 3
0 2 2

Banques Banques Sociétés de Banques Institutions de Etablissements Sociétés de Autres Total


conventionnelles participatives financement offshore microfinance de paiement financement établissements
collaboratif

2023 2024

Sur les 53 établissements de crédit, 5 banques et 6 sociétés de financement sont contrôlées


majoritairement par un actionnariat étranger. Le nombre d’établissements de crédit à actionnariat
majoritairement public ressort à 12, répartis entre 7 banques et 5 sociétés de financement.

La population des établissements de crédit cotés se situe à 11 en 2024, répartie entre 7 banques
et 4 sociétés de financement. Ces établissements représentent près de 35% de la capitalisation
boursière.

A l’étranger, les groupes bancaires disposent de 51 filiales et 22 succursales présentes dans


36 pays dont 27 en Afrique, 7 en Europe et 2 en Asie. Ils disposent également de 25 bureaux
de représentation dans 14 pays situés principalement en Europe, en Asie et en Amérique.

En Afrique, les groupes bancaires marocains sont présents à travers 45 filiales et 4 succursales
réparties au niveau de 10 pays en Afrique de l’Ouest (dont 8 dans la zone de l’Union Economique et
Monétaire Ouest Africaine), 6 pays en Afrique Centrale, 6 en Afrique de l’Est, 3 en Afrique du Nord
et 2 pays en Afrique Australe.

Dans le reste du monde, ils sont implantés en Europe à travers 6 filiales et 16 succursales dans
7 pays et en Asie à travers 2 succursales dans 2 pays.

18
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

II. Evolution du réseau bancaire

Le réseau bancaire poursuit sa tendance baissière sous l’effet de la digitalisation croissante des
services bancaires et de la mise en œuvre par les banques de stratégies visant à réorganiser et
optimiser leurs réseaux de distribution sur le plan géographique et des services offerts à la clientèle.

A fin 2024, le nombre d’agences bancaires s’est réduit de 113 unités pour ressortir à 5.692. Cette
évolution reflète une baisse de 120 agences pour les banques conventionnelles et une hausse de
7 agences pour les banques participatives.

Graphique n°2 : Graphique n°3 :


Evolution du réseau d’agences bancaires Nombre additionnel d’agences bancaires
6 173 6 056 5 905 5 805 5 692

-100
-1,9 -1,7 -1,9 -113
-2,3 -2,5 -117

-146 -151
2020 2021 2022 2023 2024
2020 2021 2022 2023 2024
Nombre d’agences bancaires
Evolution du nombre d’agences bancaires (en%)

La densité bancaire, mesurée par la population adulte âgée de 15 ans et plus, par agence6, ressort à
4.709 après 4.791 une année auparavant. Pour sa part, le nombre d’agences pour 10.000 habitants
est resté stable à 2,1 agences.

Parallèlement, le parc des guichets automatiques bancaires (GAB) a progressé de 1%, soit +86
unités, suivant la même tendance que l’année précédente pour s’établir à 8.328 unités.

Graphique n°4 : Graphique n°5 :


Evolution des guichets Nombre additionnel de guichets
automatiques bancaires automatiques bancaires
223
206

2,8 8 328
8 242
2,7 8 163
121
7 940
1,6
79 86
7 734 1,0
1,0

2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024

Nombre de GAB Evolution du nombre de GAB (en %)

6 Hors celles situées en zones off-shore.

19
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

La répartition régionale des agences bancaires, dépôts et crédits est restée globalement stable en
2024. La région de Casablanca-Settat concentre une part de 28% des agences, 39% des dépôts et
65% des crédits. Elle est suivie par la région de Rabat-Salé-Kénitra qui détient 15% des agences,
16% des dépôts et des crédits. La région de Fès-Meknès abrite 12% des agences, 8% des dépôts et
4% des crédits.

Graphique n°6 :
Part de chaque région dans le total du réseau bancaire,
des dépôts et des crédits (en %)

Dakhla - Oued Ed Dahab


Guelmim - Oued Noun
Laâyoune - Sakia El Hamra
Drâa - Tafilalet
Béni Mellal - Khénifra
Souss-Massa
Marrakech-Safi
L'Oriental
Tanger-Tetouan-Al Hoceima
Fès-Meknès
Rabat-Salé-Kénitra
Casablanca-Settat
0 10 20 30 40 50 60
Crédits Dépôts Agences bancaires

Au niveau de la zone offshore de Tanger, les banques disposent de 5 filiales et une succursale, sans
changement par rapport aux années précédentes. Les banques offshore sont également présentes
au niveau de la zone offshore de Kénitra à travers trois agences.

Le réseau des banques et fenêtres participatives a progressé à 206 agences et espaces dédiés après
1997 en 2023. Ce réseau est déployé dans les 12 régions du Royaume et se situe à hauteur de 64%
au niveau de 3 régions : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès.

7 Données 2023 mise à jour.

20
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°7 :
Evolution du réseau bancaire participatif par région (en %)

9 6
7
7
7
7
7
5
8 9

10 10

19 19

35 35

2023 2024

Casablanca-Settat Rabat-Salé-Kénitra Fès-Meknès Tanger-Tetouan-Al Hoceima


Marrakech-Safi Souss-Massa L’Oriental Autres régions

Le réseau des établissements de paiement a poursuivi sa croissance pour s’établir à 32.221 points
physiques à fin 2024, hors agences bancaires, soit un additionnel de 6.328 points physiques, dont
6.240 points physiques de mandataires. La part des points de cash en zone rurale est stable à 9%.

Sur le total des points physiques :

• 15.563 offrent l’ensemble des services de paiement, dont le transfert de fonds et l’ouverture de
compte de paiement, en hausse de 15% comparé à l’exercice précédent ;
• 16.658 offrent les services de cash in & cash out, l’ouverture de comptes de paiement de niveau
1, ainsi que le paiement facturier, en hausse de 35% comparé à l’exercice précédent.
En termes de répartition géographique, les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra
continuent d’occuper les deux premières positions, avec des parts respectives à 28% et 13%, suivies
par les régions de Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Tanger-Tetouan-Al Hoceima qui représentent
12%, 11% et 9% respectivement de l’ensemble de points physiques.

21
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°8 :
Répartition du réseau des établissements de paiement par région (en %)

28
25
24

14
13 13
12 12 12
11 11 11 10 10
9
8 8 8
7 7 7 7 7 6
4 4 4
2 2 2 0,5 0,50,4
1 1 1

Casablanca- Rabat- Fès- Marrakech- Tanger- L’Oriental Beni Mellal - Souss- Drâa - Laâyoune - Guelmim - Dakhla -
Settat Salé- Meknès Safi Tetouan- Khénifra Massa Tafilalet Sakia Oued Oued
Kénitra Al Hoceima El Hamra Noun Ed-Dahab

2022 2023 2024

Pour sa part, le réseau des institutions de microfinance s’est infléchi à la hausse soit +1,2% à 1.673
points de vente en 2024, après une baisse de 1,5% l’année passée.

Graphique n°9 :
Evolution du réseau des institutions de microfinance

1 770 1 673
1 687 1 678 1 653
1,2
-0,2

-0,5 -1,5

-4,7

2020 2021 2022 2023 2024

Nombre de points de vente Evolution du nombre de points de vente (en %)

22
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

III. Évolution du nombre de comptes bancaires

A fin 2024, le nombre de comptes bancaires ouverts sur les livres des banques est ressorti en
hausse de 5,2%, à 38,2 millions de comptes après 36,3 millions enregistré à fin 2023, soit un
additionnel de 1,9 million de comptes.

Graphique n°10 :
Evolution du nombre de comptes bancaires

8,4 7,2

5,2

36,3 38,2
33,9

2022 2023 2024

Nombre de comptes (en millions) Evolution du nombre de comptes (en %)

Le nombre de particuliers résidents ayant au moins un compte bancaire actif a marqué une hausse
de 3% après 3,8% en 2023 pour s’établir à 15,4 millions. Le taux de détention des comptes bancaires
est passé de 54% en 2023 à 58% en 20248.

Graphique n°11 :
Evolution du taux de détention de comptes bancaires par les particuliers résidents
(nombre de particuliers ayant au moins un compte bancaire/Population adulte >15 ans)

53% 54% 58%

14,5 15,0 15,5

2022 2023 2024

Nombre de particuliers résidents ayant au moins un compte bancaire (en millions)


Taux de détention des comptes bancaires par les particuliers résidents

8 Chiffres basés sur les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2024.

23
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Par genre, le nombre d’hommes résidents détenant au moins un compte bancaire actif s’est établi
à 9,2 millions à fin 2024. Les femmes résidentes détenant au moins un compte bancaire actif sont
au nombre de 6,2 millions à la même date.

IV. Evolution du nombre de cartes bancaires

Le nombre de cartes bancaires en circulation a augmenté de 12% à 22,6 millions à fin 2024.
L’essentiel continue d’être utilisé pour des opérations de retrait en cash qui représentent 86% après
88% l’année précédente.

Graphique n°12 :
Evolution du nombre de cartes bancaires en circulation (en millions)
22,6
20,2
19,0
17,2 17,9

2020 2021 2022 2023 2024

V. Evolution du nombre de comptes de paiement

Sur la base des données recueillies auprès des 13 établissements de paiement exerçant
les activités de paiement, le nombre de comptes de paiement ouverts s’est établi, à fin 2024,
à 13,8 millions en hausse de 33% par rapport à l’année précédente, soit un additionnel de
3,47 millions de comptes. Cette évolution a été soutenue notamment par les ouvertures de
comptes en lien avec les programmes sociaux déployés depuis 2023.

La part des comptes de niveau 39 continue de progresser à un rythme soutenu de 38%, après
29% en 2023, au détriment des comptes de niveau 1 et de niveau 2 dont les parts ont reculé à 31%
chacune, après 35% et 36% respectivement en 2023.

9 Il existe 3 catégories de comptes de paiement définis en fonction de leur plafond, lequel conditionne les mesures de vigilance qui
leur sont applicables. Les comptes de niveau 1, plafonnés à 200 dirhams, les comptes de niveau 2, plafonnés à 5.000 dirhams et
les comptes de niveau 3 plafonnés à 20.000 dirhams.

24
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

3,81 millions de comptes de paiement sont considérés actifs10, soit un taux d’activation en nette
amélioration à près de 28% après 17,7% en 2023.

Le nombre de comptes ouverts par les commerçants a progressé de 8%, pour s’établir à près de
56 mille comptes acceptant les paiements via M-Wallet.
Graphique n°13 :
Evolution du nombre de comptes de paiement (en millions)
13,8

10,4

6,9
5,3
4,2 4,3
3,3 3,6 3,7
3,0
2,5
1,0

Nombre global des Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3


comptes de paiement

2022 2023 2024

Graphique n°14 :
Part des comptes de paiement ouverts en 2024, par catégorie

0,4%

30,6%
38,2% Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
Commerçants acceptants

30,9%

10 Un compte est considéré comme actif dès lors qu’il a enregistré au moins une transaction au cours du dernier trimestre.

25
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

VI. Évolution de l’équipement des commerçants par des


terminaux de paiement électronique

Au titre de l’année 2024, deux établissements de paiement et une banque offrant le service
d’acquisition ont procédé à l’équipement des commerçants par des Terminaux de Paiement
Electronique (TPE), portant le parc à 94.387, en hausse de 13%, dont 72% sont actifs. La part des
TPE acceptant les paiements via Mobile-Wallet a atteint 93% du parc installé, après 75% en 2023.

Le nombre de commerçants équipés de TPE a évolué de 13% pour atteindre 80.247. Ils sont
installés principalement au niveau de la région de Casablanca-Settat, qui représente près de 35%
du parc total, suivie de Marrakech-Safi (21%), Rabat-Sale-Kenitra (14%), Tanger- Tétouan-Al Hoceima
(9%), Souss-Massa (7%) puis Fes-Meknes (6%).

La ventilation par type de commerce fait ressortir le secteur de la grande distribution en


1ère position avec une part s’élevant à 23%, suivi des services de la santé (14%), l’habillement (13%),
le tourisme (11%) puis la restauration (8%).

Graphique n°15 :
Evolution du parc TPE installé par les établissements de paiement

94 387
83 342
72 764
64 929 67 652
63 150
57 348 58 873
45 984
36 622

2020 2021 2022 2023 2024

Stock de TPE installés dont TPE actifs

26
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VII. Effectif des établissements de crédit et organismes


assimilés

L’effectif des établissements de crédit et organismes assimilés au Maroc s’est établi à fin 2024 à
56.454 agents, en hausse de 1,6% par rapport à 2023, dont environ 74% sont employés par les
banques, 14% par les institutions de microfinance, 7% par les sociétés de financement et 5% par
les établissements de paiement.

Selon le genre, environ 51% de l’effectif des établissements de crédit et organismes assimilés sont
des hommes et 49% des femmes.

Graphique n°16 :
Répartition de l’effectif des Etablissements de crédit et organismes assimilés
par genre - 2024 (en %)

49 47 49 54 49

51 53 51 46 51

Banques Sociétés de Institutions de Etablissements de Total


financement microfinance paiement

Hommes Femmes

L’effectif des banques conventionnelles a progressé de 0,9% pour s’établir à 40.334 agents.
Cet effectif est composé à hauteur de 36% de personnes âgées entre 25 et 35 ans, 44% pour la
tranche des 35 à 50 ans et de 14% pour la catégorie d’âge supérieure à 50 ans.

Graphique n°17 :
Evolution de l’effectif des banques conventionnelles au Maroc

40 914
40 772 0,9

0,3
40 334

-0,3 39 994
39 858

-2,0 -2,2

2020 2021 2022 2023 2024

Effectif des banques Evolution de l’effectif des banques (en %)

27
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

L’effectif employé par les banques participatives a progressé de 21,2% à 1.228 agents, après une
baisse de 10,2% une année auparavant. Près de 35% de cet effectif sont des femmes.

Le secteur des sociétés de financement emploie, pour sa part, un effectif de 3.722 agents, soit
40 personnes de plus par rapport à 2023 (+1,1%), composé à hauteur de 53% d’hommes et 47% de
femmes. L’effectif des sociétés de crédit à la consommation s’est accru de 0,3%, celui des sociétés
de leasing de 2% et celui des autres catégories de sociétés de financement de 3,3%.

Graphique n°18 :
Evolution de l’effectif des sociétés de financement

2 469 2 473 2 480

700 706 729


472 503 513

2022 2023 2024

Sociétés de crédit à la consommation Sociétés de crédit-bail Autres sociétés de financement

Pour sa part, l’effectif employé par les institutions de microfinance s’est établi à 7.764 agents,
enregistrant une hausse de 3,6% en 2024, après une baisse de 1,7% une année auparavant.
Près de 49% de cet effectif sont des femmes.

Les établissements de paiement emploient un effectif de 2.980 agents, en hausse de 8%, dont 52%
de femmes.

28
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VIII. Evolution de la concentration bancaire

1. Concentration de l’activité des banques sur base sociale

La concentration de l’activité bancaire est quasi-stable en 2024. La part des cinq plus grandes
banques dans le total-actif du secteur s’est située à 76% après 75,7% en 2023 et celle des trois
premières banques ressort à 61,9% (après 61,7% en 2023).

Graphique n°19 :
Concentration du total-actif des banques (en %)

76,4 75,7 76,0


61,6 61,7 61,9

2022 2023 2024


3 premières banques 5 premières banques

Pour ce qui est des dépôts, les trois premières banques ont disposé de près de 63,5% des dépôts
collectés, après 63,3% en 2023, et les cinq premières ont concentré une part de 78% en hausse de
0,1 point par rapport à 2023.

Graphique n°20 :
Concentration des dépôts des banques (en %)

78,3 77,9 78,0

63,3 63,3 63,5

2022 2023 2024

3 premières banques 5 premières banques

29
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

S’agissant des crédits, les trois premières banques ont octroyé 60,4% des crédits, après 60,1% en
2023, et les cinq plus grandes ont accordé 77,1% des financements après 77,4%.

Graphique n°21 :
Concentration des crédits octroyés par les banques (en %)

78,1 77,4 77,1

60,2 60,1 60,4

2022 2023 2024

3 premières banques 5 premières banques

En fonction du statut de l’actionnariat, les banques à capital privé majoritairement marocain


ont vu leurs parts de marché en termes de total-actif, de dépôts et de crédits se renforcer à
respectivement 73,4% (+6,2 points), 75,1% (+6,4 points) et 74,4% (+8,2 points) suite au changement
de contrôle du capital d’une banque. Dans ce sillage, leur part de marché en termes de guichet a
augmenté de 5,2 points à 63,1%.

Graphique n°22 : Graphique n°23 :


Répartition en fonction du statut de Répartition en fonction du statut de
l’actionnariat des banques - 2023 (en %) l’actionnariat des banques - 2024 (en %)

57,9
67,2 68,7 66,2 63,1 73,4 75,1 74,4

31,6 20,1
21,5 20,2
32,2 21,7 20,2 20,0
10,5 11,3 11,1 13,7
4,7 4,9 4,7 5,6
Guichets Actif Dépôts Crédits Guichets Actif Dépôts Crédits

Banques à capital privé majoritairement marocain Banques à capital majoritairement public


Banques à capital majoritairement étranger

De ce fait, les banques à capital privé majoritairement étranger ont vu leurs parts de marché
en termes de guichets, se replier de 5,7 points à 4,7%, de total-actif et des dépôts reculer
respectivement à 4,9% (-6,4 points) et 4,7% (-6,4 points). En parallèle, leur part dans les crédits est
passé de 13,7% à 5,6%.

30
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Les banques à capital majoritairement public ont détenu une part de marché en termes de réseau
de 32,2% (+0,6 point) et de total-actif de 21,7% (+0,2 point). Leur part de marché de crédits s’est
située à 20% (-0,1 point) et celle des dépôts s’est maintenue à 20,2%.

2. Concentration de l’activité des sociétés de financement

En 2024, le niveau de concentration de l’activité des sociétés de crédit à la consommation a


progressé. La part détenue par les trois plus grandes sociétés de crédit à la consommation dans le
total-actif du secteur s’est renforcée de 2 points à 69% et celle des cinq premières s’est améliorée
d’un point à 91%.

Graphique n°24 : Graphique n°25 :


Concentration du total-actif des sociétés Concentration du total-actif des sociétés
de crédit à la consommation (en %) de crédit-bail (en %)

95 94
89 90 91 90

69 72 71 71
64 67

2022 2023 2024 2022 2023 2024

3 premières sociétés de crédit à la consommation 3 premières sociétés de crédit-bail


5 premières sociétés de crédit à la consommation 5 premières sociétés de crédit-bail

Concernant le secteur du crédit-bail, la part des trois premières sociétés ressort sans changement
à 71% et celle des cinq premières sociétés s’est contractée de 4 points à 90%.

3. Concentration de l’activité des établissements de paiement

La contribution des 3 premiers établissements de paiement dans le total des transferts de fonds,
opérés par ceux offrant le service de transfert de fonds, est en hausse de 6 points à 90,2%, après
89,6% en 2023, et celle des 5 premiers établissements s’est renforcée de près de 2 points à 98,4%,
après 96,5% en 2023.

S’agissant du secteur de paiement mobile, la part des 3 premiers établissements de paiement


dans le total des comptes de paiements s’est établie à 63% (+1 point) et celle des 5 premiers
établissements à 79% (-2 points). S’agissant du volume des transactions sur ces comptes,
les 3 premiers établissements de paiement ont représenté 75%, sans changement, et les 5 premiers
établissements 92% après 86% en 2023.

31
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

4. Concentration de l’activité des institutions de microfinance

La contribution des 3 premières institutions de microfinance dans la distribution des crédits s’est
établie, à fin 2024, à 96% et celle des 5 premières institutions à 99%.

5. Concentration de l’activité sur base consolidée

Sur base consolidée, le niveau de concentration de l’activité de crédit des 3 premiers groupes
bancaires s’est maintenu à 60% par rapport à 2023. De même, la part des 5 premiers est demeurée
stable à 77%.

L’analyse par objet montre que pour les crédits de trésorerie et à l’équipement, la part des
3 premiers groupes bancaires a augmenté de 2 points à 58% et celle des 5 premiers groupes s’est
maintenue à 77%. Pour les crédits immobiliers, la part des trois premiers s’est contractée d’un point
à 60% et celle des cinq premiers groupes s’est repliée d’un point à 79%. S’agissant des crédits à la
consommation, leur quote-part a reculé d’un point par rapport à l’année dernière pour les trois
premiers groupes, soit 57%, alors qu’elle s’est maintenue à 79% pour les 5 premiers groupes.

Graphique n°26 :
Evolution de la concentration des crédits sur base consolidée (en%)

2024 77
60
Total des
crédits

2023 77
60
2022 78
60
79
consommation

2024 57
Crédits à la

2023 79
58
2022 79
59
2024 78
60
immobiliers
Crédits

2023 79
61
2022 80
61
77
trésorerie aux

2024
l'équipement

58
entreprises
Crédits à

et de

2023 77
56
2022 78
57

Les 3 premiers groupes bancaires Les 5 premiers groupes bancaires

32
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

CHAPITRE 2.
ACTIVITE ET RENTABILITE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT
ET ORGANISMES ASSIMILES
En 2024, la croissance économique nationale s’est située à 3,8%, tirée principalement par le Produit
Interieur Brut (PIB) non agricole, en amélioration de 4,8%, parallèlement à un net ralentissement
de l’inflation, revenant à 0,9% en moyenne annuelle.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a décidé de réduire son taux directeur de 25 points de base, à
deux reprises au cours de l’année 2024, passant à 2,75% en juin puis à 2,50% en décembre.

Pour sa part, le secteur bancaire a enregistré de bonnes performances. La taille du bilan a marqué
une hausse de 8,7% pour atteindre l’équivalent de 120% du PIB. Le crédit bancaire a progressé de
4,6%, tiré par les crédits aux entreprises, et les dépôts collectés auprès de la clientèle se sont accrus
de 9,2%. Les résultats cumulés des banques conventionnelles ont enregistré une progression,
confortant ainsi la solidité et la solvabilité du secteur. De leur côté, les banques participatives ont
atteint l’équilibre de leurs résultats après une période de montée progressive de leurs opérations.

I. Activité et rentabilité des banques sur base sociale

Au terme de l’année 2024, le total-actif cumulé des banques a marqué une hausse de 8,7%, après
4,5% l’année précédente, pour s’établir à près de 1.909 milliards de dirhams. Rapporté au PIB, il
représente 120%, soit une hausse de 1 point sur une année.

Du côté des emplois, cette évolution reflète une hausse des crédits, en particulier les crédits à
l’équipement, ainsi qu’une augmentation du portefeuille-titres. Du côté des ressources, cette
évolution traduit une progression des dépôts collectés auprès de la clientèle, en lien notamment
avec l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale des personnes physiques mise
en place par le gouvernement, qui a favorisé le rapatriement de fonds vers le système bancaire et,
dans une moindre mesure, à une augmentation des dettes envers les établissements de crédit.

33
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

1. La hausse des emplois reflète un accroissement des créances sur


les établissements de crédit et des portefeuilles de titres détenus par les
banques

La structure du total-actif des banques fait ressortir une contraction de la part des créances sur la
clientèle, de 2,1 points à 54,7%, en faveur du portefeuille-titres dont la part ressort en progression
de 1,7 point à 26,6% ainsi que celle des créances sur les établissements de crédit qui affiche une
hausse de 0,2 point à 13,3%.

Graphique n°27 :
Structure de l’actif des banques (en %)

5,2 5,2 5,4

24,5 24,9 26,6

56,6 56,8 54,7

13,7 13,1 13,3

2022 2023 2024

Créances sur les établissements de crédit et assimilés Créances sur la clientèle Portefeuille-titres Autres actifs

Les actifs bancaires libellés en devises représentent 8% des emplois des banques, en recul de
0,1 point, dont près de 4,5% sont des créances en devises sur des non-résidents.

1.1. La hausse des créances sur les établissements de crédit et assimilés est liée
principalement à l’augmentation des créances sur les banques étrangères

Après une baisse de 0,6% en 2023, les créances sur les établissements de crédit et assimilés ont
augmenté de 10,2% à 253,1 milliards de dirhams. Cette hausse reflète essentiellement celles des
dépôts auprès des banques étrangères et de la Banque Centrale.

34
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°28 :
Créances des banques sur les établissements de crédit et assimilés (en milliards de dirhams)
70,9 69,5
65,9 66,7 67,0
60,2
52,7

36,3 37,1 37,4 39,9


31,5 30,9 29,8

18,0

Créances sur les Créances sur les Prêts aux sociétés de Prêts aux autres Dépôts auprès de la
banques locales banques à l'étranger financement établissements de Banque Centrale
crédit et assimilés

2022 2023 2024

Les créances sur les banques locales, se sont appréciées de 2% à 37,1 milliards reflétant une
hausse des valeurs reçues en pension de 30,4% à 11,2 milliards, conjuguée à une baisse des prêts
de trésorerie et des prêts financiers de 3,5% à 18 milliards et de 13,8% à 7,9 milliards de dirhams
respectivement.

Les créances sur les banques étrangères se sont renforcées de 32% à 52,7 milliards, en lien
principalement avec la progression des prêts de trésorerie, qui se sont accrus de 45% à
27,4 milliards, ainsi que celle des comptes ordinaires de +25,6% à 21,4 milliards. Les prêts financiers
sont restés stables à 4 milliards.

Pour sa part, l’encours des prêts accordés par les banques aux sociétés de financement a enregistré
une hausse de 1,1% à 66,7 milliards, tiré par la hausse des prêts de trésorerie de 17,8% à près de
14 milliards. S’agissant des prêts financiers, ils ont baissé de 2,5% à 52,7 milliards. Ces évolutions
reflètent le recours accru des sociétés de financement au refinancement bancaire.

Les créances sur les autres établissements de crédit et assimilés ont reculé de 3,6% à 67 milliards,
recouvrant principalement les banques offshore et les autres établissements de crédit non-
résidents11 en lien notamment avec une baisse des financements en devises des opérateurs
économiques.

Par type de monnaie, les créances sur les établissements de crédit et assimilés libellées en devises
se sont appréciées de 12,6% à 74 milliards de dirhams après une baisse de 2,9% en 2023 et celles
libellées en dirhams se sont accrues de 9,3% à 179,1 milliards.

11 Notamment les succursales et les agences à l’étranger d’établissements de crédit marocains, les banques multilatérales de
développement, les organismes financiers internationaux et les autres organismes bailleurs de fonds.

35
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

1.2. Le crédit bancaire a enregistré un ralentissement des crédits accordés aux


ménages et une accélération des crédits à l’équipement

Après une hausse de 4,8% en 2023, le rythme de progression de l’encours brut des crédits a
légèrement décéléré à 4,6% à 1.162,3 milliards de dirhams. Rapporté au PIB, cet encours s’est établi
à 73% après 75% en 2023.

Graphique n°29 :
Evolution du crédit octroyé par les banques (en %)

6,5 6,7

4,8 4,6
4,1

3,0 2,9
2,7 2,5
2,3

2020 2021 2022 2023 2024

Crédit bancaire global Crédit bancaire hors prêts à caractère financier

Par objet économique, les crédits à l’équipement ont connu une accélération de 18,7% à
281 milliards, suivis des crédits de trésorerie qui ont connu une hausse de 1,2% à 259 milliards,
des prêts aux sociétés de financement de 1,1% à 66,7 milliards, et des crédits à la consommation
de 0,9% à 56,1 milliards. Les crédits immobiliers ont augmenté de 1% à 280,3 milliards, reflétant
une hausse des crédits à la promotion immobilière de 2,6% à 57,8 milliards, et celle des crédits à
l’habitat de 0,6% à 222,5 milliards.

Graphique n°30 :
Evolution des crédits octroyés par les banques par objet économique (en milliards de dirhams)

18,7%
16,6% -1,4% 1,2%
13,4%
1,8% 0,7% 0,6%
6%

281
259 256 259
237 220 221 223
209
14,7% 9,6% 1,1% 3,3% -0,1% 0,9% 3,1% -4,1% 2,6%

60 66 67 56 56 56 59 56 58

Crédits de trésorerie Crédits à l'équipement Prêts aux sociétés Crédits à la Crédits à l'habitat Crédits à la promotion
de financement consommation immobilière

2022 2023 2024

36
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

L’encours des crédits aux entreprises non financières a enregistré une hausse de 2,9% après
2,5% en 2023. Cette évolution reflète une hausse de 2,2% à 482,8 milliards de dirhams pour les
crédits aux entreprises privées et une augmentation de 7% à 82,5 milliards pour les crédits aux
entreprises publiques. Les crédits aux ménages se situent à 323,3 milliards de dirhams, marquant
une progression à 1,2%, après 1,3% un an auparavant.

Globalement, les crédits bénéficiant au secteur privé se sont établis à 989 milliards de dirhams, en
hausse de 4,4%, après 3,4% l’année précédente et ceux destinés au secteur public ont décéléré à
6%, après 14,1% en 2023.

Graphique n°31 : Graphique n°32 :


Crédits des banques au secteur privé Crédits des banques au secteur public

989 14,1 173


163
5,9
948 143
4,8 130 130
917 10,2
4,4

866
839 3,2 3,4 6,0

-0,2 -0,2

2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024

Crédits au secteur privé (en milliards de dirhams) Crédits au secteur public (en milliards de dirhams)
Evolution des crédits au secteur privé (en %) Evolution des crédits au secteur public (en %)

Par secteur d’activité, le secteur primaire a bénéficié d’un encours de crédits quasi-stable après une
baisse de 2% une année auparavant, ramenant ainsi sa part dans le total des crédits de 3,8% à 3,6%.

S’agissant du secteur secondaire, le secteur des industries a disposé d’un encours de crédit de
210,3 milliards, en hausse de 3,8% par rapport à l’année précédente. Sa part dans le total du crédit
a légèrement reculé de 0,1 point pour s’établir à 18,1%. Cette évolution est soutenue notamment
par la croissance des financements au secteur des industries extractives en progression de 12,4%,
au secteur de la production de l’énergie et de l’eau en hausse de 6,5%, au secteur des industries
chimiques et para-chimiques en hausse de 8%, aux industries métallurgiques de 2,5% et aux
industries agroalimentaires de 0,6%. En revanche, des baisses ont été enregistrées au niveau des
industries manufacturières diverses de 8,1% et du secteur du textile de 12,4%.

Au niveau du secteur tertiaire, les crédits accordés au secteur du commerce ont régressé de 2,3%
à 78,4 milliards. Le crédit au secteur de l’hôtellerie a également reculé de 13,1% pour s’établir à
15,9 milliards de dirhams. Les crédits accordés au secteur du transport et communication ont, pour
leur part, augmenté de 2,5% à 41,5 milliards de dirhams.

37
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°33 :
Répartition sectorielle des crédits par décaissement octroyés par les banques (en %)

14,6 14,2 14,5

29,8 28,7 27,8

12,6 14,4 16,1

3,7 3,6 3,6


1,9 1,7 1,4
8,1 7,2 6,7

8,5 8,2 8,2

16,8 18,2 18,1

4,0 3,8 3,6


2022 2023 2024

Agriculture et pêche Industries Bâtiment et travaux publics Commerce Hôtellerie


Transport et communication Activités financières Ménages Autres secteurs

Par maturité, le rythme de progression des crédits à court terme a enregistré une progression de
9,4% après une baisse de 7,9% en 2023 reflétant une hausse des financements de trésorerie des
entreprises. Leur part, dans le total des crédits, a augmenté à 29,8% au détriment de celle des
crédits à moyen terme dont la part s’est établie à 22,5%. La part des crédits à long terme est stable
à 39,3%.

Graphique n°34 :
Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques
en fonction de leur terme (en %)

8,4 8,5 8,4

36,5 39,4 39,3

22,6
23,5 22,5

32,5 29,8
28,6

2022 2023 2024

Crédits à court terme Crédits à moyen terme Crédits à long terme Créances en souffrance

38
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Par type de monnaie, les crédits octroyés en devises étrangères ont reculé de 8,6% après une
baisse de 31,4% en 2023, en lien avec le repli des coûts d’importation, notamment des produits
énergétiques et des produits bruts.
Graphique n°35 :
Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques
par type de monnaie (en %)

3,9 2,5 2,2

96,1 97,5 97,8

2022 2023 2024

Crédits en devise locale Crédits en devise étrangère

1.3. Le portefeuille-titres des banques a augmenté sous l’effet de la hausse du


portefeuille des Bons du Trésor et des titres de participation

A fin 2024, l’encours du portefeuille-titres détenu par les banques s’est établi à 511,2 milliards de
dirhams, en hausse de 15,3% représentant 26,6% du total des emplois bancaires.

Selon la comptabilité d’intention, le portefeuille de transaction a progressé de 25,7% à


246,8 milliards de dirhams, après une hausse de 1,8% une année auparavant, au même titre que le
portefeuille de placement qui a vu son encours progresser de 14,5% à 75,3 milliards. De leur côté,
les titres d’investissement ont reculé de 1% à 107 milliards.

S’agissant du portefeuille de participations, il a connu un accroissement de 11,9% à 82,1 milliards


en relation avec l’accroissement des participations dans les entreprises financières de 26,8% à près
de 40,1 milliards. Aussi, les participations dans les établissements de crédit et assimilés marocains
ont progressé de 2,7% à 9,8 milliards de dirhams. Celles détenues dans les établissements de crédit
à l’étranger ont reculé de 1,6% à 25,3 milliards de dirhams.

39
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°36 :
Ventilation du portefeuille de participations des banques
par type de contrepartie (en %)

44,2 47,3
53,3

41,3 38,4
33,6

14,5 14,3 13,1

2022 2023 2024

Participations dans les établissements de crédit et assimilés marocains Participations dans les établissements de crédit à l'étranger
Participations dans les entreprises privées

La ventilation du portefeuille-titres par nature juridique fait ressortir une hausse des Bons du
Trésor de 14,2% à 286,9 milliards de dirhams, soit 15% des emplois bancaires.

S’agissant du portefeuille des autres titres de créance, constitué essentiellement d’obligations et de


titres de créance négociables, il a enregistré une décélération à 10,9% à 34,4 milliards de dirhams.
Les titres de propriété détenus par les banques ont enregistré, de leur côté, une progression de
17,8% à 189,9 milliards, après une hausse de 5,9% en 2023.

Graphique n°37 :
Évolution du portefeuille-titres des banques en fonction de leur nature juridique
(en milliards de dirhams)

287
240 251
190
152 161

25 31 34
Bons du Trésor Autres titres de créance Titres de propriété

2022 2023 2024

L’encours des provisions pour dépréciation du portefeuille-titres a progressé de 4,6% pour


s’établir à 7,6 milliards de dirhams, dont près de 84% sont affectées à la couverture des titres de
participation détenus dans des entreprises liées.

40
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Les ressources bancaires se sont renforcées, reflétant une progression des


dépôts collectés auprès de la clientèle, des dettes envers les établissements
de crédit et des émissions obligataires

Les dépôts collectés auprès de la clientèle ont progressé de 9,2% après 3,4% en 2023. Les dettes
envers les établissements de crédit ont augmenté de 6,7% à 239,5 milliards de dirhams. De même,
les dettes obligataires ont progressé de 2,6% à 130,6 milliards de dirhams.

Compte tenu de ces évolutions, la part des dettes envers les établissements de crédit dans les
ressources bancaires s’est contractée de 0,3 point à 12,5% et la part des dépôts de la clientèle, s’est
appréciée de 0,3 point à 66,8%. Les fonds propres ont représenté 8,8% des ressources.

Graphique n°38 :
Structure du passif des banques (en %)

3,8 4,3 5,0


9,3 9,2 8,8
7,2 7,2 6,8

67,2 66,5 66,8

12,5 12,8 12,5

2022 2023 2024

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dépôts de la clientèle


Dettes obligataires Fonds propres comptables Autres passifs

La part des ressources des banques libellées en devises collectées auprès des non-résidents s’est
repliée à 1,3% du total des ressources.

41
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

2.1. Les dettes envers les établissements de crédit et assimilés ont augmenté dans
un contexte de hausse du besoin de liquidité des banques

En 2024, le besoin de liquidité des banques s’est accentué, se situant à 123,7 milliards en moyenne
hebdomadaire après 83,2 milliards une année auparavant en lien avec la hausse de la monnaie
fiduciaire.

Dans ce contexte, les dettes envers les établissements de crédit et assimilés ont progressé de 6,7%
à 239,5 milliards de dirhams en 2024, après 6,9% en 2023.

Graphique n°39 :
Ventilation des dettes des banques envers les établissements de crédit par catégorie
de contreparties (en milliards de dirhams)

156,6

129,6
114,4

35,6 32,4 32,8 34,1


28,5 27,2 31,0 29,7
22,3

Bank Al-Maghrib Etablissements de Banques marocaines Autres établissements


crédit à l'étranger de crédit

2022 2023 2024

Par contrepartie, l’encours des dettes auprès de la Banque Centrale s’est accru de 20,8%, après une
hausse de 13,3%, pour totaliser un montant de 156,6 milliards de dirhams à fin 2024. Cet encours
est constitué d’avances à 7 jours à hauteur de 72,6 milliards de dirhams, de la pension livrée à long
terme pour 49,6 milliards et de prêts garantis12 pour 34,4 milliards de dirhams.

Les dettes interbancaires ont vu leur encours reculer de 4,3% à 31 milliards, après une hausse
de 19,1% un an auparavant. Cette évolution reflète la contraction des emprunts de trésorerie et
des emprunts financiers de 15,8% et 13,5% respectivement. En revanche, les valeurs données en
pension ont enregistré une hausse de 19,6%. Les emprunts auprès des autres établissements de
crédit ont baissé de 12,9% à 29,7 milliards de dirhams.

Les dettes envers les établissements de crédit à l’étranger ont reculé de 21,8% à 22,3 milliards, dont
14,1 milliards sous forme de dettes envers les banques étrangères représentant 0,7% du total des
ressources des banques.

12 Accordés notamment dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME, des associations de micro-crédit,
des banques participatives et du programme de refinancement des crédits Intelaka.

42
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Par type de monnaie, les dettes libellées en dirhams, d’un encours de 209 milliards, ont enregistré
une hausse de 12%, tandis que les dettes en devises se sont contractées de 19,7% à près de
30,5 milliards de dirhams.

2.2. Les ressources collectées auprès de la clientèle ont progressé favorablement


soutenues par les comptes à vue

A fin 2024, les dépôts collectés auprès de la clientèle ont totalisé 1.275 milliards de dirhams,
marquant une hausse de 9,2% après 3,4% une année auparavant sous l’effet, en partie, de
l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale des personnes physiques mise en
place par le gouvernement. Il en résulte un coefficient moyen d’emploi, rapportant les crédits aux
dépôts, de 91%. Les dépôts libellés en dirhams se sont inscrits en hausse de 8,8% après 3,6% en
2023, représentant 97,1% du total.

Encadré n°1 :
Programme de « régularisation volontaire » des situations fiscales
au Maroc

La loi de finances 2024 a instauré une opération de régularisation volontaire


de la situation fiscale au Maroc. Cette mesure visait à permettre aux personnes
physiques et morales de régulariser leurs revenus et profits non déclarés, au
Maroc et à l’étranger, avant le 1er janvier 2024, en échange d’une contribution
libératoire.

Selon les dispositions des articles 7 et 8 de la loi de finances 2024, l’amnistie fiscale
comprend :

- La régularisation volontaire de la situation fiscale des contribuables : Sont


concernées les personnes physiques au titre de leurs profits et revenus
imposables au Maroc, n’ayant pas été déclarés avant le 1 er janvier 2024, et
constituant la source des avoirs et de financement des dépenses suivantes :
(i) Les avoirs liquides déposés dans des comptes bancaires ; (ii) Les avoirs
liquides détenus en monnaie fiduciaire sous forme de billets de banque ; (iii) Les
acquisitions de biens meubles ou immeubles non destinés à usage professionnel
et (iv) La souscription d’avances en comptes courants d’associés ou en compte
de l’exploitant et des prêts accordés aux tiers.

43
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Encadré n°1 (suite) :

- La régularisation spontanée : Sont concernées, les personnes physiques et


morales résidentes au Maroc, disposant d’une résidence fiscale, d’un siège social
ou d’un domicile fiscal au Maroc, et ayant constitué des avoirs et liquidités à
l’étranger avant le 1er janvier 2023, en infraction à la réglementation des changes.

Au terme de cette opération, les dépôts versés ont porté sur un montant de
32 milliards de dirhams.

Par catégorie, les dépôts à vue ont enregistré une hausse de 11,1% à 910,5 milliards de dirhams
et les dépôts sous forme de comptes d’épargne ont augmenté de 2,6% à 187,5 milliards.
Les dépôts à terme, d’un encours de près de 134,3 milliards, se sont redressés de 4,7%, après une
baisse de 10% un an auparavant, en lien avec le relèvement des taux de rémunération. Les autres
dépôts, constitués essentiellement de valeurs données en pension à caractère volatil, ont totalisé
42,7 milliards, en hausse de 16,6%, après une hausse de 12,8% en 2023.

En conséquence, les dépôts à vue ont vu leur quote-part se renforcer à 71,4%, au détriment des
dépôts à terme et des comptes d’épargne, dont les parts respectives se sont contractées à 10,5%
et 14,7%.

Graphique n°40 : Graphique n°41 :


Evolution des différentes catégories de dépôts Evolution de la part des différentes catégories
auprès des banques (en milliards de dirhams) de dépôts auprès des banques (en %)

2,9 3,1 3,4


910
15,9 15,7 14,7
820
775
12,6 11,0 10,5

68,6 70,2 71,4

179 183 187


143 128 134

32 37 43

Comptes à Dépôts à terme Comptes d'épargne Autres dépôts


2022 2023 2024
vue créditeurs

2022 2023 2024 Comptes à vue créditeurs Dépôts à terme Comptes d’épargne
Autres dépôts

44
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Par agent économique, les dépôts des particuliers résidents ont enregistré une hausse de 9,1% à
676,9 milliards de dirhams, après 3,6% à fin 2023, sous l’effet d’une progression de 12% des dépôts
à vue, de 1,6% des dépôts en comptes d’épargne et de 2,9% de leurs dépôts à terme.

Graphique n°42 : Graphique n°43 :


Evolution des dépôts auprès des banques Structure des dépôts auprès des banques par
par catégorie d’agents économiques catégorie d’agents économiques (en %)
(en milliards de dirhams)
677 3,5 3,1 2,9
621
599
25,7 26,1 27,6

17,6 17,5 16,3


351
290 303

198 204 207


53,2 53,3 53,2

40 37 37

Dépôts des Dépôts des Dépôts des Dépôts des


particuliers marocains autres agents agents 2022 2023 2024
résidents résidant à économiques économiques
l'étranger non financiers financiers

2022 2023 2024 Dépôts des particuliers résidents


Dépôts des marocains résidant à l’étranger
Dépôts des autres agents économiques non financiers
Dépôts des agents économiques financiers

Parallèlement, les dépôts des marocains résidant à l’étranger, ont enregistré une hausse de 1,8% à
fin 2024 pour s’établir à 207,2 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une progression des
dépôts à vue et des comptes d’épargne de respectivement 3,7% et 2,5%. Les dépôts à terme, ont
quant à eux, reculé de 4%.

Les dépôts des autres agents économiques non financiers ont enregistré une progression de
15,7% à 351 milliards de dirhams. Cette hausse recouvre notamment celle des dépôts des
entreprises privées qui ont enregistré une hausse de 14,8% à 274,9 milliards de dirhams, portée
par l’augmentation des dépôts à vue de 15% à 224,5 milliards, celle des dépôts des entreprises
publiques avec une augmentation de 16,1% à 26,9 milliards de dirhams et celle des dépôts des
institutions à but non lucratif (IBNL) qui progressent de 30% à 21,9 milliards.

Les agents financiers, constitués principalement des OPCVM, des compagnies d’assurances et des
organismes de prévoyance sociale, ont vu leurs dépôts progresser de 0,3% à près de 36,7 milliards
de dirhams. Sur ce total, les dépôts des OPCVM, constitués de près de 77% de dépôts à terme, ont
progressé de 20,8% à 10,5 milliards.

Quant aux dépôts des compagnies d’assurances, ils se sont redressés de 46,6% à 7,4 milliards de
dirhams, après une baisse de 21% un an auparavant, tirés principalement par la hausse de leurs
dépôts à terme de 58,1% et de leurs dépôts à vue de 43,2%.

45
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

2.3. Décélération du recours des banques au refinancement sur les marchés


de la dette

A fin 2024, l’encours global des dettes obligataires s’est établi à 130,6 milliards de dirhams, en
hausse de 2,6%. Sa part dans le total des ressources a reculé de 0,4 point à 6,8%. Cette évolution
reflète une progression de l’encours des titres de créance émis de 4,3% à 67,7 milliards et des
dettes subordonnées de 0,9% à 62,8 milliards.

Graphique n°44 :
Encours des dettes obligataires des banques (en milliards de dirhams)
62,3 62,8
60,4
56,7 58,1
53,3

9,0 8,2 7,3

Certificats de Dettes Obligations


dépôt subordonnées émises
2022 2023 2024

La hausse des titres de créance émis résulte de la progression de 6,5% de l’encours des certificats
de dépôt. Pour leur part, les obligations émises ont vu leur encours baisser de 10,8%.

La maturité des ressources levées sur les marchés de la dette privée s’est écourtée, les titres13 ayant
une maturité supérieure à 2 ans représentant 44% du total (31% en 2023) contre 56% pour les titres
de maturité inférieure à 2 ans (69% l’année précédente).

13 Les certificats de dépôt.

46
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2.4. Les fonds propres des banques ont continué à se renforcer

Les fonds propres comptables des banques se sont accrus de 3,6% à 167,8 milliards de dirhams,
après une hausse de 3,3% en 2023. Leur part dans les ressources s’est établie à 8,8%.

Graphique n°45 :
Evolution des fonds propres comptables des banques
9,3 9,2
8,8

162 168
157

2022 2023 2024

Fonds propres (en milliards de dirhams)


Part des fonds propres dans le total-actif (en %)

Cette évolution a été soutenue par celle des résultats affectés aux réserves en fonds propres
détenues par les banques de 2,5% à 118,7 milliards de dirhams et par des opérations d’augmentation
du capital de 6,8% à 31,7 milliards de dirhams, du report à nouveau à 13,8 milliards de dirhams et
des fonds spéciaux de garantie à 4 milliards de dirhams.

3. Les engagements de financement et de garantie donnés par les banques ont


progressé

Les expositions en hors-bilan des banques sont essentiellement constituées des engagements de
garantie et de financement, donnés ou reçus, ainsi que des engagements sur opérations de change
et sur produits dérivés.

47
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°46 :
Evolution des engagements donnés des banques (en milliards de dirhams)
418,6
408,6
383,3
342,8

217,9 214,4
198,2 204,1
174,4 185,2 190,7
168,4

2021 2022 2023 2024

Engagements donnés Engagements de financement donnés Engagements de garantie donnés

Les engagements donnés ont décéléré de 2,4% à 418,6 milliards de dirhams, après une hausse
de 6,6% enregistrée l’année précédente. Cette évolution recouvre une baisse des engagements
de financement de 1,6% à 214,4 milliards et une hausse des engagements de garantie de 7%,
à 204,1 milliards.

Graphique n°47 :
Evolution des engagements donnés des banques à la clientèle (en milliards de dirhams)
353,2
341,6

307,8
279,8

208,7 207,6
192,8
164,9
145,6
132,9
114,8 115,0

2021 2022 2023 2024

Total des engagements donnés à la clientèle Engagements de financement Engagements de garantie

Avec une part de 84% du total des engagements donnés, les engagements en faveur de la clientèle
se sont appréciés de 3,4% à près de 353,2 milliards de dirhams. Sur ce total, les engagements
de financement ont marqué une baisse de 0,5% à près de 207,6 milliards et les engagements de
garantie ont augmenté de 9,5% à 145,6 milliards de dirhams.

48
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°48 :
Evolution des engagements donnés par les banques aux établissements de crédit
(en milliards de dirhams)
75,5
70,1
66,9 65,4
63,1
59,6 57,8 58,6

9,2
5,4 6,8
3,5

2021 2022 2023 2024

Total des engagements en faveur des établissements de crédit Engagements de financement Engagements de garantie

Les engagements donnés en faveur des établissements de crédit et assimilés ont reculé de 2,4%
après une baisse de 11,4% en 2023. Ces engagements couvrent des engagements de garantie à
58,6 milliards de dirhams et des engagements de financement de 6,8 milliards.

Graphique n°49 :
Evolution des engagements reçus des banques (en milliards de dirhams)

167,4

161,3 162,2

151,2

2021 2022 2023 2024

Concernant les engagements reçus des banques, ils se sont établis à 167,4 milliards, soit une
évolution de 3,2% après 0,6% en 2023. Par objet, les engagements de garantie reçus se sont situés
à 156,4 milliards de dirhams et les engagements de financement reçus ont progressé à 11 milliards
de dirhams.

49
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°50 :
Evolution des engagements sur opérations de change et produits dérivés
(en milliards de dirhams)
217,3 211,4
203,4

166,0

84,4 80,8
65,6
58,3
48,2 43,7
39,3
24,7

2021 2022 2023 2024

Engagements sur opérations de change au comptant Engagements sur opérations de change à terme
Engagements sur produits dérivés

L’encours des engagements sur les opérations de change à terme s’est inscrit en hausse de 4% à
211,4 milliards reflétant une hausse des besoins de couverture en 2024 comparativement à l’année
précédente. Les engagements sur les opérations de change au comptant se sont, pour leur part,
appréciés de 50% à 65,6 milliards de dirhams.

Les engagements sur produits dérivés correspondent à des opérations de couverture ou des
opérations réalisées pour le compte de la clientèle. Leur encours notionnel a évolué de 38,5% à
près de 80,8 milliards de dirhams. Cette progression couvre une hausse des engagements sur
instruments de cours de change de 21,5% à 31 milliards de dirhams et une baisse des engagements
sur instruments de taux d’intérêt de 28,7% à 8,2 milliards de dirhams dans un contexte de montée
des taux d’intérêt. Les engagements sur les autres instruments ont connu une progression de
94,8% à 41,6 milliards de dirhams. Ces évolutions sont en lien principalement au recours à des
contrats à terme sur Bons Du Trésor (BDT) en faveur de la clientèle OPCVM dans un contexte
d’anticipation de la baisse des taux.

4. Le résultat des banques a progressé à la faveur des revenus des différentes


lignes de métier

L’exercice 2024 a enregistré une progression de 24,1% du résultat net cumulé des banques à
15,7 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique par la consolidation des performances des
portefeuilles financiers, une amélioration de la marge d’intérêt et de la marge sur commission, en
dépit d’un accroissement du coût du risque.

50
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°51 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques (en milliards de dirhams)

68,0
58,4
50,2
39,1
30,9
24,8 25,9
21,4
17,0 15,7
13,1 10,5 12,7
7,7 9,5

PNB RBE Coût du risque Résultat courant Résultat net

2022 2023 2024

4.1. Le produit net bancaire s’est amélioré tiré par l’activité d’intermédiation et les
opérations de marché

Le produit net bancaire (PNB) s’est apprécié de 16,3% à 68 milliards de dirhams sous l’effet de
l’accroissement de ses trois composantes.

Graphique n°52 : Graphique n°53 :


Evolution des constituants du produit net Structure du produit net bancaire (en %)
bancaire (en milliards de dirhams)
40,2
37,5
36,2 8
18
24
17

15
14

16,4

75
9,7 10,4 67
8,4 9,0 62

4,0

Marge d'intérêt Marge sur Résultat des


commissions opérations de marché 2022 2023 2024

2022 2023 2024 Marge d’intérêt Marge sur commissions


Résultat des opérations de marché

Avec une part de 62% du PNB, la marge d’intérêt s’est appréciée de 7,3% à 40,2 milliards de
dirhams, après 3,5% en 2023.

51
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Par composante, le produit net d’intérêt sur les opérations avec la clientèle, s’est amélioré de
7,9% à 39,3 milliards de dirhams reflétant une hausse des intérêts perçus de 7,6% à 48,7 milliards,
accompagnée d’une augmentation des intérêts servis sur les dépôts de 6,4% à 9,5 milliards de
dirhams, en lien notamment avec le relèvement du taux d’intérêt sur les dépôts à terme et comptes
d’épargne et la transformation d’une partie des dépôts à vue en dépôts à terme.

Le produit net d’intérêt sur titres de créance s’est replié de 27,3% à 701 millions suite à une hausse
des intérêts perçus sur les titres de créance émis de 9% à 5,8 milliards de dirhams, conjuguée à
celle des intérêts servis sur les titres détenus de 17,1% à 5,1 milliards de dirhams.

Le produit net d’intérêt sur les opérations avec les établissements de crédit et assimilés a augmenté
de 72,4% à 241 millions de dirhams, reflétant une hausse des intérêts perçus sur les prêts de
11,5% à 8,1 milliards et celle des intérêts servis sur les emprunts de 10,3% à près de 7,9 milliards
de dirhams.

De son côté, la marge sur commissions a augmenté de 7,8% à près de 9,7 milliards après une
hausse de 6,8% observée l’année précédente.

Evolution des commissions perçues

Variation
(en millions de dirhams) 2023 2024
Montant %
Commissions perçues 10 657 11 553 895 8,4%
Commissions sur prestations de service 9 902 10 884 982 9,9%
Commissions sur fonctionnement de compte 1 720 1 839 119 6,9%
Commissions sur moyens de paiement 4 221 4 828 607 14,4%
Commissions sur opérations sur titres 122 194 72 59,0%
Commissions sur titres en gestion ou en dépôt 511 590 79 15,5%
Commissions sur prestations de service sur crédit 593 574 -20 -3,3%
Commissions sur activités de conseil et d'assistance 72 68 -4 -5,7%
Commissions sur ventes de produits d'assurance 403 396 -8 -1,9%
Autres commissions sur prestations de service 2 260 2 396 137 6,1%
Commissions sur opérations de change 745 664 -81 -10,9%
Commissions sur engagements sur titres 5 3 -3 -48,9%
Commissions sur engagements sur produits dérivés 5 2 -3 -63,3%

A ce titre, les commissions perçues sur prestations de services ont totalisé 10,9 milliards, marquant
une progression de 10%, tirée par la hausse des commissions sur opérations sur titres de 59%,
des commissions sur titres en gestion ou en dépôt de 15,5% et des commissions sur moyens de
paiement de 14,4%. Cette hausse s’explique par la hausse du nombre de cartes émises par les
banques marocaines de 12% à 22,7 millions de cartes. Les commissions sur fonctionnement de
compte se sont accrues de 6,9% et celles relatives aux prestations sur services de crédit ont reculé
de 3,3%. Les commissions sur opérations de change ont marqué un repli de 10,9%.

52
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Pour sa part, le résultat des activités de marché a enregistré un rebond de près de 58,5% à 16,4
milliards de dirhams. Cette augmentation reflète une amélioration du résultat des opérations sur
titres de transaction passant de 5,2 milliards en 2023 à 10,5 milliards de dirhams reflétant l’effet de
la baisse des taux sur leur valeur de marché. Le résultat des titres de placement s’est accru à 893
millions de dirhams et le résultat des opérations de change a progressé de 23,6%, s’élevant à 5,9
milliards de dirhams après 4,8 milliards en 2023.

Pour leur part, le résultat des opérations sur produits dérivés a poursuivi sa baisse, passant d’un
solde positif de 85 millions à un déficit de -875 millions de dirhams, dans un contexte de hausse
des taux. Cette variation est le corollaire des résultats sur titres de transaction et de change et en
est généralement inversement proportionnel. En effet, l’intérêt d’un instrument de couverture
réside dans sa corrélation négative au contrat sous-jacent afin de réaliser un bénéfice permettant
d’absorber la perte enregistrée sur ledit contrat, en cas d’évolution négative du marché.

4.2. Le coefficient d’exploitation des banques s’est amélioré sous l’effet de


la hausse du PNB

Les charges générales d’exploitation ont totalisé 28,6 milliards, en hausse de 5,1%, après 2,6%
une année auparavant. Compte tenu de la hausse plus importante du PNB, le coefficient moyen
d’exploitation s’est amélioré de 4,5 points à 42,1%.

La hausse des charges générales d’exploitation reflète un accroissement des charges du personnel
de 4,8% à 13,2 milliards de dirhams, des charges externes14 de 4,4% à 11,2 milliards, ainsi que des
dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations incorporelles et corporelles
de 9,7% à 2,8 milliards.

Graphique n°54 :
Evolution du résultat brut d'exploitation et du coefficient moyen d'exploitation des banques

50,0% 52,9% 39,1


48,5% 46,6%

24,8 30,9 42,1%


28,5
26,7

2020 2021 2022 2023 2024

Coefficient moyen d’exploitation (en %) Résultat brut d’exploitation (en milliards de dirhams)

De ce fait, le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est amélioré de 26,6% à 39,1 milliards de dirhams.

14 Les charges externes sont constituées notamment des frais d’entretien et de réparation, des rémunérations d’honoraires et
d’intermédiaires, de transports et de déplacement et des frais de publicité.

53
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

4.3. Le coût du risque des banques s’est accru reflétant principalement une
augmentation de la couverture des créances sensibles inscrites en watch-list

Le coût du risque s’est accru de 38,5% pour s’établir à 13,1 milliards de dirhams, après une hausse
de 22,7% enregistrée en 2023. Sur ce total, le coût du risque au titre des créances en souffrance
a augmenté de 9,4% à 9,1 milliards de dirhams, après une hausse de 8,2% en 2023. Les autres
dotations nettes de reprises sont passées de 1,2 milliard à 4,1 milliards de dirhams, en lien avec un
accroissement des provisions en couverture des dossiers de créances sensibles inscrits en watch-list.

Rapporté au résultat brut d’exploitation, le coût du risque a représenté 33,6%, après 30,8% une année
auparavant. Par rapport à l’encours des crédits, il a augmenté à 1,1% après 0,9%.

Graphique n°55 : Graphique n°56 :


Coût du risque des banques rapporté aux Coût du risque des banques rapporté
crédits (en %) au résultat brut d’exploitation
47,0

35,5 36,5
1,3 33,2 32,8 31,2 30,8 33,6
1,1 1,1 1,0 1,1 28,7 28,3
0,9 0,9
0,8 0,8
0,7
8,4 8,7 6,8 7,8 7,2 12,5 10,4 7,7 9,5 13,1

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Coût du risque (en milliards de dirhams)


Coût du risque par rapport au résultat brut d’exploitation (en %)

Compte tenu de ces évolutions, le résultat courant a progressé de 21,3% pour se situer à 25,9
milliards de dirhams. Pour sa part, le résultat non courant, tout en restant négatif, est passé
d’un solde de 2,3 milliards à 1,3 milliard de dirhams en lien avec la constatation, en 2023, de
l’amortissement des dépenses sous forme de dons octroyés par les banques en solidarité suite à
la survenance du séisme intervenu dans la région d’Al Haouz en 2023.

Au total, le résultat net des banques s’est établi à 15,7 milliards de dirhams, en hausse de 24,1%,
induisant une amélioration de la rentabilité des actifs (ROA) à 0,9% et de la rentabilité des fonds
propres (ROE) à 9,5%.

54
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°57 : Graphique n°58 :


Evolution de la rentabilité des actifs Evolution de la rentabilité des fonds propres
des banques (ROA) en % des banques (ROE) en %

0,9 0,9 0,9 0,9


0,8 0,8 9,5
0,8 9,5 9,5 9,4
0,7 0,7 9,1 8,6 8,3 8,0
6,9
0,5
4,9

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

4.4. La marge globale d’intermédiation s’est appréciée

La marge globale d’intermédiation des banques s’est améliorée de 27 points de base à 3,11%
reflétant une hausse du taux de rendement moyen des emplois de 33 points de base à 4,59%,
sous l’effet de l’accroissement du taux de rendement des titres. En parallèle, le coût moyen
des ressources a enregistré une légère hausse de 6 points de base à 1,48% en relation avec le
renchérissement du coût moyen des titres de créance émis.

Graphique n°59 :
Evolution de la marge globale d'intermédiation des banques (en %)

4,82 4,86 4,59


4,53 4,35 4,42 4,18 4,26
3,94 3,83
3,13 3,36 3,15 2,98 3,09 2,97 2,96 2,85 2,84 3,11

1,69 1,50 1,42 1,48


1,38 1,37 1,33 1,18 0,98 0,98

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Coût moyen des ressources Marge globale d'intermédiation Taux de rendement des emplois

Prise séparément, la marge sur les opérations avec la clientèle a progressé de 7 points de base à
3,87% en 2024. Cette évolution recouvre d’une part, une hausse du rendement moyen des crédits
de 9 points de base à 4,63% induite par l’amélioration du rendement des crédits de trésorerie et
à la consommation et d’autre part, un renchérissement du coût moyen des dépôts de 2 points de
base à 0,76%.

55
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°60 :
Evolution de la marge des banques sur les opérations avec la clientèle (en %)

5,33
5,00 4,87 4,81 4,63 4,54 4,54 4,63
4,31 4,17

3,85 3,87 3,87 3,80


4,04 3,73 3,76 3,71 3,62 3,87
1,29
1,15 1,00 0,93 0,90
0,78 0,60 0,55 0,74 0,76

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Coût moyen des dépôts Marge sur les opérations avec la clientèle Taux de rendement des crédits

La marge bancaire globale, mesurée par le rapport entre le PNB et la moyenne des emplois, s’est
accrue de 32 points de base à 3,75%. Elle a été absorbée par les frais généraux à hauteur de 1,58%
après 1,60% en 2023 et par le coût du risque à concurrence de 0,72% après 0,56%.

Graphique n°61 :
Evolution de la marge bancaire globale, des frais généraux et du coût du risque (en %)

3,90 3,92 3,75


3,71 3,63 3,60
3,38 3,46 3,42
3,12

1,92 1,93 1,88 1,84 1,81 1,69 1,68 1,65 1,60 1,58

0,75 0,76 0,86 0,68 0,72


0,55 0,60 0,52 0,48 0,56

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Dotations nettes de reprises/Moyenne des emplois Frais généraux/Moyenne des emplois Marge bancaire globale

56
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

II. Activité et rentabilité des banques et fenêtres participatives

Les banques participatives ont atteint l’équilibre de leurs résultats après une période de montée
progressive de leurs opérations.

1. La croissance de l’actif des banques et fenêtres participatives est tirée par les
financements Mourabaha

Les financements participatifs ont enregistré une hausse de 19,9% en glissement annuel, pour
s’établir à 33,8 milliards de dirhams à fin 2024. Ils représentent 86,9% du total-actif en 2024, après
86,4% en 2023. Ils sont constitués à 78,7% de financements immobiliers, 15,4% de financements à
l’équipement et de 5,9% de financements à la consommation et de trésorerie.

Graphique n°62 :
Evolution des financements participatifs, marges comprises, ventilés par objet économique
(en milliards de dirhams)
26,6

22,7

19,5

5,2
3,8
2,0 2,5
1,4 1,7

Financements Financements Financements


participatifs participatifs à la participatifs à
immobiliers consommation l'équipement
et de trésorerie

2022 2023 2024

Les financements participatifs sont constitués à 99% de financements de type Mourabaha et de 1%


de financements de type Salam.

Concernant les financements Mourabaha15, l’encours global a enregistré un additionnel annuel


de 5,6 milliards de dirhams, pour atteindre 33,6 milliards de dirhams avec marges constatées
d’avance16 et 25,5 milliards de dirhams hors marges.

15 Contrat par lequel une banque participative vend à son client un bien meuble ou immeuble déterminé et propriété de cette
banque à son coût d’acquisition augmenté d’une marge bénéficiaire, convenus d’avance. Le paiement par le client au titre de
cette opération est effectué selon les modalités convenues entre les deux parties.
16 A la revente du bien objet d’une opération de Mourabaha au client, l’établissement transfère la marge bénéficiaire (fixée
contractuellement) au niveau des comptes de régularisation. Cette marge fait ensuite l’objet d’un étalement au prorata
temporis sur la durée du contrat. Ainsi, à chaque clôture comptable ultérieure, l’établissement comptabilise en produits la
quote-part de la marge afférente à ladite période.

57
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Réparti par objet économique, le portefeuille de financements Mourabaha est composé de 78,7%
de financements immobiliers, 15,4% de financements à l’équipement et 5,9% de financements à
la consommation.

Graphique n°63 :
Structure du portefeuille des financements participatifs (en %)

6,1 6,1 5,9


10,9 13,5 15,4

83,0 80,4 78,7

2022 2023 2024

Financements participatifs immobiliers Financements participatifs à l’équipement


Financements participatifs à la consommation et de trésorerie

Le stock des biens acquis dans le cadre des opérations de Mourabaha17 ressort à 382,8 millions de
dirhams en 2024, après 301,4 millions de dirhams en 2023 et 171,1 millions de dirhams en 2022.

De son côté, l’encours des financements Salam 18 – considérés comme des financements de
trésorerie – s’établit à 254,5 millions de dirhams à fin 2024, après 187,7 millions de dirhams à fin
2023 et 104,8 millions de dirhams à fin 2022.

Globalement, les créances sur la clientèle représentent 87,5% du total-actif en 2024, après 86,8%
en 2023.

17 Il s’agit du stock de biens acquis par les établissements bancaires participatifs et destinés à être revendus dans le cadre de
contrats de Mourabaha.
18 Contrat en vertu duquel l’une des deux parties, banque participative ou client, verse d’avance le prix intégral d’une marchandise
dont les caractéristiques sont définies au contrat, à l’autre partie qui s’engage à livrer une quantité déterminée de ladite
marchandise dans un délai convenu. Le produit de financement Salam a été lancé en 2020.

58
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°64 : Graphique n°65 :


Structure de l’actif des banques et fenêtres Evolution des éléments de l’actif
participatives (en %) des banques et fenêtres participatives
(en milliards de dirhams)
3,7
1,4
4,0
1,1
4,9 34,1
1,0
7,7 8,1 6,6
28,4

23,6

87,2 86,8 87,5

2,1 2,7 2,6 1,9


1,0 1,3 0,4 0,4 0,4
Créances Créances sur les Autres Valeurs
sur la établissements de actifs immobilisées
2022 2023 2024
clientèle crédit et assimilés

Créances sur la clientèle Créances sur les établissements 2022 2023 2024
de crédit et assimilés Valeurs immobilisées
Autres actifs

2. Les dépôts collectés auprès de la clientèle et les refinancements reçus des


maisons-mères constituent près des deux tiers des ressources des banques et
fenêtres participatives

A fin 2024, les dépôts à vue et les dépôts d’investissement collectés auprès de la clientèle des
banques et fenêtres participatives ont totalisé 15,8 milliards de dirhams, après 12,1 milliards de
dirhams en 2023, soit une hausse de 30,5%.

Par catégorie, les dépôts à vue se sont établis à 12,1 milliards de dirhams, en hausse de 33,4%
comparativement à l’année précédente. Leur part dans le total des ressources a progressé de
3 points à 31% (après 28% en 2023). De leur côté, les dépôts d’investissement ont crû de 22% à
3,7 milliards de dirhams, représentant 10% des ressources du secteur.

Graphique n°66 :
Evolution des dépôts à vue et des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams)
15 817

12 116 12 119

9 085 9 462
7 024

3 034 3 700
2 438

Dépôts à vue Dépôts d'investissement Total

2022 2023 2024

59
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Par agent économique, les dépôts à vue sont détenus par les personnes physiques résidentes à
hauteur de 69,4% (après 68,5% à fin 2023), suivies des personnes morales dont la part s’est établie
à 26,7% (après 26,4% l’année précédente). Quant aux marocains résidant à l’étranger, leurs dépôts
ont augmenté de 11,8% (l’équivalent de 46,2 millions de dirhams) portant leur part à 3,6% des
dépôts collectés.

Graphique n°67 :
Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en %)
71,4 68,5 69,4

24,2 26,4 26,7

3,4 4,3 3,6 1,0 0,8 0,3


Particuliers Marocains résidant Autres non résidents Personnes morales
résidents à l'étranger

2022 2023 2024

Graphique n°68 :
Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres participatives par catégorie
d’agent économique (en millions de dirhams)
12 116

8 410 9 085
7 024
6 226
5 015
2 395 3 240
1 698
241 390 436 70 74 30
Particuliers Marocains résidant Autres non Personnes Total
résidents à l'étranger résidents morales

2022 2023 2024

Pour ce qui est des dépôts d’investissement19, 64,9% sont détenus par des personnes physiques
résidentes (après 64,7% en 2023), 30,1% par des personnes morales (au même niveau qu’en 2023)
et 5% par des marocains résidant à l’étranger (après 5,2% une année auparavant).

19 Les dépôts d’investissement correspondent à des fonds recueillis par les banques et fenêtres participatives auprès de leur
clientèle en vue de leur placement dans des projets d’investissement, selon les modalités convenues entre les parties. Les
dépôts d’investissement ne peuvent donner lieu à la perception d’intérêts. Ni le capital investi, ni la rémunération des déposants
ne peuvent être garantis. Les bénéfices réalisés sont partagés entre les titulaires de dépôts d’investissement et l’établissement
selon une clé de répartition convenue. En cas de pertes, celles-ci sont imputées au capital investi, au prorata, sauf cas de fraude,
de négligence, de mauvaise gestion ou de non-respect des clauses contractuelles par l’établissement. La collecte des dépôts
d’investissement par les établissements bancaires participatifs a démarré en juin 2019.

60
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°69 :
Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en %)
64,7 64,9
60,0

30,1 30,1 30,1

8,7 5,2 5,0


1,2 0,0 0,0
Particuliers Marocains résidant Autres non résidents Personnes morales
résidents à l'étranger

2022 2023 2024

Graphique n°70 :
Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres participatives
par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams)
3 700
3 034
2 402 2 435
1 961
1 462
1 114
914
734
211 158 183
28 1 1
Particuliers Marocains résidant Autres non Personnes Total
résidents à l'étranger résidents morales

2022 2023 2024

Par ailleurs, l’encours de refinancement par Wakala Bil Istithmar20 s’élève à 6,2 milliards de dirhams
à fin 2024, après 6,1 milliards de dirhams en 2023. La Wakala Bil Istithmar représente 19,9% du total
des ressources des banques participatives. Du côté des fenêtres participatives, les avances reçues
des banques les abritant ont augmenté de 2,1% à 3 milliards de dirhams, représentant 38,3% de
leurs ressources.

Les fonds propres comptables agrégés hors résultats nets des banques et fenêtres participatives
ont évolué de 11,2% en glissement annuel, atteignant 2,6 milliards de dirhams à fin 2024, soit 6,8%
du total-bilan.

Les autres passifs, qui représentent 27,1% du total-bilan, sont constitués à 76% de marges
constatées d’avance, soit un additionnel annuel de 1,9 milliard de dirhams.
20 Contrat par lequel un bailleur de fonds met à la disposition du « Wakil » (gestionnaire/mandataire) des fonds en vue de les
investir dans une activité conforme à la Charia. Ce contrat ne peut donner lieu à la perception d’intérêts. Ni le capital investi, ni
la rémunération de l’investisseur ne peuvent être garantis. Les profits réalisés sont reversés à l’investisseur après déduction
de la rémunération du Wakil en contrepartie de sa gestion. En cas de pertes, celles-ci sont supportées par l’investisseur, sauf
cas de fraude ou de négligence notamment.

61
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°71 :
Structure du passif des banques et fenêtres participatives (en %)

26,8 26,5 27,4

19,2 18,8 16,0

7,3 6,8
7,9
9,5
9,0 9,3

26,0 27,8 31,1

11,1 10,3 9,2

2022 2023 2024

Dettes envers les établisements de crédit et assimilés Dépôts de la clientèle Dépôts d'investissement
Fonds propres Wakala Bil Istithmar Autres passifs

3. Un résultat cumulé du secteur bancaire participatif globalement bénéficiaire


pour la deuxième année consécutive

Le résultat agrégé du secteur bancaire participatif a confirmé sa tendance haussière en 2024,


s’établissant à 97,4 millions de dirhams après 5,3 millions de dirhams un an auparavant. 7 sur 8 des
établissements bancaires participatifs ont réalisé des résultats bénéficiaires.

Cette évolution reflète, une croissance du produit net bancaire (PNB) de +180 millions de dirhams
en glissement annuel, franchissant la barre de 1 milliard de dirhams, soit une hausse de 22%.
Il en résulte une marge bancaire globale des établissements bancaires participatifs de 2,58%,
en progression de 6 points de base.

Graphique n°72 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques et fenêtres participatives
(en millions de dirhams)
1002,6
822,6
666,6

172,0 143,9
69,3 42,4 97,4
5,3
-74,3 -104,5 -129,3

PNB Résultat brut d'exploitation Résultat courant Résultat net

2022 2023 2024

62
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

La réintégration des rémunérations versées aux titulaires de dépôts d’investissement et aux


« Mouwakil21 » fait ressortir un PNB « retraité » de 1,3 milliard de dirhams, en hausse de 21,1% en
un an. Il se compose à 90,8% de la marge réalisée sur les activités de financement participatif, à
8,6% des marges sur commissions et 0,5% de résultats sur opérations de marché.

Graphique n°73 :
Structure du produit net bancaire retraité des banques et fenêtres participatives
(en millions de dirhams)
1202,9

978,1
799,2

77,8 105,8 114,2


3,7 9,6 7,3
Marge sur financements Marge sur commissions Résultat des opérations
participatifs de marché

2022 2023 2024

De ce fait, le secteur assure une meilleure couverture des charges générales d’exploitation qui se
sont établies à 835,9 millions de dirhams, en hausse de 8,4% en glissement annuel. Tenant compte
de l’évolution plus importante du PNB, le coefficient d’exploitation moyen du secteur bancaire
participatif a baissé à 83% en 2024 après 94% en 2023.

Les charges générales d’exploitation sont constituées à 47% de charges de personnel (en hausse
de 36,8 millions de dirhams, soit +10% en un an) et à 40% de charges externes (en hausse de
23 millions de dirhams, soit +7%).

Graphique n°74 :
Structure des charges générales d'exploitation des banques et fenêtres participatives (en %)
3 3 3
2 2 1
10 9 9

40 40
41

44 46 47

2022 2023 2024

Charges de personnel Charges externes Dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations
Autres charges générales d’exploitation Impôts et taxes

21 Mouwakil : Mandants (apporteurs de capital) dans le cadre des contrats de Wakala Bil Istithmar.

63
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Le résultat brut d’exploitation agrégé du secteur est ainsi passé de 69,3 millions de dirhams en
2023 à 172 millions de dirhams en 2024. De son côté, le coût du risque s’est établi à 28 millions de
dirhams après 26,9 millions de dirhams en 2023.

Le ROA et le ROE moyens du secteur bancaire participatif se sont situés respectivement à 0,25% en
2024 (après 0,02% en 2023) et à 3,68% (après 0,22% en 2023).

III. Activité et rentabilité des sociétés de financement

1. L’activité des sociétés de financement a été marquée par une accélération de


celle du crédit à la consommation et celle du crédit-bail

A fin 2024, le total-actif des sociétés de financement a progressé de 7,6% à près de 145,2 milliards
de dirhams, après 5,5% en 2023. Sur ce total, l’encours des crédits à la clientèle, a augmenté de
7,9% après 5,6% l’année passée, représentant 93% des emplois (sans changement par rapport à
2023).

Graphique n°75 :
Le total-actif par catégorie de sociétés de financement (en milliards de dirhams)
79,9

71,2
65,5

56,8
54,4
52,5

9,9 9,3 8,6

2022 2023 2024

Sociétés de crédit à la consommation Sociétés de crédit-bail Autres sociétés de financement

Le volume d’activité des sociétés de crédit à la consommation, appréhendé par le total-bilan, a


enregistré une hausse de 12,1% à 79,9 milliards de dirhams, après 8,8% en 2023.

Les crédits, représentant 92% des emplois, ont vu leur encours brut s’établir, à fin 2024, à
81,5 milliards de dirhams, en hausse de 11,4% après 8,3% une année auparavant. Sur ce total,
les crédits à la consommation ont enregistré une hausse de 7% à 51,3 milliards et les opérations
de location avec option d’achat ont progressé de 19,6% à 30,2 milliards de dirhams.

64
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°76 :
Evolution de l'encours des crédits à la consommation octroyés par les sociétés spécialisées
par type de crédit (en millions de dirhams)

47 953
42 007
38 403
29 071
27 795
26 913

445 455 493 242 230 306

Véhicules Prêts Equipement Revolving


personnels domestique

2022 2023 2024

Les prêts personnels22, représentant 37% des prêts, se sont accrus de 4,6% à 29,1 milliards de
dirhams, après 3,3% enregistrée l’année précédente. Ceux octroyés pour achat de véhicules, avec
une part de 62%, ont augmenté de 14,2% après 9,4% en 2023.

S’agissant des sociétés de crédit-bail, leur total-actif s’est établi à 56,8 milliards de dirhams,
marquant une hausse de 4,3% après 3,7% en 2023, en lien avec celle des crédits, dont l’encours a
augmenté de 4,2% à 59,7 milliards de dirhams, après 3,8% en 2023.

Sur ce total, l’encours des opérations de crédit-bail mobilier, représentant 72% a enregistré une
hausse de 7,1% à 39,5 milliards alors que celui des opérations de crédit-bail immobilier a enregistré
un repli de 3,7% à 15,5 milliards.

Graphique n°77 :
Evolution de l'encours des financements par crédit-bail mobilier et immobilier octroyés
par les sociétés spécialisées (en millions de dirhams)

39 482
36 848
34 887

15 987 16 058 15 465

2022 2023 2024

Crédit-bail mobilier Crédit-bail immobilier

22 Données de l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement.

65
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

La production de crédit-bail a progressé en 2024 de 4,4% à 19 milliards23, dont 85% sous forme
de crédit-bail mobilier. Cette hausse a concerné le financement des véhicules utilitaires (+24%),
des bâtiments et travaux publics (+24%), des machines et équipements industriels (4%) et des
voitures de tourisme (+3%). En revanche, une baisse a été observée au niveau du financement des
ordinateurs et matériels de bureau (-34%).

Graphique n°78 : Graphique n°79 :


Répartition de la production du crédit-bail Répartition de la production du crédit-bail
mobilier octroyé par les sociétés spécialisées immobilier octroyé par les sociétés spécialisées
par type d'équipement (en %) par type d'immobilisation financée (en %)

19 22 20
24
27 30
3
19
19 5 2
19
30
27 27
28
26 30

5 25 13
4 3 19

29 27 26 28
22 22

2022 2023 2024 2022 2023 2024

Machines et équipements industriels Ordinateurs et matériels Immeubles industriels Magasins Immeubles de bureau
de bureau Véhicules utilitaires Voitures de tourisme Hôtels et loisirs Autres
Autres

Avec une part de 25%, la production bénéficiant au secteur des industries a progressé de 30%
à près de 4 milliards de dirhams en relation avec la hausse des encours de crédits destinés au
secteur des industries diverses (+55% à 1,6 milliard de dirhams), de la production de l’énergie
(+235% à 462 millions de dirhams) et des industries extractives (+33% à 294 millions de dirhams).

Les secteurs de construction et du tourisme ont également observé une hausse de la production
de crédit-bail respectivement de 18% à 3,1 milliards de dirhams et de 9% à 181 millions de dirhams.
Pour leur part, les prêts de crédit-bail accordés au secteur du transport et communication et
ceux accordés au secteur du commerce ont reculé de 6% à respectivement près de 3 milliards de
dirhams et 1,9 milliard de dirhams.

23 Données de l’Association Professionnelle des Sociétés de Financement.

66
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°80 :
Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés spécialisées
par secteur d'activité (en %)

26,9 27,5 25,9

23,4 20,4 24,6

19,1 21,4 18,7

15,5 13,1 11,5

15,1 17,6 19,3

2022 2023 2024

Construction Commerce, réparation automobile Transport-communication Industries Autres services

La production du crédit-bail immobilier s’est repliée de 10,3% à 2,8 milliards et a concerné


principalement les financements des immeubles industriels, des hôtels et loisirs et des immeubles
de bureaux.

67
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Encadré n°2 :
Crédit-bail octroyé par les banques et les sociétés de financement
spécialisées

Les financements en crédit-bail sont octroyés en majorité par les sociétés de


financement spécialisées dans cette activité. Les banques peuvent également
octroyer ces financements notamment celles ne disposant pas de filiale spécialisée.

L’encours de leasing cumulé octroyé par les banques et les sociétés de financement
s’est établi à 63,1 milliards de dirhams. Il a enregistré, à fin 2024, une hausse de
4,3% après 4,5% une année auparavant.

Répartition de l’encours du crédit-bail selon l’établissement


(en milliards de dirhams)
2,7 3,2 3,4

55,2 57,3 59,7

2022 2023 2024

Sociétés de crédit-bail Banques

2. Le refinancement des sociétés de financement a été marqué par la reprise des


émissions des titres de créance émis

Les titres de créance émis par les sociétés de financement ont marqué une reprise de 25%, après
la baisse de 1,6% enregistrée l’année précédente. L’endettement des sociétés de financement
auprès des établissements de crédit et organismes assimilés24 s’est maintenu à 71 milliards après
une progression de 7,4% l’année précédente.

Ainsi, la structure de ces ressources a connu une contraction de la part de l’endettement bancaire
de 4 points à 49%, en faveur des titres de créance émis dont la part s’est renforcée de 3 points à
21%.
24 Banques, Sociétés de financement, Banques offshore, CCG.

68
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°81 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de financement (en %)

12 11 11

9 9 9

19 18
21

8 9
10

52 53
49

2022 2023 2024

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs

Les bons de sociétés de financement sont émis sur le marché obligataire à hauteur de 68% par les
sociétés de crédit à la consommation et 31% par les sociétés de crédit-bail.

Ces variations recouvrent néanmoins des situations différenciées entre les sociétés de crédit
à la consommation d’une part et les sociétés de crédit-bail d’autre part.

Graphique n°82 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit à la consommation (en %)

14 14 13

10 10 9

26 22 26

13
13 15

37 41 37

2022 2023 2024

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs

69
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

L’endettement bancaire des sociétés de crédit à la consommation a progressé de 1,4% à 29,7


milliards de dirhams pour représenter 37% de leurs ressources. L’encours des titres de créance
émis s’est redressé de 31,3% à 20,8 milliards. Par conséquent, leur part s’est élargie de 4 points
à 26%. Les dettes envers la clientèle, représentant 15% des ressources, se sont accrues de 24,2%
à 11,7 milliards. Les fonds propres se sont renforcés, quant à eux, de 3,7% à 7,3 milliards de
dirhams, après une hausse de 5,7% l’année dernière, leur part s’étant contractée d’un point à 9%
des ressources.

Graphique n°83 :
Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit-bail (en %)

9 9 10
8 8 8

14 15 16
1 1
1

68 67 65

2022 2023 2024

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis Fonds propres Autres passifs

La dette bancaire des sociétés de crédit-bail a progressé de 1,5% à 37,2 milliards de dirhams,
représentant 65% de leurs ressources. L’encours de leurs titres de créance émis s’est accéléré
à 15,1% à près de 9,2 milliards, soit 16% des ressources. Les fonds propres ont, quant à eux,
augmenté de 5,6% à 4,4 milliards de dirhams pour une part des ressources maintenue à 8%.

3. Le résultat des sociétés de financement a accusé un repli en lien avec la hausse


des charges générales d’exploitation et le creusement du résultat non courant

Au titre de 2024, le résultat net cumulé des sociétés de financement s’est replié de 4,1% à
1,4 milliard de dirhams, après une hausse de 7,4% en 2023. Cette baisse est principalement liée
à la hausse des charges générales d’exploitation et la baisse du résultat non courant.

70
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°84 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de financement
(en millions de dirhams)
6 564
6 290
6 116

3 873
3 739 3 816
2 649
2 538
2 381

1 358 1 279 1 224 1 4871 426


1 385

-138 -103 -159


PNB RBE Coût du risque Résultat courant Résultat non Résultat net
courant

2022 2023 2024

Les sociétés de financement ont dégagé globalement un produit net bancaire de 6,6 milliards de
dirhams, en amélioration de 4,4% après 2,8% l’année précédente. Cette évolution est imputable
à une hausse du résultat des opérations de crédit-bail de 7,5% à 4,2 milliards et de la marge sur
commissions de 6% à 1,3 milliard alors que la marge d’intérêt a reculé de 10,1% à 866 millions de
dirhams.

Leurs charges générales d’exploitation ont augmenté de 9,7% à 2,8 milliards de dirhams, après 4,1%
il y a un an, soit un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2 points à 42,4%. Leur résultat
brut d’exploitation a ainsi progressé de 1,5% à 3,9 milliards, après une hausse de 2,1% en 2023.
Le coût du risque s’est amélioré de 4,3% à 1,2 milliard, représentant 0,8% des crédits après 0,9%
une année auparavant.

Ainsi, le rendement moyen des actifs (ROA) est resté quasiment stable autour de 1% tandis que
le rendement moyen des fonds propres (ROE) de ces sociétés a baissé de 1,3 point à 10,8%.

Graphique n°85 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit
à la consommation (en millions de dirhams)
4 266
4 034
3 890

2 352
2 289
2 203

1 341 1 384 1 441


863 904 910 883
855 766

PNB RBE Coût du risque Résultat courant Résultat net

2022 2023 2024

71
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Par catégorie, les sociétés de crédit à la consommation ont dégagé un PNB de 4,3 milliards de
dirhams, en hausse de 5,8%, après 3,7% enregistrée l’année précédente. Cette évolution est
induite par l’accroissement du résultat des opérations de location avec option d’achat de 30,8% à
1,1 milliard de dirhams et de la marge sur commissions de 8,6% à 857 millions alors que la marge
d’intérêt a marqué un recul de 4,5% à 2,1 milliards.

Les charges générales d’exploitation de ces sociétés ont progressé de 10,8% à près de 2 milliards
de dirhams, soit un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2,1 points à 46,1%.

Le coût du risque s’est détérioré de 0,6% à 910 millions de dirhams, après une hausse de 4,8%
l’année précédente, représentant ainsi 1,1% des crédits après 1,2% l’année passée.

De ce fait, le résultat courant a enregistré une hausse de 4,1% à 1,4 milliard de dirhams, après 3,2%
l’année dernière.

Le résultat non courant, tout en restant négatif, est passé de 25 millions à 106 millions de dirhams.

Par conséquent, le résultat net a accusé une baisse de 13,3% à 766 millions de dirhams, après une
hausse de 3,3% l’année passée, soit un rendement moyen des actifs (ROA) de 1% et un rendement
moyen des fonds propres (ROE) de 10,5%.

Graphique n°86 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit-bail
(en millions de dirhams)
1 514 1 516 1 537

1 104 1 095
1 083

770 815
693

412 443
403
325 328
268

PNB RBE Coût du risque Résultat courant Résultat net

2022 2023 2024

Le PNB des sociétés de crédit-bail a enregistré une hausse de 1,4% à 1,5 milliard de dirhams après
une période de stagnation depuis 2021. Cette progression recouvre une hausse du résultat sur les
opérations de crédit-bail de 1,4% à 3,1 milliards de dirhams et un recul de la marge d’intérêt de
1,2% à -1,6 milliard de dirhams.

Leurs charges générales d’exploitation se sont accrues de 9,8% à 476 millions de dirhams après une
hausse de 3,5% en 2023, induisant un coefficient moyen d’exploitation en hausse de 2,5 points à
30,9%. En conséquence, le résultat brut d’exploitation a reculé de 1,1% à 1,1 milliard de dirhams,
après une baisse de 0,8% une année plus tôt.

72
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Le coût du risque des sociétés de crédit-bail s’est allégé de 17,6% après une amélioration de
21,1% en 2023, pour ressortir à 268 millions de dirhams. Rapporté aux crédits, le coût du risque
représente 0,5%, en baisse de 0,1 point par rapport à l’année précédente.

Le résultat courant a progressé de 5,8% à 815 millions de dirhams et le résultat net a augmenté de
9,8% à 443 millions de dirhams, dégageant un rendement moyen des actifs (ROA) de 0,8% et un
rendement des fonds propres (ROE) de 10,1%.

Pour les autres métiers, les sociétés d’affacturage ont vu leur résultat net progresser de 12% à
43 millions de dirhams et celui des sociétés de crédit immobilier a progressé de 7% à 115 millions
de dirhams.

Encadré n°3 :
Créances acquises par affacturage octroyées par les banques
et les sociétés de financement spécialisées

Le financement par affacturage est octroyé par les sociétés de financement


spécialisées ou directement par les banques.

L’encours des créances acquises par affacturage cumulé octroyé par les banques
et les sociétés de financement s’est établi à 26,9 milliards de dirhams, dont 16,3
milliards accordés par les banques dans le cadre du financement des crédits de
TVA, en baisse de 18,8%.

Répartition de l’encours des créances acquises par affacturage entre


les banques et les sociétés spécialisées (en milliards de dirhams)

3,9 2,7 3,3

36,7 30,4 23,6

2022 2023 2024

Banques Sociétés d’affacturage

73
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

IV. Activité et rentabilité des banques offshore

Le volume d’activité des banques offshore, mesuré par le total-bilan, évalué en contrevaleur
dirhams, s’est replié en 2024 de 5,8% à 42,7 milliards de dirhams.

Cette baisse reflète celle des créances sur la clientèle de 15,8% à 19,1 milliards, induite par le
changement des conditions de marché, notamment des taux du dollars (USD) par rapport au
dirham (MAD) rendant le financement en devises des opérations de commerce extérieur, moins
attractif que celui en dirham (MAD). De leur côté, les créances sur les établissements de crédit
et le portefeuille-titres ont progressé de 2,1% et 7,9% respectivement, à 18 milliards de dirhams
et 4 milliards de dirhams.

Graphique n°87 :
Structure des emplois des banques offshore (en %)
2 3 4

6 8 9

43
50 45

49
39 42

2022 2023 2024

Créances sur les établissements de crédit et assimilés Créances sur la clientèle


Portefeuille-titres Autres actifs

Représentant 0,31% des crédits, l’encours des créances en souffrance portées par les banques
offshore a reculé de 3,2% à 60,2 millions de dirhams.

Du côté des ressources, les dettes envers les établissements de crédit et assimilés des banques
offshore, constituant 62% du passif, se sont établies à 26,5 milliards, en baisse de 15,8% après
une contraction de 12,1% enregistrée en 2023. Ces dettes sont levées à hauteur de 73% auprès
d’établissements de crédit au Maroc et 27% auprès d’établissements de crédit étrangers.

Les fonds propres comptables des banques offshore ont progressé de 16,2% à 1,2 milliard de
dirhams, les risques encourus par ces banques étant principalement couverts par les fonds propres
des banques mères.

74
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Les engagements de financement donnés par les banques offshore, reflétant de nouveaux dossiers
en cours de déblocage ou à débloquer, se sont accrus de 416% à 882 millions de dirhams, sous
l’effet d’une accélération des engagements donnés en faveur de la clientèle qui sont passés de
23 millions à 675 millions de dirhams et d’une hausse des engagements donnés en faveur des
établissements de crédit et assimilés de 40,2% à 207 millions de dirhams.

Leurs engagements de garantie donnés ont reculé de 21,8% à 2,6 milliards de dirhams, reflétant
un repli de 28,9% pour les engagements de garantie donnés d’ordre d’établissements de crédit et
assimilés à 1,7 milliard de dirhams et de 2,7% pour les engagements de garantie donnés d’ordre
de la clientèle à 873 millions de dirhams. S’agissant des engagements de garantie reçus, ils se sont
situés à 16,7 milliards de dirhams, en baisse de 7,6%.

Graphique n°88 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques offshore (en millions de dirhams)

934 941
865 847 853 827
806
728 701

504 466
388

PNB RBE Résultat courant Résultat net

2022 2023 2024

En 2024, le PNB enregistré par les banques offshore s’est redressé de 16,8% à 941 millions de
dirhams, après une baisse de 13,7% enregistrée l’année précédente. Cette évolution reflète une
hausse de la marge d’intérêt de 7% à 711 millions de dirhams, de la marge sur commissions de
43,1% à 114 millions de dirhams et du résultat des opérations de marché de 94,6% à 106 millions
de dirhams.

Le résultat net dégagé par les banques offshore a, de ce fait, connu une reprise de 20,2% à
466 millions de dirhams, après une contraction de 23,1% en 2023.

75
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

V. Activité et rentabilité des institutions de microfinance

Le secteur de la microfinance compte, à fin 2024, 11 associations. Leur réseau s’est établi à
1.673 points de vente et le nombre de clients ressort à 734 mille clients, en baisse de 3%, dont 47%
sont des femmes.

Les micro-crédits accordés ont totalisé un encours brut de 9,5 milliards de dirhams, en hausse de
9,4% après 4,2% l’année dernière. Il en découle un encours moyen de crédits de 12.976 dirhams,
après 11.469 dirhams en 2023. Plus de 98% des crédits sont distribués par les 4 plus grandes
associations. Les crédits sont essentiellement destinés à la micro-entreprise, soit 88% après 87% en
2023, suivi de l’habitat social, soit 11% après 12% en 2023. Les crédits en milieu urbain sont restés
stables à 83%. La part des prêts individuels s’établit à 89%.

Les créances en souffrance portées par les institutions de microfinance ont totalisé 452 millions
de dirhams, en baisse de 8%, soit un taux de risque de 4,7%, après 5,6% une année plus tôt, en
raison de l’amélioration de la qualité du portefeuille et d’opérations de radiation des créances en
souffrance. Les créances en souffrance sont couvertes par des provisions à hauteur de 84% après
83% en 2023.

Les créances sur les établissements de crédit et assimilés, constituées principalement des dépôts
auprès des banques, ont évolué de 36% à 315 millions de dirhams, après 231 millions une année
plus tôt, soit 3% du total-actif.

L’endettement bancaire des institutions de microfinance, représentant 68% de leurs ressources,


est resté stable à 6,1 milliards de dirhams, après une hausse de 13% une année auparavant.
Cet endettement est constitué à hauteur de 94% de dettes auprès des banques locales. Les fonds
propres des institutions de microfinance ont progressé de 9,7% à 2,83 milliards de dirhams, après
2,58 milliards de dirhams une année plus tôt formant 26% du total-passif.

Le secteur a clôturé l’exercice 2024 avec un résultat net cumulé positif de 248 millions de dirhams,
après un bénéfice de 66 millions de dirhams l’année précédente. Néanmoins, six associations de
micro-crédit de petite taille ont dégagé un résultat déficitaire en 2024.

76
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VI. Activité et rentabilité des établissements de paiement

Sur les 18 établissements de paiement en activité, 15 offrent les produits et services de paiement,
dont 1 n’ayant pas démarré son activité, et 2 sont dédiés exclusivement à l’offre du service de
transfert de fonds.

Le total-bilan de ces acteurs s’est élevé à 7,5 milliards de dirhams, en hausse de 41% par rapport
à l’année précédente. Leurs fonds propres s’élèvent à 1,5 milliard de dirhams. Quant à leur
endettement, il s’inscrit en baisse à 744,8 millions de dirhams, après 1,2 milliard de dirhams un an
auparavant.

Au titre de 2024, le produit net bancaire réalisé par les établissements de paiement s’est accru de
24% pour s’établir à 1,7 milliard de dirhams. Le coefficient d’exploitation a été réduit à 65% après
71% au titre de l’exercice précédent, induisant un redressement du résultat net cumulé du secteur
à 416 millions de dirhams après 301 millions en 2023.

1. Activité de transfert de fonds

Le volume des transferts de fonds internationaux, transitant par les établissements de paiement, a
enregistré une évolution importante de 10% à 65,8 milliards de dirhams, émanant principalement
de l’Europe (74%) et des pays du Golfe (13%), suivis de l’Amérique (11%) et l’Afrique (2%) ; répartition
à l’image de l’exercice précédent.

Graphique n°89 :
Répartition des transferts de fonds internationaux reçus via les établissements
de paiement par origine (en %)
1 1 2 1 0
3 3 2 2
2
10 10 10 11 11

15 13 14 14 13

71 73 72 72 74

2020 2021 2022 2023 2024

Europe CCG* Amérique Afrique Reste du monde

(*) CCG : Conseil de Coopération du Golfe.

77
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Les 10 premiers pays émetteurs représentent 90% des transferts, avec toujours en tête la France
(25%), l’Espagne (19%), l’Italie (11%), les Etats Unis (9%), l’Arabie Saoudite et la Belgique avec 7%.

Graphique n°90 :
Répartition des transferts internationaux reçus via les établissements de paiement
par pays de provenance (en %)

1 1
2 2 2 3 3
3 3 3
4 3 3 3 3
3 3 3 4 4
7 7 6 7 7
7 7 7 7
7
8 9 9 9
8

11 11 11 11
11

19 18 19 19
18

24 25 27 25 25

2020 2021 2022 2023 2024

France Espagne Italie Etats Unis d’Amérique Arabie Saoudite Belgique Allemagne
Emirats Arabes Unis Pays-Bas Qatar

Ces transferts demeurent destinés, pour plus de 60%, aux régions de Casablanca-Settat, l’Oriental,
Rabat-Salé-Kenitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Graphique n°91 :
Evolution des parts des régions destinatrices des transferts de fonds internationaux
reçus via les établissements de paiement (en %)

1 1 1 1 1
1 2 2 2 2
6 6 6 6 6
9 9 8 9 9

9 9 10 10 10

10 10 10 10 10

12 12 12 12 12

13 13 13 13 13

13 14 13 13 13

23 22 23 22 22

2020 2021 2022 2023 2024

Casablanca-Settat L’Oriental Rabat-Salé-Kénitra Tanger-Tetouan-Al Hoceima Fès-Meknès Marrakech-Safi Beni-Mellal-Khénifra


Souss-Massa Drâa-Tafilalet Guelmim-Oued Noun

78
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

La ville de Casablanca capte plus de 14% des transferts internationaux, dont 56% émanant de
l’Europe (France (25%), Italie (13%), Espagne (6%)), suivis par les pays du Conseil de Coopération du
Golfe (21%) et de l’Amérique du Nord (16%).

Au titre de l’exercice 2024, le volume des transferts internationaux reçus via le canal digital confirme
sa tendance haussière pour atteindre 7,6 milliards de dirhams, après 4,8 milliards de dirhams un
an auparavant.

S’agissant des transferts nationaux réalisés par ces établissements, leur volume a totalisé près de
50,2 milliards de dirhams à fin 2024, après 48,7 milliards une année auparavant (+3%). Sur ce total,
22% sont émis à partir de Casablanca.

Graphique n°92 :
Part des villes émettrices des transferts de fonds nationaux opérés
par les établissements de paiement (en %)

22

6
5
3 3 3
2 2 2 2 2

Casablanca Marrakech Tanger Agadir Fès Rabat Salé Meknès Laayoune Dakhla Kénitra

2. Activité de paiement mobile

Au titre de l’exercice 2024, le volume des transactions opérées via les comptes de paiement a plus
que triplé (+323%), pour s’établir à 43,6 milliards de dirhams tirés notamment par les virements
d’aides sociales25 qui ont atteint 22,8 milliards de dirhams. Le volume de transactions via comptes
de paiement hors opérations e-gov s’établit ainsi à 20,7 milliards de dirhams, en hausse de 105%.

La ventilation par catégorie d’opération fait ressortir la prédominance des retraits dont la part s’est
renforcée à 56%, suivis des transferts de fonds (27%) et des dépôts (11%). La part des paiements
via wallets et par carte est en retrait à 2% après 9% en 2023, en lien avec la baisse de leurs volumes
de 13,3% à 819,3 millions de dirhams.

25 Aides sociales directes, aides suite au séisme d’El HAOUZ, les virements CNSS et les aides suite aux inondations.

79
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

3. Activité de paiement via Terminal de Paiement Electronique (TPE)

Le nombre de paiements sur TPE s’inscrit en hausse de 21%, générant un volume de paiements TPE
de 79 milliards de dirhams après 71 milliards de dirhams une année auparavant. Le panier moyen
en baisse à 426 dirhams par opération après 463 dirhams en 2023, reflète une amélioration de
l’usage des moyens de paiement digitaux pour les tickets de faible montant.

VII. Activité et rentabilité des groupes bancaires

L’analyse de l’activité et de la rentabilité sur base consolidée est retracée à partir des états
financiers, établis en normes IFRS, par 11 groupes bancaires, représentant 97% de part de marché
sur base sociale. Cette analyse permet d’intégrer l’activité et les résultats des banques réalisés par
les sociétés qu’elles contrôlent au Maroc et à l’étranger.

1. L’activité des groupes bancaires a marqué une accélération

A fin 2024, le total-bilan des 11 groupes bancaires s’est établi à 2.414 milliards de dirhams, en
hausse de 8,4% en glissement annuel, après 3,9% à fin 2023.

Les emplois des groupes bancaires sont essentiellement composés des prêts et créances sur la
clientèle (57%), suivis par les actifs financiers à la juste valeur par résultat (12%) et des prêts et
créances sur les établissements de crédit (7%).

Graphique n°93 :
Structure des emplois des banques - sur base consolidée (en %)

12,8 12,2 12,6

5,9 6,9 6,4


6,4 6,4 7,2

58,8 59,4 57,0

5,6 4,4 4,4

10,5 10,7 12,4

2022 2023 2024


Actifs financiers à la juste valeur par résultat Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
Prêts et créances sur la clientèle Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés Titres au coût amorti
Autres actifs

80
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Les ressources demeurent prédominées par les dépôts de la clientèle (66%), suivies des dettes
envers les établissements de crédit (11%) et des fonds propres (8%).

Graphique n°94 :
Structure des ressources des banques - sur base consolidée (en %)

11,0 11,4 11,6

7,4 7,7 7,6


3,6 3,5 3,6

67,0 66,2 66,1

11,0 11,2 11,1

2022 2023 2024

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés Dettes envers la clientèle Titres de créance émis
Capitaux propres-part du Groupe Autres passifs

1.1. Les groupes bancaires ont bénéficié d’une progression de l’activité crédit
clientèle, d’un renforcement des actifs financiers à la juste valeur par résultat
ainsi que la hausse des prêts et créances sur les établissements de crédit et
assimilés

A fin 2024, les prêts et créances sur la clientèle ont marqué une légère décélération à 4,1%, après
4,9% l’année précédente. Les actifs financiers à la juste valeur par résultat se sont accélérés à 25,7%,
après 5,3% une année auparavant. A l’inverse, les titres au coût amorti ont baissé de 0,9%, après
une progression de 22,5% enregistrée en 2023. Cette tendance reflète celle enregistrée sur base
sociale, notamment pour le portefeuille des Bons du Trésor26.

Par ailleurs, les prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés se sont accrus de
21,4%, après une hausse de 4,5% à fin 2023.

26 Inscrits en titres d’investissement sur base sociale.

81
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

1.2. Les ressources collectées proviennent des dépôts de la clientèle,


du refinancement auprès des établissements de crédit et des fonds propres

Les ressources collectées auprès de la clientèle ont enregistré une accélération à 8,2%, après 2,5%
l’année précédente. Pour leur part, les dettes envers les établissements de crédit ont augmenté de 7%
après 6%. Les capitaux propres se sont, quant à eux, accélérés de 8,1% pour s’établir à 184,3 milliards
de dirhams, après une hausse de 6,8% l’année précédente. De même, les titres de créance émis ont
enregistré une hausse de 11,6%, après 2,4% et les passifs financiers à la juste valeur par résultat,
constitués de valeurs données en pension et d’instruments dérivés, ont crû de 5,8%.

1.3. La structure par métier des activités des groupes bancaires est restée stable,
dominée par l’activité bancaire

L’activité consolidée des groupes bancaires couvre les métiers relevant de l’activité bancaire au
Maroc et à l’étranger, les métiers d’assurance et de gestion d’actifs ainsi que les financements
spécialisés. Elle reste dominée par l’activité bancaire qui contribue pour près de 91%, suivie des
financements spécialisés (5%), des activités d’assurance (3%) et de la gestion d’actifs (1%).

Graphique n°95 :
Répartition du total-actif des groupes bancaires par métier (en %)
1 1 1
3 3 3
4 4 5

92 92 91

2022 2023 2024

Activité Bancaire Financements spécialisés Activité d'assurance Gestion d'actifs

82
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

1.4. Les activités bancaires réalisées à travers le continent africain ont enregistré
une reprise

A fin 2024, le total-actif des filiales implantées à l’étranger des 3 groupes bancaires marocains
transfrontaliers s’est accru de 3,2% à 397,2 milliards de dirhams, après une baisse de 5,5% qui
reflétait un effet de taux de change et de dévaluation de devises, contribuant en moyenne à
hauteur de 23% au total-bilan consolidé de ces groupes, soit 2 points de moins par rapport à fin
2023, en lien avec l’évolution plus importante des activités au Maroc.

Ainsi, l’activité d’octroi de crédits opérée à l’étranger est restée stable à 209,6 milliards de dirhams,
après une hausse de 2,7%. Sa part s’est contractée d’un point à 23%.

De même, les dépôts collectés par les filiales transfrontalières se sont chiffrés à 297,7 milliards,
en hausse de 2,7%, après une baisse de 1,2% une année auparavant. Leur part s’est contractée de
2 points à 26% du total des dépôts des 3 groupes bancaires.

Graphique n°96 :
Contribution des filiales à l'étranger aux principales rubriques du bilan des 3 groupes bancaires
transfrontaliers (en %)
29 28
27 26
25 24 24
23 23

Total-actif Créances sur la clientèle Dépôts de la clientèle

2022 2023 2024

83
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

2. Le résultat net des groupes bancaires s’est apprécié reflétant une amélioration
des résultats des banques au Maroc et à l’étranger

Le résultat consolidé cumulé des onze groupes bancaires, arrêté à fin 2024, a connu une hausse,
en lien avec la hausse du produit net bancaire.

Graphique n°97 :
Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques sur base consolidée
(en milliards de dirhams)
106,0
93,2
83,3

59,4
47,6
40,2

18,9 21,3
13,5 16,4 14,0 16,9

PNB RBE Coût du risque Résultat net - part


du groupe

2022 2023 2024

Le produit net bancaire s’est chiffré à 106 milliards de dirhams, en progression de 13,8%, après
11,9% l’année passée. Ainsi, la marge d’intérêt a marqué une croissance de 6,3%, après 5,2%
l’année passée alors que la marge sur commissions a décéléré de 6,1%, après 9,6%. Le résultat des
opérations de marché s’est apprécié de 51,8%.

Graphique n°98 :
Coefficient moyen d'exploitation des banques - base consolidée (en %)

51,7
48,9
43,9

2022 2023 2024

Les charges générales d’exploitation ont enregistré une hausse de 2,2% à 46,6 milliards de dirhams,
après 6% à fin 2023. Il en résulte un coefficient moyen d’exploitation en baisse de 5 points à 43,9%
et un résultat brut d’exploitation en amélioration de 24,9% à 59,4 milliards de dirhams.

84
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Pour sa part, le coût du risque s’est accru de 15,1% à 18,9 milliards, représentant 1,4% des crédits
après 1,2% en 2023.

Au total, les onze groupes bancaires ont clôturé l’exercice 2024 avec un résultat net-part du groupe
cumulé de 21,3 milliards, en hausse de 25,9%, après 20,8% en 2023. La rentabilité des actifs (ROA)
s’est consolidée de 0,1 point à 0,9% et la rentabilité des fonds propres (ROE) s’est redressée de
1,6 point à 11,5%.

Par métier, la contribution de l’activité bancaire au résultat net-part du groupe et celle des
financements spécialisés se sont atténuées pour s’établir respectivement à 81% et 7%, en faveur
de l’activité d’assurance et de la gestion d’actifs qui ont vu leurs parts s’améliorer à 4% et 8%
respectivement.

Graphique n°99 :
Contribution des différents métiers dans le Résultat Net - Part du Groupe des groupes bancaires
(en %)
2 6 8
3
9 3 4
9 7

86
82 81

2022 2023 2024

Activité bancaire Financements spécialisés Activité d'assurance Gestion d'actifs

L’activité opérée à l’étranger a généré un PNB en hausse de 2,9% à 27,7 milliards de dirhams,
contribuant à 35% du PNB des 3 groupes bancaires concernés.

85
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°100 :
Contribution des filiales à l'étranger aux principales rubriques de résultat des 3 groupes bancaires
transfrontaliers (en %)
48
42 41
39 39 39
35 36 35 33
25 27

PNB Coût du risque Résultat net Résultat net - part


du groupe

2022 2023 2024

Le résultat net-part du groupe réalisé en dehors du Maroc par les trois groupes bancaires, a
observé une amélioration de 17,9% à 5,7 milliards de dirhams. Sa contribution au résultat net-
part du groupe s’est contractée de 2 points à 33%, en lien avec les performances des activités
domestiques.

86
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

CHAPITRE 3.
RISQUES BANCAIRES

I. Evolution de l’endettement bancaire des ménages

A fin 2024, la dette bancaire des ménages27 a totalisé 426,9 milliards de dirhams, marquant une
hausse de 3,8% après 3,1% en 2023. Elle a représenté près de 34% des concours des établissements
de crédit, sans changement par rapport à l’année précédente. Son niveau par rapport au PIB s’est,
pour sa part, contracté d’un point à 27%28.

Graphique n°101 :
Evolution de la dette bancaire des ménages
4,8

3,8

3,1
3,4
2,7

427
411
399
386
368

2020 2021 2022 2023 2024

Dette bancaire des ménages (en milliards de dirhams) Taux d'accroissement de la dette bancaire des ménages (en %)

Les banques détiennent près de 81% de cette dette, contre 19% pour les sociétés de financement,
soit une hausse d’un point par rapport à l’année précédente. Sur ce total, la part du crédit à la
consommation s’est renforcée d’un point à 38% au détriment de celle du crédit à l’habitat qui s’est
contractée à 62%.

Les développements suivants portent sur le résultat de l’enquête effectuée par Bank Al- Maghrib
sur l’évolution de l’endettement des ménages. La 20ème enquête a été réalisée auprès de 11 banques
conventionnelles, 4 banques participatives, une fenêtre participative et 9 sociétés de crédit à la
consommation, cumulant des parts de marché de 96% en termes de financements à l’habitat et de
99% en termes de financements à la consommation.

Cette enquête complète le suivi régulier, à périodicité mensuelle, de l’évolution des crédits
à la consommation et à l’habitat, tout en enrichissant ce suivi par des éléments liés au profil
des bénéficiaires de ces crédits selon des critères de l’âge, du revenu, de la catégorie socio-
professionnelle et de la localisation géographique.

27 Y compris la dette contractée auprès des établissements participatifs sous forme de Mourabaha.
28 Donnée 2023 mise à jour.

87
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

1. Endettement des ménages sous forme de crédits à l’habitat

1.1. Caractéristiques des financements à l’habitat

Après un repli de 4,2% enregistrée en 2023, la production de crédits à l’habitat a marqué une
reprise de 1,8% à 28,7 milliards de dirhams. Cette progression reflète une hausse de 9,1% des prêts
encouragés par l’Etat et de 0,8% pour les prêts libres.

En parallèle, le nombre de bénéficiaires a également augmenté de 0,9% à 60.546 clients, reflétant


une hausse des prêts encouragés par l’Etat de 5,6% alors que la production des prêts libres s’est
contractée de 0,6%. Le montant moyen de crédit s’est apprécié, pour sa part, de 5.000 dirhams par
rapport à l’année précédente pour ressortir à 474.000 dirhams.

Graphique n°102 :
Evolution de la production du financement à l'habitat et du nombre de bénéficiaires
81 806
63 456 65 263
59 997 60 546

32 683 29 392 28 164 28 673


25 171

2020 2021 2022 2023 2024

Total de la production (en millions de dirhams) Nombre de bénéficiaires

Ainsi, l’encours brut des financements destinés à l’habitat s’est établi à près de 265 milliards de
dirhams29, en hausse de 1,6% après 1,3% une année auparavant. Sur ce total, l’encours des prêts
libres, représentant une part de 85%, a augmenté de 1,6%. De leur côté, les prêts encouragés par
l’Etat ont vu leur encours enregistrer une hausse de 2% après un repli de 0,2% en 2023. Ils se sont
ainsi établis à 40,6 milliards de dirhams, dont 22,9 milliards au titre du FOGALEF30 et FOGALOGE31,
16,9 milliards au titre du FOGARIM32 et 791 millions au titre de l’Habitat Bon Marché. Pour leurs
parts, les financements Mourabaha immobilière se sont établis à 20,6 milliards de dirhams, en
hausse de 18,5%, quasiment au même niveau que l’année précédente (18,7%).

29 Y compris les financements participatifs immobiliers sous forme de Mourabaha.


30 Fonds de garantie de prêts destinés à financer l’accès à la propriété des adhérents de la Fondation Mohammed VI de Promotion
des Œuvres Sociales de l’Education-Formation.
31 Fonds de garantie des prêts au logement en faveur du personnel du secteur public.
32 Fonds de garantie pour les revenus irréguliers et modestes.

88
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°103 :
Evolution de l’encours brut du financement à l’habitat

4,7 4,6

3,2

249 257 261 265


239
1,6
1,3

15 17 21
9 12

2020 2021 2022 2023 2024

Encours brut du financement à l’habitat (en milliards de dirhams) dont financements participatifs immobiliers
Taux d’accroissement de l’encours brut du financement à l’habitat (%)

Dans un contexte baissier des taux monétaires, le taux d’intérêt moyen appliqué par les banques
conventionnelles aux crédits à l’habitat s’est établi à 4,53%, en baisse de 10 points de base par
rapport à 2023. La part des crédits assortis d’un taux compris entre 4% et 6% s’est renforcée de
2 points en 2024 à 79% au détriment des prêts assortis d’un taux compris entre 6% et 8% dont la
part s’est contractée de 2 points à 11%.

Graphique n°104 :
Evolution de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles selon la fourchette
de taux appliqués (en %)

1 1 0 0 1

14 13 13 11
16

72 74 77 79
73

10 13 13 10 9
2020 2021 2022 2023 2024

<4% Entre 4% et 6% Entre 6% et 8% Entre 8% et 10%

89
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

La part des crédits à l’habitat réalisés à taux fixe s’est élargie d’un point à 93% en termes d’encours
et elle s’est maintenue à 95% en termes de production.

Graphique n°105 :
Ventilation de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles entre taux fixe
et taux variable (en %)

6 8 7 8 7

94 92 93 92 93

2020 2021 2022 2023 2024

Crédits assortis de taux fixe Crédits assortis de taux variable

La ventilation des crédits à l’habitat selon la durée initiale n’a pas subi de changement d’une année
à l’autre, soit une part de 66% pour les prêts accordés à une durée initiale de plus de 20 ans et de
29% pour les crédits de maturité comprise entre 10 et 20 ans. Il en résulte une quasi-stagnation de
la durée initiale moyenne à 21,3 ans, après 21,2 ans une année auparavant.

Graphique n°106 :
Evolution de l’encours du financement à l’habitat selon la durée initiale (en %)

63 64 65 66 66

30 30 30 29 29

6 5 4 4 4
1 1 1 1 1
2020 2021 2022 2023 2024

Inférieure à 5 ans Entre 5 et 10 ans Entre 10 et 20 ans Supérieure à 20 ans

90
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

1.2. Profil et caractéristiques des bénéficiaires du crédit à l’habitat

L’analyse du profil des bénéficiaires du crédit à l’habitat est réalisée selon les critères de l’âge, du
revenu, de la catégorie socio-professionnelle et du lieu de résidence.

Selon le critère de l’âge, les personnes âgées de plus de 40 ans ont concentré près de 64% du
nombre total des dossiers, contre 29% pour les personnes âgées entre 30 et 40 ans. Les personnes
de moins de 30 ans représentent 7%.

Graphique n°107 :
Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon l’âge (en %)

33 34 34
30 30 31 30 30
29

6 6 7

Moins de 30 ans 30-39 ans 40-49 ans 50 ans et plus

2022 2023 2024

En termes de revenu, les personnes à revenu inférieur à 6.000 dirhams ont disposé de 46%
du nombre de dossiers de crédits, soit une baisse de 2 points en faveur des personnes ayant
des revenus supérieurs à 6.000 dirhams, dont la part a augmenté à 54%, après 52% une année
auparavant.

Graphique n°108 :
Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon le revenu (en %)
37
33 34

26 25 24 23 23 22
18 18 17

Inférieur à 4 000 dh de 4 000 à 6 000 dh de 6 000 à 10 000 dh Supérieur à 10 000 dh

2022 2023 2024

91
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

En fonction de la catégorie socio-professionnelle, les salariés et les fonctionnaires bénéficient


respectivement de près de 42% et 40% des dossiers de crédit, tandis que les artisans-commerçants
et les professions libérales en représentent 6% et 11%.

Graphique n°109 :
Répartition du nombre de dossiers de financements à l’habitat selon
la catégorie socio-professionnelle (en %)
42 43 42
38 39 40

14 13
11
4 4 6
2 1 1
Salariés Fonctionnaires Artisans et Professions Autres
commerçants libérales

2022 2023 2024

Selon la répartition géographique, près de 36% des bénéficiaires des crédits à l’habitat sont
situés dans la région de Casablanca-Settat, suivie de la région de Rabat-Salé-Kenitra avec 21% des
emprunteurs.

Graphique n°110 :
Répartition géographique du nombre de dossiers de financements à l’habitat (en %)
38 38
36

21
19 20
13 13 12
10 9 11
8 8 8 8 8 7
4 4 5

Casablanca-Settat Rabat-Salé- Fès-Meknès Marrakech-Safi Tanger-Tetouan- L’Oriental Autres


Kénitra Al Hoceima

2022 2023 2024

92
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Endettement des ménages sous forme de financements à la consommation

2.1. Caractéristiques des crédits à la consommation

L’encours brut des crédits à la consommation s’est établi à près de 162 milliards de dirhams, en
hausse de 7,6%, après 6,4% enregistrée une année auparavant. Cette tendance est induite par une
accélération des prêts octroyés par les sociétés de crédit à la consommation à 11,4% après 8,3%
et une décélération des crédits accordés par les banques à 4,1% après 4,8% en 2023. L’encours de
financement octroyé par les banques et fenêtres participatives, sous forme de Mourabaha destinés
à l’acquisition de véhicules, a augmenté de 21,1% à 1,6 milliard de dirhams.

Graphique n°111 :
Evolution de l’encours brut du financement à la consommation (Banques conventionnelles
et participatives et sociétés de financement)
162
150
141
136
129

6,4
5,3 7,6
3,7

-0,7

2020 2021 2022 2023 2024

Encours brut du financement à la consommation (en milliards de dirhams)


Taux d’accroissement du financement à la consommation (en %)

Par maturité, les financements à la consommation de maturité supérieure à 5 ans ont vu leur part
se stabiliser à 81% et celle des financements de maturité comprise entre 3 et 5 ans a vu sa part se
maintenir à 15%.

93
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°112 : Graphique n°113 :


Evolution de l’encours du financement à Evolution du montant moyen des dossiers de
la consommation des banques et des sociétés financement à la consommation des banques et
de financement selon la durée initiale (en %) des sociétés de financement (en dirhams)

77 000
44 44 44 71 000
61 000

36 37 37

16 15 15
3 3 3
1 1 1
2022 2023 2024 2022 2023 2024

<1 an 1 an <=D< 3 ans 3 ans <=D< 5 ans


5 ans <=D< 7 ans D>=7 ans

Le montant moyen des financements à la consommation se chiffre à 77.000 dirhams, en hausse de


16.000 dirhams d’une année à l’autre.

2.2. Profil et caractéristiques des bénéficiaires du crédit à la consommation

Au même titre que le crédit à l’habitat, le suivi du profil des bénéficiaires du crédit à la consommation
est effectué sur la base de l’âge, du revenu, de la catégorie socio-professionnelle et de la résidence.

La ventilation par âge est maintenue comme suit : les bénéficiaires de plus de 50 ans à 43% et les
personnes âgées de 40 à 49 ans à 24%.

Graphique n°114 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
des banques et des sociétés de financement selon l’âge (en %)
42 43 43

24 24 24 25 24 24

9 9 9

Moins de 30 ans 30-39 ans 40-49 ans 50 ans et plus

2022 2023 2024

94
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Selon le revenu, les personnes disposant d’un revenu inférieur à 4.000 dirhams représentent
près de 28% des dossiers de crédit, contre 23% pour celles à revenu compris entre 4.000 et
6.000 dirhams et 49% pour les personnes ayant un revenu supérieur à 6.000 dirhams.

Graphique n°115 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
des banques et des sociétés de financement selon le revenu (en %)
32
28 28 27 27
24 25
23 23 22
20 21

Inférieur à 4 000 dh de 4 000 à 6 000 dh de 6 000 à 10 000 dh Supérieur à 10 000 dh

2022 2023 2024

Les salariés ont disposé, en 2024, de 40% des dossiers de crédits à la consommation en baisse
de 2 points par rapport à 2023 tandis que les fonctionnaires ont vu leur part augmenter de
4 points à 41%. Le reliquat est détenu par les retraités (10%), les artisans et commerçants (4%) et
les professions libérales (5%).

Graphique n°116 :
Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation
selon la catégorie socio-professionnelle (en %)
46
42 40 41
37
34

9 11 10
6 5 4 5 5 5

Salariés Fonctionnaires Artisans et Professions Autres


commerçants libérales

2022 2023 2024

Selon la localisation géographique, à l’instar des crédits à l’habitat, les bénéficiaires des crédits à
la consommation demeurent concentrés au niveau des agglomérations urbaines de Casablanca
(29%) et Rabat (20%).

95
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°117 :
Répartition géographique du nombre de dossiers de financement à la consommation (en %)
30 29 29

20 20 20 19
17 17

10 11 10 9 9 9 9 9 8
5 5 5

Casablanca- Rabat - Salé- Fès - Meknès Marrakech - Tanger – L'Oriental Autres


Settat Kénitra Safi Tetouan –
Al Hoceima

2022 2023 2024

II. Évolution de l’endettement bancaire des entreprises


non financières

L’endettement bancaire des entreprises non financières s’est établi à 634,133 milliards de dirhams,
en hausse de 3,2%, après 2,7% en 2023. Rapporté au PIB, il a représenté près de 40%, soit deux
points en moins par rapport à l’année précédente.

Graphique n°118 :
Rapport entre l’endettement bancaire des entreprises non financières et le PIB
46% 45%
42% 42%
42%
41% 41% 40%

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

33 L’endettement bancaire englobe les banques et les sociétés de financement.

96
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°119 :
Encours des financements par décaissement accordés aux entreprises non financières
(en milliards de dirhams)

51 52 54 57 59 57 57 60 62 65

401 415 426 429 453 474 483 538 552 569

2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Encours des crédits accordés par les banques Encours des crédits accordés par les sociétés de financement

Représentant 90% du total des financements aux entreprises, les financements accordés par
les banques se sont améliorés de 3,1%, après 2,7% l’année précédente, en relation avec le
redressement des financements accordés aux entreprises privées de 2,5% à 486,8 milliards, après
une baisse de 0,4% en 2023. Concernant les crédits des entreprises publiques, ils ont décéléré à
7% après 26,9% enregistrée l’année précédente, pour se situer à 82,5 milliards.

Graphique n°120 :
Ventilation de la dette des entreprises non financières entre le secteur privé et public

10% 8% 10% 13% 13%

90% 92% 90% 87% 87%

2020 2021 2022 2023 2024

Dette bancaire des entreprises privées Dette bancaire des entreprises publiques

97
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

S’agissant des crédits accordés par les sociétés de financement aux entreprises, ils ont également
progressé de 4,1% à 64,7 milliards, après une décélération de 2,8% une année auparavant en lien
avec une hausse du crédit-bail (4,2% après 3,8% en 2023), atténuée par une baisse des créances
acquises par affacturage (3,9%).

Les données recueillies auprès des banques et des sociétés de financement indiquent que la part
des crédits accordés à la TPME34 a enregistré une hausse d’un point à 40% du total des crédits aux
entreprises.

Graphique n°121 :
Ventilation des crédits par segment d’entreprises

41% 39% 40%

59% 61% 60%

2022 2023 2024

GE TPME

34 TPME définie comme entreprise dont le CA est inférieur à 175 millions de dirhams.

98
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

III. Évolution des grandes expositions des banques

A fin 2024, les grandes expositions des banques ont progressé de 3,8% à 536 milliards de dirhams,
représentant 2,8 fois leurs fonds propres sur base sociale, après 2,9 une année auparavant. Sur
ce total, les engagements-bilan, s’établissant à près de 401 milliards de dirhams, sont en hausse
de 6,5% par rapport à l’année dernière et les expositions hors bilan, notamment sous forme
d’engagements de financement et de garantie cumulant 130 milliards de dirhams, ont, quant à eux,
enregistré une baisse de 4,1% sur la même période.

Graphique n°122 : Graphique n°123 :


Evolution des grandes expositions portées Evolution des grandes expositions portées
par les banques - sur base sociale par les banques - sur base consolidée

2,9 2,8
2,7 2,2 2,2
2,4 2,3 2,0
1,8
1,7

536 483 509


463 458
516
369 376 335 363

2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024

Volume (en milliards de dirhams) Volume rapporté aux fonds propres

En excluant leurs engagements sur leurs filiales, les grandes expositions des banques sont
ramenées à 442 milliards de dirhams, représentant 2,3 fois leurs fonds propres sur base sociale.

Par secteur d’activité, les grandes expositions des banques portent à hauteur de 37,4% sur le
secteur financier, dont 22,9% sur les banques et sociétés de financement et 14,5% sur les autres
contreparties financières. Les autres expositions concernent notamment les opérateurs dans le
secteur de l’énergie (11,3%), de l’industrie extractive (9,2%), des hydrocarbures (6,9%), du secteur
BTP (6,8%) et de l’industrie manufacturière (5,3%).

Sur base consolidée, les grandes expositions des groupes bancaires ont augmenté de 5,4% à
509 milliards de dirhams, représentant 2,2 fois des fonds propres bancaires, au même niveau qu’en
2023.

99
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

IV. Évolution du risque de crédit

1. Evolution des créances en souffrance

En 2024, l’évolution des créances en souffrance a décéléré à près de 2,7%, après 6,7% une année
auparavant, pour s’établir à 97,4 milliards de dirhams. Il en résulte un taux de sinistralité de 8,4%,
marquant une amélioration de 0,1 point.

Graphique n°124 : Graphique n°125 :


Evolution des créances en souffrance Evolution du taux des créances en souffrance -
des banques - sur base sociale Sur base sociale (en %)
14,0

94,8 97,4 8,6


88,8 8,2 8,4 8,5 8,4
85,1
79,8

6,7 6,7
4,4 2,7

2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024

Créances en souffrance (en milliards de dirhams)


Taux d'accroissement des créances en souffrance (en %)

Par niveau de risque, l’encours des créances pré-douteuses a enregistré une hausse de 4,1% à
6,5 milliards, tandis que celui des créances douteuses a reculé de 1,7% à 8,7 milliards. Les créances
compromises ont augmenté de 3,1% à 82,2 milliards. La part des créances pré-douteuses dans
le total des créances en souffrance est de 7% tandis que les créances douteuses et les créances
compromises affichent des parts de 9% et 84% respectivement.

100
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°126 :
Evolution de la structure des créances en souffrance des banques par catégorie -
Base sociale (en %)

8 7 7

9 9 9

83 84 84

2022 2023 2024

Créances en souffrance compromises Créances en souffrance douteuses


Créances en souffrance pré-douteuses

Les provisions pour créances en souffrance ont enregistré une hausse de 4,6%, induisant un taux
de provisionnement en amélioration de 2 points à 69% d’une année à l’autre. Ce taux ressort à 76%
pour la catégorie des créances compromises, 45% pour les créances douteuses et 11% pour les
créances pré-douteuses.

Graphique n°127 :
Taux de couverture par des provisions des créances en souffrance détenues par les banques -
sur base sociale

68 69
67

64,0 66,9
60,7

2022 2023 2024

Provisions pour créances en souffrance (en milliards de dirhams) Taux de couverture (en %)

101
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Les banques ont également constitué 17,1 milliards de dirhams de provisions à caractère général
pour couvrir les créances sensibles35. Ces provisions représentent 1,6% des crédits sains.

Sur base consolidée, les créances en souffrance sur la clientèle des 11 groupes bancaires totalisent
134,6 milliards de dirhams, soit une hausse de 2% par rapport à fin 2023. Tenant compte de
l’évolution des crédits, il en résulte un taux de risque en amélioration de 0,2 point à 9%.

Graphique n°128 : Graphique n°129 :


Evolution des créances en souffrance et du taux Taux de couverture des créances en souffrance
de risque des banques - sur base consolidée détenues par les banques - sur base consolidée

9,4 9,2 69
9,0 67 67

93
135

132 89
86
129

2022 2023 2024 2022 2023 2024

Encours en souffrance (en milliards de dirhams) Provisions (en milliards de dirhams)


Taux de risque (en %) Taux de couverture (en %)

Les provisions constituées par les 11 groupes bancaires en couverture des créances en souffrance
ont progressé de près de 5%, après 2,6% une année auparavant pour s’établir à près de 93 milliards
de dirhams. Il en résulte un taux de couverture en hausse de 2 points à 69% après 67% en 2023.

Les créances en souffrance portées par les filiales à l’étranger, notamment sur le reste du continent
africain, ont totalisé un encours de 16,1 milliards de dirhams, soit un taux de risque en baisse
de 0,1 point à 7,2%. Le taux de couverture de ces créances par les provisions s’est amélioré
de 1,3 point à 82,4%, après 81,1% en 2023.

Outre le provisionnement des créances en souffrance, les groupes bancaires ont provisionné les
créances sensibles répondant aux critères de la norme IFRS 9 à hauteur de 16,9% en moyenne.
Elles ont également couvert les créances saines ne présentant pas d’indice de vulnérabilité par des
provisions préventives représentant 0,8% de leurs encours.

35 Sont considérées comme des créances sensibles, les créances détenues sur des contreparties dont la capacité à honorer leurs
engagements, immédiats et/ou futurs, présentent des motifs d’inquiétude, sans pour autant répondre à l’un des critères de
classification parmi les créances en souffrance.

102
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Créances en souffrance détenues sur les ménages

L’encours des créances en souffrance portées par les banques et les sociétés de financement sur
les ménages s’est accru de 6,7% après 6,4% l’année précédente, pour s’établir à 44,6 milliards de
dirhams, induisant un taux de risque en hausse de 0,3 point à 10,5%. Cette évolution reflète un
accroissement de ce taux de 0,3 point à 10,6% pour les ménages résidents et une amélioration de
0,6 point à 7,1% pour les ménages non-résidents. Le taux de couverture de ces créances par les
provisions s’est établi à 64%.

Graphique n°130 :
Evolution du taux des créances en souffrance portées sur les ménages - base sociale (en %)
13,6 13,3 13,0
12,8 12,3
10,1 9,9 10,2 10,0 10,5
9,1 9,7 9,4 9,2 9,5

2020 2021 2022 2023 2024

Banques Sociétés de financement Total établissements de crédit

L’encours des créances en souffrance détenues par les banques sur les ménages a augmenté de
7,2% à 34,6 milliards, après une hausse de 6,4% observée l’année précédente, soit un taux de risque
de 10%, après 9,5% à fin 2023. Le taux de leur couverture par des provisions s’est amélioré de
2 points à 60% d’une année à l’autre.

Les créances en souffrance portées par les sociétés de crédit à la consommation se sont accrues
de 4,9%, soit près de 10 milliards de dirhams, après 6,4% l’année précédente, induisant un taux
de risque en baisse de 0,7 point à 12,3%. Le taux de couverture de ces créances par les provisions
s’est établi à 80%.

Graphique n°131 :
Evolution du taux des créances en souffrance des banques et des sociétés de crédit
à la consommation sur les ménages par catégorie de financement - base sociale (en %)

13,9
12,6 13,0
11,9 11,3

8,4 8,6 9,0 8,5 8,3

2020 2021 2022 2023 2024

Financement à l'habitat Financement à la consommation

103
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Le taux de risque ressort à 8,3% pour le crédit à l’habitat et 13,9% pour le crédit à la consommation,
après 8,5% et 13% respectivement en 2023.

3. Créances en souffrance détenues sur les entreprises non financières

A fin 2024, l’encours des créances en souffrance détenues par les banques et les sociétés de
financement sur les entreprises non financières a augmenté de 0,7% à 70,1 milliards, après 7%
l’année précédente, induisant une atténuation du taux de risque à 11,1% après 11,3% à fin 2023.
Ces créances sont couvertes par des provisions à hauteur de 73%.

La répartition sectorielle montre que les créances en souffrance enregistrées sur le secteur primaire
ont augmenté de 8,9% et ont représenté 10,4% des crédits bénéficiant à ce secteur. Celles détenues
sur les entreprises opérant dans le secteur industriel se sont accrues de 1,6%, induisant un taux
de risque de 16,1% en hausse de 0,4 point par rapport 2023. Les créances en souffrance détenues
sur le secteur du BTP se sont repliées de 0,8% après une hausse de 11% une année auparavant.
Il en découle un taux de sinistralité du secteur en baisse de 0,7 point à 13,7%.

Après la hausse de 17,2% en 2023, le secteur du commerce a vu son encours de créances


improductives s’accroitre de 4,3%, pour un taux de sinistralité en hausse d’un point à 15,7%.

Graphique n°132 :
Répartition sectorielle des crédits et des créances en souffrance
des banques sur les entreprises non financières - base sociale (en %)

34%
Crédits
20%
18%

14%
Secteur primaire
4% Industries manufacturières
BTP
4% Créances 7% 7%
Hôtellerie
en souffrance
Transport et communication
Commerce
7% Autres secteurs

21%
3% 18%
26%

17%

104
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°133 :
Evolution des créances en souffrance des banques sur les entreprises par secteur d’activité
- base sociale (en milliards de dirhams)

15,9 16,1
14,8
13,2 13,1 12,3
11,9 11,8 11,5
10,9
10,1 10,0

4,3 4,6
3,8 4,0 3,7
2,4
2,3 2,0 2,2

Secteur Industries BTP Hôtellerie Transport et Commerce Autres


primaire manufacturières communication secteurs

2022 2023 2024

V. Évolution de la liquidité des banques

1. Banques conventionnelles

Dans un contexte marqué par la hausse de la circulation fiduciaire, le besoin de liquidité du système
bancaire s’est accentué en 2024. Aussi, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses interventions
à 137,1 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire après 96,8 milliards en 2023.

Par instrument, la Banque a accordé des montants moyens de 50,5 milliards à travers les opérations
de pension livrée à un et à trois mois, après 32,5 milliards en 2023 et de 32,7 milliards sous forme
de prêts garantis à un an dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME,
des associations de micro-crédit et des banques participatives, en hausse de 40% par rapport
à l’année dernière. Les avances à 7 jours se sont établies en moyenne hebdomadaire à près de
53,9 milliards après 41 milliards l’année passée.

105
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°134 : Graphique n°135 :


Encours des interventions Encours moyen des interventions
de Bank Al-Maghrib par instrument de Bank Al-Maghrib par instrument
(en milliards de dirhams) (en milliards de dirhams)

72,6
69,1 53,9
50,5
60,1
41,8 41,0
49,6
42,2 32,5 32,7
34,3 28,4
23,0 23,3
27,4
23,8
21,5

2022 2023 2024 2022 2023 2024


Avances à 7 jours Prêts garantis Pension livrée à 1 et 3 mois Moyenne des avances à 7 jours Moyenne des prêts garantis
Moyenne des pensions livrées à 1 et 3 mois

Sur le marché interbancaire, le taux d’intérêt moyen pondéré, cible opérationnelle de la politique
monétaire, est resté aligné au taux directeur à près de 3% au cours des deux premiers trimestres
de l’année 2024 puis a reculé à une moyenne de 2,75% et 2,71% au cours du 3ème et du dernier
trimestre de l’année respectivement suite à la décision de Bank Al-Maghrib de réduire le taux
directeur. Pour ce qui est du volume moyen annuel des transactions, il a reculé de 3,5 milliards à
2,6 milliards d’une année à l’autre.

La situation nette des banques sur le marché des repos, hors opérations avec Bank Al- Maghrib, a
dégagé une position nette prêteuse de 47,3 milliards de dirhams, après 33,9 milliards en 2023, sous
l’effet de la hausse des valeurs reçues en pension de 13,3 milliards.

En complément aux ressources auprès de Bank Al-Maghrib et interbancaires, les titres de créance
émis par les banques ont enregistré une hausse de 4,3%, soit un rythme de progression comparable
à celui de l’année dernière. Les titres ayant une maturité supérieure à 2 ans ont représenté 50%
du total au même niveau que pour les titres de maturité inférieure à 2 ans, après 39% et 61%
respectivement l’année précédente.

Les dettes subordonnées, d’une maturité plus longue, ont progressé de 0,9%, pour s’établir à
62,8 milliards de dirhams.

Les opérations avec la clientèle en termes de dépôts et de crédits ont généré un additionnel net de
ressources de 112,7 milliards, en progression de 56,3 milliards de dirhams par rapport à l’année
précédente, en lien en partie avec les fonds collectés dans le cadre du programme de régularisation
volontaire des situations fiscales du Maroc, introduit par la loi de finances 2024. Cet accroissement
reflète une hausse des dépôts de 9,2%, supérieure au rythme de progression des crédits (+4,6%).
Le coefficient d’emploi36 s’est ainsi contracté de 4 points à 91%.
36 Coefficient d’emploi correspond au rapport des crédits sur les dépôts.

106
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°136 :
Evolution des dépôts, des crédits et du coefficient d’emploi des banques conventionnelles

91
94 95

1 275
1 129 1 111 1 167 1 162
1 060

2022 2023 2024

Créances à la clientèle (en milliards de dirhams) Dépôts de la clientèle (en milliards de dirhams) Coefficient d'emploi (en %)

Par maturité, les emplois des banques sont constitués à hauteur de 45% d’emplois à court terme
et 55% à moyen et long terme, sans changement par rapport à fin 2023. Leurs ressources sont
composées à hauteur de 61% de ressources sans échéance, 18% de ressources à court terme
et 21% de ressources à moyen et long terme, après 60%, 19% et 21% respectivement une année
auparavant.

Les actifs liquides et réalisables des banques, constitués notamment des valeurs en caisse, des
dépôts auprès de Bank Al-Maghrib, des opérations interbancaires, des Bons du Trésor et des
certificats de dépôt, se sont accrus de 26,5% à fin 2024 à 323 milliards de dirhams. La part de ces
actifs dans le total des emplois s’est située à 16,5%.

Graphique n°137 :
Evolution des actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles

16,1
16,9
14,6

323
270
255

2022 2023 2024

Actifs liquides et réalisables (en milliards de dirhams) Actifs liquides et réalisables / Total actif (en %)

107
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°138 :
Evolution mensuelle des actifs liquides et réalisables par rapport au total-actif en 2024 (en %)

16,5 16,9
15,1 15,5 15,0 15,1 15,6 15,3 15,8 15,0 15,0
14,6

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Le coefficient de liquidité à court terme (LCR)37 observé par les banques conventionnelles s’est établi
en moyenne à 182%, largement au-dessus du minimum réglementaire de 100%.

Graphique n°139 :
Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) en 2024 (en %)

180 179 182


165 169 167 168
163 161 164 162

121

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre

Pour sa part, le bilan en devises des banques fait ressortir des ressources, évaluées en contrevaleur
dirhams, de près de 69,5 milliards à fin 2024, composées essentiellement de dépôts à vue (50%)
et d’emprunts de trésorerie et financiers (40%). Les emplois en devises totalisent en contrevaleur
dirhams, 152,6 milliards, sous forme de prêts de trésorerie et financiers accordés aux établissements
de crédit (32%), des valeurs immobilisées (23%) et des financements courts en faveur des clients
(17%).

Les banques sont excédentaires en liquidité en moyenne sur les devises Euro et Dollar Américain
confondues sur les maturités inférieures à un an. Le gap cumulé moyen, reflétant un excédent de
liquidité des banques sur les maturités supérieures à un an est de 2,8 milliards de dirhams.

37 Ce ratio mesure la quantité d’actifs liquides et de haute qualité à la disposition des banques pour couvrir, en cas de crise, des
sorties de trésorerie sur une période d’un mois.

108
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°140 : Graphique n°141 :


Ressources en devises des banques - Emplois en devises des banques -
Base sociale Base sociale
2%
10% 10% 16%

50%
40% 23%

32%

17%

Emprunts de trésorerie et financiers Dépôts à vue Comptes de correspondants étrangers Prêts de trésorerie et
Dépôts à terme financiers accordés aux établissements de crédit Crédits à la clientèle
Valeurs immobilisées Titres de transaction et de placement
Valeurs en caisse

2. Banques participatives

A fin 2024, le bilan des banques participatives fait ressortir des financements, hors marges
constatées d’avance, de 25,5 milliards de dirhams financés par des dépôts collectés auprès de la
clientèle de 15,8 milliards de dirhams, soit un écart de refinancement de 9,7 milliards de dirhams
et un coefficient d’emploi de 161%.

L’écart entre financements et dépôts continue d’être refinancé par les banques et fenêtres
participatives à travers des ressources collectées auprès de leurs maisons-mères sous la forme
d’avances, de dépôts ou de Wakala Bil Istithmar.

Le coefficient de liquidité à court terme (LCR) observé chez les banques participatives en 2024 s’est
établi en moyenne à 195% pour un minimum réglementaire de 100%.

Graphique n°142 :
Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) moyen des banques
et fenêtres participatives en 2024 (en %)

222 227
217 215
208 207 207
191
183
175
158

129

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre

109
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

VI. Évolution de la solvabilité des banques

1. Évolution des risques nets pondérés

Au terme de l’année 2024, les risques nets pondérés des banques conventionnelles se sont
établis à 1.194 milliards de dirhams, en hausse de 2,7% après 4% à fin 2023. Les expositions sont
constituées à hauteur de 84% des risques nets pondérés au titre du risque de crédit, 9% au titre
du risque opérationnel et 7% au titre du risque de marché, après respectivement 85%, 9% et 6%
l’année dernière.

Pour leur part, les risques pondérés ajustés 38 des banques participatives, se sont établis à
11,7 milliards de dirhams à fin 2023.

Graphique n°143 : Graphique n°144 :


Evolution du total des risques nets pondérés Evolution du total des risques nets pondérés
des banques conventionnelles des groupes bancaires
(en milliards de dirhams) - sur base sociale (en milliards de dirhams) - sur base consolidée
1 194 1 714
1 162 1 655
1 113 1 585

2022 2023 2024 2022 2023 2024

Sur base consolidée, les risques portés sur les bilans des groupes bancaires se sont établis à
1.714 milliards de dirhams répartis à hauteur de 85% au titre du risque de crédit, 10% au titre
du risque opérationnel et 5% au titre du risque de marché, après respectivement 87%, 9% et 4%
l’année dernière.

38 Les ajustements portent sur la déduction des actifs pondérés relatifs aux risques de crédit et de marché financés par les dépôts
d’investissement non restreints et Wakala Bil Istithmar et ce, conformément aux normes du Conseil des Services Financiers
Islamiques (IFSB).

110
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

1.1. Risque de crédit

Les actifs nets pondérés au titre du risque de crédit, calculés selon les approches dites « standards »,
correspondent aux expositions pondérées - bilan et hors-bilan - après l’application des techniques
d’atténuation des risques, se sont établis à 1.000 milliards de dirhams, en hausse de 1% après 4,9%
en 2023. Ceux portés par les banques participatives cumulent 13,3 milliards de dirhams, en hausse
de 27%.

Sur base consolidée, ces risques ont totalisé 1.456 milliards de dirhams, en hausse de 1,7%, après
5,1% une année auparavant.

Graphique n°145 : Graphique n°146 :


Evolution des expositions pondérées au titre du Evolution des expositions pondérées au titre
risque de crédit des banques conventionnelles du risque de crédit des groupes bancaires
(en milliards de dirhams) - sur base sociale (en milliards de dirhams) - sur base consolidée

990 1 000 1 432 1 456


944 1 362

2022 2023 2024 2022 2023 2024

1.2. Risque de marché

Les actifs nets pondérés au titre du risque de marché portés par les banques conventionnelles,
ont cumulé, à fin 2024, près de 84 milliards de dirhams, marquant une hausse de 16,3%, après la
baisse de 4,4% une année auparavant, en lien avec l’accroissement des portefeuilles de négociation
détenus par les banques.

Sur base consolidée, ces expositions se sont chiffrées à 85 milliards de dirhams, en hausse de 15%
par rapport à l’année précédente après une baisse de 4,4% en 2023.

111
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Graphique n°147 : Graphique n°148 :


Evolution des expositions pondérées au titre du Evolution des expositions pondérées au titre
risque de marché des banques conventionnelles du risque de marché des groupes bancaires (en
(en milliards de dirhams) - sur base sociale milliards de dirhams) - sur base consolidée

84 85
75 77 74
72

2022 2023 2024 2022 2023 2024

1.3. Risque opérationnel

Les expositions au titre du risque opérationnel sont calculées par la quasi-totalité des banques
selon l’approche dite indicateur de base. Elles se sont établies à 110 milliards, en hausse de
10,5% pour les banques conventionnelles et cumulent 1,2 milliard de dirhams pour les banques
participatives.

Graphique n°149 : Graphique n°150 :


Evolution des expositions pondérées au Evolution des expositions pondérées
titre du risque opérationnel des banques au titre du risque opérationnel des groupes
conventionnelles (en milliards de dirhams) - bancaires (en milliards de dirhams) -
sur base sociale sur base consolidée

110 172
100 157
95 149

2022 2023 2024 2022 2023 2024

Sur base consolidée, ces expositions ont progressé de 9,6% reflétant l’accroissement des activités
tant au Maroc qu’à l’étranger et se situent à 172 milliards de dirhams.

112
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Evolution des fonds propres prudentiels des banques

A fin 2024, les fonds propres prudentiels des banques conventionnelles ont cumulé un total de
193 milliards de dirhams, marquant une hausse de 7,1% par rapport à fin 2023. Ils sont répartis
entre les fonds propres de catégorie 1 pour un montant de 161 milliards de dirhams39, soit 84%,
dont près de 86% constituent des fonds propres de base, et les fonds propres de catégorie 2 pour
un montant de 32 milliards de dirhams40, soit 16%.

Graphique n°151 :
Evolution de la structure des fonds propres prudentiels des banques conventionnelles -
Base sociale (en %)

17 16
24 21
27

11 12
8
6
5

70 71 72 72
68

2020 2021 2022 2023 2024

Fonds propres de base Fonds propres additionnels Fonds propres de catégorie 2

La structure des fonds propos enregistre une tendance croissante des fonds propres de catégorie
1 qui représentent les fonds propres de meilleure qualité en termes de capacité d’absorption des
pertes.

Les fonds propres dits additionnels se sont également accrus suite à l’émission de dettes
subordonnées perpétuelles.

39 Constitués des fonds propres de base et des fonds propres additionnels. La 1ère catégorie comprend le capital social ou la
dotation émise par l’établissement, les réserves, les résultats bénéficiaires et certains instruments de fonds propres de groupes
mutualistes. La 2ème est composée d’instruments perpétuels qui peuvent comporter une option de remboursement à l’initiative
exclusive de l’emprunteur et exerçable sous certaines conditions.
40 Les fonds propres de catégorie 2 incluent des instruments de dettes d’une échéance initiale d’au moins 5 ans, l’écart de
réévaluation, une quote-part des plus-values latentes sur les titres de placement, les subventions, les fonds spéciaux de
garantie, les provisions pour risques généraux, les montants positifs résultant du traitement des pertes attendues et les
réserves latentes positives des opérations de crédit-bail ou de location avec option d’achat.

113
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

Le ratio de solvabilité moyen, qui rapporte le volume des fonds propres à la somme des actifs
nets pondérés, s’est renforcé à 16,2%, pour un minimum réglementaire de 12%. Le ratio de fonds
propres de catégorie 1 s’est aussi accru à 13,5% pour un minimum réglementaire de 9%. Le ratio
moyen des fonds propres de base « Core Tier 1 », dont le numérateur prend en compte les fonds
propres servant à l’absorption des pertes en continuité d’exploitation, s’est amélioré à 11,6% pour
un minimum de 8%.

Graphique n°152 : Graphique n°153 :


Evolution des fonds propres et du ratio de Evolution des fonds propres et du ratio de
solvabilité des banques conventionnelles solvabilité des groupes bancaires - sur base
- sur base sociale (en %) consolidée (en %)

15,7 15,8 15,6 15,5 16,2 14,1


13,7 13,9 13,5
13,4
12,9 13,5
12,0 12,4 12,3
11,4 11,2 11,2 11,6
10,6

180,3 193,2
174,2 223,6 242,0
158,0 165,1 149,7 161,5 203,3 212,8 210,5
137,9 193,9 177,3 192,5
114,6 125,2 149,8 163,8

2020 2021 2022 2023 2024 2020 2021 2022 2023 2024

Fonds propres de catégorie 1 (en milliards de dirhams) Fonds propres prudentiels (en milliards de dirhams)
Ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (en %) Ratio moyen de solvabilité (en %)

S’agissant des banques participatives, leurs ratios moyens de solvabilité et de fonds propres de
catégorie 1 se sont établis à 15,2% et 14,9% respectivement.

Sur base consolidée, les fonds propres prudentiels des banques ont augmenté de 8,2% à
242 milliards de dirhams et les fonds propres de catégorie 1 de 9,3% à 211 milliards. Le ratio moyen
de solvabilité et le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 se sont aussi renforcés à 14,1% et
12,3% respectivement.

114
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VII. Ratio de levier des banques

En complément du ratio de solvabilité, le ratio réglementaire de levier a été introduit depuis


2021. Il rapporte le volume des fonds propres de catégorie 1 des banques à la somme de leurs
expositions bilan et hors-bilan. Ce ratio, dont le minimum est fixé, sur base sociale et consolidée, à
3% aligné avec les standards internationaux, s’est situé en moyenne à fin 2024, respectivement à
7,74% et 7,98% sur base sociale et consolidée, reflétant un faible recours au levier par les banques
marocaines.

Graphique n°154 : Graphique n°155 :


Ratio de levier sur base sociale (en %) Ratio de levier sur base consolidée (en %)

7,86 7,74 7,98 7,98

Seuil réglementaire 3% Seuil réglementaire 3%

2023 2024 2023 2024

115
Partie I : Structure, activité, rentabilité et risques du secteur bancaire

VIII. Profil de risque de taux d’intérêt des banques

Le risque de taux d’intérêt se définit comme étant le risque, actuel ou futur, auquel la marge nette
prévisionnelle et la valeur économique des fonds propres d’une banque sont exposées, en raison
de mouvements défavorables des taux d’intérêt qui influent sur les positions du portefeuille
bancaire sensibles au taux d’intérêt.

La mesure du risque de taux d’intérêt inhérent au portefeuille bancaire s’effectue généralement


à travers la méthode dite des impasses de taux. Celle-ci consiste à procéder à un écoulement
prévisionnel des postes du bilan et du hors-bilan arrêtés à fin 2024 et sensibles aux variations du
taux d’intérêt par tranche de maturité puis la détermination d’une exposition nette pour chacune
de ces maturités.

A court terme, une hausse des taux d’intérêt induirait une baisse de la marge nette d’intérêt pour
les banques dont les ressources à court terme sensibles au taux excèdent les emplois à court terme
sensibles aux taux.

Les emplois et ressources sensibles aux taux d’intérêt à court terme sont d’une part, les emplois et
ressources dont la rémunération est variable ou révisable et d’autre part, les emplois et ressources
à taux fixe dont l’échéance intervient dans un horizon temporel d’un an.

A court terme, les banques mesurent la sensibilité de leur marge nette d’intérêt sous des scénarii
de stress tests réglementaires simulant un choc parallèle des taux d’intérêt de 200 points de base.

Un scénario de choc de taux d’intérêt à la hausse, d’une amplitude de 200 points de base, induirait
pour les banques exposées à un risque de hausse des taux d’intérêt, une baisse de la marge nette
d’intérêt moyenne à court terme de 2,86% après 3,59% en 2023.

Pour les banques exposées à un risque de baisse des taux d’intérêt, un choc d’une amplitude de
-200 points de base aboutirait à une contraction de 3,31% de leur marge nette d’intérêt après 2,88%
en 2023.

Les mouvements de taux d’intérêt de moyen et long terme induisent également un impact sur la
valeur économique des emplois et ressources à moyen et long terme et par conséquent la valeur
économique des fonds propres.

Après l’entrée en vigueur de la circulaire de Bank Al-Maghrib relative à la mesure du risque de


taux d’intérêt inhérent au portefeuille bancaire « IRRBB41 » en mars 2021, les banques mesurent
la sensibilité de la valeur économique de leurs fonds propres sous six scénarii de stress tests
réglementaires, dont les courbes de taux actuarielles et l’ampleur des chocs des taux d’intérêt sont
différenciées par devise. Ces scénarii se présentent comme suit :

41 Interest Rate Risk In The Banking Book.

116
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

• Scénario de choc parallèle des taux d’intérêt à la hausse de +200 bps sur toutes les devises.
• Scénario de choc parallèle des taux d’intérêt à la baisse de -200 bps sur toutes les devises.
• Scénario de choc des taux d’intérêt courts à la hausse de +300 bps sur le dirham et le dollar
américain et +250 bps sur l’euro.
• Scénario de choc des taux d’intérêt courts à la baisse de -300 bps sur le dirham et le dollar
américain et -250 bps sur l’euro.
• Scénario d’aplatissement de la courbe des taux d’intérêt, combinant le choc de hausse des taux
d’intérêt courts de +300 bps sur le dirham et le dollar américain et +250 bps sur l’euro, et le choc
de baisse des taux d’intérêt longs de -150 bps sur le dirham et le dollar américain et -100 bps
sur l’euro.
• Scénario de pentification de la courbe des taux d’intérêt, combinant le choc de baisse des taux
d’intérêt courts de - 300 bps sur le dirham et le dollar américain et - 250 bps sur l’euro, et le choc
de hausse des taux d’intérêt longs de +150 bps sur le dirham et le dollar américain et +100 bps
sur l’euro.
La variation de la valeur économique des fonds propres induite par un mouvement de taux d’intérêt
ne doit pas dépasser un seuil maximum de 15% des fonds propres de catégorie 1.

La perte maximale sur la valeur économique des fonds propres moyenne du secteur est de -7,92%
à fin 2024 après -7,87% à fin 2023, demeurant inférieure à la limite réglementaire.

117
Evolution du cadre
de supervision des
établissements de
crédit et organismes
assimilés

Partie
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

CHAPITRE 1.
EVOLUTION DU CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES
Bank Al-Maghrib a parachevé, en 2024, les travaux de transposition du ratio structurel de liquidité
à long terme recommandé par le Comité de Bâle (NSFR) et qui favorise le refinancement des actifs
de long terme par des ressources stables. Les exigences en matière de gestion de la liquidité ont
également été complétées par l’obligation, pour les banques, de mettre en place un processus
structuré d’évaluation de l’adéquation de leur liquidité (ILAAP) et de constituer, sur cette base, des
coussins de liquidité suffisants.

Un projet de loi visant la création d’un marché secondaire des créances non performantes a été
finalisé et a fait l’objet d’une large concertation entre les autorités et départements ministériels
concernés ainsi qu’avec les acteurs bancaires et les futurs opérateurs de ce marché. La promulgation
de ce texte législatif est attendue pour insuffler une nouvelle dynamique au financement de
l’économie en libérant des marges de manœuvre additionnelles aux banques en matière d’octroi
de crédit et en favorisant le recouvrement par des investisseurs spécialisés des créances en
souffrances cédées.

Cette année, la Banque a poursuivi les travaux d’encadrement des risques financiers liés au
changement climatique par l’édiction de deux nouvelles directives destinées aux banques, l’une
exigeant de mettre au point un dispositif de collecte d’informations sur les risques climatiques
associés aux crédits accordés aux grands débiteurs et l’autre instituant des obligations de
publication par les banques d’informations sur leurs politiques de gestion des risques climatiques.

Dans le domaine des paiements, la Banque a entrepris une réforme importante du cadre
réglementaire régissant les établissements et services de paiement à l’effet de dynamiser cet
écosystème, favoriser une plus grande pénétration des services de paiement numériques
notamment dans les zones rurales et réduire l’utilisation du cash.

Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme,


la Banque a parachevé dans le cadre d’un groupe de travail national, un projet de loi sur les
cryptoactifs destiné à assurer l’alignement de notre pays avec les normes en matière de régulation
des actifs virtuels. L’adoption de ce projet de loi est attendue pour favoriser la protection des
usagers des actifs virtuels, mitiger les risques de leur utilisation à des fins illicites et promouvoir
des services financiers innovants.

121
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

I. Réglementations adoptées en 2024

1. Cadre réglementaire régissant la liquidité des établissements de crédit

Dans la continuité de la transposition des normes Bâloises, Bank Al-Maghrib a édicté en 2024 les
textes réglementaires afférents au ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ainsi qu’aux
dispositifs de gestion du risque de liquidité et d’évaluation de l’adéquation de la liquidité interne.

• Circulaire relative au ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR)


Cette circulaire fixe les dispositions relatives au ratio structurel de liquidité à long terme devant être
observées par les banques conventionnelles et participatives.

Le ratio NSFR a pour objectif d’encadrer le risque de transformation encouru par les banques et
vise à assurer qu’elles disposent d’un montant minimum de ressources financières stable afin de
répondre aux besoins minimums de financements consentis sur une période d’un an.

Encadré n° 4 :
Ratio structurel de liquidité à long terme « NSFR »

Le ratio NSFR minimum est fixé, sur base sociale et consolidée, à 100% et correspond
au rapport entre :
• Les capitaux propres et les autres passifs pondérés en fonction de leur
stabilité à l’horizon d’un an, tenant compte de la nature des ressources et des
contreparties ; et
• Les actifs et expositions hors bilan pondérés en fonction de leur liquidité et de leur
durée résiduelle.

L’entrée en vigueur de cette circulaire a été fixée à la date de sa signature, soit le 20 décembre 2024.

122
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

• Directive relative aux dispositifs de gestion du risque de liquidité et d’évaluation de


l’adéquation de la liquidité interne :
Cette directive vise un double objectif, à savoir :

• l’introduction de l’exigence pour les établissements de se doter d’un processus d’évaluation de


l’adéquation de la liquidité interne (ILAAP) ;
• le renforcement des exigences en matière de gestion de la liquidité tenant compte de l’évolution
des normes et pratiques.

Encadré n° 5 :
Processus d’évaluation de l’adéquation de la liquidité

Le processus d’évaluation de l’adéquation de la liquidité, plus connu sous son


acronyme anglais « ILAAP », est un processus à travers lequel les banques mettent
en place les approches nécessaires pour cartographier les différentes sources de
risques de liquidité, les mesurer, évaluer la résilience à ces risques et planifier les
coussins de liquidité et de refinancement à des horizons pluriannuels et ce, afin
d’assurer une couverture adéquate de leurs risques de liquidité en période normale
et de tensions.

Les exigences en matière de gestion par les banques des risques de liquidité ont été
renforcées à travers le pilotage d’indicateurs additionnels de surveillance couvrant
notamment :

• La liquidité intra-journalière, en assurant une gestion des positions de liquidité intra


journalières afin de satisfaire, en situation normale et de tensions, aux obligations
de paiement et de règlement ;

• Le ratio de liquidité à court terme « LCR » par devise significative, conformément


aux dispositions de la circulaire de Bank Al-Maghrib n° 15/G/2013 relative au ratio
de liquidité des banques ;

• Les actifs liquides non grevés disponibles, pouvant servir comme collatéral pour
obtenir des refinancements sur les marchés ou que les banques détiennent dans
leurs portefeuilles non mobilisables en sûretés ;

• La concentration des financements par contrepartie et par type d’instrument.

123
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Ce texte réglementaire, qui abroge la directive n°31/G/2007, relative au dispositif de gestion du


risque de liquidité, est entré en vigueur à la date de sa signature, soit le 20 décembre 2024.

2. Cadre réglementaire relatif aux établissements de paiement

Bank Al-Maghrib a opéré en 2024 une réforme du cadre réglementaire régissant les activités
des établissements de paiement à l’effet d’accompagner les évolutions du marché, dynamiser
l’écosystème des paiements au Maroc, promouvoir l’inclusion financière, réduire l’utilisation du
cash et faciliter l’acheminement des aides sociales.

• Circulaire modifiant et complétant la circulaire n°6/W/2016 fixant les modalités


d’application de l’article 22 de la loi 103-12 relative aux établissements de crédit et
organismes assimilés :
Cette circulaire vise à revoir le business model des agents de paiement à l’effet de favoriser une plus
grande capillarité des réseaux physiques de cash-in/cash-out, accroitre l’attractivité économique
du statut d’agent de paiement détaillant et faciliter la gestion opérationnelle des réseaux et de leur
extension notamment en zone rurale.

La circulaire précise par ailleurs que les établissements de paiement demeurent responsables de
leurs activités réalisées à travers les agents de paiements et les gestionnaires de réseaux d’agents
de paiement.

124
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 6 :
Circulaire de Bank Al-Maghrib n°6/W/2016 fixant les modalités
d’application de l’article 22 de la loi 103-12 relative aux établissements
de crédit et organismes assimilés

La circulaire n°6/W/2016 fixant les conditions et modalités d’application de l’article


22 de la loi n°103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés
prévoyait dans son ancienne configuration, deux catégories d’agents :

• L’agent principal : cet agent est exclusif et est habilité à offrir tous les services de
paiement pour lesquels l’établissement de paiement mandant est agréé ;

• L’agent détaillant : cet agent peut être mandaté uniquement pour l’ouverture des
comptes de niveau 1 et, les opérations de retrait et de dépôt en espèces.

En revanche, l’agent détaillant n’est pas exclusif.

Dans le cadre de la réforme adoptée, trois amendements ont été introduits :

• La levée de l’obligation réglementaire d’exclusivité des agents de paiement


principaux. L’exclusivité est laissée à la discrétion des établissements de paiement
qui souhaiteraient la maintenir dans un cadre conventionnel ;

• L’extension des services offerts par l’agent détaillant à l’ouverture des comptes
de niveau 2 ;

• L’introduction d’un nouveau statut de gestionnaire de réseau d’agents : cette


nouvelle catégorie de prestataire de l’écosystème de paiement est habilitée à
fournir des services d’accompagnement aux agents de paiement, à la demande
d’un ou de plusieurs établissements de paiement.

• Circulaire modifiant et complétant la circulaire fixant les modalités d’exercice des services
de paiement :
Cette circulaire a introduit les amendements suivants :

• Le relèvement des plafonds des comptes de paiement ;


• L’obligation d’établissement de conventions de compte de paiement ;
• La suppression du plafond de 80.000 dirhams qui était applicable aux flux de transfert de
fonds internationaux reçus lorsque ceux-ci sont émis et reçus sur des comptes bancaires ou de
paiement afin de promouvoir l’inclusion financière des bénéficiaires des transferts de fonds et
l’usage des moyens de paiement digitaux ;

125
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

• L’exonération des établissements de paiement d’appliquer les plafonds réglementaires aux


comptes de paiement des commerçants lorsqu’ils acceptent des paiements par carte, au même
titre que les paiements par M-wallet, pour le compte de la clientèle finale ;
• L’introduction de limites transactionnelles en interne par les établissements de paiement, à l’effet
de mitiger les risques de fraude et de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme
induits par le relèvement des plafonds des comptes de paiement.

Encadré n° 7 :
Relèvement des plafonds des comptes de paiement et mise en place
de limites transactionnelles

4 niveaux de comptes ont été adoptés, avec des plafonds revus à la hausse en
vue d’une meilleure adoption des services de paiement électroniques (Niveau 1 :
1.000 dirhams ; Niveau 2 : 4.000 dirhams ; Niveau 3 : 20.000 dirhams ; Niveau 4 :
100.000 dirhams).

La nouvelle configuration vise à accroître l’offre et l’usage des paiements


électroniques, permettre un élargissement de la couverture des populations rurales
et fluidifier le versement des aides sociales dont une quote-part excède les montants
des plafonds en vigueur.

En parallèle, les mesures de vigilance sont définies en conformité aux exigences


en matière de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et de Financement du
Terrorisme (LBC-FT) et aux pratiques internationales en la matière.

Pour mitiger les risques de fraude et de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et


de Financement du Terrorisme (LBC-FT) inhérents au relèvement des plafonds des
comptes de paiement, l’amendement introduit une nouvelle exigence réglementaire
aux établissements de paiement notamment la définition des limitations sur les flux
transactionnels en fonction des typologies et niveaux de risque identifiés et selon
différentes fréquences.

126
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

• Circulaire modifiant et complétant la circulaire relative à l’obligation de vigilance


incombant aux établissements de crédit et organismes assimilés :
Cette circulaire a introduit un amendement listant les éléments d’identification à recueillir auprès
des titulaires de comptes de paiement selon le niveau de compte de paiement (niveau 1, niveau 2,
niveau 3).

Bank Al-Maghrib a exigé aux établissements de paiement de compléter, sous un délai s’étalant
jusqu’au 31 décembre 2025, l’ensemble des fiches d’identification des clients ayant ouvert des
comptes de niveau 1 avant l’entrée en vigueur de cette nouvelle circulaire, par le numéro d’un
document d’identité officiel, en cours de validité, délivré par une autorité marocaine habilitée.

3. Cadre régissant les activités de la finance participative

Au cours de 2024, le Conseil Supérieur des Ouléma a labélisé les contrats relatifs aux dépôts
d’investissement à vue, aux opérations de financement à l’international « Trade Finance », à la «
Moucharaka tabita », à la « Moucharaka dégressive » pour le financement immobilier, à « l’Ijara tachghiliya
immobilière », à la Kafala entre banque mère et banque participative pour les besoins du calcul du
coefficient de division des risques, à la « Mourabaha Service », « Istisna’a immobilier », « Moukawala » et
« Moukawala mina lbatine »42, « Ijara tachghiliya » et « Ijara mountahiya Bittamlik » (mobilier), et
« Mourabaha actions et parts sociales » et « Moudaraba ».

Dans le prolongement des actions visant la consécration du principe de neutralité entre le secteur
bancaire conventionnel et le secteur bancaire participatif, Bank Al-Maghrib a accompagné les
banques et fenêtres participatives, dans le cadre d’échanges avec les départements ministériels de
l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, et
celui de l’Economie et des Finances, ayant abouti à la publication d’un document retraçant le mode
opératoire pour bénéficier de l’aide financière de l’Etat destinée à l’acquisition des logements, lors
de financements « Mourabaha ».

42 portant sur la construction d’immeuble par la banque sur terrain d’autrui.

127
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

4. Cadre réglementaire régissant les activités de la finance climat

Bank Al-Maghrib a édicté, en janvier 2025, deux directives visant à compléter le cadre réglementaire
régissant l’encadrement des risques financiers liés aux changements climatiques :

• Directive relative à la communication des risques financiers liés au changement


climatique :
La directive énonce les normes à respecter par les établissements de crédit et organismes assimilés
en matière de communication financière sur les risques et opportunités climatiques, conformément
aux normes du conseil de l’International Sustainability Standards Board (IFRS) sur la durabilité.

Cette directive s’inscrit dans le cadre des leviers prévus par la nouvelle stratégie nationale
de développement de la finance climat à horizon 2030 pour renforcer la gestion des risques
climatiques au niveau du secteur financier.

Elle vise à promouvoir un cadre transparent et harmonisé de communication sur les risques
climatiques conformément aux normes internationales sur la durabilité de l’International
Sustainability Standards Board (ISSB) et a fait l’objet d’une large concertation avec les banques de
la place.

Une entrée en vigueur progressive a été mise en place.

• Directive relative à la collecte et le reporting des informations relatives à l’exposition des


Grands Emprunteurs aux risques financiers liés au changement climatique :
Cette directive énonce les principes à respecter par les établissements de crédit et les organismes
assimilés pour la collecte de données relatives à l’exposition des « Grands Emprunteurs » aux
risques financiers liés au changement climatique.

A travers cette directive, Bank Al-Maghrib entend renforcer la mitigation des risques financiers
d’origine climatique ainsi que l’engagement des banques auprès de leurs grandes contreparties
sur les processus et activités liés au climat en vue d’une meilleure planification de la transition au
niveau du secteur.

La directive requiert des banques de transmettre à Bank Al-Maghrib des données qualitatives
et quantitatives reflétant la surveillance des expositions des grands emprunteurs aux risques
climatiques.

Une entrée en vigueur progressive a été mise en place.

128
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

5. Dispositif d’octroi de liquidités d’urgence

La Banque a parachevé son dispositif interne d’octroi de la liquidité d’urgence par l’élaboration
d’une instruction fixant les conditions et les modalités relatives à l’octroi de cette liquidité d’urgence
par Bank Al-Maghrib aux banques dans le cadre de l’exercice de sa mission de contribution au
maintien de la stabilité financière.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib peut fournir, à titre discrétionnaire, une liquidité d’urgence en
faveur : (i) d’un établissement de crédit rencontrant des problèmes temporaires de liquidité
sans soulever de préoccupations sur le plan de sa solvabilité ; (ii) d’un établissement de crédit
rencontrant des difficultés de liquidité et présentant des doutes quant à sa solvabilité, sous réserve
de disposer de la garantie de l’Etat en couverture de ces opérations.

Dans la perspective de garantir un processus clair et transparent pour l’octroi de la liquidité


d’urgence, le nouveau cadre précise les conditions et critères d’éligibilité des établissements
bénéficiaires, les caractéristiques de ces opérations, leurs modalités ainsi que le collatéral éligible.

Un projet de convention, est en cours d’élaboration, encadrant les modalités de mobilisation


de la garantie de l’État dans le cadre de l’octroi de la liquidité d’urgence, en matière d’échange
d’information et de coordination entre les deux parties.

II. Projets de réformes légales et réglementaires en cours

1. Réforme du cadre légal relatif au redressement et à la résolution bancaire

En vue de renforcer le cadre de traitement des difficultés des établissements de crédit et de


résolution bancaire en vigueur, Bank Al-Maghrib a entrepris un projet de réforme visant à mettre
en place les socles d’un régime de résolution bancaire conforme aux standards internationaux
notamment les attributs clés édictés par le Conseil Mondial de Stabilité Financière (FSB).

Cette réforme a donné lieu à la préparation d’un amendement de la loi n°103-12 relative
aux établissements de crédit et organismes assimilés et la loi n°40-17 portant statut de Bank
Al-Maghrib. Le projet d’amendement a fait l’objet d’un examen par un groupe de travail réunissant
des représentants de Bank Al-Maghrib et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, en
coordination avec le Secrétariat Général du Gouvernement. Il a été transmis au Ministère chargé
des Finances en vue de son introduction dans le circuit législatif.

129
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

2. Cadre prudentiel relatif aux établissements de paiement

Bank Al-Maghrib a entrepris, les travaux d’élaboration d’un projet de texte relatif au cadre
prudentiel des établissements de paiement.

Ledit projet vise à fixer les modalités de détermination des fonds propres prudentiels et exigences
en fonds propres des établissements de paiement pour couvrir les risques encourus notamment
les risques opérationnels et requiert plus largement desdits établissements la mise en place d’un
dispositif de gestion de l’ensemble des risques générés par leurs activités.

3. Cadre réglementaire régissant les obligations sécurisées

Bank Al-Maghrib a mené en 2024, des travaux préparatoires visant l’édiction des circulaires
d’application de la loi n° 94-21 relative aux obligations sécurisées, portant notamment sur :

• Les documents et renseignements nécessaires pour l’instruction de la demande d’autorisation


d’un programme d’émission d’obligations sécurisées ;
• Les conditions et limites de dépassement du rapport entre le montant du prêt en capital restant
dû et la valeur de l’immeuble hypothéqué ;
• Le niveau des créances de substitution dans le portefeuille de couverture ;
• La forme du plan de trésorerie et les modalités de son élaboration et sa transmission à Bank
Al-Maghrib ;
• La forme et le contenu du registre de couverture et les modalités de sa tenue par l’établissement
émetteur, notamment les modalités d’enregistrement, de contrôle, de radiation et de
remplacement des créances ;
• Le format, le contenu et les modalités de transmission du rapport de gestion des risques
afférents au portefeuille de couverture des obligations sécurisées ;
• Le contrôleur du portefeuille de couverture.

4. Cybersécurité

Bank Al-Maghrib a finalisé cette année, l’élaboration d’une directive dédiée à la résilience numérique
des établissements de crédit. Ce projet de texte vise à établir un cadre normatif requérant des
établissements de crédit d’anticiper, de répondre et de se rétablir efficacement face à d’éventuelles
cybermenaces.

Ce projet doit faire l’objet d’une consultation auprès de la Direction Centrale de la Sécurité
des Systèmes d’Information, avant son édiction courant 2025.

130
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 8 :
Projet de directive sur la résilience opérationnelle numérique

Bank Al-Maghrib a initié un projet de directive sur la résilience opérationnelle


numérique du secteur bancaire marocain. Ce projet vise à établir un cadre
cohérent permettant aux établissements de crédit de mieux gérer les risques
liés aux cybermenaces et de renforcer leur capacité à répondre efficacement aux
incidents liés au numérique. Il prévoit :

• Une approche intégrée de la gestion des risques numériques, incluant


l’évaluation de l’exposition et de la cyber maturité de l’établissement ainsi que
la mise en place de contrôles de cybersécurité adaptés.

• L’obligation pour les établissements de renforcer leurs capacités de


détection et de réponse aux incidents, avec une remontée et un suivi
approprié des cyberattaques et des mécanismes de remédiation.

• Une meilleure supervision, par les établissements, des prestataires de


services informatiques critiques, afin de garantir que les fournisseurs
respectent le même niveau d’exigences de cybersécurité.

• Le déploiement de tests de résilience opérationnelle, pour évaluer la


capacité des institutions financières à faire face aux cyberattaques et autres
perturbations informatiques.

L’adoption de la directive sur la résilience opérationnelle numérique viendra


consolider le dispositif de cybersécurité actuel en alignant le secteur bancaire
marocain sur les meilleures pratiques internationales et en garantissant une
grande résilience face aux menaces numériques émergentes.

131
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

III. Contribution aux réformes législatives et réglementaires en


lien avec le système financier

1. Projet de loi relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
performantes

Bank Al-Maghrib a parachevé un projet de loi portant sur la transférabilité des créances en
souffrance, dans le cadre d’un comité inter-institutionnel placé sous l’égide du Secrétariat Général
du Gouvernement 43. Ce projet de texte a été partagé avec le Ministère de l’Economie et des
Finances, en vue de son introduction dans le circuit d’adoption.

Encadré n° 9 :
Projet relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
performantes

Comité inter-institutionnel :

En raison de l’étendue de la réforme portant sur la transférabilité des créances en


souffrance, qui concerne notamment le Code de commerce, le Code de la procédure
civile et le Code Général des Impôts, il a été convenu de constituer un Comité inter-
institutionnel, piloté par le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG), et composé
des représentants de Bank Al-Maghrib, du Ministère de la Justice, du Ministère des
Finances et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, du Ministère du
Commerce et de l’Industrie et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, qui a été
en charge de mener les travaux de cette réforme avec l’assistance technique de la
Société Financière Internationale (SFI).

Les travaux du Comité ont été accompagnés par un consultant juridique chargé
de l’élaboration des documents préparatoires, lesquels ont servi de base aux
discussions approfondies sur la réforme, ainsi qu’à la rédaction des propositions
d’amendements y afférentes.

43 Le comité inter-institutionnel comprend des représentants de Bank Al-Maghrib, du Ministère de l’Economie et des Finances,
du Ministère de la Justice, du Ministère de l’Industrie et du Commerce, du Conseil du Pouvoir Judiciaire et du Ministère de
l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques Publiques.

132
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 9 : (suite)

Par ailleurs, au cours de la phase préparatoire du projet, d’autres parties prenantes,


notamment, l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la
Cartographie, la Commission Nationale de contrôle de la Protection des Données
à caractère Personnel (CNDP) et l’Office De Change, ont été impliquées dans les
échanges, notamment sur des volets techniques spécifiques tels que le transfert
des données à caractère personnel et celui des sûretés réelles, en particulier les
hypothèques immobilières. Cette démarche visait à recueillir, structurer et intégrer
les contributions requises pour aboutir à une version finalisée et cohérente de la
réforme.

Axes phares du projet :

La version finalisée de la réforme est le résultat d’un processus d’échanges entre les
différents départements ministériels concernés. À ce titre, les principaux axes de la
réforme s’articulent notamment autour des éléments suivants :
• Champ d’application et Caractéristiques de la créance cédée ;
• Dérogation au monopole bancaire en matière de cession de créances ;
• Conditions de validité de la cession ;
• Conditions d’opposabilité de la cession de créance entre les parties aux tiers ;
• Garantie de solvabilité du débiteur ;
• Forme de la notification de la cession ;
• Transfert des accessoires, des sûretés, ainsi que des hypothèques ;
• Protection des données à caractère personnel et la protection du consommateur.

Dans le cadre d’une démarche de concertation, la version finalisée de la réforme


a été partagée avec l’ensemble des établissements bancaires de la place afin de
recueillir leurs observations et suggestions.

Cette consultation s’est concrétisée par un atelier organisé conjointement par


Bank Al-Maghrib et la Société Financière Internationale (SFI), visant à favoriser un
échange approfondi autour du projet de loi, à clarifier les aspects techniques et
juridiques, et à renforcer le consensus sur les orientations retenues.

À l’issue de cet atelier, une version finale du projet de loi a été élaborée, soumise
au Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) et partagée avec les membres du
Comité inter-institutionnel.

133
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Par ailleurs, Bank Al-Maghrib et la Société Financière Internationale (SFI) ont conjointement
organisé, à Casablanca, une conférence placée sous le thème : « Catalyser un marché secondaire
de créances en souffrance au Maroc ». Cet événement qui a réuni des représentants de divers
départements ministériels, des établissements bancaires, ainsi que des institutions financières
nationales et internationales, a permis de dresser un état des lieux de la réforme relative à la
cession des créances en souffrance, évaluer les progrès réalisés, définir les perspectives permettant
de favoriser l’émergence d’un marché secondaire efficient, et mobiliser l’ensemble des parties
prenantes autour de cet objectif commun.

2. Encadrement des cryptoactifs

Un projet de loi sur les cryptoactifs a été élaboré dans le cadre d’un groupe de travail réunissant les
institutions concernées, en l’occurrence la Présidence du Ministère Public, le Ministère des Finances,
Bank Al-Maghrib, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), l’Autorité de Contrôle des
Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF)
et l’Office des Changes. Il tient compte des recommandations de haut niveau du Conseil Mondial de
Stabilité Financière (FSB) et de la recommandation n°15 du Groupe d’Action Financière (GAFI).

Ce projet a été introduit dans le circuit d’adoption.

Encadré n° 10 :
Projet de loi sur les cryptoactifs

Les autorités marocaines ont initié un projet de loi régissant les cryptoactifs. Ce
choix s’inscrit dans le cadre de la convergence du Maroc avec le cadre normatif
international du GAFI et en particulier de se conformer à la norme 15 du GAFI sur
les actifs virtuels.

Le projet a également pour objectif d’adresser les risques encourus par les usagers
de ces actifs ainsi que ceux qui pourraient peser sur l’intégrité financière des
marchés et éventuellement sur la stabilité financière.

Le projet de loi tient compte d’un certain nombre de benchmarks de juridictions tels
que le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets).

Ce texte définit les cryptoactifs, institue l’obligation d’un agrément pour les
prestataires de services sur cryptoactifs, définit les périmètres d’intervention
des autorités nationales financières en matière d’agrément et de contrôle de ces
prestataires.

134
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

3. Projet de stratégie nationale de financement des chaînes de valeur (Supply


Chain Finance)

En 2024, la Banque a contribué avec l’appui technique de la Société Financière Internationale « SFI »
aux travaux d’élaboration du projet de stratégie nationale de Supply Chain Finance (SCF) au Maroc.
Ces travaux s’articulent autour des deux volets suivants :

• Analyse du cadre législatif et réglementaire marocain en vue d’identifier les obstacles éventuels
et les opportunités de mise en place des solutions Supply Chain Finance (SCF) ;
• Elaboration d’une stratégie Supply Chain Finance (SCF) et d’une feuille de route pour son
déploiement, en concertation avec les parties prenantes concernées.

Encadré n° 11 :
Supply Chain Finance

La Supply Chain Finance (SCF) désigne les solutions de financement de la chaîne


d’approvisionnement qui sont généralement initiées par les donneurs d’ordre (GE)
en vue de permettre à leurs fournisseurs (TPME) de financer leurs créances à un
coût inférieur à celui appliqué aux financements classiques. Le déploiement de la
SCF nécessite la mise en place d’une plateforme SCF réunissant l’ensemble des
acteurs des opérations SCF, en l’occurrence, les banques, les donneurs d’ordre et
leurs fournisseurs.

Ce projet vise à soutenir les objectifs fondamentaux suivants : (i) assurer des liquidités suffisantes et
un financement abordable du fonds de roulement pour les TPME, (ii) réduire l’impact et les risques
liés aux reports, retards ou défauts de paiements des factures et (iii) créer des écosystèmes de
chaînes de valeur résilientes et digitalisées au sein de l’économie marocaine.

Un rapport de diagnostic a été élaboré couvrant notamment le cadre réglementaire et juridique


de la Supply Chain Finance (SCF), l’infrastructure du marché financier et l’infrastructure digitale.

Sur cette base, Bank Al-Maghrib a contribué conjointement avec le Ministère de l’Economie et
des Finances à l’élaboration d’un projet de stratégie nationale sur la Supply Chain Finance (SCF),
en s’appuyant également sur les échanges avec les parties prenantes clés au Maroc ainsi que le
benchmark auprès d’autres juridictions.

135
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

4. Conglomérats financiers

En vue de mitiger les risques qui peuvent peser sur le secteur financier à travers les groupes
intervenant à la fois au niveau du secteur bancaire et du marché de capitaux, Bank Al-Maghrib,
l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux et l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la
Prévoyance Sociale ont édicté une circulaire conjointe relative aux conglomérats financiers publiée
au bulletin officiel en février 2025.

Ce texte fixe des exigences en matière de gouvernance, de contrôle interne et de gestion des
risques. Il entre en vigueur 48 mois après sa date de publication.

Encadré n° 12 :
Conglomérats financiers

Conformément aux dispositions de l’article 21 de la loi n°103.12 relative aux


établissements de crédit et organismes assimilés, un conglomérat financier est défini
comme étant tout groupe remplissant les 3 conditions suivantes :
• Etre placé sous contrôle unique ou influence notable d’une entité du groupe ayant
son siège social ou activité principale au Maroc ;
• Deux au moins des entités du groupe doivent appartenir au secteur bancaire et/ou
au secteur de l’assurance et/ou au secteur du marché des capitaux ;
• Les activités financières exercées par le groupe doivent êtres significatives.
Une activité financière est considérée comme significative lorsque :
• Deux au moins des composantes du secteur financier représentent chacune plus
de 10% de part de marché ;
• Le total bilan d’au moins une composante du secteur financier excède 150 milliards
de dirhams.

136
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

CHAPITRE 2.
ACTIVITE DE SUPERVISION BANCAIRE
En 2024, Bank Al-Maghrib, soucieuse de consolider la résilience des banques, est demeurée vigilante
sur le caractère mesuré des distributions de dividendes et le niveau adéquat du provisionnement
des créances à risque.

La Banque a également rehaussé ses outils de surveillance à travers le déploiement d’un dispositif
d’évaluation prudentielle des banques à connotation prospective, prenant en compte, outre leur
situation prudentielle actuelle, une appréciation des leurs expositions à des risques potentiels à
venir et de leur capacité à faire face à d’éventuels chocs futurs.

En matière de finance climat, la Banque a coordonné avec le Ministère des Finances, l’Autorité
Marocaine des Marchés de Capitaux et l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance
Sociale une stratégie de développement de la finance climat à horizon 2030.

Dans le domaine de la finance digitale, la Banque travaille à la mise en place d’un cadre régissant
l’Open Banking et l’Open Finance. Ce projet vise à régir le partage de données par les acteurs
bancaires avec des prestataires fintech, selon un cadre sécurisé, à l’effet de faire émerger de
nouveaux services financiers innovants répondant aux besoins des usagers et accélérant l’inclusion
financière.

Dans le domaine du financement, Bank Al-Maghrib a entrepris avec ses partenaires publics et
privés, notamment le secteur bancaire, le ministère des Finances et la Société Nationale de Garantie
et de Financement de l’Entreprise, la préparation d’une charte de financement pour la TPE.

En matière de cybersécurité, des missions de vérifications sur place portant sur la sécurité des
systèmes d’information sont menées auprès des institutions bancaires selon une approche par les
risques. En parallèle, un échange d’informations et d’expérience au sein de la communauté bancaire
a été pérennisé. Aussi, des actions de sensibilisation à l’attention des citoyens ont été menées pour
diffuser les pratiques à adopter pour un usage sécurisé des services financiers digitaux.

S’agissant de la protection de la clientèle, la Banque a mené des actions visant à renforcer la


transparence des informations fournies par les banques, à faciliter l’accessibilité au comparateur
des tarifs bancaires et des dates de valeur par le biais d’une application mobile, en phase de
déploiement, et a suivi la mise en œuvre par les banques de leur plan d’action portant sur
l’accessibilité physique et numérique de leurs services au profit des personnes en situation de
handicap.

Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme,


après la sortie du Maroc des listes du GAFI et de l’Union Européenne en 2023, la banque a continué
à coopérer avec l’Autorité Nationale du Renseignement Financier et les autres autorités concernées
pour rehausser la conformité aux standards internationaux.

137
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

I. Activité de supervision prudentielle

1. Agréments et approbations

Après avis du Comité des Etablissements de Crédit, Bank Al-Maghrib a procédé, au cours de l’année
2024, à :

• L’octroi d’un nouvel agrément à une banque suite au changement de son contrôle ;
• L’octroi d’un nouvel agrément à deux sociétés de financement suite au changement de leur
contrôle ;
• L’octroi d’un nouvel agrément à une banque offshore suite au changement de son contrôle ;
• L’octroi d’un agrément pour la création d’un établissement de paiement ;
• L’octroi d’un agrément à une société en vue d’exercer, en qualité d’établissement de paiement,
l’activité d’acquéreur de moyens de paiements électroniques auprès de e-commerçants offrant
leurs produits et services via des plateformes internet ;
• L’octroi d’un agrément pour la création d’une société de financement collaboratif (SFC) sur des
opérations de catégorie « don » ;
• L’octroi d’un agrément pour la création de deux sociétés de financement collaboratif (SFC) sur
des opérations de catégorie « don » et « prêt » avec ou sans intérêt ;
• L’accord préalable pour une opération de cession partielle du capital social d’un groupe
bancaire ;
• L’accord préalable pour l’ouverture par une banque étrangère d’un bureau de représentation
au Maroc.
La Banque a, par ailleurs, instruit 24 dossiers relatifs à la désignation de 39 commissaires aux
comptes pour exercer au sein de 5 banques conventionnelles, deux banques offshore, 8 sociétés
de financement, 4 établissements de paiement et 4 associations de micro-crédit.

Elle a également approuvé la nomination de 99 administrateurs et dirigeants au sein de 57 banques


conventionnelles, une banque participative, 23 sociétés de financement, 15 établissements de
paiement et 2 institutions de microfinance.

138
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Contrôle prudentiel et surveillance des risques

Dans le cadre de la surveillance des établissements assujettis, Bank Al-Maghrib adopte une
approche reposant sur un contrôle permanent, sur la base de documents remis périodiquement
par ces établissements, des missions ponctuelles de contrôle sur place ainsi que des échanges
réguliers avec les représentants des fonctions clés des établissements de crédit, les commissaires
aux comptes et les autorités des pays de présence pour les banques transfrontalières.

À l’issue de ces contrôles, des plans d’actions sont mis en œuvre par les établissements pour
prendre en charge les recommandations de Bank Al-Maghrib.

Au titre de 2024, les actions de supervision effectuées à distance ont porté, outre l’analyse
des activités des établissements de crédit au Maroc et à l’étranger, sur le suivi des impacts des
conditions macroéconomiques dans les divers pays de présence sur les bilans bancaires et les
risques encourus, les effets des conditions géopolitiques, économiques, monétaires et climatiques
sur le crédit et la solvabilité des emprunteurs, la qualité des actifs, l’adéquation des fonds propres
et de la liquidité ainsi que de la résilience opérationnelle.

D’autre part, Bank Al-Maghrib a mené 18 missions de vérification sur place à caractère thématique
au niveau de 9 banques dont une filiale d’une banque marocaine au Cameroun. Les contrôles
ont porté cette année sur la gouvernance, la gestion de la cybersécurité, l’évaluation du dispositif
d’octroi de crédit et le suivi des recommandations d’une précédente mission de contrôle sur
l’évaluation de la qualité des actifs. Dans le domaine de la relation banque-client, des missions
de vérification ont été conduites pour évaluer les pratiques en matière de clôture des comptes
et la délivrance des mainlevées. Dans le domaine de l’intégrité financière, des missions de
vérification ont été menées pour évaluer le dispositif de surveillance des opérations de la clientèle,
la déclaration des opérations suspectes et la gestion des réquisitions émanant des autorités
judiciaires.

Dans une démarche d’amélioration de ses outils de supervision, la Banque a poursuivi le


déploiement de son nouveau dispositif d’évaluation prudentielle « SREP44 » qui a été mené sur un
panel élargi de banques systémiques et non systémiques, dont les résultats ont été restitués aux
banques évaluées dans le cadre de réunions bilatérales.

44 Supervisory Review and Evaluation Process.

139
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 13 :
Restitution des résultats de la première évaluation des banques selon
le nouveau référentiel « SREP »

Bank Al-Maghrib a mené des travaux de développement d’un nouveau


processus d’évaluation prudentielle, appelé « SREP ». Convergeant avec les
standards internationaux, ce nouveau processus d’évaluation vise à renforcer
la dimension prospective et basée sur les risques, en tenant compte du principe
de la proportionnalité et des interactions entre les différents facteurs de risques
auxquels sont exposés les établissements.

Ce processus se fonde sur une cartographie des domaines objet de l’évaluation


des superviseurs :
• Le Business Model de la banque ;
• Les risques pesant sur les fonds propres ;
• Les risques pesant sur la liquidité et le refinancement ;
• La gouvernance et le contrôle interne, y compris la gestion des risques de
Blanchiment des Capitaux et de Financement du Terrorisme et des risques
technologiques et cyber-risques.

En lien avec cette approche d’évaluation, une nouvelle démarche de notation


des banques a été mise au point à l’effet d’apprécier le profil de risque des
établissements et leur viabilité.

La notation SREP des banques, une fois stabilisée, sera prise en compte pour
décider de l’opportunité d’exiger un supplément en capital aux banques. Ce
mécanisme, communément appelé « P2R – Pillar 2 Requirement », est un mécanisme
recommandé par le Comité de Bâle qui vise à couvrir par des fonds propres
prudentiels additionnels, d’éventuels risques qui ne sont pas pris en compte dans
le cadre de la solvabilité et qui sont insuffisamment couverts par les dispositifs de
mitigation des banques.

A ce titre, un raccordement de la notation SREP à des exigences en fonds propres


supplémentaires au titre de 2ème pilier « P2R -Pilar 2 Requirement » est établi en
fonction des résultats de l’évaluation de chaque établissement. La fixation du P2R
est prévue d’être déployée de manière progressive à partir de 2024 avec :
• Sur les années 2024 à 2026, le niveau de P2R découlant de l’évaluation SREP sera
communiqué à l’établissement à titre informatif et non exigible ;
• A compter de l’année 2027, le niveau de P2R découlant de l’évaluation SREP sera
obligatoire et devra être constitué dans un délai de 1 an au maximum.

140
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2.1. Surveillance des risques

2.1.1 Risque de crédit

La Banque a accordé une attention rapprochée à l’évolution du risque de crédit dans les portefeuilles
des banques, induit par la conjoncture économique, et procédé à des vérifications des pratiques de
déclassements des créances non performantes et leur couverture par les provisions.

Les superviseurs ont dans ce cadre assuré un suivi régulier des reportings périodiques portant
sur les créances dites sensibles, c’est-à-dire présentant des indices de vulnérabilité sans toutefois
présenter les critères réglementaires du défaut. Des échanges à ce sujet sont tenus avec
les responsables des fonctions de gestion des engagements et des risques ainsi qu’avec les
commissaires aux comptes.

Bank Al-Maghrib a mené deux missions portant sur l’évaluation du dispositif d’octroi de crédit et le
suivi des recommandations d’une précédente mission sur la qualité des actifs.

Les plans d’action mis en œuvre par les établissements pour prendre en charge les recommandations
de Bank Al-Maghrib font l’objet d’un suivi rapproché par les superviseurs en charge du contrôle
permanent à travers l’examen des reportings trimestriels retraçant l’état d’avancement desdits
plans et la tenue de réunions périodiques à ce sujet. Des échanges peuvent également être
tenus avec les commissaires aux comptes à l’effet de recueillir leur appréciation sur des points en
particulier.

141
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 14 :
Approche des missions de contrôle sur place

Dans le cadre de l’évaluation de la qualité du portefeuille crédit des banques,


Bank Al-Maghrib adopte une approche d’analyse qui repose sur une combinaison
entre l’examen individuel des dossiers des grandes créances et d’un traitement
globalisé des autres créances. Ces travaux permettant d’identifier des créances
éligibles au déclassement parmi la catégorie appropriée des créances en
souffrance (pré-douteuse, douteuse et compromise) et qui nécessitent par
conséquent la constitution d’une provision pour créances en souffrance.

• Examen individuel des grandes créances : Dans le cadre de la revue du


portefeuille crédit aux entreprises, Bank Al-Maghrib procède à l’examen
individuel d’un échantillon de dossiers de crédit accordés à des contreparties
ou groupes de contreparties dont l’encours dépasse un seuil retenu tenant
compte d’un certain nombre de critères (total engagements de la banque,
créances sensibles, secteurs d’activité, etc.).

• Examen selon une approche de portefeuille : Les autres créances de la


banque dont l’encours est inférieur au seuil précité font l’objet d’une revue
globalisée selon une approche de traitement de masse portant sur les critères
du gel de compte et les impayés enregistrés sur les crédits amortissables.

• Examen de l’adéquation des provisions constituées : Bank Al-Maghrib procède


également à l’examen de l’adéquation des provisions constituées en couverture
des créances en souffrance tenant compte notamment de la catégorie de
créance déclassée (pré-douteuse, douteuse et compromise) et des critères
d’éligibilité de la garantie constituée. A ce titre, Bank Al-Maghrib apprécie
la valeur des sûretés constituées en examinant les actes matérialisant ces
garanties ainsi que les rapports d’expertises des biens donnés en hypothèque.

Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a repriorisé, en 2024, le projet de refonte de la circulaire 19/G relative
à la classification des créances et leur couverture par les provisions.

Ce projet de réforme convergeant avec les standards internationaux ainsi que les meilleures
pratiques en termes de mesure et surveillance du risque de crédit, couvre trois domaines : (i) les
créances sensibles, (ii) les créances restructurées et les créances en souffrance ainsi que (iii) les
opérations de dations en paiement et celles des ventes à réméré.

142
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Les principaux apports de la réforme portent sur ce qui suit :

• L’élargissement de la définition du défaut afin de couvrir de nouveaux critères de classification


parmi les créances en souffrance, incluant principalement les dépassements sur les lignes
autorisées et le critère unlikely to pay45 ;
• L’alignement de la définition des restructurations sur celles des standards internationaux et
l’introduction de nouvelles règles pour la classification des expositions restructurées parmi les
créances en souffrance et de reclassement parmi les créances saines ;
• L’introduction de règles renforcées de provisionnement des créances restructurées.
Ce projet de réforme a fait l’objet d’une large concertation auprès des banques, des sociétés de
financement et des Commissaires Aux Comptes, et a donné lieu à un exercice d’étude d’impact
actualisé dont les résultats serviront à arrêter les dispositions de progressivité de la mise en
œuvre prévues d’être arrêtées à fin 2025. Des échanges sont également menés avec la Direction
Générale des Impôts pour promouvoir la convergence des règles de provisionnement prudentielles
et fiscales.

2.1.2 Risque de marché

L’année 2024 a été marquée par une détente des taux obligataires induite principalement par le
recul des pressions inflationnistes au Maroc, la décision de Bank Al-Maghrib de baisser son taux
directeur de 25 points de base, à deux reprises en 2024 passant à 2,75% en juin puis à 2,50% en
décembre 2024, et l’amélioration de la visibilité des investisseurs.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a suivi les développements sur les marchés obligataires,
OPCVM, change et actions ainsi que leurs impacts sur les expositions des banques aux risques de
taux d’intérêt, de change, actions et sur matières premières, encourus de par leurs portefeuilles
de négociation.

Le monitoring se base sur des reportings périodiques retraçant les positions de marché, leur
sensibilité aux fluctuations des paramètres et les résultats des stress tests menés par les banques
sur ces positions. Il est complété par des rencontres périodiques avec les responsables de la gestion
des risques et des salles de marchés des acteurs bancaires à l’effet de recueillir leur vision des
marchés, leurs stratégies d’intervention et de couverture, ainsi que leur politique de gestion des
risques.

45 Critère implique que le débiteur est considéré comme étant très peu disposé à payer l’intégralité de ses obligations de crédit,
sans tenir compte du collatéral et indépendamment de l’existence de tout montant en retard de paiement ou du nombre de
jours de retard.

143
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

2.1.3 Risque de taux d’intérêt inhérent aux portefeuilles bancaires

Dans le contexte de détente des taux monétaires et obligataires, la Banque s’est penchée sur
l’exposition des marges bancaires et de la valeur économique des fonds propres des banques à
différents scénarii hypothétiques de variation des taux d’intérêt.

Cette surveillance est opérée sur la base d’un reporting trimestriel transmis par les banques, lequel
retrace les impacts de six chocs de taux sur la marge d’intérêt et les fonds propres des banques.

En parallèle, les superviseurs tiennent des échanges réguliers avec les fonctions Asset Liability
Management (ALM) pour anticiper les prévisions des banques quant à l’évolution de leurs
portefeuilles bancaires sensibles aux taux et les stratégies de leur gestion.

2.1.4 Cyber-risques

Dans un contexte marqué par l’évolution continue des menaces cybernétiques et la digitalisation
accrue des services bancaires, Bank Al-Maghrib a renforcé ses actions visant à réhausser la
cyber-résilience du secteur bancaire. Dans ce cadre, la Banque a œuvré à adapter ses outils de
supervision des cyber-risques encourus par les établissements de crédit et leur clientèle.

Ainsi, en 2024, Bank Al-Maghrib a déployé un tableau de bord dédié au pilotage des indicateurs
de cybersécurité des banques, afin d’améliorer la surveillance des conditions de cybersécurité du
secteur bancaire.

En parallèle, la Banque a procédé à l’appréciation des rapports de tests d’intrusion transmis


annuellement par les établissements de crédit et a partagé les résultats de ces examens avec les
établissements concernés.

Aussi, la Banque a intensifié sa collaboration et ses interactions avec l’ensemble de l’écosystème


de cybersécurité. Le suivi et l’analyse des cyber-incidents fait l’objet d’interactions avec les acteurs
bancaires et la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DGSSI). Des réunions
ont été également tenues avec les prestataires de cybersécurité nationaux pour identifier les
meilleures pratiques à même de favoriser les défenses cybernétiques du secteur bancaire.

Dans une démarche de sensibilisation et de protection des clients des établissements de crédit
contre la fraude et les escroqueries financières en ligne, un guide spécifique portant sur les
mesures de protection contre le phishing a été publié en juillet 2024. Bank Al-Maghrib a édicté
également un guide destiné aux établissements de crédit et organismes assimilés pour protéger
leurs clients contre cette menace.

Aussi, des mesures spécifiques à la protection des applications mobiles bancaires ont été prises.

144
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 15 :
Guide de bonnes pratiques pour la protection des clients des
établissements de crédit contre le phishing

Face à la recrudescence des cyber-fraudes ciblant les banques et leur clientèle et


utilisant les techniques d’ingénierie sociale de type phishing, Bank Al-Maghrib a
élaboré en 2024 un guide de bonnes pratiques de sécurité visant à lutter contre les
attaques de ce type.

Ce guide a été élaboré en concertation avec la Direction Générale de la Sécurité des


Systèmes d’Information.

Il se décline selon quatre sections :

• Mesures proactives et de prévention : Cette section couvre les stratégies pour


sensibiliser les clients aux risques du phishing. Elle explore aussi les solutions
techniques permettant de renforcer la sécurité des systèmes, ainsi que les bonnes
pratiques à adopter pour minimiser les vulnérabilités.

• Mesures de détection : Axée sur la reconnaissance des signes de phishing, cette


section indique les outils et techniques permettant d’identifier rapidement les
tentatives d’hameçonnage.

• Mesures de réaction : Cette partie fournit des directives sur l’identification et


l’isolement des menaces, la communication avec les clients affectés, ainsi que la
coordination avec les autorités compétentes pour gérer la situation de manière
efficace.

• Mesures Post-Phishing : Après un incident de phishing, il est essentiel de mener une


analyse approfondie pour comprendre l’attaque et éviter de futures occurrences.
Cette section aborde notamment la remédiation et la mise à jour des politiques.

Dans le même sillage, Bank Al-Maghrib prépare un guide des bonnes pratiques en cybersécurité,
mettant un accent particulier sur la protection des établissements de crédit contre les attaques
par Ransomwares.

145
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

2.1.5 Risques transfrontaliers

En 2024, Bank Al-Maghrib a assuré une veille rapprochée de la situation politique, sécuritaire, macro-
financière et socio-économique des pays de présence des banques marocaines parallèlement à un
monitoring de l’activité, la rentabilité et la solvabilité des filiales qui y sont implantées.

Cette surveillance vise à anticiper et détecter proactivement les risques actuels et susceptibles
de survenir pour les implantations bancaires et à échanger avec les banques sur les mesures
préventives ou correctives entreprises.

Dans le même sens, la Banque a assuré une veille des évolutions des notations des pays de
présence dont l’impact sur les politiques bancaires et les provisions a été examiné avec les groupes
bancaires transfrontaliers. Elle a également demandé aux groupes bancaires transfrontaliers
d’effectuer des stress tests au titre de leurs expositions dans les pays confrontés à des difficultés
ou des crises et à constituer en conséquence des provisions pour risque pays.

Cette année, Bank Al-Maghrib a mené une mission de contrôle sur place conjointe avec la
Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) auprès d’une filiale d’une banque marocaine
présente au Cameroun portant sur l’évaluation du dispositif de lutte contre le blanchiment de
capitaux et de financement du terrorisme et la gestion des cyber-risques.

Comme chaque année, les collèges des superviseurs des trois groupes bancaires marocains
implantés à l’étranger ont été organisés. Ces réunions sont dédiées à évaluer la situation financière
et prudentielle des implantations à l’étranger, leurs stratégies et leur pilotage des risques
notamment au vu des évolutions de l’environnement économique et réglementaire au Maroc et
dans les pays d’accueil. En outre, des échanges périodiques par visio-conférence sont organisés
avec les homologues étrangers à l’effet de discuter des profils de risque des filiales et des différents
sujets de préoccupation.

En 2024, la réunion annuelle du Comité Afrique, réunissant le Wali de Bank Al-Maghrib et les
Présidents des trois groupes bancaires marocains panafricains a permis de se pencher sur le
développement et les perspectives des activités des banques marocaines sur le continent. Un
accent particulier a été mis sur l’évolution des expositions aux risques des implantations bancaires
en Afrique dans un contexte marqué par l’accentuation du risque souverain et les menaces et
enjeux liés à la cybersécurité.

146
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En outre, Bank Al-Maghrib a entrepris les préparatifs de la conduite d’un exercice de simulation de
crise transfrontalière devant réunir les banques centrales et régulateurs du Maroc, de la Tunisie,
de la Mauritanie et de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). Cet exercice planifié pour début
2025, a été préparé avec l’appui technique de l’Institut de Stabilité Financière (ISF), relevant de la
Banque des Règlements Internationaux (BRI), et a donné lieu à la préparation d’un scénario de
crise et à la conduite d’un test à blanc. L’objectif de cet exercice est de permettre aux juridictions
participantes de tester et d’évaluer la pertinence et l’efficacité de leurs régimes de gestion de
crise en particulier les accords de coordination et de coopération mis en place entre les autorités
concernées pour gérer les risques inhérents à une éventuelle défaillance d’une ou plusieurs
banques revêtant une importance systémique sur le plan régional. Cet exercice a également pour
objectif d’évaluer les régimes de résolution applicables dans les diverses juridictions participantes
et identifier tout écart significatif par rapport aux normes internationales en la matière.

2.1.6 Risques de corruption

Suite à l’édiction de la directive de Bank Al-Maghrib n°1/W/2022 relative à la prévention et à la


gestion des risques de corruption par les établissements de crédit, la Banque a mené, en 2024, des
actions de mise au point avec les établissements de crédit pour suivre le niveau de mise en œuvre
des exigences réglementaires.

A ce titre, un reporting dédié a été institué en vue de suivre cet état d’avancement et apprécier
l’efficacité des dispositifs anticorruption mis en place.

Un atelier de travail a été organisé avec les établissements bancaires au cours duquel Bank
Al-Maghrib a fait part de ses constatations à l’issue de l’analyse des reportings et a fixé ses attentes
en matière de gouvernance et de prévention des risques de corruption.

2.2. Surveillance de l’adéquation des fonds propres

2.2.1 Monitoring de la solvabilité

Bank Al-Maghrib a examiné la situation des fonds propres et de la solvabilité des banques et des
autres établissements assujettis. Outre la vérification du respect des minimas réglementaires, elle a
appelé les banques à faire preuve de prudence en matière de distribution des dividendes au titre du
résultat de l’exercice 2024 et à lui soumettre les propositions de distributions préalablement à leur
adoption.

Sur cette base, la banque a formulé son avis ainsi que ses conditions au sujet des propositions
soumises par les banques.

147
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Bank Al-Maghrib a également requis des banques d’importance systémique d’observer un ratio
de fonds propres de catégorie 1 de 11% à l’effet de renforcer leur coussin de sécurité et préserver
leur résilience face à d’éventuels chocs. Dans le cas où ce niveau ne serait pas observé sur base
individuelle et/ou consolidée, Bank Al-Maghrib accorde un délai jusqu’en 2025 pour s’y conformer.

2.2.2 Evaluation des dispositifs d’adéquation des fonds propres internes des
banques (ICAAP)

Bank Al-Maghrib a procédé à l’examen de la 6ème édition des rapports annuels des banques sur
leurs processus d’adéquation des fonds propres internes (ICAAP). Dans ces rapports, les banques
exposent leur modèle d’activité, procèdent à une identification et une quantification des risques
significatifs, à la confection de scénarii de stress tests internes pour qualifier les besoins en capital
et arrêter en conséquence la planification de leur capital.

Cet examen a fait ressortir que les banques ont réalisé des progrès dans la mise en œuvre de ce
processus et a donné lieu à des recommandations de Bank Al-Maghrib pour renforcer davantage
son efficacité.

2.3. Exercice annuel de stress tests bancaires

Bank Al-Maghrib a conduit avec les banques le 6ème exercice annuel de stress test. Pour les besoins
de réalisation de cet exercice, elle a fourni aux banques les projections macroéconomiques à
retenir selon un scénario central et un scénario adverse.

Les principales variables macroéconomiques prises en compte portent sur la croissance, l’inflation,
les conditions monétaires et financières, les comptes extérieurs et les finances publiques.

Le scénario adverse retenu a simulé une évolution défavorable de la croissance de la Zone Euro et
des prix des matières premières combinée à une mauvaise campagne agricole nationale.

Les impacts sur les bilans bancaires ont été mesurés en terme notamment de sinistralité des
crédits, de rentabilité et de solvabilité.

Au vu des impacts, les banques ont défini les mesures qui seraient susceptibles d’être activées pour
préserver leur solidité dans le cas de survenance dudit choc.

L’exercice a été mené sur bases sociale et consolidée et a confirmé la résilience du secteur bancaire.

148
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2.4. Examen des Plans de redressement de crise interne des banques (PRCI)

Les banques, dont la liste est arrêtée par Bank Al-Maghrib, sont tenues d’adresser annuellement
un plan de redressement de crise interne qui doit retracer le dispositif de gestion que celles-ci ont
mis en place pour être en mesure de rétablir leur viabilité financière en réaction à d’éventuels chocs
extrêmes.

En 2024, 9 banques représentant 95% de part de marché en termes de total-bilan, sont soumises à
l’obligation d’établir un plan de redressement de crise interne. Dans ce rapport, les banques doivent
en particulier expliciter la gouvernance prévue en cas de crise et les mesures de redressement
qu’elles comptent mettre en œuvre, en limitant l’impact sur le système financier marocain et sans
faire appel à l’intervention de l’Etat ou de Bank Al-Maghrib.

Bank Al-Maghrib a examiné les plans de redressement de crise interne établis par les banques dans
le cadre d’un processus itératif. Des interactions ont lieu avec les banques pour les informer des
observations de Bank Al-Maghrib et leur faire part des recommandations et des attentes à l’effet
de renforcer l’efficacité de leurs plans.

II. Promotion d’une finance inclusive et verte

L’année 2024 a été marquée par la tenue de la COP29 à Bakou, au cours de laquelle Bank
Al-Maghrib a mis en lumière les efforts qu’elle déploie pour accompagner le Maroc dans la lutte
contre le changement climatique. À cette occasion, la Banque a présenté ses actions en matière de
sensibilisation, de renforcement des capacités et de gestion des risques financiers liés au climat,
lesquels représentent une menace croissante pour la stabilité financière, l’un de ses mandats
fondamentaux.

En parallèle, le Maroc a lancé, fin 2024, la mise à jour de sa Contribution Déterminée au niveau
National (CDN), dans sa troisième version. Avec le soutien du Programme des Nations Unies pour
le développement (PNUD), le pays a également initié la mise en place d’un dispositif d’aide à la
décision, visant à optimiser la planification et l’exécution des actions liées à la CDN. Ces initiatives
témoignent de la volonté du Royaume de renforcer la mise en œuvre de ses engagements
climatiques et d’affirmer son ambition en matière de transition vers une économie bas carbone.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a poursuivi sa mobilisation aux côtés des pouvoirs publics, en
vue de soutenir la contribution du secteur bancaire à l’atteinte des objectifs climatiques nationaux.
Elle a notamment pris part à plusieurs initiatives coordonnées avec les acteurs nationaux. Ces
efforts conjoints ont abouti, en 2024, à l’élaboration et à la publication de la Stratégie nationale de
développement de la finance climat à l’horizon 2030, visant à promouvoir la finance verte, considérée
comme un levier stratégique pour accompagner la transition du pays vers une économie bas carbone.

149
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

S’agissant plus spécifiquement du secteur bancaire, et dans le cadre des efforts visant à intégrer
les impacts du changement climatique dans les pratiques financières, Bank Al-Maghrib a publié en
avril 2024 une étude conjointe avec la Banque Mondiale. Cette étude, la première du genre dans
la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), vise à mieux comprendre les risques financiers
d’origine climatique, évaluer le niveau d’exposition du secteur bancaire marocain, et mesurer sa
vulnérabilité face à des scénarios de chocs climatiques hypothétiques.

Dans le cadre de son nouveau plan stratégique quinquennal 2024-2028, Bank Al-Maghrib a
réaffirmé son engagement en inscrivant la volonté de compléter le cadre réglementaire et de
supervision des risques climatiques, ainsi que de promouvoir une finance verte et durable, parmi
ses objectifs stratégiques.

Au niveau international, Bank Al-Maghrib a poursuivi sa participation active au sein de la


communauté internationale des banques centrales pour le verdissement du système financier.

1. Contribution aux travaux de la communauté internationale des banques


centrales

Bank Al-Maghrib est membre du réseau des banques centrales et des superviseurs pour le
verdissement du système financier (NGFS), du réseau financier et bancaire durable (SBFN) et du
réseau de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI). Dans ce cadre, elle a participé en 2024 aux
travaux en lien avec la supervision des plans de transition et l’intégration de l’adaptation dans
lesdits plans des institutions financières, la définition de la matrice d’évaluation des pratiques de la
finance verte inclusive et la revue des scénarios climatiques à court-terme du NGFS.

1.1. Participation de Bank Al-Maghrib au Réseau des Banques centrales et des


superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS)

La Banque a activement participé aux travaux du réseau des banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier (NGFS) en particulier aux travaux portant sur l’intégration
de l’adaptation au changement climatique dans les plans de transition des institutions financières
et la simulation des impacts financiers d’origine climatique à court-terme.

150
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 16 :
Publications du réseau des banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier « NGFS » en 2024

Au titre de 2024, le réseau NGFS a publié une série de documents faisant état
des avancées des Banques Centrales et des institutions financières en matière
d’évaluation des risques climatiques et de promotion de l’alignement des
portefeuilles sur l’Accord de Paris :
- Rapport sur les scénarios du NGFS, intitulé : Objectif, cas d’utilisation et orientations
sur les adaptations institutionnelles requises ;
- Une série de publications comprenant trois rapports et une note de synthèse sur
les plans de transition ;
- Rapport sur l’investissement durable et responsable dans la gestion de portefeuille
des banques centrales – Pratiques et recommandations ;
- Document technique sur les stratégies de décarbonation pour les portefeuilles
d’entreprises des banques centrales ;
- Document technique sur la prise en compte des risques climatiques et de l’impact
de la transition dans les investissements souverains des banques centrales ;
- Guide sur la divulgation des informations liées au climat pour les banques centrales
– Deuxième édition ;
- Rapport sur l’adaptation des opérations des banques centrales à un monde plus
chaud : progrès actuels et exemples pratiques ;
- Un cadre conceptuel sur les risques financiers liés à la nature pour guider l’action
des banques centrales et des superviseurs ;
- Un rapport sur les contentieux liés à la nature : tendances émergentes et leçons
tirées des litiges climatiques ;
- Note d’information du NGFS : Amélioration des données sur les émissions de gaz
à effet de serre ;

151
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 16 (suite) :

- Rapport annuel 2023 du NGFS ;


- Rapport sur l’impact physique aigu du changement climatique et politique
monétaire ;
- Rapport sur la transition verte et la macroéconomie : une perspective de politique
monétaire ;
- Manuel de modélisation macroéconomique climatique ;
- La cinquième version des scénarios climatiques du NGFS pour les banques
centrales et les superviseurs ;
- Note conceptuelle sur l’adaptation aux risques climatiques ;
- Rapport de synthèse sur le verdissement du système financier.

1.2. Participation de Bank Al-Maghrib aux travaux de l’Alliance pour l’Inclusion


Financière (AFI) sur la finance verte inclusive

En 2024, Bank Al-Maghrib a assuré le rôle d’expert et de point focal sur la finance verte inclusive
des femmes au niveau du groupe de travail de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI) portant
sur la finance verte inclusive « IGF ». Ce groupe s’est penché sur les pratiques réglementaires et de
supervision des risques climatiques, le verdissement des TMPE et le déploiement des taxonomies
vertes.

152
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 17 :
Publications 2024 de l’AFI sur la finance verte inclusive (IGF)

En 2024, le réseau AFI a publié 4 rapports fournissant des orientations utiles et


des exemples de bonnes pratiques, sur la base de son référentiel des 4 piliers clés
(4p) de la finance verte inclusive, pour accélérer le développement des politiques
y associées, à savoir les politiques de promotion du financement vert et inclusif,
les politiques de « provision » permettant d’orienter les financements aux projets
verts, les politiques de protection contre les risques liés au climat et les politiques
de prévention pour anticiper et éviter les impacts financiers du changement, par les
banques centrales et les régulateurs membres :
- Rapport de suivi des réformes politiques et réglementaires des membres en lien
avec la finance verte inclusive ;
- Rapport sur le déploiement des feuilles de route de la finance verte inclusive ;
- Rapport d’enquête sur les pratiques et leviers du logement inclusif, abordable et
durable ;
- Rapport sur les mesures de la transition verte des TPME.

2. Initiatives visant à appréhender les risques financiers climatiques au Maroc


et la promotion de la finance verte

2.1. Programme de travail sur la supervision et le pilotage des risques financiers


liés au climat

En 2024, la banque a publié son rapport conjoint avec la Banque Mondiale sur l’évaluation des
risques climatiques au niveau du secteur bancaire. Ce rapport s’inscrit dans le cadre des livrables du
programme de travail portant sur la supervision et le contrôle des risques financiers liés au climat
déployés entre 2020 et 2022 avec l’assistance de la Banque Mondiale.

A travers cet exercice, Bank Al-Maghrib s’est attachée à accompagner les banques dans la
compréhension de leurs expositions aux risques financiers d’origine climatique.

153
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Sur la base de l’analyse de l’impact des événements climatiques historiques, des entretiens avec les
parties prenantes nationales et de la revue de l’état actuel et futur du climat au Maroc, ce premier
exercice a permis d’estimer l’exposition du secteur bancaire aux risques financiers induits par le
climat et de mener une première évaluation de la vulnérabilité des banques à des scénarios de
chocs climatiques, à l’échelle sectorielle et individuelle.

Les risques physiques retenus concernent la sécheresse et les inondations et les risques de
transition ont été estimés en évaluant l’impact de l’instauration d’une taxe carbone sur la solvabilité
des entreprises débitrices auprès des banques.

2.2. Renforcement des capacités et promotion des bonnes pratiques

Dans le cadre du dialogue continu avec le secteur bancaire, Bank Al-Maghrib a inscrit la finance
verte et les risques financiers liés au climat à l’ordre du jour des réunions périodiques avec le
Groupement Professionnel des Banques du Maroc.

Ainsi, en 2024, Bank Al-Maghrib a mis en place une commission Banques-Climat dont les réunions
sont tenues trimestriellement en vue d’examiner avec les banques les dernières actualités relatives
à la gestion des risques climatiques. Ces rencontres constituent également une opportunité
d’échange, permettant aux banques de faire part de l’expérience de la mise en œuvre des exigences
réglementaires de Bank Al-Maghrib en matière de gestion des risques climatiques.

La Banque s’est également engagée dans une démarche progressive d’intégration des facteurs et
risques climatiques et environnementaux dans le cadre réglementaire et prudentiel et s’emploie à
accompagner les banques dans le déploiement des exigences y afférentes à travers la contribution
au renforcement de leurs capacités.

Plusieurs initiatives ont été menées dans le domaine du renforcement de capacités. Dans ce
cadre, et en vertu du protocole d’accord liant Bank Al-Maghrib, la Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement (BERD) et le Groupement Professionnel des Banques du
Maroc (GPBM), visant à accompagner les établissements bancaires dans la mise en œuvre de la
Directive n°5/W/2021 relative à la gestion des risques financiers liés au changement climatique
et à l’environnement, ainsi qu’à aligner leurs pratiques de gouvernance et de gestion desdits
risques, une première phase de ce programme de formation, axée spécifiquement sur la gestion
et l’évaluation des risques climatiques, a été déployée en 2024.

154
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

3. Coordination au niveau national avec les autorités gouvernementales


et de régulation dans le domaine de la transition verte

La Banque s’attache à favoriser la coordination sur la finance verte et la gestion des risques
climatiques avec les parties prenantes nationales et les autres autorités de supervision du système
financier. Elle contribue aux côtés du Ministère de la transition énergétique et du développement
durable, du Ministère de l’Economie et des Finances et des autres parties prenantes aux réflexions
sur l’économie verte et la finance verte et durable.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib participe aux côtés des parties prenantes publiques et privées aux
projets nationaux visant à accélérer le financement de la transition verte au Maroc notamment :

• Le programme des réformes du secteur financier, en lien avec le climat et la durabilité, soutenu
par la facilité pour la résilience et la durabilité du Fonds Monétaire International ;
• Le déploiement de la deuxième phase du cycle de réflexion de l’Initiative financière du
Programme des Nations Unies pour l’environnement sur l’approche de développement de la
finance climatique au Maroc ;
• La modélisation macro-économique et la définition du plan d’investissement devant accompagner
le déploiement de la stratégie bas carbone à horizon 2050 ;
• Le programme d’appui à la mise en œuvre des objectifs climatiques du Maroc inscrits dans
la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) par la Banque Mondiale et piloté par le
Ministère de l’Economie et des Finances.
Dans le cadre du programme de réformes du secteur financier, Bank Al-Maghrib a contribué, aux
côtés des régulateurs financiers (AMMC et ACAPS) et du Ministère de l’Économie et des Finances,
aux travaux d’élaboration d’une stratégie nationale de développement de la finance climat à
l’horizon 2030, rendue publique en septembre 2024.

Cette stratégie a permis d’évaluer le potentiel de mobilisation du financement climatique par le


secteur privé et d’identifier les mesures et mécanismes à mettre en place d’ici 2030 afin d’améliorer
la gestion des risques climatiques et de permettre à l’ensemble des composantes du secteur
financier national de renforcer et massifier leur contribution à l’action climatique.

155
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

III. Promotion de l’intégrité du système financier contre les flux


illicites

1. Sensibilisation et renforcement des capacités de l’écosystème bancaire en


matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme (LBC-FT)

Au cours de l’année 2024, la Banque a continué ses actions de formation et de sensibilisation en


matière de LBC-FT, à travers l’organisation d’une série d’ateliers, seule ou en coanimation avec les
représentants d’autres autorités, notamment l’ANRF46, la CNASNU47 et la MDJS48.

Ces ateliers, organisés au profit des responsables de conformité des assujettis, ont constitué
une opportunité d’échange sur les modalités de mise en œuvre des exigences réglementaires, le
partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques. Les thématiques abordées ont porté
notamment sur ce qui suit :

• Le cadre normatif et réglementaire ainsi que les bonnes pratiques en matière d’identification et
de connaissance des clients ;
• Les indices de soupçon et leur interprétation dans le cadre de la déclaration d’opérations
suspectes ;
• Les principes fondamentaux du GAFI relatifs au suivi des programmes de régularisation
volontaire des situations fiscales ;
• Les exigences de vigilance applicables aux opérations impliquant des cryptoactifs ;
• Les mesures de vigilance renforcée à l’égard des juridictions identifiées par le GAFI ;
• La mise en œuvre de l’approche fondée sur les risques dans le dispositif de LBC-FT ;
• Les typologies et indicateurs de soupçon relatifs aux activités de paris illégaux ;
• Les principales décisions issues des réunions plénières du GAFI ;
• Les éléments relatifs au 3ème cycle d’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN, incluant les
échéances et les préparatifs ;
• Le bilan opérationnel de la collaboration ANRF–ECOA et CNASNU–ECOA, avec les indicateurs de
performance et les délais associés ;
• Les évolutions techniques récentes de la plateforme d’échange avec la CNASNU.

46 Autorité Nationale du Renseignement Financier.


47 Commission Nationale chargée de l’application des sanctions prévues par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-
Unies relatives au terrorisme, à la prolifération des armes et à leur financement.
48 La Marocaine Des Jeux et des Sports.

156
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Par ailleurs, un atelier de sensibilisation a été organisé conjointement avec la Commission


Nationale chargée de l’Application des Sanctions prévues par les résolutions du Conseil de Sécurité
des Nations Unies (CNASNU), en faveur des établissements de crédit et organismes assimilés,
portant sur le bilan opérationnel de la relation CNASNU – établissements bancaires, les évolutions
techniques de la plateforme d’échange d’informations entre la CNASNU et lesdits établissements,
les mesures applicables aux juridictions listées par le GAFI et les principales avancées du Maroc en
matière de conformité technique, à la suite de la réunion plénière du GAFIMOAN.

2. Contrôles de la conformité du dispositif de lutte contre le blanchiment de


capitaux et de financement du terrorisme (LBC-FT) des établissements de crédit
et organismes assimilés (ECOA)

Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement des contrôles sur le secteur bancaire et exigé des
évaluations régulières des risques de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
pour renforcer davantage la confiance des contreparties du secteur bancaire marocain.

En 2024, Bank Al-Maghrib a mené 5 missions de contrôle sur place auprès des établissements de
crédit et organismes assimilés, ayant porté sur la thématique de LBC-FT selon l’approche basée sur
les risques adoptée par la Banque.

Les domaines couverts lors des missions LBC-FT, ont porté notamment sur le dispositif de
surveillance des opérations de la clientèle, la déclaration des opérations suspectes et la gestion des
réquisitions émanant des autorités judiciaires.

La Banque a également conduit une mission conjointe dans le domaine de la LBC-FT avec la
Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) au niveau d’une filiale d’un groupe bancaire
marocain implantée au Cameroun.

3. Plan d’action national post-sortie du Maroc de la liste grise du GAFI en matière


de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme
(LBC-FT)

3.1. Stratégie nationale 2024-2028 en matière de LBC-FT

Après la sortie du Maroc des listes du GAFI et de l’Union Européenne en 2023, différents chantiers
ont été engagés en 2024 visant à maintenir le même Momentum et préparer l’évaluation mutuelle
du Maroc, prévue à partir de 2026, dans le cadre du 3ème cycle d’évaluation du GAFIMOAN.

157
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

A ce titre, Bank Al-Maghrib a contribué avec les autres autorités du secteur financier sous l’égide de
l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF), à la préparation de la Stratégie Nationale
en matière de LBC-FT couvrant la période 2024-2028. Cette stratégie se concentre principalement
sur le renforcement des capacités des autorités de supervision et de contrôle dans les secteurs
financier et non financier. Elle met également l’accent sur le suivi des risques et des tendances en
matière de LBC- FT afin de prévenir et d’atténuer les risques émergents, notamment ceux liés à la
digitalisation des services, avec le renforcement de la coopération à l’international et le respect des
normes internationales en matière de LBC-FT.

Les orientations stratégiques retenues par les autorités visent à :

• Accélérer l’adoption des réformes législatives, réglementaires, et institutionnelles pour la


conformité totale aux normes internationales ;
• Constituer une équipe d’experts nationaux, coordonnée par l’ANRF, composée de cadres ayant
une expérience dans l’évaluation, notamment ceux ayant participé à l’opération de l’évaluation
mutuelle, ou de suivi renforcé, pour représenter leur secteur, et participer à l’opération de
préparation de l’évaluation du Maroc dans le cadre du troisième cycle ;
• Constituer des équipes de travail au sein des établissements et des parties concernées, qui
veillent aux préparatifs sectoriels : préparation des documents, des supports, des statistiques,
des informations nécessaires, et leurs présentations dans les délais impartis ;
• Renforcer les effectifs, et leur formation continue en préparation au troisième cycle ;
• Mettre en place une base de données au niveau de l’ANRF, comportant des statistiques et des
cas pratiques relatifs à l’efficacité du dispositif, mise à jour périodiquement par l’ensemble des
intervenants ;
• Adopter un plan de travail national et des plans de travail sectoriels, et leur mise en œuvre
par les intervenants dans les délais convenus, en préparation au prochain cycle d’évaluation
mutuelle ;
• Renforcer la coopération et mettre en place des partenariats avec le secteur privé, les associations
professionnelles afin de garantir l’implication positive dans les préparatifs ;
• Activer les mécanismes de coopération internationale et des traitements des dossiers avec
l’efficacité requise, et l’évaluation de la qualité de cette coopération.

158
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Pour assurer la mise en œuvre de ces décisions, il a été institué un comité de pilotage présidé par
l’ANRF ayant pour mission la supervision générale de l’opération d’évaluation, la déclinaison des
objectifs stratégiques, et l’orientation des commissions techniques, ainsi que 3 commissions, à
savoir :

• Commission de conformité technique : Pilotée par le ministère de la Justice, chargée du suivi et


proposition des modifications législatives et réglementaires ;
• Commission de coordination et d’efficacité : Pilotée par l’ANRF, chargée de la collecte, l’analyse
des données et l’élaboration des rapports de préparation à l’évaluation mutuelle, et de la
coordination entre les parties prenantes ;
• Commission d’évaluation des risques : Pilotée par Bank Al Maghrib, chargée du suivi de
l’évaluation des risques, des études sectorielles, et du renforcement de la compréhension du
contexte des risques chez les différents intervenants. Elle se compose des experts de l’évaluation
des risques et des experts stratégiques de l’ANRF, des organismes d’application de la loi, des
autorités de supervision et de contrôle.

3.2. Relèvement du niveau de conformité du Maroc aux normes GAFI

Lors de la 38ème réunion plénière du GAFIMOAN, tenue du 19 au 23 mai 2024 à Bahreïn, et suite à
la présentation de son 5ème rapport de suivi, retraçant les progrès réalisés par le Maroc en matière
de LBC-FT, cette instance a entériné le relèvement à « Conforme » ou « Largement conforme » de
la notation de 5 recommandations du GAFI, à savoir :

• R24 : Transparence et bénéficiaires effectifs des personnes morales ;


• R25 : Transparence et bénéficiaires effectifs des constructions juridiques ;
• R31 : Pouvoirs des autorités de poursuite pénale et des autorités chargées des enquêtes ;
• R32 : Passeurs de fonds ;
• R38 : Entraide judiciaire : gel et confiscation.
La recommandation du GAFI R15 relative aux nouvelles technologies (actifs virtuels) est passée
d’un niveau non conforme à partiellement conforme en attendant l’adoption de la loi encadrant les
cryptoactifs au Maroc ainsi que ses textes d’application.

Le Maroc a ainsi atteint le niveau conforme ou largement conforme au titre de 39 sur les
40 recommandations du GAFI.

159
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

3.3. Lancement des préparatifs pour le 3ème cycle d’évaluation mutuelle prévu en
2027

Bank Al-Maghrib a mis en place une feuille de route pour la lutte contre le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT), déclinée de la stratégie nationale en la matière.
Cette feuille de route intègre les axes et actions communes entre les autorités de contrôle et de
supervision.

4. Publication d’un rapport conjoint par Bank Al-Maghrib et la Banque Centrale de


Maurice portant sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme au sein des juridictions du GSBF

Bank Al-Maghrib et la Banque de Maurice ont publié un rapport conjoint intitulé « La lutte contre
le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au sein des juridictions du GSBF »
lors de l’ouverture de la Réunion Plénière, en mars 2024, du Groupe des Superviseurs Bancaires
Francophones (GSBF).

Ce rapport retrace l’expérience des deux pays dans le processus de suivi renforcé, et la sortie de
la liste grise du GAFI. Il expose les travaux engagés et les projets réalisés par chacun des pays,
les préparatifs à la visite sur place du GAFI, les étapes de son déroulement et les principaux
enseignements du process ayant permis la sortie des deux pays de la liste grise dans les délais
impartis.

160
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 18 :
Résumé des principaux points du Rapport

Le rapport conjoint élaboré par Bank Al-Maghrib et la Banque de Maurice


représente la première collaboration entre deux juridictions issues de groupes
régionaux distincts du GAFI — le GAFIMOAN pour le Maroc et l’ESAAMLG49 pour
Maurice — dans une démarche de retour d’expérience partagée.

Le rapport met en exergue l’engagement commun à partager les bonnes pratiques


et à promouvoir une culture de conformité renforcée au sein du Groupe des
Superviseurs Bancaires Francophones (GSBF). Pour le Maroc, cela s’est traduit par
la mise en place d’une gouvernance forte, coordonnée par un comité ministériel
présidé par le Chef du Gouvernement, soutenue par une stratégie nationale de
LBC-FT, et appuyée par des feuilles de route sectorielles précises.

Le rapport explicite également les bonnes pratiques ayant permis aux deux
pays d’accroître l’efficacité de leur système. Les mesures prises concernent
principalement les axes suivants :
• Coordination et collaboration institutionnelle
• Mise en place de sanctions financières ciblées
• Mise en œuvre de l’approche fondée sur le risque en matière de surveillance
• Transparence et Bénéficiaire(s) effectif(s)
• Rapport de typologie
• Formation, sensibilisation et personnel
• Encadrement des cryptoactifs

Le rapport partage les mesures prises avant, courant et après la visite sur place
du GAFI, selon l’expérience de chacun des deux pays en question.

Le document précise également les mesures ayant un impact significatif pouvant


faciliter la mise en œuvre du plan d’action dans les délais impartis selon les deux
expériences, à travers notamment l’engagement politique de haut niveau, la
désignation officielle des correspondants de chaque administration ou autorité
impliquée, la forte coordination et coopération à l’échelle nationale sous l’égide de
la Cellule de Renseignement Financier, et une préparation des différentes étapes
du processus dans le cadre d’une feuille de route formalisée.

49 Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group.

161
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

IV. Accompagnement de la digitalisation des services financiers

1. Accompagnement des porteurs de projets de fintechs

En 2024, Bank Al-Maghrib a examiné les demandes d’avis réglementaires formulées par des
porteurs de projets de Fintech dans les secteurs du financement et du paiement. A cet effet, elle a
mis en place un modèle type de dossier pour le traitement de ces demandes ainsi qu’une procédure
de traitement y afférente.

Encadré n° 19 :
Traitement des demandes formulées par les fintechs

Bank Al-Maghrib a mis en place un dispositif structuré pour le traitement des


demandes émanant des fintechs dicté par une logique d’équilibre entre ouverture à
l’innovation et maîtrise des risques.

Il repose sur une démarche qui commence par une phase de dialogue préalable avec
les porteurs de projet, afin de clarifier le modèle d’affaires envisagé, d’orienter sur les
exigences réglementaires applicables et d’accompagner la constitution du dossier.

Une fois la demande officiellement déposée, un processus d’instruction est conduit


de manière itérative et des échanges peuvent avoir lieu tout au long du processus
pour affiner l’évaluation ou demander des compléments d’information.

L’évaluation s’appuie sur l’analyse d’un ensemble d’aspects permettant d’apprécier


le projet sur les plans réglementaire, opérationnel et prudentiel. Il s’agit notamment
d’examiner :
1. Le modèle d’affaire projeté, la nature des activités et la structure juridique ;
2. Le modèle opérationnel, technique et technologique ;
3. L’expertise des porteurs de projet ;
4. L’identification et la maîtrise des risques (notamment les risques de
blanchiment des capitaux et financement du terrorisme, risque opérationnel,
cyber-risque) ;
5. La protection des consommateurs et des données à caractère personnel ;
6. Le partenariat éventuel avec des établissement régulés ;
7. Les ressources financières, le plan de financement et le business plan.

Ce processus aboutit, selon les cas, à la délivrance d’un agrément, à l’émission d’un
avis de non-objection ou, le cas échéant, à un refus motivé.

162
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Cette année, la Banque a formulé des avis sur des projets de micro-crédit via plateforme digitale,
de marketplace avec paiement via e-wallets, de gestion d’acomptes sur salaire, de transfert d’argent
en peer-to-peer et d’agents de paiement opérant en partenariat avec des établissements agréés.
Elle a également octroyé des agréments à trois sociétés de financement collaboratif (crowdfunding).

Encadré n° 20 :
BNPL « Buy Now Pay Later »

Définition : Le Buy Now, Pay Later (BNPL), dénommé également « Achetez


maintenant, Payez plus tard » est un modèle de financement à court terme qui
permet aux consommateurs d’acheter des biens ou des services immédiatement
tout en étalant le paiement sur une période définie, souvent en plusieurs mensualités,
sans intérêts.

Fonctionnement : L’acheteur passe commande auprès d’un fournisseur tout en


choisissant de reporter le paiement. Un prestataire intervient alors pour évaluer
la solvabilité de l’acheteur et lui proposer des modalités de paiement adaptées.
L’acheteur règle ensuite le montant dû en plusieurs versements sans intérêts, à une
date ultérieure, au lieu de payer directement le fournisseur au moment de l’achat.

La Banque a par ailleurs contribué au dialogue entre autorités au niveau national et international
sur les sujets portant sur l’accompagnement et la régulation des activités bancaires numériques.
Dans ce cadre, elle a mené, en collaboration avec ses partenaires, les travaux de mise en place du
Morocco Fintech Center ayant pour objet d’accompagner les fintechs et les porteurs de projets
innovants et de favoriser le développement des technologies financières.

163
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 21 :
Morocco Fintech Center (MFC)

Le Morocco Fintech Center est une Association créée par plusieurs institutions
publiques et privées afin d’accompagner les Fintechs. Il vise à stimuler le
développement des technologies financières et à contribuer à l’émergence d’une
industrie Fintech nationale.

A la date de sa création, le MFC compte 15 membres fondateurs qui se présentent


comme suit :
- Autorités Gouvernementales :
• Le Ministère de l’Economie et des Finances ;
• Le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration.
- Régulateurs du Secteur Financier :
• Bank Al Maghrib ;
• L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ;
• L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale.
- Institutions Publiques :
• Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement ;
• L’Agence de Développement du Digital ;
• La Société Nationale de Garantie et de Financement de l’Entreprise (TAMWILCOM) ;
• CDG Invest.
- Secteur Académique :
• L’Université Mohammed VI Polytechnique ;
• L’Université Al Akhawayn d’Ifrane.
- Secteur Privé :
• AttijariWafa Bank ;
• Banque Centrale Populaire ;
• Bank Of Africa en tant que membre du Bureau du GPBM ;
• Hightech Payment Systems (HPS).

La Banque a également participé à des manifestations et rencontres avec des acteurs de


l’écosystème de l’innovation technologique et de la fintech pour présenter le cadre légal et
réglementaire régissant les activités bancaires et recueillir les attentes du marché. Lors de
ces évènements, la Banque a accueilli des acteurs de l’écosystème Fintech et a répondu aux
questionnements et demandes sur les sujets d’agrément et de réglementation.

164
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Monitoring du démarrage des plateformes de Crowdfunding

La Banque a agréé en 2024, trois plateformes de financement collaboratif, de type don et de type
don et prêt. Elle a accompagné le démarrage de l’activité de ces plateformes et coordonné avec
les banques les prérequis relatifs à l’ouverture des comptes bancaires spéciaux pour les projets
bénéficiaires de financement collaboratif et la gestion des flux financiers y afférents.

Encadré n° 22 :
Ouverture de compte spécial pour les projets bénéficiaires
de financement collaboratif

La loi relative au crowdfunding prévoit que les sociétés gestionnaires de


plateformes ouvrent auprès d’une banque un compte spécial pour chaque projet
bénéficiaire d’un financement.

Dans ce cadre, des principes de fonctionnement opérationnels ont été arrêtés


par les banques, après examen de Bank Al-Maghrib, se déclinant comme suit :
- Un compte bancaire collecteur centralisateur est créé au profit de la société
gestionnaire de la plateforme de crowdfunding pour chaque catégorie de
financement (don, prêt, investissement) ;
- Un compte spécial distinct associé au compte collecteur centralisateur est
ouvert pour chaque projet ;
- Les mouvements entre le compte collecteur centralisateur de la société
gestionnaire et les comptes projets doivent être tracés et définis (virements,
restitutions, remboursements, prélèvements) ;
- Les ordres et les flux financiers sont intégralement digitalisés ;
- La société de crowdfunding assure la communication auprès de la banque des
informations sur les porteurs de projets ainsi que la traçabilité et le contrôle
des fonds collectés et des fonds remboursés et/ou restitués.

165
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

3. Contribution aux projets nationaux sous-tendant le développement du digital et


des innovations technologiques

3.1. Authentification des usagers des services financiers digitaux

En 2024, Bank Al-Maghrib a poursuivi, en collaboration avec la Direction Générale de la Sûreté


Nationale (DGSN), la Commission Nationale de contrôle de la protection des Données à caractère
Personnel (CNDP) et le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), les travaux du
déploiement du dispositif d’authentification des usagers des services financiers digitaux.

Les parties prenantes ont mis en place les mesures nécessaires pour assurer la conformité de
ce nouveau système aux recommandations du GAFI en matière de conservation des documents
d’identification de la clientèle et ont engagé les actions de mise à niveau de la plateforme pour
optimiser et améliorer l’expérience client.

La Banque, en concertation avec ses partenaires, a assuré le suivi des travaux menés par les banques
pour le déploiement de ce nouveau système notamment la conclusion des conventions bilatérales
avec l’Agence de Développement du Digital (ADD) et la mise en place des prérequis techniques.

Des opérations pilotes portant sur l’ouverture de compte en ligne et l’utilisation du service en
mode off-line ont été menées par la plupart des banques. La finalisation des travaux afférents au
déploiement de ce système est prévue en 2025.

3.2. Open Banking

L’Open Banking est une étape majeure vers la transformation du secteur des services financiers
qui permet aux banques d’offrir des services et des solutions innovants à leurs clients à travers
une meilleure intégration entre les institutions financières et les prestataires de services tiers.
L’Open Banking permet également l’émergence de nouveaux modèles d’affaires.

166
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 23 :
Open Banking / Open Finance

L’Open Banking / Open Finance consiste pour les banques et autres institutions
financières à permettre l’accès à leurs systèmes d’information et aux données
de leur clientèle à des développeurs externes selon des procédés informatisés,
sécurisés et contrôlés à l’effet de tester de nouveaux services.

La mise en place de l’Open Banking / Open Finance devrait permettre de :


- Favoriser le développement des fintechs grâce à la mise à disposition par les
banques d’un champ d’expérimentation ;
- Créer un environnement qui réduit les barrières à l’entrée pour l’innovation aux
nouveaux acteurs (Fintech) ;
- Stimuler la concurrence, favoriser l’innovation et la digitalisation et améliorer
l’inclusion financière notamment en termes d’usage des services bancaires.

Les principaux cas d’usage de l’Open Banking / Open Finance sont :


- La fourniture de services d’agrégation des comptes ;
- La fourniture de services d’initiation des paiements ;
- L’authentification de l’identité.

Ces services permettent de regrouper sur une seule interface les informations
se rapportant à un ou plusieurs comptes bancaires ouverts dans des banques
différentes et d’ordonner des paiements à partir de ces comptes agrégés et le
partage des informations d’indentification / d’authentification entre les acteurs
bancaires.

Les principaux objectifs de la mise en place de l’Open Banking au Maroc ont trait à l’amélioration
de l’inclusion financière en termes d’usage des services bancaires, la stimulation de la concurrence
en réduisant les barrières à l’entrée au marché, la promotion de l’innovation et l’émergence d’un
écosystème fintech favorisant la création de services à forte valeur ajoutée.

167
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

En 2024, la Banque a poursuivi les travaux afférents à la mise en place du cadre d’Open Banking.
Ces travaux portent principalement sur l’examen du cadre juridique et réglementaire et la définition
du cadre de gouvernance y afférent.

A cet effet, des benchmarks ayant couvert des juridictions étrangères et normalisateurs
internationaux ont été menés et ont porté sur le cadre de gouvernance, les prérequis légaux,
réglementaires et opérationnels régissant l’Open Banking ainsi que les délais de mise en œuvre.
Parallèlement, des visites d’étude et des échanges ont été organisés pour s’enquérir de l’expérience
des pays avancés dans la mise en place de l’Open Banking notamment le Brésil, la Corée du sud et
le Royaume Uni.

En termes de gouvernance, le projet est piloté par Bank Al-Maghrib et prévoit l’implication d’autres
autorités et parties concernées.

L’examen du cadre légal et réglementaire en lien avec l’Open Banking a concerné les lois portant
sur la sécurité des systèmes d’information, de protection des données à caractère personnel et la
concurrence ainsi que le cadre régissant l’utilisation des services de confiance numérique.

La banque a défini avec l’appui de la Banque Mondiale, des termes de référence en vue de la
sélection d’un prestataire pour la réalisation de ce projet.

168
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

V. Protection de la clientèle des établissements de crédit

L’année 2024 a été marquée par le lancement du nouveau plan stratégique 2024-2028, qui accorde
une place centrale à l’inclusion financière, tout en mettant l’accent sur la qualité de service et la
satisfaction de la clientèle des établissements de crédits, dans la continuité des mesures et initiatives
entreprises par la Banque dans ce domaine.

1. Amélioration de la satisfaction des clients des services bancaires

Bank Al-Maghrib a engagé des initiatives visant à appréhender la satisfaction de la clientèle des
établissements de crédit. Dans ce cadre, une étude a été menée, reposant à la fois sur un benchmark
international des pratiques adoptées et sur des enquêtes de terrain réalisées auprès de banques
marocaines. Une commission mixte Bank Al-Maghrib/GPBM50 a été créée, chargée de l’élaboration
d’une charte interbancaire visant à établir un socle commun de bonnes pratiques afin de promouvoir
un service bancaire de qualité pour l’ensemble des clients, et de proposer des indicateurs de
satisfaction sectoriels, permettant de mesurer de manière harmonisée la satisfaction de la clientèle
à l’échelle de la place bancaire.

Bank Al-Maghrib a préparé également le lancement d’enquêtes de type «client mystère», afin d’évaluer
l’expérience client en matière de produits et services bancaires. Ces enquêtes permettront d’identifier
les axes d’amélioration prioritaires et de mettre en place les actions correctrices nécessaires.

2. Traitement du surendettement des ménages

La Banque a initié, en coordination avec les parties prenantes publiques et privées, un projet visant
à examiner et traiter la problématique du surendettement des ménages au Maroc. Dans ce cadre, la
Banque a œuvré à la mise en place d’une commission mixte, regroupant le ministère de l’Industrie
et du Commerce, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de la Justice, ainsi que les
représentants du secteur bancaire, à l’effet d’identifier les prérequis à un dispositif encadrant le
surendettement des ménages, intégrant à la fois des volets préventifs et correctifs. La commission se
penche sur la préparation de livrables consolidant les aspects devant être pris en charge, sur la base
des propositions de groupes de travail constitués à cet effet.

Les pistes d’amélioration à l’étude par ces groupes de travail, portent sur les axes de développement
d’un dispositif cible de traitement du surendettement, à savoir la gouvernance des données (Data),
les mesures de prévention ainsi que les mécanismes curatifs.

50 Groupement Professionnel des Banques du Maroc.

169
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

3. Coopération avec le Conseil de la Concurrence pour le renforcement de la


concurrence dans le marché du paiement électronique

En 2024, le Conseil de la Concurrence en coordination avec Bank Al-Maghrib, a entrepris suite à la


saisine d’un établissement de paiement, des mesures visant à promouvoir la concurrence dans le
secteur du paiement électronique. Ce processus a abouti à l’adoption d’une série d’engagements par
le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et les banques actionnaires de celui-ci, visant à adresser
les préoccupations de concurrence identifiées par le Conseil. Ainsi, il a été décidé que l’activité
d’acquisition des commerçants acceptant des cartes de paiement, menée par le Centre Monétique
Interbancaire, structure détenue par un groupement de banques, fasse l’objet d’une reconfiguration.
Dans ce cadre, il a été retenu que les banques exerceront individuellement l’activité d’acquisition à
travers une filiale spécialisée dans l’objectif de dynamiser le réseau de paiement par carte.

Afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ces engagements, un Comité mixte de suivi a été
institué, réunissant Bank Al-Maghrib et le Conseil de la Concurrence, avec pour mission principale
de traiter les aspects techniques, économiques et juridiques relatifs à l’exécution des engagements
précités.

Bank Al-Maghrib a édicté, en septembre 2024, une Décision réglementaire fixant le plafond des frais
d’interchange51 à 0,65 % de la valeur de la transaction pour les opérations de paiement monétique
domestique par le biais de cartes émises au Maroc. La Décision prévoit également l’institution
d’une commission dédiée à la révision de la table d’interchange, réunissant les représentants des
acquéreurs et des émetteurs.

Ces initiatives s’inscrivent en cohérence avec la stratégie menée par Bank Al-Maghrib pour développer
le marché du paiement électronique. Parmi les réformes engagées, l’ouverture du marché par le
biais de la loi bancaire édictée en 2014 aux établissements de paiement, l’uniformisation des règles
d’agrément et de contrôle, la séparation des activités concurrentielles et d’intérêt général, ainsi que
le lancement en 2018 de la solution mobile interopérable « M-Wallet ».

A travers ces mesures, Bank Al-Maghrib réaffirme son engagement à promouvoir un écosystème de
paiement concurrentiel, favorisant l’inclusion financière et la réduction de l’usage du cash.

51 Les frais d’interchange monétique domestique correspondent à la quote-part perçue par les banques et les établissements de
paiement sur la commission prélevée aux commerçants au titre des paiements par carte.

170
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 24 :
Synthèse des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire
(CMI) et les banques actionnaires de celui-ci dans le marché du paiement
électronique

Les engagements pris par le CMI et les banques actionnaires de celui-ci dans
le marché du paiement électronique, rendus obligatoires par la Décision du
Collège du Conseil de la Concurrence du 31 octobre 2024, comprennent des
engagements structurels et comportementaux.

S’agissant des engagements structurels, le CMI s’engage notamment à :


- Céder l’ensemble des contrats d’adhésion des commerçants aux systèmes
cartes (affiliation au Terminal de Paiement Electronique « TPE » et de paiement
en ligne « PEL ») au profit des établissements de paiement ou toute autre filiale
des banques dédiée à l’acquisition relevant ou non de ces dernières. En outre,
le CMI s’engage à céder les contrats liés à son activité passerelle de paiement
en ligne (Gateway E-Commerce) ;
- Participer activement et effectivement à la facilitation et la réalisation de cette
cession au profit des nouveaux cessionnaires ;
- Prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la viabilité
économique, la valeur et la compétitivité de ses contrats pendant la période
transitoire de douze mois à compter de la date de la décision du Conseil
rendant obligatoire les engagements ;
- S’interdire de démarcher tout nouveau client ou de conclure de nouveaux
contrats d’adhésion aux systèmes cartes ou de contrat lié à son activité
passerelle de paiement en ligne (Gateway E-Commerce) aux commerçants (B
to C).

Toutefois, et afin de s’adapter au contexte concurrentiel du marché, le CMI peut


prendre toutes les dispositions nécessaires pour défendre, préserver et gérer les
contrats commerçants conclus avant la date de la décision du Conseil précitée et
ce, dans l’attente de les céder aux établissements de paiement des banques ou
aux autres filiales dédiées à l’acquisition.

A cet égard, le CMI qui sera transformé en plateforme technique de traitement


pour le compte de tous les établissements de paiement de la place, s’engage à
garantir un accès à ses services dans des conditions tarifaires et non tarifaires
équitables, transparentes et non discriminatoires.

171
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 24 (suite):

Quant aux banques actionnaires du CMI, elles s’engagent à acquérir, au profit de


leurs établissements de paiement ou toutes autres filiales dédiées l’ensemble des
contrats commerçants qui concernent l’adhésion aux systèmes cartes (affiliation
au Terminal de Paiement Electronique « TPE » et de paiement en ligne « PEL »),
conclus à la date de la Décision du Collège du Conseil de la Concurrence.

Le CMI et les banques actionnaires de ce dernier s’engagent en outre, chacun


en ce qui le concerne, à assurer les principes de permanence et de continuité
des services d’acquisition sans rupture ni baisse en capitalisant sur les acquis
techniques et technologiques dans le domaine, notamment vis-à-vis des
différents partenaires nationaux et internationaux.

S’agissant des engagements comportementaux, le CMI et les banques


actionnaires de ce dernier s’engagent à mettre en place un programme de
conformité avec le droit de la concurrence.

4. Sensibilisation du public sur l’usage des services et opérations bancaires

Bank Al-Maghrib a renforcé ses actions de sensibilisation et d’information des usagers à travers la
diffusion de guides, de capsules pédagogiques et de communiqués de presse portant sur divers
aspects de la protection de la clientèle. Parmi les publications au titre de l’année 2024, figurent
le guide sur le comparateur des tarifs et dates de valeurs, ainsi qu’un communiqué conjoint avec
l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) alertant contre les pratiques illégales de collecte
de fonds promettant des rendements anormalement élevés.

Par ailleurs, dans le cadre de sa présence de place, la Banque a organisé plusieurs rencontres
d’information sur le cadre légal et réglementaire de la protection des consommateurs, le dispositif
opérationnel mis en place par la banque, en présence des représentants d’associations de protection
des consommateurs, de chambres de commerce, de la Confédération Générale des Entreprises du
Maroc (CGEM) et d’universités.

172
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

5. Facilitation de l’accès aux services financiers pour les personnes en situation de


handicap

Le secteur bancaire s’est engagé, sous l’impulsion de Bank Al-Maghrib, à respecter une charte
interbancaire au profit des personnes en situation de handicap, qui a pour objet de faciliter l’accès
et l’usage des produits et services bancaires à ce segment de clientèle.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la charte précitée, Bank Al-Maghrib a invité les banques à
mener des actions de sensibilisation de leurs réseaux, à mettre en place un dispositif dédié au
traitement des réclamations émanant de cette catégorie de clientèle ou de leurs associations
et à arrêter les plans d’accessibilité physique et numérique et procéder à leur déploiement.
Un reporting dédié à la mise en œuvre de ladite charte a été mis en place pour permettre à Bank
Al-Maghrib d’assurer le suivi.

6. Contrôles des obligations réglementaires régissant la relation banque-client

Bank Al-Maghrib a mené des missions de vérification afin de s’enquérir du respect par les
établissements de crédit contrôlés des dispositions légales et réglementaires, relatives à la clôture
des comptes, la délivrance des mains levées sur garantie et la disponibilité en langue arabe de la
documentation destinée à la clientèle.

Ces vérifications ont contribué à consolider les dispositifs de conformité des établissements
assujettis aux exigences réglementaires, tout en renforçant la protection des droits des
consommateurs.

7. Traitement des réclamations de la clientèle des établissements de crédit

En 2024, la Direction de la Supervision Bancaire a reçu 2.298 réclamations émanant de la clientèle,


contre 1.459 en 2023. Près de 70% des réclamations reçues, entrant dans le champ de compétences
du Centre Marocain de Médiation Bancaire (CMMB), lui ont été transférées pour traitement.
La typologie de ces réclamations se présente comme suit :

173
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Graphique n°156 :
Répartition par catégorie des réclamations des clients des établissements de crédit
reçues par Bank Al-Maghrib

10 7 12
3
4 3
19
18
22

31
33 27

40 36
35

2022 2023 2024

Fonctionnement de compte Conditions de crédit Moyens de paiement Bancassurance Autres

Les doléances portant sur le fonctionnement de comptes constituent la 1ère source des réclamations
reçues par Bank Al-Maghrib, totalisant 36% et concernent principalement les contestations de
soldes, de frais et commissions et la clôture de compte. Celles portant sur les conditions de crédit
ont représenté 27% et celles relatives aux moyens de paiement, les retraits GAB non servis et
l’utilisation des chèques, ont représenté 22%. Près de 87% des réclamations reçues émanent des
personnes physiques après 86% en 2023.

Au plan de la répartition géographique des réclamations, la région de Casablanca-Settat-Marrakech,


bien qu’en baisse significative, demeure prépondérante, avec une part de 29%, suivie de la région
de Rabat, dont la part est de 22%.

Graphique n°157 :
Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements de crédit déposées
auprès de Bank Al-Maghrib - Année 2024 (en %)

37

29 30

22 22
20

8 7 7
6 6 6

Casa-Settat- Rabat-Salé- Tanger-Tétouan- L'Oriental Fès-Meknès Autres*


Marrakech Kénitra Al Hoceima

2023 2024

(*) y compris les réclamations ne spécifiant pas l’adresse des plaignants.

174
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En 2024, le taux des réclamations dénouées en faveur des plaignants s’est établi à 74%, en hausse
après 70% en 2023.

Graphique n°158 :
Taux de dénouement en faveur des plaignants, des réclamations instruites par Bank Al-Maghrib (en %)

74

70

63

2022 2023 2024

8. Traitement des réclamations de la clientèle des établissements de crédit par


le Centre Marocain de Médiation Bancaire

A fin 2024, le Centre Marocain de Médiation Bancaire (CMMB) a reçu 5.084 dossiers complets, en
accroissement de 21,4%. Une part de 46% de ces dossiers a abouti à un accord transactionnel de
médiation, et 29% de ces dossiers n’ont pas pu être résolus. Pour 16% des dossiers, la procédure
de médiation est initiée et le Centre est en attente de retours des parties, et pour les 9% restant,
le traitement est en cours.

Graphique n°159 :
Répartition des dossiers reçus par le CMMB à fin 2024

9% Quote-part

453
16%
46%
817
Accords
Nombre Acte de Non Transaction
2 329
de dossiers
En attente de réponse des parties
Dossiers en instance de traitement
1 485

29%

Près de 33% des réclamations reçues par le CMMB concernent les conditions de crédit, suivies par
celles relatives au fonctionnement de compte (32%) puis aux moyens de paiement (21%).

175
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Graphique n°160 :
Evolution de la typologie des dossiers soumis à la médiation bancaire (en %)
43
41
39
34
33 32

21
18
16

5 6 5
2 2 2
0 0 1
Conditions Fonctionnement Moyens de Bancassurance Banque Divers
de crédit de comptes paiement digitale

2022 2023 2024

Les demandes de médiation bancaire sont principalement formulées par des clients personnes
physiques à hauteur de 89%, soit au même niveau qu’en 2023. Elles concernent des opérations
avec les banques à hauteur de 85% après 86% en 2023, et avec les sociétés de financement pour
13% après 12% en 2023.

Au niveau régional, 53% des demandeurs de médiation sont concentrés au niveau de l’axe
Casablanca-Rabat après 54% en 2023.

Graphique n°161 :
Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements de crédit déposées
auprès de CMMB
39
37

16 15
11 10 11
8 8 9
6 7 7 7
4 5

Casablanca- Rabat-Salé- Marrakech- Fès-Meknès Tanger-Tétouan- L’Oriental Agadir et Sud Autres


Settat Kénitra Safi-Beni Mellal Al Hoceima

2023 2024

176
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VI. Suite des contrôles

A l’issue des contrôles et vérifications opérés, 10 sanctions disciplinaires et 11 sanctions pécuniaires


ont été prononcées par Bank Al-Maghrib en 2024 à l’encontre de 9 banques, 2 sociétés de
financement et 1 établissement de paiement.

2022 2023 2024


Nombre de sanctions 12 16 21

Dont disciplinaires 7 12 10
Dont pécuniaires 5 4 11

Dont Banques 5 6 9
Dont Sociétés de financement 2 1 2
Dont Etablissements de paiement - 4 1
Dont Institutions de microfinance - 2 -

Ces sanctions ont porté notamment sur des lacunes au niveau du dispositif de lutte contre le
blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, du dispositif de gestion des cyber-
risques, la conformité à la réglementation prudentielle et le dispositif de gestion de la relation
banque-client.

2022 2023 2024

- Dispositif de lutte - Dispositif de lutte - Dispositif de lutte


contre le blanchiment contre le blanchiment contre le blanchiment
de capitaux et de de capitaux et de de capitaux et de
financement du financement du financement du
terrorisme. terrorisme. terrorisme.
- Dispositif de gestion - Dispositif du contrôle - Dispositif de gestion
Domaines couverts des cyber-risques. interne et de la des cyber-risques.
par les sanctions - Défaillances constatées gouvernance. - Conformité à la
au niveau du Système - Dispositif de gestion réglementation
d’information. de la relation banque- prudentielle.
- Dispositif de gestion client. - Dispositif de gestion
de la relation banque- de la relation banque-
client. client.

177
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

VII. Concertation avec les associations professionnelles


du secteur bancaire

En 2024, la concertation avec les associations professionnelles a porté sur les sujets d’actualité en
rapport avec les évolutions de la conjoncture et les réformes en cours.

Les échanges entre Bank Al-Maghrib et le Conseil du Groupement Professionnel des Banques du
Maroc (GPBM) ont porté notamment sur l’évolution de la conjoncture économique, l’activité, la
rentabilité et la solidité du secteur bancaire, les réformes bancaires et financières, les relations entre
les banques et leur clientèle, la sécurité des opérations bancaires et des paiements numériques
ainsi que les interactions et sujet d’intérêt communs avec les autorités et institutions nationales.

Bank Al-Maghrib a invité le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) à la création
en son sein d’une section dédiée aux banques et fenêtres participatives. Cette section a été chargée
d’assurer la coordination et le suivi des questions spécifiques à la finance participative entre les
opérateurs bancaires participatives de la place et avec les différentes parties prenantes, publiques
et privées. Les échanges avec cette instance ont porté sur le suivi des évolutions de marché, les
défis et enjeux du secteur notamment au plan fiscal, réglementaire et opérationnel.

Avec la Fédération Nationale des Associations de Micro-crédit (FNAM), les échanges ont porté sur
les impacts du contexte socioéconomique sur l’activité, les résultats et les risques du secteur de la
microfinance. Les échanges ont également couvert les réalisations en matière d’inclusion financière
ainsi que les réformes, en particulier les décrets d’application de la loi sur la microfinance et le
cadre fiscal.

Avec l’Association Professionnelle des Etablissements de Paiement (APEP), les échanges ont porté
sur la réforme relative aux comptes de paiement et au réseau en vue de recueillir le feedback des
acteurs sur les projets d’amendements.

178
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

VIII. Coopération internationale

En 2024, Bank Al-Maghrib a pris part à des manifestations et événements internationaux portant
sur des thématiques d’intérêt pour les autorités de supervision, en lien notamment avec les
domaines de la gestion des risques, de l’intégrité financière, de la finance verte, de la digitalisation
de la résolution bancaire et de la finance participative.

1. Contribution aux réseaux des Banques Centrales et groupes des superviseurs


régionaux

Bank Al-Maghrib a participé à la 27ème édition de la Conférence des Gouverneurs des Banques
centrales francophones, organisée sous le thème « Les Banques centrales francophones face à
de nouveaux défis : quelles réponses ? ». Les échanges ont porté notamment sur les nouveaux
défis macroéconomiques, l’indépendance des banques centrales et la lutte contre le changement
climatique.

En tant que membre de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), Bank Al-Maghrib
a participé à la 46ème réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs, tenue à l’île Maurice ainsi
qu’à la réunion annuelle de la Communauté des Superviseurs Bancaires Africains52 en Zambie.
Les sujets discutés lors de ces réunions ont porté sur les questions d’actualité qui affectent le
continent africain notamment les risques croissants pour la stabilité financière en lien avec le nexus
souverain, la cybersécurité et les risques financiers liés au climat. La Banque a également pris part
à la réunion annuelle du groupe de travail sur la supervision bancaire transfrontalière de l’ABCA
visant à améliorer la coopération transfrontalière entre les régulateurs africains, tenue à Pretoria.

La Banque a participé à la réunion plénière du Groupe des Superviseurs Bancaires Francophones


(GSBF), tenue à l’île Maurice. À cette occasion, Bank Al-Maghrib et la Banque de Maurice ont publié
un rapport conjoint intitulé : « La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du
terrorisme au sein des juridictions du GSBF ». Ce rapport présente les retours d’expérience des
deux institutions et les bonnes pratiques en lien avec le processus de suivi renforcé du Groupe
d’Action Financière (GAFI).

Par ailleurs, la Banque a participé à la 19ème réunion de haut niveau pour l’Afrique, organisée
par le Comité de Bâle et l’Institut de stabilité financière relevant de la Banque des Règlements
Internationaux (BRI), en coordination avec la Banque centrale sud-africaine, à Cape Town. Cette
rencontre a abordé les thématiques afférentes aux enseignements tirés des récentes faillites
bancaires aux États-Unis et en Suisse, les exercices de simulation de crise, ainsi que les pratiques
de gestion des risques financiers liés au climat et leurs implications pour la supervision bancaire.

52 La Communauté des Superviseurs Bancaires Africains (CSBA) a été établie par l’Association des Banques Centrales Africaines
(ABCA), avec l’appui du Partenariat Making Finance Work For Africa (MFW4A), pour contribuer aux efforts actuels de
renforcement des cadres de régulation bancaire et de supervision du continent.

179
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Aussi, la Banque a participé à la 19ème réunion du Groupe régional de stabilité financière des pays
arabes, adossé au Fonds Monétaire Arabe (FMA), tenue à Abou Dhabi. Cette rencontre a réuni
des banques centrales arabes, du FMA, du Conseil de Stabilité Financière, de l’Institut de Stabilité
Financière et du Comité de Bâle, autour des thématiques de la gestion des risques systémiques, la
gestion de crise et les monnaies digitales de banques centrales.

Dans ce sillage, la Banque a pris part à la réunion annuelle du Comité des Superviseurs Arabes,
tenue à Abou Dhabi. Lors de cette réunion, Bank Al-Maghrib a partagé son expérience en matière
de résolution et de traitement des difficultés bancaires.

Sur un autre plan, Bank Al-Maghrib a coorganisé, avec le Centre d’économie et de finance du
Moyen-Orient relevant du Fonds Monétaire International (FMI), un séminaire régional à Rabat, sous
le thème « Développement du marché de la fintech et implications politiques ». Cet évènement a
permis d’aborder les évolutions récentes du marché des fintechs, en particulier dans les domaines
des paiements et du financement.

2. Contribution à des réseaux internationaux de Banques centrales

La Banque a participé à la 23ème Conférence internationale des superviseurs bancaires, tenue à


Bâle, sous le thème « 50 ans du Comité de Bâle : se projeter dans l’avenir en observant le passé ».
Cette conférence a été l’occasion de se pencher sur les Principes fondamentaux révisés pour un
contrôle bancaire efficace, publiés par le Comité de Bâle en avril 2024, et d’échanger sur les enjeux
et préoccupations actuels en matière de supervision bancaire.

La Banque a également participé à la 23 ème Conférence internationale annuelle sur les défis
réglementaires pour le secteur financier, organisée par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire
International (FMI) et la Réserve Fédérale américaine, à Washington, sous le thème « Renforcer
les fondamentaux et s’adapter à un paysage de risque dynamique ». Cette conférence a permis
aux Banques centrales et régulateurs du secteur financier d’échanger sur les risques émergents,
notamment ceux liés à la technologie et au climat, et d’examiner les priorités en matière de
surveillance et de réglementation.

180
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 25 :
Principes fondamentaux révisés du Comité de Bâle
pour un contrôle bancaire efficace

Les principes fondamentaux du Comité de Bâle pour un contrôle bancaire efficace


servent de référence aux autorités de supervision pour évaluer la solidité de leurs
cadres réglementaires et de surveillance. Ils sont également utilisés par le FMI et la
Banque Mondiale dans le cadre du Programme d’évaluation du secteur financier
(FSAP) pour apprécier l’efficacité des systèmes et des pratiques de supervision
bancaire dans les différentes juridictions.
Lors de la 23ème Conférence internationale des superviseurs bancaires, tenue le 25
avril 2024 à Bâle, le Comité de Bâle a adopté une version révisée de ces principes,
remplaçant celle publiée en 2012.
Les révisions apportées visent principalement à intégrer les risques émergents,
notamment les risques financiers, digitaux et climatiques, à renforcer la gestion du
risque systémique et la supervision macroprudentielle, à encadrer la surveillance
des risques liés aux institutions financières non bancaires ainsi qu’à améliorer
les pratiques de gestion de risques, en particulier en matière de gouvernance, de
transactions avec les parties liées, d’information financière et de transparence.

Dans le domaine de la finance verte, Bank Al-Maghrib a participé à la 23ème réunion du Comité de
pilotage du Réseau des Banques Centrales et des superviseurs pour le verdissement du système
financier (NGFS). Les échanges ont principalement porté sur les activités et publications du réseau
en lien avec l’adaptation au changement climatique, les risques liés à la nature, les données
climatiques et les scénarios climatiques.

La Banque a également pris part à la 9ème réunion du Groupe de travail sur la finance verte inclusive
de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), tenue à l’île Maurice. Les discussions ont porté sur les
politiques de finance verte inclusive, les stratégies d’adaptation au changement climatique, ainsi
que les mécanismes de soutien aux populations vulnérables à travers des instruments financiers
durables.

Dans le domaine de la protection du consommateur, la Banque est membre du groupe de travail


ad hoc relevant de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), organisme avec lequel elle collabore
sur différentes thématiques notamment la gestion des plaintes par les Banques Centrales, la
protection des consommateurs des services financiers digitaux et la transparence de l’information
sur les services bancaires.

181
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

3. Partage d’expériences dans des manifestations et évènements régionaux et


internationaux

Au cours de l’année 2024, la participation de Bank Al-Maghrib à plusieurs manifestations et


événements lui a permis de partager son expérience en matière de supervision bancaire,
notamment dans le domaine de la finance verte et l’intégrité financière.

Dans le domaine de la finance verte, Bank Al-Maghrib est intervenu au cours des événements
suivants :

• La 29ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29), organisée à
Bakou, au cours de laquelle la Banque a présenté son expérience en matière d’évaluation des
risques climatiques dans le secteur bancaire ;
• La 3ème réunion du réseau du Fonds Monétaire Arabe (FMA) sur la finance verte et durable. Lors
de cette réunion, Bank Al-Maghrib a partagé son expérience en matière de promotion de la
finance verte et a présenté les travaux du Réseau des Banques centrales et des superviseurs
pour le verdissement du système financier (NGFS) et ses perspectives sur la communication
financière liée au climat ainsi que les risques associés à l’écoblanchiment (greenwashing) ;
• Le Forum politique global de l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), tenu au Salvador, au
cours duquel la Banque a animé la réunion du Groupe de travail sur la finance verte inclusive et
a partagé son expérience dans ce domaine.
Dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
(LBC-FT), Bank Al-Maghrib est intervenu lors de la 39ème plénière du Groupe d’Action Financière du
Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), et les réunions de ses principaux groupes de
travail portant sur les évaluations mutuelles, l’évaluation des risques, les typologies et tendances en
matière de LBC-FT. À cette occasion, Bank Al-Maghrib a présenté l’expérience du secteur financier
marocain en matière d’évaluation des risques BC-FT, dans le cadre des travaux du Comité des
risques, présidé par le Maroc.

4. Partage d’expérience bilatérale avec des autorités homologues

Bank Al-Maghrib a organisé, en collaboration avec la Banque d’Angleterre, un atelier virtuel au profit
de banques centrales de la région d’Afrique et Moyen Orient sur le thème « La cyber-résilience des
banques ». Lors de cet atelier, la Banque a présenté le dispositif de supervision du cyber-risque au
niveau du secteur bancaire marocain.

À l’occasion de la visite du Gouverneur de la Banque d’Espagne au Maroc, Bank Al-Maghrib a


organisé une conférence de haut niveau à Rabat, sur le thème « L’impact macroéconomique du
changement climatique » en faveur notamment de la communauté bancaire et d’affaires espagnole
établie au Maroc.

182
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En 2024, Bank Al-Maghrib a organisé plusieurs visites d’études et missions d’assistance technique
au profit de banques centrales et d’organismes partenaires, notamment :

• Une visite d’études de la délégation du Comité National Économique et Financier du Cameroun,


axée sur la gestion du risque de crédit ;
• Une mission d’assistance technique en faveur de la Banque Centrale du Burundi, portant sur
la mise en place d’un Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution ;
• Une visite d’études de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), consacrée
à la supervision des activités de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) ;
• Une visite d’échange avec la Cellule de Renseignement Financier du Sénégal, centrée sur
les questions d’intégrité financière.
La Banque a également participé à plusieurs visites d’étude et ateliers internationaux,
notamment :

• Une visite d’étude organisée par l’Agence Française de Développement (AFD), en partenariat
avec le Ministère de l’Economie et des Finances, l’Autorité de Contrôle des Assurances et de
la Prévoyance Sociale (ACAPS), l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et le
Ministère de la Transition Énergétique, à Paris, consacrée à la taxonomie verte. Cette visite a
inclus des sessions de formation animées par des experts en finance durable, ainsi que des
retours d’expérience de régulateurs tels que l’Autorité française des Marchés Financiers (AMF)
et l’Autorité française de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
• Un atelier de partage d’expériences, organisé avec la Cellule de Renseignement Financier du
Portugal, en collaboration avec l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF) et les
autorités marocaines de supervision du secteur financier ;
• Une mission d’assistance technique, en partenariat avec la Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement (BERD), visant à appuyer l’opérationnalisation du régime
de résolution bancaire ;
• Une visite organisée par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) en collaboration
avec la Commission américaine des contrats à terme sur les matières premières, auprès de
plusieurs régulateurs et opérateurs du marché des dérivés américains, à New York.
• Un séminaire organisé par la Société Marocaine de Gestion des Fonds de Garantie des Dépôts
Bancaires (SGFG) en collaboration avec l’Association Internationale des Organismes de Garantie
des Dépôts (IADI), visant à présenter les principales réformes mises en œuvre dans le domaine
de la garantie des dépôts pour garantir une meilleure protection des déposants et renforcer la
résilience du secteur bancaire.

183
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

5. Coopération avec les Instances internationales de normalisation de la finance


participative

Dans le cadre de sa coopération avec les instances internationales de normalisation en matière de


finance participative, Bank Al-Maghrib a pris part à la 44ème réunion du Conseil d’administration et à
la 22ème Assemblée Générale du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB), organisées par la
Banque Centrale de Djibouti. Lors de cette réunion, il a été acté la nomination de Monsieur le Wali
de Bank Al-Maghrib en tant que Président du Conseil d’Administration de l’IFSB pour l’année 2025.

Par ailleurs, la Banque a contribué à l’animation d’un webinaire sur la gouvernance Charia des
banques participatives, organisé en marge d’un séminaire de l’IFSB en faveur des autorités de
régulation et de supervision membres. À cette occasion, elle a présenté l’expérience marocaine en
matière de gouvernance Charia.

IX. Moyens humains et techniques de la supervision bancaire

1. Structure organisationnelle

En vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations climatiques dans l’évaluation de la
stabilité financière, Bank Al-Maghrib a mis en place, dans son plan organisationnel de 2024, un
nouveau département chargé de la régulation et de l’évaluation des risques financiers liés au climat
et à l’environnement, ainsi que de l’accompagnement du secteur bancaire sur les questions de
financement de l’atténuation, de l’adaptation et de la transition climatique, et de la coordination
des actions avec les parties prenantes nationales et internationales.

De même, afin de mieux accompagner le développement de l’innovation technologique, Bank


Al-Maghrib a érigé, dans le cadre de sa réorganisation, un département dédié à la régulation de la
finance digitale. Cette nouvelle entité se charge de l’octroi des agréments, de la réglementation et
de la surveillance des fintechs ainsi que du traitement des questions de cybersécurité au sein du
secteur bancaire.

184
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

2. Moyens humains de la supervision bancaire

L’effectif de la Direction de la Supervision Bancaire s’est établi, à fin décembre 2024 à 93 personnes,
dont 59% sont des femmes.

La répartition des effectifs est restée stable avec près de deux tiers chargés des activités de
contrôle des établissements de crédit et organismes assimilés, 24% en charge des travaux de la
réglementation et des études et 10% affectés aux activités support.

Environ 72% de cet effectif est d’un âge inférieur à 45 ans et 77% d’une ancienneté de plus de 5 ans.
Les agents de la DSB sont à 88% titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à Bac+5.

3. Formation des superviseurs

Bank Al-Maghrib a continué à attacher une importance primordiale à la formation continue de ses
agents dans un contexte marqué par une évolution permanente des normes bancaires nationales
et internationales et des pratiques de supervision ainsi que l’émergence de nouvelles tendances
et de nouveaux risques.

Au cours de l’année 2024, l’effort de formation est resté soutenu. Près de 87% de l’effectif de la
Direction de la Supervision Bancaire a bénéficié d’au moins une formation.

Encadré n° 26 :
Thématiques de formation des superviseurs

Le plan de formation a couvert, cette année, une série d’actions dans les domaines
liés à la supervision bancaire, notamment :
• Prudentiel :
- Processus de surveillance prudentielle ;
- Approche micro-prudentielle ;
- Stress tests prudentiels des contreparties centrales ;
- Redressement et résolution : cas des établissements de crédit ;
- Préparation des stratégies de résolution de crise Bancaire ;
- 23ème Conférence internationale des superviseurs bancaires ;
- 23ème Conférence internationale sur les défis réglementaires.

185
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 26 (suite)

• Durabilité :
- Changement climatique, dégradation de la nature et politiques environnementales ;
- Macroéconomie du changement climatique : politiques au MENA ;
- Taxonomie verte.
• Digital et innovations technologiques :
- Utilisation des technologies innovantes dans la supervision financière ;
- Digitalisation des services financiers : microfinance ;
- Le paiement digital en tant que levier de l’inclusion financière ;
- Inclusion financière et règlementation des Fintechs ;
- Programme de certification avancé sur les Fintechs ;
- Développement du marché de la Fintech et implications réglementaires ;
- Accélération de l’innovation responsable grâce à la technologie réglementaire ;
- Intelligence artificielle, Banques Centrales et réglementation financière.
• Cybersécurité
- Développement des Compétences Nationales en Cybersécurité ;
- Cyber résilience du secteur financier.
• Intégrité financière :
- Certification Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement
du Terrorisme ;
- Lutte contre le blanchiment de capitaux ;
- Renforcement du système LBC-FT ;
- Workshop sur les typologies et le renforcement LBC FT.
• Gouvernance :
- Formation sur le SMAC selon la norme ISO 37001 ;
- Gouvernance d’entreprise et efficacité du conseil d’administration 2024.

186
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

4. Moyens techniques :

Dans le cadre de la mise à niveau du système d’information de la Direction de Supervision Bancaire,


Bank Al-Maghrib a entrepris en 2024 un projet de mise en place d’une solution informatique
intégrée couvrant les activités essentielles de la Direction.

La Banque a fait le choix d’un progiciel informatique largement utilisé par d’autres autorités de
supervision bancaire.

Encadré n° 27 :
Système d’information de la supervision bancaire

Le projet vise les principaux apports suivants :


• Gestion Centralisée des Données : La collecte des données sera optimisée via
un portail unique, intégrant des contrôles standardisés pour assurer la fiabilité
et l’exhaustivité des reportings et documents réglementaires soumis par les
établissements assujettis au contrôle de Bank Al-Maghrib.
• Gestion des Agréments et Approbations : Le système intégrera des
fonctionnalités dédiées à la gestion des demandes d’agrément et d’approbation,
complétée par un registre centralisé des informations d’identification des
établissements contrôlés.
• Surveillance Basée sur le Risque : La surveillance du secteur bancaire sera
renforcée par un système de notation modernisé et des outils améliorés pour
l’évaluation proactive des risques.
• Optimisation du Contrôle sur Place : Les missions de contrôle sur place
bénéficieront d’un suivi structuré des recommandations issues des contrôles,
favorisant le pilotage de leur mise en œuvre dans les délais.

Par ailleurs, la Banque s’est engagée dans une démarche dite Suptech (Suptech Supervisory
Technology) portant sur l’usage des nouvelles technologies au service de la supervision et
dont l’objectif est d’augmenter ses capacités de supervision grâce aux nouvelles technologies.
Les premiers outils en développement portent sur l’exploration des apports de l’intelligence
artificielle au niveau des missions de contrôle sur place, des dispositifs de lutte contre le blanchiment
des capitaux des assujettis, la veille réglementaire et l’analyse des rapports annuels reçus des
établissements de crédit et organismes assimilés.

187
Partie 2 : Evolution du cadre de supervision des établissements de crédit et organismes assimilés

Encadré n° 28 :
L’intelligence Artificielle « IA »

La norme ISO 42001 spécifiant les exigences pour la mise en place d’un système
de management, définit l’Intelligence Artificielle comme une technologie qui
permet aux machines d’effectuer des tâches qui nécessitent normalement
l’intelligence humaine, telles que la perception, le raisonnement, l’apprentissage
et la prise de décision.

Selon l’Union Internationale des Télécommunications, l’IA est une technologie


qui permet aux systèmes de percevoir, de raisonner, d’apprendre et d’agir de
manière autonome ou semi-autonome pour atteindre des objectifs spécifiques.

Ainsi, les principes clés de l’IA se présentent comme suit :


- La capacité d’apprentissage des machines à partir de données ;
- La capacité de prendre des décisions autonomes.

Aujourd’hui, l’IA constitue un secteur en pleine expansion, tant par la diversité


de ses applications que par son poids économique croissant. Elle connaît un
essor particulièrement marqué dans le domaine financier, où elle représente une
innovation de rupture porteuse de nombreuses opportunités.

Dans l’industrie bancaire, les principaux cas d’usage concernent l’amélioration


de la relation client et de l’expérience utilisateur, l’automatisation des processus
internes, l’optimisation de la productivité, le renforcement de la conformité et
une meilleure maîtrise des risques.

Par ailleurs, l’IA soulève également des enjeux majeurs, notamment en matière
de gouvernance, de qualité et de provenance des données utilisées, ainsi que de
protection des données personnelles. Ces risques appellent à une régulation et
une supervision accrues.

A cet effet, l’Union européenne a publié en juillet 2024 l’AI Act, également
appelé « Réglementation européenne sur l’Intelligence Artificielle ». Il classe les
systèmes d’Intelligence Artificielle selon leur niveau de risque, et impose aux
entreprises des exigences de transparence, d’auditabilité et de supervision. Il
s’agit du premier cadre juridique au monde spécifiquement conçu pour encadrer
l’utilisation des systèmes d’intelligence artificielle.

188
Annexes
192
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 1. Organigramme de la Direction Supervision Bancaire

Adjoint et
Intérimaire
du Directeur
Directeur

Chargé des projets


Adjoint par
Adjoint digitaux de la
Intérim du
du Directeur supervision bancaire
Directeur

Chargé du dispositif
Spécialiste Surveillace
d’évaluation du capital
Bancaire
interne

Spécialiste Résolution Spécialiste


Bancaire Réglementation
Prudentielle

Service de la Service du Contrôle Service de Pilotage


Résolution Bancaire Interne et Support et de Normalisation

Département
Département Département de de la Département
Département Département Département
de la Département du la Surveillance Surveillance des de la
de la Régulation des Etudes et de la Régulation
Réglementation Contrôle sur des Banques Banques Non Régulation
de la Finance des Risques de la Finance
et des Place Systémiques Systémiques de la Finance
Agréments Participative Digitale
et Autres Climat
Etablissements

Service des Service de la


Service Service de la Régulation et
Etudes et
Service de la Equipes de Service du Service des des Etudes Régulation et Surveillance
Relations avec
Réglementation contrôleurs sur Groupe Banques Bancaires et Accompagnement des Risques
les Instances de
Prudentielle place AttijariWafa Privées non du Risque de des Services Financiers liés
la Finance
Bank Systémiques Crédit Financiers au Climat et à
Participative
Digitaux l’Environnement

Service de Service de la
Service des l’Evaluation Service des
Service de la Service du Surveillance des
Service de la Service du Etablissements des Risques Plateformes Etudes et
Surveillance des Contrôle des
Réglementation Groupe Bank de Crédit Publics Financiers et et Opérateurs Coordination
Banques Pratiques de
of Africa et Organismes des Modèles des Services avec les Parties
Comptable Participatives Marché Assimilés des Banques Financiers Prenantes
Digitaux

Service des Service du


Service du
Agréments Suivi des Service de Service de la
Groupe Service du
et des Réclamations de l’Intégrité Cybersécurité
Banques Micro-Crédit
Approbations la Clientèle Financière
Populaires

Service de Service du Suivi Service des


la Veille et des Plans de Etablissements Service de
des Etudes Redressement Non adossés et la Maîtrise
Réglementaires de Paiement d’Ouvrage

Service des
Risques
Transfrontaliers

193
Annexes

Annexe 2. Liste des établissements de crédit et organismes assimilés


Banques
Dénomination sociale Adresse du siège social
AL BARID BANK 798, Angle Boulevard Ghandi et Boulevard Brahim Roudani -
Casablanca
ARAB BANK PLC 174, Boulevard Mohamed V - Casablanca
ATTIJARIWAFA BANK 2, Boulevard Moulay Youssef - Casablanca
BANCO SABADELL Twin Center, Tour Ouest, 12éme étage - Casablanca
BANK AL-AMAL 288, Boulevard Mohamed Zerktouni - Casablanca
BANQUE CENTRALE POPULAIRE « B.C.P » 101, Boulevard Mohamed Zerktouni - Casablanca
BANK OF AFRICA « BOA » 140, Avenue Hassan II - 20 000 - Casablanca
BANQUE MAROCAINE POUR LE COMMERCE ET L’INDUSTRIE « B.M.C.I » 26, Place des Nations Unies - Casablanca
BANQUE POPULAIRE DU CENTRE SUD Avenue Hassan II - B.P 246 - 80 000 - Agadir
BANQUE POPULAIRE DE FES-MEKNES Avenue des FAR, B.P 276 - Ville nouvelle - 30 000 - Fès
BANQUE POPULAIRE DE LAAYOUNE 27, Avenue de la Mecque, 70 000 - Laâyoune
BANQUE POPULAIRE DE MARRAKECH - BENI MELLAL Avenue Abdelkrim Khattabi, Route de Casablanca, B.P 480 - 40 001
- Marrakech
BANQUE POPULAIRE DE NADOR-Al HOCEIMA Route Principale Nador, Taouima - 62 000 - Nador
BANQUE POPULAIRE D’OUJDA 34, Boulevard Derfoufi, B.P 440 - 60 000 - Oujda
BANQUE POPULAIRE DE RABAT - KENITRA 3, Avenue Trabless, B.P 6 - 11 100 - Rabat
BANQUE POPULAIRE DE TANGER-TETOUAN 76, Avenue Mohamed V, B.P 313 - 90 000 - Tanger
CAJA DE AHORROS Y PENSIONES DE BARCELONA « CAIXA BANK, S.A» 179, Boulevard d’Anfa - Casablanca
CDG CAPITAL Place Moulay El Hassan - Tour Mamounia - Rabat
CFG GROUP 5-7, Rue Ibnou Toufail - Casablanca
CITIBANK MAGHREB Lotissement Attaoufik- Imm. I - Ensemble immobilier Zenith
Millénium -Sidi Maârouf - Casablanca
CREDIT AGRICOLE DU MAROC « CAM » Place des Alaouites, B.P 49 - 10 000 - Rabat
CREDIT DU MAROC 48-58, Boulevard Mohamed V - Casablanca
CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER « C.I.H » 187, Avenue Hassan II - Casablanca
FONDS D’EQUIPEMENT COMMUNAL « F.E.C » Espace Oudaya, Angle Avenue Ben Barka et Avenue Annakhil -
Hay Ryad - Rabat
BCP SECURITIES SERVICES 27, Boulevard Moulay Youssef, 20 060 - Casablanca
SOCIETE GENERALE MAROCAINE DE BANQUES « SGMA » 55, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
UNION MAROCAINE DE BANQUES « U.M.B » 36, Rue Tahar Sebti - Casablanca

Banques et fenêtres participatives


Dénomination sociale Adresse du siège social
AL AKHDAR BANK Angle Avenue Alger et rue d'Oran, Hassan - Rabat
ARREDA 48-58, Boulevard Mohamed V - Casablanca
BANK AL YOUSR 162, Rue Molière, Angle Boulevard Anfa - Casablanca
BANK AL-TAMWEEL WA AL-INMA 157, Avenue Hassan II - Casablanca
BANK ASSAFA 19, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
DAR AL-AMANE 55, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
NAJMAH 26, Place des Nations Unies - Casablanca
UMNIA BANK 397, Route El Jamia (Ex Route d'El Jadida) - Casablanca
SANAD TAMWIL CCG Centre d'Affaires, Boulevard Ar Ryad, Hay Ryad - Rabat

194
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Sociétés de crédit à la consommation


Dénomination sociale Adresse du siège social

AXA CREDIT 120-122, Avenue Moulay Hassan II - Casablanca

DAR SALAF S.A 207, Boulevard Zerktouni - Casablanca

EQDOM SA 127, Angle Bd Zerktouni et rue Ibnou Bouraîd - 20100 - Casablanca

RCI FINANCE MAROC S.A 44, Bd Khaled Bnou Loualid - Aïn Sebaa - Casablanca

SALAF AL MOUSTAKBAL S.A. 20, Boulevard de La Mecque - Laâyoune

SALAFIN Zenith Millenium, Immeuble 8, Sidi Maarouf - Casablanca

SOCIETE DE FINANCEMENT D’ACHATS A CREDIT « SOFAC-CREDIT » 57, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca

SOCIETE DE FINANCEMENT NOUVEAU A CREDIT « FNAC » Sahat Rabia Al Adaouia, Résidence Kays Agdal - Rabat

SOCIETE NORDAFRICAINE DE CREDIT « SONAC » 29, Boulevard Mohamed V - Fès

SOCIETE REGIONALE DE CREDIT A LA CONSOMMATION « SOREC-


256, Bd Zerktouni - Casablanca
CREDIT »

VIVALIS SALAF 369, Boulevard Zerktouni - Casablanca

WAFASALAF 72, Angle rue Ram Allah et Boulevard Abdelmoumen - Casablanca

Sociétés de crédit immobilier


Dénomination sociale Adresse du siège social

ATTIJARI IMMOBILIER 2, Boulevard Moulay Youssef - Casablanca

WAFA IMMOBILIER 112, Angle boulevard Abdelmoumen et rue Rembrandt - Casablanca

Sociétés d’affacturage
Dénomination sociale Adresse du siège social

ATTIJARI FACTORING 2, Boulevard Moulay Youssef - Casablanca

63, Boulevard Moulay Youssef - Résidence Adriana 1er étage -


MAROC FACTORING
CP. 20 060 - Casablanca

CAM FACTORING 63, Place des Alaouites - B.P. 49 - Rabat

195
Annexes

Sociétés de crédit-bail
Dénomination sociale Adresse du siège social
Lotissement La Colline II, Lot N°3, Route de Nouaceur - Sidi Maarouf -
BMCI- LEASING
Casablanca
COMPAGNIE MAROCAINE DE LOCATION D’EQUIPEMENT « MAROC-
57, Angle Rue Pinel et Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
LEASING »
CREDIT DU MAROC LEASING ET FACTORING 48-58 boulevard Mohammed Zerktouni - Casablanca
SOCIETE GENERALE DE LEASING DU MAROC « SOGELEASE MAROC » 55, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
SOCIETE MAGHREBINE DE CREDIT -BAIL (LEASING) « MAGHREBAIL » 45, Boulevard Moulay Youssef - Casablanca
39-41, Angle boulevard Moulay Youssef & rue Abdelkader El Mazini,
WAFABAIL
20100 - Casablanca
CAM LEASING 1, Place Bandoeng - Casablanca
SCANIA Autoroute Casa-Rabat, Km 14 - Casablanca

Sociétés de cautionnement
Dénomination sociale Adresse du siège social
FINEA 101, Boulevard Abdelmoumen - Casablanca

Autres sociétés de financement


Dénomination sociale Adresse du siège social
SOCIETE DE FINANCEMENT POUR LE DEVELOPPEMENT AGRICOLE
28, Rue Abou Faris Al Marini, BP 49 - Rabat
« S.F.D.A »
DAR ASSAFAA LITAMWIL 4, rue Sanaa - Casablanca
JAIDA Place Moulay Hassan, Imm. Dalil - Rabat

Banques offshore
Dénomination sociale Adresse du siège social
ATTIJARI INTERNATIONAL BANK (ATTIJARI I.B B.O.S) 58, Boulevard Pasteur - Tanger
BMCI - BANQUE OFFSHORE- GROUPE BNP (BMCI B.O.S) Zone franche de Tanger, Route de Rabat - Tanger
CHAABI INTERNATIONAL BANK Lot 45D Zone Franche d'exportation, Route de Rabat – Tanger
CREDIT DU MAROC OFFSHORE – BANQUE OFFSHORE (B.I.T B.O.S) Angle Avenue Mohamed V et Rue Moussa Bnou Noussair - Tanger
SOCIETE GENERALE OFFSHORE 58, Avenue Mohamed V - Tanger
SUCCURSALE OFFSHORE DE LA BMCE (SUCCURSALE O.S BMCE) (BMCE
Zone Franche d'exportation, Boukhalef route de Rabat - Tanger
TANGER OFFSHORE)

196
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Associations de Micro-Crédit
Dénomination sociale Adresse du siège social
ALAMANA MICROFINANCE 40, Avenue Al Fadila - CYM - 10130 - Rabat
FONDATION AL KARAMA POUR LA MICROFINANCE 38 Avenue Abdelmounen, Immeuble Al Amal, appt n°23,
4ème étage, Hassan - Rabat
ASSOCIATION DE MICRO-FINANCE OUED-SROU « AMOS » Avenue zerktouni, immeuble 2, Appartement n°4 - Khénifra
ASSOCIATION ISMAILIA DE MICRO-CREDIT 115, Boulevard Lahboul - Meknès
ATTADAMOUNE MICROFINANCE 1,Rue Abi Dar El Ghoufari, 1er étage, Quartier Prince Héritier - Fès
BRJ MICROFINANCE 82, rue Soumaya, Angle Boulevard Abdelmoumen - Casablanca
FONDATION ARRAWAJ DE LA FINANCE INCLUSIVE Immeuble Saraya Angle Boulevard Riad et Avenue Alarz - Hay Riad
- Rabat
FONDATION ARDI MICRO-CREDIT Avenue Hassan II , Hay Ibn Sina, Rue Iran - Témara Centre
MICROFINANCE FONDATION BANQUE POPULAIRE POUR LE MICRO- 3,Rue Docteur Veyre-Résidence Patio - Casablanca
CREDIT « FBPMC »
ASSOCIATION MICROFINACE DU NORD « ATTISSIR » 6, Rue Rachid Réda, Résidence Hayat 2 entresol, appt. N° 34 -
Tanger
INSTITUTION MAROCAINE D'APPUI A LA MICRO-ENTREPRISE « INMAA » Angle Rue Maâmora et Rue Elizabeth II, Immeuble A, 2ème etage,
Appt n°2 - Kénitra

Etablissements de paiement offrant des produits et services de paiement


Dénomination sociale Adresse du siège social
BARID CASH Angle Boulevard Hassan II et Boulevard de Paris - Casablanca
CASH PLUS SA 1, Angle Boulevard Abdelmoumen, Rue des Pléiades - Quartier
des Hôpitaux, 3ème étage - Casablanca
CENTRE MONETIQUE INTERBANCAIRE 8, Angle venue Moulay Rachid et rue Bab Al Mansour - Casablanca
DAMANE CASH 18, Angle Boulevard Lalla Yacout et Rue Mohammed Belloul
(ex Pegoud) - Casablanca
LANA CASH 187 Avenue Hassan II - Casablanca
MAROC TRAITEMENT DE TRANSACTIONS "M2T" Espace Perla, La Colline, lot n°22, Sidi maarouf - Casablanca
MAYMOUNA SERVICES FINANCIERS Immeuble Saraya, Angle Boulevard Riad et Avenue Al arz Hay Riad
- Rabat
MT CASH Avenue Annakhil, Hay Riad - Rabat
NAPS SA 16, Rue Abdelhak Ben Mahyou, Palmier - Casablanca
ORANGE MONEY MAROC Lotissement la colline, Immeuble les 4 temps, 6éme étage, Sidi
Maârouf - Casablanca
WAFA CASH 15, Rue Driss Lahrizi - Casablanca
WANA MONEY Lotissement La Colline 2, Sidi Maarouf - Casablanca
CHARI MONEY Zone Industrielle, Ouled Saleh - 27182 - Bouskoura
Vantage Payment system 200 Boulevard Ghandi - Casablanca
MAZMA TECHNOLOGIES 122 Boulevard d'Anfa - 20 000 - Casablanca
AL FILAHI CASH Place des Alaouites B.P 49, 10 000 - Rabat

197
Annexes

Autres établissements de paiement spécialisés, exclusivement, en matière de transfert


de fonds
Dénomination sociale Adresse du siège social
MEA FINANCES SERVICES Résidence Hadi n°27, Rue Salim Cherkaoui, 6éme étage - Casablanca
282, Boulevard de la Résistance et Angle Rue de Strasbourg -
TRANSFERT EXPRESS
Casablanca

Autres établissements de crédit


Dénomination sociale Adresse du siège social
CAISSE DE DEPOT ET DE GESTION Place Moulay el Hassan - Rabat
SOCIETE NATIONALE DE GARANTIE ET DU FINANCEMENT
Boulevard Ar Ryad, Hay Ryad - Rabat
DE L'ENTREPRISE

Annexe 3. Evolution du nombre d’établissements de crédit et organismes


assimilés
2020 2021 2022 2023 2024

Banques 19 19 19 19 19

Banques à capital majoritairement étranger (*) 7 7 7 7 7

Banques à capital majoritairement public 5 5 5 5 5

Banques participatives 5 5 5 5 5

Sociétés de financement 27 28 29 29 29

Sociétés de crédit à la consommation 12 12 13 12 12

Sociétés de crédit-bail 7 7 7 8 8

Sociétés de crédit immobilier 2 2 2 2 2

Sociétés de cautionnement 1 1 1 1 1

Sociétés d’affacturage 2 3 3 3 3

Autres sociétés 3 3 3 3 3

Banques offshore 6 6 6 6 6

Associations de micro-crédit 12 11 11 11 11

Etablissements de paiement 20 18 18 16 18

Sociétés de financement collaboratif 0 0 0 0 3

Autres établissements (**) 2 2 2 2 2

Total 91 89 90 88 93

(*) dont 3 dotées d’une fenêtre participative.


(**) dont 1 doté d’une fenêtre de garantie participative.

198
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 4. Évolution des emplois des banques (activité Maroc)


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 230.942 229.657 253.140 10,2

Créances sur la clientèle 950.492 996.759 1.043.787 4,7

Portefeuille-titres 411.446 437.665 507.873 16,0

Dont Bons du Trésor 240.480 251.269 287.513 14,4

Valeurs immobilisées 31.267 33.128 35.026 5,7

Autres actifs 55.931 58.924 68.897 16,9

Total-actif 1.680.078 1.756.133 1.908.723 8,7

Rubriques nettes d’amortissements et provisions

Annexe 5. Évolution des ressources des banques (activité Maroc)


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


210.007 224.569 239.517 6,7
crédit et assimilés

Dépôts de la clientèle 1.128.887 1.167.413 1.274.984 9,2

Dettes obligataires 120.352 127.190 130.554 2,6

- Titres de créance émis 62.278 64.932 67.737 4,3

- Dettes subordonnées 58.074 62.258 62.818 0,9

Fonds propres 156.796 161.946 167.764 3,6

Résultat net 10.509 12.651 15.700 24,1

Autres passifs 53.527 62.364 80.204 28,6

Total-passif 1.680.078 1.756.133 1.908.723 8,7

199
Annexes

Annexe 6. Évolution du portefeuille-titres des banques


Montant brut en millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Titres de transaction 192.739 196.251 246.767 25,7

Titres de placement 77.716 65.734 75.264 14,5

Titres d'investissement 77.439 108.086 107.030 -1,0

Titres de participation et emplois


69.403 73.419 82.123 11,9
assimilés

Total du portefeuille-titres 417.297 443.490 511.184 15,3

Annexe 7. Evolution des emplois des banques et fenêtres participatives


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit


2.068 2.660 2.559 -3,8
et assimilés

Créances sur la clientèle 23.556 28.360 34.087 20,2

Certificats de Sukuk 61 0 0 0,0

Valeurs immobilisées 378 368 378 2,7

Autres actifs 950 1.267 1.910 50,9

Dont biens acquis dans le cadre


171 301 337 11,9
de financements participatifs

Total-actif 27.013 32.655 38.934 19,2

200
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 8. Evolution des ressources des banques et fenêtres participatives


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


2.997 3.365 3.593 6,8
crédit et assimilés

Dépôts de la clientèle 9.462 12.119 15.817 30,5

Dont dépôts à vue 7.024 9.085 12.116 33,4

Dont dépôts d'investissement reçus 2.438 3.034 3.700 22,0

Fonds propres 2.134 2.383 2.649 11,2

Résultat net -129 5 97 1725,7

Wakala Bil Istithmar 5.190 6.126 6.216 1,5

Autres passifs 7.359 8.657 10.562 22,0

Dont marges constatées d'avance 6.022 6.778 8.036 18,6

Total-passif 27.013 32.655 38.934 19,2

Annexe 9. Évolution des emplois des sociétés de financement


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit


3.734 3.245 2.666 -17,9
et assimilés

Créances sur la clientèle 118.377 124.994 135.038 8,0

Portefeuille-titres 524 1.082 902 -16,6

Valeurs immobilisées 1.263 1.294 1.378 6,5

Autres actifs 3.962 4.318 5.259 21,8

Total-actif 127.860 134.933 145.243 7,6

Rubriques nettes d’amortissements et de provisions.

201
Annexes

Annexe 10. Évolution des ressources des sociétés de financement


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


66.061 70.932 71.031 0,1
crédit

Dettes envers la clientèle 10.732 11.583 14.248 23

Titres de créances émis 24.534 24.151 30.188 25,0

Fonds propres 12.123 12.774 13.318 4,3

Résultat net 1.385 1.421 1.357 -4,5

Autres passifs 13.025 14.072 15.101 7,3

Total-passif 127.860 134.933 145.243 7,6

Annexe 11. Évolution des emplois des sociétés de crédit à la consommation


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit


1.188 782 731 -6,5
et assimilés

Créances sur la clientèle 60.684 65.798 73.762 12,1

Dont Opérations de location avec


22.079 24.695 29.503 19,5
option d’achat

Portefeuille-titres 117 693 656 -5,4

Valeurs immobilisées 934 966 1.026 6,3

Autres actifs 2.558 2.973 3.677 23,7

Total-actif 65.481 71.212 79.852 12,1

Rubriques nettes d’amortissements et de provisions

202
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 12. Évolution des ressources des sociétés de crédit à la consommation


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


24.475 29.318 29.716 1,4
crédit et assimilés

Dettes envers la clientèle 8.548 9.425 11.703 24,2

Titres de créance émis 17.088 15.838 20.801 31,3

Fonds propres 6.672 7.051 7.311 3,7

Résultat net 855 883 766 -13,3

Autres passifs 7.843 8.697 9.555 9,9

Total-passif 65.481 71.212 79.852 12,1

Annexe 13. Évolution des emplois des sociétés de crédit-bail


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Immobilisations en crédit-bail 50.873 52.906 54.947 3,9

Autres créances sur la clientèle 266 222 249 12,3

Portefeuille-titres 19 19 34 78,6

Autres actifs 1.343 1.276 1.555 21,9

Total-actif 52.501 54.423 56.785 4,3

Rubriques nettes d’amortissements et de provisions.

Annexe 14. Évolution des ressources des sociétés de crédit-bail


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


35.914 36.613 37.162 1,5
crédit et assimilés

Dettes envers la clientèle 616 619 745 20,3

Titres de créance émis 7.280 7.979 9.187 15,1

Fonds propres 4.000 4.173 4.405 5,6

Résultat net 328 338 373 10,6

Autres passifs 4.363 4.701 4.913 4,5

Total-passif 52.501 54.423 56.785 4,3

203
Annexes

Annexe 15. Evolution des emplois des banques offshore


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit


25.025 17.604 17.975 2,1
et assimilés

Créances sur la clientèle 22.063 22.737 19.141 -15,8

Portefeuille-titres 3.045 3.746 4.042 7,9

Autres actifs 1.005 1.274 1.574 23,5

Total-actif 51.138 45.361 42.732 -5,8

Rubriques nettes d’amortissements et de provisions.

Annexe 16. Evolution des ressources des banques offshore


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


35.793 31.478 26.515 -15,8
crédit et assimilés

Dépôts de la clientèle 12.778 11.274 13.085 16,1

Fonds propres comptables 934 1.039 1.207 16,2

Résultat net 504 388 466 20,2

Autres passifs 1.129 1.182 1.459 23,3

Total passif 51.138 45.361 42.732 -5,8

Annexe 17. Evolution des emplois des institutions de microfinance


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Créances sur les établissements de crédit


346 231 315 36,4
et assimilés

Créances sur la clientèle 7.997 8.302 9.146 10,2

Valeurs immobilisées 212 213 230 8,1

Autres actifs 1142 1.646 1.190 -27,5

Total-actif 9.697 10.392 10.881 4,7

Rubriques nettes d’amortissements et de provisions.

204
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 18. Evolution des ressources des institutions de microfinance


En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Dettes envers les établissements de


5.422 6.118 6.118 0
crédit et assimilés

Fonds propres et assimilés 2.511 2.584 2.826 9,7

Autres passifs 1764 1.690 1.937 14,4

Total-passif 9.697 10.392 10.881 4,7

Annexe 19. Evolution des emplois des banques – sur base consolidée
En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Actifs financiers à la juste valeur par


226.113 238.004 299.211 25,7
résultat

Actifs financiers à la juste valeur par


120.130 97.182 105.920 9,0
capitaux propres

Prêts et créances sur la clientèle 1.261.450 1.322.918 1.376.979 4,1

Prêts et créances sur les établissements


136.879 143.007 173.558 21,4
de crédit et assimilés

Titres au coût amorti 126.317 154.780 153.447 -0,9

Autres actifs 273.701 271.464 304.689 12,2

Total- actif 2.144.590 2.227.355 2.413.804 8,4

205
Annexes

Annexe 20. Evolution des ressources des banques – sur base consolidée
En millions de dirhams

Variation
2022 2023 2024 2023/2024
(en%)

Passifs financiers à la juste valeur par


1.047 1.834 1.940 5,8
résultat

Dettes envers les établissements de


235.978 250.060 267.454 7,0
crédit et assimilés

Dettes envers la clientèle 1.437.242 1.473.716 1.594.560 8,2

Titres de créance émis 76.398 78.230 87.299 11,6

Capitaux propres-part du Groupe 159.672 170.561 184.339 8,1

Dont Résultat net 13.989 16.900 21.286 25,9

Autres passifs 234.253 252.954 278.211 10,0

Total-passif 2.144.590 2.227.355 2.413.804 8,4

206
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 21. Bilan cumulé des banques – Activité Maroc


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


40.410.065 61.034.872
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 206.758.100 218.315.742

. A vue 31.471.328 41.403.330

. A terme 175.286.772 176.912.412

Créances sur la clientèle 966.504.018 1.020.151.527

. Crédits de trésorerie et à la consommation 313.880.611 320.538.311

. Crédits à l'équipement 241.254.288 285.464.534

. Crédits immobiliers 282.377.678 285.419.414

. Autres crédits 128.991.441 128.729.268

Créances acquises par affacturage 30.254.824 23.635.339

Titres de transaction et de placement 262.391.014 325.536.606

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 157.132.617 195.143.018

. Autres titres de créance 18.194.201 20.218.597

. Certificats de Sukuks 0 17.144

. Titres de propriété 87.064.196 110.157.847

Autres actifs 37.889.434 38.517.279

Titres d'investissement 107.590.122 106.593.373

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 94.135.980 92.369.863

. Autres titres de créance 13.454.142 14.223.510

. Certificats de Sukuks 0 0

Titres de participation et emplois assimilés 67.683.555 75.742.563

Participation dans les entreprises liées 54.059.385 55.160.418

Autres titres de participation et emplois assimilés 13.624.170 20.582.145

Titres de Moudaraba et Moucharaka 0 0

Créances subordonnées 346.891 339.770

Dépôts d'investissement placés 3.176.496 3.828.997

Immobilisations données en crédit-bail et en location 3.212.000 3.388.963

Immobilisations données en Ijara 916 826

Immobilisations incorporelles 8.415.995 9.326.484

Immobilisations corporelles 21.499.603 22.310.316

Total de l'Actif 1.756.133.033 1.908.722.657

207
Annexes

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 103.108 897

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 224.466.272 239.516.362

. A vue 23.570.147 23.468.488

. A terme 200.896.125 216.047.874

Dépôts de la clientèle 1.167.413.376 1.274.984.261

. Comptes à vue créditeurs 819.799.891 910.469.249

. Comptes d'épargne 182.756.728 187.498.431

. Dépôts à terme 128.258.352 134.334.188

. Autres comptes créditeurs 36.598.405 42.682.393

Dettes envers la clientèle sur produits participatifs 3.487 5.417

Titres de créance émis 64.932.278 67.736.808

. Titres de créance négociables 56.706.169 60.399.116

. Emprunts obligataires 8.226.109 7.337.692

. Autres titres de créance émis 0 0

Autres passifs 40.090.376 53.656.376

Provisions pour risques et charges 21.559.787 26.079.390

Provisions réglementées 495.647 178.680

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 3.725.329 3.984.452

Dettes subordonnées 62.257.892 62.817.646

Dépôts d'investissement reçus 213.233 283.003

Ecarts de réévaluation 420 420

Réserves et primes liées au capital 115.891.345 118.745.523

Capital 29.708.886 31.729.854

Actionnaires. Capital non versé (-) -48.000 -48.000

Report à nouveau (+/-) 13.125.346 13.773.980

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) -456.638 -421.924

Résultat net de l'exercice (+/-) 12.650.889 15.699.512

Total du Passif 1.756.133.033 1.908.722.657

208
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En milliers de dirhams

HORS BILAN 31/12/2023 31/12/2024

ENGAGEMENTS DONNES 416.215.660 433.451.583

Engagements de financement donnés en faveur d'établissements de crédit et


9.153.245 6.805.788
assimilés

Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle 208.710.726 207.633.356

Engagements de garantie d'ordre d'établissements de crédit et assimilés 57.788.550 58.550.445

Engagements de garantie d'ordre de la clientèle 132.917.425 145.574.744

Titres achetés à réméré 0 0

Autres titres à livrer 7.645.714 14.887.250

ENGAGEMENTS RECUS 168.316.794 169.814.778

Engagements de financement reçus d'établissements de crédit et assimilés 4.360.040 11.025.361

Engagements de garantie reçus d'établissements de crédit et assimilés 110.478.285 102.700.784

Engagements de garantie reçus de l'Etat et d'organismes de garantie divers 47.409.307 53.654.918

Titres vendus à réméré 0 0

Autres titres à recevoir 6.069.162 2.433.715

Titres de Moucharaka et Moudaraba à recevoir 0 0

209
Annexes

Annexe 22. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques – Activité Maroc
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 57.854.340 62.615.268

- Intérêts et charges assimilées 20.365.739 22.408.361

Marge d'intérêt 37.488.601 40.206.907

+ Produits sur financements participatifs 117.552 140.479

- Charges sur financements participatifs 0 0

Marge sur financements participatifs 117.552 140.479

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 760.538 719.994

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 645.177 626.889

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 115.361 93.105

+ Produits sur immobilisations données en Ijara 52 66

- Charges sur immobilisations données en Ijara 90 90

Résultat des opérations d'Ijara -38 -24

+ Commissions perçues 10.657.304 11.552.507

- Commissions servies 1.695.498 1.890.341

Marge sur commissions 8.961.806 9.662.166

± Résultat des opérations sur titres de transaction 5.226.643 10.515.626

± Résultat des opérations sur titres de placement 282.106 893.465

± Résultat des opérations de change 4.768.211 5.893.809

± Résultat des opérations sur produits dérivés 84.635 -875.157

Résultat des opérations de marché 10.361.595 16.427.743

± Résultat des opérations sur titres de Moudaraba et Moucharaka 0 0

+ Divers autres produits bancaires 5.011.082 5.293.824

- Diverses autres charges bancaires 3.610.481 3.855.448

± PART DES TITULAIRES DE COMPTES DE DEPÔTS D'INVESTISSEMENT -4.273 -7.566

PRODUIT NET BANCAIRE 58.441.205 67.961.186

± Résultat des opérations sur immobilisations financières -729.082 -232.775

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 846.769 802.391

- Autres charges d'exploitation non bancaire 447.606 831.629

- Charges générales d'exploitation 27.235.366 28.618.118

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 30.875.920 39.081.055


± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par
-8.303.780 -9.087.171
signature en souffrance
± Autres dotations nettes de reprises aux provisions -1.193.439 -4.062.341

RESULTAT COURANT 21.378.701 25.931.543

RESULTAT NON COURANT -2.277.123 -1.261.736

- Impôts sur les résultats 6.450.693 8.970.296

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 12.650.885 15.699.511

210
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 23. Bilan cumulé des banques et fenêtres participatives


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


2.792.297 2.997.074
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 338.781 476.902

. A vue 299.621 439.762

. A terme 39.160 37.140

Créances sur la clientèle 28.360.251 34.086.600

. Crédits et financements participatifs de trésorerie et à la consommation 1.720.020 1.985.091

. Crédits et financements participatifs à l'équipement 3.804.168 5.203.814

. Crédits et financements participatifs immobiliers 22.685.281 26.640.218

. Autres crédits et financements participatifs 150.782 257.477

Créances acquises par affacturage 0 0

Titres de transaction et de placement 0 0

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 0 0

. Certificats de Sukuks 0 0

. Titres de propriété 0 0

Autres actifs 793.936 994.132

Titres d'investissement 0 0

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 0 0

. Certificats de Sukuks 0 0

Titres de participation et emplois assimilés 1.385 1.385

Participation dans les entreprises liées 0 0

Autres titres de participation et emplois assimilés 1.385 1.385

Titres de Moudaraba et Moucharaka 0 0

Créances subordonnées 0 0

Dépôts d'investissement placés 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 0 0

Immobilisations données en Ijara 0 0

Immobilisations incorporelles 163.704 161.445

Immobilisations corporelles 204.546 216.766

Total de l'Actif 32.654.900 38.934.304

211
Annexes

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 0 0

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 3.365.320 3.593.437

. A vue 395.183 367.343

. A terme 2.970.137 3.226.094

Dépôts de la clientèle 9.682.980 13.004.023

. Comptes à vue créditeurs 9.085.478 12.116.318

. Comptes d'épargne 21 0

. Dépôts à terme 0 0

. Autres comptes créditeurs 597.481 887.705

Dettes envers la clientèle sur produits participatifs 54.410 66.672

Titres de créance émis 0 0

. Titres de créance négociables 0 0

. Emprunts obligataires 0 0

. Autres titres de créance émis 0 0

Autres passifs 7.935.347 9.540.468

Provisions pour risques et charges 69.487 67.080

Provisions réglementées 0 0

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 0 0

Dettes subordonnées 0 0

Dépôts d'investissement reçus 9.159.370 9.916.154

Ecarts de réévaluation 0 0

Réserves et primes liées au capital 0 0

Capital 4.125.000 4.375.000

Actionnaires. Capital non versé (-) 0 0

Report à nouveau (+/-) -1.742.350 -1.786.280

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) 0 60329

Résultat net de l'exercice (+/-) 5.336 97.421

Total du Passif 32.654.900 38.934.304

212
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En milliers de dirhams

HORS BILAN 31/12/2023 31/12/2024

ENGAGEMENTS DONNES 1.924.010 2.235.105

Engagements de financement donnés en faveur d'établissements de crédit et


0 0
assimilés

Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle 1.886.370 2.193.403

Engagements de garantie d'ordre d'établissements de crédit et assimilés 0 0

Engagements de garantie d'ordre de la clientèle 37.640 41.702

Titres achetés à réméré 0 0

Autres titres à livrer 0 0

ENGAGEMENTS RECUS 941.142 1.417.059

Engagements de financement reçus d'établissements de crédit et assimilés 620.000 920.000

Engagements de garantie reçus d'établissements de crédit et assimilés 249.497 360.407

Engagements de garantie reçus de l'Etat et d'organismes de garantie divers 71.645 136.652

Titres vendus à réméré 0 0

Autres titres à recevoir 0 0

Titres de Moucharaka et Moudaraba à recevoir 0 0

213
Annexes

Annexe 24. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques et fenêtres participatives
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 0 0

- Intérêts et charges assimilées 0 0

Marge d'intérêt 0 0

+ Produits sur financements participatifs 980.641 1.205.901

- Charges sur financements participatifs 2.548 3.013

Marge sur financements participatifs 978.093 1.202.888

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 0 0

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 0 0

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 0 0

+ Produits sur immobilisations données en Ijara 0 0

- Charges sur immobilisations données en Ijara 0 0

Résultat des opérations d'Ijara 0 0

+ Commissions perçues 122.048 135.867

- Commissions servies 16.257 21.712

Marge sur commissions 105.791 114.155

± Résultat des opérations sur titres de transaction 0 0

± Résultat des opérations sur titres de placement 0 0

± Résultat des opérations de change 9.550 7.277

± Résultat des opérations sur produits dérivés 0 0

Résultat des opérations de marché 9.550 7.277

± Résultat des opérations sur titres de Moudaraba et Moucharaka 0 0

+ Divers autres produits bancaires 1.430 1.848

- Diverses autres charges bancaires 10.593 13.347

± PART DES TITULAIRES DE COMPTES DE DEPÔTS D'INVESTISSEMENT -261.628 -310.234

PRODUIT NET BANCAIRE 822.643 1.002.587

± Résultat des opérations sur immobilisations financières 0 0

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 18.393 5.813

- Autres charges d'exploitation non bancaire 442 544

- Charges générales d'exploitation 771.251 835.881

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 69.343 171.975


± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par
-17.388 -30.419
signature en souffrance
± Autres dotations nettes de reprises aux provisions -9.561 2.388

RESULTAT COURANT 42.394 143.944

RESULTAT NON COURANT 117 7.635

- Impôts sur les résultats 37.175 54.157

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 5.336 97.422


214
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 25. Bilan cumulé des sociétés de financement


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


90.240 105.100
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 3.245.393 2.666.044

. A vue 1.083.197 1.025.207

. A terme 2.162.196 1.640.837

Créances sur la clientèle 43.986.591 47.279.955

. Crédits de trésorerie et à la consommation 37.133.223 39.798.553

. Crédits à l'équipement 3.769.638 4.502.108

. Crédits immobiliers 838.030 730.341

. Autres crédits 2.245.700 2.248.953

Créances acquises par affacturage 3.406.829 3.307.885

Titres de transaction et de placement 904.013 671.100

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 495.617 500.346

. Titres de propriété 408.396 170.754

Autres actifs 4.226.685 5.152.805

Titres d'investissement 68.882 100.711

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 37.545 37.432

. Autres titres de créance 31.337 63.279

Titres de participation et emplois assimilés 109.147 130.204

Créances subordonnées 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 77.600.683 84.450.208

Immobilisations incorporelles 822.696 886.507

Immobilisations corporelles 471.537 491.991

Total de l'Actif 134.932.696 145.242.510

215
Annexes

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 126.496 56.506

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 70.931.647 71.030.843

. A vue 6.361.385 6.530.020

. A terme 64.570.262 64.500.823

Dépôts de la clientèle 11.582.866 14.247.548

. Comptes à vue créditeurs 764.239 657.217

. Comptes d'épargne 0 0

. Dépôts à terme 208.353 254.102

. Autres comptes créditeurs 10.610.274 13.336.229

Titres de créance émis 24.150.762 30.188.156

. Titres de créance négociables 23.168.809 29.351.552

. Emprunts obligataires 945.929 810.016

. Autres titres de créance émis 36.024 26.588

Autres passifs 10.656.604 11.460.513

Provisions pour risques et charges 1.303.820 1.292.959

Provisions réglementées 22.200 20.574

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 0 0

Dettes subordonnées 1.902.478 2.244.913

Ecarts de réévaluation 0 4.840

Réserves et primes liées au capital 5.415.361 5.461.356

Capital 3.959.760 4.033.760

Actionnaires. Capital non versé (-) 0 0

Report à nouveau (+/-) 3.398.773 3.822.705

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) 61.000 21.180

Résultat net de l'exercice (+/-) 1.420.929 1.356.657

Total du Passif 134.932.696 145.242.510

216
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 26. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de financement
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 4.221.643 4.484.959

- Intérêts et charges assimilées 3.259.072 3.619.277

Marge d'intérêt 962.571 865.682

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 24.853.219 26.035.967

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 20.993.889 21.885.302

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 3.859.330 4.150.665

+ Commissions perçues 1.421.061 1.519.330

- Commissions servies 223.343 249.669

Marge sur commissions 1.197.718 1.269.661

± Résultat des opérations sur titres de transaction 6.237 10.133

± Résultat des opérations sur titres de placement 0 0

± Résultat des opérations de change -5.445 -5.627

± Résultat des opérations sur produits dérivés 0 0

Résultat des opérations de marché 792 4.506

+ Divers autres produits bancaires 297.116 299.084

- Diverses autres charges bancaires 27.507 25.288

PRODUIT NET BANCAIRE 6.290.020 6.564.310

± Résultat des opérations sur immobilisations financières 163 181

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 79.737 112.179

- Autres charges d'exploitation non bancaire 14.603 18.864

- Charges générales d'exploitation 2.538.899 2.785.097

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 3.816.418 3.872.709

± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par


-1.288.195 -1.236.027
signature en souffrance

± Autres dotations nettes de reprises aux provisions 9.573 12.276

RESULTAT COURANT 2.537.796 2.648.958

RESULTAT NON COURANT -102.703 -158.863

- Impôts sur les résultats 948.544 1.064.253

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 1.486.549 1.425.842

217
Annexes

Annexe 27. Bilan cumulé des sociétés de crédit à la consommation


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


86.014 94.677
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 781.857 730.648

. A vue 447.887 410.450

. A terme 333.970 320.198

Créances sur la clientèle 41.097.666 44.252.310

. Crédits de trésorerie et à la consommation 35.827.077 38.227.689

. Crédits à l'équipement 3.419.063 4.166.707

. Crédits immobiliers 8.930 8.869

. Autres crédits 1.842.596 1.849.045

Créances acquises par affacturage 6.035 6.035

Titres de transaction et de placement 576.328 501.010

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 495.406 500.135

. Titres de propriété 80.922 875

Autres actifs 2.887.181 3.582.956

Titres d'investissement 26.301 58.229

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 26.301 58.229

Titres de participation et emplois assimilés 90.247 96.364

Créances subordonnées 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 24.694.589 29.503.332

Immobilisations incorporelles 613.642 663.085

Immobilisations corporelles 352.056 363.103

Total de l'Actif 71.211.916 79.851.749

218
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 126.496 56.506

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 29.318.062 29.715.514

. A vue 1.487.849 2.037.443

. A terme 27.830.213 27.678.071

Dépôts de la clientèle 9.425.125 11.702.509

. Comptes à vue créditeurs 341 380

. Comptes d'épargne 0 0

. Dépôts à terme 0 0

. Autres comptes créditeurs 9.424.784 11.702.129

Titres de créance émis 15.837.710 20.801.072

. Titres de créance négociables 15.837.710 20.801.072

. Emprunts obligataires 0 0

. Autres titres de créance émis 0 0

Autres passifs 6.379.493 6.938.342

Provisions pour risques et charges 530.401 525.289

Provisions réglementées 22.200 20.574

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 0 0

Dettes subordonnées 1.642.311 2.015.905

Ecarts de réévaluation 0 4.840

Réserves et primes liées au capital 3.882.293 3.898.299

Capital 1.890.637 1.904.637

Actionnaires. Capital non versé (-) 0 0

Report à nouveau (+/-) 1.278.412 1.507.706

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) -4622 -5227

Résultat net de l'exercice (+/-) 883.398 765.783

Total du Passif 71.211.916 79.851.749

219
Annexes

Annexe 28. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit
à la consommation
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 3.781.862 4.019.508

- Intérêts et charges assimilées 1.581.993 1.918.529

Marge d'intérêt 2.199.869 2.100.979

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 7.561.298 8.632.813

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 6.748.999 7.570.460

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 812.299 1.062.353

+ Commissions perçues 964.930 1.062.419

- Commissions servies 176.305 205.846

Marge sur commissions 788.625 856.573

± Résultat des opérations sur titres de transaction -2.179 -1.406

± Résultat des opérations sur titres de placement 0 0

± Résultat des opérations de change 10 -143

± Résultat des opérations sur produits dérivés 0 0

Résultat des opérations de marché -2.169 -1.549

+ Divers autres produits bancaires 252.380 261.215

- Diverses autres charges bancaires 16.830 13.144

PRODUIT NET BANCAIRE 4.034.174 4.266.427

± Résultat des opérations sur immobilisations financières 0 168

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 37.777 55.836

- Autres charges d'exploitation non bancaire 6.638 2.229

- Charges générales d'exploitation 1.776.683 1.968.682

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 2.288.630 2.351.520

± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par


-917.605 -914.763
signature en souffrance

± Autres dotations nettes de reprises aux provisions 13.161 4.741

RESULTAT COURANT 1.384.186 1.441.498

RESULTAT NON COURANT -25.311 -106.117

- Impôts sur les résultats 475.477 569.600

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 883.398 765.781

220
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 29. Bilan cumulé des sociétés de crédit-bail


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


398 482
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 13.025 23.899

. A vue 12.866 23.769

. A terme 159 130

Créances sur la clientèle 48.962 47.019

. Crédits de trésorerie et à la consommation 22.075 16.568

. Crédits à l'équipement 0 0

. Crédits immobiliers 4.605 3.516

. Autres crédits 22.282 26.935

Créances acquises par affacturage 172.924 202.085

Titres de transaction et de placement 211 211

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 211 211

. Titres de propriété 0 0

Autres actifs 1.042.558 1.287.165

Titres d'investissement 0 0

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 0 0

Titres de participation et emplois assimilés 18.794 33.736

Créances subordonnées 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 52.906.094 54.946.876

Immobilisations incorporelles 185.674 198.638

Immobilisations corporelles 34.280 44.879

Total de l'Actif 54.422.920 56.784.990

221
Annexes

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 0 0

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 36.613.468 37.161.743

. A vue 3.440.962 3.280.779

. A terme 33.172.506 33.880.964

Dépôts de la clientèle 618.847 744.664

. Comptes à vue créditeurs 194.645 62.908

. Comptes d'épargne 0 0

. Dépôts à terme 208.353 254.102

. Autres comptes créditeurs 215.849 427.654

Titres de créance émis 7.979.179 9.186.732

. Titres de créance négociables 7.130.885 8.450.373

. Emprunts obligataires 812.270 709.771

. Autres titres de créance émis 36.024 26.588

Autres passifs 3.822.524 4.095.163

Provisions pour risques et charges 609.026 585.896

Provisions réglementées 0 0

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 0 0

Dettes subordonnées 203.504 205.830

Ecarts de réévaluation 0 0

Réserves et primes liées au capital 1.452.024 1.472.024

Capital 1.065.095 1.125.095

Actionnaires. Capital non versé (-) 0 0

Report à nouveau (+/-) 1.656.054 1.807.968

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) 65.622 26.407

Résultat net de l'exercice (+/-) 337.577 373.468

Total du Passif 54.422.920 56.784.990

222
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 30. Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit-bail
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 17.032 29.718

- Intérêts et charges assimilées 1.550.568 1.581.860

Marge d'intérêt -1.533.536 -1.552.142

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 17.291.921 17.403.154

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 14.244.890 14.314.842

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 3.047.031 3.088.312

+ Commissions perçues 10.726 8.402

- Commissions servies 10.480 8.036

Marge sur commissions 246 366

± Résultat des opérations sur titres de transaction 0 0

± Résultat des opérations sur titres de placement 0 0

± Résultat des opérations de change 93 -1

± Résultat des opérations sur produits dérivés 0 0

Résultat des opérations de marché 93 -1

+ Divers autres produits bancaires 2.364 1.518

- Diverses autres charges bancaires 495 625

PRODUIT NET BANCAIRE 1.515.703 1.537.428

± Résultat des opérations sur immobilisations financières 0 0

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 18.040 37.713

- Autres charges d'exploitation non bancaire 7.942 16.635

- Charges générales d'exploitation 430.487 475.579

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 1.095.314 1.082.927

± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par


-318.226 -283.048
signature en souffrance

± Autres dotations nettes de reprises aux provisions -6.643 15.498

RESULTAT COURANT 770.445 815.377

RESULTAT NON COURANT -41.665 -29.698

- Impôts sur les résultats 325.584 343.023

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 403.196 442.656

223
Annexes

Annexe 31. Bilan cumulé des banques offshore


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


1.503 2.235
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 17.602.308 17.972.661

. A vue 5.225.154 5.986.405

. A terme 12.377.154 11.986.256

Créances sur la clientèle 21.084.057 17.064.046

. Crédits de trésorerie et à la consommation 9.413.907 7.096.193

. Crédits à l'équipement 11.521.932 9.820.243

. Crédits immobiliers 102.926 96.502

. Autres crédits 45.292 51.108

Créances acquises par affacturage 1.652.780 2.077.171

Titres de transaction et de placement 1.631.108 3.129.739

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 1.579.260 3.042.354

. Autres titres de créance 0 0

. Titres de propriété 51.848 87.385

Autres actifs 1.082.996 1.349.240

Titres d'investissement 2.115.358 911.837

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 2.115.358 911.837

Titres de participation et emplois assimilés 0 0

Créances subordonnées 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 156.712 188.161

Immobilisations incorporelles 16.096 18.589

Immobilisations corporelles 18.484 18.193

Total de l'Actif 45.361.402 42.731.872

224
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 0 0

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 31.478.011 26.515.020

. A vue 4.671.265 3.694.268

. A terme 26.806.746 22.820.752

Dépôts de la clientèle 11.273.745 13.084.596

. Comptes à vue créditeurs 8.799.389 10.372.586

. Comptes d'épargne 0 0

. Dépôts à terme 2.170.684 2.481.736

. Autres comptes créditeurs 303.672 230.274

Titres de créance émis 0 0

. Titres de créance négociables 0 0

. Emprunts obligataires 0 0

. Autres titres de créance émis 0 0

Autres passifs 1.032.431 1.283.839

Provisions pour risques et charges 150.339 175.096

Provisions réglementées 0 0

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 0 0

Dettes subordonnées 0 0

Ecarts de réévaluation 0 0

Réserves et primes liées au capital 197.391 198.778

Capital 128.031 129.585

Actionnaires. Capital non versé (-) 0 0

Report à nouveau (+/-) 713.508 878.515

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) 0 0

Résultat net de l'exercice (+/-) 387.946 466.443

Total du Passif 45.361.402 42.731.872

225
Annexes

Annexe 32. Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques offshore
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 2.078.119 2.027.962

- Intérêts et charges assimilées 1.413.201 1.316.761

Marge d'intérêt 664.918 711.201

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 37.976 47.539

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 33.545 36.417

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 4.431 11.122

+ Commissions perçues 90.605 126.869

- Commissions servies 10.604 12.407

Marge sur commissions 80.001 114.462

± Résultat des opérations sur titres de transaction 0 0

± Résultat des opérations sur titres de placement 31590 -3309

± Résultat des opérations de change 21.680 57.691

± Résultat des opérations sur produits dérivés 1433 52082

Résultat des opérations de marché 54.703 106.464

+ Divers autres produits bancaires 7.935 1.718

- Diverses autres charges bancaires 6.306 3.679

PRODUIT NET BANCAIRE 805.682 941.288

± Résultat des opérations sur immobilisations financières 0 0

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 534 594

- Autres charges d'exploitation non bancaire 0 0

- Charges générales d'exploitation 78.131 94.706

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 728.085 847.176

± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par


-4.210 -8
signature en souffrance

± Autres dotations nettes de reprises aux provisions -22.650 -20.035

RESULTAT COURANT 701.225 827.133

RESULTAT NON COURANT -41.891 -39.812

- Impôts sur les résultats 271.388 320.879

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 387.946 466.442

226
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 33. Bilan cumulé des établissements de paiement


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques


294.548 369.048
postaux

Créances sur les établissements de crédit et assimilés 2.177.098 3.619.716

. A vue 2.102.563 3.542.602

. A terme 74.535 77.114

Créances sur la clientèle 332.957 372.132

. Crédits de trésorerie et à la consommation 68.871 41.489

. Crédits à l'équipement 0 0

. Crédits immobiliers 0 0

. Autres crédits 264.086 330.643

Créances acquises par affacturage 0 0

Titres de transaction et de placement 120.392 258.926

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 18.031

. Autres titres de créance 10.000 0

. Titres de propriété 110.392 240.895

Autres actifs 1.365.786 1.749.129

Titres d'investissement 0 0

. Bons du Trésor et valeurs assimilées 0 0

. Autres titres de créance 0 0

Titres de participation et emplois assimilés 292.589 314.559

Titres de participation et emplois assimilés 0 5.062

Créances subordonnées 0 0

Immobilisations données en crédit-bail et en location 0 0

Immobilisations incorporelles 493.983 527.994

Immobilisations corporelles 207.145 253.073

Total de l'Actif 5.284.498 7.469.639

227
Annexes

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 0 0

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 1.204.764 744.812

. A vue 1.092.558 668.776

. A terme 112.206 76.036

Dépôts de la clientèle 876.747 2.411.067

. Comptes à vue créditeurs 192.893 639.317

. Comptes d'épargne 0 0

. Dépôts à terme 0 0

. Comptes de paiement 265.678 513.376

. Autres comptes créditeurs 418.176 1.258.374

Titres de créance émis 0 0

. Titres de créance négociables 0 0

. Emprunts obligataires 0 0

. Autres titres de créance émis 0 0

Autres passifs 2.001.215 2.635.550

Provisions pour risques et charges 68.642 135.011

Provisions réglementées 0 0

Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 2.610 2.475

Dettes subordonnées 0 0

Ecarts de réévaluation 0 0

Réserves et primes liées au capital 129.113 325.311

Capital 806.177 887.427

Actionnaires. Capital non versé (-) -20.626 -1

Report à nouveau (+/-) -84.689 -88.066

Résultats nets en instance d'affectation (+/-) 0 0

Résultat net de l'exercice (+/-) 300.545 416.053

Total du Passif 5.284.498 7.469.639

228
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 34. Etat des Soldes de Gestion cumulé des établissements de paiement
Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 15.860 30.413

- Intérêts et charges assimilées 21.592 23.867

Marge d'intérêt -5.732 6.546

+ Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location 2.113 2.181

- Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location 0 0

Résultat des opérations de crédit-bail et de location 2.113 2.181

+ Commissions perçues 3.350.192 3.977.825

- Commissions servies 1.602.364 2.334.544

Marge sur commissions 1.747.828 1.643.280

± Résultat des opérations sur titres de transaction 492 941

± Résultat des opérations sur titres de placement 3.225 878

± Résultat des opérations de change 51.717 57.732

± Résultat des opérations sur produits dérivés 0 0

Résultat des opérations de marché 55.433 59.551

+ Divers autres produits bancaires 40.660 71.729

- Diverses autres charges bancaires 454.269 63.160

PRODUIT NET BANCAIRE 1.386.033 1.720.128

± Résultat des opérations sur immobilisations financières -70 -157

+ Autres produits d'exploitation non bancaire 576.560 797.664

- Autres charges d'exploitation non bancaire 349.514 543.456

- Charges générales d'exploitation 982.984 1.112.352

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 630.025 861.828

± Dotations nettes de reprises aux provisions pour créances et engagements par


-9.296 -21.010
signature en souffrance

± Autres dotations nettes de reprises aux provisions -27.939 -68.768

RESULTAT COURANT 592.789 772.050

RESULTAT NON COURANT -15.415 -18.110

- Impôts sur les résultats 276.457 337.887

RESULTAT NET DE L'EXERCICE 300.917 416.053

229
Annexes

Annexe 35. Bilan consolidé des 11 groupes bancaires


Au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

ACTIF 31/12/2023 31/12/2024

Valeurs en caisse, Banques Centrales, Trésor public, Service des chèques


76.521.288 96.696.903
postaux

Actifs financiers à la juste valeur par résultat 238.004.375 299.211.267

Actifs financiers détenus à des fins de transactions 199.985.674 250.459.718

Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat 38.018.701 48.751.549

Instruments dérivés de couverture 0 0

Actifs financiers disponibles à la vente 0 0

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 97.181.932 105.920.220

Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres


75.582.123 75.457.671
recyclables

Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par


21.599.809 30.462.549
capitaux propres non recyclables

Actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres


0 0
recyclables (Assurance)

Titres au cout amorti 154.780.478 153.446.621

Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés 143.006.926 173.558.007

Prêts et créances sur la clientèle 1.322.917.984 1.376.979.184

Placements des activités d'assurance 48.553.226 53.317.677

Actifs des contrats d'assurance 1.818.301 1.509.233

Ecart de réévaluation actif des portefeuilles couverts en taux 0 0

Placements détenus jusqu'à leur échéance 0 0

Actifs d'impôt exigible 5.686.858 6.427.264

Actifs d'impôt différé 16.095.271 17.905.123

Comptes de régularisation et autres actifs 36.411.042 39.835.519

Actifs non courants destinés à être cédés 69.723 75.056

Participations dans des entreprises mises en équivalence 1.593.677 1.688.942

Immeubles de placement 18.937.364 18.234.224

Immobilisations corporelles 40.899.982 43.507.873

Immobilisations incorporelles 10.283.761 11.174.731

Ecarts d'acquisition 14.592.730 14.315.890

Total de l’actif 2.227.354.918 2.413.803.734

230
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

En milliers de dirhams

PASSIF 31/12/2023 31/12/2024

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 19.206 8.347

Passifs financiers à la juste valeur par résultat 1.834.182 1.939.827

Passifs financiers détenus à des fins de transaction 1.834.182 1.939.827

Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 0 0

Instruments dérivés de couverture 0 0

Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 250.059.990 267.454.182

Dettes envers la clientèle 1.473.716.069 1.594.559.903

Titres de créance émis 78.230.043 87.299.356

Ecart de réévaluation passif des portefeuilles couverts en taux 0 0

Passifs d'impôt exigible 9.173.211 12.703.759

Passifs d'impôt différé 8.429.236 10.707.290

Comptes de régularisation et autres passifs 70.280.550 82.361.485

Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés 0 0

Passifs relatifs aux contrats des activités d'assurance 0 0

Passifs des contrats d'assurance 46.031.056 48.661.523

Provisions 15.575.326 17.632.108

Subventions et fonds assimilés 3.924.599 4.188.804

Dettes subordonnées et fonds spéciaux de garantie 61.960.253 62.070.004

Capitaux propres 208.121.197 224.217.147

Capitaux propres part du groupe 170.561.005 184.339.295

Capital et réserves liées 101.674.397 105.204.402

Réserves consolidées 51.414.966 56.764.867

Gains ou pertes latents ou différés 571.558 1.084.511

Résultat de l’exercice 16.900.084 21.285.515

Intérêts minoritaires 37.560.192 39.877.851

Total du passif 2.227.354.918,000 2.413.803.734

231
Annexes

Annexe 36. Compte de résultat consolidé des 11 groupes bancaires


Du 1er janvier au 31 décembre 2024
En milliers de dirhams

31/12/2023 31/12/2024

+ Intérêts et produits assimilés 90.550.548 97.889.436

- Intérêts et charges assimilées 30.240.849 33.785.522

MARGE D’INTERET 60.309.699 64.103.914

+ Commissions (Produits) 22.125.605 23.520.945

- Commissions (Charges) 3.396.436 3.654.171

MARGE SUR COMMISSIONS 18.729.169 19.866.773

+/- Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 10.265.990 16.266.450

+/- Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 0 0


+/- Gains ou pertes nets des instruments financiers à la Juste valeur par capitaux
1.660.788 1.839.395
propres
+/- Gains/pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût
3.766 4.759
amorti
+ Produits des autres activités 3.597.488 4.597.978

- Charges des autres activités 3.551.173 4.535.941

+ Produits nets des activités d'assurance 2.160.543 3.860.274

PRODUIT NET BANCAIRE 93.176.270 106.003.602

- Charges générales d'exploitation 40.190.309 41.041.875

- Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations


5.405.309 5.535.420
incorporelles et corporelles

RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION 47.580.652 59.426.307

- Coût du risque -16.404.503 -18.882.853

RESULTAT D’EXPLOITATION 31.176.150 40.543.454

+/- Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence 254.379 233.979

+/- Gains ou pertes nets sur autres actifs -6.871 43.560

+/- Variations de valeur des écarts d'acquisition 0 -119.220

RESULTAT AVANT IMPOT 31.423.658 40.701.773

- Impôts sur les résultats 10.772.382 14.717.210

+/- Résultat net d'impôt des activités arrêtées ou en cours de cession 0 0

RESULTAT NET 20.651.276 25.984.563

Intérêts minoritaires 3.751.191 4.699.048

RESULTAT NET – PART DU GROUPE 16.900.085 21.285.515

232
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 37. Indicateurs Fondamentaux de solidité financière – base sociale


2022 2023 2024

Adéquation des fonds propres

Ratio de solvabilité 15,6 15,5 16,2

Fonds propres de base/Total des risques pondérés (CET1) 11,1 11,2 11,6

Créances en souffrance nettes de provisions (en part des fonds propres) 17,9 19,0 18,2

Qualité des actifs

Taux des créances en souffrance (Créances en souffrance/


8,4 8,5 8,4
Total des crédits)

Répartition sectorielle des crédits

Prêts au secteur primaire 5,8 6,8 6,9

Prêts au secteur du Bâtiment et des travaux publics 8,5 8,2 8,2

Prêts au secteur de l'industrie de transformation 15,0 15,2 14,8

Prêts au secteur de l'Administration publique et collectivités locales 7,7 8,0 7,8

Prêts au secteur du commerce 8,1 7,2 6,7

Prêts au secteur du tourisme 1,9 1,7 1,4

Ménages 29,8 28,7 27,8

Prêts aux autres secteurs 23,2 24,2 26,3

Résultat et rentabilité

Rendement moyen des actifs (ROA) 0,7 0,7 0,9

Rendement moyen des fonds propres (ROE) 6,9 8 9,5

Marge d'intérêt/Produit net bancaire (PNB) 75,3 66,9 61,6

Charges générales d'exploitation/PNB 52,9 46,6 42,1

Liquidité

Actifs liquides/total des actifs 16,1 14,6 16,9

Actifs liquides/passifs à court terme 19,1 17,3 20,4

Positions ouvertes nettes en devises/fonds propres 0,004 0,002 0,008

233
Table des matières
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

MOT DU WALI 3

FAITS MARQUANTS DE L’ANNÉE 2024 6

CHIFFRES-CLÉS DU SYSTÈME BANCAIRE 10

PARTIE 1 : STRUCTURE, ACTIVITÉ, RENTABILITÉ ET RISQUES DU SECTEUR BANCAIRE

CHAPITRE 1. STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE 17

I - Structure et actionnariat du système bancaire 17

II - Évolution du réseau bancaire 19

III - Évolution du nombre de comptes bancaires 23

IV - Évolution du nombre de cartes bancaires 24

V - Évolution du nombre de comptes de paiement 24

VI - Évolution de l’équipement des commerçants par des terminaux de paiement électronique 26

VII - Effectif des établissements de crédit et organismes assimilés 27

VIII - Évolution de la concentration bancaire 29

CHAPITRE 2. ACTIVITE ET RENTABILITE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES ASSIMILES 33

I - Activité et rentabilité des banques sur base sociale 33

II - Activité et rentabilité des banques et fenêtres participatives 57

III - Activité et rentabilité des sociétés de financement 64

IV - Activité et rentabilité des banques offshore 74

V - Activité et rentabilité des institutions de microfinance 76

VI - Activité et rentabilité des établissements de paiement 77

VII - Activité et rentabilité des groupes bancaires 80

CHAPITRE 3. RISQUES BANCAIRES 87

I - Évolution de l’endettement bancaire des ménages 87

II - Évolution de l’endettement bancaire des entreprises non financières 96

III - Évolution des grandes expositions des banques 99

IV - Évolution du risque de crédit 100

V - Évolution de la liquidité des banques 105


237
Table des matières

VI - Évolution de la solvabilité des banques 110

VII - Ratio de levier des banques 115

VIII - Profil de risque de taux d’intérêt des banques 116

PARTIE 2 : EVOLUTION DU CADRE DE SUPERVISION DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET ORGANISMES ASSIMILÉS

CHAPITRE 1 : EVOLUTION DU CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ORGANISMES


ASSIMILES 121

I - Réglementations adoptées en 2024 122

II - Projets de réformes légales et réglementaires en cours 129

III - Contribution aux réformes législatives et réglementaires en lien avec le système financier 132

CHAPITRE 2 : ACTIVITE DE SUPERVISION BANCAIRE 137

I - Activité de supervision prudentielle 138

II - Promotion d’une finance inclusive et verte 149

III - Promotion de l’intégrité du système financier contre les flux illicites 156

IV - Accompagnement de la digitalisation des services financiers 162

V - Protection de la clientèle des établissements de crédit 169

VI - Suite des contrôles 177

VII - Concertation avec les associations professionnelles du secteur bancaire 178

VIII - Coopération internationale 179

IX - Moyens humains et techniques de la supervision bancaire 184

ANNEXES : 191

Annexe 1 : Organigramme de la Direction Supervision Bancaire 193

Annexe 2 : Liste des établissements de crédit et organismes assimilés 194

Annexe 3 : Evolution du nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés 198

Annexe 4 : Évolution des emplois des banques (activité Maroc) 199

Annexe 5 : Évolution des ressources des banques (activité Maroc) 199

Annexe 6 : Évolution du portefeuille-titres des banques 200

Annexe 7 : Evolution des emplois des banques et fenêtres participatives 200

238
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Annexe 8 : Evolution des ressources des banques et fenêtres participatives 201

Annexe 9 : Evolution des emplois des sociétés de financement 201

Annexe 10 : Evolution des ressources des sociétés de financement 202

Annexe 11 : Evolution des emplois des sociétés de crédit à la consommation 202

Annexe 12 : Evolution des ressources des sociétés de crédit à la consommation 203

Annexe 13 : Evolution des emplois des sociétés de crédit-bail 203

Annexe 14 : Evolution des ressources des sociétés de crédit-bail 203

Annexe 15 : Evolution des emplois des banques offshore 204

Annexe 16 : Evolution des ressources des banques offshore 204

Annexe 17 : Evolution des emplois des institutions de microfinance 204

Annexe 18 : Evolution des ressources des institutions de microfinance 205

Annexe 19 : Evolution des emplois des banques – sur base consolidée 205

Annexe 20 : Evolution des ressources des banques – sur base consolidée 206

Annexe 21 : Bilan cumulé des banques – Activité Maroc 207

Annexe 22 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques – Activité Maroc 210

Annexe 23 : Bilan cumulé des banques et fenêtres participatives 211

Annexe 24 : Etat des Soldes de gestion cumulé des banques et fenêtres participatives 214

Annexe 25 : Bilan cumulé des sociétés de financement 215

Annexe 26 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de financement 217

Annexe 27 : Bilan cumulé des sociétés de crédit à la consommation 218

Annexe 28 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit à la consommation 220

Annexe 29 : Bilan cumulé des sociétés de crédit-bail 221

Annexe 30 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des sociétés de crédit-bail 223

Annexe 31 : Bilan cumulé des banques offshore 224

Annexe 32 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des banques offshore 226

Annexe 33 : Bilan cumulé des établissements de paiement 227

Annexe 34 : Etat des Soldes de Gestion cumulé des établissements de paiement 229

Annexe 35 : Bilan consolidé des 11 groupes bancaires 230

239
Table des matières

Annexe 36 : Compte de résultat consolidé des 11 groupes bancaires 232

Annexe 37 : Indicateurs Fondamentaux de solidité financière – base sociale 233

LISTE DES ENCADRES :

Encadré n°1 : Programme de « régularisation volontaire » des situations fiscales au Maroc 43

Encadré n°2 : Crédit-bail octroyé par les banques et les sociétés de financement Spécialisées 68

Encadré n°3 : Créances acquises par affacturage octroyées par les banques et les sociétés
de financement spécialisées 73

Encadré n° 4 : Ratio structurel de liquidité à long terme « NSFR » 122

Encadré n° 5 : Processus d’évaluation de l’adéquation de la liquidité 123

Encadré n° 6 : Circulaire de Bank Al-Maghrib n°6/W/2016 fixant les modalités d’application de


l’article 22 de la loi 103-12 relative aux établissements de crédit et organismes
assimilés 125

Encadré n° 7 : Relèvement des plafonds des comptes de paiement et mise en place de limites
transactionnelles 126

Encadré n° 8 : Projet de directive sur la résilience opérationnelle numérique 131

Encadré n° 9 : Projet relatif à la mise en place d’un marché secondaire des créances non
Performantes 132

Encadré n° 10 : Projet de loi sur les cryptoactifs 134

Encadré n° 11 : Supply Chain Finance 135

Encadré n° 12 : Conglomérats financiers 136

Encadré n° 13 : Restitution des résultats de la première évaluation des banques selon le nouveau
référentiel « SREP » 140

Encadré n° 14 : Approche des missions de contrôle sur place 142

Encadré n° 15 : Guide de bonnes pratiques pour la protection des clients des établissements
de crédit contre le phishing 145

Encadré n° 16 : Publications du réseau des banques centrales et des superviseurs pour


le verdissement du système financier « NGFS » en 2024 151

Encadré n° 17 : Publications 2024 de l’AFI sur la finance verte inclusive (IGF) 153

Encadré n° 18 : Résumé des principaux points du Rapport 161

Encadré n° 19 : Traitement des demandes formulées par les fintechs 162

240
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Encadré n° 20 : BNPL « Buy Now Pay Later » 163

Encadré n° 21 : Morocco Fintech Center (MFC) 164

Encadré n° 22 : Ouverture de compte spécial pour les projets bénéficiaires


de financement collaboratif 165

Encadré n° 23 : Open Banking / Open Finance 167

Encadré n° 24 : Synthèse des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire (CMI)
et les banques actionnaires de celui-ci dans le marché du paiement
électronique 171

Encadré n° 25 : Principes fondamentaux révisés du Comité de Bâle pour un contrôle bancaire


efficace 181

Encadré n° 26 : Thématiques de formation des superviseurs 185

Encadré n° 27 : Système d’information de la supervision bancaire 187

Encadré n° 28 : L’intelligence Artificielle « IA » 188

LISTE DES GRAPHIQUES :

Graphique n°1 : Evolution du nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés 18

Graphique n°2 : Evolution du réseau d’agences bancaires 19

Graphique n°3 : Nombre additionnel d’agences bancaires 19

Graphique n°4 : Evolution des guichets automatiques bancaires 19

Graphique n°5 : Nombre additionnel de guichets automatiques bancaires 19

Graphique n°6 : Part de chaque région dans le total du réseau bancaire,


des dépôts et des crédits (en %) 20

Graphique n°7 : Evolution du réseau bancaire participatif par région (en %) 21

Graphique n°8 : Répartition du réseau des établissements de paiement par région (en %) 22

Graphique n°9 : Evolution du réseau des institutions de microfinance 22

Graphique n°10 : Evolution du nombre de comptes bancaires 23

Graphique n°11 : Evolution du taux de détention de comptes bancaires par les particuliers
résidents (nombre de particuliers ayant au moins un compte
bancaire/Population adulte >15 ans) 23

Graphique n°12 : Evolution du nombre de cartes bancaires en circulation (en millions) 24

Graphique n°13 : Evolution du nombre de comptes de paiement (en millions) 25

241
Table des matières

Graphique n°14 : Part des comptes de paiement ouverts en 2024, par catégorie 25

Graphique n°15 : Evolution du parc TPE installé par les établissements de paiement 26

Graphique n°16 : Répartition de l’effectif des Etablissements de crédit et organismes


assimilés par genre - 2024 (en %) 27

Graphique n°17 : Evolution de l’effectif des banques conventionnelles au Maroc 27

Graphique n°18 : Evolution de l’effectif des sociétés de financement 28

Graphique n°19 : Concentration du total-actif des banques (en %) 29

Graphique n°20 : Concentration des dépôts des banques (en %) 29

Graphique n°21 : Concentration des crédits octroyés par les banques (en %) 30

Graphique n°22 : Répartition en fonction du statut de l’actionnariat des banques - 2023 (en %) 30

Graphique n°23 : Répartition en fonction du statut de l’actionnariat des banques - 2024 (en %) 30

Graphique n°24 : Concentration du total-actif des sociétés de crédit à la consommation (en %) 31

Graphique n°25 : Concentration du total-actif des sociétés de crédit-bail (en %) 31

Graphique n°26 : Evolution de la concentration des crédits sur base consolidée (en %) 32

Graphique n°27 : Structure de l’actif des banques (en %) 34

Graphique n°28 : Créances des banques sur les établissements de crédit et assimilés
(en milliards de dirhams) 35

Graphique n°29 : Evolution du crédit octroyé par les banques (en %) 36

Graphique n°30 : Evolution des crédits octroyés par les banques par objet économique
(en milliards de dirhams) 36

Graphique n°31 : Crédits des banques au secteur privé 37

Graphique n°32 : Crédits des banques au secteur public 37

Graphique n°33 : Répartition sectorielle des crédits par décaissement octroyés


par les banques (en %) 38

Graphique n°34 : Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques en fonction
de leur terme (en %) 38

Graphique n°35 : Structure des crédits par décaissement octroyés par les banques par type
de monnaie (en %) 39

Graphique n°36 : Ventilation du portefeuille de participations des banques par type


de contrepartie (en %) 40

242
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°37 : Evolution du portefeuille-titres des banques en fonction de leur nature juridique
(en milliards de dirhams) 40

Graphique n°38 : Structure du passif des banques (en %) 41

Graphique n°39 : Ventilation des dettes des banques envers les établissements de crédit par
catégorie de contreparties (en milliards de dirhams) 42

Graphique n°40 : Evolution des différentes catégories de dépôts auprès des banques
(en milliards de dirhams) 44

Graphique n°41 : Evolution de la part des différentes catégories de dépôts auprès


des banques (en %) 44

Graphique n°42 : Evolution des dépôts auprès des banques par catégorie d’agents économiques
(en milliards de dirhams) 45

Graphique n°43 : Structure des dépôts auprès des banques par catégorie d’agents économiques
(en %) 45

Graphique n°44 : Encours des dettes obligataires des banques (en milliards de dirhams) 46

Graphique n°45 : Evolution des fonds propres comptables des banques 47

Graphique n°46 : Evolution des engagements donnés des banques (en milliards de dirhams) 48

Graphique n°47 : Evolution des engagements donnés des banques à la clientèle


(en milliards de dirhams) 48

Graphique n°48 : Evolution des engagements donnés par les banques aux établissements
de crédit (en milliards de dirhams) 49

Graphique n°49 : Evolution des engagements reçus des banques (en milliards de dirhams) 49

Graphique n°50 : Evolution des engagements sur opérations de change et produits dérivés
(en milliards de dirhams) 50

Graphique n°51 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques


(en milliards de dirhams) 51

Graphique n°52 : Evolution des constituants du produit net bancaire (en milliards de dirhams) 51

Graphique n°53 : Structure du produit net bancaire (en %) 51

Graphique n°54 : Evolution du résultat brut d’exploitation et du coefficient moyen d’exploitation


des banques 53

Graphique n°55 : Coût du risque des banques rapporté aux crédits (en %) 54

Graphique n°56 : Coût du risque des banques rapporté au résultat brut d’exploitation 54

Graphique n°57 : Evolution de la rentabilité des actifs des banques (ROA) en % 55

243
Table des matières

Graphique n°58 : Evolution de la rentabilité des fonds propres des banques (ROE) en % 55

Graphique n°59 : Evolution de la marge globale d’intermédiation des banques (en %) 55

Graphique n°60 : Evolution de la marge des banques sur les opérations avec la clientèle (en %) 56

Graphique n°61 : Evolution de la marge bancaire globale, des frais généraux


et du coût du risque (en %) 56

Graphique n°62 : Evolution des financements participatifs, marges comprises, ventilés par objet
économique (en milliards de dirhams) 57

Graphique n°63 : Structure du portefeuille des financements participatifs (en %) 58

Graphique n°64 : Structure de l’actif des banques et fenêtres participatives (en %) 59

Graphique n°65 : Evolution des éléments de l’actif des banques et fenêtres participatives
(en milliards de dirhams) 59

Graphique n°66 : Evolution des dépôts à vue et des dépôts d’investissement des banques
et fenêtres participatives (en millions de dirhams) 59

Graphique n°67 : Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en %) 60

Graphique n°68 : Evolution de la répartition des dépôts à vue des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams) 60

Graphique n°69 : Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en %) 61

Graphique n°70 : Evolution de la répartition des dépôts d’investissement des banques et fenêtres
participatives par catégorie d’agent économique (en millions de dirhams) 61

Graphique n°71 : Structure du passif des banques et fenêtres participatives (en %) 62

Graphique n°72 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams) 62

Graphique n°73 : Structure du produit net bancaire retraité des banques et fenêtres
participatives (en millions de dirhams) 63

Graphique n°74 : Structure des charges générales d’exploitation des banques et fenêtres
participatives (en %) 63

Graphique n°75 : Le total-actif par catégorie de sociétés de financement


(en milliards de dirhams) 64

Graphique n°76 : Evolution de l’encours des crédits à la consommation octroyés par les sociétés
spécialisées par type de crédit (en millions de dirhams) 65

244
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°77 : Evolution de l’encours des financements par crédit-bail mobilier et immobilier
octroyés par les sociétés spécialisées (en millions de dirhams) 65

Graphique n°78 : Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par type d’équipement (en %) 66

Graphique n°79 : Répartition de la production du crédit-bail immobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par type d’immobilisation financée (en %) 66

Graphique n°80 : Répartition de la production du crédit-bail mobilier octroyé par les sociétés
spécialisées par secteur d’activité (en %) 67

Graphique n°81 : Evolution de la structure des ressources des sociétés de financement (en %) 69

Graphique n°82 : Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit


à la consommation (en %) 69

Graphique n°83 : Evolution de la structure des ressources des sociétés de crédit-bail (en %) 70

Graphique n°84 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de financement
(en millions de dirhams) 71

Graphique n°85 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit
à la consommation (en millions de dirhams) 71

Graphique n°86 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des sociétés de crédit-bail
(en millions de dirhams) 72

Graphique n°87 : Structure des emplois des banques offshore (en %) 74

Graphique n°88 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques offshore
(en millions de dirhams) 75

Graphique n°89 : Répartition des transferts de fonds internationaux reçus via les établissements
de paiement par origine (en %) 77

Graphique n°90 : Répartition des transferts internationaux reçus via les établissements de
paiement par pays de provenance (en %) 78

Graphique n°91 : Evolution des parts des régions destinatrices des transferts de fonds
internationaux reçus via les établissements de paiement (en %) 78

Graphique n°92 : Part des villes émettrices des transferts de fonds nationaux opérés
par les établissements de paiement (en %) 79

Graphique n°93 : Structure des emplois des banques - sur base consolidée (en %) 80

Graphique n°94 : Structure des ressources des banques - sur base consolidée (en %) 81

Graphique n°95 : Répartition du total-actif des groupes bancaires par métier (en %) 82

245
Table des matières

Graphique n°96 : Contribution des filiales à l’étranger aux principales rubriques du bilan
des 3 groupes bancaires transfrontaliers (en %) 83

Graphique n°97 : Evolution des soldes intermédiaires de gestion des banques sur base consolidée
(en milliards de dirhams) 84

Graphique n°98 : Coefficient moyen d’exploitation des banques - base consolidée (en %) 84

Graphique n°99 : Contribution des différents métiers dans le Résultat Net - Part du Groupe
des groupes bancaires (en %) 85

Graphique n°100 : Contribution des filiales à l’étranger aux principales rubriques de résultat
des 3 groupes bancaires transfrontaliers (en %) 86

Graphique n°101 : Evolution de la dette bancaire des ménages 87

Graphique n°102 : Evolution de la production du financement à l’habitat et du nombre


de bénéficiaires 88

Graphique n°103 : Evolution de l’encours brut du financement à l’habitat 89

Graphique n°104 : Evolution de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles


selon la fourchette de taux appliqués (en %) 89

Graphique n°105 : Ventilation de l’encours du crédit à l’habitat des banques conventionnelles entre
taux fixe et taux variable (en %) 90

Graphique n°106 : Evolution de l’encours du financement à l’habitat selon la durée initiale (en %) 90

Graphique n°107 : Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon l’âge
(en %) 91

Graphique n°108 : Répartition du nombre de dossiers des financements à l’habitat selon


le revenu (en %) 91

Graphique n°109 : Répartition du nombre de dossiers de financements à l’habitat selon


la catégorie socio-professionnelle (en %) 92

Graphique n°110 : Répartition géographique du nombre de dossiers de financements


à l’habitat (en %) 92

Graphique n°111 : Evolution de l’encours brut du financement à la consommation (Banques


conventionnelles et participatives et sociétés de financement) 93

Graphique n°112 : Evolution de l’encours du financement à la consommation des banques


et des sociétés de financement selon la durée initiale (en %) 94

Graphique n°113 : Evolution du montant moyen des dossiers de financement à la consommation


des banques et des sociétés de financement (en dirhams) 94

246
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°114 : Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation


des banques et des sociétés de financement selon l’âge (en %) 94

Graphique n°115 : Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation


des banques et des sociétés de financement selon le revenu (en %) 95

Graphique n°116 : Répartition du nombre de dossiers de financement à la consommation


selon la catégorie socio-professionnelle (en %) 95

Graphique n°117 : Répartition géographique du nombre de dossiers de financement


à la consommation (en %) 96

Graphique n°118 : Rapport entre l’endettement bancaire des entreprises non financières
et le PIB 96

Graphique n°119 : Encours des financements par décaissement accordés aux entreprises
non financières (en milliards de dirhams) 97

Graphique n°120 : Ventilation de la dette des entreprises non financières entre le secteur
privé et public 97

Graphique n°121 : Ventilation des crédits par segment d’entreprises 98

Graphique n°122 : Evolution des grandes expositions portées par les banques - sur base sociale 99

Graphique n°123 : Evolution des grandes expositions portées par les banques - sur base consolidée 99

Graphique n°124 : Evolution des créances en souffrance des banques - sur base sociale 100

Graphique n°125 : Evolution du taux des créances en souffrance - Sur base sociale (en %) 100

Graphique n°126 : Evolution de la structure des créances en souffrance des banques


par catégorie - Base sociale (en %) 101

Graphique n°127 : Taux de couverture par des provisions des créances en souffrance détenues
par les banques - sur base sociale 101

Graphique n°128 : Evolution des créances en souffrance et du taux de risque des banques -
sur base consolidée 102

Graphique n°129 : Taux de couverture des créances en souffrance détenues par les banques -
sur base consolidée 102

Graphique n°130 : Evolution du taux des créances en souffrance portées sur les ménages -
base sociale (en %) 103

Graphique n°131 : Evolution du taux des créances en souffrance des banques et des sociétés
de crédit à la consommation sur les ménages par catégorie de financement -
base sociale (en %) 103

247
Table des matières

Graphique n°132 : Répartition sectorielle des crédits et des créances en souffrance des banques
sur les entreprises non financières - base sociale (en %) 104

Graphique n°133 : Evolution des créances en souffrance des banques sur les entreprises par
secteur d’activité - base sociale (en milliards de dirhams) 105

Graphique n°134 : Encours des interventions de Bank Al-Maghrib par instrument


(en milliards de dirhams) 106

Graphique n°135 : Encours moyen des interventions de Bank Al-Maghrib par


instrument (en milliards de dirhams) 106

Graphique n°136 : Evolution des dépôts, des crédits et du coefficient d’emploi des banques
conventionnelles 107

Graphique n°137 : Evolution des actifs liquides et réalisables des banques conventionnelles 107

Graphique n°138 : Evolution mensuelle des actifs liquides et réalisables par rapport
au total-actif en 2024 (en %) 108

Graphique n°139 : Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme


(LCR) en 2024 (en %) 108

Graphique n°140 : Ressources en devises des banques - Base sociale 109

Graphique n°141 : Emplois en devises des banques - Base sociale 109

Graphique n°142 : Evolution mensuelle du coefficient de liquidité à court terme (LCR) moyen des
banques et fenêtres participatives en 2024 (en %) 109

Graphique n°143 : Evolution du total des risques nets pondérés des banques conventionnelles
(en milliards de dirhams) - sur base sociale 110

Graphique n°144 : Evolution du total des risques nets pondérés des groupes bancaires
(en milliards de dirhams) - sur base consolidée 110

Graphique n°145 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de crédit des banques
conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 111

Graphique n°146 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de crédit des groupes
bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 111

Graphique n°147 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de marché des banques
conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 112

Graphique n°148 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque de marché des groupes
bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 112

Graphique n°149 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque opérationnel des
banques conventionnelles (en milliards de dirhams) - sur base sociale 112

248
BANK AL-MAGHRIB RAPPORT ANNUEL SUR LA SUPERVISION BANCAIRE EXERCICE 2024

Graphique n°150 : Evolution des expositions pondérées au titre du risque opérationnel des
groupes bancaires (en milliards de dirhams) - sur base consolidée 112

Graphique n°151 : Evolution de la structure des fonds propres prudentiels des banques
conventionnelles - Base sociale (en %) 113

Graphique n°152 : Evolution des fonds propres et du ratio de solvabilité des banques conventionnelles
- sur base sociale (en %) 114

Graphique n°153 : Evolution des fonds propres et du ratio de solvabilité des groupes bancaires -
sur base consolidée (en %) 114

Graphique n°154 : Ratio de levier sur base sociale (en %) 115

Graphique n°155 : Ratio de levier sur base consolidée (en %) 115

Graphique n°156 : Répartition par catégorie des réclamations des clients des établissements
de crédit reçues par Bank Al-Maghrib 174

Graphique n°157 : Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements


de crédit déposées auprès de Bank Al-Maghrib - Année 2024 (en %) 174

Graphique n°158 : Taux de dénouement en faveur des plaignants, des réclamations instruites
par Bank Al-Maghrib (en %) 175

Graphique n°159 : Répartition des dossiers reçus par le CMMB à fin 2024 175

Graphique n°160 : Evolution de la typologie des dossiers soumis à la médiation


bancaire (en %) 176

Graphique n°161 : Répartition régionale des réclamations de la clientèle des établissements


de crédit déposées auprès de CMMB 176

249
Dépôt légal : 2016PE0085
ISSN : 2509-0615
www.bkam.ma
BankAlMaghrib
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