Finances Publiques
Finances Publiques
L’Elaboration du Budget
Le Budget prévoit et autorise les charges et les ressources de l’Etat.
L’élaboration du budget est l’affaire du gouvernement mais le Ministre des
Finances y joue un rôle extrêmement important. L’élaboration du Budget
comprend trois phases : Technique, Politique et Législative.
I- La phase technique
Elle comprend deux points à savoir la lettre Circulaire du Ministre des Finances
et les travaux des Commissions Techniques.
1- La Circulaire budgétaire
C’est une lettre du Ministre des Finances adressée à ses collègues
“ ministres dépensiers ” conformément aux directives arrêtées par le
gouvernement sur la base d’études et d’hypothèses envisagées.
Cette lettre circulaire indique :
- la responsabilité de tout un chacun dans la préparation du budget,
- les grandes orientations de la politique budgétaire de l’année à venir,
- les formes dans lesquelles des documents doivent être présentées,
- les données provisoires du budget en cours d’exécution,
- les délais dans lesquels les propositions de dépenses doivent être présentées .
Les Ministres dépensiers et le Ministre des Finances font leurs propositions de
dépenses. Ces dernières portent sur :
Comptapub.
2
III-Phase legislative.
Le vote du budget par l’Assemblée Nationale a une double signification :
- une décision souveraine basée sur le consentement des citoyens ;
- une autorisation donnée au Gouvernement d’exécuter la Loi des Finances.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
2
12/10/15 13:10
Comptapub.
3
Le Budget d’Etat.
Le Budget d’Etat est, en la forme législative, un acte de prévision et
d’autorisation des recettes et des dépenses de l’Etat. cependant il est gouverné
par quelques grands principes.
Les principes budgétaires.
Les principes budgétaires, au nombre de cinq, connaissent souvent des
dérogations. Ce sont les principes de : l’universalité, l’annualité, l’unité, la
spécialité et l’équilibre.
1° Le Principe de l’universalité :
La règle de l’universalité exige que toutes les recettes et toutes les dépenses
soient prévues et exécutées sans contraction ni compensation.
Les dérogations à ce principe sont :
- les Budgets Autonomes,
- les Budgets Annexes ;
- les Comptes d’affectation Spéciale du Trésor.
Ce principe a deux justifications :il évite les gaspillages , les dépenses inutiles,
d’une part et facilite le contrôle, d ‘autre part.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
3
12/10/15 13:10
Comptapub.
4
2° Le Principe de l’annualité :
Le Budget s’exécute sur douze mois (c’est à dire du 1° janvier au 31 décembre ),
les crédits autorisés sont inscrits pour une année et les reliquats sont annulés en
fin d’exercice ( exception faite des crédits des recettes ).
Les dérogations à ce principe sont :
- le douzième provisoire ;
- les autorisations de programmes ;
- la période complémentaire.
Par ailleurs trois considérations justifient ce principe :les raisons politiques ;
la règle de l’Annualité permet un contrôle régulier des finances publiques
* Les raisons techniques : elle fait obligation à l’administration de produire ses
comptes dans un délai raisonnable,
*Les raisons économiques : l’année correspond à un rythme de vie sociale.
3° Le Principe de l’unité:
Les recettes et les dépenses doivent être contenues dans un document unique
appelé Budget Général.
Les dérogations à cet autre principe sont :
- les Budgets Autonomes,
- les Budgets Annexes ;
- les Comptes d’affectation Spéciale du Trésor.
Quatre raisons justifient ce principe :
- les raisons politiques :le document unique facilite le contrôle parlementaire,
- les raisons techniques : l’unité budgétaire va de paire avec l’équilibre
budgétaire qu’elle permet de vérifier plus facilement
- les raisons juridiques : l’existence d’un délai d’adoption implique le principe
de l’unité budgétaire,
-les raisons pratiques : l’unité budgétaire facilite le rapprochement de
l’exécution et des prévisions.
4° Le Principe de l’équilibre:
Ce principe est classique, aussi il a subi plus d’altération que les autres , il
est beaucoup plus relatif qu’absolu. Cependant il est obligatoire pour les budgets
annexes et les comptes spéciaux.
Les justifications du principe : l’équilibre financier est associé à l’équilibre
politique dont il est le garant. C’est également lui qui freine l’Etat dans ses
interventions.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
4
12/10/15 13:10
Comptapub.
5
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
5
12/10/15 13:10
Comptapub.
6
b)-La Liquidation :
C’est la détermination du montant de la dépense engagée après certaines
vérifications telles que l’exigibilité de la dette, le délai de prescription. La
liquidation n’est possible qu’après production du dossier du créancier.
c)-L’Ordonnancement .
C’est établir un titre de paiement, le signer et le remettre au comptable.
L’ordonnancement est l’ordre donné par l’ordonnateur au comptable de payer
une dépense dans les règles prescrites par la loi en vigueur.
2° La phase comptable de l’exécution du budget comprend.
Avant de procéder au paiement, le comptable réalise deux opérations : une
opération de payeur et une autre de caissier.
a) L’opération de payeur .
Le visa du comptable est subordonné à un certain nombre de contrôles. Ces
contrôles portent uniquement sur la forme. En effet le comptable n’a à apprécier
ni la moralité ni l’opportunité de la dépense.
Le contrôle porte sur la qualité de l’ordonnateur , le visa du contrôleur
financier, l’imputation budgétaire, la disponibilité des crédits alloués, le
caractère libératoire du paiement (identité et capacité juridique), la justification
du service fait, les pièces justificatives jointes, les calculs.
b) L’opération de caissier .
Le comptable vérifie la validité du paiement : le contrôle de la validité de la
créance ; les cas d’opposition éventuelle d’un autre créancier , le caractère
libératoire du paiement. Ce n’est qu’après toutes ces vérifications que le
comptable appose son visa “ vu bon à payer ”.
L’exercice des fonctions de comptables et d’ordonnateurs sont
incompatibles. Aussi les conjoints des ordonnateurs ne peuvent être comptables
des organismes publics auprès desquels les- dits ordonnateurs exercent leurs
fonctions.
Il n’existe pas de lien de subordination entre ordonnateurs et comptables
publics.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
6
12/10/15 13:10
Comptapub.
7
L’exécution des recettes est assurée par les services fiscaux (Impôts et
Douanes) et ceux du Trésor. Les services fiscaux sont chargés de l’émission des
rôles ou de la liquidation des droits et taxes et du recouvrement, les comptables
encaissent.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
7
12/10/15 13:10
Comptapub.
8
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
8
12/10/15 13:10
Comptapub.
9
2- En recette.
La particularité de l’exécution des recettes est que le contrôle porte surtout sur
les impôts directs car le recouvrement de cet impôt incombe ( pour le moment
et en partie) au comptable.
Ces contrôles portent sur les émissions des rôles et consistent à:
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
9
12/10/15 13:10
Comptapub.
10
- les pointer
- vérifier les calculs
Comme les dépenses où le contrôle aboutit soit au rejet ou au visa du comptable,
le contrôle des recettes est sanctionné soit par un rejet ou une prise en charge
(comptable ou extra comptable) de l’émission par le comptable.
4-Le contrôle des services d’inspection.
Il s’agit ici de tous les ordres d’inspection Mali ( relevant de l’exécutif ) entre
autres il faut citer le Contrôle des Services Publics, l’Inspections des Finances,
celle du Ministère de l’Administration Territoriale etc…
a- Contrôles à priori .
C’est un contrôle qui se réalise avant l’exécution de l’opération. Dans son
principe, selon Eric Oliva, il est souvent politique par exemple le vote du budget
par l’autorité délibérante : c’est donc un contrôle surtout d’opportunité.
c- contrôles à posteriori.
Ce sont des contrôles qui interviennent après la réalisation de l’opération tel
que les contrôles juridictionnels, Parlementaires et la cour de discipline
budgétaire.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
10
12/10/15 13:10
Comptapub.
11
Ils sont exercés par des agents extérieurs aux services dépensiers :
l’Inspection des Finances, les contrôles juridictionnel et Parlementaire.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
11
12/10/15 13:10
Comptapub.
12
C’est la répartition des crédits par section. Il existe autant de section que de
départements Ministériels de Régions, d’Institutions et d’Etablissements publics
à caractère administratif.
Le code fonctionnel désigne la section ; à l’intérieur du code fonctionnel (CF),
on trouve les unités fonctionnelles (UF) qui désignent les services : exemples le
Cabinet du Ministre, une direction nationale.
Après son vote par l’Assemblée, la loi des finances est promulguée par un
décret présidentiel, un autre décret définit les allocations budgétaires par
institutions, Ministères, organismes publics et par service. Par un arrêté portant
ouverture des crédits , le Ministre des Finances, ordonnateur principal met à la
disposition des différents ordonnateurs les dotations budgétaires de leur
département institution ou service.
L’ouverture des dotations se fait trimestriellement pour les dépenses de
personnel et de fonctionnement ; en ce qui concerne les dépenses
d’investissement et d’équipement l’ouverture se fait sur demande à travers la
DNP à la DNB (Direction Nationale du Budget).
1) LES ORDONNATEURS.
Un ordonnateur est toute personne, tout agent ayant qualité au nom des
organismes publics pour prescrire l’exécution de leurs recettes et de leurs
dépenses ; l’ordonnateur constate les droits, liquide les recettes, émet les titres
de créances, engage, liquide et ordonnance les dépenses, l’opportunité de la
dépense relève de sa compétence.
Nous classons les ordonnateurs en trois groupes :
- Un ordonnateur principal du Budget d’Etat : le Ministre chargé des
Finances ;
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
12
12/10/15 13:10
Comptapub.
13
2) LES COMPTABLES.
Le comptable est la personne ou l’agent habilité à manier les deniers publics
dans toutes opérations de recettes et de dépenses. Nous distinguons :
3) RESPONSABILITE.
a) Responsabilité politique .
Les ministres encourent, en raison de l’exercice de leurs attributions, les
responsabilités que prévoit la constitution. Mais dans la pratique il est difficile
de mettre en œuvre leurs responsabilités.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
13
12/10/15 13:10
Comptapub.
14
b) Responsabilité disciplinaire .
Elle peut être mise en œuvre par les supérieurs hiérarchiques à l’encontre des
ordonnateurs secondaires. Cependant ces derniers agissent sur instruction des
premiers qui seront à l’abri de telles sanctions. Mais en France il existe une loi
qui fait obligation au ministre d’engager l’action disciplinaire contre les
fonctionnaires ayant dépassé les crédits ou compromit les intérêts financiers de
leur administration.
c) Responsabilité civile.
Le ministre en dépassement de sa dotation peut obtenir la ratification du
parlement et invoquer le cas de force majeure (évaluation précise impossible).
En ce qui concerne les ordonnateurs secondaires, leur responsabilité n’est
engagée que dans les cas de fautes personnelles.
d) Responsabilité pénale.
Dans le cas de dépassement de crédits, les ordonnateurs et tous les
fonctionnaires comptables encourent la forfaiture et la dégradation civique.
L’extrême sévérité de cette sanction l’a rendue inapplicable.
f) Responsabilité financière :
Elle s’applique devant la cour des comptes en cas de gestion de fait.
Exemple : le cas en France de Monsieur Nucci déclaré comptable de fait avec
l’Association Carrefour du Développement en 1992.
a) Responsabilité pécuniaire.
C’est une responsabilité objective c’est à dire la seule constatation d’une
irrégularité la met en cause, que celle-ci lui est imputable ou à ses subordonnés,
aux régisseurs, à son prédécesseur au-delà du délai de six mois après son
installation. Le comptable est responsable de sa caisse (denier, valeurs en
portefeuille, valeurs inactives…)
La mise en jeu de la pécuniaire se fait par la procédure du débet juridictionnel (
Cours des Comptes) ou administratifs (le Ministre chargé des Finances).
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
14
12/10/15 13:10
Comptapub.
15
L’exécution des recettes est assurée par les services fiscaux (Impôts et
Douanes) et ceux du Trésor. Les services fiscaux sont chargés de l’émission des
rôles ou de la liquidation des droits et taxes et du recouvrement, les comptables
encaissent.
1) Phase administrative :
Elle comprend trois opérations : page 6 à 9
- l ‘Engagement,
- la Liquidation,
- et l’Ordonnancement.
2) Phase comptable :
- l’opération de payeur,
- l’opération de caissier.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
15
12/10/15 13:10
Comptapub.
16
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
16
12/10/15 13:10
Comptapub.
17
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
17
12/10/15 13:10
Comptapub.
18
1-Les quittanciers.
Les quittanciers sont des carnets à souches utilisés par les comptables du
Trésor et les régisseurs de régie pour tirer des reçus ; il est tenu par duplication
dont l’original est remis à la partie versante revêtu du cachet du poste et de la
signature du comptable qui encaisse les fonds.
Il y a deux types de quittanciers :
- le quittancier (P1A) de grand format est utilisé uniquement par les
comptables directs du Trésor pour tirer des reçus lors des règlements des
impôts directs ;
- le quittancier de petit format est utilisé dans les régies de recettes.
Tous les quittanciers doivent être quottés et paraphés par le comptable direct
du Trésor de la localité avant utilisation.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
18
12/10/15 13:10
Comptapub.
19
Au verso :
Le montant ventilé de la recette par chapitre.
Le certificat de recette permet de suivre l’évolution des recettes et constitue
également un document de base pour la confection de l’Etat Comparatif.
e- Le certificat de dépenses.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
20
12/10/15 13:10
Comptapub.
21
f- L’Etat Comparatif.
Il permet de comparer le montant des recouvrements à celui des titres de
recettes (émissions )pris en charge, sa périodicité est d’un mois. Il fait apparaître
4 éléments principaux :
- la nomenclature des recettes budgétaires par chapitre et article,
- le montant des titres de perception pris en charge par chapitre et article,
- le montant des recouvrements effectués par chapitre et article,
- le montant des restes à recouvrer par chapitre et article,
- la situation des annulations.
L’Etat Comparatif permet d’apprécier le niveau du recouvrement par rapport
aux émissions.
g-Le Bordereau Sommaire.
Il est établi par les seuls comptables assignataires des dépenses budgétaires.
Comme l’Etat Comparatif, il permet de rapprocher par chapitre et article le
montant des mandats admis du comptable à celui des crédits qui lui ont été
notifiés de manière à dégager les disponibles et ou les dépassements éventuels.
Le Bordereau Sommaire et l’Etat Comparatif doivent être visés par
l’ordonnateur.
b- Le Journal.
Le Journal retrace chronologiquement toutes les écritures comptables en
débit et en crédit, il est confectionné au jour le jour.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
21
12/10/15 13:10
Comptapub.
22
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
22
12/10/15 13:10
Comptapub.
23
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
23
12/10/15 13:10
Comptapub.
24
e-La classe 8.
Elle retrace les résultats d’exécution du budget et la comptabilité des valeurs
inactives ; ses opérations n’apparaissent pas en comptabilité générale.
f- La classe des comptes budgétaires ( 9 ).
Ils décrivent les opérations d’exécution du budget. Au cours de l’année ces
comptes fonctionnent soit en débit ( pour les opérations de dépenses) soit en
crédit ( pour les opérations de recette) ; ils sont soldés à la fin de l’année en
créditant le compte des dépenses recettes et en débitant celui des recettes.
2- La technique de comptabilisation des opérations de dépenses
publiques au Trésor.
Les dépenses et les recettes budgétaires font l’objet d’une double
comptabilisations : en cours d’année et en fin de gestion.
Les dépenses ne sont prises en compte qu’au titre de l’année au cours de
laquelle les ordonnances ou les mandats sont visés par les comptables
assignataires. Nous ne traiterons que les dépenses compte tenu de la mission des
auditeurs.
En cours d’année la comptabilisation des dépenses budgétaires se fait suivant
les grandes masses du budget ainsi qu’il suit :
- les charges communes,
- les dépenses des Ministères,
- les dépenses d’Equipement et d’Investissement.
A l’intérieur de ces grandes masses la comptabilisation se fait en personnel,
matériel et dépenses diverses.
L’étude comprendra quatre parties :
- Comptabilisation des dépenses payables après ordonnancement,
- Comptabilisation des dépenses payées avant ordonnancement,
- Comptabilisation des dépenses payées par les régisseurs,
- Les écritures de clôture.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
24
12/10/15 13:10
Comptapub.
25
Exemple.
Soit un régisseur qui reçoit une avance de 600 FCFA du comptable, fait un
retrait de 300 FCFA, présente un mandat de 200 FCFA et reverse le solde de sa
caisse en fin d’année. Passez les écritures !
I- Schéma comptable du fonctionnement de la régie :
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
25
12/10/15 13:10
Comptapub.
26
Extrait de la nomenclature .
Budget National.
910 0 charges communes.
910.00 - Personnel
910.01 - Matériel..
910.02 - Autres dépenses.
910 1 Ministères.
910.10 - Personnel
910.11 - Matériel..
910 12- Autres dépenses
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
26
12/10/15 13:10
Comptapub.
27
La fiscalité.
Historique.
Définition de l’impôt.
“ L’impôt est une prestation pécuniaire directe, requise par voie d’autorité à titre
définitif et sans contre partie, en vue de la couverture des charges publiques. ”
Gaston Jèze.
De l’Empire Romain à nos jours les systèmes fiscaux ont évolué avec les
institutions et ont été parfois même à l’origine de leurs modifications. A chaque
époque correspond un système fiscal qui lui est propre.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
27
12/10/15 13:10
Comptapub.
28
Du temps des romains à nos démocraties modernes nous avons connu les
systèmes fiscaux suivants :
-Le Système fiscal de l’Etat romain ;
-Le système fiscal du moyen âge ;
-Le Système fiscal royal ;
-Le Système fiscal des démocraties modernes.
I- Le Système fiscal de l’Etat romain :
Sous l’Empire Romain les impôts étaient collectés par des percepteurs dans
des paniers (fiscus ), les impôts collectés étaient :
-La Quarantaine des Gaules : droits perçus aux frontières du territoire sur la
valeur des marchandises importées ;
-Les droits de mutation : 5% des ventes ;
-Les droits d’affranchissement d’esclave ou d’héritage ;
-L’impôt personnel ou de capitation ancètre de notre impôt du minimum fiscal ;
- L’impôt professionnel sur les bénéfices ;
- L’impôt foncier : 10% à 30%, la gestion de cet impôt a nécessité la création du
cadastre pour l’immatriculation des propriétés foncières : le cadastre est une
sorte de registre où les noms des propriétaires sont portés ainsi l’importance de
leurs terres ;
pendant cette période les impôts pouvaient être payés en espèce, en
nature ou sous forme de corvée.
II- Le système fiscal du moyen âge :
Avec la chute de l’Empire Romain, pour se protéger contre les invasions des
barbares, les faibles se rassemblent sous la protection des plus forts, en échange
ces derniers perçoivent des impôts.
Les plus forts vont en abuser : ainsi tout devient prétexte pour exiger le
paiement d’un impôt ; ce qui explique le caractère précaire mais aussi ridicule
de ces impôts .Comme exemple on peut citer :
-Le droit de pâturage pour les vaches ;
-Le droit d’herbage pour les moutons ;
-Le droit du seigneur sur la première nuit de la mariée du serf.
La plupart de ces impôts étaient payés en nature.
III- Le Système fiscal royal :
La ruine de la noblesse terrienne a eu pour conséquence la centralisation du
pouvoir entre les mains du roi, aussi la naissance de la bourgeoisie commerçante
a déplacé la prospérité économique dans les villes ; la fiscalité devient de plus
en plus une affaire sérieuse. Les sources des revenus des rois étaient multiples :
-Les revenus provenant du domaine privé du roi ( fermes, forêts…) ;
-Le droit régalien : pour revaloriser son stock d’or le roi dévalue la monnaie une
opération qui lui permet d’acquérir de nouvelles ressources ;
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
28
12/10/15 13:10
Comptapub.
29
-La troisième source est constituée d’aides des seigneurs pour payer la rançon du
roi prisonnier, pour armer son fils chevalier pour marier sa fille ou faire la
guerre.
Il faut reconnaître que depuis le temps de Rome la fiscalité a toujours été
impopulaire, c’est ce que la fiscalité des démocraties modernes va essayer de
corriger en s’appyant sur les parlements pour faire accepter l’impôt : c’est
pourquoi un adage dit que le parlement est le fils de l’impôt.
IV-La fiscalité des démocraties modernes :
C’est la période du “ Pincipe du consentement à l’impôt ” ; on va s’appuyer
sur les parlements pour faire accepter l’impôt en vain : les barons anglais
l’imposent par les armes, au moyen âge en France, les paysans se révoltent
contre les impôts féodaux, la Révolution de 1789 traduit l’échec de la fiscalité
féodale. Ce n’est que le décret du 17 juin 1789 qui va formaliser le principe du
consentement “ pas d’impôt quelqu’en soit le montant sans le consentement de
la nation ”.
La classification des impôts
Les ressources du budget comprennent les recettes fiscales et non
fiscales. Les ressources fiscales se repartissent en impôts directs et taxes
assimilées, en impôts indirects et taxes assimilées.
Ces mêmes ressources sont classées en ressources nationales,
régionales et locales suivant qu’elles seraient des produits des budgets
nationaux, régional ou communal.
Les impôts indirects et taxes assimilées englobent en plus de la fiscalité
indirecte intérieure les droits et taxes perçus au cordon douanier.
Les impôts sont classés en impôts directs et indirects ; quatre critères
nous permettent de faire cette classification :
-critère administratif ;
-critère économique ;
-critère de la matière imposable ;
-critère du mode de perception .
I°- Critère administratif.
Les impôts directs sont émis par le service des contributions directes
alors que l’émission des impôts indirects est faite par le service des
contributions indirectes. Ce critère est tributaire de l’organisation administrative
des services de l’assiette. Au Mali par exemple il n’y a plus de démarcation
nette entre les deux services : le même centre des impôts assume les deux
missions.
2°-Critère économique.
L’impôt direct est celui qui est supporté de façon définitive par le redevable
qui est le contribuable réel.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
29
12/10/15 13:10
Comptapub.
30
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
30
12/10/15 13:10
Comptapub.
31
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
31
12/10/15 13:10
Comptapub.
32
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
32
12/10/15 13:10
Comptapub.
33
LJ
RECETTE DEPENSES
QUITTANCIER BIC Bon de caisse
BIC IGR Pensions
IGR MFBIC Envois fonds
MFBIC
Bordereau mensuel de
versement des
opérations
Registres
Registres de
dépouillement de
dépouillement de
recette
dépenses
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
33
12/10/15 13:10
Comptapub.
34
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
34
12/10/15 13:10
Comptapub.
35
a) La phase à l’amiable
Elle couvre la période du premier jour du mois de la DME au dernier jour du
même mois pendant cette période le contribuable ne peut être contraint à payer
ses impôts, cette période est mise à profil pour sensibiliser le contribuable afin
de l’amener à s’acquitter de ses impôts avant la l’exigibilité de ses impôts.
B) La phase contentieuse.
Elle commence à la fin du mois de la DME.
C’est la période pendant laquelle on peut contraindre le contribuable à payer ses
impôts par toutes les voies de droit ses étapes sont :
-Le Commandement : le premier jour du mois d’exigibilité frais 5%.
-La notification de fermeture et la fermeture : 3jours après le commandement ;
-La saisie : 3jours après la fermeture ;
-La vente doit être autorisée par le Ministre des finances sur demande du
Trésorier payeur, elle ne peut avoir lieu que 8 jours après l’avis du Ministre et
30 jours après la saisie ( exception faite des produits périssables ).
ETAT COMPARATIF
Il permet de comparer le montant des recouvrements à celui des titres de recettes
pris en charge, sa périodicité est d’un mois (elle était trimestrielle ). Il fait
apparaître 4 éléments principaux :
-la nomenclature des recettes budgétaires par chapitre et article,
-le montant des titres de perception pris en charge par chapitre et article,
-le montant des recouvrements effectués par chapitre et article,
-le montant des restes à recouvrer par chapitre et article.
L’état comparatif permet d’apprécier le rythme du recouvrement.
LE BORDEREAU SOMMAIRE
Il est établi par les seuls comptables assignataires des dépenses budgétaires.
Comme l’état comparatif, il permet de rapprocher par chapitre et article le
montant des mandats admis le comptable de celui des crédits qui lui ont été
notifiés de manière à dégager les disponibles et ou les dépassements. Le
bordereau sommaire remplit le même objet que l’état comparatif.
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
35
12/10/15 13:10
Comptapub.
36
Le budget annexe.
C’est un budget particulier d’un service de l’Etat sans personnalité juridique
propre dont l’activité tend essentiellement à produire des biens ou à rendre des
services donnant lieu à paiement de prix ( bureau des entrepôts ).
_________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Zan coulibaly Cp 3227/ Bko/Mali tél 277 85 43 Dom 222 15 02 service
36
12/10/15 13:10