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Finances Publiques

Les finances publiques, reconnues comme une branche du Droit public, diffèrent des finances privées par leurs objectifs, moyens d'action et conditions d'action. L'élaboration du budget de l'État implique une phase technique, politique et législative, où le Ministre des Finances joue un rôle central. Les principes budgétaires, tels que l'universalité et l'annualité, régissent l'exécution du budget, qui est réalisée par des ordonnateurs et des comptables publics.

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Finances Publiques

Les finances publiques, reconnues comme une branche du Droit public, diffèrent des finances privées par leurs objectifs, moyens d'action et conditions d'action. L'élaboration du budget de l'État implique une phase technique, politique et législative, où le Ministre des Finances joue un rôle central. Les principes budgétaires, tels que l'universalité et l'annualité, régissent l'exécution du budget, qui est réalisée par des ordonnateurs et des comptables publics.

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Finances publiques.

C’est récemment que la science des finances fut reconnue comme la


quatrième branche du Droit public (droit constitutionnel, droit administratif, et le
droit international ) . Cependant en raison des phénomènes qu’elle appréhende,
la science des finances publiques constitue une “science- carrefour ” entre les
phénomènes constitutionnels, politiques, économiques et sociaux.
En quoi les finances publiques diffèrent-elles des finances privées ?
1) Sur le plan des objectifs :
* les entreprises privées recherchent le profit maximum, tel n’est pas le cas en ce
concerne l’Etat ;
* les personnes privées cherchent la satisfaction des besoins personnels, les
personnes publiques cherchent plutôt la satisfaction de l’intérêt général ;
* la notion de coût et du rendement n’a pas la même portée pour les personnes
publiques et les entreprises privées.
2) Sur le plan des moyens d’action : l’Etat met en œuvre des moyens de
contrainte, d’autorité pour ses opérations financières ( pouvoir d’imposition),
alors que ceux des entreprises privées se fondent sur des contrats.
3) Au plan des conditions d’action : l’Etat n’est pas limité dans ses ressources
il évalue d’abord les dépenses et détermine ensuite les ressources.
4) le cadre comptable de l’Etat est strict avec un régime juridique contraignant
( autorisation préalable des dépenses, séparation des fonctions d’ordonnateur et
de comptable, les multiples contrôles).

L’Elaboration du Budget
Le Budget prévoit et autorise les charges et les ressources de l’Etat.
L’élaboration du budget est l’affaire du gouvernement mais le Ministre des
Finances y joue un rôle extrêmement important. L’élaboration du Budget
comprend trois phases : Technique, Politique et Législative.
I- La phase technique
Elle comprend deux points à savoir la lettre Circulaire du Ministre des Finances
et les travaux des Commissions Techniques.
1- La Circulaire budgétaire
C’est une lettre du Ministre des Finances adressée à ses collègues
“ ministres dépensiers ” conformément aux directives arrêtées par le
gouvernement sur la base d’études et d’hypothèses envisagées.
Cette lettre circulaire indique :
- la responsabilité de tout un chacun dans la préparation du budget,
- les grandes orientations de la politique budgétaire de l’année à venir,
- les formes dans lesquelles des documents doivent être présentées,
- les données provisoires du budget en cours d’exécution,
- les délais dans lesquels les propositions de dépenses doivent être présentées .
Les Ministres dépensiers et le Ministre des Finances font leurs propositions de
dépenses. Ces dernières portent sur :
Comptapub.
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- le personnel (avec l’Etat nominatif des effectifs),


- Le besoin de recrutement nouveau,
- Le matériel et l’équipement.
Tous ces documents sont adressés au Ministre des Finances à travers la
Direction du Budget.

2- Les travaux des commissions techniques.


En ce qui concerne les dépenses, les documents sont repartis et étudiés en
commissions avec la participation des départements intéressés (les DAF).
Il y a les commissions des affaires générales, de la santé, de l’éducation des
affaires sociales, les charges communes. La commission des charges communes
est placée sous l’autorité directe du Ministre des Finances, le résultat des
travaux des différentes commissions donnent l’Avant-Projet du Budget en
Dépenses. Parallèlement à ces travaux en commission, les services fiscaux
évaluent les recettes et préparent l’Avant Projet du Budget en recettes .
Le rapprochement des deux Avant-projets (dépenses, recettes) met fin
pratiquement à la phase Technique.

II- La Phase Politique.


Elle est dominée par le rôle du Ministre des Finances et comporte deux
parties: l’Arbitrage du Ministre des Finances et celui du Chef du Gouvernement

1- Les arbitrages du Ministre des Finances


Le MF compare les prévisions de dépenses et de recettes, il tente d’amener
ses collègues à réduire leurs propositions de dépenses dans la limite des
possibilités de recettes.
Ensuite, il passe en revue avec les services fiscaux toutes les possibilités
d’augmenter les recettes ( taux, création de nouveaux impôts , rendements ).
2-Les arbitrages du chef du Gouvernement .
Lors de cette rencontre tripartite (chef du Gouvernement, MF et Ministre
dépensier) les propositions de chaque département sont revues à tour de rôle ;
c’est à l’issu de ces rencontres que les plafonds de crédits susceptibles d’être
retenus sont arrêtés provisoirement.
Les conclusions de ces arbitrages servent de base à la rédaction du rapport
économique et financier du Ministre des Finances pour la présentation de la Loi
des Finances, c’est alors que l’avant projet de la loi de Finances et le document
budgétaire sont transmis par le Ministre des finances au Secrétariat Général du
Gouvernement pour adoption en Conseil de Ministres.

III-Phase legislative.
Le vote du budget par l’Assemblée Nationale a une double signification :
- une décision souveraine basée sur le consentement des citoyens ;
- une autorisation donnée au Gouvernement d’exécuter la Loi des Finances.

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Le projet de Loi de Finances détermine les voies et moyens de l’équilibre


financier pour l’année.
Il est joint au projet de loi de finances les mesures nouvelles et le coût des
services votés.
Les services votés représentent le minimum de dotation nécessaire pour
l’exécution des missions des services publics, quant aux mesures nouvelles elles
concernent les modifications proposées ( les créations, suppressions et
transformation d’emploi ), bref les ministres sont ténus de justifier les dotations
des mesures nouvelles.
Le rôle des ordonnateurs dans l’élaboration du budget :
- évaluer correctement les effectifs de leur département et les autres natures de
dépenses conformément aux orientations de la Lettre circulaire,
- L’arbitrage interne entre les services sur la base des objectifs du département
et de ceux du Gouvernement.
Dans le cadre de l’élaboration du budget d’Etat le rôle du Ministre des Finances
est déterminant. Il s’agit entre autre :
- La préparation de l’avant-projet du budget par la Direction Nationale du
Budget (DNB) ;
- l’adoption par le Conseil de cabinet de l’avant-projet du budget ;
- l’arbitrage.

Le Budget d’Etat.
Le Budget d’Etat est, en la forme législative, un acte de prévision et
d’autorisation des recettes et des dépenses de l’Etat. cependant il est gouverné
par quelques grands principes.
Les principes budgétaires.
Les principes budgétaires, au nombre de cinq, connaissent souvent des
dérogations. Ce sont les principes de : l’universalité, l’annualité, l’unité, la
spécialité et l’équilibre.

1° Le Principe de l’universalité :
La règle de l’universalité exige que toutes les recettes et toutes les dépenses
soient prévues et exécutées sans contraction ni compensation.
Les dérogations à ce principe sont :
- les Budgets Autonomes,
- les Budgets Annexes ;
- les Comptes d’affectation Spéciale du Trésor.
Ce principe a deux justifications :il évite les gaspillages , les dépenses inutiles,
d’une part et facilite le contrôle, d ‘autre part.

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2° Le Principe de l’annualité :
Le Budget s’exécute sur douze mois (c’est à dire du 1° janvier au 31 décembre ),
les crédits autorisés sont inscrits pour une année et les reliquats sont annulés en
fin d’exercice ( exception faite des crédits des recettes ).
Les dérogations à ce principe sont :
- le douzième provisoire ;
- les autorisations de programmes ;
- la période complémentaire.
Par ailleurs trois considérations justifient ce principe :les raisons politiques ;
la règle de l’Annualité permet un contrôle régulier des finances publiques
* Les raisons techniques : elle fait obligation à l’administration de produire ses
comptes dans un délai raisonnable,
*Les raisons économiques : l’année correspond à un rythme de vie sociale.
3° Le Principe de l’unité:
Les recettes et les dépenses doivent être contenues dans un document unique
appelé Budget Général.
Les dérogations à cet autre principe sont :
- les Budgets Autonomes,
- les Budgets Annexes ;
- les Comptes d’affectation Spéciale du Trésor.
Quatre raisons justifient ce principe :
- les raisons politiques :le document unique facilite le contrôle parlementaire,
- les raisons techniques : l’unité budgétaire va de paire avec l’équilibre
budgétaire qu’elle permet de vérifier plus facilement
- les raisons juridiques : l’existence d’un délai d’adoption implique le principe
de l’unité budgétaire,
-les raisons pratiques : l’unité budgétaire facilite le rapprochement de
l’exécution et des prévisions.

4° Le Principe de l’équilibre:
Ce principe est classique, aussi il a subi plus d’altération que les autres , il
est beaucoup plus relatif qu’absolu. Cependant il est obligatoire pour les budgets
annexes et les comptes spéciaux.
Les justifications du principe : l’équilibre financier est associé à l’équilibre
politique dont il est le garant. C’est également lui qui freine l’Etat dans ses
interventions.

5° Le Principe de la spécialité budgétaire:


C’est la ventilation des crédits en unités bien déterminées . Au Mali les crédits
budgétaires sont ventilés par :
- destination : Code Fonctionnel “ CF ”, exemple le CF 16 est celui du
département des finances.

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- services : unité fonctionnelle “ UF ”, exemple le Cabinet.


- nature de dépenses ( code économique “ CE ”), exemple le chapitre 11 ou
“ personnel ”.
L’exécution du budget.
Après le vote par l’Assemblée Nationale, la Loi des finances est promulguée
par Décret présidentiel. Les dotations budgétaires sont mises à la disposition des
différents ordonnateurs par le Ministre chargé des finances.
L’exécution du budget fait appel à deux catégories d’agents :les ordonnateurs et
les comptables. Elle comprend également deux phases : une administrative et
l’autre comptable.

A-Le personnel chargé de l’exécution.


1° Les Ordonnateurs.
Un ordonnateur est une personne ayant qualité de prescrire l’exécution des
recettes et des dépenses au nom des organismes publics. En outre il constate les
droits, liquide les recettes, émet les titres de créances, engage, liquide et
ordonnance les dépenses. Nous distinguons trois types d’ordonnateurs :
- l’ordonnateur principal du Budget d’Etat : le Ministre chargé des Finances ;
- les ordonnateurs secondaires : les ministres, les présidents des Institutions,
les Gouverneurs des régions,
- les ordonnateurs secondaires délégués : les Directeurs Administratifs et
Financiers (DAF), les Directeurs régionaux du Budget.

2° Les comptables publics.


Est comptable public, tout fonctionnaire ou agent de l’Etat, ayant qualité pour
exécuter au nom des organismes publics des opérations de recettes, de dépenses,
de maniement de fonds et valeurs dont il a la garde.
Les catégories de comptables :
a) Les comptables directs du Trésor comprennent :
- les comptables supérieurs (centralisateurs) : les Trésoriers payeurs régionaux,
l’Agent Comptable Central Trésor, le Payeur Général Trésor, le Receveur
Général District;
- les subordonnés ( non centralisateurs ) : les percepteurs, les receveurs-
percepteurs et les receveurs.
b) Les comptables des Administrations financières ;
c) Les comptables spéciaux ;
d) Les comptables des budgets annexes.

1° La phase administrative de l’exécution du budget comprend :


a)- L’Engagement:
C’est un acte qui rend l’Etat débiteur : passation des marchés, les mutations
parmis le personnel, les missions. L’Engagement peut être temporaire ou
définitif (temporaire :marchés, les travaux de fourniture).

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b)-La Liquidation :
C’est la détermination du montant de la dépense engagée après certaines
vérifications telles que l’exigibilité de la dette, le délai de prescription. La
liquidation n’est possible qu’après production du dossier du créancier.
c)-L’Ordonnancement .
C’est établir un titre de paiement, le signer et le remettre au comptable.
L’ordonnancement est l’ordre donné par l’ordonnateur au comptable de payer
une dépense dans les règles prescrites par la loi en vigueur.
2° La phase comptable de l’exécution du budget comprend.
Avant de procéder au paiement, le comptable réalise deux opérations : une
opération de payeur et une autre de caissier.
a) L’opération de payeur .
Le visa du comptable est subordonné à un certain nombre de contrôles. Ces
contrôles portent uniquement sur la forme. En effet le comptable n’a à apprécier
ni la moralité ni l’opportunité de la dépense.
Le contrôle porte sur la qualité de l’ordonnateur , le visa du contrôleur
financier, l’imputation budgétaire, la disponibilité des crédits alloués, le
caractère libératoire du paiement (identité et capacité juridique), la justification
du service fait, les pièces justificatives jointes, les calculs.
b) L’opération de caissier .
Le comptable vérifie la validité du paiement : le contrôle de la validité de la
créance ; les cas d’opposition éventuelle d’un autre créancier , le caractère
libératoire du paiement. Ce n’est qu’après toutes ces vérifications que le
comptable appose son visa “ vu bon à payer ”.
L’exercice des fonctions de comptables et d’ordonnateurs sont
incompatibles. Aussi les conjoints des ordonnateurs ne peuvent être comptables
des organismes publics auprès desquels les- dits ordonnateurs exercent leurs
fonctions.
Il n’existe pas de lien de subordination entre ordonnateurs et comptables
publics.

LES ETAPES DE L’EXECUTION DE LA LOI DES FINANCES.


L’exécution de la Loi de Finances obéit à des règles dont le respect est capital
pour une gestion saine de la chose publique.

A.L’exécution des recettes .

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L’exécution des recettes est assurée par les services fiscaux (Impôts et
Douanes) et ceux du Trésor. Les services fiscaux sont chargés de l’émission des
rôles ou de la liquidation des droits et taxes et du recouvrement, les comptables
encaissent.

Les étapes d’exécution des dépenses par nature .

Les étapes d’exécution des dépenses sont fonction de leur nature .


1-Les dépenses de personnel.
Les engagements des dépenses de personnel se font sur la base :
- des états nominatifs chiffrés,
- des états rectificatifs,
- des actes de recrutement, d’avancement et de nomination.
Les engagements font ensuite l’objet de liquidation, d’ordonnancement et
ensuite de paiement.

2-Les dépenses de matériel .


L’exécution des dépenses de matériel suivent deux procédures suivant que
le montant de la dépense soit inférieur à dix millions, supérieur ou égal à dix
millions de FCFA . En effet au Mali, la loi sur les marchés publics en son
article 4, exige que toutes les dépenses dont le montant est supérieur ou égal
à dix millions de FCFA soient exécutées suivant la procédure des marchés
publics.

1- Cas des montants inférieurs à dix millions.


Pour cette catégorie de dépenses il faut obéir aux étapes suivantes :
- bon de travail ou bon de commande,
- appel à la concurrence d’au moins trois fournisseurs ou prestataires de
services,
- production de la facture proformat ou du devis estimatif du fournisseur ou
du prestataire de service,
- l’ordonnateur établit ensuite le bon d’achat ou le bon de travail et fait le
dossier d’engagement qu’il envoie au contrôleur financier pour son visa.
Seul le bon d’achat ou le bon de travail visé du Contrôleur Financier engage
l’Etat.
- la liquidation de la dépense.
- l’ordonnancement de la dépense.
- Le paiement de la dépense.

2- Cas de la méthode des marchés publics .


Il y a deux cas de figure :
a- Le cas des services de l’Etat.

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La DAF en collaboration avec le service bénéficiaire prépare le marché


jusqu’à sa notification au fournisseur ou au prestataire de service : la Direction
Générale des Marchés Publics joue le rôle de supervision, de coordination et
d’approbation.

b- Le cas des autres services, collectivités et établissements.


Ils ont la compétence de gérer leurs crédits, dans ce cas, les marchés sont
préparés par eux-mêmes conformément à la réglementation en vigueur.
NB : - le fractionnement des dépenses pour éviter le système des marchés est
formellement interdit par le Code des marchés publics,
- l’exécution du marché est subordonnée au visa du Contrôleur Financier et
seul ce visa engage l’Etat.
Deux procédures sont possibles ; le choix de la procédure à adopter est fonction
du montant de la dépense . En effet au Mali la loi exige que toutes les dépenses
dont le montant est supérieur ou égal à dix millions de FCFA ne pourront être
exécutées que par la procédure des marchés publics.
* Procédure d’exécution des dépenses de matériel suivant la méthode des bons
d’achat :
- bon d’achat ou bon de commande,
- appel à la concurrence d’au moins trois fournisseurs ou prestataires de
services,
- production de la facture proformat ou du devis estimatif en retour par le
fournisseur ou le prestataire de service,
- à la réception de la facture proformat ou du devis estimatif, l’ordonnateur
établit le bon d’achat et fait le dossier d’engagement qu’il envoie au
contrôleur financier pour son visa. Seul le bon d’achat ou le bon de travail
visé du Contrôleur Financier engage l’Etat.
- la liquidation de la dépense.
- l’ordonnancement de la dépense.
* Procédure d’exécution des dépenses de matériel suivant la méthode des
marchés publics :
- pour les services de l’Etat, la DAF en collaboration avec le service
bénéficiaire prépare le marché jusqu’à sa notification au fournisseur ou au
prestataire de service : la Direction Générale des Marchés Publics joue le rôle
de supervision, de coordination et d’approbation.
- les marchés sont préparés conformément à la réglementation en vigueur par
les services, établissements et collectivités ayant compétence à gérer leurs
crédits.
NB :
- le fractionnement des dépenses pour en faire un ou plusieurs marchés est
formellement interdit par l’article 4 du Code des marchés publics,
- l’exécution du marché est subordonnée au visa du Contrôleur Financier.

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LES DIFFERENTS CONTRÔLES


DE L’EXECUTION DU BUDGET

On peut classer les contrôles de l’exécution budgétaire de plusieurs façons ;


dans tous les cas, ces contrôles sont exercés par l’exécutif, le juge et le politique.
A-La classification suivant la nature du service de contrôle.
I- Les Contrôles Administratifs.
Les Contrôles Administratifs relèvent de l’exécutif. On peut citer:

1-Le contrôle du contrôleur financier.


Porte sur la régularité de l’imputation, la disponibilité du crédit, l’évaluation de
la dépense, la régularité de l’opération.
2-Le contrôle du supérieur hiérarchique.
Les Ministres exercent un contrôle sur l’exécution des crédits qui leur sont
délégués et sur lesquels les directeurs de budget émettent des mandats. Il en de
même pour les chefs de service et directeurs ordonnateurs .Le Ministre des
finances exerce un contrôle sur l’exécution du Budget d’Etat, des budgets
annexes….
3-Le contrôle des comptables.
Il s’exerce sur les actes de l’ordonnateur.
Les contrôles du comptable porte sur :
a- En dépense.
- la qualité de l’ordonnateur
- le visas du contrôleur financier
- l’imputation budgétaire
- la disponibilité des crédits alloués
- les pièces justificatives jointes
- Les calculs.
Sanction : visa ou rejet.

2- En recette.
La particularité de l’exécution des recettes est que le contrôle porte surtout sur
les impôts directs car le recouvrement de cet impôt incombe ( pour le moment
et en partie) au comptable.
Ces contrôles portent sur les émissions des rôles et consistent à:

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- les pointer
- vérifier les calculs
Comme les dépenses où le contrôle aboutit soit au rejet ou au visa du comptable,
le contrôle des recettes est sanctionné soit par un rejet ou une prise en charge
(comptable ou extra comptable) de l’émission par le comptable.
4-Le contrôle des services d’inspection.
Il s’agit ici de tous les ordres d’inspection Mali ( relevant de l’exécutif ) entre
autres il faut citer le Contrôle des Services Publics, l’Inspections des Finances,
celle du Ministère de l’Administration Territoriale etc…

II-Le contrôle Juridictionnel. Il est exercé par le Juge des comptes .

III-Le contrôle Parlementaire.


Il est exercé par les députés.
IV-Autres classifications .
I- Contrôles à priori, en cours d’exécution et à posteriori.

a- Contrôles à priori .
C’est un contrôle qui se réalise avant l’exécution de l’opération. Dans son
principe, selon Eric Oliva, il est souvent politique par exemple le vote du budget
par l’autorité délibérante : c’est donc un contrôle surtout d’opportunité.

b- Contrôles en cours d’exécution.


Il est un contrôle qui intervient pendant la réalisation de l’opération. Il rentre
dans le cadre de l’opération des contrôles du Contrôleur Financier et du
Comptable.

c- contrôles à posteriori.
Ce sont des contrôles qui interviennent après la réalisation de l’opération tel
que les contrôles juridictionnels, Parlementaires et la cour de discipline
budgétaire.

II-Les contrôles internes et externes.

a- Les Contrôles internes.


Ils sont effectués par des agents des organismes dépensiers dont les mieux
dotés possèdent un corps interne de contrôle : par exemple le contrôle
hiérarchique, l’inspection du Trésor.
b-Les contrôles externes.

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Ils sont exercés par des agents extérieurs aux services dépensiers :
l’Inspection des Finances, les contrôles juridictionnel et Parlementaire.

A) Les ressources du budget .


1- Les Impôts et taxes .
- Parmi les impôts directs on peut classer entre autres l’impôt sur le bénéfice
Industriel et Commercial( BIC ), Impôt sur les Traitements et Salaires,
l’impôt sur le revenu Foncier, la patente…..
- les droits de douanes :Droits de Douanes, Taxes Conjoncturelle à
l’Importation, Redevances statistiques……
- les impôts indirects tel que la TVA, taxes sur les contrats d’assurance.

2- Les produits des amendes.


- Amendes arbitrées, amendes condamnations judiciaires .
3-Les rémunérations des services rendus, redevances, fonds de concours,
dons et legs.
- Les revenus du domaine et les participations financières ainsi que la part de
l’Etat dans les bénéfices des entreprises publiques .
-4) le produit des emprunts ;
5) le remboursement des prêts et avances ;
6) les recettes diverses( acquisitions définitives ADIT, PMU Mali…),
accidentelles ou exceptionnelles.
II-La structure des dépenses :
- les dépenses ordinaires,
- les dépenses en capital,
- les prêts et avances.

1-Les dépenses ordinaires comprennent :


- les charges de la dette,
- la dotation des pouvoirs publics et des institutions de la République,
- les dépenses de personnel,
- les dépenses de transfert.

2-Les dépenses en capital comprennent :


- les investissements exécutés par l’Etat, les prises de participation de l’Etat.
- les transferts affectés à des investissements exécutés sur subvention ou fonds
de concours de l’Etat.

3- Les prêts et avances.

La classification Administrative des dépenses budgétaires.

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C’est la répartition des crédits par section. Il existe autant de section que de
départements Ministériels de Régions, d’Institutions et d’Etablissements publics
à caractère administratif.
Le code fonctionnel désigne la section ; à l’intérieur du code fonctionnel (CF),
on trouve les unités fonctionnelles (UF) qui désignent les services : exemples le
Cabinet du Ministre, une direction nationale.

La classification économique des dépenses budgétaires:


A l’intérieur des UF on trouve le code économique (CE), les chapitres . La
spécialisation des crédits par chapitre est faite à l’intérieur de quatre comptes :
Classe I dépenses de fonctionnement
Classe II dépenses de transferts
Classe III dépenses de capital
Classe IV dépenses de la dette.

L’EXECUTION DE LA LOI DES FINANCES.

Après son vote par l’Assemblée, la loi des finances est promulguée par un
décret présidentiel, un autre décret définit les allocations budgétaires par
institutions, Ministères, organismes publics et par service. Par un arrêté portant
ouverture des crédits , le Ministre des Finances, ordonnateur principal met à la
disposition des différents ordonnateurs les dotations budgétaires de leur
département institution ou service.
L’ouverture des dotations se fait trimestriellement pour les dépenses de
personnel et de fonctionnement ; en ce qui concerne les dépenses
d’investissement et d’équipement l’ouverture se fait sur demande à travers la
DNP à la DNB (Direction Nationale du Budget).

L’exécution du budget se fait en recettes et en dépenses et fait intervenir deux


catégories d’agents : les ordonnateurs et les comptables publics.

PERSONNEL CHARGE DE L’EXECUTION.

1) LES ORDONNATEURS.
Un ordonnateur est toute personne, tout agent ayant qualité au nom des
organismes publics pour prescrire l’exécution de leurs recettes et de leurs
dépenses ; l’ordonnateur constate les droits, liquide les recettes, émet les titres
de créances, engage, liquide et ordonnance les dépenses, l’opportunité de la
dépense relève de sa compétence.
Nous classons les ordonnateurs en trois groupes :
- Un ordonnateur principal du Budget d’Etat : le Ministre chargé des
Finances ;

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- Des ordonnateurs secondaires pour des crédits ouverts du Budget


correspondant à leur Département, Institution ou Région : ce sont les
Ministres, les présidents des Institutions de l’Etat, les Hauts commissaires de
la République
- Les ordonnateurs secondaires délégués : les Directions Administratives
Financières, les Directions Régionales du Budget agissant pour le compte et
sous la responsabilité respectivement de leur Ministre ou du Président de
l’Institution, du Ministre chargé des Finances.

2) LES COMPTABLES.
Le comptable est la personne ou l’agent habilité à manier les deniers publics
dans toutes opérations de recettes et de dépenses. Nous distinguons :

a- Les comptables directs du Trésor :


• Les comptables supérieurs centralisateurs : les Trésoriers payeurs, l’Agent
Comptable Central du Trésor, le Payeur Général du Trésor, le Receveur
Général du District ;
• Les comptables subordonnés et non centralisateurs : les Percepteurs, les
Percepteurs- Receveurs et les Receveurs.

b- Les autres comptables.


• Les comptables des Administrations Financières ;
• Les comptables des budgets annexes ;
• Les comptables spéciaux du Trésor.
L’exercice des fonctions de comptables et d’ordonnateurs sont
incompatibles, aussi les conjoints des ordonnateurs ne peuvent être comptables
des organismes publics auprès desquels les dits ordonnateurs exercent leurs
fonctions.
Il n’existe aucun lien de subordination hiérarchique entre ordonnateurs et
comptables publics.

3) RESPONSABILITE.

3.1. RESPONSABILITE DES ORDONNATEURS.


Les ordonnateurs sont responsables des certifications qu’ils délivrent. En
dépit de leurs attributions, les ordonnateurs n’encourent qu’une faible
responsabilité.

a) Responsabilité politique .
Les ministres encourent, en raison de l’exercice de leurs attributions, les
responsabilités que prévoit la constitution. Mais dans la pratique il est difficile
de mettre en œuvre leurs responsabilités.

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b) Responsabilité disciplinaire .
Elle peut être mise en œuvre par les supérieurs hiérarchiques à l’encontre des
ordonnateurs secondaires. Cependant ces derniers agissent sur instruction des
premiers qui seront à l’abri de telles sanctions. Mais en France il existe une loi
qui fait obligation au ministre d’engager l’action disciplinaire contre les
fonctionnaires ayant dépassé les crédits ou compromit les intérêts financiers de
leur administration.

c) Responsabilité civile.
Le ministre en dépassement de sa dotation peut obtenir la ratification du
parlement et invoquer le cas de force majeure (évaluation précise impossible).
En ce qui concerne les ordonnateurs secondaires, leur responsabilité n’est
engagée que dans les cas de fautes personnelles.

d) Responsabilité pénale.
Dans le cas de dépassement de crédits, les ordonnateurs et tous les
fonctionnaires comptables encourent la forfaiture et la dégradation civique.
L’extrême sévérité de cette sanction l’a rendue inapplicable.

e) Responsabilité devant la cour de discipline budgétaire et financière.


Il est question ici des cas d’infractions aux règles de la comptabilité publique,
les fautes de gestion ou d’atteinte à la morale administrative.

f) Responsabilité financière :
Elle s’applique devant la cour des comptes en cas de gestion de fait.
Exemple : le cas en France de Monsieur Nucci déclaré comptable de fait avec
l’Association Carrefour du Développement en 1992.

3.2. les comptables.


Les comptables sont pécuniairement et personnellement responsables des
opérations dont ils sont chargés.

a) Responsabilité pécuniaire.
C’est une responsabilité objective c’est à dire la seule constatation d’une
irrégularité la met en cause, que celle-ci lui est imputable ou à ses subordonnés,
aux régisseurs, à son prédécesseur au-delà du délai de six mois après son
installation. Le comptable est responsable de sa caisse (denier, valeurs en
portefeuille, valeurs inactives…)
La mise en jeu de la pécuniaire se fait par la procédure du débet juridictionnel (
Cours des Comptes) ou administratifs (le Ministre chargé des Finances).

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Compte tenu du caractère particulier de la responsabilité du comptable la loi


prévoit qu’avant d’entrer en fonction, obligation est faite aux comptables de
constituer des garanties tel que :
- La prestation de serment de fidélité et de probité devant la Cour des Comptes ;
- La souscription à une assurance mutuelle ;
- Le paiement d’une caution remboursable seulement après qu’il ait reçu quitus
pour sa gestion ;
- Par ailleurs cette responsabilité connaît quelques aménagements: le
comptable peut bénéficier d’une décharge totale en cas de force majeure. En
contre partie des obligations (obligation de secret, de résidence, autorisation
de se rendre à l’étranger), le comptable reçoit une indemnité de
responsabilité de caisse, des remises sur les opérations ( placement de bons
du Trésor ).

LES ETAPES DE L’EXECUTION DE LA LOI DES FINANCES.

A.L’exécution des recettes.

L’exécution des recettes est assurée par les services fiscaux (Impôts et
Douanes) et ceux du Trésor. Les services fiscaux sont chargés de l’émission des
rôles ou de la liquidation des droits et taxes et du recouvrement, les comptables
encaissent.

[Link]écution des dépenses :

1) Phase administrative :
Elle comprend trois opérations : page 6 à 9
- l ‘Engagement,
- la Liquidation,
- et l’Ordonnancement.

2) Phase comptable :
- l’opération de payeur,
- l’opération de caissier.

3) Les étapes d’exécution des dépenses par nature.


Les étapes d’exécution des dépenses est fonction de sa nature .
a) Les dépenses de personnel.
Pour cette catégorie de dépense il est exigé :
- des états nominatifs chiffrés,
- des états rectificatifs,
- des actes de recrutement, d’avancement et de nomination.

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b) les dépenses de matériel .


Deux procédures sont possibles ; le choix de la procédure à adopter est
fonction du montant de la dépense . En effet au Mali la loi exige que toutes les
dépenses dont le montant est supérieur ou égal à dix millions de FCFA ne
pourront être exécutées que par la procédure des marchés publics.
* Procédure d’exécution des dépenses de matériel suivant la méthode des bons
d’achat :
d- bon d’achat ou bon de commande,
e- appel à la concurrence d’au moins trois fournisseurs ou prestataires de
services,
f- production de la facture proformat ou du devis estimatif en retour par le
fournisseur ou le prestataire de service,
g- à la réception de la facture proformat ou du devis estimatif, l’ordonnateur
établit le bon d’achat et fait le dossier d’engagement qu’il envoie au
contrôleur financier pour son visa. Seul le bon d’achat ou le bon de travail
visé du Contrôleur Financier engage l’Etat.
h- la liquidation de la dépense.
i- l’ordonnancement de la dépense.
* Procédure d’exécution des dépenses de matériel suivant la méthode des
marchés publics :
j- pour les services de l’Etat, la DAF en collaboration avec le service
bénéficiaire prépare le marché jusqu’à sa notification au fournisseur ou au
prestataire de service : la Direction Générale des Marchés Publics joue le
rôle de supervision, de coordination et d’approbation.
k- les marchés sont préparés conformément à la réglementation en vigueur par
les services, établissements et collectivités ayant compétence à gérer leurs
crédits.

l- le fractionnement des dépenses pour en faire un ou plusieurs marchés est


formellement interdit par l’article 4 du Code des marchés publics.

m- l’exécution du marché est subordonnée au visa du Contrôleur Financier.

Comptabilisation des dépenses publiques.


Les dépenses publiques font l’objet deux comptabilisations par les
ordonnateurs et les comptables.
A- La comptabilité des ordonnateurs.
La loi N°96-060 du 4 novembre 1996 relative à la loi de finances a posé le
principe de la tenue uniforme par les ordonnateurs d’une comptabilité dite
“ comptabilité administrative ” susceptible de donner des indications exactes à
tous les stades de l’exécution du budget de l’Etat.

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La comptabilité administrative des dépenses publiques comprend :


- Comptabilité des engagements et des crédits ouverts,
- Comptabilité des liquidations,
- Comptabilité des ordonnancements ( mandatements).
I – La Comptabilité des engagements et des crédits ouverts.
L’engagement est l’acte par lequel l’Etat crée et constate en son encontre une
obligation de laquelle résultera une charge.
La Comptabilité des dépenses engagées a pour objet de déterminer à tout
moment le montant des engagements pris par comparaison avec les crédits
ouverts et celui des crédits disponibles.
Dans la pratique l’opération se déroule de la façon suivante :
Le service initiateur de la dépense établit une fiche d’engagement sur laquelle
sont portés les éléments suivants :
- l’objet de l’engagement,
- l’imputation budgétaire,
- L’évaluation si possible précise du montant.
Cette fiche, appuyée de toutes les pièces justificatives, est adressée au
Contrôleur Financier qui, après les vérifications d’usage (la rejette en cas
d’anomalie ) l’enregistre dans sa comptabilité par chapitre, article et paragraphe
budgétaire en faisant ressortir d’une part la situation des crédits ouverts et
d’autre part celle des engagements successifs.
II – La Comptabilité des liquidations.
La Comptabilité des liquidations se limite à l’enregistrement comptable des
montants des liquidations ; c’est à dire l’évaluation chiffrée de la dépense
engendrée par l’acte d’engagement.
III–La Comptabilité des ordonnancements (mandatements).
La Comptabilité des ordonnancements ( mandatements) enregistre les droits
constatés relatifs à des créances reconnues.
La comptabilité des ordonnateurs, dite comptabilité administrative par
opposition à celle des comptables dite comptabilité deniers, doit faire ressortir :
- la situation des engagements,
- des liquidations,
- et des ordonnancements.
La synthèse de la comptabilité des ordonnateurs est contenue dans un
document périodique appelé Compte Administratif que tous les ordonnateurs

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doivent produire mensuellement ou trimestriellement. Le Compte Administratif


avant d’être produit devrait faire l’objet d’un pointage contradictoire avec le
bordereau sommaire, document de synthèse du comptable.
B-La comptabilité des comptables
Le comptable public est un fonctionnaire ou un agent habilité à titre principal
au maniement des deniers publics. Les deniers se définissent comme des fonds
ou valeurs appartenant à des organismes publics. La tenue de la comptabilité des
comptables supérieurs se fait selon le système classique suivant :
- les livres de premières écritures sont servis par les divisions intéressées,
- les opérations sont ensuite enregistrées dans le Grand Livre et le Journal
Général ténus par la Division Comptabilité, chaque division tient la
comptabilité auxiliaire de ses propres opérations.
I-Les livres et documents de premières écritures
Les quittanciers, les carnets de déclaration de recettes, le brouillard de
caisse, le calepin de caisse et les fiches d’écriture en constituent une partie.
Ces documents sont servis au jour le jour au moment de la constations des
opérations ; les opérations peuvent être classées en trois groupes :
- les opérations en numéraires,
- les opérations effectuées à partir des effets bancaires,
- les autres opérations.

1-Les quittanciers.
Les quittanciers sont des carnets à souches utilisés par les comptables du
Trésor et les régisseurs de régie pour tirer des reçus ; il est tenu par duplication
dont l’original est remis à la partie versante revêtu du cachet du poste et de la
signature du comptable qui encaisse les fonds.
Il y a deux types de quittanciers :
- le quittancier (P1A) de grand format est utilisé uniquement par les
comptables directs du Trésor pour tirer des reçus lors des règlements des
impôts directs ;
- le quittancier de petit format est utilisé dans les régies de recettes.
Tous les quittanciers doivent être quottés et paraphés par le comptable direct
du Trésor de la localité avant utilisation.

2-Les carnets de déclaration de recettes.


Il y a trois sortes de carnets de déclaration de recettes :
- les carnets de déclaration de recettes de couleur bleue pour les versements
en numéraires,

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- les carnets de déclaration de recettes de couleur blanche sont délivrés à


l’occasion :des versements au moyen d’effets bancaires, des écritures internes,
de l’établissement de duplicata de déclaration de recettes de couleur bleue.
- les carnets de déclaration de recettes de couleur rose sont tirées à l’occasion
des versements des fonds de concours, des fonds des Ministères à annuler (
trop perçu par exemple) en vue de la reconstitution des crédits. La
reconstitution des crédits se fait à certaines conditions :
- le trop perçu porte sur le crédit budgétaire de l’exercice en cours,
- le trop perçu a été recouvré au cours de l’exercice budgétaire où il a été
constaté,
- pour éviter le cas de reconstitution unilatérale, le comptable informe
l’ordonnateur du recouvrement du trop perçu qui à son tour l’invite à
reconstituer le dit crédit.
Ecritures comptable de reconstitution des crédits.
Soit un crédit de fonctionnement payé doublement à tort pour un montant de
300 000 FCFA. L’ordonnateur a émis l’ordre de recette qui a été recouvré par le
comptable ; passez l’écriture de reconstitution du crédit.
Première phase.
- prise en charge du mandat :
débit 910 : 300 000 par
crédit 460 : 300 000.
- paiement du mandat :
Débit 460 : 300 000 par
Crédit 511 03 : 300 000.
Deuxième phase.
- recouvrement de l’ordre de recette.
Débit 511 01 : 300 000 par
Crédit 487 010 : 300 000.
Troisième phase .
- écriture de reconstitution du crédit :
Débit négatif 910 : 300 000 par
Débit 487 010 : 300 000.

3-Les fiches d’écritures.


Les fiches d’écritures véhiculent l’information comptable.
Les fiches d’écriture sont des feuilles destinées à retracer les écritures
comptables par compte ; il existe quatre types de fiche d’écriture :
- Fiches d’écriture rose ou fiches de débit,
- Fiches d’écriture bleue ou fiches de crédit,
- Fiches d’écriture récapitulative,
- Fiches d’écritures triple.

a- Les fiches d’écritures de débit et de crédit.


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Les fiches de débit sont utilisées pour la transcription des opérations de


dépense ? inversement celles du crédit jouent le même rôle en recette. Ces deux
fiches ont la même contexture.

b- La fiche d’écriture récapitulative.


La fiche récapitulative est celle sur laquelle sont récapitulées les fiches de
débit et de crédit. Chaque division doit récapituler ses fiches de débit et de crédit
sur une fiche récapitulative dont le débit et le crédit s’égalent.

c- La fiche triple ou fiches atténuantes.


La fiche triple ou fiches atténuantes joue à elle seule le rôle des trois
premières fiches réunies. Mais elle ne joue que dans les opérations où il n’y a
qu’un seul compte qui est débité et un seul crédité.
Toutes les indications de l’opération doivent être portées sur la fiche
d’écriture à savoir :
- le visa l’agent ayant initié l’opération,
- la date de l’opération,
- le numéro du compte de contre partie,
- le montant de l’opération,
- le motif de l’opération,
- le visa du chef de la division.
Les écritures négatives sont écrites en rouge.
L’ensemble des fiches récapitulatives sont récapitulées dans le journal à la
division comptabilité.

d-Le certificat de recette.


Le certificat de recette est un document périodique établi pour justifier les
recettes effectuées au titre des différents budgets. Le certificat de recette se
présente ainsi:
Au recto :
-le poste comptable,
-le budget auquel il se rapporte,
-le mois au titre duquel il est établi,
-le montant total des recettes en chiffres et en lettre,
-la date,
-la signature du comptable.

Au verso :
Le montant ventilé de la recette par chapitre.
Le certificat de recette permet de suivre l’évolution des recettes et constitue
également un document de base pour la confection de l’Etat Comparatif.

e- Le certificat de dépenses.
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Il a la même contexture que le certificat de recette et rempli la même mission


que ce dernier en dépenses.

f- L’Etat Comparatif.
Il permet de comparer le montant des recouvrements à celui des titres de
recettes (émissions )pris en charge, sa périodicité est d’un mois. Il fait apparaître
4 éléments principaux :
- la nomenclature des recettes budgétaires par chapitre et article,
- le montant des titres de perception pris en charge par chapitre et article,
- le montant des recouvrements effectués par chapitre et article,
- le montant des restes à recouvrer par chapitre et article,
- la situation des annulations.
L’Etat Comparatif permet d’apprécier le niveau du recouvrement par rapport
aux émissions.
g-Le Bordereau Sommaire.
Il est établi par les seuls comptables assignataires des dépenses budgétaires.
Comme l’Etat Comparatif, il permet de rapprocher par chapitre et article le
montant des mandats admis du comptable à celui des crédits qui lui ont été
notifiés de manière à dégager les disponibles et ou les dépassements éventuels.
Le Bordereau Sommaire et l’Etat Comparatif doivent être visés par
l’ordonnateur.

II- Les registres comptables.


1- Les registres de la comptabilité générale.
a-Le grand livre
Le grand livre présente un classement analytique des opérations, il est
composé par des fiches cartonnées à raison d’une fiche par compte dans les
postes non informatisés (d’où l’appellation ‘‘fiche compte’’).
L’ensemble des fiches compte d’un poste comptable en constitue son grand
livre.

b- Le Journal.
Le Journal retrace chronologiquement toutes les écritures comptables en
débit et en crédit, il est confectionné au jour le jour.

2 -Les registres auxiliaires.


Les registres auxiliaires retracent les opérations du grand livre dans le détail,
comme par exemple :
- l’exécution des recettes par budget, chapitre, article et paragraphe,
- l’exécution des dépenses par budget, chapitre, article et paragraphe,
- la situation des émissions et des dégrèvements,
- etc.

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C’est à partir des registres auxiliaires que le bordereau sommaire et l’Etat


Comparatif tous deux documents périodiques sont élaborés.

La technique des écritures comptables.


Généralités :
La comptabilité publique retrace en écriture comptable les opérations de
l’Etat.
A – le Plan comptable de l’Etat ( PCE ).
Le Plan comptable de l’Etat ( PCE ) s’est beaucoup inspiré du PCG ; il
comprend 9 classes, le système de comptabilisation est à partie double.

I-La structure des comptes.

1- La structure des classes.


Les 9 classes se présentent comme suit :
- la classe 1 est la classe des comptes de ressources à Court et Long Terme,
- la classe 2 : les comptes d’immobilisation,
- la classe 3 : comptes internes,
- la classe 4 : comptes de tiers
- la classe 5 : comptes financiers,
- la classe 6 : comptes de charges,
- la classe 7 : comptes de produits,
- la classe 8 : comptes particuliers,
- la classe 9 : comptes budgétaires, comptabilité analytique).

2- Le fonctionnement des comptes.


a-Les comptes de la classe 1,2,6,7 :
Ces comptes ne fonctionnent que lors des opérations de clôture en fin d’année,
ils ne seront pas concernés par la présente étude.

b- Les comptes internes ( classe 3).


Ils décrivent les opérations entre les comptables tant à l’intérieur du poste
comptable qu’avec les autres postes.
Les principaux sont :
- les comptes de transfert entre comptables supérieurs,
- comptes courants entre les Trésoriers payeurs et les percepteurs,
- comptes courants entre les Trésoriers payeurs et les administrations
financières.

c- Les comptes de tiers.


Les comptes de tiers sont en général des comptes d’imputation provisoire :
les comptes d’imputation provisoire de recettes, les dépôts, la CDC, les
réquisitions, les décaissements provisoires etc.

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d- Les comptes financiers.


Ces comptes décrivent les avoirs de l’Etat tant en numéraire qu’en banque.
Contrairement au PCG le PCE fait la différence entre les opérations de l’Etat
comptabilisées sur son compte par la banque et celles en cours de traitement au
niveau de cette institution. A titre d’exemple une remise de chèque du Trésor à
la banque est d’abord comptabilisé dans un compte d’attente qui n’est apuré que
lorsque le compte du comptable dans cette banque sera crédité du montant du
chèque en question. Il en est de même que pour les paiements.

f- Les comptes particuliers.


Ces comptes de la classe 8 décrivent les résultats et la comptabilité des
valeurs inactives ( timbres fiscaux, vignettes, tickets des communes…)

g- Les comptes budgétaires.


Ce sont des comptes de la classe 9 qui fonctionnent au cours de l’année soit
uniquement en crédit ( les 92 pour les recettes) et en débit ( les 91 pour les
dépenses) ; ce n’est que lors des opérations de clôture qu’ils sont respectivement
débités et crédités.

Exemple : le Trésorier payeur envoie pour encaissement un chèque 5000 FCFA


reçu d’un contribuable en règlement de ses impôts, au même moment il procède
au virement des salires pour un montant 1000 FCFA.
Les écritures à passer :
- encaissement du chèque de 5000FCFA.
Débit compte 511 01 : 5000 (chèques à l’encaissement)
Crédit compte 920 000 : 5000 ( recette budget national exercice
courant impôt direct).
- la comptabilisation de l’avis de crédit reçu de la banque.
Débit compte 511 00 : 5000 (disponibilités des comptables du Trésor à la
banque) par
Crédit compte 511 01 : 5000 ( qui se trouve ainsi soldé )
- paiement du virement de 1000FCFA.
Débit compte 460 200 : 1000 (virements différés année courante) par
Crédit compte 51103 : 1000 (virements et chèques émis par les comptables du
Trésor).
- comptabilisation de l’avis de débit reçu de la banque.
Débit compte 511 03 : 1000 ( virement et chèques émis par les comptables du
Trésor ) par
Crédit compte 511 00 : 1000 (disponibilités des comptables du Trésor à la
banque).

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e-La classe 8.
Elle retrace les résultats d’exécution du budget et la comptabilité des valeurs
inactives ; ses opérations n’apparaissent pas en comptabilité générale.
f- La classe des comptes budgétaires ( 9 ).
Ils décrivent les opérations d’exécution du budget. Au cours de l’année ces
comptes fonctionnent soit en débit ( pour les opérations de dépenses) soit en
crédit ( pour les opérations de recette) ; ils sont soldés à la fin de l’année en
créditant le compte des dépenses recettes et en débitant celui des recettes.
2- La technique de comptabilisation des opérations de dépenses
publiques au Trésor.
Les dépenses et les recettes budgétaires font l’objet d’une double
comptabilisations : en cours d’année et en fin de gestion.
Les dépenses ne sont prises en compte qu’au titre de l’année au cours de
laquelle les ordonnances ou les mandats sont visés par les comptables
assignataires. Nous ne traiterons que les dépenses compte tenu de la mission des
auditeurs.
En cours d’année la comptabilisation des dépenses budgétaires se fait suivant
les grandes masses du budget ainsi qu’il suit :
- les charges communes,
- les dépenses des Ministères,
- les dépenses d’Equipement et d’Investissement.
A l’intérieur de ces grandes masses la comptabilisation se fait en personnel,
matériel et dépenses diverses.
L’étude comprendra quatre parties :
- Comptabilisation des dépenses payables après ordonnancement,
- Comptabilisation des dépenses payées avant ordonnancement,
- Comptabilisation des dépenses payées par les régisseurs,
- Les écritures de clôture.

a-La comptabilisation des dépenses payables après ordonnancement.


Cette comptabilisation intervient en comptabilité générale après le visa des
mandats.
La prise en charge comptable des mandats après le visa se fait en débitant le
compte budgétaire par le crédit d’un compte de tiers.
Etude de cas :
Passer les écritures de prise en charge des opérations suivantes :
- un mandat de 200 000 FCFA de personnel d’un Ministère,
- un mandat de 10 000 de retenue INPS, 50 000 de la CRM, 60 000 d’ITS,
- un mandat 300 000 de matériel.
Solution.
La prise en charge :
- Pour le mandat de personnel
Débit 910 10 : 200 000 par

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Crédit 460 000 : 200 000


- Pour le mandat de personnel :
Débit 910 10 : 120 000 par :
Crédit 462 000 : 60 000
Crédit 462 01 : 50 000
Crédit 462 02 : 10 000
Pour le mandat de matériel :
Débit 910 11 : 300 000 par
Crédit 460 200 : 300 000
Le paiement :
Pour le mandat de personnel :
Débit 460 000 : 200 000 par
Crédit 511 03 : 200 000
Pour le mandat de personnel :
Débit 462 000 : 60 000 par :
Crédit 920 000 : 60 000
Débit 462 01 : 50 000
Crédit 430 121 : 50 000
Débit 462 02 : 50 000
Crédit 511 03 : 10 000
Pour le mandat de matériel :
Débit 460 200 : 300 000 par
Crédit 511 03 : 300 000.

b-Comptabilisation des dépenses payées avant ordonnancement.


Il s’agit ici surtout des cas de réquisition par exemple la réquisition du
comptable par un ordonnateur face une situation urgente ( épidémie, retard de
salaire). Dans ce cas la dépense est payée par le comptable sans passer par le
circuit classique de l’exécution du budget : le compte de décaissement
provisoire est débité par le crédit du compte de règlement.
c- comptabilisation des dépenses payées par les régisseurs.

Les régisseurs d’avance sont chargés de régler, suivant une procédure


simplifiée certaines dépenses compte tenue de la nature et du montant de ces
dépenses. Pour le paiement de ces dépenses, le régisseur reçoit du compte une à
justifier. L’acte qui crée la régie fixe son cadre de fonctionnement, le plafond de
l’avance.

Exemple.
Soit un régisseur qui reçoit une avance de 600 FCFA du comptable, fait un
retrait de 300 FCFA, présente un mandat de 200 FCFA et reverse le solde de sa
caisse en fin d’année. Passez les écritures !
I- Schéma comptable du fonctionnement de la régie :

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Motifs de l’opération 360 00 360 1 Classe 9 530 0


Mise à la disposition du régisseur du 600 600
montant de l’avance
Retrait de fonds par le régisseur pour le 300 300
paiement des dépenses.
Présentation du mandat émis au profit 200 200
du régisseur ( renouvellement
automatique de l’avance)
Opérations de clôture de la Régie :
- Versement du solde en caisse du 100 100
régisseur
- Restitution de l’avance du Trésor 600 600
Soldes Solde = 0 Solde = 0

II- les écritures comptables :


- écriture de mise à la disposition de l’avance :
Débit 360 00 : 600 par
Crédit 360 1 : 600
- retrait du fonds par le régisseur :
Débit 360 1 : 300 par
Crédit 530 0 : 300
- émission du mandat au profit du régisseur :
Débit 360 1 : 200 par
Crédit 910 : 200
- reversement du solde en caisse du régisseur :
Débit 530 0 : 100 par
Crédit 360 1 : 100
-restitution de l’avance :
Débit 360 1 : 600 par
Crédit 360 00 : 600.

Extrait de la nomenclature .
Budget National.
910 0 charges communes.
910.00 - Personnel
910.01 - Matériel..
910.02 - Autres dépenses.
910 1 Ministères.
910.10 - Personnel
910.11 - Matériel..
910 12- Autres dépenses
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910 2 Equipement Investissement.


910.20 - Personnel
910.21 - Matériel..
910 22- Autres dépenses
46 créanciers et débiteurs divers.
460 – bénéficiaires d’ordonnancements.
460 0 – bons de caisse.
460 00 – budget National.
460.000 - Bon de caisse, ex courant
460.001 - Bon de caisse, ex précédent
460.002 - Bon de caisse , ex antérieur.
460.003 - Bon de caisse, période complémentaire
Précomptes des ordonnateurs :
462-000 au profit de l’IGR
462-01 au profit de la CRM
462-02 au profit de l’INPS
462-03 au profit du Fonds National de Logement.
462-04 au profit du Budget National : fonctionnaires logés.
462-09 divers.
510 0 Compte courant du Trésor à la BCEAO.
510 00 - disponibilités
510 01 - chèques à l’encaissement,
510 02 – chèques impayés,
510 03 – chèques virements émis par le comptable du Trésor,
510 04 – rejets de virements émis,
511 0 Compte courant du Trésor dans les banques primaires
511 00 - disponibilités
511 01 - chèques à l’encaissement,
511 02 – chèques impayés,
511 03 – chèques virements émis par le comptable du Trésor,
511 04 – rejets de virements émis,

La fiscalité.
Historique.
Définition de l’impôt.
“ L’impôt est une prestation pécuniaire directe, requise par voie d’autorité à titre
définitif et sans contre partie, en vue de la couverture des charges publiques. ”
Gaston Jèze.
De l’Empire Romain à nos jours les systèmes fiscaux ont évolué avec les
institutions et ont été parfois même à l’origine de leurs modifications. A chaque
époque correspond un système fiscal qui lui est propre.

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Du temps des romains à nos démocraties modernes nous avons connu les
systèmes fiscaux suivants :
-Le Système fiscal de l’Etat romain ;
-Le système fiscal du moyen âge ;
-Le Système fiscal royal ;
-Le Système fiscal des démocraties modernes.
I- Le Système fiscal de l’Etat romain :
Sous l’Empire Romain les impôts étaient collectés par des percepteurs dans
des paniers (fiscus ), les impôts collectés étaient :
-La Quarantaine des Gaules : droits perçus aux frontières du territoire sur la
valeur des marchandises importées ;
-Les droits de mutation : 5% des ventes ;
-Les droits d’affranchissement d’esclave ou d’héritage ;
-L’impôt personnel ou de capitation ancètre de notre impôt du minimum fiscal ;
- L’impôt professionnel sur les bénéfices ;
- L’impôt foncier : 10% à 30%, la gestion de cet impôt a nécessité la création du
cadastre pour l’immatriculation des propriétés foncières : le cadastre est une
sorte de registre où les noms des propriétaires sont portés ainsi l’importance de
leurs terres ;
pendant cette période les impôts pouvaient être payés en espèce, en
nature ou sous forme de corvée.
II- Le système fiscal du moyen âge :
Avec la chute de l’Empire Romain, pour se protéger contre les invasions des
barbares, les faibles se rassemblent sous la protection des plus forts, en échange
ces derniers perçoivent des impôts.
Les plus forts vont en abuser : ainsi tout devient prétexte pour exiger le
paiement d’un impôt ; ce qui explique le caractère précaire mais aussi ridicule
de ces impôts .Comme exemple on peut citer :
-Le droit de pâturage pour les vaches ;
-Le droit d’herbage pour les moutons ;
-Le droit du seigneur sur la première nuit de la mariée du serf.
La plupart de ces impôts étaient payés en nature.
III- Le Système fiscal royal :
La ruine de la noblesse terrienne a eu pour conséquence la centralisation du
pouvoir entre les mains du roi, aussi la naissance de la bourgeoisie commerçante
a déplacé la prospérité économique dans les villes ; la fiscalité devient de plus
en plus une affaire sérieuse. Les sources des revenus des rois étaient multiples :
-Les revenus provenant du domaine privé du roi ( fermes, forêts…) ;
-Le droit régalien : pour revaloriser son stock d’or le roi dévalue la monnaie une
opération qui lui permet d’acquérir de nouvelles ressources ;

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-La troisième source est constituée d’aides des seigneurs pour payer la rançon du
roi prisonnier, pour armer son fils chevalier pour marier sa fille ou faire la
guerre.
Il faut reconnaître que depuis le temps de Rome la fiscalité a toujours été
impopulaire, c’est ce que la fiscalité des démocraties modernes va essayer de
corriger en s’appyant sur les parlements pour faire accepter l’impôt : c’est
pourquoi un adage dit que le parlement est le fils de l’impôt.
IV-La fiscalité des démocraties modernes :
C’est la période du “ Pincipe du consentement à l’impôt ” ; on va s’appuyer
sur les parlements pour faire accepter l’impôt en vain : les barons anglais
l’imposent par les armes, au moyen âge en France, les paysans se révoltent
contre les impôts féodaux, la Révolution de 1789 traduit l’échec de la fiscalité
féodale. Ce n’est que le décret du 17 juin 1789 qui va formaliser le principe du
consentement “ pas d’impôt quelqu’en soit le montant sans le consentement de
la nation ”.
La classification des impôts
Les ressources du budget comprennent les recettes fiscales et non
fiscales. Les ressources fiscales se repartissent en impôts directs et taxes
assimilées, en impôts indirects et taxes assimilées.
Ces mêmes ressources sont classées en ressources nationales,
régionales et locales suivant qu’elles seraient des produits des budgets
nationaux, régional ou communal.
Les impôts indirects et taxes assimilées englobent en plus de la fiscalité
indirecte intérieure les droits et taxes perçus au cordon douanier.
Les impôts sont classés en impôts directs et indirects ; quatre critères
nous permettent de faire cette classification :
-critère administratif ;
-critère économique ;
-critère de la matière imposable ;
-critère du mode de perception .
I°- Critère administratif.
Les impôts directs sont émis par le service des contributions directes
alors que l’émission des impôts indirects est faite par le service des
contributions indirectes. Ce critère est tributaire de l’organisation administrative
des services de l’assiette. Au Mali par exemple il n’y a plus de démarcation
nette entre les deux services : le même centre des impôts assume les deux
missions.
2°-Critère économique.
L’impôt direct est celui qui est supporté de façon définitive par le redevable
qui est le contribuable réel.

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Contrairement à l’impôt direct , le redevable de l’impôt indirect n’est pas


le vrai contribuable il n’est qu’un intermédiaire entre l’Etat et ce dernier.
Comme exemple prenons la TVA : qui la paie ?
Lors d’une opération d’importation la TVA payée au cordon douanier par
l’opérateur économique est incluse dans le prix de vente de la marchandise en
question et donc payée par le consommateur qui se trouve au but de la chaîne.
3°-Critère de la matière imposable.
La matière sur laquelle repose l’impôt direct est permanente ou
renouvelable ( le revenu par exemple), ce qui fera dire à Gaston jèze “ qu’il
atteint le verbe être ou avoir ”.
En ce qui concerne l’impôt indirect la matière est intermittente il apparaît à
l’occasion des opérations ou lors de la circulation de la richesse, selon le même
auteur “ il atteint le verbe faire ”.
4°-Critère du mode de perception.
Les impôts directs sont perçus par voie de rôle alors que les impôts
indirects sont perçus par une régie financière et porte sur des transactions,
juridiquement il n’y a pas émission de rôle puis que la perception se fait par voie
de liquidation. La retenue à la source de l’IGR( ITS), le versement de l’Acompte
Provisionnel sont contraires à ce critère ; l’IGR considéré comme impôt direct
est perçu sans émission de rôle lors de la retenue à la source, il en est de même
en ce qui concerne l’Acompte Provisionnel. Ce critère a l’avantage de respecter
le principe sacré de la séparation de la fonction d’ordonnateur à celle du
comptable .
Quelques notions :
1° La taxe et l’impôt.
La taxe diffère de l’impôt car la taxe a une contre partie directe : lors d’un
service rendu à un usager par un service ou un établissement à caractère
administratif.
2° La taxe et la redevance.
La redevance est une somme payée en contre partie d’un service rendu, mais
selon des procédures commerciales : les abonnés au téléphone, à l’eau et à
l’électricité paient des redevances.
3° La taxe et la parafiscalité.
L’affiliation à certains organismes est obligatoire et entraîne pour les adhérents
des prélèvements obligatoires : les cotisations CRM et INPS au Mali par
exemple. Ces prélèvements ressemblent à des taxes mais diffèrent d’elles.
Quelques exemples d’impôts recouvrés par :
1° le Trésor (il s’agit des impôts directs)
-BIC,
-impôt sur le revenu foncier ,

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-la patente et la licence,


-l’ITS (impôt sur les traitements et salaires )=IGR.
2° La Direction des impôts (il s’agit des impôts indirects en général ),
a-Aux Taxes indirectes :
-la TVA,
-le CPS or,
-l’ITS,
-IMF BIC,
-Vignette Synthétique.
b-Aux services des domaines :
-Droits de timbre,
-permis de recherche et d’exploitation minière,
-Doits d’enregistrement .
2° les Douanes
-droit de douanes,
-droit fixe d’importation ( DFI )
Observations :
Tous les impôts recouvrés par le Trésor peuvent l’être présentement par les
services de l’assiette ( la DNI ) au Mali depuis le transfert du recouvrement des
impôts directs aux services de l’assiette des contribuables de la DGE: la
Direction des impôts ;les impôts indirects peuvent être recouvrés par les services
des douanes ; la TVA recouvrée au cordon douanier en est l’exemple.

Les fiches d’écriture.


Les fiches d’écriture sont des feuilles destinées à retracer les écritures par
compte ; il existe quatre sortes de fiche d’écriture :
- fiches d’écriture blanche ou fiche collective est de grand format,
- fiches d’écriture bleue,
- fiches d’écriture rose,
- fiches d’écriture atténuante ou fiche triple,
Les fiches d’écriture blues sont utilisées pour décrire les opérations de crédit les
roses pour le débit et les blanches pour les deux : débit etcrédit. Pour les
opérations qui n’affectent qu’un compte au débit et un au crédit on utilise la
fiche triple, lorsqu’une opération affecte plusieurs comptes au débit ou au crédit
on fait usage des fiches bleues et roses qui seront ensuite recapitulées sur la
fiche collective qui doit être équilibrées en débit et en crédit.

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Les déclarations de recette.


Ce sont des carnets de reçus utilisés par les comptables supérieurs du Trésor
pour tirer des reçus lors des versements, des compensations et des opérations
internes.
Les déclarations de recette sont de trois sortes :
- la déclaration de recette bleue pour les versements en numéraire,
- la déclaration de recette blanche pour les versements en effets bancaires, les
compensations et les opérations internes,
- La déclaration de recette rose pour la reconstitution des crédits budgétaires
suite à un double mandatement (ou un mandatement en trop), cela permet de
ramener le crédit budgétaire à son niveau réel d’exécution.
Les quittanciers.
Les quittanciers sont des carnets à souches utilisés par les comptables du Trésor
et les regisseurs de regie pour tirer des reçus ; il est tenu par dupplication et
l ‘original est remis à la partie versante revêtu du cachet du poste et de la
signature du comptable qui encaisse les fonds.
Il ya deux types de quittanciers :
- le quittancier grand format utilisé uniquement par les comptables du trésor
pour tirer des reçus lors du reglement des impôts directs ;
- le quittancier petit format utilisé dans les regies de recette.
Tous les quittanciers doivent être quotés et paraphés par le comptable de la
localité avant utilisation.
Le certificat de recette.
Le certificat de recette est un document périodique établi pour justifier les
recettes éffectuées au titre des differents budgets. Le certificat de recette se
presente :
1°Au recto :
-le poste comptable,
-le budget auquel il se rapporte,
-le mois au titre duquel il est établi,
-le montant total des recettes en chiffres et en lettre,
-la date,
-la signature du comptable.
2° Au verso :
Le montant de la recette ventilé par chapitre.
Le certificat de recette permet de suivre l’évolution des recettes et peut
constituer également un document de base pour la confection de l’etat
comparatif.
Le certificat de dépenses.
Il se presente comme le certificat de recette et rempli la même mission que ce
dernier en dépenses.

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Le bodereau de versement mensuel du percepteur ( BMV).

Le BVM du percepteur est la récapitulation par compte de toutes les opérations


éffectuées au cours du mois par le percepteur. Le BMV comprend quatre pages :
-Première page comprend le timbre du departement et du poste, la période à
laquelle se rapporte les opérations, la date et la signature du percepteur.
-deuxième page comprend les recettes.
-troisième page comprend les dépenses.
-quatrième page, le solde et la décompostion de l’encaisse et des valeurs
inactives.
Exemple :
Solde au 31/03/00 5 000
Recette du 1-4 au 30-04 –00 150 000
Total des recettes 155 000
Dépenses du 1-4 au 30-04-00 140 000
Solde au 30 avril 2000 15 000
Décomposition de l’encaisse :
1 billet de 10 000……………………10 000
5 billets de 1 000 …………………….5 000
Total de l’encaisse………………….15 000

LJ
RECETTE DEPENSES
QUITTANCIER BIC Bon de caisse
BIC IGR Pensions
IGR MFBIC Envois fonds
MFBIC

Bordereau mensuel de
versement des
opérations

Registres
Registres de
dépouillement de
dépouillement de
recette
dépenses

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Cours sur le recouvrement de la prise en charge de l’émission à la vente


après saisie.
A) Prise en charge des émissions.
La prise en charge des émissions est comptable chez les comptables principaux
(centralisateurs ) et extra comptable chez les comptable secondaires (percepteurs
et receveurs munipaux ).
Avant toute prise en charge les comptables procèdent à certaines vérifications
qui portent sur la forme : les totaux, le pointage des pièces (avertissement et
rôle, rôles et l’acte qui les rend exécutoires, les doubles emplois d’imposition,
les erreurs flagrantes de décompte).
Après ces vérifications le comptable procède à la prise en charge.
Chez les comptables principaux :
Le compte 41 est débité par le crédit du compte 38, cette prise en charge est
matérialisée sur les rôles par les mentions suivantes :
Le numéro d’enregistrement de la prise en charge dans le registre ouvert à cet
effet le numéro de la DR et la date de prise en charge.
Chez les comptables secondaires :
La prise en charge est extra comptable et se matérialise sur les rôles par les
mentions suivantes :
Le numéro d’enregistrement de la prise en charge dans le registre et la date de
prise en charge.
Lors de la régularisation des recouvrements le compte 41 est crédité par le débit
du compte 38.
B) Les annulations d’émission.
Le service de l’assiette suite des corrections d’erreurs d’imposition peut émettre
des actes de réduction ou d’annulation d’émission ; deux cas de figure se
présentent :
a) Annulation sur les prises en charges de l’année en cours : débit négatif du
compte 41 par crédit négatif du compte 38.
b) Annulation sur les prises en charges des années antérieures : débit négatif du
compte 41 par débit positif du compte
380-30. A la clôture des opérations en fin d’année par glissement le solde du
compte 380-30 au débit du compte 38.
C) Le recouvrement des impôts directs.
A l’exception de la patente la date de mise en recouvrement est portée sur les
décisions d’émission, les rôles et les avertissements ; la date de mise en
recouvrement ( DME ) est portée par le service de l’assiette.
La DME est le point de départ de toutes les actions de poursuites, du délai de
réclamation et de la période de deux ans sur laquelle portent les privilèges du
Trésor ( sur tous les biens du contribuable en quelque lieu qu’ils se trouvent ).
I) La poursuite.
La poursuite comprend trois phases : phase à l’amiable et phase contentieuse.

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a) La phase à l’amiable
Elle couvre la période du premier jour du mois de la DME au dernier jour du
même mois pendant cette période le contribuable ne peut être contraint à payer
ses impôts, cette période est mise à profil pour sensibiliser le contribuable afin
de l’amener à s’acquitter de ses impôts avant la l’exigibilité de ses impôts.
B) La phase contentieuse.
Elle commence à la fin du mois de la DME.
C’est la période pendant laquelle on peut contraindre le contribuable à payer ses
impôts par toutes les voies de droit ses étapes sont :
-Le Commandement : le premier jour du mois d’exigibilité frais 5%.
-La notification de fermeture et la fermeture : 3jours après le commandement ;
-La saisie : 3jours après la fermeture ;
-La vente doit être autorisée par le Ministre des finances sur demande du
Trésorier payeur, elle ne peut avoir lieu que 8 jours après l’avis du Ministre et
30 jours après la saisie ( exception faite des produits périssables ).

ETAT COMPARATIF
Il permet de comparer le montant des recouvrements à celui des titres de recettes
pris en charge, sa périodicité est d’un mois (elle était trimestrielle ). Il fait
apparaître 4 éléments principaux :
-la nomenclature des recettes budgétaires par chapitre et article,
-le montant des titres de perception pris en charge par chapitre et article,
-le montant des recouvrements effectués par chapitre et article,
-le montant des restes à recouvrer par chapitre et article.
L’état comparatif permet d’apprécier le rythme du recouvrement.

LE BORDEREAU SOMMAIRE
Il est établi par les seuls comptables assignataires des dépenses budgétaires.
Comme l’état comparatif, il permet de rapprocher par chapitre et article le
montant des mandats admis le comptable de celui des crédits qui lui ont été
notifiés de manière à dégager les disponibles et ou les dépassements. Le
bordereau sommaire remplit le même objet que l’état comparatif.

Les fonctions du Trésor.


Elles sont au nombre de quatre.
1- le caissier de l’Etat consiste à :
- distribution de fonds ;
- coordination des mouvements de fonds dans le temps ;
- l’aménagement des recettes et des dépenses.
2- Le tuteur du système bancaire .

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- Le Directeur du Trésor siège dans le comité des établissements de crédit,


comité chargé des décisions individuelles d’application de la réglementation
bancaire ;
3- Le banquier de l’économie .
Le Trésor collecte une épargne, il est un important investisseur (
participations publiques dans les entreprises, garanties d’emprunt, bonification
d’intérêts…).
4- la responsabilité monétaire.
En la matière le Trésor dispose de deux moyens : l’épargne et la monnaie.
En ce qui concerne la monnaie le Trésor peut procéder :
- la création directe de la monnaie les monnaies divisionnaires;
- la création indirecte de la monnaie : les bons du Trésor.

Les comptes spéciaux du Trésor.


Sont des comptes ouverts dans les écritures du Trésor pour suivre l’exécution
de recettes et de dépenses affectées les unes aux autres. L’Ord du 2 janvier
1959 distingue six espèces :
- les comptes d’affectation spéciale ;
- les comptes de commerce ;
- les comptes d’opérations monétaires ;
- les comptes de relations avec les gouvernements étrangers ;
- les comptes d’avances ;
- les comptes de prêts ;
- les comptes de garanties et avals.

Le budget annexe.
C’est un budget particulier d’un service de l’Etat sans personnalité juridique
propre dont l’activité tend essentiellement à produire des biens ou à rendre des
services donnant lieu à paiement de prix ( bureau des entrepôts ).

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