Le Risque Lié À La Fiscalité
Le Risque Lié À La Fiscalité
exercée par
le conseil sur
le risque lié
à la fiscalité
CAPSULE N°153
MRCF
25/07/2025
Surveillance exercée par le conseil
sur le risque lié à la fiscalité
Préface
Le Conseil sur la surveillance des risques et la gouvernance a élaboré le présent cahier d’information pour
aider les administrateurs à comprendre les questions fiscales et les risques connexes.
Les risques peuvent découler à la fois des processus continus de planification fiscale et d’opérations
exceptionnelles.
Les administrateurs, dans le cadre de leur rôle de surveillance, ont la responsabilité d’exercer une
surveillance sur ces risques.
Si l’essentiel du travail relatif à l’exercice de cette responsabilité est souvent confié aux comités d’audit, la
responsabilité incombe en dernier ressort à l’ensemble du conseil et chaque administrateur doit s’assurer
que les risques importants ont été identifiés et que des mesures ont été prises à leur égard.
Le présent cahier d’information propose ainsi des questions que les administrateurs pourraient poser
lorsqu’ils s’acquittent de leur responsabilité de surveillance à l’égard des questions fiscales.
Précision
Le conseil de surveillance des risques et de la gouvernance a créé un document d'information pour aider les
administrateurs à comprendre les questions fiscales et les risques associés.
Ces risques peuvent découler des processus continus de planification fiscale ou d'opérations
exceptionnelles. Bien que le comité d'audit puisse jouer un rôle clé, la responsabilité globale de la
surveillance incombe à l'ensemble du conseil, chaque administrateur devant s'assurer que les risques
importants sont identifiés et traités. Le document fournit des questions que les administrateurs peuvent
poser dans le cadre de leur rôle de surveillance des questions fiscales.
En résumé, le conseil de surveillance des risques et de la gouvernance a produit un document pour aider les
administrateurs à comprendre les risques fiscaux et à exercer leur rôle de surveillance.
Bien que le comité d'audit puisse être impliqué, la responsabilité ultime incombe à l'ensemble du conseil.
Plus de détails sur le rôle du conseil d'administration:
Responsabilité de la surveillance:
Les administrateurs ont la responsabilité de surveiller les risques fiscaux, qu'ils proviennent de la
planification fiscale continue ou d'opérations exceptionnelles.
Rôle du comité d'audit:
Le comité d'audit joue souvent un rôle clé dans la gestion des risques fiscaux, mais la responsabilité
finale incombe à l'ensemble du conseil.
Importance de l'identification des risques:
Chaque administrateur doit s'assurer que les risques fiscaux importants sont identifiés et que des mesures
sont prises pour les gérer.
Document d'information:
Le document fourni par le conseil vise à aider les administrateurs à poser les questions pertinentes dans
le cadre de leur surveillance.
En d'autres termes, le conseil d'administration doit s'assurer que l'entreprise dispose d'un cadre de
gouvernance fiscale solide pour gérer les risques fiscaux et que ces risques sont correctement identifiés,
évalués et gérés.
Sommaire
La fiscalité est un sujet très complexe qui pose un risque financier et un risque d’atteinte à la réputation
importants.
Les impôts comptent parmi les coûts décaissés les plus importants des sociétés, les obligations fiscales des
sociétés sont complexes et diverses, et les gouvernements en Algérie et partout dans le monde se montrent
de plus en plus énergiques et créatifs dans leur façon de percevoir l’impôt.
Les administrateurs ont une responsabilité personnelle à l’égard des retenues sur salaire et de certaines
taxes sur les ventes et autres non remises, y compris des intérêts et des pénalités.
Dans le cadre de leur fonction globale de gérance, les administrateurs doivent tenir compte des risques que
le cycle du processus de planification fiscale — planification, mise en œuvre, production des déclarations
fiscales, contrôles fiscaux et appels — peut créer pour l’organisation.
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Que le plan fiscal concerne une opération extraordinaire ou une structure continue de planification fiscale,
les administrateurs doivent s’assurer que la direction a identifié les risques significatifs ou importants et
pris des mesures appropriées pour les écarter, les gérer ou les atténuer.
Précision
La fiscalité est un domaine complexe avec des implications financières et réputationnelles importantes pour
les entreprises.
Les administrateurs doivent s'assurer que la direction gère les risques liés à la planification, la mise en
œuvre, la production de déclarations fiscales, les contrôles et les appels.
Les obligations fiscales sont diverses et les gouvernements sont de plus en plus stricts dans leur
application. Les administrateurs ont une responsabilité personnelle en matière de retenues sur salaire et de
certaines taxes non remises.
Points clés:
Risques financiers et réputationnels:
La fiscalité représente un risque financier et peut affecter la réputation d'une entreprise.
Complexité des obligations fiscales:
Les entreprises font face à des obligations fiscales complexes et variées.
Responsabilité des administrateurs:
Les administrateurs sont responsables des retenues sur salaire et de certaines taxes non remises.
Importance de la gestion des risques:
Les administrateurs doivent s'assurer que la direction gère les risques liés à la planification fiscale et à
son application.
Planification fiscale:
Les administrateurs doivent prendre des mesures pour écarter, gérer ou atténuer les risques liés à la
planification fiscale.
Surveillance des risques liés à la planification fiscale
La planification fiscale suppose l’élaboration d’opérations, de processus, de structures ou de programmes
d’entreprise visant à produire un résultat fiscal favorable.
Le plus souvent, les conséquences fiscales de la plupart des activités et des opérations sont claires.
Cependant, l’interprétation de certaines lois fiscales peut être parfois incertaine, et il arrive que les
contribuables adoptent dans leurs déclarations fiscales une position qui diffère de celle du fisc.
Selon l’audace de la position adoptée dans la déclaration fiscale et l’avantage fiscal attendu, les
administrateurs peuvent devoir exercer une surveillance plus étroite.
Précision
La planification fiscale, qui vise à obtenir des avantages fiscaux par des opérations et stratégies
d'entreprise, peut nécessiter une surveillance accrue des risques par les administrateurs.
Cette surveillance est justifiée par le fait que certaines lois fiscales peuvent être sujettes à interprétation,
conduisant à des divergences entre la position du contribuable et celle de l'administration fiscale.
En détail, la planification fiscale implique :
L'élaboration d'opérations, de processus et de structures
dans le but d'obtenir un résultat fiscal favorable. Cela peut inclure des stratégies pour minimiser l'impôt à
payer ou optimiser l'épargne.
L'existence d'incertitudes dans l'interprétation des lois fiscales.
Certaines dispositions légales peuvent être ambiguës, ce qui peut conduire à des divergences
d'interprétation entre les contribuables et le fisc.
Des risques liés à la planification fiscale,
notamment en cas de divergence d'interprétation ou d'audace dans la déclaration fiscale. Ces divergences
peuvent entraîner des contrôles fiscaux, des redressements, et potentiellement des pénalités.
La nécessité d'une surveillance accrue
de la part des administrateurs, particulièrement lorsque des stratégies fiscales agressives sont mises en
place.
Cette surveillance vise à évaluer et à gérer les risques potentiels associés à la planification fiscale.
En somme, la planification fiscale, bien qu'elle soit une pratique légale, nécessite une gestion prudente des
risques, en particulier en raison des incertitudes liées à l'interprétation des lois fiscales et du potentiel de
divergence avec l'administration fiscale.
Les administrateurs devraient se demander s’il faut avoir recours aux conseils de fiscalistes externes
spécialisés lorsque le plan fiscal implique des risques liés notamment :
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i)- à des aspects particulièrement complexes du droit fiscal (par exemple, les restructurations d’entreprises);
- à l’intervention d’une ou de plusieurs autorités fiscales étrangères (par exemple, pour un accord de
financement transfrontalier);
ii)- à des propositions élaborées en interne par du personnel ne possédant pas les connaissances fiscales
nécessaires ou par des tiers qui font la promotion de plans fiscaux susceptibles d’attirer l’attention des
autorités fiscales;
iii)- à des transferts d’actifs qui exigent des évaluations indépendantes au moment du transfert;
iv)- à des charges intragroupe de parties liées provenant de pays différents (c.-à-d. des prix de transfert).
Comme les autorités fiscales disposent de vastes pouvoirs pour demander les dossiers de travail et autres
documents susceptibles de les aider à planifier l’étendue de leurs contrôles fiscaux, les administrateurs
devraient s’enquérir des procédures mises en place par la direction pour protéger les informations
confidentielles de la société sur la planification fiscale.
Les administrateurs devraient s’assurer que la direction a pris en considération l’incidence des opérations
de planification fiscale sur l’information financière.
Les auditeurs externes peuvent jouer un rôle important dans la détermination de l’information à fournir
dans les états financiers à l’égard d’une opération précise de planification fiscale, et de ses répercussions.
La direction doit faire intervenir les auditeurs externes dès le début de l’élaboration d’une nouvelle
proposition de planification fiscale.
Précision
Les administrateurs devraient systématiquement évaluer la nécessité de recourir à des conseillers fiscaux
externes lorsque des plans fiscaux comportent des risques potentiels.
Cela concerne particulièrement les situations complexes, impliquant des autorités fiscales étrangères, des
transferts d'actifs, ou des opérations avec des parties liées de différents pays.
De plus, les administrateurs doivent s'assurer que la direction a mis en place des procédures pour protéger
les informations confidentielles sur la planification fiscale et que les auditeurs externes sont impliqués dès
le début de toute nouvelle proposition.
Points clés:
Complexité et risques:
Les administrateurs doivent évaluer si les plans fiscaux sont suffisamment complexes pour justifier
l'expertise d'un conseiller fiscal externe.
Intervention étrangère:
Lorsque des autorités fiscales étrangères sont impliquées, l'intervention d'un expert devient essentielle.
Informations confidentielles:
Les administrateurs doivent veiller à ce que la direction ait mis en place des procédures pour protéger les
informations confidentielles relatives à la planification fiscale.
Implication des auditeurs:
Les auditeurs externes doivent être impliqués dès l'élaboration des plans fiscaux afin de déterminer
l'information à fournir dans les états financiers.
Risques financiers:
Il est crucial de prendre en compte l'impact de la planification fiscale sur l'information financière.
Pourquoi faire appel à un conseiller fiscal externe ?
Expertise spécialisée:
Les conseillers fiscaux externes apportent une connaissance approfondie du droit fiscal, y compris les
aspects complexes comme les restructurations d'entreprises.
Éviter les erreurs coûteuses:
Leur expertise permet d'éviter les erreurs qui pourraient entraîner des pénalités, des contrôles fiscaux ou
des litiges.
Optimisation fiscale:
Un conseiller fiscal externe peut aider à optimiser la charge fiscale de l'entreprise tout en respectant la
législation.
Gestion des risques:
Ils peuvent aider à identifier et à gérer les risques fiscaux potentiels.
Rôle des administrateurs:
Les administrateurs ont la responsabilité de s'assurer que la planification fiscale est gérée de manière
responsable et conforme à la loi.
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Ils doivent poser les bonnes questions et s'assurer que les bonnes procédures sont en place pour minimiser
les risques et garantir la conformité.
En résumé, les administrateurs doivent adopter une approche proactive et éclairée en matière de
planification fiscale, en s'entourant de professionnels compétents et en s'assurant que les risques sont
correctement évalués et gérés.
Surveillance des risques liés à la mise en œuvre des plans fiscaux
Lorsqu’une décision a été prise de donner suite à une proposition de planification fiscale, il faut prévoir des
processus et des ressources pour que la proposition soit mise en oeuvre de la façon envisagée, y compris
pour la préparation des déclarations fiscales et des documents justificatifs connexes. Les administrateurs
devraient s’assurer que la société dispose de ressources et de systèmes adéquats pour remplir ses
obligations de conformité, notamment des directeurs et spécialistes de la fiscalité compétente, ainsi que des
conseillers externes et de la technologie nécessaire.
Au moment de la mise en oeuvre de la proposition de planification fiscale, il doit y avoir en place une
documentation permettant de donner forme aux entités et relations juridiques requises et d’étayer la
substance juridique du plan.
Une fois qu’une mesure de planification fiscale est en place, il doit y avoir des processus qui garantissent
qu’elle continue de fonctionner de la façon prévue, compte tenu des changements qui pourraient être
apportés aux activités et à la législation fiscale, ou d’autres changements.
En raison de l’introduction de nouvelles normes comptables ayant une incidence sur la fiscalité et de
nouvelles exigences concernant l’attestation de l’efficacité des contrôles internes ainsi que la publication
d’informations au sujet de ces contrôles et de leurs faiblesses, les administrateurs devraient examiner
l’efficacité des contrôles internes exercés sur la fiscalité et obtenir une attestation de leur efficacité de la
direction.
Précision
La surveillance des risques liés à la mise en œuvre des plans fiscaux est cruciale pour assurer la conformité
et éviter les sanctions. Elle implique l'identification, l'évaluation et la gestion des risques fiscaux tout au
long du processus, de la planification à la déclaration.
La surveillance des risques comprend plusieurs étapes clés:
1. Identification des risques:
Il s'agit de recenser les risques potentiels liés à la mise en œuvre des plans fiscaux, tels que le non-
respect des lois fiscales, les erreurs dans les déclarations, ou les changements de législation.
2. Évaluation des risques:
Une fois les risques identifiés, il faut évaluer leur probabilité de se produire et leur impact potentiel.
3. Gestion des risques:
Cette étape consiste à mettre en place des mesures pour atténuer les risques identifiés. Cela peut inclure
des contrôles internes, des audits, des formations, ou la mise en place de procédures spécifiques.
En pratique, cela peut se traduire par:
Contrôles internes:
Mise en place de procédures pour vérifier l'exactitude des informations fiscales et le respect des règles.
Audits fiscaux:
Vérification régulière de la conformité fiscale de l'entreprise ou de l'individu.
Déclaration des risques:
Information transparente sur les risques fiscaux identifiés auprès des autorités compétentes.
Importance de la surveillance:
Conformité fiscale:
Permet de s'assurer que l'entreprise ou l'individu respecte les lois fiscales et évite les sanctions.
Gestion des coûts:
En identifiant et en gérant les risques, on peut éviter les pénalités et les redressements fiscaux.
Réputation:
Une bonne gestion des risques fiscaux contribue à maintenir une bonne réputation auprès des clients, des
partenaires et des autorités.
En somme, une surveillance efficace des risques fiscaux est essentielle pour minimiser les conséquences
négatives potentielles et garantir la conformité aux lois fiscales.
Surveillance des risques liés à l’information fournie au sujet des impôts
Une fois la proposition de planification fiscale mise en oeuvre, les risques ont trait à l’information connexe
fournie dans les déclarations fiscales de la société.
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Avant la mise en oeuvre de la proposition, les administrateurs devraient avoir l’assurance que la direction a
pris en considération la position que les autorités fiscales vont vraisemblablement adopter à l’égard de la
proposition.
Lorsqu’il est probable que la position des autorités fiscales diffère de la position proposée dans la
déclaration fiscale, les administrateurs doivent juger si la mesure de planification fiscale proposée est
raisonnable compte tenu de la probabilité accrue qu’elle soit contestée lors d’un contrôle fiscal.
Dans certains cas, on peut acquérir une certitude en demandant aux autorités fiscales de se prononcer à
l’avance sur les conséquences fiscales des opérations proposées avant que celles-ci soient mises en oeuvre,
au moyen d’une décision anticipée exécutoire ou d’une interprétation technique non exécutoire.
Précision
La surveillance des risques liés à l'information fiscale implique la mise en place de mesures pour prévenir
et gérer les risques potentiels liés à la collecte, au traitement et à la divulgation des informations fiscales.
Ces mesures comprennent la sécurisation des données, la formation du personnel, la vérification des
sources d'information et l'évaluation des risques.
Enjeux et Risques:
Fraude et Évasion Fiscale:
L'information fiscale peut être utilisée frauduleusement pour éviter le paiement d'impôts, ce qui nécessite
une surveillance accrue des déclarations et des transactions.
Erreurs et Inexactitudes:
Les erreurs dans les déclarations fiscales peuvent entraîner des pénalités financières et des litiges, d'où
l'importance de vérifier l'exactitude des informations.
Fuites de Données:
La divulgation non autorisée d'informations fiscales peut entraîner des atteintes à la confidentialité et à la
sécurité des données, ainsi que des sanctions légales.
Non-respect des Lois et Réglementations:
L'information fiscale doit être conforme aux lois et réglementations en vigueur, nécessitant une
surveillance continue de la législation fiscale.
Risques Cybernétiques:
Les systèmes informatiques utilisés pour gérer l'information fiscale sont vulnérables aux cyberattaques,
nécessitant des mesures de sécurité robustes.
Mesures de Surveillance:
Contrôles d'Accès:
Limiter l'accès aux informations fiscales sensibles aux personnes autorisées.
Cryptage des Données:
Protéger les données fiscales sensibles en utilisant des techniques de cryptage.
Authentification Forte:
Mettre en œuvre des systèmes d'authentification robustes pour vérifier l'identité des utilisateurs.
Surveillance des Activités:
Surveiller les activités des utilisateurs pour détecter les comportements suspects.
Audit et Contrôle Interne:
Effectuer des audits réguliers pour évaluer l'efficacité des mesures de sécurité et identifier les faiblesses.
Formation et Sensibilisation:
Sensibiliser le personnel aux risques liés à l'information fiscale et aux meilleures pratiques de sécurité.
Évaluation des Risques:
Identifier et évaluer les risques potentiels liés à l'information fiscale pour mettre en place des mesures de
contrôle appropriées.
Vérification des Sources:
S'assurer de la fiabilité des sources d'information fiscale.
Sécurisation des Systèmes Informatiques:
Protéger les systèmes informatiques contre les cyberattaques.
En mettant en œuvre ces mesures, les organisations peuvent réduire les risques liés à l'information fiscale et
garantir la sécurité, la confidentialité et la conformité de leurs activités.
Surveillance des risques liés à la conformité fiscale
La direction peut avoir de la difficulté à mettre en place les processus relatifs à la production des
déclarations, aux paiements et autres processus de conformité requis pour toutes les activités de la société.
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Outre les déclarations fiscales annuelles, de nombreuses déclarations doivent être produites à différents
moments de l’année, par exemple les déclarations de TPS/TVH et les formulaires T4 sur la rémunération
payée.
Certains montants doivent être retenus à la source et remis à l’autorité fiscale, et il faut verser des acomptes
périodiquement pour éviter de payer des
Précision
La surveillance des risques liés à la conformité fiscale est cruciale pour toute entreprise. Il est essentiel de
mettre en place des processus efficaces pour gérer les déclarations, les paiements et autres obligations
fiscales, surtout face à la complexité des lois fiscales et des exigences réglementaires en constante
évolution.
Difficultés rencontrées:
Complexité des processus:
La multiplicité des déclarations (annuelles, trimestrielles, mensuelles, etc.) et les délais de paiement
peuvent rendre difficile la mise en place de processus de conformité efficaces.
Risque d'erreurs:
Les erreurs dans les déclarations ou les paiements peuvent entraîner des pénalités, des intérêts de retard,
voire des redressements fiscaux.
Manque de documentation:
Une documentation insuffisante peut rendre difficile la vérification de la conformité et la préparation des
contrôles fiscaux.
Évolution des lois fiscales:
Les changements législatifs et réglementaires exigent une veille constante et une adaptation des
procédures.
Mesures de surveillance:
Mise en place de contrôles internes:
Définir des seuils de risque, des tolérances et des indicateurs pour mesurer et surveiller les changements
dans les pratiques ou la réglementation.
Automatisation des processus:
Utiliser des logiciels pour simplifier les déclarations, réduire les erreurs et faciliter la conformité.
Tenue de registres précis:
Maintenir des registres à jour de toutes les transactions financières, reçus et rapports fiscaux.
Formation du personnel:
Former les employés sur les lois fiscales et les procédures de conformité.
Audit régulier:
Effectuer des audits de conformité pour identifier les lacunes et les risques potentiels.
Consultation d'experts:
Faire appel à des professionnels de la fiscalité pour obtenir des conseils et un accompagnement.
En somme, une surveillance proactive de la conformité fiscale est essentielle pour éviter les risques
financiers, juridiques et de réputation associés à la non-conformité.
Surveillance exercée par le conseil sur le risque lié à la fiscalité intérêts.
Les administrateurs peuvent être personnellement responsables de certains paiements que la société ne fait
pas, y compris à l’égard de la taxe sur les produits et services (TPS), du
Régime de pensions et de l’assurance-emploi.
Les administrateurs doivent obtenir l’assurance que la direction a mis en place les ressources et processus
nécessaires pour assurer la conformité à toutes les lois fiscales applicables et pour surveiller l’incidence
potentielle des changements apportés à la législation et à la politique fiscales, et des changements de nature
administrative.
Précision
Le conseil d'administration doit exercer une surveillance active du risque fiscal, notamment en s'assurant
que la direction a mis en place des processus pour la conformité fiscale et qu'elle surveille les changements
législatifs.
Les administrateurs peuvent être tenus responsables des paiements fiscaux non effectués par l'entreprise,
comme la TPS, le Régime de pensions et l'assurance-emploi.
Responsabilité des administrateurs:
Risque de responsabilité personnelle:
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Les administrateurs peuvent être tenus personnellement responsables des impôts non payés par
l'entreprise, tels que la TPS, le Régime de pensions et l'assurance-emploi.
Obligation de diligence:
Les administrateurs ont l'obligation de faire preuve de diligence raisonnable pour s'assurer que
l'entreprise se conforme aux lois fiscales.
Surveillance du conseil d'administration:
Évaluation des ressources et processus:
Le conseil doit s'assurer que la direction dispose des ressources et des processus nécessaires pour
garantir le respect de toutes les lois fiscales applicables.
Surveillance de l'impact des changements législatifs:
Il est crucial que le conseil surveille l'impact potentiel des changements apportés à la législation et à la
politique fiscales, ainsi que des changements de nature administrative.
Rapports réguliers:
Le conseil doit recevoir des rapports réguliers sur la conformité fiscale de l'entreprise, afin d'identifier et
de traiter rapidement tout risque potentiel.
En résumé, le conseil d'administration a un rôle clé à jouer dans la gestion du risque fiscal. En exerçant une
surveillance active, en s'assurant de la mise en place de processus robustes et en étant informé des
changements législatifs, le conseil peut aider l'entreprise à éviter les problèmes de conformité et les
responsabilités potentielles.
Surveillance des risques liés aux redressements
Peu importe la position adoptée dans une déclaration, il est toujours possible que l’autorité fiscale la
conteste.
Les décisions quant à la nécessité de défendre une position initiale peuvent entraîner des coûts réels liés au
litige et des coûts d’opportunité liés aux efforts qui seront consacrés à cette défense plutôt qu’à d’autres
activités de la société.
Lorsque la société décide de s’opposer à un redressement, il se peut qu’elle doive aller au-delà du processus
interne d’appel de l’autorité fiscale et s’adresser aux tribunaux pour obtenir un résultat satisfaisant. Les
coûts et les risques associés à la défense d’une position fiscale augmentent au fil du processus d’appel, tout
comme ceux d’une atteinte possible à la réputation.
Les administrateurs devraient demander à la direction si ces coûts pourraient l’emporter sur les avantages
d’un règlement favorable à l’entreprise.
Questions que les administrateurs devraient examiner
Afin d’aider les administrateurs à s’assurer qu’il y a en place des processus et contrôles pour guider les
décisions sur le degré et la nature de la planification fiscale et pour gérer les obligations fiscales de la
société et les risques qui y sont associés, le présent cahier propose les questions ci-après, que les
administrateurs devraient envisager de se poser ou de poser à la direction, selon le cas.
Précision
La surveillance des risques liés aux redressements implique un suivi continu des opérations et des données
pour identifier, évaluer et gérer les risques potentiels liés aux ajustements ou corrections apportées à un
système, un processus ou une situation existante.
Cela peut inclure l'évaluation des risques avant, pendant et après le redressement, ainsi que la mise en place
de mesures pour minimiser les impacts négatifs.
Points clés de la surveillance des risques liés aux redressements :
Identification des risques:
Analyser les causes des redressements (erreurs, dysfonctionnements, etc.).
Identifier les dangers potentiels associés aux opérations de redressement.
Tenir compte des facteurs contextuels et des conditions d'exposition.
Évaluation des risques:
Déterminer la probabilité et la gravité des risques.
Hiérarchiser les risques en fonction de leur potentiel d'impact.
Tenir compte des seuils d'exposition réglementaires si applicable.
Mise en œuvre de mesures de contrôle:
Élaborer des plans de prévention et de contrôle des risques.
Prioriser les mesures collectives de protection.
Fournir des instructions claires aux travailleurs.
Surveillance et suivi:
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Suivre l'efficacité des mesures de contrôle.
Mettre à jour les évaluations de risques en fonction de l'évolution des conditions.
Documenter les résultats de la surveillance et les actions entreprises.
Communication et reporting:
Communiquer les risques identifiés et les mesures prises à toutes les parties prenantes.
Faire des rapports réguliers sur l'état de la gestion des risques.
Exemples de risques liés aux redressements:
Risques physiques:
Accidents du travail liés à des opérations de maintenance ou de réparation.
Risques chimiques:
Exposition à des substances dangereuses lors de la manipulation de produits chimiques.
Risques psychosociaux:
Stress, harcèlement lié à la pression pour effectuer des redressements ou des changements.
Risques opérationnels:
Erreurs, interruptions de service, pertes financières.
Outils et méthodes de surveillance:
Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER):
Document qui recense et analyse les risques professionnels de l'entreprise.
Systèmes de gestion de la sécurité:
Cadres et procédures pour identifier, évaluer et gérer les risques.
Indicateurs de risque:
Mesures quantitatives ou qualitatives pour suivre l'exposition aux risques.
Tableaux de bord de gestion des risques:
Outils visuels pour suivre les indicateurs de risque et les actions de contrôle.
En résumé, la surveillance des risques liés aux redressements est une démarche essentielle pour garantir la
sécurité et la santé des travailleurs, ainsi que la stabilité et l'efficacité des opérations.
Elle nécessite une approche proactive et une mise en œuvre de mesures de contrôle appropriées.
Risques liés à la planification fiscale
La direction a-t-elle pris acte des risques associés à des mesures de planification fiscale plus
complexes (par exemple, des ententes de financement, fusions et acquisitions internationales), et
atténué ces risques en :
- obtenant des conseils fiscaux spécialisés, y compris des conseils spécialisés relatifs à un pays donné et des
opinions fiscales écrites au besoin;
- évaluant la source de la proposition et la structure correspondante de rémunération;
- ayant recours à une expertise en évaluation;
- prenant en considération les répercussions des prix de transfert;
- prenant en considération les impôts indirects et autres impôts;
- protégeant la confidentialité des analyses des mesures de planification fiscale;
- prenant en considération l’incidence des informations fiscales pertinentes sur l’information financière de
la société, y compris les informations à fournir dans les états financiers et les rapports de gestion;
- soupesant les coûts réels de mise en oeuvre et de surveillance des mesures proposées et les avantages
fiscaux attendus, de même que le risque qu’ils ne se matérialisent pas? Cahier d’information
Précision
La planification fiscale, surtout lorsqu'elle implique des opérations complexes comme des financements,
des fusions-acquisitions internationales, comporte des risques.
La direction doit non seulement en être consciente, mais aussi mettre en place des mesures
d'atténuation. Cela implique généralement des audits approfondis, des analyses de conformité, et la mise en
place de mécanismes de contrôle interne.
Risques liés à la planification fiscale complexe:
Risques fiscaux:
Il existe un risque que les structures mises en place ne soient pas conformes à la législation fiscale en
vigueur ou qu'elles soient remises en cause par l'administration fiscale. Ceci peut entraîner des
redressements fiscaux, des pénalités, voire des sanctions pénales en cas de fraude fiscale.
Risques financiers:
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Les opérations complexes peuvent entraîner des pertes financières importantes si elles ne sont pas
correctement évaluées et structurées.
Les risques liés au financement, aux taux de change, aux variations de marché et à la valorisation des
actifs doivent être pris en compte.
Risques juridiques:
Les fusions-acquisitions internationales et les accords de financement peuvent être soumis à des lois et
réglementations de différentes juridictions, ce qui peut entraîner des litiges et des complications
juridiques.
Risques de réputation:
Une planification fiscale agressive ou non conforme peut nuire à la réputation de l'entreprise, entraînant
une perte de confiance des investisseurs, des clients et du public.
Risques opérationnels:
La mise en œuvre de structures fiscales complexes peut nécessiter des compétences spécifiques et des
ressources importantes, ce qui peut entraîner des risques opérationnels si l'entreprise n'est pas
correctement préparée.
Mesures d'atténuation:
Audits fiscaux approfondis:
Avant de mettre en place toute opération complexe, il est essentiel de réaliser des audits fiscaux pour
identifier les risques potentiels et s'assurer de la conformité de la structure envisagée.
Due diligence:
Réaliser une due diligence (vérification diligente) approfondie sur les aspects financiers, juridiques,
réglementaires et opérationnels des entités impliquées.
Conseils d'experts:
Faire appel à des experts fiscaux et juridiques spécialisés dans les opérations internationales pour
s'assurer que la planification fiscale est conforme aux lois et réglementations en vigueur et qu'elle est
adaptée aux spécificités de chaque contexte.
Mise en place de contrôles internes:
Développer des mécanismes de contrôle interne pour s'assurer que la planification fiscale est
correctement mise en œuvre et que les risques sont gérés de manière efficace.
Suivi et évaluation:
Suivre de près l'évolution de la législation fiscale et évaluer régulièrement l'efficacité de la planification
fiscale mise en place.
Gestion des risques:
Établir une politique de gestion des risques fiscaux qui couvre tous les aspects de la planification fiscale,
y compris les risques de non-conformité, de litiges et de réputation.
Communication transparente:
Communiquer de manière transparente avec les parties prenantes sur la planification fiscale mise en
place et les risques associés.
En résumé, la direction doit adopter une approche proactive et rigoureuse en matière de planification
fiscale, en s'appuyant sur des experts, en mettant en place des contrôles efficaces et en gérant les risques de
manière globale.
Risques liés à la mise en oeuvre des plans fiscaux
Lors de la mise en oeuvre des propositions de planification fiscale, la direction a-t-elle porté une
attention suffisante aux éléments suivants :
- le caractère adéquat des ressources humaines affectées à la mise en oeuvre du plan;
- le caractère adéquat et l’étendue de la documentation;
- la surveillance après la mise en oeuvre?
Précision
La mise en œuvre de plans fiscaux, bien qu'elle puisse offrir des avantages potentiels, comporte des risques
qu'il est crucial d'évaluer et de gérer.
Ces risques peuvent découler de l'interprétation de la loi, des erreurs de calcul, ou encore de changements
dans la législation. Une mauvaise planification fiscale peut entraîner des redressements, des pénalités, voire
des poursuites judiciaires.
Types de risques liés à la mise en œuvre de plans fiscaux:
Risques de conformité:
Ils concernent le non-respect des lois et réglementations fiscales, qu'il soit intentionnel ou non.
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Cela peut inclure des erreurs dans les déclarations, des omissions de revenus, ou l'application incorrecte
de règles fiscales complexes.
Risques d'interprétation:
La législation fiscale est souvent complexe et sujette à interprétation. Une mauvaise interprétation d'une
règle fiscale peut conduire à des stratégies fiscales inappropriées et potentiellement risquées.
Risques liés à la complexité:
Certains dispositifs fiscaux sont très complexes et nécessitent une expertise pointue pour être
correctement mis en œuvre. Une mauvaise compréhension de ces dispositifs peut entraîner des erreurs
coûteuses.
Risques de redressement fiscal:
Une stratégie fiscale agressive, ou mal maîtrisée, peut attirer l'attention de l'administration fiscale et
conduire à des redressements fiscaux, avec des pénalités financières et des intérêts de retard.
Risques liés aux changements de législation:
Les lois fiscales évoluent constamment, ce qui peut rendre certaines stratégies fiscales obsolètes ou
inefficaces. Il est essentiel de se tenir informé des changements législatifs pour éviter de se retrouver
dans une situation fiscale précaire.
Risques liés à la liquidité:
Certains dispositifs fiscaux impliquent un blocage des fonds sur une période donnée, ce qui peut poser
des problèmes de liquidité en cas de besoin urgent de trésorerie.
Comment gérer les risques fiscaux:
Recourir à des experts:
Il est recommandé de faire appel à des professionnels de la fiscalité pour élaborer et mettre en œuvre des
stratégies fiscales.
Mettre en place une gestion des risques fiscaux:
Une gestion proactive des risques permet d'identifier, d'évaluer et de contrôler les risques potentiels liés à
la fiscalité.
Suivre les changements législatifs:
Se tenir informé des évolutions de la législation fiscale permet d'anticiper les changements et d'adapter
les stratégies en conséquence.
Diversifier les investissements:
Une diversification des investissements, y compris des investissements non fiscaux, permet de réduire la
dépendance à des dispositifs fiscaux spécifiques et de minimiser les risques.
Documenter toutes les opérations fiscales:
Une documentation précise et complète des opérations fiscales permet de justifier les choix fiscaux en
cas de contrôle.
En conclusion, une gestion rigoureuse et proactive des risques fiscaux est essentielle pour optimiser les
avantages des plans fiscaux tout en minimisant les risques potentiels.
Risques liés à l’information fournie au sujet des impôts
La direction a-t-elle fourni au conseil une information et une analyse suffisantes comportant, par
exemple, les éléments suivants :
- des rapprochements annuels des taux d’imposition effectifs de la société et des taux d’imposition prescrits
par la loi et des taux effectifs des concurrents, qui peuvent fournir des informations sur la structure fiscale
de la société et les risques connexes acceptés par celle-ci;
- les interprétations, pratiques et tendances administratives actuelles des autorités fiscales des pays dans
lesquels la société exerce ses activités?
Précision
Les risques liés à l'information fournie concernant les impôts peuvent être importants, allant de sanctions
financières à des problèmes de réputation.
Une information fiscale erronée ou incomplète peut entraîner des redressements fiscaux, des pénalités, et
même des poursuites judiciaires.
De plus, la divulgation d'informations confidentielles peut nuire à la réputation d'une personne ou d'une
entreprise.
Risques spécifiques:
Sanctions financières:
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Les erreurs dans les déclarations fiscales peuvent entraîner des amendes, des majorations d'impôts, et des
intérêts de retard.
Poursuites judiciaires:
Dans les cas de fraude fiscale avérée, des poursuites pénales peuvent être engagées, entraînant des peines
de prison.
Atteinte à la réputation:
Une mauvaise gestion de l'information fiscale, surtout si elle implique une dissimulation ou une fraude,
peut nuire à la réputation d'une personne ou d'une entreprise, entraînant des difficultés à obtenir des
prêts, des contrats, ou même des relations commerciales.
Contrôles fiscaux accrus:
Des déclarations fiscales inexactes peuvent entraîner des contrôles fiscaux plus fréquents et plus
approfondis, augmentant le risque de découvertes d'autres erreurs ou omissions.
Difficultés à obtenir des avantages fiscaux:
Les erreurs ou omissions dans les déclarations peuvent empêcher l'obtention d'avantages fiscaux
auxquels on aurait droit, comme des crédits d'impôt ou des déductions.
Difficultés à obtenir des financements:
Les banques et les investisseurs peuvent être réticents à accorder des prêts ou des investissements à des
personnes ou des entreprises ayant des problèmes fiscaux.
Pour éviter ces risques, il est important de:
S'informer sur la législation fiscale: Se tenir informé des lois et réglementations fiscales en vigueur.
Faire appel à des professionnels: Consulter des experts fiscaux pour s'assurer de la conformité des
déclarations.
Être transparent: Fournir des informations complètes et exactes dans les déclarations fiscales.
Conserver des documents: Conserver tous les documents justificatifs des revenus et des dépenses.
Vérifier les déclarations: Examiner attentivement les déclarations avant de les soumettre.
Gérer les risques fiscaux: Mettre en place des processus de gestion des risques fiscaux pour anticiper et
atténuer les problèmes.
En suivant ces conseils, on peut réduire significativement les risques liés à l'information fiscale et éviter les
conséquences négatives qui peuvent en découler.
Risques liés à la conformité fiscale
La direction a-t-elle affecté aux tâches suivantes des ressources internes ou externes qui tiennent
compte du degré de complexité des questions fiscales de la société :
- la préparation et la production de toutes les déclarations fiscales nécessaires;
- la retenue et le paiement des impôts dans les délais prescrits;
- le suivi des modifications apportées aux exigences fiscales;
- le traitement des erreurs de conformité;
- l’attestation concernant les impôts à retenir et à payer pour lesquels les administrateurs ont une
responsabilité personnelle;
- la gestion de l’imposition et des redressements et la communication d’informations sur l’état de
l’imposition et des redressements;
- la gestion des échanges avec les autorités fiscales?
Précision
Les risques liés à la conformité fiscale sont multiples et peuvent avoir des conséquences financières,
pénales et réputationnelles importantes pour les entreprises et les individus.
Il est crucial d'être conscient de ces risques et de mettre en place des mesures pour les minimiser.
Conséquences financières:
Pénalités et amendes:
Le non-respect des obligations fiscales peut entraîner des pénalités financières, des majorations, et des
intérêts de retard, pouvant atteindre des sommes considérables.
Redressements fiscaux:
Les erreurs ou omissions dans les déclarations fiscales peuvent conduire à des redressements fiscaux, où
l'administration fiscale demande le paiement de l'impôt non acquitté, majoré de pénalités.
Coûts supplémentaires:
Les redressements fiscaux peuvent entraîner des coûts supplémentaires liés à la recherche de conseils
juridiques, à la défense devant les tribunaux, et à la mise en place de mesures correctives.
Perte de réductions et crédits d'impôt:
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Dans certains cas, la non-conformité fiscale peut entraîner la perte de réductions et crédits d'impôt,
réduisant ainsi les avantages fiscaux auxquels l'entreprise ou l'individu aurait pu prétendre.
Conséquences pénales:
Poursuites pénales:
En cas de fraude fiscale avérée, des poursuites pénales peuvent être engagées, pouvant entraîner des
peines d'emprisonnement et des amendes importantes, allant jusqu'à 500 000 € et 5 ans
d'emprisonnement.
Privation de droits civiques:
Dans certains cas, les personnes condamnées pour fraude fiscale peuvent être privées de droits civiques,
civils et de famille.
Conséquences réputationnelles:
Détérioration de l'image de marque:
La non-conformité fiscale peut nuire à la réputation de l'entreprise ou de l'individu, entraînant une perte
de confiance de la part des clients, des partenaires commerciaux, et du grand public.
Difficultés à obtenir des financements:
Une mauvaise réputation en matière de conformité fiscale peut rendre plus difficile l'accès à des
financements, tels que des prêts bancaires ou des investissements.
Facteurs de risque:
Complexité de la législation fiscale:
La complexité de la législation fiscale peut rendre difficile pour les entreprises et les individus de
comprendre et de respecter toutes les obligations fiscales.
Erreurs dans les déclarations:
Les erreurs dans les déclarations fiscales, qu'elles soient intentionnelles ou non, peuvent entraîner des
redressements fiscaux et des pénalités.
Non-respect des délais:
Le non-respect des délais de déclaration et de paiement des impôts peut entraîner des pénalités et des
majorations.
Manque de ressources:
Les petites entreprises et les particuliers peuvent manquer de ressources pour assurer une conformité
fiscale adéquate.
Changements fiscaux:
Les changements fréquents dans la législation fiscale rendent difficile pour les entreprises et les
individus de se tenir informés et de s'adapter aux nouvelles règles.
Comment minimiser les risques:
Se tenir informé:
Se tenir informé des changements dans la législation fiscale et des obligations fiscales spécifiques à son
activité.
Utiliser des outils de gestion fiscale:
Utiliser des logiciels de gestion fiscale pour automatiser les tâches, assurer la conformité, et réduire les
erreurs.
Former le personnel:
Former le personnel aux obligations fiscales et aux bonnes pratiques de conformité.
Faire appel à des professionnels:
Faire appel à des experts fiscaux pour obtenir des conseils et un accompagnement dans la gestion de la
conformité fiscale.
Mettre en place des contrôles internes:
Mettre en place des contrôles internes pour vérifier l'exactitude des déclarations fiscales et identifier les
erreurs potentielles.
Adopter une approche proactive:
Adopter une approche proactive en matière de conformité fiscale, en anticipant les changements et en
mettant en place des mesures pour les gérer.
En conclusion, la conformité fiscale est un enjeu majeur pour les entreprises et les individus, et le non-
respect des obligations fiscales peut entraîner des conséquences financières, pénales, et réputationnelles
importantes.
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Risques liés aux redressements
Lorsqu’elle répond à un redressement proposé par une autorité fiscale, la direction fournit-elle au
conseil :
- une information suffisante;
- une opinion étayée;
- une analyse des conséquences éventuelles, y compris du risque d’atteinte à la réputation, d’une opposition
ou d’un appel devant les tribunaux;
- une analyse des différentes solutions possibles?
Précision
Oui, lorsqu'elle répond à un redressement fiscal, la direction doit fournir au conseil d'administration une
information complète, étayée, et une analyse des conséquences potentielles, y compris les risques
réputationnels, ainsi que les différentes options possibles.
En détail, la direction doit :
Fournir une information suffisante:
Cela inclut une explication claire et transparente des motifs du redressement, des ajustements proposés
par l'administration fiscale, et des montants en jeu.
Il est essentiel que les administrateurs comprennent parfaitement la situation.
Présenter une opinion étayée:
La direction doit analyser les arguments de l'administration fiscale, les contester si nécessaire, et
présenter des arguments solides et documentés en faveur de la position de l'entreprise.
Analyser les conséquences éventuelles:
L'impact financier, bien sûr, est primordial, mais il faut également évaluer les risques d'atteinte à la
réputation, les conséquences sur les relations avec les clients et fournisseurs, ainsi que les risques
juridiques en cas d'opposition ou d'appel.
Évaluer les différentes solutions possibles:
La direction doit présenter au conseil les différentes options pour répondre au redressement (par
exemple, accord transactionnel, contestation devant les tribunaux, etc.) et analyser les avantages et
inconvénients de chacune, y compris les coûts potentiels.
En résumé, une réponse efficace à un redressement fiscal nécessite une approche transparente, documentée,
et stratégique, afin de permettre au conseil d'administration de prendre des décisions éclairées.
Surveillance exercée par le conseil sur le risque lié à la fiscalité
Introduction
Selon les lignes directrices en matière de gouvernance du Guide à l’intention des sociétés de la TSX, un
aspect important de la fonction globale de gérance d’un conseil consiste à identifier les principaux risques
associés aux activités de la société et à veiller à la mise en oeuvre des systèmes appropriés pour gérer ces
risques1.
Précision
Le conseil de surveillance exerce une surveillance sur les risques fiscaux, notamment en s'assurant que
l'entreprise a mis en place des dispositifs de gestion des risques fiscaux et de contrôle interne
appropriés. Cette surveillance s'étend à l'évaluation de la politique fiscale de l'entreprise et à la vérification
de la conformité de ses opérations avec la législation fiscale.
En pratique, la surveillance du conseil sur le risque fiscal implique plusieurs aspects:
Évaluation de la politique fiscale:
Le conseil doit s'assurer que l'entreprise a une politique fiscale claire et cohérente, et qu'elle est
régulièrement revue et mise à jour.
Vérification des dispositifs de contrôle:
Le conseil doit s'assurer que l'entreprise dispose de dispositifs de contrôle interne efficaces pour
identifier et gérer les risques fiscaux.
Examen des opérations:
Le conseil doit examiner les opérations importantes de l'entreprise pour s'assurer qu'elles sont conformes
à la législation fiscale.
Évaluation de l'impact des risques fiscaux:
Le conseil doit évaluer l'impact potentiel des risques fiscaux sur la situation financière et la réputation de
l'entreprise.
Communication et reporting:
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Le conseil doit s'assurer que les risques fiscaux sont correctement communiqués à la direction et aux
parties prenantes, et que des rapports réguliers sont établis.
Le non-respect de ces exigences peut entraîner des conséquences graves pour l'entreprise:
Pénalités fiscales: Amendes et intérêts en cas de non-conformité fiscale.
Atteinte à la réputation: Perte de confiance des investisseurs et des clients.
Litiges fiscaux: Coûts financiers et judiciaires importants.
Le conseil de surveillance doit donc jouer un rôle actif dans la gestion des risques fiscaux de l'entreprise, en
s'assurant que des mesures appropriées sont mises en place pour minimiser ces risques et protéger
l'entreprise.
La fiscalité crée des risques importants, eu égard aux coûts éventuels et aux occasions ratées, pour un
certain nombre de raisons :
- les impôts constituent les coûts décaissés les plus importants des sociétés;
- les obligations fiscales des sociétés sont complexes et diverses et concernent l’impôt sur les bénéfices, les
taxes sur les ventes, les droits indirects, les cotisations d’assurance-emploi et les cotisations au Régime de
pensions du Canada, les impôts sur le capital, les taxes municipales et les taxes relatives aux soins de santé.
Il semble qu’il y ait au Canada près de 300 points d’impôt susceptibles d’avoir une incidence sur une
société, et ce nombre augmente de façon exponentielle pour la société qui fournit ou vend des biens ou
services à l’échelle internationale;
- les gouvernements de tous les niveaux, aux prises avec des préoccupations financières, cherchent de
nouvelles sources de revenu, et les autorités fiscales se montrent de plus en plus énergiques et créatives
dans leur façon de percevoir l’impôt. De nouveaux systèmes sont mis en place qui oblige les sociétés à
rendre plus transparentes leurs méthodes de planification fiscale.
L’Agence du revenu du Canada évalue maintenant la qualité des processus et contrôles visant la conformité
fiscale des grandes sociétés pour déterminer l’étendue de ses contrôles fiscaux;
- les informations sur l’impôt présentées dans les états financiers sont depuis toujours l’une des sources les
plus fréquentes des déficiences relevées dans l’information financière;
- enfin et surtout, les administrateurs ont une responsabilité personnelle à l’égard des retenues sur salaire et
de certaines taxes sur les ventes et autres non remises, y compris des intérêts et des pénalités.
Le présent Cahier d’information à l’intention des administrateurs vise à offrir aux administrateurs qui ne
sont pas des spécialistes de la fiscalité des conseils sur la façon dont le cycle du processus de planification
fiscale peut créer des risques d’entreprise, que le plan concerne une opération extraordinaire ou une
structure continue de planification fiscale.
On y aborde des sujets précis sur lesquels les administrateurs pourraient poser des questions pour s’assurer
que les risques importants ou significatifs ont été identifiés et dûment écartés, gérés ou atténués.
Manifestement, les administrateurs vont se préoccuper des questions fiscales seulement lorsqu’un risque est
important, qu’il s’agisse d’un risque de chute ou de hausse.
En fait, la plupart des tâches de surveillance du risque lié à la fiscalité sont souvent confiées aux comités
d’audit, dont les membres possèdent quelques connaissances fiscales générales, sans avoir toutefois les
connaissances et l’expérience d’un fiscaliste.
Précision
La fiscalité introduit des risques importants, tant en termes de coûts potentiels que d'opportunités
manquées, en raison de divers facteurs.
Ces risques incluent la complexité de la législation fiscale, les changements fréquents des lois, les erreurs
dans les déclarations, et le manque de clarté dans les règles.
De plus, la fiscalité peut influencer les décisions d'investissement, entraînant des pertes de bénéfices
potentiels ou des retards dans les projets.
Enfin, les risques liés à la fiscalité peuvent également inclure des sanctions financières, des pénalités, et des
poursuites judiciaires en cas de non-conformité.
Voici quelques raisons plus détaillées :
Complexité de la législation fiscale:
Les lois fiscales peuvent être très complexes et difficiles à comprendre, ce qui augmente le risque
d'erreurs dans les déclarations et les paiements.
Changements fréquents des lois:
Les lois fiscales sont fréquemment modifiées, ce qui rend difficile pour les contribuables de rester à jour
et de s'assurer qu'ils se conforment aux dernières réglementations.
Erreurs dans les déclarations:
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Les erreurs dans les déclarations fiscales peuvent entraîner des redressements fiscaux, des pénalités, et
des intérêts de retard.
Manque de clarté des règles:
Le manque de clarté dans les règles fiscales peut rendre difficile pour les contribuables de déterminer
leur obligation fiscale et de prendre des décisions éclairées.
Influence sur les décisions d'investissement:
La fiscalité peut influencer les décisions d'investissement, car les contribuables peuvent choisir des
options moins rentables pour minimiser leur charge fiscale.
Risques financiers et juridiques:
La non-conformité fiscale peut entraîner des sanctions financières, des pénalités, et des poursuites
judiciaires, ce qui peut avoir des conséquences graves pour les contribuables.
Opportunités manquées:
Les entreprises et les particuliers peuvent manquer des opportunités d'investissement ou de réduction de
leurs impôts en raison d'un manque de connaissance ou d'une mauvaise planification fiscale.
Le présent cahier d’information respecte la chronologie habituelle des mesures et opérations de
planification fiscale d’une société de la façon suivante :
1)- surveillance des risques liés à la planification fiscale;
2)- surveillance des risques liés à la mise en oeuvre des plans fiscaux;
3)- surveillance des risques liés à l’information fournie au sujet des impôts;
4)- surveillance des risques liés à la conformité fiscale;
5)- surveillance des risques liés aux redressements.
Surveillance exercée par le conseil sur le risque lié à la fiscalité
1)- Surveillance des risques liés à la planification fiscale
La planification fiscale suppose l’élaboration d’opérations, de processus, de structures ou programmes
d’entreprises visant à produire un résultat fiscal futur donné, par exemple l’accumulation de données, la
diminution ou le report de l’impôt exigible ou l’accélération d’un remboursement d’impôt.
Le plus souvent, les conséquences fiscales de la plupart des activités et des opérations sont claires.
Cependant, l’interprétation de certaines lois fiscales peut être parfois incertaine, et le fisc, les contribuables
et les tribunaux ont alors des points de vue différents sur la façon dont elles devraient s’appliquer.
Il arrive ainsi que les contribuables adoptent dans leurs déclarations fiscales une position qui diffère de
celle du fisc.
Ce faisant, ils s’exposent au risque que le fisc conteste la position en question lors d’un contrôle fiscal.
Le risque découle de l’audace de la position adoptée.
En outre, les lois fiscales du Canada comportent une disposition générale anti-évitement que le fisc peut
appliquer pour contrer des mesures abusives de planification fiscale qui, d’un point de vue technique,
respectent la loi, mais qui vont à l’encontre de l’objet et de l’esprit de la loi.
Les méthodes et stratégies fiscales trop audacieuses peuvent inciter le fisc à s’intéresser davantage à la
société et poser un risque éventuel important d’atteinte à la réputation.
Par ailleurs, lorsque ses méthodes en matière de fiscalité sont trop prudentes, la société risque de rater des
occasions de réaliser des économies d’impôt.
Selon l’audace d’une proposition précise de planification fiscale et l’avantage fiscal attendu, les
administrateurs peuvent devoir exercer une surveillance plus étroite, en particulier à l’égard des aspects
suivants.
Conseil d’un fiscaliste
La fiscalité est devenue tellement complexe que les fiscalistes tendent maintenant à se spécialiser. Par
exemple, le professionnel qui possède une expertise des aspects complexes de la TPS/TVH n’a peut-être
pas les connaissances nécessaires pour concevoir un accord de financement transfrontalier fiscalement
efficace. Lorsqu’ils examinent une proposition particulière de planification fiscale, les administrateurs
devraient se demander si la direction a eu recours à l’expertise fiscale appropriée.
Il est essentiel d’avoir accès à des experts externes pour les opérations plus compliquées, en particulier les
opérations internationales.
Conseil fiscal relatif à un lieu précis
Chaque pays a ses propres lois fiscales.
Les notions juridiques et fiscales qui s’appliquent en algérie a ne sont pas nécessairement celles qui
s’appliquent ailleurs.
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Si une proposition de planification fiscale concerne un ou plusieurs autres pays, les administrateurs
devraient demander si la direction a obtenu des conseils fiscaux pour déterminer quels sont les risques, au
plan fiscal, de s’établir dans ces pays.
Pour rendre la situation plus complexe encore, les stratégies fiscales les plus efficaces concernent souvent
plus d’un pays.
La direction doit alors obtenir des conseils de professionnels qui connaissent les lois de chaque pays, et les
incidences réciproques de ces lois.
Demander si la direction a obtenu des conseils fiscaux sur les risques associés à la fiscalité dans les autres
pays.
Les administrateurs devraient s’interroger aussi sur la mentalité de la direction de la société dans le pays
étranger pour s’assurer que les priorités et objectifs de l’équipe de direction étrangère correspondent à ceux
de l’ensemble de la société.
Source de la proposition
L’origine d’une proposition précise de planification fiscale peut aider les administrateurs à évaluer la
pertinence de cette proposition :
- si la proposition a été élaborée en interne, les administrateurs devraient demander si les personnes qui
l’ont élaborée possèdent les compétences voulues et des connaissances fiscales spécialisées.
Par exemple, un fiscaliste interne qui se spécialise dans les ententes de rémunération n’a peut-être pas
l’expertise nécessaire pour s’occuper d’un accord de financement transfrontalier;
- si la proposition comporte un plan fiscal général présenté par une personne dont la rémunération prévoit
des honoraires conditionnels, elle sera vraisemblablement plus audacieuse et plus susceptible d’attirer
l’attention des autorités fiscales.
Dans les circonstances, des exigences précises à l’égard de la présentation d’informations fiscales
concernant une planification fiscale audacieuse peuvent s’appliquer également;
- si l’auditeur externe de la société a recommandé la proposition en se fondant sur sa connaissance de la
société et les objectifs de celle-ci, les administrateurs auront peut-être une plus grande assurance que les
risques correspondants ont été identifiés et pris en considération.
Les administrateurs devraient aussi demander à la direction s’il y a lieu, dans les circonstances, d’obtenir
une opinion complémentaire d’un tiers, et, dans l’affirmative, si l’on a obtenu une telle opinion.
Précision
L'origine de la proposition de planification fiscale est un élément crucial que les administrateurs doivent
évaluer. Connaître la source de la proposition permet de mieux comprendre son contexte, sa crédibilité et
son adéquation avec les besoins spécifiques de l'entreprise.
Voici pourquoi l'origine de la proposition est importante :
Crédibilité et expertise:
Source interne:
Une proposition émanant de l'équipe financière interne, des conseillers fiscaux de l'entreprise ou d'un
département spécialisé est généralement plus fiable, car elle est basée sur une connaissance approfondie
de l'entreprise et de ses activités.
Source externe:
Si la proposition vient d'un cabinet de conseil externe, il est essentiel de vérifier ses références, son
expérience et sa spécialisation dans le domaine fiscal.
La qualité de la proposition peut varier considérablement en fonction de la source externe.
Contexte et pertinence:
Contexte de l'entreprise:
L'origine de la proposition permet de comprendre si elle a été élaborée en tenant compte des objectifs
spécifiques de l'entreprise, de sa situation financière, de son secteur d'activité et de sa tolérance au
risque.
Contexte légal et réglementaire:
Il est important de s'assurer que la proposition est conforme aux lois et réglementations fiscales en
vigueur, tant au niveau national qu'international, si applicable.
Contexte du marché:
La proposition doit tenir compte des tendances et des évolutions du marché, ainsi que des pratiques
courantes en matière de planification fiscale.
Évaluation des risques:
Risque fiscal:
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La source de la proposition peut indiquer le niveau de risque fiscal associé à la mise en œuvre de la
planification proposée.
Certaines propositions peuvent être plus agressives et donc plus risquées que d'autres.
Risque de conformité:
Il est crucial de s'assurer que la source de la proposition comprend les implications légales et
réglementaires de la mise en œuvre de la planification fiscale.
Transparence et communication:
Transparence de la source:
Connaître la source de la proposition permet aux administrateurs de poser des questions spécifiques et de
demander des éclaircissements sur les aspects clés de la planification.
Communication claire:
Une source de proposition claire et transparente facilite la communication avec toutes les parties
prenantes, y compris les actionnaires et les employés, si nécessaire.
En résumé, l'origine d'une proposition de planification fiscale est un élément essentiel à considérer lors de
l'évaluation de sa pertinence.
Elle permet d'évaluer sa crédibilité, son contexte, ses risques et sa conformité, facilitant ainsi une prise de
décision éclairée et responsable.
Évaluations
Dans le cas des transferts d’actifs motivés par des considérations fiscales, les administrateurs devraient
s’assurer que la direction s’est interrogée sur la nécessité de procéder à des évaluations.
Par exemple, si l’on envisage de transférer les actifs à une entité liée d’un autre pays, il peut être nécessaire
de recourir à des évaluations indépendantes pour étayer la conclusion selon laquelle les actifs ont été
transférés à la juste valeur de marché.
Les administrateurs devraient aussi demander si les évaluations ont été effectuées au moment du transfert,
car les autorités fiscales sont moins susceptibles d’accepter celles qui ont été préparées après coup (par
exemple, en réponse à une requête lors d’un contrôle fiscal).
Précision
En matière de transferts d'actifs motivés par des considérations fiscales, les administrateurs doivent
s'assurer que la direction a bien évalué la nécessité de procéder à des évaluations.
Si un transfert à une entité liée dans un autre pays est envisagé, des évaluations indépendantes peuvent être
nécessaires pour justifier la juste valeur marchande des actifs transférés. Il est également crucial que ces
évaluations soient réalisées au moment du transfert, car les autorités fiscales sont moins susceptibles
d'accepter celles effectuées après coup, par exemple en réponse à une vérification fiscale.
En d'autres termes, les administrateurs doivent exercer une diligence raisonnable concernant les
évaluations, surtout dans le contexte de transferts transfrontaliers où les enjeux fiscaux sont plus
importants.
Ils doivent s'assurer que la direction prend en compte les implications fiscales, que des évaluations
indépendantes sont réalisées si nécessaire, et qu'elles sont faites à la date du transfert.
Voici quelques points clés à retenir :
Nécessité d'évaluations:
Les administrateurs doivent s'assurer que la direction a bien évalué si des évaluations sont nécessaires
lors de transferts d'actifs.
Justification de la juste valeur:
Si le transfert se fait vers une entité liée dans un autre pays, des évaluations indépendantes peuvent être
nécessaires pour prouver que le transfert a été effectué à la juste valeur marchande.
Moment de l'évaluation:
Les évaluations doivent être faites au moment du transfert, car les évaluations rétrospectives sont moins
susceptibles d'être acceptées par les autorités fiscales.
En résumé, les administrateurs ont un rôle clé à jouer pour s'assurer que les transferts d'actifs motivés par
des considérations fiscales se font de manière transparente et avec des justifications valables, y compris des
évaluations indépendantes si nécessaire et réalisées au bon moment.
Prix de transfert
Pour les contribuables qui font partie d’un groupe multinational, la fixation des prix de transfert est
extrêmement importante.
Les autorités fiscales du Canada et du monde entier s’intéressent à la façon dont les profits sont répartis
entre les sociétés internationales.
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Ces répartitions affectent les profits assujettis à l’impôt dans chaque pays, et les sociétés ont intérêt à
déplacer leurs profits vers des pays où elles paieront moins d’impôt.
Demander s’il y a lieu d’obtenir une deuxième opinion d’un tiers au sujet de la pertinence d’une
proposition fiscale.
Demander s’il y a lieu de procéder à une évaluation lorsque les actifs sont transférés à des parties liées
dans le cadre de mesures de planification fiscale.
La plupart des pays imposent des règles sur la fixation des prix de transfert qui visent à éviter ces
déplacements de profits en garantissant que des efforts raisonnables ont été faits pour déterminer les
charges intragroupe appropriées. Les prix de transfert sont généralement fondés sur ce qu’un tiers non
apparenté paierait pour le même produit ou service.
Cela comprend les frais relatifs aux opérations transfrontalières courantes et aux répartitions internes des
fonctions, des actifs et des risques.
La conformité en matière de fixation des prix de transfert est une activité complexe qui nécessite des
connaissances spécialisées.
Les administrateurs devraient s’assurer que la direction a pris les mesures appropriées pour se conformer
aux règles sur la fixation des prix de transfert.
Protection de la confidentialité des analyses des mesures de planification fiscale
Les sociétés et leurs conseillers conservent une documentation abondante sur leurs analyses des mesures de
planification fiscale proposées.
Cette documentation comprend des dossiers de travail d’audit, des courriels et des disques durs
d’ordinateurs portables.
La direction doit veiller à ce que la documentation ne soit pas plus détaillée que nécessaire pour étayer la
position adoptée.
En cas de poursuite, les notes sur la planification, les analyses et la correspondance peuvent toutes servir de
preuve et devoir être produites lors de l’interrogatoire préalable.
Les administrateurs doivent comprendre les répercussions de ces documents et discuter régulièrement de la
question avec la direction dans le cadre de l’exercice de leur rôle de surveillance à l’égard de la fiscalité.
Les autorités fiscales du monde entier cherchent de plus en plus à avoir accès à cette information pour
planifier l’étendue de leurs contrôles fiscaux et elles disposent de vastes pouvoirs pour demander cette
information lors d’un contrôle fiscal.
Les autorités fiscales n’ont pas droit à l’information protégée par le secret professionnel qui lie un avocat à
son client.
Précision
La documentation relative à la planification fiscale, y compris les analyses et les communications, doit être
traitée avec soin pour éviter toute divulgation non désirée, en particulier en cas de contrôle fiscal ou de
litige.
Il est crucial que les entreprises limitent la documentation à ce qui est strictement nécessaire pour justifier
leur position et qu'elles soient conscientes des implications potentielles de cette documentation en cas de
procédure.
Analyse de la situation:
Documentation abondante:
Les entreprises et leurs conseillers génèrent une grande quantité de documents lors de l'élaboration et de
l'analyse de stratégies fiscales.
Ces documents peuvent inclure des dossiers de travail, des courriels, et des données informatiques.
Risque de divulgation:
Cette documentation, même si elle est conservée pour un usage interne, peut être soumise à divulgation
en cas de contrôle fiscal ou de poursuites judiciaires.
Les autorités fiscales cherchent de plus en plus à obtenir ces informations pour évaluer la conformité
fiscale et planifier leurs contrôles.
Secret professionnel:
Il est important de noter que les documents couverts par le secret professionnel entre un avocat et son
client ne sont pas accessibles aux autorités fiscales.
Rôle des administrateurs:
Les administrateurs doivent être conscients des risques liés à la documentation de la planification fiscale
et doivent discuter régulièrement de cette question avec la direction dans le cadre de leur rôle de
surveillance.
Besoin de transparence limitée:
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Il est recommandé que la documentation ne soit pas plus détaillée que nécessaire pour justifier la
position de l'entreprise.
Un excès de détail peut devenir un élément à charge en cas de litige.
Importance de la gestion des données:
Les entreprises doivent mettre en place des politiques de gestion de l'information pour s'assurer que la
documentation soit traitée avec prudence et que seules les informations pertinentes soient conservées.
Recommandations:
Limiter la documentation:
Conserver uniquement les documents essentiels pour justifier la position fiscale de l'entreprise et éviter
de documenter des discussions ou des analyses qui ne sont pas nécessaires.
Établir une politique de gestion de la documentation:
Définir des procédures claires pour la création, la conservation et la suppression de documents liés à la
planification fiscale.
Former le personnel:
Informer le personnel des risques liés à la documentation de la planification fiscale et des procédures à
suivre.
Impliquer les administrateurs:
S'assurer que les administrateurs sont informés des risques liés à la documentation de la planification
fiscale et qu'ils participent à la surveillance de cette question.
Consulter des experts en fiscalité:
Il est conseillé de consulter des experts en fiscalité et des conseillers juridiques pour s'assurer que la
documentation est conforme aux lois et réglementations en vigueur.
Chiffrage et contrôle d'accès:
Utiliser des mesures de chiffrement et de contrôle d'accès pour protéger les informations sensibles.
Limiter la collecte de données:
Ne collecter et ne conserver que les informations strictement nécessaires.
Transparence et consentement:
Être transparent et obtenir le consentement des personnes concernées lors de la collecte de données.
En suivant ces recommandations, les entreprises peuvent minimiser les risques liés à la divulgation de la
documentation de la planification fiscale et protéger leur confidentialité.
Le secret professionnel s’applique aux documents qui :
- constituent une communication entre l’avocat et le client;
- concernent la demande ou la réception d’un conseil juridique;
- sont destinés à être confidentiels.
Lorsqu’une société remet un document confidentiel à un tiers, le privilège du secret professionnel peut être
annulé et les autorités fiscales ont alors le droit de prendre connaissance de cette information.
Il faut porter une attention toute particulière à la protection de la confidentialité des documents visés par le
secret professionnel parce que cette protection peut être facilement annulée, de façon inattendue.
Par exemple, l’Association du Barreau canadien a conseillé aux avocats de ne pas conserver des
renseignements confidentiels dans leurs ordinateurs lorsqu’ils entrent aux États-Unis.
Si les autorités américaines exercent leur droit d’examiner le contenu de l’ordinateur, le secret
professionnel qui lie l’avocat à son client peut être compromis.
S’enquérir des mesures que la direction a prises pour se conformer aux règles sur la fixation des prix de
transfert.
Les administrateurs devraient s’enquérir des mesures prises pour protéger les informations confidentielles
de la société sur la planification fiscale.
Précision
Le secret professionnel de l'avocat, qui concerne les communications entre l'avocat et le client et la
protection des informations confidentielles, peut être facilement annulé.
La divulgation de ces informations, même involontaire, par exemple en transportant des documents
confidentiels dans un ordinateur lors d'un voyage aux États-Unis, peut entraîner la perte de ce privilège et la
possibilité que les autorités fiscales y aient accès.
Points clés concernant le secret professionnel:
Communication confidentielle:
Le secret professionnel s'applique aux communications entre l'avocat et le client, qu'elles concernent la
demande ou la réception de conseils juridiques.
Protection de la confidentialité:
19
Il est essentiel de protéger la confidentialité de ces documents car elle peut être facilement compromise,
même involontairement.
Divulgation à des tiers:
La divulgation de documents confidentiels à des tiers, comme la remise à des autorités fiscales, peut
annuler le secret professionnel et permettre leur accès.
Voyage aux États-Unis:
L'Association du Barreau canadien a conseillé aux avocats de ne pas conserver de renseignements
confidentiels dans leurs ordinateurs lorsqu'ils entrent aux États-Unis, car les autorités américaines
pourraient exercer leur droit d'examen et compromettre le secret professionnel.
Planification fiscale:
Les administrateurs doivent s'enquérir des mesures prises pour protéger les informations confidentielles
de l'entreprise sur la planification fiscale et pour se conformer aux règles sur les prix de transfert.
En résumé, il est crucial d'être extrêmement vigilant quant à la protection du secret professionnel car sa
perte peut avoir des conséquences significatives, notamment l'accès aux informations confidentielles par
des tiers non autorisés, comme les autorités fiscales.
Présentation de l’information financière sur les opérations de planification fiscale
Les administrateurs devraient s’assurer que la direction a pris en considération l’incidence des opérations
de planification fiscale sur l’information financière.
Un projet d’opération de planification fiscale qui répond aux exigences techniques de la Loi de l’impôt
n’est peut-être pas réalisable en raison des informations qu’il faudra fournir dans les états financiers de la
société.
Les auditeurs externes peuvent jouer un rôle important dans la détermination de l’information à fournir
dans les états financiers à l’égard d’une opération précise de planification fiscale, et
de ses répercussions.
La direction doit faire intervenir les auditeurs externes dès le début de l’élaboration d’une nouvelle
proposition de planification fiscale.
Supposons par exemple qu’une société décide d’adopter un plan fiscal audacieux qui lui permettra de
demander certaines déductions fiscales, mais qu’elle ne consulte pas son auditeur externe avant de mettre
son plan en oeuvre.
La société publie ensuite des états préparés par la direction sans mentionner une charge fiscale.
Au moment de présenter l’information financière en fin d’exercice, la société apprend des auditeurs
externes qu’elle doit corriger son passif fiscal pour comptabiliser une charge d’impôt conformément aux
normes comptables applicables.
Les actionnaires, banquiers, investisseurs éventuels et autres parties prenantes risquent de ne pas accueillir
favorablement ce retraitement.
Il importe aussi de faire participer les auditeurs externes à la planification fiscale dès les premières étapes
parce que, comme on l’a mentionné, l’information financière et les notes présentées conformément aux
Normes internationales d’information financière (IFRS) à l’avenir mettront peut-être en évidence les
aspects préoccupants relativement au jugement qui sous tend une conclusion fiscale donnée.
Précision
L'information financière relative aux opérations de planification fiscale se réfère à la manière dont une
entreprise communique les conséquences financières de ses stratégies fiscales. Cela inclut la présentation
des impôts potentiellement évités ou différés, ainsi que les risques fiscaux associés, de manière transparente
et conforme aux normes comptables et fiscales en vigueur.
L'objectif est de fournir aux parties prenantes (actionnaires, investisseurs, etc.) une vision claire de l'impact
financier de la planification fiscale sur la situation financière de l'entreprise.
Éléments clés de l'information financière sur la planification fiscale:
Transparence et conformité:
Les informations doivent être présentées de manière transparente et complète, en respectant les normes
comptables (telles que IFRS ou US GAAP) et les réglementations fiscales.
Évaluation des risques fiscaux:
Il est essentiel d'évaluer et de divulguer les risques potentiels liés à la planification fiscale, y compris les
risques de redressements fiscaux, de pénalités, ou de litiges.
Présentation des économies fiscales:
L'information financière doit indiquer les économies d'impôts réalisées grâce à la planification fiscale,
ainsi que la durée de ces économies (temporaires ou permanentes).
Conséquences sur les états financiers:
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Les opérations de planification fiscale peuvent avoir un impact significatif sur le bilan, le compte de
résultat et les flux de trésorerie.
Ces effets doivent être clairement expliqués.
Rôle des parties prenantes:
Les parties prenantes, telles que les investisseurs et les actionnaires, utilisent cette information pour
évaluer la santé financière de l'entreprise et prendre des décisions éclairées.
Exemples d'informations financières relatives à la planification fiscale:
Réductions d'impôts:
Indiquer les montants d'impôts économisés grâce à des crédits d'impôts, des déductions fiscales, ou
d'autres stratégies.
Différés d'impôts:
Expliquer les montants d'impôts différés et les raisons de ce différé.
Passifs fiscaux potentiels:
Divulguer les passifs fiscaux potentiels liés à des opérations de planification fiscale, y compris les
risques de redressement.
Impact sur les flux de trésorerie:
Décrire l'impact des opérations de planification fiscale sur les flux de trésorerie de l'entreprise.
Conformité aux normes comptables:
Vérifier que les informations sont conformes aux normes comptables applicables, telles que l'IFRS 15
pour les contrats avec les clients, qui peut avoir des implications fiscales.
En résumé, l'information financière sur les opérations de planification fiscale est un élément essentiel de la
communication financière d'une entreprise. Elle permet aux parties prenantes de comprendre l'impact
financier de ces opérations, d'évaluer les risques associés, et de prendre des décisions éclairées.
Surveillance des risques liés à la planification fiscale –
Questions que les administrateurs devraient poser
La direction a-t-elle pris acte des risques associés à des mesures de planification fiscale plus complexes
(par exemple, des ententes de financement, des fusions et des acquisitions internationales), et atténué ces
risques en :
- obtenant des conseils fiscaux spécialisés, y compris des conseils spécialisés relatifs à un pays donné et des
opinions fiscales écrites au besoin;
- évaluant la source de la proposition et la structure correspondante de rémunération;
- ayant recours à une expertise en évaluation;
- prenant en considération les répercussions des prix de transfert;
- prenant en considération les impôts indirects et autres impôts;
- protégeant la confidentialité des analyses des mesures de planification fiscale;
- prenant en considération l’incidence des informations fiscales pertinentes sur l’information financière de
la société, y compris les informations à fournir dans les états financiers et les rapports de gestion;
S’enquérir des mesures prises par la direction pour protéger les informations confidentielles sur la
planification fiscale.
- soupesant les coûts réels de mise en oeuvre et de surveillance des mesures proposées et les avantages
fiscaux attendus, de même que le risque qu’ils ne se matérialisent pas?
Précision
Les administrateurs doivent exercer une surveillance attentive des risques liés à la planification fiscale. Ils
devraient poser des questions précises pour s'assurer que l'entreprise comprend et gère efficacement ces
risques, tant dans le cadre de processus continus que d'opérations exceptionnelles.
Voici quelques questions clés que les administrateurs devraient poser :
Concernant la conformité et la stratégie fiscale :
La planification fiscale est-elle alignée avec les objectifs stratégiques de l'entreprise ?
L'entreprise dispose-t-elle d'une politique fiscale claire et bien documentée ?
Les opérations de planification fiscale sont-elles conformes aux lois fiscales en vigueur et aux
meilleures pratiques ?
Existe-t-il un suivi régulier des risques fiscaux et des plans d'atténuation ?
L'entreprise a-t-elle mis en place des contrôles internes pour s'assurer de la conformité fiscale ?
Concernant la divulgation et l'information financière :
Comment les opérations de planification fiscale sont-elles présentées dans les états financiers ?
21
Les risques fiscaux sont-ils correctement évalués et divulgués dans les rapports financiers ?
L'entreprise dispose-t-elle de mécanismes pour signaler les problèmes fiscaux de manière appropriée
?
Concernant la gestion des risques fiscaux :
Quels sont les principaux risques fiscaux auxquels l'entreprise est confrontée ?
Quels sont les plans d'atténuation des risques mis en place ?
L'entreprise dispose-t-elle de ressources suffisantes pour gérer les risques fiscaux ?
L'entreprise a-t-elle une connaissance approfondie de la législation fiscale et de ses implications ?
Comment l'entreprise gère-t-elle les contrôles fiscaux potentiels ?
Concernant la sensibilisation et la formation :
Le personnel concerné est-il correctement formé aux questions fiscales ?
Les employés sont-ils conscients des risques liés à la planification fiscale ?
L'entreprise favorise-t-elle une culture de conformité fiscale ?
En posant ces questions, les administrateurs peuvent s'assurer que l'entreprise prend des mesures
appropriées pour gérer les risques liés à la planification fiscale et éviter les problèmes potentiels. un suivi
régulier des risques fiscaux est essentiel pour que le conseil d'administration reste à l'aise avec les
initiatives de planification fiscale de l'entreprise.
2)- Surveillance des risques liés à la mise en oeuvre des plans fiscaux
Lorsqu’une décision a été prise de donner suite à une proposition de planification fiscale, il faut prévoir des
processus et des ressources pour que la proposition soit mise en oeuvre de la façon envisagée, y compris
pour la préparation des déclarations fiscales et des documents justificatifs connexes.
Le plan mis en oeuvre doit aussi faire l’objet d’une surveillance continue pour garantir que les mesures
fonctionnent toujours de la façon prévue au vu de l’évolution de l’entreprise, des lois ou d’autres
changements.
Les administrateurs devraient s’assurer que la direction a soupesé les coûts réels de la mise en oeuvre et de
la surveillance d’une stratégie fiscale donnée et les avantages fiscaux attendus, de même que le risque
qu’ils ne se matérialisent pas.
Par exemple, une structure complexe et coûteuse à mettre en oeuvre et à surveiller n’en vaut peut-être pas
la peine si l’avantage fiscal représente uniquement un ou deux points de pourcentage.
Par ailleurs, une proposition de planification fiscale peut permettre d’éventuelles économies d’impôt
futures si une structure coûteuse et complexe est mise en place aujourd’hui.
Les administrateurs doivent s’assurer que l’on a examiné les avantages fiscaux proposés en tenant compte
de la possibilité que le plan ou la structure ne génère pas les avantages attendus.
Précision
La surveillance des risques liés à la mise en œuvre des plans fiscaux est cruciale pour éviter les sanctions
financières et pénales, ainsi que les atteintes à la réputation d'une entreprise.
Cette surveillance implique l'identification, l'évaluation et la gestion des risques fiscaux, en tenant compte
de la complexité de la législation et des opérations de l'entreprise.
Identification des risques :
Méthodes d'identification:
Les entreprises peuvent utiliser diverses méthodes telles que le brainstorming avec les employés,
l'analyse des processus opérationnels, et l'évaluation des actifs (financiers, technologiques, humains)
pour identifier les risques potentiels.
Domaines clés:
Il est important de surveiller attentivement les domaines où des risques fiscaux peuvent survenir, tels que
la conformité des déclarations fiscales, la gestion de la TVA, et les transactions internationales.
Évaluation des risques :
Probabilité et impact:
Il faut évaluer la probabilité que chaque risque se manifeste et l'impact potentiel sur l'entreprise, en
tenant compte des conséquences financières, pénales et réputationnelles.
Facteurs de risque:
Les entreprises doivent considérer les facteurs tels que la complexité de la législation fiscale, les
changements réglementaires, et les erreurs dans les calculs de taxes pour évaluer les risques.
Gestion des risques :
Politique fiscale:
Établir une politique fiscale claire et des procédures de contrôle interne pour minimiser les risques.
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Suivi et contrôle:
Mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle réguliers pour s'assurer de la conformité aux lois
fiscales et détecter rapidement les erreurs.
Plan de contingence:
Préparer des plans de contingence pour les risques critiques, avec des actions spécifiques à mettre en
œuvre en cas de besoin.
Expertise externe:
Faire appel à des experts fiscaux pour obtenir des conseils et un accompagnement dans la gestion des
risques.
Formation du personnel:
Former le personnel aux enjeux fiscaux et à leurs responsabilités.
En cas de contrôle fiscal:
Préparation:
Rassembler tous les documents pertinents (factures, contrats, déclarations, etc.) et préparer une réponse
structurée aux questions de l'administration fiscale.
Collaboration:
Coopérer avec les vérificateurs et fournir toutes les informations nécessaires.
Sanctions:
Les sanctions en cas de fraude fiscale peuvent être lourdes (amendes, peines de prison), il est donc
essentiel de prendre la question au sérieux et de se faire accompagner par des professionnels.
En somme, une surveillance proactive et rigoureuse des risques fiscaux est essentielle pour la pérennité et
la stabilité d'une entreprise.
Ressources adéquates
Un système de production des déclarations et de remise de l’impôt qui semble approprié en théorie ne
fonctionnera adéquatement que s’il y a des ressources adéquates pour son maintien.
Les administrateurs devraient s’assurer que la société dispose des ressources adéquates pour le maintien de
ses systèmes de conformité.
Ces ressources comprennent généralement :
- une direction interne responsable de la fiscalité qui supervise l’ensemble du système;
- des fiscalistes externes qui peuvent remplir et réviser les déclarations fiscales;
- la technologie qui assure l’efficience du processus;
- une hiérarchie de fiscalistes possédant des connaissances de chaque point d’impôt qui touche la société
comme l’impôt sur les bénéfices, la TPS/TVH, l’assurance-emploi, le
Régime de pensions du Canada, les impôts sur le capital, les taxes municipales et les taxes relatives aux
soins de santé.
Si la société exerce ses activités dans un secteur assujetti à des règles fiscales particulières et à des calculs
particuliers du bénéfice imposable, comme le secteur des services financiers, les administrateurs doivent
s’assurer que la direction a mis en place des processus et systèmes efficaces pour se conformer à ces règles.
Demander si l’on a affecté les bonnes ressources et des professionnels ayant les compétences voulues au
respect des obligations fiscales de la société.
Documentation adéquate
Au moment de la mise en oeuvre de la proposition de planification fiscale, il doit y avoir en place une
documentation permettant de donner forme aux entités et relations juridiques requises.
Il se peut que les droits et obligations juridiques créés par les documents ne reflètent pas adéquatement les
mesures fiscales.
La mise en oeuvre de toute mesure de planification fiscale exige qu’une attention méticuleuse soit portée à
la préparation et à la réalisation des documents.
Si les autorités fiscales contestent une mesure de planification fiscale et si le litige aboutit devant les
tribunaux, ceux-ci appliqueront le principe selon lequel la substance juridique l’emporte sur la forme
juridique, et la substance juridique d’une opération correspond aux droits et obligations juridiques créés par
les parties.
Si la mise en oeuvre n’est pas méticuleuse, la substance juridique risque de ne pas étayer la stratégie
fiscale, qui ne fonctionnera pas.
Étant donné le temps nécessaire à la résolution d’un litige de nature fiscale et la possibilité d’une rotation
du personnel ou d’un changement de conseiller, les administrateurs devraient s’assurer que les normes
établies en matière de documentation ont été suivies.
23
De cette façon, une personne qui ne connaît pas le dossier pourra éventuellement acquérir une connaissance
des questions importantes sans l’intervention des personnes concernées à l’origine.
Surveillance après la mise en oeuvre
Lorsqu’une mesure de planification fiscale est en place, il doit y avoir des processus qui garantissent
qu’elle continue de fonctionner de la façon prévue.
De nombreux éléments peuvent déranger le plan au fil du temps, y compris des changements dans les
activités, des modifications de la législation, de la politique ou de l’administration fiscales, ou des
changements apportés par la jurisprudence.
Par exemple, s’il est prévu qu’une activité doit être exercée par une société canadienne dans un pays dans
lequel elle n’a pas d’établissement permanent, de sorte que l’activité n’est pas imposable dans ce pays, il
faut mettre en place des procédures pour garantir que la société canadienne ou ses employés
n’entreprennent pas des activités à l’avenir susceptibles de créer, par inadvertance, un établissement
permanent et un passif fiscal correspondant dans ce pays.
Les administrateurs doivent s’assurer que la direction dispose d’un plan efficace pour surveiller les
changements éventuels apportés aux activités, à la législation fiscale ou autres changements et examiner
leur incidence sur des mesures précises de planification fiscale.
Incidence sur l’information financière
La possibilité que la comptabilisation de l’impôt ou la présentation de l’information fiscale pose des
problèmes augmente en raison de la complexité croissante des états financiers et de l’introduction de
nouvelles normes comptables qui ont une incidence sur la fiscalité.
Précision
La complexité croissante des états financiers, combinée à l'introduction de nouvelles normes comptables
ayant un impact sur la fiscalité, augmente le risque de problèmes liés à la comptabilisation et à la
présentation de l'information fiscale.
En d'autres termes, la façon dont les entreprises enregistrent et déclarent leurs impôts, ainsi que la manière
dont elles présentent ces informations dans leurs états financiers, devient de plus en plus complexe, ce qui
peut entraîner des erreurs ou des difficultés d'interprétation.
Voici quelques points clés à considérer :
Complexité accrue des états financiers:
L'évolution constante des normes comptables et la sophistication des opérations financières rendent la
comptabilité plus complexe, ce qui peut rendre difficile la compréhension et l'application correcte des
règles fiscales.
Impact des nouvelles normes comptables:
Les nouvelles normes, telles que les normes IFRS, peuvent avoir des implications fiscales importantes,
nécessitant une adaptation des pratiques comptables et une compréhension approfondie des liens entre la
comptabilité et la fiscalité.
Importance de la présentation de l'information fiscale:
La manière dont les informations fiscales sont présentées dans les états financiers est essentielle pour
assurer la transparence et la fiabilité de l'information financière.
Des présentations erronées peuvent entraîner des malentendus et des sanctions.
Nécessité d'une expertise:
Face à cette complexité, il est crucial que les entreprises disposent d'une expertise en comptabilité et en
fiscalité pour garantir la conformité et éviter les problèmes potentiels.
Efficacité des contrôles internes exercés sur la fiscalité
Au Canada, le passage aux IFRS a modifié le point de départ du calcul du bénéfice imposable de la plupart
des sociétés faisant appel public à l’épargne. Selon les IFRS, les sociétés peuvent devoir comptabiliser et
évaluer les impôts en fonction de la moyenne pondérée (espérance mathématique) de tous les résultats
possibles — allant de l’acceptation de la déclaration fiscale telle qu’elle est produite à l’invalidation de la
position fiscale — suivant l’hypothèse que l’autorité
S’enquérir des processus mis en place par la direction pour surveiller les changements susceptibles
d’affecter les mesures de planification fiscale et y répondre.
Fiscale examinerait l’information et possède une connaissance approfondie de toute l’information
pertinente.
Pour les états financiers présentés selon les PCGR des États-Unis, la prise de position FIN 48 fait état de
lignes directrices semblables en matière d’impôts.
24
De plus, en application des exigences relatives à la présentation des informations énoncées dans l’article
404 de la Loi Sarbanes- Oxley des États-Unis, des centaines de sociétés ces dernières années ont rapporté
des faiblesses importantes concernant la fiscalité à la Securities and Exchange Commission.
Une législation semblable au Canada exige une attestation et la publication d’information au sujet des
contrôles internes et de leurs faiblesses.
Ces règles obligent les sociétés cotées du Canada à expliquer les processus qu’elles adoptent pour tester
leurs contrôles financiers internes dans leur rapport de gestion.
Pour ces raisons, les administrateurs devraient demander à la direction d’attester l’efficacité des contrôles
internes exercés par la société en matière de fiscalité.
Précision
L'efficacité des contrôles internes exercés sur la fiscalité est cruciale pour la conformité, la réduction des
risques et l'optimisation des performances d'une entreprise.
Des contrôles internes robustes permettent de garantir l'exactitude et la fiabilité des informations
financières et fiscales, tout en minimisant les risques de fraude et d'erreurs.
Importance des contrôles internes en fiscalité:
Conformité fiscale:
Les contrôles internes aident à s'assurer que l'entreprise respecte les lois et réglementations fiscales en
vigueur, réduisant ainsi le risque de pénalités et de litiges.
Réduction des risques:
Ils permettent d'identifier et d'atténuer les risques liés à la fiscalité, tels que les erreurs de déclaration, les
omissions ou les fraudes.
Fiabilité de l'information financière:
Des contrôles internes efficaces garantissent que les informations financières et fiscales sont exactes et
fiables, ce qui est essentiel pour la prise de décision et la communication avec les parties prenantes.
Optimisation des performances:
En améliorant l'efficacité des processus, en réduisant les erreurs et en minimisant les risques, les
contrôles internes contribuent à l'optimisation globale des performances de l'entreprise.
Mise en place de contrôles internes efficaces:
Identification des risques:
Il est important d'identifier les risques spécifiques liés à la fiscalité auxquels l'entreprise est exposée.
Mise en place de procédures:
Des procédures claires et documentées doivent être mises en place pour chaque étape du processus
fiscal.
Formation du personnel:
Le personnel impliqué dans la gestion fiscale doit être formé aux procédures et aux contrôles mis en
place.
Surveillance et évaluation:
Les contrôles internes doivent être régulièrement surveillés et évalués pour s'assurer de leur efficacité.
Audit interne:
Des audits internes réguliers permettent d'identifier les faiblesses et les axes d'amélioration des
contrôles.
Utilisation de la technologie:
L'utilisation d'outils technologiques peut améliorer l'efficacité et la fiabilité des contrôles internes.
En résumé, des contrôles internes efficaces en matière de fiscalité sont essentiels pour assurer la
conformité, réduire les risques et améliorer les performances d'une entreprise.
Documentation adéquate
La documentation est importante pour étayer la position adoptée dans les états financiers et les déclarations
fiscales.
Par exemple, une proposition de planification fiscale peut consister à recourir à des réserves pour influer
sur le moment de la présentation des bénéfices, ce qui permet de reporter l’imposition.
Les administrateurs devraient s’assurer que la méthodologie employée par la société pour déterminer les
réserves résisterait à une contestation de la part du fisc et que la documentation étaye les réserves ainsi
établies.
Risques liés à la mise en œuvre des plans fiscaux –
Questions que les administrateurs devraient poser
Lors de la mise en oeuvre des propositions de planification fiscale, la direction a-t-elle porté une
attention suffisante aux éléments suivants :
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- le caractère adéquat des ressources humaines affectées à la mise en oeuvre du plan;
- le caractère adéquat et l’étendue de la documentation;
- la surveillance après la mise en oeuvre?
S’enquérir de l’efficacité des contrôles internes de la société et obtenir une attestation de la part de la
direction.
S’enquérir de la méthodologie utilisée pour déterminer les réserves fiscales et de la documentation à
l’appui.
Précision
Lors de la mise en œuvre de plans fiscaux, les administrateurs doivent poser des questions pour identifier et
atténuer les risques. Ces questions devraient porter sur la conformité, l'adéquation des ressources, l'impact
sur les opérations, et la surveillance des changements fiscaux.
Il est crucial de s'assurer que la direction a correctement évalué ces aspects pour éviter des problèmes
potentiels liés à la fiscalité.
Voici quelques questions clés que les administrateurs devraient poser :
Conformité et légalité:
Le plan fiscal est-il conforme à toutes les lois et réglementations fiscales applicables ?
Les hypothèses utilisées dans le plan sont-elles valides et réalistes ?
Y a-t-il des risques de requalification fiscale ou de contestation par l'administration fiscale ?
Les procédures de contrôle interne sont-elles suffisantes pour garantir la conformité ?
Ressources et compétences:
Dispose-t-on des ressources humaines et techniques adéquates pour mettre en œuvre et gérer le plan
fiscal ?
Les employés responsables du plan fiscal sont-ils suffisamment formés et compétents ?
Y a-t-il un plan de formation continue pour tenir les employés informés des changements fiscaux ?
Impact sur les opérations:
Le plan fiscal aura-t-il un impact significatif sur les opérations de l'entreprise ?
Les changements fiscaux auront-ils des répercussions sur la trésorerie ou la rentabilité ?
Y a-t-il des risques de perturbations dans les processus opérationnels ?
Le plan fiscal affecte-t-il les relations avec les clients ou les fournisseurs ?
Surveillance et contrôle:
Comment le plan fiscal sera-t-il surveillé pour s'assurer de sa conformité et de son efficacité ?
Y a-t-il des indicateurs clés de performance (KPI) pour suivre la mise en œuvre du plan ?
Comment les changements fiscaux seront-ils suivis et intégrés dans le plan ?
Y a-t-il un processus clair pour signaler et traiter les problèmes liés au plan fiscal ?
En posant ces questions, les administrateurs peuvent aider à identifier les risques potentiels et à s'assurer
que le plan fiscal est mis en œuvre de manière responsable et efficace.
3)- Surveillance des risques liés à l’information fournie au sujet des impôts
Une fois la proposition de planification fiscale mise en oeuvre, les risques ont trait à l’information connexe
fournie dans les déclarations fiscales de la société.
Les administrateurs peuvent intuitivement jauger l’exposition globale au risque lié à la fiscalité pouvant
découler des activités de planification fiscale de la société grâce à un rapprochement annuel du taux
d’imposition effectif payé par la société et du taux prescrit par la loi.
Si le rapprochement indique une différence considérable par rapport aux années précédentes, les
administrateurs devraient demander à la direction d’expliquer les raisons de cette différence.
Les administrateurs peuvent aussi comparer le taux d’imposition effectif de la société avec ceux de ses
concurrents.
Un taux d’imposition effectif beaucoup moins élevé que ceux des concurrents pourrait être une indication
que la planification fiscale effectuée par la société comporte un risque relativement plus élevé.
P récision
La surveillance des risques liés à l'information fiscale implique la mise en place de mesures pour identifier,
évaluer et atténuer les menaces potentielles associées à la fourniture d'informations fiscales.
Cela inclut la protection des données, la vérification de la conformité et la gestion des risques d'erreurs ou
de fraudes.
Voici les principaux aspects de cette surveillance:
Identification des risques:
Risques liés à la conformité:
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S'assurer que les informations fiscales fournies respectent les lois et réglementations en vigueur, évitant
ainsi les pénalités et les sanctions.
Risques liés à la sécurité des données:
Protéger les informations fiscales contre les accès non autorisés, les violations de données et les
cyberattaques.
Risques liés aux erreurs:
Minimiser les erreurs dans les déclarations fiscales, les calculs et les estimations, afin d'éviter des
redressements fiscaux ou des pertes financières.
Risques liés à la fraude:
Détecter et prévenir les tentatives de fraude fiscale, qu'elles soient commises par des employés, des
fournisseurs ou des tiers.
Risques liés à la chaîne d'approvisionnement:
Gérer les risques associés aux fournisseurs et aux prestataires qui pourraient compromettre la sécurité ou
la conformité des informations fiscales.
Évaluation des risques:
Analyse des risques:
Évaluer la probabilité et l'impact potentiel de chaque risque identifié.
Priorisation des risques:
Déterminer quels risques nécessitent une attention immédiate et des mesures correctives.
Évaluation des contrôles:
Identifier les contrôles existants et déterminer s'ils sont efficaces pour atténuer les risques.
Mise en œuvre de mesures de contrôle:
Contrôles de sécurité:
Mettre en place des mesures de sécurité pour protéger les informations fiscales, telles que le cryptage, les
pare-feu et les contrôles d'accès.
Contrôles de conformité:
Mettre en œuvre des procédures pour vérifier la conformité aux lois et réglementations fiscales.
Contrôles d'erreurs:
Mettre en place des procédures de validation et de contrôle pour minimiser les erreurs dans les
déclarations fiscales.
Contrôles de fraude:
Mettre en place des procédures de vérification et de surveillance pour détecter et prévenir la fraude
fiscale.
Surveillance continue:
Suivi des contrôles: Surveiller en permanence l'efficacité des contrôles mis en place.
Mise à jour des contrôles: Adapter les contrôles en fonction de l'évolution des risques et des
réglementations.
Rapport et communication:
Communiquer régulièrement les résultats de la surveillance et les mesures prises pour gérer les risques.
En résumé, la surveillance des risques liés à l'information fiscale est un processus continu qui implique
l'identification, l'évaluation et la gestion des menaces potentielles pour la sécurité, la conformité et
l'exactitude des informations fiscales. Selon le manuel pratique de l'OCDE sur l'évaluation des risques
fiscaux, cela permet d'assurer la fiabilité des informations fiscales et de minimiser les risques liés aux
erreurs, à la fraude et aux sanctions.
Déterminer le risque de redressement
Les administrateurs devraient avoir l’assurance que la direction a pris en considération la position que les
autorités fiscales vont vraisemblablement adopter à l’égard d’une position proposée dans une déclaration
fiscale.
La façon dont le fisc interprète la loi et ses politiques devrait aider à déterminer le niveau de risque lié à la
fiscalité qu’une société accepte.
La plupart des interprétations du fisc concordent avec les interprétations des membres de la communauté
fiscale, ce qui rend un peu plus facile l’évaluation du risque pour les administrateurs.
Lorsque l’interprétation qui sera vraisemblablement retenue par les autorités fiscales diffère de celle de la
communauté fiscale, l’incertitude accrue rend la décision plus difficile.
Les administrateurs doivent alors juger si la mesure de planification fiscale proposée est raisonnable
compte tenu de la probabilité accrue qu’elle soit contestée lors d’un contrôle fiscal. Lorsqu’ils procèdent à
27
cette évaluation, les administrateurs devraient s’enquérir de la solidité relative de l’interprétation de
l’autorité fiscale et de la probabilité que les tribunaux appuient cette interprétation.
Lorsqu’un plan prévoit des opérations dans d’autres pays, les administrateurs doivent comprendre les
positions que d’autres autorités fiscales sont susceptibles de prendre relativement à l’imposition.
Dans certains cas, on peut acquérir une certitude en demandant aux autorités fiscales de se prononcer à
l’avance sur les conséquences fiscales des opérations proposées avant que celles-ci soient mises en oeuvre.
Dans la plupart des pays, les décisions anticipées en matière d’impôt lient les autorités fiscales.
Dans d’autres cas, il est possible d’obtenir une interprétation technique de la part du fisc qui, tout en n’étant
pas exécutoire, peut offrir une certaine assurance quant à la façon dont l’autorité fiscale interprétera
certaines opérations.
S’enquérir des méthodes d’imposition des autorités fiscales des autres pays concernés et de la possibilité
d’acquérir une certitude quant au traitement fiscal au moyen, par exemple, de décisions anticipées.
Précision
En termes simples, l'évaluation du risque de redressement fiscal implique de déterminer la
probabilité qu'une entreprise soit confrontée à un redressement fiscal par les autorités fiscales,
suite à une déclaration fiscale incorrecte ou une non-conformité.
Les administrateurs doivent s'assurer que la direction a pris en compte la position probable des
autorités fiscales concernant les positions fiscales déclarées.
Voici quelques points clés à considérer :
Évaluation du risque de redressement:
Identification des risques potentiels:
Il est crucial d'identifier les zones de la déclaration fiscale où des erreurs ou des interprétations
divergentes sont possibles.
Analyse des risques:
Il faut évaluer la probabilité que les autorités fiscales adoptent une position différente de celle de
l'entreprise et les conséquences financières potentielles.
Documentation et justification:
Il est essentiel de documenter clairement les justifications des positions fiscales adoptées et de
conserver toutes les pièces justificatives.
Revue par des tiers:
Une revue indépendante par des experts fiscaux peut aider à identifier les failles potentielles et à
renforcer la justification des positions.
Rôle des administrateurs:
Assurer la conformité:
Les administrateurs doivent s'assurer que la direction met en œuvre des politiques et des
procédures pour garantir la conformité fiscale de l'entreprise.
Vérification de la diligence raisonnable:
Ils doivent s'assurer que la direction a fait preuve de diligence raisonnable lors de l'élaboration
de la déclaration fiscale, en tenant compte des risques potentiels de redressement.
Communication et transparence:
Les administrateurs doivent promouvoir une communication ouverte et transparente avec les
autorités fiscales, en cas de besoin.
Prise de mesures correctives:
Si des risques de redressement sont identifiés, les administrateurs doivent s'assurer que des
mesures correctives sont prises rapidement et efficacement.
Conséquences d'un redressement fiscal:
Sanctions financières:
Les redressements fiscaux peuvent entraîner des amendes, des pénalités, et des majorations sur
les montants dus.
Coûts financiers indirects:
Les entreprises peuvent également faire face à des coûts indirects, tels que des frais d'avocat, des
coûts de conformité supplémentaires et une atteinte à la réputation.
Atteinte à la réputation:
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Un redressement fiscal peut nuire à la réputation de l'entreprise, surtout si des erreurs
importantes ou une mauvaise foi sont constatées.
En conclusion, une évaluation rigoureuse des risques de redressement fiscal, une documentation
solide, et une approche proactive de la conformité sont essentielles pour éviter les conséquences
négatives d'un redressement
Risques liés à l’information fournie au sujet des impôts – Questions que les administrateurs
devraient poser
La direction a-t-elle fourni au conseil une information et une analyse suffisantes comportant par exemple
les éléments suivants :
- des rapprochements annuels des taux d’imposition effectifs de la société et des taux d’imposition prescrits
par la loi et des taux effectifs des concurrents, qui peuvent fournir des informations sur la structure fiscale
de la société et les risques connexes acceptés par celle-ci;
- les interprétations, pratiques et tendances administratives actuelles des autorités fiscales du pays dans
lequel la société exerce ses activités?
Précision
Les administrateurs doivent poser des questions spécifiques concernant l'information fiscale pour
minimiser les risques liés à la conformité et à la réputation.
Ces questions doivent porter sur la qualité de l'information fournie, la conformité aux lois fiscales, la
pertinence des stratégies fiscales mises en place, et la gestion des risques associés.
Questions concernant la qualité de l'information fiscale:
Évaluation de la source de l'information:
D'où provient l'information fiscale ? Est-elle issue de sources fiables et reconnues ?
Vérification de l'exactitude:
L'information fournie est-elle exacte et à jour ?
Des vérifications indépendantes ont-elles été effectuées ?
Transparence de la communication:
L'information est-elle présentée de manière claire et transparente, sans ambiguïté ?
Compréhension de la terminologie:
Les administrateurs comprennent-ils la terminologie fiscale utilisée ?
Des éclaircissements sont-ils nécessaires ?
Questions concernant la conformité fiscale:
Conformité aux lois et règlements:
La stratégie fiscale mise en place est-elle conforme aux lois et règlements en vigueur ?
Risques liés à l'interprétation de la loi:
Y a-t-il des risques d'interprétation différente de la loi ?
Impact des changements législatifs:
Comment les changements législatifs pourraient-ils affecter la situation fiscale de l'entreprise ?
Suivi des obligations fiscales:
L'entreprise met-elle en place un système de suivi rigoureux de ses obligations fiscales ?
Questions concernant la gestion des risques fiscaux:
Identification des risques:
Quels sont les principaux risques fiscaux auxquels l'entreprise est confrontée ?
Évaluation de la probabilité et de l'impact:
Quelle est la probabilité de réalisation de ces risques et quel serait leur impact ?
Stratégies d'atténuation:
Quelles mesures sont mises en place pour atténuer ces risques ?
Plan de continuité:
Existe-t-il un plan de continuité en cas de contrôle fiscal ou de litige ?
Questions concernant la stratégie fiscale:
Pertinence de la stratégie:
La stratégie fiscale mise en place est-elle adaptée aux objectifs de l'entreprise ?
Alignement avec les valeurs de l'entreprise:
La stratégie fiscale est-elle alignée avec les valeurs et la culture de l'entreprise ?
Évaluation des alternatives:
D'autres stratégies fiscales ont-elles été envisagées et pourquoi ont-elles été écartées ?
Optimisation fiscale:
La stratégie fiscale permet-elle d'optimiser la charge fiscale de l'entreprise de manière légale et éthique ?
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En posant ces questions, les administrateurs peuvent s'assurer que l'information fournie est fiable, que
l'entreprise respecte les lois et règlements, et que des mesures sont en place pour gérer les risques
fiscaux. Ceci contribue à la bonne gouvernance et à la pérennité de l'entreprise.
4)- Surveillance des risques liés à la conformité fiscale
Étant donné le nombre important des points d’impôt possibles au Canada seulement, la direction peut avoir
de la difficulté à mettre en place les processus relatifs à la production des déclarations, aux paiements et
autres processus requis pour toutes les activités de la société, y compris les activités de planification fiscale.
Les administrateurs doivent examiner s’il y a en place des
Précision
La surveillance des risques liés à la conformité fiscale consiste à mettre en place des mesures pour prévenir,
identifier et gérer les risques fiscaux auxquels une entreprise peut être confrontée.
Cela implique des actions telles que la mise en place de procédures internes, la réalisation d'examens de
conformité fiscale et la mise à jour des connaissances sur la législation fiscale.
Importance de la surveillance des risques fiscaux:
Éviter les pénalités et les redressements fiscaux:
Une bonne gestion des risques permet de limiter les erreurs et les omissions dans les déclarations
fiscales, réduisant ainsi le risque de sanctions financières importantes.
Renforcer la confiance des partenaires:
Une entreprise qui prouve sa conformité fiscale inspire confiance auprès de ses partenaires (banques,
clients, etc.) et peut améliorer sa réputation.
Optimiser la gestion financière:
La conformité fiscale permet une meilleure visibilité sur les obligations fiscales et facilite la planification
financière.
Anticiper les changements législatifs:
La veille fiscale permet d'adapter les pratiques de l'entreprise aux nouvelles réglementations et d'éviter
des sanctions.
Moyens de surveillance des risques fiscaux:
Examen de Conformité Fiscale (ECF):
Un audit volontaire réalisé par un prestataire externe pour vérifier la conformité de l'entreprise aux règles
fiscales.
Mise en place de procédures internes:
Définir des processus clairs pour la collecte des informations, la préparation des déclarations et le suivi
des paiements.
Formation du personnel:
Assurer que les employés concernés connaissent les obligations fiscales et les bonnes pratiques.
Utilisation de logiciels et d'outils de gestion fiscale:
Automatiser certaines tâches et fiabiliser les données.
Veille fiscale:
Suivre les évolutions de la législation fiscale et les adapter aux besoins de l'entreprise.
En résumé, la surveillance des risques fiscaux est un processus continu qui permet aux entreprises de
sécuriser leur situation fiscale, d'éviter les sanctions et de renforcer leur crédibilité.
Préparation et production des déclarations fiscales
Il est essentiel d’assurer une conformité fiscale appropriée pour que tous les points d’impôt soient couverts.
Outre les déclarations fiscales annuelles, de nombreuses déclarations doivent être déposées auprès des
autorités fiscales à différents moments de l’année, par exemple les déclarations de TPS/TVH et les
formulaires T4 sur la rémunération payée.
Les administrateurs devraient obtenir de la direction l’assurance qu’il y a en place un système approprié
pour la production des déclarations d’impôt et des autres déclarations d’information.
Un bon système comportera notamment les éléments suivants :
- une communication régulière entre les responsables de la conformité fiscale et de l’information
financière;
- un plan pour la préparation et l’examen des déclarations fiscales et autres déclarations d’information;
- un système de contrôle des délais prescrits pour s’assurer que les déclarations fiscales et autres
informations sont produites à temps.
Retenue et paiement de l’impôt
Les administrateurs devraient s’assurer qu’il y a en place des systèmes appropriés pour retenir certains
montants à la source et les remettre à l’autorité fiscale.
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Il faut verser des acomptes périodiquement pendant l’année pour éviter de payer des intérêts.
Les administrateurs peuvent être personnellement responsables de certains paiements que la société ne fait
pas, y compris à l’égard de la taxe sur les produits et services (TPS), du Régime de pensions du Canada et
de l’assurance-emploi — voir ci-après la section «Attestation concernant les paiements d’impôt».
Demeurer au fait des modifications apportées aux exigences en matière fiscale
De nombreux facteurs peuvent influer sur la conformité fiscale au fil du temps, y compris les changements
apportés à la loi et à la politique fiscale, les changements apportés par la jurisprudence et même les
modifications touchant les formulaires à utiliser.
Les sociétés devraient avoir en place un processus efficace pour suivre ces changements et examiner leur
incidence sur les obligations de la société quant à la conformité.
Que la société se fie à des parties internes ou externes pour suivre l’évolution de la fiscalité, elle devrait
clairement identifier ses responsabilités à cet égard pour s’assurer qu’elle ne néglige rien.
S’enquérir du caractère adéquat du système que la société a mis en place pour s’assurer que les retenues à
la source et les autres montants sont remis à temps.
Erreurs de conformité
En veillant à ce que le service de la fiscalité de la société ait en place des processus et des ressources
humaines et technologiques suffisantes, on diminue considérablement la possibilité que le calcul de l’impôt
ou les déclarations comportent des erreurs.
Cependant, si une erreur de conformité est détectée en interne après qu’une déclaration a été produite, la
société devrait établir des seuils appropriés de risques économiques et d’atteinte à la réputation, selon le
contexte, pour la communication de l’erreur aux administrateurs.
Si des erreurs risquent de donner lieu à des pénalités, la direction doit envisager une éventuelle divulgation
volontaire.
Les contribuables qui font une divulgation volontaire doivent payer les impôts et les intérêts, sans autres
pénalités ou conséquences.
Précision
En conformité, une "erreur" ou "non-conformité" se produit lorsqu'une organisation, un produit, un
processus ou une personne ne respecte pas une norme, une loi, une réglementation, ou une politique
interne. Ces écarts peuvent être mineurs ou graves, et avoir des conséquences diverses, allant de pénalités
financières à des atteintes à la réputation.
Types d'erreurs de conformité:
Non-conformités réglementaires:
Non-respect des lois, réglementations et normes spécifiques à un secteur.
Non-conformités internes:
Non-respect des politiques, procédures et instructions établies au sein de l'organisation.
Non-conformités de produits:
Produits qui ne correspondent pas aux spécifications, aux exigences de qualité, ou aux normes
applicables.
Non-conformités de processus:
Processus qui ne sont pas exécutés correctement, qui ne respectent pas les procédures établies ou qui
conduisent à des résultats non conformes.
Exemples d'erreurs de conformité:
Un produit qui ne respecte pas les dimensions ou les tolérances spécifiées.
Une entreprise qui ne déclare pas correctement ses impôts.
Un site web qui ne respecte pas les exigences du RGPD en matière de collecte et de traitement des
données.
Un employé qui ne suit pas les procédures de sécurité établies.
Causes courantes des erreurs de conformité:
Manque de formation:
Les employés ne sont pas correctement formés aux exigences de conformité.
Documentation inadéquate:
Les procédures et instructions ne sont pas claires, complètes ou à jour.
Manque de contrôle interne:
L'organisation ne dispose pas de mécanismes de contrôle efficaces pour détecter et corriger les erreurs.
Carences organisationnelles:
L'organisation est mal structurée ou les processus ne sont pas bien définis.
Manque de sensibilisation:
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Les employés ne sont pas conscients des enjeux de conformité et des conséquences des erreurs.
Croissance rapide:
Une croissance rapide peut mettre à rude épreuve les systèmes de conformité et entraîner des erreurs.
Mauvaise identification des causes de non-conformité:
Ne pas identifier correctement la cause profonde d'un problème peut mener à des actions correctives
inefficaces.
Importance de la conformité:
Éviter les sanctions:
Le non-respect des réglementations peut entraîner des amendes, des pénalités et d'autres sanctions
légales.
Préserver la réputation:
Les erreurs de conformité peuvent nuire à la réputation de l'organisation et réduire la confiance des
clients et partenaires.
Minimiser les risques:
La conformité aide à identifier et à gérer les risques liés aux activités de l'organisation.
Améliorer la qualité:
En identifiant et en corrigeant les erreurs de conformité, on peut améliorer la qualité des produits, des
processus et des services.
Renforcer la confiance des clients:
La conformité montre que l'organisation prend au sérieux les exigences des clients et des parties
prenantes.
En résumé, la conformité est essentielle pour le bon fonctionnement et la pérennité d'une organisation.
En comprenant les causes et les conséquences des erreurs de conformité, les organisations peuvent mettre
en place des mesures pour les prévenir et les corriger, et ainsi éviter les sanctions, protéger leur réputation
et améliorer leur performance.
Attestation concernant les paiements d’impôt
En vertu de nombreuses lois fiscales du Canada, les administrateurs sont personnellement responsables de
l’impôt que doit la société.
La plupart des dispositions pertinentes de ces lois concernent les montants que la société doit retenir et
remettre au fisc.
La responsabilité des administrateurs peut être déclenchée, outre par un montant exigible qui n’a pas été
payé, par des décisions stratégiques prises par la direction.
Ainsi, une société pourrait décider de modifier le statut de ses travailleurs de salariés à entrepreneurs
indépendants.
Ce plan lui permettrait d’économiser des frais administratifs, mais il comporte le risque que les autorités
fiscales contestent le changement de statut et obligent la société à verser les primes au titre de l’assurance-
emploi et du Régime de pensions du Canada qui auraient dû être retenues.
Les administrateurs peuvent être personnellement responsables et ils devraient demander à la direction
d’attester que toutes les sommes qui doivent être retenues et remises l’ont bien été, et à temps.
Risques liés à la conformité fiscale – Questions que les administrateurs
devraient poser
La direction a-t-elle affecté aux tâches suivantes des ressources internes ou externes qui tiennent
compte du degré de complexité des questions fiscales de la société:
- la préparation et la production de toutes les déclarations fiscales nécessaires;
- la retenue et le paiement des impôts dans les délais prescrits;
- le suivi des modifications apportées aux exigences fiscales;
- le traitement des erreurs de conformité;
- l’attestation concernant les impôts à retenir et à payer pour lesquels les administrateurs ont une
responsabilité personnelle;
- la gestion de l’imposition et des redressements et la communication d’informations sur l’état de
l’imposition et des redressements;
- la gestion des échanges avec les autorités fiscales?
5)- Surveillance des risques liés aux redressements
Peu importe la position adoptée dans une déclaration, il est toujours possible que l’autorité fiscale la
conteste.
Les décisions quant à la nécessité de défendre une position initiale et aux efforts à consacrer à cette défense
peuvent entraîner des coûts réels et des coûts d’opportunité, dont notamment les coûts associés :
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- au recours à des conseillers fiscaux pour présenter une opposition dans le cadre du processus d’appel;
- au temps du personnel consacré à la collecte d’informations à l’intention du fisc dans le cadre du
processus d’appel;
- au temps consacré par d’autres personnes au sein de la société à l’appel plutôt qu’à d’autres aspects des
activités.
Les administrateurs devraient aussi s’intéresser aux situations où les déclarations de la société sont
acceptées telles qu’elles sont produites.
Cela peut être une indication que la direction n’est pas suffisamment audacieuse dans ses déclarations
fiscales et qu’elle rate ainsi peut-être des occasions de réaliser des économies d’impôt.
Oppositions et appels
Lorsque la société décide de s’opposer à un redressement, il n’est peut-être pas possible d’obtenir un
résultat satisfaisant grâce au processus interne d’appel de l’autorité fiscale.
Les coûts et les risques associés à la défense d’une position fiscale augmentent au fil du processus d’appel.
Le règlement d’un cas par les tribunaux peut prendre des années si la cause est portée en appel devant les
tribunaux d’instance supérieure.
Même si la société a gain de cause, elle risque de ne pas recouvrer entièrement ses coûts.
Les risques d’atteinte à la réputation augmentent aussi lorsqu’un litige est porté devant les tribunaux.
Le dossier devient alors public et un cas dont on parle beaucoup peut attirer l’attention inopportune des
médias.
Les coûts d’une atteinte possible à la réputation devraient être pris en considération dans la décision de
s’engager dans un litige.
Paiement des impôts contestés
Les administrateurs doivent s’assurer que la direction a évalué les répercussions du paiement ou
du report des impôts et de l’intérêt découlant d’un redressement contesté.
Certaines sociétés choisissent de payer l’impôt et l’intérêt contestés dès que le montant est établi, même si
la loi n’exige pas le paiement tant que l’appel n’est pas réglé.
D’autres contribuables choisissent d’attendre un règlement avant d’effectuer le paiement, auquel cas,
l’intérêt continue de courir pendant le processus d’appel.
Les administrateurs devraient aussi s’assurer que la direction a bien planifié ses flux de trésorerie en tenant
compte du risque d’un redressement.
S’enquérir des risques économiques et des risques d’atteinte à la réputation d’un litige fiscal et déterminer
si ces risques l’emportent sur les avantages d’un règlement favorable à l’entreprise.
Règlement
Il est possible de s’entendre avec les autorités fiscales à n’importe quelle étape des processus d’opposition
et d’appel.
Les administrateurs doivent s’assurer que la direction a évalué le rapport coûts-avantages de la négociation
d’un éventuel règlement. Les administrateurs peuvent aussi être appelés à exercer leur jugement pour peser
le pour et le contre d’un règlement.
Risques liés aux redressements – Questions que les administrateurs devraient poser
Lorsqu’elle répond à un redressement proposé par une autorité fiscale, la direction fournit-elle au conseil :
- une information suffisante;
- une opinion étayée;
- une analyse des conséquences éventuelles, y compris du risque d’atteinte à la réputation, d’une opposition
ou d’un appel devant les tribunaux;
- une analyse des différentes solutions possibles?
Conclusion
La fiscalité est un sujet très complexe qui, faute d’une gestion et d’une surveillance efficaces, pose un
risque financier et un risque d’atteinte à la réputation importants.
Les administrateurs ne devraient pas s’attendre à comprendre parfaitement les détails des obligations
fiscales et des mesures de planification fiscale de leur société.
Ils doivent plutôt s’assurer qu’il y a en place des processus et contrôles pour guider les décisions sur le
degré et la nature de la planification fiscale et pour gérer les obligations fiscales de la société.
La surveillance des risques liés à la fiscalité en bref
Grâce à une surveillance efficace des questions fiscales, les administrateurs peuvent aider la société à
atténuer ou à éviter les risques importants associés à une planification fiscale inefficace ou à la non-
conformité à la législation fiscale.
Risques financiers
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- Pénalités et intérêts à l’égard des déclarations fiscales et des paiements négligés ou en retard
- Double imposition des montants imposés à la fois au pays et dans un autre pays
- Responsabilité personnelle des administrateurs à l’égard de la TPS et de certaines retenues à la source non
remises (par exemple, au titre de l’assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada)
- Incidence sur la trésorerie du paiement ou du report des impôts contestés
Risques d’atteinte à la réputation
- Dommages causés à la marque de la société et perception des actionnaires, des autorités de
réglementation et d’autres tiers à cet égard
- Erreurs importantes dans les comptes d’impôts des rapports financiers
- Contrôle fiscal accru en raison de déficiences dans les déclarations fiscales antérieures
Coûts d’opportunité
- Économies d’impôts ratées en raison d’une mauvaise planification fiscale ou de structures d’affaires qui
ne sont pas fiscalement efficientes
Liste de questions que les administrateurs devraient poser
La direction a-t-elle pris acte des risques associés à des mesures de planification fiscale plus complexes
(par exemple, des ententes de financement, fusions et acquisitions internationales), et atténué ces risques en
- obtenant des conseils fiscaux spécialisés, y compris des conseils spécialisés relatifs à un pays donné et des
opinions fiscales écrites au besoin;
- évaluant la source de la proposition et la structure correspondante de rémunération;
- ayant recours à une expertise en évaluation;
- prenant en considération les répercussions des prix de transfert;
- prenant en considération les impôts indirects et autres impôts;
- protégeant la confidentialité des analyses des mesures de planification fiscale;
- prenant en considération l’incidence des informations fiscales pertinentes sur l’information financière de
la société, y compris les informations à fournir dans les états financiers et les rapports de gestion;
- soupesant les coûts réels de mise en oeuvre et de surveillance des mesures proposées et les avantages
fiscaux attendus, de même que le risque qu’ils ne se matérialisent pas?
Surveillance des risques liés à la mise en oeuvre des plans fiscaux
Lors de la mise en oeuvre des propositions de planification fiscale, la direction a-t-elle porté une attention
suffisante aux éléments suivants :
- le caractère adéquat des ressources humaines affectées à la mise en oeuvre du plan;
- le caractère adéquat et l’étendue de la documentation;
- la surveillance après la mise en oeuvre?
Surveillance des risques liés à l’information fournie au sujet des impôts
La direction a-t-elle fourni au conseil une information et une analyse suffisantes comportant, par exemple,
les éléments suivants :
- des rapprochements annuels des taux d’imposition effectifs de la société et des taux d’imposition prescrits
par la loi et des taux effectifs des concurrents, qui peuvent fournir des informations sur la structure fiscale
de la société et les risques connexes acceptés par celle-ci;
- les interprétations, pratiques et tendances administratives actuelles des autorités fiscales des pays dans
lesquels la société exerce ses activités?
Précision
Oui, le conseil d'administration devrait recevoir une information et une analyse complètes concernant les
risques fiscaux.
Cela inclut des comparaisons des taux d'imposition effectifs avec les taux légaux et ceux des concurrents,
ainsi que des informations sur les interprétations, pratiques et tendances fiscales actuelles.
Analyse plus détaillée:
Rapprochements des taux d'imposition:
Il est crucial de comparer le taux d'imposition effectif de l'entreprise (celui qu'elle paie réellement) avec
le taux d'imposition prescrit par la loi et avec les taux de ses concurrents.
Ces comparaisons permettent de mettre en évidence les stratégies fiscales adoptées par l'entreprise et les
risques potentiels qui y sont liés.
Par exemple, si le taux effectif de l'entreprise est significativement inférieur au taux légal, cela peut
indiquer une optimisation fiscale agressive, potentiellement risquée. Si le taux est supérieur à celui des
concurrents, cela peut signaler une structure fiscale moins efficace.
Interprétations, pratiques et tendances fiscales:
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Les autorités fiscales des pays où l'entreprise opère peuvent avoir des interprétations et des pratiques
administratives spécifiques, qui peuvent évoluer.
Il est important que la direction informe le conseil sur ces éléments, car ils peuvent avoir un impact
significatif sur la charge fiscale de l'entreprise et sur sa conformité fiscale.
Par exemple, des changements dans l'application des lois fiscales ou l'émergence de nouvelles tendances
peuvent nécessiter des ajustements dans la stratégie fiscale de l'entreprise.
En résumé, une information complète et une analyse approfondie des risques fiscaux permettent au conseil
d'administration de prendre des décisions éclairées en matière de gestion fiscale et de s'assurer que
l'entreprise opère en conformité avec les lois et réglementations en vigueur.
Surveillance des risques liés à la conformité fiscale
La direction a-t-elle affecté aux tâches suivantes des ressources internes ou externes qui tiennent compte du
degré de complexité des questions fiscales de la société :
- la préparation et la production de toutes les déclarations fiscales nécessaires;
- la retenue et le paiement des impôts dans les délais prescrits;
- le suivi des modifications apportées aux exigences fiscales;
- le traitement des erreurs de conformité;
- l’attestation concernant les impôts à retenir et à payer pour lesquels les administrateurs ont une
responsabilité personnelle;
- la gestion de l’imposition et des redressements et la communication d’informations sur l’état de
l’imposition et des redressements;
- la gestion des échanges avec les autorités fiscales?
Précision
Oui, la direction doit affecter des ressources, internes ou externes, pour gérer les risques liés à la conformité
fiscale.
Ces ressources doivent être adaptées à la complexité des questions fiscales de l'entreprise. Les tâches
spécifiques mentionnées nécessitent une attention particulière.
Analyse détaillée:
La conformité fiscale est un aspect crucial de la gestion d'une entreprise, et la direction a la responsabilité
de s'assurer que toutes les obligations fiscales sont respectées.
Pour cela, elle doit allouer des ressources adéquates, en tenant compte de la complexité des opérations
fiscales de l'entreprise.
Ressources internes:
Département comptable/fiscal:
Ce département peut être renforcé avec des experts en fiscalité pour gérer les déclarations, les paiements,
et le suivi des changements fiscaux.
Logiciels de gestion fiscale:
Des outils spécifiques peuvent aider à automatiser certaines tâches et à réduire les risques d'erreurs.
Formation continue:
Les employés responsables de la conformité fiscale doivent être formés aux dernières évolutions de la
législation.
Ressources externes:
Experts-comptables:
Ils peuvent aider à la préparation des déclarations complexes et fournir des conseils sur la conformité
fiscale.
Avocats fiscalistes:
Ils peuvent représenter l'entreprise auprès des autorités fiscales et gérer les litiges.
Conseillers fiscaux spécialisés:
Ils peuvent apporter une expertise spécifique sur des questions complexes ou des secteurs d'activité
spécifiques.
Analyse des tâches:
Préparation et production des déclarations fiscales:
Un suivi rigoureux et des contrôles de qualité sont essentiels pour éviter les erreurs et les pénalités.
Retenue et paiement des impôts:
Des procédures claires et des échéanciers précis sont nécessaires pour éviter les retards de paiement et
les majorations.
Suivi des modifications fiscales:
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Il est important de se tenir informé des changements législatifs et de les intégrer dans les pratiques de
l'entreprise.
Traitement des erreurs de conformité:
Des procédures de correction et de signalement doivent être mises en place.
Attestation des impôts à retenir:
Une attention particulière doit être portée à la responsabilité personnelle des administrateurs en matière
de retenue à la source.
Gestion de l'imposition et des redressements:
Une communication claire et transparente avec les autorités fiscales est essentielle.
Gestion des échanges avec les autorités fiscales:
Une bonne gestion de la relation avec les autorités peut aider à prévenir les conflits et à faciliter les
contrôles.
En affectant des ressources appropriées et en mettant en place des procédures efficaces, la direction peut
minimiser les risques liés à la conformité fiscale et assurer une gestion saine des finances de l'entreprise.
Surveillance des risques liés aux redressements
Lorsqu’elle répond à un redressement proposé par une autorité fiscale, la direction fournit-elle au conseil :
- une information suffisante;
- une opinion étayée;
- une analyse des conséquences éventuelles, y compris du risque d’atteinte à la réputation, d’une opposition
ou d’un appel devant les tribunaux;
- une analyse des différentes solutions possibles?
Précision
La surveillance des risques liés aux redressements est une composante essentielle de la gestion des risques
d'une entreprise. Elle implique l'identification, l'évaluation et la gestion des risques potentiels associés aux
redressements, qu'ils soient fiscaux, financiers, ou liés à d'autres aspects de l'activité de l'entreprise.
Une surveillance efficace permet de minimiser les conséquences négatives de ces redressements et de
protéger la réputation et la stabilité financière de l'entreprise.
Les principaux aspects de la surveillance des risques liés aux redressements:
Identification des risques:
Il s'agit de recenser les situations, les activités ou les processus susceptibles de faire l'objet d'un
redressement.
Cela peut inclure des erreurs dans les déclarations fiscales, des irrégularités dans les pratiques
financières, des non-conformités réglementaires, ou encore des litiges.
Évaluation des risques:
Une fois les risques identifiés, il est crucial d'évaluer leur probabilité de survenance et leur impact
potentiel sur l'entreprise.
L'évaluation doit tenir compte de facteurs tels que la complexité des opérations, la fréquence des
transactions, et la rigueur des contrôles internes.
Mise en œuvre de mesures de contrôle:
Des mesures de contrôle doivent être mises en place pour prévenir ou atténuer les risques identifiés.
Ces mesures peuvent inclure des procédures de contrôle interne, des formations du personnel, l'utilisation
de logiciels spécialisés, ou la mise à jour de politiques et de procédures.
Suivi et reporting:
Un suivi régulier des risques et des mesures de contrôle est nécessaire pour s'assurer de leur efficacité.
Les résultats du suivi doivent être communiqués aux parties prenantes concernées, y compris la direction
et le conseil d'administration, afin de garantir une prise de décision éclairée.
En résumé, la surveillance des risques liés aux redressements est un processus continu qui nécessite une
approche proactive pour identifier, évaluer et gérer les risques potentiels.
Une surveillance efficace permet de minimiser les conséquences négatives des redressements et de garantir
la conformité réglementaire, la stabilité financière et la réputation de l'entreprise.
Exemples de risques liés aux redressements:
Redressement fiscal:
Une entreprise peut faire l'objet d'un redressement fiscal si elle a commis des erreurs ou des omissions
dans ses déclarations fiscales.
Les conséquences peuvent inclure des amendes, des pénalités, des intérêts de retard, et une augmentation
des charges fiscales.
Redressement financier:
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Des irrégularités dans les pratiques financières d'une entreprise peuvent entraîner des redressements,
comme des ajustements comptables, des corrections de résultats, ou des changements dans la politique de
crédit.
Redressement réglementaire:
Le non-respect des réglementations en vigueur peut également entraîner des redressements, tels que des
sanctions administratives, des suspensions d'activité, ou des poursuites judiciaires.
Conseils pour une surveillance efficace des risques liés aux redressements:
Mettre en place un système de gestion des risques:
Un système de gestion des risques permet d'identifier, d'évaluer, de traiter et de contrôler les risques.
Ce système doit être adapté aux spécificités de l'entreprise et doit être régulièrement mis à jour.
Former le personnel:
Le personnel doit être formé aux risques liés aux redressements et aux procédures de contrôle interne.
Utiliser des outils de suivi:
Des outils de suivi permettent de surveiller les risques et de générer des rapports pour la direction et le
conseil d'administration.
Consulter des experts:
En cas de besoin, il est recommandé de consulter des experts en gestion des risques et en conformité
réglementaire.
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