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Dans le cadre du cours de droit comptable, il nous est demandé de parler de la
pénalisation et finalisation de la comptabilité comme preuve et stratégie en droit
OHADA. Dans ce travail, nous allons d'une part parler la pénalisation de la
comptabilité au regard du droit OHADA et, d'autre part, de la finalisation de la
comptabilité comme preuve et stratégie en droit OHADA.
CHAPITRE 1 : LA PÉNALISATION DE LA COMPTABILITÉ AU REGARD DU DROIT OHADA
En effet, l'article 111 de l'acte uniforme relatif au droit comptable et à l'information
financière est libellé comme suit :
Encourent une sanction pénale les dirigeants des entités au sens de l'article 2 de
l'acte uniforme sous examen :
- n'auront pas, pour chaque exercice, dressé l'inventaire et établi les états financiers
annuels, consolidés ou combinés ainsi que le rapport de gestion et, le cas échéant, le
bilan social ;
- auront sciemment établi et communiqué des états financiers ne donnant pas une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'exercice.
Les infractions prévues ci-haut sont punies conformément aux dispositions du droit
pénal en vigueur dans chaque État partie.
Toutefois, en RDC, il se pose le problème de législation en cette matière. Partant du
principe sacro-saint du droit pénal, celui de la légalité des délits et des peines (nullum
crimen, nulla poena, sine lege), il est difficile d'appliquer une peine non prévue par
les textes légaux sur les auteurs des infractions prévues par le droit OHADA.
Il est donc nécessaire et urgent que le législateur congolais puisse prendre une loi
pour éluder l'impunité des auteurs des infractions sous examen.
CHAPITRE 2 : LA FINALISATION DE LA COMPTABILITÉ COMME PREUVE ET STRATÉGIE
EN DROIT OHADA
Dans ce chapitre, il sera question d'examiner la finalisation de la comptabilité avant
de parler de celle-ci comme preuve et stratégie au regard du droit OHADA.
Section 1 : FINALISATION DE LA COMPTABILITÉ
En effet, la finalisation de la comptabilité s'explique par le fait qu'à la clôture de
chaque exercice, les organes d'administration ou de direction, selon le cas, dressent
l'inventaire et les états financiers conformément à l'acte uniforme susmentionné et
établissent un rapport de gestion ainsi que, le cas échéant, un bilan social.
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L'entité doit désigner obligatoirement des commissaires qui auront pour mission d'(e)
:
- exprimer une opinion motivée avec réserve ou de façon défavorable ou indiquer
qu'ils sont dans l'impossibilité d'exprimer une opinion ;
- se prononcer sur la sincérité des états financiers et des informations données dans
le rapport de gestion, la fidélité de leur image et la concordance avec les états
financiers et des informations données dans le rapport de gestion.
Section 2 : LA FINALISATION DE LA COMPTABILITÉ COMME PREUVE
En effet, la comptabilité régulièrement tenue peut être admise en justice pour servir
de preuve entre les entités pour faits de commerce ou autres.
Si elle a été irrégulièrement tenue, elle ne peut être invoquée par son auteur à son
profit.
Section 3 : LA FINALISATION DE LA COMPTABILITÉ COMME STRATÉGIE
En effet, la tenue de la comptabilité, par le respect de la présentation annuelle du
rapport de gestion, permet à l'entité de mettre en place ses perspectives de
développement ou son évolution prévisible et, en particulier, les perspectives de
continuation de l'activité, l'évolution de la situation de trésorerie et le plan de
financement. Cela constitue une stratégie de développement d'une entité
commerciale au regard du droit OHADA.
En guise de conclusion, cette étude s'est articulée autour des deux chapitres dont le
premier a porté sur la pénalisation de la comptabilité et le second a examiné la
finalisation de la comptabilité comme preuve et stratégie en droit OHADA.
Cette étude a été inspiré par l'acte uniforme relatif au droit comptable et à
l'information financière dans ses articles 68, 70, 71 et 111.