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Révision Telecom

Le document traite des systèmes de communication en télécommunication, en expliquant les processus de transmission de l'information, les ondes électromagnétiques, et les signaux radioélectriques. Il aborde également les distorsions et perturbations des signaux, ainsi que les techniques de modulation analogique et numérique. Enfin, il décrit divers circuits électroniques utilisés dans les émetteurs et récepteurs radioélectriques, ainsi que les principes de propagation des ondes radioélectriques.

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Révision Telecom

Le document traite des systèmes de communication en télécommunication, en expliquant les processus de transmission de l'information, les ondes électromagnétiques, et les signaux radioélectriques. Il aborde également les distorsions et perturbations des signaux, ainsi que les techniques de modulation analogique et numérique. Enfin, il décrit divers circuits électroniques utilisés dans les émetteurs et récepteurs radioélectriques, ainsi que les principes de propagation des ondes radioélectriques.

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1

RÉVISION TELECOM
En télécommunication, le système de communication nous montre l’ensemble des
procédés et d’équipements mise en place lors de la transmission de l’information
depuis l’émetteur jusqu’au récepteur.
D’une manière simplifiée, le schéma général d’un système de communication peut
être représenté ainsi :(le modèle de Shannon et Weaver)

Ici sur la source, nous avons l’information brute à transmettre. Cette information doit
être modulée par le modulateur avant d’être transmise sur le canal de transmission,
là où elle fera face à des sources de perturbation comme le vent, la pluie…
L’information transmise sur le canal de transmission sera démodulé par un
démodulateur avant d’être reçue par l’utilisateur.

Il est à noter qu’on peut simplifier le schéma général d’un système de communication
représenté ci haut (le modèle de Shannon et Weaver) par un model si simplifié :

● Les ondes électromagnétiques


Les ondes électromagnétiques sont créées par des variations des champs
électriques et magnétiques.
2

Elles se propagent à la vitesse de la lumière et sont à la base des communications


sans fil.
Le spectre électromagnétique est divisé en fonction de la fréquence, de l'énergie et
de la longueur d'onde.
Les ondes radio, une partie du spectre électromagnétique, sont utilisées dans la
radiodiffusion, la télévision, la radionavigation et le radar.
Le spectre radiofréquence est classé en fonction de plages de fréquences, telles que
ELF, VLF, LF, MF, HF, VHF, UHF, SHF et EHF.
Chaque plage de fréquences radio à une longueur d'onde spécifique, avec ELF ayant
la plus longue et EHF la plus courte.

● Les signaux radioélectriques


- Dans un système de communication, l'information est transmise d'un émetteur à un
récepteur à travers un canal de transmission où le signal peut subir des
affaiblissements et des distorsions.
- Les signaux électriques périodiques se répètent régulièrement, comme les signaux
sinusoïdaux.
- Tout signal périodique peut être décomposé en séries de Fourier, composées de
signaux sinusoïdaux de fréquences et amplitudes stables.
- Un signal sinusoïdal est défini par son amplitude, sa période, sa fréquence, sa
pulsation et sa phase.
- Les signaux électriques utilisés pour la transmission radioélectrique sont obtenus à
partir de transducteurs et ont un spectre de fréquences généralement entre 20 Hz et
20 kHz.
- La représentation spectrale d'un signal montre sa décomposition en signaux
sinusoïdaux.
- L'énergie transportée par un signal sinusoïdal est proportionnelle au carré de son
amplitude, avec la fondamentale ayant une énergie prépondérante par rapport aux
harmoniques.

● Distorsions et perturbations des signaux


Distorsions : Ce sont des déformations du signal qui ne sont ni un gain, ni une
atténuation, ni un retard lors du traitement du signal. Cela peut entraîner une
différence entre le signal à l'entrée et celui à la sortie.

Distorsion linéaire (de fréquence) : Variation du gain en fonction de la fréquence.

Distorsion de phase : Déphasage non proportionnel à la fréquence.

Distorsion d'amplitude : Ratio des amplitudes dépendant de l'amplitude d'entrée.

Distorsion d'intermodulation : Non linéarité en amplitude du canal.


3

Distorsion harmonique ou non linéaire : Introduit de nouvelles fréquences, déformant


complètement le signal.

Perturbations : Signaux parasites ajoutés au signal utile pendant la transmission.

Bruits additifs : Présents à l'extrémité du canal, même en l'absence de signal.

Bruits multiplicatifs : Apparaissent uniquement en présence du signal.

Ces distorsions et perturbations peuvent altérer la qualité du signal transmis et


doivent être prises en compte pour assurer une transmission efficace et fidèle de
l'information.

● Les modulations analogiques


- La modulation d'un signal vise à l'adapter à la bande de fréquence d'un canal de
transmission.
- Trois façons de moduler un signal sinusoïdal porteur : amplitude, fréquence et
phase.
- La modulation d'amplitude (AM) fait varier l'amplitude du signal porteur
proportionnellement au signal modulant.
AM = AP (1 + Ima cosωt)
- La modulation de phase (PM) fait varier la phase du signal porteur
proportionnellement au signal modulant.
φM = φP (1+ Imφ cosωt)
- La modulation de fréquence (FM) fait varier les fréquences du signal porteur
proportionnellement au signal modulant.
FM = fp (1 + Imf cosωt)
- La modulation analogique de pulsations comprend la PAM, la PDM et la PPM,
chacune faisant varier l'amplitude, la largeur ou la position des pulsations.
● Les modulations numériques
La modulation numérique vise à adapter un signal à transmettre au canal de
transmission pour minimiser les pertes de certaines fréquences et réduire les effets
de bruit, tout en permettant la multiplexation de plusieurs signaux.

La modulation numérique par impulsion et codage (MIC) transforme un signal


analogique en signal numérique à travers trois étapes : l'échantillonnage, la
quantification et le codage. L'échantillonnage implique la prise d'échantillons à
intervalles réguliers, filtrés par un passe-bas pour respecter le théorème de
Shannon. La quantification consiste à attribuer à chaque échantillon une valeur
d'amplitude choisie parmi un ensemble fini, et le codage convertit ces valeurs en
mots binaires pour la transmission.
4

Les modulations d'une onde sinusoïdale incluent la modulation par saut d'amplitude,
où l'amplitude du signal est choisie parmi un ensemble discret, la modulation par
déplacement de fréquence, où la fréquence est modifiée de manière discrète, et la
modulation par déplacement de phase, qui modifie la phase du signal de manière
discrète.

En résumé, la modulation numérique adapte les signaux pour une transmission


efficace, utilisant diverses techniques comme MIC pour la conversion
analogique-numérique et les modulations d'onde sinusoïdale pour manipuler des
porteuses selon différentes caractéristiques discrètes.
● Lexiques de quelques circuits électroniques que l’on peut trouver
dans les émetteurs et/ou récepteurs radioélectriques
1. Un amplificateur
Un amplificateur est une unité électronique qui a pour but d’amplifier le signal
(intensité, tension, puissance).

L’amplificateur placé après un microphone est souvent un amplificateur de tension


car la tension électrique de sortie est en général très faible.

L’amplificateur placé juste avant l’antenne de l’émetteur est un amplificateur de


puissance car le but est de fournir à l’antenne émettrice un maximum de puissance
électrique.

Un amplificateur sélectif est un amplificateur qui n’amplifie qu’une bande de


fréquence étroite.

Un amplificateur HF est un amplificateur sélectif. Il est utilisé pour amplifier le signal


après modulation afin d’augmenter la portée

Un amplificateur BF est un amplificateur destiné à amplifier le signal sortant d’un


transducteur (microphone)

2. Un multiplicateur de fréquence
Un multiplicateur de fréquence est une unité électronique qui a pour but de multiplier
les fréquences.
Souvent la fréquence fournie par l’oscillateur est très inférieure à la fréquence
porteuse. Dans ce cas, un multiplicateur de fréquence est nécessaire afin d’obtenir la
fréquence nécessaire.

Il faut noter que des additionneurs de fréquences existent aussi.


3. Un oscillateur
5

Un oscillateur est un circuit électronique qui a pour objectif de produire un signal


périodique.

4. Un filtre de fréquence
Un filtre de fréquence est un circuit électronique qui a pour but de ne laisser passer
que certains nombre de fréquences.

ainsi on peut trouver :

​ Un filtre passe-haut qui est un filtre qui ne laisse passer que les fréquences
au-dessus de la fréquence de coupure.
​ Un filtre passe bas qui est un filtre qui ne laisse passer que les fréquences
au-dessous de la fréquence de coupure.
​ Un filtre passe bande qui est un filtre qui ne laisse passer que la bande de
fréquence se situant entre une fréquence de coupure basse et une fréquence
de coupure haute.

5. Un mélangeur
Un mélangeur est un multiplicateur d’onde sinusoïdale

6. Un modulateur
Un modulateur est un circuit électronique qui a pour but de combiner le signal
modulant à l’onde porteuse en un signal qui est le signal modulé

7. Le démodulateur
Le démodulateur est l’unité électronique destinée à séparer l’onde porteuse au signal
modulant.

● Les émetteurs à modulation de fréquence (Émetteur


FM)
1. Émetteur à modulation de fréquence
Un émetteur à modulation de fréquence est constitué de 3 différents circuits reliés
entre eux:

Oscillateur à fréquence modulée

Un multiplicateur de fréquence

Amplificateur de puissance

Le schéma synoptique d’un émetteur à modulation de fréquence directe est le


suivant:
6

L'oscillateur à fréquence modulée s’agit d’un oscillateur dont la capacité ou


l’inductance dépend du signal modulant.

2. Émetteur à modulation de fréquence indirecte


Le schéma synoptique d’un émetteur de fréquence indirecte est un peu complexe. Il
est constitué de plusieurs étages tels que :

​ Oscillateur à quartz
​ Oscillateur de phase
​ Intégrateur
​ Un multiplicateur de fréquence
​ Changeur de fréquence
​ Amplificateur de puissance

Le schéma synoptique:
7

Si la fréquence fournie par l’oscillateur à quartz est F1=100 KHz et que l’excursion du
signal de sortie du modulateur δ1=18Hz, alors si on place un multiplicateur de
fréquence par 64, nous aurons 64x100KHz=6,4MHz comme fréquence centrale et
64x18Hz=1152Hz comme l’excursion de fréquence.

Il faut noter que le changement de fréquence ne modifie que la fréquence centrale,


l’excursion reste inchangée, le multiplicateur placé avant l’amplificateur de puissance
consiste à multiplier la fréquence après le changeur afin d’obtenir la fréquence à
transmettre.

● Les émetteurs à Blu et à Bli


Avec un émetteur à modulation d’amplitude classique (émetteur AM), la porteuse est
transmise avec les bandes latérales et la majeure partie de la puissance émise est
transportée par l’onde porteuse. Vue que l’onde porteuse ne contient pas
l’information et que chaque bande latérale du spectre modulée contient les
fréquences du signal modulant, il était nécessaire de supprimer la porteuse et une
bande latérale ou de juxtaposer deux bandes latérales de spectre différents pour
obtenir un spectre à deux bandes avec une porteuse atténuée afin d’améliorer
l’émission et la réception du signal.
8

Le but de ce cours est de voir les émetteurs à Bandes Latérales Unique (BLU) et les
émetteurs à Bandes Latérale Indépendantes (BLI).

1. Emetteur à (BLU)
Ci-dessous, le schéma synoptique d’un émetteur à BLU à porteuse éliminée:

A=98-99,9KHz
B=100,1-102 KHz
C=100,1-102 KHz
D=2898-2899,9KHz
E= 3100,1-3102

Le schéma montre très bien le principe de fonctionnement d’une émission à BLU à


porteuse supprimée.
Ici on voit que le signal BF à émettre à un spectre de fréquence allant 0,1 à 2KHz. Il
est amplifié puis appliquée à un modulateur puis d’un oscillateur à quartz lui
fournissant une tension de fréquence de 100KHz, à la sortie du modulateur, on
obtient le signal modulé comportant deux bandes latérales, allant de 98 à 99 KHz
pour la bande inférieure et de 100,1 à 102 KHz pour la bande supérieure.

Après un filtre élimine la bande latérale non désirée (dans notre cas il s’agit de la
bande dont le spectre varie entre 98 à 99,9 KHz : bande latérale inférieure).
La bande latérale supérieure émise sera ensuite appliquée à l’entrée d’un modulateur,
puis d’un oscillateur à quartz lui fournissant une tension de fréquence de 3MHz à la
sortie du modulateur on obtient deux bandes latérales :

​ la bande latérale inférieure [2898-2899,9KHz]


​ la bande latérale supérieure [3100,1-3102 KHz]

Puis enfin on élimine une des bandes de fréquence, on amplifie la bande latérale
restante et on applique le signal à l’antenne d’émission.

2. Emetteur à BLI
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Le but est de juxtaposer deux bandes latérales de 2 spectres différents afin d’obtenir
un spectre à deux bandes avec une porteuse atténuée.

Ci-dessous, le schéma synoptique :

A, B : 0,1-6KHz;
C : 94-99,9KHz;
D : 100,1-106 KHz;
E : 100,1-106KHz (E=D);
F : 94-99,9KHz;
G : 2894-2906 KHz;
H : 3094-3106 KHz.

● La propagation des ondes radioélectriques, la propagation


des ondes en espace libre
1. Introduction
Les ondes radioélectriques se propagent dans l’espace et elles sont assujetties à des
nombreuses sources de perturbation telles que :

​ L’environnement : montagne, immeuble, plante (…). Bref espace non dégagé


​ Les mauvaises conditions climatiques : brouillard, pluie, humidité, tempête
10

Ces sources de perturbation peuvent causer la réflexion, la réfraction, la diffraction, la


diffusion, voir même l’absorption de l’onde radio.

2. La propagation en espace libre


Avec un émetteur de puissance P qui alimente une antenne de gain absolu G, le
champ électromagnétique à une distance d est donné par la formule :

E est exprimé en million par mètre,


P en watt,
GP est appelé puissance isotrope rayonnée équivalente, elle s’exprime en kilowatts.
Ed est la force cymotrice, elle s’exprime en volts.

La densité de puissance (Dp) à la distance d est :

Dp = P/(4πd2)

Si on considère une antenne émettrice de puissance PE de gain isotrope GE placée à


une distance d d’une antenne de réception de puissance Pr et de gain isotrope Gr,
alors:
Pr = (PEλ2GEGr)/(4πd)2
11

L’atténuation de la propagation :

PL(dB) = -10log10(Pr/PE)=- -10log10((λ2GEGr)/(4πd)2)

● La propagation en visibilité
1. Introduction
On parle d’une propagation en visibilité si entre l’émetteur et le récepteur ne se trouve
pas un obstacle : montagne, bâtiment...

Ici le terme "ne se trouve pas un obstacle" veut tout simplement dire que les
obstacles sont quasi-négligeables.

Pour que les obstacles (diffraction) soient négligeables, il suffit qu’il n’ait pas quelque
chose dérangeant la visibilité entre l’émetteur et le récepteur, dans un ellipsoïde de
révolution appelé premier ellipsoïde de Fresnel.

Le premier ellipsoïde de Fresnel a pour foyers les antennes émettrices et réceptrices


tel que la somme des distances d’un point de l’ellipsoïde aux antennes émettrices et
réceptrices dépasse de 1/2 longueur d’onde la distance entre ces antennes.

Le rayon R du premier ellipsoïde de Fresnel est défini par la formule :

λ: longueur d’onde ;
C0: vitesse des ondes ;
F: Fréquence des ondes.

2. Réflexion des ondes - critères de Rayleigh


Lorsqu’une onde en déplacement se trouve entre deux milieux d’indices différents,
elle se divise en deux ondes :

​ une onde réfléchie


​ une onde réfractée

L’intensité de l’onde réfléchie dépend de plusieurs facteurs :

​ caractéristiques électrique du milieu réfléchissant


​ de l’angle de réflexion
​ d’incidence
​ de la polarisation
12

Si α l’angle de réflexion sur le sol (angle formé par le sol et le rayon de l’incidence), h
la hauteur moyenne des irrégularités; selon les critères de Rayleigh, nous avons:
h sinα < λ /100 pour le sol lisse
h sinα = λ /16 si le coefficient de réflexion est réduit de moitié

3. La réfraction des ondes dans l’atmosphère


Dans l’atmosphère, les ondes peuvent être réfractées car l’atmosphère est
caractérisée par un indice de réfraction qui dépend des paramètres météorologiques
(pression, température,…)

Si l’on suppose que l’atmosphère est à symétrie sphérique et que r la distance du


point considéré au centre de la terre, n(r) l’indice de réfraction de r et a l’angle de la
trajectoire radioélectrique avec l’horizontale local ; on obtient :
h(r).[Link] α=k
k est une constante

4. L'absorption des ondes dans l'atmosphère


Les ondes deviennent facilement absorbables par divers éléments de l’atmosphère
(oxygène, vapeur d’eau, pluie, brouillards, neige, grêle…) si leur fréquence dépasse 10
GHz.

5. Distance maximum de visibilité


Si on a des antennes de hauteurs h1 et h2, la distance maximum de visibilité dm est
donnée par la formule:

dm : en Kilomètre
h1 et h2 : en mètre

● La propagation en non visibilité


1. Introduction
On parle d’une propagation en non visibilité si l’antenne émettrice ne peut pas voir
directement l’antenne réceptrice. C’est le ce cas où il y-a un obstacle (montagne,
bâtiment, forêt, courbure terrestre...) entre l’antenne émettrice et l’antenne réceptrice.

Lors de la propagation des ondes, on peut toujours contourner les obstacles causant
la non visibilité car plusieurs phénomènes physique peuvent se reproduire:

​ diffraction sphérique autour de la terre


​ diffraction pour les arêtes relativement faibles
13

​ diffusion par les hétérogénéités de l’atmosphère


​ réflexion par les couches ionisées de la haute atmosphère (propagation
ionosphérique).

2. Diffraction sphérique de la terre


Dans le cas où on a des antennes à des hauteurs au-dessus du sol, très inferieur à la
longueur d’onde, à court distance, les liaisons en ondes longues se feront en
polarisation verticale car l’absorption dans le sol, au voisinage des antennes est plus
supérieure en polarisation horizontale.

A grande distance, la propagation est déterminée par la courbure terrestre qui


intervient par l’intermédiaire d’un paramètre K.

β est un coefficient qui dépend de la nature du sol.

Dans le cas où on a des antennes à des hauteurs au-dessus du sol supérieures à la


longueur d’onde, on peut déterminer les influence entre la distance d et les deux
antennes h1 et h2.

L’affaiblissement entre antennes isotropes est donné par la formule:


L=A(d). G(h1). G(h2)
A(d) : affaiblissement en fonction de la distance
G(h1) : gain de l’antenne h1 en fonction de sa hauteur
G(h2) : gain de l’antenne h2 en fonction de sa hauteur h2.

3. Diffraction par une arête


Dans ce cas, entre l’émetteur et le récepteur se trouve souvent une montagne ou
quelque chose de semblable.
14

Dans ce cas l’affaiblissement apporté par l’arête peut être calculé:

4. Diffusion par les hétérogénéités de l’atmosphère


Une fois dans l’atmosphère, l’onde envoyée par l’émetteur se heurte et se diffuse en
petite partie dans toutes les directions.

5. Réflexion sur les couches ionisées de l’atmosphère: propagation


ionosphérique:
Ce type de propagation ne se manifeste que pour les ondes de fréquence inferieur à
30MHz on remarque qu’il y-a une très grande influence de l’ionosphère sur la
propagation des ondes.

Si une onde de fréquence f arrive sur une couche ionisée de fréquence critique f sous
un angle α :

L’onde est réfléchie vers le bas si f < (fc / sinα)

Si f > (fc / sinα) l’onde traverse la couche ionisée.

● Antenne : définition et paramètres caractéristiques


1. Définition
Une antenne est un conducteur électrique utilisé pour faire rayonner ou capter les
ondes électromagnétiques.
Une antenne placée à la sortie d’un émetteur, est appelée antenne émettrice ou
antenne d’émission. Une antenne placée à l’entrée d’un récepteur est appelé antenne
réceptrice ou antenne de réception.

Pour assurer une qualité optimale d’émission ou de reception, l’antenne ne se limite


pas à un simple conducteur de courant électrique. Elle peut être cependant un
dispositif électronique plus le conducteur électrique.

2. Paramètres caractéristiques d'une antenne


Une antenne est caractérisée par :

​ Sa polarisation

La polarisation d’une antenne est la même que celle du champ électrique E de l’onde
qu’elle émet. Elle indique donc la direction du vecteur E par rapport au sol.
15

La polarisation peut être rectiligne, elliptique ou circulaire.

​ Son diagramme de rayonnement

Le diagramme de rayonnement s’agit d’une représentation graphique en trois


dimensions, d’une grandeur caractérisant le rayonnement d’une antenne.

​ Sa directivité

La directivité D d’une antenne dans une direction est le quotient de l’intensité de


rayonnement dans cette direction et de la valeur moyenne de cette intensité dans
toutes les directions.

​ Son gain

Le gain d’une antenne est le rapport de deux puissances : la puissance rayonnée par
une antenne de référence convenablement orientée et la puissance rayonnée dans le
lobe principal.

​ Son aire équivalente

On parle de gain d’antenne quand il s’agit d’une antenne émettrice. Le cas d’une
antenne réceptrice, nous avons un facteur qui lui est spécifique : l’aire équivalente ou
aire de captation.
Quand nous avons un émetteur de puissance W, qui alimente une antenne isotrope et
qui émet à une distance d, la densité de puissance sera :

Une antenne réceptrice capte certaine puissance w telle que :

Le coefficient Ae est appelé aire équivalente. Elle est liée à la directivité de l’antenne
par cette formule :

λ: la longueur d'onde.

​ Son aire de diffusion AD


​ Sa résistance de rayonnement Rr
16

​ Sa hauteur équivalente He

L’aire de diffusion, la résistance de rayonnement et la hauteur équivalente sont liées


par la formule :
AD=30πHe2/ Rr.

● Les différents types d’antennes radio électriques


Introduction
Une antenne peut émettre dans toutes les directions (antenne omnidirectionnelle) ou
dans une direction définie (antenne directionnelle).

Une antenne qui émet dans toutes les directions d’une façon uniforme est appelée
antenne isotrope. Elle est l’antenne idéale et elle n’existe qu’en théorie.

Dans ce cours, nous allons voir les grandes familles d’antenne qu’on peut trouver
dans le domaine de la radioélectricité :

​ L’antenne filaire
​ L’antenne à fente
​ L’antenne planaire
​ L’antenne cornet
​ L’antenne parabolique

L’antenne filaire
Plus simple et moins chère, l’antenne filaire reste l’antenne la plus utilisée. On peut
citer par exemple le dipôle, le monopole, l’antenne Yagi, l’antenne boucle résonnante,
l’antenne hélice….

L’antenne à fente
L’antenne à fente est très facile à réaliser. Elle coûte moins chère pourtant elle est
très robuste et efficace.
17

Elle devient de plus en plus utilisée surtout dans le domaine des radars micro-onde
utilisés pour la surveillance maritime et aéroportuaire.

L’antenne planaire
L’antenne planaire ou antenne à patch est beaucoup plus utilisé en GSM, GPS, WIFI.
Elle est composée d’un élément rayonnant qui a une forme géométrique (souvent
carrée) spécifiée selon les besoins.
L’élément rayonnant est séparé d’un plan réflecteur conducteur par un substrat
diélectrique.

L’antenne cornet
L’antenne cornet est une antenne qui a la forme d’un cône, d’une pyramide ou d’un
cylindre.

L’antenne parabolique
Une antenne parabolique est une antenne dotée d’un réflecteur paraboloïdal destiné à
concentrer les ondes émises ou reçues vers une antenne élémentaire placée au
foyer.
18

● Le récepteur de signaux radioélectriques et ses


caractéristiques
1. Définition
Un récepteur de signaux radioélectriques s’agit d’un circuit électronique capable de
capter les ondes radioélectriques émises par l’émetteur radio. Il est aussi capable
d’extraire de ces ondes, les informations inutiles (parasites, fréquences hors de la
bande de fréquence à recevoir…) afin de n’utiliser que les informations utiles (le
signal modulant).

2. Le schéma synoptique

​ L’antenne a pour rôle de convertir les ondes radioélectriques provenant de


l’antenne émettrice en signaux électriques utilisables par le récepteur.
​ L’amplificateur sélectif permet d’éliminer les fréquences non désirées et
d’amplifier le signal désiré qui sera ensuite appliqué à l’entrée du détecteur
(démodulateur).
​ Détection : ce bloc constitue le détecteur (démodulateur). C’est sur ce bloc où
sera démodulé le signal.
​ Amplificateur BF a pour but d’amplifier le signal sortant du démodulateur pour
qu’il soit suffisant avant d’être appliqué au haut parleur (utilisateur).

3. Les caractéristiques
19

​ La sensibilité
La sensibilité du récepteur est la faculté qu’a ce dernier de capter les signaux
venant des émetteurs proches et lointains.
​ La stabilité
La stabilité d’un récepteur traduit la propriété qu’a ce dernier de conserver une
bonne réception du signal une fois ajuster. Elle dépend du circuit électronique
car la variation de la température ambiante ou de la tension d’alimentation
peut diminuer sa performance.
​ La sélectivité
La sélectivité du récepteur est la capacité du récepteur à séparer le signal
désiré de signaux non désirés.
​ Le rapport signal sur bruit
Il s’agit du rapport entre le signal d’amplitude maximale et le bruit de fond.

● Les récepteurs AM (récepteurs de signaux modulés en


amplitude)
1. Définition
Un récepteur AM ou récepteur de signaux modulés en amplitude s’agit d’un circuit
électronique destiné à capter les ondes émises par un émetteur AM.

2. Récepteur à amplification directe


L’antenne transforme les ondes électromagnétiques captées en une tension à hautes
fréquences. Cette tension est amplifiée à l’aide de plusieurs étages amplificateurs
pour radiofréquences. A l’aide d’un filtre de bande, on élimine tous les signaux
indésirables y compris toutes les fréquences provenant des autres stations
émettrices qu’on ne veut pas capter.

Pour régler la fréquence d’accord du récepteur, les circuits accordés comportent des
condensateurs variables, liés mécaniquement entre eux afin de pouvoir faire le
réglage de tous les étages en même temps.

Ci-dessous, le schéma synoptique d’un récepteur AM à amplification directe :


20

3. Récepteur superhétérodyne
Un récepteur superhétérodyne comporte :

​ Un filtre de présélection (pré-filtre)


​ Un oscillateur local qui sert à déplacer le signal modulé utile d’une manière à
ce qu’il soit centré sur la fréquence intermédiaire.
​ Un amplificateur haute fréquence qui permet d’amplifier les signaux captés
par l’antenne.
​ Un mélangeur qui mélange le signal de l’oscillateur local avec le signal fourni
par l’amplificateur haute fréquence (Ampli HF).
​ Un filtre de fréquence intermédiaire ou filtre fixe FI.
​ Un détecteur (démodulateur)
​ Un amplificateur basse fréquence (Ampli BF) ou amplificateur audio
fréquence.
​ Un transducteur (haut parleur)

Ci-dessous le schéma synoptique d’un récepteur superhétérodyne :

● Le récepteur FM
1. Introduction
21

Un récepteur FM est un récepteur conçu pour recevoir des signaux modulés en


fréquences. On l’appelle récepteur de signaux modulés en fréquence [d’où le FM
(frequency modulation)].

Dans les pays francophones, on utilise souvent le terme bande FM pour parler de la
bande de fréquence utilisée dans les transmissions et réceptions FM. Ce terme est
quasi faux dans la mesure où la modulation de fréquence peut être réalisée dans
n’importe quelle bande de fréquence.

Un récepteur FM est un récepteur superhétérodyne. Bien qu’il comporte les mêmes


éléments qu’avec un récepteur AM, certains de ces éléments ont des caractéristiques
différentes.

2. Le démodulateur FM
Le démodulateur FM le plus utilisé s’agit d’un discriminateur de fréquence suivi d’un
détecteur d’enveloppe.
Ci-dessous le schéma synoptique d’un discriminateur de fréquence idéal par paire de
filtres rampe suivi de détecteurs d’enveloppe : discriminateur de fréquence balancé.

Schéma synoptique réduit :


22

Schéma pour la réalisation électronique :

3. Schéma synoptique d’un récepteur FM

4. Récepteur FM stéréophonique
Aujourd’hui la majorité d’émetteurs et récepteurs qu’on trouve dans le marché sont
stéréos.

La stéréophonie consiste à émettre deux canaux stéréo gauche (G) et droite (D) : soit
G+D et G-D. Comme ça on est assuré qu’un récepteur monophonique ou
stéréophonique dispose l’ensemble des signaux émis.
23

Le schéma synoptique d’un récepteur d’émissions stéréophoniques est le suivant : :

On peut remplacer le filtre 19Khz et le doubleur de fréquence par un PPL.

A la réception, le signal est démodulé puis filtré. Le matriçage nous permet d’obtenir
les signaux G et D.
D’une part, on trouve la somme (G+D) + (G-D)=2G. D’autre part on trouve la différence
(G+D) - (G-D)=2D.

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