Géocentrisme - Wikipédia
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théorie plaçant la Terre au centre de l'univers, formulée par Aristote puis développée par Ptolémée, considérée
comme vraie pendant le Moyen-Âge
Le géocentrisme est un modèle physique ancien, selon lequel la Terre se trouve immobile, au
centre de l'Univers. Cette théorie date de l'Antiquité et a été notamment défendue par Aristote et
Ptolémée. Elle a duré jusqu’à la fin du xviie siècle à la Renaissance pour être ensuite
progressivement remplacée par l'héliocentrisme, selon lequel la Terre tournerait autour du Soleil.
Géocentrisme
Définition Le géocentrisme est une théorie de l'ordonnancement de l'Univers selon laquelle la terre
est au centre du système spatial.
Date
Antiquité et Moyen Âge
d'apparition
Partisans Aristote, Ptolémée
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1. la Terre est le centre de l'Univers, immobile de lieu (par an) et de position (par jour) : les
changements des saisons et de jour et nuit se font donc par mouvements extérieurs à la
Terre ;
2. les mouvements des planètes (au sens ancien, le mot planète inclut le Soleil et la Lune,
mais pas la Terre) doivent être parfaits, donc seul le cercle est autorisé, les mouvements
angulaires ou rectilinéaires étant considérés comme brusquement abrupts, forcés.
Dans la cosmologie des premiers philosophes grecs (vers 600 av. J.-C., Anaximandre,
Anaximène, Thalès), la Terre est plate, les astres sont des corps fixés sur des sphères en
révolution, le tout forme le cosmos.
Les philosophes pythagoriciens (fin du vie siècle av. J.-C.) imaginent une Terre sphérique et dix
sphères concentriques portant les différents astres. La dixième sphère est celle qui porte les
étoiles. L'aspect le plus original du modèle des pythagoriciens est leur tentative de faire coïncider
intervalles musicaux et distances entre les sphères. C'est ce qu'on appelle l'harmonie des
sphères. Chaque sphère est censée produire un son dans son mouvement, son que l'on ne
distingue pas car il fait partie du bruit de fond que l'on entend depuis notre naissance.
Le philosophe Platon voit la Terre comme une sphère au centre de l'Univers, entourée d'une
sphère d'eau (épaisseur de deux rayons terrestres), d'une sphère d'air (épaisseur cinq rayons
terrestres), et d'une sphère de feu (épaisseur de dix rayons terrestres). Les étoiles se trouvent
dans la partie supérieure de la sphère de feu (soit à dix-huit rayons terrestres) alors que les sept
planètes évoluent dans une région intermédiaire. Toutes ces sphères tournent de manière
uniforme autour d'un même axe.
Eudoxe de Cnide imagine 27 sphères concentriques mais ne tournant pas suivant le même axe,
ce qui permet d'expliquer les différences de latitude des planètes.
Héraclide du Pont (v. 388 - v. 310 av. J.-C.) propose un modèle mixte, de type géo-héliocentrique:
Vénus et Mercure tournent autour du Soleil, tandis que la Terre reste stationnaire, les révolutions
autour de son axe expliquant le mouvement apparent des corps célestes1. Cette théorie sera
assez populaire dans l'Antiquité pour encore être reprise dans l'ouvrage encyclopédique de
Martianus Capella vers 420, grâce à quoi elle sera connue de Copernic.
Le géocentrisme d'Aristote
Dans le modèle géocentrique la Terre est ronde. L'univers, alors fini dans l'espace, se divise en
deux parties : le monde sublunaire et supralunaire. Le premier concernant tout ce qui est situé
sous l'orbite de la Lune (la Terre et son atmosphère), est symbole de mouvement, d'incertitude,
continuellement altéré et instable. Il semble ne répondre à aucune loi et est plutôt hasardeux.
Les êtres vivants naissent, changent, et meurent. Le second, quant à lui, est immuable, parfait,
stable et éternel. Rien ne peut s'y créer ni disparaître. Les astres étaient portés par 55 sphères
concentriques et se déplaçaient à différentes vitesses, suivant une trajectoire circulaire, car le
cercle (et par la même occasion, la sphère) était, d'après les pythagoriciens, la figure parfaite. La
dernière sphère était celle des astres fixes (les étoiles) ; la première celle de la Lune. Pour
Aristote, les sphères sont en cristal contrairement à celles d'Eudoxe (408-355 av. J.-C.) qui
étaient constituées d'une matière appelée éther.
Cependant, un problème se posait quant à la trajectoire des planètes. Celles-ci présentaient par
moments une rétrogradation, par laquelle elles semblaient revenir en arrière quelque temps
avant de reprendre leur course dans le sens « normal ». Pour y répondre, tout en respectant le
caractère parfait du cercle, Aristote imagina tout un système de sphères dont certaines ne sont
là que pour faire tourner d'autres sphères qui, elles, porteront peut-être un astre. Voilà pourquoi il
faut 55 sphères pour seulement six planètes.
La théorie des épicycles
Cette nouvelle théorie, généralement attribuée à Hipparque, mais fondée sur les travaux
d'Apollonius de Perga (on ignore la part exacte de l'un et de l'autre) apparaît au iie siècle av. J.-C.
Les planètes tournent sur des roues appelées épicycles. Ceux-ci tournent eux-mêmes sur une
autre roue — appelée déférent — dont le centre est la Terre. La rotation simultanée des deux
permettait d'obtenir un mouvement complexe, éventuellement rétrograde, et d'expliquer celui des
planètes et de la Lune, en préservant en grande partie les présupposés philosophiques de
l'époque : les mouvements des astres sont circulaires, centrés sur la Terre et de vitesse
uniforme.
Représentation du modèle
géocentrique dans le Liber floridus
(1120/1260). La carte pointe vers l'est
(soleil levant). Copie à la BNF.
Selon la lecture de Gilbert Walusinski ou Jean-René Roy (cf. Bibliographie) il semble qu'Aristote
considère le nombre des sphères solides et leur interaction avec le mouvement du primum
mobile (mouvement premier) comme une explication suffisante. Selon la lecture de Thomas
d'Aquin dans la Somme Théologique, il faut l'action des esprits pour que la Lune poursuive son
trajet mensuel et le Soleil son trajet annuel au sens inverse du mouvement du ciel. Or, Saint
Thomas a commenté les livres 1 - 8 de la Physique d'Aristote, et il est mort avant d'avoir
commenté jusqu'au bout Du ciel (De caelo et mundo), qu'il a tout de même commenté jusqu’à la
fin du troisième livre. À la différence de Walusinski ou Roy, il considérait Aristote comme une
autorité non pleinement dépassée dans la physique.
Le système de Ptolémée
Concernant les planètes et afin de mieux rendre compte des observations, Ptolémée va modifier
légèrement le modèle antérieur en introduisant la notion de point équant. L'équant est un point
excentré duquel on voit la planète décrire une trajectoire avec une vitesse angulaire constante.
Sous Aristote, ce point était confondu avec la Terre. Il introduit également l'excentrique, un
épicycle inversé sur lequel tourne le centre du déférent. La Terre se trouve, elle, au symétrique de
l'équant par rapport au centre de l'excentrique. Ce modèle, qui permet de mieux considérer les
variations de vitesses des planètes, ne place donc plus la Terre en son centre mais un point
« imaginaire » ne correspondant à l'emplacement d'aucun objet céleste. Grâce à cette nouvelle
conception, Ptolémée obtient un accord bien meilleur avec les mesures les plus précises.
Ptolémée se borne à donner une exposition et des calculs géométriques des positions et
mouvements observés et déduits, sans donner d'explication physique aux mouvements. Il
précise toutefois que « les astres nagent dans un fluide parfait qui n’oppose aucune résistance à
leurs mouvements3 ». Il ne reprend donc pas à son compte les sphères de cristal d'Aristote,
contrairement à une idée reçue.
Les deux hommes faisaient partie de l'école de Maragha. Nasir al-Din al-Tusi a fait construire un
observatoire et a étudié les mouvements de la Lune et du Soleil. À l'époque, les astronomes de
Maragha se convainquirent que le précepte aristotélicien, selon lequel les mouvements dans
l'univers ne peuvent être que circulaires ou rectilignes [réf. nécessaire], est faux. Nasir al-Din al-Tusi
montrera de manière géométrique qu’on pouvait engendrer un mouvement rectiligne uniquement
à partir de mouvements circulaires grâce à l’hypocycloïde7.
Dans son ouvrage intitulé al-Tadhkira fi 'ilm al-hay'a (Mémorandum des sciences de
l'Astronomie)8, Nasir ad-Din at-Tusi se demande d'abord si la Terre n’était pas elle-même en
mouvement et comment rendre cette hypothèse compatible avec les nouveaux calculs
astronomiques effectués à l'observatoire de Maragha9. Sa proposition est d'éliminer
définitivement le concept de l'équant dans le modèle de Ptolémée, jugé incompatible avec les
données d'observations des mouvements des corps célestes, et simplifie ainsi considérablement
le modèle planétaire grec en proposant un nouveau système (selon les historiens jugé 'ingénieux
pour l'époque') de mouvements circulaires uniformes pour rendre compte des variations de
distance de la Lune à la Terre. Ce système est connu sous le nom du « couple d'Al-Tusi »10,11, ou
« hypocycloïde d'Al Tusi » ; On retrouve d'ailleurs ce système à l'identique dans l'œuvre de Nicolas
Copernic intitulée De revolutionibus orbium coelestium sans que l'on sache comment celui-ci se le
serait procuré11.
Quant à Ibn al-Shatir (Damas vers 1350), il avait continué le travail d'Al Tusi en proposant un
autre système planétaire celui-ci totalement concentrique, mécaniquement acceptable, et
généralisant les idées d’al-Tusi. Selon les historiens [Lesquels ?], Nicolas Copernic aurait également
repris le modèle Terre-Lune-Soleil d’Ibn al-Shatir pour émettre sa théorie de l'héliocentrisme.
[réf. nécessaire]
On cite deux autres astronomes musulmans dans cette aventure des modèles célestes. Il s'agit
d'Al-Battani, surnommé « l’imitateur parfait de Ptolémée »12 (mort en 929) et Al-Zarqali qui,
pendant quarante années pour le premier et vingt années pour le second, ont mesuré l'un en
Orient, l'autre en Espagne musulmane, jour après jour les positions exactes du Soleil par rapport
à la Terre et ont dressé des tables de la précession des équinoxes ; mais, ce phénomène, connu
depuis la plus haute antiquité, découvert, compris et chiffré par Hipparque, avait déjà bénéficié
de mesures s’étendant sur plus de mille ans. Or, les astronomes arabes n’apportèrent, en ce qui
concerne la théorie, aucun perfectionnement aux hypothèses de base, se bornant à résumer
l’Almageste et même, les continuateurs médiocres de Ptolémée13. Du fait du désaccord des
observateurs et des valeurs différentes qu’ils trouvaient pour le calcul de la précession, les
astronomes arabes imaginèrent le système de la « trépidation des équinoxes », rejeté depuis
l'Antiquité et dérivé des Commentaires sur les tables nouvelles de Ptolémée de Théon
d'Alexandrie. D’où le jugement sévère de Pierre Duhem : « La science islamique est faite en
grande partie du butin razzié sur la science hellénique de la décadence14. » Les tables d'Al-
Battani sont citées dans les dernières pages de l'ouvrage De revolutionibus orbium coelestium de
Copernic [réf. nécessaire]. Al-Zarqali aurait établi pour sa part des tables précises (mais rien ne
prouve qu’il en soit l’auteur15) sur le mouvement des planètes, connues sous le nom de Tables de
Tolède , basées sur les observations qu'il a effectuées à Tolède entre 1061 et 108016. Ces tables
étaient d'une précision telle qu'elles lui permirent de prédire des éclipses17.
Le système de Tycho Brahe
Au xvie siècle, l'astronome danois Tycho Brahe repense totalement la conception géocentrique
de Ptolémée. Connaissant le modèle héliocentrique de Copernic, il ne pouvait l'accepter, pour des
raisons religieuses plus que scientifiques. Ses observations le conduisent cependant à élaborer
un modèle personnel hybride mélangeant géocentrisme (quant à l'Univers) et héliocentrisme
(quant au Système Solaire, sauf la Terre) : la Lune et le Soleil tournent autour de la Terre — qui
reste le centre de l'Univers — tandis que les planètes tournent autour du Soleil. Ce modèle a été
créé afin de répondre au problème des phases de Vénus dans le système géocentrique
précédent.
D'après Aristote, les comètes faisaient partie du monde sublunaire à cause de leurs trajectoires
très excentriques et étaient même associées à des phénomènes météorologiques. Elles ne
pouvaient faire partie du monde supralunaire où tout était ordonné car elles risquaient de heurter
les sphères cristallines. Cependant, Tycho Brahe démontre que la comète de 1577 est à une
distance supérieure à quatre fois la distance Terre-Lune et fait donc partie du monde
supralunaire, infirmant la théorie des sphères matérielles. Les sphères n'étaient donc qu'une vue
de l'esprit.
Cette immuabilité du monde supralunaire avait été remise en cause par l'observation d'une nova
cinq ans auparavant. Celle-ci apparut puis disparut 18 jours plus tard, là où les objets étaient
censés ne jamais mourir.
La fin du géocentrisme
« Secunda ratio ad idem probandum talis est. In moventibus et motis ordinatis, quorum scilicet
unum per ordinem ab alio movetur, hoc necesse est inveniri, quod, remoto primo movente vel
cessante a motione, nullum aliorum movebit neque movebitur: quia primum est causa movendi
omnibus aliis. Sed si sint moventia et mota per ordinem in infinitum, non erit aliquod primum
movens, sed omnia erunt quasi media moventia. Ergo nullum aliorum poterit moveri. Et sic nihil
movebitur in mundo. »18 (« Un second raisonnement pour démontrer la même chose s'énonce
ainsi : lorsque les moteurs et les mobiles sont ordonnés19, c'est-à-dire dont chacun à tour de rôle
est mû par un autre, il doit nécessairement se vérifier que le premier moteur étant supprimé ou
cessant son mouvement, aucun des autres ne bougera ni ne sera mû : car le premier est cause
du mouvement pour tous les autres. Mais s'il existe des moteurs et des mobiles, tour à tour, à
l'infini, il n'y aura aucun premier moteur, mais tous seront pour ainsi dire des moteurs
intermédiaires. Donc aucun d'entre eux ne pourra être mû. Et ainsi rien ne bougera dans le
monde. »)
Dans ce texte, Thomas d'Aquin veut dire que par exemple les courants de l'Océan sont mus par
les Vents de Passage, qui sont mus par la sphère de la Lune, et ainsi de suite jusqu'au primum
motum (mouvement premier), le ciel, ou la sphère des étoiles fixes qui, lui, est mû par Dieu. Cette
épreuve de Dieu, dit-il, est rapportée depuis le VIe livre des Physiques par Aristote :
« Aristote (...) affirmait que les corps célestes sont mus par des substances spirituelles ; et il a
tenté de fixer leur nombre selon le nombre des mouvements qui se manifestent dans les
astres. »
« Il ne pensait pas que des substances spirituelles exercent une influence immédiate sur des
corps inférieurs, sauf peut-être les âmes humaines agissant sur leur corps. Et cela parce qu’il
n’estimait pas qu’il puisse y avoir dans les corps inférieurs d’autres activités que leurs activités
naturelles, pour lesquelles suffisait le mouvement transmis par les corps célestes. Mais nous
croyons que beaucoup de choses s’accomplissent dans les corps inférieurs en dehors de leurs
activités naturelles, qui ne peuvent s’expliquer suffisamment par l’action des corps célestes ;
nous estimons donc nécessaire de tenir que les anges ont une influence immédiate non
seulement sur les corps célestes, mais même sur les corps inférieurs. »20
Le rôle de Galilée
Une expérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la
théorie donne une représentation conceptuelle. Il est illusoire d'isoler une expérience de la
théorie associée. Le physicien ne mesure évidemment pas des choses au hasard ; il faut qu'il ait
à l'esprit l'univers conceptuel d'une théorie. Aristote n'a jamais pensé à calculer le temps que met
une pierre lâchée pour atteindre le sol, simplement parce que sa conception du monde
sublunaire n'avait rien à faire avec une telle quantification. Cette expérience a dû attendre Galilée
pour être réalisée.
Ces quantifications ont permis à la nouvelle physique de Galilée et de Newton d'atteindre une
exactitude auparavant non conçue : mais elle comporte d'autres éléments que la seule
quantification. Pour Aristote, le lourd et le léger étaient deux qualités opposées. Pour Galilée le
lourd était une qualité essentielle de la matière et le léger devient par là un simple manque de
matière, une négation. Newton accepte cette conception du lourd et du léger, et il y ajoute la
théorie de gravitation ou attraction universelle qui, par là, est une théorie uniquement de
l'attraction du lourd par le lourd. Ni l'un ni l'autre n'excluent l'action des esprits comme irréelle,
mais tous les deux la trouvent négligeable quant à l'étude de la nature. Ni l'un ni l'autre ne
l'acceptent donc comme cause strictement contemporaine d'aucun mouvement. Et là ils
introduisent aussi le concept d'un mouvement prolongé tant qu'il n'est pas arrêté. Désormais,
gravitation et inertie, comprenant la continuation du mouvement, deviennent les seules causes
acceptées pour l'astronomie.
L'emploi de la parallaxe
Dans le procès de Galilée, l'Inquisiteur St Robert Bellarmin fit l'objection que, si la Terre se
mouvait, on devrait observer une parallaxe par rapport aux étoiles. Mais aucune parallaxe n'ayant
été mesurée, ce fait devenait un argument contre l'héliocentrisme. Galilée répondit que les
étoiles étaient trop lointaines pour que la parallaxe puisse être vue et mesurée avec les
instruments d'alors.
En 1687, Isaac Newton publie le premier volume de son Philosophiae Naturalis Principia
Mathematica. Il inclut les lois connues aujourd'hui comme les trois lois du mouvement de
Newton, ainsi que la loi universelle de la gravitation et le principe de relativité.
Ces nouvelles lois prédisent le mouvement de tout corps en fonction des forces qui s'exercent
sur lui. Elles sont utilisées dès lors et jusqu’à aujourd'hui pour tous les calculs en mécanique (à
l'exception de quelques situations extrêmes réclamant la théorie de la relativité ou la physique
quantique). Elles constituent la première mécanique cohérente, pouvant expliquer tous les
phénomènes de la vie quotidienne.
En admettant que le Soleil est largement plus massif que les planètes, la loi de la gravitation et
les lois du mouvement permettent de démontrer que les mouvements des planètes sont
conformes aux lois de Kepler, que Kepler lui-même avait constaté expérimentalement.
L'héliocentrisme est conforté, ainsi que le caractère elliptique des orbites.
Toutefois ce n'est qu'en 1727, à la suite de la publication des travaux de James Bradley sur
l'aberration de la lumière, qu'est apportée la première preuve expérimentale du mouvement de la
Terre autour du Soleil21.
Capables de prévoir les trajectoires des comètes comme les dates des éclipses, les lois de
Newton proposent un cadre physique à tous les mouvements cosmiques presque sans
intervention d'autres forces. Presque car Newton lui-même affirmait que quand les planètes
quittaient leurs orbites, Dieu les y replaçait. Pierre-Simon de Laplace démontra plus tard que les
lois de Newton permettent au système solaire d'être suffisamment stable pour se maintenir sans
intervention extérieure.
Importance philosophique
L'idée que la Terre devait être au centre de l'Univers découlait en grande partie d'une vision du
monde. Aristote, en effet, avait construit un système suivant des critères d'esthétique (exigence
de sphères parfaites) et de l'importance qu'il attribuait aux objets. Il s'agit d'un modèle surtout
intuitif, qui attribue des comportements différents aux objets terrestres et célestes (il faut
attendre Newton pour donner une explication commune aux mouvements des astres et à la
chute des corps).
Ce caractère intuitif est initialement la force du modèle géocentriste : l'homme ne ressent pas de
mouvement de la Terre, et les objets célestes ne tombent pas comme les objets terrestres. Mais
selon les critères, le rôle prépondérant de l'intuition fait juger ce modèle comme non scientifique.
Position de l'Église
La conception du monde d'Aristote était largement reprise par l'Église catholique romaine,
comme le montrait l'importance de la philosophie scolastique.
Cela n'exclut toutefois pas les recherches. Nicolas Copernic lui-même était un chanoine.
Face à Galilée
Le pape Urbain VIII avait autorisé Galilée à publier son ouvrage, à condition qu'il place sur le
même plan les théories de Copernic et de Ptolémée ; Galilée présenta les deux théories, mais en
favorisant tout de même celle de Copernic.
Galilée fut accusé d'hérésie, et finalement, dut renier ses convictions pour éviter une
condamnation à mort. Il fut condamné à la prison à vie, commuée en assignation à résidence par
Urbain VIII.
Face aux passages de l'Ancien Testament, Galilée n'avait pas cherché à discuter leur
interprétation, mais avait contesté que la lecture littérale de la Bible puisse servir de référence en
science.
Ce procès est particulièrement important, car il marque ce que certains considèrent comme un
conflit entre la science et la religion. Pour d'autres, il oppose plutôt ceux qui cherchent
l'opposition entre religion et science (ceux qui ont condamné Galilée) à ceux qui cherchent à les
concilier (comme Galilée lui-même). Dans tous les cas, le procès de Galilée devint le symbole de
l'opposition entre les nouveaux scientifiques et les autorités religieuses. De plus, le refus de lire
la Bible littéralement en matière de science devint plus tard essentiel dans l'opposition entre
créationnisme et théorie de l'évolution.
Ce n'est que vers 1750, après la preuve expérimentale apportée par James Bradley, que l'Église,
au cours du pontificat de Benoit XIV, abandonna le modèle géocentrique, et c'est bien plus tard
encore qu'elle reconnut avoir fait erreur dans le procès de Galilée, et lui donna raison dans sa
lecture de la Bible en matière de science22 : le 31 octobre 1992, le pape Jean-Paul II rendit
hommage au savant lors de son discours aux participants à la session plénière de l'Académie
pontificale des sciences23. Il y reconnaissait clairement les erreurs de certains théologiens du
xviie siècle dans l'affaire : « Ainsi la science nouvelle, avec ses méthodes et la liberté de
recherche qu'elle suppose, obligeait les théologiens à s'interroger sur leurs propres critères
d'interprétation de l'Écriture. La plupart n'ont pas su le faire. » « Paradoxalement, Galilée, croyant
sincère, s'est montré plus perspicace sur ce point que ses adversaires théologiens. « Si l'écriture
ne peut errer, écrit-il à Benedetto Castelli, certains de ses interprètes et commentateurs le
peuvent, et de plusieurs façons ». On connaît aussi sa lettre à Christine de Lorraine (1615) qui est
comme un petit traité d'herméneutique biblique. »
Modèles et réalité
Si l'on a une conception du monde telle qu'on exige que l'homme, donc la Terre, soit au centre de
l'Univers, un recours possible est de considérer que le modèle actuel des astronomes, dans
lequel la Terre est mobile (tournant autour du Soleil, lui-même en mouvement dans la Voie
lactée, etc.) ne doit être considéré que comme un modèle commode pour leurs calculs.
Cette position est celle du Parti dans le roman 1984. Il s'agit d'un exemple de la
« doublepensée », c'est-à-dire la pratique du Parti d'exiger de chacun qu'il accepte d'admettre des
choses contradictoires sans utiliser son esprit critique pour relever ces contradictions.
Dans Adieu la raison, Paul Feyerabend défend que les modèles des physiciens ne doivent être
considérés que comme utiles à la fin de faire des prédictions, et conteste l'idée de Galilée selon
laquelle les modèles considérés comme vrais par les astronomes doivent être intégrés au savoir
commun tels quels. Pour lui, l'Église avait raison de refuser de laisser à l'astronomie le statut de
réalité. Un domaine plus large doit permettre de définir ce qu'on accepte comme réalité parmi les
modèles des scientifiques, et Feyerabend estime que l'Église, en choisissant la foi comme étant
ce domaine plus large, choisissait un cadre plus acceptable par rapport aux soucis humains.
Une telle position est toutefois exceptionnelle. Elle n'est pas très populaire chez les physiciens,
qui considèrent plus souvent leurs modèles comme réels. Dans 1984, cette position n'était pas à
prendre en exemple, puisqu'elle servait à illustrer l'hypocrisie. Les partisans de Galilée s'amusent
du paradoxe que représentent les critiques modernes de Galilée comme Feyerabend, qui en
viennent à défendre l'Église ancienne contre Galilée et l'Église moderne, alors que ces penseurs
sont généralement de gauche politiquement22
Le géocentrisme contemporain
Référentiels usuels
Les référentiels permettant de mettre en évidence les approximations des points de vue
géocentriques et héliocentriques sont les suivants :
référentiel terrestre centré en un point de la Terre, ses axes sont liés à la rotation terrestre. Par
exemple, le référentiel terrestre peut se définir sur un terrain de foot comme un référentiel
centré au point de corner, donc les axes sont la ligne de touche, la ligne de but et le poteau de
corner ;
référentiel géocentrique : a pour origine le centre de gravité terrestre, et ses axes sont définis
par rapport à des étoiles lointaines ;
référentiel héliocentrique : a pour point fixe le centre du Soleil, et de même ses axes sont
définis par rapport à des étoiles lointaines.
La rotation en mécanique
Pour comprendre les effets provoqués par le passage d'un référentiel à l'autre, il faut préciser
quelques points de cinématique.
Un point A en rotation autour d'un point B à la vitesse angulaire ω sur une trajectoire de rayon R a
une vitesse instantanée de valeur V=ωR. À tout instant, le point A possède une vitesse de valeur
V de direction tangente au cercle, et une accélération de valeur a=ω²R dirigée vers le point B. On
peut également exprimer cette accélération par a = V²/R.
Or, Galilée a mis en évidence que les vitesses ne sont pas ressenties pour elles-mêmes, seules
les accélérations le sont, proportionnellement à leur valeur. Avec la relativité restreinte, Albert
Einstein confirma que cette indifférence de la vitesse est vraie pour toutes les lois de la physique,
électromagnétisme (donc lumière) compris.
En pratique, cela signifie que la rotation de la Terre décrite par Galilée produit très peu de
mouvement sensible. Mais la rotation de la Terre autour du Soleil est bien moins sensible
encore. Et c'est encore pour cela que le mouvement de la Terre par rapport au centre galactique,
de 200km/s, est bien plus difficile à mettre en évidence que celui par rapport au Soleil (ce qui
revient à dire qu'on peut généralement le négliger), d'une vitesse de 30km/s.
Cinématique et dynamique
La cinématique consiste à établir des équations donnant les positions d'objets au cours du
temps, sans faire intervenir de notions de forces. Du point de vue de la cinématique, il est
parfaitement possible de choisir le centre de la Terre comme point origine du repère, sans que
cela engendre d'erreur.
On peut faire ce choix quand on se pose un problème ne concernant que les satellites de la Terre,
et donc en ne s'intéressant qu'aux mouvements de ces satellites par rapport à elle. Typiquement,
pour une constellation de satellites de télévision, on utilise les trajectoires des satellites dans un
repère géocentrique pour démontrer qu'il y a toujours un satellite en vue d'une zone précise.
En effet, les observations de Galilée étaient compatibles avec le modèle de Copernic, non avec
celui de Ptolémée. On peut en revanche construire un système compatible avec toutes les
observations astronomiques, en mettant le Soleil en rotation autour de la Terre, et les autres
objets en rotation autour du Soleil comme dans le modèle de Copernic. Mais une fois toutes les
planètes considérées, le modèle obtenu apparaît comme inutilement compliqué en comparaison
de celui de Copernic.
En dynamique, le choix du référentiel n'est plus aussi libre. La dynamique exige d'expliquer les
mouvements par des forces, donc le choix d'un mauvais référentiel impose d'ajouter des forces
fictives pour faire correspondre les trajectoires aux forces en présence. D'un point de vue
physique, le référentiel terrestre est acceptable pour la plupart des expériences de la vie
quotidienne. En revanche, dès qu'on fait des mesures précises, le référentiel terrestre nécessite
qu'on lui adjoigne des forces fictives traduisant son caractère non-galiléen.
Newton calcula que dans un univers limité, quelle que soit la répartition initiale des étoiles, toute
la matière finissait par se regrouper sous l'effet de la gravité. Il postula donc que l'Univers était
infini, rempli d'un nombre infini d'étoiles. Aujourd'hui, les cosmologues ont établi que l'Univers est
ou bien infini, ou bien refermé sur lui-même [Passage contradictoire] (l'équivalent tridimensionnel de la
surface d'une sphère). Prétendre que la Terre, ou même le Soleil, serait au centre de l'Univers,
perd tout son sens dans les deux cas (de même qu'aucun point à la surface de la Terre ne peut
en être le centre) [réf. nécessaire].
Une autre question est de savoir si la Terre se situe à un lieu particulier de l'Univers, qui en ferait
un point d'observation privilégié. Même sur un domaine tout à fait physique, cette question n'est
pas encore tranchée, mais les astrophysiciens estiment plus prudent d'admettre que ce n'est pas
le cas et de chercher à expliquer la géométrie de l'Univers en considérant qu'elle doit être la
même depuis tout point d'observation. La révolution copernicienne ayant retiré à la Terre son
statut de centre de l'Univers, cette supposition a été appelée principe de Copernic.
Question de l'immobilité
La relativité galiléenne rend caduque l'idée qu'un référentiel serait le référentiel absolu, par
rapport auquel on peut définir les mouvements de tous les objets de l'univers. Newton lui-même
supposait l'existence d'un tel référentiel, mais montrait que les lois de la physique s'appliquaient
de même dans tout référentiel en translation par rapport à celui-ci, qui devint de fait inutile.
(Augustin Fresnel introduisit un milieu inamovible, l'éther, pour la propagation de la lumière, mais
la théorie de la relativité supprima cet artefact). Un référentiel ne peut donc pas être absolu.
L'enjeu devient alors de savoir si la Terre ou le Soleil constituent des référentiels inertiels, ou
référentiels galiléens, c'est-à-dire si en considérant l'un des deux comme fixe, on obtient des
mouvements pour tous les astres compatibles avec les forces qu'ils subissent. Cette propriété
est définie à une translation rectiligne près, ce qui signifie que si on trouve un référentiel vérifiant
cette propriété, un autre référentiel dont le centre se déplace à vitesse constante en valeur
comme en direction vérifie également cette propriété. En revanche cette propriété ne peut être
vérifiée simultanément par des référentiels n'étant pas en translation. Ce qui signifie que les
référentiels centrés sur la Terre et le Soleil ne peuvent être tous deux inertiels ou même quasi-
inertiels (ou du moins que l'un d'eux aura des imperfections largement supérieures).
Accroissement de la précision
La recherche d'un référentiel inertiel a permis de conclure que le référentiel héliocentrique est
une très bonne approximation d'un référentiel galiléen, mais que le référentiel choisissant
comme point fixe le centre de masse du système solaire (légèrement différent du centre du
Soleil), ou référentiel de Copernic était encore meilleur. Mais le référentiel géocentrique reste
suffisant pour une étude en première approximation du mouvement d'un satellite terrestre, et le
référentiel terrestre suffit pour la plupart des expériences courantes.
Certains défenseurs du géocentrisme soulignent que selon les problèmes considérés, les
physiciens peuvent considérer la Terre comme immobile. En fait, cela ne signifie pas que les
physiciens reviennent au géocentrisme, mais simplement qu'ils admettent que pour le problème
considéré, la différence obtenue sera négligeable.
Typiquement, la déviation vers l'est peut être calculée avec une précision suffisante même en
admettant que la Terre tourne sur elle-même mais que son centre est immobile. Pour des
problèmes impliquant des distances encore plus faibles, on peut non seulement admettre que la
Terre est immobile, mais aussi qu'elle est plate, et le champ de pesanteur indépendant de
l'altitude.
Il faut noter que dans la plupart des expériences courantes, on suppose que la gravité ne dépend
pas de l'altitude (absurde au vu de son expression rigoureuse, évident en évaluant
numériquement les premiers termes du développement limité). En fait, la plupart des calculs de
trajectoire d'un objet à la surface de la Terre peuvent même se faire en supposant que la Terre
est plate.
Statut final
En conséquence de toutes les considérations décrites ci-dessus, on doit conclure qu'il est
impossible d'affirmer l'immobilité ou le caractère central d'un objet céleste quel qu'il soit.
De plus, le fait qu'il existe de nombreuses corrections à faire par rapport à l'héliocentrisme ne
retire pas sa vérité à la phrase « la Terre tourne autour du Soleil », car par rapport à l'hypothèse
de l'immobilité de la Terre, la rotation de la Terre sur elle-même élimine les accélérations
parasites les plus importantes, et par rapport à l'hypothèse de fixité d'une Terre tournant sur elle-
même, la Terre tournant autour du Soleil diminue encore fortement les résidus.
Actualité du géocentrisme
Phénoménologie
Dans son étude L’Arche-originaire Terre ne se meut pas : Recherches fondamentales sur l’origine
phénoménologique de la spatialité de la nature (1934), le phénoménologue Edmund Husserl
cherche à démontrer que le point de vue de la physique objective ne saurait se substituer au
point de vue existentiel et perceptif de l'humain. Husserl repense la notion d'espace sur la base
d'une étude immédiate, et non médiate comme s'y attachent les sciences modernes, de la
nature. L'espace n'est pas seulement une donnée objective de l'expérience : c'est un cadre dans
lequel tous les êtres fondent leur existence. De cette façon, selon Husserl, la terre ne se meut
pas : elle n'est pas qu'un corps céleste parmi d'autres, pour l'homme, elle est aussi le sol
fondateur et irremplaçable de sa perception et de son jugement. En ce sens, elle est « centrale »,
et le firmament tourne autour d'elle en tant qu'elle est non pas seulement vue, mais vécue,
comme l'« archê » de notre perception.
Défenseurs du géocentrisme
Bien que l'héliocentrisme soit une vérité de la physique reconnue par l'ensemble de la
communauté scientifique, depuis la reconnaissance progressive du travail de Galilée, il reste que
le modèle géocentrique est toujours sérieusement défendu, non plus du point de vue de la
physique, mais du point de vue sémantique et « métaphysique » [réf. nécessaire].
Il existe donc une défense sérieuse du géocentrisme compris comme théorie sémantique et
symbolique et non comme théorie physique.
En physique
Les errements initiaux de Foucault lors de la mise au point de son pendule sont également
évoqués28.
Bibliographie
Notes et références
1. (en) William Harris Stahl, Martianus Capella and the Seven Liberal Arts : volume I. The
quadrivium of Martianus Capella. Latin traditions in the mathematical sciences, New York,
Columbia University Press, 1971, p. 175
2. George Saliba, « Les théories planétaires », dans Roshdi Rashed, Histoire des sciences
arabes : Astronomie Théorique et appliquée, t. 1, Seuil, 1997 (ISBN 978-2-02-062025-3), p. 74/75
3. N. Halma, L’Almageste de Ptolémée, XIII, 12, édition et traduction, Paris, 2 vol., 1813-1817,
réimprimée par Hermann, Paris - 1927. - Halma, op. cit., préface, p. 15-16.
5. (en) A. I. Sabra, « Configuring the Universe: Aporetic, Problem Solving, and Kinematic
Modeling as Themes of Arabic Astronomy », Perspectives on Science, vol. 6, 1998,
p. 288-330.
7. (en) George Saliba, A History of Arabic Astronomy: Planetary Theories During the Golden Age
of Islam, New York University Press, 1994b (ISBN 0814780237), p. 152 et suivantes ([Link]
[Link]/books?id=mOquCzBX3xcC&pg=PA152) sur Google Livres.
8. Nasir Al-Din Al-Tusi, traduit par J. Ragep, Springer-Verlag, Berlin et Heidelberg, 1993
(ISBN 3540940510). [source insuffisante]
9. (en) F. Jamil Ragep, Dick Teresi et Roger Hart, « Ancient Roots of Modern Science », Talk of
the Nation, National Public Radio, 2000. [Où ?]
10. Le couple d'Al-Tusi d'après une copie du xive siècle de son manuscrit (Vatican Arabic ms
319, fol. 28v; 13th. c.).
12. Jacques Blamont, Le Chiffre et le songe, Histoire politique de la découverte, éditions Odile
Jacob, 1993, p. 166.
16. (en) Thomas F. Glick, Medieval science, technology, and medicine: an encyclopedia, Thomas
F. Glick, Steven John Livesey, Faith Wallis eds., 2005 (ISBN 9780415969307), p. 478–481.
17. (en) Nasir al-Din Tusi, Contemplation and Action: The Spiritual Autobiography of a Muslim
Scholar, traduit par Seyyed H. Badakhchani, 1999. [source insuffisante]
19. On pourrait traduire in moventibus et motis ordinatis par « dans les moteurs et mus sériels
(plutôt que sérialisés) »
21. "Voila, enfin, une preuve indiscutable, quoique tardive et inattendue, que la terre tourne
autour du Soleil". L.M. Celnikier, Histoire de l'astronomie, Technique et documentation-
Lavoisier, Paris, 1986.
24. Louis Saint-Martin, Sagesse de l'astrologie traditionnelle : Essai sur la nature et les
fondements de l'astrologie, L'Harmattan, coll. Théôria, Paris, 2018, p.44 sq.
13 mai 2013)
27. Fatal Science Flaws ([Link] [archive]
Voir aussi
Articles connexes
Anthropocentrisme
Monde (univers)
Révolution copernicienne
Du ciel