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ALILI Dania

Ce projet de fin d'études examine le rôle des stress tests dans la gestion du risque de crédit au sein des banques algériennes. À travers une étude de cas, il démontre que ces tests permettent d'identifier les vulnérabilités des institutions financières, renforçant ainsi leur capacité à faire face aux crises. Les résultats soulignent l'importance des stress tests pour améliorer la résilience bancaire et assurer la pérennité du secteur.

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ALILI Dania

Ce projet de fin d'études examine le rôle des stress tests dans la gestion du risque de crédit au sein des banques algériennes. À travers une étude de cas, il démontre que ces tests permettent d'identifier les vulnérabilités des institutions financières, renforçant ainsi leur capacité à faire face aux crises. Les résultats soulignent l'importance des stress tests pour améliorer la résilience bancaire et assurer la pérennité du secteur.

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ECOLE SUPERIEURE DE BANQUE

Projet de Fin d’Etudes


En vue de l’obtention du diplôme de

LICENCE « MANAGEMENT ET BANQUE »

THEME

LES STRESS TESTS :


« Application sur le risque de
crédit »

Elaboré par : Mlle ALILI Dania

Nom et prénom de l’encadrant : [Link]

Kamel Nom et prénom du tuteur : [Link] Amine

Structure d’accueil du stage : Banque d’Algérie/DGIG/DCP

Promotion 1ère
Septembre 2023
REMERCIEMENTS
Tout d’abord je tiens à remercier Dieu, le tout puissant et miséricordieux, qui m’a donné la

force, et la patience d’accomplir ce modeste travail.

Ce mémoire n'aurait jamais vu le jour sans la contribution d'un nombre de personnes, ainsi se
présente l'occasion de les remercier.

Je tiens à remercier sincèrement mon encadrant Monsieur BOULEMSAMER Kamel qui s'est
toujours montré à l'écoute et de m’avoir fait bénéficier de ses précieux conseils tout au long
de la réalisation de ce mémoire, ainsi pour l'inspiration, l'aide et le temps qu'il a bien voulu me
consacrer. Je le remercie enfin pour sa compétence et la richesse de sa pédagogie et de s’être
toujours soucié de ma compréhension des problèmes abordés.

Je remercie ensuite Monsieur BENCHELLI Amine, mon tuteur de stage pour ses orientations et
recommandations.

Mes remerciements s’adressent également à l'ensemble des membres du jury, qui m'ont fait
l'honneur de bien vouloir étudier avec attention mon travail.

Sans oublier le personnel de la bibliothèque de l’Ecole Supérieure de Banque et plus


particulièrement [Link] Moussa pour son aide et sa patiente.
Dédicaces
Je dédie ce travail :

A mes chers parents qui m’ont soutenu et encouragé durant ces années
d’études, qu’ils trouvent ici le témoignage de ma profonde reconnaissance.

A mon frère Walid, mes deux chères sœurs Hindo et Rym et tous ceux qui
ont partagé avec moi tous les moments d’émotion lors de la réalisation de
ce travail. Ils m’ont chaleureusement supporté et encouragé tout au long
de mon parcours.

A ma famille, mes proches et à ceux qui me donnent l’amour et de la


vivacité.

A mes meilleures amies, Hidayette, Thanaa, Amira et Rayane, en souvenir


de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que nous
avons passés ensemble.
Résumé
Depuis leur introduction, les stress tests ont joué un rôle significatif dans l'économie, en
particulier dans le secteur bancaire en Algérie. À travers notre projet de fin d'études, nous
avons cherché à mieux comprendre le rôle des tests de résistance bancaire dans la gestion des
risques de crédit, ainsi qu'à expliquer comment cette pratique peut être mise en œuvre au sein
des institutions bancaires algériennes. Pour atteindre cet objectif, nous avons réalisé une étude
de cas portant sur une banque commerciale algérienne confrontée à un stress test de crédit. À
la conclusion de notre travail, nous avons constaté que ces tests contribuent à améliorer la
gestion des risques de crédit en identifiant les vulnérabilités de la banque, ce qui renforce sa
capacité à faire face à ce type de risque et à d'éventuelles crises.

Mots clés : Stress test, test de résistance bancaire, risque de crédit, supervision bancaire,
résilience bancaire, règlementation bancaire, système bancaire algérien .

Abstract
Since their introduction, stress tests have played a significant role in the economy,
particularly in the Algerian banking sector. Through our end-of-studies project, we aimed to
gain a better understanding of the role of bank stress tests in credit risk management and to
explain how this practice can be implemented within Algerian banking institutions. To
achieve this goal, we conducted a case study involving an Algerian commercial bank
subjected to a credit stress test. At the conclusion of our work, we found that these tests
contribute to enhancing credit risk management by identifying the bank's vulnerabilities,
thereby strengthening its ability to withstand such risks and potential crises.

Keywords: Stress test, bank stress testing, credit risk, banking supervision, bank
resilience, banking regulations, Algerian banking system.
SOMMAIRE

Chapitre 01 : Risque crédit, la règlementation prudentielle


et outils de gestion relatifs

Section 01 : Risque de crédit et règlementation prudentielle


1. Définition du risque de crédit

2. Les principaux paramètres du risque de crédit

3. Les normes prudentielles internationales en matière de crédit

4. Règlementation prudentielle Algérienne

Section 02 : Méthodes et outils de gestion de risque de crédit


1. Approche basée sur les risques

2. Systèmes de détection précoce des risques « Early warning system »

Chapitre 02 : Stress test comme outil de supervision


bancaire

Section 01 : Concepts de base de stress test

1. Définition des stress tests

2. Objectif des stress tests

3. Champs d’application et approches de stress tests

Section 02 : Typologie, scénario et mise en œuvre des stress test

1. Typologie des stress tests

2. Approche et type des scénarios


3. Mise en œuvre des stress test

Chapitre 03 : Etude de cas pratique

Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil


1. Présentation de la banque d’Algérie

2. Présentation de la direction générale de l’inspection générale

Section 02 : Présentation du modèle FPM 2.0


1. Description du modèle

2. Utilisation du modèle

3. Les conditions préalables à l’utilisation du modèle

4. Architecture du modèle

5. Limites du modèle FPM 2.0

Section 03 : Application du stress test sur le risque de crédit


1. Analyse de la situation initiale de la banque

2. Application d’un scenario de base

3. Application du stress test

4. Les recommandations
Liste des tableaux
 Tableau N°1 : Classement et provisionnement des créances
 Tableau N°2 : Bilan agrégé de la banque « Y » au 31/12/2022
 Tableau N°3 : Répartition des fonds propres de la banque « Y »
 Tableau N°4 : TCR de la banque « Y »
 Tableau N°5 : Type de fonds propres règlementaires de la banque « Y »
 Tableau N°6 : Eléments de calcul du coefficient de solvabilité
 Tableau N°7 : Hypothèses de projection de base
 Tableau N°8 : Projection Baseline des crédits
 Tableau N°9 : Projection des fonds propres règlementaires, risques pondérés et du
ratio de solvabilité (Baseline)
 Tableau N°10 : Projection du résultat (Baseline)
 Tableau N°11 : projection des crédits avec scénario modéré
 Tableau N°12 : Projection des fonds propres réglementaires, risques pondérés et du
ratio de solvabilité avec scénario modéré
 Tableau N°13 : Capitalisation de la banque « Y »
 Tableau N°14 : Projection du résultat avec scénario modéré
 Tableau N°15 : Projections des crédits avec scénario sévère
 Tableau N°16 : Projections des FPR, risques pondérés et du ratio de solvabilité
avec scénario sévère
 Tableau N°17 : Capitalisation de la banque « Y »
 Tableau N°18 : Projections du résultat avec scénario sévère
Liste des figures

 Figure N°1: Processus d’un stress test inversé


 Figure N°2 : Les indicateurs de CAMELS
 Figure N°3 : Historique de la probabilité de défaut
 Figure N°4 : Projection des crédits
 Figure N°5 : Projection des fonds propres règlementaires et risques pondérés
 Figure N°6 : Projection des crédits avec scénario modéré
 Figure N°7 : Projection du ratio de solvabilité avec scénario modéré
 Figure N°8 : Projection des crédits avec scénario sévère
 Figure N°9 : Projection du ratio de solvabilité avec scénario sévère
Introduction Générale
Parmi les rôles essentiels des banques, on en trouve l'octroi de crédits comme une activité
principale. En effet, avant d'accorder un prêt, il est impératif d'évaluer le risque d'insolvabilité de
l'emprunteur, ou risque de crédit. Ce risque se manifeste lorsqu'un emprunteur ne parvient pas à
rembourser intégralement ou partiellement son prêt conformément aux termes convenus dans le
contrat avec l'institution prêteuse. Des situations de ce type ont été à l'origine de diverses crises
financières, un exemple notable étant la crise des subprimes aux États-Unis, caractérisée par le
non-remboursement des prêts immobiliers.
Les crises financières récentes ont mis en évidence les limites des outils traditionnels de
mesure des risques pour faire face aux chocs extrêmes auxquels les banques peuvent être
exposées. Face à cette réalité, de nombreuses autorités réglementaires ont préconisé que les
établissements financiers effectuent régulièrement des simulations de crise. L'objectif de ces
simulations est de déterminer les pertes potentielles en cas de fluctuations significatives et
dangereuses des facteurs de risque. Ces exercices, communément appelés scénarios de stress test
ou simplement « stress-testing », sont des instruments précieux pour établir un lien tangible entre
la solidité financière de la banque et ses activités, à travers des scénarios économiques concrets
et aisément compréhensibles par les décideurs et les acteurs opérationnels. Ils permettent de
mettre en œuvre des plans de remédiation ou des mesures correctives si les effets d'un scénario
plausible semblent avoir un impact soutenu ou excessivement préjudiciable à la solvabilité de la
banque.
En accord avec les recommandations du Comité de Bâle et des autorités réglementaires en
Algérie, les institutions financières sont tenues d'effectuer des stress tests périodiques. Cette
pratique vise à atténuer les pertes potentielles et à assurer la pérennité de la solvabilité du secteur
bancaire, surtout en périodes économiques difficiles.
Le présent mémoire se consacre à l'application des tests de résistance aux banques
algériennes, en se concentrant particulièrement sur le risque de crédit et son impact simultané sur
le coefficient de solvabilité applicable aux banques et établissements financiers.
Notre travail s’articulera autour de la problématique suivante :
« Quel est le rôle des stress tests dans l'amélioration de la gestion du risque de crédit ? ».
Cependant, il a été jugé important de répondre aux questions suivantes afin de mieux cerner
notre problématique :
- Quelle est la définition du risque de crédit ?

1
- Quelles sont les réglementations nationales et internationales que les banques doivent
respecter ?
- Comment sont définis les tests de résistance bancaire et comment sont-ils appliqués dans
le contexte du système bancaire en Algérie ?
En vue d’apporter les éléments de réponses le plus pertinents, nous avons opté pour le
cheminement suivant :

Le chapitre I : portera sur le risque de crédit, la réglementation et les outils de gestion


relatifs.

Le chapitre II : traitera les stress test comme outil de supervision bancaire.

Le chapitre III : intitulé Etude de cas, portera sur une application du stress test sur le
risque de crédit.

2
3
Chapitre 01 : Risque de crédit, la réglementation et outils de gestion
relatifs
Le Chapitre 1 de notre étude se focalise sur le risque de Crédit, la réglementation associée et les
outils de gestion connexes. Cette section inaugurale explore en profondeur les éléments
fondamentaux de ce risque, allant de sa définition à l'identification de ses principaux paramètres
et composantes. Nous passerons également en revue les normes prudentielles internationales
appliquées au risque de crédit, incluant les ratios de solvabilité, de division des risques, le
classement et le provisionnement des créances. En outre, nous analyserons en détail la
réglementation prudentielle spécifique à l'Algérie. Dans la deuxième section, nous étudions les
méthodes et les outils de gestion du risque de crédit, mettant l'accent sur l'approche basée sur les
risques et les systèmes de détection précoce pour mieux appréhender et gérer ce risque crucial.

4
Section 01 : Risque de crédit et règlementation prudentielle
1. Définition du risque de crédit :

Selon Thierry Roncalli le risque de crédit est « le pourcentage de chance pour qu’un débiteur
ou l’émetteur du moyen de paiement soit dans l’impossibilité de payer l’intérêt dû ou de
rembourser le principal selon les termes spécifiés dans la convention de crédit est inhérent à
l’activité bancaire ».
C’est la perte potentielle consécutive à l'incapacité par un débiteur d'honorer ses engagements.
Cet engagement peut prendre la forme du remboursement de fonds empruntés, qui est le cas le
plus fréquent et figurant au bilan. Il peut également impliquer la livraison de fonds ou de titres
dans le cadre d'une opération à terme, d'une caution ou d'une garantie donnée. Dans de tels cas,
ce risque est enregistré hors-bilan.1

2. Les principaux paramètres et composantes du risque de crédit :


A. Les composantes du risque de crédit :

Lorsqu'il s'agit d'évaluer le risque de crédit, il est essentiel de comprendre ses différentes
composantes. Le risque de crédit englobe un éventail de facteurs qui peuvent entraîner des pertes
potentielles pour les institutions financières ou les prêteurs. Ces composantes incluent notamment
:

a. Le risque de défaut : Il se caractérise par l'impossibilité du débiteur à honorer ses


obligations ce qui inclut tout manquement ou retard dans le paiement du principal ou des
intérêts. Dans de telles circonstances, les créanciers risquent de subir des pertes s'ils ne
recouvrent qu'une partie du montant prévu par le contrat de dette.
b. Le risque sur le taux de recouvrement en cas de défaut : En général, les institutions
financières ont une idée du nombre moyen de crédits pouvant faire défaut. Cependant, elles
ne peuvent estimer précisément le montant des pertes en cas de défaut. C'est pourquoi il est
essentiel de comprendre les liens entre le taux de défaut et le taux de recouvrement. En
négligeant la perte potentielle sur les crédits en défaut, elles s'exposent à un risque
significatif.2
c. Le risque de dégradation de la qualité de crédit : si la perception de la qualité de
l’emprunteur se détériore ; la prime de risque sur cet emprunteur s’accroit en conséquence et
la valeur de marché de cette dette diminue3.

1
Henri Jacob, Antoine Sardi, Management des risques bancaires, afges édition, 7 rue Washington – 75008 paris,
2001, page 19.
5
2
Michel dietsch et Joël Petey, mesure et gestion de du risque de crédit dans les institutions financières, 2eed,
revues banque édition, paris, 2008, p15
3
Thierry Roncalli, la gestion des risques financiers, éd. Economica, paris, 2004, p18

6
B. Les paramètres du risque de crédit :
Le risque de crédit dépend des six paramètres suivants :

a. La probabilité de défaut « probability of default » :

Ce paramètre permet de mesurer la probabilité de défaut d’un emprunteur durant une période
bien déterminée, en prenant en considération les risques associés à chaque client (à travers une
segmentation performante du portefeuille client d’une banque basée sur les niveaux de risques
allant d’une contrepartie « saines » à « en défaut») et en fonction de variables discriminantes
calibrées sur des données internes complétées par des données externes4.

b. Le taux de perte en cas de défaut « Loss Given Default » :

C'est un facteur qui détermine la gravité d'une perte, c'est-à-dire quelle partie de l'exposition au
moment du défaut entraîne une perte en cas de survenance d'un événement de défaut.5
L’évaluation de la perte en cas de défaut tient compte à la fois des caractéristiques de
l’emprunteur : situation financière et défaut sur d’autres prêts et des caractéristiques du prêt :
présence ou non de garanties et valeur des garanties 6. Le LGD est exprimé en pourcentage de
l'exposition en cours à la date de classification d'un débiteur et se calcule par la formule
suivante :

𝐋𝐆𝐃 = 𝟏 − 𝐓𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞
𝐫𝐞𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

c. L’exposition en cas de défaut « Exposure At Default » :

L'Exposition au risque (EAD) est une variable essentielle pour le calcul de la perte attendue et
du capital. Elle correspond au montant de la dette en cours au moment du défaut. L'EAD englobe
à la fois les expositions figurant au bilan et celles hors bilan. Pour tenir compte des expositions
hors bilan, celles-ci sont converties en équivalent bilan en utilisant des facteurs de conversion
réglementaires.7

4
Banque des règlements internationaux(2003). Vue d’ensemble du nouvel accord de Bâle sur les fonds propres
5
Michel dietsch et Joël Petey, mesure et gestion de du risque de crédit dans les institutions financières, 2eed,
revues banque édition, paris, 2008, p110
6
Sardi Antoine & Jacob Henri « management des risques bancaires »éd. afges, 2001, p189
7
7
Complément au rapport pilier 3 publié dans le document de référence le 4mars 2014 : risque de crédit, société
générale p3

8
d. La perte attendue « Expected Loss »:

La perte attendue, représente le montant moyen que la banque anticipe de perdre sur une
période donnée. Pour se prémunir contre cette perte attendue, des provisions sont constituées et
une prime de risque est facturée. L'Expected Loss est calculée à l’aide de l'équation suivante :

𝐄𝐋 = 𝐄𝐀𝐃 × 𝐏𝐃 × 𝐋𝐆𝐃

e. La perte inattendue « Unexpected Loss » :

La perte inattendue représente les exigences minimales en fonds propres établies par les
méthodes de Bâle II. Elle vise à mesurer la volatilité de pertes futures par rapport à la moyenne,
qui correspond à la perte attendue, c'est-à-dire l'écart type de la perte. Pour estimer la perte
inattendue, on utilise la formule suivante :

𝐔𝐋 = ඥ𝐕𝐚𝐫(𝐄𝐀𝐃 𝐢 × 𝐋𝐆𝐃 𝐢 × 𝐢𝐝)

id : la variable indicatrice de défaut, cette formule n’est valable que si et seulement la PD et


LGD sont indépendantes.

f. L’échéance effective « Maturity,Effective maturity » :

Ce paramètre permet de quantifier l’échéance résiduelle de l’exposition.

3. Les normes prudentielles internationales en matière de crédit :

La réglementation prudentielle internationale, issue des efforts du Comité de Bâle qui ont
abouti à une série de réflexions et de recommandations, a subi d'importants changements au
cours des récentes années, montrant ainsi une évolution significative.

A. Ratio de solvabilité :

Bâle I et Bâle II et Bâle III sont des accords internationaux élaborés par le Comité de Bâle sur
le Contrôle Bancaire. Ces accords visent à établir des normes de régulation bancaire pour
promouvoir la stabilité et la solidité du système financier mondial.

a. Bâle I :

L'accord Bâle I, adopté en 1988, a introduit le concept de ratio de solvabilité pour les
banques, également appelé ratio Cooke, qui exigeait des banques qu'elles détiennent un certain
9
pourcentage

10
de leurs actifs en capital réglementaire afin de couvrir les risques liés aux prêts et aux
investissements. Ce ratio était fixé à 8%, signifiant que les banques devaient avoir un capital
équivalent à au moins 8 fois de leurs actifs pondérés en fonction du risque.

b. Bâle II :

Bâle II, introduit en 2004 et mis en œuvre progressivement jusqu'en 2007, est un accord plus
complexe et sophistiqué que Bâle I. Il se compose de trois piliers principaux :

 Pilier 1 « Exigences minimales en fonds propres »


 Pilier 2 « surveillance prudentielle »
 Pilier 3 « Discipline de marché »

Bâle II a permis une meilleure adéquation des fonds propres en fonction des risques encourus
par les banques. Cependant, il a également été critiqué pour sa complexité et sa vulnérabilité à la
manipulation.

c. Bâle III :

Ce nouvel accord est mis en place sur la base de plusieurs objectifs :

 Le renforcement du dispositif réglementaire d’adéquation des fonds propres, par


l’amélioration de la qualité du noyau dur des capitaux des institutions bancaires c’est- à-dire
un ratio de solvabilité plus exigeants de 8 % à 10.5%.
𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
𝐑𝐚𝐭𝐢𝐨 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐯𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é = ≥ 𝟏𝟎. 𝟓
𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 (𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐫é𝐝𝐢𝐭 + 𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 + 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞)

 Un « coussin de sécurité » égal à 2,5 % est institué dans lequel les banques pourront puiser
en cas de difficultés de sorte qu’elles puissent conserver un niveau de capital minimum.
 L’introduction d’un dispositif de « coussins contra cycliques » à travers
l’encouragement du provisionnement dynamique, dans le but de s’assurer que les banques
puissent maintenir un niveau de capital minimum lors de récessions économiques, évitant
ainsi de devoir lever tout de suite de nouveaux capitaux.

Ce coussin représente entre 0% et 2,5% des actifs pondérés au risque. Son but est de
protéger les banques contre la cyclicité des résultats.

B. Provisionnement des créances :

En vertu des normes de Bâle 2 et Bâle 3, les créances sont classées en quatre catégories
distinctes, chacune étant soumise à des provisions spécifiques :

11
a. Créances courantes : Cette catégorie englobe les créances avec des impayés inférieurs à 3
mois. Une provision de caractère de réserve est constituée à hauteur de 3% de ces créances
chaque année.
b. Créances à problèmes potentiels : Il s'agit de créances avec des impayés de moins de 6
mois, le provisionnement pour cette catégorie est fixé à 20%.
c. Créances très risquées : Cette catégorie englobe les créances avec des impayés de moins de
12 mois. Le taux de provisionnement pour ces créances est de 50%.
d. Créances compromises : Ces créances présentent des impayés depuis plus de 12 mois. Elles
sont provisionnées à 100%.
4. La Réglementation Prudentielle En Algérie :

En date du 16 février 2014, le Conseil de la Monnaie et du Crédit (CMC) a établi un nouveau


cadre prudentiel qui est entré en vigueur à partir du 1er octobre 2014. Cette initiative répondait à
la volonté du législateur algérien de se conformer aux normes prudentielles internationales,
notamment celles de Bâle II et Bâle III. Ce cadre se structure de la manière suivante :
- Le règlement 14-01, qui fixe les exigences minimales en matière de fonds propres.
- Le règlement 14-02, qui traite des grands risques et des participations.
- Le règlement 14-03, qui aborde les provisions et la classification des créances.
Ce dispositif aborde principalement les points suivants :

A. Ratio de solvabilité :

Établis en vertu du règlement n°2014-01 du 16 février 2014 qui concerne les coefficients de
solvabilité applicables aux banques et établissements financiers :

a. Coefficient De Solvabilité Global :

« Les banques et établissements financiers sont tenus de respecter en permanence, sur base
individuelle ou consolidée, un coefficient minimum de solvabilité de 9,5 % entre, d’une part,
le total de leurs fonds propres réglementaires et, d’autre part, la somme des risques de crédit,
opérationnel et de marché pondérés»8.

Fonds propres réglementaires


Σdes
risques nets pondérés (crédit, marché, opérationnel)
≥ 𝟗. 𝟓%

8
Article 2 du règlement n°2014-01 du 16 février 2014 portant coefficients de solvabilité applicables aux
banques et établissements financiers
12
b. Coefficients De Solvabilité De Base :

«Les fonds propres de base doivent couvrir les risques de crédit, opérationnel et de marché, à
hauteur d’au moins de 7 %»9.

Fonds propres de base


Σ ≥ 𝟕%
des risques nets pondérés

c. Coussin de sécurité :

«Les banques et établissements financiers doivent également constituer, en sus de la couverture


prévue dans l’article 2 du règlement ci-dessus cité, un coussin dit de sécurité, composé de fonds
propres de base et couvrant 2,5 % de leurs risques pondérés».10

B. Ratio de division des risques :

L’article 4 du règlement n°14-02 du 16 février 2014 relatif aux grands risques et aux
participations stipule : « Toute banque ou établissement financier est tenu de respecter en
permanence un rapport maximum de 25 % entre l’ensemble des risques nets pondérés qu’il
encourt sur un même bénéficiaire et le montant de ses fonds propres règlementaires ».

𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐦é𝐦𝐞 𝐛é𝐧é𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝒆


𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 ≤ 𝟐𝟓%
𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐫é𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

Pour les clients dont les engagements dépassent les 10% des fonds propres de la banque, elle
ne doit pas excéder huit fois de ces derniers en risque encouru, en vertu du 5ème article du
règlement 14-02.

𝐄𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐦𝐞


≤8fois
𝐛é𝐧é𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞>𝟏𝟎%𝐅𝐏𝐍
∑( 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
𝐧𝐞𝐭𝐬

C. Classement et provisionnement des créances :

Les créances sont subdivisées en deux catégories : les créances courantes et les créances
classées.

9
Article3 du règlement n°2014-01 du 16 février 2014 portant coefficients de solvabilité applicables aux
banques et établissements financiers.
10
Article4 du règlement n°2014-01 du 16 février 2014 portant coefficients de solvabilité applicables aux

13
banques et établissements financiers

14
a. Les créances courantes : Dénommées aussi créances performantes, les créances qui sont
remboursées à temps et qui n’ont pas des problèmes d’impayés. « Article 4 du règlement
N°14-03 : Sont considérées comme créances courantes, les créances dont le recouvrement
intégral dans les délais contractuels parait assuré. Sont aussi incluses dans cette classe :
 Les créances assorties de la garantie de l'Etat.
 Les créances garanties par les dépôts constitués auprès de la banque ou de l’établissement
financier prêteur.
 Les créances garanties par les titres nantis pouvant être liquidés sans que leur valeur ne soit
affectée.
b. Les créances classées : Sont aussi dites créances non performantes qui ont un problème de
remboursement et qui souffrent d’impayés. La règlementation algérienne dans l’article 5 du
même règlement classifie ces créances en trois catégories qui sont :
 Les créances à problèmes potentiels : Les créances à problèmes potentiels sont des créances
non remboursées depuis trois mois (90 jours).
 Les créances très risquées : Les créances très risquées sont des créances qui n’ont pas été
remboursées depuis six mois (180 jours).
 Les créances compromises : Les créances compromises sont des créances qui souffrent
d’impayé de plus d’un an (360jours).

Les normes concernant la classification et le provisionnement des créances sont énoncées


dans l'article 5 du règlement N° 14-03, et présentées dans le tableau ci-dessous :
Classe Durée de l’impayé Taux de provisionnement
Créances courantes <90 jours Provisionnement général à hauteur de 1%
annuellement jusqu’à atteindre un niveau
total de 3%.
Créances classées :
-A problèmes potentiels [90;180[jours 20%
-Très risquées [180;360] jours 50%
-compromises > 1 an 100%
Tableau N°1 : Classement et provisionnement des créances

15
Section 02 : Méthode et outils de gestion du risque crédit
1. Approche basée sur les risques :

« La Supervision Basée sur les Risques a été introduite pour apprécier le fonctionnement des
banques en fonction de leurs profils de risque. C’est un processus de contrôle proactif, basé
essentiellement sur le profilage du risque des établissements assujettis, en vue de disposer
d’une évaluation précise de leur solidité financière individuelle et de la qualité de leur
gouvernance, sur une base d’exploitation normale. L’objectif étant d’arriver à canaliser les
ressources de contrôle, en priorité, vers l’identification des activités et pratiques
susceptibles de générer les risques les plus importants d’une banque individuelle ainsi
que les institutions présentant les profils de risque les plus élevés et susceptibles de mettre
en péril la stabilité du système bancaire et financier dans son ensemble, Cet objectif est
atteint à travers les actions suivantes:

 La détermination du profil de risque des établissements assujettis.


 L’anticipation des difficultés individuelles et systémiques »11.
2. Systèmes de détection précoce des risques « Early warning system » :
Les autorités de contrôle mettent en œuvre des outils concrets et des instruments afin
d'assurer efficacement leur rôle de supervision bancaire et de maintenir la stabilité financière.
Parmi ces mesures figurent la mise en place des systèmes d'alerte précoce « qui ont pour but
d’identifier rapidement les établissements dont la situation financière apparaît préoccupante et
mérite une attention particulière de la part des superviseurs et cela via une analyse de la santé
financière des banques ».12 Parmi ces derniers on trouve :

A. Système de notation bancaire :

« Le système de notation bancaire (SNB) mis en place par la Banque d’Algérie, est une
méthode de supervision uniforme, inspirée de la méthode « CAMELS » et des meilleures
pratiques internationales. Il se fonde sur l’évaluation des indicateurs de performance et de
solvabilité des institutions financières. Grâce à son approche prévisionnelle des risques, ce
système permet :

 Une réaction ciblée et rapide de la Commission Bancaire, par la prise de mesures correctives
adéquates permettant de faire face aux difficultés rencontrées par une institution financière.

11
Banque de la République Burundi. MISE EN PLACE DE LA SUPERVISION BASEE SUR LES RISQUES.
Page1-2. (en ligne), sur [Link]
consulté le 07/08/2023
12
Faouzi Abdennour, Siham Houhou, Un modèle d'alerte précoce de difficultés bancaires pour les pays
16
émergents, Dans Économie internationale 2008/2 (n° 114), pages 69 à 92

17
 Une réduction significative du coût de la supervision, par une meilleure appréhension du
profil de risque de chaque institution financière et une utilisation plus rationnelle des
ressources.
 Un ciblage des établissements bancaires en difficultés »13.
B. Les stress test : 14

Les stress tests sont des exercices prospectifs qui visent à évaluer l'impact de scénarios
défavorables graves mais plausibles sur la résilience des entreprises financières. Ils impliquent
l'utilisation de modèles et de données au niveau de l'entreprise ou à l'échelle du système et
peuvent s'appuyer sur des scénarios historiques ou hypothétiques. Les autorités de contrôle
utilisent des tests de résistance pour évaluer la résilience potentielle des entreprises
financières face à un ensemble prédéfini de risques. Les banques centrales effectuent
également des tests de résistance couvrant tout ou partie du secteur financier pour surveiller
les risques à l'échelle du système à des fins de stabilité financière.

13
Rapport de la banque d’Algérie 2012 : l’évolution économique et monétaire », chapitre vii « contrôle et
supervision bancaire » page 106.

18
14
Stress testing - Executive Summary, le 30 nov. 2021, sur [Link]
, consulté le 10/08/2023

19
Conclusion :

Ce chapitre a permis une compréhension approfondie du risque de crédit, de la


réglementation qui le régit et des outils de gestion associés à savoir l’approche basée
sur les risques ainsi que le système de détection précoce.

Dans la crise financière de 2007, la capacité des systèmes bancaires à résister aux
chocs extrêmes est devenue un élément encore plus important, d’où les stress test ont
pris une place prépondérante dans la gamme des outils de supervision et de gestion
des risques. Les stress tests feront alors l’objet de notre prochain chapitre.

20
21
Chapitre 02 : Stress test comme outil de supervision bancaire

Après la crise financière de 2007, la résilience des banques face aux chocs extrêmes est
devenue d'une importance capitale. C'est pourquoi le "stress testing" occupe aujourd'hui une
position essentielle parmi les outils de gestion et de gestion des risques. Le Chapitre 02 de notre
étude définit le rôle essentiel des stress tests en tant qu'outil de supervision bancaire. Il se penche
sur la manière dont les stress tests sont utilisés pour évaluer et gérer les risques dans le secteur
bancaire. En se concentrant sur des concepts fondamentaux, il examine les objectifs des stress
tests, tout en explorant les différentes approches utilisées pour leur mise en œuvre. De plus, ce
chapitre décortique la typologie des stress tests, en mettant l'accent sur les divers types de
scénarios et d'approches utilisés pour évaluer la résilience des institutions financières.

22
Section 01 : Concepts de base de stress test
1. Définition de stress test :

Un test de résistance bancaire, ou « stress test », est un exercice consistant à simuler des
conditions économiques et financières extrêmes mais plausibles afin d’en étudier les
conséquences sur les banques et de mesurer leur capacité de résistance à de telles situations. Ces
tests sont menés par les banques centrales ainsi que les banques commerciales.15
Selon Paul Hilbers et Matthew T. Jones « le test de résistance évalue la sensibilité d’un
portefeuille à un choc donné. Il mesure les variations de la valeur du portefeuille sous l’effet de
changements dans les facteurs de risques sous-jacents. Les changements qui sont pris comme
hypothèses, sont en général suffisamment importants pour soumettre le portefeuille à des
tensions (ils sont considérés comme exceptionnels), mais pas au point de paraître
invraisemblables »16.

2. Objectif des stress tests :17


 Faciliter l'identification des facteurs de risque les plus pertinents :

Les événements et les scénarios plausibles permettent la réactivité d'un ou plusieurs facteurs
de risque à des changements dans le modèle de risque et dans l'environnement externe pour être
étudiés.

 Améliorer la transparence et promouvoir la communication des risques :

Comprendre la relation de cause à effet entre les contraintes et les changements dans le profil
de risque d'une entreprise permet à la haute direction d'accroître la transparence dans toute
l'entreprise et de prendre des décisions d'affaires rapides.

 Évaluer la viabilité du plan d'affaires :

La prévision de l'impact des scénarios sur le plan d'affaires d'une entreprise peut prouver sa
viabilité ou dévoiler ses limites.

 Tester la robustesse des modèles de risque :

La vérification de la sensibilité des modèles à des contraintes différentes et divergentes peut


aider à évaluer l'efficacité et la robustesse des outils ou des modèles de risque.

15
[Link] consulté le 10/08/2023
16
Paul Hilbers et Matthew T. Jones, « Et si… », FMI, Finances & Développement, Décembre 2004, p 1.
23
17
Patrik Asselmann, Stress testing and scenario analysis:”the ISA approach

24
 Définir les déclencheurs et les limites de risques :

L'exécution de stress tests et d'analyses de scénarios permet à une entreprise d'évaluer la


pertinence des limites de risques ainsi que de leurs points de déclenchement.

3. Champs d’application et Approches de stress tests :


A. Champs d’application des tests de résistance :
a. Micro stress test :18

Un test de résistance micro prudentiel est conçu pour évaluer la résilience d'une banque à
l’échelle individuelle aux vulnérabilités macroéconomiques et financières et aux chocs
respectifs. Les instruments, mécanismes et mesures dont dispose le superviseur sont
généralement appliqués au niveau des banques.

b. Macro stress test :

Un test de résistance macro prudentiel est conçu pour tester la stabilité de groupes
d’institutions financières aux chocs financiers et économiques qui, individuellement ou en tant
que système peuvent affecter l'ensemble de l'économie.19
Les macro-stress tests sont menés dans le cadre de la supervision bancaire par les banques
centrales et le FMI, en proposant des scenarios de crise communs aux différentes institutions et
en tenant compte des interactions entre elles, afin de tester aussi bien la solidité financière des
banques et des établissements financiers que la stabilité et la résilience du système financier
lorsqu’il est touché d’une crise de contagion. Les macro-stress tests agissent aussi comme un
dispositif d’alerte précoce et de prévention en périodes de crises.20
B. Approches des stress tests :
Les tests de résistance macroéconomiques, basés sur les simulations microéconomiques,
présentent des défis méthodologiques, notamment quantifier l'impact global du choc sur les
portefeuilles des intermédiaires, avec deux approches possibles pour obtenir des résultats à
l'échelle du système qui sont :

a. Top Down « descendante » : Dans laquelle les autorités elles-mêmes (généralement les
banques centrales ou les autorités de surveillance) appliquent le choc soit à des données
bancaires individuelles, soit à un portefeuille agrégé du système bancaire et analysent son
effet

18
Banque des Règlements Internationaux. Stress-testing banks – a comparative analysis , p.06

25
19
Banque Nationale de la Serbie, « What is a stress testing ? »
20
FELL J. « Overview of Stress Testing Methodologies: From Micro to Macro »

26
sur le système bancaire dans son ensemble. 21 Cette approche présente l’ensemble des
caractéristiques suivantes:22
 Elle est fondée sur des hypothèses ou des scénarios généraux ou systémiques (macro
prudentiels) conçus par des autorités compétentes ou macro prudentielles et applicables à
tous les établissements pertinents.
 Les autorités compétentes ou les autorités macro prudentielles gèrent le processus et
calculent les résultats avec une participation plus faible des établissements que dans le cas du
test de résistance ascendant.
 Elle repose principalement sur des données agrégées des établissements et des informations
moins détaillées, en fonction des hypothèses du test de résistance, ou est parfois fondé sur
des données plus détaillées des établissements si les autorités le jugent nécessaire.
 Elle garantit un cadre uniforme et commun ainsi qu’une évaluation comparative de l’impact
d’un exercice donné de tests de résistance pour l’ensemble des établissements.

b. Bottom Up « ascendante » : Dans laquelle les autorités définissent le choc


macroéconomique (ou un ensemble de chocs), laissent les intermédiaires évaluer son impact sur
leurs bilans, puis agrègent les résultats au niveau des banques afin d’obtenir l’effet global. Cette
approche présente l’ensemble des caractéristiques suivantes :

 Elle est fondée sur des hypothèses ou des scénarios propres à l’établissement, avec
l’imposition d’éventuelles contraintes prudentes par les autorités.
 Elle est fondée sur des données propres à l’établissement et sur un niveau potentiellement
élevé de granularité des données, avec la possibilité d’utiliser des données externes pour
obtenir des informations supplémentaires.
 Elle concerne des portefeuilles particuliers ou l’établissement dans son ensemble et permet
de produire des résultats détaillés sur l’impact potentiel des concentrations d’expositions, des
liens de l’établissement et des probabilités de contagion aux taux de pertes de
l’établissement.

Section 02 : Typologie, scenario et mise en œuvre des stress tests


1. Typologie des stress tests :

Les types de stress tests varient selon leur degré de complexité. On distingue principalement
trois types :

21
Les tests de résistance bancaires [Link]

27
22
European banking authority. Orientations sur les tests de résistance des établissements.

28
A. Analyse de sensibilité :

Désigne un test de résistance mesurant l’impact potentiel d’un facteur de risque unique
spécifique ou de facteur de risque multiple simple, sur les fonds propres ou la liquidité pour un
portefeuille particulier ou pour l’établissement dans son ensemble.23

B. Analyse de scénarios :

« Les tests de résistance avec scénarios, de leur côté, mesurent l’impact des changements d’un
groupe de variables constituant un scénario exceptionnel mais plausible ». 24
« Ce type de tests de résistance peut être basé, soit sur un événement survenu au passé qui
permet d’anticiper et d’analyser les résultats induits face à de telles crises. (Ici, on parle de tests
de résistance « historique ») qui sont également utiles pour analyser l’effet de plusieurs facteurs
corrélés, soit sur un évènement plausible et qui permet la simulation d’un choc qui n’a pas encore
eu lieu (il est dit dans ce cas « paramétrique »). Qui vise à reproduire des conditions de marché
extrêmes, les répercussions de ces crises virtuelles sont analysées pour mieux comprendre leurs
impacts sur les positions de la banque »25.

C. Stress test inversé :

Le stress testing inversé, tel que défini par KPMG, est un processus visant à repérer et
analyser les scénarios susceptibles de menacer la stabilité d'une institution, dans le but de : 26

 Explorer les vulnérabilités du business model.


 Engager les cadres dirigeants.
 Confronter la possibilité d’échec.
 Intégrer d’avantage la gestion des risques dans la prise de décision.
 Améliorer les plans de contingence.

23
European banking authority. Orientations sur les tests de résistance des établissements. Page 06.
24
Dr. TARI Mohamed Larbi, Stress Test, Outil de la supervision bancaire application sur le risque de crédit -
Cas de la Banque d’Algérie, Journal of Research and Business Studies, Volume 2, Numéro 1, Pages 53-82
25
Les tests de résistance bancaires [Link] Page 5.
26
KPMG, « Quantitative risk analysis – stress testing ans scenario analysis », Mai 2012, page 20.

29
1- Définir les pertes significatives

2- Développer les scénarios conduisant à ces pertes

3-Evaluer l'impact de ces scénarios

4-Développer des plans d'actions: les plans préventifs et les plans continegence

Source : établi par moi-même


Figure N°1 : Processus d’un stress test inversé

2. Approches et types des scenarios :

A. Approches des stress tests :27


Ce sont des simulations faites selon certaines hypothèses qui découlent de l'approche
historique ou hypothétique et qui constituent un ensemble d'événements projetés sur des périodes
de temps étudiées afin de prévoir des situations de crise possibles dans le futur. Les scénarios
peuvent être complexes, impliquant des changements et des interactions entre de nombreux
facteurs au fil du temps, comme ils peuvent être sous forme de tests de sensibilité, développés de
manière moins complexe, qui se déclenchent avec un seul événement perturbateur et qui donne
lieu à une cascade d'effets. Les scénarios de stress test sont des évènements extrêmes,
difficilement prédictibles, c'est pour cela que les modèles compatibles de scénarios ne peuvent
être facilement construits.
Il existe deux scénarios distincts qui sont construits dans l’implémentation d’un stress-test au
niveau de l'économie. On a les scénarios de base et les scénarios de stress macroéconomiques.
Les premiers reflètent la situation normale (courante) de l’économie et les scénarios de stress
macroéconomiques décrivent les effets des évènements adverses extrêmes mais plausibles sur les
conditions macroéconomiques.

a. Approche historique :28

L’analyse de scénario historique simule le même environnement macro financier, autrement


dit, elle consiste à reproduire les paramètres des crises passées dans les scénarios de crises
conçus et d’en déduire l’impact sur les facteurs de risques de marché actuels. Cependant, la
qualité des scénarios proposés sera déterminée par le choix de ces périodes de crise. Cette
approche est un outil de suivi des risques de précaution, car on peut en déduire comment les
institutions financières

27
Memoire « stress test outil de supervision bancaire » Djebra Toufik Mars 2016.
30
28
Viktoryia Pilinko &Andrei Romancenco, A Macro-financial Model for Credit Risk Stress testing: The Case of Latvia,
SSE riga , March 2014

31
ont résisté à des chocs extrêmes par le passé. la crise historique 29. En outre, comme les scénarios
historiques sont purement rétrogrades, ils ont tendance à négliger les développements récents et
les vulnérabilités actuelles. Par conséquent, la conception des scénarios devrait tenir compte des
changements systématiques et spécifiques à l'institution dans le présent et dans un avenir proche,
et être donc tournée vers l'avenir

b. Approche hypothétique :

Un autre principe inhérent aux scénarios de stress, également appelés scénarios hypothétiques
diffère de l'approche antérieure en prévoyant les crises par la manipulation de paramètres
imaginaires. Dans cette méthode, un scénario consiste en un événement ou une combinaison
d'événements économiques dont la probabilité est établie par des experts. Cette approche met en
avant le concept de plausibilité, une notion subjective qui ne se base pas sur la probabilité, mais
plutôt sur la faisabilité d'une situation fictive qui reste ancrée dans une réalité plus ou moins
crédible. En pratique, les scénarios hypothétiques prennent souvent la forme d'extensions ou de
variations de scénarios historiques, et leur degré de plausibilité peut être évalué à travers des
relations statistiques et économiques entre les facteurs de risque.
B. Type des scenarios :
Il existe divers types de scénarios de tests de stress, et leur classification se présente comme
suit :

a. Par degré de sévérité des événements :


 Base line :

« Il caractérise la situation normale où aucun évènement extrême ou choc ne survient. Il


s’agit uniquement de la projection des données historiques de l’établissement concerné sans
appliquer un stress. Ce type de scénarios est considéré comme scénario de référence »30.

 Modéré :

C’est le scénario le moins utilisé par rapport au scénario de base et au scénario adverse. Il a
un degré de sévérité moyen, dont il suppose un choc léger qui ne conduira pas obligatoirement
l’établissement à la faillite.

29
Autorité des Marchés Financiers. Utilisation des stress-tests dans le cadre de la gestion des risques, février 2017,
p9.
30
European banking authority. Orientations sur les tests de résistance des établissements. Page8
32
 Sévère :

« Il consiste à identifier des situations susceptibles de menacer durablement l’équilibre entre


ses emplois et ses ressources et potentiellement l’existence de l’établissement financier, sans
référence nécessaire à l’histoire. Ce test consiste à appliquer, a posteriori, des variations de
facteurs de risque défavorables ou adverses, aux expositions réelles de la banque (exemple,
chute de la liquidité, disparition de certains marchés, baisse du rating…) »31.

b. Par nature :
 Scenario synthétique : Ces scénarios décrivent les conditions hypothétiques qui peuvent se
produire mais qui n'ont pas été observés dans le passé. Les scénarios synthétiques nécessitent
donc plus d'hypothèses des données liées à l’approche historique.
 Scénario propre aux établissements bancaires et financiers : Ces scénarios désignent des
événements qui sont adaptés à l'exposition au risque d'un établissement ou d'un portefeuille
particulier. En effet, les expositions à certains risques, conditions et événements spécifiques
peuvent avoir une incidence financière significativement différente d’une institution à l’autre.
c. Par facteur :
 Scenario à un seul facteur : C’est le scénario qui suppose qu’un seul facteur uniquement est
soumis au choc tandis que les autres facteurs restent inchangés. Autrement dit, il s’agit d’un
évènement déclencheur qui consiste à utiliser un ou plusieurs scénarios modifiant une seule
variable et les autres variables restent stables.
 Scenario à multiples facteurs : Généralement, si une variable de marché subit un choc
d’autres variables réagissent, c’est la raison pour laquelle les institutions financières ont
développé des scénarios qui permettent la variation de plusieurs facteurs simultanément.
3. Mise en œuvre des stress test :
Mettre en œuvre un stress test afin d'évaluer la vulnérabilité d'une banque ou du système
bancaire dans son ensemble constitue un processus en plusieurs étapes :

A. Identification des vulnérabilités et des facteurs de risques :

Au début du processus de stress-testing, la première étape consiste à identifier les


vulnérabilités majeures et les facteurs de risque clés. Plutôt que de tenter de tester tous les
facteurs de risque imaginables pour un portefeuille ou un système, l'approche consiste à
restreindre le champ d'analyse. En se concentrant sur les points faibles spécifiques d'un système
financier, cette méthode permet une simulation de crise plus précise. Cela permet aux
chercheurs d'ajuster l'exercice de

33
31
Les tests de résistance bancaires [Link] Page 4

34
manière plus efficace, de mieux comprendre les vulnérabilités inhérentes au système et d'optimiser
l'utilisation des ressources disponibles.

B. Conception et étalonnage des scénarios :

Après avoir identifié les principales vulnérabilités, la prochaine étape est de concevoir des
scénarios de stress qui serviront de base aux tests. Cette phase implique d'examiner les données
et les modèles disponibles pour déterminer les éléments qui pourraient être utilisés pour évaluer
le comportement du système face aux vulnérabilités identifiées. Lors de la conception des
scénarios, il est important d'intégrer des éléments tels que la sélection préalable des types de
risques à étudier, la détermination du nombre de facteurs de risque à considérer ainsi que des
paramètres à mettre en évidence. Le choix entre des approches de scénarios historiques ou
hypothétiques, ainsi que la durée de la simulation, sont également des éléments clés de cette
étape.

C. Évaluation des vulnérabilités face aux facteurs de risque :

Une fois les scénarios élaborés, plusieurs indicateurs peuvent être employés pour mesurer
l'impact des perturbations. Dans ce contexte, les Indicateurs de Solidité Financière (Financial
Soundness Indicators) sont utilisés pour quantifier l'importance systémique des diverses sources
de risques. Ces indicateurs visent à saisir la sensibilité d'une institution ou d'un système financier
face à des risques spécifiques tels que la liquidité ou le crédit. En outre, ils fournissent des
données essentielles pour évaluer la stabilité financière et obtenir une vue d'ensemble complète
des vulnérabilités du système.

D. Interprétation et publication :
a. Interprétation :

Pour analyser et interpréter les résultats obtenus à l'issue des tests, il est nécessaire de se référer
à divers indicateurs qui dépendent des tests effectués et de la catégorie de risque mise à
l'épreuve. Les résultats des stress tests peuvent s'avérer utiles pour évaluer l'impact de variations
significatives dans les variables clés. Cependant, il est important de ne pas les considérer comme
une mesure précise des pertes potentielles.

b. Publication :

La publication des résultats peut entraîner des défis liés à la confidentialité et à l'interprétation.
Les institutions participantes peuvent être réticentes à partager des informations pouvant
identifier des entreprises spécifiques, par crainte d'une perception négative des marchés ou d'une
utilisation abusive par des concurrents. Certains analystes pourraient également percevoir les
scénarios sélectionnés comme reflétant un point de vue officiel sur le scénario le plus probable
35
ou le plus

36
préoccupant, même si ce n'est pas nécessairement le cas. Néanmoins, la publication de résumés
ou de données agrégées concernant les résultats des tests de résistance menés par de nombreux
pays suggère que ces problématiques peuvent être surmontées.

37
Conclusion :

Nous avons pu toucher du doigt les différentes notions relatives au stress test ainsi
que leur méthodologie d’application à travers les sections précédentes.

Nous concluons que la fragilité persistante de la conjoncture économique ainsi que


les pressions réglementaires accrues ont fait surgir la pertinence du stress testing. Cet
outil occupe de plus en plus, une place cardinale dans le management des risques au
sein des banques à travers le monde.

Les banques ont généralement recours au stress test afin de mettre en exergue les
évènements susceptibles de nuire à leur performance et compromettre leur viabilité,
anticipant ainsi les risques découlant des fluctuations du marché et y faisant face. Ce
chapitre va nous faciliter le développement et l’enchainement des différentes étapes lors
du déroulement de notre étude pratique, objet du chapitre suivant.

38
39
Chapitre 03 : Etude de cas pratique
Pour concrétiser les concepts discutés dans le travail théorique, cette étude s'engage à présent
dans une application concrète des connaissances acquises, mettant en avant les notions
assimilées liées aux tests de résistance bancaire.
Ce chapitre se consacre à une étude de cas concrète dont l'objectif est d'appliquer un stress
test de risque de crédit, afin d'évaluer et de quantifier son impact sur la situation d'une banque
spécifique. Les stress tests de crédit seront réalisés sur le portefeuille d'engagements de la
banque, suivis d'une analyse des conséquences.
La partie pratique est divisée en trois sections distinctes. En premier lieu, la structure au sein
de laquelle le stage a été réalisé sera présentée, à savoir la Banque d'Algérie, ainsi que la
Direction Générale de l'Inspection Générale (DGIG). Ensuite, la deuxième section fournira un
aperçu du Financial Projection Model (FPM), l'outil utilisé pour appliquer les stress tests au sein
de la DGIG. Enfin, la troisième et dernière section se concentrera sur l'étude de cas.
Dans cette dernière section, le scénario de stress appliqué sera exposé, suivi du calcul de son
impact sur la situation de la banque étudiée. Les résultats obtenus seront soigneusement analysés
et interprétés, en vue de conclure avec des suggestions et des recommandations pertinentes.

40
Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil
1. Présentation de la Banque d’Algérie :

La Banque d'Algérie, fut créée par la loi numéro 62-144 votée par l’Assemblée constituante le
13 Décembre 1962, portant création et fixant les statuts de la Banque Centrale.
C’est un établissement national autonome, entièrement détenu par l'État et basé à Alger. Elle
est dirigée par un Gouverneur et trois vice-Gouverneurs nommés par le Président de la
République. Le Conseil d'administration comprend le Gouverneur, les trois vice-gouverneurs et
trois fonctionnaires de haut rang en matière économique et financière. Quant à la surveillance de
la Banque d’Algérie, elle est assurée par un Censorat composé de deux Censeurs nommés par
décret présidentiel, sur proposition du Ministre des Finances. La Banque d'Algérie est considérée
comme un acteur commercial dans ses relations avec les tiers.32

A. Organisation de la Banque d’Algérie :33

Afin d’accomplir ses missions, la Banque d’Algérie est organisée au niveau central en :
 Sept directions générales s'occupant des département d'études, d’inspection et des activités
bancaires.
 Deux directions générales gérant les aspects spécifiques liés à l'émission de billets et à la
formation bancaire.
 Deux directions générales chargées de la gestion administratives et des moyens de la banque.

B. Missions de la Banque d’Algérie34 :

La Banque d'Algérie a plusieurs missions importantes :

 Elle veille à la stabilité des prix en tant qu'objectif de la politique monétaire.

 Elle est chargée de régler la circulation monétaire, de diriger et de contrôler la distribution du


crédit, et de réguler la liquidité.

 Elle veille à la gestion appropriée des engagements financiers envers l'étranger et régule le
marché des changes en conformité avec les engagements internationaux de l'Algérie.

32
Ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit, articles n°9, n°10, n°11, n°12, n°18.
33
L’organigramme de la Banque d’Algérie est joint dans l’annexe 01
34
Banque D’Algérie, Présentation de la Banque d’Algérie, disponible sur : [Link]
[Link]/pdf/rô[Link].

41
 La Banque d'Algérie surveille le bon fonctionnement, l'efficience et la sécurité des systèmes
de paiement, en édictant les règles applicables par le biais de règlement du Conseil Monétaire
et Bancaire.

 Elle a le privilège exclusif d'émettre la monnaie fiduciaire, c'est-à-dire les billets de banque et
les pièces de monnaie, en déterminant leurs caractéristiques et en contrôlant leur fabrication
et destruction.

 La Banque d'Algérie établit les conditions d'autorisation pour les banques et les
établissements financiers, qu'ils soient nationaux ou étrangers, pour opérer en Algérie, et elle
définit les normes qu'elles doivent respecter en permanence.

2. Présentation de la Direction Générale de l’Inspection Générale :35

La Direction Générale de l’Inspection Générale (DGIG) exerce, sous l’autorité de la


Commission Bancaire (CB), une surveillance prudentielle des banques et établissements
financiers et veille au respect des dispositions légales et réglementaires qui leur sont
applicables.
La DGIG est chargée d'effectuer les contrôles sur pièces et d’exercer des missions du contrôle
sur place par ses agents.

A. Présentation de la Direction du Contrôle sur Pièces :

Dans le cadre de son deuxième rôle visant à garantir le respect des normes prudentielles
régissant les activités bancaires, la Direction du Contrôle sur Pièces (DCP) a pour mission de
repérer toute anomalie ou fragilité, qu'elles soient d'ordre financier ou prudentiel, dans la
situation des banques et établissements financiers assujettis. Elle rédige ensuite des rapports
qu'elle transmet immédiatement à la Commission Bancaire, seule entité habilitée à prendre des
mesures appropriées pour remédier à ces problèmes36.
La DCP est composée en deux sous Directions :

 Sous-direction de contrôle des banques et établissements financiers.


 Sous-direction de surveillance de système bancaire.

Notre stage pratique a été effectué au niveau de la Direction Générale de l’Inspection Générale
(DGIG) puisque les tests de résistance sont élaborés au niveau de cette dernière, et plus
précisément à la sous-direction de la surveillance du système bancaire.

35
L’organisation de la Direction Générale de l’inspection Générale est jointe dans l’annexe 2
36
Rapport Banque d’Algérie 2018, p 87. Disponible sur : [Link]
[Link]/pdf/rapportba_2018/chap7_2018.pdf.

42
Section 02 : présentation du modèle FPM 2.0
1. Description du modèle 37 :

Initialement développé par Murat Arslaner, Joon Soo Lee et Joaquin Gutierrez, le modèle de
projection financière FPM avait pour objectif d'évaluer la santé financière des banques en tenant
compte de divers risques interconnectés tels que le crédit, les taux d'intérêt et la liquidité. Cette
première version a été créée en 2008 en réponse à la crise financière mondiale, dans le but
d'aider les autorités à évaluer et à atténuer les risques auxquels les banques étaient confrontées.
La version améliorée du modèle, FPM 2.0, bénéficie de méthodologies et d'une structure
simplifiée, basées sur l'expérience de sa mise en œuvre dans divers pays et sur les retours
d'experts financiers du Groupe de la Banque mondiale. FPM 2.0 permet de projeter les états
financiers des banques, ainsi que les taux réglementaires et les indicateurs de performance, en
fonction d'un ensemble d'hypothèses concernant les actifs, les passifs, les capitaux, la liquidité,
les positions en devises, les revenus et les dépenses des banques.
Destiné principalement aux superviseurs et aux organismes de régulation, le modèle FPM 2.0
est un outil analytique polyvalent qui renforce leur capacité à évaluer la vulnérabilité du système
bancaire à la fois à l'échelle individuelle et globale. Les banques elles-mêmes peuvent également
utiliser ce modèle pour projeter leur rendement et leurs résultats. Correctement utilisé, le FPM
2.0 offre une perspective solide et claire de la dynamique financière des banques de manière
rapide et efficace, tout en pouvant être complété par d'autres outils analytiques pour élaborer des
scénarios plus réalistes et cohérents.

2. Utilisation du modèle :

Le modèle, en tant qu'outil d'analyse polyvalent, peut être principalement utilisé dans les
domaines suivants 38 :

 Évaluation de la viabilité des banques en utilisant différents scénarios et stress tests de


manière dynamique, en évaluant leur solvabilité et leur liquidité.
 Évaluation du coût de liquidation de la banque en fonction de diverses hypothèses, y compris
les taux de récupération anticipés des actifs.
 Calcul de la valeur actuelle de la banque par le biais d'une approche basée sur les revenus, en
utilisant une analyse de flux de trésorerie actualisés.

37
World Bank Group, ARSLANER M, The Financial Projection Model 2.0 and its Implementation into Stress Testing
and Other Projections, p4et p5. Disponible sur : [Link]
[Link]é le 28/07/2023
38
Ibid. page 5 et 6

43
 Réalisation d'autres projections liées à la recapitalisation, aux fusions bancaires, à la
restructuration et à la planification des activités.
3. Les conditions préalables à l’utilisation du modèle :

Le FPM fonctionne en se basant sur une base de données « DataBase » qui est créée grâce au
mappage « Mapping » de tous les Reportings reçus de la banque impliquée dans la projection.

A. Les Reportings :

Les Reportings sont la compilation de toutes les informations transmises par les banques et les
établissements financiers concernant leurs activités sur une période de 12 mois. Ils sont
regroupés selon la classification suivante :

a. Les états comptables périodiques :

Il s'agit de la déclaration des éléments du bilan et du hors bilan ainsi que ceux du tableau de
résultats. Le modèle 6000 : il s’agit d’une déclaration trimestrielle qui contient tous les éléments
du bilan (actif et passif) et du hors bilan. Quant au modèle 6001, il s’agit d’une déclaration
semestrielle du compte des résultats qui détaille les charges et les produits liés à l’activité.

b. Les déclarations prudentielles :


 Coefficient de solvabilité : Ce composant englobe toutes les données nécessaires pour le
calcul du total des fonds propres réglementaires, le total des risques pondérés incluant le
crédit, l'opérationnel et le marché, ainsi que le coefficient de solvabilité.
 Coefficient de liquidité : Ce composant renferme les éléments essentiels pour évaluer le
total des actifs disponibles réalisables à court terme et des engagements de financement
reçus, le total des exigibilités à vue et à court terme ainsi que des engagements donnés, et le
ratio de liquidité.
c. Autres informations :

Ces informations sont considérées comme essentielles pour les stress tests et ne sont pas
incluses dans les reportings réglementaires. Elles comprennent :

 L'état d'évolution des créances classées qui contient des informations sur la qualité des
créances telles que les nouvelles créances douteuses, les rééchelonnements, les
recouvrements et les rachats.
 L'état des prêts et emprunts interbancaires utilisé pour élaborer la matrice interbancaire.
B. Le Mapping :

Pour se conformer aux formats standards du FPM, il est essentiel de suivre une étape cruciale
appelée "Mapping". Cette phase permet de traiter les données provenant des Reportings en

44
effectuant des ajustements, des retraitements, des reclassements...etc. En plus de son aspect
formel, ce processus est indispensable pour prévenir toute incohérence qui pourrait fausser les
hypothèses de projection lors de l'exploitation des informations.
L'application comprend trois feuilles sur Excel :

 CBA Input : Cette feuille contient les données reçues des banques sous forme de Reportings.
 CBA Data : C'est une feuille réservée à l'ensemble des traitements nécessaires.
 FPM Data : Cette feuille contient le résultat final du Data Base après les différents traitements.
4. Architecture du modèle :39
Selon le modèle de la Banque d'Algérie, le FPM 2.0 est organisé en 12 feuilles Excel,
réparties de la manière suivante :

A. Dashboard (tableau de bord) :

Ce tableau est divisé en deux parties distinctes :

 La partie supérieure contient les paramètres qui permettent de personnaliser le


fonctionnement du modèle FPM en fonction des besoins et des objectifs de l'utilisateur.40
 La partie inférieure présente un schéma qui représente le processus de construction du FPM.41
B. Data entry (entrée de donnée) :
La feuille "Data Entry" ou "Data Input" est cruciale pour le bon fonctionnement du FPM.
Elle importe intégralement toutes les informations contenues dans la base de données (les
reportings) de la banque soumise à la projection, en préservant leur format, sur une période
de projection allant de 1 à 12, ainsi que la période 0, qui correspond à la dernière période
d'envoi d'informations par la banque.
C. Mapped data (données mappées) :

Cette feuille présente des similitudes avec la précédente, mais elle comporte également
quelques particularités. En effet, elle effectue un recalcul des totaux pour chaque poste afin de
vérifier l'exactitude des données importées depuis Data Entry. De plus, elle dispose d'une
colonne supplémentaire appelée "Ajustements" qui permet d'effectuer certains traitements sur la
dernière période, si nécessaire.

39
Assimilé lors de notre stage à la Banque d’Algérie.
40
Paramètres du FPM sont jointes dans l’annexe 3.
41
Les étapes de construction du FPM sont jointes dans l’annexe 4.

45
D. BS assumptions (hypothèses du bilan) :

Les hypothèses sont des pourcentages utilisés pour projeter les données à partir de Mapped
Data. Dans la feuille "BS Assumptions," nous calculons les hypothèses de projection pour la
situation comptable 6000, qui peuvent être des taux de croissance lorsque les comptes sont
indépendants ou des rapports entre des comptes et leurs comptes dépendants. Nous calculons
également les hypothèses pour les déclarations prudentielles, en nous basant sur les taux de
croissance.

E. PLA Assumptions (Hypothèses du Compte de Résultat) :

Dans la feuille PLA Assumptions, nous calculons les hypothèses de projection pour les
comptes de la 6001 (comptes de résultat) en utilisant le même principe que pour les hypothèses
de la 6000, tout en se basant également sur les données de Mapped Data.
Chacune de ces feuilles, BS Assumptions et PLA Assumptions, contient une colonne intitulée
"Average" qui calcule le taux moyen des hypothèses de projection, ainsi qu'une autre colonne
appelée "Calibrage", par laquelle le régulateur ajuste les hypothèses selon son évaluation afin de
s'approcher au plus près de la réalité.

F. Calculations (Calculs) :

La feuille Calculations est l'endroit où tous les calculs du modèle sont réalisés, y compris
l'application des hypothèses, des scénarios et l'intégration des flux financiers. En d'autres termes,
cette feuille transforme les hypothèses de projection, exprimées en pourcentages dans BS
Assumptions et PLA Assumptions, en valeurs numériques.

G. Funds Flow (Flux) :

La feuille Funds Flow permet de calculer les flux (variations) des comptes du bilan et du TCR
(Tableau de Compte de Résultat) entre les montants de la période T0 et T1.

 Les flux du bilan sont calculés comme suit :

Pour un compte de l'actif : Flux = Montant(T0) - Montant(T1)


Pour un compte du passif : Flux = Montant(T1) - Montant(T0)

 Les flux du TCR sont calculés selon la formule suivante :

Flux TCR = Résultat avant Impôts et Taxes - Taxes - Dividendes + Provisions pour Créances +
Autres Provisions + Créances Annulées + Provisions Hors Bilan (engagements par signature) ±
FRBG (fonds pour risques bancaires généraux)

 Les flux généraux sont obtenus en combinant les flux du bilan avec les flux du TCR.

46
H. Projected BS (Bilan projeté) :

La feuille Projected BS représente le bilan projeté qui inclut la période de base (dernière
période historique de Mapped Data) ainsi que les 12 périodes projetées.

I. Projected PLA (CR projeté) :

La feuille Projected PLA contient le Tableau de Compte de Résultat (TCR) projeté qui
comprend la période de base (dernière période historique de Mapped Data) ainsi que les 12
périodes projetées.

J. Summary and CAMELS (Données agrégées et CAMELS) :

Cette feuille regroupe le bilan, le TCR, la DRP (Division des Risques Pondérés) et la LQ
(Liquidity Coverage Ratio) agrégés, ainsi que les indicateurs de performance exprimés en % :

C A M E L S

• capital • Qualité des • management • Résultat • liquidité • sensibilté de


(ratio de actifs (commission (revenu net (ratio de marché
solvabilité) (ratio nette sur la sur marge liquidité) (capital sur
d'évolution marge des brute la position
des créances interets) d'interet) de change)
douteuses)

Figure N°2 : les indicateurs de CAMELS

K. Scenario analysis-% (Analyse de scénario en %) :

Cette page permet d'introduire les scénarios de stress tests sous forme de variations en
pourcentage des facteurs de risque liés au crédit, aux taux de change, aux taux d'intérêt et à la
liquidité.

L. Scenario analysis-$ (Analyse de scénario en $) :

La feuille Scenario Analysis-$ fonctionne de la même manière que Scenario Analysis-%, mais
utilise des valeurs numériques au lieu des pourcentages pour présenter les scénarios de stress
tests.

5. Limites du modèle FPM 2.0 :

Les limites du modèle sont les suivantes42 :

 Dépendance à l'égard des projections linéaires : La plupart des rubriques sont projetées en se
basant sur des relations linéaires, avec quelques boucles de rétroaction, mais cela reste limité.

47
42
ibid page 11.

48
 Absence de prise en compte de la maturité des crédits et de la durée résiduelle (sauf dans la
version officielle). Initialement, la Banque d'Algérie n'a pas inclus ces aspects en raison de
problèmes de données.
 Problème dans la répartition des crédits : Le modèle ne prend pas en charge la répartition des
crédits.
 Nécessité de modèles satellites d'analyse économétrique : Le modèle FPM lui-même n'estime
pas les coefficients entre les facteurs de risque macroéconomiques et bancaires. Cela
nécessite l'utilisation de modèles supplémentaires d'analyse économétrique.

49
Section 03 : Application du stress test sur le risque de crédit
Cette section abordera notre étude de cas, qui se concentre sur la réalisation d'une série de
micro stress tests de crédit au sein d'une banque commerciale. L'objectif est d'évaluer la capacité
de cet établissement à faire face à des situations de chocs de crédit auxquelles il pourrait être
exposé. En effet, les tableaux qui suivent ont été élaborés à partir des données fournies par la
Direction du Contrôle sur Pièces.

1. Analyse de la situation initiale de la banque « Y » :

En vue de l’élaboration de notre cas pratique, nous avons choisi une banque qu’on
dénommera banque « Y » pour un souci de confidentialité. Nous commençons par analyser la
situation initiale de cette banque au 31/12/2022 (date de base dite période 0) et cela à travers ses
principaux indicateurs financiers.
Remarque : les chiffres sont exprimés en milliards de dinars.

A. Analyse du bilan de la banque « Y » (actif et passif) :

Le bilan agrégé de la banque « Y » au 31/12/2022 se présente comme suit :


MONTANT MONTANT
ACTIF % PASSIF %
(en Milliards de DZD) (en Milliards de DZD)
Caisse 5.4 0,95% Dépôts 418.96 73,97%
Compte à la BA 29.28 5,17% Emprunts 45.65
interbancaires
Prêts 0.7 0,12% Emprunts 3.14
interbancaires obligataires
Titres 134.57 23,76% Autres 56.91 10,05%
emprunts
Créances nettes 337.35 59,56% Fonds 41.7 7,36%
propres
Créances courantes 247.78 43.75
Créances classées 131.83 23.28%
provisions 42.25 7.46%
Autres actifs 59.06 10,43%

Total actif 566.36 100% Total passif 566.36

Tableau N°2 : Bilan agrégé de la banque « Y » au 31/12/2022

50
Dans le but d’identifier la stratégie et le plan d'activités de la banque « Y », il est essentiel
d'examiner son bilan en deux aspects : l'analyse de l'actif qui révèle comment la banque utilise
ses ressources, et l'analyse du passif qui permet de repérer les sources de financement qu'elle
utilise pour mener ses opérations.

a. Analyse de l’actif :
 Les crédits représentent la majeure partie de l’actif. En effet, ces derniers pèsent pour 59.56%
de l’actif. Ce qui est tout à fait commun, puisque le principal rôle d’une banque est l’octroi
de crédits, ses crédits non performants « classées » avoisinent les 44% des crédits bruts.
 La banque détient un portefeuille titres à hauteur de 23.76% son total actif.
 Les disponibilités dont dispose la banque et qui englobent la caisse et les avoirs à la banque
centrale renferment 6.12% du total bilan.
 Les prêts qu’accordent cette banque aux autres établissements de crédit ne représentent que
0.12% du total actif.
 Les autres actifs englobent 10.43% du total actif.
b. Analyse du passif :
 Les dépôts constituent 73.97% du passif, permettant ainsi l’octroi d’un large montant de crédit.
 Les emprunts interbancaires et obligataires représentent respectivement seulement une part
de 8.06% et 0.55%, du total passif.
 Les autres emprunts quant à eux pèsent 10.05% du passif
 Les fonds propres d’une valeur de 41.7 milliards de dinars, représentent 7.36% du passif et
semblent être largement au-dessus du seuil réglementaire et conforme aux normes
prudentielles.

Il est clairement évident que cette banque est traditionnelle, se concentrant principalement sur
la collecte de dépôts et l’octroi de crédits.

 Situation des dépôts et des crédits :

Les dépôts de cette banque s’élèvent à 418.96 milliards de dinars, tandis que les crédits
qu’elle a octroyés quant à eux se chiffrent à 337.35 milliards de dinars. Les dépôts couvrent les
crédits sans pour autant qu’il n’y ait un sous-emploi des ressources (manque à gagner pour la
banque).

𝐃é𝐩ô𝐭𝐬 𝟒𝟏𝟖. 𝟗𝟔
𝐑𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 = = 𝟏𝟐𝟒. 𝟏𝟗%
𝐂𝐫é𝐝𝐢𝐭𝐬 𝟑𝟑𝟕. 𝟑𝟓
B. Analyse du TCR :

Le compte de résultat de la banque « Y » se présente comme suit :


51
Intitulé Montant
Produit net bancaire PNB 7.33
Provisions (0.05)
Créances annulées (-) 0
Résultat net 4.84

Tableau N°3 : TCR de la banque « Y »

L’analyse du compte de résultat révèle que la banque « Y » a enregistré :

 Un produit net bancaire (PNB) d’un montant de 7.33 milliard de dinars. En effet ce dernier
permet d’évaluer la valeur ajoutée générée par l’activité bancaire.
 Un résultat net positif à concurrence de 4.84 milliard de DZD. Il représente la rentabilité
globale de l’établissement. Sachant que cette banque ne paie pas de taxe l’écart par rapport
au PNB est dû fait des provisions.
C. Analyse des indicateurs de performance de la banque (CAMELs) :
a. Fonds propres :

En se basant sur le bilan de la banque « Y » nous remarquons que le rapport entre les fonds
propres et le total bilan est à concurrence de 11.30%. En effet, les fonds propres de la banque se
répartissent comme suit :

Type de fonds propres Montant (en Milliards de DZD) %


Capital 27.28 65.40%
Résultat 5.43 13.02%
Réserves 9.00 21.58%
Total 41.71 100%

Tableau N°4 : Répartition des fonds propres de la banque « Y »

Il convient de distinguer les fonds propres de base des fonds propres complémentaires :

Eléments Montant (en Milliards de DZD)


Fonds propres réglementaires 45.75
Fonds propres de base (Tier 1) 37.47
Fonds propres complémentaires (Tier 2) 8.28

Tableau N°5 : Type de fonds propres règlementaires de la banque « Y »

On remarque que la banque « Y » détient des fonds propres à majorité de 1ère catégorie
(fonds propres de base). Ce qui signifie que la banque a la capacité d’absorber les différentes
pertes subis
52
sans être obligée de cesser ses opérations et activités ni même céder ses capitaux propres. Et les
fonds propres complémentaires permettront d’absorber les pertes en cas de liquidation.

 Le calcul du coefficient de solvabilité comprend les éléments suivants :

Eléments Montant (en Milliards de dinars)


Fonds propres règlementaires (Tier1+Tier2) 45.75
Risques nets pondérés43 404.68

Tableau N°6 : Eléments de calcul du coefficient de solvabilité

Le ratio de solvabilité enregistré par la banque « Y » est de :

𝟒𝟓. 𝟕𝟓
𝐂𝐀𝐑 = = 𝟏𝟏. 𝟑𝟏%
𝟒𝟎𝟒. 𝟔𝟖

Ce ratio est supérieur au minimum exigé par la réglementation en vigueur (9.5%) avec un
ratio Tier1 de 9,26% qui est de tout même supérieur à la norme minimale (7%) ce qui illustre une
certaine solidité financière. Par conséquent, cette banque constitue en plus de son coussin de
sécurité de 2.5%, un excédent en matière de solvabilité.

b. Qualité des actifs :

La qualité des actifs permet de mesurer la solidité d’une banque face à la dévalorisation de ses
actifs. En effet, la dépréciation des actifs entraine un risque sur la solvabilité bancaire étant
donné que la majeure partie de ces pertes sera compensée par le capital ce qui impactera la
capacité de l’établissement à réaliser des bénéfices. L'appréciation de cette qualité se fait par le
biais d'indicateurs présentés ci-dessous :

 Le rapport entre les crédits et le total actif : 67.02%


 Le taux des créances performantes44 : 65.27%
 Le taux des créances non performantes45 : 34.73%
 La perte en cas de défaut (LGD proxy)46 : 32.05%

L’analyse de la qualité des crédits fait ressortir une mauvaise politique de gestion des crédits
caractérisée par un taux élevé de créances non performantes atteignant 34,73 %. Ce pourcentage
significatif souligne les conséquences substantielles que cette catégorie d'actifs peut avoir sur la

43
Bilan, hors bilan, opérationnel et marché
44
Le rapport entre les créances courantes et le total des crédits
45
Le rapport entre les provisions et les créances classées
46
Le rapport entre les provisions et les créances classées
53
performance financière de la banque. Par conséquent, il est vivement recommandé à la banque de
revoir sa sélection de la clientèle ainsi que l'étude de leurs dossiers, afin de réduire ce taux à un
niveau plus bas.

c. Efficience du management :

L’efficience du management démontre la capacité à identifier, mesurer et contrôler les


risques et à assurer un fonctionnement sûr, sain et efficace.

 Le coefficient d’exploitation47 : 33.52%


 Le rapport entre la marge des commissions et le PNB : 12.71%

Il apparaît via le coefficient d’exploitation que les frais administratifs sont élevés et
consomment une part significative du produit net bancaire ce qui traduit une faiblesse en matière
de management. La marge des commissions, quant à elle, est relativement élevée en raison des
commissions que la banque reçoit.

d. Rentabilité :

La rentabilité est l’aptitude d’une banque à dégager de son exploitation des gains suffisants
après déduction des coûts nécessaires à cette exploitation pour poursuivre durablement son
activité.

 La rentabilité des actifs (Return On Asset, ROA) 48: 1.83%.


 La rentabilité des capitaux investis (Return On Equity, ROE) 49: 26.99%.
 Revenu d’intérêts des créances ajusté par rapport aux créances brutes50:4.57%.
 Coût moyen des dépôts (intérêts sur dépôts)51 :1.82%.

Le ROA s’élève à 1.83% signifie que chaque 1 dinar investi dans l’actif rapporte 0.0183
dinars de résultat.

Le ROE qui s’élève quant à lui à 26.99% est un indicateur de la solidité financière de la
banque « Y ». En effet, pour chaque 1 dinar des fonds propres investi 0.2699 dinars sont générés.

Commentaire :

Pour résumer la situation initiale de la banque « Y » au 31/12/2022, Cette dernière se


focalise pour son activité sur la collecte des dépôts et l’octroi des crédits. Les crédits non
performants

47
Le rapport entre les charges d’exploitation et le PNB
48
Le rapport entre le résultat net et le total actif.
49
Le rapport entre le résultat net et les capitaux propres.
50
(Intérêts créances – provisions) /créances brutes annualisé.
54
51
Rapport entre les intérêts sur les dépôts et les dépôts.

55
représentent 35% des crédits bruts avec un taux de provisionnement de 32.05%. Ce montant de
provisions a impacté le résultat net de la banque en question, qui a baissé le produit net bancaire
(PNB). Par rapport au ratio de solvabilité, il est supérieur au minimum exigé par la
réglementation.

2. Application d’un scenario de base :

L'implémentation d'un scénario de base en utilisant l'approche FPM décrite dans la section
précédente de ce chapitre implique initialement la projection des données bancaires initiales via
un ajustement de base (sans choc). Cette projection se fait en fonction d'un calibrage basé sur des
hypothèses de base déterminées en suivant les tendances historiques ainsi que le business plan de
la banque « Y ».

A. Hypothèses de projection :

Paramètres Décisions
Période de reportings 31 décembre 2022
Fréquence de projection Semi-annuelle
Contagion interbancaire Non « scénario individuel »
Chercher la liquidité Non
Mesures de dividendes Oui
Taux réserves obligatoire 3%
Impôt sur les bénéfices des sociétés(IBS) 26%
Intérêts à la BA en cas de besoin de
3%
liquidité « refinancement »
Taux de rendement des réserves
0.5%
obligatoires
Taux de rendement des réserves libres 0.5%
Horizon de projection 6 ans semestriellement

Tableau N°7 : Hypothèses de projection de base

 La probabilité de défaut (PD) prise comme hypothèse implicite, s’élève à 7.6% (taux annuel)
durant toute la période de projection. L’historique des 12 semestres de ce paramètre est présenté
sur le graphe suivant :

56
20.0%
15.0%
10.0%
5.0% PD
0.0% Sep-17

Mar-18

Mar-19

Mar-20

Mar-21

Mar-22
Jun-17

Dec-22
Dec-17

Dec-18

Dec-19

Dec-20

Dec-21
Sep-18

Sep-19

Sep-20

Sep-21

Sep-22
Jun-18

Jun-19

Jun-20

Jun-21

Jun-22
Figure N°3 : Historique de la probabilité de défaut

B. Interprétation des résultats :

Les données projetées par le modèle FPM 2.0 avant l'application des stress, sont illustrées à travers
les tableaux et les graphiques qui suivent.

N.B : Dans les tableaux qui vont suivre on notera (TC = Taux de croissance).

a. Projection des crédits :

p P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

i12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Crédits 379.6 377.1 389.3 401.7 414.6 427.8 441.5 455.6 470.1 485.0 500.4 516.3 532.7
bruts

T -0.65 3.218 3.207 3.201 3.194 3.188 3.182 3.175 3.169 3.162 3.156 3.149

Créance 247.8 239.3 245.7 252.4 259.3 266.5 274.0 281.7 289.8 298.1 306.7 315.6 324.9
courante

T -3.44 2.68 2.72 2.75 2.78 2.80 2.82 2.84 2.87 2.89 2.92 2.94

Créances 131.8 137.9 143.6 149.4 155.3 161.3 167.5 173.8 180.3 186.9 193.7 200.7 207.9
classées

T 4.59 4.11 4.03 3.95 3.89 3.84 3.76 3.71 3.67 3.63 3.59 3.54

Tableau N°8 : Projection Baseline des crédits

57
projection des crédits (Baseline)
400

200

0
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

Créances courantes Créances classées

Figure N°4 : Projection des crédits en milliards de dinars

Les données projetées dans le tableau et le graphique ci-dessus démontrent une augmentation
des crédits bruts au cours des 12 périodes de projection, suivant une tendance historique. Cette
croissance est en fonction des flux disponibles générés par la croissance des ressources (dépôts)
et demeure conforme aux limites établies par la stratégie de la banque. Cette croissance entraîne
une augmentation à la fois des créances courantes et des créances classées.

b. Le ratio de solvabilité:52

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28
intitulés
Tier 1 37.47 39.69 41.55 43.4 45.24 47.09 48.92 50.75 52.56 54.36 56.13 57.87 59.58

Tier 2 8.28 7.95 8.1 8.23 8.38 8.52 8.68 8.84 8.99 9.17 9.34 9.52 9.71
53
FPR
45.75 47.64 49.64 51.63 53.62 55.61 57.6 59.58 61.56 63.52 65.47 67.39 69.29

TC (%) 4.14 4.20 4.01 3.87 3.72 3.59 3.44 3.30 3.18 3.08 2.94 2.81

Risques
404.7 406.5 420.1 434.5 449.4 465.1 481.5 498.6 516.4 534.9 554.2 574.3 595.3
pondérés
TC(%) 0.456 3.345 3.416 3.435 3.498 3.522 3.549 3.559 3.581 3.580 3.633 3.651

Tier
1 9,26 9,76 9,89 9,99 10,07 10,12 10,16 10,18 10,18 10,16 10,13 10,08 10,01
/Risques
Ratio de
11,30 11,72 11,82 11.88 11,93 11,96 11,96 11,95 11,92 11,87 11,81 11,74 11,64
solvabilité

Tableau N°9 : Projection des fonds propres règlementaires, risques pondérés et du ratio de
solvabilité (Baseline)

52
Ratio de solvabilité=le rapport entre les fonds propres règlementaires et la somme des risques pondérés
53
Fonds propres règlementaires

58
 Les fonds propres de la banque "Y" montrent une tendance à la hausse sur les 12 périodes de
projection, Parallèlement, les risques pondérés du crédit (à la fois au bilan et hors bilan)
augmentent en réponse à l'accroissement des prêts accordés.
 Le rapport Tier1/Risques Pondérés montre une augmentation au cours des 10 premières
périodes, suivie d'une légère diminution au cours des deux dernières périodes. Mais la norme
réglementaire de 7% est toujours respectée.
 Le ratio de solvabilité demeure constamment au-dessus de l'exigence réglementaire de 9,5%
tout au long des périodes de projection. Il a connu une augmentation au cours des dix
premières périodes projetées. Cependant, à la fin de la période de projection, il a légèrement
diminué en raison de la hausse du rythme des risques pondérés, dépassant ainsi celui des
fonds propres réglementaires, comme indiqué ci-dessous :

Eléments de calcul de ratio de solvabilité


en milliards de DZD

800
600
400 FPR
200 Risques pondérés
0
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

Figure N°5 : Projection des fonds propres règlementaires et risques pondérés

c. Projection du résultat :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Marge nette 4,87 4,67 4,63 4,68 4,74 4,8 4,85 4,91 4,96 5,01 5,06 5,11 5,16
TC(%) -4,11 -0,85 1,08 1,28 1,27 1,04 1,24 1,02 1,01 1,00 0,99 0,98
Provisions 42,25 44,09 45,81 47,56 49,36 51,19 53,06 54,98 56,94 58,95 61,01 63,12 65,29
Taux de
32,05 31,98 31,91 31,85 31,79 31,73 31,68 31,63 31,58 31,54 31,49 31,45 31,41
provi(%)54
Résultat net 4,84 2,25 1,885 1,882 1,88 1,879 1,874 1,865 1,853 1,837 1,816 1,791 1,762
TC(%) -53,1 -16,09 -0,16 -0,11 -0,05 -0,27 -0,48 -0,64 -0,86 -1,14 -1,38 -1,62

Tableau N°10 : Projection du résultat (Baseline)

 La marge nette a diminué dès la première période en raison de la baisse des créances
courantes, mais à partir de la troisième période, elle connaît une augmentation progressive.

54
Taux de provisionnement=rapport entre les provisions et les créances classées

59
 Les provisions augmentent moins rapidement que les créances classées, entraînant un taux de
provisionnement décroissant.
 Cependant, le résultat de la banque se détériore tout au long de la période de projection en
raison de l’augmentation des provisions.

Commentaire : En conclusion, avant d'appliquer le test de résistance, nous pouvons


récapituler les projections du scénario de base appliquées à la banque « Y ». Ceci est basé sur
l'historique de la banque ainsi que sur l'application d'hypothèses jugées nécessaires, en mettant
en évidence les points suivants :

 Les crédits connaissent une croissance constante d'environ 3 % tout au long des périodes de
projection.
 Le ratio de solvabilité reste au-dessus de l'exigence réglementaire tout au long de l'horizon de
projection.
 Un résultat net positif et décroissant avec un taux moyen de 1.8%.
3. Application des stress tests :

Dans cette partie, nous allons explorer le processus d'application d'un test de résistance de
crédit et examiner l'effet qu'il a sur les données de la banque « Y ». Comme mentionné
précédemment, notre étude se concentre sur une seule banque (micro stress test), excluant tout
effet de contagion. Ce test a été mené au niveau de la Banque d'Algérie en utilisant une approche
« top-down ».

Les scénarios choisis et appliqués sur les 12 périodes de projection (12 semestres) sont :

 Un scénario modéré : probabilité de défaut annuelle de 8.89%, soit 2 fois l’écart type de
4.45%.
 Un scénario sévère : probabilité de défaut annuelle appliquée est de 17.78%, soit 4 fois
l’écart type de 4.45%.

Ces variations intentionnelles, mèneront systématiquement à la prolifération des créances


douteuses ce qui entrainera leurs provisionnements. L'objectif est de tester la capacité de la
banque à faire face à un choc présentant une probabilité de défaut aussi élevée.

Les paramètres et hypothèses de projection utilisés restent les mêmes que ceux appliqués lors du
scénario de base. La différence réside uniquement dans la variation de la probabilité de défaut.

60
A. Analyse du scénario modéré :
a. Les crédits :

Le scénario modéré suppose une augmentation de la PD annuelle à 8.89% chaque semestre


durant 12 périodes. Les projections stressées de la banque « Y » avec ce scénario sont comme
suit:

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28
Crédits
379,6 376,96 388,7 400,7 412,9 425,4 438,1 451 464,3 477,9 491,7 505,9 520,5
bruts
TC (%) -0,69 3,12 3,08 3,04 3,00 2,97 2,95 2,94 2,91 2,90 2,88 2,87
Créances
247,8 228,8 225,9 223,8 222,3 221,4 221,0 221,2 221,8 222,9 224,6 226,6 228,9
courantes
TC (%) -7,65 -1,24 -0,96 -0,68 -0,41 -0,16 0,07 0,30 0,51 0,71 0,89 1,06
Créances
131,8 148,1 162,7 176,9 190,6 204 217,1 229,9 242,5 254,9 267,2 279,4 291,5
classées
TC (%) 12,21 9,88 8,68 7,77 6,91 6,36 5,92 5,47 5,13 4,80 4,56 4,35

Tableau N°11 : projection des crédits avec scénario modéré

projection des crédits avec scénario


modéré
400
300
200
100
0
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

Créances courantes Créances classées

Figure N°6 : projection des crédits avec scénario modéré

En analysant le tableau et le graphique ci-dessus, nous observons les points suivants :

 Une augmentation des crédits bruts de 3 %, ce qui est similaire à l'évolution dans le scénario
de base.
 Une chute des créances courantes au cours des sept premières périodes, suivie d'une légère
reprise, mais avec un rythme de croissance modéré.

61
 En conséquence, les créances classées ont connu une augmentation significative de 12,21 %
dès la première période, puis leur augmentation a continué à un rythme décroissant, bien que
supérieur à celui des projections du scénario de base.
b. Le ratio de solvabilité :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28
Tier1 40,71 38,53 36,10 33,51 30,76 27,85 24,77 21,51 18,08 14,47 10,66 6,67 2,46

Tier2 5,19 5,32 5,25 5,17 5,10 5,03 4,96 4,89 4,83 4,76 4,69 4,63 4,56

FPR 45,75 45,28 44,93 44,4 43,69 42,81 41,75 40,5 39,06 37,42 35,57 33,5 31,2

T - -0,97 -0,78 -1,18 -1,6 -2,03 -2,48 -2,99 -3,56 -3,97 -4,94 -5,82 -6,84

Risques
404,68 403,47 413,66 424,24 434,95 446,57 458,87 471,87 485,58 500,01 515,19 531,14 547,89
pondérés
T - -0,3 2,53 2,54 2,52 2,66 2,75 2,83 2,89 2,97 3,04 3,11 3,15

Tier1/
9,26 9,29 8,99 8,64 8,27 7,85 7,41 6,93 6,43 5,91 5,36 4,80 4,22
Risques(%)
Ratio de
11.30 11.22 10.86 10.46 10.04 9.59 9.10 8.58 8.04 7.48 6.90 6.31 5.69
solvabilité

Tableau N°12 : Projection des fonds propres réglementaires, risques pondérés et du ratio de
solvabilité avec scénario modéré

Projection du ratio de solvabilité avec scénario


modéré
15
Ratio en %

10
5
0
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12
Périodes de projection
Ratio de solvabilité seuil réglementaire

Figure N°7 : Projection du ratio de solvabilité avec scénario modéré

L’analyse de tableau ci-dessus, nous a permis de remarquer que les risques pondérés de cette
banque sont en augmentation continue avec un taux moyen de 3%. Cela a engendré une situation
inconfortable en matière de ratio de solvabilité à partir de décembre 2025 (période6), affichant
un ratio de solvabilité de 9.10% inférieur à la norme réglementaire de 9.5%. Cette situation
demeure
62
et s’aggrave sur le reste des périodes de l’exercice stress test jusqu’à affiché un ratio de
solvabilité de 5.69 % à décembre 2028.

La banque est doublement sanctionnée par l’augmentation de la probabilité de défaut, on voit


son ratio des fonds propres de base inférieur également à l’exigence réglementaire de 7% à partir
de juin 2026 (période 7), jusqu’à la fin l’exercice de stress test modéré.

La différence entre le ratio de solvabilité exigé par la réglementation (9.5%) et celui de la


banque (inférieur à la norme fixée), sera capitalisée en fonds propres réglementaires. Cette
capitalisation est l’écart entre les deux ratios, multiplié par la somme des risques pondérés et cela
à partir de la sixième période. Quant au rapport Tier1/risques pondérés, il sera capitalisé en fonds
propres de base à partir de la septième période. Cette capitalisation est calculée dans le tableau
suivant :

Intitulés P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Tier1/
6,93 6,43 5,91 5,36 4,80 4,22
Risques (%)
Capitalisation (%) 0,07 0.57 1.09 1.64 2.2 2.78
Montant de capitalisation 0,33 2,77 5,45 8,45 11,69 15,23

Ratio de solvabilité (%) 9.10 8.58 8.04 7.48 6.90 6.31 5.69
Capitalisation (%) 0,4 0,92 1,46 2,02 2,6 3,19 3,81

Montant de capitalisation 1,84 4,34 7,09 10,10 13,39 16,94 20,87

Tableau N°13 : Capitalisation de la banque « Y »

c. Le résultat :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Marge
4.87 4.67 4.24 3.94 3.67 3.40 3.15 2.91 2.68 2.45 2.23 2.00 1.78
nette
TC (%) -4.18 -9.27 -6.95 -7.00 -7.12 -7.38 -7.66 -8.04 -8.56 -9.15 -9.98 -11.0

Provisions 42.25 47.20 51.62 55.91 60.07 64.12 68.08 71.96 75.77 79.54 83.27 86.96 90.64
Taux de
32,05 31,86 31,72 31,61 31,51 31,43 31,36 31,31 31,25 31,21 31,16 31,13 31,09
prov(%)
Résultat
4.84 0.06 -0.30 -0.49 -0.67 -0.85 -1.04 -1.24 -1.44 -1.64 -1.86 -2.09 -2.32
net

TC (%) 92.14 -575.3 60.49 37.58 27.64 22.25 18.63 16.20 14.41 13.04 12.11 11.21

Tableau N°14 : Projection du résultat avec scénario modéré

63
Suite à l'analyse du tableau précédent, une chute significative de la marge nette de la banque
se dénote. Cette baisse a été influencée par l'augmentation notable des créances classées non
génératrices d'intérêts, ainsi que par l'accroissement des charges liées aux dépôts.

Suite à la dégradation prononcée de la qualité des crédits de la banque, celle-ci devrait


renforcer ses provisions au cours d'une période de ralentissement des prêts, conséquence du
stress test modéré. Cependant, nous observons une diminution dans le taux de provisionnement
pour les créances classées. La stratégie de cette banque ne semble pas avoir préservé contre ces
pertes considérables durant ce scénario.

Le résultat de la banque devient négatif dès la deuxième période de stress, passant d'un
montant initial de 4,84 milliards de dinars à -0,30 milliard de DA lors de la deuxième période de
stress. Ce déficit continue de s'aggraver tout au long du stress modéré, atteignant -2,32 milliards
de DA fin décembre 2028, principalement en raison de l'augmentation des charges (provisions)
liées aux nouvelles créances classées.

Commentaire :

Avant de procéder à l’analyse des projections du scénario sévère, il convient d’abord


d’exposer les conséquences du scénario modéré sur la banque « Y ». Stresser la banque avec une
probabilité de défaut annuelle de 8.89% chaque semestre pendant 6 années a fait que :

 Les créances classées ont augmenté d’une vitesse importante


 La dégradation du portefeuille de crédit a eu un double effet, le premier étant la baisse des
intérêts sur créances courantes, et le deuxième est celui de la constitution de provisions. Cela
a engendré un résultat négatif croissant dès la deuxième période.
 Ratios de solvabilité inférieurs à la norme prudentielle exigée à partir du sixième période
(décembre 2025). La remise à niveau des fonds propres de cette banque, nécessitera un
apport en fonds propres de base ou complémentaires à partir de décembre 2025 de 1.84 Mrds
de dinars, pour atteindre un montant de 20.87 Mrds de dinars à la dernière période de stress,
soit décembre 2028.
 Ce scénario a révélé la vulnérabilité de cette banque en matière de risque crédit.
A. Analyse du scénario sévère :

Le scénario sévère suppose une probabilité de défaut annuelle de 17.78% chaque semestre
durant 6 années. Les projections du FPM sur la banque « Y » sont les suivantes :

64
a. Les crédits :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Crédits
379.60 376.78 388.23 399.77 411.43 423.22 435.18 447.32 459.67 472.24 485.05 498.13 511.47
bruts
TC (%) -0.741 2.983 2.980 2.915 2.850 2.803 2.769 2.744 2.739 2.844 2.754 2.677

Créances
247.78 218.78 207.84 198.64 190.97 184.67 179.57 175.55 172.47 170.25 168.77 167.98 167.80
courantes
TC (%) -11.708 -4.981 -4.413 -3.866 -3.292 -3.406 -2.864 -1.720 -1.169 -1.306 -0.932 -0.440

Créances
131.83 158.01 180.40 201.14 220.45 238.55 255.60 271.77 287.2 302.0 316.28 330.14 343.67
classées
TC (%) 19.477 17.788 11.460 9.605 9.165 8.086 7.127 6.354 5.132 5.014 4.491 4.10

Tableau N°15 : Projections des crédits avec scénario sévère

projection des crédits avec scénario sévère


400
300
200
100
0
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

Créances courantes Créances classées

Figure N°8 : Projection des crédits avec scénario sévère

Les résultats de projection présentés sur le tableau et le graphe ci-dessus nous donnent un
aperçu sur l’évolution des crédits de la banque « Y », avec scénario sévère d’une probabilité de
défaut annuelle de 17.78 %. Ils nous permettent de remarquer que le rythme d’augmentation des
crédits est resté presque le même que la projection de scénario de base, autour de 2.7%. Par
contre, la part des créances classées dans les crédits bruts est à la hausse tout en dépassant celle
des créances courantes dès la troisième période (P3).

65
b. Le ratio de solvabilité :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28
Tier1 37.47 34.79 31.93 28.92 25.73 22.37 18.81 15.05 11.07 6.87 2.42 -2.28 -7.26

Tier2 8.28 7.60 7.45 7.31 7.20 7.12 7.06 7.01 6.99 6.98 5.05 3.86 3.88

FPR 45.75 42.39 39.38 36.23 32.94 29.49 25.87 22.06 18.06 13.73 4.84 -2.28 -7.26

TC (%) - -7.38 -7.08 -7.99 -8.92 -10.57 -12.29 -14.43 -18.11 -23.95 -64.75 -147.16 -218.21

Risques
404.68 400.53 407.69 415.08 422.45 431.07 440.62 451.06 462.38 474.57 487.6 501.48 516.22
pondérés
TC (%) - -0.99 1.78 1.81 1.77 2.02 2.21 2.36 2.51 2.62 2.75 2.86 2.94

Tier1/
9,26 8,69 7,83 6,97 6,09 5,19 4,27 3,34 2,39 1,45 0,49 -0,46 -1,41
Risques%
Ratio de
11,30 10,58 9,66 8,73 7,79 6,84 5,87 4,89 3,91 2,89 0,99 -0,46 -1,41
solvabilité

Tableau N°16 : Projections des FPR, risques pondérés et du ratio de solvabilité avec
scénario sévère

Projection du ratio de solvabilité


avec scénario sévère
20
Ratio en %

10
0
-10 P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12
Périodes de projection

Ratio de solvabilité seuil réglementaire

Figure N°9 : Projection du ratio de solvabilité avec scénario sévère

À la suite de ce scénario, la position du ratio de solvabilité de cette banque se dégrade


davantage, atteignant 8,73 % à la fin de la troisième période de projection (juin 2024), se situant
en deçà de la norme réglementaire de 9,5 %. Cette détérioration s'accentue et aboutit à l'affichage
d'un ratio de solvabilité négatif à partir de la onzième période (juin 2028), en raison d'une
diminution des fonds propres réglementaires et d'une augmentation des risques pondérés.

La capitalisation de l’écart du ratio de solvabilité et le rapport Tier1/risques pondérés avec


leurs exigences réglementaires est présentée dans le tableau suivant :

66
Périodes P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12

Intitulés 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Tier1/
6,97 6,09 5,19 4,27 3,34 2,39 1,45 0,49 -0,46 -1,41
risques
Capitalisation
0,03 0,91 1,81 2,73 3,66 4,61 5,55 6,51 7,46 8,41
(%)
Montant de
0,12 3,84 7,80 12,03 16,51 21,32 26,34 31,74 37,41 43,41
capitalisation
Ratio de
8,73 7,79 6,84 5,87 4,89 3,91 2,89 0,99 -0,46 -1,41
solvabilité
Capitalisation
0,77 1,71 2,66 3,63 4,61 5,59 6,61 8,51 9,96 10,91
(%)
Montant de
3,20 7,22 11,47 15,99 20,79 25,85 31,37 41,49 49,95 56,32
capitalisation

Tableau N°17 : Capitalisation de la banque « Y »

c. Le résultat :

Périodes P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 P9 P10 P11 P12


Intitulés 12/22 07/23 12/23 06/24 12/24 06/25 12/25 06/26 12/26 06/27 12/27 06/28 12/28

Marge
4.87 4.67 3.85 3.25 2.71 2.21 1.76 1.33 0.94 0.56 0.21 -0.14 -0.47
nette

TC (%) -3.99 -17.32 -15.57 -16.63 -18.35 -20.5 -24.07 -29.59 -40.01 -46.79 106.09 -134.73

Provisions 42.25 50.19 56.97 63.25 69.11 74.59 79.76 84.66 89.33 93.82 98.14 102.34 106.44

Taux de
32,05 31,76 31,58 31,45 31,35 31,27 31,20 31,15 31,10 31,06 31,03 30,99 30,97
prov(%)
Résultat
4.84 -2.65 -2.82 -2.98 -3.15 -3.33 -3.52 -3.72 -3.93 -4.16 -4.40 -4.66 -4.92
net

TC (%) 92.14 -575.3 60.49 37.58 27.64 22.25 18.63 16.20 14.41 13.04 12.11 11.21

Tableau N°18 : Projections du résultat avec scénario sévère

Les projections exposées dans le tableau ci-dessus illustrent une nette détérioration de la
marge nette de la banque, qui devient négative à partir de la onzième période, principalement en
raison de l'augmentation des créances classées non génératrices d'intérêts et des charges liées aux
dépôts. Les provisions connaissent également une hausse significative.

67
Le résultat net de la banque devient négatif dès la première période de stress, passant d'un
montant initial de 4,84 milliards de dinars à -2,65 milliards de dinars lors de la première période
de stress, ce qui est considérable. Ce déficit continue de s'aggraver tout au long des 12 périodes,
pour atteindre -4,92 milliards de dinars fin décembre 2028.

Commentaire :

L'application de ce scénario avec une augmentation de la probabilité de défaut annuelle à 17,78


% révèle les points suivants :

 Les créances courantes ont cessé de croître et subissent une chute significative, atteignant
même un niveau inférieur à celui des créances classées.
 D'énormes pertes de résultat sont enregistrées tout au long de l'exercice.
 En ce qui concerne la solvabilité, la banque « Y » n'a pas réussi à résister au choc dès la
troisième période. En effet, les ratios de solvabilité passent en dessous des normes
réglementaires, nécessitant une capitalisation dès le premier semestre 2024 de 3,20 milliards
de dinars (dont 0,12 milliard en fonds propres de base). Cette nécessité s'intensifie pour
atteindre un total de 56,32 milliards de dinars (dont 43,41 milliards en fonds propres de base)
à la fin de décembre 2028.
4. Les recommandations :

L'analyse et l'interprétation des résultats obtenus à partir du test de résistance appliqué à la


banque « Y » ont permis de formuler plusieurs recommandations clés. Pour renforcer sa
solvabilité, la banque « Y » pourrait envisager les actions suivantes :

 Capitalisation accrue : La banque pourrait envisager d'augmenter ses fonds propres par le
biais d'une capitalisation. Cela pourrait être réalisé en augmentant le capital des actionnaires
existants ou en permettant à de nouveaux actionnaires de participer.
 Diversification des produits : En introduisant de nouveaux produits et services adaptés à un
large éventail de clients, la banque peut améliorer ses performances et, par conséquent,
renforcer ses fonds propres. Cette approche créera une marge de sécurité supplémentaire
pour faire face à d'éventuelles crises futures.

Pour améliorer sa politique de gestion des crédits, elle pourrait prendre les mesures suivantes :

 Sélection rigoureuse des clients : La banque devrait être attentive à la sélection de sa


clientèle, en évaluant soigneusement les risques associés à chaque contrepartie. Une
évaluation précise des conditions économiques et financières du pays peut aider à minimiser
les risques.

68
 Gestion prudente des prêts : Il est essentiel de surveiller de près les crédits accordés et de
suivre un processus strict de provisionnement et de recouvrement. Cela aidera à réduire les
créances classées et à atténuer les risques de pertes.

En adoptant ces recommandations, la banque « Y » pourrait non seulement améliorer sa


solvabilité et sa résilience aux stress financiers, mais aussi renforcer sa politique de gestion des
crédits pour maintenir un portefeuille sain et rentable.

69
Conclusion :

Le stress test que nous avons mis en œuvre nous a permis d'évaluer la sensibilité de la
banque examinée à une détérioration potentielle de la probabilité de défaut de son
portefeuille de crédit. En appliquant des scénarios modérés et sévères, nous avons pu
découvrir les vulnérabilités temporelles de la banque « Y ». En conclusion, la banque
demeure vulnérable au risque de crédit à l'avenir. Il est impératif pour elle de revoir sa
politique d'octroi de crédits afin de mieux gérer et minimiser ces risques.

70
Conclusion Générale :
En conclusion, les stress tests se positionnent comme des outils fondamentaux pour la gestion
des risques. Ils servent à évaluer la capacité des banques à résister à des situations de crise
financière potentielle. L'objectif de ces tests est de mettre en lumière des risques latents
susceptibles de compromettre l'intégrité de l'établissement financier, en vue de prendre les
mesures correctives appropriées.

Au fil de notre étude, nous avons cherché à répondre à la problématique ainsi qu'aux
questions de recherche énoncées dans l'introduction. Nous nous sommes penchés sur
l'importance des stress tests en tant qu'outil de gestion des risques et de supervision bancaire,
adopté par les autorités de régulation et de contrôle. Une attention particulière a été portée sur le
risque de crédit, qui occupe une place prépondérante dans la continuité des activités bancaires.

En effet, du point de vue des banques, les stress tests se présentent comme des instruments de
gestion des risques, permettant de définir des stratégies pour atténuer les pertes en période de
crise.

Il est impératif d'accorder une attention accrue à ce type d'outils, car les crises sont
imprévisibles et la mise en place de mesures pour atténuer leurs effets s'avère avantageuse pour
toute institution.

Les banques devraient envisager d'adopter des stress tests plus largement, non seulement pour
le risque de crédit, mais également pour d'autres risques tels que la liquidité et la contagion. Il
serait opportun de mettre en place des structures spécialisées pour mener ces tests dans des
conditions optimales.

71
BIBLIOGRAPHIE
«A»

 Article 2, 3, 4 du règlement n°2014-01 du 16 février 2014 portant coefficients de


solvabilité applicables aux banques et établissements financiers.

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sur :[Link]
implementation-into-stress-testing-and. consulté le 28/07/2023.
Liste des annexes :

 Annexe 1 : L’organigramme de la BA

 Annexe 2 : L’organisation de la Direction Générale de l’inspection Générale est

 Annexe 3 : Les paramètres du FPM

 Annexe 4 : Les étapes de construction du FPM

 Annexe 5 : Expositions pondérées au titre du risque de crédit

 Annexe 6 : Le modèle S5000 relatif au coefficient de solvabilité

 Annexe 7 : Effet de l’augmentation de la probabilité de défaut


01 Annexe: Organigramme de la Banque d’Algérie
Annexe 2 : Organigramme de la Direction Générale de
l’Inspection Générale

Direction de Direction du Direction de


l’Inspection Interne Contrôle l’inspection Externe
(DII) sur pièces (DCP) (DIE)

Sous Direction de Sous Direction des


Sous Direction de
l’Audit et du Banques et des la Programmation
Contrôle des Etablissements et d’Evaluation.
Structures. Financiers.

Sous Direction de Sous Direction de Sous Direction de


l’Audit et du la Surveillance la Coordination et
Contrôle des Générale du de l’Animation des
opérations. Système Bancaire. Formations.
Annexe 3 : Les paramètres du FPM
Annexe 4 : Les étapes de construction du FPM
Annexe 5 : Expositions pondérées au titre du risque de crédit
Annexe 6: Le modèle S5000 relatif au coefficient de solvabilité
Annexe 7 : Effet de l’augmentation de la probabilité de défaut

Augmentation de la probabilité
de défaut

Diminution des créances Augmentation des


performantes créances non performantes

Baisse des allocations au


crédit
Diminution du poste Augmentation des
fonds pour risques provisions
bancaires généraux
Diminution des flux de
financement
Baisse du résultat

Baisse Tier 2 / Hausse Tier Baisse du Ratio de Baisse Tier 1


1 solvabilité et solvabilité
de base

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