Safari
Safari
Nature Accord
Organisation ONU
LEGIMONACO
www.legimonaco.mc
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
LES ÉTATS PARTIES AU PRÉSENT ACCORD, RAPPELANT les dispositions pertinentes de la convention des Nations unies sur
le droit de la mer du 10 décembre 1982,
RÉSOLUS à assurer la conservation à long terme et l'exploitation durable des stocks de poissons dont les déplacements
s'effectuent tant à l'intérieur qu'au-delà de zones économiques exclusives (stocks chevauchants) et des stocks de
poissons grands migrateurs,
RÉSOLUS à améliorer la coopération entre les États à cette fin,
LANÇANT un appel aux États du pavillon, aux États du port et aux États côtiers pour qu'ils fassent respecter plus
efficacement les mesures de conservation et de gestion adoptées, pour ces stocks,
DÉSIREUX d'apporter une solution en particulier aux problèmes identifiés dans la section C du chapitre 17 d'action 21,
adoptée par la conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, entre autres le fait que la gestion
des pêcheries en haute mer est inadéquate dans de nombreuses zones, et que certaines ressources sont surexploitées,
et notant les problèmes suivants: pêche non réglementée, suréquipement, taille excessive des flottes, pratique du
changement de pavillon pour échapper aux contrôles, engins de pêche insuffisamment sélectifs, manque de fiabilité des
bases de données et insuffisance de la coopération entre les États,
S'ENGAGEANT à pratiquer une pêche responsable,
CONSCIENTS de la nécessité d'éviter de causer des dommages au milieu marin, de préserver la diversité biologique, de
maintenir l'intégrité des écosystèmes marins et de réduire au minimum le risque d'effets à long terme ou irréversibles
des opérations de pêche,
RECONNAISSANT la nécessité de fournir aux États en développement une assistance spéciale, notamment financière,
scientifique et technique, pour leur permettre de concourir efficacement à la conservation, à la gestion et à l'exploitation
durable des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs,
CONVAINCUS que le meilleur moyen d'atteindre ces objectifs et de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité
internationales est de conclure un accord aux fins de l'application des dispositions pertinentes de la convention,
AFFIRMANT que les questions qui ne sont pas réglées dans la convention ou dans le présent accord continuent d'être
régies par les règles et principes du droit international général,
SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:
b) on entend par «mesures de conservation et de gestion» les mesures visant à conserver et à gérer une ou
plusieurs espèces de ressources biologiques marines qui sont adoptées et appliquées de manière compatible
avec les règles pertinentes du droit international telles qu'elles ressortent de la convention et du présent accord;
c) le terme «poisson» englobe les mollusques et les crustacés à l'exception de ceux qui appartiennent aux espèces
sédentaires telles qu'elles sont définies à l'article 77 de la convention et
d) on entend par «arrangement» un mécanisme de coopération créé conformément à la conventionet au présent
accord par deux ou plusieurs États afin notamment d'instituer dans une sous-région ou région des mesures pour
la conservation et la gestion d'un ou plusieurs stocks de poissons chevauchants ou stocks de poissons grands
migrateurs.
2. a) On entend par «États parties» les États qui ont consenti à être liés par le présent accord et à l'égard desquels celui-ci
est en vigueur;
b) le présent accord s'applique mutatis mutandis:
i) à toute entité visée à l'article 305, paragraphe 1, lettres c), d) et e), de la convention
et
ii) sous réserve de l'article 47, à toute entité appelée «organisation internationale» à l'article 1er de l'annexe IX de la
convention qui devient partie au présent accord et, dans cette mesure, l'expression «États parties» s'entend de
ces entités.
3. Le présent accord s'applique mutatis mutandis aux autres entités de pêche dont les navires se livrent à la pêche en
haute mer.
www.legimonaco.mc 3
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
Article 2 - Objectif
Le présent accord a pour objectif d'assurer la conservation à long terme et l'exploitation durable des stocks de poissons
chevauchants et des socks de poissons grands migrateurs grâce à l'application effective des dispositions pertinentes de
la convention.
Article 3 - Application
1. Sauf disposition contraire, le présent accord s'applique à la conservation et à la gestion des stocks de poissons
chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs dans les zones qui ne relèvent pas de la juridiction nationale,
si ce n'est que les articles 6 et 7 s'appliquent également à la conservation et à la gestion de ces stocks dans les zones
relevant de la juridiction nationale, sans préjudice des différents régimes juridiques applicables en vertu de la convention
dans les zones relevant de la juridiction nationale et dans les zones au-delà de la juridiction nationale.
2. Dans l'exercice de ses droits souverains aux fins de l'exploration et de l'exploitation, de la conservation et de la gestion
des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs dans les zones relevant de sa
juridiction nationale, l'État côtier applique mutatis mutandis les principes généraux énoncés à l'article 5.
3. Les États tiennent dûment compte de la capacité des États en développement d'appliquer les articles 5, 6 et 7 dans les
zones relevant de leur juridiction nationale et de leurs besoins d'assistance comme prévu dans le présent accord. À cette
fin, la partie VII s'applique mutatis mutandis aux zones relevant de la juridiction nationale.
a) adoptent des mesures pour assurer la durabilité à long terme des stocks de poissons chevauchants et des stocks
de poissons grands migrateurs et en favoriser l'exploitation optimale;
b) veillent à ce que ces mesures soient fondées sur les données scientifiques les plus fiables dont ils disposent et
soient de nature à maintenir ou à rétablir les stocks à des niveaux qui assurent le rendement constant maximal,
eu égard aux facteurs économiques et écologiques pertinents, y compris les besoins particuliers des États en
développement, et compte tenu des méthodes en matière de pêche, de l'interdépendance des stocks et de toutes
les normes minimales internationales généralement recommandées aux plans sous-régional, régional ou mondial;
c) appliquent l'approche de précaution conformément à l'article 6;
d) évaluent l'impact de la pêche, des autres activités humaines et des facteurs écologiques sur les stocks visés ainsi
que sur les espèces qui appartiennent au même écosystème que les stocks visés ou qui leur sont associés ou en
dépendent;
e) adoptent, le cas échéant, des mesures de conservation et de gestion à l'égard des espèces qui appartiennent au
même écosystème que les stocks visés ou qui leur sont associés ou en dépendent, en vue de maintenir ou de
rétablir les stocks de ces éspèces à un niveau tel que leur reproduction ne risque pas d'être sérieusement
compromise;
f) réduisent au minimum la pollution, les déchets, les rejets, les captures par des engins perdus ou abandonnés, les
captures d'espèces de poissons et autres non visées (ci-après dénommées «espèces non visées») et l'impact sur
les espèces associées ou dépendantes, en particulier les espèces menacées d'extinction, grâce à des mesures
incluant, pour autant que possible, la mise au point et l'utilisation d'engins et de techniques de pêche sélectifs,
sans danger pour l'environnement et d'un bon rapport coût-efficacité; g) protègent la diversité biologique dans le
milieu marin;
h) prennent des mesures en vue d'empêcher ou de faire cesser la surexploitation et la surcapacité et de faire en
sorte que l'effort de pêche n'atteigne pas un niveau incompatible avec l'exploitation durable des ressources
halieutiques;
i) prennent en compte les intérêts des pêcheurs qui se livrent à la pêche artisanale et à la pêche de subsistance;
www.legimonaco.mc 4
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
j) recueillent et mettent en commun en temps opportun des données complètes et exactes sur les activités de
pêche, notamment sur la position des navires, les captures d'espèces visées et d'espèces non visées et l'effort de
pêche, comme prévu à l'annexe I, ainsi que les informations provenant des programmes de recherche nationaux
et internationaux;
k) encouragent et pratiquent la recherche scientifique et mettent au point des techniques appropriées à l'appui de la
conservation et de la gestion des pêcheries et
l) appliquent et veillent à faire respecter des mesures de conservation et de gestion grâce à des systèmes efficaces
d'observation, de contrôle et de surveillance.
4. Lorsque les points de référence sont prêts d'être atteints, les États prennent des mesures pour qu'ils ne soient pas
dépassés. Si ces points sont dépassés, les États prennent immédiatement, pour reconstituer les stocks, les mesures de
conservation et de gestion supplémentaires visées au paragraphe 3, point b).
5. Lorsque l'état des stocks visés ou des espèces non visées ou des espèces associées ou dépendantes devient
préoccupant, les États renforcent la surveillance qu'ils exercent sur ces stocks et espèces afin d'évaluer leur état et
l'efficacité des mesures de conservation et de gestion. Ils révisent régulièrement celles-ci en fonction des nouvelles
données.
6. Pour les nouvelles pêcheries ou les pêcheries exploratoires, les États adoptent, dès que possible, des mesures
prudentes de conservation et de gestion, consistant notamment à limiter le volume des captures et l'effort de pêche. Ces
mesures restent en vigueur jusqu'à ce que suffisamment de données aient été réunies pour évaluer l'impact de la pêche
sur la durabilité à long terme des stocks; des mesures de conservation et de gestion fondées sur cette évaluation sont
alors adoptées. Le cas échéant, ces dernières mesures permettent le développement progressif des pêcheries.
7. Si un phénomène naturel a des effets néfastes notables sur l'état de stocks de poissons chevauchants ou de stocks de
poissons grands migrateurs, les États adoptent d'urgence des mesures de conservation et de gestion pour que l'activité
de pêche n'aggrave pas ces effets néfastes. Ils adoptent également d'urgence de telles mesures lorsque l'activité de
pêche menace sérieusement la durabilité de ces stocks. Les mesures d'urgence sont de caractère temporaire et sont
fondées sur les données scientifiques les plus fiables dont ces États disposent.
www.legimonaco.mc 5
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
a) s'agissant des stocks de poissons chevauchants, les États côtiers concernés et les États dont des ressortissants
exploitent ces stocks dans un secteur adjacent de la haute mer s'efforcent, soit directement soit par
l'intermédiaire des mécanismes de coopération appropriés prévus dans la partie III, de s'entendre sur les mesures
nécessaires à la conservation de ces stocks dans le secteur adjacent de la haute mer;
b) s'agissant des stocks de poissons grands migrateurs, les États côtiers concernés et les autres États dont des
ressortissants exploitent ces stocks dans la région coopèrent, soit directement soit par l'intermédiaire des
mécanismes de coopération appropriés prévus dans la partie III, afin d'assurer la conservation et de favoriser
l'exploitation optimale de ces stocks dans l'ensemble de la région, aussi bien dans les zones relevant de la
juridiction nationale qu'au-delà de celles-ci.
2. Les mesures de conservation et de gestion instituées pour la haute mer et celles adoptées pour les zones relevant de
la juridiction nationale doivent être compatibles afin d'assurer la conservation et la gestion de l'ensemble des stocks de
poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs. À cette fin, les États côtiers et les États qui se livrent
à la pêche en haute mer ont l'obligation de coopérer en vue de parvenir à des mesures compatibles en ce qui concerne
ces stocks. Pour arrêter des mesures de conservation et de gestion compatibles, les États:
a) tiennent compte des mesures de conservation et de gestion adoptées et appliquées, conformément à l'article 61
de la convention, par les États côtiers pour les mêmes stocks dans les zones relevant de leur juridiction nationale
et veillent à ce que les mesures instituées en haute mer pour ces stocks ne nuisent pas à leur efficacité;
b) tiennent compte des mesures préalablement arrêtées d'un commun accord et appliquées pour la haute mer,
conformément à la Convention, par les États côtiers concernés et les États qui se livrent à la pêche en haute mer
en ce qui concerne les mêmes stocks;
c) tiennent compte des mesures préalablement arrêtées d'un commun accord et appliquées conformément à la
convention par une organisation ou un arrangement sous-régional ou régional de gestion des pêcheries en ce qui
concerne les mêmes stocks;
d) tiennent compte de l'unité biologique et des autres caractéristiques biologiques des stocks et des rapports entre
la répartition des stocks, les pêcheries et les particularités géographiques de la région concernée, y compris de
l'importance quantitative de ces stocks et de leur degré d'exploitation dans les zones relevant de la juridiction
nationale;
e) tiennent compte de la mesure dans laquelle les États côtiers et les États qui se livrent à la pêche en haute mer
sont tributaires des stocks concernés et
f) veillent à ce que ces mesures n'aient pas d'effets nuisibles sur l'ensemble des ressources biologiques marines.
3. Pour s'acquitter de l'obligation de coopérer qui leur incombe, les États font tout leur possible pour s'entendre dans un
délai raisonnable sur des mesures de conservation et de gestion compatibles.
4. Si les États intéressés ne peuvent s'entendre dans un délai raisonnable, l'un quelconque d'entre eux peut invoquer les
procédures de règlement des différends prévues dans la partie VIII.
5. En attendant qu'un accord soit réalisé sur des mesures de conservation et de gestion compatibles, les États concernés,
dans un esprit de conciliation et de coopération, font tout leur possible pour convenir d'arrangements provisoires
d'ordre pratique. S'ils ne peuvent se mettre d'accord sur de tels arrangements, l'un quelconque d'entre eux peut, en vue
d'obtenir des mesures conservatoires, soumettre le différend à une cour ou un tribunal, conformément aux procédures
de règlement des différends prévues dans la partie VIII.
6. Les arrangements provisoires convenus ou les mesures conservatoires prescrites conformément au paragraphe 5
doivent être compatibles avec les dispositions de la présente partie et tenir dûment compte des droits et obligations de
tous les États concernés; ils ne doivent pas compromettre ni entraver la conclusion d'un accord définitif sur des mesures
de conservation et de gestion compatibles et sont sans préjudice du résultat final des procédures de règlement des
différends qui ont pu être engagées.
7. Les États côtiers informent régulièrement, soit directement soit par l'intermédiaire des organisations ou arrangements
de gestion des pêcheries sous-régionaux ou régionaux compétents ou par d'autres moyens appropriés, les États qui se
livrent à la pêche en haute mer dans la région ou la sous-région des mesures qu'ils ont adoptées concernant les stocks
de poissons chevauchants et les stocks de poissons grands migrateurs dans les zones relevant de leur juridiction
nationale.
8. Les États qui se livrent à la pêche en haute mer informent régulièrement, soit directement soit par l'intermédiaire des
organisations ou arrangements de gestion des pêcheries sous-régionaux ou régionaux compétents ou par d'autres
moyens appropriés, les autres États intéressés des mesures qu'ils ont adoptées pour réglementer les activités des
navires battant leur pavillon qui exploitent ces stocks en haute mer.
www.legimonaco.mc 6
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
a) les stocks auxquels s'appliquent les mesures de conservation et de gestion, compte tenu de leurs caractéristiques
biologiques et de la nature des pêcheries en question;
b) la zone d'application, compte tenu du paragraphe 1 de l'article 7 et des caractéristiques de la sous-région ou
région, y compris les facteurs socio-économiques, géographiques et écologiques;
c) les liens entre les activités de la nouvelle organisation ou du nouvel arrangement et le rôle, les objectifs et les
opérations des organisations ou arrangements de gestion des pêcheries en place compétents; et d) les
mécanismes par lesquels l'organisation ou arrangement obtiendra des avis scientifiques et examinera l'état des
stocks, y compris, si nécessaire, la création d'un organisme consultatif scientifique.
2. Les États qui coopèrent à la création d'une organisation ou d'un arrangement de gestion des pêcheries sousrégional
ou régional informent de cette coopération les autres États qu'ils savent avoir un intérêt réel dans les activités de
l'organisation ou arrangement envisagé.
www.legimonaco.mc 7
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
a) conviennent de mesures de conservation et de gestion et s'y conforment afin d'assurer la durabilité à long terme
des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs;
b) conviennent, le cas échéant, des droits de participation, comme le volume admissible des captures ou le niveau
de l'effort de pêche;
c) adoptent et appliquent toutes normes internationales minimales généralement recommandées pour mener les
opérations de pêche de manière responsable;
d) obtiennent des informations scientifiques et les évaluent et examinent l'état des stocks et évaluent l'impact de la
pêche sur les espèces non visées et les espèces associées ou dépendantes;
e) conviennent de normes pour la collecte, la communication, la vérification et l'échange de données sur
l'exploitation des stocks;
f) recueillent et diffusent des données statistiques précises et complètes, comme indiqué dans l'annexe I, afin de
disposer des données scientifiques les plus fiables, tout en en préservant la confidentialité le cas échéant;
g) encouragent et effectuent des évaluations scientifiques des stocks et les activités de recherche pertinentes, et en
diffusent les résultats;
h) mettent en place des mécanismes de coopération appropriés en matière d'observation, de contrôle, de
surveillance et de police;
i) conviennent des moyens permettant de prendre en compte les intérêts en matière de pêche des nouveaux
membres de l'organisation ou des nouveaux participants à l'arrangement;
j) conviennent de procédures de prise de décisions qui facilitent l'adoption de mesures de conservation et de gestion
en temps opportun et de manière efficace;
k) encouragent le règlement pacifique des différends conformément à la partie VIII;
l) font en sorte que leurs organismes nationaux compétents et leurs industries coopèrent pleinement à l'application
des recommandations et décisions de l'organisation ou arrangement
et
m) donnent la publicité voulue aux mesures de conservation et de gestion instituées par l'organisation ou
l'arrangement.
a) l'état des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs et le niveau de l'effort de
pêche dans la zone de pêche;
b) les intérêts, les méthodes en matière de pêche et les pratiques de pêche des nouveaux et des anciens membres
ou participants;
c) la contribution respective des nouveaux et des anciens membres ou participants à la conservation et la gestion
des stocks, à la collecte et la communication de données exactes et aux recherches scientifiques menées sur les
stocks;
d) les besoins des communautés côtières de pêcheurs qui sont fortement tributaires de la pêche des stocks;
e) les besoins des États côtiers dont l'économie est très lourdement tributaire de l'exploitation des ressources
biologiques marines; et
f) les intérêts des États en développement de la sous-région ou région, lorsque les stocks se trouvent également
dans les zones relevant de leur juridiction nationale.
Article 12 - Transparence des activités menées par les organisations ou arrangements de gestion des
pêcheries sous-régionaux et régionaux
1. Les États assurent la transparence de la prise de décisions et des autres activités des organisations ou arrangements
de gestion des pêcheries sous-régionaux et régionaux.
2. Les représentants d'autres organisations intergouvernementales et d'organisations non gouvernementales
concernées par les stocks de poissons chevauchants et les stocks de poissons grands migrateurs doivent avoir la
possibilité de participer aux réunions des organisations et arrangements de gestion des pêcheries sous-régionaux et
régionaux en qualité d'observateurs ou en une autre qualité, selon ce qui convient, conformément aux procédures de
www.legimonaco.mc 8
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
régionaux en qualité d'observateurs ou en une autre qualité, selon ce qui convient, conformément aux procédures de
l'organisation ou arrangement concerné. Ces procédures ne doivent pas être trop restrictives à cet égard. Ces
organisations intergouvernementales et non gouvernementales ont accès en temps opportun aux dossiers et rapports
desdites organisations et desdits arrangements, sous réserve des règles de procédure régissant l'accès à ces dossiers et
rapports.
a) recueillent et échangent des données scientifiques, techniques et statistiques concernant l'exploitation des stocks
de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs;
b) veillent à ce que les données recueillies soient suffisamment détaillées pour faciliter l'évaluation précise des
stocks et soient communiquées en temps opportun pour répondre aux besoins des organisations ou
arrangements de gestion des pêcheries sous-régionaux ou régionaux et c) prennent les mesures voulues pour
vérifier l'exactitude de ces données.
2. Les États coopèrent, soit directement soit par l'intermédiaire des organisations ou arrangements de gestion des
pêcheries sous-régionaux ou régionaux, en vue de:
a) convenir du type de données à fournir et de la forme sous laquelle celles-ci doivent être présentées auxdites
organisations ou auxdits arrangements, en tenant compte de la nature des stocks et de leur exploitation
et
b) mettre au point et utiliser conjointement des techniques d'analyse et des méthodes d'évaluation des stocks pour
améliorer les mesures de conservation et de gestion des stocks de poissons chevauchants et des stocks de
poissons grands migrateurs.
3. En application de la partie XIII de la convention, les États coopèrent, soit directement soit par l'intermédiaire des
organisations internationales compétentes, au renforcement des moyens de recherche scientifique relative à la
conservation et à la gestion des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs dans
l'intérêt de tous. À cette fin, un État ou l'organisation internationale compétente qui effectue de telles recherches au-delà
des zones relevant de la juridication nationale s'emploie à faciliter la publication et la communication à tous les États
intéressés des résultats de ces recherches, ainsi que de renseignements sur ses objectifs et ses méthodes et, autant que
possible, facilite la participation de scientifiques desdits États aux recherches en question.
Article 16 - Secteurs de la haute mer complètement entourés par une zone relevant de la juridiction
nationale d'un seul État
1. Les États qui exploitent des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs dans un
secteur de la haute mer complètement entouré par une zone relevant de la juridiction nationale d'un seul État et ce
dernier État coopèrent pour instituer des mesures de conservation et de gestion en ce qui concerne ces stocks en haute
mer. Compte tenu des caractéristiques naturelles du secteur considéré, les États s'attachent particulièrement à instituer,
en application de l'article 7, des mesures de conservation et de gestion compatibles en ce qui concerne ces stocks. Les
mesures prises en ce qui concerne la haute mer tiennent compte des droits, obligations et intérêts de l'État côtier en
vertu de la Convention ; elles sont fondées sur les données scientifiques les plus fiables dont on dispose et tiennent
compte de toutes mesures de conservation et de gestion adoptées et appliquées par l'État côtier en ce qui concerne les
mêmes stocks, dans la zone relevant de sa juridiction nationale, conformément à l'article 61 de la convention. Les États
conviennent également de mesures d'observation, de contrôle, de surveillance et de police pour assurer le respect des
mesures de conservation et de gestion concernant la haute mer.
www.legimonaco.mc 9
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
2. Conformément à l'article 8, les États agissent de bonne foi et font tout leur possible pour convenir sans délai des
mesures de conservation et de gestion à appliquer à l'occasion des opérations de pêche dans le secteur visé au
paragraphe 1. Si les États qui se livrent à la pêche concernés et l'État côtier ne parviennent pas, dans un délai
raisonnable, à s'entendre sur de telles mesures, ils appliquent, eu égard au paragraphe 1, les paragraphes 4, 5 et 6 de
l'article 7 consacrés aux arrangements provisoires ou mesures conservatoires. En attendant l'adoption de tels
arrangements provisoires ou de telles mesures conservatoires, les États intéressés prennent, en ce qui concerne les
navires battant leur pavillon, des mesures pour faire en sorte que ceux-ci ne se livrent pas à une pêche de nature à nuire
aux stocks concernés.
Article 17 - États non membres d'organisations et États non participants à des arrangements
1. Un État qui n'est pas membre d'une organisation ni participant à un arrangement de gestion des pêcheries sous-
régional ou régional, et qui n'accepte pas par ailleurs d'appliquer les mesures de conservation et de gestion instituées
par cette organisation ou cet arrangement, n'est pas libéré de l'obligation de coopérer, conformément à la convention et
au présent accord, à la conservation et à la gestion des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons
grands migrateurs concernés.
2. Un tel État n'autorise pas les navires battant son pavillon à se livrer à la pêche des stocks de poissons chevauchants ou
des stocks de poissons grands migrateurs soumis aux mesures de conservation et de gestion instituées par cette
organisation ou cet arrangement.
3. Les États qui sont membres d'une organisation ou participants à un arrangement sous-régional ou régional de gestion
des pêcheries demandent, séparément ou conjointement, aux entités de pêche visées au paragraphe 3 de l'article 1er
qui ont des navires de pêche dans la zone concernée de coopérer pleinement avec cette organisation ou à cet
arrangement aux fins de l'application des mesures de conservation et de gestion que ceux-ci ont instituées, afin que ces
mesures soient appliquées de facto aussi largement que possible aux activités de pêche dans la zone concernée. Ces
entités tirent de leur participation à la pêche des avantages proportionnels à leur engagement de respecter les mesures
de conservation et de gestion concernant les stocks en question.
4. Les États qui sont membres d'une telle organisation ou participants à un tel arrangement échangent des informations
sur les activités des navires de pêche battant le pavillon d'États qui ne sont pas membres de l'organisation ni participants
à l'arrangement et qui se livrent à la pêche des stocks concernés. Ils prennent des mesures, conformément au présent
accord et au droit international, en vue de dissuader ces navires de se livrer à des activités qui compromettent l'efficacité
des mesures sous-régionale ou régionale de conservation et de gestion.
a) contrôle de ces navires en haute mer, au moyen de licences, d'autorisations et de permis de pêche,
conformément aux procédures ayant pu être adoptées aux plans sous-régional, régional ou mondial;
b) adoption de règlements à l'effet:
i) d'assortir les licences, autorisations ou permis de clauses et conditions propres à leur permettre de
s'acquitter de toutes les obligations qu'ils ont souscrites aux plans sous-régional, régional ou mondial;
ii) d'interdire à ces navires de pêcher en haute mer s'ils sont dépourvus d'une licence ou d'une autorisation
en bonne et due forme, ou de pêcher en haute mer selon des modalités différentes de celles stipulées par
les licences, autorisations ou permis;
iii) d'exiger des navires pêchant en haute mer qu'ils aient toujours à bord leur licence, autorisation ou permis
et qu'ils présentent ce document pour inspection à la demande de toute personne dûment habilitée et
iv) de veiller à ce que ces navires ne pratiquent pas la pêche sans autorisation dans des zones relevant de la
juridiction nationale d'autres États;
www.legimonaco.mc 10
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
c) tenue d'un registre national des navires de pêche autorisés à pêcher en haute mer et adoption des dispositions
voulues pour que les États directement intéressés qui en font la demande aient accès aux renseignements
figurant dans ce registre, compte tenu de toutes lois internes de l'État du pavillon ayant trait à la communication
de ces renseignements;
d) réglementation du marquage des navires et engins de pêche aux fins de leur identification, conformément à des
systèmes uniformes et internationalement reconnus, tels que les spécifications types de l'Organisation des
Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture pour le marquage et l'identification des bateaux de pêche;
e) établissement de règles pour la tenue et la communication en temps opportun de registres indiquant la position
des navires, les captures d'espèces visées et non visées, l'effort de pêche et d'autres données pertinentes
relatives à la pêche, conformément aux normes sous-régionales, régionales et mondiales régissant la collecte de
ces données;
f) établissement de règles pour la vérification des relevés de captures d'espèces visées et non visées par les moyens
suivants: programmes d'observation et d'inspection, rapports de déchargement, supervision des
transbordements, contrôle des captures débarquées et suivi des statistiques du marché;
g) observation, contrôle et surveillance de ces navires, de leurs activités de pêche et activités connexes au moyen
notamment de:
i) la mise en œuvre de mécanismes d'inspection nationaux et de mécanismes sous-régionaux et régionaux de
coopération en matière de police conformément aux articles 21 et 22, prévoyant notamment l'obligation
pour ces navires d'autoriser l'accès à leur bord d'inspecteurs dûment habilités d'autres États;
ii) la mise en œuvre de programmes d'observtion nationaux et de programmes d'observation sousrégionaux
et régionaux auxquels participe l'État du pavillon, prévoyant notamment l'obligation pour ces navires
d'autoriser l'accès à leur bord d'observateurs d'autres États pour leur permettre d'exercer les fonctions
définies dans les programmes
et
iii) l'élaboration et la mise en œuvre de systèmes de surveillance des navires, y compris, le cas échéant, de
systèmes appropriés de communication par satellite, conformément à tous programmes nationaux et aux
programmes qui ont été convenus aux plans sous-régional, régional ou mondial entre les États concernés;
h) réglementation des transbordements en haute mer pour faire en sorte que l'efficacité des mesures de
conservation et de gestion ne soit pas compromise et
i) réglementation des activités de pêche pour assurer le respect des mesures sous-régionales, régionales ou
mondiales, y compris celles qui visent à réduire au minimum les captures d'espèces non visées.
4. Lorsqu'un système de contrôle et de surveillance convenu aux plans sous-régional, régional ou mondial est en vigueur,
les États veillent à ce que les mesures qu'ils imposent aux navires battant leur pavillon soient compatibles avec ce
système.
2. Toutes les enquêtes et procédures judiciaires sont menées dans les plus brefs délais. Les sanctions encourues pour les
www.legimonaco.mc 11
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
2. Toutes les enquêtes et procédures judiciaires sont menées dans les plus brefs délais. Les sanctions encourues pour les
infractions doivent être suffisamment rigoureuses pour garantir le respect des mesures de conservation et de gestion et
décourager les infractions en quelque lieu que ce soit, et elles doivent priver les auteurs des infractions des profits
découlant de leurs activités illégales. Les mesures applicables aux capitaines et autres officiers des navires de pêche
comprennent des dispositions pouvant autoriser, entre autres, le refus, le retrait ou la suspension de l'autorisation
d'exercer les fonctions de capitaine ou d'officier à bord de ces navires.
www.legimonaco.mc 12
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
conformément au présent article et donne la publicité voulue à cette désignation par l'intermédiaire de l'organisation ou
arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional compétent.
5. Si, après arraisonnement et inspection, il y a de sérieuses raisons de penser qu'un navire s'est livré à une activité
contraire aux mesures de conservation et de gestion visées au paragraphe 1, l'État qui a procédé à l'inspection
rassemble, s'il y a lieu, des éléments de preuve, et informe sans délai l'État du pavillon de l'infraction présumée.
6. L'État du pavillon répond à la notification visée au paragraphe 5 dans un délai de trois jours ouvrables à compter de sa
réception ou dans tout autre délai prescrit par les procédures établies conformément au paragraphe 2, et doit:
a) exécuter sans délai l'obligation que lui impose l'article 19 de procéder à une enquête et, si les éléments de preuve
le justifient, prendre des mesures de coercition à l'encontre du navire, auquel cas il informe promptement l'État
ayant procédé à l'inspection des résultats de l'enquête et, le cas échéant, des mesures de coercition qu'il a prise
ou
b) autoriser l'État ayant procédé à l'inspection à mener une enquête.
7. Lorsque l'État du pavillon autorise l'État ayant procédé à l'inspection à enquêter sur une infraction présumée, ce
dernier lui communique sans retard les résultats de l'enquête. Si les éléments de preuve le justifient, l'État du pavillon
s'acquitte de l'obligation qui lui incombe de prendre des mesures de coercition à l'encontre du navire. À défaut, l'État du
pavillon peut autoriser l'État ayant procédé à l'inspection à prendre à l'encontre du navire les mesures de coercition
stipulées par l'État du pavillon conformément aux droits et obligations que celui-ci tire du présent accord.
8. Si, après arraisonnement et inspection, il y a de sérieuses raisons de penser qu'un navire a commis une infraction
grave, et l'État du pavillon n'a pas répondu ou n'a pas pris les mesures prescrites aux paragraphes 6 ou 7, les inspecteurs
peuvent rester à bord du navire et rassembler des éléments de preuve et exiger du capitaine qu'il collabore à un
complément d'enquête, y compris, le cas échéant, en conduisant le navire sans retard au port approprié le plus proche,
ou à tout autre port pouvant avoir été spécifié dans les procédures établies conformément au paragraphe 2. L'État ayant
procédé à l'inspection informe immédiatement l'État du pavillon du nom du port où le navire doit être conduit. L'État
ayant procédé à l'inspection et l'État du pavillon et, le cas échéant, l'État du port prennent toutes les mesures nécessaires
pour assurer le bien-être des membres de l'équipage, quelle que soit leur nationalité.
9. L'État ayant procédé à l'inspection informe l'État du pavillon et l'organisation compétente ou les participants à
l'arrangement compétent des résultats de tout complément d'enquête.
10. L'État procédant à l'inspection exige de ses inspecteurs qu'ils observent les règles, procédures et pratiques
internationales généralement acceptées en ce qui concerne la sécurité du navire et de l'équipage, qu'ils entravent le
moins possible les opérations de pêche et, pour autant que possible, qu'ils s'abstiennent de toute mesure de nature à
compromettre la qualité des captures à bord. L'État procédant à l'inspection veille à ce que l'arraisonnement et
l'inspection ne soient pas menés d'une manière qui constituerait un harcèlement pour le navire de pêche.
11. Aux fins du présent article, on entend par infraction grave le fait:
a) de pêcher sans licence, autorisation ou permis valide délivré par l'État du pavillon conformément au paragraphe
3, lettre a), de l'article 18;
b) de s'abstenir de consigner avec exactitude les données sur les captures et données connexes, comme l'exige
l'organisation ou arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional compétent, ou de faire une
déclaration grossièrement inexacte sur les captures, au mépris des règles fixées par ladite organisation ou ledit
arrangement en matière de déclaration des captures;
c) de se livrer à la pêche dans un secteur fermé, de pêcher en dehors des temps d'ouverture, de pêcher sans quota
fixé par l'organisation ou arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional compétent ou après
avoir atteint un tel quota;
d) d'exploiter un stock qui fait l'objet d'un moratoire ou dont la pêche est interdite;
e) d'utiliser des engins de pêche prohibés;
f) de falsifier ou de dissimuler les marquages, le nom ou l'immatriculation d'un navire de pêche;
g) de dissimuler, d'altérer et de faire disparaître des éléments de preuve intéressant une enquête;
h) de commettre des infractions multiples qui, ensemble, constituent une méconnaissance grave des mesures de
conservation et de gestion ou
i) de commettre toutes autres infractions qui pourraient être spécifiées dans les procédures établies par
l'organisation ou arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional compétent.
12. Nonobstant les autres dispositions du présent article, l'État du pavillon peut, à tout moment, prendre des mesures
pour s'acquitter des obligations que lui impose l'article 19 face à une infraction présumée. Si le navire est sous son
contrôle, l'État qui a procédé à l'inspection le remet à l'État du pavillon, à la demande de ce dernier, qu'il informe
pleinement du déroulement et du résultat de l'enquête.
13. Le présent article est sans préjudice du droit qu'a l'État du pavillon de prendre toutes mesures, y compris d'engager
des poursuites en vue d'imposer des pénalités, conformément à son droit interne.
www.legimonaco.mc 13
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
14. Le présent article s'applique mutatis mutandis à l'arraisonnement et à l'inspection auxquels procède un État partie
qui est membre d'une organisation ou participant à un arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional
et qui a de sérieuses raisons de penser qu'un navire de pêche battant le pavillon d'un autre État partie s'est livré à une
activité contraire aux mesures de conservation et de gestion visées au paragraphe 1 dans le secteur de la haute mer
couvert par ladite organisation ou ledit arrangement et que, pendant la même expédition de pêche, ledit navire a par la
suite pénétré dans un secteur relevant de la juridiction nationale de l'État procédant à l'inspection.
15. Lorsqu'une organisation ou un arrangement de gestion des pêcheries sous-régional ou régional a créé un mécanisme
qui s'acquitte effectivement de l'obligation, mise à la charge de ses membres ou participants par le présent accord,
d'assurer le respect des mesures de conservation et de gestion que l'organisation ou arrangement a instituées, les
membres de l'organisation ou les participants à l'arrangement peuvent convenir de limiter à euxmêmes l'application du
paragraphe 1 en ce qui concerne les mesures de conservation et de gestion qui ont été instituées dans le secteur de la
haute mer concerné.
16. Les mesures prises par des États autres que l'État du pavillon contre des navires qui se sont livrés à des activités
contraires aux mesures de conservation et de gestion sous-régionales ou régionales doivent être proportionnelles à la
gravité de l'infraction.
17. Lorsqu'il existe de sérieuses raisons de soupçonner qu'un navire de pêche se trouvant en haute mer est apatride,
tout État peut arraisonner et inspecter ce navire. Si les éléments de preuve le justifient, l'État peut prendre les mesures
appropriées conformément au droit international.
18. Les États sont responsables des pertes ou dommages qui leur sont imputables à la suite d'une mesure prise en vertu
du présent article, lorsque ladite mesure est illicite ou va au-delà de ce qui est raisonnablement nécessaire, eu égard aux
renseignements disponibles, pour appliquer les dispositions du présent article.
a) présentent leurs titres au capitaine du navire et produisent le texte des mesures de conservation et de gestion
pertinentes ou des règles et règlements appliqués dans le secteur de la haute mer en question pour donner effet
auxdites mesures;
b) avisent l'État du pavillon au moment de l'arraisonnement et de l'inspection;
c) n'empêchent pas le capitaine du navire de communiquer avec les autorités de l'État du pavillon pendant
l'arraisonnement et l'inspection;
d) remettent au capitaine et aux autorités de l'État du pavillon copie du rapport sur l'arraisonnement et l'inspection,
dans lequel aura été insérée toute objection ou déclaration que le capitaine souhaite y voir consigner;
e) quittent promptement le navire après avoir terminé l'inspection s'ils ne trouvent aucune preuve d'infraction grave
et
f) évitent de faire usage de la force sauf lorsque, et dans la mesure où, cela s'avère nécessaire pour garantir leur
sécurité et lorsqu'ils sont empêchés d'exercer leurs fonctions. Le degré de force dont il est fait usage ne doit pas
dépasser ce qui est raisonnablement requis en la circonstance.
2. Les inspecteurs dûment habilités d'un État procédant à une inspection ont le pouvoir d'inspecter le navire, sa licence,
ses engins, équipements, registres, installations, poissons et produits de poisson ainsi que tous documents pertinents
nécessaires pour vérifier le respect des mesures de conservation et de gestion concernées.
3. L'État du pavillon veille à ce que les capitaines de navire:
a) laissent les inspecteurs monter à leur bord et facilitent leur embarquement de façon qu'il se fasse rapidement et
dans des conditions de sécurité;
b) coopèrent à l'inspection des navires effectuée conformément aux présentes procédures et prêtent leur concours
à cette fin;
c) n'empêchent pas les inspecteurs d'accomplir leur mission, ne cherchent pas à les intimider et ne les gênent pas
dans l'exercice de leurs fonctions;
d) permettent aux inspecteurs de communiquer avec les autorités de l'État du pavillon et de l'État procédant à
l'inspection pendant l'arraisonnement et l'inspection;
e) offrent aux inspecteurs des facilités raisonnables, y compris, le cas échéant, le gîte et le couvert et
f) facilitent le débarquement des inspecteurs dans des conditions de sécurité.
4. Si le capitaine d'un navire refuse d'accepter l'arraisonnement et l'inspection conformément au présent article et à
l'article 21, l'État du pavillon, sauf dans les cas où, conformément aux réglementations, procédures et pratiques
internationales généralement acceptées touchant la sécurité en mer, il est nécessaire de différer l'arraisonnement et
l'inspection, ordonne au capitaine du navire de se soumettre immédiatement à l'arraisonnement et à l'inspection et, si
celui-ci n'obtempère pas, suspend l'autorisation de pêche délivrée au navire, auquel il ordonne de regagner
www.legimonaco.mc 14
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
celui-ci n'obtempère pas, suspend l'autorisation de pêche délivrée au navire, auquel il ordonne de regagner
immédiatement le port. L'État du pavillon informe l'État ayant procédé à l'inspection de la mesure qu'il a prise lorsque les
circonstances visées au présent paragraphe se produisent.
a) la vulnérabilité des États en développement qui sont tributaires de l'exploitation des ressources biologiques
marines, notamment pour répondre aux besoins alimentaires de leur population ou de parties de leur population;
b) la nécessité d'éviter de nuire à la pêche de subsistance et aux petites pêches commerciales dans les États en
développement, et d'assurer l'accès à ces types de pêche aux femmes, aux petits pêcheurs et aux populations
autochtones, en particulier dans les petits États insulaires en développement
et
c) la nécessité de faire en sorte que ces mesures n'aient pas pour résultat de faire supporter directement ou
indirectement aux États en développement une part disproportionnée de l'effort de conservation.
a) de rendre les États en développement, en particulier les moins avancés d'entre eux et les petits États insulaires en
développement, mieux à même de conserver et gérer les stocks de poissons chevauchants et les stocks de
poissons grands migrateurs et de mettre en valeur leurs propres pêcheries nationales en ce qui concerne ces
stocks;
b) d'aider les États en développement, en particulier les moins avancés d'entre eux et les petits États insulaires en
développement, à participer à l'exploitation en haute mer de pêcheries de ces stocks, y compris en leur facilitant
l'accès à ces pêcheries, sous réserve des articles 5 et 11
et
c) de faciliter la participation des États en développement aux organisations et arrangements de gestion des
pêcheries sous-régionaux et régionaux.
2. La coopération avec les États en développement aux fins énoncées dans le présent article pourra notamment prendre
la forme d'aide financière, d'assistance relative à la mise en valeur des ressources humaines, d'assistance technique, de
transfert de techniques, y compris par le biais d'entreprises conjointes, et de services consultatifs.
3. Cette assistance sera spécifiquement axée, entre autres, sur les domaines ci-après:
a) amélioration de la conservation et de la gestion des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons
www.legimonaco.mc 15
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
a) amélioration de la conservation et de la gestion des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons
grands migrateurs par collecte, publication, vérification, échange et analyse de données et informations sur les
pêcheries et informations connexes;
b) évaluation des stocks et recherche scientifique
et
c) observation, contrôle, surveillance, respect de la réglementation et répression des infractions, y compris la
formation et le renforcement des capacités au niveau local, l'élaboration et le financement de programmes
d'observation nationaux et régionaux et l'accès aux technologies et matériels.
ainsi que les normes généralement acceptées en matière de conservation et de gestion des ressources biologiques
www.legimonaco.mc 16
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
ainsi que les normes généralement acceptées en matière de conservation et de gestion des ressources biologiques
marines et les autres règles du droit international qui ne sont pas incompatibles avec la convention, en vue d'assurer la
conservation des stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs concernés.
Partie XI - RESPONSABILITÉ
Article 35 - Responsabilité
Les États parties sont responsables conformément au droit international des pertes ou dommages qui leur sont
imputables en regard du présent accord.
www.legimonaco.mc 17
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
Article 37 - Signature
Le présent accord est ouvert à la signature de tous les États et des autres entités visées à l'article 1er, paragraphe 2,
lettre b), et reste ouvert à la signature au siège de l'Organisation des Nations unies pendant douze mois à compter du 4
décembre 1995.
Article 38 - Ratification
Le présent accord est soumis à ratification par les États et les autres entités visées à l'article 1er, paragraphe 2, lettre b).
Les instruments de ratification sont déposés auprès du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies.
Article 39 - Adhésion
Le présent accord reste ouvert à l'adhésion des États et des autres entités visées à l'article 1er, paragraphe 2, lettre b).
Les instruments d'adhésion sont déposés auprès du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies.
Article 43 - Déclarations
L'article 42 n'interdit pas à un État ou une entité, au moment où ledit État ou ladite entité signe ou ratifie le présent
accord, ou adhère à celui-ci, de faire des déclarations, quels qu'en soient le libellé ou la dénomination, notamment en
vue d'harmoniser ses lois et règlements avec le présent accord, à condition que ces déclarations ne visent pas à exclure
ou à modifier l'effet juridique des dispositions du présent accord dans leur application à cet État ou à cette entité.
www.legimonaco.mc 18
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
Article 45 - Amendement
1. Tout État partie peut proposer, par voie de communication écrite adressée au secrétaire général de l'Organisation des
Nations unies, des amendements au présent accord et demander la convocation d'une conférence chargée de les
examiner. Le secrétaire général transmet cette communication à tous les États parties. Il convoque la conférence si, dans
les six mois qui suivent la date de la transmission de la communication, la moitié au moins des États parties répondent
favorablement à cette demande.
2. À moins qu'elle n'en décide autrement, la conférence d'amendement convoquée en application du paragraphe 1
applique la procédure de prise de décisions suivie par la conférence des Nations unies sur les stocks de poissons dont les
déplacements s'effectuent tant à l'intérieur qu'au-delà de zones économiques exclusives (stocks chevauchants) et les
stocks de poissons grands migrateurs. Elle ne devrait ménager aucun effort pour aboutir à un accord sur les
amendements par voie de consensus et il ne devrait pas y avoir de vote sur ces amendements tant que tous les efforts
en vue d'aboutir à un consensus n'auront pas été épuisés.
3. Les amendements au présent accord, une fois adoptés, sont ouverts à la signature des États parties au siège de
l'Organisation des Nations unies à New York pendant une période de douze mois à compter de la date de leur adoption,
à moins que ces amendements n'en disposent autrement.
4. Les articles 38, 39, 47 et 50 s'appliquent à tous les amendements au présent accord.
5. Pour les États parties qui les ont ratifiés ou y ont adhéré, les amendements au présent accord entrent en vigueur le
trentième jour qui suit la date de dépôt des instruments de ratification ou d'adhésion des deux tiers des États parties.
Par la suite, pour chaque État partie qui a ratifié un amendement ou y a adhéré après la date de dépôt du nombre requis
d'instruments, cet amendement entre en vigueur le trentième jour qui suit la date de dépôt par l'État partie de son
instrument de ratification ou d'adhésion.
6. Un amendement peut prévoir que son entrée en vigueur requiert un nombre de ratifications ou d'adhésions moins
élevé ou plus élevé que celui exigé par le présent article.
7. Tout État qui devient partie au présent accord après l'entrée en vigueur d'amendements conformément au
paragraphe 5 est, faute d'avoir exprimé une intention différente, considéré comme étant:
Article 46 - Dénonciation
1. Un État partie peut dénoncer le présent accord, par voie de notification écrite adressée au secrétaire général de
l'Organisation des Nations unies, et indiquer les motifs de la dénonciation. Le fait de ne pas indiquer de motifs n'affecte
pas la validité de la dénonciation. Celle-ci prend effet un an après la date de réception de la notification, à moins qu'elle
ne prévoie une date ultérieure.
2. La dénonciation n'affecte en rien le devoir de tout État partie de remplir toute obligation énoncée dans le présent
accord à laquelle il serait soumis en vertu du droit international indépendamment de celui-ci.
2. Lorsqu'une organisation internationale visée à l'article 1er de l'annexe IX de la convention a compétence pour
l'ensemble des matières régies par le présent accord, les dispositions suivantes s'appliquent à la participation de cette
organisation internationale au présent accord:
a) au moment de la signature ou de l'adhésion, ladite organisation internationale fait une déclaration à l'effet
d'indiquer:
i) qu'elle a compétence pour l'ensemble des matières régies par le présent accord;
ii) qu'en conséquence, ses États membres ne deviendront pas États parties, sauf en ce qui concerne les
territoires de ces États pour lesquels elle n'exerce aucune responsabilité
et
iii) qu'elle accepte les droits et obligations que le présent accord impose aux États;
www.legimonaco.mc 19
Accord du 4 août 1995 aux fins d'application des dispositions de la convention des Nations Unies sur le droit ...
b) la participation de l'organisation internationale ne saurait en aucun cas conférer des droits quelconques aux États
membres de ladite organisation en vertu du présent accord;
c) en cas de conflit entre les obligations qui incombent à une organisation internationale en vertu du présent accord
et celles qui lui incombent en vertu de l'accord instituant cette organisation ou de tout acte connexe, les
obligations découlant du présent accord l'emportent.
Article 48 - Annexes
1. Les annexes font partie intégrante du présent accord et, sauf disposition contraire expresse, une référence au présent
accord renvoie également à ses annexes, et une référence à une partie du présent accord renvoie aussi aux annexes qui
s'y rapportent.
2. Les annexes peuvent être révisées de temps à autre par les États parties. Ces révisions sont fondées sur des
considérations scientifiques et techniques. Nonobstant les dispositions de l'article 45, si une révision à une annexe est
adoptée par consensus lors d'une réunion des États parties, elle est incorporée au présent accord et prend effet à
compter de la date de son adoption ou de la date qui y est indiquée. Si une révision à une annexe n'est pas adoptée par
consensus lors d'une telle réunion, les procédures d'amendement énoncées à l'article 45 s'appliquent.
Article 49 - Dépositaire
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies est le dépositaire du présent accord et des amendements ou
révisions qui s'y rapportent.
a) les États devraient veiller à ce que soient recueillies auprès des navires battant leur pavillon des données sur les
activités de pêche; correspondant aux caractéristiques opérationnelles de chaque méthode de pêche (par
exemple, chaque trait pour la pêche au chalut, chaque mouillage pour la pêche à la palangre et à la senne
www.legimonaco.mc 20