CHAPITRE III : RÉALISATION ET EXPÉRIMENTATION DU
PROTOTYPE
3.1 Introduction
Ce chapitre traite de la transition entre la conception théorique et la mise en œuvre
pratique d’un système d’irrigation automatique basé sur une plateforme Arduino Uno.
L’objectif est de construire un dispositif capable de mesurer l’humidité du sol, de prendre une
décision d’arrosage automatique via une électrovanne ou une pompe, et de permettre un
fonctionnement fiable, réactif et autonome dans un environnement agricole.
3.2 Identifications des besoins
Il s’agit d’identifier et de formuler les besoins fonctionnels et non fonctionnels du
système. En génie logiciel, la formalisation des besoins constitue une étape cruciale, car elle
permet au concepteur de mieux comprendre le domaine d’application et les attentes
spécifiques des utilisateurs. Cette démarche vise à orienter le développement du système en
assurant une adéquation entre les fonctionnalités proposées et les exigences réelles du terrain.
Il est donc essentiel de recueillir, analyser et structurer les besoins des utilisateurs,
exprimés généralement en termes de services attendus, de contraintes techniques ou de
conditions d’utilisation. Pour plus de clarté, ces besoins ont été répartis en deux grandes
catégories :
3.2.1 Les besoins fonctionnels
Le système doit être capable de :
Mesurer l’humidité du sol via un capteur capacitif.
Comparer les valeurs mesurées à des seuils critiques définis dans le programme.
Activer automatiquement l’arrosage (pompe ou électrovanne) quand le sol devient trop sec.
Arrêter l’arrosage automatiquement quand l’humidité atteint un niveau optimal.
Permettre un arrosage manuel local via un bouton-poussoir pour tester ou déclencher une irri-
gation ponctuelle.
3.2.2 Les besoins non fonctionnels
En complément des besoins fonctionnels c’est-à-dire les services rendus par le système
on distingue également les besoins non fonctionnels, qui correspondent aux exigences
qualitatives : celles-ci ne définissent pas ce que le système fait, mais comment il doit le faire.
Elles sont souvent implicites, mais leur satisfaction est cruciale pour assurer la qualité globale
du système.
Dans notre contexte, les besoins non fonctionnels suivants ont été identifiés :
Réactivité rapide à l’humidité détectée.
Fiabilité dans l’exécution des commandes.
Robustesse face à des environnements extérieurs.
Disponibilité continue via une alimentation adaptée (panneau solaire ou batterie).
Simplicité d’entretien avec un minimum d’interventions humaines.
3.3 Conception générale
L’étape de la conception générale correspond à un niveau d’abstraction élevé dans le
processus de réalisation d’un système automatisé. Elle ne s’intéresse pas encore aux détails
d’implémentation, mais cherche plutôt à identifier les différents modules fonctionnels qui
composent le système, en mettant en évidence les relations logiques entre eux. C’est à ce
niveau que l’on conçoit l’architecture globale du système, sous forme de blocs fonctionnels
interconnectés.
Dans le cadre du présent projet, cette architecture repose sur une logique modulaire et
comprend les éléments suivants :
3.4 Conception logique détaillée
Cette phase vise à décomposer l’architecture générale présentée précédemment en
sous-modules logiques, en expliquant leur rôle respectif dans le fonctionnement du système.
C’est un niveau d’abstraction intermédiaire qui prépare la mise en œuvre physique et
logicielle du prototype.
Les capteurs
Un capteur est un dispositif électronique qui permet de convertir une grandeur phy-
sique mesurable en un signal électrique exploitable par un système de traitement. Dans le cas
de notre projet, le capteur utilisé est un capteur d’humidité capacitif, qui détecte la teneur en
eau du sol. Cette information, délivrée sous forme d’un signal analogique, est ensuite transfor-
mée par le convertisseur analogique-numérique (ADC) intégré à un microcontrôleur.
Le signal est ainsi numérisé et peut être analysé et comparé à des seuils définis. En fonction
du résultat, une action est déclenchée (arrosage ou non). Le capteur représente donc le point
d’entrée de l’information dans le système, garantissant une mesure fiable et en temps réel de
l’état du sol.
Le microcontrôleur
Un microcontrôleur est un circuit intégré programmable qui embarque un processeur,
une mémoire, et des interfaces d’entrée/sortie. Il est conçu pour exécuter des tâches spéci-
fiques au sein de systèmes automatisés.
Il dispose d’une partie de traitement et/ou analyse composée d’un processeur couplé à
un système d’exploitation. La partie traitement doit effectuer la transmission de l’information
après avoir traité cette dernière à l’actionneur
Les actionneurs
Un actionneur est un dispositif permettant à un système automatisé de réaliser une ac-
tion physique sur son environnement. Il transforme l’énergie reçue (électrique dans ce cas) en
un effet mécanique observable.
Les actionneurs transforment l’énergie qu’ils reçoivent en un autre phénomène
physique (un déplacement, un dégagement de chaleur, une émission de lumière ou de sons...).
Tout comme l’être humain, le système automatisé doit être capable de « s’exprimer », c’est-à-
dire d’afficher un message ou d’indiquer un point particulier, d’émettre des sons ou encore.
D’effectuer un mouvement. Il existe donc, pour chacune de ces actions, un type d’actionneur.
3.5 Conception technique
Après avoir réalisé l’architecture globale de notre système qui est la conception générale du
système, en suite nous avons présenté de manière détaillée les différents modules qui compose
l’architecture générale c’est la conception logique détaillée ; En fin vient la réalisation physique de
ce qui a était présenté de manière logique.
La conception physique qu’on appelle aussi conception technique, son objectif est de donner
des spécifications techniques concrètes dans le choix d’outils à utiliser et qui serons supportés par
notre système. Cette phase de la conception technique de notre système constitue le niveau
d’abstraction le plus bas de notre conception.
3.5.1 Choix des matériels
Le choix des composants matériels constitue une étape essentielle dans la mise en œuvre du
système d’irrigation automatique. Il doit être guidé par plusieurs critères tels que la compatibilité
entre les éléments, la consommation énergétique, la robustesse, le coût, et surtout, l’adéquation
avec les besoins fonctionnels du système. Les matériels retenus doivent permettre la détection de
l’humidité du sol, le contrôle du débit d’eau, la transmission de données et le pilotage automatique
des électrovannes, tout en assurant un fonctionnement autonome, fiable et efficient.
a) Microcontrôleur
3.5.2 Capteurs et/ou détecteurs choisis
A. Capteur d’humidité du sol capacitif
B. Capteur de niveau d’eau
3.5.3 Actionneurs choisis
A. Électrovanne 12V
B. Pompe à eau submersible
3.6 Choix du langage de programmation
3.7 Partie logicielle
3.7.1 Objectifs de la partie logicielle
3.7.2 Outils et technologies utilisés
4.7.3 Structure de l’IDE Arduino
3.8 Logique de fonctionnement du système
3.8.1 Branchement des composants du système avec le logiciel fritzig
3.9 ESTIMATION DU COÛT DE RÉALISATION ET PLANIFICATION
3.9.1 Estimation du coût de réalisation
3.9.1 Planification
Conclusion partielle
Un capteur d’humidité du sol analogique.
Un microcontrôleur Arduino Uno.
Une pompe ou électrovanne pilotée par relais.
Une source d’alimentation indépendante.
Une interface de commande locale optionnelle (bouton)