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Francophone

La Francophonie désigne l'ensemble des pays et régions où le français est parlé, englobant une diversité culturelle et linguistique. Elle a été façonnée par l'histoire coloniale française, notamment en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, et a conduit à des échanges culturels riches et à la création littéraire. La littérature francophone, notamment au Maghreb et en Afrique subsaharienne, reflète des luttes identitaires et des dynamiques interculturelles, tout en s'inscrivant dans des mouvements comme la Négritude et la migritude.

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Francophone

La Francophonie désigne l'ensemble des pays et régions où le français est parlé, englobant une diversité culturelle et linguistique. Elle a été façonnée par l'histoire coloniale française, notamment en Afrique du Nord et en Amérique du Nord, et a conduit à des échanges culturels riches et à la création littéraire. La littérature francophone, notamment au Maghreb et en Afrique subsaharienne, reflète des luttes identitaires et des dynamiques interculturelles, tout en s'inscrivant dans des mouvements comme la Négritude et la migritude.

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Qu'est-ce que la Francophonie

 La francophonie désigne la réalité linguistique et culturelle


des pays d'expression française hors de France. Elle se conçoit
aussi dans sa diversité géographique, linguistique et culturelle

 La francophonie européenne entre autres Belgique, principalement


la région Wallonne et Bruxelles suivis des cantons
comme Genève, Vaud, Neuchâtel et le Jura, Luxembourg
où le français est l'une des langues officielles. La
francophonie y joue un rôle important dans l'administration
et la culture.

La francophonie nord-américaine
Les autres au Canada dans la province de Québec où le français
est la langue officielle et à Ontario où il y a de nombreuses
communautés francophones particulièrement dans les régions de
L'Est de l'Ontario et à Toronto.

⇒ Au XIXe et XXe siècles, la France étend son influence sur


La francophonie nord-africaine

le Maghreb à partir de 1830 c'est la colonisation de l'Algérie


en 1882 et 1912, c'est respectivement le statut de protectorat

⇒ Le français s'est imposé en Algérie comme la seule langue


en Tunisie et au Maroc.

officielle au Maghreb. Contrairement au Maroc et à Tunisie où


l'enseignement de la langue arabe a pu se maintenir gardant
une certaine autonomie interne en plus du français et ce
jusqu'à l'indépendance des trois puisque la langue arabe
est déclarée dès lors la seule langue nationale et officielle.

→ L'expansion du français est due à l'établissement de

⇒ XVI - XVIIIe siècles : l'implantation française en Amérique


l'empire colonial français dans des pays différents :

du nord (Canada : Acadie ...) la possession de la Martinique


de Guadeloupe, de la Guyane qui sont aujourd'hui des

⇒ XIX - XXe siècles : le second empire colonial est étendu en


départements français d'outre-mer (DOM)...

Afrique Subsaharienne, dans l'Océan Indien et en Indochine


et en Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie)

• L'existence d'un monde d'expression française a fait en sorte


que des décisions politiques soient prises entre des Chefs
d'État et de gouvernement des pays membres de l'Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF) pour constituer
les Sommets de la Francophonie (tous les deux ans depuis
1986).

• Léopold Sédar Senghor poète homme politique et intellectuel


sénégalais a joué un rôle crucial dans la création et la
promotion de la Francophonie. non seulement comme une
organisation internationale. mais aussi comme une
philosophie et une vision du monde : un espace de dialogue
interculturel. intégrant les valeurs africaines. faisant de
la langue française un vecteur de progrès et de
développement pour les pays africains.

→ Pour Senghor, promoteur du retour aux valeurs négro-africaines


il défend pourtant la langue et la culture françaises : « la
francophonie c'est cet humanisme intégral qui se tisse autour
de la terre. cette symbiose des énergies dormantes de tous les
continents, de toutes les races, qui se réveillent à leur chaleur

⇒ « le centre [...] est désormais partout aux quatre coins du


complémentaire... »

monde » le « Manifeste pour une littérature-monde en français »


en 2007.
→ Pour Abdelkbir Khatibi, romancier et sociologue
marocain : « la langue française n'est pas la langue
française. elle est plus ou moins toutes les langues internes
et externes qui la font et la défont. »
→ Ainsi : le français est enrichi par les échanges culturels
les migrations et même les influences des autres langues.
tout cela contribue à son évolution.

La littérature francophone au Maghreb


Algérie
Le premier roman algérien de la langue française est
celui de Mohammed Ben Si Ahmed Bencherif intitulé
Moustapha, goumier. paru en 1920 ... Il inaugure
la première génération de romanciers algériens. D'une
façon générale, les romans des années 20 et 30 se
constituent comme des romans d'assimilation ou
d'acculturation. renseignant sur le déchirement
ou le dédoublement des personnages à travers des
rapports entre dominés et dominants.

→ Dans les années 50, des noms surgissent qualifiés


de pionniers du roman algérien comme Mouloud
Mammeri, Mouloud Feraoun ou encore Mohamed Dib.
expriment le désir d'une affirmation identitaire
avec une dynamique engagée. affirmant le droit à
la différence en dénonçant le système colonial.
› Les cas de Mohammed DIB (La Grande Maison 1952)
(L'Incendie 1954) Mouloud FERAOUN (Le fils du pauvre
1950) (La terre et le sang 1953) Mouloud MAMMERI
(La colline oubliée 1950) ; Kateb Yacine (Nedjma 1956) Malek HADDAD
(La Dernière

⇒ Au moment des années 60 et 70 notamment la période


impression 1958).

de l'après-indépendance les auteurs optent pour de


nouvelles potentialités transgressives autour de
questions névralgiques telles que l'Histoire, la mémoire
l'identité. d'où les interdictions de publication de
plusieurs textes pour des raisons de censure d'ordre
politique ou moral (exp. Rachid Boudjedra et
son regard critique sur l'Algérie post-coloniale
dans La Répudiation 1969).

→ La littérature des années 90 à nos jours est qualifiée


de « littérature de l'urgence » dictée par le désir de
témoignage et par le devoir de mémoire suite à l'entrée
de l'Algérie - après les manifestations de 1988 dans des
temps de violence et de profonds bouleversements économiques

⇒ la période des années 2000 voit émerger des textes romanesques dont
sociaux et politiques.

les préoccupations s'adaptent à l'évènementiel et à la référentialité


historique.

Tunisie
• les premiers contes tunisiens sont à forte connotation ethnographique
et ce depuis les années 1930 avec la production d'une
communauté juive tunisienne jusqu'aux romans historiques
en passant par ceux à sujet autobiographique.
• Dans les années 1950 émergent deux figures importantes
Hachemi Baccouche (Ma foi demeure 1958) et Albert
Memmi (La statue de sel 1953) (Agar 1955) comme
reflet d'un déchirement constant entre orient et
occident entre traditions et modernité entre passé et
présent, Albert Memmi ne cesse de reprendre les
thèmes de l'exil et du retour

• avec Abdelwahab Meddeb (Talismano 1979 et Phantasia


1986) son œuvre transformant l'aliénation agit sur le lecteur
selon une poétique et une esthétique l'interculturel en
quête de métissage entre les langues et les cultures.

 Roman d'après la Révolution de Jasmin (2011)


histoire de Azza Filali (2012) et Le vent se lève en
janvier de Ali Louarti Abassi (2012) Ce sont des œuvres
(en plus des récits et des essais) qui montrent la place
qu'occupe l'actualité historico-politique dans une
littérature qui a tendance à affirmer son engagement.

Maroc
→ De 1950 à 1960 1ère génération d'écrivains marocains
francophones qui inscrit le roman comme genre dans le
milieu culturel c'est lutter contre traditionnelle de
représentation qui représente et décrit et l'espace socioculturelle
marocain Parmi, les thèmes abordés : le choc des cultures
les revendications identitaire la révolte contre l'ordre
établi la dénonciation identitaire, le choc des cultures
les revendication, la révolte contre l'ordre établi

⇒ Les textes représentatifs: La Boîte à merveilles (1954)


la dénonciation des tares de la société.

d'Ahmed Sefrioui et Le Passé Simple (1954) de Driss


CHRAÏBI.

→ De 1960 à 1975 2ème génération d'écrivains marocains


c'est la période de la modernité on parle d'une littérature
postcoloniale.
Ses caractéristiques:
• Des intellectuels défendant une idéologie nationaliste ;
• L'opposition avec le système politique en place après
l'indépendance ;
• Pour exprimer la lutte : c'est la déconstruction des traditions
littéraires et la construction de nouveaux codes esthétiques ;
• la remise en cause de la langue française ;
→ cette période de la modernité a connu du Nouveau Roman
Occident un mouvement qui a pris naissance vers 1950 avec
A.-R. GRILLET comme initiateur, J. RICARDOU, M. BUTOR
N. SARRAUTE...) suscitant une réflexion critique sur le genre
romantique et ses formes traditionnelles il est animé « l'écriture
d'une aventure d'une l'écriture » (J. RICARDOU).
Ses caractéristiques
• Dénonciation de l'illusion représentation.
• Exhibition des procédures de narration.
• Disparition du personnage comme centre organisateur
de la fiction.
• Eversion de la description traditionnelle subversion
de la langue écrite au niveau lingual, syntaxique,
lexical et graphique.
→ De 1975 et les années 80 3ème génération d'écrivain marocain
À partir des années 80 le roman se voit adopter une
nouvelle esthétique qui inscrit davantage dans l'ère
littérature postmoderne.

→ Le postmoderne est connu d'abord en Amérique puis en France


grâce à des français. Lyotard (« La condition post-moderne ») il
signifie « de crise des grands récits » par lesquels se

⇒ C'est à la fois l'aventure de l'écriture (langues → langage)


représentait l'époque moderne.
et le vécu, l'écriture de l'aventure (référent + expérience de
la subjectivité).

› La littérature et l'écriture sont surtout un creuset


de rencontre aussi altérité dans l'ici et l'ailleurs, l'ailleurs
est le caractère de ce qui est autre et désigne la

⇒ Cette esthétique postmoderne du dialogisme et


la reconnaissance de l'Autre dans sa différence.

de l'hybridation touche à la fois le domaine


linguistique identitaire générique.

La littérature de l'Afrique subsaharienne

Les années 20 : en marge de la littérature coloniale écrite par des


Blancs, naît une littérature africaine encore mineure ex:
Batouala de René Maran (1921) sur le racisme et les excès
du colonialisme.

Les années 30 et 40 : c'est la première période de la Négritude


qui est un mouvement d'émancipation identitaire et de lutte
contre l'Occident colonisateur et ses politiques assimilationnistes un
ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique
en vue de réhabilitation l'image socio-culturelle de l'homme
noir.

→ Le mouvement est né à Paris avec des intellectuels africains


et antillais. encore étudiants à l'époque qui sont Léopold
Sédar Senghor du Sénégal, Aimé Césaire de la
Martinique et L. Gontran Damas de la Guyane.
Ils sont d'abord défendus l'union africaine. pour eux
elle n'a pas de barrières géographiques et historiques
c'est pourquoi ils ont fondé le Journal L'Étudiant Noir (1934).
→ Adoptant un discours anticolonialiste les nègres-Africains
écrivaient alors en langue française en l'adaptant à leur
culture africaine « déconstruire le français pour le reconstruire
sous une forme africaine » Soutigne L. Bryan Kesteloot.

→Les années 50 une période de transition avec les premières


contestations de la Négritude, les intellectuels l'accusent
d'idéaliser la société africaine et de se tourner vers le
passé d'enfermer l'être noir dans un monde clos. cependant
Sentiment à changer la perception stéréotypée de l'occident
elle est donc un passage et non un aboutissement « le tigre
ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie
et la dévore » Wole Soyinka

→ À partir des années 60 la période des indépendances


marquée pourtant par le désenchantement et la déception
une page tournée de la colonisation et de
l'esclavage, et une page ouverte de la dictature, des guerres civiles et
tribales, ainsi
que des coups d'État et des assassinats contre tout espoir de démocratie.
→Un discours postcolonial commence alors à se déclencher, focalisé sur
l'Africain
lui-même, sur les véritables causes de son déclin (non lié au seul contexte
de la
colonisation), sur la critique des nouveaux régimes noirs. Exp. Les soleils
des
indépendances (1968) d'Ahmadou Kourouma qui critique les détenteurs
du
pouvoir et la déstabilisation politique en Afrique.

→À partir de 1980-1985 : le désenchantement tourne à l'angoisse, c'est


l'écriture du chaos avec une tonalité de plus en plus violente, reflétant un
univers social de vices et d'excès. À partir de 1980 environ, la littérature
féminine s'impose à côté de celle des hommes. Exp. Mariama Bâ, Aminata
Sow Fall portant un regard critique sur la société africaine en pleine
mutation.

→Aujourd'hui, les écrivains de la migritude : plusieurs écrivains de la


postcolonie (de la quatrième génération selon A. Waberi » sont installés en
France et s'intéressent à la situation de l'immigré et son retour au pays
natal, ils cherchent à redéfinir les rapports Nord/Sud dans un objectif de
réconciliation et de négociation culturelle, entre autres Daniel Biyaoula,
Alain Mabanckou et Calixthe Beyala.

→La migritude est un nouveau concept introduit par Jacques Chevrier


comme tendance nouvelle de l'esthétique africaine, qui réconcilie entre la
migration et l'universalisme de la nouvelle diaspora et entre l'africanisme
de la négritude, optant ainsi pour une hybridité culturelle, identitaire,
générique et autres, entre pays d'accueil et pays d'origine.

Le postmoderne africain

→Depuis les années 80, on parle aussi de littérature postmoderne. Le


postmoderne signifie la crise des « grands récits >> par lesquels se
représentait l'époque moderne.
→Pour analyser l'esthétique postmoderniste, le concept d'hybridité occupe
une place de choix, il touche la question générique, dialogique, identitaire,
culturelle, linguistique entre autres.

→La rencontre interculturelle s'impose, dans ses attraits et ses limites,


dans les intrigues romanesques, notamment dans les récits où la mobilité
des personnages est présente et la question de l'exil et de la migration est
traitée.

→Un éclairage nouveau sur le Moi et l'Autre, sur l'identité et l'altérité


permet de repenser les relations transculturelles en réseaux.

L'interculturalité

→Interculturel comprend << inter >> et << culturel >> qui signifient <<
entre >> et << culture >>.
→L'interculturalité se base sur l'interaction entre les groupes. Elle défend
la rencontre et l'acceptation d'autrui : reconnaître, respecter, réconcilier
les différences culturelles.

→Elle est différente de la multiculturalité qui se fonde sur la coexistence


des cultures dans leur diversité dans une même communauté.

→L'interculturalité peut avoir comme obstacles :

 L'assimilation : l'altération de l'identité à l'image de l'Autre chez


lequel on valorise la différence. Action de devenir semblable à lui.

 L'ethnocentrisme : la conviction d'un Moi absolu, en privilégiant son


origine, refusant toute ouverture sur l'Autre, une sorte
d'essentialisme, entraînant le sujet vers sa propre clôture.

<< J'appelle l'identité aveugle, l'illusion d'un moi absolu et la différence


sauvage l'illusion d'une altérité absolue », Abdelkbir Khatibi.

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