Imiter Christ !
Paul écrit aux Corinthiens : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi–
même de Christ » (1 Corinthiens 11:1). Comment faut-il interpréter cet ordre ?
De quelle manière pouvons-nous « imiter » Christ ?
Nous pouvons tout d’abord remarquer et admirer la hardiesse de l’apôtre Paul,
qui n’hésitait pas à demander aux Chrétiens d’être ses imitateurs! Il le dit à
plusieurs reprises dans ses épîtres:
« Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs » (1 Corinthiens 4:16).
« Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui
marchent selon le modèle que vous avez en nous » (Philippiens 3:17).
« Et vous–mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en
recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint
Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la
Macédoine et de l’Achaïe » (1 Thessaloniciens 1:6-7).
« Vous savez vous–mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas
vécu parmi vous dans le désordre » (2 Thessaloniciens 3:7).
Paul était un homme humble, mais il n’avait aucune fausse modestie. Bien
souvent la fausse modestie est l’habit dont se parent les orgueilleux ! Paul était
vrai. Il savait que le témoignage qu’il donnait était digne d’être imité, car le seul
désir de son cœur était d’imiter lui-même Christ, c’est-à-dire de manifester la
nature et le caractère de Christ dans sa propre vie.
Dans l’Ancien Testament, quand il est parlé « d’imiter », c’est plutôt de manière
négative, pour exhorter les Israélites à ne pas imiter les abominations de
toutes ces nations qui les entouraient. Mais il n’y a pratiquement aucune
exhortation à imiter Dieu. En effet, pour les Israélites sous la Loi, il était
absolument impossible de marcher par l’esprit, dans une complète victoire sur
la chair et sur le péché. C’était même quelque chose d’impensable, de
totalement impossible à imaginer !
Tandis qu’actuellement, sous la nouvelle alliance de l’esprit, il est possible aux
Chrétiens nés de nouveau de marcher pleinement par l’esprit. Marcher par
l’esprit, c’est marcher comme le Seigneur Jésus !
Il y a donc une mauvaise façon d’imiter Christ, et une bonne façon de le faire.
La mauvaise façon consiste à s’efforcer d’appliquer des règles de bonne
morale chrétienne, mais de manière légaliste. Cela implique un effort constant
à la fois pour se contrôler, et aussi pour produire les « bonnes réactions ». Une
telle attitude ne peut qu’aboutir à la frustration et à un échec complet.
La bonne façon d’imiter Christ consiste, une fois que l’on est passé par la
nouvelle naissance, à apprendre à marcher par l’esprit, afin de permettre au
Saint-Esprit de manifester la nature et le caractère de Christ au travers de
nous, sans effort et par la foi.
Imiter Christ de cette manière implique un amour ardent pour le Seigneur.
Nous devons être remplis du désir de parler comme Jésus, d’agir comme
Jésus, d’aimer comme Jésus, de guérir les malades comme Jésus, de chasser
les démons comme Jésus, de penser comme Jésus, d’être comme Jésus ! En
fait, ce désir nous est communiqué par le Seigneur Lui-même, qui nous a
recréés à Son image, et qui est venu demeurer en nous par Son Esprit. Il nous
a rendus participants de Sa nature divine. Nous sommes un seul esprit avec
Lui, « chair de Sa chair et os de Ses os » ! Il a bien voulu faire de nous Son
habitation dans l’Esprit, afin que nous puissions être remplis jusqu’à toute la
plénitude de Dieu.
Quel plan merveilleux, quelle grâce magnifique ! Dieu, qui a voulu faire de nous
des aigles spirituels, a du mal à supporter le fait de nous voir continuer à nous
comporter comme des canetons de basse-cour ! La majesté des plans du
Seigneur pour nous se heurte à l’étroitesse de nos conceptions humaines !
Pourtant, la Parole du Seigneur est riche en révélations propres à nous ouvrir
l’intelligence, et à faire exploser et voler en éclats toutes nos constructions
charnelles !
« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ, qui nous a bénis de
toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En
lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints
et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être
ses enfants d’adoption par Jésus–Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la
louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien–aimé »
(Ephésiens 1:3-6).
« Je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans
les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire,
d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte
que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés
dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la
largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ,
qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à
toute la plénitude de Dieu. Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en
nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit
la gloire dans l’Église et en Jésus–Christ, dans toutes les générations, aux
siècles des siècles ! Amen ! » (Ephésiens 3:14-21).
Nous sentons bien que l’apôtre manque de mots et de qualificatifs pour
traduire parfaitement la splendeur et l’excellence des révélations qu’il a reçues
du Seigneur ! Il désire ardemment nous faire partager toutes ces «
bénédictions célestes » que nous avons déjà reçues en Christ dans les lieux
célestes ! Nous sommes appelés à être parfaits et irréprochables dans le Bien-
Aimé ! Nous sommes appelés à être remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu !
Et nous le sommes, quand nous avons compris l’immensité de l’amour de Dieu
et de Christ pour nous, amour qui surpasse toute connaissance humaine !
Pour comprendre cela, il est clair que nous devons être transportés par le
Seigneur Lui-même dans une autre dimension que celle de nos préoccupations
humaines ordinaires ! L’Esprit de Dieu nous transporte dans un Royaume où
tout est sainteté immaculée, beauté parfaite, perfection absolue ! Nous
sommes incapables de demander, et même d’imaginer, tout ce que le Seigneur
a Lui-même conçu dans Son cœur pour Ses enfants ! Il faut que ce soit Lui-
même qui nous révèle ces choses et qui nous y fasse pénétrer ! Il peut faire,
par la puissance de Son Esprit qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce
que nous demandons ou pensons !
Quelle gloire, bien-aimés, quelle gloire ! Nous pénétrons là dans le secret des
profondeurs du cœur de Dieu, bien au-delà et bien au-dessus de nos petites
préoccupations terrestres qui, pourtant, intéressent aussi le Seigneur au plus
haut point !
Pour imiter Christ, nous devons simplement L’aimer de tout notre cœur, de
toutes nos pensées, et de toutes nos forces, et nous laisser transporter par
Lui, en toute confiance, dans la dimension où Il veut nous entraîner, et qui est
déjà la nôtre en Lui.
La voix puissante de Son Esprit nous appelle et nous dit : « Bien-aimé, j’ai pour
toi des projets qui dépassent infiniment tout ce que tu peux demander et
penser ! Veux-tu répondre à Mon appel, et Me laisser travailler dans ta vie, pour
que tu puisses recevoir la révélation de ces choses ? Veux-tu Me faire
confiance pour Me laisser t’y conduire, pour Ma gloire, mais aussi pour Ma joie,
parce que Je veux t’introduire dans l’intimité de Ma communion ! Je désire Me
révéler à toi pour que tu puisses Me contempler tel que Je suis ! »
Que pouvons-nous répondre, sinon: « Oui, Père, je le désire ardemment ! Fais
dans ma vie tout ce que Tu veux y faire ! Je veux Te connaître tel que tu es,
pour pouvoir Te glorifier et T’aimer tel que Tu le mérites ! Je veux connaître
Ton Fils Jésus ! Je veux être toujours en communion avec Toi et avec Jésus,
par Ton Saint-Esprit ! »
C’est Christ qui nous conduit au Père, et qui nous révèle que le Père nous aime
comme Il aime le Fils. Christ nous appelle à nous identifier complètement à Lui,
afin de pouvoir bénéficier de tout ce qu’Il est.
C’est pour cette raison que le Père, dès le départ, a décidé de nous faire «
entrer en Christ », par une nouvelle naissance spirituelle, afin de pouvoir
passer, en Lui et avec Lui, par toutes les étapes de Sa mort, de Son
ensevelissement, de Sa résurrection et de Son ascension. N’est-ce pas le
moyen parfait de pourvoir imiter Christ, que d’avoir été parfaitement identifiés
à Lui, afin de bénéficier de tout ce qu’Il est et de tout ce qu’Il a accompli ?
« Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement
dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et
quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un
même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de
parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres
comme étant au–dessus de vous–mêmes. Que chacun de vous, au lieu de
considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en
vous les sentiments qui étaient en Jésus–Christ, lequel, existant en forme de
Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais
s’est dépouillé lui–même, en prenant une forme de serviteur, en devenant
semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est
humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort
de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné
le nom qui est au–dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou
fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue
confesse que Jésus–Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père »
(Philippiens 2:1-11).
Si nous réalisons que Christ nous a déjà entraînés dans Sa mort et dans Sa
résurrection, il nous sera facile d’avoir en nous les sentiments de Christ, qui
nous conduisent aussi à nous dépouiller nous-mêmes, à prendre une forme de
serviteur, à nous humilier nous-mêmes, et à nous rendre obéissants jusqu’à la
mort, même jusqu’à la mort de la croix ! Il nous suffit de croire que ces choses
sont déjà accomplies pour nous par Christ, et qu’elles nous sont disponibles
par la foi !
Bien-aimés, si Christ a voulu non seulement mourir pour nous à la croix, mais
aussi nous faire mourir, en Lui et avec Lui, sur cette même croix, est-ce pour
que nous puissions continuer à vivre de la vie de la chair, comme si nous
n’étions jamais morts à tout notre passé de péché ?
La mort de Christ pour nous sur la croix, et la réalisation de notre propre mort
en Lui, et avec Lui, doivent pouvoir nous communiquer une sainte haine de
tout ce pour quoi Il est mort ! Seule la mort de Christ pouvait mettre un terme
absolu, définitif, à la puissance du péché qui nous entraînait, depuis la chute,
dans sa spirale descendante et infernale ! O mort bénie de Christ, qui a mis à
mort tout ce qui nous entraînait vers la mort ! O résurrection bénie de Christ,
qui nous a introduits, en Lui et avec Lui, dans la splendeur du Royaume de
Dieu !
Combien nous avons besoin d’acquérir cette mentalité céleste, qui nous
permet d’être de plus en plus en communion avec l’Esprit de notre Père.
Combien nous avons besoin de nous installer par la foi dans notre magnifique
position spirituelle, en Christ dans les lieux célestes ! Là, dans une réelle et
douce communion avec notre Sauveur et Seigneur, nous pouvons puiser en
Lui tout ce qu’il nous faut pour pouvoir marcher sur cette terre, comme Lui-
même a marché ! C’est cela, la véritable imitation de Christ !
C’est notre compréhension et notre acceptation de la croix qui permet à Dieu
notre Père de nous élever souverainement en Christ, jusqu’à cette position
céleste qu’Il nous fait la grâce de nous faire déjà occuper en esprit ! Être assis
dans les lieux célestes en Christ ! Mesurons-nous réellement tout ce que cela
signifie ? Réalisons-nous que Dieu nous a déjà installés dans cette position ?
Quand nous le réalisons réellement, pouvons-nous encore nous plaindre de
quoi que ce soit ? Quand nous savons que nous occupons, par la grâce de
Dieu, la position la plus haute qu’une créature quelconque puisse occuper
dans l’univers, que pouvons-nous désirer de plus ? Ne sommes-nous pas
comblés ? N’avons-nous pas toutes choses en Christ ?
O Père, ouvre notre intelligence, pour que nous puissions comprendre ces
choses !
« Que le Dieu de notre Seigneur Jésus–Christ, le Père de gloire, vous donne un
esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les
yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache
à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux
saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa
puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a
déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa
droite dans les lieux célestes, au–dessus de toute domination, de toute
autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut
nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à
venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,
qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens
1:17-23).
« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous
a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec
Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble,
et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus–Christ, afin
de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté
envers nous en Jésus–Christ. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par
le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est
point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son
ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a
préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Ephésiens 2:4-10).
Relisez-le bien ! Nous avons été « créés en Jésus-Christ pour de bonnes
œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions »! C’est
cela, imiter Christ ! Dieu nous a créés en Jésus-Christ, absolument à Son
image, et nous a donné une nouvelle nature semblable à celle de Christ, nature
qui nous permet de pratiquer les mêmes œuvres que celles de Christ ! Tout
cela, par Sa grâce, par le moyen de la foi !
« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses
jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu
la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier,
pour qu’il ait à recevoir en retour ? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont
toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » (Romains 11:33-
36).
Dieu nous a déjà créés en Christ à Son image. Il est déjà venu demeurer en
nous par Son Esprit. Il a déjà déversé en nous Son amour. Tout cela est déjà
disponible pour nous, si nous croyons ! Dieu veut nous remplir de Lui, pour
que Christ puisse Se manifester en nous et au travers de nous! C’est cela,
imiter Christ !
Bien-aimés, le Seigneur est jaloux de nous ! Il est jaloux de Son Épouse Bien-
aimée, d’une puissante jalousie de Dieu ! Il ne veut pas que Son Épouse se
souille et se détourne de Lui ! Il veut nous purifier comme l’or! Paul aussi était
jaloux de l’Église
« Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais vous, me
supportez ! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous
ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge
pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa ruse, je crains que
vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de
Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous
avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu,
ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort
bien » (2 Corinthiens 11:1-4).
Quelle tristesse profonde pouvait ressentir l’apôtre, parce sa tristesse était
aussi celle de Dieu. Pouvez-vous imaginer cette abomination de la désolation:
voir que cette pure Église de Christ pouvait « fort bien supporter » de recevoir
un autre Jésus, un autre Évangile, et un autre Esprit » ? N’y avait-il pas là de
quoi embraser la jalousie du Seigneur ?
« Bien–aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous
arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.
Réjouissez–vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de
Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa
gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes
heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul
de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou
comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. Mais si quelqu’un souffre comme
chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce
nom. Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu.
Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent
pas à l’Évangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront
l’impie et le pécheur ? Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu
remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien » (1 Pierre
4:12-19).
Il vaut mieux participer aux souffrances de Christ, en faisant ce qui est bien, et
souffrir comme Chrétien, plutôt que de souffrir parce que l’on a fait le mal, et
que l’on ne s’en est pas repenti. Il existe des fournaises nécessaires, par
lesquelles tout Chrétien doit passer, quand il participe aux souffrances de
Christ. Mais il existe aussi des fournaises que l’on pourrait, et que l’on devrait
éviter. Ce sont les fournaises où nous jette Dieu pour nous purifier des
souillures auxquelles nous pouvons encore être attachés !
Dieu est jaloux de l’Esprit qu’Il nous a donné. Si nous aimons le Seigneur,
nous ne pouvons que collaborer avec joie à l’œuvre de sanctification et de
purification qu’Il veut opérer en nous ! Mais si nous traînons les pieds en
regardant en arrière, vers les « pots de viande » de l’Égypte, ou les demeures
de Sodome, nous risquons de périr dans notre désert comme les Israélites
incrédules et rebelles, ou d’être transformés en statue de sel comme la femme
de Lot !
Imitons Abraham, qui n’a pas regardé en arrière quand Dieu lui a demandé de
quitter sa patrie, et qui avait les yeux fixés sur la cité céleste et sur la
rémunération divine !
« Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or,
si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas
à l’Évangile de Dieu ? »
Bien-aimés, le jugement de Dieu est à la mesure de la grandeur de la grâce
qu’Il nous offre en Christ, si nous la refusons ou si nous la dédaignons !
En revanche, quelle gloire nous attend, si nous imitons ceux qui, par la foi et la
persévérance, héritent des promesses !
« Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : Heureux vous qui êtes
pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim
maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant,
car vous serez dans la joie ! Heureux serez–vous, lorsque les hommes vous
haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom
comme infâme, à cause du Fils de l’homme ! Réjouissez–vous en ce jour–là et
tressaillez d’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ;
car c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes » (Luc 6:20-23).
Notre récompense dans le ciel, ce sera de pouvoir contempler le Seigneur face
à face, et jouir de Sa présence pour l’éternité ! Oui, cela vaut la peine de
supporter nos « légères afflictions du temps présent », quand on connaît la
bonté et la grandeur de notre Dieu et Son plan glorieux d’amour pour nous !
Oui, le moment vient où Il essuiera Lui-même toute larme de nos yeux !
« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la
première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du
ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme
une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte
voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec
eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui–même sera avec eux. Il essuiera toute
larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni
douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le
trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris ; car ces
paroles sont certaines et véritables. Et il me dit : C’est fait ! » (Apocalypse 21:1-
6).
Ce « c’est fait ! » doit résonner en nous comme le « tout est accompli ! » de la
croix ! C’est parce que nous croyons que tout a déjà été accompli par Christ
que nous le verrons s’accomplir dans nos vies !
Oui, bien-aimés, ce sont des paroles certaines et véritables ! Ne nous
décourageons jamais ! Reprenons toujours courage en Christ ! Ce qu’Il nous a
promis s’accomplira, et nous jouirons auprès de Lui d’un bonheur éternel !
Puisons en Jésus tout ce dont nous avons besoin pour marcher, avancer et
vaincre en Son Nom ! Sa grâce est inépuisable ! Il est en nous et avec nous
jusqu’à la fin du monde ! Il a vaincu le monde ! Nous sommes plus que
vainqueurs par Celui qui nous a tant aimés ! Viens, Seigneur Jésus !
Article de Henri Viaud-Murat