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003 EXO7 Logique

Le document traite de la logique et des raisonnements mathématiques, en soulignant l'importance d'un langage rigoureux pour éviter les ambiguïtés. Il présente des concepts fondamentaux tels que les assertions, les opérateurs logiques, et les quantificateurs, tout en expliquant comment ces outils permettent de valider des hypothèses et de formuler des raisonnements clairs. Enfin, il aborde la négation des quantificateurs et l'importance de l'ordre dans les assertions logiques.

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003 EXO7 Logique

Le document traite de la logique et des raisonnements mathématiques, en soulignant l'importance d'un langage rigoureux pour éviter les ambiguïtés. Il présente des concepts fondamentaux tels que les assertions, les opérateurs logiques, et les quantificateurs, tout en expliquant comment ces outils permettent de valider des hypothèses et de formuler des raisonnements clairs. Enfin, il aborde la négation des quantificateurs et l'importance de l'ordre dans les assertions logiques.

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Logique et

raisonnements

Vidéo „ partie 1. Logique


Vidéo „ partie 2. Raisonnements
Fiche d’exercices ‡ Logique, ensembles, raisonnements

Quelques motivations
• Il est important d’avoir un langage rigoureux. La langue française est souvent ambigüe. Prenons
l’exemple de la conjonction « ou » ; au restaurant « fromage ou dessert » signifie l’un ou l’autre mais pas
les deux. Par contre si dans un jeu de carte on cherche « les as ou les cœurs » alors il ne faut pas exclure
l’as de cœur. Autre exemple : que répondre à la question « As-tu 10 euros en poche ? » si l’on dispose de
15 euros ?
• Il y a des notions difficiles à expliquer avec des mots : par exemple la continuité d’une fonction est
souvent expliquée par « on trace le graphe sans lever le crayon ». Il est clair que c’est une définition peu
satisfaisante. Voici la définition mathématique de la continuité d’une fonction f : I → R en un point
x0 ∈ I :
∀ε > 0 ∃δ > 0 ∀x ∈ I (|x − x 0 | < δ =⇒ | f (x) − f (x 0 )| < ε).
C’est le but de ce chapitre de rendre cette ligne plus claire ! C’est la logique.
• Enfin les mathématiques tentent de distinguer le vrai du faux. Par exemple « Est-ce qu’une augmentation
de 20%, puis de 30% est plus intéressante qu’une augmentation de 50% ? ». Vous pouvez penser « oui »
ou « non », mais pour en être sûr il faut suivre une démarche logique qui mène à la conclusion. Cette
démarche doit être convaincante pour vous mais aussi pour les autres. On parle de raisonnement.

Les mathématiques sont un langage pour s’exprimer rigoureusement, adapté aux phénomènes complexes,
qui rend les calculs exacts et vérifiables. Le raisonnement est le moyen de valider — ou d’infirmer — une
hypothèse et de l’expliquer à autrui.
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 1. LOGIQUE 2

1. Logique

1.1. Assertions
Une assertion est une phrase soit vraie, soit fausse, pas les deux en même temps.
Exemples :
• « Il pleut. »
• « Je suis plus grand que toi. »
• «2+2=4»
• «2×3=7»
• « Pour tout x ∈ R, on a x 2 > 0. »
• « Pour tout z ∈ C, on a |z| = 1. »

Si P est une assertion et Q est une autre assertion, nous allons définir de nouvelles assertions construites à
partir de P et de Q.

L’opérateur logique « et »

L’assertion « P et Q » est vraie si P est vraie et Q est vraie. L’assertion « P et Q » est fausse sinon.
On résume ceci en une table de vérité :
P \Q V F
V V F
F F F

F I G U R E 1.1 – Table de vérité de « P et Q »

Par exemple si P est l’assertion « Cette carte est un as » et Q l’assertion « Cette carte est cœur » alors l’assertion
« P et Q » est vraie si la carte est l’as de cœur et est fausse pour toute autre carte.

L’opérateur logique « ou »

L’assertion « P ou Q » est vraie si l’une (au moins) des deux assertions P ou Q est vraie. L’assertion « P ou
Q » est fausse si les deux assertions P et Q sont fausses.
On reprend ceci dans la table de vérité :

P \Q V F
V V V
F V F

F I G U R E 1.2 – Table de vérité de « P ou Q »

Si P est l’assertion « Cette carte est un as » et Q l’assertion « Cette carte est cœur » alors l’assertion « P ou Q »
est vraie si la carte est un as ou bien un cœur (en particulier elle est vraie pour l’as de cœur).
Remarque.
Pour définir les opérateurs « ou », « et » on fait appel à une phrase en français utilisant les mots ou, et ! Les
tables de vérités permettent d’éviter ce problème.

La négation « non »

L’assertion « non P » est vraie si P est fausse, et fausse si P est vraie.


LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 1. LOGIQUE 3

P V F
non P F V

F I G U R E 1.3 – Table de vérité de « non P »

L’implication =⇒

La définition mathématique est la suivante :

L’assertion « (non P) ou Q » est notée « P =⇒ Q ».

Sa table de vérité est donc la suivante :


P \Q V F
V V F
F V V

F I G U R E 1.4 – Table de vérité de « P =⇒ Q »

L’assertion « P =⇒ Q » se lit en français « P implique Q ».


Elle se lit souvent aussi « si P est vraie alors Q est vraie » ou « si P alors Q ».
Par exemple :
p
• « 0 6 x 6 25 =⇒ x 6 5 » est vraie (prendre la racine carrée).
• « x ∈] − ∞, −4[ =⇒ x 2 + 3x − 4 > 0 » est vraie (étudier le binôme).
• « sin(θ ) = 0 =⇒ p θ = 0 » est fausse (regarder pour θ = 2π par exemple).
• « 2 + 2 = 5 =⇒ 2 = 2 » est vraie ! Eh oui, si P est fausse alors l’assertion « P =⇒ Q » est toujours
vraie.

L’équivalence ⇐⇒

L’équivalence est définie par :

« P ⇐⇒ Q » est l’assertion « (P =⇒ Q) et (Q =⇒ P) ».

On dira « P est équivalent à Q » ou « P équivaut à Q » ou « P si et seulement si Q ». Cette assertion est vraie


lorsque P et Q sont vraies ou lorsque P et Q sont fausses. La table de vérité est :

P \Q V F
V V F
F F V

F I G U R E 1.5 – Table de vérité de « P ⇐⇒ Q »

Exemples :
• Pour x, x 0 ∈ R, l’équivalence « x · x 0 = 0 ⇐⇒ (x = 0 ou x 0 = 0) » est vraie.
• Voici une équivalence toujours fausse (quelle que soit l’assertion P) : « P ⇐⇒ non(P) ».
On s’intéresse davantage aux assertions vraies qu’aux fausses, aussi dans la pratique et en dehors de ce
chapitre on écrira « P ⇐⇒ Q » ou « P =⇒ Q » uniquement lorsque ce sont des assertions vraies. Par
exemple si l’on écrit « P ⇐⇒ Q » cela sous-entend « P ⇐⇒ Q est vraie ». Attention rien ne dit que P et Q
soient vraies. Cela signifie que P et Q sont vraies en même temps ou fausses en même temps.
Proposition 1.
Soient P, Q, R trois assertions. Nous avons les équivalences (vraies) suivantes :
1. P ⇐⇒ non(non(P))
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 1. LOGIQUE 4

2. (P et Q) ⇐⇒ (Q et P)
3. (P ou Q) ⇐⇒ (Q ou P)
4. non(P et Q) ⇐⇒ (non P) ou (non Q)
5. non(P ou Q) ⇐⇒ (non P) et (non Q)

6. P et (Q ou R) ⇐⇒ (P et Q) ou (P et R)

7. P ou (Q et R) ⇐⇒ (P ou Q) et (P ou R)
8. « P =⇒ Q » ⇐⇒ « non(Q) =⇒ non(P) »

Démonstration. Voici des exemples de démonstrations :


4. Il suffit de comparer les deux assertions « non(P et Q) » et « (non P) ou (non Q) » pour toutes les valeurs
possibles de P et Q. Par exemple si P est vrai et Q est vrai alors « P et Q » est vrai donc « non(P et Q) »
est faux ; d’autre part (non P) est faux, (non Q) est faux donc « (non P) ou (non Q) » est faux. Ainsi dans
ce premier cas les assertions sont toutes les deux fausses. On dresse ainsi les deux tables de vérités et
comme elles sont égales les deux assertions sont équivalentes.
P \Q V F
V F V
F V V

F I G U R E 1.6 – Tables de vérité de « non(P et Q) » et de « (non P) ou (non Q) »


6. On fait la même chose mais il y a trois variables : P, Q, R. On compare donc les tables de vérité d’abord
dans le cas où P est vrai (à gauche), puis dans le cas où P est faux (à droite). Dans les deux cas les deux

assertions « P et (Q ou R) » et « (P et Q) ou (P et R) » ont la même table de vérité donc les assertions
sont équivalentes.
Q\R V F Q\R V F
V V V V F F
F V F F F F
8. Par définition, l’implication « P =⇒ Q » est l’assertion « (non P) ou Q ». Donc l’implication « non(Q) =⇒
non(P) » est équivalente à « non(non(Q)) ou non(P) » qui équivaut encore à « Q ou non(P) » et donc est
équivalente à « P =⇒ Q ». On aurait aussi pu encore une fois dresser les deux tables de vérité et voir
qu’elles sont égales.

1.2. Quantificateurs
Le quantificateur ∀ : « pour tout »

Une assertion P peut dépendre d’un paramètre x, par exemple « x 2 > 1 », l’assertion P(x) est vraie ou
fausse selon la valeur de x.
L’assertion
∀x ∈ E P(x)
est une assertion vraie lorsque les assertions P(x) sont vraies pour tous les éléments x de l’ensemble E.
On lit « Pour tout x appartenant à E, P(x) », sous-entendu « Pour tout x appartenant à E, P(x) est vraie ».
Par exemple :
• « ∀x ∈ [1, +∞[ (x 2 > 1) » est une assertion vraie.
• « ∀x ∈ R (x 2 > 1) » est une assertion fausse.
• « ∀n ∈ N n(n + 1) est divisible par 2 » est vraie.
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 1. LOGIQUE 5

Le quantificateur ∃ : « il existe »

L’assertion
∃x ∈ E P(x)
est une assertion vraie lorsque l’on peut trouver au moins un x de E pour lequel P(x) est vraie. On lit « il
existe x appartenant à E tel que P(x) (soit vraie) ».
Par exemple :
1
• « ∃x ∈ R (x(x − 1) < 0) » est vraie (par exemple x = 2 vérifie bien la propriété).
• « ∃n ∈ N n2 − n > n » est vraie (il y a plein de choix, par exemple n = 3 convient, mais aussi n = 10 ou
même n = 100, un seul suffit pour dire que l’assertion est vraie).
• « ∃x ∈ R (x 2 = −1) » est fausse (aucun réel au carré ne donnera un nombre négatif).

La négation des quantificateurs

La négation de « ∀x ∈ E P(x) » est « ∃x ∈ E non P(x) » .

Par exemple la négation de « ∀x ∈ [1, +∞[ (x 2 > 1) » est l’assertion « ∃x ∈ [1, +∞[ (x 2 < 1) ». En
effet la négation de x 2 > 1 est non(x 2 > 1) mais s’écrit plus simplement x 2 < 1.

La négation de « ∃x ∈ E P(x) » est « ∀x ∈ E non P(x) ».

Voici des exemples :


• La négation de « ∃z ∈ C (z 2 + z + 1 = 0) » est « ∀z ∈ C (z 2 + z + 1 6= 0) ».
• La négation de « ∀x ∈ R (x + 1 ∈ Z) » est « ∃x ∈ R (x + 1 ∈ / Z) ».
• Ce n’est pas plus difficile d’écrire la négation de phrases complexes. Pour l’assertion :
∀x ∈ R ∃y > 0 (x + y > 10)
sa négation est
∃x ∈ R ∀y > 0 (x + y 6 10).

Remarques

L’ordre des quantificateurs est très important. Par exemple les deux phrases logiques
∀x ∈ R ∃y ∈ R (x + y > 0) et ∃y ∈ R ∀x ∈ R (x + y > 0).
sont différentes. La première est vraie, la seconde est fausse. En effet une phrase logique se lit de gauche à
droite, ainsi la première phrase affirme « Pour tout réel x, il existe un réel y (qui peut donc dépendre de x)
tel que x + y > 0. » (par exemple on peut prendre y = |x| + 1). C’est donc une phrase vraie. Par contre la
deuxième se lit : « Il existe un réel y, tel que pour tout réel x, x + y > 0. » Cette phrase est fausse, cela ne
peut pas être le même y qui convient pour tous les x !
On retrouve la même différence dans les phrases en français suivantes. Voici une phrase vraie « Pour toute
personne, il existe un numéro de téléphone », bien sûr le numéro dépend de la personne. Par contre cette
phrase est fausse : « Il existe un numéro, pour toutes les personnes ». Ce serait le même numéro pour tout le
monde !

Terminons avec d’autres remarques.


• Quand on écrit « ∃x ∈ R ( f (x) = 0) » cela signifie juste qu’il existe un réel pour lequel f s’annule. Rien
ne dit que ce x est unique. Dans un premier temps vous pouvez lire la phrase ainsi : « il existe au moins
un réel x tel que f (x) = 0 ». Afin de préciser que f s’annule en une unique valeur, on rajoute un point
d’exclamation :
∃! x ∈ R ( f (x) = 0).
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 2. RAISONNEMENTS 6

• Pour la négation d’une phrase logique, il n’est pas nécessaire de savoir si la phrase est fausse ou vraie.
Le procédé est algorithmique : on change le « pour tout » en « il existe » et inversement, puis on prend la
négation de l’assertion P.
• Pour la négation d’une proposition, il faut être précis : la négation de l’inégalité stricte « < » est l’inégalité
large « > », et inversement.
• Les quantificateurs ne sont pas des abréviations. Soit vous écrivez une phrase en français : « Pour tout
réel x, si f (x) = 1 alors x > 0. » , soit vous écrivez la phrase logique :
∀x ∈ R ( f (x) = 1 =⇒ x > 0).
Mais surtout n’écrivez pas « ∀x réel, si f (x) = 1 =⇒ x positif ou nul ». Enfin, pour passer d’une ligne à
l’autre d’un raisonnement, préférez plutôt « donc » à « =⇒ ».
• Il est défendu d’écrire 6 ∃, 6=⇒ . Ces symboles n’existent pas !
Mini-exercices.
1. Écrire la table de vérité du « ou exclusif ». (C’est le ou dans la phrase « fromage ou dessert », l’un ou
l’autre mais pas les deux.)
2. Écrire la table de vérité de « non (P et Q) ». Que remarquez vous ?
3. Écrire la négation de « P =⇒ Q ».
4. Démontrer les assertions restantes de la proposition ??.

5. Écrire la négation de « P et (Q ou R) ».
6. Écrire à l’aide des quantificateurs la phrase suivante : « Pour tout nombre réel, son carré est positif ».
Puis écrire la négation.
7. Mêmes questions avec les phrases : « Pour chaque réel, je peux trouver un entier relatif tel que leur
produit soit strictement plus grand que 1 ». Puis « Pour tout entier n, il existe un unique réel x tel que
exp(x) égale n ».

2. Raisonnements
Voici des méthodes classiques de raisonnements.

2.1. Raisonnement direct


On veut montrer que l’assertion « P =⇒ Q » est vraie. On suppose que P est vraie et on montre qu’alors Q
est vraie. C’est la méthode à laquelle vous êtes le plus habitué.
Exemple 1.
Montrer que si a, b ∈ Q alors a + b ∈ Q.

Démonstration. Prenons a ∈ Q, b ∈ Q. Rappelons que les rationnels Q sont l’ensemble des réels s’écrivant
p ∗
q avec p ∈ Z et q ∈ N .
p p0
Alors a = q pour un certain p ∈ Z et un certain q ∈ N∗ . De même b = q0 avec p0 ∈ Z et q0 ∈ N∗ . Maintenant
p p0 pq0 + qp0
a+b= + 0 = .
q q qq0
Or le numérateur pq0 + qp0 est bien un élément de Z ; le dénominateur qq0 est lui un élément de N∗ . Donc
p00
a + b s’écrit bien de la forme a + b = q00 avec p00 ∈ Z, q00 ∈ N∗ . Ainsi a + b ∈ Q.
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 2. RAISONNEMENTS 7

2.2. Cas par cas


Si l’on souhaite vérifier une assertion P(x) pour tous les x dans un ensemble E, on montre l’assertion pour
les x dans une partie A de E, puis pour les x n’appartenant pas à A. C’est la méthode de disjonction ou du
cas par cas.
Exemple 2.
Montrer que pour tout x ∈ R, |x − 1| 6 x 2 − x + 1.

Démonstration. Soit x ∈ R. Nous distinguons deux cas.


Premier cas : x > 1. Alors |x − 1| = x − 1. Calculons alors x 2 − x + 1 − |x − 1|.
x 2 − x + 1 − |x − 1| = x 2 − x + 1 − (x − 1)
= x 2 − 2x + 2
= (x − 1)2 + 1 > 0.

Ainsi x 2 − x + 1 − |x − 1| > 0 et donc x 2 − x + 1 > |x − 1|.


Deuxième cas : x < 1. Alors |x−1| = −(x−1). Nous obtenons x 2 −x+1−|x−1| = x 2 −x+1+(x−1) = x 2 > 0.
Et donc x 2 − x + 1 > |x − 1|.
Conclusion. Dans tous les cas |x − 1| 6 x 2 − x + 1.

2.3. Contraposée
Le raisonnement par contraposition est basé sur l’équivalence suivante (voir la proposition ??) :

L’assertion « P =⇒ Q » est équivalente à « non(Q) =⇒ non(P) ».

Donc si l’on souhaite montrer l’assertion « P =⇒ Q », on montre en fait que si non(Q) est vraie alors non(P)
est vraie.
Exemple 3.
Soit n ∈ N. Montrer que si n2 est pair alors n est pair.

Démonstration. Nous supposons que n n’est pas pair. Nous voulons montrer qu’alors n2 n’est pas pair. Comme
n n’est pas pair, il est impair et donc il existe k ∈ N tel que n = 2k+1. Alors n2 = (2k+1)2 = 4k2 +4k+1 = 2`+1
avec ` = 2k2 + 2k ∈ N. Et donc n2 est impair.
Conclusion : nous avons montré que si n est impair alors n2 est impair. Par contraposition ceci est équivalent
à : si n2 est pair alors n est pair.

2.4. Absurde
Le raisonnement par l’absurde pour montrer « P =⇒ Q » repose sur le principe suivant : on suppose à la
fois que P est vraie et que Q est fausse et on cherche une contradiction. Ainsi si P est vraie alors Q doit être
vraie et donc « P =⇒ Q » est vraie.
Exemple 4.
a b
Soient a, b > 0. Montrer que si 1+b = 1+a alors a = b.
a b a b
Démonstration. Nous raisonnons par l’absurde en supposant que 1+b = 1+a et a 6= b. Comme 1+b = 1+a
alors a(1 + a) = b(1 + b) donc a + a = b + b d’où a − b = b − a. Cela conduit à (a − b)(a + b) = −(a − b).
2 2 2 2

Comme a 6= b alors a − b 6= 0 et donc en divisant par a − b on obtient a + b = −1. La somme des deux
nombres positifs a et b ne peut être négative. Nous obtenons une contradiction.
a b
Conclusion : si 1+b = 1+a alors a = b.
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 2. RAISONNEMENTS 8

Dans la pratique, on peut choisir indifféremment entre un raisonnement par contraposition ou par l’absurde.
Attention cependant de bien préciser quel type de raisonnement vous choisissez et surtout de ne pas changer
en cours de rédaction !

2.5. Contre-exemple
Si l’on veut montrer qu’une assertion du type « ∀x ∈ E P(x) » est vraie alors pour chaque x de E il faut
montrer que P(x) est vraie. Par contre pour montrer que cette assertion est fausse alors il suffit de trouver
x ∈ E tel que P(x) soit fausse. (Rappelez-vous la négation de « ∀x ∈ E P(x) » est « ∃x ∈ E non P(x) ».)
Trouver un tel x c’est trouver un contre-exemple à l’assertion « ∀x ∈ E P(x) ».
Exemple 5.
Montrer que l’assertion suivante est fausse « Tout entier positif est somme de trois carrés ».
(Les carrés sont les 02 , 12 , 22 , 32 ,... Par exemple 6 = 22 + 12 + 12 .)

Démonstration. Un contre-exemple est 7 : les carrés inférieurs à 7 sont 0, 1, 4 mais avec trois de ces nombres
on ne peut faire 7.

2.6. Récurrence
Le principe de récurrence permet de montrer qu’une assertion P(n), dépendant de n, est vraie pour tout
n ∈ N. La démonstration par récurrence se déroule en trois étapes : lors de l’initialisation on prouve P(0).
Pour l’étape d’hérédité, on suppose n > 0 donné avec P(n) vraie, et on démontre alors que l’assertion
P(n + 1) au rang suivant est vraie. Enfin dans la conclusion, on rappelle que par le principe de récurrence
P(n) est vraie pour tout n ∈ N.
Exemple 6.
Montrer que pour tout n ∈ N, 2n > n.

Démonstration. Pour n > 0, notons P(n) l’assertion suivante :


2n > n.
Nous allons démontrer par récurrence que P(n) est vraie pour tout n > 0.
Initialisation. Pour n = 0 nous avons 20 = 1 > 0. Donc P(0) est vraie.
Hérédité. Fixons n > 0. Supposons que P(n) soit vraie. Nous allons montrer que P(n + 1) est vraie.
2n+1 = 2n + 2n > n + 2n car par P(n) nous savons 2n > n,
> n+1 car 2n > 1.

Donc P(n + 1) est vraie.


Conclusion. Par le principe de récurrence P(n) est vraie pour tout n > 0, c’est-à-dire 2n > n pour tout
n > 0.

Remarques :
• La rédaction d’une récurrence est assez rigide. Respectez scrupuleusement la rédaction proposée : donnez
un nom à l’assertion que vous souhaitez montrer (ici P(n)), respectez les trois étapes (même si souvent
l’étape d’initialisation est très facile). En particulier méditez et conservez la première ligne de l’hérédité
« Fixons n > 0. Supposons que P(n) soit vraie. Nous allons montrer que P(n + 1) est vraie. »
• Si on doit démontrer qu’une propriété est vraie pour tout n > n0 , alors on commence l’initialisation au
rang n0 .
LOGIQUE ET RAISONNEMENTS 2. RAISONNEMENTS 9

• Le principe de récurrence est basé sur la construction de l’ensemble N. En effet un des axiomes pour
définir N est le suivant : « Soit A une partie de N qui contient 0 et telle que si n ∈ A alors n + 1 ∈ A. Alors
A = N ».
Mini-exercices.
a+b
p
1. (Raisonnement direct) Soient a, b ∈ R+ . Montrer que si a 6 b alors a 6 2 6 b et a 6 a b 6 b.
2. (Cas par cas) Montrer que pour tout n ∈ N, n(n + 1) est divisible par 2 (distinguer les n pairs des n
impairs).
p
3. (Contraposée ou absurde) Soient a, b ∈ Z. Montrer que si b 6= 0 alors a + b 2 ∈/ Q. (On utilisera que
p
/ Q.)
2∈
p
4. (Absurde) Soit n ∈ N∗ . Montrer que n2 + 1 n’est pas un entier.
5. (Contre-exemple) Est-ce que pour tout x ∈ R on a x < 2 =⇒ x 2 < 4 ?
n(n+1)
6. (Récurrence) Montrer que pour tout n > 1, 1 + 2 + · · · + n = 2 .

7. (Récurrence) Fixons un réel x > 0. Montrer que pour tout entier n > 1, (1 + x)n > 1 + nx.

Auteurs du chapitre Arnaud Bodin, Benjamin Boutin, Pascal Romon


Exo7

Logique, ensembles, raisonnements

1 Logique
Exercice 1
Compléter les pointillés par le connecteur logique qui s’impose : ⇔, ⇐, ⇒ .

1. x ∈ R x2 = 4 . . . . . . x = 2 ;

2. z ∈ C z = z . . . . . . z ∈ R ;

3. x ∈ R x = π . . . . . . e2ix = 1.

Correction ▼ Vidéo ■ [000108]

Exercice 2
Soient les quatre assertions suivantes :

(a) ∃x ∈ R ∀y ∈ R x+y > 0 ; (b) ∀x ∈ R ∃y ∈ R x+y > 0 ;

(c) ∀x ∈ R ∀y ∈ R x+y > 0 ; (d) ∃x ∈ R ∀y ∈ R y2 > x.

1. Les assertions a, b, c, d sont-elles vraies ou fausses ?

2. Donner leur négation.

Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000106]

Exercice 3
Dans R2 , on définit les ensembles F1 = {(x, y) ∈ R2 , y ⩽ 0} et F2 = {(x, y) ∈ R2 , xy ⩾ 1, x ⩾ 0}. On note
M1 M2 la distance usuelle entre deux points M1 et M2 de R2 . Évaluer les propositions suivantes :

1. ∀ε ∈]0, +∞[ ∃M1 ∈ F1 ∃M2 ∈ F2 M1 M2 < ε

2. ∃M1 ∈ F1 ∃M2 ∈ F2 ∀ε ∈]0, +∞[ M1 M2 < ε

3. ∃ε ∈]0, +∞[ ∀M1 ∈ F1 ∀M2 ∈ F2 M1 M2 < ε

4. ∀M1 ∈ F1 ∀M2 ∈ F2 ∃ε ∈]0, +∞[ M1 M2 < ε

Quand elles sont fausses, donner leur négation.


Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000109]

Exercice 4
Nier la proposition: “tous les habitants de la rue du Havre qui ont les yeux bleus gagneront au loto et prendront
leur retraite avant 50 ans”.
Correction ▼ Vidéo ■ [000110]

Exercice 5
Nier les assertions suivantes :

1
1. tout triangle rectangle possède un angle droit ;
2. dans toutes les écuries, tous les chevaux sont noirs ;
3. pour tout entier x, il existe un entier y tel que, pour tout entier z, la relation z < x implique la relation
z < x+1 ;
4. ∀ε > 0 ∃α > 0 (|x − 7/5| < α ⇒ |5x − 7| < ε).
Correction ▼ Vidéo ■ [000112]

Exercice 6
Soient f , g deux fonctions de R dans R. Traduire en termes de quantificateurs les expressions suivantes :
1. f est majorée;
2. f est bornée;
3. f est paire;
4. f est impaire;
5. f ne s’annule jamais;
6. f est périodique;
7. f est croissante;
8. f est strictement décroissante;
9. f n’est pas la fonction nulle;
10. f n’a jamais les mêmes valeurs en deux points distincts;
11. f atteint toutes les valeurs de N;
12. f est inférieure à g;
13. f n’est pas inférieure à g.
Correction ▼ Vidéo ■ [000120]

Exercice 7
Soit f une application de R dans R. Nier, de la manière la plus précise possible, les énoncés qui suivent :
1. Pour tout x ∈ R f (x) ⩽ 1.
2. L’application f est croissante.
3. L’application f est croissante et positive.
4. Il existe x ∈ R+ tel que f (x) ⩽ 0.
5. Il existe x ∈ R tel que quel que soit y ∈ R, si x < y alors f (x) > f (y).
On ne demande pas de démontrer quoi que ce soit, juste d’écrire le contraire d’un énoncé.
Correction ▼ Vidéo ■ [000107]

Exercice 8
Montrer que
2n + 1
∀ε > 0 ∃N ∈ N tel que (n ⩾ N ⇒ 2 − ε < < 2 + ε).
n+2
Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000119]

2
2 Ensembles
Exercice 9
Soit A, B deux ensembles, montrer ∁(A ∪ B) = ∁A ∩ ∁B et ∁(A ∩ B) = ∁A ∪ ∁B.
Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000123]

Exercice 10
Montrer par contraposition les assertions suivantes, E étant un ensemble :

1. ∀A, B ∈ P(E) (A ∩ B = A ∪ B) ⇒ A = B,

2. ∀A, B,C ∈ P(E) (A ∩ B = A ∩C et A ∪ B = A ∪C) ⇒ B = C.

Correction ▼ Vidéo ■ [000122]

Exercice 11
Soient E et F deux ensembles, f : E → F. Démontrer que :
∀A, B ∈ P(E) (A ⊂ B) ⇒ ( f (A) ⊂ f (B)),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B),
∀A, B ∈ P(E) f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B),
∀A, B ∈ P(F) f −1 (A ∪ B) = f −1 (A) ∪ f −1 (B),
∀A ∈ P(F) f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).
Correction ▼ Vidéo ■ [000124]

Exercice 12
Montrez que chacun des ensembles suivants est un intervalle que vous calculerez.
+∞   +∞  
\ 1 1 [ 1
I= − ,2+ et J= 1+ ,n
n=1
n n n=2
n

Correction ▼ Vidéo ■ [000137]

3 Absurde et contraposée
Exercice 13
Soit ( fn )n∈N une suite d’applications de l’ensemble N dans lui-même. On définit une application f de N dans
N en posant f (n) = fn (n) + 1. Démontrer qu’il n’existe aucun p ∈ N tel que f = f p .
Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000150]

Exercice 14

1. Soit p1 , p2 , . . . , pr , r nombres premiers. Montrer que l’entier N = p1 p2 . . . pr + 1 n’est divisible par aucun
des entiers pi .

2. Utiliser la question précédente pour montrer par l’absurde qu’il existe une infinité de nombres premiers.

Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000151]

3
4 Récurrence
Exercice 15
Montrer :
n
n(n + 1)
1. ∑k= ∀n ∈ N∗ .
k=1 2
n
n(n + 1)(2n + 1)
2. ∑ k2 = ∀n ∈ N∗ .
k=1 6
Correction ▼ Vidéo ■ [000153]

Exercice 16
Soit X un ensemble. Pour f ∈ F (X, X), on définit f 0 = id et par récurrence pour n ∈ N f n+1 = f n ◦ f .

1. Montrer que ∀n ∈ N f n+1 = f ◦ f n .

2. Montrer que si f est bijective alors ∀n ∈ N ( f −1 )n = ( f n )−1 .

Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000157]

Exercice 17
2xn2 − 3
Soit la suite (xn )n∈N définie par x0 = 4 et xn+1 = .
xn + 2
1. Montrer que : ∀n ∈ N xn > 3.

2. Montrer que : ∀n ∈ N xn+1 − 3 > 23 (xn − 3).


n
3. Montrer que : ∀n ∈ N xn ⩾ 32 + 3.

4. La suite (xn )n∈N est-elle convergente ?

Indication ▼ Correction ▼ Vidéo ■ [000155]

4
Indication pour l’exercice 2 ▲
Attention : la négation d’une inégalité stricte est une inégalité large (et réciproquement).

Indication pour l’exercice 3 ▲


Faire un dessin de F1 et de F2 . Essayer de voir si la difficulté pour réaliser les assertions vient de ε “petit”
(c’est-à-dire proche de 0) ou de ε “grand” (quand il tend vers +∞).

Indication pour l’exercice 8 ▲


2n+1
En fait, on a toujours : n+2 ⩽ 2. Puis chercher une condition sur n pour que l’inégalité

2n + 1
2−ε <
n+2
soit vraie.

Indication pour l’exercice 9 ▲


Il est plus facile de raisonner en prenant un élément x ∈ E. Par exemple, soit F, G des sous-ensembles de E.
Montrer que F ⊂ G revient à montrer que pour tout x ∈ F alors x ∈ G. Et montrer F = G est équivalent à x ∈ F
si et seulement si x ∈ G, et ce pour tout x de E. Remarque : pour montrer F = G on peut aussi montrer F ⊂ G
puis G ⊂ F.
Enfin, se rappeler que x ∈ ∁F si et seulement si x ∈
/ F.

Indication pour l’exercice 13 ▲


Par l’absurde, supposer qu’il existe p ∈ N tel que f = f p . Puis pour un tel p, évaluer f et f p en une valeur bien
choisie.

Indication pour l’exercice 14 ▲


Pour la première question vous pouvez raisonner par contraposition ou par l’absurde.

Indication pour l’exercice 16 ▲


Pour les deux questions, travailler par récurrence.

Indication pour l’exercice 17 ▲

1. Récurrence : calculer xn+1 − 3.

2. Calculer xn+1 − 3 − 32 (xn − 3).

3. Récurrence.

5
Correction de l’exercice 1 ▲

1. ⇐

2. ⇔

3. ⇒

Correction de l’exercice 2 ▲

1. (a) est fausse. Car sa négation qui est ∀x ∈ R ∃y ∈ R x + y ⩽ 0 est vraie. Étant donné x ∈ R il existe
toujours un y ∈ R tel que x + y ⩽ 0, par exemple on peut prendre y = −(x + 1) et alors x + y = x − x − 1 =
−1 ⩽ 0.

2. (b) est vraie, pour un x donné, on peut prendre (par exemple) y = −x + 1 et alors x + y = 1 > 0. La
négation de (b) est ∃x ∈ R ∀y ∈ R x + y ⩽ 0.

3. (c) : ∀x ∈ R ∀y ∈ R x + y > 0 est fausse, par exemple x = −1, y = 0. La négation est ∃x ∈ R ∃y ∈


R x + y ⩽ 0.

4. (d) est vraie, on peut prendre x = −1. La négation est: ∀x ∈ R ∃y ∈ R y2 ⩽ x.

Correction de l’exercice 3 ▲

1. Cette proposition est vraie. En effet soit ε > 0, définissons M1 = ( ε2 , 0) ∈ F1 et M2 = ( ε2 , ε2 ) ∈ F2 , alors


M1 M2 = ε2 < ε. Ceci étant vrai quelque soit ε > 0 la proposition est donc démontrée.

2. Soit deux points fixés M1 , M2 vérifiant cette proposition, la distance d = M1 M2 est aussi petite que l’on
veut donc elle est nulle, donc M1 = M2 ; or les ensembles F1 et F2 sont disjoints. Donc la proposition est
fausse. La négation de cette proposition est :

∀M1 ∈ F1 ∀M2 ∈ F2 ∃ε ∈]0, +∞[ M1 M2 ⩾ ε

et cela exprime le fait que les ensembles F1 et F2 sont disjoints.

3. Celle ci est également fausse, en effet supposons qu’elle soit vraie, soit alors ε correspondant à cette
proposition. Soit M1 = (ε + 2, 0) et M2 = (1, 1), on a M1 M2 > ε + 1 ce qui est absurde. La négation est :

∀ε ∈]0, +∞[ ∃M1 ∈ F1 ∃M2 ∈ F2 M1 M2 ⩾ ε

C’est-à-dire que l’on peut trouver deux points aussi éloignés l’un de l’autre que l’on veut.

4. Cette proposition est vraie, il suffit de choisir ε = M1 M2 + 1. Elle signifie que la distance entre deux
points donnés est un nombre fini !

Correction de l’exercice 4 ▲
“Il existe un habitant de la rue du Havre qui a les yeux bleus, qui ne gagnera pas au loto ou qui prendra sa
retraite après 50 ans.”

Correction de l’exercice 5 ▲

1. “Il existe un triangle rectangle qui n’a pas d’angle droit." Bien sûr cette dernière phrase est fausse !

2. “Il existe une écurie dans laquelle il y a (au moins) un cheval dont la couleur n’est pas noire."

6
3. Sachant que la proposition en langage mathématique s’écrit

∀x ∈ Z ∃y ∈ Z ∀z ∈ Z (z < x ⇒ z < x + 1),

la négation est
∃x ∈ Z ∀y ∈ Z ∃z ∈ Z (z < x et z ⩾ x + 1).

4. ∃ε > 0 ∀α > 0 (|x − 7/5| < α et |5x − 7| ⩾ ε).

Correction de l’exercice 6 ▲

1. ∃M ∈ R ∀x ∈ R f (x) ⩽ M;

2. ∃M ∈ R ∃m ∈ R ∀x ∈ R m ⩽ f (x) ⩽ M;

3. ∀x ∈ R f (x) = f (−x);

4. ∀x ∈ R f (−x) = − f (x);

5. ∀x ∈ R f (x) ̸= 0;

6. ∃a ∈ R∗ ∀x ∈ R f (x + a) = f (x);

7. ∀(x, y) ∈ R2 (x ⩽ y ⇒ f (x) ⩽ f (y));

8. ∀(x, y) ∈ R2 (x < y ⇒ f (x) > f (y));

9. ∃x ∈ R f (x) ̸= 0;

10. ∀(x, y) ∈ R2 (x ̸= y ⇒ f (x) ̸= f (y));

11. ∀n ∈ N ∃x ∈ R f (x) = n;

12. ∀x ∈ R f (x) ⩽ g(x);

13. ∃x ∈ R f (x) > g(x).

Correction de l’exercice 7 ▲
Dans ce corrigé, nous donnons une justification, ce qui n’était pas demandé.

1. Cette assertion se décompose de la manière suivante : ( Pour tout x ∈ R) ( f (x) ⩽ 1). La négation de “(
Pour tout x ∈ R)" est “Il existe x ∈ R" et la négation de “( f (x) ⩽ 1)" est f (x) > 1. Donc la négation de
l’assertion complète est : “Il existe x ∈ R, f (x) > 1".

2. Rappelons comment se traduit l’assertion “L’application f est croissante" : “pour tout couple de réels
(x1 , x2 ), si x1 ⩽ x2 alors f (x1 ) ⩽ f (x2 )". Cela se décompose en : “(pour tout couple de réels x1 et x2 )
(x1 ⩽ x2 implique f (x1 ) ⩽ f (x2 ))". La négation de la première partie est : “(il existe un couple de réels
(x1 , x2 ))" et la négation de la deuxième partie est : “(x1 ⩽ x2 et f (x1 ) > f (x2 ))". Donc la négation de
l’assertion complète est : “Il existe x1 ∈ R et x2 ∈ R tels que x1 ⩽ x2 et f (x1 ) > f (x2 )".

3. La négation est : “l’application f n’est pas croissante ou n’est pas positive". On a déjà traduit “l’application
f n’est pas croissante", traduisons “l’application f n’est pas positive" : “il existe x ∈ R, f (x) < 0". Donc
la négation de l’assertion complète est : “ Il existe x1 ∈ R et x2 ∈ R tels que x1 < x2 et f (x1 ) ⩾ f (x2 ), ou
il existe x ∈ R, f (x) < 0".

4. Cette assertion se décompose de la manière suivante : “(Il existe x ∈ R+ ) ( f (x) ⩽ 0)". La négation de la
première partie est : “(pour tout x ∈ R+ )", et celle de la seconde est :“( f (x) > 0)". Donc la négation de
l’assertion complète est : “Pour tout x ∈ R+ , f (x) > 0".

7
5. Cette assertion se décompose de la manière suivante : “(∃x ∈ R)(∀y ∈ R)(x < y ⇒ f (x) > f (y))". La
négation de la première partie est “(∀x ∈ R)", celle de la seconde est “(∃y ∈ R)", et celle de la troisième
est “(x < y et f (x) ⩽ f (y))". Donc la négation de l’assertion complète est : “ ∀x ∈ R, ∃y ∈ R tels que x <
y et f (x) ⩽ f (y)".

Correction de l’exercice 8 ▲
2n+1
Remarquons d’abord que pour n ∈ N, n+2 ⩽ 2 car 2n + 1 ⩽ 2(n + 2). Étant donné ε > 0, nous avons donc
2n + 1
∀n ∈ N < 2+ε
n+2
Maintenant nous cherchons une condition sur n pour que l’inégalité
2n + 1
2−ε <
n+2
soit vraie.
2n + 1
2−ε < ⇔ (2 − ε)(n + 2) < 2n + 1
n+2
⇔ 3 < ε(n + 2)
3
⇔ n > −2
ε

Ici ε nous est donné, nous prenons un N ∈ N tel que N > ε3 − 2, alors pour tout n ⩾ N nous avons n ⩾ N > ε3 − 2
et par conséquent: 2 − ε < 2n+1
n+2 . Conclusion: étant donné ε > 0, nous avons trouvé un N ∈ N tel que pour tout
2n+1
n ⩾ N on ait 2 − ε < n+2 et 2n+1
n+2 < 2 + ε.
En fait nous venons de prouver que la suite de terme (2n + 1)/(n + 2) tend vers 2 quand n tend vers +∞.

Correction de l’exercice 9 ▲

x ∈ ∁(A ∪ B) ⇔ x ∈
/ A∪B
⇔x∈
/ A et x ∈
/B
⇔ x ∈ ∁A et x ∈ ∁B
⇔ x ∈ ∁A ∩ ∁B.

x ∈ ∁(A ∩ B) ⇔ x ∈
/ A∩B
⇔x∈
/ A ou x ∈
/B
⇔ x ∈ ∁A ou x ∈ ∁
⇔ x ∈ ∁A ∪ ∁B.

Correction de l’exercice 10 ▲
Nous allons démontrer l’assertion 1. de deux manières différentes.
1. Tout d’abord de façon “directe". Nous supposons que A et B sont tels que A ∩ B = A ∪ B. Nous devons
montrer que A = B.
Pour cela étant donné x ∈ A montrons qu’il est aussi dans B. Comme x ∈ A alors x ∈ A ∪ B donc x ∈ A ∩ B
(car A ∪ B = A ∩ B). Ainsi x ∈ B.
Maintenant nous prenons x ∈ B et le même raisonnement implique x ∈ A. Donc tout élément de A est
dans B et tout élément de B est dans A. Cela veut dire A = B.

8
2. Ensuite, comme demandé, nous le montrons par contraposition. Nous supposons que A ̸= B et nous
devons montrer que A ∩ B ̸= A ∪ B.
Si A ̸= B cela veut dire qu’il existe un élément x ∈ A \ B ou alors un élément x ∈ B \ A. Quitte à échanger
A et B, nous supposons qu’il existe x ∈ A \ B. Alors x ∈ A ∪ B mais x ∈ / A ∩ B. Donc A ∩ B ̸= A ∪ B.

Correction de l’exercice 11 ▲
Montrons quelques assertions.
f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
Si y ∈ f (A ∩ B), il existe x ∈ A ∩ B tel que y = f (x), or x ∈ A donc y = f (x) ∈ f (A) et de même x ∈ B donc
y ∈ f (B). D’où y ∈ f (A) ∩ f (B). Tout élément de f (A ∩ B) est un élément de f (A) ∩ f (B) donc f (A ∩ B) ⊂
f (A) ∩ f (B).
Remarque : l’inclusion réciproque est fausse. Exercice : trouver un contre-exemple.

f −1 (F \ A) = E \ f −1 (A).

x ∈ f −1 (F \ A) ⇔ f (x) ∈ F \ A
⇔ f (x) ∈
/A
/ f −1 (A)
⇔x∈ car f −1 (A) = {x ∈ E / f (x) ∈ A}
⇔ x ∈ E \ f −1 (A)

Correction de l’exercice 12 ▲
I = [0, 2] et J = ]1, +∞[ .

Correction de l’exercice 13 ▲
Par l’absurde, supposons qu’il existe p ∈ N tel que f = f p . Deux applications sont égales si et seulement si
elles prennent les mêmes valeurs.
∀n ∈ N f (n) = f p (n).
En particulier pour n = p, f (p) = f p (p). D’autre part la définition de f nous donne f (p) = f p (p) + 1. Nous
obtenons une contradiction car f (p) ne peut prendre deux valeurs distinctes. En conclusion, quelque soit p ∈ N,
f ̸= f p .

Correction de l’exercice 14 ▲

1. Montrons en fait la contraposée.


S’il existe i tel que pi divise N = p1 p2 . . . pr + 1 (i est fixé) alors il existe k ∈ Z tel que N = kpi donc

pi (k − p1 p2 . . . pi−1 pi+1 . . . pr ) = 1

soit pi q = 1 (avec q = k − p1 p2 . . . pi−1 pi+1 . . . pr un nombre entier). Donc pi ∈ Z et 1/pi = q ∈ Z, alors


pi vaut 1 ou −1. Et donc pi n’est pas un nombre premier.
Conclusion : par contraposition il est vrai que N n’est divisible par aucun des pi

2. Raisonnons par l’absurde : s’il n’existe qu’un nombre fini r de nombres premiers p1 , . . . , pr alors N =
p1 p2 . . . pr + 1 est un nombre premier car divisible par aucun nombre premier autre que lui même (c’est
le 1.).
Mais N est strictement supérieur à tous les pi . Conclusion on a construit un nombre premier N différent
des pi , il y a donc au moins r + 1 nombres premiers, ce qui est absurde.

9
Correction de l’exercice 15 ▲
Rédigeons la deuxième égalité. Soit An , n ∈ N∗ l’assertion suivante:
n
n(n + 1)(2n + 1)
(An ) ∑ k2 = 6
.
k=1

• A0 est vraie (1 = 1).

• Étant donné n ∈ N∗ supposons que An soit vraie. Alors


n+1 n
∑ k2 = ∑ k2 + (n + 1)2
k=1 k=1
n(n + 1)(2n + 1)
= + (n + 1)2
6
n(n + 1)(2n + 1) + 6(n + 1)2
=
6
(n + 1)(n(2n + 1) + 6(n + 1))
=
6
(n + 1)(n + 2)(2(n + 1) + 1)
=
6

Ce qui prouve An+1 .

• Par le principe de récurrence nous venons de montrer que An est vraie pour tout n ∈ N∗ .

Correction de l’exercice 16 ▲

1. Montrons la proposition demandée par récurrence: soit An l’assertion f n+1 = f ◦ f n . Cette assertion est
vraie pour n = 0. Pour n ∈ N supposons An vraie. Alors

f n+2 = f n+1 ◦ f = ( f ◦ f n ) ◦ f = f ◦ ( f n ◦ f ) = f ◦ f n+1 .

Nous avons utiliser la definition de f n+2 , puis la proposition An , puis l’associativité de la composition,
puis la définition de f n+1 . Donc An+1 est vraie. Par le principe de récurrence

∀ ∈ N f n ◦ f = f ◦ f n.

2. On procède de même par récurrence: soit An l’assertion ( f −1 )n = ( f n )−1 . Cette assertion est vraie pour
n = 0. Pour n ∈ N supposons An vraie. Alors

( f −1 )n+1 = ( f −1 )n ◦ f −1 = ( f n )−1 ◦ f −1 = ( f ◦ f n )−1 = ( f n ◦ f )−1 = ( f n+1 )−1 .

Donc An+1 est vraie. Par le principe de récurrence

∀ ∈ N ( f −1 )n = ( f n )−1 .

Correction de l’exercice 17 ▲

1. Montrons par récurrence ∀n ∈ N xn > 3. Soit l’hypothèse de récurrence :

(Hn ) : xn > 3.

10
• La proposition H0 est vraie car x0 = 4 > 3.
• Soit n ⩾ 0, supposons Hn vraie et montrons que Hn+1 est alors vraie.

2xn 2 − 3 2xn 2 − 3xn − 9


xn+1 − 3 = −3 = .
xn + 2 xn + 2
Par hypothèse de récurrence xn > 3, donc xn + 2 > 0 et 2xn 2 − 3xn − 9 > 0 (ceci par étude de la
fonction x 7→ 2x2 − 3x − 9 pour x > 3). Donc xn+1 − 3 et Hn+1 est vraie.
• Nous avons montré
∀n ∈ N Hn ⇒ Hn+1
et comme H0 est vraie alors Hn est vraie quelque soit n. Ce qui termine la démonstration.

2. Montrons que xn+1 − 3 − 23 (xn − 3) est positif.

3 2xn 2 − 3 3 1 xn 2 − 3xn
xn+1 − 3 − (xn − 3) = − (xn − 3) =
2 xn + 2 2 2 xn + 2
Ce dernier terme est positif car xn > 3.
3 n

3. Montrons par récurrence ∀n ∈ N xn > 2 + 3. Soit notre nouvelle l’hypothèse de récurrence :
 n
3
(Hn ) xn > + 3.
2

• La proposition H0 est vraie.


• Soit n ⩾ 0, supposons que Hn vraie et montrons que Hn+1 est vérifiée.
3 n
D’après la question précédente xn+1 − 3 > 23 (xn − 3) et par hypothèse de récurrence xn >

2 +3
n n+1
; en réunissant ces deux inégalités nous avons xn+1 − 3 > 32 ( 32 ) = 32 .
• Nous concluons en résumant la situation :
H0 est vraie, et Hn ⇒ Hn+1 quelque soit n. Donc Hn est toujours vraie.

4. La suite (xn ) tend vers +∞ et n’est donc pas convergente.

11
Exo7

Logique, ensembles et applications

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur [Link]

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

Exercice 1 **IT
Exprimer à l’aide de quantificateurs les phrases suivantes puis donner leur négation.

1. ( f étant une application du plan dans lui-même)

(a) f est l’identité du plan.


(b) f a au moins un point invariant (on dit aussi point fixe).

2. ( f étant une application de R dans R)

(a) f est l’application nulle.


(b) L’équation f (x) = 0 a une solution.
(c) L’équation f (x) = 0 a exactement une solution.

3. ((un )n∈N étant une suite réelle)

(a) La suite (un )n∈N est bornée.


(b) La suite (un )n∈N est croissante.
(c) La suite (un )n∈N est monotone.

Correction ▼ [005103]

Exercice 2 *IT
Donner la négation des phrases suivantes

1. x ⩾ 3

2. 0 < x ⩽ 2.

Correction ▼ [005104]

Exercice 3 **IT
Les phrases suivantes sont-elles équivalentes ?

1. ∀x ∈ R, ( f (x) = 0 et g(x) = 0) et (∀x ∈ R, f (x) = 0) et (∀x ∈ R, g(x) = 0) .

2. ∀x ∈ R, ( f (x) = 0 ou g(x) = 0) et (∀x ∈ R, f (x) = 0) ou (∀x ∈ R, g(x) = 0) .

Donner un exemple de fonctions f et g de R dans R, toutes deux non nulles et dont le produit est nul.
Correction ▼ [005105]

Exercice 4 **IT
Dans chacun des cas suivants, déterminer f (I) puis vérifier que f réalise une bijection de I sur J = f (I) puis
préciser f −1 :

1
1. f (x) = x2 − 4x + 3, I =] − ∞, 2].
2x−1
2. f (x) = I =] − 2, +∞[.
x+2 ,

3. f (x) = 2x + 3 − 1, I = − 32 , +∞ .
 

x
4. f (x) = 1+|x| , I = R.

Correction ▼ [005106]

Exercice 5 **IT
Pour z ̸= i, on pose f (z) = z+i
z−i . Montrer que f réalise une bijection de D = {z ∈ C/ |z| < 1} sur P = {z ∈
C/ Re(z) < 0}. Préciser f −1 .
Correction ▼ [005107]

Exercice 6 **T
n(n+3)
Montrer par récurrence que, pour tout n ∈ N∗ , ∑nk=1 k(k+1)(k+2)
1
= 4(n+1)(n+2) . Trouver une démonstration
directe.
Correction ▼ [005108]

Exercice 7 ***I

n(n+1)
1. Montrer par récurrence que, pour tout naturel non nul n, ∑nk=1 k = 2 . En calculant la différence
(k + 1)2 − k2 , trouver une démonstration directe de ce résultat.

2. Calculer de même les sommes ∑nk=1 k2 , ∑nk=1 k3 et ∑nk=1 k4 (et mémoriser les résultats).

3. On pose S p = ∑nk=1 k p . Déterminer une relation de récurrence permettant de calculer les S p de proche en
proche.

Correction ▼ [005109]

Exercice 8 *IT
Montrer que : (g ◦ f injective ⇒ f injective) et (g ◦ f surjective ⇒ g surjective).
Correction ▼ [005110]

Exercice 9 **T
Parmi f ◦g◦h, g◦h◦ f et h◦ f ◦g deux sont injectives et une est surjective. Montrer que f , g et h sont bijectives.
Correction ▼ [005111]

Exercice 10 **T
A et B sont des parties d’un ensemble E. Montrer que :

1. (A∆B = A ∩ B) ⇔ (A = B = ∅).

2. (A ∪ B) ∩ (B ∪C) ∩ (C ∪ A) = (A ∩ B) ∪ (B ∩C) ∪ (C ∩ A).

3. A∆B = B∆A.

4. (A∆B)∆C = A∆(B∆C).

5. A∆B = ∅ ⇔ A = B.

6. A∆C = B∆C ⇔ A = B.

2
Correction ▼ [005112]

Exercice 11 ***IT
Soient (Ai )i∈I une famille de parties d’un ensemble E indéxée par un ensemble I et (Bi )i∈I une famille de parties
d’un ensemble F indéxée par un ensemble I. Soit f une application de E vers F. Comparer du point de vue de
l’inclusion les parties suivantes :

f (Ai ) (recommencer par f (A ∪ B) si on n’a pas les idées claires).


S S
1. f ( i∈I Ai ) et i∈I
T T
2. f ( i∈I Ai ) et i∈I f (Ai ).

3. f (E \ Ai ) et F \ f (Ai ).

4. f −1 ( f −1 (Bi ).
T T
i∈I Bi ) et i∈I

5. f −1 ( f −1 (Bi ).
S S
i∈I Bi ) et i∈I

6. f −1 (F \ Bi ) et E \ f −1 (Bi).

Correction ▼ [005113]

Exercice 12 ***IT
Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes ( f est une application d’un ensemble E dans lui-même) :

1. f est injective.

2. ∀X ∈ P(E), f −1 ( f (X)) = X.

3. ∀(X,Y ) ∈ P(E)2 , f (X ∩Y ) = f (X) ∩ f (Y ).

4. ∀(X,Y ) ∈ P(E)2 , X ∩Y = ∅ ⇒ f (X) ∩ f (Y ) = ∅.

5. ∀(X,Y ) ∈ P(E)2 , Y ⊂ X ⇒ f (X \Y ) = f (X) \ f (Y ).

Correction ▼ [005114]

Exercice 13 *****
k est un entier impair. Montrer par récurrence que, pour n ⩾ 1, la somme 1k + 2k + ... + nk est un entier divisible
par n(n+1)
2 . [005115]

Exercice 14 ****
Pour n ⩾ 1, on pose Hn = ∑nk=1 1k . Montrer que, pour n ⩾ 2, Hn n’est jamais un entier (indication : montrer par
récurrence que Hn est le quotient d’un entier impair par un entier pair en distingant les cas où n est pair et n est
impair).
Correction ▼ [005116]

Exercice 15 ***I Théorème de C ANTOR

1. Montrer qu’il existe une injection de E dans P(E).

/ f (x)}, montrer qu’il n’existe pas de bijection f de E sur P(E).


2. En considérant la partie A = {x ∈ E/ x ∈

Correction ▼ [005117]

Exercice 16 **** Une bijection entre N2 et N

3
Soit f : N2 → N . Montrer que f est une bijection. Préciser, pour n ∈ N donné, le couple
(x+y)(x+y+1)
(x, y) 7→ y + 2
(x, y) dont il est l’image.
Correction ▼ [005118]

4
Correction de l’exercice 1 ▲

1. (a) ( f = IdP ⇔ ∀M ∈ P, f (M) = M) et ( f ̸= IdP ⇔ ∃M ∈ P/ f (M) ̸= M).


(b) ( f a au moins un point fixe ⇔ ∃M ∈ P/ f (M) = M) et ( f n’a pas de point fixe ⇔ ∀M ∈ P, f (M) ̸=
M).
Constatez que les phrases f (M) = M ou f (M) ̸= M n’ont aucun sens si elles ne sont pas accompagnées
de quantificateurs.

2. (a) ( f = 0 ⇔ ∀x ∈ R, f (x) = 0) et ( f ̸= 0 ⇔ ∃x ∈ R/ f (x) ̸= 0).


(b) (L’équation f (x) = 0 a (au moins) une solution si et seulement si ∃x ∈ R/ f (x) = 0) et (l’équation
f (x) = 0 n’a pas de solution si et seulement si ∀x ∈ R/ f (x) ̸= 0).
(c) (L’équation f (x) = 0 a exactement une solution si et seulement si ∃!x ∈ R/ f (x) = 0) et (l’équation
f (x) = 0 n’a pas exactement une solution si et seulement si ∀x ∈ R/ f (x) ̸= 0 ou ∃(x, x′ ) ∈ R2 / (x ̸=
x′ et f (x) = f (x′ ) = 0).

3. (a) ((un )n∈N bornée ⇔ ∃M ∈ R/ ∀n ∈ N, |un | ⩽ M) et ((un )n∈N non bornée ⇔ ∀M ∈ R/ ∃n ∈ N, |un | >
M).
(b) ((un )n∈N croissante ⇔ ∀n ∈ N/ un+1 ⩾ un ) et ((un )n∈N non croissante ⇔ ∃n ∈ N/ un+1 < un ).
(c) ((un )n∈N monotone ⇔ (∀n ∈ N/ un+1 ⩾ un ) ou (∀n ∈ N/ un+1 ⩽ un )) et ((un )n∈N non monotone ⇔
((∃n ∈ N/ un+1 < un ) et (∃n ∈ N/ un+1 > un )).

Correction de l’exercice 2 ▲
Le contraire de x ⩾ 3 est x < 3. Le contraire de 0 < x ⩽ 2 est ((x ⩽ 0) ou x > 2).

Correction de l’exercice 3 ▲

1. Oui. Dans les deux cas, chaque fois que l’on se donne un réel x0 , f (x0 ) et g(x0 ) sont tous deux nuls.

2. Non. La deuxième affirmation implique la première mais la première n’implique pas la deuxième. La
première phrase est la traduction avec des quantificateurs de l’égalité f g = 0. La deuxième phrase est la
traduction avec quantificateurs de ( f = 0 ou g = 0). Voici un exemple de fonctions f et g toutes deux non
nulles dont le produit est nul. Soient f : R →  R et g : R →  R .
0 si x < 0 0 si x > 0
x 7→ x 7→
x si x ⩾ 0 x si x ⩽ 0
Pour chaque valeur de x, on a soit f (x) = 0 (quand x ⩽ 0), soit g(x) = 0 (quand x ⩾ 0). On a donc : ∀x ∈
R, ( f (x) = 0 ou g(x) = 0) ou encore ∀x ∈ R, f (x)g(x) = 0 ou enfin, f g = 0. Cependant, f (1) = 1 ̸= 0 et
donc f ̸= 0, et g(−1) = −1 ̸= 0 et donc g ̸= 0. Ainsi, on n’a pas ( f = 0 ou g = 0) ou encore, on n’a pas
((∀x ∈ R, f (x) = 0) ou (∀x ∈ R, g(x) = 0)).

Correction de l’exercice 4 ▲

1. f est dérivable sur I =] − ∞, 2], et pour x ∈] − ∞, 2[, f ′ (x) = 2x − 4 < 0. f est donc continue et strictement
décroissante sur ] − ∞, 2]. Par suite, f réalise une bijection de ] − ∞, 2] sur f (] − ∞, 2]) = [ f (2), lim f [=
−∞
[−1, +∞[= J. On note g l’application de I dans J qui, à x associe x2 − 4x + 3(= f (x)). g est bijective et
admet donc une réciproque. Déterminons g−1 . Soit y ∈ [−1, +∞[ et x ∈] − ∞, 2].

y = g(x) ⇔ y = x2 − 4x + 3 ⇔ x2 − 4x + 3 − y = 0.
√ √
Or, ∆′ = 4 − (3 − y) = y + 1 ⩾ 0. Donc, x = 2 + y + 1 ou x = 2 − y + 1. Enfin, x ∈] − ∞, 2] et donc,

x = 2 − y + 1. En résumé,

5
p
∀x ∈] − ∞, 2], ∀y ∈ [−1, +∞[, y = g(x) ⇔ x = 2 − y + 1.
On vient de trouver g−1 :


∀x ∈ [−1, +∞[, g−1 (x) = 2 − x + 1.

2. On vérifie facilement que f réalise une bijection de ] − 2, +∞[ sur ] − ∞, 2[, notée g. Soient alors x ∈
] − 2, +∞[ et y ∈] − ∞, 2[.

2x − 1 2y + 1
y = g(x) ⇔ y = ⇔ x(−y + 2) = 2y + 1 ⇔ x = .
x+2 −y + 2
2y+1
(on a ainsi trouvé au plus une valeur pour x à savoir x = −y+2 , mais il n’est pas nécessaire de vérifier que
cette expression est bien définie et élément de ] − 2, +∞[ car on sait à l’avance que y admet au moins un
antécédent dans ] − 2, +∞[, et c’est donc nécessairement le bon). En résumé,

2y + 1
∀x ∈] − 2, +∞[, ∀y ∈] − ∞, 2[, y = g(x) ⇔ x = .
−y + 2
On vient de trouver g−1 :

∀x ∈] − ∞, 2[, g−1 (x) = 2x+1


−x+2
.
 3   3   3 
3. f est continue et
 strictement croissante sur − 2 , +∞ . f est donc bijective de − 2 , +∞ sur f − 2 , +∞ =
f − 23 , lim f = [−1, +∞[. Notons encore f l’application de − 23 , +∞ dans [−1, +∞[ qui à x associe
  
+∞

2x + 3 − 1. Soient alors x ∈ [− 32 , +∞[ et y ∈ [−1, +∞[.

√ 1 y2
f (x) = y ⇔ 2x + 3 − 1 = y ⇔ x = (−3 + (y + 1)2 ) ⇔ x = + y − 1.
2 2
y2
En résumé, ∀x ∈ − 32 , +∞ , ∀y ∈ [−1, +∞[, y = g(x) ⇔ x = + y − 1. On vient de trouver g−1 :
 
2

x2
∀x ∈ [−1, +∞[, g−1 (x) = 2 + x − 1.

x 1+x
4. f est définie sur R, impaire. Pour x ∈ [0, +∞[, 0 ⩽ f (x) = 1+x < 1+x = 1. Donc, f ([0, +∞[) ⊂ [0, 1[. Par
parité, f (] − ∞, 0]) ⊂] − 1, 0] et même f (] − ∞, 0[) ⊂] − 1, 0[ car l’image par f d’un réel strictement négatif
est un réel strictement négatif. Finalement, f (R) ⊂] − 1, 1[. Vérifions alors que f réalise une bijection de
R sur ] − 1, 1[. Soit y ∈ [0, 1[ et x ∈ R. L’égalité f (x) = y impose à x d’être dans [0, +∞[. Mais alors

x y
f (x) = y ⇔ =y⇔x= .
1+x 1−y
Le réel x obtenu est bien défini, car y ̸= 1, et positif, car y ∈ [0, 1[. On a montré que :

y
∀y ∈ [0, 1[, ∃!x ∈ R/ y = f (x) (à savoir x = ).
1−y
Soit y ∈] − 1, 0[ et x ∈ R. L’égalité f (x) = y impose à x d’être dans ] − ∞, 0[. Mais alors

x y
f (x) = y ⇔ =y⇔x= .
1−x 1+y

6
Le réel x obtenu est bien défini, car y ̸= −1, et strictement négatif, car y ∈] − 1, 0[. On a montré que :

y
∀y ∈] − 1, 0[, ∃!x ∈ R/ y = f (x) (à savoir x = ).
1+y
Finalement,

∀y ∈] − 1, 1[, ∃!x ∈ R/ y = f (x),


y
ce qui montre que f réalise une bijection de R sur ] − 1, 1[. De plus, pour y ∈] − 1, 1[ donné, f −1 (y) = 1−y
y y
si y ⩾ 0 et f −1 (y) = 1+y si y < 0. Dans tous les cas, on a f −1 (y) = 1−|y| .
x
En notant encore f l’application de R dans ] − 1, 1[ qui à x associe 1+|x| , on a donc

∀x ∈] − 1, 1[, f −1 (x) = x
1−|x| .

Correction de l’exercice 5 ▲

1. Montrons que la restriction de f à D, notée g, est bien une application de D dans P. Soit z ∈ D. On a
|z| < 1 et en particulier z ̸= i. Donc, f (z) existe. De plus,

|z|2 − 1
 
1 1 z + i z̄ − i 1 2zz̄ − 2
Re( f (z)) = ( f (z) + f (z)) = + = = < 0.
2 2 z − i z̄ + i 2 (z − i)(z − i) |z − i|2
Donc, f (z) est élément de P. g est donc une application de D dans P.

2. Montrons que g est injective. Soit (z, z′ ) ∈ D2 .

z + i z′ + i
g(z) = g(z′ ) ⇒ = ⇒ iz′ − iz = iz − iz′ ⇒ 2i(z′ − z) = 0 ⇒ z = z′ .
z − i z′ − i
3. Montrons que g est surjective. Soient z ∈ D et Z ∈ P.

z+i i(Z + 1)
g(z) = Z ⇔ =Z⇔z= (car Z ̸= 1,
z−i Z −1
i(Z+1)
(ce qui montre que Z admet au plus un antécédent dans D, à savoir z = Z−1 (mais on le sait déjà car g
i(Z+1)
est injective). Il reste cependant à vérifier que Z−1 est effectivement dans D). Réciproquement, puisque
Re(Z) < 0,

i(Z+1) |Z+1|
Z−1 = |Z−1| <1

(Z étant strictement plus proche de −1 que de 1) et z ∈ D. Finalement g est une bijection de D sur P, et :

i(z+1)
∀z ∈ P, g−1 (z) = z−1 .

Correction de l’exercice 6 ▲
n(n+3)
1
Montrons par récurrence que ∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k(k+1)(k+2) = 4(n+1)(n+2) . • Pour n = 1, ∑1k=1 k(k+1)(k+2)
1
= 1
6 =
1×(1+3) 1
4×(1+1)(1+2) et la formule proposée est vraie pour n = 1. Soit n ⩾ 1. Supposons que ∑nk=1 k(k+1)(k+2) =
n(n+3) n+1 1 (n+1)(n+4)
4(n+1)(n+2) et montrons que ∑k=1 k(k+1)(k+2) = 4(n+2)(n+3) .

7
n+1 n
1 1 1
∑ k(k + 1)(k + 2) = ∑ k(k + 1)(k + 2) + (n + 1)(n + 2)(n + 3)
k=1 k=1
n(n + 3) 1
= + (par hypothèse de récurrence)
4(n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)(n + 3)
n(n + 3)2 + 4 n3 + 6n2 + 9n + 4
= =
4(n + 1)(n + 2)(n + 3) 4(n + 1)(n + 2)(n + 3)
(n + 1)(n2 + 5n + 4) (n + 1)(n + 4)
= =
4(n + 1)(n + 2)(n + 3) 4(n + 2)(n + 3)
On a montré par récurrence que :

1 n(n+3)
∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k(k+1)(k+2) = 4(n+1)(n+2) .

Démonstration directe. Pour k ⩾ 1,


 
1 1 (k + 2) − k 1 1 1
= = − ,
k(k + 1)(k + 2) 2 k(k + 1)(k + 2) 2 k(k + 1) (k + 1)(k + 2)
et donc,

n n n n n+1
1 1 1 1 1 1 1
∑ k(k + 1)(k + 2) = 2 ( ∑ k(k + 1) − ∑ (k + 1)(k + 2) ) = 2 ( ∑ k(k + 1) − ∑ k(k + 1) )
k=1 k=1 k=1 k=1 k=2
n2 + 3n
 
1 1 1 n(n + 3)
= − = =
2 2 (n + 1)(n + 2) 4(n + 1)(n + 2) 4(n + 1)(n + 2)

Correction de l’exercice 7 ▲

1×(1+1)
1. Montrons par récurrence que : ∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k = n(n+1) 1
2 . Pour n = 1, ∑k=1 k = 1 = 2 . Soit n ⩾ 1.
(n+1)(n+2)
Supposons que ∑nk=1 k = n(n+1)
2 et montrons que ∑n+1
k=1 k = 2 .

n+1 n
n(n + 1)
∑ k = ∑ k + (n + 1) = 2
+ (n + 1) (par hypothèse de récurrence)
k=1 k=1
n (n + 1)(n + 2)
= (n + 1)( + 1) =
2 2
On a montré par récurrence que :

n(n+1)
∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k = 2 .

On peut donner plusieurs démonstrations directes.

1ère demonstration. Pour k ⩾ 1, (k + 1)2 − k2 = 2k + 1 et donc ∑nk=1 ((k + 1)2 − k2 ) = 2 ∑nk=1 k + ∑nk=1 1 ce qui s’écrit
(n + 1)2 − 1 = 2 ∑nk=1 k + n ou encore 2 ∑nk=1 k = n2 + n ou enfin ∑nk=1 k = n(n+1)
2 .
2ème demonstration. On écrit

1 + 2 + 3 + . . . + (n − 1) + n = S
n + (n − 1) + (n − 2) + . . . + 2 + 1 = S

8
et en additionnant (verticalement), on obtient 2S = (n + 1) + (n + 1) + . . . + (n + 1) = n(n + 1) d’où
le résultat. La même démonstration s’écrit avec le symbole sigma :
n n n n
2S = ∑ k + ∑ (n + 1 − k) = ∑ (k + n + 1 − k) = ∑ (n + 1) = n(n + 1).
k=1 k=1 k=1 k=1

3ème demonstration. On compte le nombre de points d’un rectangle ayant n points de large et n + 1 points de long. Il y
en a n(n + 1). Ce rectangle se décompose en deux triangles isocèles contenant chacun 1 + 2 + ... + n
points. D’où le résultat.

∗ ∗ ∗ ... ... ∗
.. ..
∗ ∗ . .
∗ ∗ ∗
.. .. .. ..
. . . .
∗ ∗ ∗
.. ..
. . ∗ ∗
∗ ... ... ∗ ∗ ∗
4ème démonstration. Dans le triangle de PASCAL, on sait que pour n et p entiers naturels donnés,

Cnp +Cnp+1 = Cn+1


p+1
.

Donc, pour n ⩾ 2 (le résultat est clair pour n = 1),


n n
n(n + 1)
1 + 2 + ... + n = 1 + ∑ Ck1 = 1 + ∑ Ck+1
2
−Ck2 = 1 + (Cn+1
2

− 1) = .
k=2 k=2 2

2. Pour k ⩾ 1, (k + 1)3 − k3 = 3k2 + 3k + 1. Donc, pour n ⩾ 1 :

n n n n
3 ∑ k2 + 3 ∑ k + ∑ 1 = ∑ ((k + 1)3 − k3 ) = (n + 1)3 − 1.
k=1 k=1 k=1 k=1

D’où,

n  
1 n(n + 1) 1 1
2
∑ k = 3 (n + 1) − 1 − 3 2 − n = 6 (2(n + 1)3 − 3n(n + 1) − 2(n + 1)) = 6 (n + 1)(2n2 + n),
3
k=1

et donc

n(n+1)(2n+1)
∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k2 = 6 .

Pour k ⩾ 1, (k + 1)4 − k4 = 4k3 + 6k2 + 4k + 1. Donc, pour n ⩾ 1, on a

n n n n n
4 ∑ k3 + 6 ∑ k2 + 4 ∑ k + ∑ 1 = ∑ ((k + 1)4 − k4 ) = (n + 1)4 − 1.
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

D’où :

n
1 1
∑ k3 = 4 ((n + 1)4 − 1 − n(n + 1)(2n + 1) − 2n(n + 1) − n) = 4 ((n + 1)4 − (n + 1)(n(2n + 1) + 2n + 1)
k=1
1 (n + 1)2 ((n + 1)2 − (2n + 1)) n2 (n + 1)2
= ((n + 1)4 − (n + 1)2 (2n + 1)) = =
4 4 4

9
n2 (n+1)2
∀n ⩾ 1, ∑nk=1 k3 = 4 = (∑nk=1 k)2 .

Pour k ⩾ 1, (k + 1)5 − k5 = 5k4 + 10k3 + 10k2 + 5k + 1. Donc, pour n ⩾ 1,

n n n n n n
5 ∑ k4 + 10 ∑ k3 + 10 ∑ k2 + 5 ∑ k + ∑ 1 = ∑ ((k + 1)5 − k5 ) = (n + 1)5 − 1.
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1 k=1
D’où :

n
1 5 5 5
∑ k4 = 5 ((n + 1)5 − 1 − 2 n2 (n + 1)2 − 3 n(n + 1)(2n + 1) − 2 n(n + 1) − n)
k=1
1
= (6(n + 1)5 − 15n2 (n + 1)2 − 10n(n + 1)(2n + 1) − 15n(n + 1) − 6(n + 1))
30
1 n(n + 1)(6n3 + 9n2 + n − 1)
= (n + 1)(6n4 + 9n3 + n2 − n) =
30 30

Finalement,

∀n ∈ N∗ , ∑nk=1 k = n(n+1)
2
∀n ∈ N∗ , ∑nk=1 k2 = n(n+1)(2n+1)
6
2 2
∀n ∈ N∗ , ∑nk=1 k3 = n (n+1)
4 = (∑nk=1 k)2
3 2
∀n ∈ N∗ , ∑nk=1 k4 = n(n+1)(6n 30+9n +n−1) .

3. Soit p un entier naturel. Pour k ⩾ 1,

p
j
(k + 1) p+1 − k p+1 = ∑ Cp+1 k j.
j=0

Donc, pour n ⩾ 1 :

p n n p n
j j
∑ Cp+1 ( ∑ k j) = ∑ ( ∑ Cp+1 k j) = ∑ ((k + 1) p+1 − k p+1 ) = (n + 1) p+1 − 1.
j=0 k=1 k=1 j=0 k=1

D’où la formule de récurrence :

j
∀p ∈ N, ∀n ∈ N∗ , ∑ pj=0 Cp+1 S j = (n + 1) p+1 − 1.

Correction de l’exercice 8 ▲

1. Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 .

f (x1 ) = f (x2 ) ⇒ g( f (x1 )) = g( f (x2 )) (car g est une application)


⇒ x1 = x2 (car g ◦ f est injective).

On a montré que ∀(x1 , x2 ) ∈ E 2 , f (x1 ) = f (x2 ) ⇒ x1 = x2 , et donc f est injective.

2. Soit y ∈ H. Puisque g ◦ f est surjective, il existe un élément x dans E tel que g( f (x)) = y. En posant
z = f (x) ∈ G, on a trouvé z dans G tel que g(z) = y. On a montré : ∀y ∈ H, ∃z ∈ G/ g(z) = y, et donc g
est surjective.

10
Correction de l’exercice 9 ▲
On peut supposer sans perte de généralité que f ◦ g ◦ h et g ◦ h ◦ f sont injectives et que h ◦ f ◦ g est surjective.
D’après l’exercice 8, puisque f ◦ g ◦ h = ( f ◦ g) ◦ h est injective, h est injective et puisque h ◦ f ◦ g = h ◦ ( f ◦ g)
est surjective, h est surjective. Déjà h est bijective. Mais alors, h−1 est surjective et donc f ◦ g = h−1 ◦ (h ◦ f ◦ g)
est surjective en tant que composée de surjections. Puis h−1 est injective et donc f ◦ g = ( f ◦ g ◦ h) ◦ h−1 est
injective. f ◦ g est donc bijective. f ◦ g est surjective donc f est surjective. g ◦ h ◦ f est injective donc f est
injective. Donc f est bijective. Enfin g = f −1 ◦ ( f ◦ g) est bijective en tant que composée de bijections.

Correction de l’exercice 10 ▲

1. Si A = B = ∅ alors A∆B = ∅ = A ∩ B. Si A∆B = A ∩ B, supposons par exemple A ̸= ∅. Soit x ∈ A.


Si x ∈ B, x ∈ A ∩ B = A∆B ce qui est absurde et si x ∈
/ B, x ∈ A∆B = A ∩ B ce qui est absurde. Donc
A = B = ∅. Finalement, A∆B = A ∩ B ⇔ A = B = ∅.

2. Par distributivité de ∩ sur ∪,

(A ∪ B) ∩ (B ∪C) ∩ (C ∪ A) = ((A ∩ B) ∪ (A ∩C) ∪ (B ∩ B) ∪ (B ∩C)) ∩ (C ∪ A)


= ((A ∩C) ∪ B) ∩ (C ∪ A) (car B ∩ B = B et A ∩ B ⊂ B et B ∩C ⊂ B)
= ((A ∩C) ∩C) ∪ ((A ∩C) ∩ A) ∪ (B ∩C) ∪ (B ∩ A)
= (A ∩C) ∪ (A ∩C) ∪ (B ∩C) ∪ (B ∩ A)
= (A ∩ B) ∪ (B ∩C) ∪ (C ∩ A)

3. A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A) = (B \ A) ∪ (A \ B) = B∆A.

4.

x ∈ (A∆B)∆C ⇔ x est dans A∆B ou dans C mais pas dans les deux
⇔ ((x ∈ A et x ∈
/ B et x ∈
/ C) ou (x ∈ B et x ∈
/ A et x ∈
/ C) ou (x ∈ C et x ∈
/ A∆B)
⇔ x est dans une et une seule des trois parties ou dans les trois.

Par symétrie des rôles de A, B et C, A∆(B∆C) est également l’ensemble des éléments qui sont dans une et
une seule des trois parties A, B ou C ou dans les trois. Donc (A∆B)∆C = A∆(B∆C). Ces deux ensembles
peuvent donc se noter une bonne fois pour toutes A∆B∆C.

5. A = B ⇒ A \ B = ∅ et B \ A = ∅ ⇒ A∆B = ∅.
A ̸= B ⇒ ∃x ∈ E/ ((x ∈ A et x ∈
/ B) ou (x ∈
/ A et x ∈ B)) ⇒ ∃x ∈ E/ x ∈ (A\B)∪(B\A) = A∆B ⇒ A∆B ̸= ∅.

6. ⇐ Immédiat.
⇒ Soit x un élément de A.
Si x ∈/ C alors x ∈ A∆C = B∆C et donc x ∈ B car x ∈
/ C.
Si x ∈ C alors x ∈/ A∆C = B∆C. Puis x ∈/ B∆C et x ∈ C et donc x ∈ B. Dans tous les cas, x est dans
B. Tout élément de A est dans B et donc A ⊂ B. En échangeant les rôles de A et B, on a aussi B ⊂ A
et finalement A = B.

Correction de l’exercice 11 ▲

1. Soit x ∈ E.

11
!
[ [
x∈ f Ai ⇔ ∃y ∈ Ai / x = f (y) ⇔ ∃i ∈ I, ∃y ∈ Ai / x = f (y)
i∈I i∈I
[
⇔ ∃i ∈ I/ x ∈ f (Ai ) ⇔ x ∈ f (Ai )
i∈I

Donc
!
[ [
f Ai = f (Ai ).
i∈I i∈I

2. Soit x ∈ E.

!
\ \
x∈ f Ai ⇔ ∃y ∈ Ai / x = f (y) ⇔ ∃y ∈ E/ ∀i ∈ I, y ∈ Ai et x = f (y)
i∈I i∈I
⇒ ∀i ∈ I/ ∃y ∈ Ai / x = f (y) ⇔ ∀i ∈ I/ x ∈ f (Ai )
\
⇔x∈ f (Ai )
i∈I

Donc
!
\ \
f Ai ⊂ f (Ai ).
i∈I i∈I

L’inclusion contraire n’est pas toujours vraie. Par exemple, pour x réel on pose f (x) = x2 puis A = {−1}
et B = {1}. A ∩ B = ∅ et donc f (A ∩ B) = ∅ puis f (A) = f (B) = {1} et donc f (A) ∩ f (B) = {1}.

3. Il n’y a aucune inclusion vraie entre f (E \ A) et F \ f (A). Par exemple, soit f : R → R et A =


x 7→ x2
[−1, 2]. f (A) = [0, 4] et donc CR ( f (A)) =] − ∞, 0[∪]4, +∞[ mais f (CR A) = f (] − ∞, −1[∪]2, +∞[) =
]1, +∞[ et aucune inclusion entre les deux parties n’est vraie.

4. Soit x ∈ E.

!
−1
Bi ⇔ ∀i ∈ I, f (x) ∈ Bi ⇔ ∀i ∈ I, x ∈ f −1 (Bi ) ⇔ x ∈ f −1 (Bi ).
\ \ \
x∈ f Bi ⇔ f (x) ∈
i∈I i∈I i∈I

Donc,

f −1 (Bi ).
\ \
f −1 ( Bi ) =
i∈I i∈I

5. Soit x ∈ E.

x ∈ f −1 ( Bi ⇔ ∃i ∈ I, f (x) ∈ Bi ⇔ ∃i ∈ I, x ∈ f −1 (Bi ) ⇔ x ∈ f −1 (Bi ).


[ [ [
Bi ) ⇔ f (x) ∈
i∈I i∈I i∈I
Donc,

12
f −1 (Bi ).
[ [
f −1 ( Bi ) =
i∈I i∈I

6. Soit x ∈ E.

x ∈ f −1 (F \ Bi ) ⇔ f (x) ∈ F \ Bi ⇔ f (x) ∈ / f −1 (Bi ) ⇔ x ∈ E \ f −1 (Bi ).


/ Bi ⇔ x ∈
Donc,

f −1 (F \ Bi ) = E \ f −1 (Bi ).

Correction de l’exercice 12 ▲
1) ⇒ 2) Soit X ∈ P(E). On a toujours X ⊂ f −1 ( f (X)). (En effet, pou x ∈ E, x ∈ X ⇒ f (x) ∈ f (X) ⇒ x ∈
f −1 ( f (X))). Réciproquement, soit x ∈ E.

x ∈ f −1 ( f (X)) ⇒ f (x) ∈ f (X) ⇒ ∃x′ ∈ X/ f (x) = f (x′ ) ⇒ ∃x′ ∈ X/ x = x′ (puisque f est injective)
⇒ x ∈ X.

Finalement, f −1 ( f (X)) ⊂ X et donc f −1 ( f (X)) = X. 2) ⇒ 1) Soit x ∈ X. Par hypothése, f −1 { f (x)} =


f −1 ( f ({x})) = {x} ce qui signifie que f (x) a un et un seul antécédent à savoir x. Par suite, tout élément de
l’ensemble d’arrivée a au plus un antécédent par f et f est injective.
1) ⇒ 3) Soit (X,Y ) ∈ (P(E))2 . On a toujours f (X ∩ Y ) ⊂ f (X) ∩ f (Y ) (X ∩ Y ⊂ X ⇒ f (X ∩ Y ) ⊂ f (X)
et de même, f (X ∩ Y ) ⊂ f (Y ) et finalement, f (X ∩ Y ) ⊂ f (X) ∩ f (Y )). Réciproquement, soit y ∈ F. y ∈
f (X) ∩ f (Y ) ⇒ ∃(x, x′ ) ∈ X × Y / y = f (x) = f (x′ ). Mais alors, puisque f est injective, x = x′ ∈ X ∩ Y puis
y = f (x) ∈ f (X ∩Y ). Finalement, f (X ∩Y ) = f (X) ∩ f (Y ).
3) ⇒ 4) Soit (X,Y ) ∈ (P(E))2 . X ∩Y = ∅ ⇒ f (X) ∩ f (Y ) = f (X ∩Y ) = f (∅) = ∅.
4) ⇒ 5) Soit (X,Y ) ∈ (P(E))2 tel que Y ⊂ X. Puisque X \ Y ⊂ X, on a f (X \ Y ) ⊂ f (X). Mais, puisque
Y ∩ (X \ Y ) = ∅, par hypothèse f (X \ Y ) ∩ f (Y ) = ∅. Finalement, f (X \ Y ) ⊂ f (X) \ f (Y ). Inversement, si
f (X) \ f (Y ) = ∅, l’inclusion contraire est immédiate et si f (X) \ f (Y ) ̸= ∅, un élémént de f (X) \ f (Y ) est
l’image d’un certain élément de X qui ne peut être dans Y et donc est l’image d’un élément de X \ Y ce qui
montre que f (X) \ f (Y ) ⊂ f (X \Y ) et finalement que f (X) \ f (Y ) = f (X \Y ).
5) ⇒ 1) Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 tel que x1 ̸= x2 . Posons X = {x1 , x2 } et Y = {x2 }. On a donc Y ⊂ X. Par hypothèse
f (X \ Y ) = f (X) \ f (Y ) ce qui fournit f ({x1 }) = f ({x1 , x2 }) \ f ({x2 }) ou encore, { f (x1 )} = { f (x1 ), f (x2 )} \
{ f (x2 )}. Maintenant, si f (x1 ) = f (x2 ) alors { f (x1 ), f (x2 )}\{ f (x2 )} = ∅ (et pas { f (x1 )}). Donc f (x1 ) ̸= f (x2 ).
On a montré que f est injective.

Correction de l’exercice 14 ▲
Montrons par récurrence que, pour n ⩾ 2, Hn peut s’écrire sous la forme qpnn où qn est un entier pair et pn est
un entier impair (la fraction précédente n’étant pas nécessairement irréductible mais à coup sûr pas un entier).
Pour n = 2, H2 = 32 et H2 est bien du type annoncé. Soit n ⩾ 2. Supposons que pour tout entier k tel que
2 ⩽ k ⩽ n, on ait Hk = qpkk où pk est un entier impair et qk est un entier pair et montrons que Hn+1 = qpn+1
n+1
où pn+1
est un entier impair et qn+1 est un entier pair. (Recherche. L’idée Hn+1 = qpnn + n+11
= (n+1)pn +qn
(n+1)qn ne marche à
coup sur que si (n + 1)pn + qn est impair ce qui est assuré si n + 1 est impair et donc n pair)
(2k+1)pn +qn
1er cas. Si n est pair, on peut poser n = 2k où k ∈ N∗ . Dans ce cas, Hn+1 = (2k+1)qn et Hn+1 est bien le quotient
d’un entier impair par un entier pair.

2ème cas. Si n est impair, on pose n = 2k − 1 où k ⩾ 2 (de sorte que 2k − 1 ⩾ 3).

13
2k k
1 1 k−1 1
Hn+1 = ∑ =∑ +∑
i=1 i i=1 2i i=0 2i + 1
(en séparant les fractions de dénominateurs pairs des fractions de dénominateurs impairs)
1 k 1 k−1 1 1 k−1
1
= ∑ + ∑ = Hk + ∑ .
2 i=1 i i=0 2i + 1 2 i=0 2i + 1

Maintenant, en réduisant au même dénominateur et puisque un produit de nombres impairs est impair,
on voit que ∑k−1 1 K ′
i=0 2i+1 est du type 2K ′ +1 où K et K sont des entiers. Ensuite, puisque 2 ⩽ k ⩽ 2k − 1 = n,
par hypothèse de récurrence, Hk = qpkk où pk est un entier impair et qk un entier pair. Après réduction au
même dénominateur, on obtient

pk K (2K ′ + 1)pk + 2Kqk


Hn+1 = + ′ = .
2qk 2K + 1 2qk (2K ′ + 1)

2Kqk est un entier pair et (2K ′ + 1)pk est un entier impair en tant que produit de deux nombres impairs.
Donc le numérateur est bien un entier impair et puisque 2qk(2K ′ + 1) est un entier pair, Hn+1 est bien
dans tous les cas de la forme désirée.

On a montré par récurrence que pour tout entier naturel n ⩾ 2, Hn est le quotient d’un entier impair par un entier
pair et donc n’est pas un entier.

Correction de l’exercice 15 ▲

1. Il y a l’injection triviale f : E → P(E) .


x 7→ {x}

2. Soit f une application quelconque de E dans P(E). Montrons que f ne peut être surjective. Soit
A = {x ∈ E/ x ∈/ f (x)}. Montrons que A n’a pas d’antécédent par f . Supposons par l’absurde que A a un
antécédent a. Dans ce cas, où est a ?

a∈A⇒a∈
/ f (a) = A,
ce qui est absurde et

a∈
/ A ⇒ a ∈ f (a) = A,
ce qui est absurde. Finalement, A n’a pas d’antécédent et f n’est pas surjective. On a montré le théorème
de C ANTOR : pour tout ensemble E (vide, fini ou infini), il n’existe pas de bijection de E sur P(E).

Correction de l’exercice 16 ▲
f est bien une application de N2 dans N car, pour tout couple (x, y) d’entiers naturels, l’un des deux entiers x + y
ou x + y + 1 est pair et donc, (x+y)(x+y+1)
2 est bien un entier naturel (on peut aussi constater que (x+y)(x+y+1)
2 =
1 + 2 + ... + (x + y) est entier pour x + y ⩾ 1).
Remarque. La numérotation de N2 a été effectuée de la façon suivante :

14
0 1 2 3 ... x ...
0 0 1 3 6
1 2 4 7
2 5 8
3 9
.
.
.

y
.
.
.

Sur une parallèle à la droite d’équation y = −x, la somme x + y est constante. Il en est de même de l’expression
(x+y)(x+y+1)
2 et quand on descend de 1 en y, on avance de 1 dans la numérotation.
Lemme. ∀n ∈ N, ∃!p ∈ N/ p(p+1) 2 ⩽ n < (p+1)(p+2)
2 .
Démonstration. Pour  démontrer ce lemme, on pourrait se contenter de constater que la suite des nombres
p(p+1)
triangulaires 2 est strictement croissante. Néanmoins, on va fournir explicitement p en fonction de
p⩾0
n. Soient n et p deux entiers naturels.

p(p + 1) (p + 1)(p + 2)
⩽n< ⇔ p2 + p − 2n ⩽ 0 et p2 + 3p + 2 − 2n > 0
2 2 √ √ √
−1 + 8n + 1 −3 + 8n + 1 −1 + 8n + 1
⇔ p⩽ et p > = −1 +
√2 2 √ 2
 
−1 + 8n + 1 −1 + 8n + 1
⇔ p⩽ < p+1 ⇔ p = E .
2 2

Le lemme est démontré.


Montrons que f est surjective (et au passage, déterminons l’antécédent d’un entier n donné).(Soient n un entier

y = n − p(p+1)


−1+ 8n+1
 x+y = p 2
naturel et p = E (p est un entier naturel). On pose ou encore .
2 y = n − p(p+1)
2 x = p − y = p(p+3)
2 −n
Tout d’abord, y + (x+y)(x+y+1)
2 = n − p(p+1)
2 + p(p+1)
2 = n. Mais il reste encore à vérifier que x et y ainsi définis
(qui sont à l’évidence des entiers relatifs) sont bien des entiers naturels. Puisque p(p+1)
2 est un entier naturel et
p(p+1) p(p+3) p(p+1)
que n ⩾ 2 , y est bien un entier naturel. Ensuite, 2 = 2 + p est aussi un entier naturel et de plus,
 
p(p + 3) p(p + 3) (p + 1)(p + 2)
−n ⩾ − − 1 = 0,
2 2 2
 √ 
et x est bien un entier naturel. Ainsi, pour n naturel donné, en posant p = E −1+ 2 8n+1 puis x = p(p+3) 2 −n
et y = n − p(p+1)
2 , x et y sont des entiers naturels tels que f ((x, y)) = n. f est donc surjective. Montrons que
f est injective. Pour cela, on montre que si x et y sont des entiers naturels vérifiant y + (x+y)(x+y+1)
2 = n, alors
p(p+1)
nécessairement, x + y = p (et y = n − 2 ). Soient donc x et y deux entiers naturels. On a :

(x + y)(x + y + 1) (x + y)(x + y + 1) (x + y)(x + y + 1) (x + y + 1)(x + y + 2)


⩽ +y = n < + (x + y + 1) = ,
2 2 2 2
et le lemme montre que x + y = p. L’unicité du couple (x, y) est donc démontrée. f est une application
injective et surjective et donc f est bijective. Sa réciproque est f −1 : N → N2 où
p(p+3) p(p+1)
n 7→ ( 2 − n, n − 2 )
 √ 
−1+ 8n+1
p=E 2 .

15

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