IMMOBILISATION
IMMOBILISATION
EPIGRAPHE
" L'immobilier ne peut pas être perdu ou volé, et il ne peut pas être emporté. Acheté avec
bon sens, payé en totalité, et géré avec raison, il est le placement le plus sûr du monde."
Franklin D. Roosevelt
II
IN MEMORIAM
DEDICACE
REMERCIEMENTS
De prime abord, nous n’aurions pas confectionné ce travail et aboutir aux résultats sans la
conjugaison de plusieurs personnes.
Avant de remercier ces personnes, nous tenons à remercier notre Dieu, le Père Tout
Puissant pour sa grâce infinie qu’il ne cesse de nous accorder chaque jour dans notre vie.
Nous tenons à remercier les parents biologiques : PALUKU KATEMBO Jean marie et
NGONGO ZAINA Agathe
Nous tenons à remercier nos tuteurs : KITULI MBUGHETTI Serge, KANANE Christine
et LANGALANGA Claudine pour leur amour et soutien tant moral que financier durant
notre parcours académique.
Nous adressons également nos sincères remerciements à nos sœurs et frères, et amis
particuliers notamment les FOR life, MWAMBA CHRITIAN Jonathan, CHERUBIN
MBONGO, BWALYA LUBONA Jack et tant d’autres…
V
SIGLES ET ABREVIATIONS
Ddl : Degré de Liberté
IMMO : Immobilier
N-K: Nord-Kivu
Sig : Signification
RESUME
Ce travail de recherche porte sur « les déterminants d’investissement dans un bien
immobilier dans la ville de Goma ». Il a comme objectif d’identifier les facteurs à la base
de la décision d’investir dans un type de bien immobilier (immobilier résidentiel,
immobilier professionnel, immobilier commercial et immobilier d’hébergement
temporaire) dans la ville sus-indiquée. Pour ce faire, l’étude a recouru à la technique
d’enquête par questionnaire pour collecter les données qui ont été analysées. Après
analyse (régression logistique et test de Khi-carré), il s’est avéré que la probabilité
d’investir dans les biens immobiliers du type commercial, hébergement temporaire et
professionnel dépend du milieu, du niveau de rentabilité et du revenu des propriétaires.
Aussi, l’âge du propriétaire, la source de financement du bien immobilier augmentent le
même choix.
VII
ABSTRACT
This research work focusses on “the determinants of investment in estate in the city of
Goma. “It aims to identify the factors underlying the decision to invest in a type of real
estate (residential building, professional building, commercial building and tempory
accommodation building) in the above mentioned city. To do this, the study used the
questionnaire survey technique to collect the data that were analyzed. After analysis
(logistic regression and chi-square test ),it turned out that the probability of investing in
real estate of the commercial, temporary accommodation, professional type depends on
the environment, the level of profitability and the income of the owners. Also, the age of
the owners, the source of financing of the real estate increase the same choice.
1
INTRODUCTION GENERALE
1. Problématique
Quant aux propriétaires, ceux-ci y mettent leurs capitaux afin de bénéficier d’un certain
nombre d’avantages. En effet, des facteurs multiples et variés dictent l’investissement
dans le secteur immobilier. Parmi eux, on peut citer entre autres la rentabilité actuelle et
espérée et le type des biens dans lequel investir dépendra souvent du milieu (localisation)
et du revenu. Il s’agit également des biens demandant des sommes importantes poussant
certains investisseurs à s’endetter et la fiscalité y est omniprésente.
Tout d’abord, l’immobilier est un actif tangible, ce qui signifie qu’il est possible de le
voir et de le toucher. Un bien immobilier offre une certaine stabilité et une valeur
intrinsèque. De plus, l’immobilier a historiquement montré une appréciation à long terme,
2
Plusieurs travaux ont essayé d’analyser le secteur immobilier et les facteurs qui sont à la
base de l’investissement dans le même secteur. D’autres se sont aussi focalisés sur
l’analyse de la rentabilité de ce secteur et sur les déterminants d’investissement dans un
type précis de bien immobilier.
C’est le cas de Trevi Invest (2013), qui analyse la rentabilité du secteur immobilier locatif
belge comparativement à d’autres pays comme l’Irlande et l’Espagne. Pour ce faire, il fait
usage des données en panel. Partant d’une analyse comparative à travers des données
historiques sur le marché immobilier locatif de ces trois pays, les résultats donnent des
conclusions convergentes. Il ressort ainsi, d’une manière générale, que la rentabilité d’un
bien immobilier locatif est obtenue en fonction de plusieurs critères associés les uns aux
autres. Il s’agit entre autres des critères de localisation, les caractéristiques relatives au
type de locataire, l’état ou les caractéristiques physiques de l’immeuble, la nature et la
pérennité des contrats qui influencent positivement la rentabilité tandis que le vide locatif
ou le taux d’inoccupation l’influence de manière négative.
Christel (2004) trouve quant à elle que les caractéristiques du logement tels que la
surface, l’ancienneté, le confort et sa localisation justifient les écarts de loyer d’un
logement à l’autre, mais la sensibilité à ces paramètres paraitrait différente selon que l’on
est dans le parc social ou dans le parc privé et/ou que l’on loue une maison ou un
appartement.
Rogrigue (2016) mène une étude portant sur les déterminants de la décision
d’investissement immobilier locatif dans la ville de Bukavu. Il montre que les décisions
3
Ces travaux montrent que l’immobilier est une problématique de plus en plus traitée par
les chercheurs dans le monde entier et les chercheurs congolais fournissent également un
certain nombre d’effort pour parvenir à la compréhension de ce secteur qui est l’un parmi
les plus importants de la vie économique.
Dans cette ville, il s’observe de plus en plus des personnes qui investissent dans le secteur
immobilier et jusque-là, des évidences scientifiques sont encore timides pour comprendre
réellement les motivations des uns et des autres. Signalons en outre que dans cette ville,
les chantiers poussent chaque jour et des villas, d’immeubles, d’hôtels, des centres
commerciaux, des boutiques se comptent par dizaine. Ainsi, connaitre ce qui pousse les
uns et les autres à choisir d’investir dans un type de bien immobilier (résidentiel,
commercial, hébergement temporaire ou professionnel) est au centre de la présente
réflexion.
De ce fait, la question centrale qui nous servira de fil conducteur dans le processus
d’élaboration de ce travail est : quels sont les déterminants d’investissement dans un type
de bien immobilier à Goma?
4
Sur base de cette préoccupation centrale, nous avons formulé les questions spécifiques
que voici :
-Quelle est l’influence de la rentabilité espérée sur le choix d’un bien immobilier à
Goma ?
-Quelle est l’influence du milieu (quartier ou commune) sur le choix d’un bien
immobilier à Goma ?
-Quel est l’impact du revenu et de l’accès au crédit sur le choix d’un bien immobilier à
Goma ?
2. Hypothèses
Nous partons initialement avec l’hypothèse selon laquelle certains facteurs tels que la
rentabilité espérée, le revenu, et la commune et le quartier détermineraient le choix
d’investir dans un type des biens immobiliers à Goma.
Afin de répondre aux questions spécifiques, nous partons des travaux suivants qui
motivent notre prise de position.
Le travail réalisé par BIRINDWA (2016) montre que les décisions d’investissement
immobilier seraient influencées par la demande grandissante due à l’accroissement de la
population et au rendement que procurent ces investissements, et pour ALEXIS (2023) un
bien immobilier physique offre une certaine stabilité et une valeur intrinsèque. Rogrigue
(2016) dans son étude qui a porté sur les déterminants de la décision d’investissement
immobilier locatif dans la ville de Bukavu montre que les décisions d’investissement
immobilier seraient influencées par la demande grandissante due à l’accroissement de la
population et au rendement que constituent ces derniers (logements).
Eu égard aux questions évoquées dans notre problématique nous pouvons répondre
comme suit
3. Objectif du travail
L’objectif général de ce travail est d’identifier les facteurs à la base de la décision
d’investir dans un type de bien immobilier (immeuble résidentiel, immeuble
professionnel, immeuble commercial et immeuble d’hébergement temporaire) dans la
ville sus-indiquée.
Sur le plan pratique : ce travail apporte un aperçu beaucoup plus clair quant aux
déterminants de choix d’un bien immobilier. Il donne ainsi quelques arguments pouvant
guider les potentiels investisseurs dans ce domaine.
Sur le plan scientifique : ce travail vient compléter la littérature existante sur les
déterminants d’investissement dans le secteur immobilier. Il pourra en outre servir
comme document de référence pour les autres chercheurs qui voudront bien mener des
recherches dans le même domaine.
5. Méthodologie de recherche
La réalisation de ce travail scientifique a exigé la mobilisation d’un certain nombre
d’outils. Ainsi, cette étude adopte une approche quantitative et l’explication du choix
d’un bien immobilier en constitue le cœur. C’est l’approche hypothético-déductive qui a
6
été choisie. La collecte des données s’est faite grâce au questionnaire d’enquête et le
traitement des données a exigé l’utilisation des moyens statistiques, particulièrement la
régression logistique a été mobilisée et utilisée.
6. Délimitation spatio-temporelle
Dans le souci de mieux cerner notre réflexion, il convient d’en préciser la délimitation de
ce travail, nous avons alors jugé nécessaire de limiter ce travail en prenant en
considération deux aspects :
L’aspect spatial
L’aspect temporel
Les données ont été collectées cette année au mois de juillet 2024.
7. Subdivision du travail
Outre l’introduction et la conclusion ce travail comprend trois chapitres à savoir :
Chapitre 3. Porte sur la présentation des résultats d’analyse des déterminants de choix et
discussion.
7
Le bail : louage des choses, il s’emploie pour designer plus particulièrement la location
des immeubles ou des animaux susceptibles de profit pour l’agriculteur
Le bailleur : personne qui, dans le contrat de bail, s’engage à faire jouir l’autre, le
locataire ou le preneur de son immeuble moyennant un prix, le loyer
maîtrise de l’information fait de lui un intermédiaire bien placé sinon obligé entre les
différentes parties :
Maîtres d’ouvrages, financier, maître d’œuvre –architecte-, entreprise de construction,
autorité règlementaire, etc.
Un aménageur foncier ou lotisseur : est un homme ou une femme de terrain.
Son rôle consiste en effet à définir les possibilités de division d’un terrain dans le but de
la lotir et de l’aménager avant de le vendre par lots. Mais le lotisseur doit aussi monter un
projet de lotissement cohérent et viable, établir des plans de division pour obtenir un
permis d’aménager autorisant ensuite la mise en place de la procédure de
commercialisation du lotissement. C’est également lui qui se charge de faire réaliser les
travaux d’aménagement nécessaires au lotissement. Ces travaux doivent être effectués
avant la mise en vente des lots mais, dans certains cas, l’aménageur peut vendre les lots
par anticipation et réaliser les travaux par la suite.
Diagnostic immobilier : en bâtiment, le diagnostic immobilier est la démarche par
laquelle un diagnostiqueur professionnel évalue un bâtiment selon des indicateurs ou
critères propres à l’objet de l’étude.
Gestion des contrats : la gestion des contrats fait référence à toutes les actions
entreprises après l’attribution d’un contrat et couvre diverses activités telles que le suivi
des prestations, les paiements, la clôture du contrat, la conservation du dossier, etc. Dans
le secteur immobilier, il s’agira principalement de structurer des contrats d’achat/vente et
des baux, y compris les conditions générales requises pour protéger les propriétaires et les
locataires.
La copropriété : On parle de copropriété dès lors que la propriété d’un immeuble ou
d’un groupe d’immeubles est répartie entre différents propriétaires, et de parties
communes, appartenant à tous les copropriétaires et gérées en commun. Les règles de
jouissances des parties communes sont contenues dans le règlement de copropriété. Ce
dernier définit les règles de vie et de fonctionnement de la copropriété. Le syndic de
copropriété est responsable de sa bonne application. C’est aussi le syndic qui gère au
quotidien la copropriété et les affaires courantes. Le gestionnaire de la copropriété a pour
mission de représenter le syndicat et d’en assurer, en lien avec le conseil syndical, la
gestion administrative, financière et technique. Il est chargé de gérer les parties
10
-en assurant le recouvrement des provisions sur charges et /ou appels de fonds
-en organisant les assemblées générales des copropriétaires, il exécute les décisions
votées et veille à la bonne marche des travaux.
Par ailleurs, il assure de l’entretien courant des parties communes (ascenseurs, halls,
façades) de la copropriété et des équipements collectifs (chaufferie, conduites d’eau
communes). Mandaté par le syndicat des copropriétaires, il a également un rôle de conseil
sur les travaux à engager.
plusieurs types de troubles du voisinage. Les plus fréquents et les plus connus sont les
nuisances sonores. Ils peuvent également être olfactives, c’est-à-dire causées par des
odeurs.
Les impôts et taxes : Les biens immobiliers sont soumis à des taxes et des impôts (impôt
foncier : c’est un impôt qui concerne les propriétés bâties et non bâties suivant la nature
des immeubles et le rang des localités. Impôt sur les revenus locatifs : sont ceux
provenant de la location ou sous location des bâtiments et terrains). La fiscalité
immobilière regroupe l’ensemble des pratiques relatives à la perception des impôts
immobiliers. Les revenus locatifs sont imposables, mais la fiscalité immobilière admet un
grand nombre de dispositifs dans le but d’alléger considérablement la facture fiscale du
propriétaire.
- L’Ordonnance-loi n° 69-006 du 10 février 1969 relative aux impôts réels, telle que
modifiée et complétée à ce jour ;
- L’Ordonnance-loi n° 69-009 du 10 février 1969 relative aux impôts cédulaires sur les
revenus.
Ces deux textes ont institué, en matière d’imposition foncière et immobilière, trois types
d’impôt qui portent sur :
- Les revenus provenant de la location des bâtiments et terrains situés sur le territoire
congolais.
Jadis considérés comme impôts d’État, c’est-à-dire revenant au pouvoir central, puis
impôts cédés aux Entités Administratives Décentralisées par le Décret-loi n° 089 du 10
juillet 1998, l’impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et non bâties et
l’impôt sur les revenus locatifs, à l’exception de l’impôt sur la superficie des concessions
minières et d’hydrocarbures, sont devenus des impôts provinciaux depuis la promulgation
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Plusieurs définitions ont été développées afin d’éclaircir la notion d’investissement, elles
différent selon le point de vue adopté :
L’investissement est un actif immobilisé acquis ou créé par l’entité. Il est constitué de
l’ensemble des actifs :
Pour ([Link], 2005) « tout sacrifice des ressources fait aujourd’hui, dans
l’espoir d’obtenir dans le futur, des résultats, certes étalés dans le temps mais d’un
montant total supérieur à la dépense Initiale ». L’investissement est l’action d’investir,
c’est-à-dire d’acquérir de nouveaux moyens de production, d’améliorer leur rendement
ou de placer des capitaux dans une activité économique, Dans une entreprise. Le moteur
de l’investissement est la perspective d’en retirer profit.
• Objectif de temps
13
Tout projet peut avoir comme principal objectif de satisfaire une demande apparue
récemment, dans les meilleurs délais afin d’acquérir un avantage concurrentiel. En effet,
un marché à vive concurrence, les parts reviennent à ceux qui jouent mieux, et surtout
plus vite. Cela explique le fait que certains produits lancés tardivement échouent même
s’ils sont de meilleure qualité.
• Objectif de qualité
Le logement est un bien économique à part entière. Il fait l’objet de transactions dans
lesquelles l’offre et la demande ont un impact de premier ordre et déterminent en grande
partie le niveau des prix. Les unités de logement peuvent s’acheter, ou se louer ; on peut
en disposer en usufruit, en viager ; il existe des baux dits emphytéotiques. Bref, toute une
panoplie de contrats et d’actifs sont en circulation. (FOUJITA, 1989) L’analyse
économique du logement dans un cadre compétitif a été unifiée par exemple.
(CAVAILLÈS, 2005) Postule qu’un logement est en effet un bien complexe dont la
valeur reflète à la fois des attributs (surface habitable, type d’immeuble, confort, etc.) et
des caractéristiques liées à sa localisation (déplacements domicile-travail, proximité des
biens et services et des loisirs consommés par le ménage, qualité de l’environnement et
du voisinage).
14
Dans une approche liée au patrimoine que représente le logement au détenteur, Moëc
(2004), dans une étude sur la bulle immobilière en France, considère le logement comme
n’étant pas seulement un actif puisque sa détention est susceptible de procurer un
rendement.
Comme tous les marchés, celui du logement présente des logiques et des mécanismes
économiques relatifs à l’offre et à la demande. Cela implique deux catégories d’acteurs
réunis dans le cadre d’un échange de biens ou de services : un vendeur/constructeur et un
acheteur/acquéreur. Cette logique économique considère le juste équilibre naturel entre
l’offre et la demande. Des Rosiers, F. (2002),
relation si le loyer n’est plus versé ou devient inférieur à ce qu’il obtiendrait en changeant
de locataire Wassmer (2005).
Enfin, le marché du logement, tout comme celui du travail, est affecté par des asymétries
d’information fondamentales. L’une d’entre elles, qui amène à des effets d’aléa moral,
porte sur la bonne foi des différents acteurs : les efforts pour payer son loyer, comme
ceux consistant à effectuer correctement son travail, sont parfois difficiles à vérifier. De
même, la « qualité » des individus, en particulier la propension à payer son loyer pour un
locataire, ou le degré exact des compétences pour un salarié, sont des éléments
difficilement observables. Il s’agit là d’éléments conduisant à des problèmes de sélection.
Des Rosiers, F. (2002),
En d’autres termes, le marché du logement locatif ne peut pas être considéré comme «
compétitif », au sens où le libre jeu du marché n’est pas un gage d’efficacité. Les
régulations sont nécessaires. Toutefois, mal conçues, elles peuvent être contre-
productives, voire se retourner contre ceux qu’elle est censée protéger ; Des Rosiers, F.
(2002).
Lorsque survient des chocs sur le revenu et l’emploi, cela se répercute directement sur la
demande de logement. Ces fluctuations observées sont directement liées au cycle de
l’activité économique globale qui induit le cycle immobilier. Sur le marché locatif,
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l’évolution du taux de vacance peut s’avérer un indicateur utile pour mesurer l’incidence
des chocs de demande sur le prix des loyers.
Du côté de l’offre de logement, l’insuffisance des terrains à bâtir, combinée aux règles
urbanistiques, traduit une offre de logements trop faible au regard des besoins.
Par rapport aux mécanismes de marché, il convient de mentionner le fait que l’attentisme
et la perplexité des acheteurs face à la baisse des prix traduit bien le fait que, derrière
l’acte d’achat d’un logement, il n’y a pas seulement la nécessité de se loger, mais
également des comportements spéculatifs à la hausse ou à la baisse des prix. Cela se
comprend d’autant mieux que les variations de prix ont un impact considérable sur le
budget des ménages.
1. Immigration
Les mouvements de population ont une influence directe sur le marché locatif. Les
personnes nouvellement arrivées dans une ville ou une province ont tendance à opter
pour la location d’un appartement. La migration en provenance des pays étrangers a une
forte incidence sur le marché locatif. Desjardins (2014)
Les jeunes ménages constituent aussi une part importante de la clientèle locative. Le
marché du travail, notamment l’évolution de l’emploi des jeunes de 15 à 24 ans, constitue
par conséquent un bon indicateur de la demande d’appartements. Desjardins (2014)
18
Statistique Canada estime que ce facteur semble avoir stimulé la demande locative en
Ontario depuis l’an dernier, mais pas nécessairement celle du Québec. En Ontario, le
nombre de jeunes travailleurs a fortement augmenté depuis un an, tandis que l’inverse
s’est produit au Québec. Le marché du travail a connu certaines difficultés depuis le
début de 2014 et le nombre d’emplois des 15 à 24 ans a fléchi. Plusieurs projets pour la
clientèle étudiante ont cependant été amorcés récemment. Desjardins (2014)
I.2.4. La rentabilité
Selon le lexique de l’économie Dalloz, la rentabilité est la capacité d’un capital placé ou
investi à procurer des revenus exprimés en termes financiers. La rentabilité représente le
rapport entre les revenus d’une société et les sommes qu’elle a mobilisées pour les
obtenir. Elle constitue un élément privilégie pour évaluer la performance des entreprises.
Cette définition de la rentabilité nous montre que la rentabilité est un retour sur
investissement. Une autre définition est celle qui intègre la dimension de performance de
l’entreprise comme l’objectif de l’évaluation de la rentabilité.
Selon (TOURNER, 2002)cité par Lokonon, évaluer la rentabilité d’une entreprise revient
à déterminer sa performance. Cette dernière se définit par le degré de réalisation des
objectifs que les propriétaires assignent à l’entreprise.
Sous l’angle financier, les biens immobiliers sont généralement appréhendés par leur
rentabilité (Dujardin et al, 2015). En effet, ces biens génèrent des revenus réguliers sous
forme de loyers.
Ayant pour objet l’analyse de la rentabilité d’un investissement locatif donne trois
facteurs dont dépend cette rentabilité (belge, 2011-2012). Il s’agit du montant des loyers
perçus, celui des charges se rapportant au bien loué, en particulier les charges fiscales, et
la plus-value (ou moins-value) lors de la revente du bien.
19
Elle aborde également les facteurs qui influent sur les décisions d’investissement, tels que
les conditions économiques, les politiques gouvernementales, les tendances du marché
financier, et les comportements des investisseurs. De plus, elle examine les implications
éthiques et sociales de l’investissement, notamment en ce qui concerne l’investissement
socialement responsable et l’impact environnemental des investissements.
C’est une étape très délicate dans la vie d’un produit : celle de lui fixer un prix. En effet,
le prix n’est pas fixé par hasard et doit correspondre à plusieurs critères. L’objectif étant
de pouvoir vendre, pour être rentable et assurer la pérennité de l’entreprise.
20
Pour fixer un prix, les analystes distinguent généralement trois facteurs : la demande, les
coûts et la concurrence. Voyons chaque point en détail.
1. La demande
Pour connaître l’évolution de la demande par rapport au prix, l’entreprise est appelée à
effectuer de manière épisodique des enquêtes auprès des consommateurs.
Portant sur les perceptions d’achat chez les clients et sur le prix pratiqué par les
concurrents, ces enquêtes peuvent utiliser des approches et des techniques diverses.
Parmi ces techniques, il existe une méthode de calcul du prix psychologique. Cette
méthode consiste à déterminer, à travers une série de questions adressées à un échantillon
représentatif de la population cible, les prix minimum et maximum qui, à leurs yeux,
seraient acceptables, ainsi que les volumes de demande éventuelle pour chaque niveau de
prix. Source : Notes de cours de gestion financière internationale, (GEFIN, Notes de
cours de gestion financière internationale,, 2015-2016)
2. La concurrence
Les prix pratiqués par les concurrents constituent un troisième pôle de référence pour
définir ses prix. Les entreprises procèdent généralement à un relevé systématique des prix
historiques utilisés par la concurrence.
Au regard de ces données collectées, l’entreprise décide de ses prix. Si ces derniers sont
inférieurs par rapport à la concurrence, l’entreprise pourrait déclencher une guerre de
prix. Elle peut aussi s’aligner sur les prix des concurrents et jouer sur d’autres facteurs de
différenciation, ou se fixer un peu au-dessus des prix du marché afin de se démarquer et
21
Après un aperçu en vol d’oiseau sur quelques termes clés en rapport avec notre sujet, la
partie précédente, portera sur un aperçu plus particulier sur l’immobilier.
Les premières traces écrites de transactions immobilières se trouvent dans les tablettes
d’argile sumériennes datant d’environ 200 av. J.-C. Ces documents détaillent des contrats
de vente de terres et de propriétés, ainsi que des accords de location.
Au-delà des spécificités qui viennent d’être présentés, les biens immobiliers sont aussi
caractérise par des couts élevés de transaction, c’est-à-dire que ces biens sont des actifs
peu liquides par comparaison avec les actifs financiers. L’information imparfaite est aussi
une donnée fondamentale des marchés immobiliers. La transaction immobilière est
discrète. La règle de discrétion s’impose pour des raisons fiscales, pour des motifs de
concurrence. Un promoteur ne tient pas forcement à la publicité d’un prix de vente. Cela,
vis-à-vis de ses fournisseurs, puis de ses locataires, enfin de ses pairs, qui pourraient se
prévaloir de construire ou de vendre moins cher et ainsi le discréditer.
Cependant il sied de connaitre que nous catégorisons les biens immobiliers en deux
catégories qui sont :
1. L’immobilier résidentiel
Cette catégorie comprend tous les biens construits dans le but de loger des personnes. On
y trouve essentiellement:
2. L’immobilier professionnel
Cette catégorie comprend tous les biens à usage professionnel. On y trouve
essentiellement:
3. Immobilier commercial
Ce type d’immobilier est utilisé à des fins commerciales, telles que des magasins, des
bureaux, des restaurants, des cafés, des hôtels, des salles de sport, des centres
commerciaux, etc. L’exploitation de l’immobilier commercial implique généralement la
location à des entreprises ou des commerçants.
Nous ne sommes pas les premiers à aborder ce sujet de recherche, il y a eu certain de nos
ainés scientifiques qui ont parcouru ce même cadre de recherche et nous avons pu
consulter leurs travaux.
Ainsi, cette section passe en revue certaines études liées à la nôtre tout en reprenant les
postulats et implications qui en découlent. La question de l’investissement immobilier a
intéressé plusieurs chercheurs au cours de deux dernières décennies, mais la plupart des
travaux concernent les pays développés ; rares sont les travaux qui s’intéressent aux pays
en développement dont le présent travail veut combler le gap en abordant la question de
déterminants d’investissement dans un bien immobilier dans la ville de Goma.
En somme, l’étude relève que le rapport entre les loyers annuels encaissés et le prix
d’achat de l’immeuble, sous la désignation de rendement ou rentabilité locative, est
généralement compris en immobilier résidentiel entre 3,5% et 5,5% et peut même
atteindre 6% ou 7% dans le cas de la location d’un immeuble équipé en meubles et en
biens accessoires.
Christel (2004), dans une étude consistant à évaluer les déterminants des variations des
loyers sur la rentabilité des investissements immobiliers locatifs postule que les
caractéristiques du logement tels que la surface, l’ancienneté, le confort et sa
localisation ; justifient les écarts de loyer d’un logement à l’autre, mais la sensibilité à ces
paramètres paraitrait différente selon que l’on est dans le parc social ou dans le parc privé
et/ou que l’on loue une maison ou un appartement.
L’auteur aboutit aux résultats selon lesquels des déterminants des loyers différents selon
les segments du parc locatif. En somme, les petits logements sont plus chers, le confort
augmente au même rythme que les prix, l’ancienneté de l’immeuble joue peu sur les
loyers, la taille de l’agglomération au quartier a son importance et les aides au logement
atténuent l’effort des plus démunis pour se loger.
AL (2015) dans une étude portant sur la surévaluation et la rentabilité des biens
immobiliers en zone euro, cherche à déceler leurs facteurs explicatifs généralement
avancés. Il considère ainsi cinq pays de la zone euro : la France, l’Allemagne, la
Belgique, l’Espagne et l’Italie ; pour lesquels il tire des résultats de manière associée. Ils
postulent que l’évolution des prix immobiliers peut être analysée en identifiant un
ensemble de déterminants fondamentaux, qui sont à la fois économiques et financiers.
Ainsi, les résultats montrent que, sous l’angle économique, les prix immobiliers peuvent
être expliqués par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logement : une offre de
logement en quantité ou qualité insuffisante pour répondre à une demande forte tend à
faire augmenter les prix de l’immobilier. Parmi les déterminants de la demande de
logement à long terme figurent le revenu disponible des ménages, l’offre de crédit
bancaire, les facteurs démographiques tels que le taux de croissance de la population et
des ménages ainsi que la part relative des ménages âgés et jeunes dans la population, les
politiques fiscales pérennes visant à favoriser l’accession à la propriété et le niveau
27
moyen des taux d’intérêt. L’offre à long terme réagit quant à elle aux coûts des terrains et
à leur disponibilité, aux coûts de construction, ainsi qu’aux investissements visant à
améliorer la qualité du stock immobilier existant.
Sous l’angle financier, les biens immobiliers, étant généralement appréhendés par leur
rentabilité, génèrent des revenus réguliers sous forme de loyers et peuvent faire l’objet
d’arbitrages, c’est à dire d’opérations financières ayant pour but de tirer profit des écarts
de prix et de rendements constatés entre différents marchés immobiliers nationaux ou
entre différentes classes d’actifs.
Une partie des variations des prix immobiliers peut dès lors être expliquée par des
comportements d’optimisation de la part d’investisseurs soucieux de tirer le meilleur
revenu de leurs investissements.
Grégoire & Maury (2011), se fixent l’objectif de tester dans quelle mesure le ratio loyer
sur prix fournit des informations pertinentes sur l’évolution des prix du marché
immobilier locatif parisien.
Faisant usage des données en panel, ils effectuent un découpage hiérarchique de Paris
intra-muros avec 3 échelons géographiques. Un modèle locatif permettant l’estimation
jointe des loyers et des durées d’occupation et de vacance des logements sur le marché
locatif est utilisé pour l’analyse de l’étude. Les résultats montrent que les ratios loyers sur
prix expliquent plus de 40% de la variance du taux de croissance des prix à un horizon de
prévision de 3 ans et environ 50% à un horizon de 6 ans.
Ces mêmes résultats donnent confirmation du rôle positif du ratio loyer sur prix sur les
évolutions futures des prix. [6] En conséquence, les disparités observées de rendements
locatifs à une échelle relativement agrégée (entre arrondissements ou entre quartiers)
fournissent une information pertinente sur les tendances futures de prix de l’immobilier à
une échelle locale (autour d’une tendance générale donnée).
Marois & Bélanger (2013), dans une étude portant sur les déterminants du choix du lieu
de résidence se fixent l’objectif d’identifier les facteurs de localisation résidentielle à
l’échelle municipale dans la région de Montréal. Ils développent ainsi la modélisation par
régression, spécialement un modèle de régression conditionnelle stratifiée [7]. La variable
28
dépendante, le choix du lieu de résidence, est une variable polynomiale ; pour l’individu,
plusieurs choix s’offrent à lui et il doit jeter son dévolu sur l’un d’eux. La littérature
permet de classer les facteurs influençant le choix de la municipalité de résidence en
quatre grandes catégories : la composition socioéconomique de la municipalité,
l’accessibilité, les services de proximité et l’offre de logements.
Les résultats montrent qu’au niveau municipal, la composition linguistique est facteur
beaucoup plus important que l’appartenance à un groupe de minorité visible pour
expliquer le choix d’une destination. L’accessibilité aux services, de même que l’offre de
logements, ressortent également comme facteurs déterminants du choix de la
municipalité de résidence.
Kajemba (2014), dans une étude portant sur les déterminants de la fixation du prix des
maisons d’habitation à Bukavu, considère un échantillon de 193 ménages répartis dans
les trois communes de la ville de Bukavu à savoir : la commune d’Ibanda, la commune de
Kadutu et la commune de Bagira. Pour arriver à cette fin, il procède à la méthode des
moindres carrés ordinaires en premier lieu, pour ensuite améliorer le modèle par la prise
en compte de l’hétérogénéité spatiale et de l’autocorrelation spatiale.
Les résultats de la méthode de moindre carré montrent que, départ son modèle de base,
les variables localisation de la maison si elle est située à Kadutu, le nombre des pièces, la
présence des 2 toilettes/salles de bain ou plus, la distance avec le centre-ville, le niveau
d’étude et la profession du propriétaire de la maison ainsi que le coût total de transport
sont significatives au seuil maximum de 10%. Les résultats de l’analyse de la variance
spatiale n’ayant pas été valides à cause de l’hétérogénéité de la variance et la non
normalités des erreurs, le recours au test non paramétrique de Kruskal-Wallis va rejeter
de manière significative l’égalité des prix dans les trois communes.
29
Rogrigue (2016) dans son étude qui a porté sur les déterminants de la décision
d’investissement immobilier locatif dans la ville de Bukavu avait pour objectif
d’identifier les déterminants de la décision d’investissement immobilier locatif à Bukavu.
Il a montré dans que les décisions d’investissement immobilier seraient influencées par la
demande grandissante due à l’accroissement de la population et au rendement que
constituent ces derniers (logements).
Conclusion partielle
Enfin, dans la deuxième section, nous avons présenté quelques notions sur le logement et
des cas d’étude antérieurs ayant trait à la nôtre. Le premier chapitre ainsi fait, voyons ce
que réserve le deuxième qui parlera de la présentation du milieu d’étude.
30
La Ville de Goma est située à l'Est de la Congo, à environ 1 500 mètres d'altitude dans la
vallée du Rift. Sur le plan administratif, elle est divisée en 2 communes : Commune de
Karisimbi (qui compte 11 quartiers) et Commune de Goma (qui compte 7 quartiers)
notamment le quartier Kyeshero qui est notre milieu d’étude 1.
………………………………………………………………………………
Les prix de l’immobilier à Goma ont augmenté ces dernières années, en raison de cette
forte demande et de l’investissement croissant dans le secteur. Les quartiers résidentiels
les plus prises sont ceux qui offrent des commodités telles que l’eau courante, l’électricité
et des routes bien entretenues.
Malgré cette croissance, le marché immobilier à Goma reste encore relativement sous-
développé par rapport à d’autres villes de la région. Cela offre des opportunités
d’investissement pour les promoteurs immobiliers et les investisseurs à la recherche de
nouveaux marchées en plein essor.
En résumé, le marché immobilier à Goma, est en plein essor, avec une forte demande
pour des logements et des biens immobiliers commerciaux. Cette croissance offre des
opportunités d’investissement pour ceux qui cherchent à s’implanter dans cette ville en
pleine expansion. Il sied de signaler que, en RDC le service qui est habilite en matière
foncière et immobilière est le service de cadastre
●le département technique ou bloc (géomètres) ; dans ce département, les géomètres font
le terrain pour constater si réellement l’immobilier existe procédant aux mesurages, aux
bornages, aux tenailles des aboutissants puis érigent un PV de constat de lieu.
32
Pour être concessionnaire d’un titre immobilier, il y a nécessité d’avoir les documents
suivants :
Le contrat de location : c’est un titre à terre de 3 ans renouvelable deux fois c’est à dire :
2 ans sont accordés en cas de retard puis 2 ans encore ce qui donne un totale de 7 ans
dépasser ce délai, l’État peut résilier le contrat, il sera remplacé par un contrat de
concession perpétuel.
- FIDBA Global
- Residence buzukanwa fils
- KIVU TOURS
- Glomeec’s headquarter office
- Jho IMMO Group
- Goma Real Eastate
Elle nous a permis d’obtenir des avis de certains propriétaires des biens immobiliers.
La population de notre étude est constituée de propriétaires des titres immobiliers dans la
ville de Goma. En ce qui concerne notre enquête, nous avons eu cette chance d’être reçu
par 52 propriétaires de biens immobiliers qui ont accepté de répondre et participé à
l’enquête en répondant au questionnaire.
𝑌 = 𝛽 + 𝛼′𝑋𝑖 + 𝜀𝑖
Tel que :
𝑋 = (𝑋1, 𝑋2, ....., 𝑋𝑘) : vecteur des 𝑘 variables sélectionnées tells que le revenu, la
rentabilité, le milieu, l’age du propriétaire, etc. ;
Conclusion partielle
Pour clôture ce chapitre nous rappelons que ce dernier contient les données descriptives
sur l’immobilier dans la ville de Goma et aussi des explications sur notre manière de
procéder pour mener à bien notre recherche.
36
ans, 19,2% entre 26 à 30ans, 23,1% entre 31 à 40 ans, 23,1% entre 41 à 50 ans, et 1,9%
entre 51ans plus.
Tableau 3 : Profession de l'enquêté
Effectif Pourcentage
Agent et cadres ONG 5 9,6
Entrepreneurs 14 26,9
Commerçant 23 44,2
Autres 10 19,2
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Les informations sortant du tableau ci haut nous renseignent la profession des enquêtés,
52personnes ont été enquêtées dont 5 sont les agents et cadres ONG soit 9.6%,14
personnes sont des entrepreneurs soit 26,9%, 23 sont des commerçants soit 44,2%
représentant le plus grand nombre des enquêtés et les autres représentent 19,2% des
enquêtés.
Tableau 4 : Etat-civil de l'enquêté
Effectif Pourcentage
Célibataire 23 44,2
Marié 27 51,9
Divorcé 1 1,9
Séparé(e) et veuf(e) 1 1,9
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Partant des éléments du tableau n4 donnant les informations sur l’état civil des enquêtés,
nous l’interprétons en disant que 52 personnes ont été enquêtées dont 23 celibataires,27
mariés, 1 divorcé et 1 séparé et veuf autrement dit 44,2% sont des célibataires ,51,9%
sont mariés et 1,9% pour les sépare et veuf mais aussi les divorcés.
38
Effectif Pourcentage
Quartier Himbi 1 1,9
Quartier les volcans 3 5,8
Quartier Office 6 11,5
Quartier Virunga 7 13,5
Quartier Ndosho 2 3,8
Quartier Katoyi 10 19,2
Quartier Katindo 10 19,2
Quartier Kyeshero 13 25,0
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du Logiciel SPSS
Ce tableau nous montre les différentes proportions des biens immobiliers qui s’y trouvent
dont : le quartier himbi 1,9%, le volcans 5,8%, office 11,5%, quartier Virunga 13,5%
ndosho 3,8%, katoyi 19,2%, kyeshero 25%.
Effectif Pourcentage
Bien immobilier du type résidentiel 16 30,8
Bien immobilier du type commercial 28 53,8
Bien immobilier du type professionnel 7 13,5
Bien immobilier pour hébergement 1 1,9
temporaire
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre la proportion des biens immobiliers dans lesquels investissent les
agents économiques, il ressort de ce tableau que 30,8% investissent dans les biens
immobiliers du type résidentiel soit 16 personnes, 53,8% investissent dans le bien du type
Commercial 13,5% dans les biens immobiliers du type professionnel et 1,9% dans le bien
immobilier pour les hébergements temporel, 52 personnes ont été enquêtées.
Tableau 8 : Raison d’investissement dans le bien immobilier
Effectif Pourcentage
Forte rentabilité 7 13,5
Accéder aux revenus supplémentaires 23 44,2
Construire pour vendre plus cher 11 21,2
Conserver son argent (richesse) 11 21,2
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre que 13,5 % des personnes investissent pour de raison de forte
rentabilité, 44,2% pour accéder aux revenus supplémentaires, 21,2% pour construire et
revendre plus cher, 21,2% pour conserver son argent.
Effectif Pourcentage
Autofinancement 33 63,5
40
Tontine/prêt 5 9,6
Crédit auprès d'une banque 7 13,5
Institutions microfinances 5 9,6
Autres 2 3,8
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre que 63,5% se sont autofinancés, 9,6% sont passé par les tontines
ou les prêt, 13,5% pour les crédits auprès d’une banque, institution de micro finance et
9,6% et 3,8 dans autres...
Tableau 10 : Sources d'information pour l’acquisition d’un bien immobilier
Effectif Pourcentage
Commissionnaire non professionnel 15 28,8
Amis de la famille 22 42,3
Internet 4 7,7
Agences immobilières 11 21,2
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Il a été demandé aux enquêtés de savoir quelle a été la source d’information pour les
inciter à investir dans le bien immobilier, 28% ont été approché par les
commissionnaires, 42,3 % représentant les amis et la famille, 7,7% par internet et 21,2%
par les agents immobiliers.
Effectif Pourcentage
41
1 27 51,9
2 21 40,4
3 3 5,8
4 1 1,9
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre sur le nombre des biens immobiliers que possèdent-les enquêtés.
Tableau 12 : Bien immobilier proche des biens de la même catégorie
Effectif Pourcentage
Oui 28 53,8
Non 24 46,2
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre que 52 personnes ont répondu à la question de savoir s’il y une
ressemblance entre les types de biens immobiliers, 53,8% affirment la question en disant
que la structure des tous ces types des biens immobiliers est la même et 46,2% ont
répondu négativement.
Tableau 13 : Projet de construction d’un bien immobilier de la même nature
Effectif Pourcentage
Oui 35 67,3
Non 17 32,7
Total 52 100,0
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau nous montre que 67,3% des personnes investirons dans les années à venir en
répondant positivement à notre question, et 32,7% ont répondu négativement
Tableau croisé 1 : Type de bien immobilier possédé par l'enquêté * l’Age de l'enquêté
43
L’âge de l'enquêté
18 à 25 26 à 30 31 à 40 41 à 50 51 ans et
Tableau croisé ans ans ans ans plus Total
Types des biens Bien immobilier 14 2 0 0 0 16
du type
résidentiel
Bien immobilier 2 7 10 8 1 28
du type
commercial
Bien immobilier 1 1 1 4 0 7
du type
professionnel
Bien immobilier 0 0 1 0 0 1
pour
hébergement
temporaire
Total 17 10 12 12 1 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau croisé, nous montre le rapport qui existe entre les variables dépendantes de
notre travail avec l’âge de l’enquêté cela dit les personnes dont l’âge varie entre 18 à 25
ans 14 et de 26 à 30 ans 2 investissent dans un bien immobilier du type résidentiel, dans
un bien immobilier du type commercial de 18 à 25ans 2; de 26 à 30 ans7 ; de 31 à 40
ans10 de 41 à 50 ans 8 et plus de 50 ans 1 ,dans un bien immobilier du type professionnel
de 18 à 25 ans 1 ,de 26 a30 ans 1 de 31 à 40 ans et pour le bien immobilier du type
hébergement temporel de 31 à 40 ans 1 .
Tests du khi-carré
44
Signification
asymptotique
Valeur ddl (bilatérale)
Khi-carré de Pearson 39,583a 12 ,000
Rapport de vraisemblance 43,798 12 ,000
Association linéaire par linéaire 18,551 1 ,000
N d'observations valides 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS avec les données de l’enquête
Ce tableau de khi deux nous montre qu’il n’existe pas une relation de dépendance entre le
type de bien immobilier et l’âge de l’enquêté, le test n’est pas significatif.
Partant de ces résultats, nous constatons que l’âge de l’enquêté n’a pas d’influence sur les
différents types de biens immobiliers.
Tests du khi-carré
46
Signification
asymptotique
Valeur ddl (bilatérale)
khi-carré de Pearson 47,162a 21 ,001
Rapport de vraisemblance 51,300 21 ,000
Association linéaire par linéaire 4,831 1 ,028
N d'observations valides 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS avec les données de l’enquête
Ce tableau de khi deux nous renseigne qu’il existe une relation de dépendance entre
la localisation et le type de bien immobilier, le test est significatif.
Tableau croisé 3 : Type de bien immobilier possédé par l'enquêté * Revenu annuel
de l’enquêté.
Bien 0 1 0 0 0 1
immobilier du
type
hébergement
temporaire
Total 8 7 22 9 6 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS
Ce tableau croisé nous montre le rapport qui peut exister entre le type de biens
immobiliers et le revenu annuel des enquêtés
Tests du khi-carré
Signification
asymptotique
Valeur ddl (bilatérale)
khi-carré de Pearson 27,255a 12 ,007
Rapport de vraisemblance 25,114 12 ,014
Association linéaire par linéaire 7,617 1 ,006
N d'observations valides 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS avec les données de l’enquête
Nous constatons avec le test de khi deux que le résultat est significatif, cela affirme notre
hypothèse alternative disant que le revenu influencerait à investir dans un type de bien
immobilier
Tests du khi-carré
49
Signification
asymptotique
Valeur ddl (bilatérale)
Khi-carré de Pearson 18,761a 9 ,027
Rapport de vraisemblance 22,332 9 ,008
Association linéaire par linéaire 8,398 1 ,004
N d'observations valides 52
Source : nos calculs à l’aide du logiciel SPSS avec les données de l’enquête
Nous constatons que le test de khi deux est significatif cela nous pousse a affirmé notre
hypothèse alternative
Valeur
Valeur d'origine interne
Bien immobilier du 0
type résidentiel
Les autres types de 1
biens immobiliers
Source : Calcul de nos données d’enquête au travers SPSS
Effectif Pourcentage
Bien immobilier du type résidentiel 16 30,8
Total 52 100,0
Source : Calcul de nos données d’enquête au travers SPSS
BIRINDWA MUSHI Rodrigue (2016), son étude a porté sur les déterminants de la
décision d’investissement immobilier locatif dans la ville de Bukavu. Son objectif était
d’identifier les déterminants de la décision d’investissement immobilier locatif à Bukavu.
Il a montré dans son étude que les décisions d’investissement immobilier seraient
influencées par la demande grandissante due à l’accroissement de la population et au
rendement que constituent ces derniers (logements).
CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre travail portant sur « les déterminants d’investissement dans
un bien immobilier dans la ville de Goma ». Le développement de cette thématique s’est
articulé autour des questions suivantes dont la question principale est : de saisir
déterminants de choix d’investissement dans un bien immobilier dans la ville de Goma.
Et les questions spécifiques sont : quelle est l’influence de la rentabilité sur le choix
d’investissement dans un bien immobilier? Quelle est l’influence de la localisation sur le
choix d’investissement dans un bien immobilier ? Et quel est l’impact du revenu annuel
et de son accès aux crédits sur le choix d’investir dans un bien immobilier?
À ces trois (3) questions spécifiques, nous avons émis les hypothèses suivantes : La
rentabilité, la localisation, le revenu et son accès aux crédits influenceraient positivement
le choix d’investir dans un bien immobilier.
Mise à part l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois grands
chapitres notamment :
● Le premier chapitre a porté sur le cadre conceptuel et la revue de la littérature sur
l’immobilier
● Le troisième chapitre était consacré sur les déterminants du choix d’un bien immobilier
à Goma : partie empirique
Pour finir, nous ne pouvons pas prétendre avoir épuisé toutes les dimensions scientifiques
de ce thème de recherche, Ainsi, pour clôturer ce travail, c’est dans ce cadre que nous
ouvrons une brèche aux futurs chercheurs qui voudront bien abordés dans le même sens
que nous pour nous compléter.
55
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGES
[Link]. (2005). « tout sacrifice des ressources fait aujourd’hui, dans l’espoir
d’obtenir dans le futur, des résultats, certes étalés dans le temps mais d’un
montant total supérieur à la dépense Initiale.
AGBISSA, G. (2015). , le marché de l’immobilier est très vaste au Congo du fait que la
croissance démographique soutenue depuis une trentaine d’années et l’évolution
socio-économique du pays ont conduit à un développement rapide des villes
congolaises et entraine une forte d.
ALEXIS. (2023). un bien immobilier physique offre une certaine stabilité et une valeur
intrinsèque. Goma.
BENEAT. (2010). les revenus générés par la location viennent rembourser, également en
tout ou partie, la dette initialement contractée.
CAVAILLÈS. (2005). postule qu’un logement est en effet un bien complexe dont la
valeur reflète à la fois des attribut.
EPIGRAPHE....................................................................................................... I
IN MEMORIAM................................................................................................. II
A notre père PALUKU KATEMBO Jean-Marie ;...........................................................II
DEDICACE....................................................................................................... III
REMERCIEMENTS........................................................................................... IV
De prime abord, nous n’aurions pas confectionné ce travail et aboutir aux résultats sans la
conjugaison de plusieurs personnes...........................................................................IV
SIGLES ET ABREVIATIONS............................................................................... V
FSEG : Faculté des Sciences Économiques et de Gestion.................................................V
N-K: Nord-Kivu.................................................................................................... V
SPSS: Statistical Package for Social Science.................................................................V
RDC: République Démocratique du Congo..................................................................V
ULPGL : Université Libre de Pays de Grands Lacs.........................................................V
RESUME.......................................................................................................... VI
ABSTRACT...................................................................................................... VII
INTRODUCTION GENERALE.............................................................................1
1. Problématique........................................................................................... 1
2. Hypothèses................................................................................................ 2
3. Objectif du travail...................................................................................... 3
4. Choix et intérêt du sujet............................................................................... 3
5. Méthodologie de recherche...........................................................................4
6. Délimitation spatio-temporelle......................................................................4
7. Subdivision du travail.................................................................................. 4
CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL ET LA REVUE DE LA LITTÉRATURE SUR
L’IMMOBILIER................................................................................................. 5
SECTION 1. DEFINITION DES CONCEPTES......................................................5
I.1.1. Quelques termes usuels en matière immobilières et foncière...................................5
I.1.2 Définition de l’investissement......................................................................................10
SECTION 2. NOTION SUR LE LOGEMENT.....................................................11
I.2.1. Le logement comme bien économique.......................................................................11
I.2.2. Le marché du logement...............................................................................................12
59
ANNEXES
QUESTIONNAIRE D’ENQUETE
Monsieur, Madame
Dans le cadre de notre travail scientifique en sciences de Gestion, moi, MUHISA
MUSAVULI Antoine étudiant de l’ULPGL Goma, suis en train de réaliser une étude
portant sur : « Les déterminants du choix d’investissement dans un bien immobilier
dans la ville de Goma ». Pour ce faire, nous sollicitons humblement votre bonne volonté
de contribuer à l’accomplissement de cette œuvre scientifique en répondant sans
contrainte aux questions proposées.
Vos réponses ne serviront uniquement qu’à des fins scientifiques et ont strictement un
caractère anonyme. Nous vous remercions de votre bienveillante collaboration.
Veuillez accepter, Monsieur, Madame, nos sincères remerciements.
I. IDENTIFICATION DE L’ENQUETÉ
1. Sexe
61
□ Masculin
□ Féminin
2. Âge
□ 31-40 ans
3. Profession
Reponses Cocher
Agent et cadres ONG
Entrepreneur
Agent et cadres de l’État
Profession libérales (Avocats,
commissionnaires,)
Autre à préciser en bas de ce tableau …….
Ici ……………………………………………………………………………..
4. État civil
Reponses Cocher
Marié (e)
Celibataire
Divorcé (e )
Séparé (e ) et Veuf (e )
□ Quartier Ndosho
Ici …………………………………………………………………….
Ici …………………………………………………………………….
10. Quelles étaient les sources d’informations qui vous aviez permis d’accéder à
votre bien immobilier ?
Ici…………………………………………………………………..
14. Votre bien immobilier est-il proche des immeubles de la même catégorie?
a) Oui
b) Non
15. Comptez-vous construire dans les années qui viennent un bien immobilier de la même
nature?
a) Oui b) Non
16. Si oui, pouvez-vous nous dire pourquoi vous souhaitez faire cela ?
………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………..