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Philo

Le document aborde la sexualisation de la profession d'éducateur/trice à la petite enfance, soulignant qu'elle est perçue comme un métier féminin, ce qui décourage les hommes de s'y engager. Il met également en lumière la faible rémunération de cette profession, qui est en grande partie due à des stéréotypes de genre et à la valorisation des emplois traditionnellement masculins. Enfin, il évoque la moquerie subie par les hommes dans ce domaine, renforçant l'idée que cette profession est socialement assignée aux femmes.

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Le document aborde la sexualisation de la profession d'éducateur/trice à la petite enfance, soulignant qu'elle est perçue comme un métier féminin, ce qui décourage les hommes de s'y engager. Il met également en lumière la faible rémunération de cette profession, qui est en grande partie due à des stéréotypes de genre et à la valorisation des emplois traditionnellement masculins. Enfin, il évoque la moquerie subie par les hommes dans ce domaine, renforçant l'idée que cette profession est socialement assignée aux femmes.

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L’injustice dont je veux parler est la sexualisation de la profession

d’éducateur/éducatrice à la petite enfance et les méfaits qui viennent avec. Tout d’abord,
cette profession qui consiste particulièrement à répondre au bien-être des enfants est
généralement et bien souvent considérée comme un métier strictement féminin et réunit
tous les inconvénients d’être une femme sur le marché du travail. Cette profession est
sexualisée dès l’apprentissage à l’école où sur approximativement 100 étudiants dans la
formation, il y’en a 3 qui sont de sexe masculin. D’un point de vue féministe, cela s’explique
par la socialisation des rôles des hommes, des femmes et des tâches qui leur sont
proprement affiliés. On commence à socialiser les individus dès le bas âge et ça depuis la
nuit des temps sur le fait que la fille, son rôle est de s’occuper des enfants, la maison et la
famille tandis que le garçon c’est tout ce qui est plus physique. Donc c’est depuis longtemps
qu’on crée cette distinction des rôles et cela s’est transmis de génération en génération
jusqu’à maintenant. Je peux donc dire que les garçons ne veulent pas adhérer à cette
profession parce qu’ils trouvent que c’est un travail de filles et que celles-ci sont bonnes et
faites pour exercer cette profession. Pour les critiques féministes, sur le marché de l’emploi,
le critère de différence qui se dit aveugle au sexe de l’employé est une fois de plus sans
effet. Les tâches de ce métier gravitent autour des besoins de l’enfant. Besoins
physiologiques qui comprennent entre autres des soins tels que changer les couches,
donner les bains et donner à manger. Des tâches qui en grande partie dans la société ont
été socialisées pour être assignées à la femme. Tout ceci justifie donc la minorité d’hommes
présente dans la profession d’éducatrice/éducateur à la petite enfance.

Ensuite, la rémunération. Contrairement à plusieurs autres métiers pratiqués avec un niveau


minimum de diplôme d’études collégial obtenu après 3 ans d’étude, le métier d’éducatrice
figure parmi ceux qui ont les moins bonnes rémunérations. Les éducatrices et éducateurs
diplômés gagnent dès leur première année de travail un revenu moyen de 37 362 CAD par
an. Rendu au 10e échelon, le revenu moyen demeure faible, car il s’élève à 40,898 CAD par
an. Comparer par exemple au métier de technicien en travail spécialisé qui a comme revenu
moyen annuel de départ 55 808 CAD.

Il est bien vrai que chaque métier a ses compétences, mais vu le nombre de demandes et
l’importance de cette profession sur le marché du travail, il est légitime de dire qu’il est très
mal rémunéré. Du point de vue de l’approche féministe, cela s’explique, car les institutions
de notre société sont faites pour que les emplois les plus rentables répondent beaucoup
plus aux critères des individus de sexe masculin. Ces métiers-là sont alors les plus
rémunérés. L’éducation à l’enfance qui est donc entièrement féminisée et dont les tâches
sont également à connotation féminine devient par conséquent très peu rémunérée vu que
les hommes ne se considèrent pas comme concernés à exercer cette fonction. La minorité
d’hommes présents dans cette profession sont eux-mêmes victimes de « moquerie » de la
part d’autres hommes. Ils entendent souvent des propos par exemple « qu’est-ce que tu fais
là ? Ta place devrait être dans un chantier et non à changer des couches. » Ou encore « tu
n’es pas une femme. » Ces propos sont souvent la conséquence de la socialisation genrée
qui sévit dans la société depuis la nuit des temps et rend cet emploi destiné aux femmes.

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