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Chapitre 1

Le document présente un support de cours sur la fiscalité des entreprises, abordant des définitions clés, les caractéristiques et l'importance de l'impôt dans la société, ainsi que les principes fondamentaux de la fiscalité. Il souligne le lien entre la fiscalité et les domaines politique, économique et social, tout en détaillant les sources du droit fiscal et les différents types d'impôts. Enfin, il insiste sur le principe de légalité de l'impôt et le respect des droits des contribuables dans le cadre de la gestion fiscale.

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Chapitre 1

Le document présente un support de cours sur la fiscalité des entreprises, abordant des définitions clés, les caractéristiques et l'importance de l'impôt dans la société, ainsi que les principes fondamentaux de la fiscalité. Il souligne le lien entre la fiscalité et les domaines politique, économique et social, tout en détaillant les sources du droit fiscal et les différents types d'impôts. Enfin, il insiste sur le principe de légalité de l'impôt et le respect des droits des contribuables dans le cadre de la gestion fiscale.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ……………………


……………………

Union – Discipline - Travail

SUPPORT DE COURS
FISCALITE DES ENTREPRISES

L’enseignant :
Dr Dagnogo
Enseignant-chercheur / INP-HB
dpissio@[Link]
0555038568

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 1


CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LA FISCALITE (REVISION)

1. Définitions
 La fiscalité : C’est l’ensemble des mesures et lois relatives à l’impôt. C’est la branche du
droit public qui réglemente les rapports entre les citoyens et l’administration. La fiscalité
appliquée aux entreprises intéresse l’Etat pour deux raisons : D’abord, l’entreprise est une
unité de production disposant d’un patrimoine qu’elle fait fructifier sous le regard de
l’état. Ensuite, l’entreprise est un regroupement de personnes physiques dont elle est la
Source de revenus.

 La taxe : c’est une prestation requise du secteur privé par voie d’autorité avec une
contrepartie qui est le service directement rendu.

 Le contribuable : celui qui supporte l’impôt.

 Le redevable : Celui qui est chargé de reverser l’impôt à la DGI.

 L’acompte provisionnel : Avance d’impôt sur l’impôt exigible.

 L’assiette ou la base : Montant sur lequel est assis le calcul de l’impôt

 L’assujetti : Personne reconnue par la DGI pour faire la déclaration de l’impôt. Un non
assujetti subit l’impôt sans pour autant en faire la déclaration.

 Le crédit d’impôt : montant de l’impôt payé en plus par le contribuable. C’est une
Créance d’impôt du contribuable sur l’Etat.

 Le droit proportionnel : montant de l’impôt calculer à partir d’un taux différent du Droit
Fixe qui reste inchangé quelque soit les circonstances.

 L’exonération - Exemption : être exonéré, c’est ne pas être soumis à l’impôt.

 La Fiscalité intérieure : régime fiscal des impôts appliqué à l’intérieur du pays.

 La Fiscalité de porte : Impôts à l’entrée du pays.

 La liquidation de l’impôt : Le calcul d’impôt.

 Le Fisc : l’agent de l’impôt ou la direction fiscale.

 Le redressement fiscal : contrôle opéré par l’administration fiscale en vue de détecter des
erreurs éventuelles afin de les corriger.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 1


2. Les caractéristiques de l’impôt et son importance dans la société
L’impôt est en effet si intiment lié à l’évolution des sociétés et à celle de leurs institutions
politiques, juridiques et économiques que le « citoyen de l’Etat moderne considère l’impôt
comme une institution naturelle, si désagréable qu’il soit ». Bien plus, on considère que «
l’histoire fiscale d’un peuple constitue une part essentielle de son histoire tout court ».
L’impôt en tant que fait social apparaît comme un fait politique car l’histoire de l’Etat est
indissociable de celle de l’impôt. En effet l’entrée des ETATS dans la modernité politique est
marquée par le transfert du pouvoir fiscal aux représentants du peuple.

Déjà, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen affirmait le principe


du consentement de l’impôt, un principe qui illustre de manière parfaite et concrète le rapport
entre le droit fiscal et le droit politique. Car la conquête de la liberté ne s’est pas seulement
limitée à la liberté politique, mais aussi à la souveraineté fiscale. Pour ce faire, en côte
d’Ivoire, la constitution dispose que « le parlement vote la loi et consent l’impôt ».
En somme, « l’impôt est source de vie pour l’Etat… » et apparaît par conséquent comme un
moyen d’exercice du pouvoir politique.

Outre les liens étroits qu’il entretient avec la politique, l’impôt est intimement lié à
l’environnement économique. Ainsi, son rendement est tributaire de l’activité économique et
son poids plus ou moins grand renseigne sur le degré d’intervention de l’Etat dans
l’économie.

De même, la fiscalité occupe une place essentielle dans les politiques sociales menées par
l’Etat. Ceci est vrai tant en ce qui concerne la répartition de la charge fiscale entre les
différentes catégories socio-économiques concernées, que l’usage qui est fait des sommes
prélevées.

Comme on peut le noter, la fiscalité recouvre donc tous les domaines de la vie (juridique,
économique, sociale et politique). Aucun texte ne définit l’impôt précisément.

Selon le dictionnaire Larousse, l’impôt est un prélèvement que la société exige de l’individu
en vertu du principe de la solidarité nationale pour subvenir aux dépenses d’intérêt général et
aux charges résultant des dettes de l’Etat.
On peut tout aussi bien dire que l’impôt est un prélèvement pécuniaire requis des particuliers
(personnes morale et physique), par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie en vue
d’assurer le financement des dépenses publiques.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 2


D’une telle définition on peut aisément tirer les traits distinctifs de l’impôt d’avec les autres
prélèvements obligatoires. On peut reprocher à cette définition de ne pas prendre en compte la
situation personnelle du contribuable c’est-à-dire de sa capacité contributive et de ne pas
indiquer son caractère d’instrument d’intervention économique, social et culturel.
L’impôt est :
 Une prestation pécuniaire
L’impôt se paie en « argent »
Dans ses modalités de paiement, l’impôt moderne est un prélèvement sous forme pécuniaire ;
ce qui exclut, en principe, l’extinction de la dette fiscale par un autre moyen de paiement.
Néanmoins, certains systèmes fiscaux actuels prévoient la notion de paiement qui consiste à la
remise d’un bien en paiement de son impôt. Les débiteurs de droits de succession ou de
donation sont par exemple autorisés à s’acquitter de leurs dettes fiscales par la remise d’une
œuvre d’art.

 Requise des particuliers (personnes physiques et morales de droit privé, et


exceptionnellement des personnes morales de droit public).
La conséquence qui en découle c’est que l’Etat ne paie, en principe, pas d’impôt. Les
démembrements de l’Etat non plus ne paient l’impôt, sauf dans les cas où l’Etat et/ou ses
démembrements se comportent comme des concurrents du secteur privé. Il en est notamment
ainsi, dans le cas du CGI qui dispose que sont imposables à l’impôt/BIC, « Les établissements
publics, les organismes de l’Etat, des départements ou des communes à condition qu’ils
jouissent de l’autonomie financière et se livrent à une activité de caractère industriel ou
commercial et à des opérations de caractère lucratif »

 En fonction de leurs capacités contributives


La notion de faculté contributive signifie que « tous les citoyens ne supportent pas forcément
le même niveau d’imposition ; il varie en raison de la richesse, du revenu ou de la fortune de
chacun ».
La notion de faculté contributive fut déjà exprimée dans l’article 13 de la Déclaration des
Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789 qui disposait : « Pour l’entretien de la force
publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ;
elle doit être également répartie entre tous les citoyens à raison de leurs facultés ».
Par ailleurs selon la doctrine fiscale, « l’impôt représente la part de chaque citoyen, par
application du principe de la solidarité sociale nationale, doit supporter dans les charges qui
pèsent sur l’Etat ».

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 3


 Par voie d’autorité
L’impôt a le caractère de prélèvement obligatoire, c’est-à-dire qu’il est effectué par voie
d’autorité sur la base de la « loi » et « des prérogatives de puissance publique de
l’Administration chargée d’appliquer et de faire exécuter la loi » 
Ainsi :
o L’impôt est un attribut essentiel de la souveraineté de l’Etat
o L’impôt est un fait institutionnel : il repose sur une base juridique. 
o L’impôt est obligatoire « c’est la loi qui consent l’impôt » 

 A titre définitif 
L’impôt n’est pas un prêt.
A la différence de l’emprunt, l’impôt légalement dû et régulièrement acquitté n’est en
principe ni restituable, ni remboursable sauf dans les cas de surtaxe.

 Sans contrepartie directe


L’impôt n’est pas un prix.
« Juridiquement, l’impôt ne constitue pas le prix d’un service rendu. Aussi, le contribuable ne
peut-il pour contester sa dette, arguer de la mauvaise utilisation des deniers publics. Il ne peut
davantage exiger que l’impôt qu’il paie soit affecté à tel ou tel service public ou au
financement de telle ou telle opération. De même, il ne peut refuser de payer l’impôt au motif
que celui-ci financerait des dépenses contraires à ses principes ».

 L’impôt sert aux pouvoirs publics d’outils d’interventionnisme économique, social


et culturel
L’impôt sert à payer les dépenses publiques. Selon la Déclaration des Droits de l’Homme et
du Citoyen du 26 août 1789, « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses
d’administration, une contribution commune est indispensable… »

L’impôt est la principale ressource du budget de l’Etat et est un moyen d’exercice du pouvoir
politique. L’interventionnisme fiscal est essentiellement un instrument d’orientation socio-
économique et culturelle dont se servent les pouvoirs publics. Son Champ d’application va de
l’investissement à l’emploi et de l’épargne à l’aide aux familles. L’interventionnisme c’est
donc utiliser l’impôt comme un instrument la politique économique sociale et culturelle.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 4


3. Les principes fondamentaux de la fiscalité
 Le principe de la légalité de l’impôt
Le terme de légalité signifie conformité à la loi, celle-ci englobant au sens large l’ensemble
des règles de droit.

Le principe de légalité de l’impôt est la principale conséquence du consentement de l’impôt


qui doit relever de la compétence d’une assemblée représentative des citoyens.
C’est en cela que l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
disposait : « Tous les citoyens ont le droit de constater par eux même ou par les représentants,
la nécessité de la contribution commune ».

L’exercice de la souveraineté fiscale relève du pouvoir législatif qui assure la représentation


nationale. La constitution dispose que « le Parlement vote les loi et consent l’impôt ». Par
ailleurs, la loi détermine l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions
de toute nature.

Il convient toutefois de relever que l’autorité gouvernementale demeure particulièrement


importante dans l’exercice de la souveraineté fiscale pour les raisons suivantes :
o Les autorités gouvernementales et administratives disposent légalement du pouvoir de
créer certains prélèvements obligatoires (taxes parafiscales, redevances, etc.).
o En raison de la technicité et de la complexité de la fiscalité, les initiatives en la matière
sont très souvent d’origine gouvernementale.

 Le principe de légalité devant l’impôt


La déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 dispose que « Tous
sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi… ». Le
principe de l’égalité devant l’impôt trouve ainsi son fondement dans le principe d’égalité
devant la loi consacré par la Déclaration précitée à laquelle fait référence le préambule de la
Constitution de la République de Côte d’Ivoire.

Ce principe rapporté à la matière fiscale devient celui de l’égalité devant l’impôt et est défini
par la doctrine fiscale comme suit : « Tout contribuable se trouvant dans la même situation de
droit ou de fait qu’un autre contribuable doit être soumis à une imposition identique »

 Le principe de liberté de gestion


Selon ce principe, les contribuables sont totalement libres de leurs choix de gestion, sauf si
ceux-ci s’analysent en abus de droit ou en actes anormaux de gestion.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 5


 L’abus de droit
Il y a abus de droit lorsque, dans le but de se soustraire en totalité ou en partie à l’impôt, le
contribuable produit à l’administration fiscale un acte qui dissimule la portée véritable d’un
contrat ou d’une convention. Exemple : une donation déguisée en vente ou un salaire présenté
sous forme de prêt.

 L’acte anormal de gestion


Les actes des dirigeants d’entreprise doivent en principe être engagés dans l’intérêt de
l’entreprise. Est considéré comme un acte anormal celui qui n’obéit pas à ce principe.
Lorsque l’anormalité d’une charge est retenue par l’administration, elle ne sera pas déductible
de la base de l’impôt sur les bénéfices et la somme concernée sera imposée entre les mains du
bénéficiaire de l’opération.
Exemple : La cession d’un bien de l’entreprise à un dirigeant à un prix inférieur à sa valeur
réelle….

 Le principe de respect du droit à la défense


Il s’agit de la transposition du principe général de droit dit « principe du contradictoire ».
Ce principe oblige l’administration à entendre ou à communiquer au contribuable sa situation
fiscale avant l’application de toute sanction. Cela pour permettre au contribuable de préparer
sa défense. Celui-ci peut même se faire assister du conseil de son choix.
Sur la base de ce principe, tout contrôle fiscal est fondé sur le respect d’une procédure
contradictoire, sauf cas spécifique d’imposition d’office,…
Le non-respect par l’administration de ce principe peut entraîner la nullité de toute la
procédure et des redressements éventuellement notifiés.

4. Les sources du droit fiscal


4.1. Les sources internationales
Les traités internationaux ratifiés par la Côte d’ivoire ont une influence sur la politique fiscale
intérieure. C’est le cas de l’UEMOA dont les objectifs d’intégration obligent les états
membres à harmoniser leur fiscalité en matière de TVA. Il s’agit aussi d’éviter les doubles
impositions ; cela est une règle Universelle.

4.2. Les sources nationales


Toutes les lois de finance sont votées par le parlement (assiette, taux, modalités de
recouvrement...). Tous les textes sont consignés dans un document appelé Code Général des
Impôts (CGI). Mais les textes relatifs au contrôle de l’impôt, aux sanctions et aux
contentieux sont Consignés dans un document appelé Livre de Procédure Fiscale (LPF).
Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 6
Chaque année, le pouvoir exécutif soumet au parlement, le budget pour vote. Ce budget est
accompagné de nouvelles dispositions fiscales ; lesquelles dispositions sont consignées dans
un document appelé Annexe A La Loi De Finance ou Annexe Fiscale. Cette annexe
détermine les modifications et aménagements apportés aux documents précédents.

5. Les différents types d’impôt


On distingue les impôts intérieurs et les droits de douane

5.1. Les impôts intérieurs


Ils comprennent : les impôts directs, les impôts indirects, les droits d’enregistrement et les
impôts communaux.

5.1.1. Les impôts directs


Ils sont calculés sur des données constantes : capital ou revenu. Ce qui permet la perception à
intervalles réguliers : une fois par mois ou par an. On peut citer les impôts sur le bénéfice
(IBIC, IBA, IBNC), les impôts sur salaires, la patente, l’impôt foncier, l’impôt général sur le
revenu, la taxe spéciale d’équipement (TSE).

5.1.2. Les impôts indirects


L’impôt indirect est assis sur des faits intermittents, les dépenses essentiellement. Il est plus
discret et moins douloureux que le précédent. Son paiement s’étend sur toute l’année. On peut
citer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la Taxe sur les opérations bancaires (TOB) et les
taxes spécifiques.

5.1.3. Les droits d’enregistrement et de timbre


Ils sont payés à chaque étape de la vie juridique de l’entreprise (constitution, augmentation et
réduction de capital, fusion, scission, apport partiel et dissolution).

5.1.4. Les autres impôts


Ils comprennent l’impôt synthétique et les taxes communales.

5.2. Les droits de douane


Ils comprennent : le droit de douane lui-même, la redevance statique, les taxes spécifiques, le
prélèvement communautaire de solidarité, la taxe dégressive à l’importation, la taxe
conjoncturelle à l’importation et la TVA à l’importation.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 7


6. Le rôle de l’impôt
6.1. Le rôle budgétaire
Il sert à alimenter les caisses de l’état et des collectivités publiques.

6.2. Le rôle économique


C’est un instrument de politique économique dont l’état se sert pour orienter l’économie d’un
pays : mesures d’aide fiscale à l’investissement.

6.3. Le rôle social


Avec l’impôt, l’état assure la redistribution des richesses entre les citoyens d’un pays.

7. Les administrations en charge de l’impôt en Cote d’Ivoire


Il s’agit de :
- La Direction Générale des Impôts pour l’assiette, le contrôle, le recouvrement, le
contentieux des impôts à l’exception du recouvrement des impôts perçus par voie de
rôle.
- La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor pour le recouvrement
des impôts perçus par voie de rôle.
- La direction Générale des Douanes pour l’assiette, le recouvrement, le contrôle et le
contentieux des impôts inscrits au tarif des douanes.

8. La technique fiscale
La technique fiscale comporte quatre opérations :
- L’assiette ;
- La liquidation ;
- Le recouvrement ;
- Le contrôle.

 L’assiette
L’assiette est l’ensemble des règles appliquées ou des opérations effectuées pour :
o Etablir l’existence de la matière imposable (éléments qui doivent être soumis à
l’impôt) ;
o Evaluer cette matière imposable ;
o Déduire les exonérations et les abattements ;
o En vue de déterminer la base imposable ou base d’imposition.
Mais au sens strict, l’assiette peut être définie comme la base imposable ou base d’imposition.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 8


 La liquidation
La liquidation est l’opération de calcul de l’impôt : elle consiste à appliquer à la base
d’imposition le taux prévu en vue d’obtenir le montant de l’impôt.

 Le recouvrement
C’est l’ensemble des opérations et pratiques, des règles et procédures qui permettent de faire
passer l’impôt du patrimoine du contribuable dans les caisses de l’Etat. Le recouvrement des
impôts et taxes est assuré par le comptable public.

En d’autres termes, le recouvrement, c’est la perception de l’impôt par le comptable public ou


le paiement de l’impôt par le contribuable.

 Le Contrôle Fiscal et les Sanctions


C’est le pouvoir reconnu à l’administration fiscale de vérifier l’exactitude des informations
fournies par le contribuable et du montant de l’impôt dû. En effet, le système déclaratif laisse
toute latitude au contribuable de déclarer à l’administration la matière imposable et par
conséquent l’impôt dû. Dès lors, il implique pour celle-ci le pouvoir d’exercer le contrôle afin
de :
- Vérifier l’exactitude des déclarations effectuées par le contribuable et de l’impôt dû ;
- Appréhender les défauts et insuffisances de déclaration ;
- Réclamer les compléments d’impôt dû ou les impôts éludés ;
Le contrôle fiscal se présente sous différentes formes.

9. Les différents régimes d’imposition


Il existe cinq régimes d’imposition :
- La taxe communale de l’Entreprenant dont le chiffre d’affaires TTC est inférieur à 5
millions ;
- le régime de la taxe d’Etat de l’entreprenant ;
- le régime de la taxe des Micro-entreprises ;
- le régime simplifié d’imposition ;
- le régime du réel normal.

9.1. Le régime de la taxe communale


C’est le régime des petits commerçants et artisans qui réalisent un chiffre d’affaires annuel
inférieur à 5 millions. Il concerne entre autres :
- Les vendeurs ambulants
- Les petits artisans
- Les vendeurs en étalages
- Etc.…
Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 9
9.2. Le régime de la taxe d’Etat de l’Entreprenant
Sont inscrites à ce régime, les personnes physiques réalisant des petites affaires commerciales
ou artisanales dont le chiffre d’affaires est compris entre 5 millions et 50 millions.

9.3. Le régime de la taxe des Micro-entreprises


Sont concernées, les personnes physiques et morales réalisant des affaires commerciales dont
le chiffre d’affaires est compris entre 50 millions et 200 millions.

9.4. Le régime du réel simplifié d’imposition (RSI)


Sont inscrites à ce régime, les personnes physiques et morales dont le chiffre d’affaires TTC
est compris entre 200 millions et 500 millions.

9.5. Le régime du réel normal d’imposition (RNI)


Il prend en compte, les exploitants individuels et les sociétés réalisant un chiffre d’affaires
annuel TTC supérieur à 500 000 000.

Fiscalité des entreprises / INPHB Dr Dagnogo 10

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