Cours de Gestion de La Chaine D'Approvisionnement: Enseignement Supérieure Et Universitaire
Cours de Gestion de La Chaine D'Approvisionnement: Enseignement Supérieure Et Universitaire
(GCA)
AVANT-PROPOS
La gestion de la chaine d’approvisionnement - supply chain management (SCM) - est une fonction
critique de l’entreprise. Il représente une part très importante des coûts : de 60 % à 90 % des coûts
d’une entreprise industrielle. Il est le principal responsable de l’impact des entreprises sur
l’environnement : le transport de marchandises, par exemple, consomme à lui seul 15 millions de
barils de pétrole par jour, soit environ 20 % de la production mondiale. Il a permis à de nombreux
groupes d’acquérir un avantage concurrentiel déterminant dans le monde tel que : Walmart, Inditex
(marque Zara) ou encore Amazon, etc.
Pourtant elle reste souvent difficile à comprendre pour les dirigeants et les responsables
opérationnels des entreprises par ce que (qu’) :
En outre, il est important de préciser que dans la complexité de la notion de gestion de la chaine
de logistique/approvisionnement, il n’existe pas d’ouvrage permettant à la fois d’acquérir une
compréhension globale de la gestion de la chaine logistique/approvisionnement et d’en connaitre
l’ensemble des fonctions, des méthodes et des outils. Toutefois, ce cours permettra de donner des
fondements solides aux étudiants de Licence 4 MSI afin de leurs permettre de mieux se représenter
les pratiques de gestion de la chaine d’approvisionnement afin de leur permettre d’être des acteurs
majeurs à l’optimisation de la chaine de valeur dans les organisations.
1. Objectifs du cours
Ce cours vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie de la gestion de la chaîne
d'approvisionnement afin de les préparer à gérer efficacement les opérations logistiques dans
diverses organisations.
À ce titre ce cours poursuit alors des objectifs à deux niveaux. L’étudiant(e) régulier(ière) sera en
mesure, d’un point de vue général, d’avoir une bonne compréhension de la gestion de la chaine
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2. Compétences visées
3. Plan de cours :
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Dans cette optique, la gestion de la chaîne d'approvisionnement a ainsi connu une évolution
significative, passant d'une approche principalement opérationnelle à une fonction stratégique clé
au sein des organisations. Cette évolution continue de répondre aux défis actuels tels que la
numérisation, la durabilité et l'agilité opérationnelle.
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Ainsi, pour mieux appréhender son histoire, il est important de mettre en exergue certains faits
saillants de son évolution dans le 20ème siècle. Voici ci-dessous l’histoire somatique de la logistique
dans le siècle dernier :
Les enjeux de la GCA sont multiples et essentiels pour la performance globale de l'entreprise :
1. Réduction des coûts : La GCA vise à minimiser les coûts tout au long de la chaîne
d'approvisionnement, y compris les coûts d'achat, de stockage, de transport et de main-d'œuvre.
Cela peut impliquer des négociations avec les fournisseurs, une optimisation des processus
logistiques et une gestion efficace des stocks.
2. Amélioration de la qualité : La GCA contribue à garantir que les matières premières et
les produits finis répondent aux normes de qualité et aux attentes des clients. Cela peut impliquer
des vérifications et des contrôles qualité à chaque étape de la chaîne, ainsi que des partenariats
solides avec des fournisseurs de confiance.
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3. Gestion des risques : La GCA vise à identifier, évaluer et atténuer les risques tout au
long de la chaîne d'approvisionnement, tels que les retards, les pénuries de matières premières, les
fluctuations des prix et les perturbations externes. Cela peut nécessiter une planification de la
continuité des activités et des stratégies de diversification des sources d'approvisionnement.
4. Gestion des délais : La GCA cherche à réduire les délais de production et de livraison,
ce qui peut impliquer une coordination étroite avec les fournisseurs, une optimisation des
processus de fabrication et une logistique efficace.
5. Optimisation des stocks : La GCA vise à maintenir des niveaux de stock appropriés pour
éviter les surplus ou les pénuries, ce qui peut être crucial pour répondre à la demande des clients
tout en minimisant les coûts de stockage.
6. Satisfaction des clients : En fin de compte, la GCA a pour objectif de satisfaire les
attentes des clients en termes de qualité, de délais de livraison et de service, ce qui peut conduire
à la fidélisation des clients et à un avantage concurrentiel sur le marché.
Dans cette considération il sied de faire valoir l’importance de la gestion des flux physiques et
d’information dans une organisation pour assurer la performance globale :
Dès les années soixante, Jay Forrester, fondateur de la dynamique des systèmes, montre les
avantages d’une approche intégrée dans le pilotage de la chaîne logistique étendue. Interrogé par
des industriels des produits de grande consommation, dont Procter & Gamble, pour trouver une
explication aux fortes variations enregistrées dans leurs usines alors que les demandes étaient
relativement stables, les chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) développent
un jeu, le Beergame ou jeu de la bière, pour reproduire le fonctionnement dynamique d’une chaîne
logistique simple, constituée de quatre acteurs: un détaillant, un grossiste, un distributeur et une
usine.
Chaque acteur gère ses stocks, passe des commandes à l’acteur qui se situe en amont de sa position
et doit servir la demande de l’acteur qui se situe en aval. Seul le détaillant connaît la demande du
consommateur. Aucune information n’est partagée entre les acteurs de la Supply Chain en dehors
des commandes reçues et passées. S’ajoutent à cela des délais de transmission de l’information
entre les acteurs et des délais de réception des marchandises commandées. Chaque joueur sait qu’à
l’issue du jeu, chaque unité́́ de bière en rupture de stock lui coûtera deux fois plus chère qu’une
unité́́ détenue en stock. Le fonctionnement de la chaîne logistique est simulé par les joueurs
pendant au maximum 52 semaines.
Joué par des cohortes d’étudiants ou de professionnels de la logistique depuis plus de 50 ans
maintenant, le jeu met en évidence à chaque fois les mêmes comportements :
▪ Des oscillations très fortes tant dans le stock détenu que dans les commandes passées.
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Ces comportements sont connus sous le terme d’effet Bullwhip (effet coup de fouet ou effet
Forrester). Parce qu’il n’y a ni coordination ni échange d’information entre les acteurs, une légère
variation dans la demande du consommateur va entraîner des perturbations qui vont aller en
s’amplifiant au fur et à mesure que l’on remontera vers l’amont de la Supply Chain (voir Figure
ci-dessous).
Le jeu met en évidence que ce n’est pas le comportement des acteurs qui est en cause mais bien la
structure même de la chaîne logistique et que si l’on veut remédier aux dysfonctionnements
engendres, il faut de la coordination entre les acteurs de la Supply Chain pour satisfaire les attentes
du consommateur et les objectifs de l’entreprise, un échange d’informations fiable sur la demande
finale et des délais raccourcis (voir figure 2).
Pymor (1998) définit le Supply Chain Management comme incorporant l’ensemble des
participants à la logistique entendue d’une entreprise depuis les fournisseurs de ses fournisseurs
jusqu’aux clients de ses clients. Nous pouvons voir la figure ci-dessous :
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Ainsi, par extension la Gestion de la Chaîne d’Approvisionnement peut-être illustrer avec certaines
activités y afférentes comme ci-dessous :
Dans un optique plus globalisant, les flux financiers et monétaires ont un impact significatif sur la
gestion de la chaîne d'approvisionnement international. Voici quelques-uns des principaux points
qu’il est important à considérer :
1. Taux de change et risques liés aux devises : Les fluctuations monétaires et les variations
des taux de change peuvent avoir un impact direct sur les coûts d'approvisionnement, de transport
et de stockage dans le cadre des opérations internationales. La gestion appropriée de ces flux
financiers est essentielle pour atténuer les risques liés aux devises et maintenir la rentabilité.
2. Financement des opérations internationales : Les flux financiers influencent les
décisions relatives au financement des opérations internationales, y compris les modalités de
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paiement avec les fournisseurs internationaux, le recours à des financements alternatifs, tels que
le financement du commerce international, et la gestion des flux de trésorerie à l'échelle mondiale.
3. Coûts de transport et logistique transfrontaliers : Les flux financiers dictent les coûts
associés au transport et à la logistique à l'échelle internationale, y compris les frais de douane, les
coûts de stockage en transit, les assurances et les frais de manutention. Une gestion efficace de ces
flux financiers peut permettre d'optimiser les opérations internationales.
4. Paiements internationaux et gestion des risques : Les flux financiers sont essentiels pour
garantir des paiements internationaux rapides, sécurisés et conformes aux réglementations. De
plus, la gestion des risques liés à la fraude, aux retards de paiement et aux différends commerciaux
nécessite une attention particulière aux flux financiers dans un contexte international.
5. Financement du capital de roulement : Les flux financiers sont cruciaux pour soutenir
le financement du capital de roulement nécessaire pour gérer les cycles d'approvisionnement
internationaux, y compris le paiement des fournisseurs, la gestion des stocks et le recouvrement
des créances.
Ainsi, ci-dessous voici, la figure présente clairement les flux physiques, d’informations et
financiers :
Flux financiers
C’est fort de cette considération que la GCA (SCM) peut-être définie comment étant :
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Voici ci-dessous une mise en évidences des flux dans l’ensemble de la Supply Chain :
La gestion de la chaîne d'approvisionnement revêt une importance stratégique majeure pour les
entreprises, et ses objectifs sont essentiels pour assurer une performance optimale. Voici une
explication détaillée :
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En somme, la gestion de la chaîne d'approvisionnement est cruciale pour optimiser les opérations,
réduire les coûts, améliorer la qualité, gérer les risques et maintenir une flexibilité adéquate. Ces
objectifs contribuent non seulement à la performance opérationnelle, mais aussi à la compétitivité
globale de l'entreprise.
L’approche systémique de la GCA s’intègre dans trois (3) démentions d’ordre stratégique,
informationnelle et opérante. La première fait référence au pilotage d’entreprise s’appuyant à
toutes les décisions ayant des implications de long-terme. La deuxième renferme l’ensemble de
ressources et de dispositifs permettant de collecter, stocker, traiter et diffuser les informations
nécessaires au fonctionnement d'une organisation (administration, entreprise…). Enfin, la
troisième intègre des opérations logistiques ou des flux physiques. La figure ci-dessous nous
montre la vue systémique de l’entreprise :
La GCA pour être efficace prend en compte les aspects de la macro-logistique. Ceux-ci impliquent
les actions marketing de collecte des besoins clients et les actions de la vente des produits, mais
aussi toutes les actions se basant sur l’achats des matières premières (MP), composants,
marchandises, etc. Dans cette optique, une entreprise doit prendre en compte tous les aspects
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externes dans la formulation des politiques et stratégies de GCA. Cette démarche implique une
réflexion rigoureuse sur : les industries, secteurs et toute autres acteurs qui a un effet sur la chaîne
d’approvisionnement.
En outre, il est nécessaire de s’appuyer sur la micro-logistique afin de mieux maîtriser les
opérations internes. il est donc important que le Gestionnaire de la Chaîne d’Approvisionnement
(GCA) maitrise tout le système logistique lié au système opérant de l’entreprise
(approvisionnement, production, maintenance, transport, etc.) et au système d’information ainsi
que financier pour favoriser son optimisation. La figure ci-dessous met en musique le lien entre
les fonctions (départements) de l’entreprise avec les flux :
En outre, il est important de faire un point d’orgue sur le système logistique. Il fait référence à
l’ensemble des procédés, de moyens et des pratiques destinés à assurer une fonction
logistique. Pour analyser le système logistique, il est recommandé d’adopté deux approches de
décomposition : une décomposition par fonction et une décomposition par processus.
Cette décomposition permet de faire ressortir d’une part des fonctions opérationnelles
(approvisionnement, fabrication et distribution), et d’autre part des fonctions d’appui (entretien et
maintenance, etc.). Il permet aussi de mieux distinguer les activités et les métiers y afférents.
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Un processus est un « ensemble cohérent d’activités, disposant de ressources, et alimenté par des
entrées, qui sont transformées en sorties en y rajoutant une valeur ajoutée pour le client ». En
d’autres termes, un processus est une ou plusieurs activités qu’une entreprise met en œuvre pour
transformer une demande en produit (bien ou prestation de service) qui satisferont cette demande.
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Contrairement à l’analyse fonctionnelle qui se limite à une simple présentation des activités puis
des métiers, la décomposition par processus est plus étendue. En plus de la présentation générale,
elle permet de définir pour chaque activité, la nature des missions, les responsabilités, les outils
utilisés, les méthodes (manière dont s’enchainent et se déroulent les tâches).
Toutes ces étapes sont enfin matérialisées dans des graphes de processus ou des organigrammes
logiques / logigrammes. Fort de ce qui précède, une organisation peut facilement intégrer un outil
de gestion puissant pour s’assurer de la performance globale : le manuel des procédures.
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Travail 1 : s’assurer que les étudiants ont mieux appréhendé la notion de la GCA et peuvent
mieux identifier ses composantes.
Travail 2 : s’assurer que les étudiants maitrise l’analyse de la GCA par la micro-approche et la
macro-approche.
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L'achat est l'acquisition d’un bien ou d'un service en contrepartie du paiement de son prix. Toute
entreprise, qu’elle soit commerciale ou non, achète des produits qu’elle revend, qu’elle inclue dans
son processus de production ou qu’elle consomme. L’ensemble des biens (marchandises, matières
et fournitures) et services acquis par l'entreprise représentent parfois jusqu’à plus de 60% de ses
charges. Une attention particulière doit par conséquent être accordée à l’ensemble du processus
d’approvisionnement, achat et logistique.
Des achats mal négociés ou de mauvaise qualité, le mauvais choix du réseau logistique, la
mauvaise détermination des modes de transport peuvent occasionner diverses formes de
gaspillages : les 3M – Muda (gâchis délibéré), Mura (Irrégularité) et Muri (Excès), qui s’évaluent
en grosses pertes financières.
Acheter consiste à acquérir les biens ou services nécessaires au fonctionnement des unités de
production ou des unités commerciales, selon les quantités demandées et planifiées, dans les délais
attendus, aux meilleurs coûts possibles et dans les meilleures conditions de service et de sécurité
d'approvisionnement. La mission de la fonction « achats » se résume en les principaux points
suivants :
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▪ A plus long terme d'assurer, avec la collaboration des services commerciaux et techniques,
la gestion stratégique des ressources matérielles de l'entreprise.
Il est important de signaler qu’il existe 7 types d’achat qui sont les suivants :
Son rôle se traduit par la conversion des demandes (besoins) en commandes d’achat fermes et le
suivi auprès des fournisseurs jusqu’à la livraison des produits conformément aux conditions du
contrat d’achat. Réaliser le processus pour la fonction « achats » consiste à suivre une démarche
formelle en accomplissant les tâches ou opérations de chaque étape du processus d’achat.
Le processus d'achat et la sélection des fournisseurs sont des éléments cruciaux dans la gestion de
la chaîne d'approvisionnement.
A. Processus d'achat :
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4. Négociation et sélection du fournisseur : Après avoir évalué les offres, il est souvent
nécessaire d'engager des négociations avec les fournisseurs potentiels. Cette étape vise à obtenir
les meilleures conditions possibles avant de sélectionner le fournisseur adéquat.
5. Finalisation de l'achat : Une fois le fournisseur sélectionné, les modalités de l'achat
doivent être finalisées, y compris la rédaction d'un contrat clair détaillant les termes et conditions
de l'accord d'approvisionnement.
Le processus d'achat est essentiel pour garantir que les besoins de l'organisation en termes de
produits ou de services soient satisfaits de manière efficiente et économique. Il nécessite une
planification minutieuse, une recherche approfondie et une analyse rigoureuse des offres des
fournisseurs potentiels.
SAV
Paiement
Réception
Suivis de la
commande
Validation
Commande
Etude de
des offres
Demande
de des offre
Validation
Besoin
1. Évaluation des fournisseurs potentiels : Les fournisseurs potentiels doivent être évalués
en fonction de critères tels que leur fiabilité, leur capacité de production, leurs pratiques en matière
de durabilité, leur réputation, etc.
2. Analyse des risques : Il est crucial d'évaluer les risques associés à chaque fournisseur
potentiel, y compris les risques liés à la qualité, à la continuité de l'approvisionnement, à la stabilité
financière, etc.
3. Sélection du fournisseur : Une fois les évaluations et analyses effectuées, le fournisseur
le plus approprié est sélectionné en fonction de sa capacité à répondre aux besoins de l'organisation
tout en minimisant les risques identifiés.
4. Mise en place de relations stratégiques : Au-delà de la simple sélection, il est avantageux
d'établir des relations stratégiques avec les fournisseurs sélectionnés afin de favoriser la
collaboration, l'innovation et l'amélioration continue.
La sélection des fournisseurs repose sur une évaluation approfondie visant à garantir que les
fournisseurs choisis répondent aux normes de qualité et de fiabilité requises par l'organisation.
Cette sélection soigneuse permet également de minimiser les risques opérationnels et de favoriser
des relations fructueuses à long terme.
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Ces processus sont essentiels pour assurer une chaîne d'approvisionnement efficace et fiable. Ils
constituent un élément clé de la gestion de la chaîne d'approvisionnement et doivent être abordés
avec soin et rigueur pour garantir le bon fonctionnement des opérations logistiques.
C. Dossier d’Appel d’Offre (DAO)
Pour un projet d'une certaine importance qu'il soit de bâtiment ou industriel, qu'il concerne des
fournitures matérielles ou des prestations intellectuelles, un appel d'offres respectant les règles de
l'art est composé des documents suivants :
▪ la lettre d'envoi ;
▪ une réquisition ;
▪ les spécifications générales :
▪ les spécifications particulières ;
▪ le questionnaire ;
▪ le cadre de réponse ;
▪ le calendrier ;
▪ les conditions commerciales ;
▪ les clauses juridiques.
Chacune de ces composantes va être commentée et son rôle sera précisé.
a) La lettre d'envoi
La lettre d'envoi, en dehors des civilités d'usage, demandera expressément au destinataire d'accuser
réception du dossier d'appel d'offres et de préciser, dans ce courrier, qu'il est toujours intéressé par
cet appel d'offres et qu'il est en mesure de répondre dans les délais prescrits. Ces dispositions
peuvent sembler être un luxe de précautions mais l'expérience montre qu'un courrier peut s'égarer
ou qu'un consulté se trouve soudain en surcharge et ne puisse plus être en mesure de répondre à
un appel d'offres qu'il réclamait quelque temps auparavant. Dans ce dernier cas, le client devra
peut-être rajouter un nom sur la liste des consultés pour pallier cette défaillance.
b) La réquisition
Ce terme barbare recouvre seulement le sommaire du dossier. Il s'agit le plus souvent d'une simple
feuille A4. Ce sommaire a deux finalités :
▪ La première est de permettre au destinataire de vérifier qu'il est bien en possession d'un
dossier complet et à jour. Dans l'affolement qui préside quelquefois à l'envoi des appels
d'offres bouclés à la dernière minute, il n'est pas impossible qu'une pièce manque dans l'un
des classeurs. Par ailleurs. le sommaire précisera bien l'indice de révision des plans joints.
Le nombre de contentieux dus à des malentendus causés par l'usage de plans à des indices
de révision différents chez le client et dans l'entreprise adjudicatrice est toujours
surprenant. Cette précaution peut éviter bien des déboires, voire des contentieux.
▪ La seconde utilité de cette réquisition est d'indiquer la préséance des documents : le premier
nommé l'emportera sur les autres en cas de contradiction. Il peut arriver, dans des dossiers
volumineux, qu'un document demande une chose alors qu'un autre le contredise ou
demande une chose différente. Cela arrive peu souvent et quand cela arrive, il est rare qu'il
n'y ait pas d'accord amiable. Si toutefois un désaccord menaçait de se terminer devant le
juge, la réquisition permettrait d'arbitrer.
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▪ Les modèles à personnaliser. Exemple : pour l'alimentation électrique idéale d'une ligne de
production, l'on établira un schéma type, ce que l'on appelle communément une « tête de
filerie ». Là encore, il est inutile de se reposer toujours les mêmes questions : combien de
secondes entre la mise sous tension des entrées et des sorties des automates ? Combien de
secondes entre l'alimentation des automates et celle des robots ? Tous ces paramètres sont
constants. Seuls les calibres des circuits électriques et de leur protection resteront à définir.
L'usage des spécifications générales ne présente que des avantages :
1. meilleure productivité de l'équipe de rédaction et, éventuellement, des lecteurs, s'ils
ont à répondre plusieurs fois à des projets similaires ;
2. meilleure qualité de la rédaction par capitalisation du savoir-faire (mise en mémoire
des projets précédents).
e) Le questionnaire
Le questionnaire, dans un cahier des charges de consultation, n'est pas d'un usage fréquent. C'est
dommage car c'est une pratique qui présente bien des avantages. D'abord, le fait d'avoir à remplir
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un questionnaire constitue une forte motivation à lire le cahier des charges avec grande attention.
Le questionnaire apporte ensuite, sur des points importants, la certitude qu'il ne subsiste pas de
malentendu. Les questions, dans ce cas, sont redondantes avec des exigences clairement énoncées
dans le cahier des charges. Par exemple, il est possible de préconiser l'usage d'un matériel ou d'une
méthode et de demander, plus loin, dans el questionnaire le matériel ou les méthodes proposés.
Cela évite cette réflexion, entendue parfois, « Ah ! Je n'avais pas bien lu ce paragraphe ! »
Réflexion d'autant plus désagréable que la bonne foi de celui qui la prononce peut être mise en
doute.
Enfin, le questionnaire permet d'obtenir des réponses à des questions, peut être subsidiaires, mais
qui vont faciliter la tâche de celui qui aura à départager les offres, par exemple, la date de la
première version d'un logiciel ou sa version native, le nombre de références dans des applications
similaires à celle qui est projetée, etc. Pour bien remplir son rôle, le questionnaire doit être construit
avec soin et méthode. Il doit débuter par les impératifs du cahier des charges et simplement pour
que tout malentendu devienne impossible.
Une deuxième partie doit concerner des points qui ne sont pas imposés mais qui sont néanmoins
importants pour la bonne réussite du projet. Par exemple une question peut être posée sur les outils
et méthodes que l'offreur se propose d'utiliser pour conduire le projet. Il est clair qu'une société qui
répondra qu'elle conduit tous ses projets avec tel progiciel de grande diffusion aura, sur ce point
au moins, un net avantage sur celle qui ne répondra pas à la question ou dont la réponse sera très
évasive. Des questions peuvent concerner le parc de machines-outils ou la plateforme
informatique, etc.
Une troisième partie sera réservée à des questions concernant la société elle-même. Surtout en
période de crise, il est important d'être rassuré sur la pérennité de l'entreprise avec laquelle on
envisage de passer un contrat ; une question pourra donc porter sur les bilans des trois dernières
années. Une question pourra porter sur le carnet de commandes de l'entreprise. Cette question est
systématique dans les grands groupes américains qui veulent s'assurer qu'une période de surcharge
n'interdira pas de mobiliser les compétences requises sur le projet envisagé. Une autre question
peut concerner le chiffre d'affaires pour le comparer au budget du projet. Une trop grande disparité
peut entraîner surcharge et sous-traitance occulte, dans un sens ou désintérêt dans l'autre. Tous ces
points seront évoqués de nouveau par la suite.
f) Le cadre de réponse
Un appel d'offres bien conduit doit comporter un cadre de réponse et notamment une
décomposition des prix pertinente faute de quoi chaque consulté répondra selon sa propre
inspiration et la comparaison des offres deviendra alors une mission pratiquement impossible.
Souvent considéré comme une contrainte inutile, voire une mesure vexatoire par les consultés le
cadre de réponse ne présente que des avantages pour les deux partenaires. Il guide le consulté pour
que celui-ci adopte la même logique que l'auteur du cahier des charges, la même « longueur d'onde
» en quelque sorte.
La décomposition des prix doit être pertinente, c'est-à-dire ni trop ni trop peu détaillée. Le niveau
de détail doit être dicté par le bon sens, en fonction de la nature de l'objet de la consultation.
Une autre fonction très importante du cadre de réponse est de rendre possible la découverte de
malentendu par des disparités flagrantes de certains postes. Si des différences de prix supérieures
à plusieurs pour cent, voire plusieurs dizaines de pour cent, apparaissent entre les mêmes chapitres
de différentes offres, c'est soit un coup de génie soit, cas le plus fréquent, une mauvaise
interprétation d'une partie du cahier des charges. Sur un prix global, de telles divergences ne
seraient pas décelables.
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Plus tard, lors du dépouillement des offres, si des ajustements s'avéraient indispensables pour
rentrer dans un budget prévisionnel, le détail des prix, imposé par le cadre de réponse, permettra
de s'orienter immédiatement vers des axes de réflexion qui ne sont pas des impasses.
La décomposition choisie doit faciliter l'éventuelle décision de séparer un appel d'offres en deux
lots pour mieux satisfaire les ambitions coût/qualité d'un projet. Par exemple, une consultation sur
la fourniture d'un système transitique peut obtenir deux réponses : la première dont la partie
mécanique est très séduisante alors que l'automatisme associé semble tout à fait quelconque et al
deuxième présentant les caractéristiques inverses. Une bonne solution peut être de séparer le projet
en deux lots, la mécanique et l'automatisme, qui seront chacun confiés au mieux-disant.
La possibilité existe de confier deux « sous lots », si l'on peut s'exprimer ainsi, à deux fournisseurs
différents, mais aussi d'assurer une partie du travail soi-même, comme faire développer une partie
d'un logiciel par le service informatique ou charger le service maintenance de tout ce qui touche à
la distribution électrique d'une cellule, etc.
La décomposition retenue doit aussi permettre de choisir al partie du projet que l'on abandonnera
ou dont on repoussera l'investissement parce que le montant global du projet est supérieur aux
prévisions ou aux disponibilités du moment. Le cadre de réponse doit être construit pour
atteindre les objectifs qui viennent d'être définis.
g) Le calendrier prévisionnel
On parle aussi de tableau prévisionnel d'avancement et, encore plus souvent, de plannings. Il est
trop rare que les contraintes de temps figurent dans les dossiers d'appel d'offres. Ces contraintes
conditionnent pourtant de façon importante la faisabilité pure et simple du projet et les moyens à
mettre en œuvre donc par conséquent les coûts.
Le calendrier indiquera la durée globale du projet mais signalera aussi les dates intermédiaires.
Ces dates peuvent être imposées par la coordination de certains lots (il vaut mieux terminer le
bardage d'un magasin automatique une fois que les transtockeurs sont livrés) ; elles peuvent être
aussi choisies pour effectuer des contrôles intermédiaires comme la vérification d'un dossier de
fabrication. Ces étapes peuvent être le déclenchement de paiements intermédiaires.
L'appel d'offres peut également demander aux consultés de proposer leur propre planning. Les
réponses donnent alors d'excellentes indications sur les moyens que le fournisseur potentiel
envisage de mettre en œuvre, sur l'expérience qu'il possède, sur l'état de « progicielisation » des
programmes informatiques proposés, etc.
Le calendrier mentionnera également toutes les indications utiles comme la fermeture pour congés
annuels, les périodes de pointe, la date de lancement des nouvelles collections. etc.
h) Les conditions commerciales
Cette partie du document d'appel d'offres est incluse dans le Cahier des Clauses Administratives
Générales (CCAG) et dans le Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) dans les
marchés publics ou semi-publics.
Les spécifications techniques sont, sans aucun doute, le cœur du cahier des charges, mais elles ne
sont pas suffisantes pour définir complètement le cadre d'un contrat. Le cahier des charges doit
préciser ce qu'il adviendra si un brevet d'invention est déposé lors de l'exécution du contrat ? Sera-
t-il au nom du client ? Au nom du fournisseur ou au nom des deux ? Symétriquement, il devra
également protéger le client au cas où une fourniture ne serait pas en règle avec les lois sur la
propriété industrielle. Il y a lieu d'avoir la même démarche concernant les droits d'auteur pour les
fournitures logicielles.
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Les conditions de paiement devront aussi être précisées. La différence entre un paiement par
chèque ou la remise d'une traite à 90 jours el 10 du mois suivant par le client peut justifier une
différence de prix significative de la part du fournisseur.
Un échéancier sera également le bienvenu. Il précisera quels événements (fin de tâches à
l'achèvement facilement mesurable) déclencheront quels termes de paiement.
Un chapitre parlera des primes et pénalités. Celles-ci pourront concerner les performances de la
fourniture et le respect des plannings.
Même si les pénalités de retard sont d'un usage courant, la plus grande prudence est à conseiller
quant à l'usage de ce genre de motivation. Il en existe de plus fortes et de plus saines ; néanmoins,
le sujet doit être abordé.
Un paragraphe pourra être consacré au nombre maximal admissible de sous-traitants en cascade.
Il est même prudent d'exiger que s'il y a sous-traitance, celle-ci ne pourra être effective qu'avec
l'autorisation expresse du maître d'ouvrage ou de son maître d'œuvre.
i) Les clauses juridiques
Ce chapitre doit aborder des questions qu'on espère ne jamais voir à l'ordre du jour.
Les modalités de conciliation en cas de litiges graves seront définies. Sans doute proposera-t-on
de faire appel à un médiateur expert indépendant choisi d'un commun accord pour son sérieux et
son objectivité. Ou alors on suggérera la recherche d'un arbitrage par un syndicat professionnel.
En cas d'échec d'une entente à l'amiable, le tribunal qui serait compétent sera nommé.
Ce chapitre sera rédigé par le service juridique du futur acquéreur ou tout au moins avec son aide
et sous son contrôle. Dans le cas d'une petite société ne disposant pas de structure juridique, peut-
être serait-il judicieux de solliciter le concours de l'avocat habituel.
La négociation de contrats et la gestion des relations fournisseurs sont des aspects cruciaux de la
gestion de la chaîne d'approvisionnement. Ainsi, elles s’appuient sur les principes de négociation
de contrats, les techniques de négociations, le contrats et accords-cadres et la gestion des litiges et
des performances des fournisseurs, etc.
Les principes de négociation de contrats sont essentiels pour parvenir à des accords mutuellement
bénéfiques et durables entre les parties impliquées. Il s’appuie le plus souvent sur :
En gardant à l'esprit ces principes fondamentaux, les négociateurs peuvent renforcer leurs
compétences et améliorer leurs chances de parvenir à des accords contractuels solides et durables.
B : Techniques de négociation :
1. Écoute active : Une technique essentielle consiste à pratiquer une écoute active pour
comprendre les besoins, les préoccupations et les motivations de l'autre partie. En écoutant
attentivement, en posant des questions pertinentes et en montrant de l'empathie, il est possible de
renforcer la relation et d'identifier des points d'accord potentiels.
2. Questionnement stratégique : Poser des questions ouvertes et ciblées peut aider à
approfondir la compréhension mutuelle et à explorer les intérêts sous-jacents. Cela peut également
conduire à la découverte de solutions créatives qui répondent aux besoins de toutes les parties.
3. Gestion des émotions : Les négociations peuvent parfois susciter des émotions fortes. Il
est important de rester calme, empathique et respectueux, même en cas de désaccord. La gestion
des émotions permet de maintenir un climat positif propice à la résolution des différends.
4. Proposition de solutions multiples : Au lieu de se focaliser sur une seule solution,
explorer et proposer plusieurs options peut ouvrir des voies vers des compromis mutuellement
avantageux. Cette approche encourage la créativité et la souplesse dans la recherche d'un accord.
5. Renforcement de la confiance : La construction de la confiance est un élément clé de
toute négociation réussie. En faisant preuve de transparence, de fiabilité et d'intégrité, il est
possible de renforcer la confiance mutuelle, ce qui facilite la prise de décision et la conclusion
d'accords.
6. Négociation basée sur les intérêts : Se concentrer sur les intérêts sous-jacents plutôt que
sur les positions initiales permet d'explorer des solutions plus créatives et de mieux répondre aux
besoins réels de chaque partie.
7. Résolution créative des différends : Face à des désaccords, il est utile d'adopter une
approche collaborative pour résoudre les différends. Chercher des moyens novateurs de concilier
les intérêts divergents peut mener à des solutions inattendues et bénéfiques.
En combinant ces techniques, les négociateurs peuvent améliorer leurs compétences et leur
capacité à parvenir à des accords constructifs et durables. Il est important de garder à l'esprit que
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chaque situation de négociation est unique, et qu'une approche adaptative et flexible est souvent
nécessaire pour obtenir des résultats positifs.
Le système d'information joue un rôle crucial dans les techniques de négociation, en offrant des
avantages significatifs pour la préparation, la communication et la gestion des données. Nous
pouvons faire un point d’orgue sur la place des systèmes d'information dans les techniques de
négociation :
En intégrant efficacement les systèmes d'information dans les techniques de négociation, les
professionnels peuvent optimiser leur préparation, leur communication et leur gestion des données,
ce qui peut conduire à des négociations plus informées, plus collaboratives et plus efficaces. Il est
essentiel de veiller à ce que les systèmes d'information utilisés soient adaptés aux besoins
spécifiques de chaque processus de négociation et qu'ils respectent les exigences en matière de
sécurité et de confidentialité des informations.
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RUBRIQUES COMMENTAIRES
Il est important de développer des critères de sélection clairs pour
choisir les fournisseurs adaptés aux besoins de l'entreprise. Cela peut
inclure des critères tels que la qualité des produits ou services, la
Sélection et évaluation des
fiabilité, la réputation, la capacité d'innovation, la conformité aux
fournisseurs :
normes sociales et environnementales, etc. Une évaluation régulière
des fournisseurs existants est également essentielle pour maintenir
des relations durables.
La négociation de contrats clairs et équitables est une étape cruciale
dans la gestion des relations fournisseurs. Les termes du contrat
Négociation de contrats : doivent être bien définis, notamment en ce qui concerne les prix, les
délais de livraison, la qualité, les conditions de paiement, les
pénalités en cas de non-respect, etc.
Une communication ouverte et transparente avec les fournisseurs est
essentielle pour maintenir des relations solides. Cela inclut la
Communication efficace :
discussion des attentes mutuelles, la résolution proactive des
problèmes et la fourniture de commentaires constructifs.
Plutôt que de simplement considérer les fournisseurs comme des
entités externes, une approche de collaboration et de partenariat peut
Collaboration et conduire à des relations plus durables et mutuellement bénéfiques.
partenariat : Cela peut inclure des initiatives telles que le partage de données, la
co-innovation, et la recherche de solutions conjointes pour améliorer
l'efficacité et la qualité.
Mettre en place des métriques de performance pour évaluer la
qualité, la ponctualité des livraisons, la conformité aux exigences
Gestion des performances
contractuelles, etc. Cela permet d'identifier les domaines
des fournisseurs :
d'amélioration et de reconnaître les fournisseurs qui excellent dans
leurs prestations.
Tableau 1.1. Aspects de la gestion des relations fournisseurs
En mettant l'accent sur ces aspects de la gestion des relations fournisseurs, les entreprises peuvent
établir et entretenir des partenariats solides qui contribuent à la réussite de leur chaîne
d'approvisionnement.
Pour avoir une vue plus large sur la gestion des relations fournisseurs, il serait important de mettre
en exergue les aspects contractuels et la gestion des litiges et des performances des fournisseurs.
A : Contrats et accords-cadres : cette partie les différents types de contrats utilisés dans
les relations fournisseurs, tels que les contrats à long terme, les accords-cadres, et les aspects
juridiques et de conformité qui y sont associés.
Les contrats et accords-cadres jouent un rôle essentiel dans la gestion des relations fournisseurs.
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▪ Contrats : Les contrats entre l'entreprise et ses fournisseurs établissent les termes et
conditions spécifiques qui régissent la relation commerciale. Ces termes comprennent
généralement des éléments tels que les prix, les quantités, les délais de livraison, les exigences en
matière de qualité, les conditions de paiement, les clauses de résiliation, les responsabilités en
matière de conformité, etc. Les contrats doivent être clairs, complets et équitables pour toutes les
parties concernées.
▪ Accords-cadres : Les accords-cadres sont des contrats pluriannuels conclus entre une
entreprise et un fournisseur pour établir les conditions générales qui régiront les transactions
futures. Contrairement aux contrats individuels qui couvrent des commandes spécifiques, les
accords-cadres établissent les conditions générales qui s'appliqueront à l'ensemble des commandes
passées pendant une période déterminée. Cela permet d'assurer une certaine stabilité et prévisibilité
dans la relation fournisseur-acheteur.
Il est important de souligner les avantages des contrats et accords-cadres dans le domaine de
gestion des relations fournisseurs :
Ainsi, elle revête comme avantages ce qui suit : ces instruments juridiques offrent plusieurs
avantages, notamment la réduction des incertitudes, la clarification des attentes mutuelles, la
protection des droits et des obligations de chaque partie, et la possibilité de négocier des conditions
plus favorables en raison de l'engagement à long terme.
▪ Gestion des contrats et accords-cadres : Une gestion efficace de ces contrats implique
un suivi rigoureux pour s'assurer que les conditions sont respectées, que les performances des
fournisseurs sont évaluées conformément aux termes convenus, et que les éventuelles
modifications ou renouvellements sont traités de manière proactive. L’usage des systèmes
d’information serait pertinent pour assurer une bonne gestion des contrats et accords-
cadres.
▪ Renégociation et amélioration continue : Les contrats et accords-cadres ne sont pas figés.
Ils peuvent être adaptés et améliorés au fil du temps pour refléter l'évolution des besoins de
l'entreprise et les changements dans l'environnement commercial. La communication ouverte et la
volonté de négocier de manière équitable sont des éléments clés pour maintenir des relations
fournisseurs solides.
Les contrats et accords-cadres sont des outils essentiels pour encadrer les relations fournisseurs et
assurer des transactions commerciales harmonieuses, transparentes et mutuellement avantageuses.
Une gestion diligente de ces instruments est fondamentale pour garantir le bon fonctionnement de
la chaîne d'approvisionnement.
Les contrats et accords-cadres impliquent des aspects juridiques importants, tels que la formation
du contrat, l'identification des parties contractantes, les obligations et responsabilités, les
conditions de paiement, les clauses de résiliation et de litiges, etc. Il est crucial que ces aspects
soient bien définis pour éviter les malentendus et les conflits potentiels.
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Les contrats et accords-cadres doivent être en conformité avec les lois et réglementations en
vigueur, notamment en ce qui concerne la protection des consommateurs, la concurrence loyale,
la propriété intellectuelle, la fiscalité, etc. La conformité aux normes éthiques et
environnementales peut également être un aspect important dans les relations fournisseurs.
B : Gestion des litiges et des performances des fournisseurs : Cette partie du cours
examinera la manière de gérer les litiges éventuels avec les fournisseurs, les mesures de
performance et les systèmes de feedback pour évaluer la qualité des services fournisseurs.
La gestion des litiges et des performances des fournisseurs implique de collecter, d'analyser et
de gérer des données liées aux fournisseurs et aux litiges potentiels ou actuels. Un système
d'information adapté peut aider à automatiser ce processus, en enregistrant les performances des
fournisseurs, en suivant les litiges et en facilitant la communication entre les différentes parties
prenantes. Il peut également fournir des analyses pour identifier les tendances et les domaines
d'amélioration. En utilisant un système d'information, les entreprises peuvent rationaliser et
améliorer leur gestion des litiges et des performances des fournisseurs.
A ce stade nous pouvons également renchérir avec les 4 paramètres sur quoi reposent la gestion
des fournisseurs :
En résumé, une gestion efficace des litiges et des performances des fournisseurs repose sur la
collecte de données précises, l'évaluation des performances et une communication transparente.
Les entreprises peuvent bénéficier de l'utilisation de systèmes d'information spécifiquement
conçus pour suivre et gérer ces aspects clés de la relation avec les fournisseurs.
L'évaluation des performances des fournisseurs est une pratique essentielle pour garantir la qualité
des produits et des services fournis à une entreprise. Nous pouvons faire un point d’orgue sur ce
processus crucial :
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Élément 1. Critères d'évaluation : Les entreprises utilisent souvent une série de critères pour
évaluer les performances de leurs fournisseurs, tels que la qualité des produits, la conformité aux
normes, les délais de livraison, les niveaux de service, la réactivité du service client, les coûts, etc.
Élément 2. Mesure des performances : Pour évaluer objectivement les fournisseurs, il est important
de mesurer leurs performances en fonction des critères définis. Cela peut se faire à l'aide
d'indicateurs clés de performance (KPI) ou d'autres méthodes de mesure adaptées à chaque critère.
Élément 3. Évaluation continue : Une évaluation régulière des performances des fournisseurs
permet d'identifier les domaines de force et de faiblesse, et donne l'occasion d'apporter des
améliorations continues. Cela peut contribuer à renforcer la relation avec les fournisseurs et à
optimiser la chaîne d'approvisionnement.
En conclusion, l'évaluation des performances des fournisseurs repose sur l'utilisation de critères
spécifiques, la mesure objective des performances, une évaluation continue et un retour
d'information constructif. Cela permet aux entreprises de maintenir des relations solides avec leurs
fournisseurs et d'assurer la qualité constante des produits et des services.
Il n’est pas rare, surtout dans les petites et moyennes entreprises, que l’on fasse un amalgame entre
la fonction « Achats » et la fonction « approvisionnement ». Bien que ces deux fonctions partagent
un but unique qui est celui de satisfaire les besoins en matières, consommables, équipements...
exprimés pour l’exploitation de l’entreprise, leurs missions respectives ne sont pas absolument les
mêmes.
L’étroite collaboration entre ces fonctions, la fine frontière qui les départage suffisent-ils pour
penser qu’Achats et Approvisionnement sont deux fonctions substituables ?
La fonction achats joue un rôle d'interface dans l'entreprise avec les fournisseurs externes et est en
charge de :
▪ Recevoir les besoins exprimés par les services de production, commerciaux et/ou
généraux ;
▪ Consulter et sélectionner les fournisseurs ;
▪ Négocier avec ces derniers les meilleures conditions commerciales à travers l’étude des
offres et la mise en place de contrats (prix, délais, conditions de paiement...) ;
▪ Assurer le suivi des commandes jusqu’à la livraison au lieu convenu, en quantité
exprimée et dans la qualité définie dans le cahier des charges.
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La fonction approvisionnement a pour rôle organiser, planifier et contrôler l'ensemble des stocks
appartenant à l'entreprise. Les approvisionnements fait donc référence à la gestion de stock
(voir le chapitre 4. Gestion des opérations logistiques). Son objectif principal est l'établissement
d'un équilibre entre la qualité de service et les coûts de possession de stock. Elle agit de ce fait
principalement sur :
Les fonctions « Achats » et « Approvisionnement » n'ont souvent pas été dissociées car elles
travaillent conjointement dans l'évaluation des fournisseurs, le traitement des litiges, la
détermination et le choix du réseau logistique (conditions de mise à disposi2on des produits) et le
choix des moyens de transport. Il ressort cependant de cette analyse que leurs missions respectives
sont totalement différentes. Il convient donc de les apprécier dans une logique de complémentarité́́ .
La stratégie peut être définie comme le choix d’un ensemble d’options fondamentales dans le but
d’atteindre des objectifs fixés à l’avance. Par suite et par extension, c'est l'élaboration d'une
politique, définie en fonction de ses forces et de ses faiblesses, compte tenu des menaces et des
opportunités.
Pour ce faire, la réalisation du processus d'approvisionnement permet de définir des scénarios types
qui seront mis en application selon la nature des opérations et suivant un ordre précis. Deux sujets
particuliers caractérisent les activités d’achat et d’approvisionnement :
▪ Types d’achats : Il s’agit de définir les types d’achat pour mieux établir la portée des
activités en termes d’opérations, de coûts et de retomber sur la performance de gestion.
▪ Modèles ou types d’approvisionnement : Il s’agit de définir sur quelles bases
(fréquence, moment) seront déclenché les commandes et en quelle quantité. (On
appliquera donc conjointement, selon la nature des produits stockés, selon la demande et
la vitesse de consommation de ces derniers, différents modèles appropriés.).
total. Dans la même logique, nous présentons ci-après différentes stratégies d’approvisionnements
: l’approvisionnement standard, le transfert physique, la consignation, la sous-traitance, et les
services externes.
A : L’approvisionnement standard
Il s’agit de la stratégie classique. Tous les besoins internes sont exprimés dans des demandes
d’achats. Ces dernières arrivent au service achats. Le service achats contacte des fournisseurs
externes et envoie des appels d’offres. Après étude des offres et sélection des fournisseurs, les
demandes d’achats sont converties en commandes d’achats. On attend ensuite la livraison des
marchandises à la date et au lieu convenus.
B : Le transfert physique
Les besoins internes sont orientés vers un magasin de l’entreprise. Le magasin principal
approvisionne les magasins secondaires, les ateliers ou les bureaux. Ce flux interne de marchandise
d’une entité à une autre de l’entreprise s’appelle « flux de transfert ». En effet, le mouvement de
stock ne provoque en retour aucune facturation. Les stocks sont transférés avec leur valeur.
C : La consignation
D : La sous-traitance.
Il s’agit de confier à une tierce partie l’exécution d’une prestation, ou la fabrication de matières ou
de composants que l’on ne souhaite ne pas produire soit même. La sous-traitance est une stratégie
d’approvisionnement avec des caractéristiques particulières qui la différencie de
l’approvisionnement de services externe. Dans une commande, chaque poste de sous-traitance est
rattaché à un ou plusieurs sous-postes qui contiennent les matières ou les composants requis par le
sous-traitant pour effectuer sa tâche.
Ces matières ou composants engendrent une consommation des stocks de l’entreprise. Une fois
la commande d’achat confirmée, on effectue au niveau du magasin une opération de sortie
marchandises à destination du sous-traitant.
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Nous pouvons voir dans la figure ci-dessous un cadrant expliquant les conditions aux recourt à la
sous-traitance (le faire-faire) :
Dans une commande de services externes, chaque poste comprend un cahier des charges qui
détaille les prestations du fournisseur. Le cahier des charges peut inclure des postes qui
représentent des services (fiches services), des activités, mais également des articles (fiches
articles).
▪ Les « services planifiés ». Ce sont des services dont la nature et l’étendue sont connues au
moment de la passation de commande. Ils sont enregistrés avec une description, une quantité et
un prix. Dans le cahier de charge, il est possible d’autoriser le dépassement (en pourcentage) de
la quantité initiale, mais aussi la modification du prix contractuel.
▪ Les « services non planifiés ». Ils ne comportent aucune description. Il s’agit des activités
ou travaux qui ne peuvent pas être spécifiés en détail parce que leur nature et leur étendue précises
ne sont pas encore connues, ou encore les services que vous ne souhaitez pas planifier - pour
quelque raison que ce soit. Pour avoir un contrôle sur les dépenses engendrées, des valeurs limites
sont indiquées à la place des lignes de service. Les services peuvent alors être exécutés jusqu'à une
valeur ne dépassant pas ces valeurs limites.
Nous pouvons en trois groupes : e-soursing, e-procurement et e-tendering sont des stratégies
d’approvisionnement qui intègrent l’utilisation de l’internet.
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Travail 1 : s’assurer que les étudiants ont mieux appréhendé la distinction entre les achats et les
approvisionnements, Pouvoir également mieux se représenter les importances de chacune de ces
deux fonctions.
Travail 2 : s’assurer que les étudiants ont maitriser la procédure d’achat et la sélection des
fournisseurs.
Travail 3 : s’assurer que les étudiants maitrise l’élaboration des DAO et la procédure de
passation de marché public en RDC.
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L’ensemble de ces prévisions doivent être compatibles entre elles. En effet, la cohérence globale
du PIC doit être assurée, sinon il faut en changer. Un PIC est donc la déclinaison logique du Plan
stratégique de l’entreprise, le Plan commercial ainsi que le Plan de la production :
▪ Plan stratégique : Le plan stratégique peut fixer une série d’objectifs financiers (taux de
marge, dividendes aux actionnaires...), un objectif de vente (chiffre d’affaires), un objectif
environnemental (réduction des émissions de CO2, etc.
▪ Plan commercial : Le plan commercial traduit les objectifs du plan stratégique par famille
de produits/activités. Il s’appuie sur les outils des prévisions, du cycle de vie des produits,
et d’analyse Marges/Volumes de ventes.
▪ Plan de production : Le plan de production décline les objectifs du plan commercial par
famille de produits/activités.
Dans la validation du PIC, chaque étape doit être validée selon ce que préconise la précédente
avant de passer à la suivante ; s’il n’est pas possible de valider une étape de cette manière, l’étape
précédente doit être reprise. A chaque étape l’état des stocks (industrie) et des prévisions de
demande ou un carnet de commandes sont intégrés au plan. Ci-dessous la figure nous montre un
aperçu sur le PIC :
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stocks et aux réceptions planifiées, permettent de déterminer les besoins nets pour les produits finis
et leurs composants, à partir de la nomenclature de chaque produit.
Dans cette logique, le Programme Directeur de Production (PDP) :
▪ Décompose les données agrégées (familles de produits) du PIC (Plan Industriel et
Commercial) en référence finales individuelles ;
▪ Planifie sur un horizon plus court avec des sous-périodes plus fines la demande réelle et
donc la production de chaque produit fini ;
▪ Révèle l’état des stocks disponibles par produit fini et leur évolution sur l’horizon de
planification ;
▪ Déclenche le processus de calcul des besoins nets en références finales, puis en composants
et matières.
Les données du PDP sont généralement plus réalistes que celle du PIC car elles ne sont plus
uniquement basées sur des prévisions. Au moment de son élaboration, de nombreuses commandes
fermes sont déjà enregistrées. Ce qui diminue les incertitudes dans le planning.
En outre, les stocks sont utilisés comme élément régulateur de l’ensemble du processus de
production. La production en effet dans le contexte d’un PDP se fait par flux tendue. Bien que la
fabrication d’une unité soit déclenchée par une demande préalable (production par flux tiré), on
garde un minimum de stocks et d'en-cours le long de la chaîne de fabrication pour réguler et
équilibrer l’utilisation des ressources de production ; d’où la notion de flux tendue.
Compte tenu de différentes contraintes réelles de production (Capacité limité, ressources
insuffisantes, horaires de travail fixes, évènements aléatoires…), la gestion d’un Programme
Directeur de Production se résume à trouver des réponses aux questions qui suivantes :
Pour une période donnée :
▪ Quelle sera la demande réelle à satisfaire,
▪ De quelle quantité de stocks devra-t-on disposer en début de période ?
▪ Quelle quantité de produits devra-t-on fabriquer durant cette période ?
▪ Quelle quantité de stock devra-t-on disposer en fin de période ?
▪ Quelle charge de travail ne seront nous pas capables de supporter ? (externalisation).
Avec un système de production à capacité finie (capacité limitée des ressources de production), la
gestion des stocks des composants et matières occupe une place importante dans le pilotage du
PDP. Les délais de livraison exigés par la clientèle étant généralement courts, on organise le
processus de manière à avoir toujours une certaine quantité de stock en début de chaque période.
Les besoins nets du PDP ont de ce fait deux principales fonctions :
1. Satisfaire toute les commandes fermes (soit par le stock disponible, soit en lançant un
ordre de fabrication si le stock est insuffisant) ;
2. Combler les stocks de manière les ramener au niveau prévu pour le début la période
suivante (rôle régulateur des stocks).
B.1 : L’usage d’un PDP :
Le Programme directeur de production est exploité par une équipe pluridisciplinaire de l’entreprise
composée des responsables commerciaux, logistiques, financiers, techniques, administratifs,
juridiques et des responsables de la production :
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▪ Pour la Direction générale, le PDP permet d’obtenir la demande prévisionnelle par ligne
de produit, et de prévoir ainsi une meilleure organisation des ressources de production ;
▪ Pour la Direction financière, le PDP fournit diverses informations (évolution des stocks,
évolution des coûts de mains d’œuvre, évolution des autres éléments de coût de
production …). Elle peut par la suite établir un plan de financement, de trésorerie et
d’investissement ;
▪ Pour la Direction commerciale, l’évolution des stocks de produits finis par période est une
information primordiale. Elle permet d’établir un plan de distribution, de proposer de
meilleurs délais de livraison aux clients, et aussi d’assoir une image fiable de l’entreprise
auprès de ces derniers ;
▪ Pour la Direction technique, le PDP permet de faire le calcul des besoins en composants.
Des informations qui sont par la suite utilisées pour la planification des
approvisionnements, de la production et là l’équilibrage des ressources de production.
▪ Pour la Direction des ressources humaines, le PDP aide à établir un planning des besoins
en main d’œuvre, la nature des contrats à préparer, suivi des recrutements et formations.
B.2 : Schéma d'élaboration du PDP :
L’élaboration du PDP se fait suivant une démarche assez simple. D’abord, on sélectionne une
famille de produit pour laquelle le PDP sera effectué. On s’oriente ensuite vers le PIC auparavant
élaboré pour ladite famille de produits. Les données recueillies du PIC sont décomposées en
références finales, sur un plan ayant des sous-périodes plus détaillées et un horizon de planification
plus court. Enfin on évalue les besoins nets (quantités à produire) en planifiant en même temps les
niveaux de stocks initiaux et finaux pour chaque période du plan.
Ci-après, un exemple d’élaboration du PDP dans une entreprise de fabrication de produits
agroalimentaires :
Données sur les produits (références fabriquées)
- Famille de produits : produits laitiers
- Référence finales concernées : Lait en poudre sucré ; lait en poudre non sucré
Données du PIC (Plan Industriel et Commercial)
- Période de planification du PIC : le mois
- Horizon de planification du PIC : 12 mois
Produits laitiers Jan. Fév. Mar. Avr. Mai. Jun. Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Prévisions demande 400 426 394 325 398 421 483 462 397 450 471 399
Tableau 2.1. Données du PIC
Dans cet exemple, la famille de produits considérée dans le PIC, Plan Industriel et Commercial
comporte 2 références finales : Lait en poudre sucré et lait en poudre non sucré. Les prévisions de
consommation affichées par le plan sont présentées sur une période mensuelle et l’horizon de
planification est d’un an.
Données brutes du PDP
- Sous-période de planification du PDP : 1 semaine
- Horizon de planification du PDP : 8 semaines
La première étape de réalisation du PDP consiste d’abord à décomposer la demande prévisionnelle
du PIC par référence finale. A la différence du PIC, les données du PDP sont découpées en sous-
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périodes plus fines (semaines). D’autre part, l’horizon de planification correspond ici à deux mois.
En reprenant l’exemple du début pour les mois de Mars et Avril, on obtient le résultat suivant :
Demande hebdomadaire Sem.1 Sem.2 Sem.3 Sem.4 Sem.5 Sem.6 Sem.7 Sem.8
Lait en poudre sucré
Lait en poudre non sucré
Tableau 2.2. PDP
NB : La somme des demandes prévisionnelles des sous-périodes (ex : sem. 1 à 4) n’est pas
forcément égale à celle de la période correspondante du PIC (mois de Mars). Cependant, ces
dernières sont proches. La raison est la suivante.
Dans la pratique, les besoins bruts exprimés dans le PDP sont composés en grande majorité par
les commandes fermes déjà enregistrées pour chaque période. La part des données prévisionnelle
à ce niveau est donc relativement faible. Elles viennent en fait lisser les variations cycliques,
saisonnières ou conjoncturelles de la demande.
Élaboration du Programme de Production :
En prenant exemple sur un des deux produits finis fabriqués, le programme directeur de production
se présentera tel qu’il suit :
Lait en poudre sucré Sem.1 Sem.2 Sem.3 Sem.4 Sem.5 Sem.6 Sem.7 Sem.8
Demande brute du PDP
Stock initial
Production (Besoins nets)
Stock final
Tableau 2.3. PDP et Besoin net
Considérant ces besoins nets du PDP, la tâche du planificateur consistera à lancer la production
pour satisfaire les besoins nets de chaque période.
En résumé, Le PDP, Programme Directeur de Production sert pour chaque référence finale à :
- Déterminer les besoins bruts et les dates réelles de ces différents besoins sur l’horizon de
planification ;
- Calculer les besoins nets. C'est-à-dire les quantités réelles de produits finis à fabriquer si
les stocks disponibles ne permettent pas de couvrir entièrement les besoins bruts ;
- Équilibrer les stocks sur la base de données de planification (stock mini, maxi, délais, stock
de sécurité, stratégie de calcul des lots de commande …) ;
- Équilibrer les charges par l’entremise du MRP, Manufacturing Ressource planning et sur
la base des gammes opératoires.
Des informations complémentaires sont fournies dans l’article : PDP, Programme Directeur de
Production.
B.3 : Avantages et limites du PDP
Le PDP facilite le contrôle et la planification globale des ressources de production. Il permet de
piloter non seulement les quantités de références finales, mais aussi l’ensemble des composants
entrant dans la fabrication. Ce sont les données du PDP qui alimentent le système MRP. Ce dernier
ensuite, associé aux gammes d’opération et aux nomenclatures des produits réalise le calcul des
besoins en matières et en capacité.
Lorsque le nombre de références finales est élevé et varié, où alors les structures de nomenclature
des produits très touffues, il devient difficile de limiter l’utilisation du PDP au pilotage des
quantités des références finales. La solution appliquée dans ce cas est la suivante :
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précise le coefficient d’emploi, le nombre de chaque composant qu’il faut utiliser dans le composé
l’utilisant.
Exemple :
Question 1 : Article manufacturé : Table en bois
Composés :
- Plateau de table
- Pieds de table
Composants du plateau de table :
- Planche en bois
- Vis de fixation
Composants des pieds de table :
- Morceaux de bois pour les jambes
- Équerres métalliques
Réponse:
La structure arborescente de la table en bois est représentée par :
- Table en bois
-- Plateau de table
--- Planche en bois
--- Vis de fixation
-- Pieds de table
--- Morceaux de bois pour les jambes
--- Équerres métalliques
Question 2 : Liste détaillée des composants d'un ordinateur portable
Article manufacturé : Ordinateur portable
Composés:
- Écran
- Clavier
- Batterie
Composants de l'écran:
- Écran LCD
- Circuit imprimé
Composants du clavier:
- Touches en plastique
- Circuit flexible
Composants de la batterie:
- Cellules lithium-ion
- Boîtier en plastique
Réponse :
La liste détaillée des composants de l'ordinateur portable est:
- Ordinateur portable
-- Écran
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Des applications contenues dans le système d’information utilisent les données de ces tables pour
effectuer le calcul des besoins net, le calcul des charges, le lancement automatique des ordres
(demande d’achat, ordre de fabrication, ordre d’approvisionnement...).
MRP est une approche globale qui utilise toutes les informations disponibles, que ces informations
concernent la conception, la fabrication, le marketing ou la finance, qui part et remonte jusqu'au
niveau stratégique de la prise de décisions avec pour objectif d’optimiser la planification,
l’exécution et le contrôle d’une activité́́ productive (pilotage). Voici ci-dessous une figure qui
illustre mieux l’usage des informations :
Pour optimiser la production à l’aide du MRP, le système d’information MRP doit être
régulièrement enrichi et mis à jour :
▪ Les données prévisionnelles des ventes ou de la demande en références finales nécessitent
d’être fiables. De nombreuses entreprises réduisent continuellement l’importance des
prévisions dans le PDP à la faveur des commandes fermes. Une méthode qui s’avère bien
efficace pour limiter les risques de surproduction ;
▪ La gestion des nomenclatures nécessite d’être rigoureuse (tenue à jour des composants et
des coefficients qui indiquent les quantités de chaque composant dans l’article composé).
L’omission d’un composant dans l’arborescence du produit finis ou l’introduction d’un
coefficient faux dans le fichier des nomenclatures fausse les résultats du calcul des besoins
nets et peut provoquer des ruptures de stocks, des retards ;
▪ La tenue des stocks nécessite d’être stricte. La qualité et les quantités des matières et
composants stockés sont régulièrement contrôlés grâce à l’exécution des inventaires. Les
rebus, les composants avariés, les articles défectueux sont retirés des stocks. Ainsi, le
système est exposé à moins de risque d’erreurs ;
▪ Les gammes d’opérations doivent être justes. Pour assurer une meilleure gestion du
processus de fabrication et des temps opératoires, les gammes sont régulièrement
actualisées en fonction des changements technologiques. Les gammes mal renseignées
faussent le calcul des besoins en main d’œuvre et en capacité de production ;
▪ Les données contenues dans les fiches articles doivent êtres justes et régulièrement ajustées
en fonction de l’évolution de la demande. Il s’agit principalement des données de
planification (stock mini, maxi, délais, stock de sécurité, stratégie de calcul des lots de
commande …). Si elles restent statiques, elles peuvent être à l’origine des stocks inutiles
en cas de ralentissement de la production ou des ruptures de stocks en cas de
d’accroissement de la demande en références finales.
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Au regard de ce qui précède, voici la logique du MRP dans le processus de planification (partant
du PIC, du PDP et du PdC dans la figure ci-dessous :
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données de base utilisées par le système d’information du MRP expose l’ensemble de la fonction
production à un grand nombre de défaillances probables.
Les MRP est un système complexe qui fonctionne mieux pour des nomenclatures stables. Il
s’adapte peux aux produits trop personnalisés. Dans ce dernier cas, le calcul des besoins ne se fait
pas uniquement sur la base de la nomenclature des références finales. Cela demanderait à chaque
fois de reproduire une nomenclature pour chaque demande faite sur mesure.
Sur le plan du pilotage des ressources de production, notamment lorsqu’il s’agit d’équilibrer les
charges, le MRP2 ne tient pas compte des contraintes réelles de temps et de capacité des ressources
de production.
3.6.4. La méthode MRP et le concept du Juste A Temps
L’observation des flux de matières durant le processus de fabrication montre que le MRP se
rapproche d’un système de production par « flux tendus ». C'est-à-dire que la fabrication des
composants est déclenchée par l’existence de besoins bruts provenant du PDP. L’objectif
d’optimisation lors de la planification des besoins en composants par la méthode MRP est de lancer
les ordres (fabrication, commandes) pour que la livraison soit faite Juste à temps (JIT). Pour cela,
on tient compte du délai de fabrication ou d’approvisionnement.
Si dans l’ensemble, les objectifs de la méthode MRP et ceux du juste à temps se confondent
(réduction des coûts logistiques de fabrication, réduction des stocks, limitation du gaspillage…),
la différence fondamentale qui existe entre les deux approches se situe à leur niveau d’intervention
dans la fonction production. Le juste à temps s’utilise dans le pilotage des flux entre ateliers de
fabrication. La fabrication d’une pièce est lancée pour satisfaire un besoin déjà existant. Or, dans
la logique du MRP, le fait même que les données prévisionnelles de vente soient introduites dans
le PDP montre que les ordres lancés, bien que prenant en compte les délais d’obtention, sont
destinés à satisfaire des besoins futurs. Ils sont planifiés et non pas fermes. La notion de stockage
fait donc partie intégrante de la méthode MRP. Ce qui, lorsqu’on se rapproche de la gestion des
flux au niveau des ateliers, assimile le MRP à une méthode de gestion par « flux poussé ».
3.6.5. Le MRP, précurseur des progiciels intégrés ERP
Le concept du MRP, Material Requirements Planning, né dans les années soixante a connu une
forte évolution au fil des années. Au départ, ce fut une méthode limitée exclusivement au calcul
des besoins nets et à l’approvisionnement des matières et composants. Dans les années soixante et
dix, on lui associe la gestion des capacités de production (calcul des charges). On parle alors de
MRP1. Progressivement, et avec l’évolution technologique, le MRP1 s’étend à la gestion d’autres
ressources de production (les machines, la main d’œuvre, les stocks, le calcul des coûts…). Il
devient par la suite un véritable outil de calcul des besoins nets en composants et en capacité des
ressources de production. Cette nouvelle évolution lui valut le nom de MRP2 (Manufacturing
Resources Planning).
Malgré cela, la déconnexion entre le système de production, le système d’approvisionnement et le
système de distribution reste présente. Le MRP2 révèle rapidement une limite fondamentale : c’est
un système de planification qui évalue efficacement l’ensemble des besoins, mais ne tient
malheureusement pas compte des diverses contraintes réelles de production (heures de travail,
capacité nominale des ressources de production, règles de priorité…)
Sur le plan technologique, se développa alors l’idée de mettre sur le marché une nouvelle famille
d’application capable d’intégrer l’ensemble des ressources d’approvisionnement, de production et
de distribution ; mais aussi de respecter un certain nombre de contraintes liées à l’activité de
fabrication. Ces applications auraient ainsi la particularité d’intégrer différentes méthodes de
pilotage des flux logistiques (MRP, Juste à temps, Kanban, la méthode OPT…) ; elles
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permettraient enfin d’avoir une vision globale des stocks de l’entreprise. Cette nouvelle génération
de logiciel est de nos jours connue sous le nom ERP (Enterprise Ressources Planning).
3.7. Pilotage de production
Deux approches complémentaires coexistent :
1. Anticiper la demande, à l’aide de prévisions, et décider quand et combien produire avec
comme objectif d’optimiser par anticipation l’utilisation de la capacité et la gestion des
stocks. Approche MRP II (Manufacturing Ressources Planning) dans laquelle les flux sont
des Flux Poussés.
2. Gérer et stabiliser la demande, d’une part, travailler sur la réactivité́́ et la flexibilité́́ de la
capacité de production d’autre part pour pouvoir produire essentiellement en réponse à
l’évolution de la demande réelle et réduire les volumes de stocks nécessaires. Approche
Juste-à-temps & Lean Manufacturing dans laquelle les flux sont des Flux Tirés.
En pratique, les entreprises combinent ces deux approches.
Pour un cycle de production de plusieurs semaines :
▪ La partie en amont du cycle est faite par anticipation sur la base de prévisions.
▪ La partie en aval est faite le plus possible en fonction de la demande réelle.
▪ Les flux s’articulent autour du point de découplage, qui est un stock d’intrants résultant
d’un flux amont, constitué sur la base de prévision de ventes, permettant d’alimenter un
flux aval, qui lui circule lorsqu’une demande réelle est exprimée.
Ci-dessous voici une représentation du principe de pilotage de la production :
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▪ Planification des différentes opérations à réaliser sur la période déterminée ; des moyens
matériels et humains à mettre en œuvre pour réaliser le projet…
▪ Exécution, c’est-à-dire mise en œuvre des différentes opérations prédéfinies et suivi de
celles-ci.
▪ Contrôle par comparaison de la planification et de la réalisation ; calcul d’écarts et analyse
de ceux-ci, ce qui peut entraîner certaines modifications dans la réalisation du projet.
Pour assurer correctement la réalisation de ces fonctions, il est nécessaire de :
1. définir de manière très précise le projet ;
2. définir ensuite un responsable du projet auquel on rendra compte de l’avancement du
projet et qui prendra les décisions importantes ;
3. analyser le projet par grands groupes d’opérations à réaliser pour avoir une idée
relativement précise de son étendue et de toutes ses ramifications ;
4. détailler les différents groupes d’opérations et préciser leur enchaînement et leur
durée ;
5. rechercher les coûts correspondants, ce qui peut remettre en cause certains éléments
du projet qu’on va être amené à modifier ;
6. effectuer des contrôles périodiques pour vérifier que le système ne dérive pas et
prendre les mesures qui s’imposent.
Pour chaque projet, il faut déterminer le programme optimal d'utilisation des moyens de
conception-fabrication pour satisfaire au mieux les besoins des clients. Il faut optimiser
l'utilisation des ressources humaines et matérielles tout en respectant les délais. Pour établir ce
programme, il faut tenir compte des contraintes liées à la politique de production de l'entreprise
:
▪ la minimisation de tous les types de stocks ;
▪ la minimisation des coûts ;
▪ la diminution des délais de fabrication ;
▪ la qualité des produits ;
▪ le plein emploi des ressources…
Certains éléments sont contradictoires ; il faudra savoir arbitrer et prendre les bonnes décisions.
A : La méthode Gantt
C’est une méthode fort ancienne puisqu’elle date de 1918 et pourtant encore très répandue mais
sous des formes et sur des applications résolument modernes.
Elle consiste à déterminer la meilleure manière de positionner les différentes tâches d’un projet
à exécuter, sur une période déterminée, en fonction :
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Tâches à réaliser
Tâche A : durée 3 jours
Tâche B : durée 6 jours
Tâche C : durée 4 jours
Tâche D : durée 7 jours
Tâche E : durée 5 jours
On définit une barre horizontale pour chaque tâche, la longueur de celle-ci correspondant à la durée
de la tâche. La situation de la barre sur le graphique est fonction des liens entre les différentes
tâches. La figure ci-dessous illustre le diagramme de Gantt correspondant à l’exemple précèdent.
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On commence le plus tôt possible les tâches qui ne sont précédées d’aucune autre. On
représente ensuite les tâches ayant pour antérieures les tâches déjà représentées, et ainsi de
suite...On parle alors de jalonnement au plus tôt. Cette situation conduit à créer des stocks et ne
correspond donc pas à un système juste-à-temps. Nous y reviendrons ci-dessous.
Pour définir les liens existants entre les différentes tâches d’un projet, on dispose de plusieurs
possibilités :
▪ Priorité à la fabrication du produit le plus proche en date de livraison pour respecter les
délais.
▪ Première commande confirmée, première commande exécutée pour éviter la production
inutile. Cependant, cela peut créer des stocks et ne pas répondre à la demande selon le
délai.
▪ Priorité à l’opération la plus courte pour gérer les urgences et intercaler des opérations
urgentes sans perturber les opérations programmées.
▪ Priorité́́ à la tâche ayant la plus petite marge.
Ratio critique = temps restant jusqu’à la livraison / somme des temps des opérations
restant à effectuer.
Cette situation prend elle aussi en compte à la fois le délai de livraison et le temps de
fabrication.
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Exemple 1 :
La société G. Duval a, parmi ses différentes activités, une activité de conception-fabrication de
scooter des neiges. Pour répondre aux évolutions du marché, elle vient de concevoir un nouveau
modèle de scooter qu’elle compte mettre en vente au cours du prochain hiver. Avant de lancer
en fabrication le nouveau modèle, elle se propose de réaliser un prototype. La fabrication de
celui-ci nécessite les opérations mentionnées sur la figure 2.10.
ci-dessous.
Tableau des antériorités, exemple du scooter
En fait, on voudrait surtout que la réalisation du prototype soit terminée le 10 octobre au soir.
On va effectuer un jalonnement au plus tard pour savoir quand il convient de démarrer les
différentes opérations pour que le projet se termine le 10 octobre au soir.
▪ on commence par positionner le plus tard possible la ou les tâches qui n’ont pas de
successeurs, dans notre exemple, G ;
▪ on positionne le plus tard possible la ou les tâches qui ont pour successeurs celles qu’on
vient de représenter, dans notre exemple, D et F ;
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et ainsi de suite jusqu’aux tâches qui n’ont pas d’antérieures. Dans notre exemple, à la suite de D et F, on
représentera les tâches qui les ont pour successeurs, soit C, puis on représentera E, B et H, et enfin A. Au
niveau graphique, cela se représente comme indiqué sur la figure 2.11.
On peut remarquer qu’en jalonnant au plus tard, on a repoussé́́ le commencement des tâches le
plus tard possible ; on n’a plus de flottement, et donc plus de flexibilité́́ , ce qui impose un système
de production fiable, sinon on ne pourra jamais respecter les engagements.
A.5 : Conclusion
Tous ces éléments expliquent l’utilisation encore très actuelle du Gantt. Par ailleurs, on peut
constater que de nombreux et récents logiciels de type APS (Advanced Planning and Scheduling)
intègrent les principes des diagrammes Gantt. Toutefois, son utilisation devient difficile quand le
nombre de tâches ou de postes devient très important.
B : La méthode PERT
PERT est l’acronyme de Program and Evaluation Review Technique, « Technique d’élaboration
et de contrôle des projets » pourrait-on traduire en français.
La méthode PERT date de 1958 et vient des États-Unis où elle a été développée sous l’impulsion
de la marine américaine. Celle-ci a en effet créé à cette époque-là une force de frappe nucléaire
dont faisait partie un programme de missiles à longue portée POLARIS qui représentait :
▪ 250 fournisseurs ;
▪ 9 000 sous-traitants ;
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La méthode PERT s’attache surtout à mettre en évidence les liaisons qui existent entre les
différentes tâches d’un projet et à définir le chemin dit « critique », constitué de l’ensemble des
opérations critiques, c’est-à-dire des opérations sur lesquelles on ne peut pas prendre de retard sans
modifier la durée de réalisation du projet.
▪ le projet à réaliser ;
▪ les différentes opérations et les responsables de ces opérations ;
▪ les durées correspondantes ;
▪ les liens entre ces différentes opérations.
Pour présenter la méthode, choisissons un exemple tout à fait élémentaire qui ne serait jamais
traité dans la réalité́́ par la méthode PERT. Notre objectif est ici essentiellement pédagogique.
Supposons que nous souhaitions prendre une photographie avec un appareil à débrayage.
Opérations à réaliser
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Un PERT possède un seul sommet de début, un seul sommet de fin. On ne peut représenter une
opération que par une seule flèche.
Deux tâches A et B qui se succèdent immédiatement se représentent par des flèches qui se
suivent (figure 2.13).
Deux tâches simultanées (c’est-à-dire qui commencent en même temps) sont représentées
comme indiqué ci-dessous.
Pour les besoins de la représentation, on est parfois obligé de créer des tâches fictives X de durée
nulle. Ainsi, le graphe PERT de la figure 2.14. signifie que :
▪ A et B sont simultanées.
▪ C et D sont convergentes.
▪ A précède C.
▪ B précède D.
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Nous allons traiter un exemple concret et sa réalisation phase par phase à l’aide de la méthode
PERT. Reprenons l’exemple que nous avons traité avec la méthode Gantt et qui consistait à
réaliser un prototype de scooter des neiges dont les opérations à réaliser comportaient les
caractéristiques indiquées dans le tableau ci-dessous :
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Première étape
Pour construire le graphe, il faut tout d’abord déterminer la manière de positionner les différentes
opérations. Plusieurs méthodes permettent d’apporter une solution à ce problème. Nous parlerons
ici de la méthode des niveaux qui se développe à partir du tableau des antériorités :
On définit le niveau 1 comme étant l’ensemble des tâches n’ayant pas de tâches antérieures. On
barre dans le tableau des antériorités les tâches qui n’ont plus d’antériorités et on obtient le
niveau suivant, et ainsi de suite...
Les niveaux ainsi définis nous donnent la position des sommets de début des tâches
correspondantes.
En appliquant cette démarche à notre exemple, nous obtenons les tâches de niveau 1 : A, B et H.
Barrons-les dans le tableau des antériorités pour définir les tâches de niveau 2 (tableau ci-dessous).
La seule tâche n’en ayant pas d’antérieure est E ; elle est de niveau 2. Poursuivons en barrant la
tâche E
Troisième étape :
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On définit ainsi D comme tâche de niveau 4 et il reste de façon évidente G comme tâche de
niveau 5.
Étape 1 :
Étape 2 :
Elle consiste à numéroter les sommets. La numérotation se fait de gauche à droite dans la partie gauche
des sommets (figure 2.17).
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Étape 3 :
On travaille de gauche à droite en additionnant les durées des tâches les unes aux autres, en prenant la plus
grande valeur aux intersections. En effet, on ne peut pas démarrer une tâche tant que toutes les précédentes
ne sont pas terminées. On positionne les dates au plus tôt dans la partie supérieure droite des sommets
(figure 2.18).
Étape 5 :
On travaille de droite à gauche en soustrayant les durées des tâches les unes aux autres, à partir de la date
finale, et en prenant la plus petite valeur aux intersections (puisqu’on ne peut pas commencer une tâche
plus tard qu’au moment qui permet de réaliser le projet dans le délai défini). On positionne les dates au plus
tard dans la partie inférieure droite des sommets (figure 2.20).
Étape 5 :
(Flottement de la tâche i = date au plus tard de réalisation de la tâche i – date au plus tôt de réalisation de
la tâche i.)
Cela signifie qu’on peut se permettre de prendre 2 jours de retard sur la réalisation de la tâche B sans que
cela ne modifie la durée globale de réalisation du projet.
Étape 6 :
Il s’agit de la mise en évidence du chemin critique. Il passe par les tâches dites critiques (sans flottement),
qui sont celles pour lesquelles la date de réalisation au plus tôt est égale à la date de réalisation au plus tard.
Ce sont des tâches pour lesquelles un retard éventuel de réalisation entraînerait une augmentation
équivalente de la durée globale du projet.
On a dans notre exemple deux chemins critiques qui sont : A, E, C, D, G et, par ailleurs, H, C, D, G.
4. Conclusion
Nous avons décrit dans ce chapitre les deux méthodes d’aide à la gestion par projet : planning Gantt et
graphes PERT. Le PERT est une technique de gestion des projets utilisée en général pour des projets
importants en taille, coût et durée, alors que le Gantt est davantage utilisé pour des projets de moindre
importance et même de gestion quotidienne de l’atelier.
Toutes deux sont des outils de visualisation. Le PERT a un avantage par rapport au Gantt : il met clairement
en évidence les liens existants entre les différentes opérations. Cependant, contrairement au Gantt, un PERT
réalisé́́ manuellement rencontre rapidement des problèmes de conception en raison de sa complexité́́ de
construction.
Ces deux méthodes pourtant déjà̀ anciennes sont toujours d’actualité́́ grâce à leur intégration dans la plupart
des logiciels de gestion de production et de gestion par projet. L’intégration d’algorithmes sophistiqués,
laquelle serait ingérable à la main, rend les versions informatisées de ces méthodes d’une redoutable
efficacité́́ .
1. Analyse des processus : Effectuer une analyse détaillée des processus de fabrication
pour identifier les goulets d'étranglement, les gaspillages et les inefficacités.
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En optimisant les opérations de fabrication, les entreprises peuvent augmenter leur capacité de
production, réduire les coûts, améliorer la qualité des produits et répondre de manière plus agile
aux demandes du marché.
3.10. Contrôle qualité et gestion de la performance des opérations de production
La notion du contrôle qualité et gestion de la performance des opérations de production est un
élément clé abordé dans la gestion de la chaîne des approvisionnements. Il concerne les processus
de contrôle qualité et les mesures de performance dans le contexte des opérations de production.
3.10.1. Contrôle qualité
Le contrôle qualité vise à garantir que les produits ou services répondent aux normes spécifiées.
Dans le cadre de la gestion de la chaîne des approvisionnements, il est important d'assurer la qualité
des produits fabriqués. Nous énumérons ci-dessous quelques aspects clés du contrôle qualité :
▪ Normes de qualité : Définition des critères de qualité et des normes à atteindre, en se
basant sur les exigences des clients et les spécifications du produit.
▪ Inspections et tests : Réalisation d'inspections et de tests réguliers pour vérifier la
conformité des produits.
▪ Gestion des défauts : Identification, enregistrement et gestion des défauts et des non-
conformités afin de les rectifier et d'améliorer constamment la qualité.
▪ Gestion des fournisseurs : Assurer que les fournisseurs respectent les normes de qualité
et développer des relations de coopération pour garantir un approvisionnement de qualité.
▪ Amélioration continue : Adopter une approche d'amélioration continue pour optimiser les
processus de production, réduire les coûts, améliorer la qualité et augmenter l'efficacité
globale de la chaîne d'approvisionnement.
Le contrôle qualité et la gestion de la performance des opérations de production sont des éléments
essentiels pour assurer la qualité des produits fabriqués, optimiser les processus de production et
garantir la satisfaction des clients tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
3.11. Gestion de la maintenance
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A ce stade il est important de mettre en évidence les cinq aspects de la gestion de la maintenance
suivant :
1. Planification de la maintenance préventive : Il est essentiel de mettre en place un
calendrier de maintenance préventive pour les équipements critiques afin de réduire les
risques de pannes imprévues. Cela permet de planifier les arrêts de production de manière
proactive et de minimiser les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement.
2. Gestion des actifs : Il convient de suivre et de gérer l'état des actifs (machines,
équipements, infrastructures) tout au long de leur cycle de vie. Cela inclut la tenue à jour
de registres d'inventaire, la surveillance des performances, la planification des
remplacements et la prise de décisions éclairées sur la réparation ou le remplacement des
équipements.
3. Utilisation de la technologie : Les outils de gestion de la maintenance assistée par
ordinateur (GMAO) permettent de suivre les interventions de maintenance, de planifier les
activités, de gérer les pièces de rechange et d'optimiser les ressources. L'utilisation de
capteurs IoT (Internet des objets) peut également aider à surveiller en temps réel l'état des
actifs et à prévenir les pannes.
4. Collaboration avec les fournisseurs : Il est important de travailler en étroite collaboration
avec les fournisseurs d'équipements pour garantir une maintenance efficace. Cela peut
inclure la mise en place de contrats de maintenance, la formation des équipes techniques
et la mise en place de procédures de communication et de reporting.
5. Gestion des urgences : En cas de pannes imprévues, il est essentiel d'avoir des plans
d'intervention d'urgence en place pour minimiser les temps d'arrêt et les impacts sur la
chaîne d'approvisionnement. Cela peut inclure la disponibilité de pièces de rechange
critiques, la formation du personnel d'intervention d'urgence et la mise en place de
procédures de rétablissement rapide.
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