Les Regularisations D
Les Regularisations D
La démarche de clôture des comptes, bien qu’essentielle, ne s’apprend pas à l’école. Dans le cadre des études comptables,
on se concentre surtout sur les bases : enregistrer les opérations courantes, tenir les journaux, ou encore classer et analyser les
écritures comptables. On enseigne aussi, de manière théorique, certains travaux spécifiques de fin d’exercice, comme le calcul
des amortissements, la dépréciation des immobilisations des créances et des stocks des titres de placement, ou la constitution de
provisions pour risques et charges. Mais cette approche reste fragmentaire. Jamais il n’est question d’une méthode claire et
structurée pour organiser et exécuter la clôture des comptes dans un environnement professionnel complexe.
Il est très fréquent de considérer que la clôture annuelle est l’affaire de la comptabilité ou de la direction financière. C’est une
erreur ! En réalité, la comptabilité est alimentée par les différents départements situés en amont, avec leurs propres outils.
C’est donc l’ensemble de l’entreprise qui est concerné, quelle que soit sa taille.. L’implication de la Direction Générale pour
sensibiliser l’ensemble de l’entreprise aux enjeux de la clôture est donc essentielle.
Une réunion de préparation est souvent utile pour que les principaux acteurs puissent se rencontrer. Elle doit aboutir à
l’appropriation par chaque responsable de sa partie de la clôture annuelle des comptes de l’entreprise et au respect du calendrier
de clôture, leur expliquer les données nécessaires à la comptabilité, le format éventuel, le mode de transmission, et d’inventorier
les difficultés possibles. Le calendrier de clôture structuré permettra de suivre avec précision le taux d’avancement des
travaux..
L’un des plus grands challenges d’une clôture comptable réside dans le fait de réussir à rassembler toutes les pièces
justificatives nécessaires pour prouver à l’administration fiscale que tout est en ordre dans vos comptes. C’est pourquoi
il est crucial, avant de vous attaquer à la clôture d’un exercice, de lister toutes les pièces comptables que vous avez
besoin de récupérer. Il s’agit entre autres
Des factures de vente de biens ou de prestations de services
Des factures de dépenses et investissements réalisés au cours de la période
Les relevés et extraits des différents comptes bancaires ouverts au nom de l’entité
Des bordereaux de remise, des copies de chèques et des ordres de virement
Des pièces de caisses
Des contrats, conventions de prêts ou de prestation passés avec les tiers (banques, compagnie d’assurance, fournisseurs
de biens…)
Les bons de commandes et de livraison pour les factures non parvenues ou à établir, etc.
Apurer les comptes d’attente et autres comptes temporaires
solde des comptes d’attente
« Valeurs à l’encaissement » et « Virements internes ».
Le dossier de travail du bilan comptable
Le dossier de travail annuel peut contenir 10 intercalaires, chacun traitant un cycle particulier : la trésorerie, les achats, les
charges externes, les ventes, les stocks, les immobilisations, le personnel, l’État, les capitaux propres et les autres comptes.
Cycles Feuilles de travail Documents à insérer
1°) obtenir de la balance des comptes avant inventaire à partir de l’ensemble des comptes du grand livre ainsi que les balances
(ou relevés) des comptes clients et fournisseurs.
2°) Evaluation des éléments d’actif et des éléments de passif afin d’établir le livre d’inventaire.
En cours d’année, le comptable ou les services comptables enregistrent au fur et à mesure les événements survenus depuis le
début de l’exercice (les ventes, les achats, les règlements, les emprunts et leurs remboursement, la paie des salariés, …). Une fois
que ces opérations sont enregistrées, on est capable à une date donnée d’éditer une balance.
Cette balance est appelé balance avant inventaire parce qu’elle est incomplète. Elle comporte encore beaucoup d’insuffisances.
Par exemple, les biens que l’entreprise utilise perdent de la valeur avec le temps, on peut penser aux bâtiments,
aux machines qui se dégradent au fil des années, à certaines marchandises qui ont du mal à se vendre et de ce
fait perdent de la valeur, …
Toutes les charges et produits ne figurent pas sur cette première balance et certaines doivent être modifiées. Par
exemple, même si les stocks ont été inventoriés, la variation de ces stocks entre le début de l’année et la date
d’inventaire n’a pas encore été comptabilisée. On peut également penser au loyer qui est payé pour plusieurs
années. Le bon sens voudrait que cette charge soit modifiée pour impacter sur l’année uniquement la partie
correspondant à l’exercice.
Des risques nouveaux sont peut-être apparus: un litige avec un client, ou un salarié qui a porté plainte contre la
société. Il serait sans doute avisé de constituer une provision pour faire face à ce risque.
On voit clairement qu’une balance avant inventaire comporte des lacunes et qu’il faudrait faire une évaluation de chaque
élément du patrimoine de l’entreprise afin de faire comptabiliser les écarts que nous allons identifier entre la valeur
actuelle de l’actif ou du passif avec sa valeur comptable figurant sur la balance avant inventaire.
Pour le faire, nous avons besoin de passer à l’étape n°2. L’inventaire extra-comptable
Pour l’expliquer, nous allons nous référer à ce que dit l’article 42 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
financière, “A la clôture de chaque exercice, l’entité doit procéder au recensement et à l’évaluation de ses biens, créances et
dettes à leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.” L’inventaire extra-comptable comprend donc deux phases: une
phase dite de recensement et une autre phase dite d’évaluation. Le recensement peut être physique ou non.
L’inventaire physique est une opération extra –comptable qui consiste à recenser, compter, dénombrer, peser, mesurer les biens
qui existent physiquement et qui constituent la propriété de l’entreprise. L’inventaire physique a pour objectifs de :
– constater ce qui existe physiquement ;
– s’assurer de l’état physique des biens ;
– distinguer les biens appartenant à l’entreprise de ceux des tiers
– situer d’éventuels écarts entre les biens enregistrés par la comptabilité et ceux existant physiquement.
– D’autres éléments de l’actif ne peuvent pas être comptés physiquement et pourtant doivent être recensés. Par exemple,
pour le compte bancaire de la société, on peut demander à la banque de nous fournir un relevé de compte et de
répondre à une demande de confirmation de solde.
– Pour les créances clients, nous allons circulariser les clients et leur demander de signer une reconnaissance de solde.
Un inventaire des actifs actifs
: immobilisations,
, créances,
Circulariser les clients – application du principe de la loi de Pareto (20% des clients des clients représentant
80% des encours et/ou 80% du chiffre d’affaires)
Analyse des encours clients pour évaluer le risque client sur la base d’une balance âgée et d’un état évolutif du
chiffre d’affaires par clients
Evaluation des créances libellés en monnaie étrangère
Comptabilisation des produits à recevoir
’analyse de la trésorerie,
Rapprochements bancaires
Circularisations bancaires y compris la liste des pouvoirs
Rapprochement des inventaires physiques de caisse avec la balance générale
Analyse et justification des comptes de valeurs mobilières de placement*
Les Personnels
Justifier les soldes des autres créances et dettes avec le personnel (frais médicaux, associations de
travailleurs…
Les charges constatées d’avance pour un bon rattachement des charges aux périodes comptables
les emprunts
Suivi des provisions pour risques et charges permettant d’appréhender le bien fondé et les bases d’estimation
des provisions
Provision pour départ à la retraite
Provision des litiges et contentieux
Comptabilisation des emprunts et des charges financières y relatives
Les Fournisseurs
Circularisation des fournisseurs (approche 20/80 sur base du volume d’affaires réalisé ou du caractère
Génération des écritures « Factures Non Parvenues » associées à des bons de commande gérés dans le système
d’information
Réaliser les bouclages fiscaux des principaux impôts, taxes et cotisations sociales applicables (droits d’accises,
cotisations sociales patronales, taxes sur les salaires, impôts sur les revenus…)
Effectuer le bouclage des comptes de taxes basées sur le volume d’activité / Effectuer le bouclage de la TVA
Détermination du résultat fiscal et de l’impôt sur les sociétés
. les comptes de virement interne
Phase d’évaluation. .
Après le recensement, les biens et dettes doivent être évalués à la valeur actuelle.
Après le recensement, les biens et dettes doivent être évalués à la valeur actuelle. Cette valeur s’apprécie en fonction du marché
ou de l’utilité du bien pour l’entreprise.,
Cette valeur constitue la valeur d’origine ou valeur d’entrée basée sur les coûts historiques.
La valeur nette comptable est égale à la valeur brute diminuée des amortissements cumulés et des dépréciations.
Exemple :
dépréciation = 87 500 €
valeur nette comptable = 125 000 – 87 500 = 37 500 €.
b. Valeur actuelle
Valeur vénale : montant qui pourrait être obtenu de la vente d’un actif, net des coûts de sortie, à la date de clôture.
Valeur d’usage : valeur des avantages économiques futurs attendus de son utilisation et de sa sortie. Elle est
déterminée en fonction des flux nets de trésorerie attendus.
Valeur actuelle : la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage.
Exemple :
La valeur de vente d’un logiciel acquis 5 000 € est de 2 300 € à la clôture de l’exercice. On sait que le logiciel peut encore être
utilisé pendant 2 ans. Dans ce cas, il permettrait de vendre des prestations de services dégageant une marge annuelle de 1 300 €
avant d’être mis au rebus.
La valeur d’usage est supérieure à la valeur vénale. On retient la plus élevée des deux.
À l’inventaire, on compare la valeur actuelle et la valeur nette comptable. On doit retenir la plus faible des deux :
si la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable, on diminue la valeur nette comptable en constatant la
moins-value, pour retenir la valeur actuelle ;
si la valeur actuelle est supérieure à la valeur nette comptable, on garde la valeur nette comptable.
Exemple :
Un logiciel a été acquis 5 000 € en début d’année N–1. Les amortissements du logiciel se montent à 2 000 €. La valeur vénale du
logiciel est de 2 400 € et sa valeur d’usage est de 2 600 €.
On détermine la valeur actuelle :
Des règles spécifiques s’appliquent aux différents éléments de l’actif et du passif. Un premier aperçu est proposé ci-après. Les
règles seront approfondies dans les chapitres suivants.
1. Élément d’Actif
Les amortissements et les dépréciations d’immobilisations seront étudiés aux Chapitres 18 et 19.
b. Les titres
À l’inventaire, la moins-value est comptabilisée, sous la forme d’une dépréciation, lorsque la valeur actuelle est inférieure à la
valeur nette comptable. Les plus-values ne sont pas comptabilisées.
TITRES
Catégories de Comptes 26 Titres de participation Comptes 27 Autres Titres Immobi
titres Comptes 50 Valeurs Mobilières de Placem
Valeur actuelle Valeur d’utilité : la valeur qu’un chef d’entreprise avisé accepterait de Les titres cotés en bourse sont éva
décaisser pour obtenir cette participation. Cette valeur peut prendre en au cours moyen du dernier mois.
compte : Les titres non cotés sont évalué
leur valeur probable de négociatio
le cours de bourse,
les rendements futurs,
la valeur patrimoniale.
► Valeur d’entrée
Coût d’acquisition pour les biens achetés : matières premières, autres approvisionnements, marchandises.
Coût de production pour les biens produits : produits finis, produits intermédiaires, en-cours…
Pour les éléments identifiables séparément ou choses de genre individualisables, le coût d’entrée est déterminé article par article
ou catégorie par catégorie.
Pour les choses de genre interchangeables, le coût d’entrée moyen résulte de calculs présentés au Chapitre 17.
► Valeur à l’inventaire
► Moins-values
Étant donné que le PCG prescrit de retenir à l’inventaire la plus faible des deux valeurs (valeur nette comptable ou valeur
actuelle), une dépréciation doit être constituée pour constater la moins-value chaque fois que la valeur actuelle est inférieure à la
valeur nette comptable (cf. Chapitre 19).
À l’inventaire, les valeurs portées en compte doivent correspondre aux valeurs actuelles de ces créances, ce qui conduit à
distinguer trois catégories de clients :
e. Disponibilités
► Caisse
Le montant inscrit en compte correspond au montant des espèces en Caisse après inventaire.
Les dettes et provisions pour risques et charges constituent les principaux éléments du passif externe. Elles sont ajustées en fin
d’exercice, lorsque l’estimation de la dette ou de la provision évolue. Les règles seront présentées au Chapitre 17.
Certain Probable
En augmentation Complément de dette Complément de provision
En diminution Diminution de dette Diminution de provision
Ceci nous amène à l’étape n°3 de la clôture des comptes: les écritures d’inventaire.
3°) Régularisation de la valeur des stocks (matières premières, marchandises, produits finis, …) c’est à dire :
En raison de l’intermittence de l’inventaire, réalisé une fois tous les douze mois, la valeur des stocks à la fin de l’exercice N-1
deviendra par conséquent la valeur des stocks au début de l’exercice N d’où la possibilité de :
évaluation des variations de stock de matières premières et de marchandises (différence entre stock initial et stock
final)
évaluation des productions stockées ou déstockées de produits finis ou de produits en cours (différence entre stock
final et stock initial)
constater les consommations des avantages économiques attendus des immobilisations corporelles et incorporelles, dues à
leur utilisation et entraînant des pertes de valeurs irréversibles ou définitives par des dotations aux amortissements
économiques,
rechercher d’éventuels indices de pertes de valeurs, procéder au test de dépréciation et constater par conséquent soit
des dotations aux dépréciations ou soit à des reprises sur dépréciations,
faire apparaître leurs valeurs comptables nettes à une date donnée.
5°) Certaines immobilisations corporelles et incorporelles peuvent subir des dépréciations qui peuvent faire l’objet d’ajustement
comme des dotations ou des reprises :
terrains,
fonds de commerce, …
6 °) Pour les éléments de l’actif circulant et certaines immobilisations financières, les dépréciations latentes, réversibles ou
non définitives nécessitent la constitution ou l’ajustement en plus ou en moins des dépréciations :
7°) Constitution ou réalisation d’ajustements de provisions réglementées à caractère exceptionnel, pour des raisons fiscales.
8°) Prévision de certains risques et charges ultérieurs à l’aide de provisions pour risques et charges avec éventuellement des
ajustements par dotations ou reprises
9°) Régularisation des comptes de gestion c’est à dire des comptes de charges et de produits par des ajustements relatifs à
des opérations en cours à la fin de l’exercice dans le but de déterminer le résultat réel de chaque exercice comptable et pour
respecter le principe d’indépendance.
Certaines charges et certains produits (comptes des classes 6 et 7) sont comptabilisés à l’intérieur d’un exercice mais se
rapportent à une période qui excède celui-ci. Il s’agit notamment des dépenses d’assurance (facturées d’avance au trimestre, au
semestre ou à l’année), des frais de documentation, des loyers mobiliers ou immobiliers, etc. Ces postes doivent être ajustés afin
de faire en sorte que les comptes ne comportent que des montants qui concernent effectivement l’exercice en question. On
appelle cela le « cut-off » ou la séparation des exercices.
Cette étape nécessite généralement l’édition d’un grand livre et la recherche de tout mouvement susceptible de représenter
une charge constatée d’avance ou un produit constaté d’avance et la comptabilisation de ces derniers. Dans une entreprise
bien organisée sur le plan administratif, il pourra être prévu de faire systématiquement une copie des factures représentant des
CCA ou des PCA afin de préparer efficacement les travaux de clôture (pour plus d’informations : comment gérer le cut-off ?).
Identifier et comptabiliser les charges à payer et les produits à recevoir
A l’inverse, d’autres charges et produits concernent l’exercice en question mais ne sont justifiés que par des pièces comptables
datées de l’exercice suivant. Il s’agit, par exemple, de marchandises reçues pendant l’exercice mais pour lesquelles la facture
n’a été éditée que l’exercice d’après. Il convient alors d’en tenir compte à la clôture de l’exercice en enregistrant :
une facture non parvenue (FNP) pour les factures fournisseurs
une charge à payer (CAP) pour les autres charges à payer
une facture à établir (FAE) pour les factures clients
un produit à recevoir (PAR) pour les autres produits à recevoir
10°) Contrôle des comptes de trésorerie par « état de rapprochement » et les comptes de tiers par « lettrage » et enregistrement
des opérations diverses de régularisations.
12°) Clôture des comptes de gestion (charges et produits) de l’exercice par virement au compte « 12. Résultat de l’exercice».
14°) Présentation de la balance de clôture regroupant tous les comptes non soldés et le compte « 12 Résultat de l’exercice »
indiquant soit :
Tous les comptes de gestion étant soldés, cette balance ne regroupe que des comptes de bilan, des classes 1 à 5 dont le compte
Résultat de l’exercice
16°) Présentation des tableaux de l’annexe (état des immobilisations, état des amortissements, état des provisions, état des
échéances des créances et des dettes, …).
Selon l’article 123-22 « Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant 10 ans. »
Tous les logiciels comptables présentent les fonctionnalités relatives à ces différentes procédures de fin d’exercice.
détenus en vue de la vente dans le cours normal de l'activité : marchandises et produits finis;
en cours de production pour une telle vente : produits en cours ou intermédiaires; ou
sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans le processus de
production ou de prestation de services.
Certains biens sont obligatoirement « stockés », à savoir qu’ils transitent par un compte de la classe 3, en
inventaire permanent ou intermittent. Tel est le cas :
o des marchandises, achetées en 601, stockées en 31, et revendues en 701,
o des matières premières, achetées en 602 et stockées en 32,
o des produits finis, stockés en 36 et vendus en 702,
o des produits intermédiaires, stockés en 37 et vendus en 703,
o des produits résiduels, stockés en 37 et vendus en 704,
o les produits en cours, stockés en 34, et normalement non vendus à ce stade.
La comptabilisation des stocks repose sur la tenue soit d'un inventaire permanent, soit d'un inventaire intermittent.
En inventaire intermittent
La méthode de l’inventaire intermittent autorise la neutralisation des comptes de la classe 3 en cours d’exercice, et
leur régularisation en fin d’exercice seulement, par le jeu des comptes :
o 603, s’il s’agit de marchandises, de matières et de fournitures, d’autres
approvisionnements,
o 73, s’il s’agit de produits.
, à la clôture de l'exercice :Le compte de stocks est débité du montant du stock final (1), déterminé par inventaire extra-
comptable et évalué conformément aux règles précisées dans l'évaluation des stocks : les biens matériellement identifiés et
individualisés au coût d'entrée ; les biens interchangeables non identifiables suivant la
Méthode dite P.E.P.S. (Premier bien entré est le premier bien sorti)
C.M.P.A.C.E. (inventaire permanent)
C.M.P. de période de stockage (inventaire intermittent)
Coût moyen pondéré d’acquisition ou de production (méthode dite C.M.P.)
Méthode du coût standard
Méthode du prix de détail
Le compte de stock est crédité du montant du stock initial , pour solde par le débit du compte 603/73 – Variations des stocks
Normalement , l'annulation du stock initial doit se faire au début de l’exercice. C'est une opération oubliée par le comptable si
le stock initial figure au niveau de la balance avant inventaire
.
Principes.
- L’expression « Variations de stocks » concerne les stocks de matières premières, de marchandises, et autres
approvisionnements (emballages, fournitures stockées par exemple) ... La variation est évaluée par comparaison entre la
valeur du stock initial et celle du stock final. Cette variation est utile pour déterminer le montant des achats consommés
pendant une période, le plus souvent, un exercice comptable :
- . L’expression « Production stockée » s’applique aux stocks de produits en cours et de produits finis. La production
stockée ou déstockée est obtenue par différence entre la valeur du stock final et celle du stock initial. Dans une
entreprise industrielle, elle est nécessaire à l’évaluation du coût de la production vendue pendant la période. D’où :
Coût de la production vendue = Coût de la production réalisée pendant la période +/- Production stockée (stock final -
stock initial)
En inventaire permanent
- Le compte de stocksest débité en fin d'exercice, après inventaire physique, pour régularisation du stock des
marchandises, des différences constatées en plus, par rapport à l'inventaire permanent par le crédit du compte 603/73
– Variations des stocks
- Le compte de stocks est crédité à la clôture de l'exercice, après inventaire physique, pour régularisation du stock des
marchandises, des différences constatées en moins, par rapport à l'inventaire permanent par le débit du compte 603/73
Variations des stocks de marchandises.
Après avoir comptabilisé le stock final, il faut déterminer la valeur actuelle du stock et comparer à la valeur d’entrée.
La valeur actuelle est la valeur d’inventaire déterminée lors de la fin d’exercice. Elle s’apprécie en fonction du marché et de
l’utilité du bien pour l’entreprise :
La référence au marché s’effectue à partir des informations les mieux adaptées à la nature du bien (prix du marché,
barème, mercuriales,…) et en utilisant des techniques adéquates (indices spécifiques, décote…)
L’utilité du bien pour l’entreprise est normalement dans le cadre d’une continuité de l’exploitation.
Si valeur actuelle des stocks est supérieure à la valeur d’entrée, il y a lieu de constater une
dépréciation des stocks
Exemple : Coût unitaire d’entrée de 9600 unités de 10.000frs comprenant 12% de charges directes d’achats.
Hypothèses1 : A la clôture le prix unitaire d’achat est de 7.000frs. ce qui aura pour effet de vendre des produits finis avec une
perte notable.
Valeur d’entrée 9.600 * 10.000 = 96.000.000
Valeur actuelle 9.600 * 7.000 + 1,12 = 75.264.000
dépréciation : 20.736.000
Formule : Valeur actuelle = Prix vente probable - Charges restant à engager pour réaliser la vente
Exemple : Au 31/12/2006, l’entreprise « SUCHET » S.A détient en stock 1000 articles d’un produit fini dont le coût de
production est de 70 Dh/ unité. Le prix de vente probable est, en fin d’exercice, de 72 Dh/ articles, les charges actuelles de
distribution sont de 3 Dh par articles.
Résolution :
l’augmentation des coûts d’achèvement ou des coûts estimés pour réaliser la vente.
La constatation d'une dépréciation est obligatoire même en cas d'absence ou d'insuffisance de bénéfice.
Pour la constatation d’une dépréciation : le compte 6593 Charges pour dépréciation des stocks sera débité par le crédit du
compte 39 Dépréciations des stocks et en-cours de production.
Pour les exercices futurs on annule la totalité de la dépréciation sur le stock initial ( par voie de reprise ) : le compte 39
Dépréciations des stocks et en-cours de production sera débité par le crédit du compte 7593 Reprises de charges pour
dépréciation des stocks.
Dans le bilan, les stocks finaux apparaissent à l’actif. Si une dépréciation a été constatée à l’inventaire, elle est inscrite dans
la colonne « Amortissements et dépréciations ».
- Immobilisations amortissables
Constatation des consommations des avantages économiques attendus des immobilisations corporelles et incorporelles, dues à
leur utilisation et entraînant des pertes de valeurs irréversibles ou définitives par des dotations aux amortissements
• Recherche des indices de pertes de valeur, procéder au test de dépréciation, et constater soit des dotations pour dépréciation,
soit procéder à des reprises
Les amortissements
1 – Actif amortissable
(b) l’usure physique attendue, qui dépend de facteurs opérationnels comme les cadences auxquelles l’actif est utilisé ou le
programme de maintenance, ou les soins et la maintenance apportés à l’actif en dehors De sa période d’utilisation ;
(c) l’obsolescence technique ou commerciale découlant de changements ou d’améliorations dans la production, ou d’une
évolution de la demande du marché pour le produit ou le service fourni par l’actif ;
(d) les limites juridiques ou similaires sur l’usage de l’actif, telles que les dates d’expiration des contrats de location
Si plusieurs critères interviennent, on retient la durée la plus courte
les immobilisations amortissables ?
En principe, toutes les immobilisations corporelles sont amortissables, à l’exception des terrains et des œuvres d’art. Sont
donc amortissables :
les constructions, installations générales, agencements,
les matériels et outillages industriels,
les matériels de transport, matériels de bureau et informatique,
le mobilier.
Certaines immobilisations incorporelles sont amortissables. C’est notamment le cas pour :
les brevets d’inventions, les licences,
les logiciels et coûts de développement,
les sites Internet (sous conditions),
et le fonds de commerce (sous conditions, plus d’informations : l’amortissement du fonds de commerce).
Enfin, les immobilisations financières ne sont pas amortissables. Elles peuvent toutefois faire l’objet d’une dépréciation.
Exemple
Actif
Eléments amortissable (O/N) Justificatifs
Utilisation déterminable
Brevets, licences OUI Bénéficient d'une protection juridique, limitée dans le temps.
Remarque :
- Des immobilisations non amortissables peuvent devenir amortissables.
- Exemple : décision de supprimer une marque à une date donnée. Le plan d’amortissement débute lors de la prise
de décision jusqu’à la date d’échéance prévue
- Les terrains et les constructions sont des actifs distincts, traités séparément en comptabilité même lorsqu’ils sont acquis
ensemble. Sauf quelques exceptions, telles que des carrières et des sites de décharge, les terrains ont une durée d’utilité
illimitée et ne sont donc pas amortis. Les constructions ont une durée d’utilité limitée et sont, en conséquence, des actifs
amortissables. Une augmentation de la valeur du terrain sur lequel est édifiée une construction n’affecte pas la
détermination du montant amortissable de la construction.
- Lorsque des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de remise en état du site sont incorporés au coût d’un terrain,
cette partie du terrain est amortie sur la durée des avantages obtenus en engageant ces coûts. Dans certains cas, le
terrain lui-même peut avoir une durée d’utilité limitée, auquel cas il est amorti d’une manière reflétant les avantages qui
doivent en être retirés.
b – Mesure de l’utilisation
2 – Dfinition
Selon l’article 45 du SYSCOHADA, l’amortissement consiste pour l’entité à repartir le montant amortissable du bien sur sa
durée d’utilité selon le plan défini
3 – Le plan d’amortissement
Le plan d’amortissement est la traduction comptable de la répartition de la valeur amortissable selon le rythme de
consommation des avantages économiques attendus en fonction de son utilisation probable
4 – Caractère obligatoire
Obligation comptable même en l’absence ou l’insuffisance de bénéfice.
Obligation fiscale (CGI) avec :
l’obligation d’un amortissement minimum égal à l’amortissement linéaire cumulé (sinon :
Amortissement Irrégulièrement Différés (AID) non déductibles définitivement)
l’obligation d’effectuer « réellement » l’amortissement, c’est-à-dire de les comptabiliser (règle de la
primauté du fait comptable), sous peine de non déduction ultérieure (amortissements irrégulièrement
différés - AID);
Remarque : il existe pour certain biens un maximum fiscal de déduction avec les méthodes du dégressif fiscal et de
l’amortissement exceptionnel
II – Le plan d’amortissement
1 – Caractéristiques générales
PA propre à chaque actif amortissable déterminé par la direction de l’entreprise à la date d’entrée du bien à
l’actif
Cas de composants : un PA propre à chacun des éléments
Respect du principe de permanence des méthodes sauf modification significative dans l’utilisation prévue
Champ d’application : s’applique aux immobilisations corporelles et incorporelles dont la durée d’utilisation est
déterminable
Forme : tableau prévisionnel
Quatre paramètres : base amortissable, durée d’amortissement, mode d’amortissement, date de départ de
l’amortissement
2 – La base amortissable
La base amortissable d’un actif est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle
a – La valeur brute
« La valeur résiduelle est le montant, net de coûts de sortie attendus, qu’une entité obtiendrait de la cession de l’actif
sur le marché à la fin de son utilisation ».
Les coûts de sortie sont les coûts directement attribuables à la sortie d’un actif, à l’exclusion des charges financières et
de l’impôt sur le résultat de cession. Il peut s’agir de coûts internes ou externes permettant de mettre l’actif en état
d’être vendu (frais d’actes, de timbres, coûts d’enlèvement…).
La valeur résiduelle est déterminée lors de l’entrée du bien à l’actif. Elle est prise en compte lorsqu’elle est à la fois
significative et mesurable.
Remarque : La prise en compte de la valeur résiduelle dans la base amortissable aboutit à une annuité comp- table
différente de l’annuité fiscale.
Pour ne pas perdre le droit de déduire les amortissements fiscaux, le complément donne lieu, dans les comptes individuels, à
la comptabilisation d’amortissements dérogatoires.
L’amortissement dérogatoire est utilisé pour tenir compte des différences entre règles comptables et fiscales portant sur la
base, la durée et le mode d’amortissement
c – Position fiscale
b – Position fiscale
= date de début de consommation des avantages économiques, en général : date de mise en service
(peut-être ≠ règles fiscales : ex date d’acquisition pour amortissement dégressif)
à nécessité d’amortissements dérogatoires afin de ne pas être pénalisé fiscalement
a durée d’utilité d’un actif est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour l’entité. La politique de gestion des
actifs d’une entité peut faire intervenir la sortie d’actifs au bout d’un délai spécifié ou après consommation d’une certaine
quantité d’avantages économiques futurs représentatifs de cet actif. En , la durée d’utilité d’un actif peut être plus courte que
sa vie économique. L’estimation de la durée d’utilité de l’actif est affaire de jugement, basé sur l’expérience de l’entité pour
des actifs similaires
« Le mode d’amortissement doit permettre au mieux de traduire le rythme de consommation des avantages économiques
attendus de l’actif… » (
Aucune méthode n’est donc conseillée ou interdite. Le choix est laissé à l’entreprise, le seul objectif étant la meilleure
traduction économique.
La consommation peut être déterminée:
en unités de temps (de manière linéaire, croissante ou décroissante)
en unités d’œuvre, càd de manière variable (en fonction du nombre de km parcourus, de pièces
produites, etc)
A défaut de mode adapté, le mode linéaire est appliqué
b – Position fiscale
fiscal
dégressif fiscal
Amortissement fiscal, accéléré sur 12 mois, en faveur de certains investissements (logiciels acquis, matériels
destinés à économiser de l’énergie, anti-pollution…)
à Enregistrement d’un amortissement dérogatoire (1)
Si dotation comptable < dotation fiscale : amortissement dérogatoire
Si dotation comptable > dotation fiscale : réintégration xxtracomptable de la fraction excédentaire de dotation
L’amortissement d’un actif commence dès qu’il est prêt à être mis en service, c’est-à-dire dès qu’il se trouve à l’endroit et
dans l’état nécessaires pour pouvoir l’exploiter de la manière prévue par la direction.
L’amortissement d’un actif doit cesser à la plus rapprochée des dates suivantes : la date à laquelle cet actif est classé comme
détenu en vue de la vente (ou inclus dans un groupe destiné à être cédé qui est classé comme détenu en vue de la vente) ou la
date à laquelle cet actif est décomptabilisé. Par conséquent, l’amortissement ne cesse pas lorsque l’actif est laissé inutilisé ou
mis hors service, sauf si l’actif est entièrement amorti. Toutefois, selon le mode d’amortissement fondé sur l’utilisation, la
dotation aux amortissements peut être nulle lorsqu’il n’y a aucune production
a – Base fiscale = prix de revient fiscal (sans prise en compte de la valeur résiduelle)
b – Durée d’amortissement des composants
identifiés à l’origine
Durée retenue en fiscalité = durée d’utilisation (comme en comptabilité), si absence durée d’usage
identifiés en cours de vie : modification des montants amortissables et des PA sans pénalisation fiscale (1)
IV – L’amortissement d’une IC décomposable 1 – Règles
comptables
a – Base fiscale = prix de revient fiscal (sans prise en compte de la valeur résiduelle)
b – Durée d’amortissement des composants
identifiés à l’origine
Durée retenue en fiscalité = durée d’utilisation (comme en comptabilité), si absence durée d’usage
identifiés en cours de vie : modification des montants amortissables et des PA sans pénalisation fiscale (1)
synthése
Plan Principes • Obligatoire pour toutes les • Les amortissements dérogatoires sont une
d’amortis- immobilisations amortissables que opportunité fiscale et n’ont pas un caractère
l’entreprise soit bénéficiaire ou obligatoire.
-sement déficitaire.
- être appliqué de façon constante et - est fondé sur les coefficients suivants :
générale aux immobilisations de
même nature.
Durée 3 ou 4 ans 5 ou 6 ans > à 6 ans
Départ
(*) Les PME sont les personnes physiques ou morales ayant la qualité de commerçants qui ne dépassent pas 2 des 3 critères de
présentation de l'annexe simplifiée soit 3 650 000 € pour le total du bilan, 7 300 000 € pour le total du chiffre d'affaires et un
nombre moyen de salariés permanents ≤ 50.
Amortissement des immobilisations (suite)
• Ne peut être utilisé que dans le cas • Si l'actif continue d'être utilisé, l'entreprise doit
où un actif cesse d'être utilisé. recourir à la dépréciation des immobilisations
(cause réversible)
Amortissement exceptionnel
comptable
• La cause doit être irréversible et les
amortissements ne peuvent pas être • Ne pas confondre avec l'amortissement
repris. exceptionnel fiscal lié à des mesures d'aide…
Les amortissements constants ou linéaires
Le mode d'amortissement de base en comptabilité est l'amortissement linéaire. Il s'agit de répartir l'amortissement de manière
constante dans le temps. Pour ce faire, il convient de déterminer :
La base amortissable, qui correspond, comme nous l'avons vu, à la valeur brute de l'immobilisation diminuée de la valeur
résiduelle,
La durée d'utilisation,
Le taux d'amortissement.
Le taux d'amortissement s'obtient de la manière suivante : 1 / durée d'utilisation.
La valeur de l'amortissement d'une année s'obtient de la manière suivante : montant amortissable x taux d'amortissement
La valeur nette comptable.. Sauf dans le cas particulier où il existe une valeur résiduelle, à la fin de la durée de vie
d'utilisation du bien, sa valeur nette comptable (VNC) sera nulle.
En effet, la VNC = Valeur d'entrée - Somme des amortissements
Autrement dit, une immobilisation amortissable dont la durée d'utilisation est de 5 ans par.
En présence des deux dates ; on retient la date de mise en service pour le calcul de l’amortissement
Toutefois, deux cas de figure peuvent se présenter dans les énoncés (et dans la réalité) :
1er cas
L'exercice coïncide avec l'année civile et l'achat de l'immobilisation a eu lieu en début d'exercice.
2ème cas
l'achat de l'immobilisation en début d’exercice
a. Principe
Avant de construire le plan d'amortissement de l'immobilisation proprement dit, il est nécessaire d'effectuer des calculs
préalables.
La première annuité d'amortissement est calculée prorata-temporis (en fonction du temps), en jours, entre la date de livraison
(ou de mise en service si elle est différente) et la date d'inventaire qui suit l'achat.
Par simplification :
La durée d'un exercice = 12 mois * 30 jours = 360 jours,
Chaque mois est compté pour 30 jours (y compris le mois de février).
Attention
Si l'immobilisation a été acquise en cours d'année, la 1ère annuité ne sera pas complète, ni la dernière, sinon on amortirait plus
que la valeur d'entrée du bien !
b. Calcul de la 1ère annuité d'amortissement constante ou linéaire
Avec X1 = Nombre de jours entre la date d'acquisition (de livraison ou de mise en service selon le cas) et la date d'inventaire
qui suit l'achat (qui correspond donc à la date de fin du 1er exercice).
Attention
Selon la « règle de l'art » le décompte devrait commencer dès le 1er jour d'acquisition (ou de mise en service du bien selon le
cas).
Toutefois, dans la réalité on compte 15 jours par exemple si l'achat a eu lieu le 15 d'un mois alors que le « bon » nombre
devrait être de 16 (du 15 inclus au 30 inclus il y a bien 16 jours et non 15). Bien entendu dans le cadre d'un examen il n'y aura
pas de pénalités pour cet éventuel jour de différence !
Exemple
Soit un bien d'une valeur de 50 000 €, avec une valeur résiduelle de 10 000 €, que l'entreprise YOULATEL acquiert le 20 juin
N. L'entreprise décide de l'amortir de manière linéaire, sur une durée de 5 ans. La mise en service s'effectue au jour de
l'acquisition. L'entreprise YOULATEL a un exercice comptable qui correspond à l'annéecivile.
Base amortissable
Valeur d'acquisition - valeur résiduelle = 50 000 - 10 000 = 40 000
Calcul du taux linéaire :
100 % / 5 = 20 %
Calcul de l'annuité d'amortissement constant
40 000 x 20 % = 8 000
1. Bien comprendre qu'avant la date d'achat de l'immobilisation, l'entreprise ne peut pas l'amortir puisqu'elle
n'en est pas encore propriétaire par définition. La durée de la 1ère annuité va donc de la date d'achat (ou de la mise en service
selon le cas) jusqu'à la date d'inventaire qui suit l'achat.
2. Par simplification, tous les mois sont comptés pour 30 jours.
Remarque
1. Si le sujet ne précise rien quant à l'éventuelle valeur résiduelle ou quant aux frais accessoires, on ne peut pas les inventer !
2. Sauf avis contraire de l'énoncé, dans le cadre des examens, les calculs sont effectués au centime de F le plus proche.
Lorsque l’acquisition est faite dans le courant de l’exercice, la première annuité de l’amortissement doit être réduite au "prorata
temporis" afin de ne retenir que la période de la mise en service à la fin de l’exercice. Ainsi, la première année est incomplète ;
il viendra donc s’ajouter en fin d’amortissement une annuité supplémentaire ; complément de la première annuité.
Rappel
On construit le plan (à vide) en indiquant en premier le nombre d'années nécessaires à l'amortissement complet du bien.
Dans notre exemple, l'immobilisation a été achetée en cours d'exercice et a une durée d'utilisation de 4 ans.
Donc, l'amortissement complet de cette immobilisation s'étalera sur cinq exercices comptables :
1er exercice : durée d'amortissement 270 jours,
Du 2ème au 4ème exercice inclus : trois annuités complètes,
5ème exercice : durée d'amortissement 90 jours.
(1) → Avec l'amortissement constant la base de calcul reste la même sur toute la durée de l'amortissement.
(2) → Par définition, le taux constant reste le même sur toute la durée de l'amortissement.
(3) → VNC = Valeur d'entrée – Annuités cumulées - Éventuelles dépréciations
→ VNC à la fin du 1er exercice = 10 000,00 – 1 875,00 = 8 125,00
(4) → 4 375,00 = 1 875,00 + 2 500,00
(5) → 5 625,00 = 10 000,00 – 4 375,00 ou 8 125,00 - 2 500,00
(6) → 6 875,00 = 1 875,00 + 2 500,00 + 2 500,00
(7) → 3 125,00 = 10 000,00 – 6 875,00 ou 5 625,00 - 2 500,00
(8) → Comme dans cet exemple simple, il n'y a pas de valeur résiduelle (ni de dépréciations), à la fin de la durée d'utilisation
du bien les annuités cumulées sont égales à sa valeur d'entrée et sa VCN est donc nulle.
g. Exemple 2
Acquisition le 19 août N, pour 160 000,00 € HT, d'une machine-outil. Durée d'utilisation 8 ans. Valeur résiduelle 15
000,00 €.
Question
Sachant que l'exercice coïncide avec l'année civile, présentez le plan d'amortissement.
Réponse
Nous allons donc respecter la procédure complète.
Remarque
1. Bien comprendre qu'avant la date d'achat de l'immobilisation, l'entreprise ne peut pas l'amortir puisqu'elle
n'en est pas encore propriétaire par définition. La durée de la 1ère annuité va donc de la date d'achat (ou de la
mise en service selon le cas) jusqu'à la date d'inventaire qui suit l'achat.
2. Par simplification, tous les mois sont comptés pour 30 jours.
Remarque
1. Si le sujet ne précise rien quant à l'éventuelle valeur résiduelle ou quant aux frais accessoires, on ne peut pas
les inventer !
2. Sauf avis contraire de l'énoncé, dans le cadre des examens, les calculs sont effectués au centime d'€ le plus proche mais dans
la réalité, ils sont arrondis au F le plus proche.
10
Rappel
On construit le plan (à vide) en indiquant en premier le nombre d'années nécessaires à l'amortissement complet
du bien.
Dans notre exemple, l'immobilisation a été achetée en cours d'exercice et a une durée d'utilisation de 8 ans.
Donc, l'amortissement complet de cette immobilisation s'étalera sur neuf exercices comptables :
1er exercice : durée d'amortissement 132 jours,
Du 2ème au 8ème exercice inclus : sept annuités complètes,
9ème exercice : durée d'amortissement 228 jours.
(1) → Avec l'amortissement constant la base de calcul reste la même sur toute la durée de l'amortissement.
(2) → Par définition, le taux constant reste le même sur toute la durée de l'amortissement.
(3) → VNC = Valeur d'entrée – Annuités cumulées - Éventuelles dépréciations
→ VNC à la fin du 1er exercice = 160 000,00 – 6 645,83 = 153 354,17
(4) → 24 770,83 = 6 645,83 + 18 125,00
(5) → 135 229,17 = 160 000,00 – 24 770,83 ou 153 354,17 - 18 125,00
(6) → 42 895,83 = 24 770,83 + 18 125,00
(7) → Comme dans cet exemple il existe une valeur résiduelle, il est logique que la VCN à la fin de vie du bien soit
égale à cette valeur résiduelle => 160 000,00 - 145 000,00 = 15 000,00
b. Exemple
Achat d'une machine-outil 60 000,00 € HT le 12 septembre N.
Durée d'utilisation de 4 ans. Frais d'installation : 5 000,00 €. Valeur résiduelle nette d'IS : 15 000,00 €
L'exercice commence le 1er mars de chaque année.
Question
Présenter le plan d'amortissement modifié.
Réponse.
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Les immobilisations sont des biens durables inscrits à l’actif du patrimoine d’une entreprise qui génèrent des avantages
économiques futurs pour cette dernière. Il peut arriver que l’entreprise utilisatrice soit amenée à les céder pour
diverses motivations (économiques ou financières notamment).
Compta-Facile dévoile, à travers cet article, les écritures comptables relatives aux cessions d’immobilisations
(corporelles ou incorporelles).
La cession doit être comptabilisée à la date de transfert du contrôle du bien (date qui coïncide, la plupart du temps, avec le
transfert de propriété). C’est notamment le cas lorsqu’une immobilisation est vendue sans conditions particulières.
Lorsque l’immobilisation est vendue avec clause de réserve de propriété (ou lorsque la cession comporte une condition
suspensive portant sur le paiement du prix), bien que l’acheteur n’en soit pas encore le propriétaire juridiquement, il peut tout
de même enregistrer l’immobilisation à l’actif de son entreprise s’il dispose déjà du pouvoir de contrôler la ressource du bien
en question. La date de comptabilisation, dans ce cas, est donc la date de remise du matériel au client.
Après avoir abordé la date de comptabilisation d’une cession d’immobilisation, nous allons évoquer le schéma usuel de
comptabilisation d’une cession d’immobilisation.
2. Ecritures comptables d’une cession d’immobilisation
L’entreprise qui cède l’immobilisation doit procéder à la comptabilisation de deux types d’écritures : la sortie du bien de
l’actif et la constatation du produit de cession de ce dernier.
A. Comptabilisation de la sortie de l’actif du bien cédé
Lors d’une cession d’immobilisation, le patrimoine de l’entreprise « s’appauvrit » ; l’actif subit une diminution. Dans la
pratique :
on débite :
le compte 675 « Valeurs comptables des éléments d’actifs cédés »,
le compte 28 « Amortissements des immobilisations »,
et on crédite le compte 2 « Immobilisations ».
Pour obtenir plus de détails sur la nature des immobilisations, l’équipe de Compta-Facile a rédigé deux articles susceptibles de
vous intéresser : les immobilisations corporelles et les immobilisations incorporelles.
Attention, si l’immobilisation avait bénéficié d’un amortissement dérogatoire, il convient de le reprendre :
on débite le compte 145 « Amortissements dérogatoires »,
et on crédite le compte 78725 « Reprise sur provisions règlementées – amortissements dérogatoires ».
Exemple : une entreprise a acheté un matériel industriel le 1er janvier N-3 pour 20 000 € HT. Elle a choisi d’amortir ce bien
sur une durée de 5 années. Le 1er juillet N, elle le cède pour la somme de 10 000 € HT. Son exercice comptable se déroule du
1er janvier au 31 décembre de chaque année. Elle va devoir comptabiliser les écritures suivantes, afin de sortir de l’actif
l’immobilisation dont la propriété est transférée :
on débite :
le compte 28154 pour le montant des amortissements comptabilisés jusqu’à la date de cession, soit
14 000 euros (20 000 x 3,5 / 5),
le compte 675 pour la valeur nette de l’immobilisation (montant non encore amorti du bien) soit
6 000 euros (20 000 – 14 000),
et on crédite le compte 2154 pour la valeur brute de l’immobilisation, soit 20 000 euros.
Ensuite, elle doit émettre une facture de vente et comptabiliser le produit de cession du bien.
Il est ensuite nécessaire de constater le produit de cession du bien dans les comptes de l’entreprise :
on débite le compte 462 « Créances sur cessions d’immobilisations » pour le montant TTC,
et on crédite :
le compte 775 « Produits des cessions d’éléments d’actif » pour le prix de vente HT,
le compte 4457 « TVA collectée ».
Ainsi, la plus-value (ou la moins-value) est constatée dans les comptes (différence entre le compte 775 et le compte 675
« Valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés »).
Remarque : lorsque les cessions d’immobilisations résultent de l’activité courante de l’entreprise, leur comptabilisation dans
des comptes de charges/produits exceptionnels peut altérer le résultat d’exploitation (tel est le cas, par exemple, des loueurs de
voitures lorsqu’ils vendent leurs véhicules à l’issue de la période de location). Dans ce cas précis, il est possible d’avoir recours
à un compte 658 pour enregistrer la valeur nette comptable de l’immobilisation et à un compte 758 pour enregistrer le produit
de cession de la vente.
Reprise de l’exemple ci-dessus : au 1er juillet N, l’entreprise va devoir :
débiter le compte 462 pour 11 960 euros ( 10 000 x ( 1 + 19,6% ) ),
créditer le compte 775 pour 10 000 euros
et créditer le compte 4457 pour 1 960 euros.
C. Reprise de l’éventuelle dépréciation de l’immobilisation
Lorsque l’immobilisation cédée avait fait l’objet d’une dépréciation, celle-ci devient sans objet et doit être reprise. Dans la
pratique comptable :
Les immobilisations peuvent sortir du patrimoine d’une entreprise par cession, par disparition, par remplacement ou
enfin par mise au rebut.
Cet article de Compta-Facile aborde la comptabilisation des mises au rebut d’immobilisations.
1. Définition d’une mise au rebut d’immobilisations
L’entreprise effectue un retrait d’actif volontaire (elle se débarrasse d’un actif sans le céder par exemple ou elle le met
volontairement hors service).
d’un évènement indépendant de la volonté de cette dernière (sous réserve qu’elle ne perçoive pas d’indemnité
d’assurance couvrant le sinistre)
Dans ce cas, le bien est hors service mais cette mise au rebut est « imposée » à l’entreprise.
Les immobilisations mises au rebut doivent être amorties en totalité. La fraction des amortissements qui ne représente pas
l’utilisation normale du bien doit être comptabilisée dans un compte de dotations aux amortissements exceptionnels.
Dans le même temps, il est nécessaire comptabiliser les amortissements exceptionnels (ceux restant à courir jusqu’à la fin du
plan d’amortissement théorique). Pour cela :
Lorsque l’immobilisation a fait l’objet d’amortissements dérogatoires, il convient de les reprendre. Voici l’écriture comptable
constatant la reprise des amortissements dérogatoires :
Pour sortir une immobilisation mise au rebut, on doit comptabiliser l’écriture suivante :
La dépréciation des immobilisations, qu'elles soient corporelles ou incorporelles, concerne la constatation d'une perte de valeur
d'un actif par rapport à sa valeur comptable nette
A la clôture de chaque exercice, une entité doit apprécier s’il existe un quelconque indice qu’un actif a subi une perte de
valeur. Les actifs à apprécier incluent bien sûr les immobilisations. S’il existe un tel indice, l’entité doit estimer la valeur
actuelle et la comparer avec la valeur comptable. Si la valeur actuelle (valeur vénale par exemple) est supérieure à la valeur
comptable, rien ne sera fait en vertu du principe de prudence. On ne saurait comptabiliser une plus value qui n’est que
potentielle. En revanche, si la valeur actuelle est inférieure à la valeur comptable, il faut déprécier l’actif . Pour les
immobilisations incorporelles et corporelles, cette dépréciation est constatée par une dotation pour dépréciation (voir l’art. 46
de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière [AUDCIF]). C’est bien beau le principe, vous dites-
vous certainement. Mais concrètement, comment obtenir les informations qui nous aideront à détecter cette perte de valeur?
Pour estimer une valeur actuelle, et ensuite une perte de valeur, il nous faut des informations. Les informations peuvent
s’obtenir à l’extérieur de l’entreprise ou en interne.
a. Indices de perte de valeur
Dans cette première hypothèse, la perte de valeur n’empêchera pas la société de continuer ses activités.
La valeur actuelle est déterminée comme étant le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qu’il faudrait payer
si le même actif ou un actif équivalent, était acquis actuellement. Ce coût correspond au prix actuel d’achat de
l’immobilisation à la date de l’inventaire, majoré éventuellement des charges accessoires d’acquisition, ou le coût actuel de
production pour les immobilisations produites par l’entité pour elle-même et n’ayant pas d’équivalent sur le marché. Ces
coûts sont corrigés en baisse en fonction de l’usure ou de l’âge de l’immobilisation
Hypothèse 2: Existence d’un marché très actif ou non-continuité de l’exploitation de l’entité ou du bien
Dans cette seconde hypothèse, la valeur actuelle est déterminée comme étant égale au prix probable de revente du bien isolé
(net des frais de revente).
La dépréciation antérieurement constatée doit alors faire l’objet d’une augmentation (dotation) ou d’une diminution (reprise).
En cas d’augmentation de la perte de valeur, il faudra reprendre le même schéma décrit plus haut sur la dépréciation à
comptabiliser.
Cependant, en cas de diminution de la perte de valeur antérieurement constatée, il faudra comptabiliser une reprise de
dépréciation. Il convient toutefois de souligner que la valeur comptable de l’immobilisation augmentée en raison de la
reprise d’une perte de valeur ne doit pas être supérieure à la valeur comptable qui aurait été déterminée (nette des
amortissements) si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée pour cette immobilisation au cours des exercices
antérieurs.
Il convient de souligner qu’après la comptabilisation d’une perte de valeur, le plan d’amortissement de l’actif doit être
ajusté pour les exercices suivants, afin que la valeur comptable révisée, diminuée de sa valeur résiduelle, puisse être répartie
de façon systématique sur sa durée d’utilité restant à courir.
- pour les immobilisations amortissables, pour lesquelles il existe un indice de perte de valeur ;
Exemple
Diminution de la cadence d'une machine industrielle du fait du changement des règles de sécurité : baisse de 20
% de la productivité de la machine, soit une dépréciation de 1 000 DA au 31/1 2/N de la machine.
1. Comptabilisation
Remarque
Les comptes de dépréciations sont les comptes d'actifs dépréciés auxquels est adjoint le numéro 9 en 2e
position. Ce sont des comptes d'actifs soustractifs (compte crédité) : les dépréciations viennent en réduction des
comptes d'immobilisations dépréciées.
2. Dépréciation d'actif amortissable
Pour les immobilisations amortissables, la dépréciation modifie la base amortissable (les avantages attendus
d'un bien sont affectés par les pertes de valeur). En cas de dépréciation, le plan d'amortissement est revu : la
base amortissable est diminuée des dépréciations constatées .
Exemple
Soit un matériel industriel acheté en début N pour 5 000 euros DA HT. La durée d'utilisation prévue est de 5
ans et le bien sera amorti en linéaire.
exceptionnelle de ce matériel qui continue malgré tout à être utilisé. À cette date, la valeur vénale est de 2 550
DA, la valeur d'usage étant estimée à 2 500 euros.
• Fin N+2, l'obsolescence est moins forte que prévue et la valeur actuelle retenue s'établit à 2 250DA
(1) La valeur actuelle est le maximum entre la valeur : vénale (2 550 DA) et la valeur d'usage (2 500 DA).
(3) L'amortissement est calculé sur la période restant à courir, ici 3 ans. Il est donc égal à : 2 550 x 1/3
= 850 DA
(4) La valeur actuelle étant plus élevée que la VNC, il y a lieu de reprendre une partie de la
dépréciation. La valeur comptable est égale à : Valeur brute - Amortissements cumulés - Dépréciation ;
c'est·à·dire : 5 000 - 2 850 - 450 = 1 700DA. La valeur comptable ne peut être inférieure à celle obtenue
sans dépréciation :
(5 000 - 3 x 1 000 = 2 000 DA ). Il faut donc reprendre la dépréciation de manière à porter la valeur
comptable à 2 000, soit : 2 000 - 1 700 = 300 DA.
31/12/N
6816 Dotations pour dépréciation des immobilisations 120 000
2911 Dépréciation des terrains 120 000
Perte de valeur de terrain
Au niveau du bilan, l'écriture va se matérialiser de la manière suivante :
ACTIF PASSIF
Amortissements et
IMMOBILISATION Valeur brute VNC
dépréciations
S 200 000 80 000
- 120 000
Terrain
31/12/N+1
2911 Dépréciation des terrains 30 000
7816 Reprise sur dépréciation des 30 000
immobilisations
Reprise sur dépréciation
Au terme de ce deuxième exercice, le compte 2911 enregistre d'une part une dotation de 120 000 € et d'autre part une reprise
de 30 000 €. Il présente donc un solde de 90 000 €.
Au bilan N+1, les écritures vont se matérialiser de la manière suivante :
ACTIF PASSIF
Amortissements et
IMMOBILISATION Valeur brute VNC
dépréciations
S
200 000 110 000
- 90 000
Terrain
A. Cas des immobilisations amortissables
Soit une machine acquise et mise en service le 1er janvier N pour une valeur de 20 000 €. Elle est amortie sur 5 ans en
linéaire. Il n'y a pas de valeur résiduelle.
Les valeurs vénales prévues au terme des 5 années à venir sont les suivantes : N:
18 000 €
N+1 : 15 000 €
N+2 : 7 000 €
N+3 : 4 200 €
N+4 : 0
Une valeur d'usage ne peut être déterminée.
Le plan d'amortissement initial de la machine est le suivant :
Au terme de l'année N, il convient de comparer la VNC provisoire (obtenue en déduisant de la valeur brute de
l'immobilisation la valeur des amortissements pratiqués - ici donc, VNC provisoire de 16 000 €), avec la valeur vénale (18 000
€). Cette dernière est supérieure. Aussi, il n'y a pas de traitement à effectuer, les plus-values latentes ne faisant pas l'objet
d'un enregistrement.
Il en va de même pour l'année N+1.
Au terme de l'année N+2, il en va différemment. On constate en effet une VNC provisoire supérieure à la valeur vénale
pour un montant de 8 000 - 7 000 = 1 000 €. Cela donne lieu à une dépréciation enregistrée de la manière suivante :
31/12/N+2
ACTIF PASSIF
L'avis n° 2006-12 du 24 octobre 2006 du Conseil national de la comptabilité est venu modifier le traitement comptable des
dépréciations des immobilisations amortissables pour tenir compte des dispositions fiscales. Ces dernières ne retiennent pas la
déductibilité de dépréciations calculées, notamment sur la valeur d'usage.
Un matériel industriel est acquis par l’entité ABC le 01/01/N pour une valeur (frais de montage et d’installation
compris) de 80 000 HT.
Il n’est pas prévu de revendre ce bien à l’issue de la période d’amortissement => la valeur amortissable est
donc égale à la valeur brute. Il est amorti en linéaire sur 10 ans.
A la suite de l’inventaire en N+1, il est constaté une dégradation de la performance du matériel qui conduit
à revoir sa valeur actuelle à 60 000.
Des travaux de réparation ont été entrepris et la dotation aux dépréciations a été reprise à la fin de l’année
N+2, Montant de la reprise sur dépréciation = 4 000.
Solution :
Il faut ajouter ce montant de reprise à la VNC en fin d’année N+2 et on obtient la nouvelle base amortissable
pour l’année N+3.
La valeur nette comptable après inventaire (56 500) devient donc la nouvelle base amortissable et il faut modifier
le plan d’amortissement pour les 5 années restantes.
Plan d’amortissement
DOTATIO
BASE TAUX N AUX CUMU VNC
ANNE AMORTISSAB D'AMORT AMORTS L AVANT VNC
E LE S AMOR INVENTAIR MODIFIE
TS E
N 80 000 10% 8 000 8 000 72 000
Explication : La base amortissable devient 56.500 à partir de l’année N+3. Il reste 7 années
d’amortissement à courir. Le taux d’amortissement devient donc 14,29% = 1/7 sur les 7
dernières années.
Ecritures de comptabilisation
31/12
(Constitution de la provision)
31/12
(Réduction de la provision)
31/12
31/12
Comparaison VV et VU
VV > VU VV < VU
Immobilisati
• Pas de règle comptable en l’état actuel de la • Fixation d’une règle par l’administration fiscale
on par
législation. (voir le § 109 de l’extrait de l'instruction fiscale).
composant
Comptabi- • Débit du compte 6816 «Dotations aux dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles» par le
lisation crédit d’un des sous-comptes du compte 29 «Dépréciation des immobilisations».
(*) Les flux de trésorerie sont difficilement évaluables pour un actif pris isolément aussi, ils peuvent être déterminés
au niveau de l'unité génératrice de trésorerie (UGT) comme le prévoit les IFRS (IAS 36). Les UGT correspondent au
plus petit groupe identifiable d'actifs dont l'utilisation continue génère des entrées de trésorerie indépendantes de
celles générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs.
Outre cet aspect, les flux de trésorerie ne sont pas non plus pertinents pour toutes les entités.
• Modifie le plan d’amortissement : • Si l'actif est amorti en linéaire, la nouvelle dotation est
obtenue par :
- de façon prospective (pour le futur) ;
nouvelle VNC / nombre d’années restantes.
- dotation ultérieure = nouvelle VNC x mode.
Consé-
-quences
• La valeur nette comptable augmentée des reprises de
• Reprises de dépréciation limitées :
dépréciations ne peut pas être supérieure à la valeur nette
VNC + Reprise(s) VNC sans aucune comptable qui aurait été obtenue si aucune dépréciation
dépréciation n’avait été constatée.
Une provision est un passif externe (dette) dont l'échéance ou le montant est incertain.
Les provisions pour risques et charges sont des provisions destinées à couvrir des charges, des risques et pertes
nettement précisés quant à leur objet que des événements survenus ou en cours rendent probables, mais comportant
un élément d'incertitude quant à leur montant ou leur réalisation prévisible à plus d'un an.
Les provisions pour risques et charges sont inscrites au passif du bilan dans les dettes financières et ressources
assimilées.
Une provision est un “passif dont l’échéance ou le montant est incertain” .
La provision est donc une sorte de dette à régler dans le futur pour laquelle les informations dont on dispose
maintenant ne nous permettent pas de définir avec certitude la date à laquelle la dette doit être acquittée et encore
moins le montant.
Une provision ne peut être comptabilisée qu’en vertu d’événements survenus dans le passé ou encore d’événements
qui se sont produits avant la date de clôture (date pour laquelle l’évaluation des provisions est faite). Autre chose
importante à souligner, c’est qu’une provision ne saurait être comptabilisée lorsque la sortie de ressources pour
éteindre la dette est aléatoire.
Les dotations aux provisions pour risques et charges financières à plus d’un an sont inscrites dans un compte de
dotation aux provisions, tandis que celles qui sont liées à un risque à moins d’un an, sont portées au débit du compte
intitulé : « Charges pour provisions pour risques à court terme » et sont traitées comme des charges décaissable.
L’existence d’une obligation actuelle (juridique ou implicite). Cette obligation doit résulter d’un
événement passé; le fait générateur d’une obligation est un événement qui crée une obligation juridique ou
implicite qui ne laisse pas à l’entité d’autre solution réaliste que de régler cette obligation
La probabilité qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques futurs sera
nécessaire pour régler l’obligation ;
L’estimation fiable du montant de l’obligation.
Lors de la constitution d’une provision, les comptes 19 Provisions financières pour risques et charges, 499
Provisions pour risques d’exploitation et H.A.O et 599 Provisions pour risques à caractère financier (Trésorerie) sont
crédités par le débit :
du compte 6911 Dotations pour provisions pour risques et charges, lorsqu’elle a un caractère long terme et
concerne l’exploitation ;
du compte 6971 Dotations pour provisions pour risques et charges financières, lorsqu’elle a un caractère
long terme et concerne l’activité financière de l’entité ;
du compte 854 Dotations aux provisions pour risques et charges H.A.O, lorsqu’elle a un caractère long
terme et concerne les opérations non récurrentes ;
du compte 6591 Charges pour provisions pour risques à court terme ;
du compte 6791 Charges pour provisions pour risques financiers ;
du compte 12 Report à nouveau (débiteur ou créditeur) lorsque la provision résulte d’un changement de
méthode comptable ou de la correction d’une erreur significative relative à une provision initialement
constituée.
Lors de la réalisation du risque ou de la survenance de la charge, la provision antérieurement constituée est soldée.
Corrélativement, la charge intervenue est inscrite au compte intéressé de la classe 6 ou classe 8. La provision doit
être également reprise dans le cas où elle devient sans objet, le risque ne s’étant pas matérialisé.
L’exemple valant mieux que la leçon, voyons à présent une application pour nous exercer à la comptabilisation de
provision.
Par définition, une créance correspond à une somme due par un client, somme :
Certaine, elle ne doit faire l’objet d’aucun doute quant à son existence, car elle repose sur une obligation
reconnue et confirmée par des preuves légales (contrat signé, facture validée ou décision judiciaire).
Liquide, c’est-à-dire que le montant de la créance est déterminé avec précision et exprimé en argent, sans
ambiguïté ni évaluation supplémentaire nécessaire.
Exigible, la créance est arrivée à échéance, le délai de paiement convenu est expiré, et le créancier a le
droit d’en demander le règlement immédiat.
À l’inventaire, pour les créances clients, il fzaut circulariser les clients et leur demander de signer une
reconnaissance de solde. La circularisation des comptes clients est une procédure d'audit qui consiste à demander
aux clients d'une entreprise de confirmer directement le solde de leurs dettes envers cette entreprise. Cette démarche
vise à valider l'exactitude et la fiabilité des informations comptables relatives aux créances clients.
Exemple
La circularisation clients est dite « fermée » : la société communique à ses clients le montant des créances détenues,
à charge pour ces derniers de les confirmer ou de produire une édition de leur compte fournisseurs afin de
comprendre les écarts.
La circularisation est dite « ouverte » : la société ne communique pas à ses clients le montant de sa dette, mais leur
demande d’indiquer le montant de leur dette…
les valeurs portées en compte doivent correspondre aux valeurs actuelles de ces créances, ce qui conduit à
distinguer trois catégories de clients :
Une créance douteuse est une créance certaine dont le recouvrement total parait incertain. Ainsi, il faut
considérer que le débiteur de la créance douteuse risque de faire défaut sur le paiement de sa facture, ne serait-ce
que partiellement. Ce qui était alors enregistré sur le compte « Clients » devra alors être considéré comme douteux,
et une dépréciation devra être appliquée en fonction de la part probable de défaut du débiteur sur la facture.
Trzitement comptable
Le traitement comptable des créances douteuses implique leur transfert dans un compte spécifique et la constitution
éventuelle d'une provision pour dépréciation. Voici les étapes clés:
Cette écriture concerne uniquement pour les nouvelles créances douteuses pour le montant total de la créance.
Les créances qui ont déjà fait l’objet d’une dépréciation n’ont pas à être comptabiliser une nouvelle fois dans le
compte 416 : clients douteux.
Étape 2 : dépréciation (si nécessaire)
Si le risque de non-paiement est avéré, une provision pour dépréciation doit être constituée. Cette provision permet
de refléter la perte probable liée à cette créance dans les états financiers.
Débit : Compte de charge 6594 charges pour dépréciation d’exploitation des créances douteues
Crédit : Compte 491 - dépréciation des créances clients
Pour calculer la dépréciation pour créances douteuses, il faut estimer le risque de non-paiement pour chaque créance
et constituer une dépréciation correspondante dans les comptes.
Le calcul se fait sur le HT car l’administration fiscale rembourse la TVA sur les créances irrécouvrables.
Le taux est un pourcentage des créances clients qu'une entreprise estime risquer de ne pas pouvoir recouvrer. Ce
taux est utilisé pour constituer une provision comptable, c'est-à-dire un montant mis de côté pour couvrir les pertes
potentielles liées à ces créances irrécouvrables
Lorsque l’entreprise bénéficie d’une couverture (souscrire auprès d’une compagnie d’assurance par
exemple), elle ne peut déprécier que la perte probable restant, in fine, à sa charge. Dans ce cas, il convient de
retrancher de la dépréciation la partie couverte par l’assurance-crédit.
Étape 3 : Créance irrécouvrable Les créances suivantes doivent être considérées comme irrécouvrables :
en cas d'impayé définitif, le créancier pourra récupérer la TVA sous réserve d'être capable de fournir la preuve de
l'irrécouvrabilité de la créance.
Le certificat d’irrécouvrabilité peut être délivré par un tiers à l’entreprise, comme par exemple un mandataire de
justice pour les sociétés en liquidation judiciaire, un avocat ou un huissier de justice, un cabinet de recouvrement de
créance dès lors que toutes les actions possibles ont été raisonnablement épuisées.Le certificat d’irrécouvrabilité
permet de constater l’échec des démarches accomplies par le créancier auprès de son débiteur et la certitude du
caractère irrécouvrable de la créance litigieuse
le certificat d’irrécouvrabilité doit comporter les mentions suivantes :
le nom du débiteur,
son numéro d’immatriculation NIU
le numéro des factures et avoirs concernés par l’irrécouvrabilité,
le montant global TTC, HT et de TVA du compte
la cause de l’irrécouvrabilité,
l’adresse et le nom de la personne à laquelle la rectification de facture doit être adressée
Nouveaux clients N
si le client règle sa facture alors que l’entreprise avait déprécié la créance en question (ou que le risque de
non recouvrement est moins important que l’exercice précédent), elle va devoir reprendre la dépréciation
initialement constituée (débit du compte 491 «s pour dépréciation des comptes de clients » par le crédit du
compte 7594 « Reprises sur des charges pour dépréciation des créances ») ;
si le risque de non recouvrement s’aggrave, l’entreprise va devoir constituer un complément de provision
(débit du compte 6594 par le crédit du compte 491), dans la limite du montant total hors taxes de la
créance.
Précisions : les augmentations et diminution de dépréciations de créances doivent être déterminées client par client.
De plus, chaque année, seules les variations des dépréciations doivent être rapportées au compte de résultat (il est
interdit de reprendre entièrement la dépréciationantérieurement constituée et d’en constituer une nouvelle).
Tant que la créance est simplement douteuse (et non irrécouvrable), la récupération de la T.V.A n’est pas autorisée.
Comptabilisation liées aux créances douteuses devenues irrécouvrables
Lorsque la créance est définitivement perdue (en cas de disparition du débiteur par exemple, ou de paiement avec un
chèque volé pour lequel la victime a formulé opposition au paiement, ou encore de liquidation judiciaire du
débiteur), elle devient irrécouvrable. Voici les écritures comptables à enregistrer en cas d’irrécouvrabilité de la
créance :
Exemple : une entreprise détient une créance de 1 200 euros TTC sur l’un de ses clients (soit 1 000 euros HT)
matérialisée par une facture datée du 01/04/N à échéance du 31/05/N. Elle clôture ses comptes au 31/12/N. Malgré
ses nombreuses relances par téléphone, courrier simple et lettre recommandée, elle ne parvient pas à recouvrer sa
créance au 31/12/N. Elle craint une perte de 80 % du montant total de sa créance.
débit du compte 68174 « Dotations aux provisions pour dépréciation des créances » pour 800 euros ( 1 000
x 80 % ),
crédit du compte 491 « Provisions pour dépréciation des comptes de clients » pour 800 euros.
Le 31/03/N+1, le client règle la somme de 720 euros TTC. Au 31/12/N+1, l’entreprise estime qu’elle va perdre le
solde de sa créance (480 euros TTC soit 400 euros hors taxes). Elle avait dépréciée la somme de 800 euros HT. Or,
il ne reste plus que 400 euros HT à régler. Elle doit donc rependre partiellement sa provision (à hauteur de 400 euros
soit 800-400) :
débit du compte 491 « Provisions pour dépréciation des comptes de clients » pour 400 euros,
crédit du compte 78174 « Reprises sur provisions pour dépréciation des créances » pour 400 euros.
Reprise de l’exemple cité au point 2 : au 30/02/N+2, le débiteur est placé en liquidation judiciaire. Le liquidateur
transmet à l’entreprise créancière un certificat d’irrécouvrabilité. L’entreprise doit donc « sortir » la créance de son
patrimoine (elle peut également récupérer la TVA) :
débit du compte 654 « Pertes sur créances irrécouvrables » pour 400 euros,
débit du compte 4457 « T.V.A collectée » pour 80 euros,
crédit du compte 416 « Clients douteux ou litigieux » pour 480 euros.
Enfin, elle va reprendre la dépréciation qu’elle avait constituée au 31/12/N et ajustée au 31/12/N+1 :
débit du compte 491 « Provisions pour dépréciation des comptes de clients » pour 400 euros
crédit du compte 78174 « Reprises sur provisions pour dépréciation des créances » pour 400 euros
En SYSCOHADA, les dépréciations des titres de placement sont des diminutions de la valeur comptable de ces
titres, enregistrées lorsque leur valeur de marché devient inférieure à leur coût d'acquisition. Ces dépréciations
doivent être constatées même en l'absence ou en cas d'insuffisance de bénéfices, conformément au principe de
prudence.
Une action est une partie de l'entreprise qui est détenue par l'intermédiaire d'un titre de propriété, tandis
qu'une obligation est un titre de créance. Les émetteurs de ces titres peuvent être des entités publiques ou privées
(collectivités ou entreprises).
En SYSCOHADA révisé, l'évaluation à l'inventaire des titres de placement se fait en tenant compte de leur valeur
actuelle, qui est généralement déterminée par le cours moyen boursier du dernier mois de l'exercice pour les titres
cotés, ou par leur valeur probable de négociation pour les titres non cotés. Cette évaluation permet d'identifier
d'éventuelles moins-values ou plus-values par rapport au coût d'acquisitio
Détails de l'évaluation:
La valeur à l'inventaire est généralement le cours moyen boursier du dernier mois de l'exercice.
NB : Si des titres de même nature ont été achetés à des dates et à des cours différents on
effectue une évaluation globale des titres à l'origine et à la date d'inventaire.
a) Si la valeur d’inventaire est supérieure à la valeur d’acquisition alors la plus value latente
n’entraîne aucune conséquence comptable.
b) Si la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur d’acquisition alors la moins value
latente ou probable entraîne la constatation d’une dépréciation.
Constatation d'une charge calculée.
Une charge calculée doit être constatée au débit •Compte : 6866 Dotations aux dépréciations des éléments
financiers.
Diminution de la valeur de l'élément d'actif. En contrepartie, il faut constater la diminution de la valeur de l’élément
d'actif, au crédit d’un compte :
A la clôture de chaque exercice suivant, des ajustements de dépréciations doivent donc être effectués selon la valeur
actuelle de chaque élément à l’inventaire :
Pour réduire ou supprimer une dépréciation, les comptes de dépréciations doivent être débités 590. Dépréciations
des V.M.P. par le crédit d’un des comptes de reprises par nature : 7866 Reprises sur dépréciations des éléments
financi
e.
La trésorerie actif telle qu’elle figure sur le bilan représente l’argent qu’une entité a dans son compte banque, caisse,
établissements financiers et assimilés, instruments de trésorerie, instruments de monnaie électronique, régie
d’avance et accréditifs (disponibilités) et tout ce qui peut être facilement transformé en trésorerie à une brèche
échéance (les équivalents de trésorerie). Ce sont les placements à court terme très liquides qui sont facilement
convertibles en un montant connu de liquidités, dont la valeur ne risque pas de changer de façon significative.
En conséquence, un placement ne sera qualifié d'équivalent de trésorerie que s'il a une échéance rapprochée, par
exemple inférieure ou égale à trois mois à partir de la date d'acquisition.
C’est un ensemble d’espèces ou valeurs assimilables à des espèces, et d'une manière générale, toutes valeurs qui, en
raison de leur nature, sont immédiatement convertibles en espèces pour leur montant nominal. Les disponibilités
comprennent notamment les bons remboursables à tout moment, de même que les comptes bancaires à terme
lorsqu'il est possible d'en disposer par anticipation.
Pour le SYSCOHADA, les disponibilités regroupent les banques (52), les établissements financiers et assimilés (53),
les instruments de trésorerie (54), les instruments de monnaie électronique (55), les banques crédits de trésorerie et
d’escompte …
Les comptes de trésorerie comprennent d’une part la trésorerie active qui englobent les titres de placement, les
avoirs en caisse et en banque et d’autre part la trésorerie passive qui comprend principalement les crédits à court
terme obtenus de la banque.
Contrôle 1: L’inventaire des caisses
Pour effectuer ce contrôle, il faut premièrement organiser un inventaire physique des caisses de la société. Cet
inventaire devra être effectué par deux personnes minimum pour chaque caisse. Il faudra bien entendu que l’une
d’elles soit externe à la caisse.
L’inventaire est formalisé par un procès verbal et une feuille de comptage. Les deux documents devront être
rapprochés au solde de la balance avant inventaire. Tout écart qui en résulte doit être expliqué et ensuite
comptabilisé.
Le rapprochement bancaire est bien sûr réalisé au cours de l’année. Celui à effectuer dans le cadre des travaux
d’inventaire est en général celui du dernier mois de l’année. L’objectif est de détecter les opérations comptabilisées
par la banque et non présente dans les comptes afin de les intégrer à la comptabilité.
Il convient d’effectuer un rapprochement pour chaque compte bancaire. Ce rapprochement permettra de détecter des
omissions d’enregistrement, des commissions et intérêts prélevés par la banque découverts sur l’extrait de relevé de
compte.
Les documents qui doivent être réunis pour réaliser le rapprochement bancaire sont le grand-livre du compte banque
tenu en entreprise, l’extrait du relevé de compte fourni par la banque, le dernier état de rapprochement bancaire.
Je vous propose de compléter un tableau semblable à celui fourni ci-dessous pour vous assurer de l’existence d’un
rapprochement pour chacun de vos comptes
L’objectif de ce contrôle est de vérifier qu’il n’y a pas de crédit long terme comptabilisé comme crédits de
trésorerie.
Vous allez dans un premier temps obtenir les contrats signés de prêts et passer en revue le contenu. Vous allez
notamment vérifier les échéances de remboursement des prêts. Ensuite il vous faudra pointer le grand-livre pour
vous assurer de la régularité des écritures passées au titre de l’amortissement du prêt et de l’intérêt passé comme
charge financière.
Ci-dessous une présentation correcte du contrôle y relatif.
Les concours bancaires sont des crédits de court terme dont l’échéance ne dépasse pas quelques mois.
L’objectif du contrôle est de vérifier que les intérêts courus sont bien comptabilisés sur des crédits dont l’échéance
est distincte du dernier jour fin de mois.
C’est important de réaliser ce contrôle afin de respecter le principe de séparation des exercices.
Les titres de placement sont des valeur mobilières acquises afin d’en retirer un gain à brève échéance. Il font partie
de la trésorerie active.
L’objectif du contrôle portant sur les titres de placement est de vérifier que lorsque la valeur d’inventaire est
inférieure à la valeur comptable, une dépréciation est comptabilisée.
Les créances clients libellées en monnaie étrangère sont des créances qui sont comptabilisées dans la monnaie locale
mais dont la facturation a été faite dans la monnaie du pays du client. Bien entendu pour nous qui sommes dans la
zone F CFA ça ne concerne pas les clients qui sont situés dans la zone euro parce que nous avons une parité fixe.
Mais si vous avez un client qui est par exemple aux États-Unis ou au Japon ou même en Chine, étant donné la
fluctuation de la parité monétaire, vous serez amené à évaluer la créance à la valeur d’inventaire au cours en vigueur
au jour de la clôture des comptes c’est-à-dire en général au 31/12/N.
Les différences de change quel que soit leur sens donneront lieu à un ajustement du montant de la créance. Seules
les pertes latentes de change nous conduiront à comptabiliser une provision pour perte de change en vertu du
principe de prudence.
Conversion initiale:
Lors de la transaction, la créance ou la dette est convertie en monnaie nationale en utilisant le cours de change du
jour.
Clôture de l'exercice:
À la clôture de l'exercice, les créances et dettes libellées en monnaie étrangère sont réévaluées en utilisant le
dernier cours de change connu.
Écarts de conversion:
Lorsqu'elles subsistent à l'inventaire, les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères sont converties sur la
base du dernier cours de change à la date de clôture des comptes.
Les différences de conversion constatées par rapport aux valeurs d'origine sont inscrites dans des subdivisions des
créances et des dettes concernées qui figurent ainsi au bilan pour leur valeur du moment.
En contrepartie de cet ajustement de créances et des dettes, sont ouverts deux comptes d'écarts de conversion :
Le compte 47.8 regroupe des pertes probables (Augmentation de dettes et diminution de créances) ;
Le compte 47.9 regroupe des gains probables (diminution des dettes et augmentation des créances).
4791 Augmentation des créances d’exploitation
4792 Augmentation des créances financières
- Les gains latents inscrits au compte 47.9 n'interviennent pas dans la formation du résultat de l'exercice ;
- Les pertes probables inscrites au compte 47.8 entrainent, en revanche, la constitution d'une provision pour pertes
de change d'un montant équivalent.
4. Différence de change
Les gains ou les pertes de change interviennent à la date d'encaissement ou de règlement des créances et dettes
libellées en monnaies étrangères. Ils sont constatés par la différence entre la valeur d'encaissement ou de règlement
et la valeur d'origine.
- Les gains de change sont enregistrés dans les produits financiers (compte 77.6) ;
- Les pertes de change sont enregistrées dans les charges financières (compte 67.6).
C. Disponibilités en devises
Selon le l'article 58 de l'acte uniforme, les disponibilités en devises de l'entreprise sont converties en unité monétaire
légale du pays sur la base des cours de change à la clôture de l'exercice, le gain ou la perte de change étant inscrit
directement dans les produits et charges financières de l'exercice clos.
alculer et enregistrer les dotations aux amortissements d’immobilisations
L’entreprise doit dresser un inventaire de ses immobilisations (vérifier qu’elles aient toutes été comptabilisées en
immobilisations et non laissées en charges et qu’elles soient encore détenues par l’entreprise) et procéder
au calcul et à l’amortissement de celles-ci. Certaines d’entre elles auront peut-être été vendues au cours de
l’exercice ou mises au rebut. Il conviendra alors de les sortir de l’actif du bilan. Cela occasionne également des
écritures comptables ; que nous avons abordées dans les articles suivants :
Comptabiliser une cession d’immobilisation,
Comptabiliser une mise au rebut d’immobilisation.
En général, les entreprises utilisent des modules de gestion des immobilisations et des amortissements (qui peuvent,
dans certains cas, exporter et injecter directement les écritures dans la comptabilité). Il conviendra, à l’issue des
opérations de comptabilisation, de rapprocher les soldes des comptes d’immobilisation (comptes de la classe 2),
des comptes d’amortissement (comptes 28) et des comptes de dotation aux amortissements (compte 681) avec
les sommes qui figurent dans le logiciel de gestion des immobilisations.
Les écritures de régularisation peuvent avoir lieu à deux instants différents dans la vie d’une entreprise :
A l’occasion de l’établissement de situations comptables intermédiaires : il s’agit de « bilans
provisoires » que l’entreprise décide d’établir de son propre chef ou qui lui sont imposés par des
dispositions légales ou statutaires ;
Et, dans tous les cas, lors de la clôture de l’exercice comptable : avant de faire son bilan comptable et
ainsi de produire des comptes annuels définitifs, des écritures de régularisation doivent, le cas échéant, être
enregistrées.
Attention, certaines entreprises ne sont pas concernées par ces écritures. Tel est le cas des entités exerçant une
activité non commerciale (professions libérales relevant des BNC – bénéfices non commerciaux – qui doivent
tenir une comptabilité de trésorerie sans avoir à comptabiliser des écritures de régularisation à la clôture de
l’exercice) ou des entités optant pour des régimes fiscaux particuliers (les petites entreprises relevant du régime
fiscal du micro-BIC ou du micro-BNC sont dispensées de tenir une comptabilité et d’établir des comptes annuels).
Enfin, pour les entités qui y sont soumises, certaines mesures d’allègements comptables sont prévues.
Après avoir enregistré les écritures de régularisation, il est nécessaire d’effectuer un inventaire du matériel et des
stocks, de les évaluer et de procéder au calcul de certains impôts. Par ailleurs, à l’ouverture de l’exercice suivant, il
conviendra de procéder à leur contrepassation (une extourne dans le jargon comptable). L’écriture est tout
simplement enregistrée dans le sens contraire au premier jour de l’exercice suivant.
Quelles sont les écritures de régularisation à enregistrer en comptabilité ?
Il existe deux types d’écritures de régularisation à enregistrer en comptabilité : les écritures de rattachement des
charges et des produits et les écritures d’étalement. Elles sont généralement comptabilisées dans un journal
d’opérations diverses ou un journal d’opérations d’inventaire, spécialement créé à cet effet.
Les écritures d’étalement
Les écritures d’étalement visent à répartir les charges et produits sur les périodes comptables appropriées. Leur effet
sur le compte de résultat est lissé sur au moins deux exercices comptables. On identifie deux écritures d’étalement :
Les charges constatées d’avance neutralisent l’effet des charges qui affectent en tout ou partie l’exercice comptable
suivant (assurances, loyers, abonnements, etc.). Elles sont généralement calculées sur le montant hors taxes de la
dépense, sur une durée de 360 jours et comptabilisées comme suit :
A l’inverse, les produits constatés d’avance ont vocation à répartir dans le temps les produits qui concernent
totalement ou partiellement un ou plusieurs exercices comptables suivants. Ils sont comptabilisés de la manière
suivante :
Les écritures de rattachement ont pour objectif de rattacher à l’exercice en cours des charges ou des produits qui le
concernent mais dont le justificatif est daté de l’exercice suivant. Elles peuvent avoir deux natures différentes :
Dans le bilan comptable, les factures non parvenues figurent au passif, dans une ligne intitulée « dettes fournisseurs
et comptes rattachés ».
Dans l’annexe comptable, les dettes –dont les factures non parvenues, assimilées à des dettes fournisseurs – doivent
être classées selon la durée restant à courir jusqu’à leur échéance (dettes à moins d’un an, dettes à plus d’un an et
moins de cinq ans, dettes à plus de cinq ans).
A la clôture de l’exercice comptable, les entreprises doivent recenser un certain nombre de charges, dont les charges
à payer. Compta-Facile vous propose une fiche complète sur les affectations comptables des charges à payer.
1. Définition d’une charge à payer (CAP)
Une charge à payer est un passif certain dont il est nécessaire d’estimer le montant ou l’échéance avec un
incertitude moindre que s’agissant d’une provision. C’est donc une catégorie de charges qui se situe à mi-chemin
entre les dettes et les provisions.
Une charge à payer doit être estimée lors de l’établissement des travaux d’inventaire, dans le cadre de la réalisation
d’un bilan comptable (pour plus d’informations : comment faire son bilan comptable ?). Les pièces justifiant les
charges à payer doivent être insérées dans le dossier de travail comptable annuel de l’entreprise.
2. Les principaux comptes de charges à payer (CAP)
Les charges à payer sont rattachées à des comptes précis selon le poste de dettes du bilan concerné.
Ainsi, les charges à payer relatives au financement de l’entreprise (emprunt, intérêts bancaires)
seront comptabilisées dans :
le compte 1688 « Intérêts courus » ;
le compte 5181 « Intérêts courus à payer » ;
le compte 5198 « Intérêts courus sur concours bancaires courants ».
Les charges à payer qui concernent les fournisseurs seront comptabilisées dans :
Le compte 4081 « Fournisseurs – factures non parvenues » ;
Le compte 4088 « Fournisseurs – intérêts courus » ;
Le compte 4084 « Fournisseurs d’immobilisations – factures non parvenues ».
Enfin, les charges à payer ayant un caractère fiscal ou social sont comptabilisées au crédit :
Du compte 4282 « Personnel – dettes provisionnées pour congés à payer » ;
Du compte 4284 « Personnel – dettes provisionnées pour participation des salariés aux résultats » ;
Du compte 4286 « Personnel – autres charges à payer » ;
Du compte 4382 « Organismes sociaux – charges sociales sur congés à payer » ;
Du compte 4386 « Organismes sociaux – autres charges à payer » ;
Du compte 4482 « État – charges fiscales sur congés à payer » ;
Du compte 4486 « État – charges à payer ».
Les charges à payer portant sur d’autres dettes seront comptabilisées au crédit du compte 4686 « Créditeurs divers
– charges à payer ».
3. Exemples de charges à payer (CAP)
L’équipe de Compta-Facile a déjà consacré un nombre important d’articles à ce sujet, voici les principaux :
Charges à payer fiscales :
Comptabilisation de la charge à payer de taxe sur les salaires (TS) ;
Comptabilisation de la charge à payer de contribution sociale de solidarité des
sociétés (C3S ou Organic) ;
Comptabilisation de la charge à payer de taxe sur les Véhicules de Sociétés (TVS) ;
Comptabilisation de la charge à payer de contribution économique territoriale (CET) ;
Comptabilisation de la charge à payer de formation professionnelle continue (FPC) ;
Comptabilisation de la charge à payer de taxe d’apprentissage (TA) ;
Comptabilisation de la charge à payer de la participation à l’effort de construction ;
Comptabilisation de la charge à payer de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) ;
Charges à payer relatives aux fournisseurs :
Comptabilisation des factures non parvenues (FNP) ;
Charges à payer financières :
Comptabilisation des intérêts courus non échus (ICNE) ;
Charges à payer sociales :
Comptabilisation de la provision pour congés payés (CP) et des charges fiscales et sociales sur
congés payés ;
Comptabilisation de la prime de bilan due à un salarié ou à un dirigeant.
Conclusion : les charges à payer doivent, à la clôture d’un exercice comptable être recensées et être
comptabilisées dans l’exercice auquel elles se rattachent. Elles génèrent des écritures comptables de
régularisation.
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En comptabilité, le chiffre d’affaires doit être constaté dans les comptes lorsque le bien a été livré ou lorsque le
service a été rendu. Lorsqu’il existe un décalage entre la facture et la livraison (ou l’exécution de la prestation de
services), il peut être nécessaire de constater des factures à établir à la clôture de l’exercice.
Cet article Compta-Facile détaille les écritures comptables à enregistrer en ce qui concerne les factures à
établir (FAE).
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comptabilité ? Faites le point de vos obligations avec notre workshop dédié. En 7 mini-vidéos, nos experts
comptables et juristes vous aident à mettre votre entreprise sur les bons rails.
1. Définition des factures à établir (FAE)
Contrairement aux produits constatés d’avance (PCA), les factures à établir (FAE) correspondent à des produits
qui n’ont pas été facturés à la clôture de l’exercice comptable, alors que le bien a déjà été livré (ou que le service a
été rendu).
Ce décalage entre la livraison (ou l’exécution de la prestation de services) et la facturation fait naître, à la clôture de
l’exercice, des factures à établir.
Le travail de recensement et de comptabilisation des factures à établir peut se faire à la clôture de l’exercice (lorsque
l’entreprise est en train de faire son bilan comptable annuel) ou une situation comptable intermédiaire.
2. Comptabilisation des factures à établir (FAE)
Les factures à établir sont évaluées au montant de la marchandise livrée (ou au montant de la prestation réalisée).
Ils sont comptabilisés hors taxes (HT) si l’entreprise est redevable de la TVA.
Voici comment comptabiliser factures à établir :
Attention : en matière de T.V.A, la livraison du bien ou la réalisation du service peut entraîner l’exigibilité de cette
taxe (ce qui signifie que la T.V.A sur la vente/sur le service doit être reversée au Trésor Public, alors même que la
facture n’a pas encore été établie à la clôture de l’exercice). Dans ce cas précis, il convient de comptabiliser
l’écriture suivante (à la date de livraison sans facturation) :
on débite le compte 44587 « Taxes sur le chiffre d’affaires sur factures à établir » ;
et on crédite par le compte 4457 « TVA collectée ».
3. Exemple de factures à établir en comptabilité
Enoncé : une société clôture son exercice comptable au 31 décembre. Elle a livré le 29 décembre N des
marchandises à un de ses clients pour 10 000 euros (pas de clause de réserve de propriété, le transfert de propriété
des marchandises étant intervenu le jour même de la livraison). La facture est datée du 2 janvier N+1.
Application : Le 29 décembre, elle va débiter le compte 44587 « Taxes sur le chiffre d’affaires sur factures à
établir » et créditer le compte 4457 « TVA collectée » pour 2 000 euros. Au 31 décembre N, elle devra :
1) Comptabiliser une facture à établir : elle doit
débiter le compte 4181 « Clients – factures à établir,
et créditer :
le compte 707 « Ventes de marchandises » pour 10 000 euros,
et le compte 44587 « Taxes sur le chiffre d’affaires sur factures à établir » pour 2 000 euros.
2) S’acquitter de la TVA sur les marchandises livrées mais pas encore facturées (l’équipe de Compta-Facile a
consacré un article à la comptabilisation des déclarations de TVA) : elle débite le compte 4457 « TVA collectée »
pour 2 000 euros et crédite le compte 44551 « TVA à décaisser ».
4. Bilan comptable et facture à établir
Les factures à établir figurent dans la colonne de gauche du bilan comptable (actif), sur la ligne « Clients et
comptes rattachés ».
A la clôture de l’exercice comptable, les produits acquis mais non encore comptabilisés et dont le montant n’est pas
définitivement fixé doivent être enregistrés. Il s’agit de produits à recevoir. Compta-Facile développe dans cet
article la comptabilisation des produits à recevoir.
1. Définition des produits à recevoir (PAR)
Un produit à recevoir (PAR) est un produit qui est certain dans son principe mais dont le montant comporte une
légère incertitude. Il s’agit d’un produit qui n’a pas encore été inscrit dans un compte de tiers débiteur (compte client
par exemple).
Un produit à recevoir doit être comptabilisé dans l’exercice auquel il se rapporte (respect du principe de séparation
des exercices).
Pour plus d’informations : préparer son bilan comptable, réviser ses comptes, faire son bilan comptable.
2. Les principaux comptes de produits à recevoir (PAR)
Certains produits à recevoir revêtent un caractère financier. Il conviendra, dans ce cas, d’utiliser :
Le compte 2768 « Autres créances immobilisées – intérêts courus » ;
Le compte 5088 « Intérêts courus sur obligations, bons et valeurs assimilées » ;
Le compte 5188 « Banque – intérêts courus à recevoir ».
D’autres produits à recevoir peuvent concerner des créances clients. On pourra alors choisir :
Le compte 4181 « Clients – factures à établir » ;
Le compte 4188 « Clients-intérêts courus ».
Les produits à recevoir sociaux et fiscaux sont comptabilisés au débit :
du compte 4287 « Personnel – produits à recevoir » ;
du compte 4387 « Organismes sociaux – produits à recevoir » ;
du compte 4487 « État – produits à recevoir ».
Enfin, il est d’usage d’utiliser le compte 4687 « Débiteurs divers – produits à recevoir » pour les autres produits à
recevoir.
3. Exemples de produits à recevoir (PAR)
Enfin, le compte 4687 pourra contenir les indemnités d’assurance en attente de versement à la clôture d’un
exercice comptable.
Conclusion : les produits à recevoir (PAR) génèrent des écritures de régularisation à la clôture de l’exercice.
Ils font l’objet d’une extourne (contre-passation) au début de l’exercice suivant.