0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues11 pages

TD3 Correction

Le document présente des exercices de topologie, abordant des concepts tels que les topologies sur des ensembles, les voisinages, l'adhérence, et les propriétés des espaces topologiques. Il inclut des démonstrations et des réponses à des questions spécifiques sur des ensembles donnés, ainsi que des propriétés des espaces vectoriels normés. Les exercices sont conçus pour aider à comprendre les fondements de la topologie et ses applications.

Transféré par

mangetsu450
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues11 pages

TD3 Correction

Le document présente des exercices de topologie, abordant des concepts tels que les topologies sur des ensembles, les voisinages, l'adhérence, et les propriétés des espaces topologiques. Il inclut des démonstrations et des réponses à des questions spécifiques sur des ensembles donnés, ainsi que des propriétés des espaces vectoriels normés. Les exercices sont conçus pour aider à comprendre les fondements de la topologie et ses applications.

Transféré par

mangetsu450
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Cheikh Anta Diop de Dakar 2022-2023

Faculté des Sciences et Techniques


Département de Mathématiques et Informatique
L3Maths / TOPOLOGIE

TD3

Exercice 1. On s’entraine !
1- Soit 𝑋 = {0, 1, 2, 3 }.
a- La famille 𝑇 = {∅, 𝑋, {1}, {2}} définit-elle une topologie sur 𝑋 ?
b- Soit 𝜏 = {∅, 𝑋, {1,0}, {0}, {1} } une topologie sur 𝑋. La famille ℬ = {∅, {0}, {1} } est-elle une base de
𝜏?
c- Déterminer la topologie sur 𝑋 engendrée par la famille : 𝒜 = {{0, 1}, {1, 2, 3 }, {2}}.
Réponse.
a. Non ! car {1} ∈ 𝑇, {2} ∈ 𝑇 mais {1} ∪ {2} ∉ 𝑇.
b. ⋃𝑈∈ℬ 𝑈 = {0,1} ≠ 𝑋. Donc ℬ n’est pas une base d’ouverts de 𝑋.
c. On détermine 𝒜1 l’ensemble des intersections finies des éléments de 𝒜.
𝒜1 = { {0, 1}, {1, 2, 3 }, {2}, {1}, ∅}.
La topologie engendrée par 𝒜 est l’ensemble des réunions des éléments de 𝒜1 union { 𝑋, ∅}.
D’où 𝜏(𝒜) = { {0, 1}, {1, 2, 3 }, {2}, {1}, ∅, 𝑋, {0,1,2}, { 1,2}}

2- Soit 𝑋 = {1,2,3} et T une topologie sur 𝑋. Soit 𝐴 = {1,2} et 𝐵 = {3}.


Déterminer l’ensemble des voisinages de 1, l’intérieur, l’adhérence et les points d’accumulation de 𝐴 et 𝐵
selon les cas suivants :
a) T est la topologie grossière.
b) T est la topologie discrète.
c) 𝑇 = {∅, 𝑋, {1}} .
d) 𝑇 = {∅, 𝑋, {2,3}}.
Réponse. A vérifier !
a) 𝒱(1) = {𝑋}. 𝐴° = 𝐵 ° = ∅. 𝐴̅ = 𝐵̅ = 𝑋. 𝐴𝑐𝑐(𝐴) = 𝑋 et 𝐴𝑐𝑐(𝐵) = {1,2}.
° ° ̅
b) 𝒱(1) = {{1}, {1,2}, 𝑋 }. 𝐴 = 𝐴 et 𝐵 = 𝐵. 𝐴 = 𝐴 et 𝐵̅ = 𝐵. 𝐴𝑐𝑐(𝐴) = ∅ et 𝐴𝑐𝑐(𝐵) = ∅.
c) 𝒱(1) = {{1}, {1,2}, {1,3}, 𝑋 } . 𝐴° = {1} et 𝐵 ° = ∅. 𝐴̅ = 𝑋 et 𝐵̅ = {2,3}. 𝐴𝑐𝑐(𝐴) = {2,3} et
𝐴𝑐𝑐(𝐵) = {2}.
d) 𝒱(1) = {𝑋 } . 𝐴° = ∅ et 𝐵° = ∅. 𝐴̅ = 𝑋 et 𝐵̅ = 𝑋. 𝐴𝑐𝑐(𝐴) = {1,3} et 𝐴𝑐𝑐(𝐵) = {1}.

3- Dans un espace topologique quelconque 𝑋, les propriétés suivantes sont-elles vraies?


a. 𝐹𝑟(𝐴) = 𝐹𝑟(𝐴𝐶 ).
b. Si 𝐴 ⊂ 𝐵 alors 𝐹𝑟(𝐴) ⊂ 𝐹𝑟(𝐵).
c. 𝐹𝑟(𝐴) = 𝐴 ∩ ̅̅̅
𝐴𝐶̅.
d. 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵).
a. Vrai !
∘ 𝐶 ∘
𝐶
𝐹𝑟(𝐴) = 𝐴̅\ Å = 𝐴̅ ∩ (Å) = 𝐴̅ ∩ ̅̅̅̅
𝐴𝐶 =. ̅̅̅̅̅̅̅̅
(𝐴𝐶 )𝐶 ∩ ̅̅̅ ⏞𝐶 ) ∩ ̅̅̅
𝐴𝐶̅ = (𝐴 𝐴𝐶̅ = ̅̅̅ ⏞𝐶 = 𝐹𝑟(𝐴𝐶 ).
𝐴𝐶̅\ 𝐴
b. Faux !
Dans ℝ muni de la topologie usuelle, on peut prendre : 𝐴 = [1, 3]\{2} et 𝐵 = [1,3]. On a 𝐴 ⊂ 𝐵 mais
𝐹𝑟(𝐴) = {1,2,3} et 𝐹𝑟(𝐵) = {1,3}.
c. Faux !
On peut prendre A=]1,2[. 𝐹𝑟(𝐴) = {1,2} alors que 𝐴 ∩ ̅̅̅
𝐴𝐶̅ = ∅.
Exercice 2. (Topologie cofinie)
Soit 𝑋 un ensemble non vide. On pose 𝑇 = {∅} ∪ {𝐴 ⊂ 𝑋 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝐴𝐶 est fini}.
1. Montrer que 𝑇 est une topologie sur 𝑋.
2. Si 𝑋 est fini, quels sont les ensembles fermés pour cette topologie ?

Réponse.
1. Montrons que 𝑇 est une topologie sur 𝑋.
a. On a : ∅ ∈ 𝑇 de plus 𝑋 𝐶 = ∅ ensemble fini, donc 𝑋 ∈ 𝑇.
b. Soit {𝑈𝑖 }𝑖∈𝐼 une famille d’éléments de 𝑇. Donc 𝑈𝑖 𝐶 est fini pour tout 𝑖 ∈ 𝐼. Par suite ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 𝐶
est fini. Or ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 𝐶 = (⋃𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 )𝐶 . Donc (⋃𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 )𝐶 est fini. D’où ⋃𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 ∈ 𝑇.
c. Soit 𝑈1 et 𝑈2 dans 𝑇. On a : (𝑈1 ∩ 𝑈2 )𝐶 = 𝑈1 𝐶 ∪ 𝑈2 𝐶 . Donc (𝑈1 ∩ 𝑈2 )𝐶 est fini. Par suite
𝑈1 ∩ 𝑈2 ∈ 𝑇.
On conclut donc que 𝑇 est une topologie sur 𝑋.
1. Si 𝑋 est fini alors le complémentaire de toute partie de 𝑋 est fini. Par suite 𝑇 = 𝒫(𝑋). Par suite les
éléments de T sont à la fois ouverts et fermés. D’où, toute partie de 𝑋 est un fermé dans 𝑋.
Exercice 3.

Soit 𝐸 un espace vectoriel normé et A une partie non vide et bornée de 𝐸. On note par 𝛿(𝐴) le diamètre de
𝐴.
1- Démontrer que pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐴̅ et pour tout 𝜀 > 0 il existe 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐴 tels que :
‖𝑢 − 𝑣‖ ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ − 𝜀.

𝜀 𝜀
Indication : Considérer 𝐵 (𝑥 , ) et 𝐵 (𝑦, 2).
2
2- Démontrer que 𝛿(𝐴) = 𝛿(𝐴̅).
3- A-t-on 𝛿(Å) = 𝛿(𝐴)? Justifier votre réponse.
Réponse.
1- Soit 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐴̅ et 𝜀 > 0.

𝑥 ∈ 𝐴̅ 𝜀 𝜀
On a : { 𝜀 donc 𝐵 (𝑥 , ) ∩ 𝐴 ≠ ∅. Par suite : il existe 𝑢 ∈ 𝐵 (𝑥 , ) ∩ 𝐴.
𝐵 (𝑥 , 2 ) ∈ 𝒱(𝑥) 2 2

𝑦 ∈ 𝐴̅ 𝜀 𝜀
De même { 𝜀 donc 𝐵 (𝑦 , ) ∩ 𝐴 ≠ ∅. Par suite : il existe 𝑣 ∈ 𝐵 (𝑦 , ) ∩ 𝐴.
𝐵 (𝑦 , ) ∈ 𝒱(𝑦) 2 2
2

𝜀 𝜀 𝜀 𝜀
On a 𝑢 ∈ 𝐵 (𝑥 , ) et 𝑣 ∈ 𝐵 (𝑦 , ) donc ‖𝑥 − 𝑢‖ < et ‖𝑦 − 𝑣‖ < 2.
2 2 2

𝜀 𝜀
Par suite : ‖𝑥 − 𝑦‖ = ‖𝑥 − 𝑢 + 𝑢 − 𝑣 + 𝑣 − 𝑦‖ ≤ ‖𝑥 − 𝑢‖ + ‖𝑢 − 𝑣‖ + ‖𝑣 − 𝑦‖ < 2 + ‖𝑢 − 𝑣‖ + 2.

Ainsi : ‖𝑢 − 𝑣‖ ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ − 𝜀.

2- On a 𝐴 ⊂ 𝐴̅ donc 𝛿(𝐴) ≤ 𝛿(𝐴̅).

D’autre part, On a : pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐴̅ et 𝜀 > 0, il existe 𝑢 et 𝑣 dans 𝐴 tel que ‖𝑢 − 𝑣‖ ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ − 𝜀.


Or 𝛿(𝐴) = sup{ ‖𝑎 − 𝑏‖ / 𝑎, 𝑏 ∈ 𝐴}, d’où 𝛿(𝐴) ≥ ‖𝑢 − 𝑣‖ ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ − 𝜀.
Ainsi on a : 𝛿(𝐴) ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ − 𝜀 pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐴̅. D’où
𝛿(𝐴) + 𝜀 ≥ ‖𝑥 − 𝑦‖ pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐴̅.
Par suite 𝛿(𝐴) + 𝜀 ≥ 𝛿(𝐴̅) ∀𝜀 > 0.
On fait tendre 𝜀 vers 0, on aura 𝛿(𝐴) ≥ 𝛿(𝐴̅)
D’après les deux inégalités, on conclut que : 𝛿(𝐴) = 𝛿(𝐴̅).
3- Dans ℝ muni de la topologie usuelle, on peut prendre : 𝐴 = {1, 3}.
On a : Å = ∅. Donc 𝛿(Å) = 0 par contre 𝛿(𝐴) = 3 − 1 = 2.
Dans ce cas, 𝛿(Å) ≠ 𝛿(𝐴)

Exercice 4.
Soient (𝑋, 𝜏 ) un espace topologique et 𝑌 un sous-ensemble de 𝑋, muni de la topologie induite par 𝜏 . Soit
𝐴 ⊂ 𝑌 . On note 𝐴𝑌̅ l’adhérence de 𝐴 dans 𝑌 et Å𝑌 l’intérieur de 𝐴 dans 𝑌.
1- Montrer que 𝐴𝑌̅ = 𝑌 ∩ 𝐴̅
.
2- Soit 𝑋 = ℝ muni de la topologie usuelle et 𝑌 = [0,1] ∪ {2} muni de la topologie induite. Soit 𝐴 =
1
[ 2 , 1] ∪ {2}.
a- Calculer Å𝑌 .
b- A-t-on Å𝑌 = 𝑌 ∩ Å
Réponse.
1. On sait qu’une partie 𝐹 est un fermé de 𝑌 si et seulement si ; il existe un ferme 𝐹’ dans 𝑋 tel que 𝐹 = 𝐹 ′ ∩
𝑌.
Donc 𝑌 ∩ 𝐴̅ est un fermé dans 𝑌. Or 𝐴 ⊂ 𝑌 ∩ 𝐴̅, donc 𝑨 ̅𝒀 ⊂ 𝒀 ∩ 𝑨 ̅.

Il reste à montrer que 𝒀 ∩ 𝑨 ̅⊂𝑨 ̅𝒀.


Soit 𝑥 ∈ 𝑌 ∩ 𝐴̅ et soit 𝑉 un voisinage de 𝑥 dans 𝑌.

Rappelons qu’une partie 𝑉est un voisinage de 𝑥 dans 𝑌 si et seulement s’il existe un voisinage 𝑉’ de 𝑥 dans
𝑋 tel que 𝑉 = 𝑉 ′ ∩ 𝑌.
𝑉 un voisinage de 𝑥 dans 𝑌, il existe donc un voisinage 𝑉’ de 𝑥 dans 𝑋 tel que 𝑉 = 𝑉 ′ ∩ 𝑌.
On a 𝑥 ∈ 𝐴̅ et 𝑉’ est un voisinage de 𝑥 dans 𝑋, donc 𝑉 ′ ∩ 𝐴 ≠ ∅.
Or A⊂ 𝑌. Donc 𝑉 ′ ∩ 𝐴 = 𝑉 ′ ∩ 𝑌 ∩ 𝐴 = 𝑉 ∩ 𝐴. Par suite 𝑉 ∩ 𝐴 ≠ ∅ pour tout voisinage 𝑉 de 𝑥 dans 𝑌
d’où 𝑥 ∈ 𝐴̅𝑌 .
Par suite 𝒀 ∩ 𝑨̅⊂𝑨 ̅𝒀.

̅=𝑨
A partir des deux inégalités, on conclut donc que 𝒀 ∩ 𝑨 ̅𝒀.

2- Rappelons qu’une partie 𝑈est un ouvert dans 𝑌 si et seulement s’il existe un ouvert 𝑈′ dans 𝑋 tel que
𝑈 = 𝑈 ′ ∩ 𝑌.
1 1 1
a. On a : ] 2 , 1] ∪ {2} =] 2 , 3[ ∩ 𝑌. Donc ] 2 , 1] ∪ {2} est un ouvert dans 𝑌 inclus dans 𝐴. Par suite
1
] 2 , 1] ∪ {2} ⊂ Å𝑌 .
1
Par contre l’intersection de 𝑌 avec tout intervalle ouvert contenant 2 ne sera pas inclus dans A.
1 𝟏
Donc 2 ∉ Å𝑌 . Par suite Å𝑌 =] 𝟐 , 𝟏] ∪ {𝟐}.

1 1
b. On a : Å = ] 2 , 1[ donc Å ∩ 𝒀 = ] 2 , 1[ . On conclut donc que Å𝑌 ≠ Å ∩ 𝒀.

Exercice 5.
Soient (𝑋, 𝑑) un espace métrique et 𝐴 et 𝐵 deux parties de X.
1. Démontrer que : Å ≠ ∅ ⟺ Pour toute partie 𝐷 ⊂ 𝑋 dense dans 𝑋, on a 𝐷 ∩ 𝐴 ≠ ∅.
2. Montrer que : 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ = ∅ ⇒ 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵).
Réponse. Cet exercice reste vrai si 𝑿 est juste un espace topologique.

1- ⟹) On suppose que Å ≠ ∅ et 𝐷 une partie dense dans 𝑋.

Soit 𝑥 ∈ Å ; on sait que Å est un ouvert donc Å ∈ 𝒱(𝑥). Ainsi on a :

{Å ∈ 𝒱(𝑥) ⟹ Å ∩ 𝐷 ≠ ∅ ⟹ 𝐴 ∩ 𝐷 ≠ ∅. (puisque Å ⊂ 𝐴).


̅=𝑋
𝐷

⇐) On suppose que pour toute partie 𝐷 ⊂ 𝑋 dense dans 𝑋, on a 𝐷 ∩ 𝐴 ≠ ∅.

Si Å = ∅ alors (Å)𝐶 = 𝑋. Or (Å)𝐶 = ̅̅̅̅


𝐴𝐶 . Donc ̅̅̅̅
𝐴𝐶 =𝑋, c.à.d. 𝐴𝐶 est dense dans 𝑋.
D’après l’hypothèse, on aura : 𝐴𝐶 ∩ 𝐴 ≠ ∅ (absurde).

Donc Å ≠ ∅
a) Montrer que : 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ = ∅ ⇒ 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵).

 On va montrer que l’inclusion 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) ⊂ 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵) est toujours vraie même si 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ ≠ ∅.

En effet :
° 𝐶 ° 𝐶

𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵)= ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ⏞ ∪ 𝐵)) = (𝐴̅ ∪ 𝐵̅ ) ∩ ((𝐴


(𝐴 ∪ 𝐵) ∩ ((𝐴 ⏞ ∪ 𝐵)) .

° ° 𝐶

Or ⏞ ⏞ ∪ 𝐵)) ⊂ (𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ )𝐶 = 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 .
(𝐴 ∪ 𝐵) ⊃ 𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ . Par suite ((𝐴

Ainsi 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) ⊂ (𝐴̅ ∪ 𝐵̅ ) ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶


⊂ (𝐴̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 ) ∪ (𝐵̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 )
⊂ (𝐴̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 ) ∪ (𝐵̅ ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 )= 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵).

On conclut donc que : 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) ⊂ 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵)

 On suppose que 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ = ∅ on doit montrer que 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐹𝑟(𝐴) ∪ 𝐹𝑟(𝐵).


°
Montrons tout d’abord que : ⏞
(𝐴 ∪ 𝐵) = 𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ .

On a a 𝐴̅ 𝐶 ∪ 𝐵̅ 𝐶 = 𝑋 puisque :
𝐴̅ ∩ 𝐵̅ = ∅ ⇒ (𝐴̅ ∩ 𝐵̅ )𝐶 = 𝑋 ⇒ 𝐴̅ 𝐶 ∪ 𝐵̅ 𝐶 = 𝑋.

° °
Donc: ⏞ ̅𝑪∪𝑩
(𝑨 ∪ 𝑩) = (𝑨 ⏞ ∪ 𝑩))
̅ 𝑪 ) ∩ ((𝑨 (1)
°
⏞ ∪ 𝐵)) ⊂ 𝐴̅ 𝐶 ∩ (𝐴 ∪ 𝐵) = (𝐴̅ 𝐶 ∩ 𝐴) ∪ (𝐴̅ 𝐶 ∩ 𝐵) = ∅ ∪ (𝐴̅ 𝐶 ∩ 𝐵) ⊂ 𝐵.
- 𝐴̅ 𝐶 ∩ ((𝐴
°
⏞ ∪ 𝐵)) est un ouvert inclus dans 𝐵 donc :
Puisque 𝐴̅ ∩ ((𝐴
𝐶

°
⏞ ∪ 𝐵)) ⊂ 𝐵 ∘
𝐴̅ 𝐶 ∩ ((𝐴 (2)
°
⏞ ∪ 𝐵)) ⊂ 𝐵̅ 𝐶 ∩ (𝐴 ∪ 𝐵) = (𝐵̅ 𝐶 ∩ 𝐴) ∪ (𝐵̅ 𝐶 ∩ 𝐵) = (𝐵̅ 𝐶 ∩ 𝐴) ∪ ∅ ⊂ 𝐴.
- 𝐵̅ ∩ ((𝐴
𝐶

°
⏞ ∪ 𝐵)) est un ouvert inclus dans 𝐴 donc :
De même 𝐵̅ 𝐶 ∩ ((𝐴
°
⏞ ∪ 𝐵)) ⊂ 𝐴∘
𝐵̅ 𝐶 ∩ ((𝐴 (3)
°
D’après (1), (2) et (3) on a : ⏞
(𝑨 ∪ 𝑩) ⊂ 𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ .
° °
Or on sait que 𝐴 ∪ 𝐵 ⊂ ⏞
∘ ∘(𝑨 ∪ 𝑩). Donc ⏞
(𝐴 ∪ 𝐵)= 𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ .

° 𝐶

- 𝐹𝑟(𝐴 ∪ 𝐵) = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅ ⏞ ∪ 𝐵))


(𝐴 ∪ 𝐵) ∩ ((𝐴

= (𝐴̅ ∪ 𝐵̅ ) ∩ (𝐴∘ ∪ 𝐵 ∘ )𝐶
= (𝐴̅ ∪ 𝐵̅ ) ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶
= (𝐴̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 ) ∪ (𝐵̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 )

Mais on a 𝐴̅ ∩ 𝐵̅ = ∅ donc 𝐴̅ ⊂ 𝐵̅ 𝐶 ⊂ 𝐵 ∘ 𝐶 . Par suite 𝐴̅ ∩ 𝐵 ∘ 𝐶 = 𝐴̅.


De même pour 𝐵̅ ∩ 𝐴∘ 𝐶 = 𝐵̅ .
̅ ∩ 𝑨∘ 𝑪 ) ∪ (𝑩
Par suite on a : 𝑭𝒓(𝑨 ∪ 𝑩) = (𝑨 ̅ ∩ 𝑩∘ 𝑪 ) = 𝑭𝒓(𝑨) ∪ 𝑭𝒓(𝑩)

Exercice 6.
Soit 𝐸 un espace vectoriel normé, 𝐴 et 𝐵 deux parties de 𝐸. On définit :
𝐴 + 𝐵 = {𝑧 ∈ 𝐸 / ∃𝑥 ∈ 𝐴, ∃𝑦 ∈ 𝐵, 𝑧 = 𝑥 + 𝑦}
Démontrer que si 𝐴 est ouvert, alors 𝐴 + 𝐵 est ouvert.

Réponse.
(Rappelons qu’un espace normé est un espace métrique dont la distance est donnée par 𝒅(𝒙, 𝒚) =
‖𝒙 − 𝒚‖)

Soit 𝑧 ∈ 𝐴 + 𝐵. Donc il existe 𝑥 ∈ 𝐴 et 𝑦 ∈ 𝐵 tels que 𝑧 = 𝑥 + 𝑦.


On a 𝐴 est un ouvert et 𝑥 ∈ 𝐴 donc il existe 𝑟 > 0 tel que 𝐵(𝑥, 𝑟) ⊂ 𝐴.
Montrons que 𝑩(𝒛, 𝒓) ⊂ 𝑨 + 𝑩.
Soit 𝒗 ∈ 𝑩(𝒛, 𝒓).
𝑣 ∈ 𝐵(𝑧, 𝑟) donc ‖𝑣 − 𝑧‖ < 𝑟. Or 𝑧 = 𝑥 + 𝑦, donc ‖(𝑣 − 𝑦) − 𝑥‖ < 𝑟. Par suite (𝑣 − 𝑦) ∈ 𝐵(𝑥, 𝑟) ⊂ 𝐴.
D’où 𝑣 − 𝑦 ∈ 𝐴. Puisque 𝑦 ∈ 𝐵 donc 𝒗 ∈ 𝑨 + 𝑩. Par suite 𝑩(𝒛, 𝒓) ⊂ 𝑨 + 𝑩.
Ainsi on conclut que 𝐴 + 𝐵 est un ouvert.

Exercice 7.

Soit 𝐸 un espace vectoriel normé et 𝐹 un sous-espace vectoriel de 𝐸 non nul.


1- On suppose que 𝐹 est un ouvert. Démontrer que 𝐹 = 𝐸.
2- Montrer que si 𝐹 ° ≠ ∅, alors 𝐹 ° est un sous espace vectoriel de E.
3- Déduire 𝐹 ° .

1- Supposons que 𝐹 est un ouvert et montrons que 𝐹 = 𝐸.


Puisque 𝐹 est un sous-espace vectoriel de 𝐸 donc 0𝐸 ∈ 𝐹. Puisque F est un ouvert donc il existe 𝑟 > 0 tel
que 𝐵(0𝐸 , 𝑟) ⊂ 𝐹.
Soit 𝒙 ∈ 𝑬.
Si 𝑥 = 0𝐸 alors 𝒙 ∈ 𝑭.
𝑟 𝑟
Si non posons 𝛼 = 2‖𝑥‖. Alors ‖𝛼𝑥‖ = 2 < 𝑟. Par suite 𝛼𝑥 ∈ 𝐵(0𝐸 , 𝑟) ⊂ 𝐹. Donc 𝛼𝑥 ∈ 𝐹. Mais F est un espace
𝟏
vectoriel donc 𝒙 = 𝜶𝒙 ∈ 𝑭.
𝜶
D’où 𝐸 ⊂ 𝐹. Par suite 𝑬 = 𝑭.

2- Montrons que si 𝑭° ≠ ∅ alors 𝑭° est un sous espace vectoriel de 𝑬.


Puisque 𝑭° ≠ ∅, il reste à vérifier que pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐹° et 𝛼 ∈ ℝ on a : 𝛼 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐹°.
Soit 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐹° et 𝛼 ∈ ℝ.
Donc:
𝐹 est un sous espace vectoriel de 𝐸
{ 𝐹° ⊂ 𝐹 ⟹ {𝛼 𝑥} + 𝐹° ⊂ 𝐹
𝑥 ∈ 𝐹° et 𝛼 ∈ ℝ.

Mais 𝐹° est un ouvert donc {𝛼 𝑥} + 𝐹° est un ouvert d’après l’exercice précédent.


D’où {𝛼 𝑥} + 𝐹° ⊂ 𝐹°.
Ainsi 𝛼 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐹°. On conclut donc 𝑭° est un sous espace vectoriel de 𝑬.

3- Déduire 𝐹°.
Si 𝐹 ≠ 𝐸 alors 𝐹° = ∅.

Exercice 8.
1- Donner un exemple d’espace métrique où l’adhérence d’une boule ouverte n’est
pas la boule fermée correspondante et l’intérieur d’une boule fermée n’est pas la boule ouverte
correspondante.
2- Soit 𝐸 un espace vectoriel normé, 𝑎 ∈ 𝐸 , 𝑟 > 0. Soit 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟) 𝑒𝑡 𝜌 > 0.
a. Montrer qu’il existe 𝛼 ∈ ℝ tel que 𝑦 = 𝑥 + 𝛼(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) mais n’appartient pas à
𝐵’(𝑎, 𝑟).
b. Déterminer l’intérieur de 𝐵’(𝑎, 𝑟).
c. Montrer qu’il existe 𝛽 ∈ ℝ tel que 𝑧 = 𝑥 + 𝛽(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟).
e. Déterminer l’adhérence de 𝐵(𝑎, 𝑟).
Réponse.
1- Soit 𝐸 = {𝑎, 𝑏} et 𝑑 la distance discrète.
1
On a : 𝐵(𝑎, 1) = {𝑎} = 𝐵′(𝑎, 2). Donc la boule ouverte 𝐵(𝑎, 1) est à la fois ouverte et fermée et donc
̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 1) = 𝐵(𝑎, 1) = {𝑎}. Par contre 𝐵′(𝑎, 1) = {𝑎, 𝑏} ≠ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 1).
2- Soit 𝐸 un espace vectoriel normé, 𝑎 ∈ 𝐸 , 𝑟 > 0. Soit 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟) 𝑒𝑡 𝜌 > 0.
a. Montrer qu’il existe 𝛼 ∈ ℝ tel que 𝑦 = 𝑥 + 𝛼(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) mais n’appartient pas à
𝐵’(𝑎, 𝑟).
Les deux conditions 𝛼 ∈ ℝ tel que 𝑦 = 𝑥 + 𝛼(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) mais n’appartient pas à
𝐵’(𝑎, 𝑟) se traduisent par le système (S) suivant :
‖𝑥 − 𝑦‖ < 𝜌 ‖𝑥 − 𝑥 + 𝛼(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝜌 ‖𝛼(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝜌
(S) { ⟺{ ⟺{
‖𝑎 − 𝑦‖ > 𝑟 ‖𝑎 − 𝑥 − 𝛼(𝑥 − 𝑎) ‖ > 𝑟 ‖(−𝛼 − 1)(𝑥 − 𝑎) ‖ > 𝑟
|𝛼|‖𝑥 − 𝑎 ‖ < 𝜌
⟺{ .
|−𝛼 − 1|‖𝑥 − 𝑎 ‖ > 𝑟
Or ‖𝑥 − 𝑎 ‖ = 𝑟 car 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟).
D’où:
𝜌
|𝛼|𝑟 < 𝜌 |𝛼| <
(S) ⟺ { ⟺{ 𝑟
|−𝛼 − 1|𝑟 > 𝑟 |𝛼 + 1| > 1
𝜌
𝜌 |𝛼| < 𝜌
Si on choisit par exemple, 𝛼 = 2𝑟, on a bien { 𝑟 et donc 𝑦 = 𝑥 + 2𝑟 (𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌)
|𝛼 + 1| > 1
mais n’appartient pas à 𝐵’(𝑎, 𝑟).
b- Déterminer l’intérieur de 𝐵’(𝑎, 𝑟).

On sait que 𝐵(𝑎, 𝑟) est un ouvert inclus dans 𝐵’(𝑎, 𝑟) donc 𝐵(𝑎, 𝑟) ⊂ ⏞
𝐵’(𝑎, 𝑟).
∘ ∘
Puisque ⏞
𝐵’(𝑎, 𝑟) ⊂ 𝐵’(𝑎, 𝑟), il reste à vérifier si les éléments de la sphère 𝑆(𝑎, 𝑟) appartiennent à ⏞
𝐵’(𝑎, 𝑟).

Soit 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟). D’après la question 2-a ; on a démontré que :


Pour tout 𝜌 > 0 il existe 𝑦 ∈ 𝐵(𝑥, 𝜌) et 𝑦 ∉ 𝐵 ′ (𝑎, 𝑟), c.à.d. ∀𝜌 > 0 on a : 𝐵(𝑥, 𝜌) ⊄ 𝐵 ′ (𝑎, 𝑟).
∘ ∘
Par suite 𝑥 ∉ ⏞
𝐵 ′ (𝑎, 𝑟). Ainsi on a vérifié que pour tout 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟), on a : 𝑥 ∉ ⏞
𝐵 ′ (𝑎, 𝑟).

On conclut donc que : ⏞
𝐵’(𝑎, 𝑟) = 𝐵(𝑎, 𝑟).

c- Montrer qu’il existe 𝛽 ∈ ℝ tel que 𝑧 = 𝑥 + 𝛽(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟).
La condition 𝛽 ∈ ℝ tel que 𝑧 = 𝑥 + 𝛽(𝑥 − 𝑎) appartient à 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟) se traduit par le
système (S) suivant :
‖𝑥 − 𝑧‖ < 𝜌 ‖𝑥 − 𝑥 + 𝛽(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝜌 ‖𝛽(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝜌
(S) { ⟺{ ⟺{
‖𝑎 − 𝑧‖ < 𝑟 ‖𝑎 − 𝑥 − 𝛽(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝑟 ‖(−𝛽 − 1)(𝑥 − 𝑎) ‖ < 𝑟
|𝛽|‖𝑥 − 𝑎 ‖ < 𝜌
⟺{ .
|−𝛽 − 1|‖𝑥 − 𝑎 ‖ < 𝑟
Or ‖𝑥 − 𝑎 ‖ = 𝑟 car 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟).
D’où:
𝜌
|𝛽|𝑟 < 𝜌 |𝛽| <
(S) ⟺ { ⟺{ 𝑟
|−𝛽 − 1|𝑟 < 𝑟 |𝛽 + 1| < 1
𝜌
Si on choisit par exemple, 𝛽 = max (− , −1), on a bien :
2𝑟
𝜌 𝜌 𝜌
– 2𝑟 ≤ 𝛽 ≤ 0 0 ≤ −𝛽 ≤ 2𝑟 |𝛽| <
{ ⟹ { ⟹ { 𝑟
−1 ≤ 𝛽 ≤ 0 0≤ 1+𝛽 ≤1 |𝛽 + 1| < 1
Donc 𝑧 = 𝑥 + 𝛽(𝑥 − 𝑎) ∈ 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟). .
d- Déterminer l’adhérence de 𝐵(𝑎, 𝑟).
Puisque 𝐵’(𝑎, 𝑟) est un fermé dans 𝐸, et 𝐵(𝑎, 𝑟) ⊂ 𝐵 ′ (𝑎, 𝑟). Donc ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 𝑟) ⊂ 𝐵 ′ (𝑎, 𝑟).
Il reste à vérifier si les éléments de la sphère 𝑆(𝑎, 𝑟) appartiennent à ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 𝑟).
Soit 𝑥 ∈ 𝑆(𝑎, 𝑟). Or d’après la question 2-c ; on a démontré que :
Pour tous 𝜌 > 0 il existe 𝑧 ∈ 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟), c.à.d. ∀ 𝜌 > 0 on a : 𝐵(𝑥, 𝜌) ∩ 𝐵(𝑎, 𝑟) ≠ ∅.
Donc 𝑥 ∈ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 𝑟). Ainsi 𝐵′(𝑎, 𝑟) ⊂ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝐵(𝑎, 𝑟) .
̅̅̅̅̅̅̅̅̅
On conclut donc que : 𝐵(𝑎, 𝑟) = 𝐵 ′ (𝑎,
𝑟).

.Exercice 9.

1- Soit 𝐵 = { [𝑎, +∞[ / 𝑎 ∈ ℝ }


a. Montrer que 𝐵 forme une base pour une topologie sur ℝ que l’on note 𝑇.
b. Montrer que toute intersection d’ouverts dans (ℝ, 𝑇 ) est un ouvert.
c. Montrer que pour tout 𝑥 ∈ ℝ, l’adhérence de {𝑥} par rapport à 𝑇 est l’intervalle ] − ∞, 𝑥].
Réponse.
a- Il faut que B vérifie les propriétés caractéristiques d’une base de topologie.
En effet :
C1- On a : ℝ = ⋃𝑎 ∈ ℝ[𝑎, +∞[ .
C2- Soit 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ. On a : [𝑎, +∞[∩ [𝑏, +∞[= [𝑐, +∞[ où 𝑐 = max(𝑎, 𝑏). Donc [𝑎, +∞[∩ [𝑏, +∞[∈ 𝐵.
Donc 𝐵 est une base de la topologie 𝑇 qu’elle engendre.
𝑇 = {𝑈 ⊂ ℝ / 𝑈 est réunion d’éléments de 𝐵} ∪ {∅}
On peut aussi vérifier que 𝑇 = 𝐵 ∪ {∅, ℝ}

b- Soit {𝑈𝑖 }𝑖∈𝐼 des ouverts dans 𝑇.


Si ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 = ∅ alors ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 est un ouvert.
Si non, soit 𝑥 ∈ ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 ,
Soit 𝑖 ∈ 𝐼 on a: 𝑥 ∈ 𝑈𝑖 .
Puisque 𝑈𝑖 est une réunion d’éléments de B , donc il existe 𝑎𝑖 ∈ ℝ tel que 𝑥 ∈ [𝑎𝑖 , +∞[.
Ainsi [𝑥, +∞[⊂ [𝑎𝑖 , +∞[. Par suite [𝑥, +∞[⊂ 𝑈𝑖 pour tout 𝑖 dans 𝐼.

D’où [𝑥, +∞[⊂ ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 . Or [𝑥, +∞[ est un ouvert (ℝ, 𝑇 ) dans contenant 𝑥.
Donc ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 ∈ 𝒱(𝑥) pour tout 𝑥 ∈ ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 . D’où ⋂𝑖∈𝐼 𝑈𝑖 est un ouvert dans (ℝ, 𝑇 ).

c- On vérifie la double inclusion.


Soit 𝑦 ∈ ̅̅̅̅
{𝑥}.
Donc ∀ 𝑉 ∈ 𝒱(𝑦), on a 𝑉 ∩ {𝑥} ≠ ∅. En particulier pour 𝑉 = [𝑦, +∞[ , on a [𝑦, +∞[∩ {𝑥} ≠ ∅. Par
suite : 𝑦 ≤ 𝑥. Donc 𝑦 ∈] − ∞, 𝑥].

Par suite ̅̅̅̅


{𝑥} ⊂] − ∞, 𝑥].

Soit 𝑦 ∈ ] − ∞, 𝑥].
Soit 𝑉 ∈ 𝒱(𝑦). Il existe donc 𝑈 ∈ 𝐵 tel que 𝑦 ∈ 𝑈 et 𝑈 ⊂ 𝑉.
On a 𝑈 ∈ 𝐵, donc il existe 𝑎 ∈ ℝ tel que 𝑈 = [𝑎, +∞[.
D’autre part, 𝑦 ∈ ] − ∞, 𝑥] donc 𝑦 ≤ 𝑥, par suite,𝑎 ≤ 𝑦 ≤ 𝑥, d’où 𝑥 ∈ [𝑎, +∞[. Et puisque [𝑎, +∞[ ⊂ 𝑉.
Donc : ∀𝑉 ∈ 𝒱(𝑦), on a 𝑥 ∈ 𝑉 .
Plus précisément 𝑉 ∩ {𝑥} ≠ ∅, ∀ 𝑉 ∈ 𝒱(𝑦). Donc 𝑦 ∈ {𝑥} ̅̅̅̅.

̅̅̅̅ .
Par suite : ] − ∞, 𝑥] ⊂ {𝑥}

On conclut ainsi que ̅̅̅̅


{𝑥} =] − ∞, 𝑥].

2- Soient (E, ≤) un ensemble totalement ordonné et contenant au moins deux éléments distincts.
Pour 𝑥 ∈ 𝐸, on note : (←, 𝑥[= {𝑦 ∈ 𝐸 / 𝑦 < 𝑥} et ]𝑥, →) = {𝑦 ∈ 𝐸 / 𝑦 > 𝑥}
Pour 𝑥 < 𝑦; on note ]𝑥 , 𝑦[ = (←, 𝑦[∩]𝑥, →).
Considérons les ensembles :
𝐵1 = { (←, 𝑥[ / 𝑥 ∈ 𝐸 } ; 𝐵2 = { ]𝑥, →) / 𝑥 ∈ 𝐸 } 𝑒𝑡 𝐵3 = { ]𝑥 , 𝑦[ / 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑥 < 𝑦 }.
Montrer que 𝐵 = 𝐵1 ∪ 𝐵2 ∪ 𝐵3 est une base de topologie sur E.
Réponse.
Le tableau suivant représente l’intersection de deux éléments quelconques de 𝐵 où 𝑎, 𝑏 , 𝑥 et 𝑦 sont des
éléments quelconques de 𝐸.

∩ (←, 𝑥[ ]𝑥, →) ]𝑥, 𝑦[


(←, 𝑎[ ∅ si 𝑎 ≤ 𝑥 ∅ si 𝑎 ≤ 𝑥
={
(←, 𝑐[ où 𝑐 = inf(𝑎, 𝑥) ]𝑥, 𝑎[ si 𝑥 < 𝑎 ={]𝑥, 𝑎[ si 𝑥 < 𝑎 ≤ 𝑦
]𝑥, 𝑦[ 𝑠𝑖 𝑦 < 𝑎

]𝑎, →) ∅ si 𝑥 ≤ 𝑎 ∅ si 𝑦 ≤ 𝑎
={
]𝑎, 𝑥[ si 𝑎 < 𝑥 (←, 𝑐[ où 𝑐 = max(𝑎, 𝑥) { 𝑦[ si 𝑥 ≤ 𝑎 < 𝑦
]𝑎,
]𝑦, 𝑏[ 𝑠𝑖 𝑎 < 𝑥
]𝑎, 𝑏[ ∅ si 𝑥 ≤ 𝑎 ∅ si 𝑏 ≤ 𝑥 ∅ si 𝑏 ≤ 𝑥 𝑜𝑢 𝑦 ≤ 𝑎
{
={ 𝑥[ si 𝑎 < 𝑥 ≤ 𝑏
]𝑎, { 𝑏[ si 𝑎 ≤ 𝑥 < 𝑏
]𝑥, ]𝑐, 𝑑[ si 𝑥 < 𝑏 𝑒𝑡 𝑎 < 𝑦
]𝑎, 𝑏[ 𝑠𝑖 𝑏 < 𝑥 ]𝑎, 𝑏[ 𝑠𝑖 𝑥 < 𝑎 𝑜ù 𝑐 = max(𝑎, 𝑥) et 𝑑 = 𝑖𝑛𝑓(𝑏, 𝑦)

Ici l’intersection non vide de deux éléments de 𝐵 est un élément de 𝐵, donc il reste juste à vérifier que la
réunion des éléments de 𝐵 est égale à 𝐸.
En effet : Soit 𝑥 ∈ 𝐸. On sait que E contient au moins deux éléments. Donc il existe 𝑦 ∈ 𝐸 tel que 𝑦 ≠ 𝑥.
L’ordre est total sur 𝐸. Dans ce cas : 𝑥 < 𝑦 ou bien 𝑥 > 𝑦.
Si 𝑥 < 𝑦 alors 𝑥 ∈ (←, 𝑦[. Par suite 𝑥 ∈ ⋃𝑈∈𝐵 𝑈.
Si 𝑥 > 𝑦 alors 𝑥 ∈ ]𝑦, →). Par suite 𝑥 ∈ ⋃𝑈∈𝐵 𝑈.
Donc 𝐸 = ⋃𝑈∈𝐵 𝑈.
La famille 𝐵 vérifie les deux conditions de caractérisations d’une base de topologie. Donc B est une base de
la topologie qu’elle engendre appelée topologie d’ordre.

3- Soient (𝑋, 𝜏 ) un espace topologique et 𝔅 une partie de 𝜏. Montrer que les propriétés suivantes sont
équivalentes :
(i) 𝔅 est une base d’ouverts de 𝑋.
(ii) Pour tout 𝑥 ∈ 𝑋, la famille { 𝑈 ∈ 𝔅 / 𝑥 ∈ 𝑈 } est une base de voisinages de 𝑥.

Exercice 10.
Soit (𝑋, 𝜏 ) un espace topologique.
1. Soit 𝐴 une partie de 𝑋. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes.
a. 𝐴 est dense dans 𝑋.
b. Pour tout ouvert non vide 𝑈 de 𝑋, on a 𝐴 ∩ 𝑈 ≠ ∅.
2. On dit que l’espace topologique 𝑋 est séparable s’il existe une partie de 𝑋 au plus dénombrable qui
est dense dans 𝑋.
a. Montrer que ℝ est séparable.
b. Montrer que si 𝑋 possède une base d’ouverts dénombrable alors il est séparable.
Exercice 11.
1- Soient 𝑇1 , 𝑇2 et 𝑇3 les trois topologies sur ℝ d´efinies comme ceci :
a- 𝑇1 est la topologie engendrée par les intervalles de la forme ]𝑎, 𝑏[, avec 𝑎 < 𝑏.
b- 𝑇2 est la topologie engendrée par les intervalles de la forme [𝑎, 𝑏[, avec 𝑎 < 𝑏.
c- 𝑇3 est la topologie engendrée par les intervalles de la forme [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏.
Comparer (au sens de l’inclusion) ces trois topologies. Les comparer aussi avec la topologie usuelle et la
topologie discrète sur ℝ.
Réponse.
a- 𝑇1 est la topologie usuelle sur ℝ puisque l’ensemble des intervalles ouverts est une base d’ouverts de
(ℝ, 𝜏𝑢 ).
1
b- Soit 𝑎, 𝑏 deux éléments dans ℝ tel que 𝑎 < 𝑏. On a : ⋃𝑛∈ℕ∗[𝑎 + 𝑛 , 𝑏[ ∈ 𝑇2 .
1
Or ⋃𝑛∈ℕ∗[𝑎 + 𝑛 , 𝑏[ =]𝑎, 𝑏[ donc ]𝑎, 𝑏[∈ 𝑇2 .
Par suite : 𝑇1 = 𝜏𝑢 ⊂ 𝑇2 .
c- Soit 𝑎 ∈ ℝ. On a : [𝑎 − 1, 𝑎] ∩ [𝑎, 𝑎 + 1] = {𝑎} ∈ 𝑇2 pour tout réel 𝑎. Donc 𝑇3 est la topologie discrète.
Ainsi 𝑇1 (= 𝜏𝑢 ) ⊂ 𝑇2 ⊂ 𝑇3 (=topologie discrète sur ℝ).

2- Soit Σ une famille de parties sur un ensemble 𝑋. On suppose que cette famille est presque stable par
intersection (c.à.d. ∀𝐴, 𝐵 ∈ Σ, ∀𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐵, ∃𝐶 ∈ Σ, 𝑥 ∈ 𝐶 ⊂ 𝐴 ∩ 𝐵).
Montrer que la topologie engendrée par Σ est l’ensemble des réunions d’éléments de Σ, auquel on ajoute
{𝑋, ∅ }.

Réponse.
Notons T la topologie engendrée par 𝛴.

Posons 𝕭 = 𝜮⋃{𝑿, ∅ }. Il est évident que 𝑇 = 𝜏(𝕭).


Pour que 𝜏(𝕭) soit réunion des éléments de 𝕭 il suffit donc de montrer que 𝔅 vérifie les propriétés
caractéristiques d’une base. C.à.d.
i- 𝑋 = ⋃𝐵∈𝔅 𝐵.
ii- ∀𝐵1 , 𝐵2 ∈ 𝔅 tels que 𝐵1 ∩ 𝐵2 ≠ ∅, on a 𝐵1 ∩ 𝐵2 est réunion d’éléments de 𝔅.

Pour i- on a 𝑋 = ⋃𝐵∈𝔅 𝐵 car 𝑋 appartient à 𝕭.

Pour ii- Soit 𝐵1 , 𝐵2 ∈ 𝔅 tel que 𝐵1 ∩ 𝐵2 ≠ ∅. Montrons que 𝐵1 ∩ 𝐵2 est réunion d’éléments de 𝔅.
On a deux cas
- 𝐵1ou 𝐵2 est égal à 𝑋, alors 𝐵1 ∩ 𝐵2 ∈ 𝔅.
- 𝐵1 , 𝐵2 ∈ 𝛴 donc , ∀𝑥 ∈ 𝐵1 ∩ 𝐵2 , ∃𝐶𝑥 ∈ 𝛴 tel que 𝑥 ∈ 𝐶𝑥 ⊂ 𝐵1 ∩ 𝐵2.
Ainsi on a : 𝐵1 ∩ 𝐵2 = ⋃𝑥∈𝐵1 ∩𝐵2{𝑥} ⊂ ⋃𝑥∈𝐵1 ∩𝐵2 𝐶𝑥 ⊂ 𝐵1 ∩ 𝐵2 .
Par suite ⋃𝑥∈𝐵1 ∩𝐵2 𝐶𝑥 = 𝐵1 ∩ 𝐵2. On conclut donc que 𝐵1 ∩ 𝐵2 est une réunion d’éléments de 𝔅.
La famille 𝔅 vérifie donc les propriétés caractéristiques d’une base.
Donc 𝜏(𝕭) est constituée des réunions d’éléments de 𝕭. Or T= 𝜏(𝕭). Donc T l’ensemble des réunions
d’éléments de Σ, auquel on ajoute {𝑋, ∅ }.

Vous aimerez peut-être aussi