Chapitre 4 :
Le DEVOIR et (La conscience, l’inconscient, la nature, liberté, religions)
repère ; obligation/contrainte (p6)
- en fait / en droit (p3)
Def P.121 Philo de AàZ
Quenstion : « Qui peut me dire ce que je dois faire ? »
Quelle personne ? Devoir : ce qui semble bon ou juste
Et dans quel contexte ? Façon légitime
ex : parents/ extérieures/ enfants être responsable
force de l’ordre … police (lois)
Nos valeur/ dogme (religion), vérités morales, nos valeurs = personnel → soi-même
personnes/ hiérarchie (contexte)
être responsable => devoir dû
dette
attendu exterieur
1 accroche + sujet
2 définition et concepts clé
3 enjeux + paradoxe : problématisation
4) annonce du plan
E.Kant : « Que dois-je faire ? »
Le philosophe Emmanuel Kant, estime que la question : que dois-je faire ? Est l’une des
plus cruciale de la philosophie, car elle exprime une dimension essentielle de la nature
humaine, à savoir la raison et la conscience morale. Dès lors, « qui peut me dire ce que je
dois faire ? », c’est à dire quels personnes serait habilité à me donner des ordres
légitimes ?
En effet, si la nature nous avait prescrit la voie à suivre, nous n’aurions pas la moindre
idée d’un devoir à accomplir. Nous nous comporterions de façon inconsciente, c’est à dire
automatique non réfléchit, en suivant notre instinct. Ainsi, il faut que je soit libre pour me
demander ce que je dois faire, en clair, le devoir suppose la liberté du sujet. Je m’interroge
alors sur la nature d’un bon usage de cette liberté.
Un problème se pose alors : accomplir son devoir, c’est obéir par ce qu’on le veut mais qui
à le droit de me donner des obligations ? Dois-je suivre des ordres extérieures ou bien
intérieures à moi même ?
Dans un premier temps, nous pourrions répondre que c’est moi et moi seul. Mais cette
réponse est encore vague, nous la clarifierons. Par ailleurs, faut-il exclure le rôle de nos
familles ou des institutions de l’État ? Puis nous interrogerons leurs place, dans un second
temps. Enfin, dans un derniers temps, nous tenterons de préciser en quoi la conscience
et la raison guide l’homme vers l’accomplissement de son devoir.
I. Le devoir : une notion complexe, des confusion possible
a) Le plaisir n’est pas le mobile du devoir
Tout d’abord dans notre expérience, on a l’habitude d’associer le plaisir à des activités que
l’on choisit de faire pour se divertir, par contre les devoirs sont plutôt des choses attendues
que l’on fait par ce qu’il faut le faire. Autrement dis, la raison qui nous poussent à agir est
le sentiment d’obligation. En effet, l’écolier qui fait son devoir-maison, ou bien le chauffeur
de bus qui respecte le code de la route et les horaires, ou le professeur de philosophie qui
corrige ses copies ; ou plus généralement qui observe ses devoirs, c’est à dire qui
respecte les lois. Dans ces cas précis, l’action est fait par obligation et non par plaisir.
Or il est possible dans certain cas d’aimer son métier ou d’avoir du plaisir à faire certaines
taches demandée. Ainsi, le plaisir n’est pas exclus du devoir mais il n’est pas son mobile,
c’est-à-dire ce qui va le motiver. Le devoir est souvent considéré comme désagréable et
même contraignant.
b) L’effort morale n’est pas une contrainte
Tout d’abord, faire ce nous plaît ne demande pas un effort, que l’on ressent souvent
lorsqu’on répond à une attente extérieure. Obéir n’est pas facile, cela nous demande un
effort sur nos propres envies et parfois on se sent contraint de faire une chose qui nous
semble inintéressante voire même inutile. Cet expérience correspond à une situation dans
laquelle nous n’avons pas d’autres alternatives, d’autres choix, le contexte nous détermine
et exerce une pression qui est souvent sociale voire même économique qui nous contraint
à accepter une somme de chose qu’on appelle des devoirs. Ainsi, ce premiers sens du
devoir comme « contrainte » correspond à nos expérience. Cependant le devoir au sens
moral serait selon Rousseau (Texte 1) serait plutôt un choix qu’une contrainte stricte. Dans
ce texte, l’auteur interroge le lien entre le devoir et notre liberté. L’obligation est-elle
synonyme de contrainte ? C’est-à-dire une chose que l’on ne peut pas refuser, à l’image
du briguant qui me sollicite au coin du bois, comme le dit Rousseau (paragraphe 3).
Dans le texte Rousseau oppose la force, qui est « une puissance physique » (l.4), à ce qui
serait une obligation morale liée à la notion de devoir. L’auteur évoque la conscience
(l.19), comme si il fallait librement choisir ce qui serait moralement bon. Dans l’exemple du
§(paragraphe) 3, il est évident que la réaction est plutôt de l’ordre de la nécessité (l.5 :
« acte de nécessité »), c’est-à-dire il y a une urgence et l’alternative devant ce brigand
n’est pas un vrai choix, c’est plutôt une contrainte, voir une violence que je subit et il s’agit
d’échapper en donnant la bourse, en se battant.
Dès lors, le devoir semble appartenir à un autre domaine que celui de la simple contrainte.
Comment savoir ce qui est vraiment un devoir à réaliser ?
II. Le for intérieur, nécessité et ambiguïté.
A) La conscience et les mœurs
D’une part, la conscience est une qualité humaine qui permet d’être lucide sur soi-même
et son entourage. Être contient est une forme de connaissance immédiate liée à la veille,
c’est-à-dire à l’état ordinaire de nos journées, je sait qui je suis et où je suis. De plus, je
peut prendre conscience d’une chose passée ou qui concerne le futur ou qui concerne
quelqu’un que je connais, c’est la conscience réflexive qui demande une réflexion qui
demande une réflexion et une mémoire.
D’autre pars, les mœurs désignent les habitudes de vie d’un groupe d’individus, d’une
société. Cela correspond à ce que l’on trouve normale de faire ou de ne pas faire.
Exemple, les codes de politesse font partis des mœurs et change en fonction du temps ou
du lieu.
En effet, Rousseau désigne la conscience comme ce lieu où je peut prendre une décision
seul avec moi même, il s’agit du for intérieur où je suis en dialogue avec moi même.
L’auteur écrit « suis-je en conscience obligé de... », cela implique une réflexion qui prend
du temps, ce qui est impossible dans le cas décrit dans le texte, le briguant armé. Ainsi, la
conscience est un bon guide pour savoir ce que je dois faire, mais le cadre doit être
pacifique et cela demande d’avoir le temps, de ne pas être dans l’urgence.
b) Mise en cause de la conscience
Tout d’abord, la conscience est une réalité complexe, ce que je perçoit de moi même et du
monde n’est pas exactement vrai, ma perception est tronquée ou influencée par mes
expériences personnelles, mon éducation et ma socialisation. De plus, certains processus
inconscient peuvent influencer mes choix et la représentation que je me fait du devoir, en
d’autres termes, ma conscience est associée à l’inconscient, qui selon Freud constituerai
9/10 du psychisme. Freud est un docteur médecin neurologue, né au milieu du XIXe
siècle, il est le fondateur de la psychanalyse et était aussi considéré comme philosophe.
Freud écrit : « Le moi n’est plus maître dans sa propre maison ». Le « moi » est un
concept de Freud qui correspond à la conscience, c’est ce que je sait et ce que je fait,
mais le problème est que je ne suis pas seulement mon « moi », il y a une part d’ombre
qui cohabite avec la conscience et qu’on appelle l’inconscient, et qui influence mes choix
conscient. C’est pour cela que le sujet ne maîtrise plus toutes ses décisions.
Ainsi, Freud expliquera le fonctionnement du psychisme en prenant l’image de l’iceberg,
sous l’eau, la partie immergé correspond à l’inconscient, le « ça » correspond à l’ensemble
des pulsions inconsciente qui sont des désirs refoulé, et enfin le « moi » qui est conscient
majoritairement mais il peut aussi être impacté par la préconsciente, le « surmoi »
concerne les interdit et les tabou intériorisé par l’éducation et la socialisation de l’individu.
En sociologie on parle de normes et de valeurs qui viennent déterminer nos
comportement individuel, ici de la même manière, le « surmoi » influence et censure
certains comportements et certaines croyance qui vont être limitante ou stimulante.
Voir schéma iceberg
Donc lorsque je pense m’obliger moi-même de faire une chose bonne à mes yeux, je
reproduis des valeurs qui peuvent être consciente ou bien inconsciente. En effet, mon
psychisme détermine certain comportements qui ne sont pas choisit, mais plutôt des
mécanismes voir des automatisme dont la cause est inconsciente. Si bien que se fier à la
conscience peut être dangereux par-ce-qu’elle n’est pas aussi fiable qu’on le pensait
sachant qu’il y a un inconscient psychique.
III. La raison morale (s’obliger n’est-ce pas accepter de ne pas maîtriser tous les
éléments du choix morale)
a. La raison et le cœur
Tous d’abord, faire son devoir c’est choisir de répondre à une sollicitation, soit extérieure,
soit intérieure. Dans les deux cas, il s’agit de le vouloir, et donc de ne pas être totalement
contraint par la force d’un argument autoritaire ou d’une pulsion ou censure inconsciente.
D’une part, le cœur est le siège des émotion et des intuitions qui nous guide vers ce qui
nous semble bon. Les sentiments (émotion) sont positifs ou négatif (ex : l’amour, la haine),
ces sentiments me guide en général dans mes choix mais peuvent aussi m’aveugler (par
l’amour par exemple).
D’autre part, la raison désigne la capacité de réflexion qui nous permet de prendre du
recul et d’être plus objectif.
Ainsi l’homme est doté de ces deux facultés qui se complètent. Mais parfois, les deux se
distingue et ne se comprennent pas. En effet, Blaise Pascal écrira « le cœur a ses raisons,
que la raison ignore » Les Pensées, XVIIe, autrement dit, suivre ses sentiment ou ses
pressentiments (intuition) peut conduire à faire des choses incompréhensibles. Par ailleurs
Pascal associe parfois le cœur à la «Foi », qu’il défini comme une connaissance intuitive
de dieux, que l’on ne voit pas mais dont on sait qu’il existe par conviction du cœur. Donc
appréhender son devoir requière l’association du cœur et de la raison. C’est pourquoi le
philosophe Emmanuel Kant (XVIIIe) parlera de l’action personnelle (la maxime) et la loi
morale (texte 2). D’un coté, l’action prudente pourrait préférer le mensonge à la vérité à
court-terme,, comme le montre le début du texte (fausse promesse, l.4). Pourtant en
réfléchissant au long-terme, il serait préférable d’éviter le mensonge afin de garder la
confiance des autres (l.10). D’un autre coté, la morale exige de préférer toujours la vérité
au mensonge, car elle garanti des relations de confiance réciproque.
b. La raison comme unité de la conscience et de la loi. L’autorité intérieure de la
conscience inclus tout homme.
Tout d’abord, faire son devoir c’est suivre ce qui nous semble le meilleur pour sois et pour
les autres. En effet, agir simplement en prévoyant les conséquences c’est être prudent
mais, la morale serait un principe universelle selon E.Kant.
→ + I.C (impératif catégorique) =/ I. Hypothétique
Le philosophe E.Kant distingue l’action personnelle qui est prudente (« maxime
d’action »), il la distingue de l’action morale qui est bonne pour tous. Celle ci est « une loi
universelle» et devrait être en morale, la norme. Dans le document, la première
formulation exprime le principe de « cohérence universelle de l’action morale ». En d’autre
termes, ma conduite personnelle sera morale si, et seulement si, je peut l’étendre à tout
homme sans contradiction,c’est à dire que cela ne nuit pas à l’action de base (texte 2 : la
promesse qu’on ne vas pas faire).Puis la seconde formulation développe le principe
d’égale dignité qui à la différence des objets qui n’aurait pas un « prix » mais bien une
« dignité », c’est à dire une monnaie non monnayable. De plus, le troisième principe est
l’autonomie, c’est à dire être capable de s’obliger sois même à agir de façon morale, faire
son devoir par ce qu’on le choisit librement. Cela veut dire que pour Kant, l’autonomie est
d’agir par ce que c’est bien ( = valeur morale) pour moi et pour tout homme (voir
document : le zoom).
Finalement, le devoir ce situe du coté de l’impératif catégorique et non pas du coté de la
maxime d’action qui demeure trop subjective pour fonder la morale. Cependant, le principe
d’autonomie indique que chacun, en son for intérieur, peut savoir ce qu’il doit faire. C’est
pourquoi le philosophe E.Kant compare la conscience à un tribunal dans lequel je serais
capable de délibérer avec moi même et avec autrui, c’est-à-dire un autre qui pourrait être
juge ou accusé. En effet, l’image du tribunal correspond à la conscience morale, où je peut
réfléchir et m’imaginer des arguments contradictoires : celui du jugez ou de l’accusé, pour
savoir si je dois faire ou non une chose (mentir).