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2) TDs Optique Ondulatoire 2023

Le document présente des exercices et problèmes corrigés en optique ondulatoire, abordant des concepts tels que les ondes et interférences lumineuses, les ondes électromagnétiques, et les dispositifs d'interférence. Il inclut des calculs sur les amplitudes, intensités, et déphasages des ondes, ainsi que des applications pratiques comme les miroirs de Fresnel et l'interféromètre de Michelson. Chaque exercice est structuré pour guider l'étudiant à travers les étapes de résolution, en fournissant des résultats et des conditions pour observer des phénomènes d'interférence.

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2) TDs Optique Ondulatoire 2023

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Optique Ondulatoire

TRAVAUX DIRIGÉS
Exercices et problèmes corrigés

Driss MGHARAZ
Université Ibn-Zohr/Faculté des Sciences d’Agadir/Département de Physique
A- Ondes et interférences lumineuses
Exercice 1

Une vibration monochromatique a pour expression réelle : s1 (t) = −sin(πt − 4 )
1. Mettre s1 (t) sous la forme : s1 (t) = s01 .cos(ωt − ϕ01 ) en précisant les valeurs de s01 (avec s01 > 0), ω et
ϕ01 .
ds1 (t)
2. Écrire le signal analytique s1 (t) associé à s1 (t), ainsi que l’équation qui lie s1 (t) à dt .
3. Mêmes questions pour s2 (t) = −[Link](πt − π4 ).
4. Quelle est, en fonction de s01 , s02 , ϕ01 et ϕ02 , l’amplitude sr et le retard de phase ϕr de la vibration
résultant de la superposition de s1 (t) et s2 (t) ?
On établira le résultat par :
a- La méthode trigonométrique.
b- La méthode complexe.

Exercice 2
On considère une onde électromagnétique, de fréquence f = 474.68T Hz, se propageant dans un milieu
homogène d’indice n = 1.404 et dont le champ électrique s’écrit :
~ = Ex e~x + Ey e~y
E

où, Ex est donné par :


Ex = E0 ej(ωt−2α(x+y))
1. Calculer la longueur d’onde λ.
2. Calculer le nombre d’onde.
3. Sachant que la densité de charges est nulle, exprimer Ey en fonction de Ex .
4. En définissant une base de vecteurs unitaires (e~0x , e~0y , e~0z ) en fonction des vecteurs de la base (e~x , e~y , e~z ) :
a− Préciser sa direction de propagation et sa polarisation.
b− Déterminer la nature de cette onde.
5. Evaluer le champ magnétique B. ~
6. Rappeler l’expression du vecteur de Poynting. Déterminer sa valeur moyenne.

Exercice 3
Considérons deux ondes sphériques, monochromatiques synchrones de pulsation ω, polarisées rectiligne-
ment et représentées par leurs champs électriques :
A1
E~1 (r1 , t) = exp[+j(ωt − ~k.r~1 )]e~1
r1
A2
E~2 (r2 , t) = exp[+j(ωt − ~k.r~2 + φ)]e~2
r2
A1 A2
où r1 et r2 sont les amplitudes réelles et e~1 , e~2 les vecteurs unitaires de polarisation.
1. Écrire les amplitudes complexes de ces deux ondes A1 et A2 .
2. Écrire le champs électrique de la vibration de l’onde résultante.

Pr D. Mgharaz 1/37
3. Posons φ1 = −~k.r~1 et φ2 = −~k.r~2 + φ, en déduire l’intensité de l’onde résultante. Écrire le résultat en
fonction de I1 , I2 , e~1 , e~2 et ∆φ = φ2 − φ1 .
I1 et I2 représentent les intensités respectives des deux vibrations.
4. Quelle est la condition sur les vecteurs e~1 et e~2 pour observer les interférences entre les deux vibrations.
5. On considére maintenant le cas où les deux ondes sont co-polarisées (e~1 //e~2 ) et φ = 0, déterminer
l’intensité résultante maximale Imax et l’intensité minimale Imin . En déduire le contraste C.
6. Représenter l’allure de l’intensité résultante en fonction de la différence de phase ∆φ.

Exercice 4
On considère deux ondes monochromatiques de même longueur d’onde λ0 , de même amplitude a0 issues
de deux sources ponctuelles S1 et S2 (figure−1) se propageant dans deux milieux d’indices de réfraction
différents respectifs n1 et n2 . Ces sources distantes de b sont symétriques par rapport à O. Aux points
sources, elles sont notées respectivement :

s1 (0, t) = a0 .exp[j(ω0 t − ϕ1 )]

s2 (0, t) = a0 .exp[j(ω0 t − ϕ2 )]
ϕ1 et ϕ2 sont les phases des signaux émis aux points sources S1 et S2 .

Un écran (E) d’observation est parallèle à la droite des sources et situé à une distance D de celles-ci. Il
est suffisamment éloigné des sources pour que D >> b et D >> x.

Figure 1
1. Exprimer les amplitudes complexes a1 (M, t) et a2 (M, t) de chacune des ondes au point d’observation
M . En déduire l’amplitude résultante a(M, t).
2. Quelle est l’intensité lumineuse I(M, t) au point M en fonction de l’amplitude a0 , du nobre d’onde k0 ,
de la différence de marche géométrique δ0 et du déphasage aux points sources ϕ21 (t) = ϕ2 − ϕ1 .
3. Dans la suite, on considérera que n1 = n2 = n :
a- Donner les expressions de φ1 et φ2 les phases des ondes au point M .
b- En déduire l’expression du déphasage φ(M, t) au point M .
c- A quelle condition, relative à φ(M, t), observe t-on des interférences à l’écran (E) ?
4. Sachant que les deux ondes sont en phase en leurs origines respectives S1 et S2 , en déduire l’intensité
I(M ) au point M au point M de l’écran. Quelle est la forme des franges d’interférences observées ?
5. Définir et exprimer l’interfrange i.
6. Calculer C le contraste des interférences.

Pr D. Mgharaz 2/37
B- Interférences non-localisées
Exercice 1 (Miroirs de Fresnel)
On considère le dispositif interférentiel des miroirs de Fresnel formé de 2 miroirs présentant une arête
commune et faisant entre eux un angle trés faible α = 0.1◦ . Il est éclairé par une source ponctuelle monochro-
matique S de longueur d’onde λ = 632nm placée à une distance R = SI = 30cm de l’arête I des miroirs. On
place un écran (E), parallèlement à l’axe des sources secondaires S1 et S2, à une distance D = OO0 = 2.50m.

1. Déterminer l’écartement a (a << D) entre les deux sources S1 et S2 images de S dans les miroirs.
2. Déterminer la différence de marche géométrique δ sur l’écran.
3. Établir la forme d’intensité I(x).
4. Calculer la largeur du champ d’interférences L.
5. Déterminer le nombre Nb de franges brillantes. En déduire le nombre Ns de franges sombres.
6. Donner la position xk+ 21 des franges sombres. En déduire les positions des franges d’ordres p = −1/2, +1/2.

On considère le dispositif de la figure 1 − a, mais en utilisant une source étendue de largeur l << R (voir
figure 1 − b). Cette source primaire centrée sur le point S engendre deux sources secondaires centrées sur
les points S1 et S2. Le point P à l’intérieur de la source primaire large se comporte comme une source
ponctuelle. Ses images par rapport aux deux miroirs sont respectivement P 1 et P 2.
On donne P 1S1 = S2P 2 = b, sachant que l’angle θ varie en fonction de b.
7. Sachant que P 1P 2 = a, déterminer la nouvelle différence de marche δ 0 .
8. Donner l’expression de l’intensité élémentaire dI(x).
9. Déterminer l’intensité I(x). Données : sin(m ± n) = sin(m).cos(n) ± cos(m).sin(n)
10. - En déduire la visibilité V .
- Qu’observe-t-on lorsqu’on augmente la largeur l de la fente source ?

Exercice 2 (Biprisme de Fresnel)


Un biprisme de Fresnel d’angle A = 0.006rad, d’indice n = 1.5 est éclairé par une fente fine perpendiculaire
au plan de section principale et située à une distance d = 20cm du biprisme. On observe des franges sur
0
un écran situé à une distance d = 1m du biprisme en utilisant un faisceau de lumière monochromatique de
longueur d’onde dans le vide λ0 = 500nm.

Pr D. Mgharaz 3/37
1. Décrire la figure d’interférence.
2. Déterminer la différence de marche géométrique δgeo . En déduire l’interfrange i.
3. Calculer la demi-largeur l du champ d’interférences, en déduire le nombres de franges sombres sur l’écran.
4. Le même biprisme est éclairé en lumière blanche. Quelles sont les radiations éteintes sur l’écran à 1mm
de la frange centrale brillante ?

Exercice 3 (Bilentilles de Billet)


On considère le dispositif des bilentilles de Billet constitué de la source monochromatique S (λ = 550nm),
de deux demi –lentilles identiques L1 et L2 de distance focale f = 25cm et de rayon R = 3cm et d’un écran
d’observation. Les deux demi-lentilles sont écartées de a avec AB = a = 1mm. La source est située à une
distance SO = d = 50cm à gauche des deux demi-lentilles. On observe les franges d’interférences sur un
écran situé à une distance D = 3m des lentilles (cf figure ci-dessous).

1. Compléter le schéma ci-dessus, en calculant la position et l’écartement des images S1 et S2 .


2. a− Calculer l’interfrange i.
b− Calculer la distance minimale D0 pour observer les franges d’interférence sur l’écran.
c− En déduire le nombre de franges brillantes observées sur l’écran.
3. On interpose une lame de verre à faces parallèles d’épaisseur e et d’indice n = 1.5 pour la radiation
utilisée devant la source secondaire S1 . On observe alors sur l’écran une translation du système de
franges de ∆x = 2.5mm. En déduire l’épaisseur e de la lame.

Exercice 4
On considére deux sources S1 et S2 cohérentes (de longueur d’onde λ0 = 632nm), distantes de 2a =
1.4852mm. L’écran d’observation est placé perpendiculairement à l’axe qui passe par S1 et S2 , à une distance
D = 2m du plan des deux sources. Le dispositif est placé dans l’air (voir la figure ci-dessous).

Pr D. Mgharaz 4/37
1. Qu’observe-t-on sur l’écran d’observation ?
2. On suppose que D >> 2a et D >> ρ, exprimer la différence de marche géométrique δ en fonction de a
et α.
3. En déduire le déphasage φ.
4. Donner l’expression de l’intensité I(M ) au point M .
5. a- Déterminer l’ordre d’interférence p.
b- En déduire l’ordre d’interférence au centre p0 .
6. L’angle α étant faible, déterminer le rayon ρk du k ème anneau brillant en fonction de p0 , D et k.

Sous incidence quasi-normale, on dispose sur le chemin optique [S1 M ] une lame à faces parallèles d’indice
de réfraction n = 1.4 et d’épaisseur e = 3.95mm.
0
7. Déterminer la nouvelle différence de marche δgeo .
8. Déterminer l’ordre d’interférence au centre p00 ainsi que sa nature. En déduire l’ordre d’interférences du
k ème anneau sombre.

Pr D. Mgharaz 5/37
C- Interférences localisées
Exercice 1 (Anneaux de Newton)
On considère le dispositif de Newton constitué d’une lame d’air (n = 1)
d’épaisseur e comprise entre un miroir M et une lentille plano-convexe LC ,
de rayon de courbure R = 1.5m. Le miroir et la lentille étant accolés. Sous
incidence quasi-normale, ce système est éclairé par une source large mo-
nochromatique de longueur d’onde dans le vide λ = 632nm (voir figure
ci-contre). Le rayon de courbure R de la lentille est très grand de façon à ce
que la lame d’air garde une faible épaisseur.
1. Quelle est la forme des franges d’interférence générées par réflexion ?
2. Sachant que e << ρ, déterminer la différence de marche optique δ en
fonction de la distance ρ au centre, R et λ0 . En déduire le déphasage φ.
3. Préciser la nature de la frange centrale.
4. Déterminer le rayon ρk du k ème anneau sombre. En déduire les rayons
des deux premiers anneaux sombres.

Exercice 2 (Interféromètre de Michelson)


On considère le dispositif interférentiel de Michelson (figure (a)). La lame séparatrice (LS ) est supposée
d’épaisseur négligeable. Les 2 miroirs Ma et Mb sont perpendiculaires, et l’on a : OO2 = OO1 + d.
Mb0 étant l’image de Mb par la séparatrice.
La source est monochromatique, de longueur d’onde λ = 0, 532(µm) ; on donne par ailleurs la distance
d = 3271, 8µm.

1. Quel est le rôle de la séparatrice (LS ) ? Quel est celui de la lentille convergente (L) ?
2. En utilisant les points I, J, K et M sur la figure (b), construire les rayons réfléchis. Montrer que
l’interféromètre de Michelson est équivalent à une «lame d’air».
3. i restant petit et r = F 0 M , établir l’expression de la différence de marche δ en fonction de d, r et f .
4. Déterminer en fonction de r l’intensité I(M ) en un point M de l’écran (E).

Pr D. Mgharaz 6/37
5. Quelle est la forme des franges d’interférence ? Comment appelle-t-on ce type de franges ?
6. Calculer l’ordre d’interférence p0 au centre F 0 , en déduire la nature de la frange au centre.
7. Sachant que la distance focale de la lentille (L) est f = 200(mm), calculer le rayon des 3 premiers
anneaux brillants sur l’écran (E).
8. On place sur l’un des bras une lame de mica à faces parallèles d’épaisseur e et d’indice n. On observe un
« défilement » de 20 franges de même nature sur l’écran (E), quelle est l’épaisseur de la lame ?
Données : Le mica a un indice n = 1, 53.
9. La source précédente est remplacée par une lampe à vapeur de sodium dont, par filtrage, on n’a conservé
que le doublet jaune, de même intensité I0 : λ1 = 0, 5890(mm) et λ2 = 0, 5896(mm).
En posant λ0 = λ1 +λ
2
2
et ∆λ = λ2 − λ1 , montrer que l’intensité I(0) au centre F 0 s’écrit sous la forme :
h i
I(0) = 4I0 1 + V (d).Cos( 4πd
λ0 )
où V (d) est le facteur de visibilité que l’on déterminera.
10. La distance d subit une petite variation δd entre deux positions où V (d) = 0, déterminer et calculer δd.

Exercice 3
Une source étendue et monochromatique de longueur d’onde λ = 632.8nm éclaire le système composé
d’un milieu conçu en Fluorine (CaF2 ) d’indice n1 = 1.43, et d’une lame à faces parallèles en verre flint
d’épaisseur e = 2.37mm et d’indice de réfraction n2 = 1.75. Un tel dispositif interférométrique plongé dans
l’air (n0 ≈ 1) est illustré sur la figure (a) ci-dessous. On note T1 , T2 , T3 et T4 les quatre premiers rayons
transmis respectivement. Les interférences seront observées par transmission.
On retient les paramètres suivants :

• t1 est le coefficient de transmission du dioptre


air/milieu(n1 ).

• t2 est le coefficient de transmission du dioptre


milieu(n1 )/verre.

• t3 est le coefficient de transmission du dioptre


verre/air.

• r1 est le coefficient de réflexion du dioptre verre/air.

• r2 est le coefficient de réflexion du dioptre


verre/milieu(n1 ).

• A0 étant l’amplitude complexe de l’onde incidente.

• A1 , A2 , A3 et A4 sont les amplitudes complexes


des quatre premières ondes transmises respectivement.
− Le dispositif interférométrique.
1. En fonction des indices de réfraction, donner les expressions des coefficients t1 , t2 , t3 , r1 et r2 .
2. Écrire les expressions des amplitudes complexes A1 , A2 , A3 et A4 en fonction de A0 et de ϕ le déphasage
entre l’onde 2 et l’onde 1.
3. Déterminer l’amplitude complexe A de l’onde résultante transmise. On donne (q < 1) : 1+q+q 2 +q 3 +... =
1
1−q
4. En déduire l’intensité résultante I(ϕ) de l’onde transmise. On donne : cos(2x) = 1 − 2.sin2 (x).

Pr D. Mgharaz 7/37
5. 5.a− Calculer et comparer les rapports des amplitudes réelles A A2 A3 A4
A0 , A0 , A0 et A0 . Conclure.
1

5.b− Que peut-on en déduire sur le phénomène d’interférences et le contraste ?


6. 6.a− On rappelle que n2 > n1 , déterminer la différence de marche δ entre les chemins optiques parcourus
par les deux ondes 2 et 1.
6.b− En déduire l’expression du déphasage ϕ.
7. 7.a− On dispose une lentille convergente de distance focale f entre la lame de verre et l’écran d’obser-
vation, quel est le rôle de cette dernière ?
7.b− Quelle est la forme des franges observées sur l’écran ?
7.c− Qu’appelle-t-on ce type de franges ?
8. Donner l’expression de l’intensité lumineuse au point d’observation M .

Exercice 4 (Interféromètre de Mach-Zehnder)


La réfractométrie est l’ensemble des techniques optiques de mesure de l’indice de réfraction d’un milieu
matériel. L’un des systèmes interférentiels les plus utilisés pour ces mesures, on cite l’interféromètre de
Mach-Zehnder.
Comme illustré dans la figure a, on considère le dispositif de Mach-Zehnder constitué de deux lames
séparatrices LS1 et LS2 d’épaisseur négligeable, deux miroirs totalement réfléchissants et deux écrans d’ob-
servation E1 et E2. Le système est éclairé en lumière parallèle monochromatique de longueur d’onde dans
le vide λ = 0.53µm et d’amplitude complexe A0 .
Les

coefficients de√réflexion et de transmission pour les amplitudes de chacune des deux lames séparatrices
π
r = 22 .e−j 2 et t = 22 . Pour les miroirs M1 et M2 , on suppose que les coefficients de réflexion valent 1. Les
longueurs des deux bras du dispositif sont rappelées dans la figure 1.
Les distances entre la lame LS2 et les écrans E1 et E2 respectivement sont considérées comme négli-
geables.

1. a− Calculer la différence de marche δ1 entre les trajets (II) et (I).


b− En déduire le déphasage φ1 .
2. Déterminer l’expression de l’amplitude résultante A1 sur l’écran E1 en fonction de A0 , r, t, λ, L et D.
En déduire l’intensité I1 .
3. Déterminer l’expression de l’amplitude résultante A2 sur l’écran E2 en fonction de A0 , r, t, λ, L et D.
En déduire l’intensité I2 .
4. Vérifier le principe de conservation de l’énergie pour I1 et I2 .

Pr D. Mgharaz 8/37
5. On interpose sur le trajet (I), entre la lame LS1 et le miroir M1 , sous incidence normale une cellule
(assimilable à une lame L1 ) d’épaisseur e remplie de gaz d’indice n (figure a).
a− Quelle est la nouvelle différence de marche δ2 introduite par la cellule de gaz ?
b− En déduire le déphasage φ2 .
c− Donner la nouvelle expression de l’amplitude A02 sur l’écran E2. En déduire l’intensité I20 .
d− Calculer l’indice de réfraction du gaz n sachant que l’épaisseur minimale de la cellule remplie de gaz
pour avoir une extinction totale sur l’écran est : emin = 250µm.
6. On introduit une deuxième lame à faces parallèles L2 entre M2 et LS2 , identique à la lame L1 (même
épaisseur e = 1mm et même indice N = 1.5). On fait tourner d’un petit angle θ la lame L2 autour d’un
axe perpendiculaire au plan de la figure (figure b).
a− Montrer que la différence de marche δ3 entre les faisceaux (II) et (I) s’écrit :

e.θ2 N − 1
δ3 = − .( ) (1)
2 N
On donne : cos(a − b) = cos(a).cos(b) + sin(a).sin(b)
b− Déterminer l’amplitude résultante A002 sur l’écran E2. En déduire l’intensité I200 .
c− Pour quel angle de rotation minimal θmin a-t-on un éclairement maximal sur (E2) ?

Pr D. Mgharaz 9/37
D- Diffraction
Exercice 1 (Fente rectangulaire)
On se propose d’étudier le phénomène de diffraction à travers une fente F de largeur 2a, de longueur b et
placée à une distance p de l’axe optique (voir la figure ci-dessous). Elle est éclairée par un faisceau parallèle
de lumière monochromatique d’amplitude A0 , de longueur d’onde dans le vide λ = 632nm, perpendiculaire
au plan de F.

~u et u~0 étant les vecteurs directeurs des faisceaux incident et diffracté respectivement.
1. Rappeler l’expression de l’amplitude diffractée A(M ) à travers une ouverture Σ de forme quelconque
en fonction de A0 , de λ, de la fonction de transmission t(P ), du vecteur position ~r et des vecteurs
directeurs ~u et u~0 .
P étant un point quelconque de l’ouverture Σ.
2. Exprimer la fonction de transmission t(x, y) de la fente F .
3. a− Établir l’expression de l’amplitude diffractée A(X, Y ) en fonction de A0 , a, b, λ , X et Y .
b− En déduire l’intensité diffractée I(X, Y ).
4. Sachant que les positions des premiers minima d’intensité dans les directions X et Y sont données par
X1 = 25.28mm et Y1 = 12.64mm, quelles sont les dimensions a et b de la fente F sachant que l’écran
est placé à D = 2m de celle-ci ?
5. En déduire les largeurs angulaires ∆θx et ∆θy de la tache centrale.

Exercice 2 (Fente double)


On considère le dispositif interférentiel de Young (voir la figure ci-dessous) constitué de deux fentes F1 et
F2 parallèles et identiques de largeur a, de longueur infinie et distantes de b. Les fentes sont éclairées par une
onde plane monochromatique de longueur d’onde λ et d’amplitude A0 . On place un écran de visualisation à
une distance D assez grande pour satisfaire les conditions de diffraction de Fraunhoffer.

Pr D. Mgharaz 10/37
~u et u~0 étant les vecteurs directeurs des faisceaux incident et diffracté respectivement.
1. Établir l’expression de l’amplitude diffractée A(θ) en fonction de A0 , a, b, λ et θ.
2. Sachant que θ est petit, déterminer l’expression de l’intensité diffractée I(X) en fonction de A0 , a, b, λ,
X et D.
On donne : 2.Cos2 (θ) = 1 + Cos(2θ)
3. Préciser les valeurs d’annulation de I(X) et les valeurs correspondant aux maxima d’intensité.
4. a− Calculer la taille ∆X de la tache centrale de diffraction.
b− Quel est le nombre de franges sombres dans la tache centrale de diffraction ?
Données : λ = 632.8nm, a = 160µm, D = 2m et ab = 3.5.

Exercice 3 (Réseau à N fentes)


On considère un réseau plan comportant au total N fentes, régulièrement espacées d’une distance b. Il
est éclairé par un faisceau parallèle issue d’une source monochromatique, de longueur d’onde λ, sous une
incidence i. L’observation se fait à l’infini (dans le plan focal d’une lentille convergente). Dans un premier
temps, les fentes sont supposées infiniment fines.

1. a− Déterminer la différence de marche entre deux rayons diffractés (k) et (k + 1) dans une direction
d’observation θ quelconque. En déduire le déphasage φ.
b− Que se passe t-il lors d’une incidence quasi-normale de la lumière ?
2. Exprimer l’intensité I(φ). En donner les principales caractéristiques.
3. Montrer que la position des maximums principaux pouvait être déduite sans calculs à partir de l’expres-
sion de φ. Conclure quant au pouvoir dispersif d’un réseau à N fentes.
4. On considère maintenant le cas où la largeur des fentes est égale à a = 5b , si i = 0, comment est modifiée
la fonction I(φ) ?

Pr D. Mgharaz 11/37
Solutions
A- Ondes et Interférences Lumineuses
Exercice 1 :
1. On sait que :
π
cos( + θ) = −sinθ
2
3π π 3π π
s1 (t) = −sin(πt − ) = cos( + (πt − )) = cos(πt − ) (2)
4 2 4 4
avec, s01 = 1
ω = π ≈ 3.14rad
ϕ01 = π4 ≈ 0.79rad.
2. →
π
s1 (t) = e+j(πt− 4 ) = e+j(ωt−ϕ01 ) (3)

ds1 (t)
= +j.ω.s1 (t) = +j.π.s1 (t) (4)
dt
3. →
π π 5π
s2 (t) = −[Link](πt − ) = [Link](πt − − π)) = [Link](πt − ) (5)
4 4 4


s2 (t) = 5.e+j(πt− 4 ) (6)

ds2 (t)
= +j.π.s2 (t) (7)
dt
4. a- La méthode trigonométrique :
→ Amplitude sr :

s(t) = s1 (t) + s2 (t) = s01 .cos(ωt − ϕ01 ) + s02 .cos(ωt − ϕ02 )

= s01 [cos(ωt).cos(ϕ01 ) + sin(ωt).sin(ϕ01 )] + s02 [cos(ωt).cos(ϕ02 ) + sin(ωt).sin(ϕ02 )]



s(t) = cos(ωt)[s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )] + sin(ωt)[s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )]
Or,
s(t) = sr .cos(ωt − ϕr ) = sr .cos(ωt).cos(ϕr ) + sr .sin(ωt).sin(ϕr )
Par correspondance,
sr .cos(ϕr ) = s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )
(1)
sr .sin(ϕr ) = s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )
(2)
(1)2 + (2)2 ⇒ s2r = s201 + s202 + 2.s01 .s02 .cos(ϕ02 − ϕ01 )

Pr D. Mgharaz 12/37
Finalement,
q
sr = s201 + s202 + 2.s01 .s02 .cos(ϕ02 − ϕ01 ) (8)

(2)
→ Retard de phase ϕr : → (1) ⇒

s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )


tg(ϕr ) = (9)
s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )

s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )
ϕr = Arctg[ ] (10)
s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )
b- La méthode complexe :
→ Amplitude sr :
s1 (t) = s01 .e+j(ωt−ϕ01 ) (11)
s2 (t) = s02 .e+j(ωt−ϕ02 ) (12)
s(t) = s1 (t) + s2 (t) = s01 .e+j(ωt−ϕ01 ) + s02 .e+j(ωt−ϕ02 ) = sr .e+j(ωt−ϕr ) = sr .e−jϕr .e+jωt

sr = sr .e−jϕr = s01 .e−jϕ01 + s02 .e−jϕ02

sr .sr ∗ = s2r = s201 + s202 + 2.s01 .s02 .cos(ϕ02 − ϕ01 )
q
sr = s201 + s202 + 2.s01 .s02 .cos(ϕ02 − ϕ01 )

→ Retard de phase ϕr :

sr = sr .e−jϕr = sr .[cos(ϕr ) − [Link](ϕr )] = s01 .[cos(ϕ01 ) − [Link](ϕ01 )] + s02 .[cos(ϕ02 ) − [Link](ϕ02 )]

= [s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )] − j[s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )]


s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )
tg(ϕr ) = (13)
s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )

s01 .sin(ϕ01 ) + s02 .sin(ϕ02 )


ϕr = Arctg[ ] (14)
s01 .cos(ϕ01 ) + s02 .cos(ϕ02 )

Exercice 2 :
1. La fréquence d’une onde est constante. En revanche, la longueur d’onde varie selon le milieu de propa-
gation (selon n l’indice de réfraction) :

λ0 v c
λ= = = ≈ 450.15nm
n f nf

λ0 étant la longueur d’onde dans le vide.


v correspond à la vitesse de phase.
2. Le nombre d’onde :
ω 2π
k= = ≈ 1.4 × 107 m−1 (15)
v λ

Pr D. Mgharaz 13/37
3. Ey en fonction de Ex :
~ = ∂Ex ∂Ey ∂Ez
div E + + =0 (16)
∂x ∂y ∂z
∂Ez
=0
∂z

∂Ey ∂Ex
=− = −2αjE0 ej(ωt−2α(x+y))
∂y ∂x
Par intégration, on trouve que :

Ey = −Ex = −E0 ej(ωt−2α(x+y))

4. a- Une onde électromagnétique s’écrit :


~ = E~0 ej(ωt−~k~r)
E 0

où, ~k étant le vecteur d’onde, et ~r décrit la position de l’onde dans l’espace.

~ = E~0 ej(ωt−2α(x+y))
E 0

Avec, q q √
~ = |E~0 | = E00 =
|E| Ex2 + Ey2 = 2E02 = 2E0
0

• Par identification, on écrit :

~k = 2α(e~x + e~y )

Ainsi, cette onde se propage dans la direction e~x + e~y , c’est-à-dire dans la direction donnée par le vecteur
unitaire e~0x = √12 (e~x + e~y ). Et on écrit :

~k = 2 2αe~0
x

.
• En considérant le vecteur unitaire e~0y tel que : e~0y = − √12 (e~x − e~y ). Ainsi, le champ électrique s’écrira :
√ √
E~00 = Ex (e~x − e~y ) = 2E0 (−e~0y ) = − 2E0 e~0y

On en déduit que sa polarisation est bien transverse à la direction de propagation.

b- D’après la question précédente, le champ électrique est donné par :



~ = − 2E0 ej(ωt−kx0 ) e~0y
E

avec, x0 = x + y.
5. En utilisant l’équation :
~
~ E
rot ~ = − ∂B
∂t

√ 0 ~
∂B
j 2kE0 ej(ωt−kx ) e~0z = −
∂t
Par intégration, on trouve :

~ 2E0 j(ωt−kx0 ) ~0
B=− e ez
v
ω
Avec, v = k

Pr D. Mgharaz 14/37
6. Par définition, le vecteur de Poynting s’écrit :

~ ∧B
E ~
~π =
µ0

où, µ0 étant la perméabilité magnétique.


Sa valeur moyenne est donnée par :

~ ∧ B~∗ )
Re(E E2
< ~π >= = 0 e~0x
2µ0 vµ0

Exercice 3 :
A1 −jkr1
1. → A1 = .e
r1
A2 −j(kr2 −φ)
→ A2 = .e
r2
~ = E~1 + E~2 = [A1 .e~1 + A2 .e~2 ]ejωt
2. E

3. → I = E.~ E ~ ∗ = [A1 .e~1 + A2 .e~2 ]e+jωt .[A1 ∗ .e~1 + A2 ∗ .e~2 ]e−jωt


= A1 .A1 ∗ + A1 ∗ .A2 e~1 .e~2 + A1 .A2 ∗ e~1 .e~2 + A1 .A2 ∗
Or,
A1 = Ar11 .e−jφ1 A2 = Ar22 .e−jφ2
p
I = I1 + I2 + 2 I1 I2 .cos(∆φ).e~1 .e~2 (17)

avec, I1 = ( Ar11 )2
I2 = ( Ar22 )2
∆φ = φ2 − φ1 = k(r2 − r1 ) + φ
4. Pour observer les interférences, e~1 et e~2 ne doivent pas être orthogonaux (e~1 .e~2 = 0). Il faut que les deux
vecteurs soient colinéaires (e~1 .e~2 = α, avec α 6= 0).
5. Puisque les deux ondes sont copolarisées et φ = 0, alors : e~1 .e~2 = 1 et ∆φ = k(r2 − r1 )

I = I1 + I2 + 2 I1 I2 .cos(∆φ)
→ Imax pour cos(∆φ) = +1 :
√ √ √
Imax = I1 + I2 + 2 I1 I2 = ( I1 + I2 )2
→ Imin pour cos(∆φ) = −1 :
√ √ √
Imax = I1 + I2 − 2 I1 I2 = ( I2 − I1 )2
→ Le contraste s’écrit :

Imax − Imin 2 I1 I2
C= = (18)
Imax + Imin I1 + I2

6. I(∆φ) :

Pr D. Mgharaz 15/37
Figure 2

Exercice 4 :
1. → Les deux ondes au point M s’écrivent sous notation complexe :
s1 (M, t) = a0 .e+j(ω0 t−ϕ1 −k0 .n1 r1 )

s2 (M, t) = a0 .e+j(ω0 t−ϕ2 −k0 .n2 r2 )


D’où les amplitudes complexes respectives :

a1 (M, t) = a0 .e−j(ϕ1 +k0 .n1 r1 )

a2 (M, t) = a0 .e−j(ϕ2 +k0 .n2 r2 )

L’amplitude résultante s’écrit :

a(M, t) = a1 (M, t) + a2 (M, t) = a0 .(e−j(ϕ1 +k0 .n1 r1 ) + e−j(ϕ2 +k0 .n2 r2 ) )

2. L’intensité lumineuse au point M s’écrit :


I(M, t) = a(M, t).a∗ (M, t) = a20 .(e−j(ϕ1 +k0 .n1 r1 ) + e−j(ϕ2 +k0 .n2 r2 ) ).(e+j(ϕ1 +k0 .n1 r1 ) + e+j(ϕ2 +k0 .n2 r2 ) )
= 2a20 .[1 + cos(k0 (n2 r2 − n1 r1 ) + (ϕ2 − ϕ1 ))]

I(M, t) = 2a20 [1 + cos(k0 (n2 r2 − n1 r1 ) + ϕ21 (t))] = 2I0 [1 + cos(k0 δ0 + ϕ21 (t))]
3. a- φ1 et φ2 les phases des ondes au point M s’écrivent respectivement :

φ1 = nk0 .r1 + ϕ1 (t)


φ2 = nk0 .r2 + ϕ2 (t)
b- Le déphasage φ(M, t) au point M est donné par

φ(M, t) = φ2 − φ1 = nk0 (r2 − r1 ) + ϕ21 (t)


c- On observe des interférences tant que le déphasage entre les deux ondes reste constant au cours du
temps, c’est-à-dire :
φ(M, t) = Cste

ϕ21 (t) = Cste

Pr D. Mgharaz 16/37
4. • S1 et S2 sont en phase, alors : ϕ1 = ϕ2 ⇒ ϕ21 (t) = 0 ⇒ φ(M, t) = k0 .δ0
δ0 étant la différence de marche géométrique, elle s’écrit :

δ0 = δgeo = [S2 M ] − [S1 M ] = n(r2 − r1 )


I(M ) = hI(M, t)i = 2I0 .[1 + cos( .δ0 )]
λ0

avec, I0 = a20

• Dans le cas d’une observation latérale, i.e. les deux sources S1 et S2 sont parallèles à l’écran
(E), les franges sont rectilignes. Ce sont des branches d’hyperboles.
5. L’interfrange i est la distance séparant deux franges de même nature,il est défini par :

λ0 .D
i=
b

6. Le contraste C est défini par : √


Imax − Imin 2 I1 I2
C= =
Imax + Imin I1 + I2
⇒ I1 = I2 = I0 ⇒
C=1
: Contraste idéal

Pr D. Mgharaz 17/37
B- Interférences non-localisées
Exercice 1
1. L’écartement a :
a
sin(2α) =
R
a ≈ 2αR ≈ 1.02mm
avec, α = 0.1 = 0.0017rad
2. La différence de marche δ sur l’écran :

S1S2.x 2αR.x
δ= 0
=
OO D

3. L’intensité s’écrit :
4παR.x
I(x) = 2I0 (1 + cos(φ)) = 2I0 (1 + )
λD
4. La largeur du champ d’interférences L :

L = 2α(D − R) ≈ 7.48mm

5. Le nombre Nb de franges brillantes :


λD
i= ≈ 1.55mm
a
Nb = 1 + ent( Li ) = 5 : 4 franges brillantes et 1 frange centrale.
Ns = Nb + 1 = 6 : 6 franges sombres.
6. La position xk+1/2 des franges sombres :

2αR
δk+1/2 = (k + 1/2).λ = xk+1/2
D


xk+1/2 = (k + 1/2).
2αR
− Les positions des franges d’ordres p = −1/2, +1/2 :

x+1/2 = (+1/2). ≈ 0.775mm
2αR

x−1/2 = (−1/2). ≈ −0.775mm
2αR
7. − La source S étant large , elle est constituée d’une infinité de sources ponctuelles incohérentes entre
elles. Ainsi, chaque source ponctuelle produira sa propre figure d’interférences. Sur l’écran d’observation,
on aura la superposition de ces différentes figures et les intensités s’ajoutent.
− Le point P se comporte comme source primaire et génére deux sources secondaires P 1 et P 2. Ces deux
sources cohérentes et synchrones entre elles produiront le phénomène d’interférence sur l’écran (E). Par
rapport à S1S2, leur frange centrale sera décalée de x0 (voir la figure 1 − b).
Sachant que P 1P 2 = a et que la frange centrale est décalée de x0 , la différence de marche δ 0 peut s’écrire :

a(x − x0 ) 2αR(x − x0 )
δ0 = =
D D

Pr D. Mgharaz 18/37
8. L’intensité dI(x) est donnée par :

2I0 2π 2I0 2πa(x − x0 )


dI(x) = [1 + cos( δ 0 )]db = [1 + cos( )]db
l λ l λD
4παR
On pose, A = λD
On a,
x0 ≈ θ(D − R)
avec,
b
θ≈
R
Ainsi,
D−R
x0 = b
R
2I0 4παR 2I0 2I0
dI(x) = [1 + cos( (x − x0 ))]db = [1 + cos(A(x − x0 ))]db = [1 + cos(A(x − Bb))]db
l λD l l
D−R
avec, B = R .
9. L’intensité I(x) s’écrit :
+l/2
2I0 1
I(x) = [b − sinA(x − Bb) ]
l AB −l/2

2I0 1
I(x) = [l − (sinA(x − lB/2) − sinA(x + lB/2))]
l AB
2I0 2
I(x) = [l + .sin(lAB/2).cos(Ax)]
l AB
2παl(D − R) 4παR
I(x) = 2I0 [1 + sinc(lAB/2).cos(Ax)] = 2I0 [1 + sinc( ).cos( x)]
λD λD
10. La visibilité V :
2παl(D − R)
V = sinc( )
λD
− Lorsqu’on augmente progressivement la largeur l de la fente, le contraste s’annule pour :
λD
l=
2α(D − R)

Exercice 2
1. Le plan de S1 S2 est parallèle à l’écran, on observera des franges rectilignes et parallèles entre elles.
2. La différence de marche s’écrit :
S1 S2 .x
δgeo =
d + d0
Or,
S1 S2 /2 S1 S2
tgα = =
d 2d
α étant petit, S1 S2 ≈ 2dα = 2d(n − 1)A
Finalement, δgeo s’écrit :
2(n − 1)Adx
δgeo =
d + d0

Pr D. Mgharaz 19/37
3. On commence par déterminer l’ordre d’interférence p, il s’écrit :

δgeo 2(n − 1)Adx


p= =
λ λ(d + d0 )

2(n−1)Ad.∆x
On pose : ∆p = 1 = λ(d+d0 ) .

λ(d + d0 )
i = ∆x = = 0.5mm
2(n − 1)Ad

4. − La demi-largeur du champ d’interférences :

d0 S1 S2
l=
2d
α étant petit, l = d0 .tgα ≈ d0 α.

l = d0 (n − 1)A = 3mm
− Le nombre de franges sombres :

l
N= =6
i
: on a donc 6 franges sombres de chaque côté de la frange centrale ; 2 × 6 = 12 est le nombre total de
franges sombres.
5. on sait que la différence de marche est donnée par :

2(n − 1)Adx
δgeo =
d + d0

Les radiations sont éteintes lorsque : δ = (k + 21 )λ


Avec, 0.4µm ≤ λ ≥ 0.8µm en visible.
δ
On écrit, p = geo
λ

δgeo δgeo
λk = =
p k + 21

λk = λ(k = 1) = 0.66µm
λk = λ(k = 2) = 0.4µm
λk = λ(k = 3) = 0.28µm
λk = λ(k = 3) ne convient pas car λ n’est pas dans le domaine du visible.

Exercice 3
1. Le schéma :

Pr D. Mgharaz 20/37
→ La relation de conjugaison avec origine au centre s’écrit :
1 1 1
− =
¯
OO 0 ¯
OS f

¯ = −50(cm) et f = 25(cm)
avec, OS

¯
¯ 0 = OS.f = +50(cm) = 2f
OO (19)
¯ +f
OS


¯ 0 = SO
OO ¯ (20)
→ Selon le théorème de Thalés, on écrit :

AB ¯
SO
=
S1 S2 ¯0
SO

¯ 0 .AB
SO
S1 S2 = = [Link] = 2a = 2(mm) (21)
¯
SO
2. a− La différence de marche s’écrit :
S1 S2 .x
δ=
D − OO ¯ 0
→ L’interfrange i est :

(D − OO¯ 0 )λ
i= ≈ 0.69(mm) (22)
S1 S2

¯ pour que l’on puisse observer des franges d’interférence


b− On détermine la distance minimale D0 = OH
sur l’écran :

Pr D. Mgharaz 21/37
Selon le schéma ci-dessus, dans le triangle IOH, on écrit :

OI R + a2
tg(θ) ≈ θ = = (23)
OH D0

Dans le triangle S1 O0 H, on écrit :

O0¯S1 a a
tg(θ) ≈ θ = = = (24)
OH¯
0 ¯
D0 − OO 0 D0 − 2f

(23) = (24) implique que :


R + a2 a
= (25)
D0 D0 − 2f

2R + a
D0 = 2f ( ) = 51.69cm (26)
2R − a

c− Pour répondre à cette question, on commence par chercher L la largeur totale du champ d’interfé-
rence :
Dans le triangle HO00 M , nous avons :

O00¯M L/2
tg(θ) ≈ θ = = (27)
HO¯ 00 D − D0

En comparant avec l’équation (24), on trouve :

L a
= (28)
2(D − D0 ) D0 − 2f

D − D0
L = 2a( ) ≈ 29.39cm (29)
D0 − 2f

Le nombre de franges brillantes est donné par :

L
Nb = 1 + ent( ) = 427 (30)
i

426 franges brillantes et 1 frange centrale.

Pr D. Mgharaz 22/37
3. Si on introduit une lame devant la source secondaire S1 , la différence de marche s’écrirait :

2a.x
δ0 = − (n − 1)e
D − OO¯ 0
OO ) ¯ 0
Pour la nouvelle frange centrale : δ 0 = 0 ⇒ x00 = (n−1)e.(D−
2a
0
Le système de franges s’est déplacé vers le haut (x0 > 0). On a :
∆x = |x00 − x0 | = |x00 − 0|

2a.∆x
e= = 4(µm) (31)
¯ 0)
(n − 1).(D − OO

Exercice 4
1. L’écran est perpendiculaire aux deux sources S1 et S2 , et le problème est invariant par rotation autour
de l’axe des sources. Ainsi, sur l’écran, on observera des franges circulaires ou des anneaux (voir la figure
ci-dessous).

2. La différence de marche :
On a : S2 H = D + a, S1 H = D − a et HM = ρ
Ainsi, p p
δ = S2 M − S1 M = ρ2 + (D + a)2 − ρ2 + (D − a)2 (32)
Par approximation,
ρ2 ρ2
δ ≈ (D + a)[1 + 2
] − (D − a)[1 + ] (33)
2(D + a) 2(D − a)2
ρ2
= 2a[1 − ] (34)
2(D2 − a2 )
Or D >> a,
ρ2
δ = 2a[1 − ] (35)
2D2
α2 ρ
α petit, cosα ≈ 1 − 2 et tanα ≈ α ≈ D

δ = [Link]α (36)

Pr D. Mgharaz 23/37
3. Le déphasage s’écrit :
2πδ 2πa
Φ= = .cosα (37)
λ λ
4. L’intensité :

2πa
I(M ) = 2I0 [1 + cos( .cosα)] (38)
λ
5. a- L’ordre d’interférence p :

δ 2a
p= = .cosα (39)
λ λ
b- L’ordre d’interférence au centre p0 :
α=0
2a
p0 = p(α = 0) = = 2350 = entier (40)
λ
Ainsi, le centre est bel et bien brillant.
6. Le rayon ρk du k ème anneau brillant :

2a 2a ρ2
p= .cosα ≈ (1 − ) (41)
λ λ 2D2
Pour le k ème anneau brillant :

2a ρ2
pk = (1 − k2 ) (42)
λ 2D

ρ2k pk
2
=1− (43)
2D p0
Finalement,
r s
pk k
ρk = D 2(1 − ) = D 2 (44)
p0 p0

Avec, k = p0 − pk
7. La nouvelle différence de marche géométrique :
0
δgeo = [S2 M ] − [S1 M ] = [S2 M ] − ([S1 N1 ] + [N1 N2 ] − [N2 M ]) = S2 M − S1 M + (1 − n)e

[S1 M ] = S1 M − e + n.e

Pr D. Mgharaz 24/37
0 ρ2
δgeo = 2a[1 − ] + (1 − n).e (45)
2D2
8. L’ordre d’interférences au centre p0 s’écrit :
0
δgeo (ρ = 0) (1 − n).e
p00 = = p0 + = −150 = entier
λ λ
Ainsi, le centre est bien brillant.
L’ordre au centre étant maximal, l’ordre du k ème anneau sombre est donné par :
1
pk = p00 − (k − ) = entier + 1/2
2

Pr D. Mgharaz 25/37
C- Interférences localisées
Exercice 1
1. On est dans le cas des interférences par division d’amplitude en utilisant une lame d’air, on parle de
franges d’égale épaisseur (e = cte). Ainsi, en raison de la symétrie du dispositif, les franges d’interférences
sur l’écran d’observation seront seront des anneaux circulaires.
2. − La différence de marche optique δ est donnée par :
λ
Sachant que la réflexion sur le miroir ajoute une différence de marche supplémentaire égale à 2 (la
lumière arrive d’un milieu réfringent (l’air) vers un milieu plus réfringent (le miroir)), δ s’écrit :

λ
δ = δopt = 2necos(r) +
2
n = 1, sous incidence quasi-normale : i ≈ r ≈ 0. Dans le triangle, et selon la relation de Pythagore, on
a : R2 = ρ2 + (R − e)2 .
2
ρ
e2 << ρ2 , on trouve : ρ2 − 2eR = 0. Par conséquent, e = 2R .
Finalement,
λ ρ2 λ
δ ≈ 2ne + ≈ +
2 R 2
On en déduit le déphasage φ :
2πρ2
φ= +π
λR
3. Pour préciser la nature du centre (ou la frange centrale), on calcule l’ordre d’interférence au centre donné
par :
δ0 δ(e = 0) δ(ρ = 0) 1
p0 = = = =
λ λ λ 2
p0 = k + 12 (ou k est un entier égal à 0 dans ce cas), on en conclut que le centre de la figure d’interférence
est bel et bien sombre.
4. − Le rayon ρk du k ème anneau sombre :

δ 1 ρ2 1
pk = =k+ = k +
λ 2 λR 2

ρk = kλR
− Les rayons des deux premiers anneaux sombres :

ρ1 ≈ 0.97mm

ρ2 ≈ 1.38mm

Exercice 2
1. Une lame séparatrice permet de diviser un faisceau lumineux en deux faisceaux perpendiculaires de même
amplitude. Les franges d’interférence sont localisées dans le plan focal image d’une lentille convergente.

Pr D. Mgharaz 26/37
2. Le schéma devient :

Le premier rayon est généré après que le rayon incident soit réfléchi par le miroir Ma . Le deuxième rayon
lumineux semble s’être réfléchi sur un miroir virtuel Mb0 , image de Mb par rapport à la lame séparatrice.
Ainsi, l’ensemble des deux miroirs réels Ma et Mb est équivalent à l’ensemble des miroirs Ma et Mb0 . Ces
deux derniers miroirs définissent une lame d’air à faces parallèles fictive.
3. La différence de marche optique δopt entre les 2 rayons réfléchis :
On introduit le point H, étant le projeté orthogonal de K sur IM . Ainsi :
λ λ
δopt = δgeo + − = [IJK] − [IH] = 2n0 .IJ − IH
2 2
d
IJ = ; IH = [Link](i) = [Link](i).sin(i)
cos(i)
2n0 d 2n0 d
δopt = − 2dtg(i).nsin(i) = (1 − sin2 (i))
cos(i) cos(i)
δ = δopt = 2n0 [Link](i) = [Link](i)

i étant petit avec n0 est l’indice de réfraction de l’air (n0 ≈ 1) :


i2
δ ≈ 2d(1 − )
2
r
tg(i) = ≈i
f
r2
δ = 2d(1 − )
2f 2

4. L’intensité I(M ) est donnée par :


2π 4πd r2
I(M ) = 2I0 [1 + cos( δ)] = 2I0 [1 + cos( (1 − 2 ))]
λ λ 2f

Pr D. Mgharaz 27/37
5. - La forme des franges d’interférence observées sur l’écran (E) :
Ce sont des franges circulaires (des anneaux) de centre F 0 et de rayon r = F 0 M , appelées "Franges
d’égale inclinaison ou franges d’Haidinger".
6. - L’ordre d’interférence p(r) s’écrit :
r2
p(r) = p = λδ = 2dλ (1 − 2f 2 )

- L’ordre d’interférence p0 au centre de l’écran :


2d
p0 = p(r = 0) = = 12300
λ
- La nature de la frange au centre de l’écran :
p0 = 12300 = entier : La frange au centre est une frange claire.
7. - Le rayon Rk du kème anneau brillant :
Soit pk = p(rk ) l’ordre d’interférence du kème anneau brillant, le centre étant brillant.
Alors, p0 − pk = k

2d r2
pk = p(rk ) = (1 − k2 )
λ 2f
drk2
p0 − pk = =k
λf 2
kλf 2
rk2 =
d
r

rk = f
d
- Le rayon
q des 3 premiers anneaux
q brillants : q
λ
r1 = f d = 2.55(mm) ; r2 = f 2λ d = 3.61(mm) ; R 3 = f 3λ
d = 4.42(mm)
8. L’introduction d’une lame introduira une différence de marche supplémentaire :
δ 0 = 2(n − 1)e

Si 20 franges de même nature ont défilé, c’est que l’ordre d’interférence a varié de 20, d’où :
0 2(n−1)e
∆p = 20 = ∆( δλ ) = λ
20λ
e= = 10.04µm
2(n − 1)
9. L’incohérence temporelle entre les 2 radiations du doublet du sodium (longueurs d’onde différentes) ne
permettra pas la génération du phénomène d’interférence. Sur l’écran d’observation, on observera la
superposition des intensités au centre dues à chacune d’elle :

4πd 4πd ∆λ 4πd


I(0) = I1 (0) + I2 (0) = 2I0 (1 + cos ) + 2I0 (1 + cos ) = 4I0 (1 + cos(2πd 2 )cos( ))
λ1 λ2 λ0 λ0
Avec V (d) = cos(2πd ∆λ
λ2
) étant le terme de visibilité.
0

10. On a V (d) = cos(2πd ∆λ


λ20
)
Alors V (d) = 0 pour 2πd ∆λ λ20
= (k + 21 )π
λ2
dk = (k + 12 ) 2∆λ
0

λ20
δd = = 289.4µm
2∆λ

Pr D. Mgharaz 28/37
Exercice 3
1. Les expressions des coefficients t1 , t2 , t3 , r1 et r2 :
t1 = n02n 0
+n1
2n1
t2 = n1 +n2
t3 = n02n 2
+n2
n2 −n0
r1 = n0 +n2
r2 = nn21 −n
+n2
1

2. Les expressions des amplitudes complexes :


A1 = t1 t2 t3 .A0
A2 = t1 t2 t3 .r1 r2 .A0 e−jϕ
A3 = t1 t2 t3 .r12 r22 .A0 e−2jϕ
A4 = t1 t2 t3 .r13 r23 .A0 e−3jϕ
3. L’amplitude complexe A de l’onde résultante transmise :

A = A1 + A2 + A3 + A4 + ... = t1 t2 t3 .A0 + t1 t2 t3 .r1 r2 .A0 e−jϕ + t1 t2 t3 .r12 r22 .A0 e−2jϕ + t1 t2 t3 .r13 r23 .A0 e−3jϕ + ...
= t1 t2 t3 .A0 [1 + r1 r2 .e−jϕ + r12 r22 .e−2jϕ + r13 r23 .e−3jϕ + ...]

t1 t2 t3 .A0
A=
1 − r1 r2 .e−jϕ

4. L’intensité résultante I(ϕ) de l’onde transmise :

t1 t2 t3 .A0 t1 t2 t3 .A0 (t1 t2 t3 )2 .|A0 |2


I(ϕ) = AA∗ = . =
1 − r1 r2 .e−jϕ 1 − r1 r2 .e+jϕ (1 − r1 r2 .e−jϕ ).(1 − r1 r2 .e+jϕ )

(t1 t2 t3 )2 .|A0 |2
I(ϕ) =
(1 − r1 r2 )2 + 4r1 r2 .sin2 ϕ2

5. 5.a− Le rapport des amplitudes réelles :


A1
A0 = t1 t2 t3 ≈ 0.94
A2
A0 = t1 t2 t3 r1 r2 ≈ 0.025
A3 2 2
A0 = t1 t2 t3 r1 r2 ≈ 0.0007
A4 3 3
A0 = t1 t2 t3 r1 r2 ≈ 0.00002
L’amplitude est négligeable à partir du troisième rayon, on ne considère donc que les deux premiers
rayons (T1 et T2 ).
5.b− Les deux premiers rayons ont des amplitudes incomparables, on peut donc se limiter à des interfé-
rences à deux ondes seulement mais avec un mauvais contraste.
6. 6.a− La différence de marche δ entre les chemins optiques parcourus par les deux ondes 2 et 1 :

δ = [ABCDE] − [ABCH] = 2n2 .CD − CH


CH = [Link](i) = [Link](r).sin(i);
2e
CD =
cos(r)

H étant le projeté orthogonal de E sur T1 .

Pr D. Mgharaz 29/37
2e 4n2 e
δ = 2n2 . − 4n2 etg(r).sin(r) = [1 − sin2 (r)] = 4n2 [Link]
cos(r) cos(r)

6.b− L’expression du déphasage ϕ.

2π 8πn2 e
ϕ= δ= cosr
λ λ
7. 7.a− Les deux rayons T1 et T2 de même inclinaison ne se rencontrent qu’à l’infini, et les interférences
sont donc localisées à l’infini. En pratique, on utilise une lentille convergente de distance focale f ) pour
projetter les rayons d’égale inclinaison dans son plan focale image.
7.b− Les rayons de même inclinaison i convergent sur un cercle de centre O, on observe donc des franges
sous forme d’anneaux concentriques.
7.c− On les appelle franges d’égale inclinaison parce qu’elles correspondent à des rayons de même incli-
naison sur la lame à faces parallèles.
8. L’intensité lumineuse au point d’observation M s’écrit :

p 8πn2 e
I(M ) = [I1 + I2 + 2 I1 I2 .cos( cosr)]
λ

Exercice 4
1. a− La différence de marche δ1 entre les trajets (II) et (I) :

δ1 = [II] − [I] = (L + D) − (D + L) = 0

b− Le déphasage φ1 :


φ1 = δ1 = 0
λ
2. L’amplitude résultante A1 sur l’écran E1 :
2π 2π
A1 = t.t.A0 .e−j λ (L+D) + r.r.A0 .e−j λ (L+D)


A1 = t2 + r2 A0 .e−j λ (L+D) = 0


t2 = 12 ; r2 = − 12
- L’intensité I1 :
I1 = A1 .A∗1 = 0

3. L’amplitude résultante A2 sur l’écran E2 :


2π 2π
A2 = r.t.A0 .e−j λ (L+D) + t.r.A0 .e−j λ (L+D)


A2 = 2.r.t.A0 .e−j λ (L+D)

- L’intensité I2 :
I2 = A2 .A∗2 = 4.(r.r∗).(t.t∗).(A0 .A∗0 )

I2 = A20 = I0

Pr D. Mgharaz 30/37
4. Par principe de conservation de l’énergie :
I2 + I1 = I0
I1 et I2 .
5. a− La nouvelle différence de marche δ2 :

δ2 = [II] − [I] = [L + D] − [D + L + (n − 1)e] = (1 − n)e


b− Le déphasage φ2 :


φ2 = (1 − n)e
λ
c− La nouvelle expression de l’amplitude A02 sur l’écran E2 :
2π 2π
A02 = r.t.A0 .e−j + r.t.A0 .e−j λ (L+D+(1−n)e)
λ (L+D)


h 2π
i
A02 = r.t.A0 .e−j λ (L+D) . 1 + e+j λ (n−1)e

- L’intensité I20 :

A20
 

I20 = A02 .A0 ∗2 = 1 + cos( (n − 1)e)
2 λ
d− L’indice de réfraction du gaz n :
- Pour avoir l’extinction : I20 = 0
⇒ cos( 2π
λ (n − 1)e) = −1
⇒ 2πλ (n − 1)e = (2k + 1)π
Pour k = 0 :

λ
n=1+ = 1.001
2emin
6. a− La différence de marche δ3 entre les faisceaux (II) et (I) :

Pr D. Mgharaz 31/37
e e
[II] = L + D + [IJ] − IK = L + D + [Link] − IK = L + D + N −
cosr cosθ
1 1 x 3x2 5x3
Selon le développement limité, on a : 1−x ≈ 1 + x + x2 + x3 + ... et √ ≈1+ 2 + 8 + 16 + ...
(1−x)

θ et r sont petits, on a :

θ2 θ2
cosθ ≈ 1 − 2 ⇒ (cosθ)−1 ≈ 1
2 ≈1+ 2
1− θ2
θ2
(cosr)−1 = (1 − sin2 r)−1/2 ≈ 1 + 2N 2

θ2 θ2 e.θ2 N − 1
[II] ≈ L + D + N e(1 + ) − e(1 + ) = L + D + (N − 1)e − .( ) (46)
2N 2 2 2 N

[I] = D + L + (N − 1)e (47)

e.θ2 N − 1
δ3 = [II] − [I] = − .( ) (48)
2 N
b− - L’amplitude résultante A002 sur l’écran E2 :
eθ 2 −1
2π 2π
.( NN
A002 = r.t.A0 .e−j λ (L+D)+(N −1)e + r.t.A0 .e−j λ (L+D+(N −1)e− 2 ))

2π eθ 2

h N −1
i
A002 = r.t.A0 .e−j λ (L+D)+(N −1)e) . 1 + e+j λ 2 .( N )

- L’intensité I200 :

A20 2π eθ2 N − 1
 
I200 = A002 .A002 ∗ = 1 + cos( .( ))
2 λ 2 N

c− L’angle de rotation minimal θmin pour un éclairement maximal sur (E2) :


eθ 2 N −1
cos( 2π
λ 2 .( N )) = 1
2π eθ 2 N −1
λ 2 .( N ) = 2kπ = 2π pour k = 1
s
2λN
θmin = = 0.0018rad
e(N − 1)

Pr D. Mgharaz 32/37
D- Diffraction
Exercice 1 :
1. L’expression de l’amplitude diffractée A(M ) à travers une ouverture Σ de forme quelconue :
ZZ
2π ~0 )
A(M ) = A0 t(P )e−j λ ~ u−u
r .(~
ds
Σ

2. La fonction de transmission t(x, y) de la fente rectangulaire :

: (x, y) ∈ [−p − a, −p + a] × [− 2b , + 2b ]

1
t(x, y) =
0 : ailleurs

3. — L’amplitude diffractée A(θ) s’écrit :

Le faisceau incident étant parallèle à l’axe optique, alors : α = β = 0


ZZ Z −p+a Z + 2b
2π 0 2π 0 2π 2π
A(θ) = A0 t(x, y)e−j λ (α−α )x e−j λ (β−β )y dxdy = A0 e+j λ xsinθx dx e+j λ ysinθy dy
−p−a − 2b
F
" 2π
#−p+a " 2π
#+ 2b
π
ej λ [Link]θx ej λ [Link]θy 2π sin( 2π
λ [Link]θx ) sin( λ [Link]θy )
= A0 . = A0 e−j λ psinθx . π . π
j 2π
λ sinθx j 2π
λ sinθy λ sinθx λ sinθy
−p−a − 2b
π
2π sin( 2π
λ [Link]θx ) sin( λ [Link]θy )
= A0 e−j λ psinθx .2a 2πa .b πb
λ sinθx λ sinθy

2πp 2πa πb
A(θ) = A0 .2ab.e−j λ sinθx .sinc( sinθx ).sinc( sinθy )
λ λ
X Y
Or, tg(θx ) ≈ θx = D et tg(θy ) ≈ θy = D

2πpX 2πaX πbY


A(X, Y ) = A0 .2ab.e−j λD .sinc( ).sinc( )
λD λD

— L’intensité diffractée I(θ) s’écrit :


2πaX πbY
I(X, Y ) = A(X, Y ).A∗ (X, Y ) = I0 .sinc2 ( ).sinc2 ( )
λD λD
avec, I0 = (2abA0 )2

Pr D. Mgharaz 33/37
4. Les dimensions 2a et b de la fente F :
2πa 2πaX1
— Au premier minimum nul suivant (Ox) : k = 1, θx,1 est petit ⇒ λ θx,1 ≈ λD = +1π
λD
⇒ 2a = = 50µm
X1
πb πbY1
— Au premier minimum nul suivant (Oy) : k = 1, θy,1 est petit ⇒ λ θy,1 ≈ λD = +1π
λD
⇒ b= = 100µm
Y1
5. Les largeurs angulaires ∆θx et ∆θy de la tache centrale :

X X
tg(θx ) = ⇒ θx petit : θx ≈
D D
X1 λ
∆θx,1 = 2θx,1 = 2 = ≈ 0.0253rad
D a
Y Y
tg(θy ) = ⇒ θy petit : θy ≈
D D
Y1 2λ
∆θy,1 = 2θy,1 = 2 = ≈ 0.0126rad
D b

Exercice 2
1. L’amplitude diffractée A(θ) :

 
Z Z 2π
ZZ


A(θ) = A0 e+j λ [Link](θ)
+ e+j λ [Link](θ)
 
F1 F2
" #+b+ a2 " 2π #+ a2 
 ej 2π
λ [Link]θ ej λ [Link]θ 
= A0 +
 j 2π
λ sinθ j 2π
λ sinθ

+b− a2 −a 2
(Z a Z a )
+b+ 2 +2
2π 2π
= A0 e+j λ xsinθ dx + e+j λ xsinθ dx
+b− a
2 −a
2
n 2π πa πa o
= A0 [Link] λ [Link]θ .sinc( sinθ) + [Link]( sinθ)
λ λ

Pr D. Mgharaz 34/37
 2π
 πa
A(θ) = a.A0 . 1 + ej λ [Link]θ sinc( sinθ)
λ
2. L’expression de l’intensité diffractée I(X) :

πa 2π 2π
I(θ) = A(θ).A∗(θ) = (A0 .a)2 .sinc2 ( sinθ).(2 + ej λ [Link]θ + e−j λ [Link]θ )
λ
πa 2π
= 2(A0 .a)2 .sinc2 ( sinθ).(1 + cos( [Link]θ))
λ λ

πa πb
I(θ) = 4(A0 .a)2 .sinc2 ( sinθ).cos2 ( .sinθ)
λ λ
X
→ θ petit ; sinθ ≈ θ ≈ tgθ = D

πaX πbX
I(X) = 4(A0 .a)2 .sinc2 ( ).cos2 ( )
λD λD
3. → Les valeurs d’annulation de I(X) :
Sinc2 ( πaX πaX
λD ) = 0 ⇒ λD = k.π
λ.D
X = k.
a
→ Les valeurs correspondant aux maxima d’intensité :

cos2 ( πbX
λD ) = 0 ⇒
πbX
λD = k 0 .π
λ.D
X = k0 .
b
4. a− La taille ∆X de la tache centrale de diffraction :

λ.D
∆X = [Link] = 2. = 15.82mm
a
b− Le nombre de franges sombres dans la tache centrale de diffraction :
On a a = 27 b
λ.D λ.D
∆X = 2. = 7. = [Link]
a b
⇒ On sait que Nombre d’interfranges = Nombre de franges claires et Nombre de franges sombres =
Nombre de franges claires + 1 .
Puisque le nombre d’interfranges est de 7, le nombre de franges sombres sera de 8.

Exercice 3
Dans le cas d’un réseau de fentes, toutes les ondes sont issues du même front d’onde. Ces dernières sont
cohérentes et s’interférent entre elles. Ce phénomène est illustré par la sommation des amplitudes produites
par les N fentes, sachant que chaque fente isolée engendre le phénomène de diffraction.

Pr D. Mgharaz 35/37
1. a− La différence de marche entre k + 1 et k :

δ = [JH] − [LI] = JH − LI
JH = [Link]θ
LI = [Link]

δ = b [sinθ − sini]

− Déphasage :
2π 2πb
Φ= δ= [sinθ − sini]
λ λ

b− À incidence quasi-nulle (i = 0), la différence de marche entre 2 rayons consécutifs, vaut δ = b sin θ.
Elle correspond au déphasage Φ = 2πbλ sinθ.
2. En supposant que la diffraction est isotrope, l’amplitude du premier rayon est donnée par :

A1 = A0 (θ) = A0

Ak+1 = Ak .e−jΦ
− Amplitude résultante :
N
X −1 N
X −1
AR = A1 .e−jkΦ = A1 e−jkΦ
k=0 k=0
−jN Φ
1−e
AR = A1
1 − e−jΦ
e−jN Φ/2 ejN Φ/2 − e−jN Φ/2
AR = A1 . . jΦ/2
e−jΦ/2 e − e−jΦ/2

e−jN Φ/2 sin(N Φ/2)


AR = A0 . .
e−jΦ/2 sin(Φ/2)

− Intensité résultante :
sin2 (N Φ/2)
IR = AR A∗R = N 2 |A0 |2 .
N 2 sin2 (Φ/2)

La fonction est périodique de période 2π, on l’étudie dans l’intervalle [0, 2π].
3. L’intensité est concentrée dans les directions correspondant aux maximums principaux pour Φ = 2kπ :
2πb
Φ = 2kπ = [sinθk − sini]
λ


sinθk = sini + , (∗)
b
La relation (*) donne les directions des maximums principaux d’ordre k : θk est une fonction de λ, on
appliquera ce pouvoir dispersif d’un réseau aux mesures de longueurs d’onde.

Pr D. Mgharaz 36/37
4. On tient compte de la diffraction de chacune des fentes :
− Pour la première onde, l’amplitude s’écrit :
πasinθ
A1 = A0 (θ) = aA0 .sinc( )
λ
− L’intensité résultante est :

πasinθ sin2 ( N πbsinθ )


I(θ) = (N aA0 )2 .sinc2 ( λ
). 2 2 πbsinθ
λ N sin ( λ )

sin2 ( N πbsinθ )
− La fonction de diffraction (sinc2 ( πasinθ
λ )) varie lentement par rapport à la fonction réseau ( N 2 sin2 ( πbsinθ
λ
)
):
λ
ainsi, la première fonction enveloppe la seconde fonction du réseau (voir la figure ci-dessous).

− Pour la première fois, la fonction de diffraction sinc2 ( πasinθ


λ ) s’annule pour sinθ = λ
a = 5λ
b .
sin2 ( N πbsinθ ) kλ
− Les maximums principaux de la fonction réseau λ
N 2 sin2 ( πbsinθ )
sont donnés par : sinθ = b avec
λ
k = 0, ±1, ±2, ...

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