Finl
Finl
MEMBRE DU GROUPE
ENCADREURS
GROUPE
MAIGA Sofiane Soumaila
Dr WETHE Joseph
OUEDRAOGO K. Hermann
Ing TAPSOBA Franck Wilfried
OUEDRAOGO R. Talia Carène
Dr YMELE Sonia
SANOGO Aicha
SAVADOGO Rouhanatou
GROUPE 5
EHA LICENCE 3
1
II. ETAT DES LIEUX ....................................................................................................................... 17
1. Service d’Adduction en Eau Potable ......................................................................................... 17
2. Services Eaux Usées et Excrétas ............................................................................................... 20
3. Gestion des déchets solides ....................................................................................................... 23
4. Drainage des eaux pluviales ...................................................................................................... 24
5. SYNTHESE............................................................................................................................... 26
III. PROBLEMATIQUE ................................................................................................................. 27
1. Service d’approvisionnement en eau potable ............................................................................ 27
2. Service de gestion des eaux usées et excréta ............................................................................. 28
3. Service de gestion des déchets solides ...................................................................................... 30
4. Service de gestion des eaux pluviales ....................................................................................... 30
IV.PROPOSITION DES SOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS ................................................ 32
A. SOLUTIONS ................................................................................................................................. 32
1. Service d’adduction en eau potable ........................................................................................... 32
2. Service des eaux usées et excréta .............................................................................................. 32
3. Service des déchets solides ........................................................................................................ 32
4. Service d’eau pluviale ............................................................................................................... 33
B. RECOMMANDATIONS .............................................................................................................. 33
1. Service d’Adduction en Eau Potable ......................................................................................... 33
2. Service eaux usées et excréta .................................................................................................... 33
3. Service de gestion des déchets solides ...................................................................................... 33
4. Service d’eaux pluviales ............................................................................................................ 34
PARTIE IV : DIMMENSIONNEMENT .............................................................................................. 34
I. Service d’Adduction en Eau Potable ............................................................................................. 35
1. Calculs du dimensionnement .................................................................................................... 35
2. Devis quantitatifs et estimatifs.................................................................................................. 41
3. Etudes d’impacts environnementaux et sociales ....................................................................... 42
II. SERVICE D’EAUX USEES ET EXCRETA ................................................................................ 42
1. Calcul du dimensionnement ...................................................................................................... 42
2. Devis quantitatifs et estimatifs .................................................................................................. 52
3. Etudes d’impacts environnementaux ......................................................................................... 53
III. SERVICE DE GESTION DES DECHETS SOLIDES ............................................................. 54
1. Calcul du dimensionnement ...................................................................................................... 54
2. Devis quantitatifs et estimatifs .................................................................................................. 56
2
3. Etudes d’impacts environnementaux et sociales ................................................................... 56
IV. SERVICE EAUX PLUVIALES................................................................................................ 57
1. Calcul de dimensionnement de canaux ..................................................................................... 57
2. Devis quantitatifs et estimatifs .................................................................................................. 59
3. Etudes d’impacts environnementales et sociales ....................................................................... 60
CONCLUSION ..................................................................................................................................... 60
Référence bibliographique ................................................................................................................ 62
Annexe .............................................................................................................................................. 62
3
INTRODUCTION
Le Burkina Faso, situé dans la zone soudano-sahélienne de l’Afrique de l’Ouest fait
face à des défis liés à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement.
L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement sont des enjeux majeurs pour
le développement durable, en particulier dans les zones à fortes croissance comme la commune
rurale de Saaba, situé à la périphérie de la capitale Ouagadougou. C’est dans ce contexte que
nous les étudiants de Aube Nouvelle en fin de licence d’ingénierie en eau, hygiène et
d’assainissement sommes envoyés à mener une étude dans l’optique de contribué à l’atteinte
des objectifs du développement durable (ODD), en particulier l’ODD-6 qui vise à garantir
l’accès de tous à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement en assurant une gestion durable des
ressources en eau.
L’objectif de notre travail sera axé sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement des eaux
usées et excréta, la gestion des déchets solides et le drainage des eaux pluviales dans la
commune rurale de Saaba.
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Avec la forte croissance démographique due à l’urbanisation rapide et à l’expansion des
zones d’habitation, la commune rurale de Saaba situé à l’Est de Ouagadougou engendre une
insuffisance des infrastructures de base en particulier celles liés à l’accès à l’eau potable et à
l’assainissement.
Au cours des deux années antérieures à l’université, nous avons acquis des
connaissances théoriques nécessaire afin de cerner l’offre des services de l’eau et
d’assainissement.
Cette étude représente une opportunité unique de valoriser les connaissances acquises
au cours de notre formation. Elle vise non seulement à appliquer nos compétences à une
problématique concrète, mais aussi a contribué activement à l’atteinte des ODD, en particulier
ODD-6, qui prône un accès universel à l’eau potable à l’hygiène et à l’assainissement.
A travers cette recherche, nous espérons apporter des solutions adaptées aux défis liés à
l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement dans la commune rurale de Saaba.
4
II. DESCRIPTION DU TRAVAIL
1. Enjeux et défis
La commune rurale de Saaba fait face à un accès très limité à l’eau et à l’assainissement.
Dans ce contexte, nous en tant que qu’ingénieurs en Eau, Hygiène et Assainissement, notre
mission à travers ce projet est de :
2. Objectifs
Le Projet Intégré vise à contribuer à l'atteinte de l’ODD-6 en améliorant l'accès à l'eau
potable, l'assainissement de base et la gestion des déchets. Les objectifs spécifiques sont :
❖ Assurer un accès équitable et suffisant à des bornes fontaines fonctionnelles pour répondre
aux besoins en eau potable des ménages, en réduisant les distances d’approvisionnement et en
garantissant la durabilité des infrastructures.
❖ Garantir un environnement sain en améliorant la gestion des déchets solides par le biais
d’infrastructures de collecte efficaces.
❖ Mettre en place une gestion efficace des eaux de pluie pour prévenir les inondations, protéger
les infrastructures locales et préserver la qualité de l’environnement en améliorant les systèmes
de drainage et d’infiltration
❖ Optimiser la gestion et le traitement des eaux usées domestiques et celles des usines afin de
protéger la santé publique et l’environnement
3. Cible
Notre projet cible toutes les localités de la commune rurale de Saaba, les institutions publiques
(mairie, écoles, centre de santé et marchés) ainsi que les lieux de cultes.
4. Méthodologie
Pour mener à bien notre projet intégrateur et d’atteindre les objectifs fixés, notre bureau
a mis en place une démarche organisationnelle structurée en plusieurs étapes qui s’étend de la
5
période du 19 décembre au 15 mars. Celle-ci comprend quatre phases que nous aurons à réaliser
en classe et sur le terrain d’étude.
6
4.4. Rapportage et restitution
▪ Rédaction des rapports d’étapes ;
▪ Consolidation de l’ensemble des rapports d’étapes et rédaction du rapport thématique
final
▪ Défense du rapport final devant un jury constitué.
1. Mandat
Rentrer en contact avec la mairie afin de :
▪ Le devoir de renseignement ;
▪ Le devoir de mise en garde ;
▪ Le devoir de conseil.
7
V. DUREE DE LA MISSION ET AGENDA
PREVISIONNEL
Le Projet Intégré s’étale du 19/12/2024 au 15/03/2025.Cette période est subdivisée selon
l’agenda suivant :
▪ Au Nord par les communes de Loumbila et Ziniaré avec respectivement 16,4 et 7,6km
de limites des communes ;
▪ A l’Est par la commune de Nagréongo avec 27,3km de limites communes ;
▪ Au Sud par la commune de Koubri avec 26,4km de limites communes ;
8
▪ A l’Ouest par la commune de Ouagadougou avec 32,1km de limites communes plus
particulièrement les Arrondissements 10 et 11 et très accessoirement de
l’Arrondissement 4.
✓ Relief et géologie
9
La commune de Saaba est caractérisée par une pénéplaine façonnée dans le massif
précambrien, typique de la région du Centre au Burkina Faso. Le relief est généralement
monotone et peu élevé, offrant une topographie relativement plate propice aux activités
agricoles et à l’urbanisation.
✓ Sols
Des sols hydromorphes : sur 472.63km2, soit 84.60% de la superficie communale. On les
rencontre sur l’ensemble de la commune à l’exception des parties nord-ouest. Il s’agit des sols
ayant un profil profond (supérieur à 1m).
Des sols peu évolués : sur 42.05km2, soit 7.53% de la superficie communale. Ils occupent la
partie nord de la commune plus particulièrement le long de la Rivière Massili ainsi qu’une
portion située en hauteur de la partie sud de la commune.
Des sols minéraux bruts : sur 37.27km2, soit 6.67% de la superficie communale. On les
rencontre principalement à l’extrême est de la commune et plus accessoirement sous forme de
taches dans la partie centrale notamment le long de la rivière Massili.
Des vertisols et para vertisols : Ils se limitent à 6.73km2, soit 1.20% de la superficie
communale. On les rencontre par endroits en hauteur sur la limite est de la commune.
✓ Climat
La commune bénéficie d’un climat tropical se caractérisée par une saison des pluies de
mi-mai à mi-octobre et une saison sèche de mi-octobre à mi-mai. Le vent dominant est
l’Harmatan et la température varie entre 17° et 40°C. Les pluviométries moyennes de dernières
décennies qui est de 695mm reste inférieur à 800mm qui est la moyenne de la zone.
10
✓ Hydrographie
La commune rurale de Saaba est traversée par plusieurs cours d’eau temporaires, qui
coulent principalement pendant la saison des pluies. Ces cours d’eau jouent un rôle essentiel
dans l’irrigation agricole et rechargement des nappes phréatiques.
✓ Végétation
3. Démographique
La commune rurale de Saaba compte 285 235 habitants contre 50 885 habitants répartis
entre 10 493 ménages, soit une moyenne de 5,69 personnes par ménage selon les données du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2019 (RGPH 2019). Le taux de
croissance annuel moyen de 2,94%. Il s’agissait de la 3ème performance en matière de
croissance démographique de la région du Centre, après les communes de Komsilga et
Ouagadougou qui enregistraient respectivement 7,2% et 7,1% de taux de croissance toujours
selon RGPH 2006. Cette expansion démographique est en partie attribuée à un phénomène
important des migrations, influençant la structure de la population et le développement socio-
économique de la commune. Notons également que la commune compte au total 27 villages
répartis comme suit :
N0 Villages
1 Barogo
2 Gampèla
3 Nioko1
4 Niogwarbin
11
5 Saaba
6 Boassomé
7 Badnogo1
8 Boudtenga
9 Bougtenga, Peulh
10 Gonsé
11 Koala
12 Kouanda
13 Kouidi
14 Kognim Sambin
15 Komkaga
16 Ipélsé
17 Manegsombo
18 Samandin Bilbalgo
19 Badnogo 2
20 Goghin
21 Nakomstenga
22 Tanghin
23 Tanghin 2
24 Tanlarghin
25 Tansobentenga
26 Seloghin
27 Songdin
Tableau 1 : Liste des villages
12
3.2. Type d’habitat
Notre zone d’étude dispose de trois (03) types d’habitats à savoir : le Bas Standing, le
Moyen Standing et le Haut Standing. A l’issue de nos investigations, il ressort que :
▪ 83,6% ménages de Bas Standing ;
▪ 12,3% ménages de Haut Standing ;
▪ 4% ménages de Moyen Standing.
4. Caractéristiques socio-économiques
Plusieurs activités sont menées par les habitants de la commune rurale de Saaba afin de
s’épanouir et d’accroitre leurs revenus financiers. Selon nos enquêtes, la population active est
plus concentrée sur l’agriculture soit 61,7%, le commerce 10%, quelques fonctionnaires.
CADRE INSTITUTIONEL
La gestion intégrée par des ressources en eau est placée sous la responsabilité du
ministre de l’eau et de l’assainissement. Il veille, au suivi et à l’appui des actions menées dans
13
le cadre de la police de l’eau, dont la missions est de prévenir et de constater les infractions
liées à la règlementation sur les ressources en eau. Le ministre exerce également la tutelle sur
l’office national de l’eau et de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement.
La gestion durable de l’eau est encadrée par plusieurs textes juridiques, parmi lesquels :
L’eau, en tant que ressource vitale, bénéficie de mesures de protection visant à garantir sa
qualité et sa disponibilité. Ces mesures se déclinent en deux volets principaux :
CADRE INSTITIONEL
L’ONEA collecte, traite et valorise les eaux usées et excréta produit dans la ville de
Ouagadougou à travers u système d’assainissement mis en place.
14
ouvre la porte à la mise en place d’initiative locale pour améliorer
l’assainissement ;
- Article 82 : Toute opération de lotissement de la commune doit intégrer la
réalisation préalable d’ouvrages d’assainissement adaptés, afin d’éviter la
prolifération des quartiers dépourvus de solutions d’assainissement.
CADRE INSTITUTIONNEL
❖ Ministère de l’Eau et de l’Assainissement
15
CADRE REGLEMENTAIRE ET LEGISLATIF
• La loi N0055-2004/AN de 23 décembre 2004, cette loi attribue aux communes
urbaines et rurales la responsabilité de l’assainissement, de l’enlèvement des déchets
ménagers et de la coupe de bois sur territoire ;
• Le décret N095-176/PRES/MFP/MATS de 23 mai 1995, il institue une redevance
pour financer l’enlèvement des ordures ménagères ;
• Le décret N098-323/PRES/PM/MEE/MATS/MIHU/MS/MTT, ce décret régule la
collecte, le stockage, le transport, le traitement et l’élimination des déchets urbains ;
• Arrêté N02003-043/CO/SG/DP, il définit les zones de collecte, de déchets ménagers
dans la ville de Ouagadougou et organise leur gestion.
CADRE INSTITUTIONNEL
- Ministère de l’Eau et de l’Assainissement (MEA), coordonne les politiques nationales
liées à l’eau et à l’assainissement ;
- ONEA, gère l’approvisionnement en eau potable et le drainage des eaux pluviales
dans les villes ;
- Collectivités territoriales, responsable de la gestion locale du drainage et de la
prévention des inondations ;
- Ministère de l’Environnement, assure la protection de l’environnement et de la qualité
des eaux pluviales.
16
- Le Code de l’urbanisme (Loi N0029-2003/AN du 17 décembre 2003) implique des
règles pour la gestion des eaux pluviales dans l’urbanisation, en veillant à la
prévention des inondations.
Tout d’abord, l’exploitation de ces différentes sources d’eau est repartie comme suite :
- 63,4% des ménages utilisent l’eau des puits comme principale source
d’approvisionnement ;
- 16% des ménages consomment l’eau provenant des forages ;
- 3,2% des ménages bénéficient des branchements privés pour leur approvisionnement
en eau ;
- 6% des ménages s’approvisionnent aux bornes fontaines ;
- 11% des ménages utilisent d’autres sources d’eau pour répondre à ses besoins.
Ces chiffres montrent une forte dépendance de la population de la commune rurale de Saaba à
l’eau des puits, ce qui peut soulever des préoccupations quant à la durabilité et à la qualité de
cette ressource. En effet, 70,2% de la population trouve l’eau de mauvaise qualité. L’accès à
l’eau potable reste donc un enjeu crucial pour la commune rurale de Saaba, nécessitant des
efforts d’amélioration et de diversification des sources d’approvisionnement. Voir la figure2 ci-
dessous. En complément des graphiques, nous avons pris des photos illustrant notre zone
d’étude : un château d’eau, une PMH non fonctionnel et une borne fontaine hors service. Voir
les photos ci-dessous .
17
La qualité de l'eau consommer
11,5%
AUTRE(PRECISER)
6,0% BORNE FONTAINE
3,2% BRANCHEMENT PRIVEE
FORAGE
PUITS
21,5%
8,3%
16,0%
63,4%
Figure 3 : types d’infrastructures d’approvisionnement Figure 4 : Perception des ménages sur la qualité de
en eau l’eau consommée
Quelques images qui illustrent quelques infrastructures d’adduction en eau potable déjà
existantes
Photo 1 : image d’un château d’eau prise à Photo 2 : image d’une PMH non fonctionnelle
Tanlarghin prise à Tanlarghin
18
Ensuite, le temps moyen nécessaire pour s’approvisionner en eau est d’environ une
heure. Cette contrainte pèse sur le quotidien des ménages. L’accès à l’eau reste irrégulier : seuls
17,6% des ménages en disposent quotidiennement l’eau, tandis que 46,2% y ont accès quelques
fois par semaine et 36% rarement. Ces défis nécessitent des solutions urgentes pour réduire le
temps d’approvisionnement et améliorer la régularité de la distribution d’eau.
46,2%
1,1%
0,0% 0,2%
Figure 5 : temps mis par les ménages Figure 6 : la fréquence de l’eau au siens des ménages.
pour leur approvisionnement en eau
19
APERCU SUR LE TRAITEMENT DE L'EAU MODE DE TRAITEMENT
19,6% 99,8%
NON
OUI
80,4% 0,2%
EBULLITION FILTRA GE
Figure 7 : L’avis des ménages sur la question du Figure 8 : Méthode de traitement de l’eau
traitement de l’eau. adoptées par les ménages.
Au niveau des excrétas, nous constatons que tous les ménages disposent un système
d’assainissement. Il faut noter que la majeure partie des ménages soit 94.9% utilise des toilettes
sanitaires plus précisément celle traditionnelle. En ce qui concerne le mode d’entretien et de
fonctionnement, les ménages s’activent de diverses manières :
• 3 % des ménages procèdent par l’abandon de la fosse au profit d’une nouvelle lorsque
celle-ci est pleine ;
• 0,6% procède par ingestion de la cendre dans la fosse, cette action permet de ;
• 8,7% procède par une vidange dont 97,2% de façon manuelle et 2,8% de manière
mécanique ;
• 0,2% ne touche pas à la fosse.
En plus des différentes figures illustrant la nécessité de relever le défi sanitaire dans la
commune rurale de saaba, nous allons par suite ajouté une image d’une latrine traditionnelle.
Voir les photos 4 et 5 suivantes.
20
SYSTEME D'ASSAINISSEMENT
OUI 100,0%
MODE DE VIDANGE,
4,0%
Figure 10 : Différentes types de latrine utilisée par les Figure 11 : Mode de vidange adopté par les ménages
ménages
21
Photo 5 : image d’une latrine traditionnelle (externe)
prise à Tanlarghin
Photo 4 : Image d’une latrine traditionnelle(interne)
prise à Tanlarghin
Quant à l’évacuation des boues de vidange, 96,6% des ménages les déversent dans la nature,
2,8% les épandent dans les champs, et seulement 0,6% les acheminent vers une station de
traitement
2,8% 0,6%
0,2% 0,2%
22
3. Gestion des déchets solides
Pour la question de la gestion des déchets solides, il ressort que la majorité soit 95,7% des
ménages ne disposent pas d’un système de collecte des déchets solides et 4,3% sont en
possession de poubelle ce qui n’occasionnent pas le tri des déchets. Tout ceci s’explique par de
nombreux défis, à savoir :
En appui des figures illustratives, nous avons aussi capturé deux images témoignant
l’insalubrité de notre zone d’étude. Voir les photos ci-dessous.
POSSESSION DE POUBELLE
LES PRINCIPAUX DEFIS
4,3%
NON 89,6%
OUI
6,2% 3,8%
0,4%
Figure 14 : L’avis des ménages sur la présence des Figure 15 : Les principaux défis de la commune
poubelles. rurale de saaba.
23
Photo 5 : Image montrant un nid de déchets, Photo 6 : Image montrant une pollution en
prise dans le village de Komkarga. plein air prise dans la rue de Tanlarghin.
0,6%
AUTRE A PRECISEZ
RUISSELLEMENT EN SURFACE
99,4%
Figure 16 : : Mode d’écoulement des eaux pluviales adoptées par les ménages.
24
De plus la majorité des ménages évacuent les eaux pluviales par ruissellement en
surface, mais 92,3% d’entre eux rencontrent des difficultés, tandis que 7,7% n’en signalent
pas. Par ailleurs, 93% des ménages reconnaissent l’existence des zones inondables, contre 7%
qui ne les perçoivent pas.
Concernant la fréquence des inondations, 90,6% des ménages affirment être touchés à chaque
pluie, 6% indiquent que cela se produit rarement et 1,3% rapportent une inondation par saison.
A PERCU SUR L'EV ACUA TION DES EAUX PLUV IALES EXISTE T-IL DES ZONES INONDABLE?
92,3% 7,0%
NON
OUI
7,7%
NON OUI
93,0%
Figure 17 : L’appréciation des ménages sur la difficulté Figure 18 : : L’avis des ménages sur la présence de zone
d’évacuation des eaux pluviales. inondable.
25
5. SYNTHESE
Les résultats de notre enquête relèvent des conditions de vie modestes pour la majorité
des menaces étudiées.
Tout d’abord, en ce qui concerne des déchets 95,7% des ménages ne dispose pas de
poubelle. Cette situation s’explique principalement par un manque de sensibilisation aux
impacts négatifs de la pollution de l’environnement. En l’absence de dispositifs adaptés pour la
collecte et le traitement des déchets, le cadre de vie se dégrade c’est quoi favorise la propagation
des maladies.
Ensuite, s’agissant de l’accès à l’eau potable 63,4% des ménages consomment de l’eau
de pluie, une pratique qui le présente des risques sanitaires importants. Cette dépendance à l’eau
de puits résulte, d’une part du manque d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable et,
d’autre part, d’une méconnaissance des dangers liés à la consommation des eaux non traitées.
Ce dernier facteur peut être expliqué par le faible niveau d’instruction des chehs de ménage,
dont 86,2% n’ont jamais fréquenté l’école, ce qui limite leur accès à l’information sur les
bonnes pratiques d’hygiène et de prévention des maladies hydriques.
En outre, la gestion des eaux pluviales repose quasi exclusivement sur le ruissellement
en surface, ce qui concerne 99,4% des ménages. Ce mode d’évacuation entraine des problèmes
d’érosion, d’inondations et de stagnation des eaux, augmentant ainsi les risques de maladies
26
vectorielles telles que le paludisme. De plus, 93% des ménages reconnaissent l’existence des
zones inondables dans la commune, ce qui témoigne d’un problème structurel de gestion des
eaux pluviales.
Enfin, de manière générale, la population ne s’engage pas pleinement dans les
initiatives d’amélioration des conditions sanitaires. Une forte tendance à attendre des
interventions extérieures est observée, ce qui freine l’adoption de solutions durables adaptées
aux réalités locales.
III. PROBLEMATIQUE
27
Photo 8 : File d’attente au point d’un
Photo 7 : Puit (Saaba) Photo 9 : PMH non fonctionnel (Tanlrghin
poste d’eau autonome ( Tanlarghin)
36,0%
17,9%
28
• L’insuffisance de sensibilisation sur l’hygiène( FIGURE 7)
• Rejet anarchique des boues de vidange : Faute de filière de traitement, les boues de
vidange sont souvent déversées dans la nature, polluant l’environnement
• Abandon de fosses pleines : Plutôt que d’etre vidangées, certaines fosses sont
abandonnées, créant des foyers d’insalubrité et entrainant la prolifération des
maladies. ( Figure 9)
Ces problèmes soulignent l’urgence de mettre en place des solutions adaptées pour protéger la
santé publique et préserver l’environnement.
Photo 12 : Le rejet de l’eau usée dans la rue Photo13 : Extérieur de la toilette traditionnelle
29
3. Service de gestion des déchets solides
La commune rurale de Saaba fait face à de nombreux problèmes de gestions des déchets
solides dus à :
• L’absence des décharges contrôlées : il demeure le principal problème que rencontrent
les habitants, entrainant une accumulation anarchique des déchets ;
• Le manque de collecte régulière : l’absence de collecte fréquente entrave fortement la
gestion des déchets qu’ils soient domestiques ; des animaux et de l’agriculture ou des
différents emplois ;
• L’accumulation non contrôlée de ces déchets : elle constitue un danger pour la
population environnante qui pourrait être confrontée à des incendies, des problèmes de
santé publique avec les nuisances olfactives, la prolifération des moustiques sans oublier
les enfants qui peuvent se blesser avec des objets souillés ;
• L’insuffisance de sensibilisation : le déficit d’information et d’éducation des population
entrave la mise en place de bonnes pratiques de gestion de ces déchets. Voir les figures
10 et 11.
Photo 13 : Enfants s’amusant auprès d’une Photo 14 : Tas de déchets déposer au sol
décharge sauvage
30
• La mauvaise gestion des caniveaux existants : Le manque d’entretien des caniveaux
entraine leurs obstructions, limitant l’écoulement des eaux et aggrave l’insalubrité.
• Les difficultés d’évacuation des eaux pluviales dans les ménages : de nombreux
ménages rencontrent des difficultés à gérer les eaux ruissellement, ce qui aggrave les
risques sanitaires et environnementaux. Les figures 12 et 13 montrent la fréquence des
inondations et le pourcentage des ménages qui rencontrent les difficultés pour
l’évacuation des eaux pluviales.
Evacuation d'eau
92,3%
7,7%
NON OUI
31
IV.PROPOSITION DES SOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS
A. SOLUTIONS
- Optimiser les nombres de bornes fontaines afin de réduire les files d’attentes et
l’utilisation des eaux de puits en dimensionnant un réseau d’eau potable alimenté par
un château d’eau ;
- Réduire le temps d’acquisition des branchements privés ;
- Réduire le coût de l’eau des bornes fontaines et au niveau des prestataires privés ;
- Réhabiliter quelques réseaux d’adduction en eau potable déjà présents ;
- Faire de la maintenance fréquemment afin de réduire les coupures d’eau ;
- Sensibiliser la population sur le gaspillage de l’eau.
- Dimensionner un réseau d’égout collectif pour l’évacuation des eaux usées et excréta
vers une station de traitement ;
- Dimensionner une station de traitement de boues de vidange ;
- Réduire les frais de vidange afin de la rendre accessible à tous ;
- Sensibiliser la population sur les risques associés au rejet d’eau en plein air.
- Installer plus de bacs à ordures dans des emplacements stratégiques pour que
les populations non abonnées aux filières de collectes par manque de moyen puissent y
déverser leurs ordures ;
- Organiser des systèmes de pré collecte et de collecte des déchets solides ;
- Promouvoir le tri et le recyclage des déchets solides ;
- Mettre en place un système de surveillance et de sanction ;
- Sensibiliser les populations afin qu’elles cessent de jeter les déchets dans la nature.
32
4. Service d’eau pluviale
Pour le service d’eau pluviale, nous avons :
B. RECOMMANDATIONS
✓ Mobiliser des ressources financières : collaborer avec les institutions locales pour
financer la rénovation et l’extension des infrastructures d’eau potable ;
✓ Sensibiliser la population sur l’usage responsable de l’eau ;
✓ Renforcer les infrastructures et étendre le réseau de distribution notamment vers les
zones non loties ;
✓ Renforcer la gouvernance locale en impliquant les autorités et les comités de gestion de
l’eau.
33
✓ La mairie pourrait accorder des subventions pour la fabrication des poubelles,
garantissant ainsi leur accès au ménage les plus modestes de la commune ;
✓ Développer les infrastructures de tri et de valorisation pour favoriser le recyclage de la
réutilisation ;
✓ Sensibiliser la population la réduction, au tri et au recyclage des déchets ;
✓ Optimiser et moderniser les systèmes de collecte, notamment dans les zones
informelles.
PARTIE IV : DIMMENSIONNEMENT
La zone d’étude
34
I. Service d’Adduction en Eau Potable
1. Calculs du dimensionnement
• Tracé du réseau
Avec 2045 comme horizon du projet avec un taux d’accroissement de 2,94%, nous avons :
35
20 L/jour/habitant, selon le Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable
2019-2030. Pour notre projet, nous avons choisi de majorer cette valeur à 25
L/jour/habitant.
- Les besoins sociaux économique : Regroupent les consommations non domestiques de
la population. La demande en eau des services publics, de l’agriculture et des marchés
dépend des équipements, des habitudes et de la fréquentation. Faute de données
précises, une allocation de 20 % des besoins domestiques est estimée pour ces
infrastructures.
- Rendement : est l’efficacité́ avec laquelle les ressources sont utilisées pour atteindre
les objectifs fixés. Ainsi, bien que le rendement initial soit optimal, une diminution
progressive est attendue, avec un seuil minimum de 90 % jugé acceptable pour assurer
la viabilité́ et la durabilité́ du projet sur la période envisagée.
- Le coefficient de pointe journalier dépend de la zone desservie et diminue avec
l’augmentation de la population. Pour les grandes villes, il varie de 1,05 à 1,15. Nous
retenons 1,1pour notre projet.
- Le coefficient de pointe horaire, compris entre 1,5 et 3, varie selon la zone desservie
et diminue avec la croissance de la population. Pour notre projet, nous retenons 1,5, la
commune étant en pleine expansion démographique.
36
Modalité Formules Opérations Résultats Unités
37
Dth
Troncon Longueur(m) Zaval(m) Qroute(l/s) Qaval(l/s) Qfictif(l/s) Zamont(m) (mm) Din(mm) Dc(m) ΔH ƩΔH Pmin(m) Hamont(m) Hretenue Préelle(m) V(m/s)
R 1 469 322 1,96 385,37 174,49 346 471,32 756,1 0,7561 0,072 0,07 10 332,07 356,07 34,00 0,62
1 2 1 647 322 6,88 385,37 177,20 324 474,97 756,1 0,7561 0,26 0,33 10 332,33 334,26 11,93 0,67
2 3 1 802 308 7,53 378,57 174,50 324 471,33 756,1 0,7561 0,28 9,16 10 327,16 334,28 17,12 0,71
3 4 4 404 308 18,41 316,25 152,44 308 440,53 671 0,671 0,94 63,27 10 381,27 318,94 -52,33 0,82
4 5 1 443 308 6,031 186,59 87,28 280 333,34 595,4 0,5954 0,20 92,80 10 410,80 290,20 -110,60 1,20
5 6 4 933 115 20,62 160,58 83,60 284 326,23 595,4 0,5954 0,62 164,68 10 289,68 294,62 14,94 1,30
6 7 5 719 100 23,90 45,41 33,58 299 206,77 297,7 0,2977 3,88 192,91 10 302,91 312,88 19,97 1,41
7 8 3 782 288 15,81 0 8,69 299 105,21 117,8 0,1178 19,18 19,18 10 317,18 328,18 21,00 1,49
2 9 1 627 306 6,80 0 3,74 324 69,00 84,3 0,0843 8,83 8,83 10 324,83 342,83 28,00 1,57
3 10 14 910 283 62,32 0 34,27 286 208,89 212,6 0,2126 54,11 54,11 10 347,11 350,11 13,00 1,67
4 11 9 432 245 39,42 63,59 50,30 287 253,05 335,5 0,3355 7,55 29,53 10 284,53 304,55 30,02 1,72
11 12 6 958 260 29,08 34,51 31,52 288 200,33 297,7 0,2977 4,20 21,98 10 291,98 302,20 20,22 1,85
12 13 8 256 287 34,51 0 18,98 291 155,44 189 0,189 17,78 17,78 10 314,78 318,78 14,00 1,95
5 14 6 224 284 26,01 0 14,31 291 134,96 151,2 0,1512 23,55 23,55 10 317,55 324,55 17,00 2,05
6 15 14 424 281 60,29 26,53 45,10 307 239,60 297,7 0,2977 16,88 41,79 10 332,79 333,88 11,10 2,40
15 16 6 347 294 26,53 0 14,59 307 136,29 151,2 0,1512 24,90 24,90 10 328,90 341,90 23,00 2,60
6 17 6 783 281 28,35 0 15,59 295 140,89 151,2 0,1512 30,10 30,10 10 321,10 335,10 24,00 2,70
7 18 2 019 280 8,44 11,87 9,98 308 112,74 151,2 0,1512 3,92 20,16 10 310,16 321,92 21,76 2,81
18 19 2 841 355 11,87 0 6,53 308 91,18 103,1 0,1031 16,24 16,24 10 331,24 334,24 13,00 2,91
7 20 2 223 277 9,29 0 5,11 299 80,66 103,1 0,1031 8,07 8,07 10 295,07 317,07 32,00 3,00
Tableau 5 : Dimensionnement des débits et diamètre du réseau
38
• Détermination du Hauteur sous cuve du réservoir
La cote la plus élevée du terrain naturel pour l’emplacement du château est de 346 m.
H=Max(Zmin)-Ztn réservoir
H=355-346=9m
• Volume du réservoir
39
Dans la suite de votre projet nous retiendrons un réservoir en béton armé d’une capacité
de 28173,03m3.
• Choix de la pompe
Pour satisfaire un débit quotidien de 28 173,03 m³, nous avons décidé́ d'utiliser 12
pompes, chacune ayant une capacité de 100 m³/h. Cette configuration permet de gérer
efficacement le volume requis tout en offrant une flexibilité́ opérationnelle.
Calcul détaillé :
Capacité individuelle d'une pompe : 100 m³/h
Nombre de pompes : 12
Débit total par heure : 100 m³/h × 12 = 1 200 m³/h
Débit total par jour : 1 200 m³/h × 24 h = 28 800 m³/j
Ainsi, avec 12 pompes fonctionnant en continu, nous pouvons atteindre un débit
quotidien de 28 800 m³, ce qui est légèrement supérieur au besoin initial de 28 173,03
m³. Cette marge supplémentaire assure une sécurité́ opérationnelle en cas de variations
de performance ou d'éventuelles maintenances.
40
• Calcul du nombre de bornes fontaines (bf) à implanter dans la commune rurale de
Saaba
Notons que 63,4% de la population n’ont pas accès à l’eau potable donc le nombre d’habitants
serait égal à : 63,4%*605887=384133 habitants
Pour garantir l’accès à l’eau potable pour toute la population de Saaba, il faudrait prévoir 769
bornes fontaines à l’horizon du projet.
41
Imprévus 5 000 000
TOTAL 2 725 698 250
Tableau 6 : Devis du réseau d’AEP
Mesures d’atténuation
1. Calcul du dimensionnement
• Dimensionnement d’une latrine VIP sèche circulaire
42
Figure : Latrine VIP
Diamètre minimal : 2m
Surface (S)
Volume (V)=Ps*Nu*Tv
V= 0,55*6*(5*365)
❖ Hauteur de stockage
V= Hs*S
❖ Données du problème
❖ Débit de dimensionnement
44
Tableau 9 : Rejet et débits
❖ Diamètre de dimensionnement
Tableau 10 : Diamètres
Dégrilleur
Justification : Un écartement suffisant pour retenir les gros débris tout en évitant un colmatage
excessif.
45
- b (largeur des barreaux)
Justification : Assure une résistance mécanique adéquate et un bon taux d’ouverture pour le
passage de l’eau.
- v (vitesse d’écoulement) :
Justification : Permet de plaquer les déchets sur la grille sans les réentraîner dans le flux.
Justification : Garantit un temps de contact suffisant pour l’extraction efficace des déchets.
Dessableur
Justification : C’est la vitesse minimale à laquelle les particules de sable se déposent par
gravitation (selon la loi de Stokes).
Justification : Une vitesse maitrisée empêche la remobilisation du sable tout en évacuant les
matières organiques plus légères.
Justification : Ce rapport assure un temps de séjour suffisant pour la décantation efficace des
particules.
Déshuileur
- Ts (temps de séjour)
Justification : Offre suffisamment de temps pour que les gouttelettes d’huile, moins denses,
puissent remonter à la surface.
- Va (vitesse ascensionnelle)
46
Valeur typique : environ 0,15 m/s
Justification : Délivrée par l’aération, cette vitesse favorise la montée rapide et efficace des
huiles vers la surface.
Bassin anaérobie
Le dimensionnement d’un bassin anaérobie repose sur des paramètres optimisés pour assurer
une digestion efficace de la matière organique.
- Concentration en DBO₅ à l’entrée (DBO₅ initiale) : comprise entre 150 et 3 000 g/m³
(équivalent à mg/L), selon la nature de l’effluent (domestique ou industriel).
- Hauteur du bassin (H) : généralement entre 2 et 5 m, permettant un bon mélange et une
sédimentation efficace des boues.
- Temps de rétention hydraulique (Tr) : compris entre 0,5 et 5 jours, en fonction de la
charge organique appliquée et des conditions de digestion.
- Charge volumique (Cv) : située entre 300 et 600 g DBO₅/L/jour (équivalent à
kg/m³/jour), permettant un traitement efficace tout en évitant la surcharge du système.
Charge organique à l’entrée
Bassin facultatif
- (Li - DBO₅ initiale) : comprise entre 100 et 400 g/m³, adaptée à la capacité épuratoire
du bassin et à l’activité́ microbienne.
En somme, nous utiliserons cet inventaire de données comme référence pour la suite de nos
différentes études, en veillant à respecter les paramètres définis par les normes en vigueur. Ces
valeurs garantiront un dimensionnement optimal des ouvrages, assurant ainsi une performance
épuratoire efficace et une gestion durable des eaux usées. L’application rigoureuse de ces
normes permettra d’optimiser le traitement biologique tout en préservant l’équilibre
environnemental et en minimisant les risques de surcharge ou de dysfonctionnement des
systèmes de traitement.
• Le débit moyen Q
𝑁𝑢∗𝐶𝑠∗𝑇𝑟
Q= 360
Q=(605887*25*0,85)/86400=0,162m3/s
La hauteur
20
Θ=20 + 5=0,8
Q= θ(1-C) *3h²*V
𝑸
h=√𝟐∗𝑽∗𝜽(𝟏−𝑪)
𝟎,𝟏𝟔𝟐
h= √𝟑∗𝟏∗𝟎,𝟖(𝟏−𝟎,𝟔)
48
h=0,16m
La longueur
ℎ
L=3𝐿0 or 𝐿0 = 𝑠𝑖𝑛ꞵ
0,16
L=3 𝑠𝑖𝑛80
L=0,51m
La hauteur
Q= 𝑆𝑚*𝑉ℎ= l*h*𝑉ℎ
=0,75h*h*𝑉ℎ =0,75ℎ²*𝑉ℎ
𝑄 0,162
h=√0,75∗𝑉ℎ=√0,75∗0,3
h=0,85m
La largeur
l= 0,75h =0,75*0,81
l= 0,64m
La longueur
𝐿 ℎ h∗Vh 0,64∗0,3
≤ 𝑉𝑐 → L= =
𝑉ℎ 𝑉𝑐 0,2
L=0,95m
49
Solution Formule Opération Résultat Unité
Calcul du Vdh= Qmoy*Tr Vdh=0,162*7*60 68,04 m3
volume du
déshuileur
Calcul de la Sh=Vdh/Vas*Tr Sh=68,04/((7/60)*20) 29,19 m²
section
horizontal
La hauteur Hdh=Vdh/Sh Hdh= 68,04/29,19 2,33 m
Vl≤10m/h tr=1h30
H=2m tr=20min
❖ Bassin anaérobie
Cv= 400g/m3
50
Tableau 14 : Bassin anaérobie
❖ Bassin facultatif
❖ Bassin de maturation
Ts=5j ; h=1,5m
Tableau 16 : Bassin de maturation
51
2. Devis quantitatifs et estimatifs
Selon nos enquête ,94,9% de la population utilise des latrines traditionnel et 0,4% en possède.
Alors nous proposons de construire des latrines pour cette portion de la population qui est
estimée à
Avec une taille moyenne de ménages six personnes, le nombre de latrines à réaliser est :
• Réseau d’égout
• Station de traitement
Tableau 19 :
52
Déshuileur - 01 6 000 000 3 000 000
Décanteur - 01 6 000 000 4 000 000
Primaire
Décanteur - 01 11 000 000 11 000 000
Secondaire
Bassin anaérobie - 01 5 000 000 5 000 000
Bassin facultatif - 01 5 000 000 5 000 000
Bassin de - 01 8 000 000 8 000 000
maturation
Imprévus 2 000 000
TOTAL 63 000 000
Mesures atténuantes :
53
III. SERVICE DE GESTION DES DECHETS SOLIDES
1. Calcul du dimensionnement
• Pré-collecte
Tableau 20
54
Nombre de ménage
couvert par une charrette Nmc=Vu/ Vsm/s 1,8/0,07 26 Ménages
(Nmc)
Durée moyenne de rotation
Dm=( Tc*Nmc)+Tar+Td (4*26)+90+8 202 minutes
(Dm)
Nombre de rotation(Nr) Nr=Dt/Dm 480/202 2 rotations
Nombre de ménage de la Nm =Pop(2045)/
605887/6 100981 Ménages
commune en 2045(Nm) Moyenne des ménages
Nombre de charrette (Nc) Nc=Vpj/Vu 521,8506/1,8 290 Charrettes
Tableau 21
• Collecte
• Décharge
Dimensionnement de la décharge
Modalité Formule Résultats Unité
Population p2045 - 605887 hbts
Production spécifique - 0,54 kg/j
Quantité journalière P2045*Ps 327178,98 kg/j
Volume journalière Vj=Qj/densité 545,30 m3
Volume journalière
Vo=364*545,30 198488,58 m3
initiale/an
Volume journalière à
V20=Vo*(-1+(1+Tx) ^n-1/Tx 11583799,85 m3
l'horizon 2045
55
Surface de la décharge en 579189,99 m²
S=Vd20/20
2045
57,92 ha
Volume journalière de
V=60%dechets solides 327,18 m3
biodégradable
Volume journalière de
V=15%dechets solides 81,79 m3
plastique
Volume journalière des
V=15%dechets solides 81,79 m3
papier et carton
Volume journalière de textile V=4%dechets solides 21,81 m3
Volume journalière cailloux
V=4%dechets solides 21,81 m3
et sable
56
✓ Elimination des mauvaises odeurs et ✓ Dégradation de l’environnement
causée par les charges sauvages
la préservation de l’environnement
✓ Reduction des déchets solides dans
l’environnement
✓ Valorisation des déchets par le
recyclage
Tableau 24
Mesures atténuantes :
Tracé du réseau
57
𝐶∗𝐼∗𝐴(1−Ƹ)
Q= 360
𝐿 0,77
Tc=0.01947(𝐼0,385 )
CALCULS
Temps de concentration
234360,77
Tc=0.01947( 0,010,385 )=259,52mn
L’intensité de la pluie
0,85∗0,633∗(2813)(1−0,05)
Q= =2,82 m3/s
360
La section mouillée
58
S= 2,82/2= 1,14m²
𝑆𝑚
Y= avec b=1,2m
𝑏
1,14
Yn= 1,2 = 0,95m
59
3. Etudes d’impacts environnementales et sociales
60
- Abatage d’arbres - Planter des arbres en
pendant la réalisation. compensation de ceux
abattus ou minimaliser
- Pollution de l’air par la l’abatage d’arbre.
poussière et celle
sonore pendant les - Informer la population.
travaux.
CONCLUSION
Ce projet a permis de répondre aux défis majeurs liés à l’accès à l’eau potable, à
l’assainissement et à la gestion des déchets solides et eaux pluviales dans la commune rurale de
Saaba. Face à cette situation initiale marquée par une insuffisance d’infrastructures adaptées et
une dépendance aux puits, nous avons dimensionné un réseau d’adduction en eau potable afin
d’assurer une distribution fiable et continue.
L’ensemble de ces solutions vise à améliorer la qualité de vie des habitants en garantissant un
cadre de vie plus sain et plus durable. Ce projet s’inscrit pleinement dans les Objectifs de
Développement durable (ODD), notamment l’ODD 6. Sa mise en œuvre effective nécessitera
l’implication des autorités locale, des acteurs communautaires et des partenaires techniques et
financiers pour assurer la pérennité des infrastructures et services associés.
61
Référence bibliographique
Annexe
CADRE LOGIQUE
THEME : Contribuer à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable dans la commune
de Saaba en ce qui concerne les services d’eau potable, d’assainissement des déchets solides,
eaux usées et excrétas, et d’eau pluviales.
62
A1 : Faire l’état des
points d’eau potable
existants et réhabiliter
ceux nécessitants une
réhabilitation
OS1R1 : Les ménages
disposent d’un accès
amélioré des services
d’eau potable
A4 : Sensibiliser les
Ménages sur
l’utilisation rationnelle
et sur les respects des
infrastructures d’eau
potable mises en place
63
OS1R3 : La population
OG : Contribuer à est sensibilisée et un A5 : Former les comités
l’atteinte des comité de gestion est locaux pour la gestion
ODD6 dans La mis en place et la maintenance des
commune rurale services d’eau potable
de Saaba afin d’assurer leur
durabilité ;
A2 : Organiser des
campagnes de
sensibilisation
OS2R2 : La population
est sensibilisée et adopte A3 : Mettre en place un
des comportements système de surveillance
responsables en matière et de sanction
de gestion des déchets
solides
A4 : Lancer des
OS2 : Garantir un opérations de nettoyage
environnement sain en communautaire chaque
améliorant la gestion semaine
des déchets solides
A5 : Promouvoir des
alternatives des gestions
des déchets solides
64
OS2R4 : les déchets A6 : Promouvoir
solides sont recyclés et l’utilisation des sachets
mis valeur biodégradables et
encourager le recyclage
des déchets solides
A3 : Sensibiliser la
Population sur
l’importance de
préserver les structures
de drainage
65
OS4R3 : Les risques A3 : Former et mettre
sanitaires liés aux eaux en place des opérateurs
usées non traitées sont locaux pour la gestion
réduits et l’entretien de la
station de traitement
LETTRE D’AUTORISATION
66
67
FICHE D’ENQUETTE
68
69
70
71