Cours1 Groupes
Cours1 Groupes
Mr CHABCHI
I - Groupes
1. Groupe et sous-groupe :
Dé…nition : On appelle groupe tout ensemble (G; :) muni d’une loi de composition interne notée . et
véri…ant :
La loi . est associative
(G; :) admet un élément neutre
Tout élément x 2 G admet un inverse x 1 dans G:
Si de plus 8 x; y 2 G; x:y = y:x; on dira que le groupe (G; :) est commutatif ou abélien.
Exemples :
(a) (Z; +) ; (Q; +) ; (R; +) et (C; +) sont des groupes additifs. (Q ; ) ; (R ; ) et (C ; ) sont des groupes
multiplicatifs
(b) (GLn (K) ; ) l’ensemble des matrices inversibles à coe¢ cients réels ou complexes est un groupe non
abélien (n 2) dit le groupe linéaire.
(c) Pour n 1; l’ensemble des permutations de l’ensemble f1; :::; ng muni de la composition est un
groupe, dit le groupe symétrique et noté (Sn ; ) ; il est …ni de cardinal n! et non abélien pour n 3:
(d) Pour n 1; l’ensemble Un = fz 2 C = z n = 1g des racines nème complexe de l’unité est un groupe
…ni de cardinal n:
(e) Pour n 1; l’ensemble On (R) = fM 2 Mn (R) = t M M = In g l’ensemble des matrices orthogonales,
est un groupe multiplicatif, dit le groupe orthogonal.
(f) Si (ABC) est un triangle équilatéral du plan euclidien usuel, quitte à faire une translation, on peut
supposer que le centre de gravité du triangle (ABC) est l’origine O du repère; alors l’ensemble des
isométries du plan conservant le triangle (ABC) est un groupe (G; ) …ni de cardinal 3! = 6 : En e¤et,
par des considérations de distance, conserver le triangle (ABC) revient à permuter les trois sommets
fA; B; Cg ; donc G est exactement le groupe symétrique S3 :
Sous-groupes
Dé…nition : Une partie H d’un groupe (G; :) est un sous-groupe si H est une partie non vide, stable par
la loi . et (H; :) est un groupe.
Caractérisation : H sous-groupe de (G; :) si et seulement si :
H 6= ?
1
8 x; y 2 H; x:y 2 H ( càd H stable par produit et inverse)
Exemples de sous-groupes :
(a) l’ensemble des racines nème de l’unité Un est un sous-groupe …ni de (C ; )
(b) L’ensemble U = fz 2 C = jzj = 1g des complexes de modules 1 est un sous-groupe in…ni de (C ; )
(c) L’ensemble SLn (K) = fM 2 GLn (K) = det (M ) = 1g des matrices de déterminant 1 est un sous-
groupe du groupe linéaire (GLn (K) ; ) ; dit le groupe spécial linéaire.
(d) L’ensemble SOn (R) = fM 2 On (R) = det (M ) = +1g des matrices orthogonales de déterminants 1
est un sous-groupe du groupe orthogonales (On (R) ; ) ; dit le groupe spécial orthogonal.
(e) L’ensemble An = f 2 Sn = " ( ) = 1g des permutations de l’ensemble f1; :::ng dont la signature est
n!
+1; est un sous groupe …ni de cardinal (n 2); dit le groupe alterné, ses éléments sont dits des
2
permutations paires.
Proposition : les seuls sous-groupes de (Z; +) sont les nZ; avec n 2 N:
Démonstration : Soit G un tel sous-groupe, si G = f0g, prendre n = 0: Sinon, puisque a 2 G =) a 2 G;
alors G\N sera une partie non vide de N ; donc admet un plus petit élément n 1: Puisque G sous-groupe
contenant n; alors nZ G: Inversment si m 2 G; on e¤ectue la division euclidienne de m par n : m = qn+r;
avec 0 r < n; par stabilité de G; r = m qn 2 G \ N; donc forcément r = 0 car sinon on contredira la
dé…nition de n: D’où m = qn 2 nZ: Conclusion G = nZ:
Intersection :
Proposition : Une intersection de sous-groupes d’un groupe (G; :) est un sous-groupe de (G; :) :
1
Démonstration : Simple, à faire.
Remarque : Une réunion …nie de sous-groupes de (G; :) est un sous groupe de G, si et seulement si, ils
sont tous inclus dans l’un d’entre eux. Pour la démonstration, on pourra traiter le cas n = 2 et faire une
récurrence.
S
En considérant G = Un ; a-t-on le même résultat pour une réunion in…nie de sous-groupe?
n 1
Groupe produit
Soit (G; :) et (G0 ; :) deux groupes d’éléments neutres respectifs e et e0 : On dé…nit sur le produit cartésien
G G0 la loi dé…nie pour (x; y) 2 G et (x0 ; y 0 ) 2 G0 par (x; x0 ) : (y; y 0 ) = (x:y; x0 :y 0 ) : alors :
Proposition et dé…nition : (G G0 ; :) est un groupe, dit le groupe produit des groupes (G; :) par
(G0 ; :) : Se généralise pour un produit …ni de groupe.
Démonstration : A faire
2. Morphisme de groupes
Soient (G; :) et (G0 ; :) deux groupes de neutres repectifs e et e0 :
(a) Morphisme de groupes : Une application f : (G; :) ! (G0 ; :) est dite un morphisme de groupes, si
: 8 x; y 2 G; f (x:y) = f (x) :f (y) :
Remarques :
On a forcément f (e) = e0 : un morphisme de groupe transforme le neutre de G en le neutre de
G0 : Prendre y = e dans f (x:y) = f (x) :f (y)
1 1
8 x 2 G; f x = (f (x)) : L’inverse de l’image étant l’image de l’inverse.
(b) Exemples de bases :
(Sn ; ) ! (f 1; 1g ; )
La signature : 7 ! "( ) est un morphisme de groupes.
(GLn (K) ; ) ! (K ; )
Le déterminant : est un morphisme de groupes.
M 7 ! det (M )
(c) Image et image réciproque :
Proposition : Soit f : (G; :) ! (G0 ; :) un morphisme de groupes. Si H sous-groupe de G (respct H 0
sous-groupe de G0 ) alors f (H) sous-groupe de G0 (respct f 1 (H) sous-groupe de G).
Démonstration : Simple, à véri…er
(d) Image et noyau d’un morphisme. Si f : (G; :) ! (G0 ; :) un morphisme de groupes, alors ker (f ) =
fx 2 G = f (x) = e0 g est un sous-groupe de G dit le noyaux de f et Im (f ) = f (G) est un sous-groupe
de G0 dit l’image de f:
Exemples :
On retrouve que le groupe spécial orthogonal SOn (R) est un sous groupe de On (R) comme noyau
(On (R) ; ) ! (f 1; 1g ; )
du morphisme de groupes :
M 7 ! det (M )
2
De même, on retrouve que le groupe spécial linéaire est un sous groupe de GLn (R) comme noyau
(GLn (K) ; ) ! (K ; )
du morphisme de groupes :
M 7 ! det (M )
Et aussi, le groupe alterné An est un sous-groupe de (Sn ; ) comme noyau du morphisme de
(Sn ; ) ! (f 1; 1g ; )
groupes :
7 ! "( )
Proposition : Si f : (G; :) ! (G0 ; :) un morphisme de groupes, alors f est injectif si et seulement si
ker (f ) = feg :
Démonstration :
Sens direct : On suppose f injective, si x 2 ker f; alors f (x) = e0 = f (e) ; donc x = e
1
Sens indirect : On suppose ker f = feg ; alors si f (x) = f (y) ; donc f (x) f (y) = f x:y 1 = e0 ;
donc x:y 1 2 ker f; donc x:y 1 = e; d’où x = y; f est alors injective.
(e) Isomorphisme de groupes.
Dé…nition : Un morphisme de groupes f : (G; :) ! (G0 ; :) qui est bijectif est isomorphisme de
groupes. On dira dans ce cas que les groupes G et G0 sont isomorphes.
Proposition : La réciproque f 1 d’un isomorphisme de groupes, est aussi un isomorphisme de
groupes.
Démonstration : A véri…er
Exemples :
2 k
Les groupes (Z=nZ; +) et (Un ; ) sont isomorphes : considérer f : Un ! Z=nZ qui à ! k = ei n
associe k (classe de k modulo n) est un isomophisme de groupes.
Soit (G; :) un groupe et a 2 G; la conjugaison x 7 ! axa 1 est isomorphisme de groupes de G
vers lui même.
(f) Complément : Groupe quotient (Hors programme)
Motivation : Dans le groupe (Z; +) si n 1; nZ est un sous-groupe, on dé…nit sur Z la relation
d’équivalence
pRq () p q 2 nZ ()p qjn
l’ensemble quotient se note Z=nZ = 0; :::; n 1 ; que l’on muni de la loi p + q = p + q; alors
(Z=nZ; +) est un groupe, dit groupe quotient de Z par le sous-groupe nZ: C’est le seul groupe
quotient qui …gure dans le programme o¢ ciel !!
Généralisation : Soit (G; :) un groupe quelconque et H est un sous-groupe, on dé…nit sur G la
relation d’équivalence
xRy () x:y 1 2 H
l’ensemble quotient se note G=H, que on cherche à munir de la loi x:y = x:y: Est ce que cette
corespondance est bien dé…nie? càd si x = a et y = b; a-t-on x:y = a:b? Dans ce cas, on aura xa 1 2
1
H et yb 1 2 H; mais rien ne garantie (dans le cas non abélien) que (xy) (ab) = xyb 1 a 1 2 H:
Pour que ce soit ainsi, on va introduire la notion (Hors programme) de sous-groupe dit normal
ou distingué.
Sous-groupe distingué : Un sous-groupe H d’un groupe G est dit distingué ou normal si
1
8 x 2 G; xHx H
3
ii. Montrer que f est d’abord bien dé…nie, et qu’il réalise un isomorphisme de groupes de G= ker f
vers Im (f ) :
iii. Justi…er que : f = i f s: (factorisation du morphisme f à travers le noyau ker (f )):
iv. Lorsque G est …ni, en déduire que Card (G) = Card (ker f ) Card (Im f )
3. Partie génératrice d’un groupe
Motivation : A l’instart des espaces vectoriels où on peut dé…nir des parties génératrices qui permettent
d’exprimer tout les éléments de l’espace comme combinaisons linéaires de celles ci, les parties génératrices
d’un groupe seront analogues.
Soit (G; :) un groupe et A une partie non vide de G
Proposition et dé…nition : L’intersection de tout les sous-groupes de G contenant la partie A est un
sous-groupe de G, noté Gr (A) et appelé le sous-groupe de G engendré par A: De plus Gr (A) est le
plus petit sous-groupe de G contenant A:
Démonstration : On note H cette intersection, on vérife facilement que H est sous-groupe contenant la
partie A; puis clairement c’est le plus petit
Proposition : Gr (A) = fa"11 a"22 :::a"nn = n 2 N , "i = 1; a1 ; :::; an 2 Ag : En particulier si A = fag est
réduit à un singleton, alors Gr (A) = fan = n 2 Zg
Démonstration : On note H = fa"11 a"22 :::a"nn = n 2 N , "i = 1; a1 ; :::; an 2 Ag ; on véri…e sans problème
que H est un sous-groupe contenant A; et si H 0 un autre sous-groupe contenant A; alors H 0 est sable par
produit …ni et par inverse, donc H H 0 ; ainsi H = Gr (A)
Exercice : Montrer que le groupe orthogonal du plan O2 (R) est engendré par les symétries axiales.
4. Groupe monogène et groupe cyclique
Dé…nition : Soit (G; :) un groupe
(a) (G; :) est dit monogène s’il engendré par un seul élément : il existe a 2 G tel que G = Gr (a) =
fan = n 2 Zg
(b) (G; :) est dit cyclique s’il est mongène et …ni.
Exemples : Le groupe (Z; +) est monogène, (Z=nZ; +) et (Un ; ) sont cycliques avec n 1:
Soit (G; :) un groupe et a un élément de G; on dé…nit fa : (Z; +) ! (G; :) par fa (k) = ak alors :
Proposition : fa est morphisme de groupes dont l’image est Im fa = Gr (a) et le noyau ker fa = nZ où
n 2 N: De plus
(a) Si ker fa = f0g; alors Gr (a) est isomorphe à (Z; +)
(b) Si ker fa = nZ avec n 1; alors Gr (a) est isomorphe à (Z=nZ; +)
Démonstration
4
On a clairement fa morphisme de groupes et Im (f ) = hai :
ker (f ) est un sous-groupe de (Z; +) ; donc de la forme nZ avec n 0:
Si ker fa = f0g; alors fa est injective, donc réalise une bijection de Z vers Im (f ) = hai qui sera
isomorphe à (Z; +)
Si fa non injective, alors ker fa = nZ avec n 1; Z= ker f = Z=nZ sera isomorphe à Im (f ) = hai par
f (p) = f (p) = ap comme dans le paragraphe de la factorisation ci-dessus.
Corollaire :
(a) Tout groupe monogène in…ni est isomorphe à (Z; +)
(b) Tout groupe cyclique de cardinal n 1 est isomorphe à (Z=nZ; +) :
Dé…nition : On dit que l’élément a est d’ordre …ni dans le groupe G lorsque le groupe Gr (a) = hai =
fan = n 2 Zg est de cardinal …ni, et on appelle ordre de a l’entier noté O (a) dé…ni par O (a) = card (Gr (a)) :
Dans le cas contraire a est dit d’ordre in…ni.
Théorème : a 2 G est d’ordre …ni si et seulement si il existe un entier non nul n 2 N tel que an = e:
Dans ce cas, on a
ap = e et
(b) O (a) = p ()
8 k 2 N ; ak = e =) pjk
Démonstration
( ) Si a d’ordre …ni, alors hai est …ni, donc par le principe des tiroirs, il existe p < q tel que ap = aq ; par suite
aq p = e: Inversement si an = e; avec n 1; on pose alors p = min k 2 N = ak = e ; on aura 8 m 2 Z;
q
par la division euclidienne : m = pq + r; avec 0 r < p; ainsi am = (ap ) ar = eq ar = ar 2 e; a; :::; ap 1 ;
en particulier hai est …ni de cardinal p:
(a) Avec p = min k 2 N = ak = e ; on a vu que hai e; a; :::; ap 1 ; de plus les éléments de e; a; :::; ap 1
sont deux deux distincts par dé…nition de p; ainsi hai = e; a; :::; ap 1 de cardinal p:
(b) Le sens direct : Si O (a) = p; alors ap = e; et si ak = e; par division euclidienne k = pq + r; avec
q
1
0 r < p; ainsi ar = ak (ap ) = e; donc forcément r = 0; d’où pjk:
ap = e et
Inversement, si ; alors aisement p = min k 2 N = ak = e = O (a)
8 k 2 N ; ak = e =) pjk
Exercice :
(a) Comparer O (a) ; O a 1 et O xax 1 :
(b) f étant un mophisme de groupes, comparer O (a) et O (f (a)) : Traiter le cas d’un isomorphisme.
Exemples
(a) L’ordre dans Sn d’un cycle = (a1 :::al ) étant sa longueur l. En particulier une transposition est
d’ordre 2
(b) Dans (O2 (R) ; ) ; étudier l’ordre symétrie axiale et celui d’une rotation.
0 1
0 1 0 0
B .. .. .. . C
B 0 . . . .. C
B . C
(c) Dans (GLn (K) ; ) ; étudier l’ordre de la matrice de permutation P = B .. .. .. C
B .. . . . 0 C
B C
@ ..
0 0 . 1 A
1 0 0 0
5
6. Théorème de Lagrange
Dé…nition : Si (G; :) est un groupe …ni, alors le cardinal de G est aussi appelé l’ordre de G: De cette
façon, l’ordre d’un élément a 2 G est aussi l’ordre de sous-groupe hai engenré par a:
Théorème de Lagrange : Dans un groupe G …ni, tout élément a 2 G est d’ordre …ni et O (a) divise
l’ordre ( cardinal) de G:
Démonstration : Exigible dans le cas abélien
n
G !G
On suppose (G; :) abélien de cardinal n et soit a 2 G; la transation à gauche x 7 ! ax est une permu-
tation de G; donc Q Q Q
x= ax = an x
x2G x2G x2G
G G !G
(a) (g; x) ! g:x = gxg 1 est une opération de G sur lui même, dite opération par conjugaison
H G !G
(b) Si H est sous-groupe, alors (g; x) ! g:x = gx est une opération de G sur H, dite opération par
translation à gauche.
On notera dans la suite (S (E) ; ) le groupe des permutations de E : bijections de E sur E; alors
Réssultat 1 : Une action du groupe G sur l’ensemble E est équivalente à la donnée d’un morphisme du
groupe (G; :) vers le groupe (S (E) ; )
Solution en exercice
Orbite d’un élément de E
G E !E
Soit (g; x) ! g:x une action du groupe G sur l’ensemble E; pour x; y 2 E; on dé…nit la relation R par
xRy () 9 g 2 G; y = g:x:
Résultat 2 : La relation R est une relation d’équivalence sur E: La classe d’équivalence fg:x = g 2 Ggd’un
élément x de E; est dite l’orbite de l’élément x sous l’action de G sur E:
Solution en exercice
Applications : Exemple de groupes d’isométries conservant une …gure géométrique
Déterminer le groupe des isométries de l’espace usuel conservant un cube
6
II - Anneaux, corps et algèbre
1. Anneaux, sous-anneaux
(a) Dé…nition : On appelle anneau tout ensemble (A; +; ) muni de deux lois notées en général + et ;
véri…ant
(A; +) groupe abélien ( le neutre noté 0A ou 0)
(A; ) est associative admettant un élément neutre (dit unité noté 1A ou 1)
La loi est distributive par rapport à +:
Si de plus (A; ) est commutatif, l’anneau (A; +; ) dit commutatif.
Anneau intègre : Un anneau (A; +; ) est dit intègre si 8 x; y 2 A; x y = 0 =) x = 0 ou y = 0:
(un anneau intègre est dépourvu de diviseurs de zéro)
(b) Exemples :
i. (Z; +; ) est un anneau commutatif intégre
ii. (R [X] ; +; ) est un anneau commutatif intègre
iii. (Mn (R) ; +; ) est un anneau non commutatif, non intègre (n 2): En particulier M N = 0 ()
Im (N ) ker (M ) et non pas l’une des matrices est nulle.
iv. (L (E) ; +; ) est un anneau non commutatif, non intègre (dim E 2): En particulier uv = 0 ()
Im (v) ker (u) :
v. (F (I; K) ; +; ) est un anneau commutatif, non intègre.
(c) Produit d’anneaux
Soit (A; +; ) et (A0 ; +; ) deux anneaux: On dé…nit sur le produit cartésien A A0 les lois dé…nies
pour (x; y) 2 A et (x0 ; y 0 ) 2 A0 par (x; x0 )+(y; y 0 ) = (x + y; x0 + y 0 ) et (x; x0 ) (y; y 0 ) = (x y; x0 y 0 )
alors :
Proposition et dé…nition : (A A0 ; +; ) est un anneau, dit l’anneau produit des anneaux
(A; ; +; ) par (A0 ; +; ) de neute (0A ; 0A0 ) ; d’unité (1A ; 1A0 ) : Se généralise pour un produit …ni
d’anneaux.
Démonstration : A véri…er
(d) Sous-anneaux :
Dé…nition : Une partie B d’un anneau (A; +; ) est un sous-anneau si B contient l’unité 1A , stable
par les lois + , et (B; +; ) est un anneau.
Proposition et dé…nition : Si (A; +; ) un anneau, alors l’ensemble (U (A) ; ) des éléments in-
versibles de (A; ) est un groupe, dit le groupe des inversibles de l’anneau (A; +; ) :
Démonstration : Triviale, à véri…er.
Exemple : Les inversibles de l’anneau de Gauss Z [i] sont les complexes à coordonnées entières de
module 1 : les z = p + iq avec p2 + q 2 = 1; donc U (Z [i]) = f 1; ig :
2. Morphisme d’anneaux
7
(b) Exemple :(Caractéristique d’un anneau) Soit (A; +; ) un anneau d’élément unité 1A : On dé…nit
f : (Z; +; ) ! (A; +; ) par :
alors f est un morphisme d’anneaux, ker f = fx 2 A = f (x) = 0A0 g est un sous-groupe de (Z; +) ;
donc de la forme pZ avec p 2 N: L’entier p est dit la caractéristique de l’anneau (A; +; ) : On a
p = 0 ou p = min fn 2 N = n1A = 0A g : Si plus A est intègre alors p = 0 ou p est premier.
Démonstration : A faire.
3. Corps et sous-corps
(a) Dé…nition : On appelle corps tout anneau (K; +; ) pour lequel tout élément non nul est inversible.
(càd (K ; ) est aussi un groupe)
Remarque : On montre (hors programme) que tout corps …ni est commutatif. Pour les corps in…ni,
le programme se limite à ceux commutatifs.
(b) Sous-corps :
Dé…nition : Une partie K 0 d’un coprs (K; +; ) est un sous-corps si K 0 , stable par les lois + , et
(K 0 ; +; ) est un corps.
8
(c) Morphisme d’algèbres
Dé…nition : Soit (A; +; :; ) et (A0 ; +; :; ) deux K-algèbres, une application f : A ! A0 est dite
un morphisme d’algèbres si
(
8 x; y 2 A; 8 2 K; f ( :x + y) = :f (x) + f (y)
8 x; y 2 A; f (xy) = f (x) f (y) : Si de plus f est bijective, f est dit un isomor-
f (1A ) = 1A0
phisme d’algèbres.
m
X
Exemple : Si P (X) = ak X k 2 K [X] et A 2 Mn (K) …xé; on dé…nit la matrice
k=0
m
X
P (A) = ak Ak ; avec la convention A0 = In
k=0
(a) Dé…nition :
Soit n 2; on dé…nit sur Z=nZ les lois usuelles : x + y = x + y et x y=x y , alors (Z=nZ; +; )
est un anneau commutatif …ni de cardinal n:
(b) Inversible de l’anneau (Z=nZ; +; ) :
En e¤et, lorsque p est premier alors (Z=nZ) ; est groupe de cardinal (p 1) ; tout n 2 Z non
multiple de p est élement de ce groupe, donc np 1 = 1 càd np 1 1 [p] : Puis pour tout entier
n 2 Z; np n [p] ; en distinguant les cas n multiple de p ou non.
(c) Théorème chinois :
Proposition : Si m et n sont deux entiers premiers entre eux, alors les anneaux (Z=nmZ; +; ) et
(Z=nmZ; +; ) ! (Z=mZ Z=nZ; +; )
(Z=mZ Z=nZ; +; ) isomorphes via l’isomorphisme naturel f :
k [mn] 7 ! k [m] ; k [n]
Démonstration :
D’abord f est bien dé…ni : si k [mn] = k 0 [mn] ; alors mn divise (k k 0 ) ; donc m et n le divise
aussi, d’où k [m] ; k [n] = k 0 [m] ; k 0 [n] :
On véri…e aisement que f est un morphisme d’anneaux.
k [mn] 2 ker (f ) () k [m] ; k [n] = 0 [m] ; 0 [n] () njk et mjk () nmjk car m ^ n = 1:
D’où k [mn] = 0 [mn] ; f est alors injective.
En…n puisque Z=nmZ et Z=mZ Z=nZ ont le même cardinal, f est alors surjective, donc réalise
un isomorphisme d’anneaux de (Z=nmZ; +; ) vers (Z=mZ Z=nZ; +; ) :
Généralisation : Soit p 1; si les entiers n1 ; :::; np sont premiers entre eux deux à deux, alors
les anneaux (Z=n1 :::np Z; +; ) et (Z=n1 Z ::: Z=np Z; +; ) sont isomorphes.
Démonstration : On pourra refaire la même construction ci-dessus.
Application aux systèmes de congruences : Soit p 1; on suppose que les entiers n1 ; :::; np sont
premiers entre eux deux à deux, et se donne a1 ; :::; ap 2 Z quelconques. On cherche à résoudre le
système de congruence d’inconnue x 2 Z :
8
< x a1 [n1 ]
(S) ..
: .
x ap [np ]
9
(Z=n1 :::np Z; +; ) ! (Z=n1 Z ::: Z=np Z; +; )
Puisque f : est un isomorphisme, alors le système
k [n1 :::np ] 7 ! k [n1 ] ; :::; k [np ]
1
(S) admet une unique solution x dans (Z=n1 :::np Z; +; ) à savoir x = f (a1 ; :::; ap ) : Ainsi les solutions
dans Z sont : x = xpar + k (n1 :::np ) ; avec xpar une solution particutière de (S) et k 2 Z quelconque.
n
Recherche d’une solution particulière de (S) : On note n = n1 :::np et mi = : Puisque n1 ; :::; np sont
ni
premiers entre eux deux à deux, alors mi ^ n = 1; donc par Bezout il existe qi 2 Z tel que mi qi 1 [ni ] ;
par ailleurs on a mi qi 0 [nj ] pour tout j 6= i: Ainsi :
n
X
xpar = ai mi qi
i=1
n
X
est solution particulière de (S) et x= ai mi qi + kn ; (k 2 Z) la solution générale de (S) :
i=1
Remarque : La détermination pratique des qi se fait à l’aide de l’algorithme d’Euclide étendu. (Voir
travaux pratique IPT).
6. Indicatrice d’Euler :
Proposition : (n) est le nombre de générateurs du groupe cyclique additif (Z=nZ; +) ; qui est aussi le
nombre d’inversible de l’anneau (Z=nZ; +; ) :
Calcul de (n) :
Proposition :
Si m ^ n = 1; alors (nm) = (n) (m) :
Si p premier et k 2 N ; alors pk = pk pk 1
:
Si n = pk11 :::pkr r la décomposition de n en facteurs premiers, alors (n) = pk11 ::: pkr r =
1 1
n 1 ::: 1 :
p1 pr
Démonstration : A faire
Théorème d’Euler
(n)
Proposition : Soit n 1 et a 2 Z un entier premier avec n; alors a 1 [n] :
Application au codage RSA (Voir TP IPT) : Le codage RSA est type de codage dit à clé public,
le protocole de codage est public connu de tout le monde, mais seul le destinataire détient la clé privé du
déchi¤rement. Il est basé sur la di¢ culté de factoriser en temps raisonnable un entier n = pq avec p et q
premiers très grands (millier de bits).
Principe :
Le desinataire choisi deux nombres premiers très grands (in…nité des nombres premiers), calcul leur
produit n = pq et (n) = (p 1) (q 1) ; cherche un entier (pas trop petit) e premier avec (n) ;
détermine (par l’algorithme d’Euclide étendu) l’inverse d de e [ (n)] : Pour avoir de 1 [ (n)] :
Le destinataire publie sa clé public (n; e) auprès de de toute personne dont il souhaite recevoir des
messages cryptés.
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Le destinataire détruit le triplet (p; q; (n)) et garde secrètement sa clé privé d:
L’émetteur converti et découpe son message en une suite de nombres m n 1:
Pour chi¤rer un message m, l’émetteur calcul x = me [n] et envoie au destinataire le nombre x:
Le desinataire pour déchi¤rer le message x = me ; utilise sa clé privé d; et calcule xd QUI VAUT
EXACTEMENT le message non codé m [n] :
(n) k
En e¤et : ed = 1 [ (n)] ; donc ed = 1 + k (n) ; par suite xd = med = m m : Deux cas se
présentent :
(a) Si m ^ n = 1; alors m n’est ni multiple de p; ni multiple de q; donc par le théorème de Fermat :
m(p 1)(q 1) = m (n) = 1 [p] et m(p 1)(q 1) = m (n) = 1 [q] ; puisque p ^ q = 1; alors xd = m [n] :
(b) Si m ^ n 6= 1; puisque m < n = pq; alors "m n’est pas multiple de p et multiple de q" ou bien "m n’est
pas multiple de q et multiple de p"; par le petit théorème de Fermat med = m [p] et med = 0 = m [q]
ou bien med = m [q] et med = 0 = m [p] , par suite xed = m [n] dans tous les cas.
7. Idéaux d’un anneau commutatif
Soit (A; +; ) un anneau commutatif d’élément neutre 0A ou simplement 0 et d’élément unité 1A ou
simplemnt 1.
(a) Idéaux
Dé…nition : Une partie I de A est un idéal de l’anneau A si
(i) (I; +) est un sous-groupe de (A; +)
(ii) 8 a 2 A; 8 x 2 I; ax 2 I: ( On dit I est une partie absorbante)
(
I 6=
Caractétisation : Une partie I de A est un idéal de A si et seulement si 8 x; y 2 I; x + y 2 I
8 a 2 A; 8 x 2 I; ax 2 I
Démonstration : Immédiate.
Exemples
Les nZ sont les seuls idéaux de l’anneau (Z; +; )
Les P K[X] sont les seuls de l’anneau (K[X]; +; ); avec K un sous-corps de C:
I = ff 2 F (R; R) = f (0 = 0)g est idéal de l’anneau (F (R; R) ; +; ):
Noyau d’un morphisme d’anneau :
Proposition : Si f : A ! A0 un morphisme d’anneaux, alors ker (f ) = fx 2 A = f (x) = 0A0 g est
un idéal de A:
Démonstration : ker (f ) est déjà un sous-groupe additif. Si a 2 ker (f ) et x 2 A; alors f (ax) =
f (a) f (x) = 0A0 f (x) = 0A0 ; donc ax 2 ker (f ) : C’est donc un idéal de A:
Exercice : Soit I un idéal d’un anneau A: Montrer que I = A si et seulement si I contient un élément
inversible a: En déduire que les idéaux d’un corps sont les triviaux.
Idéal engendré par un élément
Proposition et dé…nition : Soit x 2 A; la partie xA = Ax = fxa = a 2 Ag est le plus petit idéal de
A contenant l’élément x: Il est dit l’idéal de A engendré par x: Un tel idéal I = xA engendré par un
seul élément x est dit principal. L’anneau (A; +; ) est dit principal lorsque tous ses idéaux sont
principaux.
Démonstration : On véri…e aisement que xA est un idéal de A et que c’est le plus petit idéal de A
contenant l’élément x:
(b) Divisibilité dans un anneau commutatif et intègre
On se donne un anneau A intègre et commutatif.
Dé…nition : Soit x; y deux éléments de A: On dit que x divise y dans A et on note xjy, s’il existe
a 2 A tel que y = ax
Proposition : Soit x; y deux éléments de A; alors xjy dans A si et seulement si yA xA
Démonstration : Triviale
Proposition : Soit x; y deux éléments de A; alors xA = yA si et seulement s’il existe u 2 A inversible
tel que y = ux: On dit alors que x et y sont associés.
8. Idéaux de Z - Arithmétique de Z
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(a) Idéaux de Z
Théorème : Les seuls idéaux de l’anneau (Z; +; ) sont les nZ où n 2 N: Ainsi (Z; +; ) est un
anneau principal.
Démonstration : Ecartons le cas trivial I = f0g ; alors I \ N est non vide, donc admet un plus petit
élément n 1: L’inclusion nZ I découle de la stabilité de I; l’inclusion inverse s’obtient en utilisant
la division euclidienne.
Remarque : nZ = mZ ()n = m (n et m associés). Ainsi chaque idéal de l’anneau Z admet un
unique générateur positif.
(b) PGCD et PPCM
Soit n 1; a1 ; :::; an 2 Z
Proposition et dé…nition :
i. Il existe un unique d 2 N tel que a1 Z + ::: + an Z =dZ: d est dit le plus grand commun diviseur
des points a1 ; :::; an et il est noté pgcd (a1 ; :::; an ) :
ii. Il existe un unique m 2 N tel que a1 Z \ ::: \ an Z = mZ: m est dit le plus petit commun multiple
des points a1 ; :::; an et il est noté ppcm(a1 ; :::; an ) :
Démonstration : Découlent du fait que a1 Z + ::: + an Z et a1 Z \ ::: \ an Z sont des idéaux de l’anneau
principal (Z; +; )
Théorème de Bezout : pgcd(a1 ; :::; an ) = 1 () 9 p1 ; :::; pn 2 Z; a1 p1 + ::: + an pn = 1
Démonstration : puisque a1 Z+:::+an Z est un idéal, alors a1 Z+:::+an Z = Z ()1 2 a1 Z+:::+an Z:
D’où le résultat.
ajbc
Théorème de Gauss : Soit a; b; c 2 Z; si pgcd (a; c) = 1 alors ajb
Dans la suite K désigne un sous-corps de C; alors (K[X]; +; ) est un anneau commutatif intègre, dont les
inversibles sont les constantes non nulles et (K[X]; +; ; :; ) est une K-algèbre.
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i. On suppose les Pi non tous nuls, alors il existe un unique D 2 K[X] unitaire tel que
P1 K[X] + ::: + Pn K[X]=DK[X]: D est dit le plus grand commun diviseur des polynômes P1 ; :::; Pn
et il est noté pgcd (P1 ; :::; Pn ) :
ii. On suppose qu’aucun des Pi n’est nul, alors il existe un unique M 2 K[X] tel que
P1 K[X]\:::\Pn K[X] = M K[X]: M est dit le plus petit commun multiple des polynômes P1 ; :::; Pn
et il est noté ppcm(P1 ; :::; Pn ) :
Démonstration : Découle du fait que P1 K[X] + ::: + Pn K[X] et P1 K[X] \ ::: \ Pn K[X] sont des
idéaux de l’anneau principal (K[X]; +; ) :
Théorème de Bezout : pgcd(P1 ; :::; Pn ) = 1 () 9 Q1 ; :::; Qn 2 K[X]; P1 Q1 + ::: + Pn Qn = 1
Démonstration : Analogue à celle dans Z:
P jQR
Théorème de Gauss : Soit P; Q; R 2 K[X]; si pgcd (P; R) = 1 alors P jQ
Démonstration : OK
10. Polynômes irréductibles
On considère K un sous-corps de C:
(a) Dé…nition : Un polynôme P 2 K[X] est dit irréductible, s’il est non inversible et ses seuls diviseurs
sont les inversibles et les associés. Càd P non constant et ses seuls diviseurs sont les 2 K et les P:
(b) Irréductible de R [X] et C [X] :
Proposition : Les irréductibles de C [X] sont ceux du premier degré, et les irréductibles de R [X]
sont ceux du premier degré et du deuxième degré avec un descriminent strictement négatif.
Démonstration : Découle du théorème fondamental d’algèbre (théorème de D’Alembert-Gauss), qui
a¢ rme que tout polynôme non constant admet au moins une racine complexe.
(c) Décomposition en facteurs irréductibles
Théorème : Tout polynôme P 2 K[X] non constant se décompose de manière unique à l’ordre près
sous la forme :
P = P1 1 :::Pr r ; avec 2 K ; P1 ; :::; Pr irréductibles unitaires deux à deux distincts, 1 ; :::; r 2N :
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Complément : Polynômes d’éléments dans une K-algèbre
1. Polynômes d’élément dans une K-algèbre
Soit (A; +; :; ) une K-algèbre d’élément unité noté e: Pour a 2 A; on pose
n
X
k
P (a) = ka
k=0
1 0
Exemple : P = X 2 3X + 2 et A = 0 2 2 M2 (R) : Alors P (A) est la matrice nulle.
K[X] ! A
Théorème : L’application fa : est un morphisme de K algèbre. En particulier on a
P (X) 7 ! P (a)
:
8 P; Q 2 K[X]; (P Q) (a) = P (a) Q (a) = Q (a) P (a)
Démonstration : A faire
Démonstration : A faire
Proposition et dé…nition : On suppose que ker fa n’est pas réduit à zéro, alors il existe un unique
polynôme unitaire a 2 K[X] tel que ker fa = a K[X]: Ce polynôme a est appelé le polynôme
minimal de l’élément a dans K[X]: Le polynôme minimal a est unitaire caractérisé par :
a (a) = 0
8 P 2 K[X]; (P (a) = 0 =) a jP )
Démonstration A faire
Théorème : L’élément a de A admet un polynôme minimal a si et seulement si la K-algèbre K[a] des
polynômes en a est de dimension …nie. Dans ces conditions si d = deg ( a ) alors la famille e; a; :::; ad 1
est une base de K[a]: En particulier dim K[a] = deg ( a )
Démonstration A faire
Corollaire : Dans une K-algèbre A de dimension …nie, tout élément a de A admet un polynôme minimal.
Démonstration
Exemples
p
(a) On se place dans R considéré comme Q-algèbre, déterminer le polyôme minimal de a = 2
(b) Déterminer le polynôme minimal d’un endomorphisme de E; nilpotent d’indice p:
(c) Donner un exemple d’élément d’une K-algèbre n’ayant pas de polynôme minimal
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Théorème : On suppose que a existe et soit P 2 K[X]; alors
Démonstration A faire
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