0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
654 vues60 pages

Mémoire

Ce document traite de la validité du contrat de commerce électronique en droit congolais et en droit français, en mettant en lumière les évolutions apportées par les technologies de l'information et de la communication. Il examine les définitions du commerce électronique, les conditions de validité des contrats électroniques, ainsi que l'importance de la signature et de la preuve électroniques dans ces transactions. L'étude vise à comparer les réglementations des deux pays concernant ces aspects juridiques.

Transféré par

Novic
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
654 vues60 pages

Mémoire

Ce document traite de la validité du contrat de commerce électronique en droit congolais et en droit français, en mettant en lumière les évolutions apportées par les technologies de l'information et de la communication. Il examine les définitions du commerce électronique, les conditions de validité des contrats électroniques, ainsi que l'importance de la signature et de la preuve électroniques dans ces transactions. L'étude vise à comparer les réglementations des deux pays concernant ces aspects juridiques.

Transféré par

Novic
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DE DROIT
DEPARTEMENT DE DROIT ECONOMIQUE ET SOCIAL

LA VALIDITE DU CONTRAT DE COMMERCE ELECTRONIQUE EN


DROIT CONGOLAIS ET EN DROIT COMPARE : CAS DE LA FRANCE

Par
MANSTHUMBA MAPANGU Novic
Graduée en Droit

Travail de Fin d’Etudes présenté et défendu en vue de


L’obtention de titre de licencié en droit.

Directeur : KABANGE NKONGOLO Christian-Junior


Professeur
Rapporteur : LUBAMBA NUMBI Joël
Assistant

Année Universitaire 2022-2023


i

EPIGRAPHE

« Nous sommes à l'âge du cyberespace. Il possède ses propres régulateurs qui


menacent les libertés. Mais qu'il s'agisse d'une autorisation, qu'il nous concède
ou d'une conquête qu'on lui arrache, nous sommes tellement obnubilés par l'idée
que la liberté est intimement liée à celle de gouvernement que nous ne voyons
pas la régulation qui s'opère dans ce nouvel espace, ni la menace qu'elle fait
peser sur les libertés. »

Lawrence LESSIG
ii

DEDICACE

A nos parents Mack MANTSHUMBA KONGO et Rose MBULU BOPE pour votre
amour, votre soutien moral et spirituel et pour tant de sacrifices consentis.

Je dédie ce travail
iii

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail qui couronne la fin de cycle universitaire, nous nous faisons le
devoir d’exprimer non par conformisme mais bien du fond du cœur, notre gratitude à tous
ceux dont la sagesse, la science et l’attention ont permis sa réalisation.

Nous remercions d’abord l’Eternel notre Dieu, pour les merveilles qu’il ne cesse
d’opérer dans notre vie. C’est bien lui qui a voulu par le truchement de son amour immense
que notre vie soit ce qu’elle est, avec ce qu’elle a pour sa gloire et pour le bien de l’humanité.

La réalisation de cette œuvre a été au rendez-vous grâce au concours de plusieurs


personnes envers qui nous voulons, par ces mots de remerciements témoigner notre gratitude.

Nos remerciements s’adressent à toutes les autorités académiques, aux professeurs et


assistants de l’Université Kinshasa (notre alma mater) pour les enseignements organisés et un
encadrement dûment assuré à notre bénéfice.

Il va de soi que l’on commence par le Professeur KABANGE NKONGOLO


Christian-Junior, notre Directeur qui n’a pas hésité de nous admettre dans sa cour ; puisse le
seigneur, le bénir et lui donner la force nécessaire pour continuer à former la jeunesse
estudiantine congolaise élite de demain en dépit de ses multiples occupations.

Nous témoignons aussi notre gratitude à l’endroit de l’Assistant LUBAMBA NUMBI


Joël, pour son dévouement et l’abnégation dont il a montré au sujet de notre encadrement.
Ses orientations, indications nous ont permis à concrétiser cette œuvre scientifique.

Nous pensons également à nos très chers frères et sœurs, Bienvenu HUMBU, Abeline
HUMBU, Sharufa HUMBU, Fontaine HUMBU, Grâce MANTSHUMBA, Arthur
MANTSHUMBA, Jipson MANTSHUMBA, John MANTSHUMBA, Keren
MANTSHUMBA, qui ne cessent de manifester envers nous de l’affection.

A nos compagnons de lutte c’est-à-dire ceux avec qui nous avons partagé nos joies et
nos maux pendant notre parcours académique nous citons : Grace MASIALA, Perpétue
TSHANDABOY, Harmonie MPANZU, Christelle BOBWE, Michel KALONDA, Rocky
KONGA, Gradi KAKWA, Falonne MAYAMBAY, Joyce NSILULU, Mike KAMBA.
iv

Enfin, à tous ceux qui nous ont aidés d’une manière ou d’une autre à réaliser ce
travail, mais dont les noms ne sont pas cités par oubli ou par omission, qu’ils trouvent
également à travers ces lignes l’expression de nos sincères remerciements.

MANTSHUMBA MAPANGU NOVIC


v

LISTE DES PRINCIPALES ABRÉVIATIONS ET SIGLES

B2B : Business To Business

B2C : Business To Consumer

C2C : Consumer To Consumer

C.E : Conseil Européen

CCCL : Code Civil Congolais Livre

CECJ : Comité européen de coopération juridique

CNUDCI : Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International

E.D.I : Echanges de Données Informatisées

E-commerce : Commerce Electronique

EIDAS : Electronic Identification Authentification And Trust Services

INTERNET : International Network

LCEN : Loi pour la Confiance de l’Economie Numérique

MMS : Multimédia Messaging Service

O.C.D.E : Organisation de Coopération et de Développement Economique

OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires

R.C.CM : Registre de Commerce et Crédit Mobilier

R.D.C : République Démocratique du Congo

SMS : Service de Messages Courts

T.I.C : Technologie d’Information et de Communication

U.R.L : Uniform Ressource Locator

UNIDROIT : Institut International pour l’Unification du Droit privé

WWW : World Wide Web


INTRODUCTION

L’histoire de l’humanité a été marquée par deux grandes révolutions : la naissance de


l’agriculture et l’apparition de l’industrie. Depuis ces dernières décennies, nous assistons à
une troisième révolution, celle de l’informatique avec l’internet. 1L'utilisation des réseaux
numériques s’est généralisée à grande vitesse. Ceci a eu un impact important non seulement
sur les relations humaines, mais également sur les rapports à l’espace-temps, car la
transmission de l’information a aboli les frontières géographiques et temporelles.2

Le commerce électronique est une activité évolutive, il apparaît comme innovant,


car il permet la conclusion de contrat à distance grâce aux technologies de l’information
et de la communication notamment Internet ; mais aussi parce qu’elle représente une
opportunité pour les entreprises de s’affirmer à l’échelle internationale. Ainsi la présente
étude se propose de traiter sur les relations contractuelles établies par voie électronique, et
plus précisément dans les activités commerciales. Nous allons faire une analyse comparative
de la validité juridique du contrat de commerce électronique en Droit congolais et Droit
français.

I. PROBLÉMATIQUE

La fin du XXe siècle a été marquée par le développement des technologies de


l’information et de la communication (TIC) au niveau mondial.3 La mondialisation de
ces TIC, incluant Internet, a révolutionné le monde et particulièrement le domaine du
commerce, favorisant ainsi le développement d’une nouvelle catégorie de commerce
appelé commerce électronique ou e-commerce.4

L'OCDE définit le commerce électronique comme la vente ou l’achat de biens


ou de services effectué sur des réseaux informatiques par des méthodes spécifiques de

1
GHAITH Saadi, le contrat de commerce électronique étude comparative entre le droit émirien et le
droit français, Université Paris Panthéon, juillet 2022 p.7.
2
GHAITH Saadi, op.cit. p.7.
3
OCDE, Centre de développement, Commerce électronique et développement, Andrea Goldstein
et David O’Connor, dir, Études du Centre de développement, Paris, OCDE, 2003. p.7.
4
Xavier Van Overmeire, Etienne Wery et Chantal Bernier, Commerce électronique Canada-
Union européenne, Éd.Larcier, 2018. p 19.
2

réception ou de passation de commandes.5 Pour certains auteurs, le commerce


électronique ne doit pas être réduit à l’achat et à la vente uniquement.

Le législateur français, définit le commerce électronique comme une activité


économique par laquelle une personne propose où assure à distance et par voie électronique la
fourniture des biens ou des services.6 Entrent également dans le champ du commerce
électronique les services tels que ceux consistant à fournir des informations en ligne, des
communications commerciales et outils de recherche, d’accès et récupération des données,
d’accès à un réseau de communication ou d’hébergement d’information, y compris lorsqu’ils
ne sont pas rémunérés par ceux qui les reçoivent.

Le législateur congolais, le définit comme une activité commerciale par laquelle une
personne propose où assure par voie électronique ou via un système informatique, moyennant
paiement d’un prix, la fourniture des biens et services.7

En effet, la définition du commerce électronique est polysémique, plusieurs


définitions peuvent lui être attribuées. La littérature reste cependant marquée par une
vision assez généraliste du commerce électronique.8 Le e-commerce peut comprendre
différentes activités telles que le commerce en ligne de biens et de services, le marketing
digital et les publicités en ligne, les plateformes de paiement en ligne, les plateformes de
réservation en ligne (voyages, hébergements, etc.), plateformes de vente aux enchères en
ligne, les plateformes de financement participatif, les plateformes de streaming de musique,
de films, de jeux vidéo, etc…

Parler du commerce électronique ou du commerce en ligne renvoie à la notion de


contrat électronique, car c’est un type particulier de celui-ci, mais conclu dans le cadre d’une
activité commerciale. Elle concerne généralement la vente des prestations de service. En ce
sens, on est en face d'un cybermarchand et d'un cyberacheteur ou cyberconsommateur.

La validité du contrat électronique consiste à s'assurer que le contrat respecte les


règles et les conditions de validité énoncées par la réglementation s’appliquant dans un pays

5
OCDE, Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l’OCDE : L’innovation au
service de la croissance, Éd. OCDE, Paris, 2013, p .226.
6
Article 14 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique
(LCEN).
7
Article 2 de l’ordonnance-loi n°23/ 010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
8
MOUHAMADOU Sanni Yaya, Le droit de l’OHADA face au commerce électronique, thèse
de doctorat en droit, Université de Montréal et Université de Paris-Sud 11, 2011,p .14.
3

donné, ceci peut inclure notamment les conditions de formation du contrat, la reconnaissance
des signatures électroniques, la preuve électronique.

Ainsi, selon le professeur Le Tourneau, lorsque les contractants ne sont pas en


présence l’un de l’autre, le contrat est traditionnellement dit à distance. Il connaissait diverses
formules déjà anciennes : par correspondance, par téléphone et par télécopie. Il s’est ajouté à
cette panoplie les contrats par l’internet, constituant le commerce électronique.9

Le commerce international s’est trouvé modifié par les technologies numériques, où


les contrats sont conclus avec des personnes virtuelles qui ne se rencontrent, en principe,
jamais. La conclusion du contrat par voie électronique a imprimé au commerce
international des caractéristiques communes. En ce sens qu’ils sont des contrats à la fois
dématérialisés, conclus à distance et qui revêtent une dimension potentiellement
internationale. Il convient de noter que les contrats, que ce soit en Droit commun ou
en Droit spécial, sont au cœur de l’activité humaine. Acheter, louer, prêter, construire,
réparer, représente autant d’opérations quotidiennes dont la réalisation est assurée par
l’outil contractuel. 10

Le contrat ainsi, conclu par voie électronique doit pouvoir être efficace juridiquement
et répondre aux exigences de sécurité juridique. Sous l'angle de la preuve, l'immatérialité des
échanges électroniques impose d'assurer un niveau de sécurité comparable à celui des contrats
en papiers.11Ainsi la signature électronique est un moyen efficace pour répondre à ces
impératifs dont l'objectif est d'assurer la sécurité juridique des transactions réalisées sur un
réseau informatique (internet).

Il existe une grande différence entre l'internet et le web, en effet l'Internet est un
système de réseaux informatiques reliés entre eux. C'est de là que vient son nom. Ce dernier
est la contraction d'interconnected network, réseau interconnecté en anglais. Il est la structure
qui permet d'envoyer des paquets d'informations d'un ordinateur à un autre, grâce à un
système complexe d'adresses qui font parvenir ces informations au bon endroit. Il a d'abord
été utilisé à des fins militaires, puis pour faciliter la transmission d'informations entre des
universités et des centres de recherche. Internet permet l'utilisation de différentes applications,

9
Voir GHAITH Saadi, Op.cit, p.11
10
Edmond MBOKOLO, Philippe BOSEMBE, Eddy MWANZO, Victor MITUNGA, Les
problèmes liés au contrat électronique en droit congolais. UNIKIN, Kinshasa, 2020, p. 205.
11
EDDEROUASSI Meryem, Le contrat électronique international, Thèse. Université Grenoble Alpes,
Paris 2017. p.224.
4

comme le mail utilisé pour le partage de fichier. Or, l'une de ces applications est justement le
Web.12

Le Web permet de consulter des pages sur des sites, grâce à des navigateurs adaptés, et
via des machines comme des ordinateurs ou des Smartphones. Il s'agit un peu d'une immense
bibliothèque de documents, qui repose sur les fondations complexes d'Internet. Le Web utilise
de nombreuses technologies et protocoles pour une utilisation simple. C'est par exemple le cas
de l'hypertexte, qui permet d'aller d'un site à un autre en cliquant sur un lien, ou les URL, qui
identifient simplement l'adresse d'un site ou d'un contenu.13

Ainsi le commerce électronique peut être opéré à la fois sur l'internet ou le web. Tous
comme ses éléments. En effet, la signature électronique est un processus qui utilise Internet
pour transmettre les données nécessaires et le Web pour présenter le document à signer et
permettre à l'utilisateur de signer électroniquement le document.

Il existe une interaction entre le contrat électronique, la signature et preuve


électronique. En effet, la signature électronique et la preuve électronique sont des éléments
clés du contrat de l’électronique, car ils permettent de garantir la validité du contrat et de
prouver l'existence du contrat. Cependant pour que ces éléments soient valables
juridiquement, ils doivent respecter les réglementations établies.

Ainsi, on se pose les questions suivantes, quelles sont les conditions de validité
juridique du contrat de commerce électronique en Droit congolais en comparaison du Droit
français; mais aussi les divergences des règles de preuve électronique, enfin la reconnaissance
de la signature électronique dans le contrat du commerce électronique dans les deux ordres
juridiques.

Tels sont les trois grands versants sur lesquels vont se déployer notre travail.

12
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2019/03/11/32001-20190311ARTFIG00004-quelle-est-la-
difference-entre-le-web-et-internet.php, consulté le 02 janvier 2024 à 19h59.
13
Idem.
5

II. HYPOTHÈSE

L’hypothèse est une proposition que l’on veut défendre ou discuter. Elle est, en
réalité, une proposition relative à des explications des phénomènes en étude. 14 Il s’agit de
donner un argumentaire qui servira ou non de postulat à notre travail. Au fil des années le
web est devenu un vaste espace mercantile gagnant tous types de relations commerciales. Elle
s’est imposée entre les professionnels (B2B Business to Business), entre les professionnels et
les consommateurs (B2C Business to Consumer), et entre les consommateurs (C2C Consumer
to Consumer), soit de manière directe, soit à l’entremise d’une plateforme numérique. De
nombreux facteurs ont contribué au développement du commerce électronique, qu’ils soient
de nature technique avec notamment l’augmentation des débits de communication et les
mécanismes de sécurisation des paiements en ligne ou qu’ils soient d’ordre juridique avec le
modèle concurrentielle du commerce traditionnel.

En raison des différences entre le Droit congolais et le Droit français en matière de


reconnaissance juridique des contrats électroniques et de preuve électronique, il est probable
que les parties contractantes rencontrent des difficultés dans la conclusion et l’exécution du
contrat de commerce électronique, ce qui peut entraîner des litiges et des coûts élevés pour les
parties. Pour surmonter ces obstacles, il est nécessaire de mener une analyse comparative des
réglementations et des pratiques juridiques en vigueur dans les deux pays.

III. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET

A. Choix du sujet

Il s'avère que le choix que nous avions fait en optant pour ce sujet comme notre travail
de fin d’Etudes s’explique par le faite que l’analyse de la validité du contrat de commerce
électronique en droit congolais en comparaison du droit français nous permet de nous
concentrer sur les aspects juridiques les plus importants du commerce électronique dans ces
deux pays notamment, la formation du contrat, la preuve et la signature électronique.

14
BANZA Aimé, Manuel de la méthodologie des recherches juridique. Université de Lubumbashi,
Fac de Droit, 2023, p.62
6

B. Intérêt du sujet

Le présent travail comme tout autre œuvre scientifique s’est fixé deux centres
d’intérêt, à savoir : l’intérêt théorique et l’intérêt pratique.

a. Intérêt théorique

Ce sujet est important car il permet d'analyser les différences entre les règles et les
pratiques juridiques en matière du commerce électronique entre les deux ordres juridique. Il
permet également d'explorer les principes juridiques clés qui sous-tendent la validité des
contrats électroniques, tels que la reconnaissance de la signature électronique, la protection
des données personnelles et la responsabilité contractuelle. Et pourra le cas échéant, aider
d’autres chercheurs qui traiteront de ce sujet sous d’autres dimensions et vont s’en inspirer, et
éventuellement nous compléter pour une meilleure avancée de la science.

b. Intérêt pratique

Dans le cadre du commerce électronique, la protection des consommateurs est


essentielle pour garantir leur confiance dans le système et leur sécurité. Cette étude nous a
permis de comprendre l’importance de mettre en place des mécanismes de protection
efficaces, tels que la reconnaissance de la signature électronique, tout en protégeant les
données personnelles, preuve électronique qui également importante et le droit de rétractation,
la responsabilité des vendeurs en cas de non-conformité ou d’informations mensongères. Les
entreprises qui opèrent dans le commerce électronique doivent tenir compte dans la
conclusion de leurs contrats du contexte des systèmes juridiques différents. Ils doivent
également être transparents dans leurs pratiques commerciales, en fournissant des
informations claires et précises sur les produits ou services proposés notamment: les prix, les
conditions générales de vente qui contient les modalités de paiement et de livraison.

IV. MÉTHODES ET TECHNIQUES DES RECHERCHES

Tout travail a une méthode scientifique appropriée. A ce sujet M. GRAWITZ


renchérit : il est connu que plusieurs sont les voies ou méthodes qui conduisent vers la réalité
normative sans qu’ils puissent dire avec exactitude, laquelle est la meilleure et sans qu’il soit
nécessaire d’établir une quelconque exclusivité.15

15
GRAWITZ. M, Méthodes des sciences sociales, Droit public et sciences politiques, 11ème édition,
Dalloz, Paris 2001, p.420.
7

Ainsi dans l’optique de ce travail, nous exploitons tour à tour les méthodes juridiques,
comparatives, interprétative et la technique documentaire.

A. Méthodes

La méthode juridique ou exégétique pour confronter les faits au droit. Pour ce faire,
nous avons exploité les textes légaux, la doctrine concernant le sujet traité. Nous avons
également adopté une approche interdisciplinaire en utilisant la méthode comparative qui soit
à même de nous permettre de trouver les nets éclaircissements sous d’autres cieux.

Nous avons utilisé diverses méthodes interprétatives.

Tout d’abord, l’interprétation sémiologique, qui nous permet de maîtriser le langage


utilisé dans ce texte. Ensuite, l’interprétation téléologique, qui cherche à dévoiler le sens du
texte en fonction de sa raison d’être, de son but et de l’objectif poursuivi par son créateur.
Enfin, l’interprétation systématique, qui a été extrêmement utile pour comprendre notre
travail, est une technique d’interprétation d’une importance considérable.

B. Techniques

Les techniques sont des méthodes précises et bien définies, qui peuvent être transmises
et utilisées pour aborder de nouveau la même problématique et résoudre l’observation en
question.16 En ce qui le concerne, la technique documentaire c’est un art de rassembler les
matériaux nécessaires pour effectuer le travail scientifique c’est-à-dire qu’elle permet à
l’enquêteur de recenser tous les documents pour l’aider à la réalisation harmonieuse de son
travail, laquelle nous a permis la récolte des données tirées de quelques instruments juridiques
aussi bien nationaux qu'internationaux, des ouvrages, des articles, des travaux de fin de cycle,
des mémoires, des thèses et enfin de site internet.

V. DÉLIMITATION DE L’ÉTUDE

La délimitation est toute démarche scientifique par laquelle on procède fatalement


par un découpage de la réalité car il n’est pas possible d’étudier, de parcourir tous les
éléments jusqu’aux extrêmes limites de la terre et jusqu’au bout du temps. 17 C'est ainsi

16
GRAWITZ M, Méthode des sciences sociales, 9ème éd, Dalloz Paris p. 7
17
SHOMBA KINYAMBA S, Méthodologie de la recherche scientifique, éd Mes, Kinshasa 2003, p.
29
8

qu’il est nécessaire d’établir des limites à la fois temporelles et spatiales afin de répondre aux
exigences et aux contraintes inhérentes à cette étude.

Dans cette optique, l’étude peut être délimitée selon deux perspectives : celle du temps
et celle de l’espace.

La délimitation temporelle exige de préciser la période à examiner. Cette analyse


adoptera une approche diachronique pour étudier la validité du contrat de commerce
électronique en Droit congolais en comparaison du Droit français, en se concentrant sur la
période allant de 2001 à nos jours. Ainsi nous aborderons les aspects juridiques des conditions
de validité du contrat électronique dans la sphère de l’e-commerce. Quant à la délimitation
spatiale, le commerce électronique implique les transactions et échanges entre différents pays
du monde. Dans le cadre de cette étude nous allons nous baser sur le territoire congolais tout
en faisant une étude comparative à l’espace français.

VI. PLAN SOMMAIRE

Hormis l’introduction et la conclusion la présente étude est structurée en deux


chapitres : Le premier chapitre aborde la généralité sur le contrat du commerce électronique;
Et le deuxième chapitre cerne les conditions de validité du contrat du commerce électronique
en Droit congolais et en Droit français.
9

CHAPITRE I. CONSIDERATIONS GENERALES SUR LE CONTRAT DU


COMMERCE ELECTRONIQUE

Dans le cadre de ce premier chapitre, il nous sera utile de parler tour à tour sur les
notions générales sur le contrat du commerce électronique (Section I). Ensuite nous allons
étendre notre étude sur le régime du contrat électronique (Section II).

SECTION I : GENERALITES

Il sera question dans cette première section de parler du marché électronique


(Paragraphe I) et les consommateurs dans le commerce électronique (Paragraphe II).

§I. Le marché électronique

Le marché électronique transnational ou le marché virtuel/numérique/électronique


permet de réaliser des transactions commerciales et de conclure des contrats, de manière à la
fois directe et rapide, entre deux parties, entreprises, professionnels et consommateurs.18

Le commerce électronique donne lieu à la passation du contrat, comme tout


contrat il y’a : « une personne engagée (un débiteur) et une autre personne envers laquelle cet
engagement est prise (un créancier)». Les deux parties s'engagent à respecter le contrat. Dans
le contexte numérique, les différents types du contrat du commerce numérique qu'ils
effectueront. Ce sont des contrats qui sont effectués généralement au moyen d’un écran,
brisant ainsi les frontières physiques, nationales ou internationales.

L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)


définit le commerce électronique (ou e-commerce) comme toutes formes de transactions liées
aux activités commerciales, associant tant les particuliers que les organisations, et reposant
sur le traitement et la transmission de données numérisées, notamment texte, son et image. Il
désigne aussi les effets que les échanges électroniques d’informations commerciales peuvent
avoir sur les institutions et le processus, qui facilitent et encadrent les activités commerciales.

La notion de commerce électronique inclut tant le commerce entièrement


dématérialisé, que le commerce partiellement dématérialisé. Pour les opérations entièrement
dématérialisées, elles sont réalisées en ligne d’un bout à l’autre, comme les fournitures
d’informations, les livraisons de logiciels. Pour celles qui sont partiellement dématérialisées,
elles concernent surtout les biens matériels vendus en ligne mais livrés en dehors des réseaux.

18
GHAITH Saadi, Op.cit. p.9.
10

Il s’agit, en général, des biens vendus par le biais d’internet mais dont la livraison a lieu par
voie classique.19

Dans le marché électronique nous trouvons les contrats sur l’électronique et les
contrats par l’électronique.20 Les contrats sur l’électronique font appel aux ressources
électroniques et informatiques, comme la fourniture d’accès à internet, les contrats
d’hébergement, ce sont des contrats dits spéciaux qui sont en rapport avec toutes sortes
d’activités en ligne.

Quant aux contrats par l'électronique, ce sont ceux qui permettent la réalisation
des opérations de commerce traditionnelles, mais effectuées via internet,21tel qu’un contrat de
vente conclu entre deux parties par courriel électronique.

1. Les acteurs du contrat du commerce électronique

Les évolutions des technologies de l’informatique et des communications ont


conduit à une révolution remarquable de la façon d’échanger et de communiquer. Cette
citation des Messieurs Ghernaouti et Dufour résume la manière dont ces évolutions ont
conquis le monde : avec l’internet, les frontières géographiques traditionnelles de proximité
au profit d’un environnement virtuel ou tous les services semblent être de proximité. Cette
proximité est renforcée du faite d’une communication immédiate et par la possibilité
d’effectuer des actions à distance. Les produits dématérialisés sont téléchargeables
instantanément alors que les produits physique sont livrés toujours plus rapidement par des
acteurs logistiques globalisés. L’abolition des notions de distances géographique et temporelle
induite par l’usage des réseaux de télécommunications et d’internet exerce une influence sur
la façon dont chacun perçoit le monde et interagit avec lui favorisant l’émergence de l’idée
d’un village global.22

Il sied de définir tout d’abord le contrat, l'article premier du décret du 30 juillet


1888 sur les contrats ou les obligations conventionnelles définit le contrat comme étant une
convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs
autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. Le code civil français en son

19
CORNELOUP Sabine, DELEBECQUE Philippe, JACQUET Jean-Michel, Droit du commerce
international, 3ième éd, Dalloz Paris, Décembre 2014, p.307.
20
Voir GHAITH Saadi op.cit. pp.30, 31
21
GHAITH Saadi, op.cit. p.11.
22
GHERHAOUTI Solange, DUFOUR Arnaud, Internet, Collection que sais-je ? Presse universitaire
de France, 9ème éd, 2017, p.6.
11

article 1101, le définit comme un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes
destinées à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

On constate que ces deux définitions mettent en exergue deux personnes qui
s'engagent consensuellement, à respecter une convention, un accord. Il sied de souligner que
le contrat du commerce électronique est plus complexe, car les parties sont absentes c'est ainsi
qu'ils soulèvent des difficultés juridiques.

Quoi qu'il en soit, ils relèvent pour l'essentiel du droit commun des contrats et des
règles propres aux principaux contrats spéciaux, même s’ils présentent une certaine spécificité
due notamment au contexte technique original dans lequel ils s’inscrivent ainsi que
l’interférence des règles de la propriété intellectuelle, découlant de la protection spéciale dont
jouissent les logiciels.23

Le commerce électronique est caractérisé par trois mots : l’immatérialité,


l’interactivité, et l’internationalisation puisqu’il possède des normes mondiales et ignore les
frontières.24À cette dématérialisation, le contrat électronique dénote d'une certaine
complexité, car il fait intervenir une diversité des intervenants, les opérateurs sont alors
nombreux. Il s’agit, entre autres, de commerçants, de fournisseurs, de conseillers de toutes
sortes. Cette diversité de personnes, dont la fonction et la responsabilité sont souvent floues,
ne va pas sans poser de problèmes, notamment pour le consommateur.25

Parmi ces multiples opérateurs dans le marché électronique, beaucoup ne sont pas
de véritables professionnels. En effet, parmi ceux qui se disent professionnels, figurent les
personnes qui font du commerce occasionnellement. Et le marché électronique, de par sa
nature, ne fait pas ressortir clairement cette distinction.

La conclusion du contrat électronique s'exerce librement en considération du


principe de la liberté de commerce et d’industrie qui est consacrée par les articles 34 à 35 de
la constitution du 18 février 2006 et de la liberté d'exercice du commerce électronique, qui est
repris par l'ordonnance loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code numérique en son article
50.

Il est de principe que le contrat électronique soit impersonnel dans la mesure où la


qualité des parties ou des contractants n’est pas importante. Mais exceptionnellement certains
23
BOUCHE Nicolas, HUET Jérôme, Les contrats informatiques, Lexis Nexis, 1ère éd, Paris, pp. 1-2
24
LE TOURNEAU Philippe, Contrats informatiques et électroniques, Dalloz 7ième éd, 2013, p. 371
25
GHAITH Saadi, Op. cit. p. 26
12

contrats sont conclus en considération de la personne, ils sont dits des contrats intuitu
personae, c’est le cas où on choisit une personne en considération de son titre, sa qualité, ses
compétences.

En ce qui concerne le contrat électronique du faite qu’il ne met pas les parties en
présence, il est difficile de tenir compte de la qualité de personne. L’interactivité dans le
contrat du commerce électronique se réfère à la capacité des utilisateurs d’interagir avec les
sites Web de l’activité du l’e-commerce, pour la recherche, la sélection des produits, la
comparaison des prix et la négociation des termes et des conditions générales dans le but de
conclure et dans une certaine mesure, valider un contrat.

Pour Vincent GAUTRAIS, le contrat électronique est celui qui, par essence, est
presque de nature internationale. Le caractère international du commerce électronique brise la
distance géographique ainsi que l’espace physique, en permettant aux entreprises et aux
consommateurs de vendre et acheter des produits ou des services à travers le monde entier.
Cependant le caractère international du commerce électronique peut poser également des
problèmes notamment en termes de réglementation, de taxes, de douanes, et des protections
des usagers.26

2. Les différents types de contrat du commerce électronique


Il est important avant d’aborder la question de la typologie des contrats du commerce
électronique, de se pencher sur la notion du commerce électronique, qui est une forme de
commerce s’effectuant par voie électronique, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’internet ou
d’autres réseaux de communication électronique. Il peut prendre différente forme, telles que
les ventes en ligne, le marketing numérique, les plateformes de paiement en ligne etc.

Le commerce électronique permet aux entreprises de vendre leurs produits ou services


à un plus large et de manière plus efficace, et aux consommateurs d’acheter des produits ou
services en ligne.

Les relations du commerce électronique sont multiples, nous trouvons : les entreprises
entre eux business to business ; les entreprises et les consommateurs business to consumer ;
ou encore des contrats passés entre les non professionnelles qui propose des biens ou des
services aux consommateurs consumers to consumers.

a. Le contrat business to business

26
Voir GHAITH Saadi, Op. cit. p. 26.
13

Le contrat Business to Business est définit comme l’ensemble des relations


commerciales entre deux entreprises. Business to business est un terme anglais, c’est le nom
donné à l’ensemble d’architectures techniques et de logiciels informatiques permettant de
mettre en relation des entreprises, dans un cadre de relation/fournisseurs.27

b. Le contrat business to consumer

Le contrat Business to Consumer représente l’ensemble des techniques et des


logiciels informatiques permettant de mettre en relation des entreprises avec des clients,
appelés cyberconsommateurs.

Cette forme de collaboration est peu usitée par des pays africains notamment: le
Ghana, l'Ethiopie, le Sénégal et l'Afrique du Sud. Mais la plupart des sites sont hébergés en-
dehors du continent africain à cause, soit du coût de l'hébergement ou de la qualité des
connexions Internet.28

De nombreux produits et services actuellement vendus sous une forme matérielle


sont progressivement livrés numériquement au consommateur : logiciels, musique, articles de
presse, etc. Les entreprises économisent ainsi en capital investi, de même qu'en frais de
stockage, de présentation et de distribution, s'évitent les intermédiaires, tout en soignant une
approche personnalisée du client.29

c. Le contrat consumer to consumer

Quant au contrat Consumer to Consumer, c’est entre les consommateurs. Il s’agit


des échanges de produits, biens et services entre non professionnels. Aujourd’hui dans le
marché électronique il est de plus en plus rencontrer des opérations qui s’effectuent sans
l’intermédiation. Appelé également e-commerce désignant toutes les relations de commerce,
quel que soit les activités concernées.

27
BEKALE Blaise, NGUEMA Gilbert, La concurrence déloyale dans le commerce électronique,
Collection Etudes Presses Universitaires de Perpignan, 2015, p. 24.
28
MULINGWA OMANDE Damase, La formation des contrats de vente à distance par voie
électronique : Analyse comparative en droit congolais, en droit français et communautaire, UNIKIN,
2009 p.52.
29
Idem.
14

§2. Les consommateurs dans le commerce électronique

1. Le consommateur, professionnel et non professionnel

Les consommateurs dans le commerce électronique est une personne physique ou


morale qui achètent des produits ou des services en ligne en d’autres termes ce sont les
bénéficiaires des services en ligne. Pendant les premières années du net à la fin des années
nonante, Les consommateurs se servaient uniquement de leurs ordinateurs, fixe ou portable,
connecté à un réseau de communication électronique, et grâce auquel ils accédaient à des sites
transactionnels. Progressivement, avec l’amélioration des moyens de communication, la
polyvalence des téléphones portables qui ne servent plus à téléphoner mais sont devenus de
véritables ordinateurs.30

En effet, la personne du consommateur peut porter le nom d’usager (lorsque l’on


met en avant la vision du service public), le nom de client (lorsque l’on met en avant une
approche mercantile de l’exploitation des télécoms), le nom d’abonné (lorsque l’on garde à
l’esprit la vision d’appartenance à un réseau).31

En France l'ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 du Code de la


consommation définit les trois notions. Ainsi, il faut entendre :

 Par consommateur : toute personne physique qui agit à des fins qui n’entrent pas dans
le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole ;

 Non professionnel : toute personne morale qui n'agit pas à des fins professionnelles ;

 Professionnel : toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui agit à des
fins entrant dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale
ou agricole, y compris lorsqu’elle agit au nom ou pour le compte d’un autre
professionnel.

À ce jour la République démocratique du Congo (RDC) ne dispose pas d'une loi


consacrée exclusivement à la protection intégrale des consommateurs. De même, les lois
éparses qui reprennent de manière isolé certains droits reconnus aux consommateurs
n'apportent pas non plus assez de précision sur le concept "consommateur". Cette tâche

30
JACQUEMIN Herve, La protection du consommateur dans le commerce mobile, Dans M-
commerce, lus Mercatorum, intersentia, 2017, p.25.
31
NDUKUMA KODJO Adjayi, Cyberdroit, telecoms,internet,contrats de e-commerce, Kinshasa
2009, p.119.
15

semble être laissée à la doctrine. Par conséquent, certains chercheurs optent pour une
définition restrictive de la notion du consommateur qui refuse de reconnaître à la personne
morale la qualité de consommateur. D'autres par contre estiment qu'en l'absence d'une
définition légale précise, une telle limitation ne saurait être appliquée en droit congolais. 32

Ces définitions qui font partie des règles du droit commun concernant les contrats
classiques, sont aussi applicables aux contrats électroniques, tout en tenant compte, bien
évidemment, de leurs caractéristiques particulières.

2. La protection des consommateurs

Les consommateurs qui prennent part au commerce électronique devraient


bénéficier d’une protection transparente et efficace d’un niveau au moins équivalent à celui de
la protection assurée dans d’autres formes de commerce. Les gouvernements et les parties
prenantes devraient collaborer pour assurer une telle protection et déterminer les éventuels
changements nécessaires pour répondre aux spécificités du commerce électronique,
notamment vis-à-vis des enfants et des consommateurs vulnérables ou défavorisés. Ce faisant,
ils devraient également tenir compte des enseignements apportés par l’économie de
l’information et l’économie comportementale.33

La protection juridique accordée au consommateur congolais traditionnel


(acheteur de biens matériels en général) se limite en ce moment à quelques dispositions
législatives traitant de la publicité dans le secteur pharmaceutique, de l’affichage des prix, de
l’interdiction de refuser de vendre un produit une fois que celui-ci a fait l’objet d’une offre et
que les conditions de la vente ont été réunies, et de l’interdiction également de refuser de
fournir une prestation de services une fois que celle-ci est devenue exigible.34

À certains égards, et prises dans leur ensemble, les normes éparses relatives à la
consommation que la législation congolaise protège, mais de façon très partielle, les intérêts
des consommateurs. Elles sont tout à fait inadéquates quant à la protection des intérêts des «
cyberconsommateurs ».

32
KIJAKA K Daniel, La protection des consommateurs en droit congolais : constants et suggestions-
légavox, http : //www.legavox.fr /blog, consulté le 02 décembre 2023 à 12h05.
33
OCDE(2016), La protection du consommateur dans le commerce électronique : Recommandation
de l’OCDE, Édition OCDE, Paris, http://dx.doi./10.1787/9789264255272-fr, consulté le 02 décembre
2023 à 13h11.
34
OWANGA ODINGA Emile Lambert, La protection des cyberconsommateurs en droit congolais,
http://www.lex-electronica.org/articles/v8-1/owenga.htm, consulté le 02 décembre 2023 à 13h29.
16

En France, Il s’agit notamment de la protection des consommateurs contre les


clauses abusives. Cette protection a été instaurée par la loi n°78-23, dans son article 35, datant
du 10 janvier 1978, modifiée par la loi du 1er février 1995. Une clause abusive est une clause
qui a « pour objet ou pour effet de créer au détriment du consommateur un déséquilibre
significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. Il ressort que le code de la
consommation français est, à priori, le plus compétent pour protéger les consommateurs. Le
cyberconsommateur, étant un consommateur qui, afin d’effectuer ses achats, utilise l’outil
informatique sur internet, est, bien entendu, visé par cette protection, son rapport aux
multimédias ne formant pas un obstacle à cette fin.

Par ailleurs, la protection du consommateur au sein du marché électronique peut


aussi être réalisée à travers les règles de la concurrence déloyale et l’exercice du droit de
rétractation. La concurrence déloyale est définit comme étant le recours aux procédés
contraires à la loi et aux usages de commerce de nature à causer un préjudice ou simplement
un trouble commercial.35 Ainsi, par exemple, sont sanctionnés par la loi tout démarchage et
tout acte consistant à séduire le client, qui ne sont pas conformes aux usages et aux règles
établis en la matière. Souvent estimé comme étant la partie faible, le consommateur, qui ne
peut généralement pas savoir si une publicité en ligne provient d’une démarche légale ou d’un
commerçant honnête, est protégé dans ses choix.36 L’exercice du droit de rétractation
constitue une prérogative accordée par la loi au consommateur. Elle constitue un élément
essentiel du régime des contrats à distance, en ce compris des contrats conclus par voie
électronique. Ce droit permet au consommateur de se libérer de son engagement
postérieurement à la conclusion du contrat.37

Ce délai de rétractation permet au cyberconsommateur d’apprécier les


caractéristiques d’un produit qu’il n’a pu voir qu’à distance.

35
Article 5 point 3 de la loi-organique n°186020 DU 09 juillet 2018 relative à la liberté des prix et à la
concurrence
36
GHAITH Saadi, op.cit. p.42.
37
EDDEROUASSI Meryem, Op. cit P. 415
17

SECTION II : LE REGIME DU CONTRAT DU COMMERCE ELECTRONIQUE

Cette deuxième section sera axée sur les notions générales (Paragraphe I) et la
reconnaissance juridique (Paragraphe II).

§I. Notions générales

A. La formation du contrat de commerce électronique

La formation du contrat du commerce électronique, suit les mêmes règles que


celles du contrat traditionnel, mais avec quelques particularités liées à l’utilisation de la
technologie. En effet pour qu’un contrat de commerce électronique soit valide les parties
contractantes doivent s’entendre sur les éléments ou les conditions essentielles du contrat,
mais également respecter les règles applicables en matière de commerce électronique.

1. Les règles traditionnelles du contrat

Elles sont contenues dans l’article 8 du décret du 30 juillet 1888 sur les contrats
ou les obligations conventionnelles, ce sont les conditions de la validité du contrat qui sont au
nombre de quatre à l’occurrence ; le consentement de la partie qui s’oblige, sa capacité de
contracter, un objet certain qui forme la matière de l’engagement et une cause licite dans
l’obligation.

1.1. Le consentement

Le contrat implique nécessairement la volonté des deux parties. Pour qu’un


contrat soit valable, le consentement doit être libre, éclairé et volontaire. C’est-à-dire que les
parties doivent avoir une compréhension claire du contrat, de leurs droits et de leurs
obligations, mais encore elles doivent accepter les termes du contrat et les conditions
générales sans contrainte ou tromperie. Il est important de noter que le consentement peut être
remis en question en cas de vice du consentement, tels que l’erreur, le dol ou la violence.38

1.2. La capacité

L’aptitude à contracter des engagements est réservée aux seules personnes


capables que la loi reconnait comme telle, apte à être titulaire de droits et à les exercer
librement, Ainsi cette capacité peut être de jouissance lorsqu’une personne est titulaire d’un
droit et d’exercice lorsqu’il exerce de son propre chef. En droit congolais, les principes

38
Article 9 du décret du 30 Juillet 1888 sur les contrats ou les obligations conventionnelles.
18

généraux de la capacité sont définis par les articles 211 à 218 du code de la famille
ainsi que les articles 23 et 24 du code des obligations. Il semble cependant que la réalité
informatique a donné lieu à de nouvelles pratiques qui ne mettent pas toujours aux prises les
personnes entre elles, ni toujours des personnes capables.39

1.3. L'objet

Tout contrat a pour objet une chose qu’une partie s’oblige à donner, ou
qu’une partie s’oblige à faire ou encore à ne pas faire. De ce fait, le contrat
électronique doit avoir un objet licite et existant. Pour exister, l’objet doit être
possible et déterminé. Tandis que la licéité veut que l’objet doit être dans le
commerce et ne doit pas être contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs.40

1.4. La cause

La cause du contrat est le motif ou la raison pour laquelle une personne est tenue
de remplir une obligation envers une autre personne ; elle doit être licite, réelle et
existante. Une obligation sans cause, où qui repose sur une fausse cause ou sur une
cause illicite, ne produit point d’effet. La cause est illicite quand elle est prohibée par
la loi, quand elle est contraire aux bonnes mœurs ou à l’ordre public.41

2. Les règles de formation de contrat du commerce électronique

Le contrat du commerce électronique se forme de différentes manières. Cela


dépend de la manière dont l’acceptation est communiquée au regard de l’offre.

2.1. Offre ou pollicitation via l'électronique

Une pollicitation électronique est une proposition faite par le vendeur à l’acheteur
pour vendre par voie électronique généralement sur un site web de commerce électronique ou
par courrier électronique. Elle doit contenir tous les éléments nécessaires pour la conclusion
du contrat. L’offre électronique peut être accepté ou refusé, de lorsqu’elle est acceptée, il y’a
conclusion du contrat entre les parties, encore faut-il que l’offre soit toujours valable le jour
où intervient l’acceptation. Bien que n'ayant pas été défini par le code civil congolais et le

39
NDUKUMA KONDJO Adjayi, op.cit. p. 209.
40
MBOKOLO Edmond, BOSEMBE Philippe, MWANZO Eddy, MITUNGA Victor; Les problèmes
liés au contrat électronique en droit congolais, http://www.ijisr.issr-journal.org, consulté le 07
décembre 2023 à 20h42.
41
Lire à ce propos les articles 30 et 31 du décret du 30 juillet 1888 sur les contrats ou obligations
conventionnelles.
19

code civil français, l'offre découle de l'exigence du consentement dans ses articles 9 pour la
législation congolaise et 1109 pour celle des français : il n'y a point de consentement valable,
si le consentement n'a été donné que par erreur, ou s'il a été extorqué par violence ou surpris
par dol.

L'offre en ligne est véhiculée sur un mode audiovisuel par des vecteurs de
communications (câble, lignes téléphoniques, téléphone). Le droit commun ne s’oppose pas à
ce qu’une offre soit portée sur un réseau audiovisuel puisque le seul critère de validité du
contrat résulte de la rencontre de l’offre et de l’acceptation.42

2.2 Acceptation par voie électronique

Elle peut se définir comme l’intention définitive du destinataire de l’offre, de


conclure le contrat aux conditions générales prévues par l’offrant, et dans ce cas l’acceptation
doit être identique à la dite offre.

Le consentement par voie électronique peut se donner de différents manières,


notamment par :

 Echange de courriers électroniques, c’est le cas où l’offrant expédiera par e-mail un


fichier attaché contenant le contrat et invitera son client à le lui retourner muni de sa
signature électronique, alors le contrat est conclu ;

 La contractualisation en ligne sur le web, le double clic contre accusé de réception. Le


contrat peut être conclu sur le Web ainsi l’offre prend ici la forme d’un catalogue
interactif que l’internaute consulte directement à l’écran. Pour passer le contrat, il est
invité à compléter un formulaire ou bon de commande électronique et à payer, soit en
transmettant son numéro de carte de crédit, soit en remplissant un bulletin de virement
électronique, le tout étant ainsi effectué en ligne. Les différentes phases de la
démarche contractuelle (publicité, offre, acceptation, payement, voire livraison)
s’enchaînent rapidement, au rythme des « clics » successifs commandés par la souris
de l’internaute.43 Le processus de contractualisation se scinde en double clics et en
accusé de réception. Le premier clic concerne la vérification de la commande ou
formulaire, tandis que le second concerne la confirmation de la commande ou
formulaire ;

42
NDUKUMA KONDJO Adjayi, Op. cit. p.182.
43
Ibidem, p.194.
20

 Les contrats entre absents sont des contrats qui peuvent être conclus moyennant une
communication directe entre les applications des correspondants, sans intervention
humaine. L’automatisation complète est la caractéristique la plus remarquable de
l’échange de données informatisées bien connues sous le nom d’EDI.44 L’EDI
signifie échange de données informatisées, cela désigne le transfert électronique d’une
information d’ordinateur à ordinateur mettant en œuvre une norme convenue pour
structurer l’information.

B. L’exécution du contrat du commerce électronique

L’exécution du contrat du commerce électronique est la réalisation des obligations


convenues entre les parties. Cela peut inclure la livraison des services ou la prestation des
services, ainsi que le paiement du prix convenu. Elle renvoi à l'idée qu'il y'a eu un processus
de vente électronique ainsi que les possibilités nombreuses de paiement sur internet, sans
oublier les obligations particulières attachées à cette modalité d’exécution en ligne : d’une
part, transfert de propriété par l’offrant et de risque et d’autre part paiement du prix par le
consommateur, etc.

1. La livraison des marchandises

Les achats en ligne ne sont dits agréables que lorsque la livraison est effectuée
avec succès aux clients, cela se fait généralement de manière électronique, par téléchargement
ou par accès à un site web. Les modalités de livraison sont généralement définies dans le
contrat, telles que les délais de livraison et les conditions de garantie.

2. Le paiement électronique

Le développement du commerce électronique passe par la sécurité des


transactions au niveau étatique, comme au niveau international. Cela ne pourra pas voir le
jour sans la mise en place des systèmes rigides pour assurer la sécurité des paiements sur
internet d’une manière générale.45

Le paiement électronique existait déjà des nombreuses années dans le monde


matériel, que ce soit par carte bancaire et par virement. Le monde virtuel de l’internet, en
particulier, se trouve à la recherche permanente des moyens de paiement simples, sécurisés et
efficaces.

44
NDUKUMA KONDJO Adjayi, op.cit.p.194.
45
EDDEROUASI Meryem, op.cit, p.335.
21

Les instruments de paiement ont évolué avec l’informatisation de la société et le


développement du commerce électronique. La conséquence logique est que le paiement est
lui-même transmis par des moyens électroniques, par voie de réseaux ouverts ou fermés.46

Parmi les instruments traditionnels du paiement électronique nous avons


l'utilisation de la carte de paiement, le chèque virtuel... Mais également les instruments
nouveaux qui se sont ajoutés tels que, la monnaie électronique, la monnaie virtuelle.47

§2. La reconnaissance juridique

A. La signature électronique

Elle consiste en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien
avec l’acte auquel elle s’attache. La signature électronique peut être également définit comme
toute signature obtenue par un algorithme de chiffrement asymétrique permettant
d’authentifier l’émetteur d’un message et d’en vérifier l’intégrité. Il est vrai que cette
définition est plus technique que juridique.48

La validité de cet acte fait foie jusqu’à preuve du contraire, la vérification de la


signature électronique repose sur l’utilisation d’un certificat qualifié de signature électronique,
qui a la même force probante que la signature manuscrite.49

Dans le monde du numérique, la signature électronique, peut être numérique,


lorsqu’elle repose sur la technique de cryptographie, selon un procédé de création
particulier ;50 électronique simple, lorsqu’elle utilise une information associée au signataire,
telle qu’un nom d’utilisateur, un mot de passe pour l’authentification ; électronique avancée,
lorsqu’elle utilise des information associées au signataire, telle que des données biométrique ;
électronique qualifié, lorsqu’elle utilise des certificats électronique délivrés par des autorités
de certification accréditées pour l’authentification et l’intégrité.

La signature électronique est considérée comme un procédé permettant la


vérification de l’identité des parties au contrat, l’intégrité de l’acte mais également ; elle
démontre la manifestation de la volonté de l’auteur à consentir à un acte, un document. Elle
est également considérée comme une partie de l’écrit électronique, car parmi les éléments

46
EDDEROUASI Meryem, op.cit, p.336.
47
Ibidem, p.352.
48
Article 83 de l’acte uniforme sur le droit commercial général.
49
Article 108 de l’ordonnance-loi n° 23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique.
50
EDDEROUASI Meryem, op.cit. p.303.
22

pour la validité et l’authenticité de l’écrit électronique, la signature électronique y fait partie.


L’écrit électronique est un document fiable car il respecte les exigences de la preuve
électronique.

B. La preuve électronique

La preuve est définit juridiquement comme une démonstration de l’existence d’un


fait ou d’un acte selon les formes admises par la loi. Elle peut être établie de différentes
manières telles que par des documents écrits, des témoignages oraux, des expertises ou des
présomptions. En droit congolais, il y’a deux procédés pour donner la nature de la preuve il
s’agit de la légalité de la preuve et la hiérarchisation des moyens de preuve.

Les règles relatives à l’objet de la preuve, à la charge de la preuve et aux moyens


de preuve ont été éprouvées depuis de nombreuses années. Mais, face à l’évolution
technologique, l’avènement de l’internet, du téléphone portable et autre, il se fait ressentir un
problème de la preuve numérique.51

La preuve électronique est une preuve qui est établie à partir de données
électronique, telles que des courriels, des messages instantanés, des factures électronique.

Le régime de la preuve en droit congolais reconnait la preuve électronique ou


encore que le principe est celui de la validité de la preuve électronique. L’équivalence entre la
preuve par document électronique et de la preuve sur support papier est désormais admise.52
On parle également du principe de neutralité technologique ou de l’indifférence de la forme
de l’écrit, selon lequel l’écrit établi par voie électronique à la même valeur probante que
l’écrit sur support papier.53

Le document électronique considéré comme l’écrit électronique crée certaines


difficultés qui peuvent en limiter l’utilisation. Il pose en effet les problèmes liés à
l’authenticité du document, à la fiabilité des données ou encore à la datation de ceux-ci sans
oublier les problèmes liés à l’archivage.

C’est pourquoi l’admission du document électronique est soumise à certaines


conditions. Autrement dit, tout document électronique ne peut pas servir de preuve

51
https:// Kalieu-elongo.com/Le régime de la preuve électronique au Cameroun : entre réglementation
nationale et droit uniforme OHADA, Université de Dschang 2017, consulté le 05 décembre 2023 à
16h32
52
Article 95 de l’ordonnance loi du n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
53
Article 5 de l’acte uniforme sur le droit commercial général
23

électronique. Au rang de ces conditions, il y a l’exigence d’authenticité et d’intégrité du


document électronique. Les documents sous forme électronique peuvent se substituer aux
documents sur support papier et sont reconnus comme équivalents lorsqu’ils sont établis et
maintenus selon un procédé technique fiable, qui garantit, à tout moment, l’origine du
document sous forme électronique et son intégrité au cours des traitements et des
transmissions électroniques.54

Les procédés techniques fiables et garantissant, à tout moment, l’origine des


documents sous forme électronique ainsi que leur intégrité au cours de leurs traitements et de
leurs transmissions électroniques sont reconnus valables par l’acte uniforme relatif au droit
commercial général ou par le Comité technique de normalisation des procédures électroniques
prévu à l’article 81 du présent Acte uniforme.

Les documents sous forme électronique son également admis en matière


commerciale en application du principe de la liberté de preuve commerciale. Ainsi on peut
concevoir l’équivalence entre les documents électroniques et les documents papier
relativement aux formalités d’inscription au RCCM.55

54
Article 80 de l'acte uniforme sur le droit commercial général.
55
Articles 5, 79,82 de l’acte uniforme sur le droit commercial général.
24

CHAPITRE II. LES CONDITIONS DE VALIDITÉ DU CONTRAT


ÉLÉCTRONIQUE

Dans ce deuxième chapitre il sera question d’aborder au premier plan la validité


du contrat électronique en droit congolais (Section I), au second plan la validité du contrat
électronique en droit français (Section II).

SECTION I : LA VALIDITE DU CONTRAT ELECTRONIQUE EN DROIT


CONGOLAIS

De prime abord, tout contrat est formé par l'échange de consentement, le contrat
électronique n'en fait exception, mais sa particularité c’est le support dématérialisé sur lequel
il se forme. Le support matériel qu'il contient comprend les inscriptions numérique physique,
mais elles sont incorporelles puisque ces inscriptions étant intelligibles dans l'intermédiation
d'un appareil.56

Les conditions qui valident la formation du contrat entre personnes physiquement


absentes passent par l’écoulement d’un temps nécessaire à la prise de connaissance de
l’information, imposé par l’éloignement physique des parties. L’intervalle existant entre
l’offre et l’acceptation en ligne n’est pas en lui-même une source de difficultés puisque ce
décalage existe dans la majorité des contrats. La véritable difficulté tient au fait que le
moment où l’offre est acceptée, ne coïncide pas exactement avec le moment où le contrat est
formé puisque, physiquement éloigné de l’acceptant, l’offrant ne peut connaitre le moment
précis où l’acceptation est exprimée. 57

Le contrat électronique dénote un certain nombre de problèmes juridiques


particuliers auxquels contribuent la rapidité, l’interaction simultanée, l’ouverture et la
globalité, l’anonymat caractéristique de l’Internet. Ces caractéristiques touchent même aux
modalités de la formation du contrat en même temps qu’ils accentuent le risque de contracter
et le besoin d’encadrement juridique. L’identification des parties à la communication
électronique, l’intégrité des messages échangés par voie électronique, la preuve de la

56
SOUKAINA C, RACHID Es, Yousra, FATIMA Ezahra, YASSINE El, Le régime juridique du
contrat de vente électronique, 2020-2021, p.1.
57
É. GRIMAUX, La détermination de la date de conclusion du contrat par voie électronique ,
Comm. Com. Elec, n° 4, Avril 2004, p.10.
25

naissance des liens de droit sur le media informatique sont autant des questions qui se posent
avec acquitté en matière de formation du contrat électronique.58

§1. Les conditions traditionnelles

1. L’échange des consentements

Le contrat électronique est définit dans le dictionnaire juridique en tenant compte


de la phase de sa formation comme étant le contrat dont l'offre et l'acceptation sont formées de
manière virtuelle. Ainsi pour qu'un contrat électronique soit valable, il faut qu'il y ait une offre
et une acceptation correspondante en tout point à cette offre, et dans tous les deux cas la
volonté de se lier. Notons que le moment et le lieu de l'acceptation de l'offre sont importants
parce qu'elles constituent le point d'ancrage de plusieurs questions juridiques.

a. L'offre électronique

Le régime de droit commun de l'offre congolaise est transposé à l'offre


électronique, Cette offre aussi dénommée pollicitation est la proposition ferme de conclure à
des conditions déterminées un contrat, de telle en sorte que son acceptation suffît à la
formation du contrat. Une offre qui ne correspond pas à la dite définition, peut être comprise
comme une simple invitation à entrer en pourparlers ou encore une simple négociation.
L'offre peut être expresse ou tacite, elle peut s'adresser à un grand public ou une personne
spécifique. 59 Mais, elle n'est pas sans danger, dans la mesure où l'internet peut atteindre toute
personne sans qu'il y ait vraiment un moyen de contrôler le sérieux et la solvabilité de celui
qui est en ligne.

L'offre faite à un consommateur, par un vendeur professionnel ou une prestataire


de service doit communiquer le prix et la chose, ainsi que les conditions générales qu'elles
considèrent essentielles et de façon claire notamment : les différents étapes techniques à
suivre pour conclure le contrat par voie électronique, les moyens techniques pour identifier ou
corriger les erreurs commises dans la saisie des données avant la conclusion du contrat, les
langues proposées pour la conclusion du contrat, si le contrat une fois conclu est archivé ou
non par le prestataire, et s'il est concessible ou non.60 Ce qui réalise la première condition de

58
NDUKUMA KODJO Adjayi, Op. cit, p.180.
59
KALONGO MBIKAYI, Droit civil, Tome I, Les obligations, Ed. Centre de recherche et diffusion
Juridique (CRJD), Kinshasa, 2009, p. 54.
60
Article 53 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique.
26

l'offre, selon laquelle cette dernière doit être suffisamment précise et non équivoque dans son
contenu.

La seconde condition liée à l'offre, c'est qu'elle doit être ferme quant à l'intention
de son auteur d'être lié à son destinataire en cas d'acceptation. La réunion de ces deux
conditions est primordiale, le cas échéant, la qualification d'offre n'aura pas lieu et elle sera
entendue comme une simple proposition d'engager les pourparlers.61

Eu égard de ces conditions de validité mentionnées dans l'offre électronique,


l'offrant reste engagé par elle tant qu'elle reste accessible par voie électronique de son fait.
Ainsi une offre pour une durée déterminée perd toute valeur si l'acceptation est donnée
lorsqu'elle est expirée, alors même qu'elle resterait en ligne. C'est en cela qu'une offre est
précise et ferme et entraîne certaines conséquences juridiques.62

Une offre peut être faite au public, d'une manière générale sur le site Internet
marchand ou résulter d'une sollicitation à une personne désignée ou une entreprise, par
courrier électronique.

Le commerce par courrier électronique se nettement du commerce en ligne, en


effet c'est tout message, sous forme de texte, de voix, de son ou d'image, envoyé par un réseau
public de communication, qui peut être stocké sur un serveur de réseau ou d'équipements
terminal du destinataire, jusqu'à ce que ce dernier le récupère. Il peut avoir lieu par le biais de
l'internet ou par intermédiaire du réseau de téléphone mobile à travers le SMS ou le MMS.63 Il
convient de préciser qu’il n'y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être
l'objet des conventions.64 Compte tenu de différentes règlementations organisant diverses État
un produit peut être licite dans telle pays et être considéré comme illicite, hors commerce sous
d'autres cieux.

61
KALONGO MBIKAYI, Op. cit. p. 54.
62
SOUKAINA C, RACHID E, YOUSRA C, FATIMA E, YASSINE E, Op. cit, p. 9.
63
SOUKAINA C, RACHID E, YOUSRA C, FATIMA E, YASSINE E, Op. cit, p. 9.
64
L'article 27 du Code Civil Congolais LIII, Décret du 30 juillet 1888, sur les contrats ou des
obligations conventionnelles. B.O, p. 6.
27

b. L'acceptation électronique

L'acceptation est la manifestation de volonté du destinataire de l'offre d'être lié


dans le terme de celle-ci. L'offre ainsi faite doit contenir tous les éléments essentiels,
généralement la formulation de l'acceptation électronique se fait par un double clic,
considérée comme étant un oui. On s'interroge si le faite de procéder à un petit clic sur
internet suffit pour s'engager dans une opération commerciale d’une grande envergure. Le
faite de cliquer c'est vouloir mais, il faut cliquer une fois de plus pour manifester l'intention de
s'engager.65

Le premier clic, a lui seul, ne saurait conduire à la formation du contrat, s'il n'est
pas suivi d'un second clic, exprimé par vérification de la commande ou du formulaire, tout se
passe comme si la commande avait jamais eu lieu, ce n'est qu'au deuxième clic, confirmant le
premier, que le contrat est scellé.66 Lorsque l’offre est acceptée sans réserve, l’on peut
considérer le contrat comme définitivement formé. Mais la question est de savoir, à quel
moment précis on peut dire qu’il y a eu acceptation.67

Des théories se posent s'agissant du moment de la rencontre des consentements.

2. Moment et lieu de la formation du contrat

Le commerce électronique est caractérisé par l’absence d’un contact physique,


l’offre ayant été accepté fait naitre un contrat, un engagement mais la question est de savoir
quand, à quel moment l’acceptation a eu lieu, la réponse à cette question revêt un intérêt
pratique et théorique considérable, car c’est la solution à la question que l’on pourra
déterminer le moment dont l’intérêt juridique se mesure dans la détermination de la loi
applicable dans le temps, du point de départ de computation des délais de prescription ou
autres préfix, de la détermination de la capacités des parties, etc…68

S’agissant du moment, le code civil congolais ne fournit pas de réponse précise à


ce sujet. La doctrine et la jurisprudence ont tenté de réfléchir sur la question mais les
approches émises semblent être controversées. Pour les uns le contrat est parfait lorsque
l’acceptation est émise, c’est le système de l’émission, ce dernier dispose de deux variantes

65
SOUKAINA C, RACHID E, YOUSRA C, FATIMA E, YASSINE E, op.cit. p.10.
66
Idem.
67
NDUKUMA KODJO Adjayi, op.cit. p. 198.
68
Idem.
28

dont la théorie de l'expédition selon laquelle le contrat doit être considéré comme conclu dès
le moment où la lettre d'acceptation est envoyée, expédiée.69

Tandis que dans une autre variante, la théorie de la déclaration de volonté, le


contrat est formé dès que l'acceptation est donnée, sans qu'il y ait lieu d'attendre l'expédition
de la lettre. Pour les autres, le contrat est conclu qu’au moment où l’acceptation a été porté à
la connaissance de l’offrant, c’est le système de la réception, qui est subdivisé en deux
systèmes dont: le système de la réception stricto sensu (formation du contrat dès que
l'acceptation parvient à l'offrant) et le système de l'information.

Suivant la théorie de la réception, il ne suffit pas que les deux volontés coexistent,
il faut qu'elles se connaissent mutuellement ; plus précisément il est nécessaire que l'offrant ait
connaissance de l'acceptation car le contrat ne saurait être conclu à son insu.

Le contrat ne sera donc formé que lors de la réception de l'acceptation, c'est-à-dire


au moment où la lettre d'acceptation parvient à l'adresse de l'offrant. La conclusion du contrat
serait reportée jusqu'au moment où l'offrant prend effectivement connaissance de
l'acceptation.70

Signalons que c'est le système de la réception qui reçoit plus des faveurs sur la
scène du commerce international, il est retenu par la convention de vienne du 11 avril 1980
sur les contrats de vente internationales de marchandises en son article 18 alinéa 2, sauf qu’en
cas des usages ou relations d’affaires entre les parties une réserve d’acceptation licite est
accordée.71

69
NDUKUMA KODJO Adjayi op.cit. p. 199.
70
EDDEROUASSI Meryem, op.cit, p.159.
71
L'article 18 alinéa 2 de la convention de vienne du 11 avril 1980 sur les contrats de vente
internationale des marchandises dispose que « […] L’acceptation d’une offre prend effet au
moment où l’indication d’acquiescement parvient à l’auteur de l’offre. L’acceptation ne prend
pas effet si cette indication ne parvient pas à l’auteur de l’offre dans le délai qu’il a stipulé
ou, à défaut d’une telle stipulation, dans un délai raisonnable, compte tenu des circonstances
de la transaction et de la rapidité des moyens de communication utilisés par l’auteur de
l’offre. Une offre verbale doit être acceptée immédiatement, à moins que les circonstances
n’impliquent le contraire ».
29

Aussi, la commission des Nations unies pour le droit commercial international


(CNUDCI) a élaboré une loi type de 1966 sur le commerce électronique, avec un guide pour
son incorporation.72

Cette loi a pour objet de faciliter le commerce électronique en proposant aux Etats
un ensemble des règles internationalement acceptables dont le but est de lever les obstacles
juridiques résultant des dispositions légales auxquelles les parties ne peuvent déroger
conventionnement, en offrant une égalité de traitement à l’information sur support papier et
support électronique. Cette égalité permet de faciliter la communication sans support papier et
donc promouvoir l’efficacité du commerce international.

Elle dispose que la théorie de réception, c’est lorsqu’un message de données entre
dans le système d’information que le contrat est parfait, c’est-à-dire lorsque le message
contenant l’acceptation parvient à son destinataire ou à toute autre personne désignée pour la
recevoir.73

Les principes d’unidroit quant à lui, adoptent un système très proche de celui de la
convention de vienne en confirmant le même principe de la réception par le pollicitant de
l’acceptation de l’offre. Conformément au paragraphe 2 de l’article 2.6, une acceptation prend
effet au moment où l’indication d’acquiescement parvient à l’offrant.74

Les principes d’unidroit expliquent les raisons d’adoption du principe de la


réception plutôt que celui de l’émission en précisant que « le risque de transmission doit
incomber au destinataire plutôt qu’à l’acheteur de l’offre, puisque c’est le premier qui choisit
le moyen de communication, qui sait si le moyen de communication choisi est soumis à des
risques ou à un retard particulier, et qui est par conséquent plus à même de prendre des
mesures pour s’assurer que l’acceptation parvienne à sa destination ». La théorie de réception
adoptée par les principes d’unidroit ne sont pas absolues. Ceci admettent la conclusion du
contrat au moment de l’acceptation par le destinataire de l’offre comme dans la convention de
vienne.

72
La loi type de la CNUDCI sur le commerce électronique et Guide pour son incorporation 1996 avec
le nouvel article 5 bis NATIONS UNIES tel qu’adopté en 1998.
73
Article 15 de la loi type de la CNUDCI sur le commerce électronique.
74
Le paragraphe 3 de l’article 1.10 des principes d’Unidroit précise qu’une notification parvient
à son destinataire, lorsqu’elle est délivrée à son établissement ou à son adresse postale.
30

3. Les vices du consentement

L'intégrité du consentement est nécessaire pour la validité du contrat électronique.


Le consentement semble particulièrement vulnérable lors des échanges dématérialisés
susceptible d'être vicié par l'erreur, la violence et le dol.75

a. L'erreur

L’article 10 du CCCL III aborde deux cas d’erreur entraînant la nullité, celle sur
la substance de la chose qui en est l’objet et celle sur la personne avec qui l’on a l’intention de
contracter.76

Dans les échanges dématérialisés où les produits et les services ne sont pas
matériellement appréhendables, et où le processus de formation du contrat est automatisé, les
dangers de nullité de la convention sur le fondement d’une erreur sur les qualités
substantielles sont beaucoup présents.77 Ensuite, quant à l’erreur sur la personne, une telle
erreur n’est sanctionnée que si la considération de la personne du contractant constitue la
cause principale de la convention. Or, généralement, les contrats proposés sur les réseaux
numériques s’adressent à un public indéterminé. Dès lors que l’identité du contractant est
indifférente, la validité du contrat ne pourra pas être remise en cause.

b. Le dol

Le dol à l'ère numérique est un phénomène qui se produit de plus en plus


fréquemment. Avec l'essor du commerce électronique, les entreprises ont de plus en plus
recours à des techniques de marketing trompeuses pour inciter les consommateurs à acheter
leurs produits. Dans la pratique nous rencontrons certaines entreprises qui peuvent utiliser des
avis de consommateurs falsifiés pour donner l'impression que leur produit est de meilleure
qualité qu'il ne l'est en réalité. D'autres peuvent utiliser des techniques de vente agressives
pour inciter les consommateurs à acheter des produits qu'ils n'ont pas besoin ou qu'ils ne
veulent pas. Le dol à l'ère numérique peut avoir des conséquences graves pour les
consommateurs, qui peuvent se retrouver avec des produits de mauvaise qualité ou qui ne

75
NDUKUMA KODJO Adjayi, op.cit. p.202.
76
Article 10 du décret du 30 juillet 1888, sur les contrats ou des obligations conventionnelles.
77
NDUKUMA KODJO Adjayi, op.cit. pp. 203-204.
31

correspondent pas à leurs attentes. Les entreprises qui se livrent à des pratiques dolosives
peuvent être poursuivies en justice et être tenues responsables de leurs actes.78

Il est fréquent de trouver dans sa boîte e-mail une offre de produits


expérimentaux, ou du moins peu connus, accompagnée de visage de personnes « avant » et «
après ». C’est-à-dire avant d’avoir usé du produit et après en avoir usé, le contraste du résultat
d’avec l’aspect initial est frappant. Mais, rien n’empêche des cybermarchands peu scrupuleux
de se livrer à des montages d’acteurs pour appâter le client. C’est lorsque l’on mord à
l’hameçon que l’on devient victime du dol. 79

c. La violence

On s'interroge de savoir comment un être informatique dénué de sentiment peut se


voir inspiré une crainte, qui oblige à contracter, dans le contexte du commerce électronique, la
violence peut prendre différentes formes, telles que la menace de violence physique ou la
cyber intimidation, le forçage des programmes par des virus informatiques ou par des
moyens informatiques illicites pour troubler le fonctionnement normal de la machine
constitue une violence sur cette dernière pour arracher son feedback, valant acceptation
et acte de naissance contractuel. Si l'une des parties a été contrainte de contracter en raison
de la violence, le contrat électronique peut être annulé.80

Les implications de la violence pour la validité du contrat électronique sont les


mêmes que pour un contrat conclu dans le monde réel. Si l'une des parties a été contrainte de
contracter, elle peut demander l'annulation du contrat ou une indemnisation.

4. Autres conditions de validité

1. La capacité des parties

La capacité de conclure le contrat électronique est un élément important de la


validation. Les parties doivent être capables de contracter, c'est-à-dire qu'elles doivent être
majeures et jouir de leurs facultés mentales. La capacité de contracter à l'électronique est régie
par les mêmes règles que la capacité de contracter par les règles traditionnelles. Les parties
doivent être en mesure de comprendre les termes du contrat et de donner leur consentement de

78
NDUKUMA KODJO Adjayi, Op. cit. p, 206.
79
Idem.
80
Ibidem.
32

manière éclairée. Il est également important de noter que les mineurs ne peuvent pas conclure
de contrat électronique sans l'autorisation de leurs parents ou tuteurs légaux.

La représentation peut être volontaire comme résultant d’un mandat ou légale


lorsque le pouvoir du représentant provient de la loi. Sous ce régime sont placés : les mineurs,
l’aliéné qui n’a pas de discernement, l’interdit.81 Mais dans la pratique les catégories
d’incapables qui se rencontrent souvent sur l’Internet : Ce sont les mineurs et les prodigués,
surtout les mineurs par l’usage que font de l’Internet les jeunes générations, qui posent la
question des incapacités. Il est alors difficile de connaître l'âge de la personne, compte tenu de
la dématérialisation, bien que tous les États connaissent que l'incapacité dérive de la minorité,
mais ils ne le fixent pas de manière uniforme, ni encore la sanction assortie. 82

2. L'objet et la cause

Dans le contexte du commerce électronique, l'objet de l'obligation peut être la


vente d'un produit ou la prestation d'un service. La cause de l'obligation est la raison pour
laquelle les parties ont conclu le contrat, dans ce cas la cause de l'obligation peut être le
paiement d'un prix ou l'obtention d'un avantage.

Trois limites concernent, l’objet de l’obligation. Il doit être déterminé et


déterminable, possible, licite et moral. Ces trois limites applicables aussi aux contrats du
commerce électronique découlent des articles 28 et 29 du code civil congolais livre 3. Les
caractères possibles et déterminables de l’objet dépendent de ce à quoi les parties veulent
s’obliger, tandis que les caractères licites et morals de l’objet dépend de l’encadrement
législatif. Cet encadrement pour les contrats électroniques s’avère plus restrictif que dans le
commerce traditionnel, hors-ligne. La liste des choses hors commerce électronique semble
plus longue et spécifique que dans le commerce juridique off line. 83

81
Article 448 de la Loi 87-010 du 1er août 1987 portant Code de la famille en RDC.
82
NDUKUMA KODJO Adjayi, op.cit. p.216.
83
Idem. p.232.
33

§2. Les conditions spécifiques

A. La signature électronique

En Droit congolais, la signature électronique est reconnue comme une forme


valide de signature. La connaissance des identités et de l'engagement dans les relations
contractuelles sur internet sont très importantes. La loi congolaise prévoit que les documents
électroniques peuvent être signés électroniquement, à condition que la signature électronique
soit fiable et liée à la personne qui l'a apposée.84La fiabilité de la signature électronique est
évaluée en fonction de plusieurs critères, tels que la méthode de création de la signature
électronique, la sécurité du processus de création de la signature électronique et la capacité à
identifier la personne qui a apposé la signature électronique. En d'autres termes, la signature
électronique doit être suffisamment fiable pour garantir l'authenticité et l'intégrité du
document signé électroniquement.85 On distingue deux types de signature électronique, la
signature simple ou qualifié86 :

a. La signature simple

Elle n'est pas définie par le code numérique. A la lumière de l'article 105, on peut
conclure que, une signature électronique simple est une forme de signature électronique qui
ne nécessite pas l'utilisation d'un certificat électronique. Elle est considérée comme moins
fiable que la forme de signature électronique qualifiée, car elle peut être facilement falsifiée
ou copiée. C'est pourquoi elle est souvent utilisée pour des documents de faible importance ou
pour des transactions de faible valeur.

b. La signature qualifiée

Elle est appliquée à un document et permet d'identifier le signataire et de


manifester son consentement aux obligations qui découlent de l'acte.87 Considérée comme
étant la plus fiable et la plus sécurisée et utilise un certificat électronique qualifié, délivré par
une autorité de certification accréditée pour garantir l'authenticité et l'intégrité du document
signé électroniquement. La signature électronique qualifiée est considérée comme équivalente
à la signature manuscrite en termes de validité juridique.88 Elle est souvent utilisée pour des

84
Article 109 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique.
85
Article 110 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
86
Article 104 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
87
Article 83 de l'acte uniforme relatif au droit commercial général
88
Article 108 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
34

documents de grande importance ou pour des transactions de grande valeur, telles que les
contrats immobiliers ou les transactions bancaires.

A1. Cadre juridique de la signature électronique

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont investi ces


dernières années les différents secteurs de la vie dans la société et ces phénomènes ne sont pas
sans conséquences juridiques.

En République démocratique du Congo, l’ordonnance-loi n°23/010 portant sur le


Code du numérique a été promulguée le 13 mars 2023, marquant ainsi une étape importante
dans le développement du secteur numérique dans le pays. Il vient combler le vide juridique
et réglementer ainsi le secteur du numérique au Congo-Kinshasa.89

Parmi les innovations apportées par le nouveau dispositif législatif nous avons :

La réglementation des plateformes numériques, la dématérialisation des éléments


de preuve tels que l’écrit électronique (y compris la signature électronique), l’identification
électronique basée sur les données des personnes physiques ou morales, l’obligation de
stockage et d’hébergement des données en RDC pour assurer la souveraineté numérique du
pays, ainsi que la sécurisation du système informatique contre les cyber attaques et la
définition des infractions numériques.90

Une autre innovation importante résulte de la nécessité de mettre en place des


services publics spécialisés sur les questions du numérique. Ici, on fait allusion, notamment, à
l’organe chargé de la certification électronique des différents services numériques offerts aux
citoyens en vue de garantir la qualité des services et de protéger leurs utilisateurs ou
bénéficiaires finaux qu’il s’agisse des personnes, d’entités privées ou publiques, à l’organe
Indépendant chargé de la protection des données à caractère personnel, à l’agence chargée de
la cyber sécurité et celle chargée de la lutte contre la cybercriminalité.91

Avec l'adhésion de la RDC à l'OHADA, il convient de relever que, les articles 82


à 100 de l’acte uniforme relatif au droit commercial général tel que révisé au 15 décembre
2010, prônent la validité des documents électroniques et des signatures électroniques, la

89
https://paradigmhq.org/la-protection-des-droits-numeriques-a-laube-du-nouveau-code-du-
numerique-en-republique-democratique-du-congo/?lang=fr, consulté le 28 décembre 2023 à 10h40.
90
Idem.
91
https://paradigmhq.org/la-protection-des-droits-numerique-a-laube-du-nouveau-code-du-numerique-
en-republique-democratique-du-congo/?Lang=fr, consulté le 28 décembre 2023 à 11h23.
35

publicité et diffusion des informations des registres sous formes électroniques et l’utilisation
de la voie électronique pour la transmission des documents.

A.2. Le certificat électronique

Délivré par une autorité de certification accréditée, le certificat électronique


contient des informations sur l'identité de la personne qui a apposé la signature électronique,
ainsi que sur la validité de la signature électronique.92 Elle est utilisé pour garantir la fiabilité
de la signature électronique et est souvent associé à la signature électronique qualifiée, qui est
considérée comme la forme de signature électronique la plus fiable et la plus sécurisée, qui a
la même force probante que la signature manuscrite.93

B. La preuve électronique

Une preuve c’est un élément que les parties sont autorisées à soumettre au
juge pour entraîner la conviction de celui-ci et pour établir le fondement d’une
prétention. Le code des obligations en ses articles 197 à 245 prévoient 5 preuves en droit
civil, les preuves littérales, les preuves testimoniales, les présomptions, l'aveu et le serment.
En droit pénal, la preuve est libre et ce dans la limite du respect de l'ordre public.

Dans le cadre du contrat électronique, la preuve est l'écrit électronique, en effet, il


est admis comme preuve au même titre que l'original de l'écrit sur papier et à la même force
probante que celui-ci, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il
émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à garantir l'intégrité
conformément aux législations relatives à la conservation des archives94

La preuve est un élément crucial pour garantir la validité juridique du contrat. Il


existe plusieurs preuve électronique, que nous ne pourrons les étaler tous. Les éléments de
preuve dans un contrat électronique comprennent généralement les documents, les
enregistrements électroniques du contrat, les signatures électroniques, les preuves
d'identification de la personne qui a apposé la signature électronique, les preuves de l'envoi et
de la réception du contrat électronique…

92
EDDEROUASSI Meryem, op.cit, pp. 322- 326.
93
Article 108 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
94
Article 95 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
36

Selon un rapport du comité européen de coopération juridique (CECJ)95, Il existe


trois types d'éléments de preuve numérique qui pourraient être obtenus lors d’une procédure
judiciaire :

 Les preuves en provenance de sites internet accessibles au public ou non (Web,


Deepweb, Darkweb), tels que les blogs et les images publiées sur les réseaux sociaux,
les sites web ;

 Les preuves substantielles (ou probantes), comme l'e-mail ou des documents en format
numérique qui ne sont pas rendus publics et détenus sur un serveur ; Nous pouvons
citer les mails reçus et émis ainsi que les SMS ou les messageries instantanées comme
WhatApps, Facebook, Twitter, les enregistrements audio et vidéo, dans la limite où
les modes d’acquisition de ces preuves n’ont pas violé le respect de la vie privée ou
encore si les modes d’acquisition n’ont pas entraîné en conséquence une quelconque
forme d’infraction..96

 L’identité présumée d’un utilisateur et des données de trafic («métadonnées») qui sont
utilisées pour aider à identifier une personne en découvrant la source de la
communication, mais pas le contenu.

Cependant, même si les moyens d’obtention sont connus, l’admissibilité de ces


preuves reste néanmoins réglementées sorte que la violation du droit lié à la vie privé, la
violation de l’ordre public ou l’obtention illégale desdites preuves entraîneraient directement
l’irrecevabilité.97

L'écrit électronique a la même valeur juridique que l'écrit sur papier, ce type
d’écrit doit être horodaté et comporter une signature électronique pour avoir la même valeur
98
probante que l’écrit sur support papier légalisé ayant date certaine. La reconnaissance de la
valeur juridique et le caractère probant de l’écrit électronique au même titre que l’écrit sur
support papier entraînent conséquemment l’acceptation de la signature électronique en droit

95
MASON Stephen et RASMUSSEN Uwe, L’utilisation des preuves électroniques dans les
procédures civiles et administratives et son impact sur les règles et modes de preuve : étude
comparative et analyse, in CDCJ, 2015, p.10.
96
https://www.legavox.fr/blog/laqueendupalais/preuve-numerique-droit-congolais-27178.htm,
consulté le 31 décembre à 12h03
97
https://www.legavox.fr/blog/laqueendupalais/preuve-numerique-droit-congolais-27178.htm,
consulté le 31 décembre 2023 à 11h24
98
Article 91 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
37

congolais. La certification de l’écrit électronique par la signature électronique dans les


conditions fixées par la loi est une nouveauté dans le système juridique congolais. Désormais,
un document dont la date et l’heure, de l’horodatage sont clairement indiquées et signé
électroniquement est reconnu légalement en preuve devant les tribunaux.

Le code du numérique dresse une liste non exhaustive des documents qui peuvent
être établis électroniquement et produire des effets juridiques à l'occurrence :

Le contrat ; les actes relatifs au droit civil des personnes ;les actes relatifs aux
sûretés réelles ou personnelles, de nature civile ou commerciale, sauf s’ils sont passés par une
personne pour les besoins de sa profession ;les actes qui créent ou qui transfèrent des droits
réels sur des biens immobiliers ;les actes juridiques pour lesquels la loi requiert l’intervention
des Cours et Tribunaux ;les actes déclaratifs et liquidatifs des administrations fiscales,
parafiscales, douanières et de sécurité sociale ;les factures des biens, prestations de service des
entités publiques ou privées ;tous les autres actes pour lesquels la loi exige non seulement un
écrit sous format papier ou sous tout autre format autre que le format électronique, mais aussi
certaines formalités particulières.99

99
Article 93 de l'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
38

SECTION II: LA VALIDITE DU CONTRAT ELECTRONIQUE EN DROIT


FRANÇAIS

§1. Les conditions traditionnelles

La conclusion d’un contrat doit recueillir toutes les conditions de validité prévues.
À l'instar du contrat électronique, qu’il soit conclu entre un professionnel ou consommateur.

Au départ, la loi française organisée pour la validité du contrat quatre conditions


qui sont les conditions classiques du droit des contrats à savoir, le consentement des parties, la
capacité à contracter, un objet et une cause licite.100 Mais avec la réforme intervenue Il y'a
trois conditions, Le consentement des parties, la capacité à contracter et un contenue licite et
certain.101

1. Le consentement

Le consentement est la première condition de validité, il doit être libre et éclairé


des parties. C’est-à-dire que chaque partie doit comprendre pleinement la portée de ses
obligations et les accepter volontairement.102 Il peut être vicié par l’erreur, le dol ou la
violence. Ce sont les trois vices du consentement, qui peuvent occasionner la rupture du
contrat.103

2. La capacité à contracter

La capacité à contracter implique non seulement l’âge légal, mais aussi la santé
mentale et l’absence de toute autre restriction juridique. Si l’une des parties est jugée
incapable, le contrat peut être annulé ou devient inopposable.

3. Le contenue licite et certain

La licéité et la certitude renvoie à l'idée d'une part que le contrat ne peut déroger à
l’ordre public ni aux bonnes mœurs. Si le contrat contrevient à ces principes, il est nul.104 Et
d'autre part l’objet doit être possible et déterminé ou déterminable. Si l’objet du contrat est
impossible, illicite ou indéterminable, le contrat est nul.

100
Article 1108 Code civil français, (ancien)
101
Article 1128, Nouvel article après la réforme du 10 février 2016 (L’ordonnance n° 2016-
131 du 10 février 2016 est entrée en vigueur le 1er octobre 2016)
102
Article 1128 du code civil français.
103
Lire les articles 1130, 1132,1143 du code civil français.
104
Lire les articles 1162,1179 du code civil français.
39

A. L'offre électronique

En Droit français, la doctrine et la jurisprudence ont dégagé la notion de l'offre et


en ont précisé les caractères. Dans son acceptation la plus large, l’offre est une proposition de
contracter. En droit international, on peut retenir deux définitions données par les articles 14
§1 de la convention des Nations-unies sur les contrats de vente internationale de
marchandises et l’article 2.1.2 des principes d’unidroit relatifs aux contrats du commerce
international, qui qualifie l’offre de toute proposition de conclure un contrat qui est
suffisamment précise et qui indique la volonté de son auteur d’être lié en cas d’acceptation.105

Il résulte que l’offre faite à une personne déterminée, ou adressée au public via les
réseaux internet emporte, en cas d’acceptation, formation du contrat.106

L'offre électronique a été encadrée en 2004, lors de l’adoption de la LCEN,


L’objectif de cette loi est de développer la confiance des internautes, notamment dans
la contractualisation en ligne, afin d’encourager l’essor du commerce électronique. Pour
ce faire, elle a prévu des dispositions impératives.107

D’une manière générale, l’offre doit comporter les conditions générales


applicables notamment: l’identification précise de l’objet, la disponibilité du bien et délai de
livraison, les modalités de paiement et les garanties contractuelles. L'obligation d’information,
particulièrement étendue, permet par principe, d’assurer une précision suffisante de l’offre.

La loi pour la confiance dans l’économie numérique a précisé les conditions de


l’offre effectuée par voie électronique et qui s’imposent à ceux qui exercent une activité de
commerce électronique. L’offrant dans ce cadre, est tenu de mettre à la disposition de ses
cocontractants en ligne toute les conditions contractuelles108 applicables permettant leur
conservation.

L’offre doit indiquer, en outre :

- Les différentes étapes à suivre pour conclure le contrat par voie électronique ;

105
EDDEROUASSI Meryem, Op. cit. p.160.
106
Idem. p. 154.
107
Ibidem.
108
Code civil français, article 1127-1, al. 1 er (ancien art. 1369-4, al. 1er)
40

- Les moyens techniques permettant au destinataire de l’offre, avant la conclusion du


contrat, d’identifier d’éventuelles erreurs commises dans la saisie des données et de les
corriger ;

- Les langues proposées pour la conclusion du contrat au nombre desquelles doit figurer
la langue française ;

- Les modalités d’archivage du contrat par l’auteur de l’offre et d’accès au contrat


archivé ;

- Les moyens de consulter par voie électronique les règles professionnelles et


commerciales auxquelles l’auteur de l’offre entend, le cas échéant, se soumettre.

Une offre peut être déterminée ou indéterminée, dans le premier cas, l'offrant n'a
pas à le retirer, une fois arrivée à terme elle expire d'office, l'offre à durée indéterminée n'est
pas valable indéfiniment. Elle peut être acceptée aussi longtemps qu’elle est accessible en
ligne. Il appartient donc à l’offrant de retirer son offre de son site. Dans un souci de protection
de l’offrant en ligne, l’article 1127-1 du code civil français, issu de la loi n° 2004-575 du 21
juin 2004 et repris par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, prévoit que « l’auteur
d’une offre reste engagé par elle tant qu’elle est accessible par voie électronique».109

B. L'acceptation électronique

En tant qu'acte bilatéral, l'acceptation de l'offre est un élément fondamental de la


formation du contrat et particulièrement du contrat à distance. Si l'offre s'inscrit dans la phase
préparatoire, avec la manifestation de l'acceptation se noue la relation contractuelle. C'est
seulement à partir de ce moment-là que les droits et obligations énoncés dans l'offre
deviennent effectifs110

Ainsi donc le numérique devient alors un principaux outils permettant


d’extérioriser une acceptation donnée par voie électronique. Lorsqu’une signature
électronique est requise ou simplement utilisée, là encore, l’internaute devra confirmer
l’envoi de son accord en validant son action par le biais de la souris ou de son doigt.
Dans les deux cas, l’internaute réalise une action dénommée clic.

109
EDDEROUASSI Meryem, Op. cit. p.184
110
MULINGWA OMANDE DAMASE, Op. cit P. 30
41

a. Le clic de l'acceptation

L'extériorisation d’une acceptation est en principe nécessaire, le silence


n’ayant que rarement une valeur juridique. Tous les clics n’entraînent pas cette
transmission. Seul celui qui a été programmé à cet effet le permet. Plus précisément,
seul le clic effectué sur le bouton d’acceptation entraîne la transmission de celle-ci.

Le législateur français a introduit un processus contractuel en déterminant


les étapes requises pour parvenir à la perfection d’un contrat électronique. « Lorsqu’il
a lieu par voie électronique, l’échange des consentements ne suffit donc pas à la
formation du contrat.

Les articles 1127-1 du code civil français et suivant laissent entendre, que
l’acceptation se manifeste en deux temps, un premier clic pour accepter les conditions
générales et un second clic pour accepter le contrat après le résumé des conditions
particulières. La première acceptation n’aurait aucun effet juridique si elle n’est pas confirmée
par une seconde acceptation. Il est clair que ces formalismes sont consacrés pour assurer une
protection du e-consommateur méconnait la force donnée à l’acceptation. 111

b. Le moment de formation

En Droit français, comme en Droit congolais, c’est la théorie de la réception qui


est retenue par le législateur, en effet l’ordonnance du 10 février 2016 portant réforme des
contrats, du régime général et de la preuve des obligations en son article 1121, prévoit que le
contrat est conclu dès que l’acceptation parvient à l’offrant. Il est réputé l’être au lieu où
l’acceptation est parvenue.112

111
EDDEROUASSI Meryem, op.cit. p.191
112
Idem.
42

§2. Les conditions spécifiques

A. La signature électronique

La signature électronique a été introduite en droit français par la loi du 13 mars


2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l’information et relative à la
signature électronique transposant la directive 1999/93/CE sur les signatures électroniques,
elle a été élevé au rang de signature manuscrite ayant pour fonction l'identification du
signataire et la garantie de l’intégrité du contenu, son lien avec l’acte signé et sa pérennité
dans le temps.113

La législation française établit la valeur légale de la signature électronique en


disposant que l’écrit électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, sous
réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et
conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité. Il faut préciser que tous les
types de signature électronique ne disposent pas du même degré de force probante, selon le
niveau de signature électronique. Le niveau de fiabilité de l’identité du signataire et le niveau
de sécurité du dispositif de création de signature varient.114

C'est ainsi, selon le décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la


signature électronique, seul le niveau le plus élevé (la signature électronique qualifiée)
bénéficie de la même valeur que la signature manuscrite.

La valeur juridique de la signature électronique est renforcée par la réglementation


eIDAS (Electronic Identification Authentification And Trust Services). En effet, le règlement
européen eIDAS est une innovation juridique entrée en vigueur le 1er juillet 2016. Son but est
de favoriser le développement des usages numériques dans l’Union européenne. Entre autres,
ce texte de loi met tout en œuvre pour faciliter le déploiement de la signature électronique en
clarifiant et standardisant le cadre légal de cette technologie.115

Elle facilite le recours à la signature électronique. Elle bénéficie donc à ce jour


d’une pleine équivalence avec la signature manuscrite, dès lors que certaines fonctions
sont remplies.

113
EDDEROUASSI Meryem, Op. cit. p. 297
114
Lire les articles 1366, 1367 du code civil français
115
https://www.docusign.com/fr-fr/blog/tout-savoir-legalite-signature-electronique, consulté le 03
janvier 2024 à 09h25’
43

Au niveau international, les réflexions sur la reconnaissance de l’écrit et de la


signature électronique ont été initiées par la CNUDCI à la fin des années quatre-vingt-dix, à
travers l’adoption de deux lois types : la loi type du 12 juin 1966 sur le commerce
électronique qui consacre un article à la signature électronique, puis la loi type du 5 juillet
2001 entièrement dédiée à ce sujet.116

La signature électronique est un mécanisme permettant de garantir l'intégrité d'un


document électronique et l'authentification de l'auteur pour s'assurer que l'acte ne puisse être
remis en cause (on parle de non répudiation), par analogie avec la signature manuscrite d'un
document papier.117

La signature électronique permet de signer en quelques secondes et sans contact


physique des documents essentiels au bon fonctionnement des entreprises, tels que 118:

- Les contrats de travail ;


- Les factures ;
- Les mandats et les compromis de vente ;
- Les devis ;
- Les documents comptables ;
- Les documents juridiques ;
- Les actes notariés...

La justice reconnaît néanmoins différents niveaux de « fiabilité juridique » liée à


la sécurité119 :

 La signature électronique simple, qui doit garantir l’identification du signataire, le lien


entre l’acte signé et le signataire quant à son intégrité. En droit français, ce niveau de
sécurité doit également répondre aux exigences de l’article 1367 du Code civil.
 La signature électronique avancée, qui doit satisfaire aux exigences du règlement
eIDAS entre autre, être liée au signataire de manière univoque, permettre d’identifier
le signataire, avoir été créée à l’aide de données de création de signature électronique

116
Texte adopté lors de la Trente-quatrième session de la CNUDCI. Vienne. 25 juin- 13
juillet 2001. La loi CNUDCI et le guide pour l’incorporation de la loi type de la CNUDCI
sur les signatures électroniques ont été publiés sous la référence A/CN.9/493
117
EDDEROUASSI Meryem, op.cit. p. 296
118
https://francenum.gouv.fr, consulté le 09 janvier 2024 à 12h20
119
https://www.charmbersig.fr/ La signature électronique : quel cadre légal ?, Consulté le 08 janvier
2024 à 23h53
44

que le signataire peut, avec un niveau de confiance élevé, utiliser sous son contrôle
exclusif, et être liée aux données associées à cette signature de telle sorte que toute
modification ultérieure des données soit détectable.120
 La signature électronique qualifiée, qui doit elle aussi répondre à 4 exigences du
règlement eIDA, être une signature électronique avancée, se baser sur un certificat
qualifié (délivré après vérification de l’identité du signataire), avoir été créée grâce à
un dispositif de signature qualifié et être fournie par un prestataire de service de
confiance qualifié.

B. La preuve électronique

Dès lors que l’on parle du contrat il faut instinctivement penser à la preuve car
tout contrat doit être prouvé surtout si nous voulons faire valoir nos droits sur une chose
achetée ou vendue.

Ainsi l’adage selon lequel, les paroles s’envolent, les écrits restent explique en
partie pourquoi en droit une importance considérable est accordée à la preuve et
spécifiquement à la preuve électronique. La reconnaissance de la valeur juridique des outils
d’une transaction dans l’espace virtuel est d’une importance majeur et constitue un préalable
indispensable à la reconnaissance d’une preuve électronique en cas de contestation.121

La loi française du 13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve a


modifié le droit français de la preuve, en admettant l’écrit électronique au rang des preuves
littérales. Elle définit la preuve littérale comme résultante d'une suite de lettres, de caractères,
de chiffres ou de tout autre signe ou symbole doté d'une signification intelligible quel que soit
leur support et leurs modalités de transmission comme on l'observe, cette définition est
extensive, ce qui valide toutes les formes d'écrits, y compris ceux sous forme électronique.

Le législateur français va plus loin en admettant l’article 1366 du code civil, 122que
l’écrit électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, sous réserve que
puisse être dument identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des

120
https://www.charmbersig.fr/ La signature électronique : quel cadre légal ?, Consulté le 08 janvier
2024 à 23h53
121
EDDEROUASSI Meryem, op.cit. p.226
122
L'ancien article 1316-1 du Code civil, lequel a été légèrement modifié par l’Ordonnance n°
2016-131. L’expression « l'écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre
que l'écrit sur support papier » est remplacée par « l'écrit électronique a la même force
probante que l'écrit sur support papier ».
45

conditions de nature à en garantir l’intégrité. Il est donc affirmé par le législateur français que
la force probante de l’écrit électronique est égale à celle de l’écrit papier. Il admet le
document électronique comme mode de preuve écrite, mais avec des conditions de précaution
se rapportant aux moyens techniques utilisés assurant la bonne conservation du message et
garantissant l’identité de celui dont émane. Mais il est nécessaire que l’identité de l’auteur soit
certaine et que le document ne puisse faire l’objet de modification.

La preuve informatique ou électronique peut être utilisée pour montrer la validité


d’un accord entre deux personnes, dont la conclusion d‘un contrat, pour certains documents,
des procédures d’identifications complexes existent également. Elles peuvent nécessiter un
certificat d’authenticité afin de garantir l’identité électronique des intervenants (logiciel à
télécharger sur l’ordinateur avec mot de passe spécifique…) et l’impossibilité de modifier
toute pièce transmise. On parle alors de signature électronique, de coffre-fort électronique.

Dans ce cas, la preuve électronique, telle qu’elle est encadrée, ne pose pas de
problème. Le souci concerne la possibilité d’utiliser comme preuve tout écrit électronique.
46

CONCLUSION GENERALE

Le contrat du commerce électronique est régi par un cadre juridique complexe. Il


dispose de règles spécifiques, mais relève également du droit des obligations, des contrats
spéciaux ; du droit de la consommation.

En effet dans le marché électronique différents acteurs sont rencontrés, proposant


diverses prestations tenant compte de la typologie du commerce électronique, Ainsi les
contrats électronique visés concernent les commerçants ou prestataires de services et leurs
clients qui peuvent contracter à titre professionnel ou pour un besoin privés.

Cependant pour assurer une protection du cyberconsommateur dans le e-


commerce les cybermarchands doivent mètrent le cyberconsommateur au courant de toute les
informations nécessaires, il s’agit des conditions générales qui sous-tendent l’offre pendant la
période des pourparlers pour que ce dernier puissent prendre une décision éclairée avant de
conclure le contrat. Il peut s’agir des caractéristiques essentielles des services proposés.

Les conditions de validité du contrat de commerce électronique en Droit congolais


qu’en Droit français présentent certaines similitudes, mais aussi des différences importantes.
En effet les deux ordres juridique reconnaissent la validité juridique du contrat de commerce
électronique et exigent que les conditions traditionnelles du contrat soient respectées
scrupuleusement, même dans la sphère virtuelle. Les conditions spécifiques du contrat
électronique c’est-à-dire la reconnaissance de la signature électronique, les modalités de
conclusion du contrat, la preuve électronique est beaucoup plus encadrés par la législation
française qu'en Droit congolais puisque ce sont encore des notions nouvelles, en pleine
évolution.

Il importe de souligner que, les conditions traditionnelles du contrat en Droit


congolais ne sont pas exactement ceux prévus en Droit français. La législation congolaise
organise quatre conditions, à savoir les consentements, la capacité à contracter, l’objet licite et
la cause de l’obligation ; alors que la législation française depuis la réforme du code civil
français, elle en compte trois, le consentement, la capacité à contracter et un contenu licite et
certain. D’aucuns disent que la troisième condition c'est la compilation de ce qui fut les deux
derniers autres conditions.

Dans le rapport juridique, le droit des contrats électronique donne naissance à un


processus de formation différent de celui du droit commun des contrats. D’abord le Droit
47

congolais et le Droit français admettent que la formation du contrat électronique passe par la
réalisation des étapes successives; l’offre et l’acceptation électronique. Le moment de la
formation du contrat est fixé rétroactivement à la réception de l’accusé confirmatif de la
commande.

S’agissant de la signature électronique, les deux systèmes reconnaissent la validité


de la signature électronique, mais ont des exigences différentes en matière de forme et de
fiabilité. En Droit français la signature électronique doit respecter certaines conditions de
forme et de fiabilité pour être considérée comme valable, tandis qu'en Droit congolais, la
signature électronique est considérée comme valable si elle permet d'identifier clairement la
personne qui l'a apposée. Mais aussi la législation congolaise reconnaît deux forme des
signatures électronique, la signature simple et qualifié, quant à la législation française
organise trois la signature simple, avancé et qualifié, certains auteurs admettent une
quatrième.

En ce qui concerne la preuve électronique, elle fait partie de l’arsenal juridique de


la législation française que congolaise, mais ce n’est que dans des conditions bien précises et
strictes afin que l’identité des personnes concernées et le contenu du document soient
garantis. En revanche, le simple échange de mails est insuffisant en soi et doit être complété
par d’autres éléments afin d’établir la réalité d’un fait ou d’un acte, ainsi certains documents
électroniques ne sont pas admis en preuve électronique.123

123
https://www.clcv.org/non-categorise/la-preuve-electronique, consulté le 08 janvier 2024 à 11h23.
48

BIBLIOGRAPHIE

A. TEXTE OFFICIELS

I. TEXTES LEGAUX

1. TEXTE INTERNATIONAL
- Acte uniforme relatif au droit commercial général, Adopté le 17 avril 1997. Journal
officiel de l’OHADA du 1ère octobre 1997
- La loi type de la commission des Nations-Unies pour le droit commercial
international, Adopté le 12 Juin 1996
- La convention des Nations-Unies sur les contrats de vente internationale des
marchandises, en Vienne, le 11 avril 1980

2. TEXTE NATIONAL

- La constitution du 18 février 2006 telle que révisée par la loi n°11-002 du 20 février
2011 in journal officiel RDC
- L'ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique
- Loi n°87-010 du 1er août 1987 portant Code de la famille
- Le décret du 30 juillet 1888, sur les contrats ou des obligations conventionnelles.

3. TEXTES ETRANGERS

- La loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique


- Code civil français
- L'ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime
général et de la preuve des obligations.

B. DOCTRINES

I. OUVRAGES

1. BANZA AIME, Manuel de la méthodologie des recherches juridique. Université de


Lubumbashi, Faculté de Droit, 2023.

2. BEKALE BLAISE et NGUEMA GILBERT, La concurrence déloyale dans le


commerce électronique, Collection Etudes Presses Universitaire de perpignan, 2015
49

3. BOUCHE NICOLAS et HUET JEROME, Les contrats informatiques, Lexis Nexis,


1ère édition, Paris, 2011.

4. CORNELOUP SABINE, DELEBECQUE PHILLIPE, JACQUET JEAN MICHEL,


Droit du commerce international, Dalloz, 3ème édition, Paris, Décembre, 2014.

5. E GRIMAUX, La détermination de la date de conclusion du contrat par voie


électronique, Comm. Commerce électronique n°4 Avril, 2004.

6. GRAWITZ MADELEINE, Méthodes des sciences sociales, Droit public et sciences


politiques, Paris 11ème édition, Dalloz, 2001.

7. GRAWITZ MADELEINE, Méthodes des sciences sociales, Paris 9ème édition, Dalloz,
1993.

8. GHERNAOUTI-HELIE SOULANGE et ARNAUD DUFOUR, Internet, Collection


que sais-je ? Presses universitaires 9ème édition, 2017.

9. JACQUEMIN HERVE, La protection du consommateur dans le commerce mobile, In


J. Vannerom édition M.commerce, Intersentia, 2017.

10. KALONGO MBIKAYI, Droit civil Tome I. Les obligations édition, Centre de
recherches et diffusion juridique (CRJD) Kinshasa, 2009.

11. LE TOUREAU PHILLIPES, Contrats informatiques et électroniques, Dalloz 7ème


édition, Paris, 2013.

12. MASON STEPHEN et RASMUSSEN UWE, L’utilisation des preuves électroniques


dans les procédures civiles et administratives et son impact sur les règles et modes de
preuve : étude comparative et analyse, in CDCJ, 2015.

13. NDUKUMA KODJO ADJAYI, Cyberdroit, télecoms, internet, contrat de e-


commerce, Presses Universitaires du Congo, Kinshasa, 2009.

14. SHOMBA KINYAMBA SYLVAIN, Méthodologie des recherches scientifiques,


Edition MES, Kinshasa 2003.

15. XAVIER VAN OVERMURE, ETIENNE WERY et CHANTAL BERNIER,


Commerce électronique canada-union européenne, édition Larcier, Bruxelles 2018.
50

II. THESES ET MEMOIRES

1. EDDEROUASI MERYEM, Le contrat électronique international, Thèse. Université


Grenoble alpe, Paris, 2017.

2. GHAITH SAADI, Les contrats du commerce électronique : Etude comparative entre


le droit émirien et le droit français, Université Paris Panthéon, 2022.

3. MOUHAMADOU SANNI YAYA, Le droit de l’OHADA face au commerce


électronique, Thèse de doctorat en droit, Université de Montréal et Université de
Paris-Sud 11, 2011.

4. MULINGWA OMANDE DAMASE, La formation des contrats de vente à distance


par voie électronique : Analyse comparative en droit congolais, en droit français et
communautaire, Université de Kinshasa, 2009.

C. ARTICLES

1. SOUKAINA COHEN, RACHID ES-SALHI, YOUSRA CHOUALI, FATIMA


EZAHRA AJEMAHERI et YASSINE EL JABRI, Le régime juridique du contrat de
vente électronique, 2021.

2. Les principes relatifs aux contrats du commerce international, Publié par l’institut
international pour l’unification du droit privé, UNIDROIT Rome 1994 ISBN : 88-
86449-01-1.

D. WEBOGRAPHIE

3. https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2019/03/11/32001-20190311ARTFIG00004-
quelle-est-la-difference-entre-le-web-et-internet.php,

4. MBOKOLO Edmond, BOSEMBE Philippe, MWANZO Eddy, MITUNGA Victor;


Les problèmes liés au contrat électronique en droit congolais, http://www.ijisr.issr-
journal.org/

5. https://kalieu-elongo.com/le-regime-de-la-preuve-electronique-au-cameroun-entre-
reglementation-nationale-et-droit-uniforme-ohada/

6. OWANGA ODINGA Emile Lambert, La protection des cyberconsommateurs en droit


congolais « http://www.lex-electronica.org/articles/v8-1/owenga.htm»,
51

7. https://www.legavox.fr/blog/daniel-kijaja/protection-consommateurs-droit-congolais-
constats-33409.htm, KIJAKA K Daniel

8. OCDE(2016), La protection du consommateur dans le commerce électronique :


Recommandation de l’OCDE, Édition OCDE, Paris,
http://dx.doi./10.1787/9789264255272-fr.

9. Consultable sur le site internet de la CNUDCI,

http://www.uncitral.org/uncitral/fr/uncitral_texts/electronic_commerce/1996Model.html,

10. https://paradigmhq.org/la-protection-des-droits-numeriques-a-laube-du-nouveau-code-
du-numerique-en-republique-democratique-du-congo/?lang=fr

11. https://www.docusign.com/fr-fr/blog/tout-savoir-legalite-signature-electronique

12. https://www.legavox.fr/blog/laqueendupalais/preuve-numerique-droit-congolais-
27178.htm

13. https://francenum.gouv.fr

14. https://www.charmbersig.fr/, La signature électronique : quel cadre légal ?

15. https://www.clcv.org/non-categorise/la-preuve-electronique
52

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE .................................................................................................................................................... i

DEDICACE..................................................................................................................................................... ii

REMERCIEMENTS ...................................................................................................................................... iii

LISTE DES PRINCIPALES ABRÉVIATIONS ET SIGLES ........................................................................ v

INTRODUCTION ........................................................................................................................................... 1

I. PROBLÉMATIQUE ........................................................................................................................... 1

II. HYPOTHÈSE ................................................................................................................................. 5

III. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET ................................................................................................. 5

IV. MÉTHODES ET TECHNIQUES DES RECHERCHES ............................................................... 6

V. DÉLIMITATION DE L’ÉTUDE ................................................................................................... 7

VI. PLAN SOMMAIRE ....................................................................................................................... 8

CHAPITRE I. CONSIDERATIONS GENERALES SUR LE CONTRAT DU COMMERCE


ELECTRONIQUE .......................................................................................................................................... 9

SECTION I : GENERALITES.................................................................................................................... 9

§I. Le marché électronique ...................................................................................................................... 9

2. Les différents types de contrat du commerce électronique................................................................... 12

a. Le contrat business to business ......................................................................................................... 12

b. Le contrat business to consumer ....................................................................................................... 13

c. Le contrat consumer to consumer ..................................................................................................... 13

§2. Les consommateurs dans le commerce électronique ....................................................................... 14

2. La protection des consommateurs ......................................................................................................... 15

SECTION II : LE REGIME DU CONTRAT DU COMMERCE ELECTRONIQUE .............................. 17

§I. Notions générales ............................................................................................................................. 17

1.1. Le consentement ................................................................................................................................. 17

1.2. La capacité ......................................................................................................................................... 17

1.3. L'objet ................................................................................................................................................. 18

1.4. La cause ............................................................................................................................................. 18

2. Les règles de formation de contrat du commerce électronique ......................................................... 18


53

2.1. Offre ou pollicitation via l'électronique ............................................................................................. 18

2.2 Acceptation par voie électronique ................................................................................................ 19

2. Le paiement électronique .................................................................................................................. 20

§2. La reconnaissance juridique ............................................................................................................ 21

CHAPITRE II. LES CONDITIONS DE VALIDITÉ DU CONTRAT ÉLÉCTRONIQUE ......................... 24

SECTION I : LA VALIDITE DU CONTRAT ELECTRONIQUE EN DROIT CONGOLAIS .............. 24

§1. Les conditions traditionnelles .............................................................................................................. 25

1. L’échange des consentements ............................................................................................................... 25

2. Moment et lieu de la formation du contrat ............................................................................................ 27

b. Le dol................................................................................................................................................. 30

c. La violence ........................................................................................................................................ 31

4. Autres conditions de validité ................................................................................................................. 31

1. La capacité des parties ...................................................................................................................... 31

§2. Les conditions spécifiques............................................................................................................... 33

a. La signature simple ........................................................................................................................... 33

b. La signature qualifiée........................................................................................................................ 33

A1. Cadre juridique de la signature électronique ..................................................................................... 34

A.2. Le certificat électronique ................................................................................................................... 35

B. La preuve électronique ..................................................................................................................... 35

SECTION II: LA VALIDITE DU CONTRAT ELECTRONIQUE EN DROIT FRANÇAIS ................. 38

§1. Les conditions traditionnelles .......................................................................................................... 38

1. Le consentement ................................................................................................................................ 38

2. La capacité à contracter.................................................................................................................... 38

a. Le clic de l'acceptation ...................................................................................................................... 41

§2. Les conditions spécifiques................................................................................................................... 42

A. La signature électronique ..................................................................................................................... 42


B. La preuve électronique ......................................................................................................................... 44
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................................... 46
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................................ 48
TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................ 52
54

L’internet gouverne de plus en plus nos modes d’action, détermine nos choix et
nos tendances, influence les économies et change notre mode contractualisation. Tout au long
de processus de contractualisation électronique les règles sont présentes. L’encadrement
juridique du contrat dans différents ordres juridiques, qu’il s’agisse de la législation
congolaise que française repose sur la formation du contrat incluant les conditions de validité
et une garantie parfaite d’exécution. Le contrat du commerce électronique est régi par un
cadre juridique complexe, il dispose de règles de droit des obligations contenant les
conditions des validités du contrat, il relève également des règles spécifiques, il s’agit de
l’offre et l’acception électronique, la signature électronique et la preuve à l’ère du numérique,
et enfin des règles protectrices des intérêts de la partie faible dans la transaction.

Vous aimerez peut-être aussi