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République du Cameroun
**************
Paix - Travail - Patrie
SOUS LA COORDONNATION DE
M. YAKOUBA YAYA,
Directeur de l’Enseignement Maternel,
Primaire et Normal.
Juin 1999.
2
SOMMAIRE Pages
II Introduction 7
Annexes 24
Quelques acronymes :
CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires.
FSLC : First School Leaving Certificate .
BEPC: Brevet d’Etudes du Premier Cycle du Second Degré
CAPIEMP : Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteurs de
l’Enseignement
Maternel et Primaire.
GCE’OL : General Certificate of Education Ordinary Level.
3
Enseignement Doctorat
post - primaire: CAP
2 ans
L’enseignement normal dure 1 an (Baccalauréat),
deux ans (Probatoire), trois ans(BEPC). CAPIEMP (Cf. page 15)
4
Une lecture du tableau ci-dessus fait ressortir une pénurie en personnel enseignant
avec pour conséquence logique l’augmentation de la taille des effectifs dans les salles de
classe. D’où la nécessité de former davantage d’enseignants et de réfléchir sur un nouveau
modèle de gestion de ces classes.
De par les thèmes que nous avons choisis à savoir: la pédagogie des grands
groupes , la formation et l’utilisation des instituteurs vacataires, nous n’avons pas
cru devoir nous appesantir sur l’Enseignement secondaire général, technique et sur
l’Enseignement supérieur.
II Introduction.
L’accroissement rapide de la population et de la population scolarisable a
longtemps caractérisé le système éducatif camerounais, d’où le phénomène des
classes nombreuses ou grands groupes. En effet, dans nos zones urbaines et dans
certaines grandes agglomérations, il n’est pas rare de rencontrer des classes de plus
de 100 voire 200 élèves. Et nous avons opté pour la mise en application des principes
de la pédagogie des grands groupes pour gérer ces classes.
En plus du phénomène des classes à fort effectif, la suspension des
recrutements dans les écoles de formation de 1987 à 1995 dont celles de l’éducation
nationale, pour répondre aux exigences du programme d’ajustement structurel, les
départs en retraite, les décès, etc, ont accentué la pénurie en personnel enseignant
dans nos écoles. C’est ce qui a conduit à la recherche d’une voie contournée, celle de
la formation et de l’utilisation des instituteurs vacataires.
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2 - 46 ème CONFEMEN, contribution du Cameroun, Yaoundé, juin 1994, P.14.
3- États Généraux de l’Éducation. Rapport général, P.36.
8
Les classes à fort effectif ont toujours été préoccupantes pour les autorités
chargées de l’éducation dans notre pays. C’est ainsi que la gestion de ces classes à
effectif élevé a donné lieu à la mise en place d’un certain nombre de mesures dont la
mi-temps ou le double flux. Il s’agit de répartir les élèves d’un même niveau en
deux cohortes de telle sorte que chacune d’elles occupe la salle de classe pendant une
partie de la journée (matinée ou après-midi) avec un maître. Ces deux cohortes
occupent la salle de classe par alternance et par semaine. C’est ainsi que la cohorte
ayant occupé la salle de classe dans la matinée pendant la semaine A ne l’occupera
que dans l’après-midi pendant la semaine suivante B. Il en est de même de l’autre
cohorte. Cependant il est constaté qu’il y a de légères pertes de temps et c’est
pourquoi les cohortes qui fonctionnent pendant les après-midi doivent avoir classe les
samedis matin pour récupérer quelques heures de cours.
En plus, pour l’encadrement des élèves, on a fait recours aux maîtres dits des
parents ou bénévoles dont le salaire est supporté par les parents. Il s’agit d’une
catégorie de personnel recruté sur le tas et qui, le plus souvent, n’a reçu aucune
formation professionnelle; les diplômes académiques exigés allant du Certificat
d’Études Primaires Élémentaires au Baccalauréat. Leur proportion atteignait 30 à
60% dans certaines circonscriptions scolaires. Ici, seuls la volonté du postulant et son
souci d’enseigner l’animent. Les salaires de ce personnel connaissent beaucoup
d’irrégularités. Outre le fait que ces salaires ne sont payés que pendant les neuf mois
de l’année scolaire, leurs montants varient d’une école à l’autre, au gré de la bourse
ou surtout du dynamisme de l’association des parents d’élèves de l’établissement
concerné s’il en existe une. Dans ce cas, il est évident que la qualité du travail fourni
ne peut être que douteuse.
Ces diverses dispositions ont été prises dans l’espoir de décongestionner
les salles de classe, d’alléger la tâche des enseignants en place. Malgré cela, les
10
11
Première étape:
Le maître invite ses élèves à se mettre en sous-groupes. Les élèves peuvent se
regrouper par proximité, par hasard, suivant les disciplines, avec l’aide du maître qui,
connaissant mieux que quiconque ses élèves, peut les aider à s’installer.
Deuxième étape:
L’enseignant soumet alors à la classe entière le travail à faire en donnant
des consignes précises afin d’éviter des pertes de temps et des dérapages. Il précise
la durée de la tâche à réaliser. Pour que l’ordre puisse régner dans les équipes et
pour que tout le monde participe et apporte sa contribution au résultat attendu, il
12
Troisième étape:
Les élèves réfléchissent sur le thème qui leur a été soumis. Ils s’échangent des
idées, débattent, font une petite mise en commun, le rapporteur prenant note.
Quatrième étape:
Il s’agit ici de procéder à la mise en commun des idées émises par toutes les
équipes. A la suite de la présentation de l’apport de chaque équipe par son rapporteur,
il y a échange et enrichissement par la classe entière. La synthèse de ces idées
constitue l’essentiel à retenir sous forme de résumé par toute la classe. L’enseignant
dans cette situation joue le rôle de guide, de personne-ressource, d’animateur de sa
classe. Il veille à ce que les rôles varient dans les sous-groupes et quelque fois selon
les disciplines. Mais il retiendra que la règle d’or du travail en équipe est de ne
jamais faire faire en groupe un travail qui peut mieux se faire isolément.
Dans les classes où cette pratique est utilisée, les productions d’enfants sont
variées. Il y a plus d’échanges constructifs en classe. Les enfants travaillent bien en
petits groupes et on constate que naissent de plus en plus des leaders, des meneurs
qui peuvent rapidement devenir les auxiliaires du maître.
Dans les séminaires organisés à l’intention du personnel enseignant en cours
d’emploi, c’est le travail en équipes qui est aujourd’hui privilégié, l’objectif étant de
leur faire découvrir, par la pratique, les vertus du travail en groupes et de leur
insuffler ainsi l’idée de faire autant avec leurs élèves en classe chaque fois que faire
se peut. En effet, il ne s’agit pas à tout prix de faire travailler les élèves en petites
équipes mais de les solliciter seulement lorsque le sujet de la leçon s’y prête.
L’expérience a montré que les longs exposés présentés au cours des rencontres
pédagogiques endorment plus qu’ils ne suscitent l’activité des participants; ce que
produisent également en classe les leçons abstraites et longues. Par contre, chaque
13
fois qu’on a eu à faire travailler les élèves autrement que par une longue écoute
attentive du maître, l’on a constaté leur engouement à la tâche. En petits groupes , on
a également constaté que la prise de parole devient aisée, que la participation est
vraiment active, que l’esprit d’entraide et de solidarité se développe au détriment de
l’individualisme et de l’esprit d’une compétition pas toujours saine. C’est pour les
aspects positifs que recèle le travail en équipe sans négliger les potentialités
individuelles que nous avons recommandé la pratique de la pédagogie des grands
groupes qui permet de dédramatiser la situation des classes à effectif élevé. Il est
vrai, cela nécessite du maître un peu plus d’initiatives dans la gestion de l’espace-
classe et de son emploi du temps. Ces difficultés inhérentes à toute innovation ne
sont rencontrées qu’au début de l’expérience.
Il est vrai, lorsque les premières interventions portant sur ce thème ont été
faites en 1992 -1993 dans les séminaires provinciaux, les participants se sont posés la
question de savoir si la pratique de la pédagogie des grands groupes n’était pas une
manière détournée pour empêcher les décideurs à construire plus de salles de classe
et à former plus de maîtres pour résoudre le problème des classes surchargées. Mais
la longue récession économique a poussé les enseignants à comprendre qu’en
attendant des lendemains meilleurs, il fallait apprendre à gérer autrement les grands
effectifs au lieu de s’enfermer dans la routine, en travaillant avec 100 voire plus
d’élèves comme si la classe n’en contenait que 50.
En mettant en pratique cette pédagogie, les enseignants ont découvert que les
enfants ont l’impression de jouer alors qu’ils sont en train d’apprendre beaucoup de
choses. Certains maîtres ont déclaré avoir découvert dans cette pratique un moyen
pour eux de mieux impliquer les élèves dans leurs tâches quotidiennes et de prendre
un peu de répit (6).
Dans les classes à effectif élevé, l’une des difficultés des maîtres est le poids
de la correction des devoirs et des cahiers d’enfants. Pourquoi ne pas compter sur les
élèves pour mener certaines activités d’évaluation pour alléger la tâche du maître?
Pourquoi ne pas essayer cette dictée de groupes telle que décrite dans un numéro de
la revue “Diagonales” ? (cf. annexe).
............................................................................................
6 - Animation pédagogique, Pitoa, 28, 29, 30 octobre 1998, P.7.
14
1 - Genèse du problème.
Le Cameroun, jusque vers les années 1980, était dans le peloton de tête des
pays d'Afrique au Sud du Sahara à fort taux de scolarisation. La survenue de la crise
économique doublée du vent de libéralisation politique des années 90 et toutes les
conséquences qui en ont résulté comme les désordres sociaux, ont eu pour effet
pervers, l'accentuation de cette crise économique. Dès lors, le pays devait se serrer la
ceinture et peu s'en est fallu qu'il faillît aux missions régaliennes dévolues à tout État
comme la sécurité des citoyens, l'accès à l'éducation, aux soins de santé primaires,
etc... C'est dans ce contexte qu'il a été observé un ralentissement quasi asphyxiant du
fonctionnement des services de l'appareil étatique. Nous citerons à titre illustratif: le
non payement des salaires des fonctionnaires pendant deux mois successivement
(octobre et novembre 1993), la baisse drastique des salaires des fonctionnaires, le
cumul des arriérés de payement de la dette extérieure de l'État vis-à-vis des bailleurs
de fonds comme des opérateurs économiques internes, le gel des recrutements dans la
fonction publique, le licenciement des personnels de l'État, le gel des formations et la
fermeture de fait de presque toutes les structures de formation des personnels
techniques dont a besoin l'État. C'est dans cette dernière catégorie que se situent les
Écoles Normales d'Instituteurs chargées de former les enseignants destinés à
l'enseignement de base au Cameroun.
Mondiale aux fins d'amener le Gouvernement à dépenser moins pour la formation des
personnels.
................................................................................................................
7- États Généraux de l’Éducation, rapport général, P. 58 - 59.
personnel a continué à se faire sentir malgré le fonctionnement à peu près normal des
Écoles Normales Supérieures, la situation est devenue alarmante dans le secteur de
l’éducation de base. Le dégraissage des effectifs de la Fonction Publique sans
distinction de secteur a aggravé la pénurie en enseignants.
En effet de 1/50 vers les années 80, le ratio maître /élèves est passé à 1/55 en
1991; des études prospectives le situaient à 1/71 en 1995 pour un déficit de 10756
enseignants. Ces ratios contrastaient étrangement avec les recommandations de
Jomtien qui prescrivaient une éducation de base de qualité pour tous en l'an 2000;
recommandations qui incluaient non seulement la quantité, mais également la qualité.
Le Cameroun voguait par conséquent à contre courant.
4 - Tentatives de solution.
5 - Formation professionnelle:
Malgré ces diplômes de base requis, nous avons relevé la présence de nombreux
licenciés de l’Enseignement Supérieur parmi nos élèves-maîtres dans les Écoles
Normales.
Comme on peut le constater, les instituteurs vacataires reçoivent une formation
initiale solide au Cameroun. Les programmes de cette formation ont été revus en
profondeur par les services compétents du Ministère de l’Éducation Nationale en
attendant la réouverture des Écoles de formation. Beaucoup d'innovations y ont été
introduites pour permettre au nouvel instituteur d'avoir une vision assez large en
matière de sciences de l'éducation: nous citerons entre autres: l'éducation comparée,
la gestion des grands groupes, les statistiques appliquées à l'éducation, les
politiques éducatives et l'initiation à la recherche en éducation devant déboucher
sur la soutenance d'un mémoire sur un sujet relatif à l’éducation par tout élève-maître
en fin de formation.
Si l'on s'en tient au contenu de la formation dispensée en École Normale, la
compétence de l'instituteur vacataire recruté sur la base de sa formation ne ferait
l'ombre d'aucun doute. Nous pensons que entre les vacataires formés et les maîtres
bénévoles évoqués plus haut, la différence qu'on établirait entre leurs prestations
serait celle qui existerait entre le jour et la nuit.
En effet, sur le plan de la performance, il est généralement constaté que les
vacataires en service dans nos écoles donnent les meilleurs résultats aux examens.
Cela ne s’expliquerait autrement que par leur bonne formation, leur goût du travail
malgré les difficultés qui sont les leurs. Par exemple, les meilleurs candidats dans le
18
Nous avons décrié plus haut le phénomène des maîtres des parents en ce sens
qu'il n'y avait aucune réglementation régissant formellement leur mode de gestion. Il
n'en est pas de même des instituteurs vacataires.
Conformément à l'instruction ministérielle(8) demandant le recrutement des
instituteurs vacataires, il est stipulé que les candidats doivent entre autre être
titulaires du ( CAPIEMP), être originaires du département dans lequel ils sollicitent
leur recrutement, ceci pour tenter de limiter les difficultés liées à leur gestion
(logement, déplacement, etc).
a) Recrutement:
Chaque année, sur la base des besoins exprimés par les responsables de
l’Éducation Nationale depuis le terrain, et compte tenu des disponibilités budgétaires
réservées à cet effet, le Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale décide du
nombre d’instituteurs vacataires à recruter dans chaque département.
“Les candidats sont recrutés sur examen libre du dossier par une commission
de sélection présidée par le Délégué départemental de l’Éducation Nationale à
laquelle prennent part les inspecteurs d’arrondissement de l’enseignement primaire,
maternel et normal”.
Cette procédure ne se fait pas sans difficultés étant donné les multiples
pressions sociales signalées ici et là. C’est dire que les modalités de recrutement de
ce personnel restent un sujet de préoccupation. Elles méritent en effet d’être
reprécisées. Faudrait-il désormais les recruter sur la base de la régularité des efforts
fournis pendant la scolarité, autrement dit, privilégier les meilleurs élèves-maîtres à
la fin de la formation? Dans quelle proportion? Ou organiser un concours de
recrutement à l’échelon national après la formation? Telles sont quelques-unes des
interrogations qui peuvent faire l’objet d’une profonde réflexion. En attendant, des
milliers de candidats se présentent chaque année au concours d’entrée dans les Écoles
Normales.
devrait permettre une efficacité réelle de l'agent puisque le lien est formellement
établi entre le service rendu et les appointements.
-----------------------------------------------------------------------------------------
8 - Instruction Ministérielle du 09 août 1996.
A la fin de chaque mois, après présentation de l'état des services rendus par le
Directeur de l'école ou par l'Inspecteur de l'Enseignement Primaire et Maternel, et en
l'absence d'un rapport indiquant que l'enseignant a présenté des manquements, il est
établi, au chef-lieu du département, un bon de payement du salaire mensuel de
l'instituteur vacataire.
Comme toute innovation, des zones d'ombres subsistent encore quant à
l’application rigoureuse des instructions et à la célérité dans le payement des salaires
de tous (cf. Interview du Ministre d’État en annexe.)
..........................................................................................
11 - Chantiers d’innovation pédagogique:
Provinces du Nord et de l’Adamaoua, année scolaire 1998/1999
P.4, 5, 8,9,10.
12 - La formation est devenue payante dans les ENIEG depuis 1996:
60 000 FCFA en 1ère année BEPC, 35000 FCFA en 2ème année
et 30 000 FCFA en 3ème année.
21
Les expériences qui ont été les nôtres sont en train de faire du chemin.
La pédagogie des grands groupes nous a permis:
- de varier le mode de gestion des classes à effectif élevé en donnant aux élèves
et aux maîtres l’occasion de découvrir une autre dimension des échanges en classe:
échanges élèves/élèves, échanges maître/élèves et élèves/maître;
- de faire comprendre que les grands groupes ne constituent pas une fatalité et
que les enseignants doivent dédramatiser cette situation et l’accepter telle qu’elle se
présente tout en laissant aux décideurs le soin de rechercher d’autres solutions pour
améliorer les conditions de travail des enseignants dans les écoles qui font face à ce
phénomène;
- de rendre nos classes beaucoup plus actives en tentant d’associer chaque fois
que faire se peut les élèves à toute activité scolaire;
- d’éveiller nos élèves en créant en eux le goût du travail en groupe;
- de rendre nos élèves beaucoup plus intéressés au travail de recherche, en vue
d’apporter du matériel didactique pour les leçons (exploitation de la technique du
projet d’activité, par exemple);
- de lutter contre la routine et de bénéficier des apports de tout un chacun par
la variété de mise en sous-groupes (reconstitution des sous/groupes selon les
activités, car les sous-goupes ne sont pas toujours constitués des mêmes élèves),
- d’entraîner les passifs à la prise de parole et les autres à ne pas la
monopoliser, ce qui crée des échanges fructueux tout en améliorant les relations entre
les élèves ;
- aux élèves d’apprendre à assumer des responsabilités dans les équipes :
meneur, rapporteur, gardien du temps, etc.
- d’utiliser au mieux l’énergie des turbulents, des agités au profit de toute la
classe et de bénéficier de l’apport des plus doués.
- les enseignants ont appris et apprennent encore à jouer le rôle d’animateurs
de leurs classes, en organisant les équipes de travail et en y lançant de temps en
temps un coup d’œil pour orienter ou pour relancer la réflexion sur un sujet.
Après étude et essai de mise en pratique des techniques de gestion des grands
groupes, des enseignants ont déclaré avoir découvert en elles des stratégies
d’économie de leurs énergies en classe tout en faisant travailler davantage les élèves.
22
Leur moindre coût, par rapport à celui des instituteurs fonctionnaires, a permis
le recrutement d’un grand nombre des jeunes sortis des ENIEG (voir tableaux en
annexe).
Nous avons mis sur le marché du travail un personnel qualifié pouvant servir
aussi bien dans le secteur public que privé. Leur recrutement à l’échelon local est un
pas vers la décentralisation tant souhaitée pour certains aspects du système éducatif.
Une voie a ainsi été ouverte dans la résorption du chômage des jeunes diplômés
camerounais. Malgré les conditions de travail et de gestion financière souvent très
difficiles, les demandes de recrutement sont très élevées dans nos Délégations
Départementales de l’Éducation Nationale.
Le contrat des premiers engagés n'est pas encore à son terme échu. Étant
donné les performances constatées auprès des premiers recrutés, il est envisagé une
amélioration de leur statut. La revalorisation de leur traitement salarial a commencé
au cours de l’exercice budgétaire 1998-1999 comme indiqué plus haut. On devrait
aboutir soit à leur titularisation ou à l'établissement d'un contrat de travail définitif.
Ce qui leur permettrait de prétendre à certains avantages sociaux accordés aux
travailleurs : assurance - maladie, prestations familiales, retraite etc...
En tout état de cause, des mesures devraient être envisagées pour assurer à ce
personnel une stabilité dans le corps des personnels de l'Éducation Nationale. À cet
égard, on éviterait de retomber par exemple dans le mode de gestion hypercentralisée
qui comporte des inconvénients parfois paralysants pour le système.
À l'opposé, on éviterait le mode de payement actuel des salaires des vacataires qui
les clochardise à la limite. En effet, l'insuffisance des liquidités de certains postes
financiers fait accuser plusieurs mois d'arriérés de salaire à certains d’entre eux, ce
qui du même coup hypothèque leur rendement.
En dernière analyse, il serait souhaitable que les autorités assurent aux vacataires
une situation stable dans une formule de gestion décentralisée permettant d'allier
service rendu-traitement-efficacité et perspective de carrière ou les intégrer dans la
Fonction Publique. C’est d’ailleurs le souci du Ministre d’État chargé de l’Éducation
Nationale qui déclarait dans l’interview signalée plus haut: “Et à cause de la non
titularisation de ces jeunes, nous risquons d’avoir des problèmes sociaux. Autant
les intégrer purement et simplement”.
symbiose avec la nature. Il s’agit des groupes qui pratiquent la transhumance, ou qui
pratiquent la chasse ou s’adonnent à la pêche. Il faudrait trouver un type d’école qui
tienne compte de leur mode d’existence étant donné qu’ils sont perpétuellement en
déplacement, afin de répondre tant soit peu à l’offre d’éducation pour tous, tel que
recommande la nouvelle loi d’orientation de l’éducation au Cameroun qui rend
l’enseignement primaire obligatoire.
ANNEXES
26
ENIEG DE PITOA
Province du NORD
RAPPORT D’ACTIVITÉS
Pour le compte du premier trimestre 1998/1999, les activités de Mme l’IAEPM, dans le cadre des CIP, se sont
déroulées de la manière suivante :
23 novembre 1998
. Séance de travail avec la directrice au cours de laquelle les difficultés rencontrées dans les salles de classe, les
stratégies à adopter ont été passées au peigne fin. Il a été demandé à Mme la directrice d’établir un calendrier
d’animation pédagogique en fonction des difficultés recensées et des besoins exprimés par ses adjoints.
2) Animations pédagogiques
Dans le cadre de l’animation pédagogique de l’école, des leçons de démonstration en langage et lecture en SIL,
élocution au CE1, ont été dispensées. Il s’en est suivi des échanges d’expériences qui ont abouti à l’élaboration de
fiches modèles.
3) Suivi pédagogique
Dans le cadre du suivi, les applications de la nouvelle approche pédagogique dans toutes les activités enseignement-
apprentissages ont été le cheval de bataille de Mme l’IAEMP dans les salles de classe
( développement de la pensée inférentielle chez les élèves).
.................................................................................................................
* IAEMP : Inspecteur d’Arrondissement de l’Enseignement Maternel Primaire.
Rapport d’activités
Pour le compte du deuxième trimestre, les activités au site de Djamboutou II “B” se sont déroulées de la manière
suivante:
Assistance pédagogique auprès des adjoints en vue de la préparation des leçons au regard de la NAP* (modèle de fiche
de préparation).
Assistance pédagogique auprès des adjoints: préparation des leçons en fonction de la NAP (évaluation).
Assistance pédagogique auprès des adjoints dans les salles de classe (calcul au niveau I).
.................................................................................................................
* NAP : Nouvelle Approche Pédagogique .
Fiche de préparation
1) Identification
2) Objectif d’apprentissage:
Savoir trier des informations dans une notice.
3) Moyens:
Technique employée : Recherche collective d’idées.
Document utilisé : Champion en Français CMI . Livre de l’élève, page 71.
Support : Une notice de nivaquine.
Questions :
- Qu’est-ce qu’une notice ?
- A quoi sert-elle?
- Quels sont les gros titres d’une notice ? Ecrivent dans leur cahier
- Pourquoi faut-il la lire attentivement? les réponses.
- Quels sont les éléments les plus
importants à lire dans une notice?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Province du Nord
PRATIQUE PÉDAGOGIQUE
LECON COLLECTIVE
LECTURE AU C.P.
ÉCOLE DE DJAMBOUTOU II “B”
Cette leçon collective a été présentée dans le cadre des cellules pédagogiques réunissant les directeurs et les
enseignants des sept écoles du secteur.
L’observation de cette séquence avait lieu dans la classe de CP de Mme KANA, Institutrice à DJAMBOUTOU
II “B”.
La préparation en a été faite au Centre de Ressources de GAROUA avec l’équipe provinciale, les institutrices
de CP de l’école de référence, le suivi de cette préparation mis en oeuvre par Mme A. FALANG, directrice de l’école.
FICHE DE PRÉPARATION
1) IDENTIFICATION
FICHE N° 1 Date:
École : DJAMBOUTOU II “B” Effectif : 90 élèves
31
2) Objectif d’apprentissage :
Découverte du son (f ) dans des mots contenus dans un texte.
3) Moyens :
Technique employée : Le monitorat
Documents utilisés: Livre unique de Français :Collection le Flamboyant p.119
Champion en français P.30
Supports : Étiquettes, une ficelle, des dessins illustrant deux enfants en tenue de fête
(faits par des élèves du niveau III)
4) Déroulement de la leçon.
Texte d’étude :
fofana et fidèle vont à la fête.
ils défilent devant la fanfare.
ils fêtent le onze février.
Objectifs Activités du maître organisationActivités des élèves
spécifiques de la classe
Révision - Demande d’écrire selon le procédé Les élèves écrivent sur les
des acquis Lamartinière : ardoises.
“ do, vu, mi, ré “ Les moniteurs présentent
- Demande aux moniteurs de présenter leur sous-groupe leur travail.
travail et le corrige; Les moniteurs corrigent le
-Demande aux moniteurs de contrôler le travail des camarades.
travail des membres de leur groupe.
Faire Présente l’activité :
exprimer les “Aujourd’hui nous allons voir de nouvelles Les élèves écoutent.
élèves à images et un nouveau son; nous allons
partir des beaucoup parler et lire”
images et - Présente les images.
les faire lire. -Nomme les personnages,
-Présente les étiquettes: fofana, fidèle.
- Accroche les étiquettes sur la ficelle. Les élèves observent.
Demande aux moniteurs de lire les étiquettes. Les moniteurs lisent.
groupe-
Questionnement classe
“ C’est la fête du 11 février. Comment fofana
est-il habillé ? et fidèle ? Les élèves écoutent, observent
- Où vont-ils ? et répondent.
fofana et fidèle vont à la fête.
- Que fais - tu lorsque tu te rends à ce genre de je défile.
fête ?
- Que vont faire fofana et fidèle en tenue à la
fête ? ils défilent.
- Comment appelle-t-on le groupe qui joue la
musique le jour du défilé ? la fanfare
- La fête de la jeunesse c’est quel jour ? le 11 février.
32
1) Identification.
Fiche N° : 1 Date:
Ecole: E.A. Pilote /Pitoa Effectif : 67. G:49; F: 18.
Classe : CP ”B” Durée : 30 minutes environ.
Discipline : Lecture
Organisation de la classe : groupe-classe et sous-groupes.
Thème : Etude de consonnes.
2) Objectif d’apprentissage.
3) Moyens :
4) Déroulement de la leçon.
33
Texte d’étude :
Aujourd’hui, c’est vendredi
........................................................................................…………………………………….
* Actions pédagogiques - CRG- Formation continue - 1998/1999- composante 01
34
La dictée de groupes
................................................................................................................
* Actions pédagogiques - CRG- Formation continue - 1998/1999- composante 01
35
2 - MBOUDA Didier.
L’exercice de l’autorité pédagogique et la discipline dans les grands groupes:
cas des écoles publiques francophones de l’arrondissement de YAOUNDÉ I.
Mémoire de DIPEN II, 1998, 98 pages.
4 - NYASSI David.
Une maladie du système éducatif camerounais:
les classes à effectifs pléthoriques dans les villes.
Cas des écoles primaires publiques de la ville de YAOUNDÉ.
Mémoire de DIPEN II, Yaoundé, ENS,
1992, 80 pages.
5 - ONANINA A.
La problématique de l’enseignement du français dans les grands groupes:
cas de la lecture appliquée dans une classe de 4e.
Mémoire de DIPES II, Yaoundé, ENS,
1991, 96 pages.
ARRETE N° 067/C/88/MINEDUC/SG/DEPM
Portant ouverture d’un concours d’entrée
dans les Ecoles Normales d’Instituteurs.
Vu la constitution;
ARRETE
Article 1er : Un concours pour le recrutement de 5 000 ( cinq mille) élèves - maîtres du secteur
privé, dans les Ecoles Normales d’Instituteurs, sera ouvert le 22 Septembre 1995 aux Centres ci-
après; BAFOUSSAM, BAMENDA, BERTOUA, BUEA, DOUALA, EBOLOWA, GAROUA,
MAROUA, NGAOUNDERE ET YAOUNDE. La répartition des places est jointe en annexe.
Article 2 : Ce concours est réservé aux jeunes gens des deux sexes âgés de 17 ans, au moins, et de
32 ans au plus, au 31 Janvier 1995, titulaires du :
Les dossiers de candidature, qui seront reçus complets dans les centres d’examen ci-dessus
énumérés jusqu’au 31 Août 1995, comprendront les pièces suivantes:
37
1) Une demande, sur papier timbré, rédigée, datée et signée par le candidat lui-même,
comportant:
- les noms, prénoms ainsi que l’adresse complète du candidat;
- l’établissement et le centre d’examen choisis;
- l’identification des pièces jointes.
2) Une copie certifiée conforme de l’acte de naissance;
3) Une copie certifiée conforme du diplôme.
4) Une attestation de présentation de l’original du diplôme.
5 ) Un extrait du casier judiciaire.
6) Un certificat médical.
7) deux fiches de renseignements.
8) Quatre photos format 4x4.
9) Un certificat de nationalité.
10) Un mandat - lettre d’un montant de cinq mille (5000) francs, représentant les frais de
participation au concours et libellé au nom de Monsieur l’Agent Financier de
l’établissement choisi.
Article 6: Le présent arrêté sera enregistré puis communiqué partout où besoin sera.
A) Conditions de recrutement :
1°) Etre originaire du département de recrutement;
2°) Etre titulaire du Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement
Général (CAPIEG);
B) Modalités de recrutement :
Les candidats sont recrutés sur examen libre du dossier par une commission de sélection
présidée par le Délégué Départemental de l’Education Nationale à laquelle prennent part le
inspecteurs d’arrondissement de l’enseignement primaire, maternel et normal.
L’ouverture des recrutements doit faire l’objet d’une large diffusion. A cet effet, le DPEN
(Délégué Provincial de l’Éducation Nationale) veillera à la préparation des communiqués et à leur
affichage dans toutes les délégations départementales et inspections d’arrondissements primaires un
mois avant la date de clôture de recevabilité des dossiers de candidature.
Le recrutement est fait sous contrat synallagmatique dont le modèle sera mis à la disposition
de chaque délégué départemental pour une durée de 20 mois éventuellement renouvelable une fois
et correspondant à deux années scolaires normales. Ce contrat sera dûment signé par le délégué
départemental agissant au nom du Ministre de l’Éducation Nationale et le contractant bénéficiaire.
Ils comprendront :
1°) une demande timbrée à 500 F;
2°) une copie du diplôme (CAPIEG);
3°) un extrait du bulletin N° 3 de casier judiciaire,
4°) une copie d’acte de naissance,
5°) un certificat de domicile des parents,
6°) un curriculum vitae.
40
C) Modalités de paiement.
Les crédits destinés au paiement des vacataires sont inscrits au budget de l’État et domiciliés
dans chaque Chef-lieu de département sous la gestion du Délégué Départemental de l’Éducation
Nationale (DDEN). Le montant de la rémunération mensuelle est fixé à quarante mille ( 40 000)
francs bruts payable par le pécule établi suivant la procédure du Bon de commande en exécution de
la décision préfectorale accordant paiement des vacataires.
Un compte - rendu exhaustif de toutes les opérations liées à ce recrutement sera établi par le
Délégué Départemental de l’Éducation Nationale (DDEN) et transmis au Ministère de l’Éducation
Nationale par voie hiérarchique avant le 15 novembre 1996.
La Direction des Ressources Humaines (DRH) procédera en tant que de besoin à des
mesures systématiques de vérification de la régularité des procédures suivies.
J’attache du prix à la stricte application de ces instructions dont le respect garantit la réussite
de notre opération./.
DDEN MAYO
DANAY 33 13 200 66 39 600 52 31 20 151 90 300
DDEN MAYO
TSANAGA 27 10 800 54 32 400 60 36 000 141 84 700
TOTAL 166 66 800 333 199 800 340 204 000 839 503 300
LITTORAL
DPEN 0 78 13 7 800 91 54 600
DDEN WOURI 39 15 600 11 20 300 55 33 000 105 63 000
DDEN NKAM 19 7 600 38 22 800 56 33 600 113 67 900
DDEN SANAGA
MARITIME 59 23 600 118 70 800 30 18 000 207 123 900
DDEN MOUNGO 41 16 400 82 49 200 56 33 600 179 107 400
TOTAL 158 63 200 327 163 100 210 126 000 695 416 500
NORD
DPEN 0 0 0 0 35 21 000 35 21000
DDEN BENOUE 33 13 200 66 26 400 51 30 600 150 90 300
DDEN MAYO
LOUTI 26 10 400 52 31 200 48 28 800 126 75 600
DDEN MAYO REY 26 10 400 52 31 200 48 28 800 126 35 700
DDEN FARO 11 4 400 0 13 200 49 29 400 60 35 700
TOTAL 96 57 600 170 102 000 231 138 600 497 298 200
NORD - OUEST
DPEN 0 0 0 0 20 12 000 20 11900
DDEN MEZAM 23 9 200 46 27 600 58 34 800 127 76 300
DDEN MENTCHUM 13 6 800 26 20 400 53 31 800 92 55 300
DDEN DONGA
MANTUM 13 6 400 26 19 200 53 31 800 92 55 300
DDEN BUI 23 9 200 46 27 600 58 34 800 127 76 300
DDEN MOMO 30 12 000 60 36 000 50 30 000 140 84 000
DDEN NGO-
KETUNJA 11 4 400 55 13 200 29 17 400 95 56 700
DDEN BOYO 13 5 20 26 15 600 53 31 800 92 55 300
TOTAL 126 53 200 285 159 600 374 224 400 785 471 100
OUEST
DPEN
DDEN NOUN 58 23 200 58 23 200 43 25 800 159 95 200
DDEN MENOUA 46 18 400 46 18 400 76 45 600 168 100 800
DDEN NDE 19 7 600 38 7 600 56 33 600 113 67 900
DDEN BAMBOUTOS 40 16 000 40 16 000 44 26 400 124 74 200
DDEN HAUT-NKAM 25 1 000 50 20 000 48 28 800 123 73 500
DDEN HAUTS-
PLATEAUX 18 7 200 16 6 400 76 45 600 110 65 800
DDEN MIFI 26 10 400 50 20 000 48 28 800 124 74 200
DDEN KONG- KI 14 5000 28 11 200 54 32 400 96 57 400
TOTAL 246 98 400 326 122 800 445 267 000 1017 609 000
43
SUD
DPEN
DDEN DJA & LOBO 62 24 800 124 49 000 84 50 400 270 161 700
DDEN OCEAN 41 16 400 82 32 169 67 40 200 190 114 100
DDEN VALLÉE
DU NTEM 31 12 400 59 24 800 54 32 400 144 86 100
DDEN MVILA 37 14 800 74 29 600 54 32 400 165 98 700
TOTAL 171 68 400 339 135 569 259 155 400 769 460 600
SUD - OUEST
TOTAL 0 342 112 800 402 241 200 744 445 400
TOTAL GENERAL 1485 594 000 2798 1119200 3475 2193000 7986 4876700
44
ARRETE N° 028/C/88/MINEDUC/SG/IGP-EMPN/DEPMN/DEXC
PORTANT OUVERTURE D’UN CONCOURS D’ENTREE DANS LES
ECOLES NORMALES D’INSTITUTEURS DE L’ENSEIGNEMENT
GENERAL.
Vu la constitution;
Vu le décret n°90/1087 du 31 juillet 1990 fixant le régime général des concours (article3.alinéa 2)
Vu la décision n°567/C/23/MINEDUC/SG/IGP/ESG/ET/EPMN/DESG/DEPT/DEPMN/DEXC du
16 Décembre 1996 fixant le calendrier des examens et concours de la session 1997;
Article 2 : Ce concours est réservé aux jeunes gens des deux sexes âgés de 17 ans au moins et de
32 ans au plus, au 31 Janvier 1997, titulaires du :
b) Probatoire, toutes séries, ou du GCE/OL, obtenu en trois matières au moins hormis le “ religious
knowledge”:
c) Brevet d’Études du Premier Cycle ou du GCE/OL en trois matières au moins hormis le “religious
knowledge” :
45
Article 3 : Les dossiers de candidature, qui seront reçus complets dans les centres d’examen ci-
dessus énumérés jusqu’au 30 Mai 1997, comprendront les pièces suivantes:
1) Une demande, sur papier timbré, rédigée, datée et signée par le candidat lui-même,
comportant:
- les noms, prénoms ainsi que l’adresse complète du candidat, le centre
d’examen choisi;
- l’identification des pièces jointes à savoir :
2) Une copie certifiée conforme de l’acte de naissance;
3) Une copie certifiée conforme du diplôme.
4) Une attestation de présentation de l’original du diplôme.
5 ) Un extrait du casier judiciaire.
6) Un certificat médical.
7) deux fiches de renseignements.
8) Une somme de 5000 francs (cinq mille francs) représentant les frais de participation au
concours à verser contre reçu auprès du Chef de service des Affaires Générales de la Délégation
Provinciale de l’Éducation Nationale territorialement compétente.
Tout dossier incomplet ou en retard ne sera pas pris en compte.
PROPOSITION DE
PROVINCES ÉTABLISSEMENTS RECRUTEMENT
BEPC - PROB-BACC
ADAMAOUA Ngaoundéré 120
Akonolinga 107
Bafia 75
CENTRE
Éséka 80
Ngoumou 114
Yaoundé 185
Abong-mbang 90
EST Bertoua 105
Kaelé 95
Maroua 120
EXTRÊME -NORD
Yagoua 70
Douala 180
LITTORAL Edéa 187
Nkongsamba 170
NORD Garoua 130
Pitoa 90
NORD - OUEST Bamenda 240
Nkambe 176
Bafoussam 186
OUEST Dschang 135
Foumban 125
Ebolowa 150
SUD Kribi 100
Sangmélima 100
Buea 80
SUD- OUEST Kumba 160
Mamfe 130
TOTAL 27 3 500
47
MINISTÈRE MINISTRY
DE L’ÉDUCATION NATIONALE OF NATIONAL EDUCATION
.................... ...............
Réf. :
Ref. :
DDEN DONGA
MANTUNG 16 23 53 92 55.300
DDEN BUI 23 46 58 127 76 300
DDEN MOMO 30 60 60 140 84 000
DDEN NGO
KETUNJA 11 55 29 95 56 700
DDEN BOYO 13 26 53 92 55 300
TOTAL 133 278 374 785 471 100
Le Ministre d’État
chargé de l’Éducation Nationale.
( é)
Charles ETOUNDI.
49
Province Nbre Arrondts et ENIEG Directeurs Directeurs Enseignants Enseignants Total Élèves garçons Élèves filles Total élèves
Départe- districts d'écoles d'écoles permanents vacataires enseignant.
ments publiques publiques et
et annexes privées
Adamaoua 5 15 3 (1) 274 313 656 381 937 34 129 22 688 56 817
Centre 10 67 7 (2) 1 241 1 568 8 881 1 710 10 591 197 604 186 082 385 666
Est 4 31 2 457 505 1 570 548 2 118 49 292 39 038 88 330
Extrême-Nord 6 44 5 (1) 885 914 1 421 839 2 260 102 409 47 204 149 613
Littoral 4 28 3 547 989 7 097 695 7 792 151 144 147 839 298 983
Nord 4 18 2 448 471 1 218 497 1 715 63 320 32 578 95 898
Ouest 8 37 3 (1) 920 1 273 6 234 1 017 7 251 175 341 169 041 344 382
Sud 4 22 3 594 666 2 344 769 3 113 51 728 48 294 100 022
Total francophone 45 262 28 (5) 5 366 6 699 29 421 6 456 35 877 824 967 694 744 1 619 711
Nord - Ouest 7 31 3 (1) 608 1 030 4 422 785 5 207 122 093 113 026 235 119
Sud - Ouest 6 22 5 (1) 454 612 2 940 744 3 684 85 512 80 844 166 356
Total anglo 13 53 8 (2) 1 062 1 642 7 362 1 529 8 891 207 605 193 870 401 475
Total Cameroun 58 315 36 (7) 6 428 8 341 36 783 7 985 44 768 1 032 572 888 614 1 921 186
L’administrateur civil
Préfet du département du Djerem,
Vu la constitution;
Vu le décret n°72/349 du 24 juillet 1972 portant organisation administrative de la
République du Cameroun et ses textes modificatifs subséquents;
Vu le décret n°95/041 du 07 mars 1995, portant organisation du Ministère de
l’Éducation Nationale;
Vu le décret n°78/485 du 09 novembre 1978 fixant les attributions des chefs de
circonscriptions administratives et des organismes et personnels chargés de les
assister dans l’exercice de leurs fonctions, modifié par le décret n°79/024 du 18
janvier 1979;
Vu le décret n° 98/166 du 26 Août 1998 nommant Monsieur ABANDA JEAN
BIENVENU, préfet du département du DJEREM;
Vu l’instruction ministérielle n°041/A/43/MINEDUC/SG/DRH du 09 août 1996
portant sur le recrutement des instituteurs vacataires et mode de rémunération et du
message/fax n°A/181/MINEDUC/SG/DRFP du 27 novembre 1998 sur la gestion des
instituteurs vacataires;
Vu les demandes de recrutement des intéressés;
Vu les nécessités de service.
Arrête:
Article 1 : Les jeunes gens dont les noms suivent, titulaires du Certificat d’Aptitude
Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire (CAPIEMP) et
du Certificat d’Aptitude Professionnelle d’Instituteurs de l’Enseignement Technique
(CAPIET) sont , à compter de la rentrée scolaire 1998/1999 pour une durée de vingt
(20) mois recrutés en qualité d’Instituteurs Vacataires pour servir dans
l’Enseignement primaire ( Écoles Primaires) et dans l’Enseignement Technique
(SAR/SM/CETIC) du Département du DJEREM.
51
Il s’agit de:
N° Noms et prénoms Date et lieu de naissance Département École de
d’origine fonction
1 NGOUEKO Jeannette J. 19/02/72 à FONTSA MENOUA EP Gr. III Tibati
2 BODAMBE JULIEN 09/01/71 à DARGALA DIAMARE EP. ALHA-
MISSA
3 GAMBO PIERROT vers 1970 à NGAOUBELA DJEREM EP DJOMBI
4 GUENDEP BASILE vers 1970 à ATTA MAYO-BANYO EP ELLAT-
MENGAK
5 NEMGNE JOSEPHINE 10/07/71 à BANDJOUN NKOUNG-KI EP MALARBA
6 HAMADJIDA BARDE vers 1969 à TIBATI DJEREM EP. NASCOUL
7 ABOUBAKAR 12/12/67à TIBATI DJEREM EP.GR.II
TIBATI
8 FOUELEFACK MARIE 30/10/67 à BAFOU MENOUA EP. GR.II
TIBATI
9 DJUMEGUE ROSALINE 20/01/72 à BAFOU MENOUA EP. GRII
TIBATI
10 FANTA, Née 9/6/70 09/06/70 à MENG EP TIBATI
11 MONSEH JOELLE 19/07/70 à BANGANGTÉ NDE EM. ANNEXE
TIBATI
12 ABONO GERTRIE SUZANNE. 24/02/67 à EBOLOWA NTEM EP.GRIII
TIBATI
13 MOHAMADOU ISSIAKA vers 1967 à TIBATI DJEREM EP.GR.III
TIBATI
14 HANAGAI REVED vers 1968 à MOKOLO MAYO- EP.GR.II
TSANAGA TIBATI
15 NGUEMKAM GENEVIÈVE 15/02/68 à NKONGSAMBA MOUNGO EP GR.III
TIBATI
16 MOHAMADOU YOUKOUDA vers 1971 à TIBATI DJEREM EP. TOGO
17 GLADYS VALUMA 05/05/69 À BUEA MEZAM EP BILINGUE
FOGABO TIBATI
18 EMANI JEANINE 18/01/68 À NKONGSAMBA MONGO EP. MALARBA
TIBATI
19 SALATOU (né vers 1970) VERS 1970 À MBIDIRA DJEREM EP DJOMBE
20 TONLEU EDOUARD 22/03/À FOTO MENOUA EP DABER
21 AISSATOU GERMAINE 15/03/73 À NGAOUBELA DJEREM EP.MALARBA
II TIBATI.
22 NYAGOUN SIMON VERS 1966 À DJEREM ALLAT-
BONINGTING MENGACK
23 ALI MELEM 16/03/76 À TIBATI DJEREM EP NGATT
24 NUBIGA GREGORY 10/06/69 à Bali MEZAM EP. BILINGUE
DOHN TIBATI
25 HAMADIKO DANIEL 05/03/72 à TIBATI DJEREM EP; MENGACK
26 TOUGUE BENOÎT 12/03/67 à Yaoundé EP GONGON-
TOUA
27 KAIGAMA JEAN vers 1970 à NGAOUBELA DJEREM EP; KOATA
28 HAMAN SAMBO 20/08/70 À MINIM DJEREM EP. MINIM
29 IBRAHIMA HAMADAMA 23/10/74 à MINIM DJEREM EP . MINIM
30 MODI OUMAROU Vers 1968 à Makandaou DJEREM EP.MEIDJAM-
BA
31 PAGORE (né vers 1970) vers 1970 à MAZAN KAELE MAYO-KANI EP. PANGAR
32 ABBO (né le 30/12/1978) 01/12/78 À DANFILI DJEREM EP DANFILI
33 TCHOUASSI AGRIPPINE 29/11/69 À BAKONDJI MIFI EP NGAOUNDAL
34 NGRANG JONAS 05/01/74 À FOUY MBAM et KIM EP GR I NGA-
OUNDAL
35 ABBA YELEM C.A 01/12/72 À BATOUK MBERE EP GRII NGA-
OUNDAL.
36 NGI HERICKSON 11/11/69 À MBOT NDONGA- EP BILINGUE
SAMARI MANTUM
37 KIVO MUNJI MARGARET 20/12/65 À NGARUM MEZAM EP BILINGUE
38 GOANE ALAIN 07/08/71 à MANENGOLE MOUNGO EP DJOUNDE
52
Article 3. A la fin de chaque mois et après service fait dûment constaté par le
Délégué Départemental de l’Éducation Nationale du Djerem ou les Inspecteurs
d’arrondissement de l’Enseignement primaire et Maternel, il sera établi un état de
vacation en vue d’être engagé par un billetteur désigné par le Délégué Départemental
chargé de payer les intéressés.
Ampliations:
-MINEDUC/DRH/DRFP/DEPMN/DEPT/YDE Le préfet
- GOUV. AD/NGDERE
- CPF/NGDERE
- CDF/TIB (é)
- DPEN /AD/NGDERE
- DDEN/DJ/TIB Jean BIENVENU ABANDA
- RECETTES . DOSSIERS INT. Administrateur Civil
- CHRONO/ ARCHIVES.
53
/KOUJOS
MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
........................ PAIX - TRAVAIL - PATRIE
DELEGATION PROVINCIALE DE L’OUEST .....................
..................
DÉLÉGATION DÉPARTEMENTALE
DES BAMBOUTOS
....................
(é) (é)
* Interview du Ministre
d’état chargé de l’éducation
55
Education 2000 : Monsieur le Ministre d’Etat, nous ne saurions achever cet entretien sans évoquer la
situation on ne peut plus précaire, voire misérable des enseignants vacataires, qui, à ce jour continuent
d’accumuler des mois d’arriérés de salaire et ne savent même pas où le vent des prévisions
gouvernementales les emmènera. Qu’avez-vous de particulier à leur dire ?
Charles Etoundi : Comme leur le dit, ils sont dans une situation précaire. Leur recrutement le spécifie : ils
sont recrutés pour dix mois par an et pour une période de 2 ans renouvelable. Cela dit, cette situation est
devenue préoccupante parce qu’ils sont devenus majoritaires dans notre système, avec tout ce que cela
comporte d’instabilité. Comme nous le disons aux bailleurs de fonds qui nous mettent sous ajustement
structurel, nous ne devons pas nous cacher la figure. En fait l’argent que nous payons à ces vacataires,
même si ce n’est pas sur les salaires qu’on le prélève, c’est une augmentation déguisée de la masse
salariale.
Et à cause de la non titularisation de ces jeunes, nous risquons d’avoir des problèmes sociaux. Autant les
intégrer purement et simplement. Hélas, c’est des choses apparemment faciles, mas en réalité ce n’est pas
aussi simple que je le dis.
Nous allons continuer les explications. Nous avons augmenté les salaires des vacataires qui sont passés de
40 000 francs à 60 000 francs CFA et vous savez que répondre à des problèmes locaux, le recrutement des
vacataires est décentralisé. Mais il y a plus d’un problème : problème de recrutement entre les différents
personnels de l’EDUCATION Nationale qui veulent contrôler cette affaire ; problèmes dans la gestion des
salaires ( les vacataires sont recrutés avec 4 mois de salaires et le budget est prévu pour toute l’année).
Les différences qui se font posent problème, et il y a l’absence de trésorerie qui fait qu’il y a des retards
dans les paiements des salaires. Nous devons absolument faire un effort pour maîtriser cette situation-là.
C’est un problème qui est général, nous avons 58 départements à gérer. En plus, le problème des vacataires
a une coloration locale. Là où on a des départements qui n’ont pas des problèmes de liquidité, les
enseignants sont régulièrement payés. Là où ce n’est pas le cas, les difficultés surviennent. Nous avons
voulu délocaliser ce recrutement, ce qui comporte beaucoup de difficultés. Nous commençons à voir là
effectivement ce que c’est que la décentralisation. C’est le Délégué qui recrute, qui paie et vous voyez ce
que cela donne. Il n’y a donc pas de décentralisation facile. Elle doit s’accompagner d’une préparation des
tas d’éléments , mais c’est une avancée et nous allons essayer de mieux cerner ces problèmes. Sans
compter qu’il y a un autre problème avec les vacataires, puisque c’est un recrutement local, il y a des
départements qui n’ont pas de personnel, c’est-à-dire qu’on veut bien recruter, mais on n’en trouve pas
assez.
………………………………………………………………………………………………………………..
(*) Education 2000 : Revue mensuelle de réflexion, de documentation et de recherche en éducation.
N° 2, Mai 1999, P.15.
EVOLUTION DE LA SITUATION DES INSTITUTEURS VACATAIRES DANS LE CONTEXTE
CAMEROUNAIS APRES LA BIENNALE DE JOHANNESBURG EN DE DECEMBRE 1999.
Dans notre étude de cas relatif à la formation et à l'utilisation instituteurs vacataires, nous relevions la bonne
performance que ces enseignants fournissent sur le terrain malgré la modicité de leurs salaires qui, quelquefois,
n’étaient pas payés régulièrement. Nous souhaitions, et cela était d’ailleurs le souci de la haute autorité en charge
de l'Education Nationale, que des solutions soient recherchées pour stabiliser leur situation à défaut de les
intégrer dans la Fonction Publique Camerounaise.
Depuis septembre 2000, la situation de ces instituteurs vacataires connaît une évolution très rapide dans notre
contexte. En effet, par arrêté conjoint N°559/A/94/0006328/MINDUC/MINFORA des Ministres de
l’Education Nationale et de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative en date du 18 septembre
(cf. annexe), des dispositions ont été prises l'intégration d'un certain nombre d'Instituteurs Vacataires
dans la Fonction Publique.
C'est ainsi que 1 700 d'entre eux viennent d'être intégrés dans la Fonction Publique Camerounaise. ils
deviennent, de ce fait, des fonctionnaires à part entière avec tous les avantages liés à leur nouveau statut
passeront de 60 000 FCA par mois a 122 160 FCA (salaire de base actuel d’un instituteur en début de
carrière dans notre pays) ; ce qui correspond à une augmentation de 103,6%, sans compter d'autres
privilèges liés au statut particulier des fonctionnaires des corps de l'Education Nationale à l’instar des
primes de technicité, d'enseignement et d’évaluation, de documentation et de recherche, comme
l’indique l’article 61 du décret N° 2000/359 du 05 décembre 2000 et des possibilités d'avancement
prévues par ce décret
Dans le cadre du plan de mise en oeuvre de la nouvelle stratégie sectorielle de l'éducation, d'autres
instituteurs vacataires seront recrutés comme l'indique le tableau ci-dessous. Leurs salaires seront
supportés par le budget de l'Etat, et les fonds générés par les retombées de l'admission du Cameroun au
club des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE ou HIPC).
fonctionnaires statut. Le e de base
Dans ce même cadre, les instituteurs vacataires ayant une ancienneté de 3 à 4 années de service
continueront d'être intégrés chaque année au rythme de 3000 environ.
S'agissant du volet amélioration de l'accès à l'éducation dans notre pays, il convient de signaler que le
Président de la République a décidé de rendre l'enseignement primaire public gratuit. Ainsi, les frais
exigible, 1500 FCA, versés à la rentrée des classes pour l'inscription de chaque enfant à l'école primaire
afin de contribuer au fonctionnement de l'école, sont supprimés. Il s'agit là d'une mesure visant à
encourager les parents à envoyer plus d'enfants à l'école sans évoquer quelques contraintes liées à la
pauvreté ambiante qui sévit encore dans le pays. Chaque établissement disposera désormais d’un budget
de fonctionnement géré par le directeur d'école.
Pour compenser ces frais qui, entre autres, servaient à l'achat des premières fournitures scolaires à la
rentrée, le gouvernement a procédé à la distribution des paquets minima contenant du matériel de
première nécessité dans toutes les écoles primaires publiques du pays à la rentrée 1999/2000. (cf.
annexe).
Cette situation qui consacre l'autonomie du chef d'établissement vient d'être renforcée par le décret
N° 2001/041 du 19 février 2001 portant organisation des établissements scolaires publics et fixant les
attribution des responsables de l'administration scolaire.
Nous continuons d'espérer que la reprise économique permettra d'accélérer le processus visant à
l'amélioration de la qualité dans notre pays.
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ANNEXES II
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Ministère de l'Éducation Nationale République du Cameroun
Ministry of National Education Paix – Travail – Patrie
Vu la constitution ;
Vu le Décret n° 94/199 du 7 octobre 1994 portant Statut Général de la Fonction publique de l'État ;
Vu le Décret n° 96/088 du 23 avril 1996 portant Statut Particulier du Corps des Fonctionnaires de
l'Éducation Nationale ;
ARRETENT
Article 1e'. - Le présent Arrêté fixe les conditions de sélection et d'intégration des Instituteurs Vacataires dans la
Fonction Publique
I
Article 2. - Les Instituteurs Vacataires sont intégrés dans la Fonction Publique au grade d’Instituteurs
de l'Enseignement Général (IEG; ou de l'Enseignement Technique (IET) 2ème classe, 1er échelon
parmi les candidats sélectionnés par une Commission créée par un texte particulier.
Article 3. - (1) Tout Instituteur Vacataire candidat à l'intégration dans la Fonction Publique doit remplir les conditions ci-
après :
1. être titulaire du Certificat d’aptitude Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire
(CAPIEMP) ou de l'Enseignement Technique (CAPIET) ;
2. être titulaire d'un acte de recrutement comme Instituteur Vacataire et voir exercé pendant trois à quatre ans au
moins comme chargé de classe dans une école publique primaire ou maternelle ou chargé de cours dans une
SAR/SM ou CETIC ;
3. être âgé de 21 ans au moins et de 35 ans au plus au 31 décembre de l’année d’intégration ;
4. déposer à la Délégation Départementale de l’Education Nationale d’attache un dossier complet comprenant :
- une demande timbrée à 500 francs spécifiant son poste actuel d’affectation,
- un certificat de nationalité,
- une copie certifiée conforme du CAPIEMP ou CAPIET
- une attestation de présentation de l’original du diplôme exigé pour l’intégration,
- un extrait du casier judiciaire bulletin n° 3,
- un certificat médical d'aptitude délivré par un médecin de l'Etat,
- un certificat de vaccination BCG,
- uni copie d'acte de naissance datant de moins de trois mois,
- une attestation de service effectif pour chaque année d'exercice délivrée par le Directeur de l'Ecole ou de la
SAR/SM ou du CETIC d'affectation,
- un curriculum vitae,
(2) Les instituteurs Vacataires du contingent le plus ancien, titulaires du CAPIEMP ou du CAPIET ou du Teacher’s
Grade One Certificate (General and Technical Education) sont prioritaires pour l'intégration.
Article 4. - Chaque Délégué Départemental de l'Education Nationale est chargé de collecter tous les dossiers de
candidatures et de les faire parvenir au Ministère de l'Education Nationale après remise des récépissés de dépôt aux
candidats.
Article 5. La Commission de sélection, au cours de ses assises de l'année 2000, pourrait faire appel aux contingents
moins anciens en cas d'insuffisance de candidats dans un Département par rapport au quota y attribué par le Ministre
de l'Education Nationale.
Article 6. - Le présent Arrêté sera enregistré, puis publié au Journal Officiel en Anglais et en Français.
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Ministère de l'Education ion Nationale République du Cameroun
Paix – travail - Patrie
Dans le cadre de sa politique de généralisation d'un enseignement de base de qualité et de promotion d’une
éducation orientée vers le développement, le Gouvernement a instruit le recrutement des Instituteurs Vacataires pour
résorber le déficit en enseignants dans les écoles primaires et maternelles, dans les SAR/SM et dans les CETIC.
La présente instruction a pour but de préciser les conditions de recrutement et les modalités de paiement de ces
Instituteurs Vacataires.
1. CONDITIONS DE RECRUTEMENT
2. MODALITÉS DE RECRUTEMENT
1)° Le pouvoir de recrutement des IVEG et des IVET est de la compétence du Ministre de l'Education Nationale qui le
délègue à la Commission Départementale. A cet effet, la Commission de recrutement, présidée par le Délégué
Départemental de l'Education Nationale (DDEN) est composée de la manière suivante :
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Membres :
- le Représentant du Préfet
- tous les Directeurs de CETIC et de SAR/SM.
2°) Le recrutement des IVEG dans un département est basé sur la liste des postes de travail dressée par les IAEPM
et celui des IVET sur la liste des postes de travail dressées par les Directeurs des CETIC et des SAR/SM.
3°) La liste des postes de travail pour le recrutement des IVEG est arrêtée au cours d’une Commission présidée par le
DDEN et à laquelle prennent part tous les IAEPM du département. Celle relative au recrutement des IVET est arrêtée
au cours d’un commission présidée par le DDEN et à laquelle prend part l'Inspecteur Coordonnateur chargé de
l’Enseignement Technique et Professionnel.
4°) Les listes des postes de travail sont arrêtées dans le respect des quotas attribués par le Ministre de l’Education
Nationale. Ces listes sont ensuite publiées par le DDEN par voie de radio et d'affichage aux IAEPM et SAR/SM. Une
copie de chaque adressée au Délégué Provincial de l'Education Nationale(DPEN) et au Ministre de l’Education
Nationale.
6°) La demande de recrutement porte deux postes de travail parmi les postes publiés par le DDEN. Toutefois, le
candidat peut ajouter la mention « ou dans n’importe quel autre poste de la liste ».
7) Les IVEG et IVET sont recrutés parmi les originaires du département de recrutement. Toutefois, les candidats
originaires d'autres départements peuvent être recrutés dans les cas suivants :
- pour doter en enseignants les écoles primaires et maternelles anglophones situées en zone francophone ou
les écoles primaires et maternelles francophones situées en zone anglophone ;
- lorsque le nombre de candidats originaires du département de recrutement est inférieur au quota affecté à ce
département ; dans ce cas, les candidats des départements de la même province ou à défaut, des. provinces
voisines sont prioritaires ;
- lorsque le conjoint réside ou travaille dans le département.
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8°) Une copie du procès-verbal de la commission de recrutement signé par tous les membres est adressée au
Ministre de l'Education Nationale et au DPEN. Ce procès-verbal comprend le tableau ci-après dûment rempli :
Noms, prénoms, Département Département Situation familiale Diplôme prof. et Spécialité (cas Poste affectation et
date et lieu de d'origine du d'origine conjoint année obtention IVET) Arrondissement
naissance candidat
9°) Une copie de l'acte de recrutement signé par le DDEN et visé par le Contrôleur Départemental des Finances est
adressée au Ministre de l'Education Nationale et au DPEN en vue de la vérification de sa régularité.
10°) Le recrutement est fait sous contrat pour une durée de 20 mois renouvelable une fois et correspondant à deux
années scolaires. Ce contrat sera dûment signé par le Délégué Départemental de l'Education Nationale agissant au
nom du Ministre de l’Education Nationale, ainsi que par le contractant bénéficiaire.
2. MODALITÉS DE PAIEMENT
Les crédits destinés au paiement des Instituteurs Vacataires sont inscrits au Budget de l’Etat et domiciliés dans
chaque Chef-lieu de Département sous la gestion du Délégué Départemental de l’Education Nationale.
Le montant de la rémunération mensuelle est fixé à soixante mille (60.000) francs net, payable par pécule établi
suivant la procédure de Bons de Commande Individuels payables à la Trésorerie Publique de la place, en exécution
de la décision préfectorale accordant paiement des Instituteurs Vacataires.
Chaque Bon de Commande individuel, établi au nom de l'Instituteur Vacataire comporte en annexe un certificat de
service fait du mois de paiement établi par son Directeur d'Ecole ou de SAR/SM.
La décision accordant paiement des Instituteurs Vacataires signée par le Délégué Départemental de l'Education
Nationale est ensuite visée par le Contrôleur Départemental des Finances. Elle est mensuelle et indique les noms des
bénéficiaires, le poste de travail, les montants et périodes de paiement. Elle est établie pour tout Instituteur Vacataire
dont le service est certifié fait par le Directeur d'Ecole ou de CETIC ou de SAR/SM figurant sur le contrat.
Des missions descendront, en tant que de besoin, pour le contrôle systématique du respect de la présente instruction
qui prend effet pour compter de la date de signature. 25 septembre 2000
COPIES:
- SG/PM
- MINEFI
- MINTRAVAIL
- TOUS PREFETS DE DÉPARTEMENTS
- TOUS DPEN
- TOUS DDEN
- TOUS IAEPM
- TOUS DirENIEG
- TOUS DIRECTEURS DE CETIC
- TOUS DIRECTEURS D'ÉCOLES
- TOUS DIRECTEURS DE SAR/SM
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REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL – PATRIE
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Vu la Constitution,
Vu le décret n° 94/199 du 07 Octobre 1994 portant statut gêne; Publique de l'État, modifié
et complété par le décret n° 2000/287 du 12 octobre 2000 ;
DECRETE:
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE 1.- Le présent statut particulier régit les fonctionnaires des corps de l'Éducation
Nationale.
ARTICLE 2.- Les fonctionnaires de l'Education Nationale se répartissent dans les corps ci-
après :
1 - le corps de l'Enseignement Maternel, Primaire et Normal ;
2 - le corps de l'Enseignement Secondaire Général ;
3 - le corps de l'Enseignement Technique et Professionnel ;
4 - le corps des Conseillers d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle.
ARTICLE 3.- Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale ont pour missions :
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c) les agents de l'Etat relevant du Code du travail titulaires du diplôme de fin de
second cycle de l'Ecole Normale Supérieure, section des élèves – conseillers
d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle ;
TITRE VI
CHAPITRE I
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a) Pour les corps de l'Enseignement Maternel, Primaire et Normal, de
l'Enseignement Secondaire Général et de l’Enseignement Technique et
Professionnel :
- la prime de technicité ;
- la prime d'enseignement et d'évaluation ;
- la prime de documentation et de recherche.
(2)- .Les montants des primes ci-dessus énumérées et les modalités de leur
attribution sont fixés par un texte particulier.
ARTICLE 62. - (1) Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale justifiant de
quinze (15) années au moins de service effectif, peuvent prétendre à l’attribution de
palmes académiques.
(2) - Les modalités d'attribution des distinctions honorifiques prévues à l'alinéa 1er ci-
dessus sont fixées par un texte particulier.
CHAPITRE II
ARTICLE 63. - Outre les obligations prévues par le Statut Général de la Fonction
Publique de I'Etat, tout fonctionnaire des corps de l'Éducation Nationale est soumis
aux obligations communes d'encadrement pédagogique et de promotion prévues
par le présent Statut Particulier.
ARTICLE 64.- Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale sont également
soumis aux obligations spécifiques suivantes
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CHAPITRE IV
DE LA RETRAITE
Toutefois, les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale peuvent, sur leur
demande, être admis à la retraite par anticipation :
- soit après 20 ans de service ;
- soit à l'âge de 55 ans, mutatis mutandi, dans les conditions prévues par le
régime des pensions civiles.
TITRE VI
ARTICLE 73.- (1,) Les intégrations des agents de l'Etat relevant du Code du travail
se feront sans condition d'âge, mais sous réserve que les intéressés remplissent les
autres conditions d'accès à la Fonction Publique.
(2)- Les services accomplis en qualité d'agent de l'Etat par les intéressés sont
validés d'office dans la perspective de la liquidation future de leurs droits à pension.
(3)- Ceux des candidats dont le salaire catégoriel antérieurement perçu est
supérieur à la rémunération afférente à l'échelon de l'intégration, seront reclassés à
l'échelon comportant un indice égal ou à défaut immédiatement supérieur.
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- Les Instituteurs- Adjoints Auxiliaires de l'Enseignement Général
- Les Maîtres d'Enseignement Général
- Les Maîtres d'Enseignement Général Adjoints.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Paul Biya
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