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pstr99 Cameroun

Le document présente une étude sur l'éducation au Cameroun, mettant en lumière les défis et les réussites du système éducatif, notamment la gestion des grands groupes et l'utilisation d'instituteurs vacataires. Il souligne la pénurie d'enseignants et les efforts pour améliorer l'accès à l'éducation, tout en notant les disparités entre les sexes et les zones rurales et urbaines. Enfin, il aborde les leçons à tirer et les pratiques transférables pour améliorer la qualité de l'éducation.

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1

République du Cameroun
**************
Paix - Travail - Patrie

Ministère de l’Éducation Nationale

ASSOCIATION POUR LE DÉVELOPPEMENT


DE L’ÉDUCATION EN AFRIQUE (ADEA)

REVUE ÉTUDE PROSPECTIVE


BILAN DE L’EDUCATION EN AFRIQUE

ETUDE DES CAS DU CAMEROUN

Présentée par l’équipe nationale de la Revue Prospective


BILAN DE L’ÉDUCATION EN AFRIQUE.

SOUS LA COORDONNATION DE
M. YAKOUBA YAYA,
Directeur de l’Enseignement Maternel,
Primaire et Normal.

Avec la collaboration de:


KENNE Elias,
ELOUGOU NDJIE Jean-Baptiste,
MBOUDA Didier,
FOUDA Simon Pierre.

Juin 1999.
2

SOMMAIRE Pages

I Situation d’ensemble 3-6

II Introduction 7

III Description de l’étude 7

A - Pédagogie des grands groupes


1- Gestion des grands groupes au Cameroun 9
2 - La pratique de la pédagogie des grands groupes 10
3 - Manifestation concrète de la réussite 11

B - La formation et l’utilisation des instituteurs


vacataires 13
1 - Genèse du problème 13
2 - Fermeture des Écoles Normales d’Instituteurs 13
3 - Pénurie d’enseignants dans le système éducatif
camerounais 14
4 - Tentatives de solution 15
5 - Formation professionnelle 16
6 - Profil des instituteurs vacataires 17
7 - Gestion des instituteurs vacataires 17
8 - Impact du recours aux instituteurs vacataires 18
9 - Les raisons du succès de nos réalisations 19

IV Leçons à tirer et pratiques transférables 20

V Points sur lesquels on doit tenir compte pour obtenir


plus de succès 21

VI Défis non encore relevés 22

Annexes 24

Quelques acronymes :
CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires.
FSLC : First School Leaving Certificate .
BEPC: Brevet d’Etudes du Premier Cycle du Second Degré
CAPIEMP : Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteurs de
l’Enseignement
Maternel et Primaire.
GCE’OL : General Certificate of Education Ordinary Level.
3

GCE’AL: General Certificate of Education Advanced Level.


I SITUATION D’ENSEMBLE.

DONNÉES SUR LA POPULATION NATIONALE BRUTE

Selon les estimations actuelles, le CAMEROUN compte environ 14 millions


d’habitants dont les 75 à 80 % vivent dans les zones rurales. Cette population connaît
un taux de croissance d’environ 2,83%. La population préscolaire, de 4 à 5 ans, est
estimée à 803 000 enfants. La proportion des jeunes de 06 à 14 ans est estimée à plus
de 3 300 000, soit environ 27% de la population. L’accroissement annuel des effectifs
scolarisables est de 2,9% . En 1987, le taux d’analphabètes était de 40,5%. Ce taux
est très variable selon que l’on se trouve en zone rurale ou en zone urbaine. Il varie
également selon les provinces, les sexes. Le taux de scolarisation en 1999 est estimé
à 69,22% avec des variations selon les provinces: 25 % pour l’Extrême -Nord, 50%
dans 6 sur 10 provinces, etc.

a) - STRUCTURE DU SYSTÈME ÉDUCATIF.


Le système éducatif camerounais est organisé en deux sous-systèmes :
- le sous-système francophone (pour 8 provinces)
- le sous-système anglophone (pour deux provinces).

Tableau: 1 Durée des études et diplômes de chaque fin de cycle.

Cycle maternel: durée: 2 ans.


Sous- Cycle primaire Cycle secondaire Cycle supérieur
système Diplômes requis:
Baccalauréat et GCE,AL.
Durée Diplômes Durées Diplômes Durées Diplômes
des des études des études
études
Franco- 6 ans CEPE 1er cycle BEPC 1er cycle
phone 4 ans 3 ans Licence
2e cycle 2e cycle Maîtrise
2 ans Probatoire 1 an Doctorat
1 an Bacc. (2à 3 ans)
1er cycle 1er cycle 1er cycle
5 ans GCE, O.L 3 ans Bachelor degree
Anglo- 6 ans F.S.L.C. 2e cycle 2e cycle Master degree
phone 2 ans GCE,A.L 1 an

Enseignement Doctorat
post - primaire: CAP
2 ans
L’enseignement normal dure 1 an (Baccalauréat),
deux ans (Probatoire), trois ans(BEPC). CAPIEMP (Cf. page 15)
4

L’enseignement supérieur accueille les étudiants issus des deux sous-systèmes.


Le Cameroun est un pays bilingue. Les langues de scolarisation sont le français et
l’anglais.
Le préscolaire accueille les enfants de 04 à 5 ans et dure 2 ans à l’issue
desquels les enfants sont admis soit au cours préparatoire spécial pour les plus
brillants, soit à la section d’initiation au langage (SIL) pour les autres.
L’enseignement primaire compte 8 341 écoles primaires dont 6 428 publiques
réparties sur l’ensemble du territoire. Le secteur privé joue un rôle très appréciable
dans l’éducation des jeunes camerounais.

Tableau: 2. L’évolution des effectifs dans l’enseignement primaire


Années Effectifs des Ratio Évolution des effectifs
des
Maîtres Élèves M/E Élèves % Maîtres % Besoins en
maîtres pour
un ratio de
1990 26500 1417745 1/53 84 415 6 % 698 3% 1/50 1/40
1991 27 008 1488632 1/55 70 887 5% 508 2%
1992 26 775 1563063 1/58 74 431 5% -233 -1% 4 486 12302
1993 26 410 1641216 1/62 78 153 5% -365 -1% 6 414 14620
1994 25 955 1723277 1/66 82 061 5% -455 -2% 8511 17127
1995 25 433 1809441 1/71 86 164 5% -522 -2% 10756 19803
1996 23 933 1899913 1/76 90 472 5% -1500 -3% 12256 21303
1997 21 233 1994908 1/80 94 995 5% -1720 -4% 13976 23023
1998 17 433 2094653 1/82 99 745 5% -1330 -6% 15300 24353
1999 14 233 2199385 1/84 104 732 5%
Source: Statistiques Ministère de l’éducation Nationale, direction de l’Enseignement primaire, Maternel
et Normal

Une lecture du tableau ci-dessus fait ressortir une pénurie en personnel enseignant
avec pour conséquence logique l’augmentation de la taille des effectifs dans les salles de
classe. D’où la nécessité de former davantage d’enseignants et de réfléchir sur un nouveau
modèle de gestion de ces classes.

Tableau: 3 Les indicateurs de scolarisation par sexe au niveau de


l’enseignement primaire :
Indicateurs Garçons Filles Moyenne
Taux brut de scolarisation 66,44% 56,76 % 62,68 %
Taux net de scolarisation 60,68% 54,51 % 61,00 %
Taux de redoublement 28,64% 31,84 % 30,22 %
Taux d’abandon 04,86 % 05, 76 % 05,22 %
Taux de survie 66,50 % 62, 40 % 64,50 %
Taux de transition 29, 77% 21,50 % 26,03 %
Ratio maître/élèves :1/84
5

Taux de réussite au CEPE: 55,16 %


Durée moyenne de la scolarisation: 11 ans.

De par les thèmes que nous avons choisis à savoir: la pédagogie des grands
groupes , la formation et l’utilisation des instituteurs vacataires, nous n’avons pas
cru devoir nous appesantir sur l’Enseignement secondaire général, technique et sur
l’Enseignement supérieur.

b - Le taux d’alphabétisation est de 67,6 % pour les hommes et de 58,1%


pour les femmes. Ce taux est variable selon que l’on se trouve en ville ou en
campagne.
c - L’analphabétisme:
Pour la population âgée de plus de 11 ans, le taux d’analphabétisme dans
l’ensemble du pays est de 50% pour les femmes, contre 30,3 % pour les hommes. En
zone urbaine, l’analphabétisme est de 26,1% pour les femmes et de 12,4 ù pour les
hommes. En zone rurale, il est de 63,1 % pour les femmes et de 42,9 % pour les
hommes. Pour la population spécifique de la tranche des 6 à 14 ans, l’analphabétisme
est de 10,7 % en zone urbaine et 35,8% en zone rurale (1).

d - Les défis majeurs du système éducatif camerounais.


Pendant la décennie 1990-2000, les défis majeurs de notre système éducatif
sont variés, liés les uns à l’héritage colonial, les autres à la croissance rapide des
effectifs, nous citerons:
- l’insuffisance des structures d’accueil (la plupart des écoles primaires sont
encore construites en matériaux provisoires);
- l’insuffisance qualitative et quantitative du personnel enseignant;
- la construction et l’équipement de nouvelles salles de classe pour améliorer
les ratios maître/élèves et classe/salle de classe; en vue d’offrir aux jeunes
camerounais une éducation de qualité tout en facilitant l’accès à l’éducation;
- la réouverture des Écoles Normales d’Instituteurs de l’enseignement général,
fermées en 1987 en raison de la récession économique;
- la recherche des voies et moyens pour réduire l’écart entre le taux de
scolarisation des filles et celui des garçons, avec l’appui de l’UNICEF, surtout dans
les zones dites sous-scolarisées du “Grand Nord et de l’Est).
- le développement de la petite enfance.
- l’adaptation des contenus de l’enseignement aux réalités et aux besoins du
pays.
Dans l’enseignement secondaire technique, les difficultés tiennent
essentiellement à l’insuffisance des moyens qui ne permet ni de l’étendre pour
répondre aux besoins de développement national, ni de le dispenser dans des
conditions satisfaisantes.
---------------------------------------------------------------------------------
1 - 46e CONFEMEN, contribution du Cameroun, Yaoundé, juin 1994, page 2.
6

e - Les réalisations marquantes:


- La tenue des États Généraux de l’Éducation en mai 1995 au cours desquels
une analyse du système éducatif a été faite.
- l’amélioration de l’accès à l’éducation par la création et la mise en fonction
de 330 écoles maternelles et 1974 écoles primaires publiques
- la création et l’ouverture de très nombreux établissements d’enseignement
général et technique;
- la création et l’ouverture de 9 nouvelles Écoles Normales d’Instituteurs de
l’Enseignement Général (ENIEG). Le pays en compte aujourd’hui 36 réparties sur
l’ensemble du territoire.
- la construction et l’équipement de nombreuses salles de classe avec l’appui
du gouvernement japonais;
- la mise en place d’un nouvel organigramme du Ministère de l’Éducation
Nationale avec un accent mis sur la notion de poste de travail;
- la signature d’un statut assez motivant pour le personnel de l’Éducation
Nationale;
- la création de l’Office du Baccalauréat et du General Certificate of Education
Board (GCE BOARD) pour décongestionner la Direction des Examens et Concours
au Ministère de l’Éducation;
- la révision des programmes du niveau I de l’école primaire.
- la révision des programmes de formation dans les ENIEG.
- la décentralisation du concours d’entrée dans l’enseignement secondaire.
- la publication des “Guides de chef d’établissement d’enseignement
secondaire et primaire”.
....
Les thèmes de notre étude rentrent dans la recherche des solutions aux défis de
qualité de l’éducation dont nous faisons face dans notre système.

f - Notre étude est centrée sur deux réalisations:

1 - La pédagogie des grands groupes.


2 - La formation et l’utilisation des instituteurs vacataires.
7

II Introduction.
L’accroissement rapide de la population et de la population scolarisable a
longtemps caractérisé le système éducatif camerounais, d’où le phénomène des
classes nombreuses ou grands groupes. En effet, dans nos zones urbaines et dans
certaines grandes agglomérations, il n’est pas rare de rencontrer des classes de plus
de 100 voire 200 élèves. Et nous avons opté pour la mise en application des principes
de la pédagogie des grands groupes pour gérer ces classes.
En plus du phénomène des classes à fort effectif, la suspension des
recrutements dans les écoles de formation de 1987 à 1995 dont celles de l’éducation
nationale, pour répondre aux exigences du programme d’ajustement structurel, les
départs en retraite, les décès, etc, ont accentué la pénurie en personnel enseignant
dans nos écoles. C’est ce qui a conduit à la recherche d’une voie contournée, celle de
la formation et de l’utilisation des instituteurs vacataires.

III DESCRIPTION DE L’ÉTUDE

A - La pédagogie des grands groupes


Dans la contribution du Cameroun à la 46e CONFÉRENCE des Ministres de
l’Éducation des Pays ayant le Français en partage, le Ministre Camerounais de
l’Éducation déclarait: “Pour l’avenir, dans la relance des formations initiale et
continue des enseignants devrait intervenir la promotion de la pédagogie des
grands groupes” (2).
C’est pour répondre à ce vœu et à celui exprimé au cours des États Généraux
de l’éducation que des efforts particuliers ont été fournis pour vulgariser cette
pédagogie qui vient en fait enrichir les connaissances générales de nos enseignants en
pédagogie générale.
En effet, dans le rapport général de ces assises sur l’éducation au Cameroun,
nous notons: “Devant la désaffection des élèves aujourd’hui manifestée à l’endroit de
l’école, devant l’importance accrue en nombre du groupe-classe, les enseignants
devront faire usage de méthodes d’enseignement attrayantes, actives et participatives,
centrées sur l’élève et destinées à en faire un demandeur de savoirs, un constructeur
de savoirs, un stratège dans le domaine du savoir, capable, avec ou sans le maître, de
résoudre les problèmes qui se posent à lui et de s’adapter dans des situations
nouvelles”(3).
Beaucoup de nos étudiants de l’École Normale Supérieure de Yaoundé, de la
série Sciences de l’Éducation, donc futurs enseignants dans les Écoles Normales
d’Instituteurs et même des Lycées, ont axé leurs travaux de mémoire de fin de
formation sur ce sujet (cf annexe).

---------------------------------------------------------------------------------------
2 - 46 ème CONFEMEN, contribution du Cameroun, Yaoundé, juin 1994, P.14.
3- États Généraux de l’Éducation. Rapport général, P.36.
8

En fait, qu’est-ce que la pédagogie des grands groupes?


Il s’agit d’un ensemble de techniques, de procédés (4) et d’astuces qu’un
enseignant chargé d’une classe à effectif élevé peut exploiter pour rendre plus
autonomes ses élèves. Il s’agit, pour lui, de faire exploser en ses élèves les
potentialités qu’ils regorgent en les responsabilisant davantage, en leur faisant plus
confiance. Cette pédagogie qui trouve sa source dans les méthodes actives préconise
que chaque fois que le thème de la leçon le permet, l’enseignant puisse donner à ses
élèves la possibilité de le traiter d’abord par eux-mêmes dans des petits groupes avant
d’exposer les résultats de leur travail à toute la classe pour sanction et leçon à tirer, ce
qui crée en classe des échanges fructueux et une saine émulation entre les élèves.
A chaque taille de groupe doivent correspondre des objectifs et une pédagogie
appropriés. Il s’agit de repenser un autre mode de gestion des classes
nombreuses car un seul type de groupe (le maître en face de ses élèves) ne permet pas
de répondre à tous les objectifs.
La pédagogie des grands groupes préconise également que les apprenants
soient associés à toutes les activités de la classe (préparation lointaine des leçons;
“Cf. Technique du projet d’activité,” manipulations diverses...)
Rappelons que les classes à effectif élevé ou grands groupes trouvent leur
origine dans l’évolution galopante de la démographie des pays concernés, le manque
d’enseignants, surtout ceux capables de gérer avec bonheur ce type de classes et
l’insuffisance des structures d’accueil, situation aggravée par la suspension pendant
plusieurs années (de 1987 à 1995) de la formation professionnelle dans les Écoles
Normales d’Instituteurs pour le Cameroun, en raison de la récession économique.
Ainsi, ce pays a connu à tous les niveaux une très grande pénurie en quantité et en
qualité de personnel enseignant (cf. p.13).
La pédagogie des grands groupes a donc trouvé dans notre pays un champ
d’application mais seulement la formation généralisée des enseignants en cette
matière qui a débuté pendant l’année scolaire 1992-1993 se poursuit sur le terrain,
et dans les Écoles Normales d’Instituteurs de l’Enseignement Général(5).
Il convient de souligner que l’application des principes de la pédagogie des
grands groupes qui préconisent le travail en groupes (véritables écoles de la vie),
permet d’initier l’enfant à assumer des responsabilités au sein du groupe restreint
(meneur, animateur, rapporteur des travaux, initiation à la prise des notes), puis au
sein de la classe (prise de parole en face du groupe classe). En même temps, en
jouant un rôle dans la gestion de son petit groupe, l’enfant se discipline et apprend à
tenir compte de la présence des autres et à se sentir responsable. Il prend beaucoup
d’initiatives et devient plus créatif.
.............................................................................................................
4 - Répertoire Méthodologique sur les Techniques d’organisation et d’enseignement dans les grands
groupes, CONFEMEN, Dakar, mars 1991.
5 - Journées pédagogiques au Cameroun 1992-1993. Animation pédagogique, Pitoa, 28, 29 et 30 octobre 1998
Nouveaux programmes des Écoles Normales d’Instituteurs de l’Enseignement Général.
9

Il s’agit également dans le cadre de cette pédagogie, d’inciter les enseignants à


accepter de partager quelques-unes de leurs responsabilités avec leurs élèves, celles
concernant la gestion matérielle et pédagogique de la classe par exemple. En
responsabilisant davantage leurs élèves, en les rendant actifs dans des groupes
restreints où ils se font confiance, les enseignants économisent un peu de leurs
énergies face au très grand nombre de leurs élèves. Ils deviennent alors des
animateurs de la classe, des guides, des conseillers, des coordonnateurs des activités
et les élèves, se sentant en confiance, produisent plus au lieu de développer de la
passivité et de tout attendre du maître. Ils apprennent en jouant.
En effet, il serait aujourd’hui erroné de croire que le maître reste le seul
dépositaire du savoir dans sa classe. C’est pourquoi les enseignants doivent croire en
la capacité de leurs élèves à contribuer à la bonne marche de la classe par des apports
divers et variés.

1 - LA GESTION DES GRANDS GROUPES AU CAMEROUN.

Les classes à fort effectif ont toujours été préoccupantes pour les autorités
chargées de l’éducation dans notre pays. C’est ainsi que la gestion de ces classes à
effectif élevé a donné lieu à la mise en place d’un certain nombre de mesures dont la
mi-temps ou le double flux. Il s’agit de répartir les élèves d’un même niveau en
deux cohortes de telle sorte que chacune d’elles occupe la salle de classe pendant une
partie de la journée (matinée ou après-midi) avec un maître. Ces deux cohortes
occupent la salle de classe par alternance et par semaine. C’est ainsi que la cohorte
ayant occupé la salle de classe dans la matinée pendant la semaine A ne l’occupera
que dans l’après-midi pendant la semaine suivante B. Il en est de même de l’autre
cohorte. Cependant il est constaté qu’il y a de légères pertes de temps et c’est
pourquoi les cohortes qui fonctionnent pendant les après-midi doivent avoir classe les
samedis matin pour récupérer quelques heures de cours.

En plus, pour l’encadrement des élèves, on a fait recours aux maîtres dits des
parents ou bénévoles dont le salaire est supporté par les parents. Il s’agit d’une
catégorie de personnel recruté sur le tas et qui, le plus souvent, n’a reçu aucune
formation professionnelle; les diplômes académiques exigés allant du Certificat
d’Études Primaires Élémentaires au Baccalauréat. Leur proportion atteignait 30 à
60% dans certaines circonscriptions scolaires. Ici, seuls la volonté du postulant et son
souci d’enseigner l’animent. Les salaires de ce personnel connaissent beaucoup
d’irrégularités. Outre le fait que ces salaires ne sont payés que pendant les neuf mois
de l’année scolaire, leurs montants varient d’une école à l’autre, au gré de la bourse
ou surtout du dynamisme de l’association des parents d’élèves de l’établissement
concerné s’il en existe une. Dans ce cas, il est évident que la qualité du travail fourni
ne peut être que douteuse.
Ces diverses dispositions ont été prises dans l’espoir de décongestionner
les salles de classe, d’alléger la tâche des enseignants en place. Malgré cela, les
10
11

Actions pédagogiques – CRG – Formation continue – 1998/1999 – composante 01


salles de classe ont continué à recevoir de nombreux enfants, d’où des effectifs de
plus de 100, voire 150 élèves et plus; ce qui constitue une énorme charge pour le
maître qui connaît lui aussi des conditions de travail souvent précaires (absence de
matériel didactique par exemple).
Malgré les prescriptions du Ministre de l’Éducation Nationale visant à faire
réduire les effectifs dans les classes, un tour dans nos écoles nous fait vivre une autre
réalité. Des enfants assis à même le sol, en raison du trop plein des classes. Les
tables-bancs fabriquées pour deux élèves sont généralement occupées par trois,
quatre ou même cinq élèves avec tout ce que cela comporte sur le plan discipline en
classe, et surtout de la qualité du travail. Les enseignants, dans leur souci d’assumer
au mieux leurs responsabilités, se fatiguent très rapidement dans ces conditions de
travail. On constate également que les structures scolaires mises en place dans les
plans d’urbanisme sont très vite dépassées.

2 - La pratique de la pédagogie des grands groupes

Selon le thème de la leçon, il est recommandé à l’enseignant de solliciter un


peu plus la participation des élèves en leur donnant l’occasion de travailler en petits
groupes au lieu de leur présenter une leçon magistrale sans être sûr qu’il atteindra
l’ensemble de ses élèves. En effet, il est constaté que dans un grand groupe, lorsque
c’est la pédagogie frontale qui domine, seuls les élèves placés près du maître suivent
la leçon, ceux se trouvant à l’arrière de la classe se contentent de suivre passivement
s’ils ne sont pas en train de faire autre chose, contraignant ainsi le maître à crier, à
passer la plupart de son temps à s’occuper des problèmes de discipline. Par contre,
lorsque les enfants sont formellement sollicités pour travailler en groupes restreints,
la production est abondante et riche. Il s’agit pour les enfants de réfléchir sur le
thème qui leur est soumis, de s’enrichir mutuellement en se partageant les idées; en
demandant à l’un d’eux d’animer les débats (meneur du groupe qui peut d’ailleurs
être choisi par ses pairs), tandis que l’autre consigne les idées-maîtresses de leur
cogitation commune sur du papier, sur une ardoise ou sur tout autre support. Il s’agit
de les initier à assumer des responsabilités dans le groupe, à la prise des notes et à
leur présentation devant le groupe-classe.

Première étape:
Le maître invite ses élèves à se mettre en sous-groupes. Les élèves peuvent se
regrouper par proximité, par hasard, suivant les disciplines, avec l’aide du maître qui,
connaissant mieux que quiconque ses élèves, peut les aider à s’installer.

Deuxième étape:
L’enseignant soumet alors à la classe entière le travail à faire en donnant
des consignes précises afin d’éviter des pertes de temps et des dérapages. Il précise
la durée de la tâche à réaliser. Pour que l’ordre puisse régner dans les équipes et
pour que tout le monde participe et apporte sa contribution au résultat attendu, il
12

peut aider les élèves à se choisir un responsable, un rapporteur, un gardien du


temps si possible. Ces responsables peuvent aussi être choisis par les élèves eux-
mêmes. C’est l’occasion de responsabiliser les turbulents pour canaliser leurs
énergies, et les élèves les plus doués afin qu’ils entraînent leurs camarades. Il
s’agit de promouvoir l’esprit de la promotion collective tout en renforçant
l’entraide et la solidarité; toutes choses qui peuvent créer une bonne atmosphère de
travail en classe.

Troisième étape:
Les élèves réfléchissent sur le thème qui leur a été soumis. Ils s’échangent des
idées, débattent, font une petite mise en commun, le rapporteur prenant note.

Quatrième étape:
Il s’agit ici de procéder à la mise en commun des idées émises par toutes les
équipes. A la suite de la présentation de l’apport de chaque équipe par son rapporteur,
il y a échange et enrichissement par la classe entière. La synthèse de ces idées
constitue l’essentiel à retenir sous forme de résumé par toute la classe. L’enseignant
dans cette situation joue le rôle de guide, de personne-ressource, d’animateur de sa
classe. Il veille à ce que les rôles varient dans les sous-groupes et quelque fois selon
les disciplines. Mais il retiendra que la règle d’or du travail en équipe est de ne
jamais faire faire en groupe un travail qui peut mieux se faire isolément.

En travaillant en petits groupes, mieux, en réfléchissant ensemble en groupes


restreints, les enfants, souvent entassés en classe sans possibilité de prendre la parole,
trouvent une occasion propice d’exploser et d’exprimer leurs idées relatives à un
sujet de réflexion soumis au sous-groupe sans avoir peur de s’adresser à toute la
classe. Toutes ces innovations ont pour objectif premier d’améliorer la qualité de
l’éducation et de placer l’enfant au centre de toute l’activité pédagogique tout en
privilégiant sa propre production.

3. Manifestation concrète de la réussite.

Dans les classes où cette pratique est utilisée, les productions d’enfants sont
variées. Il y a plus d’échanges constructifs en classe. Les enfants travaillent bien en
petits groupes et on constate que naissent de plus en plus des leaders, des meneurs
qui peuvent rapidement devenir les auxiliaires du maître.
Dans les séminaires organisés à l’intention du personnel enseignant en cours
d’emploi, c’est le travail en équipes qui est aujourd’hui privilégié, l’objectif étant de
leur faire découvrir, par la pratique, les vertus du travail en groupes et de leur
insuffler ainsi l’idée de faire autant avec leurs élèves en classe chaque fois que faire
se peut. En effet, il ne s’agit pas à tout prix de faire travailler les élèves en petites
équipes mais de les solliciter seulement lorsque le sujet de la leçon s’y prête.
L’expérience a montré que les longs exposés présentés au cours des rencontres
pédagogiques endorment plus qu’ils ne suscitent l’activité des participants; ce que
produisent également en classe les leçons abstraites et longues. Par contre, chaque
13

fois qu’on a eu à faire travailler les élèves autrement que par une longue écoute
attentive du maître, l’on a constaté leur engouement à la tâche. En petits groupes , on
a également constaté que la prise de parole devient aisée, que la participation est
vraiment active, que l’esprit d’entraide et de solidarité se développe au détriment de
l’individualisme et de l’esprit d’une compétition pas toujours saine. C’est pour les
aspects positifs que recèle le travail en équipe sans négliger les potentialités
individuelles que nous avons recommandé la pratique de la pédagogie des grands
groupes qui permet de dédramatiser la situation des classes à effectif élevé. Il est
vrai, cela nécessite du maître un peu plus d’initiatives dans la gestion de l’espace-
classe et de son emploi du temps. Ces difficultés inhérentes à toute innovation ne
sont rencontrées qu’au début de l’expérience.
Il est vrai, lorsque les premières interventions portant sur ce thème ont été
faites en 1992 -1993 dans les séminaires provinciaux, les participants se sont posés la
question de savoir si la pratique de la pédagogie des grands groupes n’était pas une
manière détournée pour empêcher les décideurs à construire plus de salles de classe
et à former plus de maîtres pour résoudre le problème des classes surchargées. Mais
la longue récession économique a poussé les enseignants à comprendre qu’en
attendant des lendemains meilleurs, il fallait apprendre à gérer autrement les grands
effectifs au lieu de s’enfermer dans la routine, en travaillant avec 100 voire plus
d’élèves comme si la classe n’en contenait que 50.
En mettant en pratique cette pédagogie, les enseignants ont découvert que les
enfants ont l’impression de jouer alors qu’ils sont en train d’apprendre beaucoup de
choses. Certains maîtres ont déclaré avoir découvert dans cette pratique un moyen
pour eux de mieux impliquer les élèves dans leurs tâches quotidiennes et de prendre
un peu de répit (6).

Dans les classes à effectif élevé, l’une des difficultés des maîtres est le poids
de la correction des devoirs et des cahiers d’enfants. Pourquoi ne pas compter sur les
élèves pour mener certaines activités d’évaluation pour alléger la tâche du maître?
Pourquoi ne pas essayer cette dictée de groupes telle que décrite dans un numéro de
la revue “Diagonales” ? (cf. annexe).

............................................................................................
6 - Animation pédagogique, Pitoa, 28, 29, 30 octobre 1998, P.7.
14

B - LA FORMATION ET L’UTILISATION DES INSTITUTEURS


VACATAIRES.

1 - Genèse du problème.

Le Cameroun, jusque vers les années 1980, était dans le peloton de tête des
pays d'Afrique au Sud du Sahara à fort taux de scolarisation. La survenue de la crise
économique doublée du vent de libéralisation politique des années 90 et toutes les
conséquences qui en ont résulté comme les désordres sociaux, ont eu pour effet
pervers, l'accentuation de cette crise économique. Dès lors, le pays devait se serrer la
ceinture et peu s'en est fallu qu'il faillît aux missions régaliennes dévolues à tout État
comme la sécurité des citoyens, l'accès à l'éducation, aux soins de santé primaires,
etc... C'est dans ce contexte qu'il a été observé un ralentissement quasi asphyxiant du
fonctionnement des services de l'appareil étatique. Nous citerons à titre illustratif: le
non payement des salaires des fonctionnaires pendant deux mois successivement
(octobre et novembre 1993), la baisse drastique des salaires des fonctionnaires, le
cumul des arriérés de payement de la dette extérieure de l'État vis-à-vis des bailleurs
de fonds comme des opérateurs économiques internes, le gel des recrutements dans la
fonction publique, le licenciement des personnels de l'État, le gel des formations et la
fermeture de fait de presque toutes les structures de formation des personnels
techniques dont a besoin l'État. C'est dans cette dernière catégorie que se situent les
Écoles Normales d'Instituteurs chargées de former les enseignants destinés à
l'enseignement de base au Cameroun.

2 - Fermeture des Écoles Normales d’Instituteurs:


A la suite de l'accentuation de la crise économique comme ci-dessus rappelé,
période qui coïncidait d'une part avec la fin de l'exécution du VIème plan
quinquennal de développement économique et social du Cameroun et dont les
prévisions en recrutement d'enseignants pour l'enseignement de base n'avaient été
satisfaites qu'à 40% ( formation et recrutement de 9199 enseignants sur 19 385 de
prévus ), et la tenue de la Conférence mondiale de l’Éducation Pour Tous à Jomtien
de 1990 d'autre part, les Écoles Normales d’Instituteurs avaient été fermées. La
raison était toute simple: à l'instar de toutes les autres structures de formation des
personnels de l'État, le produit issu des Écoles Normales ne pouvait plus être recruté
par ce même État.
Cette situation qui a duré presqu'une demi douzaine d'années (puisque les
Écoles Normales n'ont recommencé la formation qu'en 1996) a eu pour conséquence
un déficit de l'ordre de 15000 enseignants. Entre temps, la population scolarisable
s’est accrue.
Pendant cette période de gel de la formation et des recrutements, plusieurs
propositions ont été faites par les organismes internationaux comme la Banque
15

Mondiale aux fins d'amener le Gouvernement à dépenser moins pour la formation des
personnels.

Les postulants à toute formation assurée par l'État devraient supporter


quelques frais de fonctionnement de l'école de formation, au lieu de bénéficier d’une
bourse d’étude comme par le passé. Toutefois l'État, de par ses missions, continuera à
supporter l'essentiel des autres frais de formation certes, mais ne recrutera plus tout
ou partie des personnels au terme de leur formation. Le désengagement de l'État
prôné par les institutions financières internationales était désormais considéré comme
un élément nécessaire à la création d'une dynamique où le secteur privé plus
performant aurait son mot à dire dans la création des emplois et le fonctionnement
des services.
Mais c'était sans compter avec la situation particulière qui est celle du secteur
social en général et de l'enseignement de base en particulier.

Tableau 4: Évolution de la scolarisation au cycle primaire avant 1990


Années Effectifs des Ratio Évolution des effectifs des
Maîtres Élèves M/É Élèves % Maîtres %
1986 23 057 1128559 1/49 51219 4% 1 195 5%
1987 24 897 1207806 1/48 79247 6% 1 840 7%
1988 25 185 1269674 1/50 61868 5% 288
1989 26 500 1333320 1/52 63653 5% 617 2%

3 - Pénurie d'enseignants dans le système éducatif camerounais.


Au cours des États Généraux de l’éducation tenus en mai 1995, les constats
suivants ont été faits (7):
a) - Enseignement maternel et primaire:
+ de 2000 000 élèves
24 000 enseignants;
7 200 établissements
Pénurie: + de 10 000 enseignants.
b ) - Enseignement secondaire général.
332 628 élèves;
361 établissements;
8 974 enseignants.
Pénurie: 1 021 enseignants.
c ) - Enseignement secondaire technique et professionnel:
59 120 élèves;
208 établissements post-primaires (Section Artisanale Rurale, Section
Ménagère);
56 Collèges d’Enseignement Technique Industriel et Commercial );
30 Lycées techniques
4 129 enseignants
Pénurie: 748 enseignants, toutes disciplines confondues.
16

Dans l’enseignement secondaire général et technique, si le déficit en

................................................................................................................
7- États Généraux de l’Éducation, rapport général, P. 58 - 59.

personnel a continué à se faire sentir malgré le fonctionnement à peu près normal des
Écoles Normales Supérieures, la situation est devenue alarmante dans le secteur de
l’éducation de base. Le dégraissage des effectifs de la Fonction Publique sans
distinction de secteur a aggravé la pénurie en enseignants.

En effet de 1/50 vers les années 80, le ratio maître /élèves est passé à 1/55 en
1991; des études prospectives le situaient à 1/71 en 1995 pour un déficit de 10756
enseignants. Ces ratios contrastaient étrangement avec les recommandations de
Jomtien qui prescrivaient une éducation de base de qualité pour tous en l'an 2000;
recommandations qui incluaient non seulement la quantité, mais également la qualité.
Le Cameroun voguait par conséquent à contre courant.

4 - Tentatives de solution.

En dépit des recommandations de Jomtien, les contraintes de l'Ajustement


Structurel exigeaient le maintien d'une masse salariale du personnel de l'État égale
ou surtout inférieure à l'existant d'alors. Ainsi, afin d'essayer de résoudre l'épineux
problème de l'enseignement de base, on a eu recours à des tentatives de solutions:

a) - En plus de la solution prise par les communautés de recruter des maîtres


bénévoles dont nous avons parlé plus haut, le gouvernement a d'abord programmé
en 1992, la formation et l'intégration à la fonction publique de 500 agents de l'État et
contractuels d'administration. Ces personnels qui émargeaient déjà dans le budget de
l'État n'allaient connaître qu'un redéploiement interne au sein de l'administration, sans
surcroît de salaire en tant que tel. L'appel d'offres lancé n'a pas pu satisfaire les
besoins exprimés, puisqu'il n'y aura eu que 400 candidatures sur les 500 postes
disponibles!

b ) - En attendant que la croissance économique refasse surface et se stabilise, ce qui


amènerait à la reprise des recrutements dans la fonction publique, le Ministère de
l’Éducation Nationale a opté pour une situation médiane à savoir: recruter du
personnel enseignant formé et pris en charge par l'État sur le budget de
fonctionnement du Ministère de l'Éducation Nationale sans pour autant
augmenter l'assiette de budget consacrée aux salaires des personnels de l'État suivie
de très près par les bailleurs de fonds. Ce personnel temporaire, remplacerait
progressivement les maîtres des parents. Ainsi sont nés les Instituteurs Vacataires,
comme il est dit dans le dictionnaire français le Petit Robert: "le vacataire est une
personne affectée à une fonction précise pendant un temps déterminé”. (Cf. Interview
du Ministre d’État en annexe).
17

5 - Formation professionnelle:

Modalités de recrutement dans les Écoles Normales:


Le concours de recrutement est ouvert aux jeunes camerounais sans distinction de
sexe âgés de 17 ans au moins.

Niveau de base Durée Diplôme préparé


de la formation
Brevet d’Études du Certificat d’Aptitude
Premier Cycle Pédagogique
(B.E.P.C) 3 ans d’Instituteur de l’Ensei-
gnement Maternel et
Primaire( CAPIEMP)
Probatoire 2 ans Idem
Baccalauréat 1 an Idem

Malgré ces diplômes de base requis, nous avons relevé la présence de nombreux
licenciés de l’Enseignement Supérieur parmi nos élèves-maîtres dans les Écoles
Normales.
Comme on peut le constater, les instituteurs vacataires reçoivent une formation
initiale solide au Cameroun. Les programmes de cette formation ont été revus en
profondeur par les services compétents du Ministère de l’Éducation Nationale en
attendant la réouverture des Écoles de formation. Beaucoup d'innovations y ont été
introduites pour permettre au nouvel instituteur d'avoir une vision assez large en
matière de sciences de l'éducation: nous citerons entre autres: l'éducation comparée,
la gestion des grands groupes, les statistiques appliquées à l'éducation, les
politiques éducatives et l'initiation à la recherche en éducation devant déboucher
sur la soutenance d'un mémoire sur un sujet relatif à l’éducation par tout élève-maître
en fin de formation.
Si l'on s'en tient au contenu de la formation dispensée en École Normale, la
compétence de l'instituteur vacataire recruté sur la base de sa formation ne ferait
l'ombre d'aucun doute. Nous pensons que entre les vacataires formés et les maîtres
bénévoles évoqués plus haut, la différence qu'on établirait entre leurs prestations
serait celle qui existerait entre le jour et la nuit.
En effet, sur le plan de la performance, il est généralement constaté que les
vacataires en service dans nos écoles donnent les meilleurs résultats aux examens.
Cela ne s’expliquerait autrement que par leur bonne formation, leur goût du travail
malgré les difficultés qui sont les leurs. Par exemple, les meilleurs candidats dans le
18

département des Bamboutos en 1998-1999 au concours d’entrée en classe de 6ème et


au C.E.P.E. sont ceux tenus par un instituteur vacataire qui a été solennellement
félicité par le sous-préfet de la localité lors de la proclamation des résultats de fin
d’année.

6 - Profil de l’instituteur vacataire.

Nous avons décrié plus haut le phénomène des maîtres des parents en ce sens
qu'il n'y avait aucune réglementation régissant formellement leur mode de gestion. Il
n'en est pas de même des instituteurs vacataires.
Conformément à l'instruction ministérielle(8) demandant le recrutement des
instituteurs vacataires, il est stipulé que les candidats doivent entre autre être
titulaires du ( CAPIEMP), être originaires du département dans lequel ils sollicitent
leur recrutement, ceci pour tenter de limiter les difficultés liées à leur gestion
(logement, déplacement, etc).

7 - Gestion des Instituteurs Vacataires.

La gestion des Instituteurs vacataires constitue l'amorce de la décentralisation.


C'est un personnel contractuel à durée déterminée mais renouvelable.

a) Recrutement:
Chaque année, sur la base des besoins exprimés par les responsables de
l’Éducation Nationale depuis le terrain, et compte tenu des disponibilités budgétaires
réservées à cet effet, le Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale décide du
nombre d’instituteurs vacataires à recruter dans chaque département.
“Les candidats sont recrutés sur examen libre du dossier par une commission
de sélection présidée par le Délégué départemental de l’Éducation Nationale à
laquelle prennent part les inspecteurs d’arrondissement de l’enseignement primaire,
maternel et normal”.
Cette procédure ne se fait pas sans difficultés étant donné les multiples
pressions sociales signalées ici et là. C’est dire que les modalités de recrutement de
ce personnel restent un sujet de préoccupation. Elles méritent en effet d’être
reprécisées. Faudrait-il désormais les recruter sur la base de la régularité des efforts
fournis pendant la scolarité, autrement dit, privilégier les meilleurs élèves-maîtres à
la fin de la formation? Dans quelle proportion? Ou organiser un concours de
recrutement à l’échelon national après la formation? Telles sont quelques-unes des
interrogations qui peuvent faire l’objet d’une profonde réflexion. En attendant, des
milliers de candidats se présentent chaque année au concours d’entrée dans les Écoles
Normales.

b) Prise en charge financière:


La nouvelle recrue est payée localement; ce qui suppose que tout manquement
pourrait être immédiatement répercuté sur son traitement salarial. Ce mode de gestion
19

devrait permettre une efficacité réelle de l'agent puisque le lien est formellement
établi entre le service rendu et les appointements.

-----------------------------------------------------------------------------------------
8 - Instruction Ministérielle du 09 août 1996.

A la fin de chaque mois, après présentation de l'état des services rendus par le
Directeur de l'école ou par l'Inspecteur de l'Enseignement Primaire et Maternel, et en
l'absence d'un rapport indiquant que l'enseignant a présenté des manquements, il est
établi, au chef-lieu du département, un bon de payement du salaire mensuel de
l'instituteur vacataire.
Comme toute innovation, des zones d'ombres subsistent encore quant à
l’application rigoureuse des instructions et à la célérité dans le payement des salaires
de tous (cf. Interview du Ministre d’État en annexe.)

8 - Impact du recours aux instituteurs vacataires.

a) - Sur le plan économique:


Cette formule a permis de réduire le nombre de chômeurs en cette période de
gel des recrutements dans la fonction publique camerounaise. Elle permet d'installer
un tant soit peu renchérissement du produit issu des écoles normales primaires.
L'offre devient quelque peu égale voire inférieure à la demande exprimée
conjointement par les secteurs public et privé.
Depuis le lancement de l'opération en 1996, plus de 7985 enseignants ont été
recrutés; pour une masse salariale de près de 500 millions de FCFA après la dernière
augmentation de 20% qu'a connue leur salaire. Lorsqu'on connaît le degré de
pauvreté dans lequel baignent nos populations, cela constitue une bouffée d'oxygène
non négligeable injectée dans le secteur économique. Comme le déclare le Ministre
d’État chargé de l’Éducation Nationale, “ces vacataires dans certaines parties du pays
sont devenus majoritaires dans notre système”(10). Notons que si en 1996 le salaire
de l’instituteur vacataire était de 40 000 Francs CFA, il est de 60 000 Francs CFA
depuis la rentrée scolaire 1998-1999.
En outre, la réoccupation des infrastructures des Écoles Normales qui
connaissaient une dégradation avancée lors de la période de gel des formations, aide à
la conservation de ce patrimoine de l'État réalisé avec les revenus du contribuable
camerounais.

b) - Sur le plan pédagogique:


Grâce à la formation initiale reçue, l'instituteur vacataire contribue à
l'amélioration de la qualité des enseignements. Ce qui participe de l'une des
exigences de Jomtien.

c) - Sur le plan social:


20

Le recours aux instituteurs vacataires a permis d'amortir la marginalisation de


certaines zones dont les écoles étaient presque fermées, ou qui ne pouvaient plus
bénéficier de l'ouverture d'une nouvelle école, faute d’enseignants.
----------------------------------------------------------------------------------
10 - Éducation 2000. Revue mensuelle de réflexion, de documentation et de recherche en
éducation, N° 2, mai 1999, P.15.
Grâce au maintien et ou à l'extension de la carte scolaire, l'analphabétisme
recule et l'expression personnelle des citoyens renforcée. Un plus grand accès à
l’éducation et à une éducation de qualité est ainsi amorcé.
Cette opération a permis de réduire quelque peu le déficit en enseignants dans
le secteur public, de même que le phénomène des classes pléthoriques et d'améliorer
de ce fait les conditions de travail de certains enseignants. Le secteur privé dispose
désormais sur le marché du travail des enseignants de qualité pouvant être recrutés.

9 - Les raisons du succès de nos réalisations.

Comme nous l’avons indiqué dans la description, la pédagogie des grands


groupes a été adoptée dans notre système pour répondre au choix des responsables de
l’éducation qui souhaitaient que face à l’évolution vertigineuse des effectifs, il fallait
mettre en place des méthodes pédagogiques qui placeraient l’enfant au centre de
toute activité pédagogique. Il a fallu rendre nos classes plus actives en
responsabilisant beaucoup plus les élèves. En plus, ayant pris une part active dans la
recherche commandée par la CONFEMEN, il nous est nous apparu légitime de
mettre en pratique les résultats obtenus.
Nos enseignants qui sont les garants de la qualité de l’éducation en classe se
sont intéressés au projet, d’où leur soif de savoir plus et de se lancer dans cette
manière de travailler qui répond d’ailleurs dans une certaine mesure à des valeurs de
notre société, à savoir la solidarité, l’entraide, la coopération, etc. (11).
Les jeunes camerounais ont grandement besoin d’une formation
professionnelle et d’un emploi en cette période de récession économique. C’est
pourquoi, malgré le coût de la formation à l’École Normale (12) et les difficultés à se
faire recruter, des milliers d’entre eux frappent chaque année aux portes des Écoles
Normales.
Le recrutement des instituteurs vacataires a non seulement permis de résorber
dans une certaine mesure le chômage des jeunes diplômés, mais a également permis
de réduire la pénurie en enseignants, d’où le succès qu’a connu cette réalisation. Il
reste cependant des points relatifs à leur gestion sur lesquels nous reviendrons plus
loin.

..........................................................................................
11 - Chantiers d’innovation pédagogique:
Provinces du Nord et de l’Adamaoua, année scolaire 1998/1999
P.4, 5, 8,9,10.
12 - La formation est devenue payante dans les ENIEG depuis 1996:
60 000 FCFA en 1ère année BEPC, 35000 FCFA en 2ème année
et 30 000 FCFA en 3ème année.
21

60 000 FCFA en 1ère année Probatoire, 35 000 FCFA en 2ème année.


60 000 FCFA en année de Baccalauréat.

IV - LECONS A TIRER ET PRATIQUES TRANSFÉRABLES.

Les expériences qui ont été les nôtres sont en train de faire du chemin.
La pédagogie des grands groupes nous a permis:
- de varier le mode de gestion des classes à effectif élevé en donnant aux élèves
et aux maîtres l’occasion de découvrir une autre dimension des échanges en classe:
échanges élèves/élèves, échanges maître/élèves et élèves/maître;
- de faire comprendre que les grands groupes ne constituent pas une fatalité et
que les enseignants doivent dédramatiser cette situation et l’accepter telle qu’elle se
présente tout en laissant aux décideurs le soin de rechercher d’autres solutions pour
améliorer les conditions de travail des enseignants dans les écoles qui font face à ce
phénomène;
- de rendre nos classes beaucoup plus actives en tentant d’associer chaque fois
que faire se peut les élèves à toute activité scolaire;
- d’éveiller nos élèves en créant en eux le goût du travail en groupe;
- de rendre nos élèves beaucoup plus intéressés au travail de recherche, en vue
d’apporter du matériel didactique pour les leçons (exploitation de la technique du
projet d’activité, par exemple);
- de lutter contre la routine et de bénéficier des apports de tout un chacun par
la variété de mise en sous-groupes (reconstitution des sous/groupes selon les
activités, car les sous-goupes ne sont pas toujours constitués des mêmes élèves),
- d’entraîner les passifs à la prise de parole et les autres à ne pas la
monopoliser, ce qui crée des échanges fructueux tout en améliorant les relations entre
les élèves ;
- aux élèves d’apprendre à assumer des responsabilités dans les équipes :
meneur, rapporteur, gardien du temps, etc.
- d’utiliser au mieux l’énergie des turbulents, des agités au profit de toute la
classe et de bénéficier de l’apport des plus doués.
- les enseignants ont appris et apprennent encore à jouer le rôle d’animateurs
de leurs classes, en organisant les équipes de travail et en y lançant de temps en
temps un coup d’œil pour orienter ou pour relancer la réflexion sur un sujet.

Après étude et essai de mise en pratique des techniques de gestion des grands
groupes, des enseignants ont déclaré avoir découvert en elles des stratégies
d’économie de leurs énergies en classe tout en faisant travailler davantage les élèves.
22

S’agissant du volet formation et utilisation des instituteurs vacataires, nous


avons souligné que leur utilisation nous a permis de rouvrir en campagne certaines
écoles fermées pour manque d’enseignants .

Leur moindre coût, par rapport à celui des instituteurs fonctionnaires, a permis
le recrutement d’un grand nombre des jeunes sortis des ENIEG (voir tableaux en
annexe).
Nous avons mis sur le marché du travail un personnel qualifié pouvant servir
aussi bien dans le secteur public que privé. Leur recrutement à l’échelon local est un
pas vers la décentralisation tant souhaitée pour certains aspects du système éducatif.
Une voie a ainsi été ouverte dans la résorption du chômage des jeunes diplômés
camerounais. Malgré les conditions de travail et de gestion financière souvent très
difficiles, les demandes de recrutement sont très élevées dans nos Délégations
Départementales de l’Éducation Nationale.

V - POINTS SUR LESQUELS ON DOIT TENIR COMPTE


POUR OBTENIR UN PEU PLUS DE SUCCÈS.

a) En ce qui concerne la pédagogie des grands groupes


Les enseignants doivent rechercher davantage les voies et moyens de gérer au
mieux les difficultés que leur présentent les grands groupes. Ils doivent avoir de la
volonté et de la persévérance dans l’effort. Des nombreux séminaires sur ce thème
doivent encore être organisés à leur intention. En effet, ce sont les enseignants qui
peuvent être à l’origine du succès ou de l’échec de toute entreprise à l’école.
Les responsables chargés de leur supervision pédagogique doivent renforcer
leur savoir-faire dans ce domaine.
En acceptant de réduire les cours magistraux et de privilégier la concertation et
les expérimentations, ils contribuent à former des enfants responsables. Valoriser les
apports des élèves tout en les motivant à mieux faire malgré les conditions dans
lesquelles ils évoluent, tel doit être leur leitmotiv.
Faire accepter l’expérience en la mettant en pratique lors des rencontres
pédagogiques. Éviter de l’imposer à tout prix, mais en faire découvrir, avec patience,
les bienfaits. En effet, l’innovation n’est jamais acceptée de prime abord. Pour
certains les seuls remèdes au problème des grands groupes sont la construction et
l’équipement de plusieurs salles de classe, l’utilisation effective de tous les
instituteurs formés; mais les contraintes budgétaires constituent bien un handicap à
surmonter, et ce n’est pas pour demain que les conditions de travail seront idéales
dans nos écoles. Il est vrai, l’amélioration des conditions de travail, l’équipement des
salles de classe en mobilier mobile, en matériel didactique sont aussi des impératifs
pour plus de réussite.

b) Pour les instituteurs vacataires.


23

Le contrat des premiers engagés n'est pas encore à son terme échu. Étant
donné les performances constatées auprès des premiers recrutés, il est envisagé une
amélioration de leur statut. La revalorisation de leur traitement salarial a commencé
au cours de l’exercice budgétaire 1998-1999 comme indiqué plus haut. On devrait
aboutir soit à leur titularisation ou à l'établissement d'un contrat de travail définitif.
Ce qui leur permettrait de prétendre à certains avantages sociaux accordés aux
travailleurs : assurance - maladie, prestations familiales, retraite etc...

En tout état de cause, des mesures devraient être envisagées pour assurer à ce
personnel une stabilité dans le corps des personnels de l'Éducation Nationale. À cet
égard, on éviterait de retomber par exemple dans le mode de gestion hypercentralisée
qui comporte des inconvénients parfois paralysants pour le système.
À l'opposé, on éviterait le mode de payement actuel des salaires des vacataires qui
les clochardise à la limite. En effet, l'insuffisance des liquidités de certains postes
financiers fait accuser plusieurs mois d'arriérés de salaire à certains d’entre eux, ce
qui du même coup hypothèque leur rendement.
En dernière analyse, il serait souhaitable que les autorités assurent aux vacataires
une situation stable dans une formule de gestion décentralisée permettant d'allier
service rendu-traitement-efficacité et perspective de carrière ou les intégrer dans la
Fonction Publique. C’est d’ailleurs le souci du Ministre d’État chargé de l’Éducation
Nationale qui déclarait dans l’interview signalée plus haut: “Et à cause de la non
titularisation de ces jeunes, nous risquons d’avoir des problèmes sociaux. Autant
les intégrer purement et simplement”.

VI . DÉFIS NON ENCORE RELEVÉS.

Si la pédagogie des grands groupes et la formation et l’utilisation des


Instituteurs vacataires ont connu des “avancées” significatives, force est de
reconnaître que le système éducatif camerounais en général et au niveau de
l’enseignement de base en particulier connaît des nombreux défis pour lesquels des
solutions ne sont pas encore trouvées. Nous citerons entre autres:

1 - La scolarisation et particulièrement la rétention de la jeune fille à l’intérieur du


système scolaire jusqu’à l’âge nubile dans les régions islamisées du grand “NORD”
CAMEROUN: les mariages précoces et forcés des jeunes filles à peine pubères de
ces régions aggravent la sous-scolarisation des enfants d’âge scolaire en général et le
phénomène de l’analphabétisme chez les femmes en général avec toutes les
conséquences que cela comporte.

2- La scolarisation des groupes sociaux marginaux: les Pygmées ou Baka en zone de


forêt, les Bororo en zone de savane, les Arabes Choas, les peuplades du “Bec de
canard” dans la vallée du Logone. Elles ont socialement un élément commun, leur
24

symbiose avec la nature. Il s’agit des groupes qui pratiquent la transhumance, ou qui
pratiquent la chasse ou s’adonnent à la pêche. Il faudrait trouver un type d’école qui
tienne compte de leur mode d’existence étant donné qu’ils sont perpétuellement en
déplacement, afin de répondre tant soit peu à l’offre d’éducation pour tous, tel que
recommande la nouvelle loi d’orientation de l’éducation au Cameroun qui rend
l’enseignement primaire obligatoire.

3 - La multiplication et l’équipement des établissements d’enseignement technique.


4 - La formation des professeurs d’ateliers pour l’enseignement technique.
5 - La réduction des ratios maîtres/élèves et élèves/salle de classe.
6 - La construction et l’équipement d’un grand nombre d’écoles primaires et
secondaires.
7 - La dotation de l’ensemble des écoles en personnel enseignant qualifié et suffisant.
8 - La mise à disposition du matériel didactique surtout le manuel scolaire qui est
encore rare dans certaines écoles des campagnes.
25

ANNEXES
26

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU CAMEROUN


DELEGATION PROVINCIALE POUR LE NORD PAIX - TRAVAIL - PATRIE
INSPECTION PROVINCIALE DE PEDAGOGIE
ENSEIGNEMENT PRIMAIRE MATERNEL & NORMAL

ENIEG DE PITOA

28, 29 & 30 OCTOBRE 1998

CENTRE DE RESSOURCES DE GAROUA


27

ANNEE SCOLAIRE 1998/1999


Projet PASECA
Convention N° 95 008 900
Actions pédagogiques – CRG – Formation continue – 1998/1999 – composante 01

Province du NORD

RAPPORT D’ACTIVITÉS

Mme LAÏGAMAI Marie - IAEMP * - GAROUA


Premier trimestre 1998/1999.

Pour le compte du premier trimestre 1998/1999, les activités de Mme l’IAEPM, dans le cadre des CIP, se sont
déroulées de la manière suivante :

1) Calendrier des actions

18, 19, 20 novembre 1998.


. Assistance pédagogique dans les classes de CP et CE1 : observation, critique et conseils de leçons de lecture,
langage.

. 21, 22 novembre 1998


. Assistance pédagogique dans les classes de CM1 : observation, critique et conseils de leçons de lecture et sciences
d’observation.

23 novembre 1998
. Séance de travail avec la directrice au cours de laquelle les difficultés rencontrées dans les salles de classe, les
stratégies à adopter ont été passées au peigne fin. Il a été demandé à Mme la directrice d’établir un calendrier
d’animation pédagogique en fonction des difficultés recensées et des besoins exprimés par ses adjoints.

30 novembre et 1er décembre 1998


. Suite à une demande des enseignants , les journées pédagogiques des maîtres du niveau 3 avaient pour thème
“la pédagogie des grands groupes” : comment gérer les classes à gros effectifs lors des leçons de préparation à la
rédaction au CMI, enseignement de l’histoire au CM2.

2) Animations pédagogiques

Dans le cadre de l’animation pédagogique de l’école, des leçons de démonstration en langage et lecture en SIL,
élocution au CE1, ont été dispensées. Il s’en est suivi des échanges d’expériences qui ont abouti à l’élaboration de
fiches modèles.

3) Suivi pédagogique

Dans le cadre du suivi, les applications de la nouvelle approche pédagogique dans toutes les activités enseignement-
apprentissages ont été le cheval de bataille de Mme l’IAEMP dans les salles de classe
( développement de la pensée inférentielle chez les élèves).

Fait à GAROUA le 09 janvier 1999.

Marie LAÏGAMAÏ - IAEPM/GAROUA.


28

.................................................................................................................
* IAEMP : Inspecteur d’Arrondissement de l’Enseignement Maternel Primaire.

Rapport d’activités

Marie LAÏGAMAÏ - IAEPM/GAROUA.

Deuxième trimestre 1998/1999

Pour le compte du deuxième trimestre, les activités au site de Djamboutou II “B” se sont déroulées de la manière
suivante:

. Les 11, 18 et 25 janvier 1999:


Visite et séance de travail avec la directrice en vue du réaménagement de son emploi du temps pour une assistance
pédagogique plus accrue auprès de ses adjoints.

Assistance pédagogique auprès des adjoints en vue de la préparation des leçons au regard de la NAP* (modèle de fiche
de préparation).

Assistance pédagogique dans la cellule pédagogique de DJAMBOUTOU II (lecture au CP).

. Les 4, 10 et 23 février 1999:


Assistance pédagogique auprès de la directrice: gestion administrative et pédagogique de l’école
(documents obligatoires).

Assistance pédagogique auprès des adjoints: préparation des leçons en fonction de la NAP (évaluation).

Intervention de l’IAEMP dans la cellule pédagogique de DJAMBOUTOU II “B” (leçon de sciences).

. Les 11 et 18 mars 1999.


Visite et séance de travail avec la directrice: recensement des difficultés rencontrées au deuxième trimestre et approche
de solutions;

Assistance pédagogique auprès des adjoints dans les salles de classe (calcul au niveau I).

Fait à GAROUA, le 23 avril 1999.


29

.................................................................................................................
* NAP : Nouvelle Approche Pédagogique .

LECON COLLECTIVE/LECTURE AU CMI


ECOLE DE DJAMBOUTOU II “B”

Fiche de préparation

1) Identification

Ecole: DJAMBOUTOU II “B” Date:


Classe: CMI A Effectif: 70 élèves
Discipline: Lecture Durée: 30 minutes
Organisation de la classe: groupe/classe et 6 sous-groupes

2) Objectif d’apprentissage:
Savoir trier des informations dans une notice.

3) Moyens:
Technique employée : Recherche collective d’idées.
Document utilisé : Champion en Français CMI . Livre de l’élève, page 71.
Support : Une notice de nivaquine.

Objectifs Activités du maître organisation Activités des élèves


spécifiques de la classe
Questions:
- que trouve-t-on dans une boîte de remède ? Réponses possibles
- comment appelle-t-on ce papier ? classe - les remèdes et un panier
(propose le nom si les enfants ne trouvent - une notice
Introduction pas)
- quelles informations peut-on trouver - formulent des hypothèses
dans cette notice?
- où peut-on trouver d’autres notices ? - donnent leurs idées
- demande à chaque élève d’observer la Réponses attendues:
notice ou la boîte de conserve apportée. classe - Présentation
Observation - demande les grands titres écrits. - Indication
- Contre indication
- Mode d’emploi ou mode
d’administration
- forme les sous-groupes désignent les secrétaires
Début des - distribue les notices à chaque groupe dans chaque sous-groupe.
activités - copie les questions au tableau
guidées - répartit les questions dans les sous-groupes sous-groupes - écoutent
- donne les consignes
- supervise le déroulement des activités - travaillent.
dans les sous-groupes.
30

Questionne- 1) De quelle notice s’agit-il ?


ment du Que faut-il lire d’important? Pourquoi? - répondent aux questions
document 2) Pourquoi prend-on ce produit? attribuées.
3) Quelles sont les personnes qui
prennent ce produit ?
4) Tu dois voyager dans une zone infestée - justifient leurs réponses
de moustiques. Que dois-tu faire ? en indiquent dans quelle
5) Tu as 11 ans et tu as une crise de partie du document les
paludisme. éléments ont été trouvés.
Combien de comprimés dois-tu prendre?
Pendant combien de temps ?
6) Votre maman est enceinte et attrape
le paludisme, peut-elle prendre de la
nivaquine sans risque ?
Synthèse - Demande à chaque secrétaire de sous-
groupe de venir présenter le travail de son
groupe. -présentent leur travail
-Demande à l’ensemble des élèves de
vérifier au fur et à mesure les
informations données. - justifient
Questionne l’ensemble des élèves pour Classe
obtenir la récapitulation des - vérifient
informations recueillies.
- Écrit les réponses au fur et à mesure - commentent
au tableau.

Questions :
- Qu’est-ce qu’une notice ?
- A quoi sert-elle?
- Quels sont les gros titres d’une notice ? Ecrivent dans leur cahier
- Pourquoi faut-il la lire attentivement? les réponses.
- Quels sont les éléments les plus
importants à lire dans une notice?

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Province du Nord

PRATIQUE PÉDAGOGIQUE

LECON COLLECTIVE
LECTURE AU C.P.
ÉCOLE DE DJAMBOUTOU II “B”

Cette leçon collective a été présentée dans le cadre des cellules pédagogiques réunissant les directeurs et les
enseignants des sept écoles du secteur.

L’observation de cette séquence avait lieu dans la classe de CP de Mme KANA, Institutrice à DJAMBOUTOU
II “B”.

La préparation en a été faite au Centre de Ressources de GAROUA avec l’équipe provinciale, les institutrices
de CP de l’école de référence, le suivi de cette préparation mis en oeuvre par Mme A. FALANG, directrice de l’école.

FICHE DE PRÉPARATION

1) IDENTIFICATION

FICHE N° 1 Date:
École : DJAMBOUTOU II “B” Effectif : 90 élèves
31

Classe : CPA Durée :30 minutes


Discipline : Lecture
Organisation de la classe : Groupe- classe et 11 sous-groupes.

2) Objectif d’apprentissage :
Découverte du son (f ) dans des mots contenus dans un texte.

3) Moyens :
Technique employée : Le monitorat
Documents utilisés: Livre unique de Français :Collection le Flamboyant p.119
Champion en français P.30
Supports : Étiquettes, une ficelle, des dessins illustrant deux enfants en tenue de fête
(faits par des élèves du niveau III)

4) Déroulement de la leçon.

Texte d’étude :
fofana et fidèle vont à la fête.
ils défilent devant la fanfare.
ils fêtent le onze février.
Objectifs Activités du maître organisationActivités des élèves
spécifiques de la classe
Révision - Demande d’écrire selon le procédé Les élèves écrivent sur les
des acquis Lamartinière : ardoises.
“ do, vu, mi, ré “ Les moniteurs présentent
- Demande aux moniteurs de présenter leur sous-groupe leur travail.
travail et le corrige; Les moniteurs corrigent le
-Demande aux moniteurs de contrôler le travail des camarades.
travail des membres de leur groupe.
Faire Présente l’activité :
exprimer les “Aujourd’hui nous allons voir de nouvelles Les élèves écoutent.
élèves à images et un nouveau son; nous allons
partir des beaucoup parler et lire”
images et - Présente les images.
les faire lire. -Nomme les personnages,
-Présente les étiquettes: fofana, fidèle.
- Accroche les étiquettes sur la ficelle. Les élèves observent.
Demande aux moniteurs de lire les étiquettes. Les moniteurs lisent.
groupe-
Questionnement classe
“ C’est la fête du 11 février. Comment fofana
est-il habillé ? et fidèle ? Les élèves écoutent, observent
- Où vont-ils ? et répondent.
fofana et fidèle vont à la fête.
- Que fais - tu lorsque tu te rends à ce genre de je défile.
fête ?
- Que vont faire fofana et fidèle en tenue à la
fête ? ils défilent.
- Comment appelle-t-on le groupe qui joue la
musique le jour du défilé ? la fanfare
- La fête de la jeunesse c’est quel jour ? le 11 février.
32

- Découvre le texte caché et le lit. Les élèves écoutent


- Reprend le questionnement initial. Les élèves répondent
Imprégnation - Encadre au fur et à mesure les mots-clés. Les élèves observent.
implicite - Présente et distribue les étiquettes au fur et
à mesure aux moniteurs. sous-
-Accroche les étiquettes au fur et à mesure. groupes Les moniteurs montrent
- Demande aux moniteurs de montrer l’étiquette, la lisent et la font
l’étiquette, de la lire et de faire lire aux lire aux camarades au fur et à
camarades. mesure de la découverte des
mots
Récapitulation. Demande à chaque sous-groupe de présenter sous- Un des membres du groupe
l’étiquette du mot prononcé. groupes. présente l’étiquette et la lit.
Découverte - Lit les mots encadrés
du son (f ) - Quel son entendons-nous chaque fois dans
les mots encadrés ? -Le son ( f )
- Fais répéter ( f ) par quelques élèves sous- Les élèves répètent
- Ecrit au tableau : f, f . groupes
- Présente l’étiquette. Ils observent
- Accroche l’étiquette et en distribue pour la Les moniteurs lisent et font lire.
lecture.

*La pédagogie des grands groupes.

MODELE 2 : FICHE DE PREPARATION DE LECON


ATELIER 1 : LECTURE AU CP

1) Identification.

Fiche N° : 1 Date:
Ecole: E.A. Pilote /Pitoa Effectif : 67. G:49; F: 18.
Classe : CP ”B” Durée : 30 minutes environ.
Discipline : Lecture
Organisation de la classe : groupe-classe et sous-groupes.
Thème : Etude de consonnes.

2) Objectif d’apprentissage.

Etre capable en fin de cette première séance de :


Identifier, prononcer et lire des mots-clés issus d’un texte de base contenant la consonne V

3) Moyens :

Technique employée : le monitorat.


`
Documents utilisés : Mon livre unique de français ( page 60 ).

Supports : Texte créé par la maîtresse écrit au tableau


Etiquettes pour les groupes contenant les mots-clés.

4) Déroulement de la leçon.
33

Titre : La consonne V et le son ( V )

Texte d’étude :
Aujourd’hui, c’est vendredi

Véronique est venue avec sa voiture verte.

Le maître arrive avec sa valise.

........................................................................................…………………………………….
* Actions pédagogiques - CRG- Formation continue - 1998/1999- composante 01
34

* La pédagogie des grands groupes.

La dictée de groupes

Un de nos collègues, à partir des techniques de groupes, a commencé de mettre


au point ce qu’il appelle une dictée de groupes. Il s’agit de faire d’abord une dictée
comme d’usage. Le maître peut - en fonction de ses visées - ramasser partie des
copies qu’il corrigera plus tard. Il devra ensuite regrouper les élèves en équipes de
niveaux (hétérogènes par exemple). Chaque groupe devra reprendre la dictée pour en
discuter collectivement les termes. A l’issue de ce travail, une copie de la dictée
portant les noms des membres de l’équipe sera rendue au professeur. En cas de litige,
les élèves qui ne sont pas d’accord avec l’orthographe majoritaire mettront devant
leur nom la graphie qu’ils ont adoptée. Pour une classe de 80 élèves avec des sous-
groupes de 6 à 8 élèves, le maître corrigera 14 à 10 copies!
Ce travail allégé du professeur n’est pas le seul intérêt de la tâche : il peut faire,
dans les temps normaux des emplois du temps, davantage de dictées que d’ordinaire.
Ce qui est un entraînement capital pour les apprenants. Mais surtout, au niveau de ces
derniers, les négociations sont serrées par le choix des termes, et la mise en commun
des savoirs est réelle. En vrac, disons que l’élève dit “ faible” peut ne pas faire la
faute que commet l’élève dit “ fort”; que la moyenne des notes attribuées est toujours
nettement plus élevée que les moyennes habituelles, en particulier parce qu’on ne
rencontre plus le terrible zéro qui sanctionne aussi bien, et toujours de façon
négative, les efforts réels de celui qui est passé de 30 à 10 fautes! D’ailleurs les
fautes commises, en grammaire notamment, se répètent, d’après l’expérience que
nous avons, beaucoup moins fréquemment...
Mais, diront les sceptiques, les “forts” vont être pénalisés dans un tel système!
D’abord, ce n’est pénaliser personne que d’améliorer les autres; ensuite, il n’est pas
établi que ces derniers reçoivent moins qu’ils ne donnent! Et s’il n’est que de rétablir
l’ancienne hiérarchie, il suffit de remettre les tables à leur place traditionnelle et de
refaire une dictée traditionnelle!
D’ailleurs lors des (nécessaires) évaluations sommatives, ce système est rétabli?
Toutefois, on a pu constater que, même dans ce cas, le niveau des élèves a pu monter
du fait de l’aide apportée par la communauté, mais aussi par la découverte des
doutes, des lacunes, des “astuces” des autres. Autant d’éléments qui entrent en
compte dans la mise en confiance, la sécurisation indispensable dans tout
apprentissage. C’est pourquoi les “éternels muets” y trouvent des occasions de parler,
puisqu’on le leur demande, puisqu’on le leur permet. C’est parce que la mise en
place correcte des techniques permet d’engager le plus grand nombre, faisant ainsi
qu’il y a beaucoup moins de laissés-pour- compte.
D’après un article de la revue “ Diagonales”.

................................................................................................................
* Actions pédagogiques - CRG- Formation continue - 1998/1999- composante 01
35

TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LA PÉDAGOGIE DES GRANDS


GROUPES EFFECTUÉS PAR LES ÉLÈVES - PROFESSEURS
DE L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE YAOUNDE,
“UNIVERSITÉ DE YAOUNDE I”.

1 - BALEBA BALEBA Laurentine.


Impact de la pédagogie des grands groupes sur les performances des élèves en sciences
d’observation : cas de quelques écoles de l’arrondissement de YAOUNDÉ I.
Mémoire de Diplôme de Professeur de l’Enseignement Normal IIe grade (DIPEN II).
1994, 61 pages.

2 - MBOUDA Didier.
L’exercice de l’autorité pédagogique et la discipline dans les grands groupes:
cas des écoles publiques francophones de l’arrondissement de YAOUNDÉ I.
Mémoire de DIPEN II, 1998, 98 pages.

3 - MENDOME JAM Marthe.


La problématique de l’évaluation dans les grands groupes:
Cas de la rédaction au Ier cycle de l’enseignement secondaire général.
Mémoire de Diplôme de professeur d’Enseignement secondaire, IIe grade (DPES II).
1990, 128 pages.

4 - NYASSI David.
Une maladie du système éducatif camerounais:
les classes à effectifs pléthoriques dans les villes.
Cas des écoles primaires publiques de la ville de YAOUNDÉ.
Mémoire de DIPEN II, Yaoundé, ENS,
1992, 80 pages.

5 - ONANINA A.
La problématique de l’enseignement du français dans les grands groupes:
cas de la lecture appliquée dans une classe de 4e.
Mémoire de DIPES II, Yaoundé, ENS,
1991, 96 pages.

6 - OWONA ALIMA KISITO Marie:


L’impact des effectifs pléthoriques sur les performances scolaires:
cas des établissements de l’arrondissement de YAOUNDÉ IVe.
Mémoire de Diplôme de Conseiller d’Orientation, Yaoundé, ENS,
1997, 118 pages.
36

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU CAMEROUN


................. PAIX - TRAVAIL - PATRIE
SECRETARIAT GÉNÉRAL .............
---------------
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE ET MATERNEL.
---------------

ARRETE N° 067/C/88/MINEDUC/SG/DEPM
Portant ouverture d’un concours d’entrée
dans les Ecoles Normales d’Instituteurs.

LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE,

Vu la constitution;

Vu le décret n° 92/245 du 26 Novembre 1992 portant organisation du Gouvernement, modifié et


complété par le décret n° 93/132 du 10 mai 1993;

Vu le décret n° 92/248 du 27 Novembre 1992 nommant les membres du Gouvernement,


modifié et complété par le décret n° 94/141 du 21 Juillet 1994;

Vu le décret n ° 80 / 195 du 9 Juin 1980 portant statut des Écoles Normales;

Vu le décret n° 95 /41 du 07 Mars 1995 portant organisation du Ministère de l’Éducation


Nationale;

ARRETE

Article 1er : Un concours pour le recrutement de 5 000 ( cinq mille) élèves - maîtres du secteur
privé, dans les Ecoles Normales d’Instituteurs, sera ouvert le 22 Septembre 1995 aux Centres ci-
après; BAFOUSSAM, BAMENDA, BERTOUA, BUEA, DOUALA, EBOLOWA, GAROUA,
MAROUA, NGAOUNDERE ET YAOUNDE. La répartition des places est jointe en annexe.

Article 2 : Ce concours est réservé aux jeunes gens des deux sexes âgés de 17 ans, au moins, et de
32 ans au plus, au 31 Janvier 1995, titulaires du :

a) Baccalauréat, toutes séries, ou du General Certificate of Education Advanced Level


obtenu en deux matières hormis le “Religious Knowledge”;

b) Probatoire, toutes séries, ou du General Certificate of Education Ordinary Level obtenu en


cinq matières hormis le “ Religious Knowledge”;

c) Brevet d’Études du Premier Cycle ou du General Certificate of Education Ordinary


Level.

Article 3 : COMPOSITION DES DOSSIERS DE CANDIDATURE.

Les dossiers de candidature, qui seront reçus complets dans les centres d’examen ci-dessus
énumérés jusqu’au 31 Août 1995, comprendront les pièces suivantes:
37

1) Une demande, sur papier timbré, rédigée, datée et signée par le candidat lui-même,
comportant:
- les noms, prénoms ainsi que l’adresse complète du candidat;
- l’établissement et le centre d’examen choisis;
- l’identification des pièces jointes.
2) Une copie certifiée conforme de l’acte de naissance;
3) Une copie certifiée conforme du diplôme.
4) Une attestation de présentation de l’original du diplôme.
5 ) Un extrait du casier judiciaire.
6) Un certificat médical.
7) deux fiches de renseignements.
8) Quatre photos format 4x4.
9) Un certificat de nationalité.
10) Un mandat - lettre d’un montant de cinq mille (5000) francs, représentant les frais de
participation au concours et libellé au nom de Monsieur l’Agent Financier de
l’établissement choisi.

TOUT DOSSIER INCOMPLET OU EN RETARD NE SERA PAS PRIS EN COMPTE.

Article 4 : HORAIRES ET MODALITÉS DES ÉPREUVES ÉCRITES.

NIVEAU NIVEAU DES EPREUVES DUREE COEFF HORAIRE NOTE EL


Dictée et questions 2h 4 8h-10h 05/20
BEPC Mathématiques 3h 5 10h30-13h30 06/20
Epreuve de 2e langue 2h 2 15h-17h 03/20
(français/anglais
Explication de texte 3h 4 8h-11h 05/20
Probatoire Epreuve de 2nde langue 2h 2 11h30-13h30 03/20
Mathématiques 3h 5 14h30-17h30 06/20
Dissertation philosophique, 3h 4 8 h-11h 05/20
BACCA- littéraire ou de culture générale
LAUREAT Epreuve de 2nde langue 2h 2 11h30-13h30 03/20
Mathématiques 3h 5 14h30-17h30 06/20

La date des épreuves orales sera communiquée ultérieurement.

Article 5 : PUBLICATION DES RESULTATS


Les résultats du concours (admissibilité et admission définitive) seront publiés par communiqué de
presse et de radio du Ministre de l’Education Nationale.

Article 6: Le présent arrêté sera enregistré puis communiqué partout où besoin sera.

Ampliations : Fait à YAOUNDÉ, le 28 juillet 1995.


- PM (ATCR)
- SG/PR (ATCR) (é)
-MFPRA (PI)
- MINEDUC/CAB
- GOUV (Pour large diffusion)
- PREFETS DR. ROBERT MBELLA MBAPPE
- DPEN
- ARCHIVES /CHRONO.
38

REPARTITION DES PLACES OUVERTES AU CONCOURS

PROVINCES ECOLES NORMALES NBRE DE PLACES


ADAMAOUA ENI DE NGAOUNDERE 300
ENI D’AKONOLINGA 100
ENI DE BAFIA 150
CENTRE ENI D’ESEKA 100
ENI DE NGOUMOU 200
ENI DE YAOUNDE 200
ENI D’ABONG-MBANG 150
EST ENI DE BERTOUA 300
ENI DE KAELE 100
EXTRÊME-NORD ENI DE MAROUA 250
ENI DE YAGOUA 100
ENI DE DOUALA 150
LITTORAL ENI D’EDEA 200
ENI DE NKONGSAMBA 300
ENI DE GAROUA 200
NORD ENI DE PITOA 150
ENI DE BAMENDA 300
NORD-OUEST ENI DE NKAMBE 100
ENI DE BAFOUSSAM 300
OUEST ENI DE DSCHANG 100
ENI DE FOUMBAN 200
ENI D’EBOLOWA 250
SUD ENI DE KRIBI 100
ENI DE SANGMELIMA 100
ENI DE BUEA 200
SUD-OUEST ENI DE KUMBA 300
ENI DE MAMFE 100
TOTAL 5 000
39

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN


---------------------- -----------------
PAIX - TRAVAIL -PATRIE
.................

INSTRUCTION MINISTÉRIELLE N° 041/A/43/MINEDUC/SG/DRH

Portant sur le recrutement des instituteurs vacataires et leur mode de rémunération

Dans le cadre du programme de généralisation et d’amélioration de la qualité de l’éducation


de base, le Ministère de l’Education Nationale se propose, au titre de l’exercice budgétaire
1996/1997, de recruter 1549 instituteurs vacataires pour pallier l’insuffisance en personnel
enseignant dans les écoles primaires de la République.
La présente instruction a pour but de préciser les conditions de recrutement ainsi que les
modalités de paiement des intéressés.

A) Conditions de recrutement :
1°) Etre originaire du département de recrutement;
2°) Etre titulaire du Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement
Général (CAPIEG);

3°) Jouir d’une bonne moralité;


4 °) Pour les anciens fonctionnaires:
- n’avoir pas été révoqué pour faute disciplinaire lourde;
- ne pas bénéficier d’une pension de retraite.

B) Modalités de recrutement :

Les candidats sont recrutés sur examen libre du dossier par une commission de sélection
présidée par le Délégué Départemental de l’Education Nationale à laquelle prennent part le
inspecteurs d’arrondissement de l’enseignement primaire, maternel et normal.

L’ouverture des recrutements doit faire l’objet d’une large diffusion. A cet effet, le DPEN
(Délégué Provincial de l’Éducation Nationale) veillera à la préparation des communiqués et à leur
affichage dans toutes les délégations départementales et inspections d’arrondissements primaires un
mois avant la date de clôture de recevabilité des dossiers de candidature.

Le recrutement est fait sous contrat synallagmatique dont le modèle sera mis à la disposition
de chaque délégué départemental pour une durée de 20 mois éventuellement renouvelable une fois
et correspondant à deux années scolaires normales. Ce contrat sera dûment signé par le délégué
départemental agissant au nom du Ministre de l’Éducation Nationale et le contractant bénéficiaire.

Les dossiers de recrutement institués à cet effet seront déposés à la Délégation


départementale de l’Éducation compétente.

Ils comprendront :
1°) une demande timbrée à 500 F;
2°) une copie du diplôme (CAPIEG);
3°) un extrait du bulletin N° 3 de casier judiciaire,
4°) une copie d’acte de naissance,
5°) un certificat de domicile des parents,
6°) un curriculum vitae.
40

C) Modalités de paiement.

Les crédits destinés au paiement des vacataires sont inscrits au budget de l’État et domiciliés
dans chaque Chef-lieu de département sous la gestion du Délégué Départemental de l’Éducation
Nationale (DDEN). Le montant de la rémunération mensuelle est fixé à quarante mille ( 40 000)
francs bruts payable par le pécule établi suivant la procédure du Bon de commande en exécution de
la décision préfectorale accordant paiement des vacataires.

Cette décision sera préparée par le Délégué Départemental de l’Éducation Nationale et


soumise pour signature, après visa du contrôle départemental des finances, à l’autorité préfectorale
compétente. Elle indiquera les noms des bénéficiaires, les montants et périodes de paiement. Elle
est établie après service fait.

Un compte - rendu exhaustif de toutes les opérations liées à ce recrutement sera établi par le
Délégué Départemental de l’Éducation Nationale (DDEN) et transmis au Ministère de l’Éducation
Nationale par voie hiérarchique avant le 15 novembre 1996.

La Direction des Ressources Humaines (DRH) procédera en tant que de besoin à des
mesures systématiques de vérification de la régularité des procédures suivies.

J’attache du prix à la stricte application de ces instructions dont le respect garantit la réussite
de notre opération./.

COPIE - SG/PM Yaoundé, le 9 Août 1996.


- MINEFI
-MINTRAVAIL
- Tous GOUVERNEURS
- TOUS DPEN (é)
- TOUS DDEN
- TOUS IAEMP
- TOUS DIRECTEURS ENI. Dr. Robert Mbella Mbappe.
41

DOSSIER INSTITUTEURS VACATAIRES (IV)


Tableau de répartition par année et par structure.
STRUCTURE CONTINGENT CONTINGENT CONTINGENT TOTAL
96/97 97/98 98/99 98/99
Nbre Montant Nbre Nbre Nbre Montant
d’IV (FCFA) d’IV Montant d’IV à Montant d’IV à en
recrutés recrutés recruter recruter millions
ADAMAOUA
DDEN DJEREM 8 3.200 16 9.600 51 30.600 75 44800
DDEN FARO & DEO 6 2.400 12 7.200 50 30.000 68 40.600
DDEN MBERE 5 20.00 10 6.000 49 29.400 64 38.500
DDEN BANYO 6 2.400 12 7.200 50 30.000 68 40.600
DDEN VINA 17 6.800 34 20.400 55 33.000 106 63.700
TOTAL 42 16.800 84 33.600 255 153.000 381 228.200
CENTRE
DPEN CENTRE 100 40 000 63 37 800 163 98 000
DDEN MFOUNDI 39 15 600 31 28 300 111 66 600 181 108 600
DDEN NYONG
& KELLE 45 18 000 76 48 400 75 45 000 196 117 350
DDEN NYONG ET
MFOUMOU 41 16 400 60 44 400 34 20 400 135 80 750
DDEN LEKIE 45 18 000 79 46 000 71 42 600 186 111 350
DDEN HAUTE
SANAGA 22 8 300 44 26 400 58 37 700 124 74 200
DDEN NYONG ET
SO’O 30 12 000 60 36 000 86 51 600 176 105 450
DDEN MEFOU ET
AFAMBA 34 13 600 61 37 600 39 23 400 134 80 350
DDEN MEFOU ET
AKONO 22 8 500 44 26 400 115 69 000 181 108 700
DDEN MBAM ET
INOUBOU 34 13 600 61 38 000 39 23 400 134 80 350
DDEN MBAM ET
KIM 15 6 000 30 18 000 55 33 000 100 60 000
TOTAL 327 130 800 637 254 000 746 447 600 1710 1025100
EST
DDEN BOUMBA
& NGOKO 20 8 000 40 16 000 57 34 200 117 70 000
DDEN HAUT-
NYONG 50 20 000 75 30 000 38 22 800 163 98 000
DDEN KADEY 23 9 200 46 18 400 58 34 800 127 76 300
DDEN LOM &
DJEREM 27 10 800 54 21 600 60 36 000 141 84 700
TOTAL 120 48 000 215 86 000 213 127 800 548 329 000
EXTRÊME-
NORD
DDEN DIAMARE 29 11 600 58 34 800 61 36 600 148 88 900
DDEN MAYO KANI 40 16 200 81 48 600 55 33 000 176 105 700
DDEN LOGONE
& ET CHARI 21 8 400 42 25 200 57 34 200 120 72 100
DDEN MAYO SAVA 16 6 400 32 19 200 55 33 000 103 61 600
42

DDEN MAYO
DANAY 33 13 200 66 39 600 52 31 20 151 90 300
DDEN MAYO
TSANAGA 27 10 800 54 32 400 60 36 000 141 84 700
TOTAL 166 66 800 333 199 800 340 204 000 839 503 300
LITTORAL
DPEN 0 78 13 7 800 91 54 600
DDEN WOURI 39 15 600 11 20 300 55 33 000 105 63 000
DDEN NKAM 19 7 600 38 22 800 56 33 600 113 67 900
DDEN SANAGA
MARITIME 59 23 600 118 70 800 30 18 000 207 123 900
DDEN MOUNGO 41 16 400 82 49 200 56 33 600 179 107 400
TOTAL 158 63 200 327 163 100 210 126 000 695 416 500

NORD
DPEN 0 0 0 0 35 21 000 35 21000
DDEN BENOUE 33 13 200 66 26 400 51 30 600 150 90 300
DDEN MAYO
LOUTI 26 10 400 52 31 200 48 28 800 126 75 600
DDEN MAYO REY 26 10 400 52 31 200 48 28 800 126 35 700
DDEN FARO 11 4 400 0 13 200 49 29 400 60 35 700

TOTAL 96 57 600 170 102 000 231 138 600 497 298 200
NORD - OUEST
DPEN 0 0 0 0 20 12 000 20 11900
DDEN MEZAM 23 9 200 46 27 600 58 34 800 127 76 300
DDEN MENTCHUM 13 6 800 26 20 400 53 31 800 92 55 300
DDEN DONGA
MANTUM 13 6 400 26 19 200 53 31 800 92 55 300
DDEN BUI 23 9 200 46 27 600 58 34 800 127 76 300
DDEN MOMO 30 12 000 60 36 000 50 30 000 140 84 000
DDEN NGO-
KETUNJA 11 4 400 55 13 200 29 17 400 95 56 700
DDEN BOYO 13 5 20 26 15 600 53 31 800 92 55 300
TOTAL 126 53 200 285 159 600 374 224 400 785 471 100
OUEST
DPEN
DDEN NOUN 58 23 200 58 23 200 43 25 800 159 95 200
DDEN MENOUA 46 18 400 46 18 400 76 45 600 168 100 800
DDEN NDE 19 7 600 38 7 600 56 33 600 113 67 900
DDEN BAMBOUTOS 40 16 000 40 16 000 44 26 400 124 74 200
DDEN HAUT-NKAM 25 1 000 50 20 000 48 28 800 123 73 500
DDEN HAUTS-
PLATEAUX 18 7 200 16 6 400 76 45 600 110 65 800
DDEN MIFI 26 10 400 50 20 000 48 28 800 124 74 200
DDEN KONG- KI 14 5000 28 11 200 54 32 400 96 57 400

TOTAL 246 98 400 326 122 800 445 267 000 1017 609 000
43

SUD
DPEN
DDEN DJA & LOBO 62 24 800 124 49 000 84 50 400 270 161 700
DDEN OCEAN 41 16 400 82 32 169 67 40 200 190 114 100
DDEN VALLÉE
DU NTEM 31 12 400 59 24 800 54 32 400 144 86 100
DDEN MVILA 37 14 800 74 29 600 54 32 400 165 98 700
TOTAL 171 68 400 339 135 569 259 155 400 769 460 600

SUD - OUEST

DPEN 47 28 200 47 28 000


DDEN MANYU 0 72 28 800 59 35 400 131 78 400
DDEN NDIAN 0 57 22 800 56 33 600 113 67 900
DDEN FAKO 0 96 38 400 63 37 800 159 95 900
DDEN MEME 0 36 14 400 53 31 800 89 53 200
DDEN LEBIALEM 0 60 0 50 30 000 110 66 000
DDEN KOUPE
MANENGOUBA 0 21 8 400 74 44 400 95 56 700

TOTAL 0 342 112 800 402 241 200 744 445 400
TOTAL GENERAL 1485 594 000 2798 1119200 3475 2193000 7986 4876700
44

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU CAMEROUN


.............................................. PAIX - TRAVAIL - PATRIE
SECRETARIAT GÉNÉRAL ----------------
..................

ARRETE N° 028/C/88/MINEDUC/SG/IGP-EMPN/DEPMN/DEXC
PORTANT OUVERTURE D’UN CONCOURS D’ENTREE DANS LES
ECOLES NORMALES D’INSTITUTEURS DE L’ENSEIGNEMENT
GENERAL.

LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE,

Vu la constitution;

Vu le décret n°90/1087 du 31 juillet 1990 fixant le régime général des concours (article3.alinéa 2)

Vu le décret n°94/139 du 21 juillet 1994 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°


92/245 du 26 Novembre 1992 portant organisation du Gouvernement;

Vu le décret n°94/141 du 21 juillet 1994 portant nomination des membres du Gouvernement;


modifié et complété par le décret n° 96/203 du 19 Septembre 1996;

Vu le décret n° 95 /41 du 07 Mars 1995 organisant le Ministère de l’Éducation Nationale;

Vu l’arrêté n°78/B1/1464/MINEDUC/SG/IGP-ESG/ET/EPMN du 14 août 1996 fixant les périodes


d’interruption des classes en République du Cameroun durant l’année scolaire 1996/1997;

Vu la décision n°567/C/23/MINEDUC/SG/IGP/ESG/ET/EPMN/DESG/DEPT/DEPMN/DEXC du
16 Décembre 1996 fixant le calendrier des examens et concours de la session 1997;

Vu l’arrêté n°123/C/88/MINEDUC/SG/IGP/EPMN/DEXC du 18 Septembre 1995 complétant les


dispositions de l’arrêté n° 067/C/88/MINEDUC/SG/DEPMN du 28 juillet 1995 portant ouverture
d’un concours d’entrée dans les ENIEG;

Vu la circulaire n° 25/B1/1464/MINEDUC/SG/DEPMN du 28 juillet 1995 portant ouverture des


Écoles Normales aux candidats du secteur privé;
ARRETE
Article 1er : Un concours pour le recrutement de 3 500 ( trois mille cinq cent) élèves - maîtres du
secteur privé, dans les Ecoles Normales d’Instituteurs, sera ouvert le 26 juin 1997 aux Centres ci-
après; BAFOUSSAM, BAMENDA, BERTOUA, BUEA, DOUALA, EBOLOWA, GAROUA,
MAROUA, NGAOUNDERE et YAOUNDE. La répartition des places est jointe en annexe.

Article 2 : Ce concours est réservé aux jeunes gens des deux sexes âgés de 17 ans au moins et de
32 ans au plus, au 31 Janvier 1997, titulaires du :

a) Baccalauréat, toutes séries, ou du GCE/AL obtenu en deux matières hormis le “religious


knowledge”;

b) Probatoire, toutes séries, ou du GCE/OL, obtenu en trois matières au moins hormis le “ religious
knowledge”:
c) Brevet d’Études du Premier Cycle ou du GCE/OL en trois matières au moins hormis le “religious
knowledge” :
45

Article 3 : Les dossiers de candidature, qui seront reçus complets dans les centres d’examen ci-
dessus énumérés jusqu’au 30 Mai 1997, comprendront les pièces suivantes:
1) Une demande, sur papier timbré, rédigée, datée et signée par le candidat lui-même,
comportant:
- les noms, prénoms ainsi que l’adresse complète du candidat, le centre
d’examen choisi;
- l’identification des pièces jointes à savoir :
2) Une copie certifiée conforme de l’acte de naissance;
3) Une copie certifiée conforme du diplôme.
4) Une attestation de présentation de l’original du diplôme.
5 ) Un extrait du casier judiciaire.
6) Un certificat médical.
7) deux fiches de renseignements.
8) Une somme de 5000 francs (cinq mille francs) représentant les frais de participation au
concours à verser contre reçu auprès du Chef de service des Affaires Générales de la Délégation
Provinciale de l’Éducation Nationale territorialement compétente.
Tout dossier incomplet ou en retard ne sera pas pris en compte.

Article 4 : HORAIRES ET MODALITÉS DES ÉPREUVES ÉCRITES.


NIVEAU NIVEAU DES EPREUVES DUREE COEFF HORAIRE NOTE EL
Dictée et questions 2h 4 8h-10h 05/20
B.E.P.C. Mathématiques 3h 5 10h30-13h30 06/20
Epreuve de 2e langue
(français/anglais) 2h 2 15h-17h 03/20
Explication de texte 3h 4 8h-11h 05/20
Probatoire Epreuve de 2nde langue(français/
anglais) 2h 2 11h30-13h30 03/20
Mathématiques 3h 5 14h30-17h30 06/20
Dissertation philosophique,
BACC. littéraire ou de culture générale 3h 4 8 h-11h 05/20
Epreuve de 2nde langue(français/
anglais) 2h 2 11h30-13h30 03/20
Mathématiques 3h 5 14h30-17h30 06/20
Les épreuves orales se dérouleront les 28, 29 et 30 juillet 1997.
Article 5 : Les Délégués Provinciaux et Départementaux de l’Éducation Nationale s’assureront, à
chaque phase de déroulement du concours, de la collaboration des représentants locaux du
Ministère de la Fonction Publique et de la Reforme administrative.
Article 6: Publication des résultats.
Les résultats du concours (admissibilité et admission définitive) seront publiés par
communiqué de presse et de radio .
Article 7 : Le présent arrêté sera enregistré puis communiqué partout où besoin sera.

Ampliations : YAOUNDÉ, le 28 Avril 1997.


- P.R. C.R.
- PM/SG - C.R.
- SG/PR (ATCR) (é)
-MFPRA /-MINEDUC/CAB
- GOUV (Pour large diffusion)
- PREFETS/DPEN/DDEN DR. ROBERT MBELLA MBAPPE
- Archives/ chrono
46

PROPOSITION DE RECRUTEMENT DANS LES ENIEG

ANNÉE SCOLAIRE 1997-1998

PROPOSITION DE
PROVINCES ÉTABLISSEMENTS RECRUTEMENT
BEPC - PROB-BACC
ADAMAOUA Ngaoundéré 120
Akonolinga 107
Bafia 75
CENTRE
Éséka 80
Ngoumou 114
Yaoundé 185
Abong-mbang 90
EST Bertoua 105
Kaelé 95
Maroua 120
EXTRÊME -NORD
Yagoua 70
Douala 180
LITTORAL Edéa 187
Nkongsamba 170
NORD Garoua 130
Pitoa 90
NORD - OUEST Bamenda 240
Nkambe 176
Bafoussam 186
OUEST Dschang 135
Foumban 125
Ebolowa 150
SUD Kribi 100
Sangmélima 100
Buea 80
SUD- OUEST Kumba 160
Mamfe 130
TOTAL 27 3 500
47

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON


PAIX - TRAVAIL - PATRIE PEACE - WORK - FATHERLAND
...................... .....................

MINISTÈRE MINISTRY
DE L’ÉDUCATION NATIONALE OF NATIONAL EDUCATION
.................... ...............

N° A / 181 / MINEDUC/ SG/ DRFP

Yaoundé, le 27 Novembre 1998

Le Ministre d’État Chargé de l’Éducation Nationale


The Minister of State in charge of National Education

Réf. :
Ref. :

Objet : Gestion des Instituteurs à Monsieur le Délégué Provincial de


Subject : Vacataires l’Éducation Nationale pour
le Nord-Ouest à
BAMENDA

HONNEUR VOUS COMMUNIQUER CI-DESSOUS EFFECIFS DES INSTITUTEURS


VACATAIRES A FAIRE RECRUTER PAR DÉLÉGUÉ DÉPARTEMENTAL ÉDUCATION
NATIONALE AU TITRE DE L’EXERCICE 1998/1999. STOP SALAIRE MENSUEL
INTÉRESSÉS FIXÉ A 60 000 F CFA BRUTS STOP. GESTION DES CONTRATS DES
DIFFÉRENTS CONTINGENTS SE FERA SUIVANT PRESCRIPTIONS SUIVANTES:

1°) CONTINGENT RECRUTÉ EN 1996/1997 : CONTRATS A RENOUVELER POUR


UNE DURÉE DE 20 MOIS EN TENANT COMPTE DE LA NOUVELLE RÉMUNÉRATION 60
000 F/CFA/MOIS.

2°) CONTINGENT RECRUTE EN 1997/1998 : AVENANT AU CONTRAT DE BASE A


ETABLIR POUR PORTER LE SALAIRE MENSUEL DE 40 000 A 60 000 F BRUTS.

3°) CONTINGENT A RECRUTER EN 1998/1999 : CONTRAT A ÉTABLIR EN


TENANT COMPTE DE LA NOUVELLE RÉMUNÉRATION
MENSUELLE 60 000 F/MOIS.

4°) DANS TOUS LES CAS, RESPECTER ENVELOPPE BUDGÉTAIRE 1998/1999.

Contingent Contingent Contingent


STRUCTURE 96/97 97/98 98/99
Contrats à Contrats à Contrats à TOTAL DOTATION
renouveler modifier établir
DPEN/NORD-
OUEST - - 20 20 11.500
DDEN MEZAM 23 46 58 127 76.300
DDEN MENTCHUM 17 22 53 92 55 300
48

DDEN DONGA
MANTUNG 16 23 53 92 55.300
DDEN BUI 23 46 58 127 76 300
DDEN MOMO 30 60 60 140 84 000
DDEN NGO
KETUNJA 11 55 29 95 56 700
DDEN BOYO 13 26 53 92 55 300
TOTAL 133 278 374 785 471 100

Yaoundé, le 27 Novembre 1998.

Le Ministre d’État
chargé de l’Éducation Nationale.

( é)

Charles ETOUNDI.
49

TABLEAU SYNOPTIQUE DES EFFECTIFS ACTUELS ET DE PROPOSITION DE


RECRUTEMENT DES ÉLÈVES - MAÎTRES DANS LES ÉCOLES NORMALES
D’INSTITUTEURS DE L’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL
POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 1999/2000.

PROVINCE ETABLISSEMENTS EFFECT SORTIE RESTE PROP. EFFECT


RECR. 99/2000
ADAMAOUA ENIEG BANYO 96 23 73 100 173
ENIEG NGAOUNDERE 278 137 141 180 321
ENIEG TIBATI 121 43 78 100 178
CENTRE ENIEG AKONOLINGA 159 75 84 801 64
ENIEG BAFIA 164 67 197 75 272
ENIEG ESEKA 148 69 79 80 159
ENIEG MONATELE 132 57 80 120 200
ENIEG NANGA-
EBOKO 159 65 94 100 194
ENIEG NGOUMOU 196 90 106 195 301
ENIEG YAOUNDE 440 154 296 105 401
EST ENIEG ABONG-
MBANG 207 73 134 170 304
ENIEG BERTOUA 363 146 217 100 317
EXTRÊME - ENIEG KAELE 182 45 137 115 252
NORD ENIEG KOUSSERI 133 20 124 10 224
ENIEG MAROUA 390 115 275 150 425
ENIEG MOKOLO 239 43 222 100 322
ENIEG YAGOUA 218 102 158 100 258
LITTORAL ENIEG DOUALA 289 139 150 190 340
ENIEG EDEA 206 72 134 190 324
ENIEG NKONG-
SAMBA 298 150 250 150 400
NORD ENIEG GAROUA 233 117 116 234 350
ENIEG PITOA 130 79 51 200 251
NORD-OUEST ENIEG BAMENDA 371 179 192 210 402
ENIEG NKAMBE 186 86 150 200 350
ENIEG WUM 216 66 100 206 306
OUEST ENIEG BAFOUSSAM 405 173 232 170 402
ENIEG DSCHANG 237 115 122 180 302
ENIEG FOUMBAN 248 90 158 145 303
ENIEG EBOLOWA 392 165 237 170 407
SUD ENIEG KRIBI 184 65 119 80 199
ENIEG SANGME-
LIMA 264 113 151 150 301
SUD-OUEST ENIEG BANGEM 198 90 118 85 203
ENIEG KUMBA 264 161 103 200 303
ENIEG MAMFE 123 61 62 180 242
ENIEG MUNDEMBA 137 27 110 90 200
TOTAL 1318 3344 5083 5000 10 050
MINEDUC/IGP/EPMN

LES DONNÉES DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET NORMAL AU CAMEROUN

Province Nbre Arrondts et ENIEG Directeurs Directeurs Enseignants Enseignants Total Élèves garçons Élèves filles Total élèves
Départe- districts d'écoles d'écoles permanents vacataires enseignant.
ments publiques publiques et
et annexes privées
Adamaoua 5 15 3 (1) 274 313 656 381 937 34 129 22 688 56 817
Centre 10 67 7 (2) 1 241 1 568 8 881 1 710 10 591 197 604 186 082 385 666
Est 4 31 2 457 505 1 570 548 2 118 49 292 39 038 88 330
Extrême-Nord 6 44 5 (1) 885 914 1 421 839 2 260 102 409 47 204 149 613
Littoral 4 28 3 547 989 7 097 695 7 792 151 144 147 839 298 983
Nord 4 18 2 448 471 1 218 497 1 715 63 320 32 578 95 898
Ouest 8 37 3 (1) 920 1 273 6 234 1 017 7 251 175 341 169 041 344 382
Sud 4 22 3 594 666 2 344 769 3 113 51 728 48 294 100 022
Total francophone 45 262 28 (5) 5 366 6 699 29 421 6 456 35 877 824 967 694 744 1 619 711
Nord - Ouest 7 31 3 (1) 608 1 030 4 422 785 5 207 122 093 113 026 235 119
Sud - Ouest 6 22 5 (1) 454 612 2 940 744 3 684 85 512 80 844 166 356
Total anglo 13 53 8 (2) 1 062 1 642 7 362 1 529 8 891 207 605 193 870 401 475
Total Cameroun 58 315 36 (7) 6 428 8 341 36 783 7 985 44 768 1 032 572 888 614 1 921 186

N.B.: Par décret du Premier Ministre N°99/730/PM du 20 septembre 1999,


07 nouvelles Écoles Normales d'Instituteurs de l'Enseignement Général (ENIEG)
ont été créées, portant le nombre de ces écoles à 43 au lieu de 36 comme
l'indique le tableau ci-dessus. Le nombre entre parenthèses représente le
nombre de nouvelles Écoles créées.
Source: DPRD/PASECA 01 12/05/99 Dossier suivi par Claude Martin
50

Province de l’Adamaoua République du Cameroun


............ Paix - Travail - Patrie
Département du DJEREM
.............
Préfecture de TIBATI
.........
Bureau de la Réglementation Arrêté préfectoral N°089/Ap/H48/BRP.
et du personnel portant sur le recrutement de cinquante un(51)
Instituteurs Vacataires de l’Enseignement Général
et de l’Enseignement Technique
pour le compte de l’année scolaire 1998/1999
dans le département du Djerem.

L’administrateur civil
Préfet du département du Djerem,

Vu la constitution;
Vu le décret n°72/349 du 24 juillet 1972 portant organisation administrative de la
République du Cameroun et ses textes modificatifs subséquents;
Vu le décret n°95/041 du 07 mars 1995, portant organisation du Ministère de
l’Éducation Nationale;
Vu le décret n°78/485 du 09 novembre 1978 fixant les attributions des chefs de
circonscriptions administratives et des organismes et personnels chargés de les
assister dans l’exercice de leurs fonctions, modifié par le décret n°79/024 du 18
janvier 1979;
Vu le décret n° 98/166 du 26 Août 1998 nommant Monsieur ABANDA JEAN
BIENVENU, préfet du département du DJEREM;
Vu l’instruction ministérielle n°041/A/43/MINEDUC/SG/DRH du 09 août 1996
portant sur le recrutement des instituteurs vacataires et mode de rémunération et du
message/fax n°A/181/MINEDUC/SG/DRFP du 27 novembre 1998 sur la gestion des
instituteurs vacataires;
Vu les demandes de recrutement des intéressés;
Vu les nécessités de service.

Arrête:
Article 1 : Les jeunes gens dont les noms suivent, titulaires du Certificat d’Aptitude
Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire (CAPIEMP) et
du Certificat d’Aptitude Professionnelle d’Instituteurs de l’Enseignement Technique
(CAPIET) sont , à compter de la rentrée scolaire 1998/1999 pour une durée de vingt
(20) mois recrutés en qualité d’Instituteurs Vacataires pour servir dans
l’Enseignement primaire ( Écoles Primaires) et dans l’Enseignement Technique
(SAR/SM/CETIC) du Département du DJEREM.
51

Il s’agit de:
N° Noms et prénoms Date et lieu de naissance Département École de
d’origine fonction
1 NGOUEKO Jeannette J. 19/02/72 à FONTSA MENOUA EP Gr. III Tibati
2 BODAMBE JULIEN 09/01/71 à DARGALA DIAMARE EP. ALHA-
MISSA
3 GAMBO PIERROT vers 1970 à NGAOUBELA DJEREM EP DJOMBI
4 GUENDEP BASILE vers 1970 à ATTA MAYO-BANYO EP ELLAT-
MENGAK
5 NEMGNE JOSEPHINE 10/07/71 à BANDJOUN NKOUNG-KI EP MALARBA
6 HAMADJIDA BARDE vers 1969 à TIBATI DJEREM EP. NASCOUL
7 ABOUBAKAR 12/12/67à TIBATI DJEREM EP.GR.II
TIBATI
8 FOUELEFACK MARIE 30/10/67 à BAFOU MENOUA EP. GR.II
TIBATI
9 DJUMEGUE ROSALINE 20/01/72 à BAFOU MENOUA EP. GRII
TIBATI
10 FANTA, Née 9/6/70 09/06/70 à MENG EP TIBATI
11 MONSEH JOELLE 19/07/70 à BANGANGTÉ NDE EM. ANNEXE
TIBATI
12 ABONO GERTRIE SUZANNE. 24/02/67 à EBOLOWA NTEM EP.GRIII
TIBATI
13 MOHAMADOU ISSIAKA vers 1967 à TIBATI DJEREM EP.GR.III
TIBATI
14 HANAGAI REVED vers 1968 à MOKOLO MAYO- EP.GR.II
TSANAGA TIBATI
15 NGUEMKAM GENEVIÈVE 15/02/68 à NKONGSAMBA MOUNGO EP GR.III
TIBATI
16 MOHAMADOU YOUKOUDA vers 1971 à TIBATI DJEREM EP. TOGO
17 GLADYS VALUMA 05/05/69 À BUEA MEZAM EP BILINGUE
FOGABO TIBATI
18 EMANI JEANINE 18/01/68 À NKONGSAMBA MONGO EP. MALARBA
TIBATI
19 SALATOU (né vers 1970) VERS 1970 À MBIDIRA DJEREM EP DJOMBE
20 TONLEU EDOUARD 22/03/À FOTO MENOUA EP DABER
21 AISSATOU GERMAINE 15/03/73 À NGAOUBELA DJEREM EP.MALARBA
II TIBATI.
22 NYAGOUN SIMON VERS 1966 À DJEREM ALLAT-
BONINGTING MENGACK
23 ALI MELEM 16/03/76 À TIBATI DJEREM EP NGATT
24 NUBIGA GREGORY 10/06/69 à Bali MEZAM EP. BILINGUE
DOHN TIBATI
25 HAMADIKO DANIEL 05/03/72 à TIBATI DJEREM EP; MENGACK
26 TOUGUE BENOÎT 12/03/67 à Yaoundé EP GONGON-
TOUA
27 KAIGAMA JEAN vers 1970 à NGAOUBELA DJEREM EP; KOATA
28 HAMAN SAMBO 20/08/70 À MINIM DJEREM EP. MINIM
29 IBRAHIMA HAMADAMA 23/10/74 à MINIM DJEREM EP . MINIM
30 MODI OUMAROU Vers 1968 à Makandaou DJEREM EP.MEIDJAM-
BA
31 PAGORE (né vers 1970) vers 1970 à MAZAN KAELE MAYO-KANI EP. PANGAR
32 ABBO (né le 30/12/1978) 01/12/78 À DANFILI DJEREM EP DANFILI
33 TCHOUASSI AGRIPPINE 29/11/69 À BAKONDJI MIFI EP NGAOUNDAL
34 NGRANG JONAS 05/01/74 À FOUY MBAM et KIM EP GR I NGA-
OUNDAL
35 ABBA YELEM C.A 01/12/72 À BATOUK MBERE EP GRII NGA-
OUNDAL.
36 NGI HERICKSON 11/11/69 À MBOT NDONGA- EP BILINGUE
SAMARI MANTUM
37 KIVO MUNJI MARGARET 20/12/65 À NGARUM MEZAM EP BILINGUE
38 GOANE ALAIN 07/08/71 à MANENGOLE MOUNGO EP DJOUNDE
52

39 SOUMAN JEAN CLAUDE 21/17/71 à BAGODO-DIR MBERE EP BEKA -


GOTTO
40 ABDOULAYE 10/01/68 à MARTAP VINA EP BETARA -
( né le 10/01/68) GONGO
41 YAYA ALBERT 11/07/71 à NGAOUBELA DJEREM EP DANFILI
42 BEDA EDGAR BERTRAND 02/05/73 à BERTOUA LOM et DJEREM EP NDAL
GARE
43 BOLINGO FELIX 13/08/71 à MEIGANGA MBERE EP BEKA
GOTTO
44 BOUKAM DIDJA vers 1995 à POLI FARO EP GRI NDAL -
GARE
45 NJIMAM DAVID 03/03/71 à MAYET & B. NYONG et SO’O EP GRI NDAL
GARE
46 KOM JACQUES PAUL 02/05/70 à BIBIA LOLOD. OCÉAN EP PANGAR
47 WAMBA FREDERIC 18/08/71 à BAFOU MENOUA CETIC-TIBATI
48 MFOLETRANE 20/04/68 à KAGNAM NOUN SAR/SM
SALAMATOU TIBATI
49 ZEUFA LOUIS 08/3/74 À MOCKBEI MANYU SAR/SM/NGDAL
DEBONNAIRES
50 BABA SAMUEL Vers 1960 À GALIM FARO et DEO CETIC/ TIBATI
TIGNERE
51 KAIGAMA ZDJIBA 22/05/75 à NGAOUBELA DJEREM CETIC/ TIBATI
EMMA

Article 2: Le montant de la rémunération mensuelle des intéressés est fixé à soixante


mille (60 000) francs bruts, payable par pécule établi suivant la procédure de Bon de
commande.

Article 3. A la fin de chaque mois et après service fait dûment constaté par le
Délégué Départemental de l’Éducation Nationale du Djerem ou les Inspecteurs
d’arrondissement de l’Enseignement primaire et Maternel, il sera établi un état de
vacation en vue d’être engagé par un billetteur désigné par le Délégué Départemental
chargé de payer les intéressés.

Article 4 : Le présent arrêté sera enregistré et communiqué partout où besoin sera./.

TIBATI, le 31 Août 1998.

Ampliations:
-MINEDUC/DRH/DRFP/DEPMN/DEPT/YDE Le préfet
- GOUV. AD/NGDERE
- CPF/NGDERE
- CDF/TIB (é)
- DPEN /AD/NGDERE
- DDEN/DJ/TIB Jean BIENVENU ABANDA
- RECETTES . DOSSIERS INT. Administrateur Civil
- CHRONO/ ARCHIVES.
53

/KOUJOS
MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
........................ PAIX - TRAVAIL - PATRIE
DELEGATION PROVINCIALE DE L’OUEST .....................
..................
DÉLÉGATION DÉPARTEMENTALE
DES BAMBOUTOS
....................

NOTE DE SERVICE N°01/NS/MINEDUC/DPO/DDEN/BTOS


portant recrutement des instituteurs vacataires au titre de l’année
scolaire1998/1999 dans le ressort du Département des BAMBOUTOS.

EN APPLICATION DE L’INSTRUCTION MINISTÉRIELLE


N°041/A/43/MINEDUC/SG/DRH DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE EN DATE DU 09 AOÛT 1996, LES ÉLÈVES INSTITUTEURS ARRIVÉS EN FIN
DE FORMATION DONT LES NOMS SUIVENT SONT, POUIR COMPTER DE LA DATE DE
SIGNATURE DE LA PRÉSENTE NOTE DE SERVICE RECRUTÉS EN QUALITÉ
D’INSTITUTEURS VACATAIRES POUR SERVIR DANS LES ÉCOLES MATERNELLES ET
PRIMAIRES RELEVANT DU DÉPARTEMENT DES BAMBOUTOS. IL S’AGIT:

A. PERSONNELS A CONTRAT DE 20 (VINGT) MOIS SCOLAIRES.


(A PARTIR DE JANVIER 1999)
N° NOMS ET PRÉNOMS ECOLE DE OBSERVATIONS
FORMATION
1 DJOUEKA DELPHINE ENIEG SONT TENUS
BAFOUSSAM D’ENSEIGNER
2 DJOUMESSI PAUL BANYO TOUTES LES
3 DONGMO ALICE FELICITÉ DSCHANG MATIÈRES À
4 DOUANLA HILAIRE BAFOUSAM L’ÉCOLE
5 DZUKA LUCIENNE BAFOUSSAM PRIMAIRE ET
6 ETEME BLANCHE ETIME EBOLOWA MATERNELLE.
7 KEUMADJIO NGOUGNOU
ODETTE DSCHANG
8 KINTSE JEAN JOEL BAFOUSSAM
9 KUETE JEAN ROBERT FOUMBAN
10 KUETE SEGNOU FLOBERT BAFOUSSAM
11 MFOU MARIE GISELE YAOUNDE
12 NGAMBEWO ALFRED FOUMBAN
13 NGNIEPE THOMAS DSCHANG
14 NGOUEGNI PHILOMÈNE BAFOUSSAM
15 NOUBISSI SAMUEL BAFOUSSAM
16 OUNJEQUE PAUL BAFOUSAM
17 SOBJIO MARIE NOELLE DSCHANG
18 TAIWO REGINA BAMENDA
19 TAMOFO THOMAS FOUMBAN
20 TCHIO SIDONIE BIBIANE FOUMBAN
21 TCHOUALA MAURICE BAFOUSSAM
54

22 TSAGO PAULINE DSCHANG


23 TSAPI AUGUSTINE FOUMBAN
24 TSOMENE CLAUTIDE BAFOUSSAM
25 VOUFACK RENE PAUL DSCHANG

B. PERSONNELS A CONTRAT DE 6 (SIX) MOIS SCOLAIRES RENOUVELABLE.


DE JANVIER 1999 à Juin 1999)

1 DALA FLORENCE ENIEG BAFOUSSAM


2 DJEATSA ZACHARIE ENIEG DSCHANG
3 DJUINÉE NOUNAWO CHANTALE ENIEG BAFOUSSAM
4 FEYEM EDITH ENIEG BAFOUSSAM
5 FOMEKONG THOMAS ENIEG DSCHANG
6 KEUMO NGANO CONSTANT ENIEG DSCHANG
7 MAFO SUZANNE ENIEG DSCHANG
8 MAGUEKOU SOLANGE BÉATRICE ENIEG BAFOUSSAM
9 MELI ADELE ENIEG- ENIET SOA
10 NANKEM WANDJI GISELE ENIEG NGAOUDERE
11 TAMO LUCIEN ENIEG FOUMBAN
12 TCHOUPOU TCHOFFO ODETTE ENIEG FOUMBAN
13 TESSIE JEAN ENIEG BAFOUSSAM
14 TIODON ADELE ENIEG BAFOUSSAM
15 YONTA ALAIN BERTRAND ENIEG- ENIET SOA

Visa du préfet MBOUDA, LE 30 DÉCEMBRE 1998.

LE DÉLÉGUÉ DÉPARTEMENTAL DE L’ÉDUCATION


NATIONALE POUR LES BAMBOUTOS.

(é) (é)

NDONGO NDONGO TEINGNI DETIO JEAN.

* Interview du Ministre
d’état chargé de l’éducation
55

Nationale : M. Charles ETOUNDI

Education 2000 : Monsieur le Ministre d’Etat, nous ne saurions achever cet entretien sans évoquer la
situation on ne peut plus précaire, voire misérable des enseignants vacataires, qui, à ce jour continuent
d’accumuler des mois d’arriérés de salaire et ne savent même pas où le vent des prévisions
gouvernementales les emmènera. Qu’avez-vous de particulier à leur dire ?

Charles Etoundi : Comme leur le dit, ils sont dans une situation précaire. Leur recrutement le spécifie : ils
sont recrutés pour dix mois par an et pour une période de 2 ans renouvelable. Cela dit, cette situation est
devenue préoccupante parce qu’ils sont devenus majoritaires dans notre système, avec tout ce que cela
comporte d’instabilité. Comme nous le disons aux bailleurs de fonds qui nous mettent sous ajustement
structurel, nous ne devons pas nous cacher la figure. En fait l’argent que nous payons à ces vacataires,
même si ce n’est pas sur les salaires qu’on le prélève, c’est une augmentation déguisée de la masse
salariale.
Et à cause de la non titularisation de ces jeunes, nous risquons d’avoir des problèmes sociaux. Autant les
intégrer purement et simplement. Hélas, c’est des choses apparemment faciles, mas en réalité ce n’est pas
aussi simple que je le dis.

Nous allons continuer les explications. Nous avons augmenté les salaires des vacataires qui sont passés de
40 000 francs à 60 000 francs CFA et vous savez que répondre à des problèmes locaux, le recrutement des
vacataires est décentralisé. Mais il y a plus d’un problème : problème de recrutement entre les différents
personnels de l’EDUCATION Nationale qui veulent contrôler cette affaire ; problèmes dans la gestion des
salaires ( les vacataires sont recrutés avec 4 mois de salaires et le budget est prévu pour toute l’année).
Les différences qui se font posent problème, et il y a l’absence de trésorerie qui fait qu’il y a des retards
dans les paiements des salaires. Nous devons absolument faire un effort pour maîtriser cette situation-là.
C’est un problème qui est général, nous avons 58 départements à gérer. En plus, le problème des vacataires
a une coloration locale. Là où on a des départements qui n’ont pas des problèmes de liquidité, les
enseignants sont régulièrement payés. Là où ce n’est pas le cas, les difficultés surviennent. Nous avons
voulu délocaliser ce recrutement, ce qui comporte beaucoup de difficultés. Nous commençons à voir là
effectivement ce que c’est que la décentralisation. C’est le Délégué qui recrute, qui paie et vous voyez ce
que cela donne. Il n’y a donc pas de décentralisation facile. Elle doit s’accompagner d’une préparation des
tas d’éléments , mais c’est une avancée et nous allons essayer de mieux cerner ces problèmes. Sans
compter qu’il y a un autre problème avec les vacataires, puisque c’est un recrutement local, il y a des
départements qui n’ont pas de personnel, c’est-à-dire qu’on veut bien recruter, mais on n’en trouve pas
assez.

………………………………………………………………………………………………………………..
(*) Education 2000 : Revue mensuelle de réflexion, de documentation et de recherche en éducation.
N° 2, Mai 1999, P.15.
EVOLUTION DE LA SITUATION DES INSTITUTEURS VACATAIRES DANS LE CONTEXTE
CAMEROUNAIS APRES LA BIENNALE DE JOHANNESBURG EN DE DECEMBRE 1999.

Dans notre étude de cas relatif à la formation et à l'utilisation instituteurs vacataires, nous relevions la bonne
performance que ces enseignants fournissent sur le terrain malgré la modicité de leurs salaires qui, quelquefois,
n’étaient pas payés régulièrement. Nous souhaitions, et cela était d’ailleurs le souci de la haute autorité en charge
de l'Education Nationale, que des solutions soient recherchées pour stabiliser leur situation à défaut de les
intégrer dans la Fonction Publique Camerounaise.

Depuis septembre 2000, la situation de ces instituteurs vacataires connaît une évolution très rapide dans notre
contexte. En effet, par arrêté conjoint N°559/A/94/0006328/MINDUC/MINFORA des Ministres de
l’Education Nationale et de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative en date du 18 septembre
(cf. annexe), des dispositions ont été prises l'intégration d'un certain nombre d'Instituteurs Vacataires
dans la Fonction Publique.

C'est ainsi que 1 700 d'entre eux viennent d'être intégrés dans la Fonction Publique Camerounaise. ils
deviennent, de ce fait, des fonctionnaires à part entière avec tous les avantages liés à leur nouveau statut
passeront de 60 000 FCA par mois a 122 160 FCA (salaire de base actuel d’un instituteur en début de
carrière dans notre pays) ; ce qui correspond à une augmentation de 103,6%, sans compter d'autres
privilèges liés au statut particulier des fonctionnaires des corps de l'Education Nationale à l’instar des
primes de technicité, d'enseignement et d’évaluation, de documentation et de recherche, comme
l’indique l’article 61 du décret N° 2000/359 du 05 décembre 2000 et des possibilités d'avancement
prévues par ce décret

De même, l'Instruction Ministérielle N° 041/A/43/MINEDUC/SG/DRH du 09 août 1996 portant


modalités de recrutement et de gestion des instituteurs vacataires a été modifiée par celle du 25 septembre
2000 (N° 30/B1/1464/MINEDUC/CAB) jointe en annexe. Cette dernière instruction avait surtout pour
souci d'apporter beaucoup plus de transparence et d'objectivité dans la procédure de recrutement de ces
instituteurs. Ceux qui ne seront pas intégrés seront désormais payés par bon d'engagement individuel ;
ce qui réduirait sensiblement les difficultés de paiement connues jusque là.

Dans le cadre du plan de mise en oeuvre de la nouvelle stratégie sectorielle de l'éducation, d'autres
instituteurs vacataires seront recrutés comme l'indique le tableau ci-dessous. Leurs salaires seront
supportés par le budget de l'Etat, et les fonds générés par les retombées de l'admission du Cameroun au
club des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE ou HIPC).
fonctionnaires statut. Le e de base

Coûts. en millions de FCFA


Quantité à recruter
s
Année
Budget de Fonds Budget de Fonds
Total Total
l’Etat HIPC l'Etat HIPC
2000/2001 1200 1800 3000 504 756 1260
2001/2002 2400 3100 5500 1440 1860 3300
2002/2003 3600 4400 8000 2160 2640 4800

Dans ce même cadre, les instituteurs vacataires ayant une ancienneté de 3 à 4 années de service
continueront d'être intégrés chaque année au rythme de 3000 environ.

S'agissant du volet amélioration de l'accès à l'éducation dans notre pays, il convient de signaler que le
Président de la République a décidé de rendre l'enseignement primaire public gratuit. Ainsi, les frais
exigible, 1500 FCA, versés à la rentrée des classes pour l'inscription de chaque enfant à l'école primaire
afin de contribuer au fonctionnement de l'école, sont supprimés. Il s'agit là d'une mesure visant à
encourager les parents à envoyer plus d'enfants à l'école sans évoquer quelques contraintes liées à la
pauvreté ambiante qui sévit encore dans le pays. Chaque établissement disposera désormais d’un budget
de fonctionnement géré par le directeur d'école.

Pour compenser ces frais qui, entre autres, servaient à l'achat des premières fournitures scolaires à la
rentrée, le gouvernement a procédé à la distribution des paquets minima contenant du matériel de
première nécessité dans toutes les écoles primaires publiques du pays à la rentrée 1999/2000. (cf.
annexe).

Cette situation qui consacre l'autonomie du chef d'établissement vient d'être renforcée par le décret
N° 2001/041 du 19 février 2001 portant organisation des établissements scolaires publics et fixant les
attribution des responsables de l'administration scolaire.

Nous continuons d'espérer que la reprise économique permettra d'accélérer le processus visant à
l'amélioration de la qualité dans notre pays.

57
ANNEXES II

58
Ministère de l'Éducation Nationale République du Cameroun
Ministry of National Education Paix – Travail – Patrie

Ministère de fa Fonction Publique Republic of Cameroon


et de la Réforme Administrative Peace – Work – Fatherland
Ministry of Public Service and Administrative Reforms

ARRETE CONJOINT N° 559/1/94/MINEDUC/0006328MINFOPRA


FIXANT LES CONDITIONS DE SELECTION ET D’INTEGRATION DES INSTITUTEURS
VACATAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Le Ministre de l'Education Nationale et

Le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative,

Vu la constitution ;

Vu le Décret n° 95/045/ du 07 mars 1995 portant organisation du Ministère de l'Éducation nationale ;

Vu le Décret n° 97/205 du 07 décembre 1997 portant organisation du Gouvernement modifié et complété


par le Décret n° 98/067 du 28 avril 1998

Vu le Décret n° 97/207 du 07 décembre 1997 portant formation du Gouvernement;

Vu le Décret n° 2000/051 du 18 mars 2000 portant réaménagement du Gouvernement ;

Vu le Décret n° 94/199 du 7 octobre 1994 portant Statut Général de la Fonction publique de l'État ;

Vu le Décret n° 96/088 du 23 avril 1996 portant Statut Particulier du Corps des Fonctionnaires de
l'Éducation Nationale ;

Vu les nécessités de service ;

ARRETENT

Article 1e'. - Le présent Arrêté fixe les conditions de sélection et d'intégration des Instituteurs Vacataires dans la
Fonction Publique
I
Article 2. - Les Instituteurs Vacataires sont intégrés dans la Fonction Publique au grade d’Instituteurs
de l'Enseignement Général (IEG; ou de l'Enseignement Technique (IET) 2ème classe, 1er échelon
parmi les candidats sélectionnés par une Commission créée par un texte particulier.

Article 3. - (1) Tout Instituteur Vacataire candidat à l'intégration dans la Fonction Publique doit remplir les conditions ci-
après :
1. être titulaire du Certificat d’aptitude Pédagogique d’Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire
(CAPIEMP) ou de l'Enseignement Technique (CAPIET) ;
2. être titulaire d'un acte de recrutement comme Instituteur Vacataire et voir exercé pendant trois à quatre ans au
moins comme chargé de classe dans une école publique primaire ou maternelle ou chargé de cours dans une
SAR/SM ou CETIC ;
3. être âgé de 21 ans au moins et de 35 ans au plus au 31 décembre de l’année d’intégration ;
4. déposer à la Délégation Départementale de l’Education Nationale d’attache un dossier complet comprenant :
- une demande timbrée à 500 francs spécifiant son poste actuel d’affectation,
- un certificat de nationalité,
- une copie certifiée conforme du CAPIEMP ou CAPIET
- une attestation de présentation de l’original du diplôme exigé pour l’intégration,
- un extrait du casier judiciaire bulletin n° 3,
- un certificat médical d'aptitude délivré par un médecin de l'Etat,
- un certificat de vaccination BCG,
- uni copie d'acte de naissance datant de moins de trois mois,
- une attestation de service effectif pour chaque année d'exercice délivrée par le Directeur de l'Ecole ou de la
SAR/SM ou du CETIC d'affectation,
- un curriculum vitae,

(2) Les instituteurs Vacataires du contingent le plus ancien, titulaires du CAPIEMP ou du CAPIET ou du Teacher’s
Grade One Certificate (General and Technical Education) sont prioritaires pour l'intégration.

Article 4. - Chaque Délégué Départemental de l'Education Nationale est chargé de collecter tous les dossiers de
candidatures et de les faire parvenir au Ministère de l'Education Nationale après remise des récépissés de dépôt aux
candidats.

Article 5. La Commission de sélection, au cours de ses assises de l'année 2000, pourrait faire appel aux contingents
moins anciens en cas d'insuffisance de candidats dans un Département par rapport au quota y attribué par le Ministre
de l'Education Nationale.

Article 6. - Le présent Arrêté sera enregistré, puis publié au Journal Officiel en Anglais et en Français.

Le Ministre de l’Education nationale

Le Ministre de fa Fonction Publique et de la réforme administrative

60
Ministère de l'Education ion Nationale République du Cameroun
Paix – travail - Patrie

INSTRUCTION MINISTÉRIELLE n° 30/B1/1464/MINEDUC/CAB


PORTANT MODALITÉS DE RECRUTEMENT ET DE GESTION DES INSTITUTEURS VACATAIRES

Dans le cadre de sa politique de généralisation d'un enseignement de base de qualité et de promotion d’une
éducation orientée vers le développement, le Gouvernement a instruit le recrutement des Instituteurs Vacataires pour
résorber le déficit en enseignants dans les écoles primaires et maternelles, dans les SAR/SM et dans les CETIC.

La présente instruction a pour but de préciser les conditions de recrutement et les modalités de paiement de ces
Instituteurs Vacataires.

1. CONDITIONS DE RECRUTEMENT

Le candidat au recrutement d'Instituteurs Vacataires de l'Enseignement Général et de l’Enseignement Technique est


soumis aux conditions suivantes :
1 °) être de nationalité camerounaise ;
2°) être originaire ou natif du Département de recrutement ;
3°) être titulaire du certificat d'Aptitude Pédagogique d'Instituteurs de l’Enseignement Maternel et Primaire (CAPIEMP)
ou de l'Enseignement Technique (CAPIET) ou du Teacher Grade One Certificate (General or Technical Education) ;
4°) être de bonne moralité.

2. MODALITÉS DE RECRUTEMENT

1)° Le pouvoir de recrutement des IVEG et des IVET est de la compétence du Ministre de l'Education Nationale qui le
délègue à la Commission Départementale. A cet effet, la Commission de recrutement, présidée par le Délégué
Départemental de l'Education Nationale (DDEN) est composée de la manière suivante :

• Pour les IVEG

Président : Le Délégué Départemental de l'Education Nationale


Rapporteur : L'Inspecteur Coordonnateur/Enseignement Maternel, Primaire et Normal ou un Inspecteur Pédagogique
Provincial de l'Enseignement Maternel ou Primaire, représentant le DPEN
Membres :
- le Représentant du Préfet
- Tous les Inspecteurs d'Arrondissements de l'Enseignement Primaire et Maternel du Département.

• Pour les IVET

Président : Le Délégué Départemental de l'Education Nationale


Rapporteur : L'Inspecteur Coordonnateur/Enseignement Technique et Professionnel ou un Inspecteur Pédagogique
Provincial de l'Enseignement Technique et Professionnel, représentant le DPEN

61
Membres :
- le Représentant du Préfet
- tous les Directeurs de CETIC et de SAR/SM.

2°) Le recrutement des IVEG dans un département est basé sur la liste des postes de travail dressée par les IAEPM
et celui des IVET sur la liste des postes de travail dressées par les Directeurs des CETIC et des SAR/SM.

3°) La liste des postes de travail pour le recrutement des IVEG est arrêtée au cours d’une Commission présidée par le
DDEN et à laquelle prennent part tous les IAEPM du département. Celle relative au recrutement des IVET est arrêtée
au cours d’un commission présidée par le DDEN et à laquelle prend part l'Inspecteur Coordonnateur chargé de
l’Enseignement Technique et Professionnel.

4°) Les listes des postes de travail sont arrêtées dans le respect des quotas attribués par le Ministre de l’Education
Nationale. Ces listes sont ensuite publiées par le DDEN par voie de radio et d'affichage aux IAEPM et SAR/SM. Une
copie de chaque adressée au Délégué Provincial de l'Education Nationale(DPEN) et au Ministre de l’Education
Nationale.

5°) Le candidat au recrutement dépose à la Délégation Départementale de l’Education Nationale où il sollicite le


recrutement, un dossier comprenant :
- une demande timbrée à 500 Francs,
- un certificat de nationalité,
- une copie certifiée conforme du diplôme ou de l’Attestation de Réussite du CAPIEM ou du CAPIET ou du
Teacher Grade One Certificate (General or Technical Education)
- une attestation de présentation de l'original du diplôme ou de l’Attestation de Réussite du CAPIEM ou du
CAPIET ou du Teacher Grade One Certificate (General or Technical Education) datant de moins de trois
mois,
- un extrait du bulletin n° 3 du casier judiciaire,
- un certificat médical datant de moins de trois mois exercer le métier d'enseignant,
- un certificat de vaccination BCG,
- une copie d'acte de naissance datant de moins trois mois,
- un curriculum vitae.

6°) La demande de recrutement porte deux postes de travail parmi les postes publiés par le DDEN. Toutefois, le
candidat peut ajouter la mention « ou dans n’importe quel autre poste de la liste ».

7) Les IVEG et IVET sont recrutés parmi les originaires du département de recrutement. Toutefois, les candidats
originaires d'autres départements peuvent être recrutés dans les cas suivants :
- pour doter en enseignants les écoles primaires et maternelles anglophones situées en zone francophone ou
les écoles primaires et maternelles francophones situées en zone anglophone ;
- lorsque le nombre de candidats originaires du département de recrutement est inférieur au quota affecté à ce
département ; dans ce cas, les candidats des départements de la même province ou à défaut, des. provinces
voisines sont prioritaires ;
- lorsque le conjoint réside ou travaille dans le département.

62
8°) Une copie du procès-verbal de la commission de recrutement signé par tous les membres est adressée au
Ministre de l'Education Nationale et au DPEN. Ce procès-verbal comprend le tableau ci-après dûment rempli :

Noms, prénoms, Département Département Situation familiale Diplôme prof. et Spécialité (cas Poste affectation et
date et lieu de d'origine du d'origine conjoint année obtention IVET) Arrondissement
naissance candidat

9°) Une copie de l'acte de recrutement signé par le DDEN et visé par le Contrôleur Départemental des Finances est
adressée au Ministre de l'Education Nationale et au DPEN en vue de la vérification de sa régularité.

10°) Le recrutement est fait sous contrat pour une durée de 20 mois renouvelable une fois et correspondant à deux
années scolaires. Ce contrat sera dûment signé par le Délégué Départemental de l'Education Nationale agissant au
nom du Ministre de l’Education Nationale, ainsi que par le contractant bénéficiaire.

ainsi que par le contractant bénéficiaire.

2. MODALITÉS DE PAIEMENT

Les crédits destinés au paiement des Instituteurs Vacataires sont inscrits au Budget de l’Etat et domiciliés dans
chaque Chef-lieu de Département sous la gestion du Délégué Départemental de l’Education Nationale.

Le montant de la rémunération mensuelle est fixé à soixante mille (60.000) francs net, payable par pécule établi
suivant la procédure de Bons de Commande Individuels payables à la Trésorerie Publique de la place, en exécution
de la décision préfectorale accordant paiement des Instituteurs Vacataires.

Chaque Bon de Commande individuel, établi au nom de l'Instituteur Vacataire comporte en annexe un certificat de
service fait du mois de paiement établi par son Directeur d'Ecole ou de SAR/SM.

La décision accordant paiement des Instituteurs Vacataires signée par le Délégué Départemental de l'Education
Nationale est ensuite visée par le Contrôleur Départemental des Finances. Elle est mensuelle et indique les noms des
bénéficiaires, le poste de travail, les montants et périodes de paiement. Elle est établie pour tout Instituteur Vacataire
dont le service est certifié fait par le Directeur d'Ecole ou de CETIC ou de SAR/SM figurant sur le contrat.

Des missions descendront, en tant que de besoin, pour le contrôle systématique du respect de la présente instruction
qui prend effet pour compter de la date de signature. 25 septembre 2000

COPIES:
- SG/PM
- MINEFI
- MINTRAVAIL
- TOUS PREFETS DE DÉPARTEMENTS
- TOUS DPEN
- TOUS DDEN
- TOUS IAEPM
- TOUS DirENIEG
- TOUS DIRECTEURS DE CETIC
- TOUS DIRECTEURS D'ÉCOLES
- TOUS DIRECTEURS DE SAR/SM

Le ministre de l’Education Nationale


Pr Joseph OWONA

63
REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL – PATRIE

DÉCRET N° 2000/359 DU 5 DEC 2000

portant statut particulier des fonctionnaires des corps de


l'Education nationale

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Vu la Constitution,
Vu le décret n° 94/199 du 07 Octobre 1994 portant statut gêne; Publique de l'État, modifié
et complété par le décret n° 2000/287 du 12 octobre 2000 ;

DECRETE:

TITRE PREMIER

DISPOSITIONS GENERALES

ARTICLE 1.- Le présent statut particulier régit les fonctionnaires des corps de l'Éducation
Nationale.

ARTICLE 2.- Les fonctionnaires de l'Education Nationale se répartissent dans les corps ci-
après :
1 - le corps de l'Enseignement Maternel, Primaire et Normal ;
2 - le corps de l'Enseignement Secondaire Général ;
3 - le corps de l'Enseignement Technique et Professionnel ;
4 - le corps des Conseillers d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle.

ARTICLE 3.- Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale ont pour missions :

- d'assurer la formation intellectuelle et morale du futur citoyen ;


- de préparer son insertion dans la vie active ;
- de l'imprégner des valeurs socio-culturelles du Cameroun
- de l'ouvrir au monde extérieur.

65
c) les agents de l'Etat relevant du Code du travail titulaires du diplôme de fin de
second cycle de l'Ecole Normale Supérieure, section des élèves – conseillers
d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle ;

d) les agents de l'Etat relevant du Code du Travail titulaires d’une Maîtrise de


Psychologie, de Sociologie, des Sciences de l'Education ou d’un diplôme reconnu
équivalent et réunissant une ancienneté de dix (10) années au moins de service
effectif dans le domaine de l'orientation scolaire, universitaire et professionnelle.

(2) - Au grade de Conseiller d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle.

a) Les Conseillers d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle en


activité ;
b) sur leur demande, les Professeurs des Collèges d’Enseignement Secondaire
Général titulaires du Diplôme de fin de premier cycle de l’Ecole Normale
Supérieure, section des élèves - conseillers d'Orientation Scolaire,
Universitaire et Professionnelle ;
c) les agents de l'État relevant du Code du Travail titulaires du diplôme de fin du
premier cycle de l'Ecole . Normale Supérieure, section des élèves - conseillers
d'Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle ;
d) les agents de l'État relevant du Code de Travail titulaires d’une licence en
Psychologie, en Sociologie, en Sciences de l'Education équivalent et
réunissant une ancienneté de dix (10) années au moins de service effectif
dans le domaine de l'orientation scolaire, universitaire et professionnelle

TITRE VI

DES DROITS ET OBLIGATIONS SPECIFIQUE


DES FONCTIONNAIRES DES CORPS DE
L'ÉDUCATION NATIONALE

CHAPITRE I

DES DROITS SPÉCIFIQUE

ARTICLE 61.-- (l) La rémunération des fonctionnaires des corps de l’Education


Nationale comporte des éléments complémentaires ci-après :

66
a) Pour les corps de l'Enseignement Maternel, Primaire et Normal, de
l'Enseignement Secondaire Général et de l’Enseignement Technique et
Professionnel :
- la prime de technicité ;
- la prime d'enseignement et d'évaluation ;
- la prime de documentation et de recherche.

b) Pour le corps des Conseillers d'Orientation Scolaire, Universitaire et


Professionnelle :
- la prime de technicité ;
- la prime d'encadrement psychopédagogique et d'évaluation ;
- la prime de documentation et de recherche.

(2)- .Les montants des primes ci-dessus énumérées et les modalités de leur
attribution sont fixés par un texte particulier.

ARTICLE 62. - (1) Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale justifiant de
quinze (15) années au moins de service effectif, peuvent prétendre à l’attribution de
palmes académiques.

(2) - Les modalités d'attribution des distinctions honorifiques prévues à l'alinéa 1er ci-
dessus sont fixées par un texte particulier.

CHAPITRE II

DES OBLIGATIONS SPECIFIQUES

ARTICLE 63. - Outre les obligations prévues par le Statut Général de la Fonction
Publique de I'Etat, tout fonctionnaire des corps de l'Éducation Nationale est soumis
aux obligations communes d'encadrement pédagogique et de promotion prévues
par le présent Statut Particulier.

ARTICLE 64.- Les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale sont également
soumis aux obligations spécifiques suivantes

(1)- Pour les Corps d'Enseignement prévus à l'article (1, 2 et 3) :


- la présence à l'école à l'effet de dispenser les enseignements ;
- la participation à la rénovation pédagogique ;
- la préparation des cours et leur adaptation à l'évolution des connaissances ;
- le contrôle permanent des connaissances des élèves.

67
CHAPITRE IV

DE LA RETRAITE

ARTICLE- 72.- Par dérogation aux dispositions du Statut Général de la Fonction


Publique de l'État, la limite d'âge pour l'admission à la retraite est fixée à soixante
(60) ans pour toutes les catégories.

Toutefois, les fonctionnaires des corps de l'Education Nationale peuvent, sur leur
demande, être admis à la retraite par anticipation :
- soit après 20 ans de service ;
- soit à l'âge de 55 ans, mutatis mutandi, dans les conditions prévues par le
régime des pensions civiles.

TITRE VI

DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

ARTICLE 73.- (1,) Les intégrations des agents de l'Etat relevant du Code du travail
se feront sans condition d'âge, mais sous réserve que les intéressés remplissent les
autres conditions d'accès à la Fonction Publique.

(2)- Les services accomplis en qualité d'agent de l'Etat par les intéressés sont
validés d'office dans la perspective de la liquidation future de leurs droits à pension.

(3)- Ceux des candidats dont le salaire catégoriel antérieurement perçu est
supérieur à la rémunération afférente à l'échelon de l'intégration, seront reclassés à
l'échelon comportant un indice égal ou à défaut immédiatement supérieur.

ARTICLE 74.- (1) Les Instituteurs - Adjoints de l'Enseignement Maternel et Primaire,


les Instituteurs - Adjoints de l'Enseignement Technique n'ayant pas bénéficié d'une
promotion à la catégorie B continuent d'avancer dans leur grade conformément au
présent statut particulier et au statut général de la fonction publique de l'Etat jusqu'à
extinction desdits cadres.

(2)- Sont reversés

a) dans le grade des Instituteurs - Adjoints de l'Enseignement Maternel et Primaire

68
- Les Instituteurs- Adjoints Auxiliaires de l'Enseignement Général
- Les Maîtres d'Enseignement Général
- Les Maîtres d'Enseignement Général Adjoints.

b) Dans le grade des Instituteurs :


- les Instituteurs- Adjoints Auxiliaires de l'Enseignement Technique
- les Maîtres d'Enseignement Technique
- les Maîtres d'Enseignement Général Adjoints.

ARTICLE 75.- Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires.

ARTICLE 76.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure


d'urgence, puis inséré au Journal Officiel en français et en anglais.

YAOUNDE, LE 5 DEC. 2000

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Paul Biya

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