UNIVERSITE IBN ZOHR
FACULTE DES SCIENCES
جامعـة ابن زهـر
AGADIR أكـاديـر،كـليـة العلـوم
Pr. M. NASSIK
Cours de Mécanique Quantique 1
SMP4
Année Universitaire
2019 - 2020
1
Chapitre 3
Formalisme de la mécanique quantique
2
II – Les opérateurs linéaires
II – 1. Définitions
a.
▪ Un opérateur A est un être mathématique qui fait correspondre à tout ket
de ℰ un autre ket ' de ℰ :
ℰ
A
' A ℰ
▪ L’opérateur A est dit linéaire si :
A (1 1 2 2 ) 1 A 1 2 A 2
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b. Exemple d’opérateur linéaire :
L’opérateur « projecteur » sur un vecteur
Soit un ket de ℰ normé à l’unité, c’est-à-dire 1 .
Le « projecteur » sur le ket est l’opérateur Pψ défini par le produit extérieur :
P
- Linéarité de Pψ :
Soient 1 et 2 deux kets ℰ et 1 et 2 deux nombres complexes :
P 1 1 2 2 1 1 2 2
Grâce à la linéarité du produit scalaire, on peut écrire :
4
P 1 1 2 2 1 1 2 2
1 1 2 2
1 P 1 2 P 2
- Action de Pψ sur un ket :
Soit un ket de ℰ :
P ,
P est un ket proportionnel à
P est appelé opérateur « projecteur »
P
sur le vecteur .
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- Relation fondamentale des projecteurs :
P P
2
P P P P
2
En effet :
c. Somme d’opérateurs linéaires :
La somme de deux opérateurs A et B est définie par :
( A B) A B
d. Produit d’opérateurs linéaires - Commutateur :
▪ Le produit de deux opérateurs A et B est défini par :
( AB) A B
En général, le produit de deux opérateurs n’est pas commutatif : AB BA .
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▪ On appelle commutateur de A et B pris dans cet ordre, l’opérateur noté
A, Bet défini par :
A, B AB BA
Si A, B 0 , c’est-à-dire AB BA, on dit que les opérateurs A et B commutent.
▪ Exemples :
Soient les opérateurs X (opérateur « multiplication par x ») et Dx (opérateur
« dérivation par rapport à x ») définis par :
d ( x)
X ( x) x ( x) , Dx ( x )
dx
- Calculons le commutateur X , D x :
Pour une fonction arbitraire f (x) , on a :
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d f ( x) d
X , Dx f ( x) X Dx f ( x) Dx Xf ( x ) X d x x f ( x)
d x
d f ( x) d f ( x)
x f ( x) x f ( x)
dx dx
Cette relation est valable pour toute fonction f (x) , d’où le résultat :
[ X , D x ]
d
- L’opérateur impulsion selon x est Px i Dx , donc :
i dx
X , Px i X , Dx i i
▪ Quelques relations de commutation importantes
Soient A, B et C des opérateurs linéaires. On a alors les relations suivantes :
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i. A , B C A , B A , C ii. A , BC A , B C B A , C
iii. AB , C A B , C A , C B iv. A , B B A , B B
n
n 1
i o
i n i 1
▪ Règles pour calculer le commutateur de deux opérateurs
i. Si l’on connaît les expressions analytiques des opérateurs, on pourra
utiliser les relations de commutation ci-dessus pour calculer directement
le commutateur :
A, B AB BA
ii. Si l’on connaît les actions des opérateurs sur une fonction d’onde, on
appliquera le commutateur sur une fonction arbitraire :
A, B ( x) C ( x) A, B C
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e. Opérateur inverse :
L’opérateur inverse A1 de l’opérateur A est défini par :
A A1
A A1 A A1 A1 A
A1 A A A1 A A1
D’où :
A1 A A A1
f. Elément de matrice d’un opérateur :
On appelle élément de matrice d’un opérateur A entre deux kets et , le
produit scalaire :
A A
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II – 2. Fonction d’opérateurs linéaires
a. Définition
La fonction d’un opérateur linéaire A est l’opérateur F (A) défini par la série
(convergente) :
F ( A) f n An
n o
Exemple : Exponentielle d’un opérateur linéaire A
An 1 1 1
eA A A2 A3 An
n 0 n! 2 6 n!
b. Propriété très importante !!
Si A a a a alors F ( A) a F (a) a
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Démonstration :
On a : A a a a . En appliquant successivement n fois l’opérateur A, on obtient :
An a a n a
D’où :
F ( A) a f n An a f n ( An a ) f n (a n a )
no n o no
f n a n a F (a) a
no
c. Relations de commutation
Si B , A , B 0 alors A , G ( B) A , B
dG
i. .
dB
ii. Si A , B 0 alors F ( A) , G( B) 0 .
iii. A , F ( A) 0 .
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II – 3. Opérateur adjoint d’un opérateur linéaire
A
ℰ: ' A
A
ℰ* : ' A
a. Définition
Soient et ' deux kets de ℰ et A un opérateur linéaire qui transforme le ket
et ' : ' A . Par définition, l’opérateur qui transforme le bra en
' est l’opérateur adjoint de A noté A : ' A .
' A ' A
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Soit un ket de ℰ. Comme ' ' , remplaçons ' par A :
A A ()
☞ Cette relation permet de calculer l’opérateur adjoint A .
☞ Règles pour obtenir l’expression adjointe d’une expression
- on remplace : les nombres complexes par leurs conjugués, les kets par les bras, les
bras par les kets, les opérateurs par leurs adjoints ;
- on inverse l’ordre des facteurs (la place des nombres complexes n’a pas
d’importance).
b. Exemples :
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d
- Calculons l’opérateur adjoint D x de l’opérateur Dx .
dx
d ( x)
d ( x)
( x) d x
Dx Dx ( x) d x ( x) ( x)
dx 0
d x
d ( x)
d ( x)
( x) d x ( x) d x Dx
d x dx
Dx Dx
d
- L’opérateur impulsion Px i Dx :
i dx
Px i Dx i Dx i Dx Px Px
- L’opérateur position X défini par X ( x) x ( x) : X X
X X ( x) x ( x) d x ( x) x ( x) d x X
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c. Propriétés :
( A ) A ; ( A) A , ℂ
( A B) A B ; ( AB) B A
[ A, B] [ B , A ] ; ( An ) ( A )n , n ℕ
II – 4. Opérateur unitaire
Un opérateur U est dit unitaire si :
U .U U .U U U 1
Propriété : L’opérateur unitaire U conserve la norme.
U UU
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II – 5. Opérateurs hermitiques
a. Définition :
Un opérateur est dit hermitique s’il est égal à son adjoint : A A .
L’égalité () définissant l’opérateur adjoint s’écrit pour un opérateur hermitique :
A A A A
C’est à l’aide de cette relation que l’on vérifie si un opérateur A est hermitique.
b. Exemples :
- L’opérateur projecteur est hermitique :
P
P
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- L’opérateur impulsion est hermitique :
Px Px
- L’opérateur position X défini par est hermitique :
X X
II – 6. Représentation matricielle d’opérateur dans une base
a. Représentation d’un opérateur
Un opérateur linéaire A est représenté dans une base orthonormée u de ℰ
i
par une matrice carrée dont les éléments de matrice sont :
Ai j ui A u j
☞ i est l’indice de la ligne ; j est l’indice de la colonne
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A11 A12 ... A1 j ...
A21 A22 ... A2 j ...
A : : :
Ai1 Ai 2 ... Aij ...
:
: : :
b. Représentation de l’opérateur adjoint A
Les éléments de matrice de l’opérateur adjoint A sont :
A
ij ui A u j u j A ui
Aji ()
☞ Pour obtenir la matrice de A à partir de la matrice de A il faut :
1. Prendre la symétrie par rapport à la diagonale principale (c’est-à-dire le
transposé de la matrice de A),
2. Prendre le conjugué complexe de chaque élément.
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A11
A21 ... Aj 1 ...
A12 A22 ... Aj 2 ...
A [ AT ] A : : :
A1i A2i ... A j i ...
: : : :
c. Représentation d’un opérateur hermitique
A A A ij Aij
Alors la relation () donnera :
Aij Aji ui A u j u j A ui ()
Pour i j , on a :
Aii Aii Aii est réel
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Dans la matrice d’un opérateur hermitique, on a :
- deux éléments de matrice symétriques par rapport à la diagonale principale
sont complexes conjugués l’un de l’autre ;
- les éléments de la diagonale principale sont des réels.
☞ Si on prend le transposé d’une matrice hermitique, puis on prend les
conjugués des composantes, on obtient la matrice de départ :
A [ AT ] A
Exemple :
1 i 1 i 1 i
A AT [ AT ] A
i 1 i 1 i 1
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III – Equations aux valeurs propres d’un opérateur
III – 1. Valeurs propres et vecteurs propres d’un opérateur
On dit que le ket est un vecteur propre d’un opérateur linéaire A si :
A ()
où λ est un nombre complexe appelé valeur propre de A.
☞ Pour calculer les valeurs propres de A, il faut résoudre l’équation caractéristique :
Det [ A I ] 0
C’est une équation de degré n en dont les racines sont les valeurs propres de
l’opérateur A : on détermine ainsi les valeurs propres l de l’opérateur A.
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☞ Les g l vecteurs propres l , k (k 1, 2, ..., gl ) associé à la valeur propre l sont
déterminés en résolvant le système :
A avec ci ui
i
On choisit ces vecteurs normés et orthogonaux deux à deux.
Remarque :
▪ Une valeur propre est dite simple (ou non dégénérée) s’il ne lui est associé qu’un
seul vecteur propre. Si plusieurs vecteurs propres lui sont associés, la valeur propre est
dite dégénérée.
▪ L’ensemble des valeurs propres l d’un opérateur est appelé spectre.
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Exemple :
L’espace des états ℰ d’un système est rapporté à la base orthonormée B u1 , u2 .
Dans cette base, les matrices représentant deux opérateurs A et B s’écrivent :
1 0 0 1
A , B
0 1 1 0
1. Les valeurs propres et les vecteurs propres normalisés de A :
La matrice représentant A dans la base B est diagonale, donc les éléments de la diagonale
( 1 et 1) sont les valeurs propres de A et les vecteurs de la base sont les vecteurs
propres :
Les vecteurs propres associés aux valeurs propres 1 et 1 sont alors
respectivement :
1 0
u1 et u2
0 1
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2. Les valeurs propres et les vecteurs propres normalisés de B :
▪ Valeurs propres :
1
det ( B ) 2 1 0 1
1
Les valeurs propres de B sont 1 et 1.
▪ Vecteurs propres :
x
- Vecteur propre v1 associé à la valeur propre 1 ( x, yℂ) :
y
v1 v1 1 x y 1
2 2
2 x 1
2
0 1 x y x
B v1 v1 x y
1 0 y x y
1 1 i
D’où x x e ; e i est un facteur de phase qu’on prendra égal à 1.
2 2
25
1 1 1
Donc : x y et v1 .
2 2 1
1 1
- De même, le vecteur propre v2 associé à la valeur propre 1 est : v2
2 1
III – 2. Propriétés
Propriété 1 :
Les valeurs propres d’un opérateur hermitique A sont réelles.
Démonstration :
Soient A un opérateur linéaire hermitique ( A A) et une valeur propre de A
associée au vecteur propre normé :
A
En multipliant cette égalité scalairement par , on obtient l’égalité :
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A
Son complexe conjugué s’écrit :
A
Or A A , donc :
A A ℝ
Propriété 2 :
Deux vecteurs propres de A associés à deux valeurs propres différentes sont
orthogonaux.
Démonstration :
Soient et deux vecteurs propres de A associés respectivement aux valeurs
propres λ et μ :
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A et A
La deuxième équation s’écrit après conjugaison hermitique : A .
Donc :
A A ( ) 0
Puisque , on a alors 0 signifiant que et sont orthogonaux.
IV – Observables
IV – 1. Définition
Une observable est un opérateur hermitique dont l’ensemble des vecteurs propres
forme une base orthonormée complète de l’espace des états.
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IV – 2. Théorèmes fondamentaux des observables qui commutent
Théorème 1
Soient A et B deux observables qui commutent. Si est un vecteur propre
de A associé à la valeur propre a, alors B est aussi un vecteur propre de A,
associé à la valeur propre a :
si [ A, B] 0 alors : A a A B a B
Démonstration :
Les opérateurs A et B commutent : [ A, B] 0 . étant le ket propre de A, alors :
[ A, B] 0 A B B A a B
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Donc B est vecteur propre de A, associé à la valeur propre a. On dit que B
appartient au sous-espace propre ℰa de A correspondant à la valeur propre a :
ℰa B ℰa
Remarque :
Si a est une valeur propre non dégénérée : tous les vecteurs propres qui lui sont
associés sont donc colinéaires, par conséquent B est proportionnel à :
B
est aussi vecteur propre de B.
est un vecteur propre commun à A et B.
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Théorème 2
Soient A et B deux observables qui commutent. Si 1 et 2 sont des vecteurs
propres de A de valeurs propres différentes, alors l’élément de matrice 1 B 2
est nul.
Démonstration :
On a : A 1 a1 1 , A 2 a2 2 (a1 a2 )
et les expressions conjuguées (A est une observable donc ses valeurs propres sont
réelles), donc :
1 A a1 1 , 2 A a2 2
31
Puisque [ A, B] 0 , l’élément de matrice de ce commutateur entre les kets propres de A,
1 et 2 est alors nul :
1 [ A, B] 2 0 1 AB 2 1 BA 2 0
a1 1 B 2 a2 1 B 2 0
(a1 a2 ) 1 B 2 0
Comme a1 a2 , alors : 1 B 2 0
Théorème 3
Si deux observables A et B commutent, on peut construire une base
orthonormée de l’espace des états constituée des vecteurs propres communs à A
et B et réciproquement.
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IV – 3. Ensemble Complet d’Observables qui Commutent
a. Définition :
Un ensemble d’observables A , B , C est un ECOC si :
i. toutes les observables A, B, C… commutent deux à deux,
ii. la donnée d’un ensemble de valeurs propres a , b , c des opérateurs A, B,
C… respectivement, détermine de façon unique un vecteur propre commun à ces
observables.
Remarque : Une observable peut à elle seule être un ECOC si ses valeurs propres
ne sont pas dégénérées.
Théorème 3 il existe une base orthonormée unique de vecteurs propres
communs aux observables A , B , C .
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b. Exemple :
Les matrices de deux opérateurs A et B dans la base u
1 , u 2 , u3 sont :
1 0 0 1 0 0
A 0 1 0 ; B 0 0 1
0 0 1 0 1 0
▪ Les opérateurs A et B sont hermitiques et commutent.
▪ Les valeurs propres et les vecteurs propres de A :
Valeurs propres Vecteurs propres Sous-espace propre
1 u1 ℰ1 u1
ℰ-1 u2 , u3
u2
-1
u3
34
A n’est pas un E.C.O.C, car la valeur propre 1 est dégénéré.
▪ Les valeurs propres et les vecteurs propres de B :
Valeurs propres Vecteurs propres
v1 u1
1
v2
1
u2 u3
2
-1 v3
1
u2 u3
2
B n’est pas un E.C.O.C, car la valeur propre 1 est dégénéré.
☞ Question : A, B est-il un E.C.O.C ?
35
- On a v1 u1 est un vecteur propre commun à A et B.
- On constate que v2 et v3 appartiennent à ℰ-1 :
A v2 v2 , A v3 v3
⇨ v2 et v3 sont vecteurs propres communs à A et B.
Vecteurs propres communs Valeurs propres de A Valeurs propres de B
v1 u1 1 1
v2
1
u2 u3 -1 1
2
v3
1
u2 u3 -1 -1
2
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- La donnée d’un couple de valeurs propres de A et B définie bien un vecteur
propre commun A, B est un E.C.O.C.
- On montrer facilement que v 1 , v2 , v2 est une base de vecteurs propres
communs à A et B : il suffit de montrer que cette base vérifie la relation
d’orthonormalisation et la relation de fermeture.
Exercice :
Les ensembles A2 , B et A, B 2 forment-ils des E.C.O.C ?
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V - Les observables X et Px
V – 1. Définitions
▪ Soient le ket ℰ et x (x) la fonction d’onde associée (x réel) :
X
' X
Relation ?
x (x) x ' ' ( x)
Question : Quelle est la relation entre ' ( x) et (x) ?
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Par définition, le ket ' X est représenté dans la base x par la fonction :
x ' ' ( x) x ( x)
Ainsi, en représentation x , l’action de l’opérateur X sur un vecteur
est définie par la relation :
x X x ( x) x x
▪ De même, l’action de l’opérateur Px , en représentation p , sur un vecteur
x
est définie par :
p x Px p x ( p x ) p x p x
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V – 2. Action de Px en représentation x : x Px
D’après le principe de correspondance, on a :
P i i , ,
x y z
Donc :
d
Px i
dx
Soit :
d d
x Px i x i (x)
dx dx
V – 3. Relations de commutation
Nous avons déjà montré que :
[ X , Px ] i i
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V – 4. Les opérateurs X et Px sont hermitiques :
Nous avons aussi déjà montré que les opérateurs X et Px sont hermitiques
V – 5. Vecteurs propres de X et Px
▪ Considérons l’égalité : x X x x , où est un ket quelconque. Son
conjugué hermitique s’écrit :
X x x x X x x x
car X est hermitique et la position x réel.
Puisque est quelconque, alors :
X x x x
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▪ De même, on a pour Px :
Px p x p x p x
Ainsi, x et px sont respectivement vecteurs propres de X et de Px pour les
valeurs propres x et px.
Conclusion :
Puisque les opérateurs X et Px sont hermitiques et les familles de vecteurs propres
x et p correspondantes forment deux bases de l’espace des états, donc les
x
opérateurs X et Px sont des observables.
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