COURS D’ÉCONOMIE DE DÉVELOPPEMENT
0:INTRODUCTION
NOTIONS:
Le développement est un processus visant å atteindre un
changement souhaité. Il n'est pas l’affaire d'un seul individu mais
plutôt les efforts de plusieurs personnes. 1l préoccupe toutes les
nations à 1'échelle mondiale même les pays les plus pauvres que
les plus riches, le développernent d'un pays doit partir d'abord
du changement positif de la mentalité d'une population.
Ce cours d'économie de développement qui se veut un domaine
particulier à la science ćconomiquc propose les voics ct moycns,
les strátégies et techniques pour sortir le pays dans un ėtat du
sous-développemcnt ainsi nöus serons éclairés davantage à
travers differcnts chapitres
2. OBJECTIFS:
L'économie de développement est une branche de la science
économique qui se consacre sur l'étude de voies et moyens qui
doivent aider un pays à sortir du sous-développement.
L’économie de développement cherche les meilleures manières
de combiner les petites unités de production afin d'aboutir au
développoment national.
Ce cours tout en s'adressant aux futurs assistants sociaux a
l'ambition non seulement de sensibiliser ces derniers aux
problemes de développement national mais aussi et surtout
développer leurs esprits critiques, leurs jugements ct leurs
maturités.
Il leur permet enfin de prévoir l'action sociale dans le cadre de
l'entreprise, de coopération au dévcloppement communaulare
non pas comme une société à caractère purement social
dépourvue de tout fondement ćconomique mais comme une
contribution au développement
Il faut noter que ces finaliştes seront appelés après leurs études
à entreprendre les actions de développement partout ou ils
seront affectés.
CHAPITRE I : NOTIONS GENERALES.
I .1. LE DEVELOPPEMENT:
A. DEFIINITION:
Le développement est un changement voulu par une société ou
une communauté et ses dirigeants qui décident de se prendre en
charge et d'orienter leurs efforts vers 1’amélioration de leurs
conditions de vie aussi bien qu’en qualité ct qu'en quantité.
Rappelons que le développement d'un peuple est une question de
changement de mentalité et peut être aussi envisagé comme une
transformation voulue d'un système économique et social plus ou
moins organisé au profit de la population.
Le développement n'est pas automatique, il n'est pas non plus
1'oeuvre d'un petit nombre de gens politiques ou des patrons
d'entreprise qui imposent leur autorité sur la population au
contraire, c'est 1’oeuvre de tous ; c'est-à-dire une tâche de
dirigeants d'un pays avec la participation active et responsable
de toutes les catégories de la population pour 1'edification d’une
société nouvelle. (Voir le cours de Développement
Communautaire).
B. LES CARACTERISTIQUES DUN DEVEILOPPEMENT
REUSSI
Un développement réussi revêt deux caractéristiques dont ;
L'harmonie et L’intégral.
On parle d'un développement harmonieux lorsque les villes et
campagnes bénéficient les avantages de ce développement de la
même façon.
Autrement dit c'est quand le secteur agricole, industriel et le
secteür primaire, secondaire tetiaire sont au mệme niveau en
ville et en campagne, cest-à-dire ces deux niveaux parlent le
meme langage.
D'autre part un développement sera intégral lorsque toutes les
couches de la population bénéficient des fruits de ce
développement (gâteau national) ; En d'autres termes c'est
lorsque le revenu national est distribué équitablement entre la
population du pays et qu'il lui permet de manger, de boire et de
vivre à son aise.
LES FACTERS DU DEVELOPPEMAENT
Il n'est pas possible d'établir une ligne de démarcation bien nette
entre les pays développés et les pays en voie de développement
mais moins quatre facteurs mesurables sont avancés pour
donner quelques indications sur le niveau général de l'économie
et sur le niveau de vie d'une population.
Ces facteurs sont :
L'alphabétisation.
L'espérance de vie.
Le produit national brut (PNB).
La production de l’énergie par habitant.
Quand l'on met ensemble ces quatre facteurs, cela permet d'en
déterminer les degrés du développement d'un pays.
Notons que ces facteurs ne sont pas exclusifs, on peut aussi
prendre d'autres considérations. A savoir :
Le taux de mortalité tres élevé dans les pays sous-
développés que dans les pays développés.
Le salaire minimum vital, trop insuffisant et ne satisfait
même pas aux besoins primaires de l'họmme dans les pays
sous-développés.
Le taux de reproduction (taux de natalité), trois fois plus
élcvés dans le tiers-monde que dans les pays développés.
Le niveau de technicité, généralement trop bas dans les
pays en voie de développement mais tres élevé dans les
pays développés
La consommation d'engrais chimique très faible dans les
pays sous-développés.
Le pourcentage de la population qui se consacre à
l'agriculture est très élevé dans les
pays sous-développés mais ne satisfait pas aux besoins de la
population.
Le comportement fataliste dans les pays sous-développés.
Le salaire minimum insuffisant et ne satisfait même pas au
besoin primaire de
l’homme dans les pays sous-développés.
Le taux de mortalité tres élevé dans les pays sous-
développés par rapport aux pays développés
3. LES ETAPES DU DEVELOPPEMENT
Selon ROSTOW économiste américain (New York né en 1916) les
étapes du développement passent par cinq niveaux à savoir :
La société traditionnelle.
La préparation au démarrage.
Le démarrage, le décollage ou take off.
La marche vers la maturité.
L'ère de la consommation de masses.
LA SOCIETE TRADITIONNÈLLE
D'après WALT WHITMAN ROSTOW, la société traditionnelle
est un stade qui est antérieur à la révolution technique ou
industrielle caractérise par:
- Le manque d'organisation systématique pour la production
optimale.
- Une économie non diversifiée, dominée par une activité
agricole.
- Des structures sociales fortement hiérarchisées dominées
par des liens familiaux.
- Des comportements fatalistes ou anormaux c'est-à-dire
primitifs.
EXEMPLE: Dans cette société, on peut retrouver des sociétés de
pygmées en Afrique,
les aborigènes qui habitent l'Australie.(Voir le cours d'histoire).
LA PREPARATION AU DEMARRAGE
Une fois qu'une économie commence à émerger de la société
traditionnelle, des conditions préalables sont requises pour que
s'opère le décollage. Un changement commence à se manifester
et cette étape se caractérise par :
- Une organisation politique et sociale.
- Des connaissances techniques.
- Une création d'épargne.
- Une constitution d'un capital fixe avec un esprit critique et
l'entreprise commence à naître.
Cette phase se traduit par une activité commerciale et de petites
industries de transformation à côté de l'activité agricole, le
développement se fait encore au rythme lent.
C'est pratiquement une période transitoire qui mène vers le
démarrage propreınent dit
3. LE DEMARRAGE, LE DECOLLAGE OU TAKE OFF:
Selon ROSTOW le démarrage ou le décollage consistent dans la
réalisation simultanée de trois conditions:
Augmentation du taux d’investissement productif passant à 10%
de plus du revenu natíonal.
Développement d'un ou plusieurs secteurs essentiels surtout les
industries de transformation avec un taux élevé de croissance.
Existence ou apparition rapide d'une structuration politique,
institutionnelle et sociale qui utilise de stimulant pour
l'expansion du secteur moderne et confère un caractère de
continuité à la naissance et croissance économique.
Le TAKE OFF ou décollage définit le passage à
1'industrialisation avec les effets d'entraînement et la génération
de l'économie qu'il provoque.
Il est suivi de deux autres étapes : La marche vers la maturité
et I'ere de consommation de masse.
4. LA MARCHE VERS LA MATURITE
C'est une période de progrès continue caractérisée par une
diversification et de rendements élevés.
Elle consiste à :
- Un changement de structures industrielles c'est-à-dire les
industries anciennes sont remplacées par les nouvelles,
- Une apparition et application de techniques nouvelles.
- Une lente régression de la main d'œuvre agricole provoquée
par 1l'introduction du machinisme dans l'agriculture,
Exemple : La deuxième révolution industrielle en Europe (1920-
1930).
5. L'ERE DE LA CONSOMMATION DE MASSES:
Cette étape est caractérisée par la recherche du bien-être et la
production en masse de bien de consommation:
Les objectifs poursuivis par les Etats ayant atteint la cinquième
étape sont :
- La recherche de la puissance et des honneurs
-La création de l’Etat de Providence
-Le relèvement de la consommation au delà de minimun vital.
- La production de biens de consommation durable et de
services.
-Une forte urbanisation.
-Une haute qualification dans les emplois.
I.4.QUEILQUES NOTIONS DE BASE:
1. TERMINOLOGIE DU COURS
L'ECONOMIE POLITIQUE :
C'est une science de 1'étude de la production, l'échange, la
répartition ct la consommation de biens et services. Elle ne
comprend que la science économique. Elle devient une science
puisqu'elle se reconnaît à la formation de lois et à l'objectivité.
L'ECONOMIE DE LENTREPRISE:
C'est une science qui étudie les principes de gestion de
l'entreprise, Elle découle de l'économie politique vu qu'elle
étudie le phénomène économique qui est la production dans une
entreprise.
LA POLITIQUE ECONOMIQUE:
C'est l'ensemble de décisions et actions de l'Etat qui se force
d'influencer sur les faits en vue d'atteindre certains objectifs.
C'est encore l'application de la science économique à la conduite
des affaires de l'Etat.
LE DEVELOPPEMENT :
Qui place 1'homme- au centre de toutes ses préoccupations. Il
vise à transformer de manière à la fois quantitative et qualitative
la vie des citoyens dans tous les domaines. C`est delà que
l'économie de développement trouve son fondement.
Le concept « Economie de développement » se diffère de
1'économie politique en ce qu’elle n'étudie pas seulement
l'aspect économique mais tous les aspects d'une société.
Le développement exige en effet non seulement un changement
dans l'économie d’un pays mais bien un changement radical sans
recul de toute la façon de vivre d'un peuple.
LA STRUCTURE ECONOMIOUE:
Avant de définir la structure économique parlons d'abord de:
RAPPORTS: Ce sont les liens et habitudes qui unissent les
hommes.
EXEMPLE: Les rapports familiaux (Liens entre les membres
d'une famille, époux et épouse, parents et enfants, ...)
Les rapports sociaux : Liens entre les membres d'une société.
Chez l'animal les rapports sont stables dans le sens immuable.
Chez 1'homme, ils sont stables mais peuvent variés dans le
temps et dans l'espace. Ces changements sont progressifs, lents,
difficiles et quelques fois brutaux, dans ce cas on parle de la
révolution.
STRUCTURE: C'est 1'ensemble des rapports existant entre
tous les hommes d'une société. On en distingue ;
LA STRUCTURE FAMILIALE
C’est l'ensemble des rapports qui existent entre tous les
membres d’une famille, c'est-à-dire entre parents enfants-
cousins oncles tantes-mari- femme,…
La structure familiale peut être traditionnelle, on parle d’un clan.
Elle peut être moderne on parle d'une famille restreinte.
LA STRUCTURE SOCIALE:
C'est l'ensemble des rapports sociaux existant entre les membres
de la société. Cette structure peut être traditionnelle, c'est la
solidarité complète. Elle peut être évoluée, dans ce cas, il y a une
différence de clạsses sociales entre les membres, agriculteurs,
commerçants, enseignants, étudiants, élèves, ...
LA STRUCTURE POLITIQUE:
C'est l'ensemble des rapports existant entre les dirigeants et les
dirigés. Elle peut être traditionnelle quand le chef a tout à dire
c'est-à-dire la dictature mais elle peut être évoluée dans ce cas,
c'est la démocratie.
LA STRUCTURE JURIDIQUE:
Elle désigne l'ensemble de règles à suivre par les individus d'une
communauté. Elle peut être traditionnelle, cas de droit
Coutumier, elle peut être évoluée l'on parle de droit moderne ou
écrit.
LA STRUCTURE MENTALE :
C'est la façon dont la mentalité de gens est orientée dans leur
conception de vie. Elle peut ĉtre traditionnelle quand il faut
imiter les ancêtres. Elle peut être évoluée quand il faut
progresser.
NB ; la structure mentale est la plus importante de toutes les
autres structures car elle influence les autres, mais aussi le
changement de mentalité constitue le fondement de tout
développement.
LA STRUCTURE ECONOMIQUE
Elle peut être traditionnelle quand il y a la pauvreté de moyens
de production, autarcie et faible rendement. Elle pout étre
évoluée quand il y a l'industrialisation et un bon rendement.
Dans- ce cas le revenu national, est distribué équitablement
entre la population du pays et lui permet de répondre à tous les
besoins (nourriture, boisson, habitation, éducation, loisir,...)
LE SYSTEME BCONOMIQUE:
Le système est un ensemble de structures d'une société avec
prédominance de la structure mentale. On distingue : Le système
traditionnel, libéral, collectiviste et dirigiste. A développer plus
tard dans les pages suivantes
CROISSANCE ECONOMIQUE:
C'est I ‘augmentation de certains facteurs économiques et
sociaux sans changement de structures. Ainsi on peut parler de
la croissance de la productivité, de la consommation de la
production,
LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
C’est aussi l'augmentation de certains facteurs économiques et
sociaux mais avec changement de structures. Compris dans ce
sens, le développement se traduit par
L’équation suivante :
Développement économique = Croissance économique +
Changement de structure.
La croissance économique égale à la croissance de la production,
de productivité de revenus, de la consommation, de
l'investissement, de l'épargne.
Le changement de structure sociale égale à la croissance de
facteurs du bien-être tels que la culture, l'alimentation, la santé,
l'éducation, l'habitation,…
La croissance est uniquement l'augmentation de la quantité
tandis que le développement suppose l'augmentation de la
quantité et de la qualité.
I.5. LE SOUS-DEVELOPPEMENT ET EN VOIE DE
DEVELOPPEMENT:
a) NOTIONS DU SOUS-DEVELOPPEMENT
Comment definir le sous develeoppement face aux indications de
développement et à l'opposé du développement ?
Le sous-développement est pris comme un état de manquement
sur le plan politique, ćconomique, social et culturel.
- En deuxième lieu, le sous-développement peut se définir
comne : «L'incapacité d'un pays à maîtriser et à saisir mais aussi
servir ses ressources naturelles, humaines et financières afin de
satisfaire les besoins fondamentaux de sa population).
On peut considérer le sous-développement de deux maničres:
1. En comparant les pays développés aux pays retardés sous
toute une série d'aspects comme:
- Le revenu par habitant.
- Le taux de scolarisation.
-Le taux de mortalité.
- Le niveau de construction.
- Le niveau alimentaire, médical,
Le problème de sous-développement fait apparaître avant tout le
retard de certains pays par rapport à d'autres.
1. En étudiant les problèmes, les difficultés et les remèdes
auxquels un pays en voie développement doit faire face pour se
développer. Cette deuxième façon d'envisager Sous-
développement est plus constructive et considérable.
QUELQUES EXEMPLES DE PROBIEMES SOCIAUX ET
DIFFICULTES Q’UN PEUPLE RENCONTRE POUR SE
DEVELOPPER.
-Linstabilité monétaire.
-Lutte contre la dépendance politique et économique.
-L'absence de voies de communication.
- Le tribalisme.
-Le parasitisme de membres de famille.
-Le régime foncier qui empēehe le développement agricole.
-L'insuffisance d'épargne ct d'investisserment.
-L'imprévoyance de la population.
-L'attachement exagéré aux coutumes ancestrales.
-Ia pratique de la sorcelleric et de fétichisine.
-L'existence de cerclě vicieux. « On est malade car on ne mange
pas assez car on a pas d’emploi, le manque d'emploi conduit au
vol ou à la prostitution »
N.B. : On constate que toutes ces-difficultés proviennent dans
une structure mentale. Les pays retardés qui ont eu le courage
de faire face à ces problèmes et qui optent un changement
radical de la structure mentale peuvent etre onsidérés comme
des pays en émergents. Les autres pays trouveront leurs
difficultés s'aggraver et sont donc en voie de sous-
développement ou parfois même sous-développés.
En définitif le développement d'un peuple n'est pas seulement
une question purement écononique mais surtout une question de
mentalité.
Un peuple est-il conservateur ou a-t-il un désir général de
progrès ?
C'est la question principale pour le développement de ce peuple.
Nous avions déjà vu que le développement est une
transformation du système moderne sous I'impulsion d'une
nouvelle structure mentale devenue progressiste.
b) LES TYPOLOGIES DE SOU-DEVELOPPEMENT
Il existe plusieurs types de sous-développement à savoir:
- Le sous-développement cülturel.
- Le sous-développement économique.
- Le sous-développement sociologique.
- Le sous-développement politique.
LE SOUS-DEVELOPPEMENT CULTUREL
Il se manifeste à travers l'analphabétisme généralisé, le taux de
scolarisation moiņs élevé, le manque des infrastructures
scolaires et sportives et de cadres Compétents en la matière.
LES REMEDES :
Pour faire face à un tel sous-développement il faut:
-Une bonne politique d'enseignement et d'éducation de masse.
-La promotion de centre d'alphabétisation pour adultes.
-La construction des infrastructures scolaires et sportives.
- La fornmation des cadres compétents en la matière.
-L'initiation à la lecture, écriture, calcul en faveur des femmes en
général et plus particulièrement des femmes mariées.
SỔUS-DEVELOPPEMENT POLITIQUE
La dénaturalisation ou imitation des modèles institutionnels
occidentaux.
Le manque d'autonomie de différents sous-systèmes comme par
exemple les partis politiqúes, les sociétés civiles, les groupes de
pression, ...
La participation mineure de la population à la vie politique.
- La prise de décision par le gouvernenent sarns garantie réelle.
- La dépendance économique tournće vers l'extérieur.
-L'intégration moins forte de la populątion dans la conmunauté
nationale.
LES REMEDES
Le refus du clientelisme dans le partage de pouvoirs
L'indépendance politique, et économique.
La libre autonomie de sous-systèmes:
Le controle de lexécution de décisions prises par le
gouvernenent
La contribution à l'intégration de compagnes dans la vie
natíonale
LES CARACTERISTIQUES DES ECONOMIES SOUS-
DEVELOPPEES
Il s'agit de parler des caractéristiques des économies sous-
développées. Les
Connaissances de ccs caractéristiques ne suffisent pas pour
donner la signification du sous-développement.
Pour mieux comprendre ce que le sous-développement, il faut
aussi l'analyse de mécanismes et du fonctionnement de ces
économies.
Après analyse, on trouve que ces économies sont pauvres et
déséquilibrées, on peut aussi se poser des questions suivantes:
Qu'est ce qui empêche ses économies à décoller ?
-Quelles sont les causes de blocage qui paralysent leur
développement économique?
II faut reconnaître que ces économies sous-développées ne sont
pas même stagnantes ni stationnaires mais elles ont reçues des
chocs qui ont détruit l'équilibre ancien et ont désintégrées des
sociétés traditionnelles
Ainsi ce changement a provoqué, une modification du volume de
la structure des échanges extérieurs, Cela a conduit à l'explosion
démographique.
Notons que ces transformations vers le développement les a
conduit au blocage ou à la régression.
La différence qui existe entre les économies sous-déveļoppées et
celles de pays developpés n'est pas de degré mais elle est de
nature car les économies sous-développees Sont dualistes c'est-à-
dire caractériséeś par la juxtaposition du secteur moderne et
du secteür traditionnel sans aucune intégration.
QUELQUES CARACTERISTIQUES DES ECONOMIES
SOUS-DEVELOPPEES
Les infrastructures économiques, intellectuelles et
technologiques Sont insufisantes.
La production énergétique faible.
L'épargne faible et difficilement mobilisable.
Ia formation intellectuelle et technique đes agents
économiques très limitée, ce qui ne permet plus d'aborder
et utiliser efficacement les capitaux disponibles.
Le réseau de transport moins développé à tous les niveaux.
Une économie d'autosubsistänce dönt le pouvoir d'achat est
faible.
Enfin, il faut constater que les structures sociales de pays sous-
développés se sont désagréges sous I'influence des contacts
étrangers..
Malheureusement cette désagrégation n'est pas encore suivie
d'une autre restructuration qui permettrait d'adapter les
mentalités aux exigences du monde. Nous pouvons donc résumer
les caractéristiqaės principales des des économies sous-
développées par :
Les économies sont dominees
Les économies sont pauvres.
Les économies sont dualistes.
A. LES ECONOMIES DOMINEES
Pour comprendre les problèmes de la domination économique,
I'on peut se
baser sur cette considération : «Quand deux individus ou
unités de puissances se rencontrent, se battent, c'est
toujours le ou la plus faible qui sera dominée et exploitée
par l'autre et ceci à tous les niveaux ».
LA DOMINATION ECONOMIQUE
AU NIVEAU DES INDIVIDUS
- En période de pénurie : Les commerçants exploitent les
acheteurs 0u consommateurs, les transporteurs exploitent les
passagers.
- En période de sous emploi : L'ouvrier est à la merci du
patron, il ne peut pas réclamer un salaire décent, ni un congé
technique.
AUNIVEAU DES ENTREPRISES
Les grandes sociétés industrielles imnposent toujours les prix
aux petites sociětés et les firmes d'exploitation exploitent les
petits agriculteurs. Les grands commerçants exploitent les petits.
AUNIVEAU DES PROVINCES
La ville s'impose au village cn attirant les personnes qualifiées et
en se servant des investissements intéressants. La ville a des
éléments dynamiques qu'elle impose au village.
Enfin, les provinces avancées attirent les provinces sous-
développées.
AU NIVEAU DES NATIONS
Les pays développés s'imposent aux pays sous-développés. A
l'époque coloniale, la métropole a créé toute une organisation
administrative qui oblige aujourd'hui ces pays indépendants à
faire appel à plusieurs étrangers de l'ancienne métropole qui de
ce fait peuvcnt exercer certaines pressions soit sur les pièces de
rechange, soit sur la qualité de techniciens,... L'aide publique
étrangère est plus souvent une aide liée soit au point de vue
économique, soit du point de vue politique.
LES REMEDESDE LA DOMINATION ECONOMIQUE
AUNIVEAU DES INDIVIDUS
-L'Etat protège les faibles par la législation civile ét commerciale.
-L'Etat corrige les inégalités par là législation fiscale.
AU NIVEAU DES ENTREPRISES
- L’Etat aide les faibles par les subsides et par une meilleure
législation commerciale.
- L’Etat favotise le combat contre les cntreprišes fortes
envers les faibles par une sévère législation ou par la
nationalisation.
AU NIVEAU DES PROVINCES
- L'Etat favorise les Provinces délaissées en octroyant des
crédits, en diminuant des impôts, en aménageant leurs
infrastructures,
AU NIVEAU DES NATIONS
Ici, les pays en voie de développement tentent à se regrouper
pour protéger leurs intérêts communs.
EXEMPLE :
- Les pays Arabes avec le pétrole.
- Les pays de l'Afrique Australe avec la SADC pour des questions
économiques, poilitiques des pays membres.
N.B. : la domination économique a pour conséquence la
dépendance de l'économie cnvers le commerce extérieur et
envers les pays dominateurs. Les économies des pays en voie de
développement dépendent trop du commerce extérieur c'est-à-
dire de leurs exportations de matières premières
On appelle domination écononique la capacité que possède une
économie d'influencer d'autres économies säns être influencé par
elles.
EXEMPLE
- Les économies des USA qui influencent celles des pays sous-
développés mais sans être influencé par elles, cette domination
se fait remarquer par le poids des investissements des étrangcrs
dans le tiers-monde et par le circuit du cómimerce international.
B. LES ECONOMIES PAUVRES
La grande partie de la population des pays en voie de
développement s'occupe en grande partie des activités du
secteur primaire tandis qu'une très faible partie s'occupe des
activités dans le sečteur secondaire et un peu plus dans un
secteur tertiaire. En Afrique Centrale 86 % de la pópulation est
dans le secteur primaire, 6% dans le secteur sccondaire et 8 %
de la population dans le tertiaire.
Ce secteur concerne l'agriculture. Une économie cst dite -pauyre
lorsqu'elle reste non développée ct présente des caractéristiques
primitives.
LE SECTEUR PRIMAIRE
C’est un sccteur qui s'occupe de l'agriculture. Alors qu'en
Amérique du Nord 8% des travailleůis produisent les produits
alimentaires en surabondance et en exploitant peu d'espace, en
Afrique centrale 86 % des travailleurs ne produišent à suffisance
et ne parviennent même pas à nourrir la population räison pour
laquelle il faut importer les aliments.
LES CAUSES DE LA PRODUCTION INSUFFISANTE DANS
LES PAYS EN VOE DE DEVELOPPEMENT
Faible rendement du travail.
Usage d'outils rudimentaires.
Rareté de matériel agricole.
Chômage saisonnier, caché ou déguisé.
Passivité et conservatisme des agriculteurs.
Mauvaises lois foncières.
Non usage des engrais chimiques,
LE SECTEUR SECONDAIRE
C'est le secteur caractéristique du dévcloppement, c'est pour
cela qu'il est très important: Ce secteur concerne les usines, les
industries de transformation ct le commerce. II reste très
développé et très faible dans les pays en voie de développés.
LES CAUSES
Manque de capitaux, du personnel, cadres compétents et
qualifiés.
Insuffisance des infrastructures ct des débouchés.
Les opérateurs économiques des pays en voie de
développement investissent à l'étangcret dans le prestige.
Les industries existantes sont orientées vers l'exportation et
n'ont pas de liens entre elles, elles ne sont pasS même
complémentaires.
LE SECTEUR TERTIAIRE
Il est très moins important dans les pays en voie de
développement que dans les pays développés mais, il est
cependant très important relativement au secteur primaire peu
productif et le secteur secondaire peu développé. (S'ocoupe de
l'administration, de la poitique, de la justice, production des
wservices...)
N.B. Dans les pays développés, le développement du secteur
tertiaire provoque le développement économique tandis que dans
les pays en voie de développement ce secteur provoque une série
de déséquilibre structurel.
EXEMPLES
Le développement du commerce au licu de provenir dans
I'industrialisation provicnt dans l’inflation monétaire du goût des
objets de luxe et de l'énorne différence de prix sclon les
provinces. A titre d'exemple, les cambistes sont aujourd'hui
nombreux car le taux de change de dollars à KIN est diffërent, de
celui de GOMA, UVIRA,BUTEMBO, ...
L'importance de services personnels (domestiques, vendeurs et
toutes sortes) est la conséquence du chômage et l'existence
d'une classe opulente.
Le développement de la Police et de l'Armée qui provient de
l'insécurité et du goût de prestige. On parle même de
l'hypertrophie du secteur tertiaire c'est-å-dire peuplé par les
gens moins productifs.
C. LE DUALISME ECÖNOMIQUE
Les pays En voie de développement : ont une économie dualiste
c'est-à-dire cette économie se caractérisę par l'existence čote à
cote dans une économie natiomle de deux économies parallèles :
-L'une rurale, traditionnelle, agricole.
-L'autre moderne, industrielle.
L'analyse de ces deux types permet de comprendre les réalités
des sociétés en développement car l'on constate que les deux
secteurs ne s'intègrent pas mieux.
LES CARACTERISTIQUES DU SECTEURMODERNE
La création de centres de production (Plantation et même
en plein milieu traditionnel).
Le développement du commerce centrć autour des ports et
autres neuds de comnunication.
A ce niveau on remärque des grandes compagnies de commerce
qui assurent les relations avec l'étranger tandis que les petits et
moyens commerçants sont intermédiaires entrë le secteur
moderne et le secteur traditionnel.
- Lc dévcloppemcnt des industrics dc transformations se limitent
malheureusement à la production des biens de Cönsommations.
LES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR TRADITIONNEL
L'organisation sociale est centrée sur les communautés
villageoises.
Les impératifs économiques sont secondaires par rapport å
des impératifs sociaux et religieux.
La technique de production est rudimcntaire ct cette
production concerne uniquement les produits alimentaires.
LES RELATIONS ENTRE LES DEUX SECTEURS
- Le secteur traditionnel ne s'est pas adapté au secteur moderne.
Cela au lieu que le secteur traditionnel évolue vers le moderne, il
y a plutôt rupture entre les deux.
Les villageois se sont dirigés vers la ville en quête d'une vie
moderne, d'un travail, un plaisir, un luxe, un prestige, préfèrent
rompre avec leurs villages et les bénéficient de leurs expériences
sont profités par le système moderne.
Voilà les conséquences psychologiques et sociales de
cette rupture.
On peut noter en plus de celles-ci des conséquences
ćconomiques engendrées par cette rupture :
Le milieu traditionnel est en situation de crise car les
éléments dynamiques l'ont quitté.
Le milieu moderne souffre aussi de ce déclin du secteur
traditionnel qui ne produit plus assez des produits
alimentaires.
De plus, l'industrie urbaine est condamnée à la stagnation
quand elle doit compter seulement sur le pouvoir d'achat du
monde rural.
LES CRITERES SOCIOLOGIQUES DU SOUS-
DEVELOPPEMENT
Les pays sous-développés offrent une série de caractéristiques
fondamentales qui leurs sont communes et qui les distinguent de
pays développés
Parmi ces crítères nous citons :
1. Les revenus sont tres bas beaucoup plus que dans los pays
riches
2. L'alimentation est insuffisante alors que dans les pays
développés, elle tend à devenir pléthorique (surproduction).
3. La population active constitue la majorité, de la population
dont la preiuctivité du travail est faible
4. L'industrialisation y est très faible et incomplète alors que les
pays développés assurent dans ce secteur un processus de
croissance cumulative
5. L'lectricité y est un problème majeur alors que ces pays ont
des rivières, lacs,océans, fleuves où l'on peut ériger des
barrages.
6.Les pays sous-développés sont en état de şubordination
économigue.
7. Les inégalités sociales sont les plus souvent acusées lorsque
les pays riches avec le système de démocratisation politique et
économique sont engagés et en tout cas le povoir de minorité
privilégié est moins exorbitant.
8. Le chômage déguisé et le söus-emploi constituent la règle
dans les pays sous-développés et contraste avec le taux élevé des
populations industrielles.
9. La croissance démographique est explosive alors que la
croissance économnique ne s'en suit pas c'ést-à-dire
l'augmentation des ressources est moins rapide que celle de la
population de sorte que le niveau de vie stagne ou même
régresse.
10. Les pays sous-développés ont pris conscience de leur
précarité et de leur état de retard par rapport aux pays
développés.
11. Le secteur tertiaire y est hypertrophie ct parasitaire.
N.B : La combinaison de ces éléments n'est pas toujours
identique pour les pays en voie de développement bien que tous
soient rangés dans la même catégorie de sous-développement. Il
suscite plusieurs types de pays sous-développés en dehors de
simple fạit banal de la pauvreté, de la misère généralisée. Les
caractéristiques de pays sOus-développés sont variables de sorte
que I'on ne peut pas généraliser et donc il faut préciser le. type
de sous-développement dont on parle.
EXEMPLE
Les pays Asiatiques et Africains connaissent une forte pression
démographique par rapport aux ressources naturelles (comme
l'Egypte, le Rwanda, l'Inde,..), d'autres pays par contre ont de
ressources naturelles abondantes et une population raisonnable,
c'est la plupart de pays africains et latino-américains.
Des différences existent aussi s'agissant de la dotation des pays
sous développés en ressources naturelles, de la dimension
géographique de l’expansion demographique, Or toutes ces
variations peuvent avoir unc importance considérable sur les
modèles de développement proposés. Ainsi, dans le seul but
assurer leur substance, les pays surpeuplés ont dû entamer I'
exploitation intensive de leurs ressources alors que les pays
sous-développćs ont pu se contenter d'une exploitation
fragmentaire et extensive, dans les premiers, pour répondre à
l'explosion demographique, il faut nécessairement augmenter la
productivité du travail et donc modifier lcs techniques de
productibn tandis que dans les seconds. une simple tension de la
mise en valeur des terres dans le cadre technique traditionnel
permet de resoudre les problèmes du surplus des bouches à
nourrir.
De même la pauvreté des rèssources naturelles diminue les
possíbilités de Commercc liěes à l'échange et les incitations à
investit én provenance de l'étranger. A cet égard, un pays
comme la RDC est mieux placé que le SENEGAL, le MALI ou le
NIGER.
C'es quelques exemples-montrent à sufisance qu'il ne peut
exister đes theories monolithiques de développement, mais quil
faudra toujours Soignéusement distingúer les différents types
des pays sous-développés.
A vant d'atteindre le stade de « décollage » économique à partir
duquel le processus de croissance devient quasi automatique, il
faut franchir diverses étapes preparatoires consistant
notamment dans la création d' infrastructures matérielles, mais
surtout sociales et institutionielles. En cette matière, tous les
pays ne sont pas au meme stade ; certains d'entre eux ont atteint
un niveau acceptable d'ordre, de stabilitć politique, d'efficacité
dans l'administration publique et sont ainsi préparés à tenter la
maneuvre de l’envol, tandis que d'autres, particulieremernt les
pays pas cncorc mis à l’épreuve; dans leur cas, toute tentative de
décóllage aboutirait au gaspillagc des ressources rares par des
investissements inefficaces sans compter des déceptions et
frustrations sur le plan psychologique.
QUELQUES CERCLES VICIEUX DES PAYS EN VOIE DE
DEVELOPPEMENT
En quoi résident les obstacles majeurs du décollage des pays cn
voie de developpement ? «L'on est pauvre parce qu'on est né
pauvre ». Selon l’expression de NERKSE, se libérer de la
dépendance de l'extérieur cela signific crćer sa propre industrie
de transformation de ses propres matières premières, soit
disposer de capitaux importants et d'ouvriers qualifiés. Et pour
réaliser ces conditions de base il
ernes 'orune économie à faible revenu no
ne proau
lait d'abord avoir de ressources internes
puN d'épargne. Dans la nécessité d'emprunter et de solliciter un
apport extérieur tel
qu'observer le budget approuvć par les deux chambres du
parlement de la 3
Képubliquc en RDC et a financé à 56 % sur ressources propres et
40 % d'apport
4 % pård'autres financements, situation qui augmente la dette
extérieure or
ČxtCricur,
T'onprunt cst souvent accordé sur base de conditions
contraignantes, car 1e
TemburSement gonfle pcndant que la population évolue en
créant de nouvcaux
Ihesoins qui nécessite l'accroissement économique natiónal pour
le satistare, les
Jepcnses publiques improductives, le détournement de l'aide, la
détérioration de terme
d'échunge, 1'inflation monétaire chronique,
ES TROIS SYSTEMES DE DEVELOPPEMENTN
Généralement il existe trois systèmes de développement:
Le système libéral.
Le système collectiviste.
Le système dirigiste.
1. LESYSTEMB LIBERAL:
a. HISTORIQUE:
Né de la révolution française de 1789, il est fondé sur les
capitaux. Ia assuré le
léveloppement industriel de-Europe et de I'Amérique du Nord.
b. PRINCIPE:
Propriétés privées de moyens de production.
Libre concurrence.
Non intervention de l'Etat.
CRITIQUES
C.
Ce système avantage les riches parce qu'ils sont propriétaires
des capitaux au
détriment des ouvriers utilisés comme objets de production.
I s'occupe des activités économiques qui apportent le bénéfice et
négligent les
activités sociales « comme l'enseignement, le service public,
l'infrastructure, la
justice, ... ».
, I:SYSTTMI DIRIGISTE:
.. I|ISTORIQUE :
Denuis I930 les pays capitalistes acceptent de plus en plus 1'
intervention de 1°Btat
a n vio čcononique mais aussi les pays communistes ont
commencé à libéralişer leurs
omies.
b.PRINCIPES :
Le système dirigiste est basé. sur unë planification de l
6conomie. Co plan est
entit nnaisne règle pas tous les dětails:
Il ne donnc que les orjenitations fondamentales
Ilencoúrage et'soutient les initiatives locales.
U dirige ct contrôle sans étouffcr linitiative de la personne
humaine."
(Ce plan prévoit une intervention de l'Etat là où les particuliers
sont incapables de briser
g entravcs à l'industrialisation. L'économie socialiste où l'on
libéralise 1'initiative privée
apnollePERESTROIKA c'est-à-dire la restructuration de
l'économie russe sous l'impulsion
Presidcnt Mickael|GORBATCHEV.
O.Jinterrogotion.
c. CRITIQUES:
e dirigisme cst un systèmc basć sur P'ideologic de
déveioppeinent ćcononiquc ct social, il
crée sur des structures politiques qui vivent les circonstances et
les possibilités les plus
Dlos d obtenir le résultat concret.
oNt un .système le plus équilibré qui permet le micux un
développement du pays en
OntrOlant la liberté sans I'étouffer. C'est le meilleur système
dans les pays en voie de
dveloppement car tantôt le rěgime s'incline vers le système
libéral tantôt il se rapproche du
Bolleetivisme.
Etat établit une planification c'est-à-dire il établit un plan. de
développement en
BHiCOUrageant certaines activités économiques par l'octroi de
crédits (de 1'industrie, de
équipement) et décourage d'autres inoins utilespärles impôts.
enčrai, I'Btat dirigiste doit ĉlre plus actif et plus dynamique dans
les pays neufs que dans
os pays développes parce qu'il doit mobiliser et entraîner la
population pour surmonter ces
Bbstacles au dévéloppement. z
ONCLUSION: La planification dans les pays en voie de
développement.
La première démarche de l'autorité planificatrice dans le
dirigisme consiste à définir
schéma général du développement économique. Il s'agit de
dresser les perspectives
ensemblë sur les besoins à satisfaire en priorité et les ressources
à mobiliser à cet, effet de
agriculture vivrière et sur le développemnent d'une industrie de
bien d'équipement.
La planification peut essayerrd éliminer toute dépense superflue
et de protéger la
konstitution d'un capital productif. Enfin, il peut accorder une
place de choix à l'industrie, à
Bducation de base et à la formation des cadres.
Page 22
COURS D'ECONOMIE DE DEVELOPPEMENT
HAPITR:T: LES PARTICULARITES DES ECONOMIES
SOUS-DEVELOPPEES :CAS DEL'AFRIQUE.
LA CONCEPTION)
IDU DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE.
. L LA REVCOLUTION DU TIĘRS-MONDE.
Commant i le-tiery-monde tente-t-il de se libčrer du colonialisme
et néo-colonialisme ?
eso- 999
Ici. nous allons voir comment le.tiers-monde tente de se libérer
du colonialisme e
néo colonialisme. (Forme nouvelle de la colonisation).
Pauty: arriver, le tiers-monde dans la sečonde moitié du 20tne'
siècle a pu émerger
sur le plan politiquc, cconomnique ct culturel, cela constitue 1'un
des faits saillants
de 1histoire du monde.
Dn peat considére irois étapes;dangepröcoksus de ibération et de
décolonisation.s
ts'agit de:
La proclamation de l'indépendance vis-à-vis de 1'Etat de tutele et
att
monde.
o L'organisation du pouvoir politique ct l'affirmation culturelle
(culture
propre aux africains).
L'indépendance économique.
Le tcrme tiers-monde a été créé par Alfred SAUVY cn 1952
démographe et
conomique français né en 1898.
h. LERAYONNEMENT DU PANAFRICANISME.
Le panafricanisme est I'une des principales voies africaines du
développement. Cest
une doctrinc qui tend à unir tous les päys africains, voie prônéc
par le Ghanécn KWAME
N'KRUMAH (premier Président du Ghana). Il avait dit:« L'Afrique
doit s'unir en
aveur de l'unité afrieaine ». L'indépendance politique est pour
chaque pays une condition
nécessaire à une orientation nationale de dévèloppement
économique. La liberté politique
devra nécessairement précédetl'indépendance économique.
Le panafricanisme. est une anıbitieuse politique d'unité africaine
qui rejette le
Bucialisme de L.S.SENGHOR et le socialisme arabe de NASSER
pour mener une
olTensive générale sur le plan intellectuel, culturel et
institutionnel contre le colonialisme.
Cette attitude devrait conduire à une africanisation rapide à une
étatisation et à la
diversification de 1a production orientéc exclusivement sur les
besoins-des africains et sur
Le panafricanisme aboutit à la création de 1'OUA (0rganisation
de l'Unité
ie plan de l'unité africaine.
tricaine). Ainsi, I'UA va réussir à maintenir en Afrique tant bien
que mal une certaine
nite malgré cque celań'ait pas empêché des contradictions
graves qui s'étaient manifestés
Notons qu' en avril 1958 à la conférence, d'Accra les Etats
africains indépendants se
chtre les Etats:
eunissent et à cette même occasion fut lancé le slogan «
L’Afrique aux africains ».
Bn décembre 1958, il y a eu la première conférence des peuples
africains tenue par
KWAME NKRUMAH. A cette occasion fut levée la proposition
concernant la formation
des-Etats-Unis d' Afrique par le fcu Président de la Lybic M.
KADHAFFI tué pour la
défense de la même cause. Cette idée évolua vers la création de
1OUA qui à partir de
Dans l'avenir les Etats membreş de 1'U.A. SOuhaitent disposer
d'un parlement et
002 est appelé Union Africaine « U.Â. »,
'une cour de justice propre aux africains à l'exemple européen et
américain. Son projetà
la Banque Centrale de 1'Afrique est à sa phase préliminaire.
warASTe
1'ACCES A UNE VERITABLE ÎNDEPENDANCE
POLITIQUE ET
ECONOMIQUE.
DuelleN sont les préoccupations prioritaires de ces jeunes pays
indépendants ? Les
alemes priorilaircs des pays africains sont::
Rournir lelfort au développement et la réhabilitation de
l'authenticité culturelle car
dit-0n «Stimuler la culture c 'est donner une qualité à la vie ».
L'éduention et l'encadrement politique et social de masses.
Le souci de squyegarder la fois la souyeraiñeté nationale et
l'indépendance
économiquc.
La formation de cadres compétents.
LEMEUX-CTRE DE LA POPULATION.y
Que sipnific cette nouvelle notion ? Depuis quelques anndes les
pays du tiers-
deet de lAftique liés se préoccupent d'une manière de plus, en
plus urgente d'assurer
neus Cre à lous d'une nanière dquitable: Fieflet Srevondications
de plus en plus
es
hies jusyuà plongor dans les réclamations des. mdépendances,
or, aveoda cr
e g pcrsiste jusqu'atjord'hui et labandonde la solidarité tribale,
clamque les
alnasCn 8Ocialcs apparaissent encore.,
Dune part l'on observe une majorité des pauvres ct parfois
d'affamés et d'une
mlnorite dc gens enrichis et prìvilégiés: C'est pourquoi les
responsables des pays en voie
Be développement sont devenus vigilants et se forcent de
répartir équitablement les
Hehexses nationales parce quils ont été enseignés par
l'expérience des autres Etats jeunes.
Dautre part, dans nombreux cas, 1accessionà lindépendance
nationale s'est
BRROnpagnée.de 1arrivée au pouvoir d'une nouvelle élite
africaine qui, souvent conserve
Comportements ou le mode de vie àl'exemple de l'ancienne
métropole.
LA VOIE AFRIČAINE DE DEVELOPPEMENT.
LLe souci d'une société plus huntaine évitant la réinstauration de
l'cxploitation de
Be colonial de homme par 1'homme, et la raison pour laquelle
1'homme africain
Hvesti pour la recherche d'une voie africaine de développement.
te voic opère la synthèsę de valeurs culturclles africaines et de la
civilisation moderne.
En effet, l'indépendance, n'existe pas que si elle ne s'appuie sur
une réclie
ndependance économique ou mieux sur une participation du plus
grand nombre au
veloppement grâce à une répartition plus équitable des fruits de
ce dévloppement.
D'autre part, de nouvelles stratilications sociales à caractère
économique ne sont
us fondées sur 1âge ou la naissance mais Sur l'argent et
linscription qui prennent place
rois dans un climat conflictuel. Ces pays africains se concertent
áujourdhu pour
oudre ses problèmes communs. ls relancent le système
d'enseignement de valeurs
Politiques, sociales et économiques et même culturelles de la
tradition africaine et
ayent de promouvoir une coopération inter africaine basée sur la
charte de lONU et de
déclaration umverselle de droits de 1'homme.
Dans tout le cas, il ne serait pas possible que le développement
de l' Afrique lui soit
ange.
.2. LES TRANSEORMATIONS SOCIALES D'AUJOURD'HUI :
Dans ce point, nous étudierons les sous points ci-dessous:
1'iujac de la monnaie ct 1'importance dù ch0c occasionnó par la
monnaic.
11eole instrument de promotion sociale.
L'rbanisation.
1explosion démographique.
J.es mnations familiales.
L'iutégration des ethnies ả la socićté nationale.
1. L'IMPACT DE LA MONNAIE
Ouelex xint les conséquences qu 'elle entraine ?
La monmnie curopéenne fait son entrée brutale en Afrique au
20ne siècle. Son
itndiction estaTorigine, de plusieurs conséquences comme:
AvOr plus d'argent, c'est pouvoir aussitôtconsommé plus:
A partit dun cortain reveu, la consomination vise les produits
fabriqués à
titférence de gans mEnsucls donne näissance: à de nouvėlles
couches sociales
ote sbefpolitique occupe la premièreglace.
(pendant la fin de chaque mois démontre qüe par chaque
catégorie socio-
Ceonomiquc, la richesse est réellement identique selon les
classes sociales.
4 L'IMPORTANCE DU CHOC OCCASIONNE
PARL'INTRODUCTION
DE L'ARGENT.
Canmment peut-on expliquer I'importance du choc occasionné
par l'introduction de
Dans une société agraire lors dune enquête cffectuée dans la
comnpagnie
Ivoirienne en 1971; on a entendu de réflexions suivantes :
aurgent, c'est un dicu parmi nous ».
Sans argcnt, il n'y a pas de ie ».
« Sans argent, I'honme ne peut prétendre être homme ».
Dans cette:perspective, l'argent ne libère pas seulement des
suggestions d'autres
lois. Les enfants d'aujourd hui, dit un vicillard, échappent à
l'autorité paternelle, ils ne
respectent plus les vieux parce qu'ils gagnent de l'argent, ils
tentent à devenir eux-
meies aulorités ».
Qund un hommé à de l'argent, il est rešpectë même s'il est jeune
c'est-å-dire
I'argent cSt tout. De telles déclarations montrent que l'argent est
spontanément investi
es chargcs affectives ou religicuscs.
len vicnt de confirmer qu'à la configuration à son profit, la
puissance autre fois
espérée du recours aux liens familiauX et aux fétiches.
tn tel transfert s'explique assez aisément en Afrique. Jadis,
l'échange de produits
Spcctuit avant tout des normes touchant à la fois, la vie
économique, morale et
religieuse ke la communauté.
A partir du moment où l'argent, signe économique nouveau,
semble plus efficace
que tout, les valeurs morales et religieuses bousculent du côté
des billets de bangue, on
Ie considère pas ceux-ci comme un dâ en échánge d'un travail
accompli mais comme
Ource de vie.
eS moyens d'y accéder comptent peu, le coût étant d'atteindre la
source.
(iel est l'avis de certains économistes en matière d'argent pour la
progression d'un
N en voic de développement ?
l est vrai que pou beaucoup d'économistes, l'augmentation du
revenu
moyen
habilant marque la progression d'un pays en voie de
développement. Mais, cela
'a rien de trois réalités qui ont offert avec les mutations en
cours :
1imjct de la mnonnaie ct limportance du choc occasionné par la
monnaic.
1ole instrument de promotion sociale.
L'wbisation.
1.explosion démographique.
Jes mwlations familiales.
L.'iutération des ethnies à la socićté nationale.
1. 1.MPACT DE LA MONNAIE:
Unellex xont les conséquences qu'elle entraine ?
la monnnie curopéenne fait son entrée brutale en Afrique au
20°he siècle. Son
mdacttan estal'origine de plusieurs conséquences comme:
voit plus d'argent, c'est pouvoir aussitôt'consommé plus:
A porir dun certain revenu, la consomnation vise les produits
fabriqués à
ditference de gas mensuels. donne naissance à dé nouveles
couches soeiáles
n le chcfpolitiqud occupe la premièreplace.
epenlant la fin de chaque mois démontre güe par chaque
catégorie socio-
Čeomomiquc, la richesse est réellement identique selon les
classes sociales.
4 L'IMPORTANCE DU CHOC OCCASIONNE PAR
L'INTRODUCTION
DEL'ARGENT.
Cammenl peut-on expliquer l'importance du choc occasionné par
l'introduction de
Celwgent ?
Dais unc société agraire lors d'une enquête cffectuée dans la
compagnie
Ivuirienne cn 1971; on a entendu de réflexions suivantes
l argent, c’est un dicu parmi nous ».
« Sans argcnt, il n'y a pas de vie».
Sans argent, l'honme ne peut prétendre être homme ».
Dans cette-perspective, l'argent ne libère pas seulement des
suggestions d'autres
tois. Les enfants d'aujourd'hui, dit un vieillard, échappent à
I'autorité paternelle, ils ne
rONpeetent plus les vieux parce qu'ils gagnent de l'argent, ils
tentent à devenir eux-
menCs ulorités ).
Quand un homme à de largent, il est respccté même s'il est jeune
cest-à-dire
T'argent cst tout. De telles déclarations montrent que l'argent
est spontanément investi
des clharges affectives ou religicuscs.
I|.Cn vicnt de confirmer qu'à la configuration à son profit; la
puissande autre fois
espérée du recours aux liens familiaux et aux fétiches.
tn tel transfert s'explique assez aisément en Affique. Jadis,
l'échange de pro duits
Tespectait avant tout des normes touchant à la fois, la vie
économique, morale et
1cligieuse e la communauté.
A parir dủ moment où l'argent, signe économique nouveau,
semble plus efficace
que tout, les valeurs morales et religieuses bousculent du côté
des billets de bangue, on
Ie considère pas ceux-ci comme un dû en échange d'un travail
acçompli mais comme
OUrce de vie.
cs moyens d'y accéder comptent peu, le coût étant d'atteindre la
source.
(el est l'avis de certains économistes en matière d'argent pour la
progression d'un
sen voic de développement ?
ll est vrai que pour beaucoup d'économistes, l'augmentation du
revenu
moyen
abilant marque la progression d'un pays en voie de
développement. Mais, cela
nen de trois rćalités qui ont offert avec lesmutations en cours :
s iičgalités parfois criantes entre les revenus d'une minorité (les
privilégiés)
LES BUTS DEL'ECOLE:
fan lorne pédagogique et par le contenu de son cnseignement,
I'école veut préparer
ct proposcr un avenir meilleur à l'enfant.
Ppuis 1960 les Etats Africains lui accorde une part considérable
des budgets
ntionaux. Ils prouvent ainsi leurs désirs d'orienter la jeunesse
dans les meilleurs
etads, à prendre en charge des nouveesesponsabilités dans le
ŠÉYElgRRSment de
I'Ariquc moderne.
Aonbe des objcctifs conscients de l'école figurent les suivants :
Cuutibter a l'unitć nationale en donnant à lensemble de la
population les moyens de
'iKDEimr, de comprendre, de lire et d'écrire dans une langue qui
devient la propriété
vulurclle de tous les citoyens.
omer des femmes et des hommes qui, à tous les échelons
puissent dans leurs
iofexxions alfronter les čonditions imposées par l'usage des
techniques autrefois
}heprer cn nombre suffisant parmi ces hommes et ces femmes
des cadres de valeur,
Capalbles de promouvoir par des options lucides et un travail
intègre, le progrès du bicn
Snan, Telš sont souvent commentés en discours les buts
spécifiqucs assignés. à
Isieule.
URBANISATION:
1.urbanisation est#ensemble desprocedes et des techniğues gui
tendent a
sHDdioier les conditions de vie des habitants d'une villet
Rlec concerne essentiellement les problemes đe logement; des
transports, d' écolcs,
d'upprovisionnement en eau et en électricité, de santč
4 ASPIRATION DES VILLES :
P'armi les instruments modernes misà la dispOsition des
ménages il y en a
in qu'on appelle KAspirateur ». Lon branche 'appareil sur une
prise du courant
lociriquc, un moteur se met à tourner, ce moteur crée le vide
dans un tuyau flexible
Iermrinć par un petit balais. qu'on appelle suceur. Celui-ci
promené par la ménagère
NUr le sol őu sur un tapis aspire, toüte la poussière qui s'en va
dans un sac logé au
ventre de l'appareil.
Aujourd'hui la ville africainc agit comme un immense aspirateur,
elle suce la
popukation des campagnes et une pöussière d'individus s'y
précipite. Une fois de
nus, cc phénomène est solidaire d'un mouvement qui n'est pas
particulier à
1ArquC. Il affccte .cçrtes de manière. très spectaculaire les pays
en voic de
tléveloppement, mais, il concerne en même temps lhomme ou
l'humanité tout
entiere. Avec la création des villes Tona constaté I'augmentation
des
:gglomérations. Les recensements effectués au sud du Sahara
ont jusqu'à présent
rusć bicn de difficultés et ils n'apportent pas toujours des
garanties suffisantes
d'exactitude. Ceci dit, les indications ci-après donnent quelques
idées de la rapidité
avec laquelle ont évolués, parmi d'autres 6 capitales d'Afrique
noire depuis 50 ans.
La population mondiale augmente chaque année de 76 millions
de personnes
R 2050 'ONU prévoit que le monde comptera environ 8,6
milliards d'habitants.
Là population mondiale n'a cessé d'augmenter, il s'agit d'un
phénomène naturel.
et'et. la population mondiale estimée à un milliard trois cent
millions en 1950, ateint les
milliards en 1960 et dépassant probablement six milliards à l'an
2000 pour atteindre
RRnt illiards èn 2011..l lui a fallu donc un siècle pour doubler, il
lui en faudra moins d'un
ileml-sicle pour doubler de nouveau.
LES CAUSES DE LA CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE.
Les čauses de cette accélération sont avant tout, le fait du
progrès dans les
uhces NICicaies, I'amclioration dcs conditions dė vieGt le
changement de montalité d'ue
art, les mentaiités sont en baisse gěnéralisėe tandis qu'augmente
I' espérance de vie, d'autre
part, cn même temps la natalité augmente dans les pays en voie
de développement. Le taux
accroissement naturel đe. lą population donne lieu'à des
nombreux bcsoins et problèmes en
atière de transport, d'éducation, du travail, de la santé, d'habitat,
d'alimentation; ...
6. LES MUTATIONS FAMILİALES:
Quels Sont les changements, les mutations issues de la rencontre
des
ivilisations africaines et occidentales ?
Elles sont les conséquences, les résultats issus de la rencontre
des civilisations
alicaincs ct occidentales. Avec l'apparition des villes ct,des
écoles, c'est non seulement la
onction économique, les personnes âgées mais aussi la
signification économique de
T'enfant qui se,transforme.
Disons que la nécessaire rěduction du taux de natalité dans les
pays sous-
Eveloppës ne peut que procéder par une transformation de la
signification économique de
enfant comme c' est fut le cás en Europe du 19 siècle. Et, quand
on examine la cause
processus au milieu du 19°e siècle, on trouve qu'il est
indispensable de retirer l'enfant
da' productior lorsie I'cafant ccss d'être ur avaulage pour devenir
une charge, l'on
a maintenant COnvaincu quc la limitation des naissances est
nécessaire.
Comprenons aussi queles relations parents et enfant ne se
résument pas
glement à des rapports économiques. Les liens entre parent et
enfant devraient être
as par l'affection mutuelle, le respèct et 1l'entraide, les parents
échangent l'éducation
ale. Néanmoins, les liens ne peuvent pas être les mêmes qu'autre
fois. Ce qui se
PAa cet égard dans les soçiétés traditionnelles africaines n'est
pas différent de ce qui se
ES TRANSFORMATIONS ECONOMĪQUES EN AFRIoUE .
Cette transformation sera saisie à travers trois phases
différentes :
cOnomie de l'Afrique précoloniale.
onomie de l'Afrique coloniale.
èrannk de l'Afrique indépendante.
A, İ.TCONOMIE DE L'AFRIQUE PRE COLONIALE:
sRMeil peut-nn qualifier l'économie des sociétés traditionnelles
africaines ?
1.'dcononmic des sociélćs traitjojnelles alricaines était appeléc «
L' écononmig de Sctyst
bsstane 0u Téconomie d'auto Sabstanee » mais cela ne signifie
pas que ses sociétés
uailijounolles arrivaient tout juste à produire. le minimum
nécessaire (Se vêtir, s'abriter,
r Nubsister ct qu'une fois, leurs besoins alimentaires (le manger,
boire, ..) et
Alsontairex sulisfaits, il ne reste plus rien pour'satisfaire d'autres
besoins moins urgents.
Eu fail, on constate que toute société produisait absolument tout
ce dont elle avait
heeoln et qu'ele n'avait aucune relation d'échange avec les
sociétés voisines. Une telle
alegilen) 'uppelle autarcie qui veut dire se suffire entièrement å
soi-même.
I est peu probable qu'un tel type d'économie autarcique n'ait
jamais exísté dans
1ARiue trinditinnelle même à l'66helle d'une ethnic, maiscela
signifie que le groupe
R! prolait la plus grande partie de ce qui est nécessare à sa
substance. Les échanges
Rvae l'exlerieur ne concernet qu'un nombre limité des biens
comme des biens rares sur le
one du 0 GOMu le sel, le savon, lus habits, ..qu'on nc trouvc pas
partont ou
aln den bicns artisanaux qu'on ne sait pas fabriquer dans le
groupe ou que l'on apprécio
dan leurs valeurs religieuses ou de prestige.
1. 1UNITE DE PRODUCTION:
.'unité de base de cette économie d'auto substance était
généralement une
aeletd fumiliale plus ou moins étendue vivant sous Tautorité d'un
ancien. Ce qui
Hl HUterisc cefte ćoonomie d'auto substance c'est que les.
rapports de production ct de
éartitlon entre les_membres du groupe se présentent
dircotement comme des aspects du
foyetionnenent des rapports de parenté entre les individus -et les
groupes. En- d'autres
ierien, les activités économiques ne sont pas inséparables de la
vie familiale. Elles font
parlle lutégrante. de la vie familiale.
Duns l'économie de substance le mnot production recouvre
toutes les activités par
loiiells le ggroupe se procure des mñoyens matériels d'existence.
Il s'agit des activités de
blllette, de chasse, de pệche, d'agriculture, d'élevage ou alors il
s'agit d'unc
nhluison de plusieurs de ces activités,
ECONOMIE D'AUTO
EN
PRODUCTION
DE
MOYENS
LES
SUBSISTANCE:
En termnes d'outils, disons que l'outillage agricole est
généralement
dimentuire et très réduit voire même archaique. Il comprend la
houe, le couteau, la
Hahette, la Ihache.
I'or la pćche qt fa chasse, I'outillage est trềs ingénieux, il est
toujours léger et peu
munplese i labriquer.
Lá torre fait 1'objet d'une appropriation collective. En somme
l'outillage et le
l Annt iisČment accessibles à tout le membre du groupe.
1, 10RCiANISATION SOCIALE DELA CIRCULATION DES
PRODUITS:
(Ouelle organisation de la circalation des produits dans les
sociétés traditionnelles
Ies échanges des produits se font directement par le troc
(Echange d'un produit
doloniales ?
trn autre) ou soit indirectement par l'intermédiaire d'une
monnaie ou d'un objet qu
ple IgCs de fer, les lingots de cuivre,
Ikemarquot1S qu'un produit ne s'échangeait pas contre
n'importe quel autre produit
# plua o eetain un mode de circulation, ees échanges peuvent
difficilement être
Gnsidere omme des échanges commerciaux. I1 existe une grande
diversité dans la
mantére lont les biens passent de mäins à mains, La qualité de
partenaires joue un rôle
vit lekmint dans cette circulation.
h. 1.'1:CONOMIE DE L'AFRIQUECOLONIALE:
An. cours de la colonisation plusieurs faits nouveaux furent
introduits: dans
#eanonie de subsistance. Parmi ces faits, nous rotenons :
I. IA JUXTAPOSITION-DES MODES DE PRODUCTIỚN DU TYPE
VIAGEOIS ET EUROPEEN:
Lax viulkeurgalricains gultivènt désormais de nouvuux produits
uniquément pour la
Venk akunS vomnerciales alors que leurs méthiodes de traval
n'ont pas pratiquement
ehanget)
Le# ngrigultures cntrent dans le circuit des échanges
commerciaux, ils ont adoptés des
Rutielln heby de cunsommation mais dans Pensemble ils n'ont
pas adoplés des
ieuvelle methodes de travail.
'outilluge de travail est demeuré le même (archaique et
rudimentaire) et donc le
PeRdement est médiocre.
Une partie de surplus de temps est utilisée aux productions
nouvelles qui s'ajoutent dans
Ies eultures vivrières que l'on continúe à assurer pour la
nourriture de la famille.
LA PRODUCTION DU TYPE EUROPEEN OU LA PRODUCTION
CAPITALISTE:
Que ce soientles plantations européennes et dans l'industric
naissante les méthodes
BnplayèN SOnt les mêmes.
I|a'ngit d'installer les équipements, d'employer les salariés,
d'accroître le rendenent,
vetidre les puoduits et de fairc de mạximúm des profits.
Le but de la productioh n'est pas d'entretenir des relations mais
d'enrichir
I'enirepreneur, Tindividu on la société d'où l'organisation de la
production n'a pas, un
eHfactdre tauilial,
1. LINTRODUCTION DU TRAVAIL SALARIE :
Avec la colonisation, le travail salarié apparaît dans plusieurs
domaines :
Le trnvail dans les administrations, dans les plantations
européennes, chez. les
merits étrangers puis dans les usines.
lo trnvail salrić s'introduit aussi dans les villages avec
l'apparition de manceuvres
Alvoles.
Ievatl larić devicnt unc marchandise qu'on peut vendre pour
gagnor de l'argent, ou
neier pour metlre cn action les équipements industriels, ou faire
produire les terres dont
lapoe. Iln'y a plus de bien familial entre le travailleur et celui
pour qui il travaille.
1.1.'APPROPRIATION PRIVEE DES TERRES
1nprieulture traditionnelle considère la terre comme une
richesse appartenant à la
*lle tivilé sous le contrôle des chefs de terre. Mais 1'apparition
des cultures européennes
mhuet lonpgtennps (c'est-à-dire de plus d'une année comme le
café, le cacao, le coton, le
ne, le palmicr à huile) posent les problèmes d'appropriation du
sol.
Dn veul garder la.terre sur laquelle on a consenti tous ses
efforts. IDe mêmie ces
ililrai HdcCNsitent des investissements et un effort prolongé sur
une même surface. Il en
ia nêmd our la culture annuelle dans la mesure où il y a
aménagement foncier. Ceci
aasore plus vrai par la longueur de terrain sur lequel on a bâti
une maison en dur.
Dn constnte donc une évolution vers la propriété privée du type
européen.:
ta fèfs peut nussi devenir une marchandise que l'on peut acheter
et qùe l'on peut vendre,
p# gui étalt linpensable dans la société traditionnelle.
O'est pur ici qu'intervient aussi la notion erronée de terre
vacante c'est-à-dire la terre
R Sadhèro appartenant au clan mais dont on s'appropriait sous
prétexte qu'elle est sans
9, 1A DEPENDANCE ECONOMIQUEAL'EGARD DE LA
METROPOLE
L'dcononnie coloniale est une économie tournée Vers 1'extérieur
et dépendant de
Eidrieur c'st-à-dire l'économie extravertie, en écumoiro ou sous
forme d'entonojt
L'agricuttue commerciale travaille pour l'exportation à partir des
matières prenières
las Gu par ka consommation locale à pastir des matièrs
premières ou des produits semi
nis importės.
'écononmic coloniale estune économie dépendante de extérieur
non seulement par des
dabouchcs ct approvisionnemėnt mais aussi par ses
investissements..
Lon cupilaux viennent surtout de l'extérieur, très peu
d'européens et africains évolués
vlvent dans les colonies.
Len entreprises installées dans les colonies sont dans la plupart
de temps des filiales des
elétón nmétropolitaines.
C.L'ECONOMIE DE L'AFRIQUE INDEPENDANTE:
Malgré 1'indépendance 1'Afrique ne reste que moins sous-
développée et présente
o# enrnctéristiques du sous-développement. Une part, elle reste
extrêmement dépendante
de l'extéricur par son organisation cconomique tournée sur
l'exportation des matières
premlères ct des produits agricoles bruts que les pays
industrialisés transforment en
produts finis.
Pour toute technołogie qu'elle veut adopter les contraintes de
l'entreticn exigent de
tlevixex ou même ses exportatións vers l'étranger.
Notons que chaque .fois que l'Afrique cherche Iindépendance
économique, elle
Fvulue inévitablement vers une imitation des modèles etrangers
et donc une nouvelle
ilependancc (clle est continuellement dépendante).
Cependant les chefs pouvant dirigés les entreprises africaines ne
manquent
jui 11GUS ils sont loujours motivés à s'enrichir et dès lors
investissent dans :
('e qui est facile pour qu'ils réalisent des gros bénéfices.
Duns immobilisation et le commerce spéculatif au lieu d'investir
dans l'industrie.
Souvent les bénéfices réalisés sont placés à létranger au lieu
d'investir dans
Nn.ceot
la domination extérieure et s'affirmer soi-même.
enlieprisc nationalé:(e mg
lacore faut-il en avoir la conscience ou en avoir l'envie ?
"Il existe plusieurs obstacles importants qui, par ailleurs
empêchent la conquête
i'une réelle indépendance économique pour l'Afrique.
Ces obstacles sont:
Ie hahque d'esprit d'initiative et esprit d'entreprise.
Lusullisancc d'une épargne et des capitaux nationauX ou
internes.
Les responsables politiques africains, leaders. de Pindépendance
nationale sont en
KTa faible technologie.
yeneral convaincus que la promotion de l'industrie de
transformation sur le plan national
hlaerera sans doute leurs pays de cette dépendance
Contraignante nmais ils se heurtent à un
olbstacle de consensus national.
CHAPIIRE IILES STRATEGIES AFRICAINES DE
DEVELOPPEMENT: CAS DE LARD.C.
Ill1, ADE AU DEVELOPPEMENT.
A ADES MULTILATERALES:
Comnrent se présente l'aide multilatérale en R.D.C. ?
laux publies étrangers jouent actuellement un rôle important que
les capitaux privés.
Bl n Tuit nouvcau car avant la deuxième gucrre mondiale, les
pays riches n'avaient pas
ldde d'uider les pays
pys pauvres dans le seul but de les aider. C'est après la deuxième
guerre
ale qul y a cu prise de conscience de 1'inégalité de nivéau de vie
entre les peuples et
CE que eetle inégalité avait d'anormal Avec la fin de la deuxième
guerre mondiale l'on
ONU luns le but de construire une paix durable en favorisant le
progrès économique et
l le toUỤs les pecuples. Dans ce cadre, 1'ONU créa aussi des
organisnes spécialisés
ACO, PAM, OMS, FAO, BIRD,..) auxquels se sont ajoutés les
institutions d'aide
Bnale, v0tune la C.E.E. àujöxrd'hui Union Buropécnne et d'autres
institutions d'aides
1dPalen I:nide publique des pays développés
I. QUElQUES COMMENTAIRES SUR CETTE AIDE:
1 AllDES MULTILATERALES
ele nultilatérale comprend de l'aide des pays développés aux
organismes de l'ONU
RD, STT« Sociétć Financière Internationale », FM) et aux
institutions régionales (U.E.,
.. LfBIRD Banque Internationale de Reconstruction et de
Développement.
1iT- kasscmbler les fonds privés ct publics pour accorder des
prčts aux pays
leufs ou pauvres pour des investissements publics productifs.
. la S.F.I.: Société Financière Internationale: Filiale de la BIRD.
ItTT: Elle a pour but de fournir des crédits aux sociétés privées
pour les
..l .investissemcnts rentables quand ces dernières ont difficile à
en trouver
iutremcnt.
• Le FED: Fonds Européen pourle Développement : C'est une
principale
iIstilution d'aide- du marché commun aux 50 pays africains
associés.
. Ia BID: Banque Interaméricaine de Développement,
BUTS: Elle centralise l'aide dės Etats-Unis au profit des pays
d'Amérique
JA OUADE RIVEE BILATERALE:
lIs ont tendance à diminuer :
D'une part les pays neufs les gaspillent plus facilement que les
prêts.
D'uutre part les parlements des pays développés autorisent plus
facilement des
rets que des dons. Ces dons comprennent :
Lnide alimentaire qui reste au même niveau soit 1,3 milliards de
dollars par an.
1i tite louhiyie ya vilsouveJSIAndciqse ct de 'Turope snéral.
De plus 55 % de cotte aicld sert aDayer les techniciens pour la
maintenance,
11 pour les bourses d'éudes et le Usle pour l'équipement de
l'assistance.
11SPRETS BILATERAUX:
ls šont trs élevés par rapport aux dons bilatéraux. Ils posent
sóuvent des
oblèmcs séricux de remboursement de certains pays dont
certains risques đe
ilevenir insolvables. I'apport de.trois grands donateurs (USA 57
%, la France ii
C la Grande Bretagne 8 %) dirninuent tandis que l'aide des
autres pays
gmcntc.
LAIDE DES PAYS COMMUNISTES
Ies pays communistes ne participent presque pas à l'aide
multilatérale. Ils
wCordent rarement des dons mais prêtent à faible taux d'intérêt.
Leur assistance
rlobale n'est que de 3 % de l'aide totale des pays développés.
(. 1ES PRINCIPAUX MOTIFS DEL'ADE PUBLIQUE:
(rels sont les principaus motifs de I'aide les raisons de leur
inefficacité et les
remèdes proposés pour l'amélioration de cette efficacité ?
Plusteurs raisons justifient la présence des prêts ou de 1'aide
publique. Parmi
CS rajsons nous retenons
1. 1ES RAISONS HISTORIQUES:
Ics anciennes métropoles veulent maintenir des liens avec leurs
anciennes
oionies pour phuseurs motifs.
Fles se sentent responsables de la continuation du
développement qu'elles ont
COmencé.
1:lles veulent protéger les biens de leurs frères qui ont investi
dans l'ancienne
colonie ou qui y poursuivent leur travail.
LES RAISONS HUMANITAIRES :
Tes pays donateurs des prếts peuvernt les faire suite à un sens
d'humanisme
ont aciopie. lin plus ics USA, la Russie et d'autres granaes
puissaces
et .-obtenir lo soulien politique du tiers-monde en les aidant
OgOmiquement et militairemcnt,
e. TES RAISONS ECONOMIQUES.:
Certains pays développés cherchent à assurer ou de
s'approvisionner cn
atières premières tout en cherchant des débouchés pour les
produits finis.
On emploie pour cela la politique de l'aide liée, les pays
bénéficiaires
renboursent des prêts par les matières premières ou utilisent les
fonds prêtés
pour des achats dans les pays donatěürs.
IRMARQUE: Quand un pays développė aide un pays neuf, c'est
une erreur de
croire qu'il lë fait pour un motif gratuit.
1n réalitć, les raisons de l'aide sont les plus souvent multiples.
Ces
1:0S constiturent même les causes de l'inefficacité de l'aide.
i LAOOPERATION ET L'ASSISTANCEETRANGERES
Ia RDC est liée par des n0moreux accords internationaux
(multilatéranx
bilatéraux) une coopérati0n et assistance avec autant de pays.
d'institutions
uionalcs et d'organismes internationaux comme l'ONU, la BIRID,
le FMI
UEa CEPGL, la SADC, la Belgique, la Chine, la France, la Suisse.
1es
USA, le Canada et autres agences de 1' ONU.
C'es accords de coopération et d'assistance ont pour objet
d'apporter à la
RDC une contribution financière, logistique et humaine en
termes de main
l'euvre alors qu'elle entame sur effort du développement.
F LA POLITIQUE D'INVESTISSEMENT POUR LE
DEVELOPPEMBNT:
Ia conversion économique :condition néccssaire du
développement pas
intégration de l'ensemble national. Cette intégration est à la fois
verticale
ari leueconomique, elle est aussi horizontale par unité
géographique c' est-à-
Uue l'investissement se trouve au cOurs de cette conversion
économiaue.
u ne parait se réaliser sans. engagement de fonds considérables,
L'Etat.
Al intégratcur de l'économie nationale doit avoir une politique
cohérente
d'invcstissement tant dans son action directe qu'à 1'égard de
l'orientation
qu'il doit cxprimor à la participation des particuliers.
NOTION DINVESTISSEMENT
1.'nvestissement est I'épargne détourriée à la consommation
pour subvenír aux
otna nuturs. Plus cncore, le terme investissement désigne la
portion du revenu qui
AR daounnde' de la consommation est affectée àlacquisition de
biens -d'équipement
Idtablisscment des infrastructures en vue d'accroître le capital
exístant pour
AERente, liversilicr la capacité joroductive d'une unité
économique donnée.
ly bens d'investissement se distinguent en outre, les biens
intermédiaires et
te biena tie củnsonmmations.
hicis ciinvOsissement et les biens intermédiaires intervíennent
dans le
pivgEBRIn pructif mais cependant les biens d'investissement
subsistent et peuvent
SFVİr wnlant plusicurs périodes successives de production
tandis que les biens
itafmodiaires dispuraissent au cours de la fabrication qui lcs
transforme en produits
Qant aux bicns de consommation comme le mot l'indique ils
n'interviennent
danx le systènc de fabrication mais, ils sont destinés plutôt à la
consomnmation.
L'BGrolsmCIICnt des investissements a généralement un double
effet:
Aceroitre la production des biens de consommation et le cas
échéant relevé le
iiveu d'une nation.
Favriser l plein emploi des travailleurs.
1. L1ES DIFFERENTES CATEGORIES D'INVESTISSEMENT:
14 ho
d'investissencnt s'est progressivoment élargie et s'étend à un
ensemble
de biens dont le caraciëe gommun est la performance. Cest ainsi
qu'on distingue
lcs investissements productifs.
1.es investissements administratifs.
1es investissements sociaux.
1. LES INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS :
tla sout destinés à maintenir et à accroître les potentiels
productifs de la nation tels que
lsu hátimcHts, les nmatériels agricoles ou industriels et les
stocks.
J 1ES INVESTISSEMENTS ADMNISTRATIFS:
lla cuprennent les dépenses publiques d'équipement intellectuel
ou matériel (Centres
ile ocherehe, laboratoires. d'enseignement, locaux administratifs,
routes, dépenses
'otuction et formation professionnelle, ...).
3. LES INVESTISSEMENTS SOCIAUX:
l cuyeenent l'adduction d'eau, le logement décent, I'emploi, ... On
y inclut certains
AiAle consommation durable tels aue les automobiles. La liste
varie d'un pays à
lon le nombre de biens durables de consommation que l'on
considère comn:e
IhASAnient.
1RORLEME D'INVESTISSEMENT:
houte politique
d'invesLissenent quil s'agisse 'de reconstruction,
innalion ou de création, d'équipements nouveaux implique un
problème de
Ou d'investissenient. Traditionnellemnent les inivestissements
sont financés pam
Tepogie ou les crédits mais de plus en plus l'Etat intervient dans
la construction deg
Inlasires ou investissements durables. I se pose également un
problème de choix
qvana l'utilisation de revenu entre la consonmation et la
formation du'capital d'un
Pd dabtre part le domainc d'affcctation le ce dernier.
Tour ce qui est de I'affectation de 1'investissement, elle est
détermínéc:
panlastnent par le résultat attendu de lui cest-à-dire par sa
productivité escomptée.
1y a ccpendart deux manières d'apprécicr la productivité de.
toub
KaN sement. On peut se baser soit sur :
OSa productivité marginale privée : Ce qui mesure le taux de
rendement
dont limportance est décisive pour l'entrepreneur en particulier.
Sa productivité marginale sociale: Ce qui donne la valeur
d'investissement pour la collectivité ou la société.
4|SFORMES D'INVESTISSEMENTS:
Dn distingue:
1es investissements nationaux et étrangers.
ls investissements privés et publics.
1 INVESTISSEMENTS NATIONAUX
A al ceux entretenus au sen dun pays par les particuliers ou par
le pouvoir
ublie e'est-d-dire que parmi eux on distingue
les investissements privés.
Ies investissements publics.
1" LES INVESTISSEMENTS PRIVES :
LES PLACEMENTS ACTUELS : Dans les pays en voie de
léseeincnt, la plupart d'habitants cherche mälhèureusement des
placements not
uuetits comne:
Des placements dans le prestige : II s'agit des placements de
hODution absolue, On prend plusieurs femmes, on songe aux
villas, aux
Dos plucements spéculatifs : Certains utilisent leurs fonds pour
réaliser
I4jgnenl dles gros bénéfices en profitant du déséquilibre
économique des pays en
oppcnent. Ils investissent dans le commerce spéculatif (produit
qui manque
Wyuenent, duns le transport en taxi ou dans les immneubles pour
le gros loyer).
f me d'investissements cherchent uniquement les pro fits
immédiats et ne
liement pas un développement durable et équilibré.
Des placcments à l'étranger : Les riches des pays neufs préfèrent
souvent
ula lol arpent à lPétranger où il rapporte un revenu régulier et
sans risque. Ceci
tity demncnt du point do vue patriotique un pur scandale puisquc
ces riches
npurnt autnt lcurs pays d’un fonds dont il a besoin pour se
développer.
LES CAUSES DE CETTE SITUATION:
Iepossibilités d'investissements productifs sont réduites à cause
de la politique du
iv (insécurité, guerre, carence d'infrastructure, manque de
transport, étroitesse du
Anque de leciicicns, manque d' esprit d'initiativc,
denhepisc, d'énormes taxos, .. ).
ou manque
On préfère les carrières politiques, militaires,
Te lavail de l'entrepreneur ne jouit pas d'un grand prestige
social. Il s'enrichit en
allanl or un vrai riche selon la nentalité des gens. des pays en
Voie de
eoppcment est celui qui a surtout de loisirs, de plus il doit
prévoir å long terme
itde satlendre souvent qu'à des profits lointains. Ce qui
décourage un bon nombre
LES REMEDES A GETTE SITUATION:
srveiller les sorties des capitaux.
Iaxer lourdement les capitaux non ou mal investis.
nger la mentalitě par une mystique du développement basée
notamment sur
1ncoragcmentà lPinvestissement national.
Tncourager les sociétés coopératives ou on peut plus facilement
prédisposer de son
ort ct dont on s'est. mal investi, on se néfierait moins. En plus
1'initiative
unpeudive est toujours à encourager parce qu'elle permet à la
population de se
Apliouver.
Contrôler cfficacement les capitaux de tout un chacun en rapport
avec la fonction
20 LES INVESTISSEMENTS PUBLICS:
IIs sopt les plus nécessaircs au dévcloppement (Voie de
communication.
ngex, éeoles, hộpitaux) c'est-à-dire les investissements
d'infrastructures
funiques qui ne sont pas plus'rcntables doivent etre pris en
charge par 1'Etat.
Pour ce. genre d'infrastructures on constate que les pays
en voie de
dếv+lnppement, sont moins actifs que les pays développés car ils
y consacrent un
Dntuye moins grand de leur revenu ou budget alors que cela
devrait être le
ptiaile fiarce qu'ils en ont un besoin beaucoup plus grand.
El pour financer les investissements des infrastructures 'Etat fait
appel:
-A Pépargne nationale: Cest l'épargne volontaire (emprunt à la
caisse)
épargne et émission des fonds publics, impôts et taxes,
A l'épargne étrangère: Par des emprunts à l'étranger pour des
ilvestissements sociaux et durables.
* LES DIFFERENTES FACONS D'ORIENTER LES
INVESTISSEMENTS
PUBLICS :
A, 1,A CROISSANCE EQUILIBREE
Cette politique consiste à veiller à une croissance simultanée et
coordonnée de
TTbrcnts secteurs de 1économie dans 1ensemble du pays. Donc
équilibre dans le
developpement de différents secteurs et dans le développement
de différentes régions.
Cet équilibre assure le mieux la complémentarité des demandes.
B. LES POLES DE DEVELOPPEMENT :
Cette politique consiste non à'éprgner les investissements
pulitique de croissance de. 1'économie mais de les concentrer
dans un lieu jugé
comme dans la
strntégique et capable d'entraîner ou d'influencer le
développement de la région
eivironnante.
Šxemple: Dans notre pays, la vìlle de Lubumbashi a été prisc
conne la viie minière,
Kinshasa comme bancaire et de services financiers, politiques et
administratifs, quant à
Kisangani ville militaire.
En RDC, I'économie étant orientée vers l'exploitation, ces
différents pôles
(laibumbashi, Kisangani Kinshasa) plutôt ont été des croissances
de développement de
la région aux alentours.
C. L'INVESTISMENT
D'INFRASTRUCTURES
INVESTISSEMENT PRODUCTIF: Pr
OU
Pour les investissements d'infrastructures, on crée d'abord une
bonne infrastructure et
les capitaux privés suivront pour s'y installer.
- Pour les autres investissements on s'occupe d'abord des
investissements productifs qui
puycront ensuitel'infrastructure.
En rćalité, Tes deux doivent se faire simultanément, il faut
d'abord un minimum
d'investissement productif qui payera la suite de l'infrastructure.
D. LAPRISE EN.CONSIDERATION DES EFFETS INDUITS:
Chaque- inyestissement a des effets dans deux directions sur le
développement des autres secteurs économiques
- Effets en amont ou effetsd'approvisionnement.
EXEMPLE: -Une nouvclle entreprise textile va augmenter la
demande des cotons et
susciter des nouvelles plantations des cotons par les paysans.
- Une brasserie pour la production de la bière suscitera des
plantations
de sorgho et de riz.
- Effets en aval ou effet des débouchés.
EXEMPLE: L'entreprise textile en question suscitera aussi
l'implantation d'ateliers
de confeetion.
L'usine permettra la création des dépôts relais et plusieurs
buvettes.
l faut tenir compte du fait que. certaines entreprises ont
beaucoup d'effets induits
(Cntreprise textile, huilerie, ...) ct d'autres peu d'cffcts induits
(raffineries de pétrole,
Iransformation de minerais en produits finis, ...) car souvent unc
industrie chimique esi
très.dificile à exploiter.
E. LA SUBSTITUTION DES IMPORTATIONS:
Blle consiste à favoriser la création des ennis
Soulager la balance de paiement en dinninuant les importations
(mais en réalité:
rennarque cependant que les importations ne diminuent pas car
les gens font impo
d'autres produits).
-Les entreprises auront déjà leurs débouchés sur place qui sont
les demandes 1locai
- Ces entreprises
permettent pårfois de former des cycles complets de
transformation
EXEMPLE: Une cntreprise textile permettra de ne plus exporter
les cotons ni imþort:
les tissus cạr les cycles complets seront sur place.
F. LINDUSTRIR DE CONSOMMATION OU L'INDUSTRIE D
PRODUITS DE BASE:
L'industrie de consommation (textile, savon,
alugmentation plus riche duniveau de vie et son rondement est
plus rapide.
allumettes, ..) permet UF
L.'industrie des produits de base (acier, chimie, autros imatières,
...:) à des effe
induits plùs importants et favorables au développement à long
terme.
NB.Pour le développement de a RDC, le régime çolonial a laissé
une industrie légèr
lort diversifiée. Cesecteur. s'est encore fort dévoloppé depuis
1960 à cause de l'inflatior
monétaire et la rareté des produits importés. Le développement
de ce secteur crée le:
nécessité d'importer des industries des biens
d'approvisionnement et de production. Par
CNCmple pour le site d'INGA et raffinerie de KITONA pour
développer l'industrie
clhimique.
B. INVESTISSEMENTS ETRANGERS
1. LES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS :
a. IMPORTANCE DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS DANS
LES PAYS
EN VOIE DE DEVEĽOPPEMENT.
les preniers investissements privés dans les pays en voie de
développement datent
davant la première gucrre mondiale 1914-1918. A ce moment ils
atteignaient
-Dmilliards de S. Ils Önt reculés durant la guerre et reflux entre
1919-1929.
En 1939 ils atteignaient 46 milliards de $ depuis 1998
1augmentation annuclle est
de i.000000.000 S en moyenne. Ceci est beaucoup, cependant il
faut dire que :
I'roportionnellement les pays riches n'investissent pas plus
actuellement que jadis,
icn quils soicnt beaucoup plus riches qu'avant ct que lcs besoins
des pays en voie de
déyeloppement en investissant ont fort augmenté.
Ie montant des capitaux frais que les pays développés
investissent dans les pays neufs
cst souvent inférieur à celui de dividende des intérêts et des
profits qu'ils perçoivent.
Uue bonne partie des investissements fait par les pays
développés sont enfin le
reivesissement des bénéfices.
- b, AVANTAGES DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS:
Tes capitaux privés étrangers cherchent les conditions
d'investissements les
uibles tandis que les investissements publics se font plùs souvent
d'après les cril".
|olitiques, le tribalisme, le régionalisme, le prestige,.
Cntreprise ne donne pas uniquement des profits au propriétaire
mais a tou:
eIsOnelet à toute la région.
s NOCietés privécs sont amenées à réinvestir une bonne partie
de lcur béne:
Tn ellet pour subsister, il faut se développer :
capitaux privés sont toujours accompagnés de 'expérienta
oRsnccs techniques.
Durant les mauvaises années ou durant les crises persistantes,
les entreprises privées
nyant malgré tout de rester en elles-mêmes en subissant des
pertes résistent parfois. Cela
cst un excellent cffet régulateur pour l'économie des pays en voie
de développement
Irès sensible à la baisse immédiate des exportations en mauvaise
période.
c. INCONVENIENTS DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS:
Les capiftux privés čtraungers ne cherchent quc leur propre
profit et sc désintércssent
du dëveloppement génėral du pays.
Notons. quc cela est normal car c'est à 1'Etat de chercher es
biens
communs par des investissements d'infrastructure et
éventuellement en orientant les
capitaux privés,
Les socićtés privées étrangères investissent très souvent dans le
secteur de matières
premières (cuivre, or, pétrole, coltan,) orienté vers l'exportation,
or ce secteur a peu
W'effets d'induits, emploipeu de personnel et ne favorise pas
l'industrialisation et le
développement général:
- Les sociétés privées étrangères interviennent dans les
politiques des pays neufs,
malheureusement les techniciens étrangers tentent parfois de se
maintenir en freinant la
formation des cadres autochtones (par des formations sur le tas,
élément de distraction).
d. LES CODES DES INVESTISSEMENTS:
C'est l'ensemble des lois, des règles, normes en matière
d'investissemėnt.
Ia plupart de pays neufs ont élaborés un code d'investissement
avec double but :
1° ASSURER UN CERTAIN CONTROLE DES CAPITAUX.
En réglant le transfert des bénéfices et le montant des impôts et
taxes.
En ordonnant, suivre les indications du plan de développement.
BXEMPLE:
o Fotmation des cadres locaux, construction de logements
sociaux, des
hôpitaux et écoles, ...
o En interdisdot tout investissement sur le plan politique.
2° ATTIRER LES CAPITAUX PRIVESETRANGERS:
En garantissant le transfert d'une partie des bénéfices.
En garantissant une indemnisation totale en cas de
nationalisation.
En accordant des avantages fiscaux.
.2. LEPLAN DE DEVELOPPEMENT:
DEFINIŤION ET ELEMENTS CONSTITUTIFS D'UN PLAN DE
DEVELOPPEMENT:
A.
. DEFINITION:
Le plan de développement est un acte, c'està-dire une décision
F'exécution d'un ensemble des mesures économiques, politiques
et sociales exprimées
ous forme.d'objectif quantitatif et de tâches définies,
coordonnées en vue de la réalisation
dle prévisións cohérentes emp&chant l' avenir de la collectivité
nationale.
Le plan ne se limite pas seulement à la détermination des
objectifs mais
Rprime les moyens à mettre à sa disposition pQur atteindre ses
objectifs. Et, pour réaliser
Cs objectifs å l'aide de ces moyens il faut des dépenses.
Ainsi dans chaque plan on doit đéfinir aussi la politique
financière
pliquée pour que les objectifs poursuivis soient atteint sans
risque d'inflation.
Ices
Ces obiecufs definissent également les efforts d'organisalion et
les
méthodes à consentir en vue d'atteindre le rang de 1'économie
dans son ensemble.
Ces objectifs portent sur:
- L'augmentation des effectifs de la main d'euvre et de
perfectionnement de cadre
technique.
L'amélioration de la gestion des entreprises.
ELEMENTS
LES
CONSTITUTIFS
D'UN
PLAN DE
DEVELOPPEMENT:
1in bref, tout plan comporte :
a.a présentation de cadre économique et institutionnel.
'1 faudrn faire le diagnostic de l'évaluation de I'économie, les
grandes
onentations, objcctifs ; les strategies t politiques.
Les investissemnents et lcs financements du plan et les mésures
institutionnelles à prendre.
b. Les prograitmes sectorlels,
Les progfammeş provinciaux. Bilan par province identifiant les
disparités entre Ahes provinceSet propose des programmes
modestes et
réalistes.
d. Le financement global du plan.
B. LA PROCEDURE DELELABORATION D'UN PLAN DE
DEVELOPPEMENT:
reparalion d'ut rapport prelininaire décrivaat la situalion
eononiqus ct sucia' du
ays, traçant les perspectives et orientations proposant des
modèles de croissance fixant les
objectifs, définissant les stratégies, les politiques et la
méthodołogie tant pour l'élaboration
du plan que pour sa mise en ccuvre.
Sanction de projct du plan par es instances supericures aux pays,
Assemblées
I'rovinciales, Assemblée Nationale, Sénat et Présidence dg la
République.
L'EXECUIION DU PLAN ET ELABORATION DU BUDGET:
La réussite à une expérience est. étroitement liée àl'organisation
économique.
C'est pourquoi les services du plan conformément aux objectifs
qu'ils proposent à la
tion préconisent les modifications à l'organisation économique cn
vigueur en vuę de les
laire fonctionner de façon à garantir le succès des plans
successifs, qu'ils comptent mettre
"n (CuVre.
La politique adoptée par le pouvoir public à cet effet c'est dans le
but de
I'organisation des structures économiques selon les directiyes du
plan.
C'est ce que l'on désigne par le terme «planification ». Cette
politique doit être
conforme aux sỳstèmes économiques sur lesquels I'économie du
pays et du budget national
doit prende Çp charge le plan, c'est-à-dire que pout exécuter le
plan, les moyens'
roviennent du budget national.
Comprenons donc qu'il existe une différence entre un plan et un
programme.
Contrairement au plan, un programme ne comporte
obligatoirement ni objectif, ni
inoyens,
I| consiste en un simple plan de travail ou mieux une tâche que
l'on se propose
d'exécuter avec espoir que son accomplisscment permettra
d'atteindre des résultats
Iecherchés pour cette tâche.
TAinsi le programme se limite à un seul secteur de l'activité
économique tandis
qu un plan a toujours l'ambition d'agir sur l'ensemble des
secteurs d'activiteN
'Conomiques ou du moins sur la plupart d'entre eux.
D. QUELQUES PLANS DE DEVELOPPEMENT:
Tout plan s'inscrit dans le contexte économiquc, social et
politique dont il tire sa
signification basée sur les objectifs et la politique adoptéeà cet
effet.
Disons que les expériences de planification se déroulent suivant
le continent et on
peut les classer en 3 grandes catégorics suivant la division du
monde en 3 blocs:
- Plan des pays socialistes du type soviétique.
Plan à économie de marché đu type français.
Plan des pays sous développés.
1PLE PLAN DES PAYS SOCIALISTES DU TYPE SOVIETIQUE :
Les oxpericnces de plunilication des pays de l'l'st et plus
particuličrement en Union
Soviétique qui se rěalisent dans le cadre que ccttc tâche a une
importance particuliere à
Torganisation de la société par de pouvoir public car en d'autres
termes, les régions
socialistes roconnaissent que l'Etat est le propriétaire uniaue des
moyens de produetion le
pouvoir à uiliser et de dirsoomment doivent être répartis et pour
accomplír cette mission,
T'Etat recourt au plan :
LES OBJECTIFS PROPRIETAIRES:
C'onstruction de la société communiste, les efforts de
planfication entrepris dans le cadre
de ce régime se fixent comme objectif prioritaire.
La transformation des structures économiques etsociales
existantes en vue. de
Tédification de la société communiste.
b. LE PLAN AUTORITAIRE:
Emanant des paýs fortement centralisés, c'est-à-dire ceux dont
les grandes décisions
se prennent au niveau des organes supérieurs aux échelons
inférieurs.
Les plans en régime socialiste dictent sans tenir compte des avis
des divers agents
conomiques (producteurs et consommateurs).
Ainsi lcs plans des pays socialistes du type soviétique sont
quantifiés
impératifs.
(LiBERAL)
EPLAN DES PAYS A ECONOMIE DE MARCHE DU TYPE
FRANÇAIS:
Le régime capitaliste, libéral en igueur dans les pays à économie
de marché se
ctérise par J'accent qu'il met sur la valcur de l'individu en tant
que maître de sa destinée
I se fait lui-même.
Cette division du monde conduit le régime à prouver une des
organisations sociales où
lividu se sent constamment invité et obligé de se créer les
meilleures conditions
istence.
lci, l'indiyidu jouit du droit de la liberté et poursuit librement son
intérêt propre et lui en
u'agent économique contribue effectivement à la marche de
l'économie dans le régime.
Dans ce régime. I'agent économique prend lui-même les
décisions concernant la
etion, l'investissement, 1'épargne, la consommation, et cela
constitue même
ntage.de ce type de plan au régime capitaliste libéral.
OBJBCTIF PRIORITAIRE:
harmonisation des efforts de développement et leurs orientations
dans un sens
ble à la nation.
même que pour le régime socialiste le but final poursuivi par le
régime capitaliste est
liorer le bien être matériel de la population.
hui différencie les deux régimes c'est que le régime capitaliste
estime que la solution de
6lèmes résulte de la solution que les individus ou le groupe
d'individus et d'intérêts
apportent. Chacun pour soi aux problèmes de l'amélioration des
conditions de vie
lesquelles tout le monde se trouve (les intérêts des uns ne sont
pas toujours les
S).
st pourquoi, T'Etat libéral après connaissance de ce fait dans
nombreux pays
entaux à travers le plan surtoutà partir de la seconde guerre
mondialc.
e fois que les plans sont mis en ceuvre, ils comportent des
mesures prises par l'Etat et a
quer par les secteurs privés.
Cs plans leurs servent d'information et des recommandations
PLAN DES PAYS SOUS - DEVELOPPES:
a situation des pays sous - développés est assez dans 1a
disparate (manque d'unité,
1onie) du point de vue système économique. Presque tous
cependant sc caractérísent
xistence d'un domainc réservé à l'activité économiquć do l'Etat et
d'un'secteur privé
ent réservé à l'activitć aúx mains des étrangers sauf là ou les
pouvoirs publics,ont pu
per le contrðle des activités économiques par la nationalisation.
BCTIF PRIORITAIRE:
Eveloppement du pays. car les deux- autres catégories des pays
sous-développés
vent également le relèvement du bien être matériel de la
population.
endant les structures économiques de ces
pays marqués par l'existence d'un large
traditionnel où prédomincnt des activités
d'auto substance ct d'un large sccteur
pe orienté beaucaup plus vers
La satisfaction des besoins des agents économiques vivant dans
ou en dehors du
pays.
Ce qui pose de problème compliqué au pouvoir public dans leur
tentative de mise
en marche de léconomie nationale.
La plupat de pays, en voie de développement tentent de
consolider l'indépendance
lc par fa mobilisation.des fopces vives de l'appareil économique
en procédant par étape
Biycn de pian.
ple tenu de leurs situations spécifiques, les payS sous-développés
ne peuvent réalisés
hu que moycnnant de transformations professionnelles. de
structures existantes.
Eu égard do ce qui précède les plans des pays socialistes ont un
caractèrė
ire. malheureusemnent ces pays ne disposent pas d'un, appareil
administratif
ment puissant et incomplet pour prendre des décisions valables
et les imposer d'une
efface. Par ailleurs, I'existence d'un secteur privé à coté de celui
de l'Etat pourrait
ire que le plan de pays sous-développés ne servirait à quelque
chose que s'il pouvait
catif.
Maiheureusement, il n'en est pas le cas dans la plupart de ces
pays à cause de
d'actign susceptible d'être utiliser. Ce manque oblige l'Etat à
adopter une certaine
cal'égard du secteur privé et compose avec lui le plan mis en
euyre dans les pays en
cvcioppement visant exactement å satisfaire cette exigence.
C'est pour cette raison
Plans gont souples.
E PLAN DE DEVELOPPEMENT EN R.DC. :.
La volonté de planifier l'économie s'est manifestée en RDC bien
avant
on a l'indépendance mais elle s'est surtout conorétisée par la
mise en euvre du plan
de 1950-1960.
Entre 1960- 1970 de nombreuses tentatives furent avancées soit
à linitiative de:
organisations internationales ou de lEtat lui-même.
Ellcs n'aboutissent pas à cause de l'insuffisance de conditions
nécessaires pour l
réussite de tout plan à savoir:
L'abscnce des données statistiques valables qui handicape de
prócisions valables.
La confusion dans la répartition des compétences entre l'organe
planificater et les,
autres ministères en matière de planification.
L'absence des cadres compétents et digncs en matière de
planification en ce sens
que la R.D.C. ne respecte pas le principe « L'homme qu'il faut à
la place qu il
fuut ».
I'incohérence d'une politique de financement du plan.
Le code d'investissement vise à donner des garanties aux
investissements de «
Banque de Développement » dont la tâche est de mobiliser
1'épargnc locale et à faire appui
aux capitaux élrangers sont les. deux organcs de protectton, de
financement qüe ia kDC a mis
en place pour donner au plan de développement des assises
précises et sérieuses.
Aussi la societé Congolaise pour le financement au
développement « SOFDE »
a été créée à la fin dě 1976. Les grandes priorités de
développement ont été d'abord tracées
par le Président MOBUTU dans son discours du 30 novembre
1973 devant le Conseil
Législatif : L'agriculture, le transport et la santć étaient les
domaines concernés.
En 1977, le Président MOBUTU analysait avec plusieurs
gouvernements
étrangers les grandes lignes d'un plan de redressenient
économique. Des formes
institutionnelles furent précisées dans ce cas
Décentralisation au niveau de l'administration du territoire et de
la gestion
financière.
Mise en place des nouvelles structures de l'entreprise publique.
Décentralisation des institutions.
C'est le25 novembre 1977 que le Président MOBUTU présentait
devant le 2nic
congrès ordinairc du MPR, les grandesorientations du plan
MOBUTU.
Ce plan était centré au tour des priorités suivantes :
Laréorganisation de transport;
Le développement de l'agriculture ;
L'optimisation de l'industric minière;
La décentralisation de l'économie;
Le management de l'ensemble de l'apparcil de 1'Etat.
Enfin, l'agriculture et le développement rutal constituent la clé
de voûte du
programme de relance.
Le programme agricole repose sur le développement de la
production paysanne
hr la réalisation des actions du niveau de base (l'exploitation
paysanne obligatoire) enfin de
réduire les difficultés alimentaires, d'augmenter les recettes des
diverses exploitations des
Droduits agricoles, industriels et d'améliorer le niveau de vie de
la population rurale).
Les contraintes que pèsent sur les secteurs agricoles sont
essentiellement:
Lapénurie des intrants et le manque d'encadrement.
La déficience de la politique de prix ;
L'inadéquation des structures de stockage;
La pénurie en carburant et pièces de rechanges ;
a non préparation des campagnes agricoles ;
Le mauvais état de routes de desserte.
Le plan MOBUTU en està là première phase de sa réalisation et
il n'est pas
eore possible d'en évaluer les efforts récls sur le redressement
économique en RDC.
EURBANISATION ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE EN RD
Avec le phénomène de 1'exode rural on voit apparaitre dans
nombreus:
villes du monde et les cités sauvages dans lesquelles vit la
population dans des conditions
confort et d'hygiène precaires.
L'afflux des ruraux et la croissance trop rapide des villes sont de
répercussions défavorables sur la situation de logement. Une
forte proportion d'africair
oRune de villes insalubres et dangereuses du point dg vue social.
Le problème de 1'habitation en RDC n'est pas différent de celui
qui s
rencontre dans beaucoup de pays d'Affique et du tíers monde
industrialisé.
La RDC enregistre aujourd'hui un taux d'urbanisation le plus
élevi
d'Afrique pour preuve KINSHASA qui comptait 100 000
habitants en 1948 en comptart de:
gens pendant les années écoulées plus de 30 fois o dont la bonne
moitié habitait des quartiers
insolubles privés de tout équipement collectif.
La décentralisation de 2006 acorue plusicurs villes et territoires
en KDC.
Particulièrenent la Provinco du Nórd-Kivu qui ne connaissait que
la vílle de GOMA en même
temps le chef-lieu de la Province, en compte actuellement la vílle
commerciale de
BUTEMBO, la ville industrielle de BENI, la ville intellectuelle de
RUTSHURU. Quant à
GOMA reste la ville touristique et politique. Ce découpage s'est
effectué dans toutes les
provinčes et districts de la R.D.C.
B. LES PERSPECTIVES DEMOGRAPHIQUES ET URBAINES EN
R.D.C.:
Lescauses de la forte démographie en ville.
Les divers facteurs justifient le surpeuplement de nos villes à
savoir:
L'accroissement naturel faisant suite à une hausse de taux de
natalité.
L'insécurité à l'intérieur
L'abandọn des structures d'accueil ;
La rccherçhe d'un emploi.
Les études, concernant « lesperspectives démographiques en
RDC » font apparaître
les caractéristiques suivantes :
o Letaux de féminité plus élevé que celui de la masculinité.
o L'ilévation progressive de l'espérance de vie.
o Le taux de fégondité en ville est de 2650%o.
o Le taux d'accroissenent naturel en hausse.
La population rurale vieillit plus vite que la population urbaine cn
accroissement.
net
En 1985 pour 30 millions d'habitants en RDC, 12 millions étaient
urbanisés.
C. LES CONSEOUENCES DE L'EXPANSION URBAINE EN
RD.C.:
L'extansion rapide des villes fait apparaitre des problèmes socio-
économiques
nouveaux, Le nombre des maisons précaires installées dans des
mauvaises conditions sont
a la base d'une. víe misérable.
EXEMPLE:
Dans son rapport provisore prësenté en mars 1966, la mission
francaise
urbanisme estimait le nombre des constructions provisoires bâtis
par les squaillin:
INSHASA a 600 000 ou s'entassent plus de 500 000 personnes.
Cos sygr.
construits sans tenir comple des règles dhygiène élémentaire et
d'urbanisation
Ource des maladies et des désordres sociaux.
D'autre part, l'accroissement explosif de la population en ville
causé. surtout par
I'exode rural
met 1'Etat dans 1l'impossibilitẻ de Construire, d'installer les
structures
d'accueil nécessaire (Services des égouts, d'évácuation, des
dispensaires, écoles, transport
en commn, .) Ce qui donne naissance à des insatisfactions et à
une régression socio-
médicale.
N'oublions pas ainsi que l'abandon de campagnes par les
villageois est une
COnscqucnce de ceilc de l'cxpansion sunsıble sur la proiuclivilć
ou Imieux sur la produciun
vivrière alors quc la demande alimentaire coüte en vilhe et la
récolte diminue, ce qui fait
ne le ravitaill ement régulier du citadin post un épineux
problème.
N.B.: Le plan GIZENGA et MUZITO a pris l' eau et lectricité,
construction des routes,
logement, hôpitauxet éducation résumné en 5 chantiers da Chef
de l'Etat Joseph KABILA.
Le Gouvcrnement Congolais de 2012 a aussi epris les mômes
chantiers. mais en
insistant sur la révolution de la modtrmité de ces chahticrs.
Signalons égalenent que suite à
démographique, problèmeset conflits coutumiers la nouvelle
décentralisation a maintenu
cette expansion urbaine, explosion
les 26 provinces de la RDE reconnues dès 2006 et a nmultiplié
les villes, les communes,
les cités.
Par exemple dans la Province du Nord-Kivu qủi n'avait que la
ville de GOMA,
BENI, BUTEMB O, 3 autres villes RUTSHURU, LUHOLU, OICHA
y ont été créée et 32
communes. Ces nouvelles entités seront opérationnelles
incessamment.
D. LE PROCESSUS DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE:
Les autorités responsables au plus haut niveau sont sensibles. au
problème
d'habitat. Des střuctures de construction ct de financement sont
mises sur pied dès
I'apparition du phénomène d'urbanişation et pour résoudre
provisoirement le plan, il
faudrait construire plus de 60 000legements nouveaux.
Ni les cntreprises de construction ni PEtat n'y suffiraient.
L'Officc National de
Logement « O.NL.) créé le 9 juin 1965 fut chargé de construire
des logements sociaux
cl compte aujourdhuiquelqucs milles logements sociaux en raison
d'une moyennc de 70
logements par an.
Depuis 1972, 1'O.NL. a été renforcé par la CNECI « Caisse
Nationale
C'Epargne et de Crédit Imnobilier ». Cet organisme a construit
une cité à KINSHASA
dont les maisons sont octroyées à tout citoyen Congolais pouvant
avancer 50 % de coût
CStimé de la construction, Malheureusement ces institutions
sont tombées en faillite et
Ruyourd'hui le regard est tourné vers le fonds social de la
République.
E. LA CONSTRUCTION EN R.D.C.
Les financements des logements sociaux exigent à 1'Etat unc
recherche des
tessources importantes sur le plan national : II serait nécessaire
d'étudier dans quelle
mesure à l'exemnple de ce qui se fait dans d'autres pays
africains, des employeurs
POurraient contribués à l'amélioration de l'habitat pour leurs
travailleurs.
Dans son disco urs de politique généràle du 30 novembre 1990,
le Président
MOBUTU conscient de la gravité du plan prend une première
mesure susccptible de
tatre a tout travailleur un logement dans le domaine de la
construction immobilicre et
routiere, 1l sera crée en RDC Pentreprise nationale de
construction ENC
remplacer 1'ONL. Tous les travaux commandés pour Etat
devaient pasSer
devrait
obligatoirement par cette entreprise.
En application de cette déci 1Sion, toutes les entreprises de
constructi
étrangère tout en gardant leur autonomie seront placées sous le
contrôle de la mê
entreprise de construction.
I.4. LES POLES DE DEYELOPPEMMENT EN R.D.C.
Centré sur 'exportation, 1'économíe nationale s'est dóveloppée
sur trois pöles :
KINSHASA.
o LUBỤMBASHL.
o KISANGANI.
1. KINSFHASA: La ville de KINSHASA cst le lieu de passage
obligé des produit:
agricoles et miniers destinės à l'èxoation. Ccs produits venant de
l'intérieur du
pays en passaht par le fleuve et transportés sur MATADI par le
chemin de fer.
C'est le cas de 1'huife de palme, le café le caoutchouc, le cuivre
et autres produits.
KINSHASA e
estaussi un centrc important de transformation (usine textile,
brasserie, huilerie, sidérurgie, ...) et la plaque tournante de
commerce vers
l'extérieur.
C'est aussi le centre d'administration centrale, 1e siège des
institutions politiques et
grosses maisons de finances et de commerce.(banques,
pharmacies, grosses
aliméntations..).
2. LUBUMBASHI: C'est le siège d' exploitation des industries
minières (KIPUSHI,.
KOLWEZI, ...). C'est aussi le siège de transformation des
matières premières en
produits semi-finis. II s'agit encore d'un centre important
d'approvisionnement cn
intermédiaire pour les cités résidentielles des travailleurs.
3. KISANGANI: Cotte ville. cst consilérée comme ville militaire,
s'est
particulièrement développée dans 1'agriculture et dans
I'industrie de tissage. Le
plan MOBUTU a tenu compte de l'originalité économique de ces
trois pôles tout en
veillant à diversifier les exploitations.
4 Afin que ces provinces ne soient pas trop tributaires l'une
envers l'autre le plan
MOBUU encoufagtde developpement de l'agriculture vivrière au
protit de travait
de mine au. KATANGA même par la création des zones vertes
autour de
KINSHASA. La zone- franche d'INGA devrait encourager les
investissements,
créer des industrics de transformation et de raffinage dans le
BAS CONGO tandis
que le pôle de KISANGANI est à mesure de développer
l'exploitation de fer de
BANANA ct d'UBUNDU.
Ouant au Gouvernement GIZENGA et MUZITO et celui de
MATATA SOns
le Président KABILA toutes les Provinces ont été dćcentralisées
et bénéficient
d'une rétrobéssion de 40% sur leur revenu mensuel afin de
développer la
Province.
I.S. L'AGRICULTURE DANS L'ECONOMIE MONDIALE ET BN
RD.C.
A. L'UTILISATION DE LA TERRE:
Qu'est ce que l'écQnomie rurale ?
TC'est une science qui a pour objet d'étudier les méthodes
permettant de tirer
le profit du sol
L'agriculture
a pris une place. despremières importances dans le
développement des civilisations.
Aujourd Phui, le produit de l'agriculture d'on continent ou d'une
province est
consommé dans le monde entier.
EXEMPLE:Le sucre, le. café, le coton,
La demande de produit de 1'agriculture e de l'élevage prend u1e
grande
place dans le commerce internatibnal. Dans les pays en voie de
développement,
T'agriculture est peu développéc bien qu'elle occupe un
pourcentage élevé de la
population active. Aussi, les pays doivent consacrer une part
importante de leur
devise à limportation des prodtits alimentaircs.
Voici les estimations de la population s'occupant de 1 agriculture
dans le monde :
-L'Afique: 75 %
- L'Amérique du Nord: 34 %
-L'Amérique Latine: 60 %
L'Asie: 70-%
- L'Europe: 30 %
n cic, la torre est là source ia plus importalko du matièrcs
premières, de
décomposition, dc la nourriture, des vêtements ct des natériaux.
La terre est-elle bien utilisée ?
D'une manière générale, la terre est mal exploitée et mal utilisée.
On constate
en effet:
- D'immenses espaces inexploités d'une part,
- la mauvaise exploitation de certains espaces, ce qui accélère
aussi leur
appauvriSSęment d'autre part.
- L’exploitation non contrôlée de certains sous-sols ce qui
dénature les ressources
ou les ćpuisc trop vite.
- L'inégalité dans la répartition des terres exploitėes sclon les
pays ou les
Contincnts.
BQUELQUES TECINIQUES AGRICOLES
Parmi les techniques agricoles qui viscnt à réaliser une meilleure
exploitation du sol et donc du rendement. On pcut avoir
- La spécialisation agricole ;
- La sélection;
-L'utilisation des engrais chimiques
La mécanisation agricole ou motorisation.
1. LA SPECIALISATION AGRICOLE:
Elle consiste à privilégier la culture qui rapport le plus grand
hnéfice pour une même unité de surface compte tenu de la
qualité du sol et dos
oonditions climatiques pour une région. Les cultures qui ne se
trouvent pas dans lcs
neilleures conditions pour un rendement optimum sont
éliminées. La spécialisation
les cultures remplace la polyculture traditionnelle par une
exploitation agricole
oialisée. On parlera de monoculture alors que le sol est utilisé
pour une seule
lture.
LA SELCTION :GRICOLE n
Ellc consiste à choisir les cultures les plus aptes à donner le
nueilic
dement pour une rėgion donnė
On choisira par exemple la variété la plus adaptée. C' est dans
une
certaine mesure de la spécialisation agricole. On distingue à cet
effet:
- La sélection végétale.
- La sélection animale.
3. L'UTILISATION DES ENGRAIS CHIMIQUES:
L'on utilise les engrais chimiqucs pour mainteniír la fertilité du
sol et surtout
en monoculture.
A côté de ces cngrais naturels (founis par les animaux) on fait
appel auX
engrais artificiels qui permottent une auginentation de
rendement. Ies engrais
artificiels les plus connus sont :
- Les engrais azotés qui contiennent de l'azote (N)
Exemple:ILes nitrates de potassium.
- Les engrais phosphatés yúi contiennent de phosphore (P)
Exemple :COL:(Por)
- Les engrais-potassiques représentés par K en raison de manque
de devises et
de moyens de transport, les pluies fortes lavent vite le sol.
L'engrais chimique est
utilisé dans les pays tropicaux.
4. LA MECANISATION AGRICÔLE OU MOTORISATION:
a. DEFNITION: C'est 1'introduction de la machine ou du moteur
dans
T'agriculture.
b. LES TYPES DE MACHINES UTILISEES EN AGRICULTURE:
O utilise:
-L'hercule : Machine agricolapour la préparation du sol.
-L'ensemineuse (semoir) pour les travaux de senmis ou pour les
senmailles.
- La moissoRneuse ou baliseuse pour la récoite.
- La charrue pour le labour.
c. LES NCONVENIËNTS LDE CES MACHINES
Elles ont pour incońvénients
- Le coût élevé.
- Elles demandcnt une spécialisation très poussée.
- Elles exigent une longue mobilisation (utilisation saisonnière).
- Elles vieillissent le sol.
d. LES AVANTAGES DE LA MECANISATION:
-L'actoisseRcnt scnsible cle la rajpidité des travaillems
-L'amélioration de la qualité du travail.
-L'amélioration de la qualité du produit.
-L'amélioration de rendement.
-L'économie de la main d'œuvre.
e.LES CONSÉQUENCES DE LA MÉCANISATION
Sur le plan social :Elle favorise le chômage
La journée de travail est moins longue.
o L'investissement constitue une charge financière à risque.
L'agriculteur est élevé au rang d'ouvrier spécialisé.
O Le prix de revient du produit est rabaissé.
f. LES TECHNIQUES LESPLUS AVANCEES EN AGRICÙLTURE:
Les techniques les plus avancécs en agriculture sont:
-L'aquiculture.
- La pédologie.
LAOUICULTURE:
Elie est unc technique de la culture sans le sol est remplacé par
une solution
saline.
a. AVANTAGES:
-On peut la pratiquer sur les espaces stériles.
On évite ie remplacement périodique du sol.
- On évite les maladies naturelles (sol et insectes).
- On évite la's
succession méthodique des cultures.
b. INCOVENIENTS:
Les frais d'installation et d'entretien sont élevŠs.
La spécialisation technique est très poussée.
Utilisation limitée des plantes ornementales.
LA PEDOLOGIE:
C'est l'étude chimique du sol afin d'en déterniner la valeur et les
possibilités
des cultures qu' on peut y pratiquer.
Après: | étude, l'agriculteur se demande quellcs sont les cultures
quil doit
privilćgier et quels sont les appòrts chimiques que nécessite le
sol.
C'est pratiquement le rôle đes ingénicurs agricoles
inalheureusement nos
agronomes pféfèrent rester au bureau au licu de privilégier le
terrain.
e. LES PRINCIPAUX ELEMENTS QUI ENTRENT DANS LA
COMPOSITION DU SOL:
Il s'agit de :
-L'argile.
- Le sable.
La terre grasse : Utilisée en poterie et pour la fabrication
naturelle:
-Le calcaire: Terre ou couche de la terre contenant de la chau
-L'humus : Terre obtenue ou formée à partir de la composition
des débris végétaux
et des animapx:
l'un ou de l'autre élément, on partira de la terre
NB.:Suivant la prédominance de
sableuse, sablonneuse, argileuse, humiseuse,
es
terres siliceuses ou
sablonneuses sont peu fertiles.
A ne pas confondre « Amendement »> et « engrais ».
Les amendements sont des substances qui ont pour effet de
modifier les propriétés
physiques tandis que les engrais sont des substances qui ont
pour effet de mnodifier
les propriétés chimiques du so!.
m.6.: LELEVAGE, LA PECHE ET LA PISCICULTURE:
A. L'ELEVAGE:
1 DEFINITION: L'élevage est l'art de produire, d'entretenir et
d'utiliser les
animaux domestiques. C'est l'art d'élever les animaux
domestiques.
2. IMPORTANC
Comme importance, 1'élevage est unc ressource igricoic tres
importante étant
donné que la chasse cst devenue irrégulière ou insuffisante pour
satisfaire les
besoiņs alimentaires de l'homme. Il produit ainsi du lait, de la
víande, 1es euts,
les peaux, la laine, le cuir et le progrès z00techiiques.
3. PETITS TYPES D'ELEVAGE:
On distingue:
-L'avicultureL'élevage des oiseaux (volailles) dans les basses
cours.
- La pisciculture:L'élevage des poissons dans les étangs.
-L'apiculture: L'élevage des abeilles dans les rúchcs.
A côté de ces types, on peut ajouter la cuniculture, élevage des
lapins.
4; GRANDS TYPES D’ELEVAGE:
L'élevage extensif: Est célui
qui est pratiqué sur des surfaces
considérables.
L'élevage intensif: Est celui qui est fortement pratiquć sur les
surfaces
gestreintes. Dans ce cas, on fait appel à des techniques
perfectionnées pour
áugmenter le rendement (sélection animale, hygiène stricte de la
zoologie)
soins intensifs et coñcentrés, alimentation méthodique.
B. LA PECHE:
Ouelle est 1'nsportance de la pĉche dans le monde. Elle occupe
une place
non négligeable et constitue une industrie très développée dans
certains pays
(Russic, Japon, Pérou,...)
Exemple : Au Japon, elle occupait I 400 000 personnes.
LES GENRES DE PECHE:
Parui les genrcs de pocliC, On peul cller la peche cn rivière, cn
marrais e
mer ia pêche maritime qui intervicnt pour la grande partic dans
l'alimentation de
certarns peûples et est pratiqué différemment selon qu'ils'agit
de:
-Lapêche côtière: Dans les eaux littorales,
lanêche à la tourière : en nauie ue avee des bateaux importants
mieux éguinés
-La pêche lointaine : Capture de norues et baleines usine
flottante
Quant à la pisciculture, elle consiste à élever et à multiplier lcs
poissons
dans les cours d'eau, dans les elangs Pour reeuperer, repeupler
les rivières ef usei
pour la vente.
ZONES DE PECHE ET D'ELEVAGE ENRDC
Elevage: Nord et l'Est du Katanga, Bas Congo et Kasai
Occidental
Pâche : Lac Alber, lac Tanganyika, lac Moero, lac Edouard,
Océan Atlantigue
b) Ln cas de surabondance: Par l'encouragement à la
consOMmauon.
EN QUOI CONSISTE L'ELASTICITE DES PRIX AGRICOLES ?
Les marchés agricoles se distinguent par les caractères
òriginaiux de l'offre
bien que de la demande. L'offre est trop fluctuant selon les
caractères variable
rendements annuels et dů fait des caractěres saisonniers de
l'agriculture (boni
mauvaise récoltc) un produit se trớuve en abondance à tel
moment de l'année et dis
ou se fait rare à un autre moment (voir manioc, légumes,
mangues, .)
Les conséquences:
Baisse de la production agrivole;
Rccu des terres å la foret;
Sous alimentation ;
Importation obligatoird des produits aliméntaires;
Concentration urbaine.et squatting ;
Dépendante plis grand vis-à-vis du pays fournisseur.
III.7.: LES PROBLEMES SOCIAUX DEL'AGRICULTURE.
1. QUELS
SONT LES GRANDS
PROBLEMES
SOCIAUX
L'AGRICULTURE ?
LIES
L'appropriation ou I'usurpation des proprićtés territoriales au
profit d'un. p
nombre de famille (LATIFUNDIA).
Le démembrement des exploitations alin d'amćliorer les
conditions d'exploitat
d'un territoire agricole.
L'exode pural ou. la désertion des campagnes.
EN QUOI LES LATIFUNDIA CONSTITUENT-ILS UN
PROBLEME?
Les latifundia, qui sont les grandes proprićtés territoriales
appartenant à unc farnii
et souvent constituěs pariAsurpation ou l'expropriation de
moyens et petits proprićtair
endettés, existent depuis très longtemps et sont cncore
nombreux aujourd'hui, au IBrésil,
Espagie,
On les rend responsables du pourcentagejinfini des lerres
cultivees, ücs lechniqu
agricoles rudimentaires, du faible rendement agricole, du sous
prolétariat agricole, d.
maintien d'un système féodal. Certains Etats ont réagi contre les
latifundia par une réform
agraire visant à redistribuer les terres.
EN OUOI CONSISTE LE RENDEMENT DES EXPLOITATIONS ?
Le rendenent consiste à l'échange des parcelles dispersées d'un
certain nombre d
DIopriétaires afin de favoriser leur groupement à de plus
grandes exploitations et de
favoriser les meilleures conditions d'exploitation agricole.
QUT:ILES SONT LES CAUSES ET LES CONSEQUENCES DIB 1A
DESERTION DES CAMPAGNES
Les causes principales sont :
Les conditions de vie trop pénibles;
L'absence des structures d'accueil (dispensaire);
Le désintérêt des atorités vis-â-vis des villageois ;
Le manque de sëcurité et d'exaction;
L'attrait des villes et la recherche de mieux Ctre.
II.8. COMMENT SECARACTERISE L'AGRICULTURE DANS
CERTAINS PAYS ?
Les USA Occupent le premier plan dans le đomaine agricole,
grâce à l'abondance
des ressources naturelles et les méthodes avancées de la
production. Pour suppléer à la
carence de mains d' euvres, les E.U. ont presque totalement
mécanisé l'agriculture et dans
certains cas robotisé le travail agricole.
D'autre. part les U.S.A. pratiquent la monoculture et la
spécialisation d: une
manière systématique. L' 'engrais chimique est abondammient
utilisé] Le Sud est le domaine
des cultures tropicales, les terres sèches étant réservées aux
troupcaux petit et gros bétail
seion ia qui dc l'iherbo
En Atnque : Le sccicur agricoie cst encore p0ur de nombreux
pays 'Afriquc, le
secleur de production plus important ct sourcesprincipale des
fevenus ainsi que 1'utilisateur
de la mnajeure partie de la population. En raison d'un climat à
fortes précipitationst
déboisement anarchique de méthodes agricolcs primaires, des
grandes étendues de terres se
désechessent et deviennent arides.
Manquant des capitaux et des moyens techniques, le paysan
africain ne peut réagir
contre cette-situation. Certains Etats font de l'agriculture la
priorité des priorités et
s'efforcent de mettre à sa disposition des moyens et un
cncadrement spécialisé avec l'aide
de F.A.O., du F.M.I. et du P.N.U.D.
QUELS SONT LES CARACTERES DE
L''AGRICULTURE
CONGOLAISE ?
L agriculture en R. D.C. présente les caractères suivants?
1. Elle se pratiquưe sous deux formes principales :
Traditionnelle axée sur les culturcs vivrières et le petit élevage
60 % de la
population active.
Le commerce axć sur..les culturcs industrielles d'exportation:
Café, a
caoutchouc, huile de palme,
?. Ellc mohilise nlus de 60 % de la population active.
3, La cuiture traditionnclle cst d'un rendennent laible et la
produciot ne suti i
satisfaire lcs besoins de la population, d'où nécessité d'importer
les
produits
alimentaires de base.
4. La politique du «Retour à la terre » est la priorité faite à
lagriculture dans le Dlun de
développement n'ont pas jusqu'ici des résultats convaincants.
Selon le cas, le prix
augmertt Ou-diminue. La demande sur le marché agricole est
moins fluctuante que
L'élastici
1ofirepuisqu elle découle avant tout, du besoin primaire de
s'alimenter.
la demande est donc plus faible mais elle est influencée par le
prix, le revenu du
cOnsommateur, la publicité.
Tar on re, es roduits alinuntaires de luxe se caractériseront par
une demande
:asuque, il en est des fruits tropicaux.
*QUELS SONT LES CARACTERES DU REVENU AGRICOLE?
LES REVENUS AGRICOLES SONT FAIBLES: Les capitaux
engagés dans
3iculture ne donnent pas des revenus aussi élevés que dans
1'industrie.
LES RIEVENUS AGRICOLES SONT DISPERSES: Lés revenus
agricoles se
diférencient d'une région à l'autre, d'une exploitation à I'autre,
par hectare, par
personne active, selon les techniques utilisées, selon les
consommateurs.
1ES REVENUS AGRICOLES SONT FLUCTUANTS: La (luctuation
des revCnus
individuels est plus grande pour l'industrie et le commerce. Cette
fluctuation
constilue un phénomène redoutable économiquemént et
socialement.
III9. LES AUTRES SECTEURS IMPORTANIS DE
DEVELOPPEMENT
ENR.D.C.
LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL.
Comment a évolué le développement industriel en RD,C. ?,
Comme en Afriquè, nous pouvons distinguer en R.D.C. trois
étapes principales de
(icvC:Up;TCRt inuastriv,
a, De 19i8 à 1950: lişłustries de substtution de production
artisanale orientée vers
l'extérieur.
b. De 1950 à 1970: Industrie de substitution des importations
composées surtout de
petites activités manufacturières.
C. De 1970 à nos jours : Industrie d'expansion et industrie de
transfert tournée vers les
biens de production.
L'extension de l'industrie de transformation fut la plus rapide en
R.D.C. : Fabrication
de cinent (1920), de savon (1922), de sucre (1928), de tissus, de
coton (1923), et de
bière (1924). Et depuis 1945, cette expansion sest amplifiée et
diversifiée jusquà
toucher tous les secteurs agricole, minier, métallurgique,
chimique,
Pour.des impératifs politiqucs et économiques, il a été nécessaire
d'rienter le
développement industriel du pays en trois pôles.
Cette politique consiste non à éparpiller les investissements
comme dans la
politique de oroissance de l'économie, mais do les concentrer
dans un lieu jugć
stratégique et capable d'entraîner le développement de la
région : Richesses minières
(KATANGA): Šervičes administratifs, financiens et bancaires
(KINSHASA) et
agriculture (Province ORIENTALE),
En RD.C. I'économie étant orientće vers exportation, ces
diffärents pôles
(KINSHASA - 1.UBUM3ASHI KISANGA ) ont plutôt cté des pôies
de
croissance que de développement de la région aux alentours.
Poursuivant sans relâche son programme d'undustrialisation, la
RDC a mis en
service une série de grandes unités industrielles de production et
de transformation
dont:
L'usine textile de KISANGANI et de KINSHASA;
La çimentefie de KIMPESE;
Unë troisième brasserie à KINSHASA ;
Une seconde fabrication de chaussures à KISANGANI;
Deux brasseries à l'intérieur du pays;
cal de pduction des biscuits;
Deux usines d'assemblage d'automobiles:
Une usine plastique;
55
Une fabrique des piles ;
Le barrage hydroélectrique d'INGA;
La raffinerie de pétrole à MOANDA, ...
II. LE COMMERCE:
Ou 'entendre par le commerce ?
c cOm1CtCe Cs T'ensemble des activitës qui assurcnt le transiert
et la vente des biecs
cl survieirpuis lcs pioducicurs jusqu' aux cOnsonmiaters.
QUIB1LLE EST L'EVOLUTION DE LA STRUCTURE DU
COMMERCE
EN R.D.C. AVANT L'INDEPENDANCE ?
L'évolution de la structure du commerce en R.D.C. s'est faite
principalement sous
T'impulsion du commercê extérieur. Celui-ci fut pratiquć bien
avant l908, qui est
1'année de la reprise de la R.D.C: par la Belgique, par des
factorefies, des comptoirs
appartenant à trois grandes firmes Anglaises, Françaises et
Hollandaises et par des
petits traitants Portugais et Espagnols qui étaient les clients de
ces firmes.
Le commerce consistait en huile de palme, amande de palme,
arachides, sésames,
... que ies indigencs de Tintericur apportaicnt aux comptoirs tous
clablis sur ic bord du
flcuve. En échange de ces produits, ils recevaient des articles
manufacturés d'Europe.
Exemple: Cotonnades, tissus de tout genre, quincaillerie,
verrerie, fusils, sel,
poudre,
L'extension .et ladiversification du commerce intérieur
dépendent du pouvoir
d'achat de la population. Mais celui-ci se concentre de plus en
plus dans les centres
urbains où s'est créé un réseau commercial de plus en plus
organisé, à coté de
commerce ambulant contrôlé (Voir les marchés locau).
COMMENT A EVOLUE LE COMMERCE EN RD.C. DEPUIS
L'INDEPENDANCE ?
A coté d'un commerce intérieur plutôt anarchique basé sur la
rareté et par la
spéculation, le commerce extérieur reste resté sur Iexportation
des produits miniers
dont le cuivre représente près de 60 % de recettes. L'exportation
des produits agricoles
cesse par contre de régresser tandis que les recettes des
produits industriels n'atteignent
que 1%o du total.
La R.D.&. reste d'autre part, extérieurement tributaire des pays
industrialisés
pour les produits manu facturés, dans le domaine alimentaire,
chimique, machine et
matériel de transport. Dç ce fait, il est difficile de réaliser un boni
sur la balance
cOmmerciale.
III. LE TRANSPORT
* COMMENT SE PRESENTE LA SITUATION DE TRANSPORT
PENDANT LA PERIODE DE LA COLONISATION JUSQUA
L'INDEPENDANCE DE LA RD.C. ?
Les biefs. navigables du fleuve Congo (Lualaba- Cong0) sont
d'abord reliés par
les chemins de fer, des roulcs vienncnt ensuite complélcr cette
épine dorsale pour
constituer un réseau qui ayant ses ramifications à traves le pays.
En 1935. l'exploitation des transports fluviaux est confiće à
organisme
parastatal IOTRACO.[ Celle de chemins de ter par des sociétés
privées
concessionnaires (B.C.K., CF.L, VICICONGO) aiděes et
contrôlées par les pouvoirs
publics tandis que les transports routiers sont aux manns de
sociétés et de particuliers.
Le contrôle exercé par le publicsur le système de transport se
trouve renforcé à parti
de 1920. L'ensemble est coordonné par un « Conseil Supérieur
de Transport> qui a
pouvoirs publics se réservent lodroit de
son sičge a Bruxelles. (L.G. Stucture, 75). Les
paurtant du principe que les recettes de
11xer et de conròler ie tari de ransports,
socicles doivent couvrir leurs frais, mais que le trảnsport de
certains produits doit êue
favorisc pau rapport à d'autres.
A la veille de 1'indépendance, la R.D.C. dispose d'un réseau
important : Voies
ferrćcs, routes, réseau aérien desservi par la SABENA et la
SOBELART: voies
fluvialcs. I.c problème sera d'améliorer et d'intensifier ce réseau.
COMMENT SE PRESENTE LA STRUCTURE EN RD.C.?
Le plan décennal faisait remdrquer fort àpropos de transport
dans 1l'avenir
économique de la R.D.C. et souhaitait que les responsables
politiques aient une
politique respective dans ce domaihe en ne perdant pas de vuc
sur les transports qui
doivent préččder et en quelque sorte susciter l'expansion de la
production d'un plan
décennal.
Conçus au départ pour évacuer les produits miniers et agricóles
vers l'extérieur, les
transports doivent dans l'avehir être un élément dintégration
économique.
IV. LE RESEAU FLSVIAL:
Quand on jette un coup d eil sur la carte hydrographique de la
R.D.C. on est frappé
par l'étendue de son bassin qui s'étend vers 3 560 000 km et qui
lui permet d'occuper
le deuxième rang dans le monde, par densité de son réseau
fluvial le nombre et la
longueur des rivières navigables.
Ce réseau s'étend sur 3000 km environ et près de 1 400 km sont
actuellement
navigables. A ce réseau constitué par des rivieres, il faut ajouter
148 km de bief
maritime et 1300 km des liaisons lacustres sur le lac Moero,
Tanganyika, Kivu,
Edouard et Albert.
L'explőitation du réseau fluvial est conlićea 1'ONATRA ct à
C.FLIa PEst. Le
premier exploite un réscau de 12 711 km dont le bief maritime,
le bief moyen fleuve
Kasai et ses affluents et le lac Kivu. Le second exploite un réseau
de 1 886 km qui
comprend Ubundu - Kindu, le bief supérieur le réseau lacustre.
En plus du réseau lacustre et fluvial, il existe un trafic maritime
desservi par C.M.C.
« Compagnie Maritinmg Congolaise » qui existe depuis 1946 et
dont sa mise sous
pavillon Congolais en date du 18 juin 1967. Cette compagnie
espère cisposer en 1972
d'un cargo mixte de 15 000 tonnes et de 60 passagers.
L'importance du tonnage ainsi
que l'exigence d'une politique B.SAMY qui à long terme ont
conduit un proje: d'une
construction d'un port maritime.|
a. LES VOIES NAVIGABLES:
IMPORTANCE: 14 500 km au total dont 13 000 km de voies
fluviales lacustres.
TRAFIGMARITIME:
MATADI - BANANA (Longueur de l'embouehure) góré par
l'ONATRA et
MATADI- Etranger par la C.M.C.
57
LES PRINCIPAUX PORTS MARITIMES:
MATADI (le plus grand port du pays);
BOMÁ (Rive droile de l'enbouchurc) sort à Mosengorger lc port
de MATAD.
ANGO - ANGO: Avant port de MẤTADI, port pétrolier (Relié à
KINSHASA Pr
oléoduc), port de pêche, dépôt d'huile.
BANANA : Port minéralier (Sur la côte de MOANDA).
AVIGATION FI.UVIAL1E ET LACUSTRE:Elle cst gérée par
l'ONATRA à l'Ouest
st la SNCCATEs.
HANDICAPS
o Le laubie tirant d'cau cn saison d'ctiage;
o L'invasion de la jacinthe d' eau douce en fortes crues;
o L'insuffisance d'écuipements et lä faible capacité d'entreposage
;
o Jc manque de balisage et de drapage. )
LES.BIEFS NAVIGABLES DU FLEUVE CONGO:
o Sur le Lualaba: BUKAMA - KONGOLO, KASONGO-KIBOMBO,
KINDU-UBUNDU
O Tout le cours moyen: KISANGANI- KINSHASA.
Sur lc cours inféricur :Embouchure (MATAD[- BANANA).
LES PORTS FLUVIAUX:
BUKAMA, KONGOLO, KINDU, UBUNDU, KISANGANI, BUMBA,
LISALA, MBANDAKA ET KINSHASA (Sur le fleuve Congo).
a ILEBO SURLE KASAI
O. AKETI ITIMBIRI.
O LUSAMBO SANKURU.
o ZONGO → UBANGUI.
o AKULA → MONGALA.
o KIKWIT→ KWILU.
o OPALA → LOMAMI.
o BOENDE → TSHUAPA.
o KENGE KWANGO.
o BASANKUSU→LULONGA.
LES PORTS LACUSTiRES :
o MAHAGI → Lac Albert.
o KALUNIDU ct UVIRA Làc TANGANYIKA.
O INONGOLac MAI NDOMBE.
o PWETO et KILIBALac MOERO.
o BIKORO →Lãc TUMBA.
V. LE RỆSEAU FERRE
A lui seul, le réseau fluvial Congolais est incapable d'évacuer les
produits
alimentaires, miniers et agricoles. De Kinshasa,il faut pouvoir
rejoindre Matadi ; il
faut un exutoire rapide et à bon marché pour les produits du
KATANGASImpossible
d'atcmúrc le port de Lubito, de Beira, de Dar-cs-Salan, de-
Mombasa, de Durban ct du
DOrt Elizabeth dans les meilleures conditions sans un réscau
ferré. h
La complémentarité voie fluviale, voie ferrée permet de remédicr
à la
discontinuité du réseau fluvial Congo ët d'écouter les produits
dans les conditions
intéressantes. Mais cette complémentarité comporte un coût qui
provient de
iransbordements et des ruptures de charges. Rien que sur. le
parcours Matadi-Bukavu
3 824 km) il fat emprunter eau, rail, route (Matadi - Kinshasa):
flcuve (Kinslhasa-
Sangmi). (Kismguni - Ubundu); leuve (Ubundu - Kindu) ; rail
(Kinu - Kongolo -
balo kalemic); lac (Kalemie - Uvira) ; route (Uvira- Bukavu).
Ccci démontre que la politique d'une voic nationale peut
comporter des
ùts et des inconvénients.
JAvant 1'indépendance, le réseau ferré congolais était assez
important Les
annecs ie ndcpendanCC ont portd un Coup ur à tcrtai1Cs lignes
surtout
les exploitèes par le C.F.L Le matüriel roulant a soufert. Mais
depuis le retour dc
a stabilité politique, lestompagnies ont cominencé à rénouveler
ou augmenter leurs
quipemcnts ; le C.B.K. a procédé à l'électrification de la ligne
Luanda - Kamina; la
V.C. procède à l'établissement de la ligne Aketi Bumba. et
projette de relier
Sakania au port maritime qui sera construit à Banana et
rejoignant Ilebo à Kinshasa. Il
est long de 5 254 km. L'Ouest est gérć par l'ONATRA, le reste
par la SNCC.
LES PROBLEMES:
Insufisance et vétusté dụ matériel roulant.
Faible canacitć d'accueil de wagons.
1DRUnųtć ie,OICS.
Manque d'uniformalité de l'écartement des railsh
VI. LE RESEAU ROUTIER:
Le réseau routier fut longtemps négligé, 1'accent étant mis
surtout sur le
éseau fluyial et ferré pour l'évacuation des produits vers
l'extérieur. De plus le moyen
ie transpbrt routier ne s'est développé fort tardivement à cause
des difficultés de
lusieurs sortes : Incertitude que réservent souvent les véhicules
de cette époque
ionctionnement, approvisionnement en pičce de rechange,
recrutement du personnel de
sonduite, I'etitretien, la suppression du portage, pénétration en
profondeur dans tout le
erritoire et la nécessité de relier plusieurs économics de
substance à l'économie
moderne exigeait qu'on développe les routes.
Il va sans dirc que la route a contribué à fayoriser les éclhangcs
entre les
Zifférentes régions du pays.
En 1960, syr l'ensemble du territoire Congolais on compte 1 389
km de
outes asphaltées et 608 gravelěcs. Le développement routier est
l'euvre conjointe des
pouvoirs publics et de-l'initiative privée, spécialement les
sociétés minières et agricoles.
Depuis l'accession du pays à l'indépendance (1960 - 1970), on
peut estiner
u'on a construit quelques 630 km des routes nouvelles, Dans
beaucoup de régions les
routes se sont fort dégradées, Certes on remarque un effort pour
la réfection et la mise
n ćiat de certaincs routes, surlout d"internet national, mais
cot.cffort n'cst pas cncore
suffisant ni assez coordonné vu la tâche å accomplir.
Car 1'utilité de la route dépend tout autant, sinon plus, de la
manière dont on l'entretien
cue la manière. dont on l'a construit. Pour un parc automobile de
94 345 voitures et
camions, gui comptaient le pays en 1970 on estimait à la même
date à 145 000 kin le
céseau routier dont 6 000 asphaltés dont 1, 6 % (environ6 000
km).
Le réseau routier est plus dense au KATANGA et aų BAS-CONGO
mais
eaucoup moins dans la cuvette marécageuse et lEst montagneux
Depuis 2006, à travers les 5 chantiers de la République,.le
secteur routier est aussi
n hárche.
LE TRANSPORT AERIEN :
Après Air Congo, de nombreuses sociétés de transport aérien se
sont
en RDC surtout pour le transport du fret. La C.A.A., le Fly
CONGO,
CONGO AR 1.INE, WIMBI DiRA, SERVICES AIR, LIGNES
AEREENNES
CONGOLAISES, ...
On copte cn RDC 33 aérodromes gros porteurs, 25 aérodromes
petits porteurs, 91
aćroporls non réguliers et 46 plaines de secors. 6 aéroports
intenationaux : N'DJILI
(Kinshasa); LUANO (Lubumbashi) ; BANGBOKA Kisangani);
GBADOLITE
Repto GOMA (NordKivu) et BIPEMBA (Kasat Oriental).
PROB!. )
Délicicnce de balisage lumineux et du système radar.
Flotte fortement vétuste.
Equipement insuffisant en matćriel de manutention.
Pistes à réaménager.
o Là CEEAC (Commünautć Bconomique des Etats dAfrique
Centrale).
Création en 1983 à Libreville (Gabon) et entrče en vigueur cn
1984 à
BRAZZAVILLE.
Siège BRAZZAVILLE (Rép. Iopulare du Congo).
Objcctifs : Marchécommun, union douanière (politiques
sectorielles).
La SADC
(Southern Afrigan
Community)
Developpment
« Communauté pour le développement de 1'Afrique Australe »
Création le 01 août 1990 à LUSAKA (Zambie)
Siège : Gaberone (Botswana).
Objectifs : - Renforcer l'indépendance économique des pays
membres.
- Intégration économique.
-Créatior d'une mionnaic uniq
- Assistance politique et militair.
o La CEPGL (Communauté Fconomique des Pays des Grands
Lacs).
Création cn 1976.
Siège : Gisenyi (Rwanda).
Objectifs : - Intégration économique régionale.
Exemple : L'exploitation communc de la centrale
hydroćiccrique de la kUZZI l à MUMOSHO
«NYANGEZI » par la SINELAC, exploitation du gaz
méthane du lac KIVU.
- Faciliter les échanges commerciaux.
- Faciliter la circulation des personnes entre les Etats
membres.
Tant d'aulres réalisations avec les institutions. ONUSIENNES
comne le
FMI, BIRD, GATT,...
CHAPITRE IVLAMONDIALISATION ET LE
DEVELLOPPEMENT DU TIERS-MONDE.
1. NOTION :
r dé
loninlientinn cst lc fit de dovenir mondinl de concerner
le noiuc vllic, 1slie cst encor là tendance ies cnireprlses
nmultiationảlcs à coiieerwr
la tendance des stratégies à l'échclle planétaire conduisant à la
mise en place d'un
Charchć mondial unifié.
Bn termnes d'historique c'est, depuis les années 1990 qu'on
parle de
nondialisetion ou la globalité dans l'analyse des problemes
ćconomiques. Chacun
ressent de plus en pluş,la présence des produits du monde entier
et lcurs influcnces
dans la vie quotidienre propre à sa régiọn.
L'économie mondiale aotuelle est (ransfornmée profondément
par les
échanges de communication et la circulation de plus cn plus
importante des produits
ainsi que par l'expansion des entreprises, des techniques de
production et des moyens
financiers d'Etat à Etat.
Si les firmes, la gestion et les relalions commerciales deviennent
mondiales, ni les programmateurs ni les responsables des pays
en voic de
developpement ne peuvent ignorer ce phénomène de
mondialisation qui touche peu à
peu chacun.
BIL
L'immense cuvre de développement des pays en voie de
développenment
ER
peut ĉtre citravće ou favorisće ccrtains domaincs par cette
nouvelle éCOnomie
nondialisće. Ce phénomène uniyersel et progressif cxigera toute
l'atention des acteurs
rcihés
du developpemcnt qu'ils soient.
aces
1es e
2. LES MODES D'APPARTION DE LA ONDIALiSATION
nom!
trep
ECONOMIQUE
nau
La transformation mondiale cn temps récl des informations et
des (toninees
FOF
informatisées.
AN
Le progrès des communications transforme la notion de
proximite
puisqu'elle généćralise les contacts, les discussions et les
transactions d'un bout à
autre du monde, les déplacements d'un continent à l'autre du
monde deviennent
ues
Faciles ct rapides. Les idées et les usages, les biens matériels
comme lcs services et
ang
Pa de mênme certaincs épidémics tout se transmet rapidemnent
à travers les
mit
ontinehts.
ires
Les tėlévisions diffusent certains programmes mondiaux et aussi
mëmes
mai
os annonces publicitaires au delà des frontières.
Les téléphones mobiles et les réseaux de connexion des
ordinatcurs sont
progrès constant par l'utilisation omniprésente des fibres
optiques, de puccs
actroniques et transmission par de nombreux satellites.
Aiisi, ia télématiquc ct lc marché mondial des nultimédin unifient
la
anéte par la transmission constante des voiX, des images et des
donnecs
formatisées importantes qai influencent partout la vie
économique pour le
eloppement. Même les populations jadis isolées exigent avoir le
droit
aformation.
icn
tenck
Pae
OBILITE GENERALISÉE DES ENTREPRISES ET DES MOYEN
FINACERS:
Les marchés linanejurs s'unificnt de plus cn plus dans le rnond:
entier de
Plus, toutes ies places boursières sont informatisées et
connectées de sorte que les
Valcurs sont connues en temps rćel et quc tous les ordres
boursiers sont exéculés tresp
Eapidement en de nombreux échanges ct invostissements
internationaux,
Les cntreprises nationales se cončertent et puis s'unissent cn de
puissants
groupes internationaux et en réseaux mondiaux puissants.
L'UNIFORMISATION MONDIALE RELATIVE DES MODES DE
VH:
DES LANGAGES ET LE RAPPROCIHEMENT DES CUILTURES
Quelques grandes langucs véhiculaircs ondiales s'imposent de
plus C
plus tant dans le commercc, le transport ct les rencontres que
dans la rechcrch
SCientifiquc. (L'anglais, le portugais et le Irançais. °Lcs codes
des systenie
informatiques conmme WINDOWS, MS DOS, :XCEI, ..)
devicnnent de yéritabl:
tangagcs planćtaircs et s'y iniltier devicnt un moyen abligé pour
participer pleien
aux activités hunaincs innportantos lu nionde contciporain, I.es
mutations d: bi.:
d'autres aspccts le nodes de vic contribucnt à une latge
ouverlurc ct à utie cerl:i:
uniformatisation des socistés humaincS malgrć 1a présence des
identités nationai:
régionałes.
LINIEGKATIỘN PARTIELLEDES POUVOIRS POLWIQUE
ou Nations. s'exercent cncorC dns une reltive uuloron, thJs
SUu :l *.
courants unilicáters des techniques, des échanges connicrciaus,
cutri, i
Nations s'associcnt progessivement en trslrant Cl pools CORUs
ie pi
leurs conpétences propres.