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COURS D'ÉCONOMIE DE DÉVELOPPEMENT 4e HTS

Le cours d'économie de développement aborde le processus de changement nécessaire pour améliorer les conditions de vie d'une population, en soulignant l'importance d'une mentalité collective. Il explore les caractéristiques d'un développement réussi, les facteurs mesurables du développement, ainsi que les étapes selon Rostow, allant de la société traditionnelle à l'ère de la consommation de masse. Enfin, il définit le sous-développement et les défis auxquels les pays en voie de développement font face pour progresser.

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COURS D'ÉCONOMIE DE DÉVELOPPEMENT 4e HTS

Le cours d'économie de développement aborde le processus de changement nécessaire pour améliorer les conditions de vie d'une population, en soulignant l'importance d'une mentalité collective. Il explore les caractéristiques d'un développement réussi, les facteurs mesurables du développement, ainsi que les étapes selon Rostow, allant de la société traditionnelle à l'ère de la consommation de masse. Enfin, il définit le sous-développement et les défis auxquels les pays en voie de développement font face pour progresser.

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COURS D’ÉCONOMIE DE DÉVELOPPEMENT

0:INTRODUCTION

NOTIONS:

Le développement est un processus visant å atteindre un


changement souhaité. Il n'est pas l’affaire d'un seul individu mais
plutôt les efforts de plusieurs personnes. 1l préoccupe toutes les
nations à 1'échelle mondiale même les pays les plus pauvres que
les plus riches, le développernent d'un pays doit partir d'abord
du changement positif de la mentalité d'une population.

Ce cours d'économie de développement qui se veut un domaine


particulier à la science ćconomiquc propose les voics ct moycns,
les strátégies et techniques pour sortir le pays dans un ėtat du
sous-développemcnt ainsi nöus serons éclairés davantage à
travers differcnts chapitres

2. OBJECTIFS:

L'économie de développement est une branche de la science


économique qui se consacre sur l'étude de voies et moyens qui
doivent aider un pays à sortir du sous-développement.

L’économie de développement cherche les meilleures manières


de combiner les petites unités de production afin d'aboutir au
développoment national.

Ce cours tout en s'adressant aux futurs assistants sociaux a


l'ambition non seulement de sensibiliser ces derniers aux
problemes de développement national mais aussi et surtout
développer leurs esprits critiques, leurs jugements ct leurs
maturités.

Il leur permet enfin de prévoir l'action sociale dans le cadre de


l'entreprise, de coopération au dévcloppement communaulare
non pas comme une société à caractère purement social
dépourvue de tout fondement ćconomique mais comme une
contribution au développement

Il faut noter que ces finaliştes seront appelés après leurs études
à entreprendre les actions de développement partout ou ils
seront affectés.

CHAPITRE I : NOTIONS GENERALES.

I .1. LE DEVELOPPEMENT:

A. DEFIINITION:

Le développement est un changement voulu par une société ou


une communauté et ses dirigeants qui décident de se prendre en
charge et d'orienter leurs efforts vers 1’amélioration de leurs
conditions de vie aussi bien qu’en qualité ct qu'en quantité.

Rappelons que le développement d'un peuple est une question de


changement de mentalité et peut être aussi envisagé comme une
transformation voulue d'un système économique et social plus ou
moins organisé au profit de la population.

Le développement n'est pas automatique, il n'est pas non plus


1'oeuvre d'un petit nombre de gens politiques ou des patrons
d'entreprise qui imposent leur autorité sur la population au
contraire, c'est 1’oeuvre de tous ; c'est-à-dire une tâche de
dirigeants d'un pays avec la participation active et responsable
de toutes les catégories de la population pour 1'edification d’une
société nouvelle. (Voir le cours de Développement
Communautaire).

B. LES CARACTERISTIQUES DUN DEVEILOPPEMENT


REUSSI

Un développement réussi revêt deux caractéristiques dont ;

L'harmonie et L’intégral.

On parle d'un développement harmonieux lorsque les villes et


campagnes bénéficient les avantages de ce développement de la
même façon.

Autrement dit c'est quand le secteur agricole, industriel et le


secteür primaire, secondaire tetiaire sont au mệme niveau en
ville et en campagne, cest-à-dire ces deux niveaux parlent le
meme langage.

D'autre part un développement sera intégral lorsque toutes les


couches de la population bénéficient des fruits de ce
développement (gâteau national) ; En d'autres termes c'est
lorsque le revenu national est distribué équitablement entre la
population du pays et qu'il lui permet de manger, de boire et de
vivre à son aise.

 LES FACTERS DU DEVELOPPEMAENT

Il n'est pas possible d'établir une ligne de démarcation bien nette


entre les pays développés et les pays en voie de développement
mais moins quatre facteurs mesurables sont avancés pour
donner quelques indications sur le niveau général de l'économie
et sur le niveau de vie d'une population.
Ces facteurs sont :

 L'alphabétisation.

 L'espérance de vie.

 Le produit national brut (PNB).

 La production de l’énergie par habitant.

Quand l'on met ensemble ces quatre facteurs, cela permet d'en
déterminer les degrés du développement d'un pays.

Notons que ces facteurs ne sont pas exclusifs, on peut aussi


prendre d'autres considérations. A savoir :

 Le taux de mortalité tres élevé dans les pays sous-


développés que dans les pays développés.

 Le salaire minimum vital, trop insuffisant et ne satisfait


même pas aux besoins primaires de l'họmme dans les pays
sous-développés.

 Le taux de reproduction (taux de natalité), trois fois plus


élcvés dans le tiers-monde que dans les pays développés.

 Le niveau de technicité, généralement trop bas dans les


pays en voie de développement mais tres élevé dans les
pays développés

 La consommation d'engrais chimique très faible dans les


pays sous-développés.

 Le pourcentage de la population qui se consacre à


l'agriculture est très élevé dans les
 pays sous-développés mais ne satisfait pas aux besoins de la
population.

 Le comportement fataliste dans les pays sous-développés.

 Le salaire minimum insuffisant et ne satisfait même pas au


besoin primaire de

 l’homme dans les pays sous-développés.

 Le taux de mortalité tres élevé dans les pays sous-


développés par rapport aux pays développés

3. LES ETAPES DU DEVELOPPEMENT

Selon ROSTOW économiste américain (New York né en 1916) les


étapes du développement passent par cinq niveaux à savoir :

 La société traditionnelle.

 La préparation au démarrage.

 Le démarrage, le décollage ou take off.

 La marche vers la maturité.

 L'ère de la consommation de masses.

 LA SOCIETE TRADITIONNÈLLE

D'après WALT WHITMAN ROSTOW, la société traditionnelle


est un stade qui est antérieur à la révolution technique ou
industrielle caractérise par:

- Le manque d'organisation systématique pour la production


optimale.
- Une économie non diversifiée, dominée par une activité
agricole.

- Des structures sociales fortement hiérarchisées dominées


par des liens familiaux.

- Des comportements fatalistes ou anormaux c'est-à-dire


primitifs.

EXEMPLE: Dans cette société, on peut retrouver des sociétés de


pygmées en Afrique,

les aborigènes qui habitent l'Australie.(Voir le cours d'histoire).

 LA PREPARATION AU DEMARRAGE

Une fois qu'une économie commence à émerger de la société


traditionnelle, des conditions préalables sont requises pour que
s'opère le décollage. Un changement commence à se manifester
et cette étape se caractérise par :

- Une organisation politique et sociale.

- Des connaissances techniques.

- Une création d'épargne.

- Une constitution d'un capital fixe avec un esprit critique et


l'entreprise commence à naître.

Cette phase se traduit par une activité commerciale et de petites


industries de transformation à côté de l'activité agricole, le
développement se fait encore au rythme lent.

C'est pratiquement une période transitoire qui mène vers le


démarrage propreınent dit
3. LE DEMARRAGE, LE DECOLLAGE OU TAKE OFF:

Selon ROSTOW le démarrage ou le décollage consistent dans la


réalisation simultanée de trois conditions:

Augmentation du taux d’investissement productif passant à 10%


de plus du revenu natíonal.

Développement d'un ou plusieurs secteurs essentiels surtout les


industries de transformation avec un taux élevé de croissance.

Existence ou apparition rapide d'une structuration politique,


institutionnelle et sociale qui utilise de stimulant pour
l'expansion du secteur moderne et confère un caractère de
continuité à la naissance et croissance économique.

Le TAKE OFF ou décollage définit le passage à


1'industrialisation avec les effets d'entraînement et la génération
de l'économie qu'il provoque.

Il est suivi de deux autres étapes : La marche vers la maturité


et I'ere de consommation de masse.

4. LA MARCHE VERS LA MATURITE

C'est une période de progrès continue caractérisée par une


diversification et de rendements élevés.

Elle consiste à :

- Un changement de structures industrielles c'est-à-dire les


industries anciennes sont remplacées par les nouvelles,
- Une apparition et application de techniques nouvelles.

- Une lente régression de la main d'œuvre agricole provoquée


par 1l'introduction du machinisme dans l'agriculture,

Exemple : La deuxième révolution industrielle en Europe (1920-


1930).

5. L'ERE DE LA CONSOMMATION DE MASSES:

Cette étape est caractérisée par la recherche du bien-être et la


production en masse de bien de consommation:

Les objectifs poursuivis par les Etats ayant atteint la cinquième


étape sont :

- La recherche de la puissance et des honneurs

-La création de l’Etat de Providence

-Le relèvement de la consommation au delà de minimun vital.

- La production de biens de consommation durable et de


services.

-Une forte urbanisation.

-Une haute qualification dans les emplois.

I.4.QUEILQUES NOTIONS DE BASE:

1. TERMINOLOGIE DU COURS

 L'ECONOMIE POLITIQUE :
C'est une science de 1'étude de la production, l'échange, la
répartition ct la consommation de biens et services. Elle ne
comprend que la science économique. Elle devient une science
puisqu'elle se reconnaît à la formation de lois et à l'objectivité.

 L'ECONOMIE DE LENTREPRISE:

C'est une science qui étudie les principes de gestion de


l'entreprise, Elle découle de l'économie politique vu qu'elle
étudie le phénomène économique qui est la production dans une
entreprise.

 LA POLITIQUE ECONOMIQUE:

C'est l'ensemble de décisions et actions de l'Etat qui se force


d'influencer sur les faits en vue d'atteindre certains objectifs.

C'est encore l'application de la science économique à la conduite


des affaires de l'Etat.

 LE DEVELOPPEMENT :

Qui place 1'homme- au centre de toutes ses préoccupations. Il


vise à transformer de manière à la fois quantitative et qualitative
la vie des citoyens dans tous les domaines. C`est delà que
l'économie de développement trouve son fondement.

Le concept « Economie de développement » se diffère de


1'économie politique en ce qu’elle n'étudie pas seulement
l'aspect économique mais tous les aspects d'une société.

Le développement exige en effet non seulement un changement


dans l'économie d’un pays mais bien un changement radical sans
recul de toute la façon de vivre d'un peuple.

 LA STRUCTURE ECONOMIOUE:

Avant de définir la structure économique parlons d'abord de:


RAPPORTS: Ce sont les liens et habitudes qui unissent les
hommes.

EXEMPLE: Les rapports familiaux (Liens entre les membres


d'une famille, époux et épouse, parents et enfants, ...)

Les rapports sociaux : Liens entre les membres d'une société.


Chez l'animal les rapports sont stables dans le sens immuable.

Chez 1'homme, ils sont stables mais peuvent variés dans le


temps et dans l'espace. Ces changements sont progressifs, lents,
difficiles et quelques fois brutaux, dans ce cas on parle de la
révolution.

 STRUCTURE: C'est 1'ensemble des rapports existant entre


tous les hommes d'une société. On en distingue ;

 LA STRUCTURE FAMILIALE

C’est l'ensemble des rapports qui existent entre tous les


membres d’une famille, c'est-à-dire entre parents enfants-
cousins oncles tantes-mari- femme,…

La structure familiale peut être traditionnelle, on parle d’un clan.


Elle peut être moderne on parle d'une famille restreinte.

 LA STRUCTURE SOCIALE:

C'est l'ensemble des rapports sociaux existant entre les membres


de la société. Cette structure peut être traditionnelle, c'est la
solidarité complète. Elle peut être évoluée, dans ce cas, il y a une
différence de clạsses sociales entre les membres, agriculteurs,
commerçants, enseignants, étudiants, élèves, ...

 LA STRUCTURE POLITIQUE:

C'est l'ensemble des rapports existant entre les dirigeants et les


dirigés. Elle peut être traditionnelle quand le chef a tout à dire
c'est-à-dire la dictature mais elle peut être évoluée dans ce cas,
c'est la démocratie.

 LA STRUCTURE JURIDIQUE:

Elle désigne l'ensemble de règles à suivre par les individus d'une


communauté. Elle peut être traditionnelle, cas de droit
Coutumier, elle peut être évoluée l'on parle de droit moderne ou
écrit.

 LA STRUCTURE MENTALE :

C'est la façon dont la mentalité de gens est orientée dans leur


conception de vie. Elle peut ĉtre traditionnelle quand il faut
imiter les ancêtres. Elle peut être évoluée quand il faut
progresser.

NB ; la structure mentale est la plus importante de toutes les


autres structures car elle influence les autres, mais aussi le
changement de mentalité constitue le fondement de tout
développement.

 LA STRUCTURE ECONOMIQUE

Elle peut être traditionnelle quand il y a la pauvreté de moyens


de production, autarcie et faible rendement. Elle pout étre
évoluée quand il y a l'industrialisation et un bon rendement.
Dans- ce cas le revenu national, est distribué équitablement
entre la population du pays et lui permet de répondre à tous les
besoins (nourriture, boisson, habitation, éducation, loisir,...)

 LE SYSTEME BCONOMIQUE:

Le système est un ensemble de structures d'une société avec


prédominance de la structure mentale. On distingue : Le système
traditionnel, libéral, collectiviste et dirigiste. A développer plus
tard dans les pages suivantes

 CROISSANCE ECONOMIQUE:
C'est I ‘augmentation de certains facteurs économiques et
sociaux sans changement de structures. Ainsi on peut parler de
la croissance de la productivité, de la consommation de la
production,

 LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

C’est aussi l'augmentation de certains facteurs économiques et


sociaux mais avec changement de structures. Compris dans ce
sens, le développement se traduit par

L’équation suivante :

Développement économique = Croissance économique +


Changement de structure.

La croissance économique égale à la croissance de la production,


de productivité de revenus, de la consommation, de
l'investissement, de l'épargne.

Le changement de structure sociale égale à la croissance de


facteurs du bien-être tels que la culture, l'alimentation, la santé,
l'éducation, l'habitation,…

La croissance est uniquement l'augmentation de la quantité


tandis que le développement suppose l'augmentation de la
quantité et de la qualité.

I.5. LE SOUS-DEVELOPPEMENT ET EN VOIE DE


DEVELOPPEMENT:

a) NOTIONS DU SOUS-DEVELOPPEMENT

Comment definir le sous develeoppement face aux indications de


développement et à l'opposé du développement ?

Le sous-développement est pris comme un état de manquement


sur le plan politique, ćconomique, social et culturel.
- En deuxième lieu, le sous-développement peut se définir
comne : «L'incapacité d'un pays à maîtriser et à saisir mais aussi
servir ses ressources naturelles, humaines et financières afin de
satisfaire les besoins fondamentaux de sa population).

On peut considérer le sous-développement de deux maničres:

1. En comparant les pays développés aux pays retardés sous


toute une série d'aspects comme:

- Le revenu par habitant.

- Le taux de scolarisation.

-Le taux de mortalité.

- Le niveau de construction.

- Le niveau alimentaire, médical,

Le problème de sous-développement fait apparaître avant tout le


retard de certains pays par rapport à d'autres.

1. En étudiant les problèmes, les difficultés et les remèdes


auxquels un pays en voie développement doit faire face pour se
développer. Cette deuxième façon d'envisager Sous-
développement est plus constructive et considérable.

 QUELQUES EXEMPLES DE PROBIEMES SOCIAUX ET


DIFFICULTES Q’UN PEUPLE RENCONTRE POUR SE
DEVELOPPER.

-Linstabilité monétaire.

-Lutte contre la dépendance politique et économique.

-L'absence de voies de communication.

- Le tribalisme.

-Le parasitisme de membres de famille.


-Le régime foncier qui empēehe le développement agricole.

-L'insuffisance d'épargne ct d'investisserment.

-L'imprévoyance de la population.

-L'attachement exagéré aux coutumes ancestrales.

-Ia pratique de la sorcelleric et de fétichisine.

-L'existence de cerclě vicieux. « On est malade car on ne mange


pas assez car on a pas d’emploi, le manque d'emploi conduit au
vol ou à la prostitution »

N.B. : On constate que toutes ces-difficultés proviennent dans


une structure mentale. Les pays retardés qui ont eu le courage
de faire face à ces problèmes et qui optent un changement
radical de la structure mentale peuvent etre onsidérés comme
des pays en émergents. Les autres pays trouveront leurs
difficultés s'aggraver et sont donc en voie de sous-
développement ou parfois même sous-développés.

En définitif le développement d'un peuple n'est pas seulement


une question purement écononique mais surtout une question de
mentalité.

Un peuple est-il conservateur ou a-t-il un désir général de


progrès ?

C'est la question principale pour le développement de ce peuple.

Nous avions déjà vu que le développement est une


transformation du système moderne sous I'impulsion d'une
nouvelle structure mentale devenue progressiste.

b) LES TYPOLOGIES DE SOU-DEVELOPPEMENT

Il existe plusieurs types de sous-développement à savoir:

- Le sous-développement cülturel.
- Le sous-développement économique.

- Le sous-développement sociologique.

- Le sous-développement politique.

 LE SOUS-DEVELOPPEMENT CULTUREL

Il se manifeste à travers l'analphabétisme généralisé, le taux de


scolarisation moiņs élevé, le manque des infrastructures
scolaires et sportives et de cadres Compétents en la matière.

LES REMEDES :

Pour faire face à un tel sous-développement il faut:

-Une bonne politique d'enseignement et d'éducation de masse.

-La promotion de centre d'alphabétisation pour adultes.

-La construction des infrastructures scolaires et sportives.

- La fornmation des cadres compétents en la matière.

-L'initiation à la lecture, écriture, calcul en faveur des femmes en


général et plus particulièrement des femmes mariées.

 SỔUS-DEVELOPPEMENT POLITIQUE

La dénaturalisation ou imitation des modèles institutionnels


occidentaux.

Le manque d'autonomie de différents sous-systèmes comme par


exemple les partis politiqúes, les sociétés civiles, les groupes de
pression, ...

La participation mineure de la population à la vie politique.

- La prise de décision par le gouvernenent sarns garantie réelle.

- La dépendance économique tournće vers l'extérieur.


-L'intégration moins forte de la populątion dans la conmunauté
nationale.

LES REMEDES

Le refus du clientelisme dans le partage de pouvoirs

L'indépendance politique, et économique.

La libre autonomie de sous-systèmes:

Le controle de lexécution de décisions prises par le


gouvernenent

La contribution à l'intégration de compagnes dans la vie


natíonale

 LES CARACTERISTIQUES DES ECONOMIES SOUS-


DEVELOPPEES

Il s'agit de parler des caractéristiques des économies sous-


développées. Les

Connaissances de ccs caractéristiques ne suffisent pas pour


donner la signification du sous-développement.

Pour mieux comprendre ce que le sous-développement, il faut


aussi l'analyse de mécanismes et du fonctionnement de ces
économies.

Après analyse, on trouve que ces économies sont pauvres et


déséquilibrées, on peut aussi se poser des questions suivantes:

Qu'est ce qui empêche ses économies à décoller ?

-Quelles sont les causes de blocage qui paralysent leur


développement économique?
II faut reconnaître que ces économies sous-développées ne sont
pas même stagnantes ni stationnaires mais elles ont reçues des
chocs qui ont détruit l'équilibre ancien et ont désintégrées des
sociétés traditionnelles

Ainsi ce changement a provoqué, une modification du volume de


la structure des échanges extérieurs, Cela a conduit à l'explosion
démographique.

Notons que ces transformations vers le développement les a


conduit au blocage ou à la régression.

La différence qui existe entre les économies sous-déveļoppées et


celles de pays developpés n'est pas de degré mais elle est de
nature car les économies sous-développees Sont dualistes c'est-à-
dire caractériséeś par la juxtaposition du secteur moderne et
du secteür traditionnel sans aucune intégration.

 QUELQUES CARACTERISTIQUES DES ECONOMIES


SOUS-DEVELOPPEES

 Les infrastructures économiques, intellectuelles et


technologiques Sont insufisantes.

 La production énergétique faible.

 L'épargne faible et difficilement mobilisable.

 Ia formation intellectuelle et technique đes agents


économiques très limitée, ce qui ne permet plus d'aborder
et utiliser efficacement les capitaux disponibles.

 Le réseau de transport moins développé à tous les niveaux.

 Une économie d'autosubsistänce dönt le pouvoir d'achat est


faible.
Enfin, il faut constater que les structures sociales de pays sous-
développés se sont désagréges sous I'influence des contacts
étrangers..

Malheureusement cette désagrégation n'est pas encore suivie


d'une autre restructuration qui permettrait d'adapter les
mentalités aux exigences du monde. Nous pouvons donc résumer
les caractéristiqaės principales des des économies sous-
développées par :

 Les économies sont dominees

 Les économies sont pauvres.

 Les économies sont dualistes.

A. LES ECONOMIES DOMINEES

Pour comprendre les problèmes de la domination économique,


I'on peut se

baser sur cette considération : «Quand deux individus ou


unités de puissances se rencontrent, se battent, c'est
toujours le ou la plus faible qui sera dominée et exploitée
par l'autre et ceci à tous les niveaux ».

 LA DOMINATION ECONOMIQUE

 AU NIVEAU DES INDIVIDUS

- En période de pénurie : Les commerçants exploitent les


acheteurs 0u consommateurs, les transporteurs exploitent les
passagers.

- En période de sous emploi : L'ouvrier est à la merci du


patron, il ne peut pas réclamer un salaire décent, ni un congé
technique.
 AUNIVEAU DES ENTREPRISES

Les grandes sociétés industrielles imnposent toujours les prix


aux petites sociětés et les firmes d'exploitation exploitent les
petits agriculteurs. Les grands commerçants exploitent les petits.

 AUNIVEAU DES PROVINCES

La ville s'impose au village cn attirant les personnes qualifiées et


en se servant des investissements intéressants. La ville a des
éléments dynamiques qu'elle impose au village.

Enfin, les provinces avancées attirent les provinces sous-


développées.

 AU NIVEAU DES NATIONS

Les pays développés s'imposent aux pays sous-développés. A


l'époque coloniale, la métropole a créé toute une organisation
administrative qui oblige aujourd'hui ces pays indépendants à
faire appel à plusieurs étrangers de l'ancienne métropole qui de
ce fait peuvcnt exercer certaines pressions soit sur les pièces de
rechange, soit sur la qualité de techniciens,... L'aide publique
étrangère est plus souvent une aide liée soit au point de vue
économique, soit du point de vue politique.

 LES REMEDESDE LA DOMINATION ECONOMIQUE

AUNIVEAU DES INDIVIDUS

-L'Etat protège les faibles par la législation civile ét commerciale.

-L'Etat corrige les inégalités par là législation fiscale.

AU NIVEAU DES ENTREPRISES


- L’Etat aide les faibles par les subsides et par une meilleure
législation commerciale.

- L’Etat favotise le combat contre les cntreprišes fortes


envers les faibles par une sévère législation ou par la
nationalisation.

AU NIVEAU DES PROVINCES

- L'Etat favorise les Provinces délaissées en octroyant des


crédits, en diminuant des impôts, en aménageant leurs
infrastructures,

AU NIVEAU DES NATIONS

Ici, les pays en voie de développement tentent à se regrouper


pour protéger leurs intérêts communs.

 EXEMPLE :

- Les pays Arabes avec le pétrole.

- Les pays de l'Afrique Australe avec la SADC pour des questions


économiques, poilitiques des pays membres.

N.B. : la domination économique a pour conséquence la


dépendance de l'économie cnvers le commerce extérieur et
envers les pays dominateurs. Les économies des pays en voie de
développement dépendent trop du commerce extérieur c'est-à-
dire de leurs exportations de matières premières

On appelle domination écononique la capacité que possède une


économie d'influencer d'autres économies säns être influencé par
elles.

 EXEMPLE

- Les économies des USA qui influencent celles des pays sous-
développés mais sans être influencé par elles, cette domination
se fait remarquer par le poids des investissements des étrangcrs
dans le tiers-monde et par le circuit du cómimerce international.

B. LES ECONOMIES PAUVRES

La grande partie de la population des pays en voie de


développement s'occupe en grande partie des activités du
secteur primaire tandis qu'une très faible partie s'occupe des
activités dans le sečteur secondaire et un peu plus dans un
secteur tertiaire. En Afrique Centrale 86 % de la pópulation est
dans le secteur primaire, 6% dans le secteur sccondaire et 8 %
de la population dans le tertiaire.

Ce secteur concerne l'agriculture. Une économie cst dite -pauyre


lorsqu'elle reste non développée ct présente des caractéristiques
primitives.

 LE SECTEUR PRIMAIRE

C’est un sccteur qui s'occupe de l'agriculture. Alors qu'en


Amérique du Nord 8% des travailleůis produisent les produits
alimentaires en surabondance et en exploitant peu d'espace, en
Afrique centrale 86 % des travailleurs ne produišent à suffisance
et ne parviennent même pas à nourrir la population räison pour
laquelle il faut importer les aliments.

LES CAUSES DE LA PRODUCTION INSUFFISANTE DANS


LES PAYS EN VOE DE DEVELOPPEMENT

 Faible rendement du travail.

 Usage d'outils rudimentaires.

 Rareté de matériel agricole.

 Chômage saisonnier, caché ou déguisé.

 Passivité et conservatisme des agriculteurs.


 Mauvaises lois foncières.

 Non usage des engrais chimiques,

 LE SECTEUR SECONDAIRE

C'est le secteur caractéristique du dévcloppement, c'est pour


cela qu'il est très important: Ce secteur concerne les usines, les
industries de transformation ct le commerce. II reste très
développé et très faible dans les pays en voie de développés.

LES CAUSES

 Manque de capitaux, du personnel, cadres compétents et


qualifiés.

 Insuffisance des infrastructures ct des débouchés.

 Les opérateurs économiques des pays en voie de


développement investissent à l'étangcret dans le prestige.

 Les industries existantes sont orientées vers l'exportation et


n'ont pas de liens entre elles, elles ne sont pasS même
complémentaires.

 LE SECTEUR TERTIAIRE

Il est très moins important dans les pays en voie de


développement que dans les pays développés mais, il est
cependant très important relativement au secteur primaire peu
productif et le secteur secondaire peu développé. (S'ocoupe de
l'administration, de la poitique, de la justice, production des
wservices...)

N.B. Dans les pays développés, le développement du secteur


tertiaire provoque le développement économique tandis que dans
les pays en voie de développement ce secteur provoque une série
de déséquilibre structurel.
 EXEMPLES

Le développement du commerce au licu de provenir dans


I'industrialisation provicnt dans l’inflation monétaire du goût des
objets de luxe et de l'énorne différence de prix sclon les
provinces. A titre d'exemple, les cambistes sont aujourd'hui
nombreux car le taux de change de dollars à KIN est diffërent, de
celui de GOMA, UVIRA,BUTEMBO, ...

L'importance de services personnels (domestiques, vendeurs et


toutes sortes) est la conséquence du chômage et l'existence
d'une classe opulente.

Le développement de la Police et de l'Armée qui provient de


l'insécurité et du goût de prestige. On parle même de
l'hypertrophie du secteur tertiaire c'est-å-dire peuplé par les
gens moins productifs.

C. LE DUALISME ECÖNOMIQUE

Les pays En voie de développement : ont une économie dualiste


c'est-à-dire cette économie se caractérisę par l'existence čote à
cote dans une économie natiomle de deux économies parallèles :

-L'une rurale, traditionnelle, agricole.

-L'autre moderne, industrielle.

L'analyse de ces deux types permet de comprendre les réalités


des sociétés en développement car l'on constate que les deux
secteurs ne s'intègrent pas mieux.

 LES CARACTERISTIQUES DU SECTEURMODERNE

 La création de centres de production (Plantation et même


en plein milieu traditionnel).
 Le développement du commerce centrć autour des ports et
autres neuds de comnunication.

A ce niveau on remärque des grandes compagnies de commerce


qui assurent les relations avec l'étranger tandis que les petits et
moyens commerçants sont intermédiaires entrë le secteur
moderne et le secteur traditionnel.

- Lc dévcloppemcnt des industrics dc transformations se limitent


malheureusement à la production des biens de Cönsommations.

 LES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR TRADITIONNEL

 L'organisation sociale est centrée sur les communautés


villageoises.

 Les impératifs économiques sont secondaires par rapport å


des impératifs sociaux et religieux.

 La technique de production est rudimcntaire ct cette


production concerne uniquement les produits alimentaires.

 LES RELATIONS ENTRE LES DEUX SECTEURS

- Le secteur traditionnel ne s'est pas adapté au secteur moderne.


Cela au lieu que le secteur traditionnel évolue vers le moderne, il
y a plutôt rupture entre les deux.

Les villageois se sont dirigés vers la ville en quête d'une vie


moderne, d'un travail, un plaisir, un luxe, un prestige, préfèrent
rompre avec leurs villages et les bénéficient de leurs expériences
sont profités par le système moderne.

 Voilà les conséquences psychologiques et sociales de


cette rupture.

On peut noter en plus de celles-ci des conséquences


ćconomiques engendrées par cette rupture :
 Le milieu traditionnel est en situation de crise car les
éléments dynamiques l'ont quitté.

 Le milieu moderne souffre aussi de ce déclin du secteur


traditionnel qui ne produit plus assez des produits
alimentaires.

 De plus, l'industrie urbaine est condamnée à la stagnation


quand elle doit compter seulement sur le pouvoir d'achat du
monde rural.

LES CRITERES SOCIOLOGIQUES DU SOUS-


DEVELOPPEMENT

Les pays sous-développés offrent une série de caractéristiques


fondamentales qui leurs sont communes et qui les distinguent de
pays développés

Parmi ces crítères nous citons :

1. Les revenus sont tres bas beaucoup plus que dans los pays
riches

2. L'alimentation est insuffisante alors que dans les pays


développés, elle tend à devenir pléthorique (surproduction).

3. La population active constitue la majorité, de la population


dont la preiuctivité du travail est faible

4. L'industrialisation y est très faible et incomplète alors que les


pays développés assurent dans ce secteur un processus de
croissance cumulative

5. L'lectricité y est un problème majeur alors que ces pays ont


des rivières, lacs,océans, fleuves où l'on peut ériger des
barrages.
6.Les pays sous-développés sont en état de şubordination
économigue.

7. Les inégalités sociales sont les plus souvent acusées lorsque


les pays riches avec le système de démocratisation politique et
économique sont engagés et en tout cas le povoir de minorité
privilégié est moins exorbitant.

8. Le chômage déguisé et le söus-emploi constituent la règle


dans les pays sous-développés et contraste avec le taux élevé des
populations industrielles.

9. La croissance démographique est explosive alors que la


croissance économnique ne s'en suit pas c'ést-à-dire
l'augmentation des ressources est moins rapide que celle de la
population de sorte que le niveau de vie stagne ou même
régresse.

10. Les pays sous-développés ont pris conscience de leur


précarité et de leur état de retard par rapport aux pays
développés.

11. Le secteur tertiaire y est hypertrophie ct parasitaire.

N.B : La combinaison de ces éléments n'est pas toujours


identique pour les pays en voie de développement bien que tous
soient rangés dans la même catégorie de sous-développement. Il
suscite plusieurs types de pays sous-développés en dehors de
simple fạit banal de la pauvreté, de la misère généralisée. Les
caractéristiques de pays sOus-développés sont variables de sorte
que I'on ne peut pas généraliser et donc il faut préciser le. type
de sous-développement dont on parle.

 EXEMPLE

Les pays Asiatiques et Africains connaissent une forte pression


démographique par rapport aux ressources naturelles (comme
l'Egypte, le Rwanda, l'Inde,..), d'autres pays par contre ont de
ressources naturelles abondantes et une population raisonnable,
c'est la plupart de pays africains et latino-américains.

Des différences existent aussi s'agissant de la dotation des pays


sous développés en ressources naturelles, de la dimension
géographique de l’expansion demographique, Or toutes ces
variations peuvent avoir unc importance considérable sur les
modèles de développement proposés. Ainsi, dans le seul but
assurer leur substance, les pays surpeuplés ont dû entamer I'
exploitation intensive de leurs ressources alors que les pays
sous-développćs ont pu se contenter d'une exploitation
fragmentaire et extensive, dans les premiers, pour répondre à
l'explosion demographique, il faut nécessairement augmenter la
productivité du travail et donc modifier lcs techniques de
productibn tandis que dans les seconds. une simple tension de la
mise en valeur des terres dans le cadre technique traditionnel
permet de resoudre les problèmes du surplus des bouches à
nourrir.

De même la pauvreté des rèssources naturelles diminue les


possíbilités de Commercc liěes à l'échange et les incitations à
investit én provenance de l'étranger. A cet égard, un pays
comme la RDC est mieux placé que le SENEGAL, le MALI ou le
NIGER.

C'es quelques exemples-montrent à sufisance qu'il ne peut


exister đes theories monolithiques de développement, mais quil
faudra toujours Soignéusement distingúer les différents types
des pays sous-développés.

A vant d'atteindre le stade de « décollage » économique à partir


duquel le processus de croissance devient quasi automatique, il
faut franchir diverses étapes preparatoires consistant
notamment dans la création d' infrastructures matérielles, mais
surtout sociales et institutionielles. En cette matière, tous les
pays ne sont pas au meme stade ; certains d'entre eux ont atteint
un niveau acceptable d'ordre, de stabilitć politique, d'efficacité
dans l'administration publique et sont ainsi préparés à tenter la
maneuvre de l’envol, tandis que d'autres, particulieremernt les
pays pas cncorc mis à l’épreuve; dans leur cas, toute tentative de
décóllage aboutirait au gaspillagc des ressources rares par des
investissements inefficaces sans compter des déceptions et
frustrations sur le plan psychologique.

 QUELQUES CERCLES VICIEUX DES PAYS EN VOIE DE


DEVELOPPEMENT

En quoi résident les obstacles majeurs du décollage des pays cn


voie de developpement ? «L'on est pauvre parce qu'on est né
pauvre ». Selon l’expression de NERKSE, se libérer de la
dépendance de l'extérieur cela signific crćer sa propre industrie
de transformation de ses propres matières premières, soit
disposer de capitaux importants et d'ouvriers qualifiés. Et pour
réaliser ces conditions de base il

ernes 'orune économie à faible revenu no

ne proau

lait d'abord avoir de ressources internes

puN d'épargne. Dans la nécessité d'emprunter et de solliciter un


apport extérieur tel

qu'observer le budget approuvć par les deux chambres du


parlement de la 3

Képubliquc en RDC et a financé à 56 % sur ressources propres et


40 % d'apport

4 % pård'autres financements, situation qui augmente la dette


extérieure or
ČxtCricur,

T'onprunt cst souvent accordé sur base de conditions


contraignantes, car 1e

TemburSement gonfle pcndant que la population évolue en


créant de nouvcaux

Ihesoins qui nécessite l'accroissement économique natiónal pour


le satistare, les

Jepcnses publiques improductives, le détournement de l'aide, la


détérioration de terme

d'échunge, 1'inflation monétaire chronique,

ES TROIS SYSTEMES DE DEVELOPPEMENTN

Généralement il existe trois systèmes de développement:

Le système libéral.

Le système collectiviste.

Le système dirigiste.

1. LESYSTEMB LIBERAL:

a. HISTORIQUE:

Né de la révolution française de 1789, il est fondé sur les


capitaux. Ia assuré le

léveloppement industriel de-Europe et de I'Amérique du Nord.

b. PRINCIPE:

Propriétés privées de moyens de production.

Libre concurrence.

Non intervention de l'Etat.


CRITIQUES

C.

Ce système avantage les riches parce qu'ils sont propriétaires


des capitaux au

détriment des ouvriers utilisés comme objets de production.

I s'occupe des activités économiques qui apportent le bénéfice et


négligent les

activités sociales « comme l'enseignement, le service public,


l'infrastructure, la

justice, ... ».

, I:SYSTTMI DIRIGISTE:

.. I|ISTORIQUE :

Denuis I930 les pays capitalistes acceptent de plus en plus 1'


intervention de 1°Btat

a n vio čcononique mais aussi les pays communistes ont


commencé à libéralişer leurs

omies.

b.PRINCIPES :

Le système dirigiste est basé. sur unë planification de l


6conomie. Co plan est

entit nnaisne règle pas tous les dětails:

Il ne donnc que les orjenitations fondamentales

Ilencoúrage et'soutient les initiatives locales.

U dirige ct contrôle sans étouffcr linitiative de la personne


humaine."
(Ce plan prévoit une intervention de l'Etat là où les particuliers
sont incapables de briser

g entravcs à l'industrialisation. L'économie socialiste où l'on


libéralise 1'initiative privée

apnollePERESTROIKA c'est-à-dire la restructuration de


l'économie russe sous l'impulsion

Presidcnt Mickael|GORBATCHEV.

O.Jinterrogotion.

c. CRITIQUES:

e dirigisme cst un systèmc basć sur P'ideologic de


déveioppeinent ćcononiquc ct social, il

crée sur des structures politiques qui vivent les circonstances et


les possibilités les plus

Dlos d obtenir le résultat concret.

oNt un .système le plus équilibré qui permet le micux un


développement du pays en

OntrOlant la liberté sans I'étouffer. C'est le meilleur système


dans les pays en voie de

dveloppement car tantôt le rěgime s'incline vers le système


libéral tantôt il se rapproche du

Bolleetivisme.

Etat établit une planification c'est-à-dire il établit un plan. de


développement en

BHiCOUrageant certaines activités économiques par l'octroi de


crédits (de 1'industrie, de

équipement) et décourage d'autres inoins utilespärles impôts.


enčrai, I'Btat dirigiste doit ĉlre plus actif et plus dynamique dans
les pays neufs que dans

os pays développes parce qu'il doit mobiliser et entraîner la


population pour surmonter ces

Bbstacles au dévéloppement. z

ONCLUSION: La planification dans les pays en voie de


développement.

La première démarche de l'autorité planificatrice dans le


dirigisme consiste à définir

schéma général du développement économique. Il s'agit de


dresser les perspectives

ensemblë sur les besoins à satisfaire en priorité et les ressources


à mobiliser à cet, effet de

agriculture vivrière et sur le développemnent d'une industrie de


bien d'équipement.

La planification peut essayerrd éliminer toute dépense superflue


et de protéger la

konstitution d'un capital productif. Enfin, il peut accorder une


place de choix à l'industrie, à

Bducation de base et à la formation des cadres.

Page 22

COURS D'ECONOMIE DE DEVELOPPEMENT

HAPITR:T: LES PARTICULARITES DES ECONOMIES

SOUS-DEVELOPPEES :CAS DEL'AFRIQUE.

LA CONCEPTION)

IDU DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE.


. L LA REVCOLUTION DU TIĘRS-MONDE.

Commant i le-tiery-monde tente-t-il de se libčrer du colonialisme


et néo-colonialisme ?

eso- 999

Ici. nous allons voir comment le.tiers-monde tente de se libérer


du colonialisme e

néo colonialisme. (Forme nouvelle de la colonisation).

Pauty: arriver, le tiers-monde dans la sečonde moitié du 20tne'


siècle a pu émerger

sur le plan politiquc, cconomnique ct culturel, cela constitue 1'un


des faits saillants

de 1histoire du monde.

Dn peat considére irois étapes;dangepröcoksus de ibération et de


décolonisation.s

ts'agit de:

La proclamation de l'indépendance vis-à-vis de 1'Etat de tutele et


att

monde.

o L'organisation du pouvoir politique ct l'affirmation culturelle


(culture

propre aux africains).

L'indépendance économique.

Le tcrme tiers-monde a été créé par Alfred SAUVY cn 1952


démographe et

conomique français né en 1898.


h. LERAYONNEMENT DU PANAFRICANISME.

Le panafricanisme est I'une des principales voies africaines du


développement. Cest

une doctrinc qui tend à unir tous les päys africains, voie prônéc
par le Ghanécn KWAME

N'KRUMAH (premier Président du Ghana). Il avait dit:« L'Afrique


doit s'unir en

aveur de l'unité afrieaine ». L'indépendance politique est pour


chaque pays une condition

nécessaire à une orientation nationale de dévèloppement


économique. La liberté politique

devra nécessairement précédetl'indépendance économique.

Le panafricanisme. est une anıbitieuse politique d'unité africaine


qui rejette le

Bucialisme de L.S.SENGHOR et le socialisme arabe de NASSER


pour mener une

olTensive générale sur le plan intellectuel, culturel et


institutionnel contre le colonialisme.

Cette attitude devrait conduire à une africanisation rapide à une


étatisation et à la

diversification de 1a production orientéc exclusivement sur les


besoins-des africains et sur

Le panafricanisme aboutit à la création de 1'OUA (0rganisation


de l'Unité

ie plan de l'unité africaine.

tricaine). Ainsi, I'UA va réussir à maintenir en Afrique tant bien


que mal une certaine
nite malgré cque celań'ait pas empêché des contradictions
graves qui s'étaient manifestés

Notons qu' en avril 1958 à la conférence, d'Accra les Etats


africains indépendants se

chtre les Etats:

eunissent et à cette même occasion fut lancé le slogan «


L’Afrique aux africains ».

Bn décembre 1958, il y a eu la première conférence des peuples


africains tenue par

KWAME NKRUMAH. A cette occasion fut levée la proposition


concernant la formation

des-Etats-Unis d' Afrique par le fcu Président de la Lybic M.


KADHAFFI tué pour la

défense de la même cause. Cette idée évolua vers la création de


1OUA qui à partir de

Dans l'avenir les Etats membreş de 1'U.A. SOuhaitent disposer


d'un parlement et

002 est appelé Union Africaine « U.Â. »,

'une cour de justice propre aux africains à l'exemple européen et


américain. Son projetà

la Banque Centrale de 1'Afrique est à sa phase préliminaire.

warASTe

1'ACCES A UNE VERITABLE ÎNDEPENDANCE

POLITIQUE ET

ECONOMIQUE.
DuelleN sont les préoccupations prioritaires de ces jeunes pays
indépendants ? Les

alemes priorilaircs des pays africains sont::

Rournir lelfort au développement et la réhabilitation de


l'authenticité culturelle car

dit-0n «Stimuler la culture c 'est donner une qualité à la vie ».

L'éduention et l'encadrement politique et social de masses.

Le souci de squyegarder la fois la souyeraiñeté nationale et


l'indépendance

économiquc.

La formation de cadres compétents.

LEMEUX-CTRE DE LA POPULATION.y

Que sipnific cette nouvelle notion ? Depuis quelques anndes les


pays du tiers-

deet de lAftique liés se préoccupent d'une manière de plus, en


plus urgente d'assurer

neus Cre à lous d'une nanière dquitable: Fieflet Srevondications


de plus en plus

es

hies jusyuà plongor dans les réclamations des. mdépendances,


or, aveoda cr

e g pcrsiste jusqu'atjord'hui et labandonde la solidarité tribale,


clamque les

alnasCn 8Ocialcs apparaissent encore.,

Dune part l'on observe une majorité des pauvres ct parfois


d'affamés et d'une
mlnorite dc gens enrichis et prìvilégiés: C'est pourquoi les
responsables des pays en voie

Be développement sont devenus vigilants et se forcent de


répartir équitablement les

Hehexses nationales parce quils ont été enseignés par


l'expérience des autres Etats jeunes.

Dautre part, dans nombreux cas, 1accessionà lindépendance


nationale s'est

BRROnpagnée.de 1arrivée au pouvoir d'une nouvelle élite


africaine qui, souvent conserve

Comportements ou le mode de vie àl'exemple de l'ancienne


métropole.

LA VOIE AFRIČAINE DE DEVELOPPEMENT.

LLe souci d'une société plus huntaine évitant la réinstauration de


l'cxploitation de

Be colonial de homme par 1'homme, et la raison pour laquelle


1'homme africain

Hvesti pour la recherche d'une voie africaine de développement.

te voic opère la synthèsę de valeurs culturclles africaines et de la


civilisation moderne.

En effet, l'indépendance, n'existe pas que si elle ne s'appuie sur


une réclie

ndependance économique ou mieux sur une participation du plus


grand nombre au

veloppement grâce à une répartition plus équitable des fruits de


ce dévloppement.
D'autre part, de nouvelles stratilications sociales à caractère
économique ne sont

us fondées sur 1âge ou la naissance mais Sur l'argent et


linscription qui prennent place

rois dans un climat conflictuel. Ces pays africains se concertent


áujourdhu pour

oudre ses problèmes communs. ls relancent le système


d'enseignement de valeurs

Politiques, sociales et économiques et même culturelles de la


tradition africaine et

ayent de promouvoir une coopération inter africaine basée sur la


charte de lONU et de

déclaration umverselle de droits de 1'homme.

Dans tout le cas, il ne serait pas possible que le développement


de l' Afrique lui soit

ange.

.2. LES TRANSEORMATIONS SOCIALES D'AUJOURD'HUI :

Dans ce point, nous étudierons les sous points ci-dessous:

1'iujac de la monnaie ct 1'importance dù ch0c occasionnó par la


monnaic.

11eole instrument de promotion sociale.

L'rbanisation.

1explosion démographique.

J.es mnations familiales.


L'iutégration des ethnies ả la socićté nationale.

1. L'IMPACT DE LA MONNAIE

Ouelex xint les conséquences qu 'elle entraine ?

La monmnie curopéenne fait son entrée brutale en Afrique au


20ne siècle. Son

itndiction estaTorigine, de plusieurs conséquences comme:

AvOr plus d'argent, c'est pouvoir aussitôtconsommé plus:

A partit dun cortain reveu, la consomination vise les produits


fabriqués à

titférence de gans mEnsucls donne näissance: à de nouvėlles


couches sociales

ote sbefpolitique occupe la premièreglace.

(pendant la fin de chaque mois démontre qüe par chaque


catégorie socio-

Ceonomiquc, la richesse est réellement identique selon les


classes sociales.

4 L'IMPORTANCE DU CHOC OCCASIONNE


PARL'INTRODUCTION

DE L'ARGENT.

Canmment peut-on expliquer I'importance du choc occasionné


par l'introduction de

Dans une société agraire lors dune enquête cffectuée dans la


comnpagnie

Ivoirienne en 1971; on a entendu de réflexions suivantes :

aurgent, c'est un dicu parmi nous ».


Sans argcnt, il n'y a pas de ie ».

« Sans argent, I'honme ne peut prétendre être homme ».

Dans cette:perspective, l'argent ne libère pas seulement des


suggestions d'autres

lois. Les enfants d'aujourd hui, dit un vicillard, échappent à


l'autorité paternelle, ils ne

respectent plus les vieux parce qu'ils gagnent de l'argent, ils


tentent à devenir eux-

meies aulorités ».

Qund un hommé à de l'argent, il est rešpectë même s'il est jeune


c'est-å-dire

I'argent cSt tout. De telles déclarations montrent que l'argent est


spontanément investi

es chargcs affectives ou religicuscs.

len vicnt de confirmer qu'à la configuration à son profit, la


puissance autre fois

espérée du recours aux liens familiauX et aux fétiches.

tn tel transfert s'explique assez aisément en Afrique. Jadis,


l'échange de produits

Spcctuit avant tout des normes touchant à la fois, la vie


économique, morale et

religieuse ke la communauté.

A partir du moment où l'argent, signe économique nouveau,


semble plus efficace

que tout, les valeurs morales et religieuses bousculent du côté


des billets de bangue, on
Ie considère pas ceux-ci comme un dâ en échánge d'un travail
accompli mais comme

Ource de vie.

eS moyens d'y accéder comptent peu, le coût étant d'atteindre la


source.

(iel est l'avis de certains économistes en matière d'argent pour la


progression d'un

N en voic de développement ?

l est vrai que pou beaucoup d'économistes, l'augmentation du


revenu

moyen

habilant marque la progression d'un pays en voie de


développement. Mais, cela

'a rien de trois réalités qui ont offert avec les mutations en
cours :

1imjct de la mnonnaie ct limportance du choc occasionné par la


monnaic.

1ole instrument de promotion sociale.

L'wbisation.

1.explosion démographique.

Jes mwlations familiales.

L.'iutération des ethnies à la socićté nationale.

1. 1.MPACT DE LA MONNAIE:

Unellex xont les conséquences qu'elle entraine ?


la monnnie curopéenne fait son entrée brutale en Afrique au
20°he siècle. Son

mdacttan estal'origine de plusieurs conséquences comme:

voit plus d'argent, c'est pouvoir aussitôt'consommé plus:

A porir dun certain revenu, la consomnation vise les produits


fabriqués à

ditference de gas mensuels. donne naissance à dé nouveles


couches soeiáles

n le chcfpolitiqud occupe la premièreplace.

epenlant la fin de chaque mois démontre güe par chaque


catégorie socio-

Čeomomiquc, la richesse est réellement identique selon les


classes sociales.

4 L'IMPORTANCE DU CHOC OCCASIONNE PAR


L'INTRODUCTION

DEL'ARGENT.

Cammenl peut-on expliquer l'importance du choc occasionné par


l'introduction de

Celwgent ?

Dais unc société agraire lors d'une enquête cffectuée dans la


compagnie

Ivuirienne cn 1971; on a entendu de réflexions suivantes

l argent, c’est un dicu parmi nous ».

« Sans argcnt, il n'y a pas de vie».

Sans argent, l'honme ne peut prétendre être homme ».


Dans cette-perspective, l'argent ne libère pas seulement des
suggestions d'autres

tois. Les enfants d'aujourd'hui, dit un vieillard, échappent à


I'autorité paternelle, ils ne

rONpeetent plus les vieux parce qu'ils gagnent de l'argent, ils


tentent à devenir eux-

menCs ulorités ).

Quand un homme à de largent, il est respccté même s'il est jeune


cest-à-dire

T'argent cst tout. De telles déclarations montrent que l'argent


est spontanément investi

des clharges affectives ou religicuscs.

I|.Cn vicnt de confirmer qu'à la configuration à son profit; la


puissande autre fois

espérée du recours aux liens familiaux et aux fétiches.

tn tel transfert s'explique assez aisément en Affique. Jadis,


l'échange de pro duits

Tespectait avant tout des normes touchant à la fois, la vie


économique, morale et

1cligieuse e la communauté.

A parir dủ moment où l'argent, signe économique nouveau,


semble plus efficace

que tout, les valeurs morales et religieuses bousculent du côté


des billets de bangue, on

Ie considère pas ceux-ci comme un dû en échange d'un travail


acçompli mais comme
OUrce de vie.

cs moyens d'y accéder comptent peu, le coût étant d'atteindre la


source.

(el est l'avis de certains économistes en matière d'argent pour la


progression d'un

sen voic de développement ?

ll est vrai que pour beaucoup d'économistes, l'augmentation du


revenu

moyen

abilant marque la progression d'un pays en voie de


développement. Mais, cela

nen de trois rćalités qui ont offert avec lesmutations en cours :

s iičgalités parfois criantes entre les revenus d'une minorité (les


privilégiés)

LES BUTS DEL'ECOLE:

fan lorne pédagogique et par le contenu de son cnseignement,


I'école veut préparer

ct proposcr un avenir meilleur à l'enfant.

Ppuis 1960 les Etats Africains lui accorde une part considérable
des budgets

ntionaux. Ils prouvent ainsi leurs désirs d'orienter la jeunesse


dans les meilleurs

etads, à prendre en charge des nouveesesponsabilités dans le


ŠÉYElgRRSment de

I'Ariquc moderne.
Aonbe des objcctifs conscients de l'école figurent les suivants :

Cuutibter a l'unitć nationale en donnant à lensemble de la


population les moyens de

'iKDEimr, de comprendre, de lire et d'écrire dans une langue qui


devient la propriété

vulurclle de tous les citoyens.

omer des femmes et des hommes qui, à tous les échelons


puissent dans leurs

iofexxions alfronter les čonditions imposées par l'usage des


techniques autrefois

}heprer cn nombre suffisant parmi ces hommes et ces femmes


des cadres de valeur,

Capalbles de promouvoir par des options lucides et un travail


intègre, le progrès du bicn

Snan, Telš sont souvent commentés en discours les buts


spécifiqucs assignés. à

Isieule.

URBANISATION:

1.urbanisation est#ensemble desprocedes et des techniğues gui


tendent a

sHDdioier les conditions de vie des habitants d'une villet

Rlec concerne essentiellement les problemes đe logement; des


transports, d' écolcs,

d'upprovisionnement en eau et en électricité, de santč

4 ASPIRATION DES VILLES :


P'armi les instruments modernes misà la dispOsition des
ménages il y en a

in qu'on appelle KAspirateur ». Lon branche 'appareil sur une


prise du courant

lociriquc, un moteur se met à tourner, ce moteur crée le vide


dans un tuyau flexible

Iermrinć par un petit balais. qu'on appelle suceur. Celui-ci


promené par la ménagère

NUr le sol őu sur un tapis aspire, toüte la poussière qui s'en va


dans un sac logé au

ventre de l'appareil.

Aujourd'hui la ville africainc agit comme un immense aspirateur,


elle suce la

popukation des campagnes et une pöussière d'individus s'y


précipite. Une fois de

nus, cc phénomène est solidaire d'un mouvement qui n'est pas


particulier à

1ArquC. Il affccte .cçrtes de manière. très spectaculaire les pays


en voic de

tléveloppement, mais, il concerne en même temps lhomme ou


l'humanité tout

entiere. Avec la création des villes Tona constaté I'augmentation


des

:gglomérations. Les recensements effectués au sud du Sahara


ont jusqu'à présent

rusć bicn de difficultés et ils n'apportent pas toujours des


garanties suffisantes
d'exactitude. Ceci dit, les indications ci-après donnent quelques
idées de la rapidité

avec laquelle ont évolués, parmi d'autres 6 capitales d'Afrique


noire depuis 50 ans.

La population mondiale augmente chaque année de 76 millions


de personnes

R 2050 'ONU prévoit que le monde comptera environ 8,6


milliards d'habitants.

Là population mondiale n'a cessé d'augmenter, il s'agit d'un


phénomène naturel.

et'et. la population mondiale estimée à un milliard trois cent


millions en 1950, ateint les

milliards en 1960 et dépassant probablement six milliards à l'an


2000 pour atteindre

RRnt illiards èn 2011..l lui a fallu donc un siècle pour doubler, il


lui en faudra moins d'un

ileml-sicle pour doubler de nouveau.

LES CAUSES DE LA CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE.

Les čauses de cette accélération sont avant tout, le fait du


progrès dans les

uhces NICicaies, I'amclioration dcs conditions dė vieGt le


changement de montalité d'ue

art, les mentaiités sont en baisse gěnéralisėe tandis qu'augmente


I' espérance de vie, d'autre

part, cn même temps la natalité augmente dans les pays en voie


de développement. Le taux
accroissement naturel đe. lą population donne lieu'à des
nombreux bcsoins et problèmes en

atière de transport, d'éducation, du travail, de la santé, d'habitat,


d'alimentation; ...

6. LES MUTATIONS FAMILİALES:

Quels Sont les changements, les mutations issues de la rencontre


des

ivilisations africaines et occidentales ?

Elles sont les conséquences, les résultats issus de la rencontre


des civilisations

alicaincs ct occidentales. Avec l'apparition des villes ct,des


écoles, c'est non seulement la

onction économique, les personnes âgées mais aussi la


signification économique de

T'enfant qui se,transforme.

Disons que la nécessaire rěduction du taux de natalité dans les


pays sous-

Eveloppës ne peut que procéder par une transformation de la


signification économique de

enfant comme c' est fut le cás en Europe du 19 siècle. Et, quand
on examine la cause

processus au milieu du 19°e siècle, on trouve qu'il est


indispensable de retirer l'enfant

da' productior lorsie I'cafant ccss d'être ur avaulage pour devenir


une charge, l'on

a maintenant COnvaincu quc la limitation des naissances est


nécessaire.
Comprenons aussi queles relations parents et enfant ne se
résument pas

glement à des rapports économiques. Les liens entre parent et


enfant devraient être

as par l'affection mutuelle, le respèct et 1l'entraide, les parents


échangent l'éducation

ale. Néanmoins, les liens ne peuvent pas être les mêmes qu'autre
fois. Ce qui se

PAa cet égard dans les soçiétés traditionnelles africaines n'est


pas différent de ce qui se

ES TRANSFORMATIONS ECONOMĪQUES EN AFRIoUE .

Cette transformation sera saisie à travers trois phases


différentes :

cOnomie de l'Afrique précoloniale.

onomie de l'Afrique coloniale.

èrannk de l'Afrique indépendante.

A, İ.TCONOMIE DE L'AFRIQUE PRE COLONIALE:

sRMeil peut-nn qualifier l'économie des sociétés traditionnelles


africaines ?

1.'dcononmic des sociélćs traitjojnelles alricaines était appeléc «


L' écononmig de Sctyst

bsstane 0u Téconomie d'auto Sabstanee » mais cela ne signifie


pas que ses sociétés

uailijounolles arrivaient tout juste à produire. le minimum


nécessaire (Se vêtir, s'abriter,
r Nubsister ct qu'une fois, leurs besoins alimentaires (le manger,
boire, ..) et

Alsontairex sulisfaits, il ne reste plus rien pour'satisfaire d'autres


besoins moins urgents.

Eu fail, on constate que toute société produisait absolument tout


ce dont elle avait

heeoln et qu'ele n'avait aucune relation d'échange avec les


sociétés voisines. Une telle

alegilen) 'uppelle autarcie qui veut dire se suffire entièrement å


soi-même.

I est peu probable qu'un tel type d'économie autarcique n'ait


jamais exísté dans

1ARiue trinditinnelle même à l'66helle d'une ethnic, maiscela


signifie que le groupe

R! prolait la plus grande partie de ce qui est nécessare à sa


substance. Les échanges

Rvae l'exlerieur ne concernet qu'un nombre limité des biens


comme des biens rares sur le

one du 0 GOMu le sel, le savon, lus habits, ..qu'on nc trouvc pas


partont ou

aln den bicns artisanaux qu'on ne sait pas fabriquer dans le


groupe ou que l'on apprécio

dan leurs valeurs religieuses ou de prestige.

1. 1UNITE DE PRODUCTION:

.'unité de base de cette économie d'auto substance était


généralement une
aeletd fumiliale plus ou moins étendue vivant sous Tautorité d'un
ancien. Ce qui

Hl HUterisc cefte ćoonomie d'auto substance c'est que les.


rapports de production ct de

éartitlon entre les_membres du groupe se présentent


dircotement comme des aspects du

foyetionnenent des rapports de parenté entre les individus -et les


groupes. En- d'autres

ierien, les activités économiques ne sont pas inséparables de la


vie familiale. Elles font

parlle lutégrante. de la vie familiale.

Duns l'économie de substance le mnot production recouvre


toutes les activités par

loiiells le ggroupe se procure des mñoyens matériels d'existence.


Il s'agit des activités de

blllette, de chasse, de pệche, d'agriculture, d'élevage ou alors il


s'agit d'unc

nhluison de plusieurs de ces activités,

ECONOMIE D'AUTO

EN

PRODUCTION

DE

MOYENS

LES

SUBSISTANCE:
En termnes d'outils, disons que l'outillage agricole est
généralement

dimentuire et très réduit voire même archaique. Il comprend la


houe, le couteau, la

Hahette, la Ihache.

I'or la pćche qt fa chasse, I'outillage est trềs ingénieux, il est


toujours léger et peu

munplese i labriquer.

Lá torre fait 1'objet d'une appropriation collective. En somme


l'outillage et le

l Annt iisČment accessibles à tout le membre du groupe.

1, 10RCiANISATION SOCIALE DELA CIRCULATION DES


PRODUITS:

(Ouelle organisation de la circalation des produits dans les


sociétés traditionnelles

Ies échanges des produits se font directement par le troc


(Echange d'un produit

doloniales ?

trn autre) ou soit indirectement par l'intermédiaire d'une


monnaie ou d'un objet qu

ple IgCs de fer, les lingots de cuivre,

Ikemarquot1S qu'un produit ne s'échangeait pas contre


n'importe quel autre produit

# plua o eetain un mode de circulation, ees échanges peuvent


difficilement être
Gnsidere omme des échanges commerciaux. I1 existe une grande
diversité dans la

mantére lont les biens passent de mäins à mains, La qualité de


partenaires joue un rôle

vit lekmint dans cette circulation.

h. 1.'1:CONOMIE DE L'AFRIQUECOLONIALE:

An. cours de la colonisation plusieurs faits nouveaux furent


introduits: dans

#eanonie de subsistance. Parmi ces faits, nous rotenons :

I. IA JUXTAPOSITION-DES MODES DE PRODUCTIỚN DU TYPE

VIAGEOIS ET EUROPEEN:

Lax viulkeurgalricains gultivènt désormais de nouvuux produits


uniquément pour la

Venk akunS vomnerciales alors que leurs méthiodes de traval


n'ont pas pratiquement

ehanget)

Le# ngrigultures cntrent dans le circuit des échanges


commerciaux, ils ont adoptés des

Rutielln heby de cunsommation mais dans Pensemble ils n'ont


pas adoplés des

ieuvelle methodes de travail.

'outilluge de travail est demeuré le même (archaique et


rudimentaire) et donc le

PeRdement est médiocre.

Une partie de surplus de temps est utilisée aux productions


nouvelles qui s'ajoutent dans
Ies eultures vivrières que l'on continúe à assurer pour la
nourriture de la famille.

LA PRODUCTION DU TYPE EUROPEEN OU LA PRODUCTION

CAPITALISTE:

Que ce soientles plantations européennes et dans l'industric


naissante les méthodes

BnplayèN SOnt les mêmes.

I|a'ngit d'installer les équipements, d'employer les salariés,


d'accroître le rendenent,

vetidre les puoduits et de fairc de mạximúm des profits.

Le but de la productioh n'est pas d'entretenir des relations mais


d'enrichir

I'enirepreneur, Tindividu on la société d'où l'organisation de la


production n'a pas, un

eHfactdre tauilial,

1. LINTRODUCTION DU TRAVAIL SALARIE :

Avec la colonisation, le travail salarié apparaît dans plusieurs


domaines :

Le trnvail dans les administrations, dans les plantations


européennes, chez. les

merits étrangers puis dans les usines.

lo trnvail salrić s'introduit aussi dans les villages avec


l'apparition de manceuvres

Alvoles.

Ievatl larić devicnt unc marchandise qu'on peut vendre pour


gagnor de l'argent, ou
neier pour metlre cn action les équipements industriels, ou faire
produire les terres dont

lapoe. Iln'y a plus de bien familial entre le travailleur et celui


pour qui il travaille.

1.1.'APPROPRIATION PRIVEE DES TERRES

1nprieulture traditionnelle considère la terre comme une


richesse appartenant à la

*lle tivilé sous le contrôle des chefs de terre. Mais 1'apparition


des cultures européennes

mhuet lonpgtennps (c'est-à-dire de plus d'une année comme le


café, le cacao, le coton, le

ne, le palmicr à huile) posent les problèmes d'appropriation du


sol.

Dn veul garder la.terre sur laquelle on a consenti tous ses


efforts. IDe mêmie ces

ililrai HdcCNsitent des investissements et un effort prolongé sur


une même surface. Il en

ia nêmd our la culture annuelle dans la mesure où il y a


aménagement foncier. Ceci

aasore plus vrai par la longueur de terrain sur lequel on a bâti


une maison en dur.

Dn constnte donc une évolution vers la propriété privée du type


européen.:

ta fèfs peut nussi devenir une marchandise que l'on peut acheter
et qùe l'on peut vendre,

p# gui étalt linpensable dans la société traditionnelle.


O'est pur ici qu'intervient aussi la notion erronée de terre
vacante c'est-à-dire la terre

R Sadhèro appartenant au clan mais dont on s'appropriait sous


prétexte qu'elle est sans

9, 1A DEPENDANCE ECONOMIQUEAL'EGARD DE LA
METROPOLE

L'dcononnie coloniale est une économie tournée Vers 1'extérieur


et dépendant de

Eidrieur c'st-à-dire l'économie extravertie, en écumoiro ou sous


forme d'entonojt

L'agricuttue commerciale travaille pour l'exportation à partir des


matières prenières

las Gu par ka consommation locale à pastir des matièrs


premières ou des produits semi

nis importės.

'écononmic coloniale estune économie dépendante de extérieur


non seulement par des

dabouchcs ct approvisionnemėnt mais aussi par ses


investissements..

Lon cupilaux viennent surtout de l'extérieur, très peu


d'européens et africains évolués

vlvent dans les colonies.

Len entreprises installées dans les colonies sont dans la plupart


de temps des filiales des

elétón nmétropolitaines.

C.L'ECONOMIE DE L'AFRIQUE INDEPENDANTE:


Malgré 1'indépendance 1'Afrique ne reste que moins sous-
développée et présente

o# enrnctéristiques du sous-développement. Une part, elle reste


extrêmement dépendante

de l'extéricur par son organisation cconomique tournée sur


l'exportation des matières

premlères ct des produits agricoles bruts que les pays


industrialisés transforment en

produts finis.

Pour toute technołogie qu'elle veut adopter les contraintes de


l'entreticn exigent de

tlevixex ou même ses exportatións vers l'étranger.

Notons que chaque .fois que l'Afrique cherche Iindépendance


économique, elle

Fvulue inévitablement vers une imitation des modèles etrangers


et donc une nouvelle

ilependancc (clle est continuellement dépendante).

Cependant les chefs pouvant dirigés les entreprises africaines ne


manquent

jui 11GUS ils sont loujours motivés à s'enrichir et dès lors


investissent dans :

('e qui est facile pour qu'ils réalisent des gros bénéfices.

Duns immobilisation et le commerce spéculatif au lieu d'investir


dans l'industrie.

Souvent les bénéfices réalisés sont placés à létranger au lieu


d'investir dans
Nn.ceot

la domination extérieure et s'affirmer soi-même.

enlieprisc nationalé:(e mg

lacore faut-il en avoir la conscience ou en avoir l'envie ?

"Il existe plusieurs obstacles importants qui, par ailleurs


empêchent la conquête

i'une réelle indépendance économique pour l'Afrique.

Ces obstacles sont:

Ie hahque d'esprit d'initiative et esprit d'entreprise.

Lusullisancc d'une épargne et des capitaux nationauX ou


internes.

Les responsables politiques africains, leaders. de Pindépendance


nationale sont en

KTa faible technologie.

yeneral convaincus que la promotion de l'industrie de


transformation sur le plan national

hlaerera sans doute leurs pays de cette dépendance


Contraignante nmais ils se heurtent à un

olbstacle de consensus national.

CHAPIIRE IILES STRATEGIES AFRICAINES DE

DEVELOPPEMENT: CAS DE LARD.C.

Ill1, ADE AU DEVELOPPEMENT.

A ADES MULTILATERALES:
Comnrent se présente l'aide multilatérale en R.D.C. ?

laux publies étrangers jouent actuellement un rôle important que


les capitaux privés.

Bl n Tuit nouvcau car avant la deuxième gucrre mondiale, les


pays riches n'avaient pas

ldde d'uider les pays

pys pauvres dans le seul but de les aider. C'est après la deuxième
guerre

ale qul y a cu prise de conscience de 1'inégalité de nivéau de vie


entre les peuples et

CE que eetle inégalité avait d'anormal Avec la fin de la deuxième


guerre mondiale l'on

ONU luns le but de construire une paix durable en favorisant le


progrès économique et

l le toUỤs les pecuples. Dans ce cadre, 1'ONU créa aussi des


organisnes spécialisés

ACO, PAM, OMS, FAO, BIRD,..) auxquels se sont ajoutés les


institutions d'aide

Bnale, v0tune la C.E.E. àujöxrd'hui Union Buropécnne et d'autres


institutions d'aides

1dPalen I:nide publique des pays développés

I. QUElQUES COMMENTAIRES SUR CETTE AIDE:

1 AllDES MULTILATERALES

ele nultilatérale comprend de l'aide des pays développés aux


organismes de l'ONU
RD, STT« Sociétć Financière Internationale », FM) et aux
institutions régionales (U.E.,

.. LfBIRD Banque Internationale de Reconstruction et de


Développement.

1iT- kasscmbler les fonds privés ct publics pour accorder des


prčts aux pays

leufs ou pauvres pour des investissements publics productifs.

. la S.F.I.: Société Financière Internationale: Filiale de la BIRD.

ItTT: Elle a pour but de fournir des crédits aux sociétés privées
pour les

..l .investissemcnts rentables quand ces dernières ont difficile à


en trouver

iutremcnt.

• Le FED: Fonds Européen pourle Développement : C'est une


principale

iIstilution d'aide- du marché commun aux 50 pays africains


associés.

. Ia BID: Banque Interaméricaine de Développement,

BUTS: Elle centralise l'aide dės Etats-Unis au profit des pays


d'Amérique

JA OUADE RIVEE BILATERALE:

lIs ont tendance à diminuer :

D'une part les pays neufs les gaspillent plus facilement que les
prêts.

D'uutre part les parlements des pays développés autorisent plus


facilement des
rets que des dons. Ces dons comprennent :

Lnide alimentaire qui reste au même niveau soit 1,3 milliards de


dollars par an.

1i tite louhiyie ya vilsouveJSIAndciqse ct de 'Turope snéral.

De plus 55 % de cotte aicld sert aDayer les techniciens pour la


maintenance,

11 pour les bourses d'éudes et le Usle pour l'équipement de


l'assistance.

11SPRETS BILATERAUX:

ls šont trs élevés par rapport aux dons bilatéraux. Ils posent
sóuvent des

oblèmcs séricux de remboursement de certains pays dont


certains risques đe

ilevenir insolvables. I'apport de.trois grands donateurs (USA 57


%, la France ii

C la Grande Bretagne 8 %) dirninuent tandis que l'aide des


autres pays

gmcntc.

LAIDE DES PAYS COMMUNISTES

Ies pays communistes ne participent presque pas à l'aide


multilatérale. Ils

wCordent rarement des dons mais prêtent à faible taux d'intérêt.


Leur assistance

rlobale n'est que de 3 % de l'aide totale des pays développés.

(. 1ES PRINCIPAUX MOTIFS DEL'ADE PUBLIQUE:


(rels sont les principaus motifs de I'aide les raisons de leur
inefficacité et les

remèdes proposés pour l'amélioration de cette efficacité ?

Plusteurs raisons justifient la présence des prêts ou de 1'aide


publique. Parmi

CS rajsons nous retenons

1. 1ES RAISONS HISTORIQUES:

Ics anciennes métropoles veulent maintenir des liens avec leurs


anciennes

oionies pour phuseurs motifs.

Fles se sentent responsables de la continuation du


développement qu'elles ont

COmencé.

1:lles veulent protéger les biens de leurs frères qui ont investi
dans l'ancienne

colonie ou qui y poursuivent leur travail.

LES RAISONS HUMANITAIRES :

Tes pays donateurs des prếts peuvernt les faire suite à un sens
d'humanisme

ont aciopie. lin plus ics USA, la Russie et d'autres granaes


puissaces

et .-obtenir lo soulien politique du tiers-monde en les aidant

OgOmiquement et militairemcnt,

e. TES RAISONS ECONOMIQUES.:


Certains pays développés cherchent à assurer ou de
s'approvisionner cn

atières premières tout en cherchant des débouchés pour les


produits finis.

On emploie pour cela la politique de l'aide liée, les pays


bénéficiaires

renboursent des prêts par les matières premières ou utilisent les


fonds prêtés

pour des achats dans les pays donatěürs.

IRMARQUE: Quand un pays développė aide un pays neuf, c'est


une erreur de

croire qu'il lë fait pour un motif gratuit.

1n réalitć, les raisons de l'aide sont les plus souvent multiples.


Ces

1:0S constiturent même les causes de l'inefficacité de l'aide.

i LAOOPERATION ET L'ASSISTANCEETRANGERES

Ia RDC est liée par des n0moreux accords internationaux


(multilatéranx

bilatéraux) une coopérati0n et assistance avec autant de pays.


d'institutions

uionalcs et d'organismes internationaux comme l'ONU, la BIRID,


le FMI

UEa CEPGL, la SADC, la Belgique, la Chine, la France, la Suisse.


1es

USA, le Canada et autres agences de 1' ONU.


C'es accords de coopération et d'assistance ont pour objet
d'apporter à la

RDC une contribution financière, logistique et humaine en


termes de main

l'euvre alors qu'elle entame sur effort du développement.

F LA POLITIQUE D'INVESTISSEMENT POUR LE


DEVELOPPEMBNT:

Ia conversion économique :condition néccssaire du


développement pas

intégration de l'ensemble national. Cette intégration est à la fois


verticale

ari leueconomique, elle est aussi horizontale par unité


géographique c' est-à-

Uue l'investissement se trouve au cOurs de cette conversion


économiaue.

u ne parait se réaliser sans. engagement de fonds considérables,


L'Etat.

Al intégratcur de l'économie nationale doit avoir une politique


cohérente

d'invcstissement tant dans son action directe qu'à 1'égard de


l'orientation

qu'il doit cxprimor à la participation des particuliers.

NOTION DINVESTISSEMENT

1.'nvestissement est I'épargne détourriée à la consommation


pour subvenír aux

otna nuturs. Plus cncore, le terme investissement désigne la


portion du revenu qui
AR daounnde' de la consommation est affectée àlacquisition de
biens -d'équipement

Idtablisscment des infrastructures en vue d'accroître le capital


exístant pour

AERente, liversilicr la capacité joroductive d'une unité


économique donnée.

ly bens d'investissement se distinguent en outre, les biens


intermédiaires et

te biena tie củnsonmmations.

hicis ciinvOsissement et les biens intermédiaires intervíennent


dans le

pivgEBRIn pructif mais cependant les biens d'investissement


subsistent et peuvent

SFVİr wnlant plusicurs périodes successives de production


tandis que les biens

itafmodiaires dispuraissent au cours de la fabrication qui lcs


transforme en produits

Qant aux bicns de consommation comme le mot l'indique ils


n'interviennent

danx le systènc de fabrication mais, ils sont destinés plutôt à la


consomnmation.

L'BGrolsmCIICnt des investissements a généralement un double


effet:

Aceroitre la production des biens de consommation et le cas


échéant relevé le

iiveu d'une nation.

Favriser l plein emploi des travailleurs.


1. L1ES DIFFERENTES CATEGORIES D'INVESTISSEMENT:

14 ho

d'investissencnt s'est progressivoment élargie et s'étend à un


ensemble

de biens dont le caraciëe gommun est la performance. Cest ainsi


qu'on distingue

lcs investissements productifs.

1.es investissements administratifs.

1es investissements sociaux.

1. LES INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS :

tla sout destinés à maintenir et à accroître les potentiels


productifs de la nation tels que

lsu hátimcHts, les nmatériels agricoles ou industriels et les


stocks.

J 1ES INVESTISSEMENTS ADMNISTRATIFS:

lla cuprennent les dépenses publiques d'équipement intellectuel


ou matériel (Centres

ile ocherehe, laboratoires. d'enseignement, locaux administratifs,


routes, dépenses

'otuction et formation professionnelle, ...).

3. LES INVESTISSEMENTS SOCIAUX:

l cuyeenent l'adduction d'eau, le logement décent, I'emploi, ... On


y inclut certains

AiAle consommation durable tels aue les automobiles. La liste


varie d'un pays à
lon le nombre de biens durables de consommation que l'on
considère comn:e

IhASAnient.

1RORLEME D'INVESTISSEMENT:

houte politique

d'invesLissenent quil s'agisse 'de reconstruction,

innalion ou de création, d'équipements nouveaux implique un


problème de

Ou d'investissenient. Traditionnellemnent les inivestissements


sont financés pam

Tepogie ou les crédits mais de plus en plus l'Etat intervient dans


la construction deg

Inlasires ou investissements durables. I se pose également un


problème de choix

qvana l'utilisation de revenu entre la consonmation et la


formation du'capital d'un

Pd dabtre part le domainc d'affcctation le ce dernier.

Tour ce qui est de I'affectation de 1'investissement, elle est


détermínéc:

panlastnent par le résultat attendu de lui cest-à-dire par sa


productivité escomptée.

1y a ccpendart deux manières d'apprécicr la productivité de.


toub

KaN sement. On peut se baser soit sur :

OSa productivité marginale privée : Ce qui mesure le taux de


rendement
dont limportance est décisive pour l'entrepreneur en particulier.

Sa productivité marginale sociale: Ce qui donne la valeur

d'investissement pour la collectivité ou la société.

4|SFORMES D'INVESTISSEMENTS:

Dn distingue:

1es investissements nationaux et étrangers.

ls investissements privés et publics.

1 INVESTISSEMENTS NATIONAUX

A al ceux entretenus au sen dun pays par les particuliers ou par


le pouvoir

ublie e'est-d-dire que parmi eux on distingue

les investissements privés.

Ies investissements publics.

1" LES INVESTISSEMENTS PRIVES :

LES PLACEMENTS ACTUELS : Dans les pays en voie de

léseeincnt, la plupart d'habitants cherche mälhèureusement des


placements not

uuetits comne:

Des placements dans le prestige : II s'agit des placements de

hODution absolue, On prend plusieurs femmes, on songe aux


villas, aux

Dos plucements spéculatifs : Certains utilisent leurs fonds pour


réaliser
I4jgnenl dles gros bénéfices en profitant du déséquilibre
économique des pays en

oppcnent. Ils investissent dans le commerce spéculatif (produit


qui manque

Wyuenent, duns le transport en taxi ou dans les immneubles pour


le gros loyer).

f me d'investissements cherchent uniquement les pro fits


immédiats et ne

liement pas un développement durable et équilibré.

Des placcments à l'étranger : Les riches des pays neufs préfèrent


souvent

ula lol arpent à lPétranger où il rapporte un revenu régulier et


sans risque. Ceci

tity demncnt du point do vue patriotique un pur scandale puisquc


ces riches

npurnt autnt lcurs pays d’un fonds dont il a besoin pour se


développer.

LES CAUSES DE CETTE SITUATION:

Iepossibilités d'investissements productifs sont réduites à cause


de la politique du

iv (insécurité, guerre, carence d'infrastructure, manque de


transport, étroitesse du

Anque de leciicicns, manque d' esprit d'initiativc,

denhepisc, d'énormes taxos, .. ).

ou manque

On préfère les carrières politiques, militaires,


Te lavail de l'entrepreneur ne jouit pas d'un grand prestige
social. Il s'enrichit en

allanl or un vrai riche selon la nentalité des gens. des pays en


Voie de

eoppcment est celui qui a surtout de loisirs, de plus il doit


prévoir å long terme

itde satlendre souvent qu'à des profits lointains. Ce qui


décourage un bon nombre

LES REMEDES A GETTE SITUATION:

srveiller les sorties des capitaux.

Iaxer lourdement les capitaux non ou mal investis.

nger la mentalitě par une mystique du développement basée


notamment sur

1ncoragcmentà lPinvestissement national.

Tncourager les sociétés coopératives ou on peut plus facilement


prédisposer de son

ort ct dont on s'est. mal investi, on se néfierait moins. En plus


1'initiative

unpeudive est toujours à encourager parce qu'elle permet à la


population de se

Apliouver.

Contrôler cfficacement les capitaux de tout un chacun en rapport


avec la fonction

20 LES INVESTISSEMENTS PUBLICS:

IIs sopt les plus nécessaircs au dévcloppement (Voie de


communication.
ngex, éeoles, hộpitaux) c'est-à-dire les investissements
d'infrastructures

funiques qui ne sont pas plus'rcntables doivent etre pris en


charge par 1'Etat.

Pour ce. genre d'infrastructures on constate que les pays

en voie de

dếv+lnppement, sont moins actifs que les pays développés car ils
y consacrent un

Dntuye moins grand de leur revenu ou budget alors que cela


devrait être le

ptiaile fiarce qu'ils en ont un besoin beaucoup plus grand.

El pour financer les investissements des infrastructures 'Etat fait


appel:

-A Pépargne nationale: Cest l'épargne volontaire (emprunt à la


caisse)

épargne et émission des fonds publics, impôts et taxes,

A l'épargne étrangère: Par des emprunts à l'étranger pour des

ilvestissements sociaux et durables.

* LES DIFFERENTES FACONS D'ORIENTER LES


INVESTISSEMENTS

PUBLICS :

A, 1,A CROISSANCE EQUILIBREE

Cette politique consiste à veiller à une croissance simultanée et


coordonnée de

TTbrcnts secteurs de 1économie dans 1ensemble du pays. Donc


équilibre dans le
developpement de différents secteurs et dans le développement
de différentes régions.

Cet équilibre assure le mieux la complémentarité des demandes.

B. LES POLES DE DEVELOPPEMENT :

Cette politique consiste non à'éprgner les investissements

pulitique de croissance de. 1'économie mais de les concentrer


dans un lieu jugé

comme dans la

strntégique et capable d'entraîner ou d'influencer le


développement de la région

eivironnante.

Šxemple: Dans notre pays, la vìlle de Lubumbashi a été prisc


conne la viie minière,

Kinshasa comme bancaire et de services financiers, politiques et


administratifs, quant à

Kisangani ville militaire.

En RDC, I'économie étant orientée vers l'exploitation, ces


différents pôles

(laibumbashi, Kisangani Kinshasa) plutôt ont été des croissances


de développement de

la région aux alentours.

C. L'INVESTISMENT

D'INFRASTRUCTURES

INVESTISSEMENT PRODUCTIF: Pr

OU
Pour les investissements d'infrastructures, on crée d'abord une
bonne infrastructure et

les capitaux privés suivront pour s'y installer.

- Pour les autres investissements on s'occupe d'abord des


investissements productifs qui

puycront ensuitel'infrastructure.

En rćalité, Tes deux doivent se faire simultanément, il faut


d'abord un minimum

d'investissement productif qui payera la suite de l'infrastructure.

D. LAPRISE EN.CONSIDERATION DES EFFETS INDUITS:

Chaque- inyestissement a des effets dans deux directions sur le

développement des autres secteurs économiques

- Effets en amont ou effetsd'approvisionnement.

EXEMPLE: -Une nouvclle entreprise textile va augmenter la


demande des cotons et

susciter des nouvelles plantations des cotons par les paysans.

- Une brasserie pour la production de la bière suscitera des


plantations

de sorgho et de riz.

- Effets en aval ou effet des débouchés.

EXEMPLE: L'entreprise textile en question suscitera aussi


l'implantation d'ateliers

de confeetion.

L'usine permettra la création des dépôts relais et plusieurs


buvettes.
l faut tenir compte du fait que. certaines entreprises ont
beaucoup d'effets induits

(Cntreprise textile, huilerie, ...) ct d'autres peu d'cffcts induits


(raffineries de pétrole,

Iransformation de minerais en produits finis, ...) car souvent unc


industrie chimique esi

très.dificile à exploiter.

E. LA SUBSTITUTION DES IMPORTATIONS:

Blle consiste à favoriser la création des ennis

Soulager la balance de paiement en dinninuant les importations


(mais en réalité:

rennarque cependant que les importations ne diminuent pas car


les gens font impo

d'autres produits).

-Les entreprises auront déjà leurs débouchés sur place qui sont
les demandes 1locai

- Ces entreprises

permettent pårfois de former des cycles complets de


transformation

EXEMPLE: Une cntreprise textile permettra de ne plus exporter


les cotons ni imþort:

les tissus cạr les cycles complets seront sur place.

F. LINDUSTRIR DE CONSOMMATION OU L'INDUSTRIE D

PRODUITS DE BASE:

L'industrie de consommation (textile, savon,


alugmentation plus riche duniveau de vie et son rondement est
plus rapide.

allumettes, ..) permet UF

L.'industrie des produits de base (acier, chimie, autros imatières,


...:) à des effe

induits plùs importants et favorables au développement à long


terme.

NB.Pour le développement de a RDC, le régime çolonial a laissé


une industrie légèr

lort diversifiée. Cesecteur. s'est encore fort dévoloppé depuis


1960 à cause de l'inflatior

monétaire et la rareté des produits importés. Le développement


de ce secteur crée le:

nécessité d'importer des industries des biens


d'approvisionnement et de production. Par

CNCmple pour le site d'INGA et raffinerie de KITONA pour


développer l'industrie

clhimique.

B. INVESTISSEMENTS ETRANGERS

1. LES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS :

a. IMPORTANCE DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS DANS


LES PAYS

EN VOIE DE DEVEĽOPPEMENT.

les preniers investissements privés dans les pays en voie de


développement datent
davant la première gucrre mondiale 1914-1918. A ce moment ils
atteignaient

-Dmilliards de S. Ils Önt reculés durant la guerre et reflux entre


1919-1929.

En 1939 ils atteignaient 46 milliards de $ depuis 1998


1augmentation annuclle est

de i.000000.000 S en moyenne. Ceci est beaucoup, cependant il


faut dire que :

I'roportionnellement les pays riches n'investissent pas plus


actuellement que jadis,

icn quils soicnt beaucoup plus riches qu'avant ct que lcs besoins
des pays en voie de

déyeloppement en investissant ont fort augmenté.

Ie montant des capitaux frais que les pays développés


investissent dans les pays neufs

cst souvent inférieur à celui de dividende des intérêts et des


profits qu'ils perçoivent.

Uue bonne partie des investissements fait par les pays


développés sont enfin le

reivesissement des bénéfices.

- b, AVANTAGES DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS:

Tes capitaux privés étrangers cherchent les conditions


d'investissements les

uibles tandis que les investissements publics se font plùs souvent


d'après les cril".

|olitiques, le tribalisme, le régionalisme, le prestige,.


Cntreprise ne donne pas uniquement des profits au propriétaire
mais a tou:

eIsOnelet à toute la région.

s NOCietés privécs sont amenées à réinvestir une bonne partie


de lcur béne:

Tn ellet pour subsister, il faut se développer :

capitaux privés sont toujours accompagnés de 'expérienta

oRsnccs techniques.

Durant les mauvaises années ou durant les crises persistantes,


les entreprises privées

nyant malgré tout de rester en elles-mêmes en subissant des


pertes résistent parfois. Cela

cst un excellent cffet régulateur pour l'économie des pays en voie


de développement

Irès sensible à la baisse immédiate des exportations en mauvaise


période.

c. INCONVENIENTS DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS:

Les capiftux privés čtraungers ne cherchent quc leur propre


profit et sc désintércssent

du dëveloppement génėral du pays.

Notons. quc cela est normal car c'est à 1'Etat de chercher es


biens

communs par des investissements d'infrastructure et


éventuellement en orientant les

capitaux privés,
Les socićtés privées étrangères investissent très souvent dans le
secteur de matières

premières (cuivre, or, pétrole, coltan,) orienté vers l'exportation,


or ce secteur a peu

W'effets d'induits, emploipeu de personnel et ne favorise pas


l'industrialisation et le

développement général:

- Les sociétés privées étrangères interviennent dans les


politiques des pays neufs,

malheureusement les techniciens étrangers tentent parfois de se


maintenir en freinant la

formation des cadres autochtones (par des formations sur le tas,


élément de distraction).

d. LES CODES DES INVESTISSEMENTS:

C'est l'ensemble des lois, des règles, normes en matière


d'investissemėnt.

Ia plupart de pays neufs ont élaborés un code d'investissement


avec double but :

1° ASSURER UN CERTAIN CONTROLE DES CAPITAUX.

En réglant le transfert des bénéfices et le montant des impôts et


taxes.

En ordonnant, suivre les indications du plan de développement.

BXEMPLE:

o Fotmation des cadres locaux, construction de logements


sociaux, des

hôpitaux et écoles, ...


o En interdisdot tout investissement sur le plan politique.

2° ATTIRER LES CAPITAUX PRIVESETRANGERS:

En garantissant le transfert d'une partie des bénéfices.

En garantissant une indemnisation totale en cas de


nationalisation.

En accordant des avantages fiscaux.

.2. LEPLAN DE DEVELOPPEMENT:

DEFINIŤION ET ELEMENTS CONSTITUTIFS D'UN PLAN DE


DEVELOPPEMENT:

A.

. DEFINITION:

Le plan de développement est un acte, c'està-dire une décision

F'exécution d'un ensemble des mesures économiques, politiques


et sociales exprimées

ous forme.d'objectif quantitatif et de tâches définies,


coordonnées en vue de la réalisation

dle prévisións cohérentes emp&chant l' avenir de la collectivité


nationale.

Le plan ne se limite pas seulement à la détermination des


objectifs mais

Rprime les moyens à mettre à sa disposition pQur atteindre ses


objectifs. Et, pour réaliser

Cs objectifs å l'aide de ces moyens il faut des dépenses.

Ainsi dans chaque plan on doit đéfinir aussi la politique


financière
pliquée pour que les objectifs poursuivis soient atteint sans
risque d'inflation.

Ices

Ces obiecufs definissent également les efforts d'organisalion et


les

méthodes à consentir en vue d'atteindre le rang de 1'économie


dans son ensemble.

Ces objectifs portent sur:

- L'augmentation des effectifs de la main d'euvre et de


perfectionnement de cadre

technique.

L'amélioration de la gestion des entreprises.

ELEMENTS

LES

CONSTITUTIFS

D'UN

PLAN DE

DEVELOPPEMENT:

1in bref, tout plan comporte :

a.a présentation de cadre économique et institutionnel.

'1 faudrn faire le diagnostic de l'évaluation de I'économie, les


grandes

onentations, objcctifs ; les strategies t politiques.

Les investissemnents et lcs financements du plan et les mésures


institutionnelles à prendre.

b. Les prograitmes sectorlels,

Les progfammeş provinciaux. Bilan par province identifiant les

disparités entre Ahes provinceSet propose des programmes


modestes et

réalistes.

d. Le financement global du plan.

B. LA PROCEDURE DELELABORATION D'UN PLAN DE


DEVELOPPEMENT:

reparalion d'ut rapport prelininaire décrivaat la situalion


eononiqus ct sucia' du

ays, traçant les perspectives et orientations proposant des


modèles de croissance fixant les

objectifs, définissant les stratégies, les politiques et la


méthodołogie tant pour l'élaboration

du plan que pour sa mise en ccuvre.

Sanction de projct du plan par es instances supericures aux pays,


Assemblées

I'rovinciales, Assemblée Nationale, Sénat et Présidence dg la


République.

L'EXECUIION DU PLAN ET ELABORATION DU BUDGET:

La réussite à une expérience est. étroitement liée àl'organisation


économique.

C'est pourquoi les services du plan conformément aux objectifs


qu'ils proposent à la
tion préconisent les modifications à l'organisation économique cn
vigueur en vuę de les

laire fonctionner de façon à garantir le succès des plans


successifs, qu'ils comptent mettre

"n (CuVre.

La politique adoptée par le pouvoir public à cet effet c'est dans le


but de

I'organisation des structures économiques selon les directiyes du


plan.

C'est ce que l'on désigne par le terme «planification ». Cette


politique doit être

conforme aux sỳstèmes économiques sur lesquels I'économie du


pays et du budget national

doit prende Çp charge le plan, c'est-à-dire que pout exécuter le


plan, les moyens'

roviennent du budget national.

Comprenons donc qu'il existe une différence entre un plan et un


programme.

Contrairement au plan, un programme ne comporte


obligatoirement ni objectif, ni

inoyens,

I| consiste en un simple plan de travail ou mieux une tâche que


l'on se propose

d'exécuter avec espoir que son accomplisscment permettra


d'atteindre des résultats

Iecherchés pour cette tâche.


TAinsi le programme se limite à un seul secteur de l'activité
économique tandis

qu un plan a toujours l'ambition d'agir sur l'ensemble des


secteurs d'activiteN

'Conomiques ou du moins sur la plupart d'entre eux.

D. QUELQUES PLANS DE DEVELOPPEMENT:

Tout plan s'inscrit dans le contexte économiquc, social et


politique dont il tire sa

signification basée sur les objectifs et la politique adoptéeà cet


effet.

Disons que les expériences de planification se déroulent suivant


le continent et on

peut les classer en 3 grandes catégorics suivant la division du


monde en 3 blocs:

- Plan des pays socialistes du type soviétique.

Plan à économie de marché đu type français.

Plan des pays sous développés.

1PLE PLAN DES PAYS SOCIALISTES DU TYPE SOVIETIQUE :

Les oxpericnces de plunilication des pays de l'l'st et plus


particuličrement en Union

Soviétique qui se rěalisent dans le cadre que ccttc tâche a une


importance particuliere à

Torganisation de la société par de pouvoir public car en d'autres


termes, les régions

socialistes roconnaissent que l'Etat est le propriétaire uniaue des


moyens de produetion le
pouvoir à uiliser et de dirsoomment doivent être répartis et pour
accomplír cette mission,

T'Etat recourt au plan :

LES OBJECTIFS PROPRIETAIRES:

C'onstruction de la société communiste, les efforts de


planfication entrepris dans le cadre

de ce régime se fixent comme objectif prioritaire.

La transformation des structures économiques etsociales


existantes en vue. de

Tédification de la société communiste.

b. LE PLAN AUTORITAIRE:

Emanant des paýs fortement centralisés, c'est-à-dire ceux dont


les grandes décisions

se prennent au niveau des organes supérieurs aux échelons


inférieurs.

Les plans en régime socialiste dictent sans tenir compte des avis
des divers agents

conomiques (producteurs et consommateurs).

Ainsi lcs plans des pays socialistes du type soviétique sont


quantifiés

impératifs.

(LiBERAL)

EPLAN DES PAYS A ECONOMIE DE MARCHE DU TYPE


FRANÇAIS:

Le régime capitaliste, libéral en igueur dans les pays à économie


de marché se
ctérise par J'accent qu'il met sur la valcur de l'individu en tant
que maître de sa destinée

I se fait lui-même.

Cette division du monde conduit le régime à prouver une des


organisations sociales où

lividu se sent constamment invité et obligé de se créer les


meilleures conditions

istence.

lci, l'indiyidu jouit du droit de la liberté et poursuit librement son


intérêt propre et lui en

u'agent économique contribue effectivement à la marche de


l'économie dans le régime.

Dans ce régime. I'agent économique prend lui-même les


décisions concernant la

etion, l'investissement, 1'épargne, la consommation, et cela


constitue même

ntage.de ce type de plan au régime capitaliste libéral.

OBJBCTIF PRIORITAIRE:

harmonisation des efforts de développement et leurs orientations


dans un sens

ble à la nation.

même que pour le régime socialiste le but final poursuivi par le


régime capitaliste est

liorer le bien être matériel de la population.

hui différencie les deux régimes c'est que le régime capitaliste


estime que la solution de
6lèmes résulte de la solution que les individus ou le groupe
d'individus et d'intérêts

apportent. Chacun pour soi aux problèmes de l'amélioration des


conditions de vie

lesquelles tout le monde se trouve (les intérêts des uns ne sont


pas toujours les

S).

st pourquoi, T'Etat libéral après connaissance de ce fait dans


nombreux pays

entaux à travers le plan surtoutà partir de la seconde guerre


mondialc.

e fois que les plans sont mis en ceuvre, ils comportent des
mesures prises par l'Etat et a

quer par les secteurs privés.

Cs plans leurs servent d'information et des recommandations

PLAN DES PAYS SOUS - DEVELOPPES:

a situation des pays sous - développés est assez dans 1a


disparate (manque d'unité,

1onie) du point de vue système économique. Presque tous


cependant sc caractérísent

xistence d'un domainc réservé à l'activité économiquć do l'Etat et


d'un'secteur privé

ent réservé à l'activitć aúx mains des étrangers sauf là ou les


pouvoirs publics,ont pu

per le contrðle des activités économiques par la nationalisation.

BCTIF PRIORITAIRE:
Eveloppement du pays. car les deux- autres catégories des pays
sous-développés

vent également le relèvement du bien être matériel de la


population.

endant les structures économiques de ces

pays marqués par l'existence d'un large

traditionnel où prédomincnt des activités

d'auto substance ct d'un large sccteur

pe orienté beaucaup plus vers

La satisfaction des besoins des agents économiques vivant dans


ou en dehors du

pays.

Ce qui pose de problème compliqué au pouvoir public dans leur


tentative de mise

en marche de léconomie nationale.

La plupat de pays, en voie de développement tentent de


consolider l'indépendance

lc par fa mobilisation.des fopces vives de l'appareil économique


en procédant par étape

Biycn de pian.

ple tenu de leurs situations spécifiques, les payS sous-développés


ne peuvent réalisés

hu que moycnnant de transformations professionnelles. de


structures existantes.

Eu égard do ce qui précède les plans des pays socialistes ont un


caractèrė
ire. malheureusemnent ces pays ne disposent pas d'un, appareil
administratif

ment puissant et incomplet pour prendre des décisions valables


et les imposer d'une

efface. Par ailleurs, I'existence d'un secteur privé à coté de celui


de l'Etat pourrait

ire que le plan de pays sous-développés ne servirait à quelque


chose que s'il pouvait

catif.

Maiheureusement, il n'en est pas le cas dans la plupart de ces


pays à cause de

d'actign susceptible d'être utiliser. Ce manque oblige l'Etat à


adopter une certaine

cal'égard du secteur privé et compose avec lui le plan mis en


euyre dans les pays en

cvcioppement visant exactement å satisfaire cette exigence.


C'est pour cette raison

Plans gont souples.

E PLAN DE DEVELOPPEMENT EN R.DC. :.

La volonté de planifier l'économie s'est manifestée en RDC bien


avant

on a l'indépendance mais elle s'est surtout conorétisée par la


mise en euvre du plan

de 1950-1960.

Entre 1960- 1970 de nombreuses tentatives furent avancées soit


à linitiative de:
organisations internationales ou de lEtat lui-même.

Ellcs n'aboutissent pas à cause de l'insuffisance de conditions


nécessaires pour l

réussite de tout plan à savoir:

L'abscnce des données statistiques valables qui handicape de


prócisions valables.

La confusion dans la répartition des compétences entre l'organe


planificater et les,

autres ministères en matière de planification.

L'absence des cadres compétents et digncs en matière de


planification en ce sens

que la R.D.C. ne respecte pas le principe « L'homme qu'il faut à


la place qu il

fuut ».

I'incohérence d'une politique de financement du plan.

Le code d'investissement vise à donner des garanties aux


investissements de «

Banque de Développement » dont la tâche est de mobiliser


1'épargnc locale et à faire appui

aux capitaux élrangers sont les. deux organcs de protectton, de


financement qüe ia kDC a mis

en place pour donner au plan de développement des assises


précises et sérieuses.

Aussi la societé Congolaise pour le financement au


développement « SOFDE »
a été créée à la fin dě 1976. Les grandes priorités de
développement ont été d'abord tracées

par le Président MOBUTU dans son discours du 30 novembre


1973 devant le Conseil

Législatif : L'agriculture, le transport et la santć étaient les


domaines concernés.

En 1977, le Président MOBUTU analysait avec plusieurs


gouvernements

étrangers les grandes lignes d'un plan de redressenient


économique. Des formes

institutionnelles furent précisées dans ce cas

Décentralisation au niveau de l'administration du territoire et de


la gestion

financière.

Mise en place des nouvelles structures de l'entreprise publique.

Décentralisation des institutions.

C'est le25 novembre 1977 que le Président MOBUTU présentait


devant le 2nic

congrès ordinairc du MPR, les grandesorientations du plan


MOBUTU.

Ce plan était centré au tour des priorités suivantes :

Laréorganisation de transport;

Le développement de l'agriculture ;

L'optimisation de l'industric minière;

La décentralisation de l'économie;
Le management de l'ensemble de l'apparcil de 1'Etat.

Enfin, l'agriculture et le développement rutal constituent la clé


de voûte du

programme de relance.

Le programme agricole repose sur le développement de la


production paysanne

hr la réalisation des actions du niveau de base (l'exploitation


paysanne obligatoire) enfin de

réduire les difficultés alimentaires, d'augmenter les recettes des


diverses exploitations des

Droduits agricoles, industriels et d'améliorer le niveau de vie de


la population rurale).

Les contraintes que pèsent sur les secteurs agricoles sont


essentiellement:

Lapénurie des intrants et le manque d'encadrement.

La déficience de la politique de prix ;

L'inadéquation des structures de stockage;

La pénurie en carburant et pièces de rechanges ;

a non préparation des campagnes agricoles ;

Le mauvais état de routes de desserte.

Le plan MOBUTU en està là première phase de sa réalisation et


il n'est pas

eore possible d'en évaluer les efforts récls sur le redressement


économique en RDC.

EURBANISATION ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE EN RD


Avec le phénomène de 1'exode rural on voit apparaitre dans
nombreus:

villes du monde et les cités sauvages dans lesquelles vit la


population dans des conditions

confort et d'hygiène precaires.

L'afflux des ruraux et la croissance trop rapide des villes sont de

répercussions défavorables sur la situation de logement. Une


forte proportion d'africair

oRune de villes insalubres et dangereuses du point dg vue social.

Le problème de 1'habitation en RDC n'est pas différent de celui


qui s

rencontre dans beaucoup de pays d'Affique et du tíers monde


industrialisé.

La RDC enregistre aujourd'hui un taux d'urbanisation le plus


élevi

d'Afrique pour preuve KINSHASA qui comptait 100 000


habitants en 1948 en comptart de:

gens pendant les années écoulées plus de 30 fois o dont la bonne


moitié habitait des quartiers

insolubles privés de tout équipement collectif.

La décentralisation de 2006 acorue plusicurs villes et territoires


en KDC.

Particulièrenent la Provinco du Nórd-Kivu qui ne connaissait que


la vílle de GOMA en même

temps le chef-lieu de la Province, en compte actuellement la vílle


commerciale de
BUTEMBO, la ville industrielle de BENI, la ville intellectuelle de
RUTSHURU. Quant à

GOMA reste la ville touristique et politique. Ce découpage s'est


effectué dans toutes les

provinčes et districts de la R.D.C.

B. LES PERSPECTIVES DEMOGRAPHIQUES ET URBAINES EN


R.D.C.:

Lescauses de la forte démographie en ville.

Les divers facteurs justifient le surpeuplement de nos villes à


savoir:

L'accroissement naturel faisant suite à une hausse de taux de


natalité.

L'insécurité à l'intérieur

L'abandọn des structures d'accueil ;

La rccherçhe d'un emploi.

Les études, concernant « lesperspectives démographiques en


RDC » font apparaître

les caractéristiques suivantes :

o Letaux de féminité plus élevé que celui de la masculinité.

o L'ilévation progressive de l'espérance de vie.

o Le taux de fégondité en ville est de 2650%o.

o Le taux d'accroissenent naturel en hausse.

La population rurale vieillit plus vite que la population urbaine cn

accroissement.

net
En 1985 pour 30 millions d'habitants en RDC, 12 millions étaient

urbanisés.

C. LES CONSEOUENCES DE L'EXPANSION URBAINE EN


RD.C.:

L'extansion rapide des villes fait apparaitre des problèmes socio-


économiques

nouveaux, Le nombre des maisons précaires installées dans des


mauvaises conditions sont

a la base d'une. víe misérable.

EXEMPLE:

Dans son rapport provisore prësenté en mars 1966, la mission


francaise

urbanisme estimait le nombre des constructions provisoires bâtis


par les squaillin:

INSHASA a 600 000 ou s'entassent plus de 500 000 personnes.


Cos sygr.

construits sans tenir comple des règles dhygiène élémentaire et


d'urbanisation

Ource des maladies et des désordres sociaux.

D'autre part, l'accroissement explosif de la population en ville


causé. surtout par

I'exode rural

met 1'Etat dans 1l'impossibilitẻ de Construire, d'installer les


structures

d'accueil nécessaire (Services des égouts, d'évácuation, des


dispensaires, écoles, transport
en commn, .) Ce qui donne naissance à des insatisfactions et à
une régression socio-

médicale.

N'oublions pas ainsi que l'abandon de campagnes par les


villageois est une

COnscqucnce de ceilc de l'cxpansion sunsıble sur la proiuclivilć


ou Imieux sur la produciun

vivrière alors quc la demande alimentaire coüte en vilhe et la


récolte diminue, ce qui fait

ne le ravitaill ement régulier du citadin post un épineux


problème.

N.B.: Le plan GIZENGA et MUZITO a pris l' eau et lectricité,


construction des routes,

logement, hôpitauxet éducation résumné en 5 chantiers da Chef


de l'Etat Joseph KABILA.

Le Gouvcrnement Congolais de 2012 a aussi epris les mômes


chantiers. mais en

insistant sur la révolution de la modtrmité de ces chahticrs.

Signalons égalenent que suite à

démographique, problèmeset conflits coutumiers la nouvelle


décentralisation a maintenu

cette expansion urbaine, explosion

les 26 provinces de la RDE reconnues dès 2006 et a nmultiplié


les villes, les communes,

les cités.
Par exemple dans la Province du Nord-Kivu qủi n'avait que la
ville de GOMA,

BENI, BUTEMB O, 3 autres villes RUTSHURU, LUHOLU, OICHA


y ont été créée et 32

communes. Ces nouvelles entités seront opérationnelles


incessamment.

D. LE PROCESSUS DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE:

Les autorités responsables au plus haut niveau sont sensibles. au


problème

d'habitat. Des střuctures de construction ct de financement sont


mises sur pied dès

I'apparition du phénomène d'urbanişation et pour résoudre


provisoirement le plan, il

faudrait construire plus de 60 000legements nouveaux.

Ni les cntreprises de construction ni PEtat n'y suffiraient.


L'Officc National de

Logement « O.NL.) créé le 9 juin 1965 fut chargé de construire


des logements sociaux

cl compte aujourdhuiquelqucs milles logements sociaux en raison


d'une moyennc de 70

logements par an.

Depuis 1972, 1'O.NL. a été renforcé par la CNECI « Caisse


Nationale

C'Epargne et de Crédit Imnobilier ». Cet organisme a construit


une cité à KINSHASA

dont les maisons sont octroyées à tout citoyen Congolais pouvant


avancer 50 % de coût
CStimé de la construction, Malheureusement ces institutions
sont tombées en faillite et

Ruyourd'hui le regard est tourné vers le fonds social de la


République.

E. LA CONSTRUCTION EN R.D.C.

Les financements des logements sociaux exigent à 1'Etat unc


recherche des

tessources importantes sur le plan national : II serait nécessaire


d'étudier dans quelle

mesure à l'exemnple de ce qui se fait dans d'autres pays


africains, des employeurs

POurraient contribués à l'amélioration de l'habitat pour leurs


travailleurs.

Dans son disco urs de politique généràle du 30 novembre 1990,


le Président

MOBUTU conscient de la gravité du plan prend une première


mesure susccptible de

tatre a tout travailleur un logement dans le domaine de la


construction immobilicre et

routiere, 1l sera crée en RDC Pentreprise nationale de


construction ENC

remplacer 1'ONL. Tous les travaux commandés pour Etat


devaient pasSer

devrait

obligatoirement par cette entreprise.

En application de cette déci 1Sion, toutes les entreprises de


constructi
étrangère tout en gardant leur autonomie seront placées sous le
contrôle de la mê

entreprise de construction.

I.4. LES POLES DE DEYELOPPEMMENT EN R.D.C.

Centré sur 'exportation, 1'économíe nationale s'est dóveloppée


sur trois pöles :

KINSHASA.

o LUBỤMBASHL.

o KISANGANI.

1. KINSFHASA: La ville de KINSHASA cst le lieu de passage


obligé des produit:

agricoles et miniers destinės à l'èxoation. Ccs produits venant de


l'intérieur du

pays en passaht par le fleuve et transportés sur MATADI par le


chemin de fer.

C'est le cas de 1'huife de palme, le café le caoutchouc, le cuivre


et autres produits.

KINSHASA e

estaussi un centrc important de transformation (usine textile,

brasserie, huilerie, sidérurgie, ...) et la plaque tournante de


commerce vers

l'extérieur.

C'est aussi le centre d'administration centrale, 1e siège des


institutions politiques et
grosses maisons de finances et de commerce.(banques,
pharmacies, grosses

aliméntations..).

2. LUBUMBASHI: C'est le siège d' exploitation des industries


minières (KIPUSHI,.

KOLWEZI, ...). C'est aussi le siège de transformation des


matières premières en

produits semi-finis. II s'agit encore d'un centre important


d'approvisionnement cn

intermédiaire pour les cités résidentielles des travailleurs.

3. KISANGANI: Cotte ville. cst consilérée comme ville militaire,


s'est

particulièrement développée dans 1'agriculture et dans


I'industrie de tissage. Le

plan MOBUTU a tenu compte de l'originalité économique de ces


trois pôles tout en

veillant à diversifier les exploitations.

4 Afin que ces provinces ne soient pas trop tributaires l'une


envers l'autre le plan

MOBUU encoufagtde developpement de l'agriculture vivrière au


protit de travait

de mine au. KATANGA même par la création des zones vertes


autour de

KINSHASA. La zone- franche d'INGA devrait encourager les


investissements,

créer des industrics de transformation et de raffinage dans le


BAS CONGO tandis
que le pôle de KISANGANI est à mesure de développer
l'exploitation de fer de

BANANA ct d'UBUNDU.

Ouant au Gouvernement GIZENGA et MUZITO et celui de


MATATA SOns

le Président KABILA toutes les Provinces ont été dćcentralisées


et bénéficient

d'une rétrobéssion de 40% sur leur revenu mensuel afin de


développer la

Province.

I.S. L'AGRICULTURE DANS L'ECONOMIE MONDIALE ET BN

RD.C.

A. L'UTILISATION DE LA TERRE:

Qu'est ce que l'écQnomie rurale ?

TC'est une science qui a pour objet d'étudier les méthodes


permettant de tirer

le profit du sol

L'agriculture

a pris une place. despremières importances dans le

développement des civilisations.

Aujourd Phui, le produit de l'agriculture d'on continent ou d'une


province est

consommé dans le monde entier.

EXEMPLE:Le sucre, le. café, le coton,


La demande de produit de 1'agriculture e de l'élevage prend u1e
grande

place dans le commerce internatibnal. Dans les pays en voie de


développement,

T'agriculture est peu développéc bien qu'elle occupe un


pourcentage élevé de la

population active. Aussi, les pays doivent consacrer une part


importante de leur

devise à limportation des prodtits alimentaircs.

Voici les estimations de la population s'occupant de 1 agriculture


dans le monde :

-L'Afique: 75 %

- L'Amérique du Nord: 34 %

-L'Amérique Latine: 60 %

L'Asie: 70-%

- L'Europe: 30 %

n cic, la torre est là source ia plus importalko du matièrcs


premières, de

décomposition, dc la nourriture, des vêtements ct des natériaux.

La terre est-elle bien utilisée ?

D'une manière générale, la terre est mal exploitée et mal utilisée.


On constate

en effet:

- D'immenses espaces inexploités d'une part,


- la mauvaise exploitation de certains espaces, ce qui accélère
aussi leur

appauvriSSęment d'autre part.

- L’exploitation non contrôlée de certains sous-sols ce qui


dénature les ressources

ou les ćpuisc trop vite.

- L'inégalité dans la répartition des terres exploitėes sclon les


pays ou les

Contincnts.

BQUELQUES TECINIQUES AGRICOLES

Parmi les techniques agricoles qui viscnt à réaliser une meilleure

exploitation du sol et donc du rendement. On pcut avoir

- La spécialisation agricole ;

- La sélection;

-L'utilisation des engrais chimiques

La mécanisation agricole ou motorisation.

1. LA SPECIALISATION AGRICOLE:

Elle consiste à privilégier la culture qui rapport le plus grand

hnéfice pour une même unité de surface compte tenu de la


qualité du sol et dos

oonditions climatiques pour une région. Les cultures qui ne se


trouvent pas dans lcs

neilleures conditions pour un rendement optimum sont


éliminées. La spécialisation
les cultures remplace la polyculture traditionnelle par une
exploitation agricole

oialisée. On parlera de monoculture alors que le sol est utilisé


pour une seule

lture.

LA SELCTION :GRICOLE n

Ellc consiste à choisir les cultures les plus aptes à donner le


nueilic

dement pour une rėgion donnė

On choisira par exemple la variété la plus adaptée. C' est dans


une

certaine mesure de la spécialisation agricole. On distingue à cet


effet:

- La sélection végétale.

- La sélection animale.

3. L'UTILISATION DES ENGRAIS CHIMIQUES:

L'on utilise les engrais chimiqucs pour mainteniír la fertilité du


sol et surtout

en monoculture.

A côté de ces cngrais naturels (founis par les animaux) on fait


appel auX

engrais artificiels qui permottent une auginentation de


rendement. Ies engrais

artificiels les plus connus sont :

- Les engrais azotés qui contiennent de l'azote (N)


Exemple:ILes nitrates de potassium.

- Les engrais phosphatés yúi contiennent de phosphore (P)

Exemple :COL:(Por)

- Les engrais-potassiques représentés par K en raison de manque


de devises et

de moyens de transport, les pluies fortes lavent vite le sol.


L'engrais chimique est

utilisé dans les pays tropicaux.

4. LA MECANISATION AGRICÔLE OU MOTORISATION:

a. DEFNITION: C'est 1'introduction de la machine ou du moteur


dans

T'agriculture.

b. LES TYPES DE MACHINES UTILISEES EN AGRICULTURE:

O utilise:

-L'hercule : Machine agricolapour la préparation du sol.

-L'ensemineuse (semoir) pour les travaux de senmis ou pour les


senmailles.

- La moissoRneuse ou baliseuse pour la récoite.

- La charrue pour le labour.

c. LES NCONVENIËNTS LDE CES MACHINES

Elles ont pour incońvénients

- Le coût élevé.

- Elles demandcnt une spécialisation très poussée.

- Elles exigent une longue mobilisation (utilisation saisonnière).


- Elles vieillissent le sol.

d. LES AVANTAGES DE LA MECANISATION:

-L'actoisseRcnt scnsible cle la rajpidité des travaillems

-L'amélioration de la qualité du travail.

-L'amélioration de la qualité du produit.

-L'amélioration de rendement.

-L'économie de la main d'œuvre.

e.LES CONSÉQUENCES DE LA MÉCANISATION

Sur le plan social :Elle favorise le chômage

La journée de travail est moins longue.

o L'investissement constitue une charge financière à risque.

L'agriculteur est élevé au rang d'ouvrier spécialisé.

O Le prix de revient du produit est rabaissé.

f. LES TECHNIQUES LESPLUS AVANCEES EN AGRICÙLTURE:

Les techniques les plus avancécs en agriculture sont:

-L'aquiculture.

- La pédologie.

LAOUICULTURE:

Elie est unc technique de la culture sans le sol est remplacé par
une solution

saline.

a. AVANTAGES:

-On peut la pratiquer sur les espaces stériles.


On évite ie remplacement périodique du sol.

- On évite les maladies naturelles (sol et insectes).

- On évite la's

succession méthodique des cultures.

b. INCOVENIENTS:

Les frais d'installation et d'entretien sont élevŠs.

La spécialisation technique est très poussée.

Utilisation limitée des plantes ornementales.

LA PEDOLOGIE:

C'est l'étude chimique du sol afin d'en déterniner la valeur et les


possibilités

des cultures qu' on peut y pratiquer.

Après: | étude, l'agriculteur se demande quellcs sont les cultures


quil doit

privilćgier et quels sont les appòrts chimiques que nécessite le


sol.

C'est pratiquement le rôle đes ingénicurs agricoles


inalheureusement nos

agronomes pféfèrent rester au bureau au licu de privilégier le


terrain.

e. LES PRINCIPAUX ELEMENTS QUI ENTRENT DANS LA

COMPOSITION DU SOL:

Il s'agit de :

-L'argile.
- Le sable.

La terre grasse : Utilisée en poterie et pour la fabrication


naturelle:

-Le calcaire: Terre ou couche de la terre contenant de la chau

-L'humus : Terre obtenue ou formée à partir de la composition


des débris végétaux

et des animapx:

l'un ou de l'autre élément, on partira de la terre

NB.:Suivant la prédominance de

sableuse, sablonneuse, argileuse, humiseuse,

es

terres siliceuses ou

sablonneuses sont peu fertiles.

A ne pas confondre « Amendement »> et « engrais ».

Les amendements sont des substances qui ont pour effet de


modifier les propriétés

physiques tandis que les engrais sont des substances qui ont
pour effet de mnodifier

les propriétés chimiques du so!.

m.6.: LELEVAGE, LA PECHE ET LA PISCICULTURE:

A. L'ELEVAGE:

1 DEFINITION: L'élevage est l'art de produire, d'entretenir et


d'utiliser les

animaux domestiques. C'est l'art d'élever les animaux


domestiques.
2. IMPORTANC

Comme importance, 1'élevage est unc ressource igricoic tres


importante étant

donné que la chasse cst devenue irrégulière ou insuffisante pour


satisfaire les

besoiņs alimentaires de l'homme. Il produit ainsi du lait, de la


víande, 1es euts,

les peaux, la laine, le cuir et le progrès z00techiiques.

3. PETITS TYPES D'ELEVAGE:

On distingue:

-L'avicultureL'élevage des oiseaux (volailles) dans les basses


cours.

- La pisciculture:L'élevage des poissons dans les étangs.

-L'apiculture: L'élevage des abeilles dans les rúchcs.

A côté de ces types, on peut ajouter la cuniculture, élevage des


lapins.

4; GRANDS TYPES D’ELEVAGE:

L'élevage extensif: Est célui

qui est pratiqué sur des surfaces

considérables.

L'élevage intensif: Est celui qui est fortement pratiquć sur les
surfaces

gestreintes. Dans ce cas, on fait appel à des techniques


perfectionnées pour
áugmenter le rendement (sélection animale, hygiène stricte de la
zoologie)

soins intensifs et coñcentrés, alimentation méthodique.

B. LA PECHE:

Ouelle est 1'nsportance de la pĉche dans le monde. Elle occupe


une place

non négligeable et constitue une industrie très développée dans


certains pays

(Russic, Japon, Pérou,...)

Exemple : Au Japon, elle occupait I 400 000 personnes.

LES GENRES DE PECHE:

Parui les genrcs de pocliC, On peul cller la peche cn rivière, cn


marrais e

mer ia pêche maritime qui intervicnt pour la grande partic dans


l'alimentation de

certarns peûples et est pratiqué différemment selon qu'ils'agit


de:

-Lapêche côtière: Dans les eaux littorales,

lanêche à la tourière : en nauie ue avee des bateaux importants


mieux éguinés

-La pêche lointaine : Capture de norues et baleines usine


flottante

Quant à la pisciculture, elle consiste à élever et à multiplier lcs


poissons

dans les cours d'eau, dans les elangs Pour reeuperer, repeupler
les rivières ef usei
pour la vente.

ZONES DE PECHE ET D'ELEVAGE ENRDC

Elevage: Nord et l'Est du Katanga, Bas Congo et Kasai


Occidental

Pâche : Lac Alber, lac Tanganyika, lac Moero, lac Edouard,


Océan Atlantigue

b) Ln cas de surabondance: Par l'encouragement à la


consOMmauon.

EN QUOI CONSISTE L'ELASTICITE DES PRIX AGRICOLES ?

Les marchés agricoles se distinguent par les caractères


òriginaiux de l'offre

bien que de la demande. L'offre est trop fluctuant selon les


caractères variable

rendements annuels et dů fait des caractěres saisonniers de


l'agriculture (boni

mauvaise récoltc) un produit se trớuve en abondance à tel


moment de l'année et dis

ou se fait rare à un autre moment (voir manioc, légumes,


mangues, .)

Les conséquences:

Baisse de la production agrivole;

Rccu des terres å la foret;

Sous alimentation ;

Importation obligatoird des produits aliméntaires;

Concentration urbaine.et squatting ;


Dépendante plis grand vis-à-vis du pays fournisseur.

III.7.: LES PROBLEMES SOCIAUX DEL'AGRICULTURE.

1. QUELS

SONT LES GRANDS

PROBLEMES

SOCIAUX

L'AGRICULTURE ?

LIES

L'appropriation ou I'usurpation des proprićtés territoriales au


profit d'un. p

nombre de famille (LATIFUNDIA).

Le démembrement des exploitations alin d'amćliorer les


conditions d'exploitat

d'un territoire agricole.

L'exode pural ou. la désertion des campagnes.

EN QUOI LES LATIFUNDIA CONSTITUENT-ILS UN


PROBLEME?

Les latifundia, qui sont les grandes proprićtés territoriales


appartenant à unc farnii

et souvent constituěs pariAsurpation ou l'expropriation de


moyens et petits proprićtair

endettés, existent depuis très longtemps et sont cncore


nombreux aujourd'hui, au IBrésil,

Espagie,
On les rend responsables du pourcentagejinfini des lerres
cultivees, ücs lechniqu

agricoles rudimentaires, du faible rendement agricole, du sous


prolétariat agricole, d.

maintien d'un système féodal. Certains Etats ont réagi contre les
latifundia par une réform

agraire visant à redistribuer les terres.

EN OUOI CONSISTE LE RENDEMENT DES EXPLOITATIONS ?

Le rendenent consiste à l'échange des parcelles dispersées d'un


certain nombre d

DIopriétaires afin de favoriser leur groupement à de plus


grandes exploitations et de

favoriser les meilleures conditions d'exploitation agricole.

QUT:ILES SONT LES CAUSES ET LES CONSEQUENCES DIB 1A

DESERTION DES CAMPAGNES

Les causes principales sont :

Les conditions de vie trop pénibles;

L'absence des structures d'accueil (dispensaire);

Le désintérêt des atorités vis-â-vis des villageois ;

Le manque de sëcurité et d'exaction;

L'attrait des villes et la recherche de mieux Ctre.

II.8. COMMENT SECARACTERISE L'AGRICULTURE DANS

CERTAINS PAYS ?

Les USA Occupent le premier plan dans le đomaine agricole,


grâce à l'abondance
des ressources naturelles et les méthodes avancées de la
production. Pour suppléer à la

carence de mains d' euvres, les E.U. ont presque totalement


mécanisé l'agriculture et dans

certains cas robotisé le travail agricole.

D'autre. part les U.S.A. pratiquent la monoculture et la


spécialisation d: une

manière systématique. L' 'engrais chimique est abondammient


utilisé] Le Sud est le domaine

des cultures tropicales, les terres sèches étant réservées aux


troupcaux petit et gros bétail

seion ia qui dc l'iherbo

En Atnque : Le sccicur agricoie cst encore p0ur de nombreux


pays 'Afriquc, le

secleur de production plus important ct sourcesprincipale des


fevenus ainsi que 1'utilisateur

de la mnajeure partie de la population. En raison d'un climat à


fortes précipitationst

déboisement anarchique de méthodes agricolcs primaires, des


grandes étendues de terres se

désechessent et deviennent arides.

Manquant des capitaux et des moyens techniques, le paysan


africain ne peut réagir

contre cette-situation. Certains Etats font de l'agriculture la


priorité des priorités et

s'efforcent de mettre à sa disposition des moyens et un


cncadrement spécialisé avec l'aide
de F.A.O., du F.M.I. et du P.N.U.D.

QUELS SONT LES CARACTERES DE

L''AGRICULTURE

CONGOLAISE ?

L agriculture en R. D.C. présente les caractères suivants?

1. Elle se pratiquưe sous deux formes principales :

Traditionnelle axée sur les culturcs vivrières et le petit élevage


60 % de la

population active.

Le commerce axć sur..les culturcs industrielles d'exportation:


Café, a

caoutchouc, huile de palme,

?. Ellc mohilise nlus de 60 % de la population active.

3, La cuiture traditionnclle cst d'un rendennent laible et la


produciot ne suti i

satisfaire lcs besoins de la population, d'où nécessité d'importer


les

produits

alimentaires de base.

4. La politique du «Retour à la terre » est la priorité faite à


lagriculture dans le Dlun de

développement n'ont pas jusqu'ici des résultats convaincants.


Selon le cas, le prix

augmertt Ou-diminue. La demande sur le marché agricole est


moins fluctuante que
L'élastici

1ofirepuisqu elle découle avant tout, du besoin primaire de


s'alimenter.

la demande est donc plus faible mais elle est influencée par le
prix, le revenu du

cOnsommateur, la publicité.

Tar on re, es roduits alinuntaires de luxe se caractériseront par


une demande

:asuque, il en est des fruits tropicaux.

*QUELS SONT LES CARACTERES DU REVENU AGRICOLE?

LES REVENUS AGRICOLES SONT FAIBLES: Les capitaux


engagés dans

3iculture ne donnent pas des revenus aussi élevés que dans


1'industrie.

LES RIEVENUS AGRICOLES SONT DISPERSES: Lés revenus


agricoles se

diférencient d'une région à l'autre, d'une exploitation à I'autre,


par hectare, par

personne active, selon les techniques utilisées, selon les


consommateurs.

1ES REVENUS AGRICOLES SONT FLUCTUANTS: La (luctuation


des revCnus

individuels est plus grande pour l'industrie et le commerce. Cette


fluctuation
constilue un phénomène redoutable économiquemént et
socialement.

III9. LES AUTRES SECTEURS IMPORTANIS DE


DEVELOPPEMENT

ENR.D.C.

LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL.

Comment a évolué le développement industriel en RD,C. ?,

Comme en Afriquè, nous pouvons distinguer en R.D.C. trois


étapes principales de

(icvC:Up;TCRt inuastriv,

a, De 19i8 à 1950: lişłustries de substtution de production


artisanale orientée vers

l'extérieur.

b. De 1950 à 1970: Industrie de substitution des importations


composées surtout de

petites activités manufacturières.

C. De 1970 à nos jours : Industrie d'expansion et industrie de


transfert tournée vers les

biens de production.

L'extension de l'industrie de transformation fut la plus rapide en


R.D.C. : Fabrication

de cinent (1920), de savon (1922), de sucre (1928), de tissus, de


coton (1923), et de

bière (1924). Et depuis 1945, cette expansion sest amplifiée et


diversifiée jusquà
toucher tous les secteurs agricole, minier, métallurgique,
chimique,

Pour.des impératifs politiqucs et économiques, il a été nécessaire


d'rienter le

développement industriel du pays en trois pôles.

Cette politique consiste non à éparpiller les investissements


comme dans la

politique de oroissance de l'économie, mais do les concentrer


dans un lieu jugć

stratégique et capable d'entraîner le développement de la


région : Richesses minières

(KATANGA): Šervičes administratifs, financiens et bancaires


(KINSHASA) et

agriculture (Province ORIENTALE),

En RD.C. I'économie étant orientće vers exportation, ces


diffärents pôles

(KINSHASA - 1.UBUM3ASHI KISANGA ) ont plutôt cté des pôies


de

croissance que de développement de la région aux alentours.

Poursuivant sans relâche son programme d'undustrialisation, la


RDC a mis en

service une série de grandes unités industrielles de production et


de transformation

dont:

L'usine textile de KISANGANI et de KINSHASA;

La çimentefie de KIMPESE;
Unë troisième brasserie à KINSHASA ;

Une seconde fabrication de chaussures à KISANGANI;

Deux brasseries à l'intérieur du pays;

cal de pduction des biscuits;

Deux usines d'assemblage d'automobiles:

Une usine plastique;

55

Une fabrique des piles ;

Le barrage hydroélectrique d'INGA;

La raffinerie de pétrole à MOANDA, ...

II. LE COMMERCE:

Ou 'entendre par le commerce ?

c cOm1CtCe Cs T'ensemble des activitës qui assurcnt le transiert


et la vente des biecs

cl survieirpuis lcs pioducicurs jusqu' aux cOnsonmiaters.

QUIB1LLE EST L'EVOLUTION DE LA STRUCTURE DU


COMMERCE

EN R.D.C. AVANT L'INDEPENDANCE ?

L'évolution de la structure du commerce en R.D.C. s'est faite


principalement sous

T'impulsion du commercê extérieur. Celui-ci fut pratiquć bien


avant l908, qui est

1'année de la reprise de la R.D.C: par la Belgique, par des


factorefies, des comptoirs
appartenant à trois grandes firmes Anglaises, Françaises et
Hollandaises et par des

petits traitants Portugais et Espagnols qui étaient les clients de


ces firmes.

Le commerce consistait en huile de palme, amande de palme,


arachides, sésames,

... que ies indigencs de Tintericur apportaicnt aux comptoirs tous


clablis sur ic bord du

flcuve. En échange de ces produits, ils recevaient des articles


manufacturés d'Europe.

Exemple: Cotonnades, tissus de tout genre, quincaillerie,


verrerie, fusils, sel,

poudre,

L'extension .et ladiversification du commerce intérieur


dépendent du pouvoir

d'achat de la population. Mais celui-ci se concentre de plus en


plus dans les centres

urbains où s'est créé un réseau commercial de plus en plus


organisé, à coté de

commerce ambulant contrôlé (Voir les marchés locau).

COMMENT A EVOLUE LE COMMERCE EN RD.C. DEPUIS

L'INDEPENDANCE ?

A coté d'un commerce intérieur plutôt anarchique basé sur la


rareté et par la

spéculation, le commerce extérieur reste resté sur Iexportation


des produits miniers
dont le cuivre représente près de 60 % de recettes. L'exportation
des produits agricoles

cesse par contre de régresser tandis que les recettes des


produits industriels n'atteignent

que 1%o du total.

La R.D.&. reste d'autre part, extérieurement tributaire des pays


industrialisés

pour les produits manu facturés, dans le domaine alimentaire,


chimique, machine et

matériel de transport. Dç ce fait, il est difficile de réaliser un boni


sur la balance

cOmmerciale.

III. LE TRANSPORT

* COMMENT SE PRESENTE LA SITUATION DE TRANSPORT

PENDANT LA PERIODE DE LA COLONISATION JUSQUA

L'INDEPENDANCE DE LA RD.C. ?

Les biefs. navigables du fleuve Congo (Lualaba- Cong0) sont


d'abord reliés par

les chemins de fer, des roulcs vienncnt ensuite complélcr cette


épine dorsale pour

constituer un réseau qui ayant ses ramifications à traves le pays.

En 1935. l'exploitation des transports fluviaux est confiće à


organisme

parastatal IOTRACO.[ Celle de chemins de ter par des sociétés


privées
concessionnaires (B.C.K., CF.L, VICICONGO) aiděes et
contrôlées par les pouvoirs

publics tandis que les transports routiers sont aux manns de


sociétés et de particuliers.

Le contrôle exercé par le publicsur le système de transport se


trouve renforcé à parti

de 1920. L'ensemble est coordonné par un « Conseil Supérieur


de Transport> qui a

pouvoirs publics se réservent lodroit de

son sičge a Bruxelles. (L.G. Stucture, 75). Les

paurtant du principe que les recettes de

11xer et de conròler ie tari de ransports,

socicles doivent couvrir leurs frais, mais que le trảnsport de


certains produits doit êue

favorisc pau rapport à d'autres.

A la veille de 1'indépendance, la R.D.C. dispose d'un réseau


important : Voies

ferrćcs, routes, réseau aérien desservi par la SABENA et la


SOBELART: voies

fluvialcs. I.c problème sera d'améliorer et d'intensifier ce réseau.

COMMENT SE PRESENTE LA STRUCTURE EN RD.C.?

Le plan décennal faisait remdrquer fort àpropos de transport


dans 1l'avenir

économique de la R.D.C. et souhaitait que les responsables


politiques aient une
politique respective dans ce domaihe en ne perdant pas de vuc
sur les transports qui

doivent préččder et en quelque sorte susciter l'expansion de la


production d'un plan

décennal.

Conçus au départ pour évacuer les produits miniers et agricóles


vers l'extérieur, les

transports doivent dans l'avehir être un élément dintégration


économique.

IV. LE RESEAU FLSVIAL:

Quand on jette un coup d eil sur la carte hydrographique de la


R.D.C. on est frappé

par l'étendue de son bassin qui s'étend vers 3 560 000 km et qui
lui permet d'occuper

le deuxième rang dans le monde, par densité de son réseau


fluvial le nombre et la

longueur des rivières navigables.

Ce réseau s'étend sur 3000 km environ et près de 1 400 km sont


actuellement

navigables. A ce réseau constitué par des rivieres, il faut ajouter


148 km de bief

maritime et 1300 km des liaisons lacustres sur le lac Moero,


Tanganyika, Kivu,

Edouard et Albert.

L'explőitation du réseau fluvial est conlićea 1'ONATRA ct à


C.FLIa PEst. Le
premier exploite un réscau de 12 711 km dont le bief maritime,
le bief moyen fleuve

Kasai et ses affluents et le lac Kivu. Le second exploite un réseau


de 1 886 km qui

comprend Ubundu - Kindu, le bief supérieur le réseau lacustre.

En plus du réseau lacustre et fluvial, il existe un trafic maritime


desservi par C.M.C.

« Compagnie Maritinmg Congolaise » qui existe depuis 1946 et


dont sa mise sous

pavillon Congolais en date du 18 juin 1967. Cette compagnie


espère cisposer en 1972

d'un cargo mixte de 15 000 tonnes et de 60 passagers.


L'importance du tonnage ainsi

que l'exigence d'une politique B.SAMY qui à long terme ont


conduit un proje: d'une

construction d'un port maritime.|

a. LES VOIES NAVIGABLES:

IMPORTANCE: 14 500 km au total dont 13 000 km de voies


fluviales lacustres.

TRAFIGMARITIME:

MATADI - BANANA (Longueur de l'embouehure) góré par


l'ONATRA et

MATADI- Etranger par la C.M.C.

57

LES PRINCIPAUX PORTS MARITIMES:

MATADI (le plus grand port du pays);


BOMÁ (Rive droile de l'enbouchurc) sort à Mosengorger lc port
de MATAD.

ANGO - ANGO: Avant port de MẤTADI, port pétrolier (Relié à


KINSHASA Pr

oléoduc), port de pêche, dépôt d'huile.

BANANA : Port minéralier (Sur la côte de MOANDA).

AVIGATION FI.UVIAL1E ET LACUSTRE:Elle cst gérée par


l'ONATRA à l'Ouest

st la SNCCATEs.

HANDICAPS

o Le laubie tirant d'cau cn saison d'ctiage;

o L'invasion de la jacinthe d' eau douce en fortes crues;

o L'insuffisance d'écuipements et lä faible capacité d'entreposage


;

o Jc manque de balisage et de drapage. )

LES.BIEFS NAVIGABLES DU FLEUVE CONGO:

o Sur le Lualaba: BUKAMA - KONGOLO, KASONGO-KIBOMBO,

KINDU-UBUNDU

O Tout le cours moyen: KISANGANI- KINSHASA.

Sur lc cours inféricur :Embouchure (MATAD[- BANANA).

LES PORTS FLUVIAUX:

BUKAMA, KONGOLO, KINDU, UBUNDU, KISANGANI, BUMBA,

LISALA, MBANDAKA ET KINSHASA (Sur le fleuve Congo).


a ILEBO SURLE KASAI

O. AKETI ITIMBIRI.

O LUSAMBO SANKURU.

o ZONGO → UBANGUI.

o AKULA → MONGALA.

o KIKWIT→ KWILU.

o OPALA → LOMAMI.

o BOENDE → TSHUAPA.

o KENGE KWANGO.

o BASANKUSU→LULONGA.

LES PORTS LACUSTiRES :

o MAHAGI → Lac Albert.

o KALUNIDU ct UVIRA Làc TANGANYIKA.

O INONGOLac MAI NDOMBE.

o PWETO et KILIBALac MOERO.

o BIKORO →Lãc TUMBA.

V. LE RỆSEAU FERRE

A lui seul, le réseau fluvial Congolais est incapable d'évacuer les


produits

alimentaires, miniers et agricoles. De Kinshasa,il faut pouvoir


rejoindre Matadi ; il

faut un exutoire rapide et à bon marché pour les produits du


KATANGASImpossible
d'atcmúrc le port de Lubito, de Beira, de Dar-cs-Salan, de-
Mombasa, de Durban ct du

DOrt Elizabeth dans les meilleures conditions sans un réscau


ferré. h

La complémentarité voie fluviale, voie ferrée permet de remédicr


à la

discontinuité du réseau fluvial Congo ët d'écouter les produits


dans les conditions

intéressantes. Mais cette complémentarité comporte un coût qui


provient de

iransbordements et des ruptures de charges. Rien que sur. le


parcours Matadi-Bukavu

3 824 km) il fat emprunter eau, rail, route (Matadi - Kinshasa):


flcuve (Kinslhasa-

Sangmi). (Kismguni - Ubundu); leuve (Ubundu - Kindu) ; rail


(Kinu - Kongolo -

balo kalemic); lac (Kalemie - Uvira) ; route (Uvira- Bukavu).

Ccci démontre que la politique d'une voic nationale peut


comporter des

ùts et des inconvénients.

JAvant 1'indépendance, le réseau ferré congolais était assez


important Les

annecs ie ndcpendanCC ont portd un Coup ur à tcrtai1Cs lignes


surtout

les exploitèes par le C.F.L Le matüriel roulant a soufert. Mais


depuis le retour dc
a stabilité politique, lestompagnies ont cominencé à rénouveler
ou augmenter leurs

quipemcnts ; le C.B.K. a procédé à l'électrification de la ligne


Luanda - Kamina; la

V.C. procède à l'établissement de la ligne Aketi Bumba. et


projette de relier

Sakania au port maritime qui sera construit à Banana et


rejoignant Ilebo à Kinshasa. Il

est long de 5 254 km. L'Ouest est gérć par l'ONATRA, le reste
par la SNCC.

LES PROBLEMES:

Insufisance et vétusté dụ matériel roulant.

Faible canacitć d'accueil de wagons.

1DRUnųtć ie,OICS.

Manque d'uniformalité de l'écartement des railsh

VI. LE RESEAU ROUTIER:

Le réseau routier fut longtemps négligé, 1'accent étant mis


surtout sur le

éseau fluyial et ferré pour l'évacuation des produits vers


l'extérieur. De plus le moyen

ie transpbrt routier ne s'est développé fort tardivement à cause


des difficultés de

lusieurs sortes : Incertitude que réservent souvent les véhicules


de cette époque

ionctionnement, approvisionnement en pičce de rechange,


recrutement du personnel de
sonduite, I'etitretien, la suppression du portage, pénétration en
profondeur dans tout le

erritoire et la nécessité de relier plusieurs économics de


substance à l'économie

moderne exigeait qu'on développe les routes.

Il va sans dirc que la route a contribué à fayoriser les éclhangcs


entre les

Zifférentes régions du pays.

En 1960, syr l'ensemble du territoire Congolais on compte 1 389


km de

outes asphaltées et 608 gravelěcs. Le développement routier est


l'euvre conjointe des

pouvoirs publics et de-l'initiative privée, spécialement les


sociétés minières et agricoles.

Depuis l'accession du pays à l'indépendance (1960 - 1970), on


peut estiner

u'on a construit quelques 630 km des routes nouvelles, Dans


beaucoup de régions les

routes se sont fort dégradées, Certes on remarque un effort pour


la réfection et la mise

n ćiat de certaincs routes, surlout d"internet national, mais


cot.cffort n'cst pas cncore

suffisant ni assez coordonné vu la tâche å accomplir.

Car 1'utilité de la route dépend tout autant, sinon plus, de la


manière dont on l'entretien

cue la manière. dont on l'a construit. Pour un parc automobile de


94 345 voitures et
camions, gui comptaient le pays en 1970 on estimait à la même
date à 145 000 kin le

céseau routier dont 6 000 asphaltés dont 1, 6 % (environ6 000


km).

Le réseau routier est plus dense au KATANGA et aų BAS-CONGO


mais

eaucoup moins dans la cuvette marécageuse et lEst montagneux

Depuis 2006, à travers les 5 chantiers de la République,.le


secteur routier est aussi

n hárche.

LE TRANSPORT AERIEN :

Après Air Congo, de nombreuses sociétés de transport aérien se


sont

en RDC surtout pour le transport du fret. La C.A.A., le Fly


CONGO,

CONGO AR 1.INE, WIMBI DiRA, SERVICES AIR, LIGNES


AEREENNES

CONGOLAISES, ...

On copte cn RDC 33 aérodromes gros porteurs, 25 aérodromes


petits porteurs, 91

aćroporls non réguliers et 46 plaines de secors. 6 aéroports


intenationaux : N'DJILI

(Kinshasa); LUANO (Lubumbashi) ; BANGBOKA Kisangani);


GBADOLITE

Repto GOMA (NordKivu) et BIPEMBA (Kasat Oriental).

PROB!. )
Délicicnce de balisage lumineux et du système radar.

Flotte fortement vétuste.

Equipement insuffisant en matćriel de manutention.

Pistes à réaménager.

o Là CEEAC (Commünautć Bconomique des Etats dAfrique

Centrale).

Création en 1983 à Libreville (Gabon) et entrče en vigueur cn


1984 à

BRAZZAVILLE.

Siège BRAZZAVILLE (Rép. Iopulare du Congo).

Objcctifs : Marchécommun, union douanière (politiques


sectorielles).

La SADC

(Southern Afrigan

Community)

Developpment

« Communauté pour le développement de 1'Afrique Australe »

Création le 01 août 1990 à LUSAKA (Zambie)

Siège : Gaberone (Botswana).

Objectifs : - Renforcer l'indépendance économique des pays

membres.

- Intégration économique.

-Créatior d'une mionnaic uniq


- Assistance politique et militair.

o La CEPGL (Communauté Fconomique des Pays des Grands

Lacs).

Création cn 1976.

Siège : Gisenyi (Rwanda).

Objectifs : - Intégration économique régionale.

Exemple : L'exploitation communc de la centrale

hydroćiccrique de la kUZZI l à MUMOSHO

«NYANGEZI » par la SINELAC, exploitation du gaz

méthane du lac KIVU.

- Faciliter les échanges commerciaux.

- Faciliter la circulation des personnes entre les Etats

membres.

Tant d'aulres réalisations avec les institutions. ONUSIENNES


comne le

FMI, BIRD, GATT,...

CHAPITRE IVLAMONDIALISATION ET LE

DEVELLOPPEMENT DU TIERS-MONDE.

1. NOTION :

r dé

loninlientinn cst lc fit de dovenir mondinl de concerner

le noiuc vllic, 1slie cst encor là tendance ies cnireprlses


nmultiationảlcs à coiieerwr
la tendance des stratégies à l'échclle planétaire conduisant à la
mise en place d'un

Charchć mondial unifié.

Bn termnes d'historique c'est, depuis les années 1990 qu'on


parle de

nondialisetion ou la globalité dans l'analyse des problemes


ćconomiques. Chacun

ressent de plus en pluş,la présence des produits du monde entier


et lcurs influcnces

dans la vie quotidienre propre à sa régiọn.

L'économie mondiale aotuelle est (ransfornmée profondément


par les

échanges de communication et la circulation de plus cn plus


importante des produits

ainsi que par l'expansion des entreprises, des techniques de


production et des moyens

financiers d'Etat à Etat.

Si les firmes, la gestion et les relalions commerciales deviennent

mondiales, ni les programmateurs ni les responsables des pays


en voic de

developpement ne peuvent ignorer ce phénomène de


mondialisation qui touche peu à

peu chacun.

BIL

L'immense cuvre de développement des pays en voie de


développenment
ER

peut ĉtre citravće ou favorisće ccrtains domaincs par cette


nouvelle éCOnomie

nondialisće. Ce phénomène uniyersel et progressif cxigera toute


l'atention des acteurs

rcihés

du developpemcnt qu'ils soient.

aces

1es e

2. LES MODES D'APPARTION DE LA ONDIALiSATION

nom!

trep

ECONOMIQUE

nau

La transformation mondiale cn temps récl des informations et


des (toninees

FOF

informatisées.

AN

Le progrès des communications transforme la notion de


proximite

puisqu'elle généćralise les contacts, les discussions et les


transactions d'un bout à

autre du monde, les déplacements d'un continent à l'autre du


monde deviennent
ues

Faciles ct rapides. Les idées et les usages, les biens matériels


comme lcs services et

ang

Pa de mênme certaincs épidémics tout se transmet rapidemnent


à travers les

mit

ontinehts.

ires

Les tėlévisions diffusent certains programmes mondiaux et aussi


mëmes

mai

os annonces publicitaires au delà des frontières.

Les téléphones mobiles et les réseaux de connexion des


ordinatcurs sont

progrès constant par l'utilisation omniprésente des fibres


optiques, de puccs

actroniques et transmission par de nombreux satellites.

Aiisi, ia télématiquc ct lc marché mondial des nultimédin unifient


la

anéte par la transmission constante des voiX, des images et des


donnecs

formatisées importantes qai influencent partout la vie


économique pour le

eloppement. Même les populations jadis isolées exigent avoir le


droit
aformation.

icn

tenck

Pae

OBILITE GENERALISÉE DES ENTREPRISES ET DES MOYEN

FINACERS:

Les marchés linanejurs s'unificnt de plus cn plus dans le rnond:


entier de

Plus, toutes ies places boursières sont informatisées et


connectées de sorte que les

Valcurs sont connues en temps rćel et quc tous les ordres


boursiers sont exéculés tresp

Eapidement en de nombreux échanges ct invostissements


internationaux,

Les cntreprises nationales se cončertent et puis s'unissent cn de


puissants

groupes internationaux et en réseaux mondiaux puissants.

L'UNIFORMISATION MONDIALE RELATIVE DES MODES DE


VH:

DES LANGAGES ET LE RAPPROCIHEMENT DES CUILTURES

Quelques grandes langucs véhiculaircs ondiales s'imposent de


plus C

plus tant dans le commercc, le transport ct les rencontres que


dans la rechcrch

SCientifiquc. (L'anglais, le portugais et le Irançais. °Lcs codes


des systenie
informatiques conmme WINDOWS, MS DOS, :XCEI, ..)
devicnnent de yéritabl:

tangagcs planćtaircs et s'y iniltier devicnt un moyen abligé pour


participer pleien

aux activités hunaincs innportantos lu nionde contciporain, I.es


mutations d: bi.:

d'autres aspccts le nodes de vic contribucnt à une latge


ouverlurc ct à utie cerl:i:

uniformatisation des socistés humaincS malgrć 1a présence des


identités nationai:

régionałes.

LINIEGKATIỘN PARTIELLEDES POUVOIRS POLWIQUE

ou Nations. s'exercent cncorC dns une reltive uuloron, thJs


SUu :l *.

courants unilicáters des techniques, des échanges connicrciaus,


cutri, i

Nations s'associcnt progessivement en trslrant Cl pools CORUs


ie pi

leurs conpétences propres.

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