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Chapitre VI

Le chapitre présente les éléments de réalisation d'un projet de migration des bases de données Hyperfile vers Oracle, en utilisant WINDEV 17 pour le développement et Windows Server 2008 R2 comme système d'exploitation. Il décrit l'installation et la configuration d'Oracle Database, la création des bases de données, l'importation des données et la mise en place de l'accès natif Oracle pour Windev. Enfin, le chapitre aborde la création de liens entre les bases de données pour faciliter l'accès et la gestion des données.

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Chapitre VI

Le chapitre présente les éléments de réalisation d'un projet de migration des bases de données Hyperfile vers Oracle, en utilisant WINDEV 17 pour le développement et Windows Server 2008 R2 comme système d'exploitation. Il décrit l'installation et la configuration d'Oracle Database, la création des bases de données, l'importation des données et la mise en place de l'accès natif Oracle pour Windev. Enfin, le chapitre aborde la création de liens entre les bases de données pour faciliter l'accès et la gestion des données.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Chapitre VI
Eléments de réalisation du projet
Comme nous l’avons mentionné dans le chapitre 3, le SGBD sur lequel nous
avons porté notre choix est Oracle à cause de sa réputation établie dans la gestion des
bases de données réparties. Nous aurons donc à migrer les bases de données
Hyperfile du logiciel de gestion des impôts locaux sous Oracle. Cependant,
l’application sera maintenue en Windev et l’accès aux bases Oracle se fera grâce à
l’accès natif oracle pour Windev. Le maintien de l’application en Windev est justifié
par le fait qu’en plus de la performance qu’offre WINDEV 17 en termes de
productivité et d’ergonomie, le MEF en a la licence d’exploitation et les
informaticiens dudit ministère en ont la maîtrise. Le support technique est donc
assuré. Par ailleurs, nous avons dit que le système d’exploitation retenu est Windows
Server 2008 R2 Edition Entreprise.

VI.1. Brève présentation des environnements de travail utilisés

VI.1.1. L’Atelier de Génie Logiciel

Notre environnement de travail est WINDEV 17. WINDEV 17 est un Atelier


de Génie Logiciel (AGL) de la firme PCSOFT qui permet de concevoir, de
développer, de tester, de déployer et de maintenir des applications Windows dans
les domaines aussi variés que divers. C’est un ensemble d’outils qui intègre les
éléments indispensables au déroulement du cycle de vie d’un logiciel. WINDEV est
aussi multiplateforme et permet de travailler en équipe sur un même projet. Il est
doté de plusieurs éditeurs dont nous présentons les fonctionnalités en annexe C.
Nous optons pour le WLangage qui est le langage propre à WINDEV. A part les
bases Hyperfile et HyperfileSql, WINDEV 17 permet de se connecter à la plupart les
bases de données (Oracle, PostgreSql, DB2, MySql …). Cette fonctionnalité nous
intéresse particulièrement.

Nous présentons ci-dessous une capture de l’environnement de travail offert


par WINDEV 17.

37
Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Figure 6.1 : Environnement de travail de WINDEV 17

VI.1.2. Le Système de Gestion des Bases de Données

Une base de données est un ensemble de données modélisant les objets d’une
partie du monde réel et servant de support à une application informatique. Les
éditeurs du marché proposent plusieurs produits de gestion de base de données dont
la richesse fonctionnelle est variable. Pour sa stabilité et le fait que le MEF dispose de
la licence 10 g d’Oracle, nous préférons le SGBD Oracle. Oracle Database est un
SGBD professionnel, propriétaire et payant, complet et riche en fonctionnalités. Il est
multiplateforme c'est-à-dire qu’il peut être supporté par différents systèmes
d’exploitation.

Après avoir présenté les outils de travail, nous passons dans les sections qui
suivent, à l’usage qui a été fait desdits outils.

38
Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

VI.2. Installation du SGBD Oracle (Oracle Database)

L’installation d’Oracle Database passe par la vérification des configurations


minimales dont doivent être dotées les machines hôtes. Ces configurations
minimales sont :

- Processeur : au moins 800 MégaHertz


- Mémoire RAM : au moins 512 MégaOctets
- Mémoire virtuelle sur disque : au moins 1 GigaOctet
- Espace disque libre : au moins 2 GigaOctets
Au regard des caractéristiques de nos machines hôtes (3 serveurs des CIPE et celui
du Cabinet DDI-AL) les configurations minimales sont respectées comme le montre
le tableau ci-dessus :

PROCESSEUR MEMOIRE RAM MEMOIRE ESPACE DISQUE


VIRTUELLE LIBRE
Serveur CIPE 2,13 GigaHertz 8 GigaOctet 8181 MégaOctet 184 GigaOctet
Saint-Michel
Serveur CIPE 2,13 GigaHertz 8 GigaOctet 8181 MégaOctet 199 GigaOctet
Akpakpa
Serveur CIPE 2,13 GigaHertz 8 GigaOctet 8181 MégaOctet 175 GigaOctet
Champ de Foire
Serveur Cabinet 2,27 GigaHertz 12 GigaOctet 12277 MégaOctet 215 GigaOctet
DDI-AL

Tableau 6.1 : Caractéristiques sommaires des quatre serveurs

Dès que le setup d’Oracle Database est lancé, l’outil Oracle Universal Installer
(OUI) de Oracle nous guide tout au long de l’installation du SGBD. Une fois le SGBD
installé, il nous offre de nombreux outils pour créer, configurer et gérer des bases de
données Oracle.

39
Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

VI.3. Création et configuration des bases de données Oracle

L’assistant Configuration de base de données du SGBD Oracle nous permet de


créer une base de données pas à pas. Les noms que nous avons donnés aux bases de
données sont les suivants :

- RF1 pour la base de données du CIPE Saint Michel ;


- RF2 pour celle du CIPE Akpakpa ;
- RF3 pour celle du CIPE Champ de Foire ;
- RFG pour celle du Cabinet DDI-AL.
Pour faciliter l’administration, nous avons donné pour chaque base, le même mot de
passe pour les comptes system et sysdba. La figure ci-dessous montre une capture
d’écran de l’assistant de configuration de base de données.

Figure 6.2 : Assistant configuration de bases de données d’Oracle Data base

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation
r du projet

L’assistant configuration Oracle Net du SGBD Oracle, nous permet de configurer


les processus d’écoute (listener), les méthodes de résolution de nom, les noms des
services locaux réseau et l’utilisation d’un annuaire pour chacune des bases de
données. Sans la configuration de ces éléments, les bases de données précédemment
créées ne pourront pas être utilisées. Oracle Net utilise trois fichiers de configuration
que sont : listener.ora, sqlnet.ora et le tnsnames.ora. Leurs rôles sont décrits ci-
ci
dessous :

- listener.ora : détermine les paramètres du listener sur le serveur ;


- sqlnet.ora : spécifie l’ordre des méthodes de résolution de nom à utiliser ;
- tnsnames : contient tous les noms locaux de service ou alias avec leurs
paramètres.
dessous montre une capture d’écran de l’assistant de configuration de
La figure ci-dessous
Oracle Net.

Figure 6.3 : Assistant configuration


iguration Oracle Net d’Oracle Data base

Dans une architecture répartie, un système d’identification unique des bases de


données doit exister. En effet, si plusieurs bases de données ont le même nom, le
référencement sera ambigu. Pour cela le SGBD Oracle propose le concept de
Database Identification constitué des paramètres suivants :

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

- le nom de domaine : (domain_name) ;


- le nom de la base de données (SID) : db_name ;
- le nom global (global_names).
Ces paramètres sont accessibles dans le fichier init.ora des bases de données Oracle.
Le paramètre global_names doit être positionné à ‘’true’’ dans le fichier init.ora pour
que le référencement des bases dans le système réparti soit possible. Oracle considère
comme nom global de la base de données ‘’db_name.domain_name ‘’.

Avec le compte ‘’system’’ précédemment crée, nous allons créer dans les trois
bases de données (RF1, RF2, RF3) un utilisateur nommé geraud, ayant les privilèges
de DBA (Data Base Administrator) avec les commandes suivantes :

create user geraud identified by "mot_de_passe" default tablespace USERS temporary tablespace
TEMP;

grant DBA to geraud;

Dans la base de données du Cabinet DDI-AL (RFG), avec le compte ‘’system’’,


nous allons créer un utilisateur nommé super_geraud, à qui nous accordons les
privilèges de DBA, avec les commandes suivantes :

create user super_geraud identified by "mot_de_passe" default tablespace USERS temporary


tablespace TEMP;

grant DBA to super_geraud;

VI.4. Création des structures des tables dans les bases de données

Une fois les bases Oracle créées et configurées, nous pourrons y créer les
structures des tables. Pour ce faire, il faudra extraire les structures des tables de
l’analyse Windev du logiciel de gestion des impôts locaux et les convertir en un
modèle compréhensible par Oracle. A cet effet, l’éditeur d’analyse de WINDEV 17
nous permet de générer le script de création des tables Oracle à partir de l’analyse
Windev du logiciel de gestion des impôts locaux. Cet éditeur génère un script dont
nous présentons quelques lignes en annexe D.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

A partir du code généré, nous allons nous assurer que les correspondances
(mappage) entre les types hyperfile de Windev et Oracle sont réalisées. Dans le cas
contraire, nous les faisons, en modifiant le code généré en conséquence.

L’outil sqlplus du SGBD Oracle nous permet de créer les structures des tables
dans les bases Oracle. Pour le lancer, il faut ouvrir l’invite de commande de
Windows ensuite, se positionner dans C:\oracle\product\10.2.0\db_1\BIN pour
taper la commande nommée sqlplus et enfin, valider. Un nom d’utilisateur et un mot
de passe sont demandés. Nous nous connectons en tant qu’utilisateur system pour
ouvrir l’invite de commande de sqlplus. Puis, selon le cas, les comptes geraud ou
super_geraud ci-dessus créés seront utilisés pour se connecter aux bases RF1, RF2,
RF3 et RFG (connect geraud@RF1; connect super_geraud@RFG;). Ces comptes de
privilèges DBA une fois authentifiés par sqlplus, le script de création des structures
des tables sera copié et collé sous l’invite de commande de sqlplus.

VI.5. Importation des données de hyperfile vers oracle

Les données hyperfile sont d’abord importées en excel, fichier par fichier. Puis,
les fichiers excel sont convertis en fichier texte avec un séparateur de rubrique et un
séparateur d’enregistrement, pour le formatage des données. Nous choisissons
comme séparateur de rubrique le caractère point virgule (;) et comme séparateur
d’enregistrement le retour chariot.

A titre d’exemple, nous présentons quelques enregistrements contenus dans le fichier


sous format texte ACTIVITE :

1010;Production agricole & élevage

1120;Activités annexes de l'Agriculture

1130;Chasse, piège et peuplement en gibier

1220;Exploitation forestière

1300;Pêche

1301;Pêche en mer

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Pour charger les données de format texte dans les bases Oracle, nous avons choisi
l’outil SqlLoader du SGBD Oracle qui exige la présence de certains fichiers de
configuration pour son bon fonctionnement. Il s’agit d’un :

- fichier de contrôle, d’extension .ctl ;


- fichier de paramètres, d’extension .par ;
- fichier journal, d’extension .log ;
- fichier des erreurs, d’extension .bad.
Nous créons un répertoire nommé ‘’tranfert’’ dans lequel nous logeons les
fichiers ci-dessus énumérés.

Intéressons nous au contenu de quelques uns de ces fichiers. Le contenu des deux
premiers pour le fichier ACTIVITE par exemple est :

• fichier de contrôle
load data
infile 'C:\transfert\ACTIVITE.txt'
append
into table ACTIVITE
fields terminated by ";"
TRAILING NULLCOLS
(CODE_ACTIV,
LIB_ACTIV)

• fichier de paramètres
control=C:\transfert\ ACTIVITE.ctl
log=C:\transfert\ ACTIVITE.log
bad=C:\transfert\ ACTIVITE.bad
data=C:\transfert\ ACTIVITE.txt
skip=0
errors=10000

Dès lors que les fichiers paramètres ci-dessus présentés, nécessaires au bon
fonctionnement de SqlLoader sont bien configurés, nous pouvons, avec les comptes
DBA ci-dessus créés, commencer le chargement des données de format texte dans les

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

bases Oracle. A titre d’exemple, pour charger les données du fichier ACTIVITE dans
les bases de données Oracle de Saint-Michel et du Cabinet DDI-AL on se positionne
d’abord dans le répertoire BIN de Oracle (C:\oracle\product\10.2.0\db_1\BIN>) et on tape
respectivement les commandes suivantes sous l’invite de commande de Windows :

sqlldr geraud/mot_de_passe@RF1 parfile=C:\transfert\ACTIVITE.par

sqlldr super_geraud/mot_de_passe@RFG parfile=C:\transfert\ACTIVITE.par

Dès que l’importation des données s’est bien passée, nous pouvons
paramétrer l’accès natif Oracle pour Windev afin de pouvoir nous connecter aux
bases Oracle avec l’application de gestion des impôts locaux qui est développée sous
Windev.

VI.6. Installation et configuration de l’accès natif Oracle pour Windev

L’accès natif Oracle pour Windev permet d’accéder à une base Oracle sans
drivers externes, depuis une application développée en WLangage.

En lançant le programme d’installation de l’accès natif Oracle pour Windev


l’assistant d’installation nous guide pas à pas. La figure ci-dessous représente la
capture d’écran d’une étape de l’installation de l’accès natif.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation
r du projet

Figure 6.4 : Assistant d’installation d’accès natif Oracle pour Windev 17

Pour utiliserr une base de données Oracle avec l’accès natif, il est nécessaire
d’importer la structure des tables Oracle dans l’analyse Windev du logiciel. Cette
importation est réalisée sous l’éditeur d’analyses par l’option ‘’Structures de
fichiers … Importer des descriptions de fichiers/tables’’. L’assistant nous guide et
demande des informations comme : source de données, nom de la connexion, le
format des données, etc. La figure ci-dessous
ci dessous nous montre une capture d’écran de
l’assistant.

46
Chapitre 6 : Eléments de réalisation
r du projet

Figure 6.5 : Assistant de création d’analyse

VI.7. Création des liens entre les bases de données (DataBase Links)

Le lien entre les bases de données (database links) est un objet de base de
données qui permet d’accéder à partir d’une base, à une autre qu’elle
qu se trouve
physiquement sur la même machine ou qu’elle soit distante. Nous pouvons
distinguer les types de liens suivants : les liens privés (seuls
(seul ceux
ux qui les ont créés
peuvent les utiliser) ; les liens publics (partagés par plusieurs utilisateurs). Pour des
raisons de sécurité, nous optons pour les liens privés. Nous présentons ci-dessous,
quelques requêtes qui nous ont permis de créer des liens entre les bases
b de données
que nous avons créées :

--Lien de Saint-Michel
Michel (1) à Akpakpa (2)

create DATABASE LINK LienBD1A2 connect to geraud identified by "password_RF2" using 'RF2';

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

--Lien de Akpakpa (2) à Saint-Michel (1)

create DATABASE LINK LienBD2A1 connect to geraud identified by "password_RF1" using 'RF1';

--Lien de Cabinet DDI-AL (G) à Saint-Michel(1)

create DATABASE LINK LienBDGA1 connect to super_geraud identified by "password_RF1" using


'RF1';

--Lien de Saint-Michel(1) à Cabinet DDI-AL (G)

create DATABASE LINK LienBD1AG connect to geraud identified by "password_RFG" using 'RFG';

VI.8. Création des vues matérialisées

Une vue matérialisée est un objet de base de données qui contient le résultat
d’une requête sur une table. Suivant le contexte, elle peut être basée sur la clé
primaire de la table ou sur le numéro de ligne. Contrairement à une vue standard, les
données ramenées par la requête sont dupliquées et stockées dans la base. L’intérêt
est de moins solliciter le réseau d’interconnexion en utilisant une copie locale des
données distantes. Cependant, il faut veiller à la fiabilité de ladite copie en la mettant
périodiquement à jour, par rapport au site maître. La mise à jour peut être synchrone
ou asynchrone (différée), par rapport à la table maître. Par exemple, pour avoir une
copie en local, sur les CIPE de Cotonou, du fichier distant ‘’CENTRE’’ du Cabinet
DDI-AL, il faut lancer l’invite de commande de Windows, se connecter avec Sqlplus
respectivement, aux bases de données RF1, RF2, RF3, saisir et valider les commandes
qui figurent en annexe E.

VI.9. Mise en place de la réplication

La réplication permet par exemple, de rendre les tables liées aux impositions
et recouvrements (IMPOT, QUITTANCE, DETAIL_QUITTANCE), identiques sur les
trois CIPE de Cotonou et au Cabinet DDI-AL. Ainsi, les paiements déplacés sont
possibles, de même que la consultation des situations fiscales. Par ailleurs, elle

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

permet au Cabinet DDI-AL d’avoir une meilleure appréciation des performances des
CIPE de Cotonou. Elle favorise également la réplication sur les CIPE de Cotonou, des
informations relatives aux contribuables (table CONTRIBUABLE) nouvellement
immatriculés. Enfin, elle donne la possibilité au Cabinet DDI-AL de connaître
l’ensemble des matières imposables (tables SECTEUR, QUARTIER, ILOT, PARCELLE,
BATIMENT, APPARTEMENT, ACTIVITE).

La réplication est réalisée grâce au rafraîchissement des données ramenées par


les vues matérialisées dont nous avons présenté quelques requêtes de création ci-
dessus.

VI.9.1. Réplication des tables IMPOT, QUITTANCE,

DETAIL_QUITTANCE et EXERCER

Les vues matérialisées sont utilisées pour assurer la réplication de ces tables
sur chacun des CIPE de Cotonou et au Cabinet DDI-AL. Chaque fois qu’il y a une
modification (insertion, correction, suppression) des données de l’une de ces tables
sur l’un des CIPE (site maître), la modification est transmise aux autres CIPE (sites
esclaves). Il faut noter qu’un CIPE peut être maître ou esclave selon qu’il est
responsable ou non de la modification des données. Les vues matérialisées que nous
proposons ont un mode de rafraîchissement rapide (incrémental), synchrone, et sont
mises à jour sur validation. A titre d’exemple pour la table IMPOT, dont les données
sont modifiées sur le CIPE Saint Michel, nous avons :

Première étape

Création du fichier log de vue matérialisée traçant les modifications de la table


IMPOT du CIPE Saint-Michel (car le mode de rafraîchissement est rapide)

CREATE MATERIALIZED VIEW LOG ON IMPOT WITH PRIMARY KEY;

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Deuxième étape

Création des vues matérialisées respectivement, sur les CIPE de AKPAKPA,


du Champ de Foire et du Cabinet DDI-AL

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Impot_21 REFRESH FAST WITH PRIMARY KEY AS


SELECT * from geraud.IMPOT@LienBD2A1;

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Impot_31 REFRESH FAST WITH PRIMARY KEY AS


SELECT * from geraud.IMPOT@LienBD3A1;

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Impot_G1 REFRESH FAST WITH PRIMARY KEY AS


SELECT * from geraud.IMPOT@LienBDGA1;

VI.9.2. Réplication des tables CONTRIBUABLE, CENTRE

Les tables CONTRIBUABLE et CENTRE sont logées au Cabinet DDI-AL qui


est le site maître et les CIPE de Cotonou sont les sites esclaves. Donc, toute
modification de données intervenue sur l’une de ces deux tables, doit être répliquée
sur les CIPE de Cotonou. La réplication de la table CENTRE a été citée en exemple,
au début de la section VI.7. Son contenu ne change presque jamais. La table
CONTRIBUABLE quant à elle, est une table très importante. Elle doit être
régulièrement répliquée sur les CIPE de Cotonou. Pour tenir compte de la périodicité
de la mise à jour, nous avons besoin d’un planificateur de tâche dont l’équivalent
dans le SGBD Oracle, est le concept de job. Le job est une procédure programmée
pour s’exécuter au cours d’un temps défini avec une régularité connue. Ce job copie
du site du Cabinet DDI-AL, tous les nouveaux enregistrements insérés dans la table
CONTRIBUABLE et les réplique sur les sites des CIPE de Cotonou. Ainsi, toutes les
tables CONTRIBUABLE contiennent les mêmes informations. A titre d’exemple,
nous présentons en annexe F, le job qui est créé pour la table CONTRIBUABLE. Ce
job copie les nouveaux contribuables du site de Cabinet DDI-AL, tous les jours à 22
heures, respectivement, sur les CIPE Saint Michel. Par ailleurs, toutes les semaines,
une réplication complète dudit fichier sera faite pour s’assurer que l’échec d’une
réplication journalière n’entache pas la fiabilité des données sur les sites esclaves.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

VI.9.3. Réplication des tables SECTEUR, QUARTIER, ILOT,

PARCELLE, BATIMENT, APPARTEMENT, ACTIVITE

Les tables ci-dessus mentionnées sont logées au cabinet DDI-AL et sont


répliquées sur les CIPE de Cotonou. Le site du Cabinet DDI-AL est le site maître
pour les tables ACTIVITE, SECTEUR, QUARTIER, ILOT, PARCELLE. C’est lui seul
qui peut initier des modifications qui seront ensuite répercutées sur les CIPE. Quant
aux tables BATIMENT, APPARTEMENT les CIPE sont compétents pour initier des
mises à jour qui sont répliquées sur le Cabinet DDI-AL. Pour la table ACTIVITE,
nous avons les vues matérialisées suivantes :

Première étape

Création du fichier log de la vue matérialisée (car le mode de rafraîchissement


est rapide) sur le Cabinet DDI-AL

CREATE MATERIALIZED VIEW LOG ON ACTIVITE WITH PRIMARY KEY;

Deuxième étape

Création des vues matérialisées respectivement, sur les CIPE de SAINT


MICHEL, de AKPAKPA, et du Champ de Foire

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Activ_1G REFRESH FAST WITH PRIMARY ON COMMIT


AS SELECT * from geraud.ACTIVITE@LienBD1AG;

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Activ_2G REFRESH FAST WITH PRIMARY ON COMMIT


AS SELECT * from geraud.ACTIVITE@LienBD2AG;

CREATE MATERIALIZED VIEW VueMat_Activ_3G REFRESH FAST WITH PRIMARY ON COMMIT


AS SELECT * from geraud.ACTIVITE@LienBD3AG;

VI.10. Mise en place de la politique de sécurité

La sécurité est de nos jours un aspect préoccupant dans la conception de tout


système informatique. Elle est essentiellement destinée à protéger les ressources.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Celles-ci peuvent être des éléments tangibles, comme une page Web, une base de
données, un système d’exploitation, etc. En effet, les attaques contre les systèmes
informatiques sont courantes. Nous pouvons citer entre autres, les intrusions, les
attaques de virus, les pertes d’informations, les incendies, les vols. Ces attaques
peuvent être intentionnelles ou non. Dans les deux cas, ils rendent le système
indisponible. Une bonne politique de sécurité doit donc être assurée. Nous faisons les
propositions suivantes pour la sécurisation du système intégré :

L’utilisation d’un local technique bien protégé pour abriter le matériel sensible
du système, en l’occurrence les serveurs. L’accès au local technique doit être
contrôlé. Egalement, ledit local doit respecter les normes environnementales
d’une salle serveur (contrôleur de la température, détecteurs de fumée et
d’humidité, extincteurs, armoires ignifuges …) ;
L’utilisation des onduleurs et des stabilisateurs permettra de faire face aux
problèmes causés par les perturbations du réseau électrique tels que : les
fluctuations du courant électrique, les coupures, les pannes, etc. ;
La redondance des éléments sensibles du réseau ;
Le système en lui-même doit pouvoir assurer des fonctions telles que :
l’authentification, l’autorisation, la confidentialité, etc. ;
L’utilisation d’un pare-feu pour contrôler les accès au système ;
La mise en œuvre d’un système de sauvegardes périodiques ;
L’Utilisation d’anti-virus performants et périodiquement mis à jour ;
A tout cela s’ajoute la forte implication du personnel utilisateur, dans la
politique de sécurité. En effet le personnel doit être sensibilisé aux
conséquences néfastes des attaques. Il ne doit pas divulguer ou laisser trainer
les mots de passe et il doit les changer périodiquement. Il doit surtout savoir
que tout ce qui n’est pas explicitement autorisé, est interdit.

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Chapitre 6 : Eléments de réalisation du projet

Conclusion
Dans ce dernier chapitre de notre mémoire, nous avons présenté des
éléments de réalisation du système intégré de gestion des impôts locaux. Les
données des différents sites sont répliquées afin d’assurer l’autonomie de
chaque site. De même ces données sont périodiquement mises à jour grâce aux
vues matérialisées et aux tâches planifiées. Une politique de sécurité est
également déployée pour préserver le système contre les aléas climatiques, les
virus et les attaques informatiques.

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