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Init Ba G3

Le document présente un cours sur le béton armé, dirigé par CT Masika Muhiwa Grace, qui se déroulera du 6 au 11 novembre 2023. Les objectifs incluent la maîtrise des principes du béton armé, la technologie d'exécution, et le calcul des éléments linéaires. Le cours couvre également les avantages et inconvénients du béton armé, les états limites, et les combinaisons d'actions réglementaires.

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Kaleb Sadi
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Le document présente un cours sur le béton armé, dirigé par CT Masika Muhiwa Grace, qui se déroulera du 6 au 11 novembre 2023. Les objectifs incluent la maîtrise des principes du béton armé, la technologie d'exécution, et le calcul des éléments linéaires. Le cours couvre également les avantages et inconvénients du béton armé, les états limites, et les combinaisons d'actions réglementaires.

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INITIATION AU BETON ARMEE

PAR : CT MASIKA MUHIWA GRACE


PRÉSENTATION DU COURS
Enseignant : CT MASIKA MUHIWA GRACE
Contact : [email protected]

Volume horaire 60h CMI 25h TP 25h TD 10H

Période de passation du cours : du LUNDI 6 Novembre au samedi 11 Novembre 2023

Horaire du cours :
❖ de 8h00 à 12h00
❖ TP de 13hoo a 17h00
OBJECTIFS DU COURS :

• A L’ISSU DE CE COURS, L’ÉTUDIANT SERA CAPABLE DE :


• - MAITRISER LE PRINCIPE DU BÉTON ARMÉ

• - CONNAITRE LA TECHNOLOGIE D’EXÉCUTION (FERRAILLAGE ET


COFFRAGE) DES ÉLÉMENTS EN BÉTON ARMÉ (TIRANTS, POTEAUX, COLONNES,

DALLES, ESCALIER, VOILES, MURS DE SOUTÈNEMENT, FONDATION)

• - CALCULER LES ÉLÉMENTS LINÉAIRES (POTEAUX )


MOYENS D’ORGANISATION DU COURS

❖ Ressources Scientifiques (prérequis) : Cours de physique et technologie du béton

❖ Ressources matérielles : ouvrages de la bibliographie, rétroprojecteur, les PC ,

❖ Ressources humaines : l’enseignant (présent à 100%) et les étudiants (au moins 75%
présents).
❖ Le silence pendant le cours et téléphone sous silencieux sont recommandés
PLAN DU COURS
➢ GÉNÉRALITÉS SUR LE BÉTON ARMÉ,
➢ AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DU BA,
➢ LES ÉTATS LIMITES,

➢ COMBINAISON D’ACTIONS,

➢ COMPOSANTS DU BA ; ASSOCIATION ACIER – BÉTON,


➢ TECHNOLOGIE D’EXÉCUTION DES ÉLÉMENTS EN BÉTON ARMÉ
(TIRANTS, POTEAUX, POUTRES, DALLES, VOILES, MURS DE
SOUTÈNEMENT, FONDATION, ESCALIER) ;

➢ CALCUL DES ÉLÉMENTS LINÉAIRES EN BÉTON ARMÉ (POTEAUX ).


GÉNÉRALITÉS SUR LE BÉTON ARMÉ

1.1 Définition et composition du béton armé


Le béton arme correspond a un mariage judicieux de matériaux aux
caractéristiques complémentaires l acier pour sa capacite a résister aux
contraintes de traction et le béton pour sa capacité a résister a la compression
Le béton étant lui-même un mélange intelligent de granulats, de ciment et de
l'eau. Le ciment et l'acier résultent quant à eux de processus de fabrication
spécifiques.
Les méthodes de composition de béton permettant d'obtenir les performances
voulues sont très élaborés. Néanmoins pour donner des ordres de grandeur
disons que la "recette" pour obtenir 1 m3 de béton "courant" consiste à malaxer
environ 1200 kg de graviers, 600 kg de sable, 400 kg de ciment et 200 litres
d'eau. Cela permet d'espérer, à 28 jours d'âge du béton, une résistance à la
compression de l'ordre de 30 MPa. Actuellement les bétons courants contrôlés
atteignent régulièrement 25 à 40 MPa, les bétons à haute performance (BHP) 50 à
100 AIPa voire plus. La résistance à la traction des bétons courants est de 8 à 12
fois plus faible et la rupture d'une pièce sollicitée est brutale. Le béton est un
matériau fragile et peu résistant à la traction (comme la pierre)
1.2 Historique du béton armé
C'est en 1848 que Joseph Louis LAMBOT (voir figure 1,2) a associé des barres d'acier et du béton de
ciment pour réaliser une barque (exposition universelle de 1855).
Quelques années plus tard, Joseph MONIER, un jardinier de Versailles utilisera un procédé analogue
pour fabriquer des caisses pour fleurs. On lui attribue l'invention du BA qui a ensuite été exploité en
Allemagne par l'entreprise "MONTER BETON BRAU lt (brevet déposé en 1868).Ensuite A•ançois
HENNEBIQUE met au point les bases de calcul pour son utilisation rationnelle mais il faudra attendre
1897 pour que Charles RABUT dispense le premier cours de BA à I'ENPC. Auparavant, en 1891,
COIGNET a utilisé des poutres en BA préfabriquées pour la construction d'un immeuble.
En 1906 parait la première réglementation s'appuyant sur une méthode de calcul dite aux contraintes
admissibles. La circulaire de 1906 sera remplacée par les règles BA45 puis BA60, CCBA68, BAEL80,
BAEL83, BAEL90 et enfin BAEL91.Une modification a été apportée aux règles BAEL91 en 1999 et ça a
donnénaissance aux règles BAEL91 modifiées 99 et c'est ce règlement qui fait objet de ce cours.Actuellement les
règles EUROCODES ont remplacées les règles BAEL en Europe. L'Eurocode 2 contient la partie consacrée au calcul
1.3 Avantages et inconvénients du BA
1.3.1 Avantages (8)
L'intérêt économique : Le béton est le moins coûteux des matériaux résistant à la
compression et susceptible d'être associé à d'autres éléments.
L'acier est actuellement le matériau utilisé dans la fabrication des armatures parce
qu'il est le moins cher dans le marché parmi les matériaux résistants à la traction
et qui peuvent être associés au béton.
La souplesse d'utilisation : le béton étant mis en place (dans des moules :
coffrage) à l'état pâteux. Il est possible de réaliser des constructions avec des
formes très variées et les armatures peuvent être 'facilement' façonnées selon ces
formes. Les assemblages entre différents éléments en béton se réalisent par
simple contact.
Le béton armé se traite facilement à la pré-fabrication en usine.
Économie d'entretien : les constructions en béton armé ne nécessitent aucun
entretien tandis que les constructions métalliques ont besoins d'être peintes
régulièrement.
Résistance au feu : les constructions en béton armé se comportent beaucoup
mieux en cas d'incendie que les constructions métallique ou en bois. Le béton,
grâce à sa mauvaise conductibilité thermique retarde les effets de la chaleur sur
les armatures, il est possible de remettre en service la construction après les
réparations superficielles ce qui est impossible pour les constructions
Métalliques. Cette propriété a permit d'utiliser le béton armé dans certaines
parties des fours.
résistance aux efforts accidentels: le béton arme en raison de son
poids important est moins sensible aux variations de surcharges que d'autres
modes de constructions.
Durabilité : le béton armé résiste bien à l'action de l'eau et de l'air. La seule
condition à observer est la protection des armatures essentiellement par la
limitation d'ouverture des fissures.
Isolation acoustique
Flexibilité de conception
1.3.2 Inconvénients ( 5)
Le poids : les ouvrages en BA sont plus lourds que les autres modes de constructions.
L'exécution
▪ Préparation du coffrage qui demande beaucoup de temps et de main d'œuvre. Ce coffrage doit
rester en place jusqu'à ce que le béton atteint une résistance suffisante ;
▪ Façonnage et placement des armatures ;
▪ Protection du béton pendant et après l'exécution contre le gel et l'évaporation de l'eau
▪ Contrôle de la qualité du matériau perfectionné lors du gâchage. Cas des cals en béton
La brutalité des accidents par ruptures fragiles : les accidents qui surviennent d'un ouvrage en
béton armé sont en général soudains ou brutaux, en général ces accidents sont dus à des erreurs
de calculs ou de réalisations. ( dimensionnement mal fait )
Difficulté de modification d'un ouvrage déjà réalisé : il est difficile de modifier un élément déjà
réalisé,
Temps de durcissement ou d exploitation avec le bois c est plus facile
1.4 Actions et sollicitations
Par définition, une action représente toute cause produisant un état de
contraintes dans la structure étudiée.
On distingue trois types d'actions :
▪ Actions permanentes :
✓ Poids propre de la structure,
✓ Poids des superstructures (équipements),
✓ Poussées des remblais,
Actions variables :
✓ Charges d'exploitations de la structure,
✓ charges appliquées en cours d'exécution,
✓ Action de la température,
Actions accidentelles :
✓ Chocs des véhicules contre les éléments des ponts,
✓ Séismes,
✓ Le vent
Les sollicitations représentent les forces et moments internes produits par les
actions .
Effort normal N,
Effort tranchant V,
Moment fléchissant AI,
Moment de torsion T.
Il est à noter que, dans les règlements de calcul, les actions sont multipliées par
des coefficients de sécurité, notés généralement ζ, pour prendre en compte les
incertitudes de connaissance des efforts, incertitudes de mesures, imprécision
des calculs, les défauts de préparation des matériaux de
construction et de l'exécution de la structure.
1.5 États limites
1.5.1 Définition
Un État Limite est par définition un état particulier dans lequel une condition
requise pour une construction, ou l'un de ses éléments est strictement satisfaite
et cesserait de l'être en cas de modification défavorable d'une action.
1.5.2 État Limite Ultime (ELU)
Ils mettent, en jeu la sécurité des biens et des personnes.
Ils correspondent à l'atteinte du maximum de la capacité portante de l'ouvrage ou
de l'un de ses éléments avant dépassement par
✓ perte d'équilibre statique ;
✓ rupture de sections par déformations excessives ;
✓ instabilité de forme (flambement) ;
1.5.3 État Limite de Service (ELS)
Ils sont liés aux conditions normales d'exploitation et de durabilité et ils
correspondent aux phénomènes suivants :
✓ ouvertures excessives des fissures ;
✓ compression excessive du béton ;
✓ déformations excessives des éléments porteurs ;
✓ vibrations excessives et ou inconfortables ;
✓ perte d'étanchéité ;
1.6 Domaine d'application du règlement BAEL

Ce règlement est applicable à tous les ouvrages et constructions en béton armé,


soumis à des ambiances s'écartant peu des seules influences climatiques, et dont
le béton est constitué de granulats naturels normaux, avec un dosage en ciment
au moins égal à 300 kg/m3 de béton mise en œuvre.
Sont considérées en béton armé les pièces qui sont encore aptes à jouer leur rôle
dans la structure dont elle font partie, lorsque la résistance à la traction par flexion
de leur béton constitutif est supposée nulle.
Restent en dehors du domaine des présentes règles :
les constructions en béton non armé ;
les constructions en béton constitué de granulats légers ;
les constructions en béton caverneux ;
les constructions en béton de résistance caractéristique supérieure à 60 MPa;
les éléments armés de profilés laminés et
les structures mixtes acier béton les éléments soumis en service à des
températures s'écartant sensiblement de celles qui résultent des seules influences
climatiques.
Remarque : Le dosage indiqué de 300 kg/m3 n'est valable que pour les
ciments Portland habituels comportant peu de constituants secondaires.
1.7 Constructions en béton armé et sécurité

La sécurité est définit comme l'absence de risque dans le domaine de


construction, cela implique la stabilité et la durabilité et l'aptitude à l'emploi.
La sécurité absolue n'existe pas "Le risque zéro n'existe pas" il faut
accepter une probabilité non négligeable d'accident.
1.7.1 Théorie déterministe de sécurité
Il s'agit des anciens règlements du BA tel que le CCBAG8, Ces règlements
utilisent la méthode des contraintes admissibles qui consiste à vérifier que
les contraintes calculées par la RDM en tout point d'une structure restent
inférieures à une contrainte admissible obtenue en divisant la contrainte de
ruine du matériau par un coefficient de sécurité fixé à l'avance .

Dans cette méthode, les paramètres de base (actions et sollicitations,


propriétés des matériaux, géométrie de la structure, . . . ) sont considérés
comme 11011 aléatoires, ce qui est informé par la réalité des structures de
génie civil. Les coefficients de sécurité sont déterminés empiriquement sans
base scientifique satisfaisante.

1.7.2 Théorie probabiliste de sécurité

L’ouvrage sera acceptable si la probabilité de ruine reste inférieure à la


probabilité fixée à l'avance. Cette valeur varie en fonction de la durée de vie
de la construction, du risque et du coup.
Cette méthode s'intègre dans le domaine du calcul de la fiabilité des
structures qui est en plein essort actuellement en Europe et en Amérique
mais elle reste une méthode difficile, à appliquer dans le domaine de
dimensionnement des structures et demande des compétences
particulières

Un manque de données statistiques sur les différents paramètres des


structures et des matériaux rend cette méthode inutilisable avec efficacité.
1 .7.3 Théorie semi-probabiliste de sécurité

Cette nouvelle, théorie consiste à .


1. Définir les phénomènes que l'on veut éviter (l'état limite), ces
phénomènes sont
Ouverture des fissures soit par .
(a) Compression successive dans le béton
(b) (b) Traction successive dans l'acier.
Déformation importante dans l'ensemble.
2. Estimer la gravité des risques liés à ces phénomènes (on distingue
les états limites ultimes et les états limites de services)
3, Dimensionner les éléments de la construction de telle manière que la
probabilité d'atteindre l'un de ces phénomènes reste faible.
Technologie d exécution

CFR TP VOIR EXPOSE


1.8 Combinaisons d'actions réglementaires

Les sollicitations, éléments de réduction des forces extérieures et des


couples appliqués aux éléments de structure, sont déterminées après com
binaisons des actions.
1.8.1 Principe des combinaisons de calcul
En fonction des situations qil'une construction va connaître, nous allons
être obligé de superposer les effets de plusieurs actions. Pour cela '
Nous affecterons à chaque type d'actions, coefficient de sécurité partiel •
Nous combinerons les actions obtenues (principe de superposition des
effets)
Nous déterminerons la ou les combinaisons qui engendrent les
sollicitations les plus défavorables clans les éléments de la construction.

Nous utiliserons les combinaisons avec les notations suivantes :


ensemble des actions permanentes défavorables ; ensemble des actions
permanentes favorables ;
DESCENTE DES CHARGES
Objectif de la descente des charges

La descente de charges se fixe comme objectif la détermination du niveau de sollicitation en chacun


des niveaux de l’ouvrage, et ce du dernier étage jusqu'à la base de la
construction.
La descente de charges a pour objectif d’étudier le transfert des
charges dans la structure. L’objectif étant de connaitre la
répartition et les cheminements des charges sur l’ensemble des
éléments porteurs de la structure depuis le haut
jusqu’aux fondations.

Fonctionnement mécanique d’un bâtiment


Il faut bien comprendre ici que le fonctionnement concerne
uniquement le comportement du bâtiment sous l’influence des
charges permanentes et des surcharges d’exploitations (chargesverticales).
La structure composée de tous les éléments porteurs est
appelée système porteur et correspond au squelette du bâtiment. Le
système porteur sert à assurer la solidité de l’ouvrage et à
transmettre les charges aux fondations.
Il existe deux sortes d’éléments porteurs :
1) ‐les porteurs horizontaux, situés dans un plan horizontal,
2) les porteurs verticaux, situés dans un plan vertical.
Et que le cheminement des charges a lieu du haut vers le
bas, des planchers vers les porteurs verticaux, pour
aboutir finalement aux fondations.
EXEMPLE
On cherche à déterminé la charge appliquée sur la
fondation S1 située sous le poteau P3 sachant que :
‐Largeur de reprise : c’est la largeur du plancher que reprend
la poutre. Cette largeur est perpendiculaire à la longueur
de la poutre.
‐Les charges d’exploitation (2,5 KN/m²).le poids volumique du béton est de 25 KN/m 3
RESOLUTION

On cherche à déterminer la charge appliquée sur


la fondation S1 située sous le poteau P3 :
1) On détermine le schéma mécanique (statique) de la
poutre Po2 :
2) On détermine la « largeur de reprise »
Largeur de reprise : c’est la largeur de plancher
que reprend la poutre.
3) On calcul les charges permanentes : G et les
charges d’exploitation : Q appliquées à la
poutre :
4( Pour cela on présente toujours les calculs dans un
tableau :
LE RESTE VOIR MANUSCRIT
Travail Pratique
CALCUL D UN POTEAU EN BETON ARME

Le calcul d un poteau en béton arme se résume a la détermination de sa


section et ses armatures ; voici le plan suivi

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