Cours Pediatrie Tronc Commun
Cours Pediatrie Tronc Commun
INTRODUCTION
Il est établi qu’un enfant n’est pas un adulte, L’enfant est un organisme en
développement dont les transformations physiologiques au cours de la croissance
modifient le devenir de nombreux médicaments dans l’organisme (pharmacocinétique)
et la réponse à certains médicaments (pharmacodynamie). De ce fait on ne peut
extrapoler les posologies des médicaments de l’enfant à partir des posologies de
l’adulte sur la base de proportionnalité en rapport avec le poids, l’âge ou la surface
corporelle.
I. Risques thérapeutiques
Le risque médicamenteux peut être défini comme le danger que peut représenter la
prise d’un médicament.
Le risque thérapeutique est souvent évitable. L’art du prescripteur doit consister à
favoriser l’effet bénéfique du médicament en prenant toutes les précautions utiles à
minimiser ses effets indésirables.
.
Ce risque survient généralement dans trois circonstances :
– Une erreur médicamenteuse
– Des interactions médicamenteuses
– Un effet indésirable lié au médicament lui-même
1
I.2. Circonstances de survenue
Les accidents médicamenteux surviennent dans deux circonstances principales
2
Choisir le traitement à risque minimum pour le NRS, qui reste efficace chez la
mère.
Prescrire peu, signifie, éviter les associations médicamenteuses, et choisir le
médicament avec le moins de nombres de prises possibles, durée de vie la plus
courte.
Donner le sein avant la prise du médicament.
Redonner le sein aussi loin que possible après la prise du médicament.
La chimiothérapie anti cancéreuse ainsi que les produits radio actifs contre
indiquent l’AM de façon absolue.
Effet bénéfice/risque pour le nourrisson, concernant la poursuite ou l’arrêt de
l’allaitement maternel.
3
2) Etre claire et précise : elle précise pour chaque produit : la forme et la
présentation, le nombre de prises par jour, les horaires et éventuellement le moment
par rapport aux repas, la quantité pour chaque prise, le nombre de jours de
traitement. Une bonne prescription est simple, en arrondissant les quantités, en
choisissant les modalités les plus faciles à administrer.
3) Etre réalisable : il est inutile voire dangereux de prescrire une thérapeutique que la
famille ne pourra appliquer faute de moyens intellectuels ou matériels.
4) Etre compréhensible et comprise : une prescription doit toujours être écrite dans
le détail avec une écriture lisible. Pour être comprise, elle doit être expliquée. S’il le
faut, le commentaire est accompagné d’une démonstration. Une directive doit
pouvoir être répétée, si nécessaire il faut revoir la famille après 24 à 48 heures pour
vérifier l’exécution de ce qui a été prescrit.
5) Etre limitative : éviter de prescrire plusieurs médicaments en même temps. La
multiplicité des médicaments va à l’encontre de la simplicité, elle est source
d’erreurs ou d’effets secondaires liés à des interférences nuisibles.
II.1. Posologies
Les posologies par tranches d’âge ne sont pas recommandées. Les erreurs de dosage
sont fréquentes (surdosage ou sous dosage).
Les posologies sont calculées en fonction du poids, et certains médicaments à faible
marge de sécurité, en fonction de la surface corporelle, qui peut être calculée par : S =
(4P + 7)/(P + 90).
4
CHAPITRE 2 : PRISE EN CHARGE DE LA MALNUTRITION
INTRODUCTION
La malnutrition est une maladie nutritionnelle qui résulte d’une carence d’apport en
nutriment en quantité et en qualité.
La malnutrition est un problème important de sante publique à travers le monde. Elle
augmente considérablement le risque de décès et prive l’enfant de l’opportunité d’un
développement optimal.
Au Niger, selon l’enquête 1 Nutrition des Enfants de 2014, taux de malnutrition
aiguë globale touche 14,8 % des enfants de moins de 5 ans . Plusieurs facteurs
conjugués font que la prévalence et l’incidence de la malnutrition sont des plus élevées
des pays de l’Afrique de Ouest. Ces facteurs sont entre autres :
- La pauvreté et l’explosion démographique,
- Le déficit vivrier est chronique depuis plusieurs années,
- Accessibilité aux services de sante de qualité,
- Un faible accès à l’eau potable et à l’assainissement de base.
Kwashiorkor
Œdèmes bilatéraux, symétriques et prenant le godet. Les cheveux décolorés, la peau
est très fine avec des taches hypo ou hyper chromiques et siège de lésions parfois
sévères et étendues, les muqueuses sont également sièges de lésions. L’enfant est
triste apathique.
Les fonctions immunitaires et inflammatoires sont sévèrement affectées de telle sorte
que les lésions cutanées ne sont pas douloureuses chez le Kwashiorkor.
Marasme
Maigreur extrême (peau sur les os) sans œdèmes, la peau et les phanères sont de
texture normale.
1
Institut National de la Statistique du Niger: Enquête Nutrition des Enfants 6 à 59 mois, de 2014
5
La malnutrition est classée en 3 catégories :
La malnutrition modérée (P/T ≥ - 3 Z-score et < -2 Z-score pas d’œdèmes
bilatéraux et Appétit bon).
La malnutrition sévère sans complications (P/T< -3 Z score ou PB<115 mm, Œdème
+ ou++ et Appétit bon.
La malnutrition sévère avec complications : P/T< -3 Z score ou œdèmes bilatéraux +
++ ou PB<115 mm et au moins 1 critère suivant (Appétit médiocre, IRA,
Déshydratation sévère, Anémie sévère, Apathie, MEG)
La prise en charge de la malnutrition repose sur cette classification, à chaque catégorie
correspond un programme :
• Centre de récupération éducative et nutritionnelle intensif (CRENI) pour la
malnutrition aigüe sévère avec complications.
• Centre de récupération éducative et nutritionnelle ambulatoire pour les cas
sévères non compliqués (CRENAS) pour la malnutrition aigüe sévère sans
complications.
• Centre de récupération éducative et nutritionnelle ambulatoire pour les cas
modérés(CRENAM) pour la malnutrition aigüe modérée.
6
• Fièvre ; Diarrhée persistante ; Toux, difficulté à respirer
• Incapable de prendre du poids malgré la bonne prise en charge
• Suspicion de tuberculose ou VIH/SIDA
Le Test de l’appétit peut être « bon ou modéré » ou médiocre, un test médiocre impose
une hospitalisation au CRENI
7
Traitement Administration
Amoxicilline 1 dose à l’admission + traitement pendant 7 jours à domicile pour les
nouvelles admissions uniquement
Vitamine A 1 dose durant la 4ème semaine (4ème visite) ou à la sortie à tous les
patients sauf ceux ayant déjà reçu une dose dans les 4 derniers mois
Vaccination 1 dose durant la 4ème semaine (4ème visite) pour tous les patients
rougeole âgés de 9 mois ou plus sauf ceux ayant déjà été vaccinés auparavant
Antipaludiques Selon le protocole national. (annexer la fiche médicaments)
Antiparasitaires 1 dose au cours de la 4ème semaine (4ème visite) à tous les
patients
8
• 6 mois à 59 mois : P/T ≥ -1,5 Z score ou PB > 125 mm ET Absence d’œdèmes
nutritionnels pendant 14 jours.
• 5 à 18 ans : P/T ≥ 85% de la médiane (NCHS) ET Absence d’œdèmes nutritionnels
pendant 14 jours.
• Orientation vers un CRENAM pour un suivi régulier jusqu’à la guérison complète
V. P.E.C AU CRENI
V.1. Admission et phase 1 en CRENI
a. Critères d’admission
6 mois à 5 ans :
- P/T < -3 Z score ou PB < 115mm Et Appétit médiocre ou Présence de complications
médicales
- Œdèmes bilatéraux.
Procédures d’admission
• Donner systématiquement à boire, dès l’arrivée, un demi ou un verre d’eau sucrée à
10% (pour prévenir l’hypoglycémie).
• Prendre les mesures anthropométriques (poids, taille, PB) et rechercher les
œdèmes nutritionnels.
• Faire un bref interrogatoire sur les antécédents et plaintes du patient, symptômes et
signes cliniques.
• Examiner l’enfant.
• Ne pas laver ou donner un bain au patient nouvellement arrivé.
Sonde nasogastrique
La Sonde Naso- Gastrique (SNG) est utilisée lorsque le patient ne prend pas
suffisamment de F75. Les raisons de prescription d’une SNG sont les suivantes :
Prise de moins de 75% du volume prescrit par 24h en Phase I
Pneumonie avec polypnée,
Lésions douloureuses de la bouche,
Bec de lièvre ou autre déformation physique,
9
Altération de la conscience. Perturbation de la conscience.
Chaque jour, essayer de donner le F75 par la bouche avant d’utiliser la SNG.
L’utilisation de la SNG ne doit pas dépasser 3 jours idéalement et ce uniquement en
Phase 1.
10
Cette phase prépare le patient au traitement de Phase 2 ou au traitement en
ambulatoire (CRENAS). La phase de transition dure entre 1 et 5 jours.
Préparation
• On reconstitue un sachet de 456 g de F100 avec 2 litres d’eau ou
• Un sachet de 114 g avec 500ml d’eau potable à température ambiante.
• L’ATPE est en sachet et prêt à l’emploi.
11
a. Traitement diététique
Produits : F100 et ATPE sont les produits utilisés.
• donner du F100 (220ml/kg/jour) ou ATPE en interne en 5 à 6 repas par jour ;
• les patients peuvent avoir un apport nutritionnel à volonté ;
• Une bouillie peut être donnée aux patients de plus de 8kg ;
• L’enfant de plus de deux ans peut être autorisé à manger les aliments qu’il est
susceptible de retrouver en famille après sa sortie du CRENI :
• Donner le traitement systématique ;
• Les enfants allaités doivent toujours recevoir le lait maternel avant le F100 ou
l’ATPE et ce à la demande ;
• Les patients sont censés gagner rapidement du poids.
12
Personnel insuffisant (notamment la nuit),
Fiche de suivi incomplète et mal remplie,
Causes liées au patient
Une complication médicale,
Toxicité des médicaments,
Partage de la nourriture avec l’accompagnant,
Infection d’origine virale, bactérienne, candidoses, diarrhées, dysenteries, TB,
paludismes, VIH/SIDA, hépatites/cirrhoses.
a. Critères d’admission
Nourrisson de moins de 6 mois ou de moins de 3 kg étant allaité :
- Le nourrisson est très faible pour téter de façon efficace ou
- le nourrisson ne gagne pas (ou perd) de poids à la maison ou
- P/T couché < -3Z score ou
- Présence d’œdèmes bilatéraux.
b. Admission
• Inscription dans le registre ;
• Reconstituer l’histoire et faire l’examen clinique.
13
Diluer le sachet de F100 dans 2,7 litres d’eau.
• Pour faire de petites quantités de F100 dilué procéder ainsi qu’il suit :
• Utiliser 100ml de F100 déjà préparé et ajouter 35ml d’eau.
• Ou 200ml de F100 et ajouter 70 ml d’eau, pour faire 270ml de F100 dilué.
d. Traitement systématique
Amoxicilline : 50mg/kg 2 fois par jour (60mg/kg/jour) par voie orale en association avec
la Gentamycine (5mg/kg/j IM pendant 5 jours)
La surveillance est la même pour les nourrissons que pour les autres patients en
Phase1.
e. Suivi et Surveillance
Les progrès de ces nourrissons doivent être surveillés de près par le gain de poids
journalier. Peser le nourrisson chaque jour avec une balance graduée à 10 g près (ou
20g).
• Si le nourrisson perd du poids pendant 3 jours consécutifs et semble avoir faim et
prend son F100 dilué, ajouter 5 ml à chaque repas ;
• Si le nourrisson grossit régulièrement avec la même quantité de lait, ceci veut dire
que la production de lait maternel augmente. La supplémentation ne doit pas être
augmentée.
• Si après plusieurs jours, le nourrisson ne finit pas son supplément, mais continue à
augmenter de poids, ceci signifie que le lait maternel augmente et que le nourrisson
prend assez de lait maternel. Encourager la maman.
• Lorsqu’un nourrisson prend 20 g pendant 2 jours consécutifs : diminuer la quantité
de 100 dilué de moitié.
• Si le gain de poids est maintenu à 10g par jour avec les quantités de lait réduites de
moitié alors stopper complètement la TSS.
f. Sortie
Allaitement maternel exclusif
Sortie quand :
• Gain de poids sous lait maternel seulement
• Absence de problème médical
• Les mères supplémentées en vitamines et en minéraux.
NB: Séjour le plus court possible, pas besoin de critères anthropométriques pour
la sortie
14
- Présence d’œdèmes bilatéraux
Ces nourrissons sévèrement malnutris, de moins de 6 mois, doivent être traités selon le
protocole standard avec les modifications suivantes :
b. Phase aiguë ou 1
• Nourrissons sévèrement émaciés de moins de 6 mois peuvent prendre du F100-
dilué en Phase 1 : 130ml/kg/jour en 8 répas.
• Nourrissons ayant des œdèmes et de moins de 6 mois doivent toujours recevoir du
F75 en Phase 1.
c. Phase de transition
Durant la Phase de Transition, seul le F100-dilué doit être utilisé.
Le volume doit être augmenté de 10 ml.
Il ne faut en aucun cas donner du F100 non dilué.
d. Phase de réhabilitation : PHASE 2
Pendant la Phase de Réhabilitation, le volume de F100-dilué est double par rapport à la
Phase Aiguë, mais si le nourrisson réclame lui en augmenter 5ml par répas.
e. Critères de sortie
Lorsqu’ils atteignent -2 Z-score de leur P/T couché,
Ils peuvent passer au lait infantile 1er âge ou au lait de chèvre.
Mais il est impératif de respecter le mode de préparation de ces laits, ne pas utiliser un
biberon et respecter des mesures d’hygiène strictes.
Pour le lait de chèvre : un mesure de lait + une mesure d’eau+ une cuillerée d’huile
d’arachide, faire bouillir (frémissement).
Pour le lait 1er âge : une cuillère mesure pour 30ml d’eau bouillie et refroidie.
15
INTRODUCTION
Drépanocytose (anémie falciforme) est une maladie génétique, héréditaire
Maladie héréditaire la plus fréquente
Affectant l’hémoglobine des globules rouges du sang qui entraîne une modification
des propriétés du globule rouge.
GR normal GR falciforme
Ces modifications biochimiques de l’hémoglobine sont responsables de trois grandes
manifestations cliniques :
L’anémie hémolytique chronique,
Les crises douloureuses vaso-occlusives,
Une susceptibilité particulière aux infections.
I. Complications aiguës
Les complications sont plus graves et plus fréquentes chez l’enfant. Les signes
cliniques suivant imposent une consultation d’urgence :
douleur ne cédant pas au traitement antalgique initial
Fièvre: T° > 38°5
vomissements
Signes d’anémie aiguë avec apparition brutale de : (Pâleur, Fatigue, augmentation
brutale de volume de la rate ou augmentation de volume de l’abdomen)
Priapisme qui ne cède pas au traitement initial.
Crise-ostéo-articulaire
Douleur d’intensité variable des os longs et des articulations
- Vertèbres : douleur cervicale, dorsale, lombaire ;
16
- Os du crâne «céphalées» ;
- Thorax : douleur thoracique si importante ; détresse respiratoire justifiant un
traitement rapide de la douleur ;
- Douleurs des membres avec impotence fonctionnelle (cubitus, radius, tibia, péroné
fémur humérus).
Crise abdominale
Il s’agit de douleur généralisée abdominale avec souvent iléus réflexe très évocateur :
météorisme, arrêt matières et gaz. Parfois ventre chirurgical avec défense importante
pouvant conduire à une intervention chirurgicale inutile.
1.1.2. Traitement
Crise vaso-occlusive commune ou simple (ne nécessite souvent pas
d’hospitalisation)
Traitement de la douleur :
- Paracétamol ou Aspégic (15mg/kg/6h), ibuprofène (20- 30 mg/kg/8h)
- Dextropo-proxyphène (1- 2 mg/kg/ 8h après 15 ans)
- hyperhydratation per os.
protection contre les facteurs favorisants
17
Il s’agit d’une tuméfaction inflammatoire chaude et inflammatoire en regard de l’os avec
fièvre élevée (39- 41°C) qui impose un diagnostic précoce pour éviter le passage à la
chronicité.
Les complications : fractures pathologiques, chronicité.
Il faut pratiquer plusieurs hémocultures.
Traitement
Doit être énergique et au moindre doute :
Antibiothérapie à large spectre :
Ceftriaxone (100 mg/kg en IV lente) +
Ciprofloxacine en perfusion (15 à 30 mg/kg/j en perfusions puis per os durée 2 à
3 semaines)
+ Gentamycine (5à 7j)
Immobilisation platrée des membres (3 semaines à 45 j)
1.2.2. Septicémies
Les signes ne sont pas spécifiques, parfois pauvres au début, on peut avoir une
dyspnée inexpliquée. La fièvre peut être absente au début.
CAT : Pratiquer des hémocultures et administrer des antibiotiques : ceftrixaone +
Gentamycine, ou ciprofloxacine en perfusion + ceftriaxone + Métronidazole.
Clinique :
Pâleur sévère, Ictère franc, Asthénie, Splénomégalie d’installation brutale, Signes de
décompensation (polypnée, tachycardie, léthargie ou agitation).
Traitement :
Hospitalisation,
Transfusion sanguine si et seulement si présence de signes de décompensation.
Quantité de sang total est de 15 à 20 ml/kg en 3h (culot globulaire 10 ml/kg).
Surveillance de la transfusion chaque 30 mn pendant toute la durée de la
transfusion.
1.4. Complications thrombotiques
18
Syndrome thoracique aigue ;
Priapisme ;
Accident vasculaire cérébral.
19
- Dosage de G6PD,
- Dosage du fer sérique, de la ferritine et de la capacité totale de fixation de la
transferrine.
3.2. Vaccination
Vaccins du PEV : Pentavalent + polio +pneumo 13 +rota, VAR, VAA.
24 mois : typhim Vi, VAM. Rappel tous les 3 ans.
20
/PNEUMONIES DE L’ENFANT
INTRODUCTION
Selon l’OMS, Infections Respiratoires Basses (IRB) est toute infection aiguë du système
respiratoire associant toux + polypnée ou syndrome de détresse respiratoire.
La pneumonie continue à être l’une des maladies les plus meurtrières pour les enfants
de moins de cinq ans. Elle fait plus de victimes que le Sida, le paludisme et la rougeole
réunis.
Le meilleur moyen de faire reculer la mortalité due à la pneumonie consiste à traiter le
patient rapidement et efficacement.
I. Symptomatologie
Signes cliniques en faveur d’une IRB
- Augmentation de la fréquence respiratoire : respiration rapide (signe majeur),
- Existence de signe de lutte (tirage sous costal, stridort, balancement thoraco-
abdominal, battement des ailes du nez),
- Présence d’anomalies à l’auscultation pulmonaire (râles ronflants crépitants ou
sibilant),
- Fièvre (température> 38°C) avec frissons et tachycardie,
- Refus ou difficultés de boire (nourrisson<1an +++),
On peut avoir des signes trompeurs : douleur abdominale, vomissement, convulsions.
II. Classification
21
• Diminution des signes de lutte avec bradypnée (FR < 30 / min avant 1 an et < 20 /
min entre 1 et 3 ans),
• Hochement ou balancement ou coup de tête inspiratoire,
• cyanose centrale ou apnée,
• incapacité de boire ou de téter,
• convulsions, léthargie ou coma,
• Anxiété, agitation.
IV. Evolution
Sous traitement bien conduit, la guérison est de règle avec une apyrexie au 2 ème jour,
une amélioration de l’état général, un amendement des signes fonctionnels.
En l’absence du traitement des complications peuvent survenir à type de :
- Pleurésie purulente,
- Abcès de poumon,
- Méningites, septicémies.
V. Etiologies
- Les principales causes de la pneumonie sont les virus et les bactéries
(Streptococcus Pneumoniae et Haemophilus influenzae de type b sont responsable
de 80% des pneumonies bactériennes).
- Autres germes : VRS, staphylocoque dorée, klebsiella pneumoniae, Mycoplasma
pneumoniae.
VI. Traitement
Le traitement dépend de la classification
V.4. Pneumonie sans signes de gravite
Traitement à domicile en ambulatoire
- Administrer d’antibiotiques appropriés pendant 5 jours et 2 fois : amoxicilline 50 à
100 mg/kg/j ou Amoxicilline / Acide Clavulanique (augmentin, fleming).
- Visite de suivi 2 jours après.
- Si les symptômes persistent (sans aggravation inquiétante) répéter le traitement
pour 5 jours.
- En l’absence de réponse satisfaisante après 10 jours de traitement bien conduit,
penser aux pneumopathies à germes atypiques et / ou peu ou pas sensibles :
IRB à Staphylocoques : Cloxacilline 100 mg/kg/jour en 3 prises x 10jours.
Coqueluche : Erythromycine per-os 50 mg/kg/jour en 2 prises x 14 jours.
22
IRB atypique à mycoplasmes ou chlamydiae (> 3ans +++): Erythromycine
50 mg/kg/jour PO en 2 prises x 10 jours
23
INTRODUCTION
I. Epidémiologie
II. Symptômes
Le paludisme est une maladie caractérisée par des épisodes fébriles aigues. Les
symptômes apparaissent au bout de 10 à 15 jours après la piqûre de moustique
infectante. Le paludisme peut revêtir deux formes : paludisme simple ou paludisme
grave.
2.1. Paludisme Simple
Le paludisme se caractérise essentiellement par une forte fièvre. Toutefois, les malades
peuvent se plaindre de maux de tête, de douleurs musculaires, de faiblesse articulaire,
de frissons et de courbatures. Dans la plupart des cas, on se sent fatigué et on n’a pas
d’appétit. Les jeunes enfants peuvent se plaindre de douleurs abdominales,
vomissements et d’anorexie.
24
Le paludisme grave ou compliqué se définit par la présence chez un enfant : d’une GE+
et l’un des signes suivants :
changement de comportement (Prostration), léthargie ou coma franc
convulsions ;
acidose ;
détresse respiratoire (OAP) ;
insuffisance rénale (oligurie ou anurie) ;
collapsus cardio-vasculaire ou choc (pouls faible /refroidissement des extrémités,
TRC>3 s) ;
hémoglobinurie (urines coca cola ou de couleur foncée) ;
troubles électrolytiques ;
ictère ;
hémorragie spontanée [coagulation intra vasculaire disséminée (CIVD)] ;
hyperpyrexie (température axillaire >39,5°C) ;
hypoglycémie (glycémie < 2,2 mmol / l ou < 0,4g / l) ;
anémie sévère (Hb < 5 g/dl) ;
hyperparasitémie ;
Toute situation de menace vitale en présence de paludisme doit être considérée
commun paludisme grave
III. Diagnostic
L’OMS recommande que, dans tous les cas présumés, le paludisme soit confirmé par :
Frottis sanguin ; Goutte épaisse (GE) + densité du parasite (DP) ;
TDR : tests de diagnostic rapide.
Autres examens nécessaires pour confirmer les complications ou évaluer la gravité du
paludisme ou écarter un diagnostic différentiel :
NFS (anémie, thrombopénie, parfois une hyper leucocytose) ;
glycémie (hypoglycémie) ; transaminases, bilirubinémie créatininémie ; azotémie
les hémocultures, la ponction lombaire, ECBU;
l’ionogramme sanguin.
IV. Traitement
4.1. Traitement du paludisme simple
Le meilleur traitement disponible, en particulier pour le paludisme à P. falciparum, est
une association médicamenteuse comportant de l’artémisinine (ACT). Mais Un
traitement uniquement symptomatique ne doit être envisagé que si le diagnostic
parasitologique n’est pas possible.
25
Nombre de comprimés recommandés
Poids (âge) er
1 JOUR (J1) 2ème JOUR (J2) 3ème JOUR (J3)
Matin soir Matin soir Matin soir
5–14 kg (< 3 ans) 1 1 1 1 1 1
15–24 kg (3–9 ans) 2 2 2 2 2 2
25–34 kg (9–14 ans) 3 3 3 3 3 3
>34 kg (>14 ans) 4 4 4 4 4 4
26
4.2. Traitement du paludisme grave
1. ARTEMETHER
er
3,2 mg/kg en IM le 1 jour puis,
ème ème
1,6 mg/kg du 2 au 7 jour en injection IM.
Relai par voie orale des que le malade peut avaler par Coartem.
3. QUININE IV (quinimax)
• La posologie est de 12 mg/kg la quinine base toutes les 12
heures dans du SG 5 % à passer en 4 heures de temps.
• Dès que la voie orale est possible on donne la quinine base per
os 8 mg/kg toutes les 8 heures
• Durée total du traitement 7 jours.
NB : la quinine est contre indiquée en cas d’hémoglobinurie (urines de
couleur coca cola). Remplacer la quinine par artemether ou
artesunate.
27
2. TRAITEMENT ADJUVANT
Hypoglycemie.
• Il faut systématiquement administrer 5ml/kg de sérum glucose 10%
pour prévenir ou traiter l’hypoglycémie
• vérifier la glycémie après 30mn puis toutes les 3 heures.
En cas de fièvre élevée
• Administrer du paracétamol à raison de 15 mg/kg toutes les 6 heures
+ méthodes physiques (déshabiller, aérer et ventiler, enveloppement
humide).
Anémie grave
• La transfusion systématique si le taux d’hématocrite <12% ou un taux
d’hémoglobine de 4g/dl. La quantité à transfuser est de 20 ml / kg en
3 H.
Malade inconscient ou dans le coma
• Position latérale de sécurité et libération des voies aériennes
• Oxygénothérapie.
• Administrer du SGH 30% 1 ml/kg ou SGH 10% 5ml/kg en boulus ;
• Arrêt transitoire de l’alimentation (quelques heures à 24) et,
• Assurer les besoins liquidiens avec une solution contenant la moitié
en Ringer Lactate et la moitié en SG10% :
Enfants entre 1 et 10 kg: 100 à 120 ml/kg/j.
Enfants entre 11 et 20 kg: 1 000 ml/j + 50 ml/kg/j au dessus de
10 kg.
Enfants de plus de 20 kg: 1 500 ml/j + 20 ml/kg/j au dessus de
20 kg.
V. Prévention
5.2. Chimioprophylaxie :
La maladie peut également être prévenue au moyen d’antipaludiques.
Les voyageurs peuvent se protéger au moyen d’une chimioprophylaxie
L’OMS recommande le traitement préventif intermittent par la sulfadoxine-
pyriméthamine pour les femmes enceintes, 3 doses à partir du 4 ème mois de
grossesse.
28
En 2012, l’OMS a recommandé la chimioprévention saisonnière du paludisme. Cette
stratégie prévoit l’administration d’un traitement d’un mois d’amodiaquine et de
sulfadoxine-pyriméthamine à tous les enfants de 3 mois à 5 ans pendant la saison
de forte transmission.
INTRODUCTION
Ces sont manifestations motrices involontaires et paroxystiques. Elles peuvent être :
- soit généralisées (tonico-cloniques souvent)
- soit localisées (clignements des paupières, secousses unilatérales des mains...)
Généralement accompagnées d’une perte de conscience.
La prise en charge est une urgence.
Dans 50% des cas les crises convulsives du nourrisson sont des convulsions fébriles
simples.
I. Diagnostic
Le diagnostic est essentiellement clinique et est facile si on assiste à la crise : il s’agit
de mouvement tonico cloniques localises à une partie du corps ou généralisés à tout le
corps. En dehors des crises le diagnostic repose sur les données de l’interrogatoire
précis.
1.1. L’interrogatoire précise notamment :
- les antécédents neurologiques personnels et familiaux,
- le développement psychomoteur de l’enfant depuis sa naissance,
- l’existence d’un éventuel traumatisme crânien,
- la topographie : crises généralisées, partielles,
- la durée de la crise,
- Les signes associés (fièvre).
1.2. Examen clinique
Un examen neurologique complet et minutieux (vigilance, symptôme d’HTIC, PC,
syndrome méningé, déficit moteur, tension de la fontanelle),
Examen complet de tous les autres appareils.
1.3. Examens complémentaires
Bilan métabolique : glycémie, calcémie, ionogramme sanguin, créatininemie
Bilan infectieux : GE, PL, NFS, CRP, hémocultures….
EEG permet de confirmer le diagnostic de convulsion et d’en préciser le type,
Autres explorations : scanner
29
II. Diagnostic étiologique
2.4. Traitement
30
minutes).
- Antipyrétique (si la température est supérieure à 38°C) : paracétamol 60mg/kg/j en 4
prises.
NB chez le nouveau-né, c’est le phénobarbital qui est utilisé, le diazépam n’est pas
recommandé.
Traitement étiologique :
Il faut s’atteler à rechercher la cause et la traiter : antibiotiques, antipaludéens,
correction des troubles métaboliques et hydro électrolytiques.
31
INTRODUCTION
L’anémie est définie comme l’abaissement du taux d’hémoglobine en dessous de la
valeur normale pour l’âge.
- Chez le nouveau-né en dessous de 17g/dl,
- Chez le nourrisson en dessous de 10g/dl,
- Chez le grand enfant en dessous de 12g/dl.
L’anémie est très fréquente chez les enfants, 30 à 40% des enfants en zone tropicale
seraient anémiés.
I. Diagnostic.
I.1. Signes cliniques
Pâleur cutanéo-muqueuse (peau, paume des mains, et plantes des pieds,
conjonctives) ;
Pâleur des téguments (lit de l’ongle) ;
Asthénie inexpliquée avec dyspnée d’effort ;
Anorexie, baisse de la concentration et des performances scolaires ;
Parfois ictère.
Signes de gravite
Quand l’anémie est sévère, les signes de gravite apparaissent. Ces signes dits
d’intolérance traduise une décompensation de l’anémie sévère :
Tachycardie et souffles cardiaques,
Signes d’insuffisance cardiaque et d’OAP,
Détresse respiratoire (polypnée, tirage sous costal, cri aigüe),
Agitation, léthargie, coma.
II. Etiologies
Les principales causes de l’anémie chez l’enfant sont :
- La carence en fer et autres maladies carentielles,
- Le paludisme et certaines maladies infectieuses sévères, les parasitoses
- La drépanocytose et autres maladies hémolytiques,
- Les incompatibilités sanguines fœto-maternelles (anémie néonatales),
- Les leucémies, hémophilies,
- Les hémorragies aigues ou chroniques minimes.
III. Traitement
III.1. Anémie légère ou bien tolérée
Le traitement est étiologique, donc il faut s’attacher à rechercher la cause.
32
Exemple : anémie ferriprive
- Administration per os de 5 à 10mg/kg de fer élément pendant 3 mois,
- Déparasitage systématique,
- Recherche et traitement de paludisme,
- Promotion de l’allaitement maternel,
- Education nutritionnelle des parents.
Accidents transfusionnels :
- Douleurs lombaires, céphalées
- Frissons, fièvre,
- Surcharge liquidien avec OAP,
- Hémoglobinurie,
- Infections hépatites B, C, VIH….
- Hypocalcémie,
- Allo immunisation.
En cas d’accidents transfusionnel faire appel d’urgence au médecin qui a posé
l’indication de la transfusion.
CHAPITRE 8 : LES INFECTIONS NEONATALES
INTRODUCTION
33
L'infection néonatale représente un facteur important de morbidité et de mortalité
néonatale. (Taux de mortalité entre 30% et 40%). Seuls un diagnostic précoce et un
traitement approprié permettent d'améliorer considérablement le pronostic des
infections néonatales.
Les agents pathogènes sont multiples : bactéries, virus, protozoaires, champignons.
I. Facteurs prédisposants
1.1. Facteurs maternels
a- La rupture prématurée des membranes (RPM) (avant le début du travail)
Augmente le risque d'infection ascendante.
b-. L'infection urinaire maternelle : Fréquente pendant la grossesse, est associée à
une augmentation du risque d'accouchement prématuré et d'infection néonatale par
transmission transplacentaire surtout s'il s'agit d'une pyélonephrite.
c- L’infection cervico-vaginale. L'infection (leucorrhées purulentes) vaginale de la
mère par des micro-organismes divers exposent le nouveau-né au risque infectieux lors
de l'accouchement par voie basse.
1.2. Facteurs néonatales
L'immaturité du système immunitaire du nouveau-né (prématurité+++).
La réanimation en salle de travail, les manœuvres invasives au cours de
l'hospitalisation (cathéter central ou ombilical, intubation...) sont des facteurs de risque
infectieux (Infection néonatale acquise).
34
f- Autres Eruption, purpura, hépato-splénomégalie, ictère précoce, sclérème.
SIGNES DE DANGER
Tableau 10 : signes de danger en cas d’infection néonatale
III. TRAITEMENT
3.1. Traitement symptomatique
Doit être mis en œuvre en même temps que le traitement étiologique :
35
- Contrôler la température de l'enfant en incubateur (prévention d’hypothermie).
- Traiter une détresse respiratoire par administrer de l’oxygène : Ventiler au ballon et
au masque avec oxygène si FR < 20/min ou apnées à raison d’environ 40
insufflations par minute. Continuer l’oxygène jusqu’à ce que l’enfant ait une couleur
rosée.
- prévenir systématiquement l’hypoglycémie par le lait maternel ou du sérum glucosé
à 10% (5ml/kg).
- Cas de convulsion, administrer du phénobarbital: 15mg/kg). Si nécessaire continuer
5mg/kg/jr
- Donner de Vitamine K1 (IM) à tout enfant malade âgé de moins de 2 semaines
- Surveiller régulièrement les constantes (30 mn à 1h)
36
L’ictère correspond à la coloration jaune des téguments et des muqueuses
apparaissant lorsque le taux de bilirubinémie totale dépasse 50 mg / l chez
le nouveau-né.
Les ictères néonatals frappent 30 à 40 % des enfants nés à terme et la quasi totalité
des prématurés. Bénins dans la grande majorité des cas (ictère simple du nouveau-né).
Le risque majeur des hyperbilirubinémies néonatales, est celui d'un ictère nucléaire du
au dépôt, sur les noyaux gris centraux du cerveau, de la bilirubine libre (liposoluble) en
excès dans le plasma.
Le risque d'ictère nucléaire est d'autant plus grand que l'enfant a un plus petit poids de
naissance et qu'il a subi une anoxie-ischémie néonatale.
I. Démarche diagnostic
37
- Groupes sanguins de la mère et de l'enfant,
- Test de Coombs direct chez l'enfant,
- NFS avec numération des plaquettes et des réticulocytes.
II. Etiologies
38
Immunisations dans les sous-groupes rhésus:
Hormis le facteur rhésus (D), d'autres antigènes érythrocytaires sont susceptibles
d'occasionner des incompatibilités fœtal-maternelles, selon des processus identiques à
ceux de l'immunisation anti-D. Ce sont le antigènes c, C, E , e.
Quelle que soit son étiologie, un ictère impose une surveillance biquotidienne, clinique
et biologique de la bilirubinémie.
39
Il faut entreprendre un traitement lorsque le taux de bilirubinémie libre (en µmol/l)
dépasse 10 % du poids de l'enfant (en g) ou 250 µmol/l.
La photothérapie
Le traitement repose principalement sur la photothérapie, en lumière bleue. Elle
provoque une transformation de la bilirubine en photo-dérivés éliminables dans la bile,
et non toxiques pour le système nerveux.
Elle nécessite quelques précautions simples : protection oculaire, surveillance régulière
de la température et de l'état d'hydratation de l'enfant. Elle a pratiquement fait
disparaître les indications de l'exsanguino-transfusion
40
Les urgences les plus fréquentes chez le nourrisson sont la sténose du pylore,
l'invagination intestinale aiguë, la hernie étranglée et à un degré moindre l'appendicite
aiguë.
1.1. Diagnostic
Le tableau clinique est assez caractéristique :
- Dominé par les vomissements en jet après les tétés, et souvent à distance de ceux-
ci. Ils sont alimentaires, abondants, composés de lait caillé, chez un nourrisson qui
ne cesse de réclamer de nouveau à boire.
- La perte de poids est rapide.
- L'examen clinique sur un enfant qui vient de boire peut retrouver des ondulations
péristaltiques à jour frisant, localisées à la région épigastrique : elles sont patho-
gnomoniques de la sténose du pylore dans ce contexte.
- La palpation de l'olive pylorique sous l'auvent hépatique est plus difficile à retrouver.
L'examen apprécie, par ailleurs, le degré de déshydratation et de dénutrition du
nourrisson.
- Le diagnostic sera confirmé par les données de l'imagerie (echographie). En cas
d'échec, le transit oesogastroduodénal visualisera le défilé pylorique, avec des
passages retardés.
2.1. Diagnostic
La symptomatologie est marquée par :
41
- La survenue brutale de douleurs abdominales paroxystiques, exprimées par des cris
et des pleurs et agitations accompagnés d'une pâleur inhabituelle. Au bout de
quelques minutes, l'enfant se calme, puis une nouvelle crise survient.
- Des vomissements,
- Puis à l'émission d'une selle sanglante.
Cette association évocatrice, n'est cependant présente que dans un quart des cas.
L'invagination doit être soupçonnée chez tout nourrisson qui présente des douleurs
abdominales paroxystiques et/ou des vomissements.
Si le diagnostic est trop tardif, les lésions évoluent vers la nécrose intestinale, avec une
rapide dégradation de l'état général.
La suspicion clinique d'une invagination doit être confirmée par l'échographie et, au
besoin, par le lavement opaque. Le lavement opaque peut encore confirmer le
diagnostic en cas de doute. Il est surtout le premier temps de la phase thérapeutique.
3.1. Diagnostic
La hernie inguinale étranglée se présente comme une tuméfaction dure et douloureuse
à l'orifice superficiel du canal inguinal.
Chez la fille, le principal risque est la torsion de l'ovaire extériorisée. Cette torsion se
révèle par des signes douloureux et un aspect inflammatoire local.
Chez le garçon, il apparaît une tuméfaction dure, douloureuse et irréductible,
accompagnée de vomissements, puis d'un syndrome occlusif. Le risque d'ischémie de
l'anse intestinale est évident.
4.1. Diagnostic
42
Le diagnostic d'appendicite aiguë chez le nourrisson est difficile. Il est de ce fait plus
souvent évoqué avec retard, au stade d'abcès ou de péritonite.
La sémiologie initiale comporte une douleur abdominale dans un contexte fébrile,
accompagnée de vomissements, de diarrhée et des signes urinaires à type de douleurs
à la miction.
A L'examen clinique l’enfant est abattu et algique. La palpation abdominale retrouve
une défense de la fosse iliaque droite et une sensation d'empâtement de la fosse
iliaque droite.
L'échographie peut montrer un appendice épaissi ou l'image d'un abcès.
La radiographie de l'ASP peut montrer une distension de la dernière anse grêle.
Biologiquement, l'hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles supérieur à 10 000.
La péritonite aiguë généralisée se caractérise par une franche altération de l'état
général. La palpation retrouve une défense généralisée ou une contracture.
43