Cours Int Curviligne
Cours Int Curviligne
Considérons l'espace vectoriel ℝ𝑛 et son espace dual (ℝ𝑛 )∗ = ℒ(ℝ𝑛 , ℝ). Ce dernier étant
l'espace des formes linéaires sur ℝ𝑛 . On note (ⅆ𝑥1 , ⅆ𝑥2 , ⋯ , ⅆ𝑥𝑛 ) la base duale de la base
canonique (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) de ℝ𝑛 . Autrement dit, ⅆ𝑥1 , … , ⅆ𝑥𝑛 sont 𝑛 formes linéaires sur ℝ𝑛
définies par
1 si 𝑖 = 𝑗
ⅆ𝑥𝑖 (𝑒𝑗 ) = {
0 si 𝑖 ≠ 𝑗
𝑛
𝜕𝑓
ⅆ𝑓(𝑥)(ℎ) = ∑ (𝑥)ℎ𝑖
𝜕𝑥𝑖
𝑖=1
Donc
𝑛
𝜕𝑓
ⅆ𝑓(𝑥)(ℎ) = ∑ (𝑥)ⅆ𝑥𝑖 (ℎ)
𝜕𝑥𝑖
𝑖=1
𝑛
𝜕𝑓
ⅆ𝑓(𝑥) = ∑ (𝑥)ⅆ𝑥𝑖 , ∀𝑥 ∈ 𝑈
𝜕𝑥𝑖
𝑖=1
Ou encore
𝑛
𝜕𝑓
ⅆ𝑓 = ∑ ⅆ𝑥 (ⅆ𝑓 ∈ 𝒜(𝑈, ℒ(ℝ𝑛 , ℝ)))
𝜕𝑥𝑖 𝑖
𝑖=1
Définition :
1
où 𝑃𝑖 ∶ 𝑈 → ℝ. Ou encore :
𝜔 = ∑ 𝑃𝑖 (𝑥) ⅆ𝑥𝑖
𝑖=1
Ou tout simplement :
𝜔 = ∑ 𝑃𝑖 ⅆ𝑥𝑖
𝑖=1
Remarque : Lorsqu’une application 𝑓 est différentiable, on peut noter ⅆ𝑓𝑥 au lieu de ⅆ𝑓(𝑥).
On fait de même pour une forme différentielle, on peut noter 𝜔𝑥 au lieu de 𝜔(𝑥).
Exemples :
⃗ défini sur 𝑈 à
On associe à la forme différentielle 𝜔 = ∑𝑛𝑖=1 𝑃𝑖 ⅆ𝑥𝑖 le champ de vecteurs 𝑉
⃗ (𝑥) = (𝑃1 (𝑥), . . . , 𝑃𝑛 (𝑥)).
valeurs dans ℝ𝑛 par : 𝑉
Définition :
2
On dit qu’une 1-forme différentielle 𝜔, définie sur un ouvert 𝑈 de ℝ𝑛 , est exacte (ou totale)
s’il existe une fonction 𝑓 différentiable sur 𝑈, telle que 𝜔 = ⅆ𝑓. Dans ce cas 𝑓 est dite une
primitive de 𝜔.
1. La forme différentielle 𝜔 = 𝑥ⅆ𝑥 + 𝑦ⅆ𝑦 sur ℝ2 est exacte car c’est la différentielle de
1
la fonction 𝑓 ∶ (𝑥, 𝑦) ⟼ 2 (𝑥 2 + 𝑦 2 ).
égalité on obtient qu’il existe une fonction 𝑔 de classe 𝒞 1 sur ]𝑥0 − 𝛿, 𝑥0 + 𝛿[ telle
𝜕𝑓
que 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑔(𝑥). Ainsi on devrait avoir 𝜕𝑥 (𝑥, 𝑦) = 𝑔′(𝑥) pour tout (𝑥, 𝑦) ∈ 𝑈.
3
Exemples :
1. La forme différentielle définie sur ℝ2 ∖ {(0,0)} par :
−𝑦 𝑥
𝜔= ⅆ𝑥 + 2 ⅆ𝑦
𝑥2 +𝑦 2 𝑥 + 𝑦2
𝜕 −𝑦 𝜕 𝑥 −𝑥 2 +𝑦 2
est fermée car 𝜕𝑦 (𝑥 2 +𝑦 2) = ( ) = (𝑥 2 +𝑦 2)2.
𝜕𝑥 𝑥 2 +𝑦 2
4
Définition :
• Une courbe paramétrée de classe 𝒞 1 est une application de classe 𝒞 1 d’un intervalle 𝐼
à valeurs dans ℝ𝑛 .
• On dit qu’une courbe paramétrée continue 𝛾: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ𝑛 est 𝒞 1 par morceaux s’il
existe une subdivision 𝑎 = 𝑎0 < ⋯ < 𝑎𝑚 = 𝑏 telle que la restriction de 𝛾 à [𝑎𝑘−1 , 𝑎𝑘 ]
est de classe 𝒞 1 pour tout 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑚⟧.
• On dit que 𝛾 est fermée si 𝛾(𝑎) = 𝛾(𝑏).
• Enfin on appelle support de 𝛾 l’ensemble Γ = 𝑠𝑢𝑝𝑝(𝛾) = {𝑓(𝑡); 𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏]} ⊂ ℝ𝑛 .
Exemple : Soit 𝑓: 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏] ↦ 𝑓(𝑥) ∈ ℝ une fonction continue sur [𝑎, 𝑏] (ou seulement
continue par morceaux sur [𝑎, 𝑏] ). Lorsque 𝑥 va de 𝑎 à 𝑏, le point (𝑥, 𝑓(𝑥)) parcourt la
courbe Γ du point 𝐴 au point 𝐵. On peut considérer que Γ est paramétrée de la manière
suivante :
Soit 𝑓: ℝ𝑛 → ℝ une fonction numérique, continue sur Γ (au moins). L'intégrale de 𝑓 le long
de la courbe Γ est définie par :
𝑏
∫ 𝑓: = ∫ 𝑓(𝛾(𝑡))‖𝛾 ′ (𝑡)‖ⅆ𝑡.
Γ 𝑎
𝑏
longueur de Γ = ∫ ‖𝛾 ′ (𝑡)‖ⅆ𝑡
𝑎
Dans le cas particulier où Γ est le graphe de la fonction qui à 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏] associe 𝑓(𝑥) ∈ ℝ, la
longueur de Γ a l'expression suivante :
5
𝑏
longueur de Γ = ∫ √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 ⅆ𝑥
𝑎
𝑏
longueur de Γ = ∫ √[r(𝑡)]2 + [𝑟 ′ (𝑡)]2 ⅆ𝑡
𝑎
Exemple :
Soit Γ: = { (𝑥, 𝑎ch (𝑎)) ∣∣∣ 𝑥 ∈ [0,1] }, où 𝑎 > 0. Pour 𝑓(𝑥) = 𝑎ch (𝑎), on a 𝑓 ′ (𝑥) = sh (𝑎) et
𝑥 𝑥 𝑥
𝑥
√1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 = ch (𝑎). D’où :
1
𝑥 𝑥 1 1 𝑎(𝑒 1/𝑎 − 𝑒 −1/𝑎 )
longueur de Γ = ∫ ch ( ) d𝑥 = [𝑎sh ( )] = 𝑎sh ( ) =
0 𝑎 𝑎 0 𝑎 2
6
[𝑎, 𝑏] un segment de ℝ et 𝛾: [𝑎, 𝑏] ⟶ 𝑈 une courbe paramétrée de classe 𝒞 1 . Alors on
définit l’intégrale de 𝜔 le long de 𝛾 par
𝑏
∫ 𝜔 = ∫ 𝜔𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡.
𝛾 𝑎
𝑛 𝑏
∫ 𝜔 = ∑ ∫ 𝑃𝑗 (𝛾(𝑡))𝑥𝑗′ (𝑡)ⅆ𝑡.
𝛾 𝑗=1 𝑎
Si 𝛾 est de classe 𝒞 1 par morceaux, on considère une subdivision adaptée 𝑎 = 𝑎0 < ⋯ <
𝑎𝑚 = 𝑏 e on pose
𝑚 𝑎𝑘
∫𝜔=∑ ∫ 𝜔𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡.
𝛾 𝑘=1 𝑎𝑘−1
𝑏 𝑑 𝑑
∫ 𝜔𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡 = ∫ 𝜔𝛾(𝜙(𝑠)) (𝜙 ′ (𝑠)𝛾 ′ (𝜙(𝑠)))ⅆ𝑠 = ∫ 𝜔𝛾˜(𝑠) (𝛾˜ ′ (𝑠))ⅆ𝑠 = ∫ 𝜔.
𝑎 𝑐 𝑐 𝛾˜
𝑏 𝑐
∫ 𝜔𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡 = ∫ 𝜔𝛾(𝜙(𝑠)) (𝛾 ′ (𝜙(𝑠))) 𝜙 ′ (𝑠)ⅆ𝑠 = − ∫ 𝜔.
𝑎 𝑑 𝛾˜
−𝑦 𝑥
Exemple : On considère dans ℝ2 ∖ {(0,0)} la forme différentielle 𝜔 = 𝑥 2+𝑦 2 ⅆ𝑥 + 𝑥 2 +𝑦 2 ⅆ𝑦
On note 𝒞 le cercle unité parcouru une fois dans le sens trigonométrique. On considère le
[0,2𝜋] → ℝ2
paramétrage 𝛾: { . Alors on a
𝜃 ↦ (cos (𝜃), sin (𝜃))
7
2𝜋 2𝜋
− sin(𝜃) cos (𝜃)
∫ 𝜔=∫𝜔=∫ ( 2 2
(− sin(𝜃)) + 2 2
cos (𝜃)) ⅆ𝜃 = ∫ 1ⅆ𝜃 = 2𝜋
𝒞 𝛾˜ 0 cos (𝜃) + sin (𝜃) cos (𝜃) + sin (𝜃) 0
[0, 𝜋] → ℝ2
Le paramétrage 𝛾˜: { donne le même résultat :
𝜃 ↦ (cos (2𝜃), sin (2𝜃))
𝜋 𝜋
− sin(2𝜃) cos (2𝜃)
∫ 𝜔=∫𝜔=∫ ( 2 2
(−2 sin(2𝜃)) + 2 2
2cos (2𝜃)) ⅆ𝜃 = ∫ 2ⅆ𝜃 = 2𝜋
𝒞 𝛾˜ 0 cos (2𝜃) + sin (2𝜃) cos (2𝜃) + sin (𝜃) 0
[0,2𝜋] → ℝ2
Par contre 𝛾− : { donne
𝜃 ↦ (cos (−𝜃), sin (−𝜃))
2𝜋 2𝜋
− sin(−𝜃) cos(−𝜃)
∫ 𝜔=∫ ( (sin(−𝜃)) + (− cos(−𝜃))) ⅆ𝜃 = ∫ (−1)ⅆ𝜃 = −2𝜋
𝛾− 0 cos (−𝜃)2 + sin (−𝜃)2 cos (−𝜃)2 + sin (−𝜃)2 0
[0,2𝑘𝜋] → ℝ2
Et si on fait 𝑘 tours : 𝛾𝑘 : { on obtient
𝜃 ↦ (cos (𝜃), sin (𝜃))
2𝑘𝜋 2k𝜋
− sin(𝜃) cos (𝜃)
∫ 𝜔=∫ ( (− sin(𝜃)) + cos (𝜃)) ⅆ𝜃 = ∫ 1ⅆ𝜃 = 2k𝜋
𝛾𝑘 0 cos (𝜃)2 + sin (𝜃)2 cos (𝜃)2 + sin (𝜃)2 0
Proposition : On suppose que 𝜔 est une forme exacte sur 𝑈, et on considère une primitive 𝑓
de 𝜔 (ie. 𝑓 est 𝒞 1 sur 𝑈 et ⅆ𝑓 = 𝜔). Si 𝛾: [𝑎, 𝑏] ⟶ 𝑈 est une courbe paramétrée 𝒞 1 par
morceaux alors on a
∫ 𝜔 = 𝑓(𝛾(𝑏)) − 𝑓(𝛾(𝑎)).
𝛾
L’intégrale curviligne d’une forme différentielle exacte le long d’une courbe ne dépend que
des extrémités de la courbe.
Démonstration. On suppose d’abord que 𝛾 est de classe 𝒞 1 . Pour 𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏] on note 𝑔(𝑡) =
𝑓(𝛾(𝑡)). La fonction 𝑔 est alors de classe 𝒞 1 sur [𝑎, 𝑏] et pour tout 𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏] on a
On obtient
𝑏 𝑏 𝑏
∫ 𝜔 = ∫ 𝜔𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡 = ∫ ⅆ𝑓𝛾(𝑡) (𝛾 ′ (𝑡))ⅆ𝑡 = ∫ 𝑔′ (𝑡)ⅆ𝑡 = 𝑔(𝑏) − 𝑔(𝑎).
𝛾 𝑎 𝑎 𝑎
D’où le résultat si 𝛾 est de classe 𝒞 1 . Si 𝛾 n’est que 𝒞 1 par morceaux, on considère une
subdivision
8
la restriction de 𝛾 sur [𝑎𝑘−1 , 𝑎𝑘 ], et on obtient
Corollaire : Si 𝜔 est une forme différentielle exacte sur 𝑈 et 𝛾 est une courbe fermée de
classe 𝒞 1 par morceaux, alors
∫𝜔=0
𝛾
𝑦 𝑥
𝜔= ⅆ𝑥 − 2 ⅆ𝑦
𝑥2 +𝑦 2 𝑥 + 𝑦2
⃗ : 𝑈 → ℝ𝑛 un champ de
Soit 𝛾: 𝐼 = [𝑎, 𝑏] → ℝ𝑛 une courbe paramétrée de classe 𝐶 1 , et soit 𝑉
vecteurs continu. D'un point de vue physique, 𝛾(𝑡) se représente comme étant la position
⃗ (ainsi
d'une particule à l'instant 𝑡, qui se déplace sous l'influence du champ de forces 𝑉
⃗ (𝛾(𝑡) ) est la force agissant sur la particule à l'instant 𝑡 ). L'intégrale curviligne du champ de
𝑉
⃗ , est par définition le travail effectué par ce champ
vecteurs le long de la courbe 𝛾, notée ∫𝛾 𝑉
𝑏
⃗ := ∫ 𝑉
∫𝑉 ⃗ (𝛾(𝑡)) ⋅ 𝛾 ′ (𝑡)ⅆ𝑡
𝛾 𝑎
On commence par introduire la dérivée d'une 1-forme sur un ouvert de ℝ2 (on verra au
chapitre suivant comment cela se généralise en dimension supérieure). Plus généralement,
on définit dans ce paragraphe les 2-formes différentielles.
9
Définition : On note ⅆ𝑥 ∧ ⅆ𝑦 l'application
(ℝ2 )2 → ℝ
ⅆ𝑥 ∧ ⅆ𝑦 ∶ {
(𝑢, 𝑣) ↦ 𝑢1 𝑣2 − 𝑢2 𝑣1 = det(𝑢, 𝑣)
∬ 𝜔 = ∬ 𝑓(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥ⅆ𝑦
𝒰 𝒰
Définition : Soit 𝜔 = 𝑃(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥 + 𝑄(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑦 une 1 -forme sur un ouvert 𝒰 de ℝ2 . On
appelle dérivée extérieure de 𝜔 sur 𝒰 la 2-forme
𝜕𝑄 𝜕𝑃
ⅆ𝜔 = ( (𝑥, 𝑦) − (𝑥, 𝑦)) ⅆ𝑥 ∧ ⅆ𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
Remarque : On a en fait
ⅆ𝜔 = ⅆ𝑃 ∧ ⅆ𝑥 + ⅆ𝑄 ∧ ⅆ𝑦
10
On dira qu'un ouvert bornée Ω de ℝ2 a un bord 𝐶 1 par morceaux si sa frontière 𝜕Ω est union
finie de supports de courbes 𝛾𝑖 pour 𝑖 ∈ [ [1, 𝑁] ] (avec 𝑁 ∈ ℕ ) fermées, simples, et 𝐶 1 par
morceaux.
On dira que 𝜕Ω est orienté de sorte que Ω soit à sa gauche si pour tout 𝑖 ∈ [ [1, 𝑁] ] et
lorsque 𝑡 croit, le point 𝛾𝑖 (𝑡) «se déplace en laissant Ω à sa gauche». Cela signifie qu'en tout
point 𝛾𝑖 (𝑡), la base (𝜈, 𝛾𝑖′ (𝑡)) est directe, où 𝜈 est un vecteur normal sortant au point 𝛾𝑖 (𝑡).
∫ 𝜔=∑ ∫ 𝜔
𝜕Ω 𝑖=1 𝛾𝑖
avec 𝑎 < 𝑏, 𝑐 < ⅆ, 𝜑1 et 𝜑2 sont 𝐶 1 par morceaux sur [𝑎, 𝑏], 𝜓1 et 𝜓2 sont 𝐶 1 par morceaux
sur[𝑐, ⅆ], et on a 𝜑1 ⩽ 𝜑2 et 𝜓1 ⩽ 𝜓2 .
‾.
Lemme : Soit 𝑃(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥 et 𝑄(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑦 deux 1-formes continues sur un ouvert 𝒰 contenant Ω
Alors on 𝑎
𝑏
∫ 𝑃(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥 = ∫ (𝑃(𝑡, 𝜑1 (𝑡)) − 𝑃(𝑡, 𝜑2 (𝑡)))ⅆ𝑡
𝜕Ω 𝑎
et
11
𝑑
∫ 𝑄(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑦 = ∫ (−𝑄(𝑡, 𝜓1 (𝑡)) + 𝑄(𝑡, 𝜓2 (𝑡)))ⅆ𝑡
𝜕Ω 𝑐
‾ on a
Pour toute 1-forme continue sur un ouvert contenant Ω
En particulier
𝑏 𝜑2 (𝑏)
∫ 𝑃(𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥 = ∫ 𝑃(𝑡, 𝜑1 (𝑡)) × 1ⅆ𝑡 + ∫ 𝑃(𝑏, 𝑡) × 0ⅆ𝑡
𝜕Ω 𝑎 𝜑1 (𝑏)
𝑏 𝜑2 (𝑎)
− ∫ 𝑃(𝑡, 𝜑2 (𝑡)) × 1ⅆ𝑡 + ∫ 𝑃(𝑎, 𝑡) × 0ⅆ𝑡
𝑎 𝜑1 (𝑎)
𝑏 𝑏
= ∫ 𝑃(𝑡, 𝜑1 (𝑡))ⅆ𝑡 − ∫ 𝑃(𝑡, 𝜑2 (𝑡))ⅆ𝑡
𝑎 𝑎
∫ ⅆ𝜔 = ∫ 𝜔
Ω 𝜕Ω
12
𝜕𝑄 𝜕𝑃
∫ ⅆ𝜔 = ∫ (𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥ⅆ𝑦 − ∫ (𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥ⅆ𝑦
Ω Ω 𝜕𝑥 Ω 𝜕𝑦
𝑑 𝜓2 (𝑦) 𝑏 𝜑2 (𝑥)
𝜕𝑄 𝜕𝑃
= ∫ (∫ (𝑥, 𝑦)ⅆ𝑥) ⅆ𝑦 − ∫ (∫ (𝑥, 𝑦)ⅆ𝑦) ⅆ𝑥
𝑐 𝜓1 (𝑦) 𝜕𝑥 𝑎 𝜑1 (𝑥) 𝜕𝑦
𝑑 𝑏
= ∫ (𝑄(𝜓2 (𝑦), 𝑦) − 𝑄(𝜓1 (𝑦), 𝑦))ⅆ𝑦 − ∫ (𝑃(𝑥, 𝜑2 (𝑥) − 𝑃(𝑥, 𝜑1 (𝑥))ⅆ𝑥
𝑐 𝑎
Remarque : Ce résultat peut être étendu à des ouverts plus généraux, par exemple des
ouverts simples. Les intégrales sur les frontières communes aux différentes parties
élémentaires se compensent.
La formule de Green-Riemann est utile dans les deux sens. Selon le problème considéré, on
peut vouloir ramener un calcul d'intégrale double au calcul d'une intégrale curviligne ou
l'inverse.
Exemple : La formule de Green-Riemann peut par exemple servir à calculer l'aire d'un ouvert
de ℝ2 via l'une des égalités suivantes:
1
Aire(Ω) = ∫ 𝑥ⅆ𝑦 = − ∫ 𝑦ⅆ𝑥 = ∫ 𝑥ⅆ𝑦 − 𝑦ⅆ𝑥.
𝜕Ω 𝜕Ω 2 𝜕Ω
Surfaces paramétrées
Définition : Une surface paramétrée dans l'espace, est la donnée d'une fonction s
de classes 𝐶 1 définie sur un domaine 𝐷 de ℝ2 ,
𝑠: 𝐷 ⟶ ℝ3
(𝑢, 𝑣) ⟼ 𝑠(𝑢, 𝑣) = (𝑥(𝑢, 𝑣), 𝑦(𝑢, 𝑣), 𝑧(𝑢, 𝑣))
𝑥(𝑢, 𝑣)
qu'on notera aussi par 𝑠(𝑢, 𝑣) = (𝑦(𝑢, 𝑣))
𝑧(𝑢, 𝑣)
L'ensemble 𝑆 = {𝑠(𝑢, 𝑣) = (𝑥(𝑢, 𝑣), 𝑦(𝑢, 𝑣), 𝑧(𝑢, 𝑣)) ∣ (𝑢, 𝑣) ∈ 𝐷} est appelé le support
de la surface paramétrée.
𝑠: 𝐷 ⟶ ℝ3
(𝑢, 𝑣) ⟼ (𝑠(𝑢, 𝑣), 𝑦(𝑢, 𝑣), 𝑧(𝑢, 𝑣))
13
𝜕𝑠
est régulière en un point (𝑢, 𝑣) ∈ 𝐷 si les vecteurs dérivés partielles 𝜕𝑢 (𝑢, 𝑣) et
𝜕𝑠
(𝑢, 𝑣) sont linéairement indépendants. Le plan passant par 𝑠(𝑢, 𝑣) et de base (ou
𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠
engendré par) {𝜕𝑢 (𝑢, 𝑣), 𝜕𝑣 (𝑢, 𝑣)} est appelé plan tangent en (𝑢, 𝑣) à la surface
paramétrée 𝑠.
Propriété :
𝜕𝑠 𝜕𝑠
(𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣) ≠ 0
𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠
(𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑢)
𝜕𝑢 𝜕𝑣
est un vecteur non nul normal au plan tangent en (𝑢, 𝑣) de la surface paramétrée 𝑆.
3. Le vecteur
𝜕𝑠 𝜕𝑠
(𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣)
𝑛⃗(𝑢, 𝑣): = 𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠
‖ (𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣)‖
𝜕𝑢 𝜕𝑣
14
Exemple : Soit
𝑠: [0,1] × [0,1] → ℝ3
(𝑢, 𝑣) → (𝑢, 𝑣, 𝑣 2 )
𝜕𝑠 𝜕𝑠
On a 𝜕𝑢 (𝑢, 𝑣) = (1,0,0) et 𝜕𝑣 (𝑢, 𝑣) = (0,1,2𝑣) ainsi
𝜕𝑠 𝜕𝑠 1 0 0
(𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣) = (0) ∧ (1 ) = (−2𝑣).
𝜕𝑢 𝜕𝑣
0 2𝑣 1
Par conséquent la surface est régulière en tout point de [0,1] × [0,1] et un vecteur
unitaire normal à la surface est donné par
1 0
𝑛⃗(𝑢, 𝑣) = (−2𝑣)
√4𝑣 2 + 1 1
Exemple : (important)
𝜕𝑓
1 0 − (𝑥, 𝑦)
𝜕𝑠 𝜕𝑠 0 1 𝜕𝑥
(𝑥, 𝑦) ∧ (𝑥, 𝑦) = (𝜕𝑓 ) ∧ (𝜕𝑓 )= 𝜕𝑓
𝜕𝑥 𝜕𝑦 (𝑥, 𝑦) − (𝑥, 𝑦)
(𝑥, 𝑦) 𝜕𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
( 1 )
qui est non nul, donc la surface est toujours régulière et 𝑛⃗(𝑥, 𝑦) est un vecteur
unitaire normal à la surface est donné par
𝜕𝑓
−
(𝑥, 𝑦)
1 𝜕𝑥
𝑛⃗(𝑥, 𝑦) = 𝜕𝑓 .
2 2 − (𝑥, 𝑦)
𝜕𝑦
√(𝜕𝑓) + (𝜕𝑓) + 1
𝜕𝑥 𝜕𝑦 ( 1 )
15
• Si la surface est donnée par une équation cartésienne 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0, avec une
fonction 𝑓 de classe , un point de la surface est dit régulier si le gradient de 𝑓
est non nul en ce point. C'est alors le vecteur gradient lui-même qui constitue
un vecteur normal : La démonstration formelle de ce résultat fait intervenir
le théorème des fonctions implicites.
Définition : Une surface est dite orientable, si elle admet un champ continu de
vecteurs unitaires normaux.
16
Exemple : 1) Toute sphère de ℝ3 est orientable, par le champ de vecteurs radial
1
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) =
𝑉 (𝑥, 𝑦, 𝑧).
√𝑥 2 +𝑦 2 +𝑧 2
𝑠(𝑢, 𝑣) = ((1 + 𝑢cos (𝑣))cos (2𝑣), (1 + 𝑢cos (𝑣))sin (2𝑣), 𝑢sin (𝑣))
1 1
où 𝑢 ∈ [− 2 , 2] et 𝑣 ∈ [0,2𝜋]. La surface 𝑀 n'admet pas de champ continu de vecteurs
unitaires normaux.
𝑛⃗: 𝐷 → ℝ3
17
𝜕𝑠 𝜕𝑠 𝜕𝑠 𝜕𝑠
∧ ∧
• Il n'y a que deux choix possibles 𝑛⃗ = 𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠 ou 𝑛⃗ = − 𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠
‖ ∧ ‖ ‖ ∧ ‖
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑢 𝜕𝑣
cos 𝜃cos 𝜙
𝜋 𝜋
𝑠(𝜃, 𝜙) = ( sin 𝜃cos 𝜙 ) , 𝜃 ∈ [−𝜋, 𝜋], 𝜙 ∈ ]− , [,
2 2
sin 𝜙
Comme cos 𝜙 > 0, 𝑛⃗(𝜃, 𝜙) = 𝑠(𝜃, 𝜙) est la normale sortante (c'est le vecteur radial
sortant de la sphère).
𝑥(𝑢, 𝑣)
𝑠(𝑢, 𝑣) = (𝑦(𝑢, 𝑣)) , (𝑢, 𝑣) ∈ 𝐷, est donnée par l'intégrale double
𝑧(𝑢, 𝑣)
18
𝜕𝑠 𝜕𝑠
Aire(𝑆) = ∬ ⅆ𝑆 = ∬ ‖ (𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣)‖ ⅆ𝑢ⅆ𝑣
𝐷 𝐷 𝜕𝑢 𝜕𝑣
𝜕𝑠 𝜕𝑠
où ⅆ𝑆 = ‖𝜕𝑢 (𝑢, 𝑣) ∧ 𝜕𝑣 (𝑢, 𝑣)‖ ⅆ𝑢ⅆ𝑣 est appelé élément d'aire.
Exemple :
𝜕𝑠 𝜕𝑠
(𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣) = (𝑏 − 𝑎) ∧ (𝑐 − 𝑎)
𝜕𝑢 𝜕𝑣
D'où
𝜕𝑠 𝜕𝑠
Aire(𝑆) = ∬ ‖ (𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣)‖ ⅆ𝑢ⅆ𝑣 = ‖(𝑏 − 𝑎) ∧ (𝑐 − 𝑎)‖ ∬ ⅆ𝑢ⅆ𝑣
𝐷 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝐷
𝑅cos𝜃cos𝜙 𝜋 𝜋
𝑠(𝜃, 𝜙) = ( 𝑅sin𝜃cos𝜙 ) , 𝜃 ∈ [−𝜋, 𝜋], 𝜙 ∈ [− , ]
𝑅sin𝜙 2 2
On calcule
𝜕𝑠 𝜕𝑠
D′ où ‖𝜕𝑢 (𝑢, 𝑣) ∧ 𝜕𝑣 (𝑢, 𝑣)‖ = 𝑅 2 cos𝜙. Par conséquent
𝜋
𝜋
2
Aire(𝑆) = ∬ 𝑅 2 cos𝜙ⅆ𝜃ⅆ𝜙 = 𝑅 2 ∫ ⅆ𝜃 ∫ cos𝜙 = 4𝜋𝑅 2
𝜋
𝐷 −𝜋 −
2
19
Définition : Une surface paramétrée régulière 𝑆 est dite fermée (ou sans bord) si son
bord est vide, i.e. 𝜕𝑆 = ∅.
20
⃗ , 𝑆) = ∬ 𝑉
flux(𝑉 ⃗ ⋅ 𝑛⃗ⅆ𝑆
𝑆
𝜕𝑠 𝜕𝑠
⃗ , 𝑆) = ∬ 𝑉(𝑠(𝑢, 𝑣)) ⋅ (
𝑓𝑙𝑢𝑥(𝑉 (𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑢)) ⅆ𝑢ⅆ𝑣
𝐷 𝜕𝑢 𝜕𝑣
et en intégrant
𝜋 𝜋
𝜋
2 2
flux(𝑉, 𝑆) = ∫ ∫ cos 𝜙ⅆ𝜙ⅆ𝜃 = 2𝜋 ∫ (cos 𝜙 − cos (𝜙)sin2 (𝜙))ⅆ𝜙
3
𝜋 𝜋
−𝜋 − −
2 2
𝜋
1 2 8𝜋
= 2𝜋 [sin 𝜙 − sin3 (𝜙)] 𝜋 =
3 − 3
2
⃗ un
Soit S une surface fermée qui délimite un domaine Ω de ℝ3 i.e. 𝜕Ω = 𝑆. Soit 𝑉
champ de vecteurs de classe 𝐶 1 défini sur Ω.
𝜕𝑠 𝜕𝑠
On paramètre 𝑆 de sorte que le vecteur normal 𝜕𝑢 ∧ 𝜕𝑣 pointe vers l'extérieur de Ω.
⃗ )ⅆ𝑥ⅆ𝑦ⅆ𝑧 = flux(𝑉, 𝑆)
∭ div(𝑉
Ω
21
⃗ un champ de vecteurs de classe 𝐶 1 sur un domaine étoilé Ω de
Corollaire : Soit 𝑉
⃗ a une divergence nulle, alors son flux à travers toute surface 𝑆 fermée
ℝ3 . Si 𝑉
contenue dans Ω est nul.
⃗ ) = 0 ⟹ flux(𝑉
div(𝑉 ⃗ , 𝑆) = 0
Exemple :
𝑥
Calculer le volume de la boule unité 𝐵 à l'aide du champ de vecteurs 𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑦)
0
Solution : On a div(𝑉) = 2. On oriente la sphère unité 𝑆 par la normale sortante. La
formule d'Ostrogradski et le calcul de l'exemple précédent nous donnent
8𝜋
2vol(𝐵) = ∭ div(𝑉)ⅆ𝑥ⅆ𝑦ⅆ𝑧 = flux(𝑉, 𝑆) =
𝐵 3
4𝜋
D'où le volume de la boule unité est égal à .
3
Définition : (Orientation du bord d'une surface) Soit 𝑆 une surface orientée de bord
𝜕𝑆 = 𝐶. L'orientation du bord doit être choisie de sorte que lorsqu'un observateur
marche sur 𝑆 (i.e. la normale orientée va de ses pieds à sa tête) le long du bord, la
surface 𝑆 se trouve sur sa gauche.
22
Théorème : (Théorème de Stokes) Soit 𝑆 une surface orientée de bord 𝜕𝑆.
⃗ un champ de vecteurs de classe 𝐶 1 sur un voisinage de 𝑆. Alors on a la
Soit 𝑉
formule de Stokes
𝜕𝑠 𝜕𝑠
⃗ , 𝑆 + ) = ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝑓𝑙𝑢𝑥(𝑟𝑜𝑡 𝑟𝑜𝑡𝑉 ⃗ ⋅ ( (𝑢, 𝑣) ∧ (𝑢, 𝑣)) ⅆ𝑢ⅆ𝑣 = ∫ 𝑉 ⃗
𝐷 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑆 +
⃗ un champ de
Corollaire : Soit 𝑆 une surface fermée (c-à-d sans bord). Soit 𝑉
vecteurs de classe 𝐶 1 défini au voisinage de 𝑆. Alors le flux de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡𝑉 ⃗ à travers 𝑆 est
nul.
⃗ , 𝑆) = 0
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝜕𝑆 = ∅ ⟹ 𝑓𝑙𝑢𝑥(rot
⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝑉 ⃗ = ⃗0 ⟹ 𝐶 = 0
⃗ = 𝑟𝑜𝑡𝑈
Remarque : Si 𝑆 est une surface plane contenue dans le plan (𝑂𝑥𝑦) et 𝑉 ⃗ est
⃗ (𝑥, 𝑦) = 𝑃(𝑥, 𝑦)𝑖 + 𝑄(𝑥, 𝑦)𝑗.
un champ de vecteurs rotationnel avec 𝑈
𝜕𝑄 𝜕𝑃
⃗ = ( − )𝑘
𝑉 ⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑄 𝜕𝑃
∬ ( ⃗ , 𝑆) = circulation(𝑈
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑈
− ) ⅆ𝑥ⅆ𝑦 = flux(𝑟𝑜𝑡 ⃗ , 𝜕𝑆 + ) = ∫ (𝑃ⅆ𝑥 + 𝑄ⅆ𝑦)
𝑆+ 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑆 +
Exemple :
23
⃗ à travers la
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥 2 𝑖 + 𝑦 2 𝑗 + 𝑧 2 𝑘
1) Calculer le flux du champ de vecteurs 𝑉
surface fermée 𝑆 + formée du cône 𝑧 2 = 𝑥 2 + 𝑦 2 , 𝑧 ∈ [0,3] et du disque 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤
9, 𝑧 = 3, orientée par le vecteur normal sortant.
⃗ , à travers le
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥 4 𝑦𝑖 − 2𝑥 3 𝑦 2 𝑗 + 𝑧 2 𝑘
2) Calculer le flux du champ de vecteurs 𝑉
cylindre 𝑆 + d'élimité par 𝑅 2 = 𝑥 2 + 𝑦 2 , 𝑧 ∈ [0, ℎ].
Réponse :
⃗ , 𝑆 + ) = ∭ ⅆ𝑖𝑣𝑉
𝑓𝑙𝑢𝑥(𝑉 ⃗ ⅆ𝑥ⅆ𝑦ⅆ𝑧
Ω
Ω = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ ℝ3 ∣ 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 𝑧 2 , 0 ≤ 𝑧 ≤ 3},
et
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 2𝑥 + 2𝑦 + 2𝑧
div𝑉
⃗ , 𝑆 + ) = 2 ∭ (𝑥 + 𝑦 + 𝑧)ⅆ𝑥ⅆ𝑦ⅆ𝑧
On a alors, en coordonnées cylindriques, flux (𝑉 Ω
3 2𝜋 𝑧 3 2𝜋
1 3 1 2 𝜌=𝑧
= 2∫ ∫ ∫ (𝜌2 (cos𝜃 + sin𝜃) + 𝜌𝑧)ⅆ𝜌ⅆ𝜃ⅆ𝑧 = 2 ∫ ∫ [ 𝜌 (cos𝜃 + sin𝜃) + 𝜌 𝑧] ⅆ𝜃ⅆ𝑧
0 0 0 0 0 3 2 𝜌=0
3 2𝜋
1 3 1 3 1 3 3
1 3 2𝜋
= 2∫ ∫ ( 𝑧 (cos𝜃 + sin𝜃) + 𝑧 ) ⅆ𝜃ⅆ𝑧 = 2 ∫ [ 𝑧 (sin 𝜃 − cos𝜃) + 𝑧 𝜃] ⅆ𝑧
0 0 3 2 0 3 2 0
3
1 1 81𝜋
= 2 ∫ 𝑧 3 2𝜋ⅆ𝑧 = 2𝜋 ⋅ ⋅ 34 =
0 2 4 2
rayon 𝑧.
2) On observe que la surface 𝑆 n'est pas fermée, car son bord 𝜕𝑆 est la réunion des
cercles 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅 2 , 𝑧 = 0 et 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅 2 , 𝑧 = ℎ, on ne peut appliquer aucun des
⃗ à travers 𝑆 + en utilisant la
résultats précédents ; il faudrait alors calculer le flux de 𝑉
définition.
24
𝜕𝑠 𝜕𝑠 −𝑅sin𝜃 0 𝑅cos𝜃
𝑛⃗(𝜃, 𝑧) = ∧ = (𝑅cos𝜃 ) ∧ (0) = (𝑅sin𝜃 )
𝜕𝜃 𝜕𝑧
0 1 0
et
⃗
⃗ (𝑠(𝜃, 𝑧)) = 𝑅 5 cos4 𝜃sin𝜃𝑖 − 2𝑅 5 cos3 𝜃sin2 𝜃𝑗 + 𝑧 2 𝑘
𝑉
Alors
⃗
⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) = cos (𝑧)𝑖 + 𝑥 2 𝑗 + 2𝑦𝑘
𝑉
⃗ , 𝑆+) = ∫
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
flux(𝑟𝑜𝑡 ⃗.
𝑉
𝜕𝑆 +
𝑖 𝑗 ⃗
𝑘
𝜕 𝜕 𝜕 ⃗ =
On a rot ⃗ = det (
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉 ) = (2 − 0)𝑖 − (0 + sin (𝑧))𝑗 + (2𝑥 − 0)𝑘
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
2
cos (𝑧) 𝑥 2𝑦
2
(sin (𝑧)).
2𝑥
Il y a plusieurs choix de surface dont le bord est la courbe C, mais le plus simple est
celui de 𝑆 l'intérieur de l'ellipse 𝐶. La surface est bien bordée par 𝐶 et a pour
paramétrisation 𝑆 = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∣ 𝑧 = 2 − 𝑥 et 𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 4}. Son champ de vecteurs
normaux est
𝜕(2 − 𝑥)
−
𝜕𝑥 1
𝑛⃗(𝑥, 𝑦) = 𝜕(2 − 𝑥) = (0)
− 1
𝜕𝑦
( 1 )
25
⃗ le long de 𝐶 est égale 𝑎` :
D'où, la circulation de 𝑉
2 1
⃗ = 𝑓𝑙𝑢𝑥(𝑟𝑜𝑡
∫ 𝑉 ⃗ , 𝑆+) = ∬
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉 (sin (𝑧)) ⋅ (0) ⅆ𝑥ⅆ𝑦 = ∬ (2 + 2𝑥)ⅆ𝑥ⅆ𝑦
𝐶+ {𝑥 2 +𝑦 2 ≤4} 2𝑥 1 {𝑥 2 +𝑦 2 ≤4}
= 2∬ ⅆ𝑥ⅆ𝑦
{𝑥 2 +𝑦 2 ≤4}
⃗ = 2 ⋅ Aire({𝑥 2 + 𝑦 2 ≤ 4}) = 2 ⋅ 𝜋 ⋅ 22 = 8𝜋
∫ 𝑉
𝐶+
26