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Devoir Surveillé 4:: Statique Des Fluides Et Électrostatique

Le document est un devoir surveillé sur la statique des fluides et l'électrostatique pour le lycée Marie Curie, comprenant des exercices sur la suspension colloïdale, la distribution de Maxwell-Boltzmann, et l'analyse d'un système électrostatique hexapolaire. Les questions portent sur des concepts tels que la pression, la concentration, et le mouvement de molécules polaires dans un champ électrique. Les élèves doivent démontrer leur compréhension à travers des calculs et des justifications théoriques.

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Devoir Surveillé 4:: Statique Des Fluides Et Électrostatique

Le document est un devoir surveillé sur la statique des fluides et l'électrostatique pour le lycée Marie Curie, comprenant des exercices sur la suspension colloïdale, la distribution de Maxwell-Boltzmann, et l'analyse d'un système électrostatique hexapolaire. Les questions portent sur des concepts tels que la pression, la concentration, et le mouvement de molécules polaires dans un champ électrique. Les élèves doivent démontrer leur compréhension à travers des calculs et des justifications théoriques.

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Devoir surveillé 4 : Statique des fluides et électrostatique

PT Lycée Marie Curie

2017-2018

Durée : 2 heures
Les calculatrices sont interdites
En conséquence, on peut faire des approximations dans les applications numériques.
Interdiction de sortir avant la fin
La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des
raisonnements entreront pour une part importante dans l’évaluation des copies. En particulier, les
résultats non justifiés (sauf consigne explicite de l’énoncé) ne seront pas pris en compte.
Les différentes parties sont indépendantes.

On donne, en coordonnées cylindriques :

~ f )(r, ϑ, z) = ∂ f e~r + 1 ∂ f e~ϑ + ∂ f e~z .


grad(
∂r r ∂ϑ ∂z

1
1 Suspension colloïdale et distribution deMaxwell-Boltzmann
Un milieu fluide, de température uniforme T et de masse volumique % f , contient des particules
solides en suspension (que nous appellerons également colloïdes), en régime dilué. Cette solution
est soumise au champ de pesanteur~ g = −g u~z . Les colloïdes sont sphériques, de rayon a, de volume
v et de masse m. Nous notons n = n(z) = δN /δV leur nombre (à ne pas confondre avec la quantité
de matière), par unité de volume, à l’altitude z (la grandeur n sera appelée concentration).

Pour les ordres de grandeur, les colloïdes sont en or (a = 50 nm, n = 1018 particules · m −3 ) et le
fluide est de l’eau à T = 300K .
1. Dans la limite du régime dilué nous admettons que l’équation d’état du gaz colloïdal est celle
du gaz parfait. En notant P c la pression du gaz colloïdal, préciser cette équation en faisant
intervenir n (et k B = R/N A ).
2. (a) Montrer que la masse volumique de la solution s’écrit

% = % f + nv∆% ,

avec ∆% = %or − % f .
(b) En écrivant la relation fondamentale de la statique des fluides pour la pression totale
P = P c + P f au sein de la solution, établir l’équation différentielle traduisant l’équilibre
mécanique d’un élément de volume de solution (cette équation fait notamment inter-
venir n, % f et la pression P f du fluide). Vérifier qu’elle se met sous la forme :

dPf dn
+ g % f + kB T + nv g ∆% = 0 . (1)
dz dz
3. Nous supposons que le fluide est un liquide incompressible d’équation d’état % f = const ant e
et, qu’en régime dilué, il vérifie la relation fondamentale de la statique des fluides, indépen-
damment de la présence des colloïdes. En déduire l’équation différentielle vérifiée par n.
4. On note n 0 = n(0). Déterminer n(z) et exprimer sa longueur caractéristique de variation, L.
Calculer L.
5. La relation n = n(z) trouvée est la distribution de Maxwell-Boltzmann. La commenter sur le
plan énergétique.

6. On remarque que la comparaison du rapport L(a)/a à 1 définit une frontière entre un état de
suspension et celui d’un sédiment. Exprimer, en fonction de k B T et g ∆%, la taille critique a c
associée à cette frontière. Proposer une interprétation énergétique de ce seuil et justifier le
choix du critère adopté. Calculer a c .
7. Indiquer à quelle condition, sur a et n, le gaz de colloïdes peut être effectivement considéré
comme un gaz parfait. Cette condition est-elle satisfaite ici ?
8. La définition de la concentration locale n(z), donnée dans l’introduction, suppose que les
grandeurs thermodynamiques sont uniformes à l’échelle de δV . Indiquer comment doivent
alors se situer la longueur caractéristique L et l’extension δz de l’élément de volume δV .
9. Indiquer quelle autre contrainte borne δz, cette fois inférieurement.
10. La solution préparée est de concentration initiale n i homogène. Nous admettons qu’une par-
ticule, dans son mouvement au sein du fluide, subit de sa part la force de Stokes :

~ = −6πηa~
F v col l

où η désigne la viscosité dynamique du fluide et ~ v col l la vitesse du colloïde par rapport au


fluide. Exprimer le temps caractéristique τ nécessaire à l’obtention du profil d’équilibre de
la concentration, dans une solution de hauteur H . Estimer τ pour de l’eau, de viscosité η =
10−3 kg · m −1 · s −1 , et H = 10 cm. Quelle conclusion pratique tire-t-on de ce résultat ?

2
2 Anneau de stockage pour molécules polaires
Le problème analyse le principe du piégeage dans une région restreinte de l’espace de molécules
C H3 F qui possèdent un moment dipolaire électrique, en utilisant l’interaction avec un champ élec-
trostatique inhomogène. De tels pièges permettent l’étude des collisions moléculaires ainsi que la
construction de faisceaux moléculaires utilisés en nanolithographie et pour la réalisation de dépôts
de surface.

Données numériques :
Constante de Boltzmann : k B = 1.38 · 10−23 J · K −1
Unité atomique de masse : 1u = 1.66 · 10−27 kg
Masse de C H3 F : m = 34 u
Permittivité du vide :ε0 ' 9 · 10−12 F /m

2.1 Hexapôle électrostatique


On étudie la possibilité de guider le mouvement de molécules polaires avec un système élec-
trostatique formé de six électrodes cylindriques et parallèles C i , i = 1, 2, ...6 disposées aux sommets
d’un hexagone régulier auquel elles sont orthogonales :

Leur rayon a est très inférieur au côté R de l’hexagone, a ¿ R. Elles portent des densités li-
néiques de charge égales alternativement à λ > 0 pour les électrodes impaires et −λ pour les paires ;
on considèrera que ces charges sont fixes et uniformément réparties à leur surface. On négligera les
effets d’extrémités, l’ensemble pouvant être considéré comme invariant par translation selon l’axe
central (Oz) du système. On utilisera un système de coordonnées cylindriques (r, ϑ, z) avec comme
repère orthonormé (~ e r , e~ϑ , e~z ).
1. Analyse des symétries
(a) Quelles conclusions sur le champ E ~ et le potentiel électrostatique V tire-t-on de l’inva-
riance par translation du système ?
(b) Considérer la symétrie par rapport à un plan perpendiculaire à l’axe. Quelle propriété du
~ en déduit-on ?
champ électrique E
(c) Même question pour l’un des trois plans passant par l’axe central et les axes de deux
électrodes opposées.
(d) Montrer que les trois plans passant par l’axe et à égale distance des électrodes sont équi-
potentiels.
(e) Quelle est la période angulaire d’invariance du système par rotation autour de l’axe Oz ?
2. Soit une électrode de densité linéique de charge λ.

3
(a) Montrer que le champ électrostatique créé par cette électrode en un point P à l’aide de
la distance D de ce point à son axe (D > a) vaut :

λ
~=
E e~r .
2πε0 D

(b) En déduire une expression du potentiel électrostatique V correspondant.


3. On considère maintenant l’ensemble des électrodes du système. Montrer que, en le choisis-
sant nul sur l’axe central, le potentiel électrostatique en un point P est donné par l’expression :

λ D 2D 4D 6
µ ¶
V (P ) = ln .
2πε0 D 1D 3D 5

où D i désigne la distance de P à l’axe de l’électrode C i .


4. Pour expliciter le potentiel en fonction des coordonnées de P , il est commode de considérer le
plan (xO y) comme plan de représentation des nombres complexes. Le point P y est repéré par
Z = x+i y = r e i ϑ , les axes des électrodes impaires le sont par (R, j R, j 2 R) et ceux des électrodes
paires par (−R, − j R, − j 2 R), avec j = e 2i π/3 racine cubique de l’unité vérifiant 1 + j + j 2 = 0.
Montrer que :
D 2 D 4 D 6 ¯¯ R 3 + Z 3 ¯¯
¯ ¯
=¯ 3 .
D 1D 3D 5 R −Z3¯
5. On s’intéresse à la partie centrale r ¿ R. Montrer que le potentiel électrostatique y est donné
par
λ ³ r ´3
V (r, ϑ, z) = cos (3ϑ) .
πε0 R
Cette expression respecte-t-elle les symétries étudiées en question 1. ?
6. Déterminer les potentiels V0 des électrodes impaires dans l’hypothèse a ¿ R en fonction de
R, a et λ. Quel est celui des électrodes paires ?
7. On considère le système comme un condensateur, les trois électrodes impaires formant l’une
des armatures, les trois paires l’autre. Déterminer la capacité par unité de longueur corres-
pondante C .
8. Application numérique. Calculer la capacité électrostatique par unité de longueur d’un hexa-
pôle ayant R = 2.5 cm et a = 2.5 mm.

2.2 Mouvement de molécules dans le piège


Dans cette partie, on adopte un modéle simplifié de molécule diatomique, dans lequel deux
charges ponctuelles +q (placée en M + ) et −q (en M − ) sont reliées par une tige rigide de longueur ` :
les deux points M − et M + sont mobiles dans le référentiel du laboratoire, mais restent à une distance
fixe l’un de l’autre.
On note d~ = q M −~M + le moment dipolaire de la molécule. On place une molécule de ce type dans le
champ électrique de l’hexapôle électrostatique étudié précédemment.
1. Justifier que l’énergie potentielle électrostatique de la molécule s’écrit

W = qV (M + ) − qV (M − ) .

2. En faisant un développement limité du potentiel autour du point M (milieu de M + M − ), mon-


trer quel’énergie potentielle du dipôle électrostatique représentant la molécule s’écrit :

W = −d~ · E
~ (M ) .

3. Décrire les positions d’équilibre de la molécule et discuter leur stabilité.

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