Introduction
Introduction
PARTIE I
Définir une stratégie marketing digitale
CHAPITRE 1
Introduction au marketing digital
CHAPITRE 2
L’IMPORTANCE DE LA DIGITALISATION POUR LES ENTREPRISES
PARTIE II
LES STRATEGIES DIGITALES ADOPTEES PAR LES GRANDES MARQUES
CHAPITRE 4
L’étranger
CHAPITRE 5
LE MARKETING DIGITAL AU MAROC
PARTIE III
Les leviers du marketing digital : intro
La publicité en ligne
Affiliation et partenariat
L’e-mailing Marketing
PARTIE V
Mesurer et analyser
CHAPITRE 14
La culture data
Introduction générale
Le marketing est une des activités de base d’une organisation, au même titre que
la vente ou la production. Comme l’ensemble des activités des organisations, celle-ci
a été profondément affectée par l’émergence des techniques de traitement et de
transmission des informations (informatique, télécommunications, Internet...), plus
couramment appelées « nouvelles technologies de l’information et de la
communication » (NTIC). C’est d’ailleurs en observant la transformation des
organisations à travers l’utilisation des NTIC que Lou Garner, président d’IBM de
1991 à 2001, inventa le terme d’e-business. Autrement dit, l’utilisation des NTIC dans
les différentes activités d’une organisation pour réaliser des affaires (du business).
Par analogie, on pourrait alors considérer le e-marketing comme l’utilisation des
NTIC dans le cadre des activités marketing d’une organisation. Mais cette définition,
à elle seule, ne suffit pas à rendre la réalité professionnelle de cette activité. Trop
souvent encore, le rôle du e-marketing reste associé à Internet et à des tactiques
marketing autour d’un site Web. Pourtant, en quelques années à peine, le champ
d’action s’est profondément élargi. Aujourd’hui un e-marketeur peut intervenir sur
une multitude de canaux numériques : site Web, e-mail, réseaux sociaux, mobile,
tablette, TV connectée... En fait, le marketing Internet n’est qu’une partie du e-
marketing. D’autres termes sont également utilisés par les professionnels pour
désigner leur activité, et notamment celui de « digital marketing », lequel devrait être
traduit par « marketing numérique » (comme c’est le cas pour « digital camera » qui
est un « appareil photo numérique »). Pourtant, il est employé comme tel en français
sous la forme de « marketing digital » (prononciation à la française de l’adjectif
digital)
Marketing digital, marketing Internet et marketing Web
E-marketing ou marketing digital : ensemble des activités marketing d’une
organisation réalisées via les canaux numériques (site Web, e-mail, réseaux sociaux,
mobile, TV connectée...).
Marketing Internet : ensemble des activités marketing d’une organisation réalisées
via le canal Internet : Internet = Web + e-mail + newsgroup + FTP (protocole de
communication destiné à l’échange de fichiers)
Marketing Web : ensemble des activités marketing d’une organisation réalisées sur
le Web.
On rencontre aussi, souvent, le terme de marketing online (abrégé en MOL) pour
désigner le marketing digital (principalement dans les pays germaniques). L’objet de
cet ouvrage est bien le marketing digital. De plus, nous utiliserons le terme de e-
marketeur pour désigner un ou une professionnel(le) du marketing digital.
CHAPITRE 2 : L’IMPORTANCE DE LA
DIGITALISATION POUR LES ENTREPRISES
La question de la digitalisation des entreprises ouvre le champ des possibles et
devient une nécessité dans un écosystème en perpétuel évolution, au cours des
deux dernières décennies, le digital a pris une place de plus en plus importante en
entreprise. Véritable levier de performance, le marketing digital est garant de la
promotion de la marque et de l’optimisation de sa réputation.
Dans un environnement où la digitalisation est passée à la vitesse supérieure, le
marketing numérique est devenu un moyen de communication incontournable
comme on l’a vu précédemment. Aujourd’hui plus que jamais, les entreprises ont
besoin de créer ou développer leur e-réputation et d’établir une interaction
permanente avec leurs clients si elles veulent avoir une place dans cette nouvelle
ère numérique. Bientôt, la quasi-totalité des consommateurs n’utiliseront plus que
des canaux digitaux pour faire leurs achats. Sans recourir au numérique, une
entreprise est tout simplement vouée à l’échec.
La digitalisation d’une entreprise devra avant tout s’accompagner d’une bonne
stratégie digitale, si cette stratégie est bien pensée, la digitalisation de l’entreprise va
apporter des avantages indéniables sur celle-ci. Ces avantages sont cependant
différents en fonction du point de vue.
Du point de vue de l’entreprise Côté entreprise, la digitalisation va améliorer
différents aspects :
Gain de temps dans les process
La valorisation de son image
Une communication plus rapide et simplifiée entre les différents métiers au
sein d’une même entreprise, et permet d’utiliser l’intelligence collective
Des conditions de travail améliorées pour les collaborateurs
Une optimisation plus précise des dépenses et donc une augmentation de la
rentabilité
Pouvoir collecter une grande quantité de données sur les clients pour affiner
la cible de l’entreprise
La communication coûte moins cher, car elle est mieux ciblée.
Du point de vue du client
Côté client, d’autres avantages ressortiront :
En étant plus moderne, l’entreprise aura une meilleure image dans
l’esprit des clients
Meilleure communication avec l’entreprise et donc une fidélisation plus
importante
Obtenir une offre plus personnalisée et pertinente en fonction de ses
besoins
La satisfaction client est plus grande, il peut en effet obtenir une
assistance post achat plus rapidement et facilement.
Ainsi, alors que ces deux modèles d’entreprises ne fonctionnent pas de la même
manière, leurs niveaux de croissance diffèrent. Les digital natives se positionnent
désormais comme les champions de la croissance au regard de l’agilité de leur
modèle économique, qui leur permet, entre autres, de s’adapter aux nouveaux
usages, d’innover en permanence et de répondre aux nouvelles attentes de leurs
clients. Face à ce contexte, il devient impérieux pour les entreprises traditionnelles
qui entendent rester compétitives et se développer, de s’engager résolument dans
leur transformation digitale.
PARTIE II
LES STRATEGIES
DIGITALES ADOPTEES
PAR LES GRANDES
MARQUES
CHAPITRE 4 : L’étranger
Développer une stratégie marketing digitale représente un véritable défi pour
l’entreprise. Tout y est nouveau : la démarche, le contenu, l’organisation, les
supports, les outils,… Non seulement l’entreprise doit repenser sa stratégie globale
en y intégrant ces nouveaux codes mais elle doit en plus apprendre à les maîtriser.
La stratégie marketing digitale regroupe l’ensemble des moyens mis en œuvre par
l’entreprise sur les nouveaux médias de communication pour lui permettre d’atteindre
ses objectifs.
Elle fait appel, pour sa définition comme pour son exécution, à des compétences très
variées au sein de l’entreprise : marketing, vente, communication, informatique,
ressources humaines, sans oublier la direction.
Dans cette partie, on va voir quelles sont les stratégies digitales utilisées par
certaines grandes entreprises et leaders dans leur secteur.
1. Quelques chiffres clés marquant l’évolution de l’art
Hootsuite a publié les résultats de son étude en janvier 2022 « We are Social ». Du
moins que l’on puisse dire, ce sont des résultats impressionnants, marquant à la fois
le réel engouement pour les médias sociaux relativement à l’accessibilité à la
téléphonie mobile et à Internet, mais aussi l’important gap que l’on peut observer
entre continent et par pays.
Sur les 7,91 milliards d’habitants de la planète, 58,4% utilisent les réseaux
sociaux. Ce qui représente 4,62 milliards de personnes.
Quand on élimine la population des moins de 13 ans, les utilisateurs des
réseaux sociaux représentent 74,8% de la population mondiale.
Il faut avoir au moins 13 ans pour pouvoir s’inscrire sur la plupart des réseaux
sociaux.
.
À la lumière du taux d’utilisation des réseaux sociaux par région du monde et par
genre, on se rend compte qu’il existe toujours des inégalités :
Le taux de pénétration des réseaux sociaux est nettement plus élevé dans les
pays développés. L’Afrique reste à la traine. Ces inégalités s’expliquent entre
autres par le manque d’infrastructures dans les pays en développement et
aussi par le coût de l’accès à internet. Ce dernier est beaucoup plus élevé
dans les pays en développement alors que les populations ont un pouvoir
d’achat moins important.
Il existe aussi des disparités en fonction du genre. Alors que les femmes
semblent être globalement plus actives sur les réseaux sociaux dans les pays
riches, ce sont les hommes qui sont plus actifs dans les pays en
développement à l’exception de l’Amérique centrale, du Sud et de l’Afrique du
Sud.
Comment les internautes utilisent les réseaux sociaux
Instagram, WhatsApp et Facebook sont les réseaux sociaux les plus cités.
Les 55-64 ans préfèrent WhatsApp peu importe leur sexe.
Alors que les hommes 45-54 ans prèfèrent eux-aussi WhatsApp, les femmes
de cette tranche d’âge préfèrent Facebook.
Il semble que Facebook soit plus populaire auprès des 35-44 ans tout sexe
confondu et chez les hommes de 25 à 34 ans.
Enfin, les jeunes 16 à 24 et les femmes de 25 à 34 ans préfèrent Instagram.
Nous étions choquée de ne pas voir YouTube dans la liste. Nous pensons que c’est sans
doute parce qu’on l’associe plus à un engin de recherche, ce qui est tout à fait vrai. D’autre
part, Nous nous attendions à ce qu’Instagram soit le réseau préféré des 25-44 ans. Nous
remarquons aussi que TikTok se positionne à la 6ème place et nous nous attendons à ce
qu’il devienne encore plus populaire l’année prochaine, surtout chez les jeunes. Notons que
Douyin, qui obtient la 5ème place est l’équivalent chinois de TikTok.
Facebook demeure la plateforme qui regroupe le plus grand nombre
d’utilisateurs actifs
Même si seulement 14% des 16-64 ans citent Facebook comme étant leur
réseau social préféré, c’est la plateforme qui continue à avoir le plus grand
nombre d’utilisateurs actifs. Facebook compte 2,9 milliards d’utilisateurs actifs,
suivi de YouTube avec 2,5 milliards et WhatsApp avec 2 milliards.
C’est sur YouTube qu’on passe plus de temps
En termes d’utilisation cependant, c’est YouTube qui est de loin la plateforme sur
laquelle on passe le plus de temps.
Ces données confirment la popularité croissante de TikTok auprès des internautes. Ce qui est
intéressant de remarquer c’est que pour le moment TikTok fait de l’excellent travail à garder
ses utilisateurs sur sa plateforme. En effet, l’algorithme de TikTok sélectionne mieux le
contenu susceptible d’intéresser chaque utilisateur d’autant plus que contrairement à
Facebook, la majorité des utilisateurs de TikTok consomment le contenu de parfaits étranger
Types de comptes que les internautes suivent sur les réseaux
sociaux
Lorsqu’on regarde le type de comptes qu’un internaute de 16 à 64 ans suit sur les
réseaux sociaux, on se rend compte qu’ils suivent en priorité des personnes qu’ils
connaissent.
50% d’entre eux suivent les comptes des membres de leur famille et de leurs
amis.
Ensuite, ils suivent des comptes qui leur permettent de se divertir (acteurs,
chanteurs, parodies, etc.).
Seulement 23% suivent les profils des marques dont ils ont acheté des
produits alors qu’aujourd’hui, presque toutes les marquent sont présentes sur
les réseaux sociaux.
Ceci me fait penser que les internautes utilisent les réseaux sociaux principalement pour se
divertir, pas pour qu’on leur vende quelque chose.
Pourquoi les internautes utilisent les réseaux sociaux
Lorsqu’on regarde le top 5 des raisons pour lesquelles les internautes utilisent les
réseaux sociaux, on se rend compte la raison principale est se divertir. Ces données
sont consistantes avec les raisons pour lesquelles on utilise internet. Les gens
utilisent les réseaux sociaux essentiellement pour :
1) Se divertir
2) S’informer
3) Consommer
4) Travailler
Nous étions surpris de voir « trouver du contenu » en 4ème position. Cette tendance
peut s’expliquer par la croissance des créateurs de contenu depuis 2020.
3 internautes sur 4 utilisent les réseaux sociaux pour faire des recherches sur une
marque.
C’est intéressant de faire le lien avec le graphique sur le type de comptes que les
utilisateurs suivent : 23% des internautes suivent des marques dont ils ont acheté les
produits et 21,5% suivent des marques dont ils considèrent acheter les produits. Il y
a seulement 1,5 point d’écart entre les deux. Ceci confirme que les réseaux sociaux
représentent bien un canal important pour influencer les décisions d’achat et que
c’est aussi un bon canal pour fidéliser les clients.
Conclusion
Pour conclure sur ces statistiques, on remarque que comme sur internet, les
utilisateurs des réseaux sociaux cherchent principalement à se divertir, se tenir
informés et faire partie d’une communauté.
Pour communiquer efficacement sur ce canal, les entreprises doivent réussir à créer
du contenu qui non seulement attire « naturellement » l’attention de leur audience
mais aussi les convainc lorsque le moment est venu de poser une action.
Afin d’atteindre ses objectifs d’affaires, il faut créer du contenu en plaçant les besoins
de sa cible au centre de sa stratégie de communication et chercher à :
Lorsqu’il s’agit de stratégie digitale, les entreprises redoublent d’efforts pour créer
des actions et des lignes directrices novatrices. Plusieurs exemples sont notables
en matière de marketing et de communication digitale. Nous allons ici aborder deux
cas de leaders sur leur marché : Netflix et Nike.
Son canal marketing digital principal sont les médias possédés. Elle
pays très peu pour sa visibilité sur Internet. Grâce à son contenu
social média, elle a su se créer une image de marque distincte et sa
place sur les réseaux sociaux n’est plus à faire.
Même si sa stratégie digitale est bien en place, elle n’a pas tout de
même abandonnée sa présence hors Web et Internet. On le constate
avec des campagnes comme la « Vicious Ad Campaign ». Elle
continue de personnaliser ses outils en plaçant ses publicités à des
endroits bien spécifiques avec des messages personnalisés.
Nike, pour sa stratégie digitale n’a pas pour objectif de miser sur la quantité,
comme peut le faire Netflix. En contrepartie, elle produit du contenu de
qualité sur Internet. La marque en 2018 ne communique en moyenne que 4
publications par mois tandis que certaines publient tous les jours, voire
plusieurs fois par jour.
Malgré tout elle reste très réactive et mobile sur des réseaux comme Twitter
qui lui servent aussi de service après-vente. La majorité des publications
effectuées par Nike se passe durant des grosses campagnes publicitaires
omnicanales (Breaking2, Dream Crazy, …).
Nike fait aussi partie des marques qui utilisent beaucoup les publicités
payantes sur Internet. Par exemple en 2018, le nombre de Dark Posts
Facebook pour Nike, c.-à-d. des publications sponsorisées payantes, s’élevait
à plus de 15 000.
Elle utilise donc a ce jour, beaucoup plus de médias différents, et payant, que
Netflix. Les médias possédés avec ses réseaux sociaux, les médias payés
avec ses campagnes de publicités payantes, et les médias gagnées du fait de
sa grande renommée sur le Web.
Les marques sont donc de plus en plus innovantes pour attirer une
nouvelle audience et la distraire sur Internet. Que ce soit Nike,
Apple, ou encore Starbucks, toutes développent des plans de
stratégie digitale toujours plus poussés.
[Link]
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%202018%20ne,aussi%20de%20service%20apr%C3%A8s%2Dvente.
Chapitre 3 : Le marketing digital au Maroc : Où en est-il ?
a. CIH Bank :
CIHBANK a fait le pari du digital banking depuis fin 2009, démarche qui fait de
CIHBANK un pionnier au Maroc et l’opérateur de référence dans le domaine et qui
n’a pas lésiné sur les moyens afin d’y parvenir, en effet, plusieurs centaines de
millions de dirhams d’investissements ont été consacrés à ce challenge.
En effet, la série d’innovations lancées par la banque a pris de court tout le secteur et
créé, pour CIH Bank, une véritable rupture avec l’image du passé.
Car, avec la démocratisation d’Internet, il y a une vingtaine d’années, de nouvelles
perspectives se sont offertes aux banques, notamment vis-à-vis de la clientèle. E-
Banking, dématérialisation des documents, applications mobiles, etc. La banque en
ligne est devenue une réalité, et CIH BANK a très rapidement perçu l’intérêt de cette
tendance de fond.
Un modèle pionnier au Maroc
CIH BANK a alors entamé une réflexion pour offrir un service toujours plus digitalisé
et accessible. Ainsi, il a fallu construire un modèle adapté au Maroc, entre le 100%
digital, considéré encore comme inadapté au pays, et le 100% physique, qui n’était
évidemment plus envisageable. D’autant plus que le citoyen marocain est encore
très attaché aux agences : il arrive que certains clients entrent à l’intérieur
uniquement pour dire bonjour à leur conseiller !
Le client n’est plus simplement un client de l’agence, mais devient ainsi un client de
la Banque, et sa prise en charge se fait de façon transparente par les différents
canaux, quels qu’ils soient (Agences, Mobile, Internet, GAB, etc.).
Et pour améliorer encore plus la relation client, une importance particulière est
accordée aux réclamations des clients, processus qui a été également digitalisé et
qui permet aux clients de remonter directement leurs remarques et doléances sans
se déplacer.
Ceci a permis à la banque de découvrir des problèmes qui jusqu’à présent n’étaient
pas pris en compte et ainsi d’améliorer encore l’approche de CIH BANK pour
toujours plus d’efficacité et de satisfaction.
b. Inwi
Inwi est le troisième opérateur global de télécommunication au Maroc. Inwi opère sur
les segments de la téléphonie fixe et mobile à travers ses deux marques « Inwi » et «
Bayn », ainsi que sur celui de l’Internet. Ses offres sont destinées aussi bien à la
clientèle grand public que celle des entreprises.
Inwi est une entreprise avec du digital dans son ADN, pour annoncer son arrivé sur
le marché, l’opérateur a choisi un buzz sur Facebook.
En 2014, l’opérateur s’est doté d’une direction digitale pilotée par Asmaa Fenneri et
lui a consacré 9% de son budget total (Le matin), vu les enjeux qui s’annonçaient à
cette époque. Depuis cette époque, sa stratégie s’articule toujours et encore autour
de différents axes :
Booster le revenu à travers une boutique en ligne et la e-recharge : La
marque a créé une boutique e-commerce où elle présente les différents
produits qu’elle commercialise (smartphones, téléphone fixe, ADSL), elle a
aussi mis en place un service où le client peut recharger son compte, il peut
même gérer son solde et payer les factures.
Accompagner le client dans ses interactions avec l’opérateur : Doter le site
web par la fonction de Tchat en temps réel qui permet d’assister les clients et
les accompagner au quotidien. Inwi est le premier opérateur au Maroc qui
lance le service d’assistance client en ligne.
Renforcer l’attrait de la marque sur le digital et développer son image et sa
réputation
Relooker son site web : Comme étant le levier central de toute stratégie
digitale, le site web d’Inwi constitue une véritable facette digne de l’opérateur
où le client peut consulter les dernières offres des forfaits et pas mal d’autres
services.
Des jeux concours pour récompenser sa communauté sur Facebook : Inwi
continue de développer sa communauté en ligne avec des jeux concours
comme « AJI Terba7 » à travers lequel l’opérateur téléphonique a pu attirer
une forte audience au cours du mois de ramadan, un simple jeux sur
Facebook qui fait gagner des lots après avoir cumuler un certain nombre de
point !
Produire d’une série TV Web : Pour devenir la marque de cœur des jeunes,
Inwi s’est offert la série web TV « Switchers », cette dernière séduit une
population de jeunes connectés.
Cette stratégie digitale développée par Inwi est performante, les chiffres suivants en
témoignent :
10,60 millions de clients Mobile, soit 25,22% de la part de marché
24,49% de part de marché sur l’Internet mobile
Plus de 30% de parts de marché sur le fixe
94,3% de taux de couverture de la population
PARTIE III Les leviers du
marketing digital
CHAPITRE 6 Conception et référencement de site
Découvrir l’environnement
Le Search Engine Marketing (SEM) regroupe le référencement naturel (SEO, Search
Engine Optimization) et le référencement payant, c’est-à-dire l’achat de liens
sponsorisés (SEA, Search Engine Advertising). Dans le langage courant de
nombreux professionnels du Web, le SEM désigne cependant exclusivement l’achat
de liens sponsorisés.
Avec plus de 90 % de part de marché, Google est le premier moteur de recherche en
France et, à ce titre, le plus gros diffuseur de liens sponsorisés avec son programme
Google AdWords.
Le principe du SEM repose sur la possibilité pour un annonceur d’acheter des mots-
clés afin de déclencher l’affichage d’une annonce publicitaire lorsque la requête
saisie par l’internaute sur le moteur de recherche correspond au mot-clé acheté.
L’achat des mots-clés est basé sur un système d’enchère. Google peut diffuser
jusqu’à onze annonces par page. La position d’une annonce sur une page de
résultats de recherche dépend de deux éléments : l’enchère de l’annonceur
(CPCmax ) et la qualité (Qs ) :
Positionnement = CPCmax × Qs
Créer une campagne performante
La structure d’une campagne SEM répond à une organisation à plusieurs niveaux :
campagne, groupe d’annonces, mots-clés et annonces. Chaque élément de cette
structure va jouer sur la performance de la campagne. Trois grands types de mots-
clés doivent être exploités dans une campagne SEM :
les mots-clés « marque » sont liés à une marque et à ses dérivés ;
les mots-clés génériques sont le plus directement rattachés à l’activité de
l’annonceur. Ce sont généralement des expressions courtes (1 à 3 mots
maximum), employées quotidiennement et fortement recherchées sur les
moteurs. Ils sont peu nombreux, mais génèrent beaucoup d’impressions ;
les mots-clés de long tail sont composés d’expressions longues (souvent plus
de 4 mots) et rarement recherchées (« meilleurs livres policiers de 2010 », «
roman littérature française XIXe siècle », « livre fantastique auteur suédois
avec couverture noir »...). Ils sont très nombreux, mais chacun génère peu
d’impressions.
Chaque mot-clé peut être ajouté dans un compte avec un ciblage différent : ciblage
exact, ciblage « expression », ciblage large, ciblage négatif. La rédaction d’une
annonce SEM obéit à des contraintes importantes (titre de 25 caractères maximum,
deux lignes de description de 35 caractères chacune et une URL pour Google
AdWords). Pour inciter l’internaute à cliquer, l’annonce doit être spécifique,
cohérente, impactante et différenciante.
Optimiser une campagne
Le Quality Score est un élément central de la logique d’optimisation. Il est calculé à
partir de nombreux indicateurs, parmi lesquels :
l’historique du taux de clics du triptyque mot-clé/annonce/url ;
la qualité de la page de destination ;
la pertinence du mot-clé.
Le coût payé à chaque clic se calcule selon la formule suivante :
CPC réel = (Position à battre ÷ Niveau de qualité) + 0,01 €
La logique d’optimisation d’une campagne découle de la formule de
positionnement :
Positionnement = CPCmax × Qs
CHAPITRE 8 Display
Découvrir l’écosystème
L’affiliation est un levier marketing digital qui repose sur le principe de la
rémunération des apporteurs d’affaires. Cela permet à un annonceur (l’affilieur) de
diffuser une offre auprès d’un réseau de partenaires (les affiliés) en échange d’une
rémunération principalement liée au volume d’affaires généré (commandes, leads,
inscriptions...).
L’affiliation est souvent considérée comme un levier marketing à la performance
puisque l’annonceur rémunère les affiliés en fonction de leur performance (le volume
d’affaires généré).
Les relations d’affiliation passent en grande majorité par un tiers, à savoir une plate-
forme d’affiliation dont le rôle est triple :
Prestataire technique : mise à disposition d’une solution technique pour suivre
le trafic en provenance des affiliés et les actions réalisées sur le site de
l’affilieur ;
gestionnaire de la relation affilié/affilieur : cette fonction est assurée par l’af
iliate manager ;
tiers de confiance : il s’assure que chacune des parties se comporte
loyalement.
On retrouve différents types d’affiliés sur les plates-formes :
les sites thématiques sont des sites professionnels ou personnels traitant d’un
sujet précis ;
les keywordeurs font de l’achat de mots-clés pour le compte de l’annonceur ;
les e-mailers utilisent leur base e-mails pour relayer les offres des
annonceurs ;
les comparateurs de prix diffusent les produits des annonceurs sur leur site ;
les couponers relaient les coupons de réduction proposés par les annonceurs
;
les cash-backers reversent à leurs membres une partie de la commission
versée par l’annonceur.
Lancer une campagne d’affiliation
Pour lancer une campagne d’affiliation, l’annonceur doit définir le système de
rémunération à mettre en place. Il existe plusieurs modes de rémunération des
affiliés :
le coût par action (CPA) est le plus classique. Il s’agit de reverser une partie
du montant d’une vente à l’affilié. Le CPA s’exprime souvent en pourcentage
du montant de la vente (taux de commission) ;
le coût par lead (CPL) consiste à reverser un montant fixe à l’affilié pour
chaque lead apporté (un lead se concrétise souvent par un formulaire rempli
par un internaute) ;
le coût par clic (CPC) est parfois proposé aux meilleurs affiliés (les « top
affiliés »)
Un bon programme d’affiliation doit savoir mixer les modes de rémunération en
fonction de la typologie des affiliés (type d’affilié et du volume d’affaires généré par
celui-ci).
En tant qu’intermédiaire, la plate-forme se rémunère par une commission qui vient
s’ajouter à la rémunération versée aux affiliés (s’ajoutent souvent des coûts fixes
mensuels et/ou au lancement du programme).
Un programme efficace ne se conçoit pas sans un certain nombre de supports de
promotion mis à jour régulièrement (bannières, liens textes, e-mails, flux produits,
coupons de réduction, etc.). L’animation est également un élément-clé du
programme d’affiliation. La mise en place de challenges ou de rémunérations
exceptionnelles participe à la vie du programme (recrutement de nouveaux affiliés,
réactivation d’affiliés inactifs, boost de l’activité...).
La règle du « dernier cookie » fait débat dans le milieu de l’affiliation car elle attribue
au dernier affilié le bénéfice d’une action sur le site de l’affilieur, au détriment parfois
d’affiliés plus en amont dans le processus d’achat.
Monter des partenariats spécifiques
Afin de développer son activité en ligne, il peut être intéressant de nouer des
partenariats spécifiques avec certains sites à fort potentiel.
L’échange est un dispositif de partenariat très courant. Il permet à deux sites
d’échanger des espaces publicitaires (bannière, e-mail...) de même valeur.
La marque blanche ou grise permet à une organisation de proposer à ses visiteurs
sur son site un service ou un contenu tiers sous sa propre marque.
CHAPITRE 10 L’e-mailing Marketing
découvrir le média
L’e-mailing est un levier marketing digital largement utilisé car il a l’avantage d’être
peu onéreux, facile à déployer et mesurable très précisément. C’est d’ailleurs ce qui
a entraîné des abus (pratique de « mass mailing » proche du spam), a lassé les
internautes et forcé les fournisseurs d’accès à renforcer leurs règles de filtrage. C’est
pourquoi les annonceurs doivent adopter une approche qualitative à base de ciblage
pour pérenniser la performance du canal.
Trois grands types de campagnes existent en e-mailing :
les campagnes d’information visent à diffuser un contenu (c’est le cas de
nombreuses newsletters) ;
les campagnes d’incitation ont une connotation beaucoup plus commerciale
et visent à réaliser une vente ou un lead. Elles peuvent être employées aussi
bien en prospection qu’en fidélisation ;
les campagnes mixtes regroupent à la fois une approche éditoriale (contenu)
et commerciale (offre). On peut alors parler de « promoletter ».
construire, entretenir et segmenter une base de données
Pour construire une base de données, la règle est de mettre en place une véritable
stratégie de collecte (et donc d’oublier l’achat de fichiers qui sont tout sauf
qualitatifs !).
La collecte d’e-mails, comme toute collecte de données à caractère personnel, est
encadrée par le législateur. En l’occurrence, les sites doivent respecter le principe
d’« opt-in » (loi sur la confiance en l’économie numérique, LCEN, adoptée en 2004),
c’est-à-dire obtenir le consentement explicite de l’internaute avant de lui adresser un
message par e-mail.
Il existe de très nombreux leviers de collecte (sur site, par incentive, par parrainage,
par jeuxconcours, en coregistration, par enquête, sur les réseaux sociaux...).
L’important est de mettre en place un mix de leviers pour trouver le meilleur équilibre
entre volume, qualité et coût.
La collecte ne consiste pas à rassembler dès le début l’ensemble des informations
sur l’internaute. Ces informations pourront être obtenues par la suite par des
stratégies dites d’« enrichissement de la base ».
La segmentation d’une base de données est un élément-clé pour cibler plus
efficacement ses messages, c’est-à-dire adresser un message plus pertinent ou plus
personnalisé à chaque internaute.
Enfin, il est nécessaire d’entretenir l’hygiène d’une base e-mail, c’est-à-dire la
nettoyer régulièrement des adresses inactives ou peu réactives.
créer des messages performants
La création d’un e-mail nécessite de respecter certaines règles afin de s’assurer que
le message soit bien reçu, ouvert et cliqué.
Il faut tout d’abord s’attacher aux règles éditoriales :
L’objet de l’e-mail doit être travaillé soigneusement pour être accrocheur et
donner envie d’ouvrir ;
le contenu est également à travailler en essayant, dans la mesure du
possible, d’être personnalisé en fonction de la cible adressée ;
les liens incitant au clic (« call to action ») peuvent être décisifs ;
il ne faut pas oublier d’ajouter les liens miroirs et de désabonnement.
Les règles graphiques et techniques doivent aussi être contrôlées :
les images doivent appuyer la proposition et guider le regard de l’internaute
pour l’inciter à cliquer. Il faut mixer au mieux texte et image ;
la taille et le poids de l’e-mail doivent être pris en compte, notamment avec le
développement de la lecture des e-mails sur les téléphones ;
le code de l’e-mail (HTML et CSS) doit être adapté car toutes les balises ne
sont pas supportées par les dispositifs de lecture (logiciel, Webmail, etc.).
La meilleure pratique reste de tester ses e-mails à la fois pour le rendu (tests de
rendering) et pour le contenu (par exemple avec du split testing).
exécuter l’envoi d’une campagne
La déliverabilité, c’est-à-dire la capacité d’un e-mail à parvenir dans la boîte de
réception d’un destinataire, et donc de passer les filtres des opérateurs (FAI,
Webmails), est un enjeu essentiel de l’e-mailing.
Pour optimiser la déliverabilité, les Webmarketeurs doivent :
contrôler l’hygiène de leur base de données ;
respecter les meilleures pratiques de l’e-mailing afin de s’assurer une bonne
réputation auprès des opérateurs ;
concevoir des e-mails prenant en compte les règles éditoriales, graphiques et
techniques.
La scénarisation d’envoi permet à un e-marketeur de définir des prétextes pour
solliciter un segment précis d’abonnés de sa base avec un message adapté. La
succession de ces prétextes dans le temps, l’adaptation des envois au cycle de vie
des abonnés et la réaction aux comportements de ces abonnés constituent le socle
d’une bonne scénarisation.
Plusieurs indicateurs spécifiques permettent de mesurer la performance d’une
campagne : le taux d’ouverture : combien de personnes ont-elles ouvert le
message ?
le taux de clics : combien de personnes ont-elles cliqué sur le message ?
le taux de réactivité : combien d’ouvreurs ont-ils cliqué sur le message ?
le taux de transformation : combien de personnes ont-elles réalisé l’objectif
de la campagne ?
Ces indicateurs peuvent être utilisés pour segmenter une base de données et ainsi
adapter ses messages au comportement des internautes sollicités (segmentation
comportementale).
Les données comportementales, comme leur nom l’indique, sont liées au
comportement de l’internaute par rapport à une campagne (ouverture, clic,
transformation, etc.). Il est ainsi possible de créer des segments en fonction du
comportement des internautes dans votre base.
PARTIE V Mesurer et analyser
Le marketing digital a ouvert une boîte de Pandore concernant l’audit, la mesure et
l’optimisation des actions marketing via l’analyse des nombreuses données
statistiques disponibles. Une discipline a émergé depuis quelques années : le Web
analytics.
Cette partie n’a pas pour ambition de former le lecteur à cette discipline : de
nombreux ouvrages de qualité existent 1 comme avancée majeure sur le sujet.
En revanche, il est important de doter le e-marketeur de la « culture data »
nécessaire pour :
Calibrer des indicateurs-clés de performance synthétiques et utiles, afin de
donner des visions claires aux directions marketing et aux directions
générales, à mesure que le digital prend de l’ampleur dans l’activité de
chacun des annonceurs ;
faire en sorte que les équipes ou les partenaires en place puissent établir leur
reporting et leurs optimisations en fonction de ces résultats.
Car le danger réside là : une collecte trop importante qui fournit une masse
d’informations quantitatives non analysées, qui finissent par nuire au bon pilotage
des actions marketing qui font sens. En phase d’apprentissage, le Web analytics
tend souvent à livrer des présentations PowerPoint interminables, et qui ne
communiquent pas les résultats probants que devrait suivre n’importe quel directeur
marketing.
CHAPITRE 14 La culture data
Le marketing digital est une discipline très analytique, issue des réflexes du
marketing direct. Il est du ressort de chaque intervenant d’être finalement aussi à
l’aise dans l’exercice créatif que dans celui de la définition des indicateurs de
performance, la récolte des données et l’interprétation qui peut en être faite.
Il existe trois grandes sources de données :
Les données déclaratives : ces données marketing permettant de qualifier
un individu sont obtenues à partir d’un processus déclaratif (formulaire Web,
formulaire papier, entretien en face à face ou par téléphone, etc.). Elles
posent parfois un problème de fiabilité, notamment lorsque l’individu est plus
ou moins « forcé » ou « incité » à transmettre les données sur un formulaire
Internet ;
Les données comportementales : ces données marketing permettant de
qualifier un individu sont obtenues à partir de l’observation d’un
comportement avéré. Un historique de navigation d’un site, un clic sur un lien,
un volume de trafic sont des exemples de données comportementales. Elles
soulèvent moins de problèmes de fiabilité que les données déclaratives car
elles proviennent normalement d’un comportement constaté ;
Les données transactionnelles : ce sont les données marketing issues des
transactions entre un individu et une organisation, que ce soit des interactions
marchandes (achats, montant, etc.) et/ou de fidélisation (consommation de
points de fidélité, etc.).
Le croisement de ces données-clés ouvre la voie à la notion de « business
intelligence » ou encore « datamining », qui permet d’apporter des éclairages
nécessaires aux comportements de consommation, voire de les prédire. Par
exemple, pour un acteur comme la Fnac, il s’agit de techniques qui vont traiter et
analyser les grandes masses d’information consécutives à l’activité (en magasin, sur
le site de la Fnac, sur les réseaux sociaux...).
Résultat de ce croisement ? Le datamining va permettre de proposer à un client le
tome 2 d’une série dont il a déjà acheté le premier volume, ou des téléviseurs à des
clients qui sont équipés de vieux postes (donc incompatibles avec la TNT sans
décodeur).
Face à ces nouvelles possibilités d’analyse, il est impératif que tout e-marketeur soit
« bilingue » en lecture de tableaux de bord et d’analyse de données. Pour avoir ainsi
le potentiel de réaliser le rêve de tous les responsables marketing qui vont pouvoir
personnaliser leur campagne ou leur offre en fonction d’une connaissance
extrêmement fine des clients.
Quel langage adopter ? Celui des indicateurs-clés de performance, que nous verrons
au fur et à mesure de la lecture de cette section de l’ouvrage. Sur l’ensemble de ces
points, l’erreur fondamentale consiste à raisonner en valeur absolue, et non relative :
tout indicateur n’est valable que si son évolution peut être mesurée dans le temps,
s’il peut être comparé avec des périodes précédentes de satisfaction et si une
certaine caractérisation du contexte peut être apportée (type de clients, type de
prospects, etc.).
CHAPITRE 15 Auditer une situation de marché
La suggestion des mots-clés faite par Google depuis 2010 permet de déterminer,
pour une marque, les requêtes associées les plus importantes.
Suggestion de termes de recherche par Google Suggest
Par exemple, pour une marque comme Electroplanet, l’accès aux informations liées
à la recherche d’emploi et au « catalogue » de produits est déterminant.