Droit de la protection de l'enfant
P.O MFUMU NGOY KADYAMBI DANIEL
Le plan du cours
1.les préliminaires
2.Contenu des droits de l'enfant
3. Introduction
4. Historique du droit de l'enfant
5. Les bibliographie indicatives
Chapitre le: les considérations théoriques
Section 1 la définition du concept Enfant
Section 2 les différents droits reconnus à l'enfant
section 3 les faits pour actes pouvant mettre en scène les enfants
section 4 Analyse des instruments juridiques internationaux et nationaux
ainsi leur rapport dans la protection de l'enfant ( ONU et autres)
Chapitre 2: la protection sociale de l'enfant ( protection ordinaire, apport
de la famille, protection dite spéciale, dans les institutions dite citoyenne qui
concourent à la protection de l'enfant, et enfin la protection exceptionnel, l'enfant
ne droit pas être enrôlé dans l'armée.
Section 1 protection ordinaire
section 2 la protection spéciale
section 3 la protection exceptionnelle
Chapitre 3: la protection judiciaire de l'enfant ( l'organisation de la
justice pour l'enfant )
Section 1 présentation du tribunal pour enfant ( l'enfant a été tiré du
tribunal de droit commun pour en faire le tribunal pour enfant à part entièr).
Section 2 Historiqu,
section organisation et compétence judiciaire
Section 3 l'organisation administrative et judiciaire
Section 4 de la saisine du tribunal pour enfant
Section 5 la comparution de l'enfant en conflit avec la loi ( les
manquements posés par lui, à l'égard de la loi, c'est à ce moment qu'il en conflit de
la loi).
Section la décision du tribunal pour enfant( quelles sont les mesures qui
peuvent être prises lorsqu'il est en conflit de la loi, ces mesures sont soit
provisoires, soit définitives.
Section la médiation
elle permet de situer une différence entre les juridictions de droit
commun et celles de l'enfant. C'est une procédure extra-judiciaire.
Chapitre 4 la protection pénale de l'enfant
cette protection a deux volets :
Section 1 protection pénale avant sa naissance
section 2 de l'enfant après sa naissance.
1. Les préliminaires
la protection de l'enfant en droit international, est une œuvre de la
communauté internationale qui, par le biais de l'assemblée générale de l'ONU la
considère comme un instrument juridique international dont certaines dispositions,
si pas toutes préconisent la protection de l'enfant ou proclame les droits de l'enfant
que les Etats membres se sont assignés à promouvoir et faire respecter dans la
mesure du possible.
En RDC, en raison de son âge, l'enfant bénéficie devant les tribunaux
pour enfant des règles de procédure dérogatoires aux droits commun. le législateur
congolais a prévu une procédure simplifiée ou moins formaliste accélérée et
confidentielle et ainsi l'intérêt de l'enfant au regard de la loi doit être une
préoccupation primordiale dans toutes les décisions et les mesures prises à son
égard,
Par intérêt supérieur de l'enfant, ( intérêt supérieur de l'enfant) il faut
entendre le souci de sauvegarder et privilégier à tout prix ses droits.
La loi portant protection de l'enfant veut que les juges pour enfant soient
spécialisés et manifestent de l'intérêt dans le domaine de l'enfant, c'est pourquoi la
maîtrise de la loi, et la manifestation de l'intérêt sont des préalable que posent la loi
de 2009 en faveur des acteurs judiciaires.
La RDC a fait du droit de l'enfant son cheval de bataille, C'est ça me la
raison d'être de cet enseignement.
2. Le contenu de cet enseignement
ces droits sont universallement reconnus à l'enfant.
les droits de l'enfant ne sont pas une innovation juridique qui puissent
avoir un contenu que celui de la gamme des droits universallement garantit à toute
individu membre de l'espace humaine. Cependant,ils son juste l'expression d'un
besoin né d'un souci de permettre à tous et à chacun de jouir de ces droits sans
discrimination aucune, sachant toutefois que les enfants constituent l'une de
catégorie des personnes ayant fait l'objet de discrimination dans l'histoire des droits
humains.
Il convient de souligner à ce titre que les droits de l'enfant sont autant de
garantie universelle inaliénables, interdépendantes et indivisibles. Comme tous les
droits humains, les droits de l'enfant sont reconnus à tout enfant du monde entier
sans discrimination basée sur la race, la religion, la langue ou tout autre motif de
quelle que nature qu'il soit, de même ils ne sont négociables, saisissables et
relèvent naturellement de toutes les catégories des droits humains, ils sont des
droits humains ayant pour vocation de protéger l'enfant en tant qu'être humain
tenant spécifiquement compte de sa fragilité, de ses spécificités et des besoins
propres à son âge, mais aussi de satisfaire les besoins essentiels à son bon
développement tels que l'accès à une alimentation appropriée, aux soins
nécessaires et à l'éducation...
Enfin les droits de l'enfant prennent en considération sa faiblesse et il
s'appliquent la nécessité de lui apporter un cadre protecteur. Ces droits consacrent
donc les garanties fondamentales reconnus à tous les êtres humains tél que les
droits à la vie, le principe de non discrimination et les droit à la dignité à travers la
protection de l'intégrité physique ou morale.
3. L'introduction
les droits de la protection de l'enfant est une branche du droit de nature
mixte, qui étudie l'ensemble des règles spécifiques qui déterminent les principes
fondamentaux ainsi que les modalités les mesures de (protection et de promotion),
les droits dont doit bénéficier l'enfant dans une société donnée.
par mesure de protection, il faut entendre des mesures de portée générale
et spéciales traduisant la bienfaisance, et l'attention spéciale devra être accordée à
l'enfant dans ses rapports aussi avec sa famille qu'avec l'État avec les autres
membres de la société en raison de la particularité complexe de la personne de
l'enfant sur le plan physique ou de sa santé, sur le plan psychologique et sur le plan
social.
En effet, De 2009 à 2023 un laps de temps relativement lent depuis la
prise de la loi N09/ 001 du 10 janvier portant protection de l'enfant, la RDC vit
sous le ruthme de son applicabilité et effectivité.
la loi portant protection de l'enfant a été prise en remplacement du décret
du 6 /12 / 1950 sur l'enfance délinquante et ce, dans le souci de se conformer aux
instruments juridiques internationaux et régionaux ratifiés par notre pays lesquels
s'est fortement inspiré le législateur congolais.
c'est le lieu d'affirmer que par rapport à la loi abrogée, la loi de 2009 a
tellement innové dans la mesure où elle apporte des précisions tant dans les
différents concepts utilisés que dans la procédure à mener lorsque les actes
contraires à la loi sont perpétrés par les personnes âgées moins de 18.
les mérites que nous connaissons à cette loi qu'elle nous fixe sur la
terminologie ( enfant), elle prévoit la protection de cet être vulnérable en
sanctionnant tous les abus dont il peut être victime et contrairement du décret de
1950 n'admet pas la responsabilité civile dans laquelle, les parents et l'enfant
étaient tenus solideraiment, il faut en outre affirmer qu'il n'est plus question
d'entretenir la confusion entre les concepts ( enfant et mineur) comme se fut le cas
dans le code de la famille de 1987 et ainsi d'autres textes juridiques nationaux.
au regard de la loi de 2009 ainsi que des instruments juridiques
internationaux et régionaux, l'enfant est toute personne quel que soit son sexe, âgée
de moins de 18 ( article 2 de la loi précité).
la Convention relative aux droits de l'enfant et la charte africaine de
droits et du bien être de l'enfant sont unanimes par rapport à cette définition. Elles
considèrent tour à tour l'enfant comme un être qui nécessite de la protection étant
donné qu'il est considéré physiquement et mentalement immature et a besoin d'une
attention particulière afin d'être à l'abri de toute sorte d'exploitation notamment
sexuelle, économique..
il y a lieu de noter que la RDC a accordé une grande importance à la
protection de l'enfant compatible à son manque de maturité, manque de
discernement et ces chances de récupération dans la société. Ainsi pour que cette
protection soit assurée, il est important que les animateurs intervenants dans la
protection de l'enfant à tous les niveaux soient suffisamment outillés afin
d'exécuter sans faille cette noble mission dévolue par le droit positif congolais. ET
pour mieux exécuter cette noble mission, la maîtrise de la loi et ainsi que la
manifestation d'intérêt en matière d'enfance sont les préalables que posent la loi à
l'égard des acteurs judiciaires devant intervenir pour toute question relative à la
protection de l'enfant. Et depuis l'avènement de cette loi, l'enseignement de cette
matière n'a pas été prise en compte dans la formation de juriste en général, et
conformément à la note circulaire N32 / MINESU du 12/ 10/ 2006 ce cours est
dispensé en 75 heures.
Historique de l'enfant
dans l'antiquité l'idée d'accorder une protection spéciale aux enfants
n'était monnaie courante. Par contre au Moyen-âge les enfants sont considérés de
petits adultes, des êtres humains, version modèle réduit.
Au milieu du 19 siècle en France nait d'une idée de protection particulier
pour les enfants, il se développe progressivement un droit des mineurs, et une
reconnaissance de l'intérêt de l'enfant se met en place. Et à partir de 1841 des lois
protègent peu à peu les enfants au travail.
En clair, l'histoire de droit de l'enfant commence véritablement au 20
Siècle. Ce qui veut dire qu'il n'existait pas de dispositions particulières protégeant
les enfants. En substance dans l'antiquité et Moyen-âge les parents avaient
notamment le droit de vie et de mort de leurs enfants, c'est seulement à partir de
1919 que la reconnaissance des droits de l'enfant commence à trouver un Eco
international avec la création de la société des nations ( ) qui mettent en place un
comité de protection de l'enfant.
En 1959 l'assemblée générale de Nations-Unies adopte la déclaration ds
droits de l'enfant, même si de nombreux pays n'étaient pas d'accord sur le texte
sans valeur contraignante, il ouvre une voie à reconnaître les droits de l'enfant et
fait de lui un sujet de droit.
l'année 1979 est proclamée par les Nations Unies, année internationale
de l'enfant. l'année 1979 marque alors une véritable prise de conscience sur les
droits de l'enfant.
Le 20/ novembre 1989 est adopté la convention internationale des droits
de l'enfant. En 54 articles, ce texte adopté à l'unanimité par l'Assemblée générale
de Nations-Unies énonce les droits civils, économiques, sociaux et culturels de
l'enfant.
La Convention internationale des droits de l'enfant est le texte
international relatif aux droits de l'homme qui, à ce jour a été le plus rapidement
adopté dans l'histoire.
le 11/ 7 / 1990 l'organisation de l'unité africaine, deviendra l'Union
africaine adopte la Charte africaine des droits et du bien être de l'enfant.
le 17/ 6/ 1999 est adopté la Convention de Genève sur les pires formes
de travail de l'enfant.
À ce jour, la Convention internationale des droits de l'enfant a été à
ratifié par 193 sur 195 malgré quelques réserves sur certaines partie du texte. les
États-Unis et le Somalie sont les seuls pays au monde à l'avoir signé mais pas
ratifié.
Chapitre 1 : les considérations théoriques
Section 1: la définition du concept (Enfant)
$-la conception selon les normes internationales et régionales
il existe plusieurs instruments juridiques internationaux qui traitent de la
question de l'enfant.Mais nous retenons ici la Convention relative aux droits de
l'enfant, et la Carte africaine des droits et des bien être de l'enfant.
Pour la Convention relative aux droits de l'enfant. L'enfant est tout
individu âgé moins de 18 ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la
législation qui lui est applicable.( article 1)
la Charte africaine des droits et des bien être de l'enfant par contre
déclare que l'enfant est toute être humain âgé de moins 18 ans, (article 2).
Ainsi que nous pouvons le remarquer, la définition de l'enfant donnée
par la Charte africaine ne laisse aucune possibilité aux États membres de prévoir de
seuil de majorité intermédiaire.
Cette définition est préférable à celle de la Convention relative aux droits
de l'enfant.
$2 - la conception selon les normes nationales
a. La Constitution de la RDC du 18 février 2006 télle révisée et
complétée à ce jour. L'article 41 de la Constitution entend par enfant mineur, toute
personne sans distinction de sexe, qui n'a pas encore atteint 18 ans révolus.
b. La loi électorale de la RDC
la loi électorale en vigueur dans notre pays, fixe à 18 ans révolus la
majorité politique qui permet à tout citoyen d'élire et d'être éligible. Ce qui signifie
que sur le plan politique, l'enfant est donc toute personne qui n'a pas encore atteint
18 ans.
c. Le Code de la famille de la RDC, l'article 219 du Code de la famille
considère comme mineur, l'individu de l'un ou de l'autre sexe qui n'a pas encore
l'âge de 18 ans révolus. Il s'agit de la capacité de tout individu de poser
valablement les actes de la vie civile. Cette majorité dite civile, correspond avec
celle politique prévue par la Constitution et la loi électorale, et donc elle est fixée à
18 ans.
d. Le Code du travail
le Code du travail fixe la capacité de contracter à 18 ans, une personne
âgée de 15 ans ne peut être engagée ou maintenue en service même comme
apprentis que moyennant dérogation expresse du Président du Tribunal de Paix et
après l'avis psyco-médical d'un expert et de l'inspecteur du travail. Il y a lieu de
relever que cette disposition semble être en contradiction avec avec la loi portant
protection de l'enfant qui précise en son article 99 que : Le Tribunal pour enfant est
seul compétent pour connaître des matières dans lesquelles se trouve impliqué
l'enfant en conflit avec la loi, il connaît également les matières se rapportant à
l'identité, la capacité, la filiation, l'adoption et la parenté telle que prévue par la loi).
les deux juridictions peuvent le faire, mais il a pour juge naturel le
tribunal pour enfant.
À la lecture de cette disposition, il se pose ici la question de la
compétence du tribunal devant juger les matières dans lesquelles se trouve
impliqué l'enfant en conflit avec la loi.S'agit-il du TRIPAIX ou TGI ou du Tribunal
pour enfants ?
Notons que l'article 200 de la loi du 2009 donne compétence aux
TRIPAIX et TGI pour connaître en premier et second ressort des affaires qui
relèvent des tribunaux pour enfants qui seront installés et fonctionneront au plus
tard 200 ans qui suivent la promulgation de la loi. heureusement à cette impasse la
solution est donnée à la loi dans la loi organique N13 / 011/-B du 11/ 2013 portant
organisation fonctionnement et compétences des juridictions de l'ordre judiciaire.
Laquelle sans fixer le délai ( 200) précise que ( en attendant l'installation
des tribunaux pour enfants institués par l'article 84 de la loi portant protection de
l'enfant les chambres spécialisées des tribunaux de Paix connaissent des matières
dans lesquelles se trouve impliqué l'enfant en conflit avec la loi, et appliquent
toutes les règles de procédure prévues par cette loi).
e. La loi portant protection de l'enfant
la nouvelle loi citée supra est un instrument juridique national de base
qui fonde toute la protection de l'enfant. cette loi a intégré les dispositions
Internationales de protection de l'enfant et organisée dans un même texte une
protection pour les différents catégorie d'enfants aussi bien ceux victimes de
multiples violation de leur droit, ceux appelés à offrir des renseignements à la
justice que ceux auteurs des faits que la loi considère comme manquements
qualifiés comme d'infraction à la loi pénale. Cette nouvelle loi contrairement au
décret du 06/ 12 1950 sur l'enfance délinquante se conforme à la Constitution et
aux autres instruments juridiques internationaux et fixe le seuil de la majorité
pénale à 18 ans. Enfin, au sens de cette loi, l'enfant est donc toute personne âgée de
moins de 18 ans ( article 2). Cette nouvelle loi détermine les principes
fondamentaux relatifs à la protection et à la promotion de droit de l'enfant
conformément à la Constitution en vigueur de la RDC .
Section 2: Les différents droits reconnus à l'enfant( 3 séance)
la loi N09/001 du 10/ 1/ 2009 portant protection de l'enfant en
conformité ave la Constitution et y intégrant les dispositions la Convention
relatives aux droits de l'enfant ainsi que la Charte africaine de droits et du bien être
de l'enfant détermine les droits de l'enfant au tour de 4 principes fondamentaux ci-
après :
1. Le droit à la vie et à la survie
2 . le droit au développement
3. le droit à la protection
4. le droit à la participation
les droits de l'enfant sont donc regroupés au tour de ces principes
fondamentaux.
$1- Les droits à la vie et à la survie
le droit à la vie suppose que l'Eta, la communauté de même que la
famille devraient garantir à l'enfant son existence biologique dès sa conception et
ainsi son existence juridique qui est rendue possible par son identification, son
enregistrement à l'état civil dans les 90 jours qui suivent sa naissance ( article).
par contre le droit à la survie, suppose que l'Eta assure aux parents un
travail qui leur permet de s'aquiter du devoir d'entretien de leurs enfants à travers
notamment d'une alimentation saine et équilibrée et ainsi des soins de santé
efficiente en cas de besoin.
$2- le droit au développement
Nous pouvons regroupés les différents droits qui assurent le
développement tant intellectuel moral spirituel que physique de l'enfant à travers
notamment l'éducation ( article 38 de la loi sous examen), l'apprentissage ou la
formation.
S'agissant de l'éducation, l'article 38 de la loi précise que l'Eta devra
garantir le droit de l'enfant à l'éducation en rendant obligatoire et gratuit
l'enseignement primaire publique, il organise les différentes formes d'enseignement
secondaire et professionnel. Aussi l'Eta se doit de garantir à l'enfant la jouissance
de droit à un environnement sain et propice par l'aménagemen, la promotion et la
protection des espaces appropriés pour des activités sportive, culturels et manuels.
$3 le droit à la participation
il s'agit des différents droits pour l'enfant d'exprimer librement son
opinion relativement aux fais et décision qui le concerne ( article 26) que de
s'associer ou de participer à des réunions pacifiques ( article 29). Ces droits
comprennent entre autre la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des
informations et des idées de tout espace.
La liberté d'association sans considération de frontières sur toutes les
formes ainsi les parents fournissent à l'enfant des orientations dans la mise en
œuvre de ses droits d'une manière compatible avec l'évolution de ses capacités et
de son intelligence.
$4 le droit à la protection
ces droits impliquent la protection de l'enfant en toute circonstance aussi
bien en période de paix qu'en période de guerre. C'est dans ce cadre que l'enfant
doit être protégé contre le déplacement et ou la rétention illicite à l'étranger
perpétré par un parent ou un tiers( article 37), de même l'enfant doit être protégé
contre toutes les formes d'exploitation économique ou sexuelle. L'enroulement et
l'utilisation des enfants dans les forces et groupes armés ( article 71) ainsi que dans
la police sont interdites pour les préserver contre les conséquences de cette activité.
Section 3: Les faits ou actes pouvant mettre en scène les enfants
$1 acte déviant
il s'agit d'un ensemble des comportements répertoriés par l'article 62 du
point 1 à 4 de la loi portant protection de l'enfant.
- le vagabondage
est la situation de la personne ( enfant) qui n'a ni domicile certain, ni
moyen de subsistance et qui n'exerce habituellement ni métier ni profession.
IDIZIMBUR Joséphine ( la justice pour mineur pour au Zaïre : Réalité et
perspectives.
le fait pour un enfant d'errer en longueur des journées dans la rue est
constitutif de vagabondage. Ainsi le domicile de l'enfant est assimilé à celui de son
parent ou tuteur, il en est de même de ses moyens de subsistance. C'est le lieu
d'affirmer que le cadre idéal de vie pour chaque enfant, c'est dans la famille.
Article 46 de la loi portant protection de l'enfant précise que: l'enfant à son
domicile selon le cas, cher ses père et mère ou chez la personne qui exerce sur lui
l'autorité parentale. Ainsi le fait pour l'enfant de fréquenter l'école correspond au
métier et ou profession qu'il exerce.
- la mendicité es le fait pour une personne, l'enfant en l'occurrence de
demander l'homône ou de tendre la main pour recevoir recours soit pour sois même,
soit pour ses proches sans contre-valeur appréciable.
- l'indiscipline est considéré comme une insoumission de l'enfant à
l'autorité des parents ou ceux qui on sa garde de fait ou de droit. Ce comportement
peut être considéré comme constitutif de déviance, devrait donner des graves sujet
de mécontentement à ses parents ou tuteurs ou à son entourage.
-l 'inconduite
l'inconduite regroupe un ensemble des comportements illicites et
blâmables qui couvent des faits divers tels que la débauche, la prostitution, les
mauvaises fréquentations, les sorties nocturnes non autorisées, les propos injurieux,
les voies de fait ou violence lègere, le refus d'obéir aux parents.
- la débauche est le dérèglement dans la mœurs en général. C'est là
situation de l'enfant dont les mœurs sont légers et se livrant habituellement à des
activités sexuelles sans entendre une contrepartie évidente.
- la prostitution est le fait pour en enfant de faire métier, de livrer son
corps au plaisir sexuel d'autrui pour l'argent quel que soit le sexe de l'enfant.
- le jeux, le trafic et autres occupation exposant à la déviance. Il s'agit
des faits et occupations pratiqués par l'enfant comme moyen destiné à lui procurer
des ressource. Ces activités exercées par les enfants, les exposent notamment à la
prostitution, la mendicité, au vagabondage, à la consommation des différents
drogues, voire à la criminalité.
$2 les manquements qualifiés d'infractions à la loi pénale.
il s'agit de tout fait ou acte qualifié d'infraction par la loi pénale pour
lequel l'enfant peut se voir interpeller par la justice. L'infraction est entendue
comme toute action ou omission défini et puni par la loi pénale de peine. Il faut
noter que les manquements répondent aussi au principe sacro-saint de la légalité
des peines et des infractions consacré en droit pénal congolais.
Citons quelques manquements plus fréquents commis par les enfants :
- Le Viol
- le vol
- les coups et blessures volontaires
-l injure publique
- la destruction méchante
- l'escroquerie
-le meurtre
- l'association de malfaiteur
- l'abus de confiance
Section 4 Analyse des instruments juridiques internationaux et nationaux
et ainsi que leur rapport dans la protection de l'enfant
1. Cadre juridique
- la Convention relative aux droits de l'enfant
- Le protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant
concernant la vente d'enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant
en scène des enfants
la suite_ le protocole facultatif à la Convention relative aux droits de
l'enfant concernant la vente d'enfant, la prostitution de l'enfant et la pornographie
mettant en scène des enfants. Ce protocole est ratifié par la RDC par décret-loi
N003/ 01 du 28/ mars 2001 mais est entré en vigueur le 18/ 1/ 2002. Ce protocole
considère que la Convention relative aux droits de l'enfant consacre les droits de
l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de ne pas être astreint à
un travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou
de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental spirituel, moral ou
social. Ce protocole estime une action de sensibilisation du public est nécessaire
pour réduire sensiblement la demande qui est à l'origine de la vente d'enfant, de la
prostitution des enfants et de la pornographie pédophilie. C'est dans ce protocole
que les Etats parties prennent la résolution à l'article 1 dudit acte d'interdir la vente,
la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène les enfants.
$ 3 Le protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux
droits de l'enfant concernant l'implication d'enfant dans les conflits armés.
Il est ratifié par la RDC par décret-loi N002/01 du 28/ mars 2001 est
entré en vigueur le 12 février 2002. Ce protocole note essentiellement que les
parties à un conflit prennent toutes les mesures possibles pour éviter que les
enfants de moins de 18 ne prennent part aux hostilités. C'est ainsi que les Etats
partis ont pris la résolution de veiller à ce que personne n'ayant pas encore atteint
l'âge de 18 ans ne fasse l'objet d'un enrôlement obligatoire dans les forces armées.
$ La Convention concernant le travail forcé ou obligatoire
la Convention est ratifié depuis le 20/9/ 1960. aux termes de cette
convention prise conformément aux dispositions de la Constitution de
l'organisation internationale du travail ( OIT), membres de celle-ci qui la ratifié ,
s'engagent à supprimer l'emploi du travail forcé ou obligatoire sur toutes ses
formes dans le délai le plus bref possible.
$ La Convention concernant l'age minimum de l'emploi
la RDC a adhéré par décret-loi N013/ 01 du 28 Mars 2001. Aux termes
de cette Convention tout membre pour lequel la Convention est en vigueur
s'engage à poursuivre une politique nationale visant à assurer la bollution effective
et lever progressivement l'âge minimum à l'emploi ou au travail à un niveau
permettant aux adolescents d'atteindre le plus complet développement physique et
mental. l'Art 3 de cette Convention affirme que l'âge minimum d'admission à tout
type d'emploi ou de travail ne devrait pas être inférieur à 18 ans.
$ La Convention sur les pires formes de travail des enfants du 17 6/ 1999
Elle est ratifié par RDC par décret-loi N15/01 / du 28/ mars. Cette
confirmation affirme que l'élimination effective de pires formes de travail des
enfants exige une action d'ensemble immédiat qui tient compte de l'éducation de
base gratuite. L'article 1 de cette Convention affirme en effet que tout membre qui
la ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer
l'interdiction et l'élimination de pire forme de travail des enfants et ce, de toute
urgence. l'interprétation authentique contextuel de cette loi nous explique ce qu'il
faut entendre par pires formes de travail des enfants.
- toutes les formes d'exclavage et pratique d'analogue telle que la vente et
la traite des enfants, la servitude pour dette, le recrutement forcé ou obligatoire des
enfants en vue de leur utilisation dans les conflits armés ;
- l'utilisation de recrutement pour l'offre d'un enfant avec fin de
prostitution, de production matérielle pornographique ou de spectacle
pornographique.
- l'utilisation de recrutement ou l'offre d'un enfant aux fins d'activités
illicites, telle que les stupéfiants...
$ La Charte africaine des droits et du bien être de l'enfant
Elle a été ratifié par la RDC par décret-loi NOO7/ O1 du 28 mars 2001.
les Etats membres de l'organisation de l'unité africaine note avec inquiétude que la
situation ne nombreux enfants africains dû au seul facteur socio-économique,
culturel, traditionnel , les catastrophes naturelles, des Bois démographiques, les
conflits armés restent critiques et que l'enfant en raison de son immaturité physique
et mentale a besoin d'une protection et des soins spéciaux. Les États membres
reconnaissent que l'enfant occupe une place unique et privilégiée pour assurer le
pannouissement intégral et harmonieux de l'enfant devrait grandir dans un milieu
familial, dans une atmosphère de bonheur, d'amour et de compréhension, raison
pour laquelle ils ont convenu d'assurer le défense de droit de l'enfant. Cependant la
Convention internationale défini comme enfant , tout être humain âgé moins de 18
ans, sauf si la majorité est atteinte plutôt en vertu de la législation qui lui est
applicable.
B. les instruments juridiques nationaux de protection de l'enfant
-La Constitution
- la loi portant protection de l'enfant
-le Code de la famille
- le Code du travail
- Le Code pénal
- le Code de procédure pénale
-Le Code de procédure civile
- Le Code civil des Obligations
$1 La Constitution du 18 février 2006
les articles 40 à 45 de la Constitution sont consacrées à la protection de
l'enfant en RDC. Dans ses dispositions constitutionnelles précitées, on y trouve
notamment les matières suivantes :
- le caractère obligatoire de soins et de l'éducation à donner aux enfants ;
- le devoir assigné aussi aux enfants d'assister leurs parents ;
- la définition du concept enfant
- Faire de la connaissance de noms de parent un droit le plus légitime
reconnu à l'enfant ;
- Le caractère obligatoire de la protection des enfants assuré par leur
parent et ce, contre tout acte de violence tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du foyer ;
- l'obligation faite aux Pouvoirs Publics d'assurer une protection aux
enfants en situation en déférant en justice des auteurs des actes dont ils peuvent
être victimes;
- la protection contre toute atteinte à la santé, à l'éducation et au
développement intégral de l'enfant ;
- le caractère obligatoire et gratuit de l'ensemencement primaire dans les
établissements publics
- Rendre obligatoire l'enseignement de la Constitution, de la déclaration
de droit de l'homme, la convention relative aux droits de l'enfant, ainsi que la
Charte africaine des droits et du bien être de l'enfant.
Les articles 51 et 123 de la Constitution parlent à leur tour de la
protection de groupe vulnérable.
Quid alors de la protection de groupe vulnérable?
Certains instruments établissent les droits de groupe spécifique . Ce
mécanisme de protection spéciaux trouvent leur raison d'être dans la discrimination
subie par certains groupes, mais aussi dans la position favorisé qu'occupe certains
d'entre eux dans la société. Parmi les groupes benefiant une protection spéciale, on
peut citer les minorités, elles sont protégées au niveau des Nations -Unies par la
déclaration de droit des personnes appartenant à des minorités nationales ou
ethniques, religieuses et linguistique adopté en 1992 et par la sous commission de
lutte contre les mesures discriminatoires et la protection des minorités.
la deuxième catégories de vulnérable sont des enfants. l'essentiel de leur
protection est assurée au niveau des Nations-Unies Unies pas la Convention
relative au droit de l'enfant de 1990, la plus largement ratifiée. Sur le continent
africain, la charte africaine relative aux droits et aux bien être de l'enfant garantit
les droits fondamentaux de l'enfant en tenant compte de spécificités liées au
continent telle que les catégories naturelles
les réfugiés
leur droits sont spécialement protégés par la Convention de statut de
réfugié par le Haut commissariat des États-Unis. La seule région dotée d'un
instrument spécifique pour la protection des réfugiés, c'est l'Afrique qui, en 1979 a
adopté la Convention régissant les astuces spécifiques des réfugiés.
les Femmes
dans une tentative pour promouvoir au plan mondial l'égalité entre le
sexe. les droits de femmes sont protégés par la Convention des Nations Unies sur
l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes de 1979.
les autres groupes vulnérables
nous pouvons citer deux groupes tel que le travailleur et les personnes
détenues bénéficient également une protection spécifique de leur position
vulnérable.
d'autres groupes tels que le peuples autochtones n'ont pas cette chance en
dépis du combat qu'il mènent depuis des années pour défendre leur droit en tant
que groupe.
$ le deuxième instrument: La loi N09/009 portant protection de l'enfant
c'est cette loi qui concrétise la détermination de la RDC de faire de la
défense et protection des droits de l'enfant son cheval de bataille. Ce texte est
subdivisé en 5 principaux titres. outre le premier et le dernier, qui sont consacrés
tour à tour aux dispositions générales et dispositions transitoires. Les 3 autres titres
sont déviés à la protection sociale, protection judiciaire et la protection pénale.
Aux termes de cette loi, le concept enfant, est défini conformément aux
instruments juridiques internationaux ainsi que tous ses contours.
- Enfant déplacé : c'est l'enfant non accompagné de ses parents ou tuteurs
qui a été contraint de quitter son milieu de vie par suite de la guerre, des
catastrophes naturelles ou d'autres événements graves, et s'installé dans un autre
endroit à l'extérieur du pays où il réside.
- Enfant réfugié: C'est un enfant qui a été contraint de fouir son pays en
franchissant une frontière internationale et qui demande le statut de réfugié ou
toute autre forme de protection internationale.
- Enfant en situation difficile: C'est l'enfant qui ne jouit pas de ses droits
fondamentaux et qui n'a pas accès aux services sociaux de base telle que la santé,
le logement, l'alimentation et l'éducation.
- Enfant en situation exceptionnelle
c'est l'enfant en situat
-c'est l'enfant en conflit armé, de troubles psychiques, des catastrophes
naturelles, ou de dégradation sensibles et prolonger les conditions socio-
économiques.
- l'enfant avec endicapp physique ou mentale : c'est l'enfant se trouvant
dans une situation qui peut constituer un obstacle ou une difficulté à l'expression
normale de toutes ses facultés physique mental notamment le langage la
performance sociale et motricité...
-enfant séparé : Enfant séparé de ses père et mère ou de la personne qui
exerçait sur lui l'autorité parentale
- enfants en co: l'enfant âgé de 14 à moins de 18 ans qui commet un
manquement qualifié d'infraction à la loi pénale, article 2 de la dite loi.
la loi protège les enfants en conflit avec la loi et ceux victimes d'abus.
Elle vise aussi les matières liées à l'état de l'enfant ( la filiation, l'enregistrement de
naissance, l'adoption...) Elle crée des tribunaux pour enfants, elle en détermine la
compétence, la saisine, les garanties procédurales, les mesures provisoires, et
définitives mais aussi les voies de recours et modalités de récision par le juge, et
prévoit la médiation comme mécanisme extra-judiciaire.
Dans le domaine de la protection pénale, les nouvelles infractions
assorties des sanctions sont introduites ;
l'aquisation de la sorcellerie
- la traite ou vente d'enfant
- délaissement de l'enfant
-abstention de de donner les soins aux enfants
- l'exigence de frais scolaires illégaux
-le refus d'envoyer l'enfant à l'école.
Cette loi sanctionne aussi le recrutement et l'utilisation des enfants au
sein de groupe de forces armées. Elle a aussi mise en place des mécanismes de
protection sociale de l'enfant qu'elle situe à 3 niveau à savoir :
- la protection ordinaire
-la protection spéciale
-la protection exceptionnelle
toutefois par rapport à cette protection spéciale, la loi n'a pas déterminé
les règles de procédure.
S3- la N16/008 du 15/06 2007 modifiant et complétant la N87- du
premier/ 08 /1987 portant Code de la Famille.
Ce texte a pour mérite s'actualiser la matière relative à la personne dont
la législation étai demeurée statique depuis après près 30 ans. L'élaboration de cette
loi qui modifie et compléte celle de 1987 et d'une nécessité importante en vue
d'apteer le Code aux innovations apportées à la Constitution...
Cette loi portant protection de l'enfant a notamment soustrait l'enfant de
la même juridiction que les adultes pour le soumettre à la compétence du tribunal
pour enfants. Les dispositions des articles 59, 60, 64, 65,82 116 118 123125, 127
129 130 153.... Ces dispositions consacrent tour à tour les droits reconnus à l'enfant
en RDC. Ces dispositions protègent l'enfant sur les matières dont la teneur suit:
- le droit de porter le nom choisi par les parents;
- le droit de porter le nom attribué par l'officier de l'état civil pour les
parents inconnus;
- le droit de porter le nom de l'adoptant;
- le droit de modifier ou changer le nom;
- le droit de faire enregistrer la naissance dans un registre d'état civil;
- le droit d'être déclaré dans le 90 devant l'officier de l'état civil ;
- le droit de faire annuler par le tribunal pour enfants l'acte provisoire au
cas où l'acte de naissance serait retrouvé ;
- le droit d'être déclaré même si la naissance intervenait en bateau ou
avion ;
- le droit à l'affiliation par le fait de déclaration de naissance;
- le droit de jouir d'un acte de notoriété supplétif à l'acte de naissance de
l'officier de l'état civil ;
- le droit d'avoir un domicile chez ses parents ou tuteurs ;
- le droit à un tuteur désigné par le tribunal pour enfant ;
- le droit à l'adoption et à la succession ;
$-4 la Loi N16/ 010 du 15 /06 / 2016 modifiant et complétant la loi
N015-2002 portant Code du travail.
Ce texte vient d'actualiser la matière du travail compte contenu de l'état
de la législation, ainsi que suite à l'inspiration de cette dernière par les instruments
juridiques internationaux. Cette loi contient également des dispositions qui
consacrent la protection de l'enfant et on y trouve des matières ci-après :
- abolition de pire forme de travail des enfants;
- institutions du Comité national d'élite contre les pires formes de travail
des enfants;
- la capacité de contracter portée à 18 ans ;
- le droit d'être pris en charge comme membre de la famille d'un
travailleur
- le droit à l'ellaitement à deux repos d'une demi- heure;
- l'interdiction d'être employé avant 15 ans.
S5- le décret du 30/1/ de 1940 tel que modifié et complété à ce jour
Cette loi prévoit le comportement répréhensible dont peuvent être
victime des enfants, et assure leur protection en prévoyant des sanctions contre les
auteurs desdits actes. Les articles 155, 165, et 166 prévoient les infractions dont
peuvent être victime des enfants. Il s'agit de la supposition d'enfant et l'avortement.
La loi 06/ 018 du 20/06/ 2006 modifiant et complétant le décret du 30/ 1/
de 1940 portant Code pénal congolais, parle aussi à l'attentat à la pudeur, de
l'excitation à débauche de mineur, et le souteneur ou le proxénétisme, du mariage
forcé, de la mutilation sexuelle, du trafic et d'exploitation d'enfant à des fins
sexuelles, et de la pornographie mettant en scène des enfants, de la prostitution
d'enfant etc.
Il est important donc de relever que la répression des infractions par cette
loi spéciale revêt un caractère très rigoureux.
S-6 le décret du 6 /8/ 1959 portant Code de procédure pénale
Ici les articles 26 et 87 consacrent la protection de l'enfant dans les
matières que voici :
- le droit d'émettre un consentement écrit par le biais de représentant
légal pour une exploration corporelle ;
- le droit de se faire assister par un médecin ou à un parent ou alié ou
toute personne majeure aux fins d'une exploration corporelle ;
- la suspension de l'écoulement du délai par le fait de la minorité pour
former requête civile
S7- le décret du 7/3/ 1960 portant Code de procédure civile
Ici les articles 56 et 87 prévoient la protection de l'enfant dans les deux
matières suivantes :
- le droit de comparaître personnel, soit par ses représentants légaux ;
- la suspension de l'écoulement du délai par le fait de la minorité aux fins
de former requête civile ;
S-8 le décret du 30/1 /1888 modifié et complété par le décret du 10 /09/
1916 le décret du 16... Décret et 'e décret et décret et la N73-21 du 20 / 1973
l'article 260 qui institue la responsabilité civile indirecte c a d la
responsabilité du fait autrui Par de la responsabilité civile des père et mère pour
fait de leurs enfants habitants avec eux. Cette disposition contrairement au décret
du 6/12/ 1950 de l'enfant délinquant qui instituait la responsabilité solidaire
dispense l'enfant de la responsabilité civile qui l'aurait dû encourir si i était lui-
même adulte.
II: le cadre institutionnel
1.Le ministère de justice et droits humains, c'est le ministère qui a en
charge toutes les questions qui concernent la justice en général et en particulier le
justice pour enfants. Le ministère de la justice s'occupe de la question de la justice
pour enfants à travers la direction de la justice de la protection de l'enfant, mais
aussi à travers des structures de concertation comme le groupe de travail justice et
droits humains et ainsi que les équipes de travail nationales et provinciales.
2: la direction de la protection de l'enfant, des victimes et de l'assistance
judiciaire
C'est l'une de direction de ministère de la justice et garde des sceaux et
droits humains, elle a pour mission
- l'administration des établissements de garde et d'éducation de l'état,
EGE et les établissements de rééducation de l'État ( ) sont destinés de recevoir des
enfants et faisant l'objet de mesure de garde et rééducation et de préservation pris
en exécution de la loi portant protection de l'enfant ;
-La mise en œuvre des décisions des juridictions pour enfant
- l'administration des écoles et ateliers des EGE Et des ERE le service
social près le juge pour enfants
- le suivi et l'accompagnement de l'enfant en conflit avec la loi au stade
pré juridictionnel
- la réinsertion siocio-familialle des enfants
- la centralisation des statistiques nationales sur la justice pour enfants,
Cette direction joue le rôle de trait d'union entre le ministère de la justice,
l'équipe de travail sur la justice pour enfants et le groupe de travail de justice et
droits humains. Elle coordonne également les informations, les visites de terrain
( les amigos, prison etc. ) Et elle élabore la cartographie de la justice pour enfants
en RDC.
3: Les groupes thématiques justice et droits humains
Ce groupe a remplacé le comité mixte de justice. Il Sert d'inter face entre
le cabinet du Ministre ayantb justice dans ses attributions et différents partenaires.
Il coordonne les interventions des bailleurs et les acteurs du système de justice
congolais.
4: l'équipe de travail de justice pour enfants
Cette équipe est un espace de concertation de change, de partage
d'information et d'expérience pour la conduite concertée et compleantaire des
actions entre tous les acteurs nationaux et les partenaires au développement qui
interviennent en matière de justice pour enfants en RDC.
Les membres ce cette équipe jouent le rôle de conseil dans le domaine
de justice pour enfants tant au niveau national provinciale ainsi qu'au niveau local
et communautaire. L'équipe collecte les données statistiques que l'on envoie à
l'équipe de travail provinciale de justice pour l'enfant qu'elle transmet au niveau
national. Et l'équipe participe aux activités de sensibilisation de communauté et de
réinsertion des enfants poursuivis et ainsi que les enfants victimes.
5 : le conseil supérieur de la magistrature
Le conseil supérieur de la magistrature est un organe chargé par la
Constitution d'assister le Chef de l'Etat dans sa fonction de garantie et de
l'indépendance de l'autorité judiciaire. À ce titre, il est chargé de la gestion de la
carrière des magistrats, il dispose à cet effet des pouvoirs de proposition en matière
de nomination, promotion, démission, mis à retraite, révocation, et réhabilitation
des magistrats. Il exerce en outre le pouvoir disciplinaire.pmp0pp
6: le bureau de consultation gratuite
Le bureau de consultation gratuite, elle est une structure relevant du
barreau dont le but est d'assurer gratuitement des consultations juridiques aux
personnes ne justifiant de revenu signifiant pour payer les honoraires de l'avocat.
Le rôle de ce bureau dans le cadre de la justice pour enfants est une
extrême importante en effet, l'assistance de l'enfant par un Avocat à toutes les
étapes de la procédure est l'une de garantie établi par la loi portant protection de
l'enfant. Pourtant dans un grand nombre de cas, les enfants qui sont aux prises avec
le système judiciaire sont les plus souvent dans une situation de vulnérabilité telle
qu'il leur faut impérativement bénéficier d'une aide légale.
Les bureaux sont des organismes professionnels qui ont pour mission de
défendre et de réguler la profession d'avocat en veillant au respect des régles
déontologiques.
7 : le ministère des affaires sociales
Ce ministère intervient dans le système de la justice pour enfants à
travers les assistants sociaux qui sont des agents de son ministère affectés dans les
différents tribunaux pour enfants par les divisions des affaires sociales
conformément aux prescrits de la loi portant protection de l'enfant.
8: le ministère du genre de la famille et de l'enfant
Il pour attribution :
- la protection et la promotion du statut de la femme, de l'enfant et de la
famille en collaboration avec le ministère concerné ;
- l'étude et la mise en œuvre de toutes mesures visant à mettre fin à la
discrimination, et à la violence contre la femme en vue d'assurer l'égalité en droit
avec l'homme;
- l'aménagement du cadre légal et institutionnel pour assurer la
participation de la femme au développement de la nation, et une représentation
significative au sein des institutions nationales, provinciales et locales;
- la promotion et la vulgarisation de toutes les études et recherches en
rapport avec la condition de la femme et de l'enfant;
- le contrôle et les suivis des activités des organismes et ONG chargé de
questions humainitaires.
L'intervention du ministère du genre de la famille et de l'enfant dans le
domaine de la justice pour enfants se situe spécifiquement au niveau des comités
de médiation qui fonctionne sous la gestion et la supervision de ce ministère.
Autres ministère et institutions impliqués dans le système justice pour
enfants :
- le ministère de l'intérieur et sécurité
- le ministère de l'enseignement primaire et secondaire .t
Chapitre 2 la protection sociale de l'enfant
.....
Contre les influences mauvaise de la société. Cette protection peut se
comprendre par les évènements suivants:
S1- la protection ordinaire de l'enfant en famille
Par le mot famille, il faut entendre un ensemble des parents ou alliés d'un
individu. Rappelons que le Code civil congolais avait réduit sémantiquement la
famille à sa simple expression. Il ne connais que la famille biologique composée
du père, mère et les enfants.
L'enfant étant une partie intégrante de la famille, qui est une cellule de
base de la communauté humaine. Cet enfant doit avoir son domicile selon le cas
chez ses père et mère ou chez la personne qui assume l'autorité parentale sur lui.Il
doit avoir et connaître ses parents, et être élevé dans la mesure du possible par eux.
Précisons que nul n'a le droit d'ignorer ou rejeter son enfant qu'il soit né ou hors
mariage.
Le fiançailles est le mariage d'enfant ne sont pas autorisés. Les pratiques,
les traditions, les coutumes qui portent atteinte au développement et à la santé,
voire à la vie de l'enfant, sont interdites par la loi.
Section 2: la protection spéciale
Les institutions spéciales des Nations-Unis ( UNICEF, OlT) dont les
missions leur assignées interviennent énormément en matière de protection
spéciale de l'enfant contre une série des problèmes sociaux. Ainsi la protection
spéciale est bénéfique à certaine catégorie d'enfant notamment :
- l'enfant rejeté
- abandonné
- exposé à la négligence, au vagabondage ou qui se livre habituellement
à la mendicité.
C'est l'enfant qui, par sa mauvaise conduite ou son indispline donnd de
grave sujet de mécontentement à ses parents ou tuteurs ou à son entourage. C'est
l'enfant qui se livre à la débauche ou cherche ses ressources dans le jeux ou
occupation l'exposant à la prostitution. À la mendicité ou à la criminalité ;
c'est l'enfant exploité économiquement ou sexuellement ; l'enfant accusé
de sorcellerie ;
-l'enfant porteur d'une grossesse qui est devenu l'objet de la maltraitance
de la part de ses parents ou tuteurs ;
L'enfant sans soutien familial suite à la perte de ses parents.
En effet, la protection spéciale doit se réaliser à travers le mécanisme de
tutelle de l'Etat tel que prévu par la loi. Et autre mécanisme de prise en charge
approprié.
La famille d'accueil est une structure à caractère familial qui prend en
charge de façon temporaire au maximum des enfants sauf en cas de fratrie.
Le foyer autonome est aussi une structure composé et entretenu par un
groupe d'enfants placé sous la supervision d'une institution publique ou privée à
caractère social.
Section 3: la protection exceptionnelle de l'enfant
Elle signifie réprimer l'enrôlement et d'utilisation de l'enfant dans les
forces et groupes armés, ainsi dans la police.
L'Etat doit tout faire en vue d'assurer la sortie de tous les enfants qui sont
victimes de telles pratiques. Il doit en plus assurer la réinsertion immédiate dans
leur famille ou communauté ou encore les orienter dans le structure d'engagement
transitoires ( famille d'accueil, foyer autonome..) pour les enfants dont on n'a pas
encore retrouvé la famille ou dont la réunification n'est pas possible. Sont dirigés
vers le milieu alternatif de vie notamment :
- le famille d'accueil
- le foyer autonome
L'Etat est dans l'obligation de garantir l'éducation et les soins nécessaires
aux enfants affectés par les conflits armés, les tensions ou troubles civils. Ainsi
l'enfant déplacé par suite d'une catastrophe naturelle, doit aussi bénéficier de cette
protection.
Ill De l'appréciation générale de la protection de l'enfant selon le
contexte ou la situation dans laquelle il se trouve
le vocabulaire en usage concernant l'enfant et la protection de l'enfant
telle que qu'il ressort de la législation internationale ou nationale, et
particulièrement celui consacré par la Constitution de RDC 18 février 2006, le
Code de la famille et la loi portant protection de l'enfant. Il est évident qu'en
proposant ces termes le législateur s'est référé à la pratique tout en perdant pas de
vue que leur usage pourrait entraîner des risques d'une plus grande stigmatisation.
C'est pourquoi les sanctions sont prévues contre tout usager qui en abuserait.
La catégorie d'enfants qui nécessite la protection sociale
Peut être présentée de la manière suivante
1. L'enfant en rupture familiale
C'est l'enfant qui, étant en l'état de séparation avec sa famille ou l'ayant
quitté volontairement, ou par contrainte pendant une durée n'entretient plus avec sa
famille les relations sociales ou affectetive appropriée.il s'agit notamment de:
- Enfants de la rue;
- Enfants orphelins et sans soutien d'un proche;
-Enfants déplacés non accompagnés;
- Enfants abandonnés;
- Enfants soumis aux pires formes de travail des enfants;
- Enfants dit (sorcier);
- Enfants en conflit avec la loi ;
- Enfants affectés ou infectés par le VIH sida ;
- Enfants associés aux forces et groupes armés ;
-Enfants victime de la traite et du trafic ;
- Enfants victimes de stratégie de mendicité par les adultes ;
- Enfants victimes de discrimination et des stigmatisation ou
malformations ;
2. L'enfant en situation difficile
L'enfant se retrouvant dans les situations difficiles qui rappellent celles
des enfants en rupture familiale.
3. Enfants orphelins
L'enfant ayant perdu son père ou sa mère, ou ayant perdu ses deux
parents biologiques à la fois.
4. L'enfant vulnérable
C'est l'enfant victime du déficit ou de la défaillance de l'encadrement
parental. Et globalement ou spécifiquement mis dans cette catégorie :
- l'enfants orphelins;
- Enfants vivant en dehors du cadre familial;
- l'enfant vivant avec un tuteur malade chronique ou infecté par le VIH
SIDA ;
- C'est l'enfant lui-même malade chronique ou infecté par le VIH SIDA.
5. Enfants de la rue
C'est l'enfant qui ayant déserté la maison, n'entretient plus de contact
avec sa famille. la rue est devenue pour lui des jours comme des nuits un lieu de
vie ; où il mange, joue, se promene, et s'y adonne à des taureaux susceptibles de lui
assurer quoi vivre ou se nourrir.
Enfants dans la rue
Il y a une différence établi par le législateur entre l'enfant dans la rue,
C'est l'enfant qui se retrouve dans la rue pour subvenir à ses besoins ou à ceux de
sa famille sans, rompre le contact avec la famille. Comme l'enfant de la rue,
l'enfant dans la rue peut manger, jouir et s'adonner à des activités de survie dans la
rue, mais le moment venu, par exemple le soir, il rejoint sa famille.
Enfants déplacés
6.C'est l'enfant non accompagné de ses parents ou de ses tuteurs qui a été
contraint de quitter son milieu de vie par suite de la guerre, des catastrophes
naturelles, ou d'autres événements graves et s'est installé dans un autre endroit à
l'intérieur du pays où il réside.
7. L'enfants abandonnés
C'est l'enfant délaissé par ses parents soit par la volonté de ces derniers
dû à la fuite de responsabilité, soit pour d'autres raisons liées à la contrainte de la
fuite d'un danger, d'une guerre ou d'une catastrophe naturelle.
8. Enfants séparés
C'est l'enfant ayant subi une séparation ou une rupture de lien avec ses
parents ( père et mère) ou avec la personne qui exerçait sur lui l'autorité parentale.
9.Enfants soumis aux pires formes de travail des enfants
C'est l'enfant contraint de travailler pour lui-même, l'enfant exploité par
sa famille, ou par un tiers ( patron) dans des travaux énumérés par la Convention
182 de l'OIT, article 3 .b. 1969 qui comprennent :
- toutes les formes d'exclavage ou pratiques analogues, telle que la vente
ou la traite des enfants, la servitude pour dette, et le cerclage ainsi que le travail
forcé ou obligatoire, il compris le recrutement forcé ou obligatoire des enfants en
vue de leur utilisation dans les conflits armés.
- l'utilisation.le recrutement ou l'offre d'un enfant à des fins de
prostitution, de production matérielle pornographique ou des spectacles
pornographiques;
- l'utilisation, le recrutement ou l'offre d'un enfant aux fins d'activités
illicites notamment pour la production et le trafic de stupéfiants.
10. Enfants dit sorcier
C'est l'enfant accusé de sorcellerie soit par ses proches ( parents, amis et
autres), soit par une certaine opinion circulée par des courants spiritualiste ( les
églises).
11. Enfants en conflit avec la loi
C'est l'enfant âgé de 14 à moins de 18 ans qui commet un manquement
qualifié d'infraction à la loi pénale. Cet entendement de la loi n'exclut pas qu' en
pratique qu'on retrouve des enfants de moins de 14 ans qui commettent de
manquement qualifié d'infraction à la loi pénale, et qui sont abusivement détenu
dans les amigos.
12.Enfants affectés par le VIH SIDA
C'est l'enfant souvent orphelin ou en voie de le devenir dont la vie ou
l'avenir se trouve perturbée pour cause que son père ou sa mère ou encore les deux
à la fois sont morts de suite de l'infection du VIH SIDA ou sont malades de cette
infection.
13. Enfants infectés par le VIH SIDA
C'est l'enfant malade du VIH SIDA.
14 Enfants associés aux forces de groupes armés
C'est l'enfant soumis aux pires formes de travail de l'enfant.
15. Enfants victimes de stratégie de mendicité par les adultes
C'est l'enfant souvent de moins de deux ans porté par un parent qui le
présente comme très malade en vue d'attirer de la pitié et de l'argent.
16. Enfants victimes de discrimination et stigmatisation ou malformation
C'est l'enfant victime de la part des tiers de tout comportement tendant
délibérément à le discréditer, le maîtriser, le rendre ridicule, risible ou pitoyable.
Ill. Origine, facteur et cause
À l'origine de la vulnérabilité de l'enfant et spécialement de la rupture de
lien avec la famille que peut connaître l'enfant, on peut distinguer 3 groupe de
facteur agissant à savoir ceux qui relèvent de l'enfant lui-même, ceux qui relèvent
à la famille, et ceux qui relèvent à l'environnement social et communautaire.
1. Facteurs qui relèvent de l'enfant et le mette en situation des risques ou
rupture.
- la maltraitance subi par l'enfant en famille;
- les figues répétés de la part de l'enfant
- la pratique de l'école boussouniere
- les échecs scolaires fréquents
- l'enfant contraint d'assurer précocement une responsabilité de la famille
- l'enfant qui subi mal les accusations constantes de sorcellerie
2.Les facteurs qui agissent au niveau de la famille et mette l'enfant en
situation de risque.
- famille déstructurée ou divorcée ;
- famille recomposée;
- décès d'un ou deux parents ;
- famille nombreuse à faible revenu de parents
- famille pauvre et donc elle-même vulnérable;
3. Facteurs qui agissent au niveau de l'environnement et mette l'enfant en
situation de risque
- contexte des conflits armés;
- contexte des conflits interethniques ou Inter- tribales ;
- Taux élèves de chômage chez les personnes en âge de travailler
( parents);
- Environnement dépourvu d'écoles dans le proximité;
Exigence de frais scolaire onéreux ou ou hors portée ;
- La prolifération des sectes religieuses, et tendance à attribuer le
malheur aux enfants et tendant...
N.B: il convient de dire un peu plus au sujet de la responsabilité et de la
vulnérabilité des enfants.
a. Vulnérabilité des enfants liée au contexte national. La responsabilité
de l'Eta dans l'emmergence de la vulnérabilité des enfants est engagée, que ce soit
au niveau de la politique générale qu'à celui de la marche de l'économie nationale
finances publiques.
b. Vulnérabilité des enfants d'origine familiale
La charge familiale trop peu élevée et la situation des parents desunis,
divorcés ou remariés ( famille recomposée), aggravent la propriété de ménage et la
négligence des devoirs des enfants envers leurs enfants. Ces situations font
réveiller chez l'enfant les idées d'aller se débrouiller dans la rue.
c. Vulnérabilité des enfants renforcée par le système scolaire
Le système d'enseignement congolais prédispose les enfants à rejoindre
la rue. Cette vulnérabilité de l'enfant nous envoie à relever quelques défis. Ces
défis peuvent être d'ordre nutritionnel.
III 2. L'analyse de différents défis que posent la protection de l'enfant
vulnérable
L'enfant vulnérable pose beaucoup de défis à la communauté en RDC.
Certains acteurs tentent de les surmonter mais souvent à la place de la communauté
laissant celle-ci à l'écart de son rôle qui, pourtant lui revient en premier lieu. Ces
défis peuvent être classés en ces catégories suivantes :
a. Défis d'ordre psycho-social
- la perception négative de la société de l'enfant en situation de
vulnérabilité;
- la négation de uses et coutume africaine
- les manque d'adaptation de la communauté à certains comportements et
droits modernes
- le manque de cadre de dialogue franc entre le travailleurs sociaux
b. Les défis d'ordre medico-sanitaire
Le manque d'habitude d'assainissement de l'environnement pour
favoriser la bonne santé
- auto-medication
- la prolifération des pratiques médicales traditionnelles
- le disfonctionnement de service public du domaine de santé
- il ya la prolifération de centre de santé non fiable
C. Les défis d'ordre nutritionnel
Ils résultent de l'insécurité alimentaire
innaccesibi de voie de communication pour des échanges de produits
nutritionnels ;
e. Les défis d'ordre général et judiciaire
Il y a insuffisance de la vulgarisation des instruments juridiques
nationaux et internationaux protégeant les enfants au sein de la communauté ;
-L'ignorance de droit garantie dans ce texte
- l'insuffisance des tribunaux pour enfants ayant compétence de connaître
tous les cas de violation de droit relatif à l'enfant ;
La non assistance juridicaire, les enfants en conflit avec la loi faute
d'avocats;
- insuffisance des cliniques juridiques ayant pour mission de déférer les
enfants victimes ou auteurs au près de différents intervenants;
- la destruction de EGEE qui entraîne le manque de structure publique
d'encadrement de l'enfant en conflit avec la loi ;
e. Les défis d'ordre scolaire
- la prolifération des structures non viables
- l'insuffisance de manque de personnel qualifié
f. Les défis liés au logement
Parmi les défis liés au logement, on peut citer la maltraitance de plus
jeunes par les aînés dans les abris
- individualisme et l'égoïsme qui ne favorise la vie des enfants dans les
abris
- le matelas provisoire
- transformer les abris provisoires en logement définif des enfants
- exploitation et abus sexuel
- la promiscuité
- la toxicomanie etc.
En conclusion
Au regard des défis que posent la problématique de la protection des
enfants vulnérables en RDC tels que décrit supra, la mise en œuvre de l'approche
communauté protectrice passe par la mise en œuvre d'accompagnement ou d'apuis
de divers types : psycho-social, médicaux sanitaire, économique,Nutritionnel,
légal et judiciaire, scolaire et en abris ces interventions constituent une réponse à
ces défis et doivent servir de base de référence pour toute action en rapport avec
l'approche communauté protectrice.
Chapitre 3: La protection judiciaire de l'enfant
Parmi les personnes physiques responsables de leurs actes, nous
distinguons les adultes des enfants c'est-a dire les personnes n'ayant pas encore
atteint 18 ans, mais qui commettent des actes contraires ou portant atteinte à la lot,
appelés ( des manquements, Dans ce cas, ils sont désignés sous le vocable Enfants
en conflit avec la loi) et ce lorsqu'ils ont l'âge de 14 à 18 ans non encore accompli.
Les enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de 14 ans, mais qui ont commis des
actes ci-dessous qualifié sont appelés ( enfants en cause) .
Il faut ausi ajouter que la procédure est différente de celle suivie lorsque
l'infraction est commise par une personne ayant déjà atteint l'âge de 18 ans. Étant
donné que les enfants ne sont pas justiciables des juridictions de droit commun,
une juridiction spéciale étant mise sur pied.
Raison pour laquelle, il est d'une importance capitale de pouvoir parler
de la protection judiciaire des enfants qui prévoit les garanties procédurales qui
doivent être d'application devant le tribunal pour enfants.
Section 1: présentation du tribunal pour enfants
Les tribunaux pour enfants en RDC ont existé que tard vers les années
2009 par rapport à d'autres juridictions de droit commun. Il serait alors souhaitable
de dire un mot sur l'historique avant de parler de l'organisation et de la compétence
juridicaire.
1.1 Historique
Les tribunaux pour enfants ont été organisés et instituer par la loi
N09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant qui, en son article 84
dispose qu'il est créé dans chaque territoire et chaque ville une juridiction
spécialisée dénommée tribunal pour enfants conformément à l'article 149 aliéna 5
de la Constitution. Cette disposition poursuit en disant que le siège ordinaire et les
ressorts de ce tribunal sont fixés par le décret du Premier ministre. Et dans le cas
pratique, c'est le décret N11/ O1 DU 5 / 1/ 2011 qui a fixé le siège ordinaire et
ressort des tribunaux pour enfants dont celui de Lubumbashi.
Le tribunal de l'enfant pour enfants de Lubumbashi n'a commencé à
fonctionner effectivement que le 21/ 4/ 2011.
1.2 l'organisation et compétence juridicaire
L'organisation et compétence des cours et tribunaux en général sont
fixées par la loi organique N13/011- Du 11/ 4/ 2013 portant organisation
fonctionnement et compétence des juridictions de l'ordre judiciaire, et en
particulier pour les tribunaux pour enfants, il y aussi la loi N09/ 001 du janvier
2009 portant protection de l'enfant.
En réalité, en ce qui concerne l'installation des tribunaux de tribunaux
pour enfants, il s'est posé un sérieux problème dû à l'applicabilité de la loi portant
protection de l'enfant en son article 200 qui portent en effet que : << les Triibunaux
de Paix, et les tribunaux de grande instance restent compétents pour connaître
respectivement en premier et second degré des matières qui relèvent des tribunaux
pour Enfants qui seront installés et fonctionneront au plus tard dans le deux ans qui
suivent la promulgation de la présente loi.Curieusement de ce qui ressort du
précédent article, le tribunaux pour enfants devraient exister en 2011 soit deux ans
après la promulgation de la loi portant protection de l'enfant. Il est vrai qu'après ces
deux ans prévus dans la Loi, 7 Triibunaux ont réellement existé en phase
d'expérimentation mais ils n'ont pas couvert toute l'étendue de la République qui
compte au total 26 provinces. Ce vide actuellement est apparemment couvert par la
loi organique portant organisation fonctionnement et compétence des juridictions
de l'ordre judiciaire en son article 152 qui porte en effet que:<< en attendant
l'installation des tribunaux pour enfants institués par l'article 84 de la loi NO9/001
du janvier 2009 portant protection de l'enfant, les chambres spécialisées des
tribunaux de Paix connaissent des matières dans lesquelles se trouve impliqué
l'enfant en conflit avec la loi et appliquent toutes les règles de procédure prévues
par cette loi.>>
Que dire alors de tous ces juges qui siègent aux tribunaux de Paix par
rapport à la défense et promotion de l'intérêt supérieur de l'enfant surtout que la loi
portant protection de l'enfant à ce sujet veut que les juges pour enfants soient
spécialisés et manifestent de l'intérêt dans le domaine de l'enfance. il y aussi lieu de
dire que les tribunaux de Paix faisant fonction des tribunaux pour enfants ne
respectent pas les procédés prévus par la loi en siégeant en matière d'enfance en
conflit avec la loi.
La loi organique portant organisation fonctionnement et compétence des
juridictions de l'ordre judiciaire en son article 10 aliéna 1 dispose que :<< le
tribunal de paix siège à trois juges en matière répressif et à juge unique en matière
civile>>. Quid alors de la composition du tribunal de paix faisant office du tribunal
pour enfants en matière d'enfance en conflit avec la loi ? À son tour L'article 90 de
la loi portant protection de l'enfant précise que : la chambre de première instance
siège à juge unique et que la chambre d'appel siège à trois juges.
L'interprétation de la combinaison de ces deux dispositions légales, il
ressort clairement que la chambre spécialisée du tribunal de paix siègiant en
matière d'enfant en conflit avec la loi devra se conformer aux prescrits de l'article
152 de la loi organique précitée.
3. L'organisation administrative et judiciaire
Le tribunal pour enfants regroupe 3 corps. Ceci est une spécificité par
rapport aux autres juridictions de droit commun. Il y a un corps de magistrat,
composé des présidents et des juges. Un corps de greffier ayant à la tête un greffier
divisionnaire, contrairement au tribunal de paix dont le corps de greffier est
chapeauté par le greffier titulaire. Enfin un poul des assistants sociaux, ce ce qui
ressort de la lecture combinée des articles 89, 90, 91 et 92 de la loi portant
protection de l'enfant.
A. Le corps de magistrat
a. Le président du tribunal, il est selon la loi portant protection de l'enfant
en son article 87 celui qui est chargé de la répartition des tâches et il est le chef de
la juridiction. Il coordonne toutes les activités du tribunal et dirige le personnel
judiciaire et administratif. En cas d'absence ou d'empêchement, le président est
remplacé par le juge le plus ancien d'après l'ordre de nomination.
b.les juges
B. Les Greffiers
Le greffier conformément aux articles 91, 93 de la loi portant protection
de l'enfant.qui prévoient tour à tour que le tribunal pour enfants compte un greffier
assisté d'un ou plusieurs adjoints et qui ne siègent qu'avec le concours du Ministère
public du ressort et l'assistance d'un greffier.
Le greffier dont l'assistance à l'audience est obligatoire, de part les
prescrits de la disposition précédente sont aussi chargés de rédiger les procès
verbaux de l'audience qu'ils signent conjointement avec le juge. Ils assurent
l'enrôlement des affaires, la tenue de registres et la conservation des archives. Ces
greffiers sont répartis selon les matières traitées dans les différents greffes.
1. Les greffe civil
Il est chargé de toutes les matières qui se rapportent à la capacité, à la
filiation, à l'adoption, et la parenté comme le dit l'article 99 aliéna 2 de la loi sous
examen.
2. Le greffe pénal
Il est abusivement appelé greffe pénal, mais en réalité il est le chef
d'enfance en conflit avec la loi. Parler du greffe pénal, suppose un greffe de tout
dossier pénal, qui dit dossier pénal implique l'idée de la procédure pénale qui
aboutit à la répression des infractions commises alors que dans le cas d'espèce
point n'est besoin d'une quelconque répression.
3. Le greffe d'enfance en situation difficile
Il est chargé de tous les cas des enfants en situation difficile, les quels
ont besoin d'une protection spéciale ou ordinaire. C'est le cas des enfants vivants en
rupture des liens familiaux, par exemple les enfants dit de la rue , enfant
abandonné ou les enfants en quette d'emploi à l'âge de 15 ans. En réalité ces
enfants dont question ici ne sont pas en conflit avec la loi. Ils se retrouvent dans
une des catégories dont on parle à l'article 62 de la loi portant protection de l'enfant.
4. Le greffe d'exécution
C'est celui qui est chargé de l'exécution de toutes les décisions ou
mesures prises par les juges pour enfants.
Au premier degré tous ces greffes sont opérationnels, mais au niveau
d'appel, seuls 3 greffes sont opérationnels en dehors de celui d'enfance en situation
difficile, étant donné que les décisions sont prises en dehors de tout contentieux et
sont non susceptibles d'appel.
C. Assistants sociaux
Ils jouent le rôle semblable à celui de greffier, ils sont pratiquement le
trai- d'union entre les les juges, l'enfant et le milieu dans lequel l'enfant a été placé.
Ici le ministère public ne donne pas les réquisitoires mais plutôt il donne son avis
sur le banc en cause de la célérité de la matière.
Le pool des assistants sociaux est prévu par l'article 92. Ces agents de
l'Etat dont la présence est aussi à l'audience ces fonctionnaires de l'État effectuent
les enquêtes sociales qui constitue la pierre angulaire et maillon transversal de la
justice pour enfants.
Le professeur Joséphine considére l'assistan social comme celui qui fait
le trait d'union entre les juges, l'enfant et son milieu familial ou son placement. La
loi accorde même le pouvoir de décider du placement des enfants à condition que
cette décision soit homologuée par les juges pour enfants, c'est ce qui est
clairement exprimé à l'article 63 de la loi portant protection de l'enfant. Il faut noter
que la Loi du 6/ 12/ 1950 parlait de déléguer à la protection de l'enfance, ces
personnes qui ne sont pas à confondre avec les assistants sociaux, est chargé
d'accompagner dans la famille les enfants bénéficieres de la mesure d'internement.
En réalité ceci n'est que l'une des prérogatives parmi tant d'autres qu'exercent
actuellement les assistants sociaux. L'asssistant social joue devant le tribunal pour
enfants le rôle presque semblable à celui d'un greffier. Celui-ci intervient à
plusieurs étapes de la procédure en matière de justice pour enfants. Il est habileté à :
-Saisir le tribunal pour enfants( article 102.5 de la loi sous examen) ;
-Mener l'enquête sociale sur les enfants en conflit avec la loi ( art 109 de
la dite loi) ;
- Assister en cas de besoin à l'interrogatoire de l'enfant ( art 104 de la dite
loi);
- Aider les juges à exécuter les mesures prises pour le reclassement de
l'enfant, et émettre les avis sur la révision éventuelle de ces mesures ( article 125 2.
129)
Malgré ques les assistants sociaux soient affectés au tribunal pour
enfants. Il faut le dire qu'ils ne relèvent du ministère de la justice. Il est à noter que
le tribunal pour enfants siège avec le concours du ministère public.
En matière d'enfance en conflit avec la loi, le OMP ne fait pas des
réquisitoires comme en matière pénale. Il donne seulement des avis et ce, sur le
banc. Et donc point n'est besoin de demander le dossier en communication pour
donner l'avis en cette matière, car caractérisée par la célérité. C'est ce qui ressort de
l'article 111 àliena 2 de la loi qui dispose que: le ministère public donne son avis
sur le banc.
III.3 Des compétences du tribunal pour enfants
A. Compétence matérielle
Le tribunal pour enfants est compétent à l'égard des manquements
qualifiés d'infractions par la loi pénale. Il y a une différence à ce niveau entre cette
juridiction spécialisée et les autres juridictions de droit commun dont la
compétence matérielle est déterminée selon par rapport au taux de peine prévu
pour chaque infractions. À ce sujet là question ne soustrait nullement de la règle
d'or du droit pénal consacrée à l'article 1 du Code pénal livre premier traduit par la
maxime<< NULUM CRIMEN NUlLA P...,>> Les manquements doivent être
prévues par les textes légaux dans notre pays, c'est aussi pour limiter l'arbitre.
B. Compétence personnelle
Le tribunal pour enfants n'est compétent qu'à l'égard des personnes âgées
de moins 18 ans. Ceci ressort même de l'article 94 de la loi portant protection de
l'enfant, mais il faut dire que cette compétence personnelle est limitée par l'âge des
enfants de moins de 14 ans. Lesquels au regard de l'article 95 de la dite loi jouisse
de la présomption irréfragable d'irresponsabilité. Ces enfants âgés de moins de 14
ans, même ayant commis un manquement ne peuvent être désignés sous le
vocable( de l'enfant en conflit avec la loi, mais plutôt de l'enfant en cause).
C. Compétence territoriale
Elle est fixée par le décret N11/01/ du 05 /1 / 2011 fixant les sièges
ordinaires et les ressorts des tribunaux pour enfants. En clair, c'est l'ere
géographique sur laquelle le Tribunal pour Enfants peut exercer ses attributions.
Cette ère géographique s'appelle ( ressort territorial), exemple le ressort territorial
du Tribunal pour Enfants de Lubumbashi est la ville de Lubumbashi. La loi portant
protection de l'enfant détermine les compétences territoriales de tout Tribunal pour
Enfants d'une manière générale en son article 101 .
Cette disposition porte en effet que: << Est territorialement compétent le
Tribunal de la résidence habituelle de l'enfant de ses parents ou tuteurs, du lieu des
faits, du lieu où l'enfant aura été trouvé, ou du lieu où il a été placé, à titre
provisoire ou définitif>>. À la lumière de cette disposition, il se dégage l'idée que
plusieurs tribunaux pour enfants entrent en conflit c'est-à-dire le tribunal de la
résidence de l'enfant, le tribunal de la résidence des parents, le tribunal de la
résidence du tuteur, le tribunal du lieu des faits, le tribunal du lieu où l'enfant aura
été trouvé, ainsi que le tribunal où l'enfant est placé. Il serait souhaitable que le
tribunal du lieu où réside les parents, tuteur ou personne qui a la garde le l'enfant
soit seul compétent non seulement comme le dit madame la professeur Joséphine
pour la récolte des informations sur l'enfant, sur son milieu de vie habituel et faire
les suivis de mesures prises, mais aussi et surtout pour qu'il n y ait pas d'entrave à
la procédure ou cas où ces derniers est remis aux parents, et permettre à ce qu'il
soit atteint chaque fois qu'il n'en sera requis.
3.4. De la saisine du Tribunal pour Enfants
Le Tribunal pour Enfants est conformément à l'article 102 de la sous
examen saisi par:
1. La requête de l'officier du ministère public dès qu'il a connaissance de
fait.
Le ministère ne pas public procéder pas procéder par l'audition de
l'enfant comme s'il procéde à l'instruction pré juridictionnel. Il ne peut pas même le
placer sous mandat d'arrêt provisoire, ni classer le dossier sans suite si ce n'est le
juge pour enfants, ou encore saisir le tribunal par la requête aux fins de fixations de
dates d'audience, soit encore par la citation à prévenu, ici la loi lui demande de
procéder par une simple instruction sommaire, c'est a dire que dès qu'il se rend
compte que la personne en face de lui de moins de 18 ans, il dresse (la requête de
transfert) adressée au Président du tribunal pour enfants qui est le seul compétent à
l'égard des personnes âgées de moins de 18 ans.
2. La requête de l'officier de police judiciaire
Dès qu'il a connaissance de fait porté contre l'enfant, L'opj est ici
contrairement à la procédure ordinaire, habilité à saisir un tribunal par sa requête
sans pour autant passer par le Ministère public à qui il doit seulement transmettre
l'information.
Lui aussi comme précédemment, procéde à l'instruction sommaire, sans
toutefois avoir la possibilité de garder à vue aux fins d'instruction, il lui est proscrit
de transiger comme il lui est reconnu à l'article 103 de l'ordonnance N78-289 du 3/
7/ 1988 relative à l'exercice des attributions d'officier et agents de police judiciaire
près les juridictions de droit commun. Il faut le dire qu'en matière d'enfance en
conflit avec la loi, l'officier de police judiciaire ne peut exercer les prérogatives lui
reconnues dans le Code de procédure pénale en ses articles 1 à 4 .
3. La requête de la victime
En procédure ordinaire, il est un mode par lequel par une partie peut
saisir le tribunal sans pour autant passer par le parquet, c'est la citation directe,
mais contrairement à la matière sous examen, les juges pour enfants est
directement saisi n'ont par la citation directe mais plutôt par une requête.
4. La requête des parents ou tuteurs
5 la requête de l'assistant social
6. La déclaration spontanée de l'enfant
7. La saisine d'office du juge
* Quid alors de l'acte de procédure qui saisit le tribunal ?
Le Tribunal pour Enfants n'est saisi qu'à l'égard de l'enfant en conflit
avec la loi que par sa comparution personnelle, c'est ainsi que cette matière n'admet
pas la procédure par défaut.
Cette matière ne doit nullement être confondue à la comparution
volontaire qui est généralement invoquée pour régulariser un vice de forme, une
méconnaissance de délai ou une extension de la saisine du tribunal et par laquelle
une partie au procès manifeste son intention que l'affaire soit vidée. Alors que le
défaut ne peut être retenu qu'à l'égard de la partie civilement responsable et
régulièrement atteinte par la notification de la date d'audience. Quant au délai, il
n'est pas fait application de l'article 9 du code de procédure civile qui parle 8 jours
francs dès que le tribunal pour enfants est régulièrement saisi, les actes de
procédure peuvent être adressés à la partie civilement responsable. Sans pourtant
respecter cette formalité.
3.5 La comparution de l'enfant en conflit avec la loi
L'enfant en conflit avec la loi comparaît assisté de ses parents ou tuteurs,
de son avocat et de l'assistant social dont la présence est d'une grande nécessité en
pratique, surtout lorsque l'enfant ne comparaît pas à côté de ses parents ou tuteurs.
Le tribunal pour enfants ne peut statuer sans la présence de l'avocat. L'avocat
assiste l'enfant en conflit avec la loi sans toge, et cela contrairement à ce que
prévoit l'ordonnance N79-08 du 28/9/ 1979 portant organisation du Barreau, du
corps de défenseur judiciaire et mandataire de l'Etat. Article 71. L'avocat ne
représente pas l'enfant en conflit avec la loi, si ce n'est l'assister .
En ce qui concerne la comparution de la partie civilement responsable,
elle s'avère d'une importance capitale dans la mesure où c'est possible de constater
que le manquement est établit à charge de l'enfant qu'elle soit tenue de répondre
comme prévu à l'article 260 du Code civil des obligations.
La décision du tribunal pour enfants
La décision du tribunal pour enfants, il est important de préciser ici que
conformément aux instruments juridiques internationaux, ainsi qu'à ceux nationaux,
il est exclut de toute idée de peine à l'égard des enfants en conflit avec la loi. En
matière d'enfance en conflit avec la loi, le juge prend les mesures lesquelles sont de
deux ordres : il s'agit des mesures provisoires qui peuvent être prises en cours
d'instance et les appele ( mesures provisoires). Et à côté d'elles, il y en a qui sont
définitives.
a. Les mesures provisoires
Conformément à l'article 106 de la loi portant protection de l'enfant.
Avant de statuer sur le fond, le juge peut prendre par voie d'ordonnance l'une des
mesures provisoires suivante :
-placer l'enfant sous l'autorité de ses père et mère ou de ceux qui en a la
garde ;
-Assigner à résidence l'enfant sous la surveillance de ses père et mère ou
de ceux qui en ont la garde ;
- soustraire l'enfant de son milieu de vie et le confier provisoirement à un
couple de bonne moralité ou à une institution publique ou privée agrèée à caractère
social ; celles-ci son de mesures conservatoires.
Le juge pour enfants a le choix entre ces trois mesures. Il apparaît
clairement que ces mesures provisoires privilégient autant que possible le maintien
de l'enfant dans un environnement familial.
* Toutefois la soustraction de l'enfant de son milieu de vie ne pourra être
envisagée que comme mesure de dernier recours. Pour une durée ne dépassant pas
deux mois.
* L'assistant social assure les suivies de ces mesures provisoires prises à
l'égard de l'enfant.
- le placement préventif : les trois mesures provisoires cités ci-haut ne
peuvent être prises lorsqu'il s'avère que l'enfant est présumé dangereux, et aucun
couple ou aucune institution n'est à mesure de l'aceuillir, l'enfant peut être
préventivement placé dans un établissement de garde et d'éducation de l'Etat pour
une durée ne dépassant pas deux mois. Article 108 de la loi portant protection de
l'enfant
b. Les mesures définitives
À l'issue de la procédure, lorsque le juge pour enfants a suffisamment
des informations pour fonder sa conviction, il prend l'affaire en délibéré dans le 8
jours qui suivent, il prend l'une des décisions suivante :
- la réprimande et la reprise de l'enfant à ses parents : elle consiste dans
la pratique à une mise en garde soit à un avertissement, soit un blâme.
- la remise de l'enfant à un couple de bonne moralité ou une institution
privée agrèée à caractère social pour une période ne dépassant pas sa 18 ème nous
avons :
-Le placement de l'enfant dans une institution publique à caractère social
pour une période ne dépassant 18eme année d'âge.
- le placement dans un centre médical ou medicau éducatif approprié.
- le placement dans un établissement de garde et d'éducation de l'Etat
pour une période ne dépassant sa 18eme année d'âge.
Il faut aussi admettre que dans cette matière, intervient une sorte de
condamnation conditionnelle comme en droit pénal ce qui ressort de l'article 114
de la loi portant protection de l'enfant lorsqu'il y est dit que: <<dans le cas où le
juge ordonne le placement de l'enfant dans établissements de garde et d'éducation
de l'Eta, il peut le prononcer avec sursis et il en apprécie les conditions
d'application>>.
* De même que l'enfant qui a commis le manquement punissable de plus
de 5 ans de servitude pénale et non pas de la peine de mort ou d'une servitude
pénale à perpétuité. Le juge peut le s'il met dans un (EGEE ) prolonger cette
mesure pour un terme qui ne peut dépasser sa 22 ème année d'âge , (article 115)
* Au cas où le manque qualifié d'infraction est punissable de la peine de
mort ou la servitude pénale à perpétuité, le juge peut s'il le met dans EGEE
prolonger cette mesure au-delà de 18 ème année de l'enfant pour un terme de 10
ans au maximum, article 116 de la loi sous examen.
* L'enfant dont la perversité est caractérisée et réitérant peut être placé
dans établissements de rééducation de l'État pendant une année.
A. La démarcation de traitement des enfants devant Tribunal pour
Enfants basée sur la tranche d'âge
L'enfant de moins de 14 ans, i y a une présomption d'irresponsabilité qui
court en sa faveur. Le juge est tenu de le relaxer, et non prendre les mesures
relevés ci-dessus. Il peut le confier soit à un assistant social ou à un psychologue.
On peut également le placer dans une famille d'accueil, et même dans une
institution.
Conformément à l'article 96 de la loi portant protection de l'enfant,
l'enfant âgé de moins de 14 ans, bénéficie en matière pénale d'une présomption
irréfragable d'irresponsabilité. Ceci justice les mesures particulières qui sont
envisagées. Lorsque le juge est saisi pour le ce cas, l'enfant doit être relaxé car il
est supposé d'avoir agit sans discernement. Sans préjudice de la réparation des
dommages causés à la victime, le juge confie l'enfant a un assistant social et ou
psychologue. Celui-ci prend les mesures d'accompagnement nécessaire pour la
sauvegarde de l'ordre public et la sécurité de l'enfant. Ces mesures consistent
notamment dans l'accompagnement psycho-social et le placement dans une famille
d'accueil ou une institution privée agrèée à caractère social autre que celle
accueillant les enfants en situation difficile.
B. L'attitude du juge pour enfants face aux victimes de manquement
commis par l'enfant
Comformement à l'article 116 de la loi sous examen, si le manquement
qualifié d'infraction à la loi pénale est établi le juge met le frais à charge des
personnes civilement responsable, et s'il y a lieu les obligent aux restitutions et aux
dommages et intérêts.
C.Les voies de recours après une décision prise par le juge pour enfants
Les décisions du juge pour enfants sont susceptibles d'opposition et
d'appel, (article 123 ) hormis le OMP et l'enfant concerné, l'opposition est ouverte
à toutes les autres parties dans le 10 jours suivent la signification de la décision.
Celle opposition est formée par une déclaration actée au greffe du tribunal qui a
prononcé la décision.la chambre de première instance doit statuer dans le délai 15
jours à dater de la saisit. L'appel quand lui est ouvert au OMP et ainsi qu'à toutes
les parties concernées, il est formé par une déclaration actée soit au greffe du
tribunal qui a rendu la décision, soit au greffe de la chambre d'appel dans le délai
de 10 jours à dater du jour où l'opposition n'est plus recevable, ou dans le 10 jours
de la décision rendue contradictoirement. La chambre d'appel statue dans le 30
jours à dater de sa saisine. Il est à rappeler une fois de plus que l'appel contre une
décision du tribunal pour est interjeté devant la même juridiction dans la même
chambre d'appel, laquelle en principe fonctionne indépendamment de la chambre
de première instance. Ceci exclut la possibilité de travailler les mêmes juges qui
ont statué au premier degré de se retrouver en même temps en train de statuer sur
le mérite de l'appel.
La problématique du desaisiseement du juge près le prononcé du
jugement face aux exigences procédurales en matière d'enfance en conflit avec la
loi. Il est institué la notion de la << révision>> à n'est pas confondre avec la
révision qui est une voie de recours extraordinaire prévue en droit. La loi portant
protection de l'enfant reconnais au juge d'interferer à tout dans l'execut des mesures
qu'il avait prises en vutde l'adapter à l'évolution de la situation de l'enfant
conformément à l'article 125 de la loi précitée, le juge peut à tout le temps
rapporter ou modifier la mesure prise à l'égard de l'enfant, soit spontanément, soit à
la demande du ministère public de l'enfant, soit de l'enfant ou de toute autre
personne intéressée, soit sur le rapport de l'assistant social, le juge doit statuer sur
la demande de révision expresse dans le 8 jours qui suivent la saisine. Il faut
souligner que même si aucune demande de révision d'expresse n'a été formulée, les
mesures prises à l'égard de l'enfant sont d'office font l'objet d'une révision tous les
trois ans.
E. Institution de la responsabilité pénale des parents: protection de
l'enfant ou atteinte aux caractères individuels de la peine
La loi institue la responsabilité pénale des parents ou cas où ils
soustairent l'enfant, enlever, c'est une façon de faire obstruction de la procédure
intentée contre eux, c'est qui ressort de l'article 131. Cette responsabilité pénale
n'est pas fondé sur les faits commis par l'enfant bien au contraire sur les propres
frais des parents de ne pas faciliter la tâche à poursuivre l'instruction des dossiers
de l'enfant. En pratique lorsque le juge décide provisoirement à remettre l'enfant à
ses parents, ce dernier sont notifiés de la date d'audience afin de ramener leurs
enfants pour la suite de l'instruction.
À l'audience de remise si à l'appel de la cause,le juge constate que
l'enfant ne comparaît, il décrete la surseance afin de donner la possibilité à l'OMP
de mettre l'action publique en mouvement,Ici les infractions prévues à l'article 131
ne sont pas réprimés par le tribunal pour enfants en raison de son incompétence
personnelle.
3.7.La médiation: le mécanisme de des juridiciarisations
Ce mécanisme consiste à réparer le dommage causé à la victime.
Aux termes de l'article 132 de la loi portant protection de l'enfant, la
médiation est un mécanisme qui vise à trouver un compromis entre l'enfant en
conflit avec la loi ou sonreprésentant légal, et la victime ou son représentant légal.
Ce nouveau mécanisme qui consiste à mettre fin à l'instance initiée contre un
enfant par une procédure extra-judiciaire. Ça signe les objectifs suivants :
- épargner l'enfant des inconvénients d'une procédure judiciaire;
- Assurer la réparation du dommage causé à la victime ;
- Mettre fin aux troubles résultant du fait qualifié d'infraction à la loi
pénale ;
- Contribuer à la réinsertion de l'enfant en conflit avec la loi.
a. L'organe chargé de la médiation et les mesures apprendre
La médiation est conduite par le ( Comité de Médiation). La composition,
l'organisation et le fonctionnement du comité de médiation devront être fixés par
un arrêté interministeriel délibéré en Conseil des Ministres.
La médiation est ouverte à toute étape de la procédure judiciaire et
suspend dès lors la procédure devant le juge saisi, sauf en ce qui concerne les
mesures provisoires. Elle n'est cependant pas permise pour des menquement
qualifiés d'infractions à la loi pénale punissable de plus 10 ans de servitude pénale
principale .
Les mesures ci-après sont prises par le comité de médiation pour
conclure la médiation, artit 134:
1.ndemnisation de la victime ;
La réparation matérielle du dommage ;
3.La restitution des biens de la victime
4. La compensation
5. Les excuses expresses présentées de façon verbale ou écrite à la
victime
6 . La réconciliation
7. L'assistance à la victime
8 le travail d'intérêt général ou prestation communautaire. Cette dernière
mesure consiste dans la pratique en une prestation utile à la collectivité sous la
supervision d'un assistant social. Ce travail qui doit s'exécuter avec dignité, ne
devra pas dépasser 4heure par jour pour une durée d'un mois ou plus.
Par ailleurs, lorsque les faits pour lesquels l'enfant est accusé sont bénins,
et que l'enfant n'est pas reciviste la cause est déférée d'office au comité de
médiation dans le 48hr.
En revanche, le manquement qualifié d'infraction à la loi pénale
punissable de moins de 10 ans de servitude pénale principale, le juge a le choix
entre la médiation par le comité de médiation et la procédure judiciaire. Ainsi le
Président du Tribunal pour Enfants après s'être décidé du transfert du dossier au
comité de médiation, intervient à 3 niveaux, à savoir :
1. Lorsque la médiation aboutit le compromis signé par les différentes
parties, et est revêtue sans délai de la formule exécutoire du tribunal pour enfants.
La formule exécutoire permet d'exécuter la décision.
2. Lorsque le dossier transmis au comité de médiation n'est pas traité
dans le 30 jours dès la réception du dossier. Il est dessaisi d'office et la cause
reprend devant le tribunal pour enfants.
3. La dernière hypothèse, c'est celle dans laquelle la médiation n'aboutit
pas. Dans ce cas, la procédure judiciaire reprend son cours normal devant le
tribunal pour enfants.
B. Les spécificités procédurales en matière d'enfance en conflit avec la
loi
Ces spécificités démarquent la loi portant procédure en matière d'enfance
que celle qui se déroule devant les juridictions ordinaires. Les points suivants
peuvent mieux les expliciter.
1 l'institution d'une juridiction spécialisée
2 la saisine du tribunal pour enfants
3. La régularité de la saisine du tribunal lors de l'audience
4. L'inadmission de la procédure par défaut
5. L'inadmission de l'opposition comme Voie de recours à exercer par
l'enfant, alors considéré comme partie au procès
6. L'assistance obligatoire de l'enfant en conflit avec la loi par un conseil
de son choix
7. L'intervention de l'assistant social dans la procédure initiée contre
l'enfant en conflit avec la loi devant le tribunal pour enfants
8. L'inadmission du port de la toge dans la procédure devant le Tribunal
pour Enfants, en matière d'enfance en conflit avec la loi.
9. L'admission du huit-clos pendant le déroulement de la procédure
devant le tribunal pour enfants
10. La nécessité pour le ministère public de donner l'avis sur le banc
11. L'admission de l'assistance de l'enfant témoin devant le tribunal pour
enfants
12. Le déroulement de la plaidoirie en dehors de la présence de l'enfant,
sans pour autant faire allusion au défaut.
Chapitre4: La protection pénale de l'enfant
La protection pénale consiste en un ensemble des dispositions qui
répriment spécifiquement des comportements attentatoire aux droits de l'enfant.
Ces dispositions sont réparties en deux groupes distincts. En effet, ce chapitre
consacré à l'étude de la protection de l'enfant est divisée en deux sections dont la
première traite de la protection avant sa naissance, la deuxième quant à elle, est
consacrée à la protection après la naissance.
Section 1: la protection pénale de l'enfant avant sa naissance
Il est connu de tous qu'en droit l'enfant simplement conçu est considéré
comme vivant chaque fois qu'il s'agit de ses intérêts. C'est pour cette raison que le
législateur de 2009 a pu consacrer la protection de l'enfant avant sa naissance, une
façon de le mettre à l'abris de différentes infractions pouvant être commises à son
égard.
S1- Le coups et blessures portés sur une femme enceinte
Aux yeux de l'article 6 de la Convention relative aux droits de l'enfant, et
même de la Charte africaine de droit et du bien être de l'enfant ,( l'enfant a droit à
la vie et au développement, ce droit est imprescriptible et protègé par la loi).
La loi portant protection de l'enfant innove en consacrant que<< Qui
conquoque aura porté les coups ou fait les blessures sur est passible et d'une
amende de 100.0000 >>>
Dès le moment où il est conçu, l'enfant vit déjà, et la loi soucieuse de
sauvegarder les droits sacrés et indéniables de tout être humain à la vie tiennent
naturellement à sa protection, d'autant plus que l'acquisition de la Personnalité
juridique preexiste à la naissance.
Donc l'enfant simplement conçu, est traité comme s'il était né lorsque
qu'il y va de son intérêt supérieur ou son bien être. Il est titulaire des droits mais
n'ont pas des obligations.Cela est une règle générale, cette règle générale n'est
énoncée par aucun texte, mais resulte d'un âge romain<< infans conceptus pronato
habetur quotiens de commondis jus agutur.>> Autrement dit l'enfant simplement
conçu, est considéré comme né chaque fois qu'il y va de son intérêt. Dès l'instant
de sa conception, il peut faire l'objet d'une reconnaissance, recueillir une
succession. Ce que le législateur entende protéger Ici, c'est la chance d'une certaine
espérance de vie, un genre de vie humaine ayant commencé à se développer par
cette grossesse par lui protégée. Donc la vie humaine est sacrée , on doit la
protéger par tous les moyens possibles, la femme enceinte est protégée au nom de
son fructus, de tous ce qu'elle porte. Donc on protège l'enfant sans qu'il naisse, art
143 de la loi portant protection de l'enfant. Si ces coups et blessures entraînent
l'altération grave de la santé de la femme, de l'embryon ou du fectus, ou de la porte
d'un organe, l'auteur est passible de deux à 5 ans de la et d'une amende de 200000
ou 300000 FC.
S2- abstention de porter assistance à une femme en instance
d'accouchement
Cette infraction existe dans le chef du personnel soignant qui
s'abstiendraient à porter secours à une femme en instance d'accouchement. Ce cas
est plus souvent vécu dans nos différents hôpitaux où on considère que les malades
dont la solvabilité ne pose aucun souci.
Section : la protection pénale de l'enfant après la naissance
Il faut souligner que les infractions reprises dans cette loi ont été déjà
prévues et punies par le Code pénal congolais livre 2, soit par d'autres dispositions
complémentaires à ce Code, mais la particularité dans cette loi ce que ces
infractions ont pour l'élément préalable la ( victime) la quelle est en principe
l'enfant, et le régime répressif est très sévère.
Ces infractions sont :
Les cours et blessures portés sur l'enfant
2 la torture
3 la mit
4 pratiquer ou faire pratiquer une expérimentation médicale sur l'enfant
5 l'administration des substances nuisibles à l'enfant
5. Les épreuves surpestituese sur l'enfant
6 l'incitation sur l'enfant au suicide
8 les imputation dommageables
9. L'accusation de sorsolerie
10. L'enlèvement et l'arrestation arbitraire
10. La traite ou la vente d'enfant
12 le vol des biens appartenant à l'enfant
13 destruction méchante
14 escroquerie
15 abus de confiance
16 le viol d'enfant
17 l'attentat à la pudeur
18 incitation d'un enfant à la débauche
19. Incitation d'un enfant à des relations sexuelles avec un animal
20. Transmission délibérée de MST ( maladie sexuellement
transmissibles)
21. Le refus délibéré d'assurer les soins préventifs à son enfant
Conclusion du cours
Aux termes de cet enseignement consacré au droit de la protection de
l'enfant, les objectifs poursuivis n'ont-il étaient que presque parfaitement atteints
dans la mesure où chacun des apprenants justifie de la maîtrise du cadre légal et
institutionnel du droit de l'enfant. Et est capable de promouvoir la protection de
différents droits consacrés par les instruments juridiques tant nationaux qu'un
internationaux, d'abord en tant que membre de la communauté,et ensuite futur
praticien du droit ou acteur intervenant dans la protection de l'enfant à différent
niveau.
Pour concrétiser les obligectis que s'est la RDC, notamment d'assurer la
protection de droit de l'enfant en prenant une loi spéciale, il a été d'une grande
nécessité que les juristes en formation aient déjà une information et formation
suffisante sur la matière d'enfance afin de faciliter l'exécution des tâches au
moment où dans la vie pratique, ils seront amenés à animer les institutions
judiciaires, soit assurer la défense des intérêts de cette catégorie de vulnérable.
Ainsi l'insertion de cet enseignement au programme dans notre pays, vient prouver
à suffisance l'engagement pris par le gouvernement de la République de faire de la
protection de droit de l'enfant son cheval de bataille.
re est subdivisé en 3 sections. la première traite de la protection ordinaire,
la deuxième est consacrée à la protection spéciale, enfin, la dernière examine la pro