Na 5042
Na 5042
ﻣــﻮاﺻــﻔــﺔ ﺟــﺰاﺋــﺮﻳــﺔ
NORME ALGERIENNE N° édition : 3
Date : 2007
ICS : 91.100.10
Nombre de pages : 54
Edition et diffusion : ఔ
La présente norme annule et remplace les normes NA 5042 version 2002, NA 227 version
2002, NA 235 version 2001, NA 236 version 2001, NA 237 version 2001, NA 2183 version
2002, NA 2186 version 1991, NA 2187 version 1991 et NA 5038 version 2001. Cette
nouvelle version a été adoptée comme norme Algérienne par les membres du comité
technique national n° 37: « Liants – Bétons - Granulats » conformément à la résolution du
procès-verbal de réunion n° 06 du 13/11/2007.
La liste des membres ayant participé à l’adoption de la présente norme est la suivante:
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SOMMAIRE
2. Références ………………………………………………………………….. 4
4. Réactifs ……………………………………………………………………… 6
5. Appareillage …………………………………………………………………. 20
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1. Objet et domaine d’application
Elle décrit les méthodes de référence et, dans certains cas, une variante qui peut être
considérée comme une méthode équivalente. En cas de litige, seules les méthodes de
référence doivent être utilisées.
D'autres méthodes encore peuvent être utilisées, à condition qu’elles soient étalonnées, soit
par rapport à des méthodes de référence, soit par rapport à des matériaux de référence
acceptés internationalement, pour démontrer leur équivalence.
La présente norme décrit les méthodes qui s’appliquent principalement aux ciments, mais
qui peuvent être aussi appliquées à leurs matériaux constitutifs. Elles peuvent être
également appliquées à d’autres matériaux, pour lesquels les normes prescrivent ces
méthodes.
Les spécifications normalisées indiquent les méthodes qui doivent être utilisées.
2. Références
L’analyse d’un ciment peut nécessiter la détermination d’un certain nombre de ses propriétés
chimiques. Pour déterminer chacune de ces propriétés, on doit réaliser un ou plusieurs
essais, au cours desquels on doit effectuer le nombre de mesurages qui est spécifié dans
l’article applicable de la présente norme.
Lorsque l’analyse fait partie d’une série soumise à un contrôle statistique, la détermination
de chaque propriété chimique par un seul essai doit constituer le minimum requis.
Lorsque l’analyse ne fait pas partie d’une série soumise à un contrôle statistique, le nombre
d’essais pour la détermination de chaque propriété chimique doit être de deux (voir aussi
3.3).
En cas de litige, le nombre d’essais pour la détermination de chaque propriété chimique doit
être de deux (voir aussi 3.3).
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Reproductiblité - Précision dans les conditions de reproductibililité où les résultats d’essais
sont obtenus par la même méthode, sur des échantillons pour essai identique (matériau),
dans des laboratoires différents, par des opérateurs différents, en utilisant des équipements
différents.
Exprimer les masses en grammes, à 0,0001 g près, et les volumes à la burette en millilitres,
à 0,05 ml près.
Exprimer les facteurs des solutions, obtenus par la moyenne de trois mesurages, avec trois
décimales.
Lorsqu’un seul résultat d’essai a été obtenu, exprimer les résultats en pourcentage,
généralement avec deux décimales.
Lorsque deux résultats d’essai ont été obtenus, exprimer les résultats comme la moyenne de
ces résultats, en pourcentage, généralement avec deux décimales.
Si l’écart entre les deux résultats est égal à plus de deux fois l'écart-type de répétabilité,
refaire l’essai et prendre la moyenne des deux résultats d’essai les plus proches.
3.4 Calcinations
Placer le papier filtre et son contenu dans un creuset préalablement calciné et taré. Sécher,
puis incinérer lentement en atmosphère oxydante, sans enflammer, tout en assurant la
combustion complète. Calciner le creuset et son contenu à la température prescrite, puis
laisser refroidir à la température du laboratoire dans un dessiccateur.
Après généralement cinq ou six lavages d'un précipité, rincer la base de la tige de l'entonnoir
avec quelques gouttes d'eau. Laver le papier filtre et son contenu avec plusieurs millilitres
d'eau et recueillir le filtrat dans un tube à essais. Ajouter quelques gouttes de la solution de
nitrate d'argent (4.43). Contrôler l'absence de turbidité ou de précipité dans la solution. Dans
le cas contraire, continuer le lavage en contrôlant périodiquement, jusqu'à ce que le test au
nitrate d'argent soit négatif.
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3.7 Dosages à blanc
Effectuer un dosage à blanc, sans échantillon, lorsque cela est nécessaire, en suivant le
même mode opératoire et en utilisant les mêmes quantités de réactifs. Corriger en
conséquence les résultats obtenus pour les dosages analytiques.
4. Réactifs
4.0 Prescriptions générales
Utiliser seulement des réactifs de qualité analytique. Le terme «eau» désigne de l'eau
distillée ou de l'eau déionisée ayant une conductivité électrique ≤ 0,5 mS/m.
Sauf indication contraire, les réactifs liquides concentrés utilisés dans la présente norme ont
les masses volumiques ( ρ) suivantes (en g/cm3 à 20 °C) :
Le degré de dilution est toujours donné sous forme d'une somme volumétrique, par exemple
: acide chlorhydrique dilué 1 + 2 signifie qu'il faut mélanger un volume d'acide chlorhydrique
concentré à deux volumes d'eau.
Préparer en dosant le pH de deux litres d’eau à (1,60 ± 0,05), en ajoutant cinq ou six gouttes
d'acide chlorhydrique concentré. Contrôler au moyen d'un pH-mètre (5.18.1). Conserver la
solution dans un récipient en polyéthylène.
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4.13 Acide nitrique dilué 1 + 2
Dissoudre 160 g d'hydroxyde de sodium (4.29) dans de l'eau et porter à 1000 ml. Conserver
dans un récipient en polyéthylène.
Dissoudre 80 g d'hydroxyde de sodium (4.29) dans de l'eau et porter à 1000 ml. Conserver
dans un récipient en polyéthylène.
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4.36 Peroxyde de sodium (Na2O2), en poudre.
Dissoudre 120 g de chlorure de baryum (BaCl2,2H2O) dans de l'eau et porter à 1000 ml.
Dissoudre 5 g de nitrate d'argent (AgNO3) (4.42) dans de l'eau, ajouter 10 ml d'acide nitrique
concentré (HNO3) (4.12) et porter à 1000 ml avec de l'eau.
Dissoudre (8,4940 ± 0,0005) g de nitrate d’argent (AgNO3) (4.42) dans de l’eau dans un
ballon jaugé de 1000 ml et porter à la marque. Conserver dans un récipient en verre brun et
protéger de la lumière.
Dissoudre 50 g de carbonate de sodium anhydre (4.39) dans de l'eau et porter à 1000 ml.
Dissoudre 250 g d'hydroxyde de potassium (KOH) dans de l'eau et porter à 1000 ml.
Conserver dans un récipient en polyéthylène.
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4.49 Solution d'empois d'amidon
Dissoudre environ 50 g d'acide borique (H3BO3) dans de l'eau et porter à 1000 ml.
Sécher à masse constante à (200 ± 10) °C (d’une pureté > 99,9 %).
Dissoudre 0,45 g de sulfate de cuivre (CuSO4, 5H2O) dans de l'eau et porter à 50 ml dans
un ballon jaugé.
Dissoudre 250 g d'acétate d'ammonium (CH3COONH4) dans de l'eau et porter à 1000 ml.
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4.60 Solution étalon d'iodate de potassium renfermant environ 0,0166 mol/l
Peser, à ± 0,0005 g près, (3,6 ± 0,1) g d'iodate de potassium (KIO3) (4.34) (m1) et l’introduire
dans un ballon jaugé de 1000 ml. Ajouter 0,2 g d'hydroxyde de sodium (4.29), 25 g d'iodate
de potassium (KI), dissoudre tous les solides dans de l’eau fraîchement bouillie et refroidie et
porter au trait avec la même eau.
Où :
m1 Est la masse de la prise d'iodate de potassium, en grammes.
Dissoudre (24,82 ± 0,01) g de thiosulfate de sodium (Na2S2O3, 5H2O) dans de l'eau et porter
à 1000 ml. Avant chaque série d'essais, déterminer le facteur f de cette solution suivant
4.61.2.
4.61.2 Étalonnage
4.61.2.1 Cet étalonnage est effectué de préférence en utilisant la solution étalon d'iodate de
potassium (4.60).
Pour réaliser cet étalonnage, introduire, au moyen d'une pipette, 20 ml de la solution étalon
d'iodate de potassium (4.60) dans une fiole conique de 500 ml et diluer avec environ 150 ml
d'eau. Acidifier avec 25 ml d'acide chlorhydrique 1 + 1 (4.2) et titrer avec la solution de
thiosulfate de sodium à environ 0,1 mol/l (4.61.1), jusqu'à une coloration jaune pâle. Ajouter
2 ml de la solution d'empois d'amidon (4.49) et continuer le titrage jusqu'au virage du bleu à
l'incolore.
Où :
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4.61.2.2 Comme variante, l'étalonnage peut être effectué en utilisant une quantité connue
d'iodate de potassium.
Pour réaliser cet étalonnage, peser, à ± 0,0005 g, (0,070 ± 0,005) g d’iodate de potassium
(4.34) (m2) et l’introduire dans une fiole conique de 500 ml. Dissoudre dans environ 150 ml
d’eau. Ajouter 1 g environ d'iodure de potassium, acidifier avec 25 ml d'acide chlorhydrique
1 + 1 (4.2) et titrer avec la solution de thiosulfate de sodium à environ 0,1 mol/l (4.61.1),
jusqu'à une coloration jaune pâle. Ajouter ensuite 2 ml de la solution d'empois d'amidon
(4.49) et titrer jusqu'au virage du bleu à l'incolore.
Où :
4.62.2 Préparation
Où :
Dans deux fioles jaugées de, respectivement, 500 ml (n°1) et 1000 ml (n°2), introduire, au
moyen d’une pipette, 20 ml de la solution étalon d'ions manganèse. Porter au trait avec de
l'eau. Dans trois fioles jaugées de, respectivement, 200 ml (n°3), 500 ml (n°4) et 1000 ml
(n°5), introduire, au moyen d’une pipette, 100 ml de la solution de la fiole jaugée n°2 et porter
au trait avec de l'eau.
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Au moyen d’une pipette, prélever 100 ml de chaque solution dans les fioles jaugées n°1 à
n°5 et introduire chaque prise dans un bécher de 400 ml. Ajouter 20 ml d'acide nitrique
concentré (4.12), 1,5 g de periodate de potassium (4.35) et 10 ml d'acide phosphorique
(4.19), porter à ébullition et laisser bouillir doucement pendant 30 min.
Pour chaque longueur optique de cuve, tracer une courbe séparée des densités optiques
des solutions d’étalonnage E1 à E5 en fonction des concentrations de manganèse
correspondantes, en milligrammes de Mn par 200 ml. Les concentrations de manganèse
correspondantes sont données au Tableau 1. Elles peuvent être utilisées telles quelles si la
teneur G obtenue suivant 4.62.2 prend la valeur 1,0000. Autrement, multiplier les
concentrations de manganèse du tableau 1 par la valeur de G calculée par l’équation (4).
Solution d’étalonnage E1 E2 E3 E4 E5
D’une pureté > 99,9 % après calcination à masse constante à (1175 ± 25) °C.
Chauffer le mélange et faire fondre au rouge vif pendant au moins 15 minutes. Après
refroidissement à température ambiante, placer le solide de fusion dans un bécher en
polyéthylène et le dissoudre dans de l’eau, puis transvaser la solution quantitativement dans
un ballon jaugé de 200 ml et porter au trait avec de l'eau.
À l’aide d’une pipette, introduire 5 ml de la solution de base dans un ballon jaugé de 250 ml
et porter au trait avec de l'eau. Conserver la solution dans un récipient en polyéthylène.
Cette solution contient 0,02 mg de silice par millilitre. Utiliser dans la semaine.
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4.63.4 Solutions de compensation
Dans des béchers en polyéthylène de 100 ml, contenant chacun un barreau magnétique,
introduire, au moyen d'une burette, les volumes de solution d'étalonnage de silice indiqués
au Tableau 3. Ajouter 20 ml de la solution de compensation, au moyen d’une pipette, et
porter à 40 ml avec de l'eau versée d’une burette. Les volumes nécessaires ici sont
également donnés au Tableau 3. Tout en agitant avec le barreau magnétique, ajouter 15
gouttes d'acide fluorhydrique 1 + 3 (4.11). Agiter pendant au moins 1 min. Introduire ensuite,
au moyen d'une pipette, 15 ml de la solution d'acide borique (4.51) dans la solution.
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Au moyen d'une pipette, ajouter 5 ml de la solution de molybdate d'ammonium (4.54). À
l’aide du pH-mètre (5.18) étalonné avec une solution tampon de même pH (ex. : 1,40, voir
4.59), ajuster le pH de cette solution à (1,60 ± 0,05) en ajoutant, goutte à goutte, de la
solution d'hydroxyde de sodium (4.30) ou de l'acide chlorhydrique 1 + 2 (4.3). Transvaser la
solution dans un ballon jaugé de 100 ml et rincer le bécher avec de l’acide chlorhydrique
dilué (4.9). Après 20 min, ajouter, au moyen d'une pipette, 5 ml de la solution d'acide citrique
(4.52), agiter et laisser reposer pendant 5 min. Introduire ensuite, au moyen d'une pipette, 2
ml de la solution réductrice (4.58). (Temps 0).
La solution à blanc utilisée ici peut être celle qui a servi pour tracer la courbe d'étalonnage.
La courbe d'étalonnage permet de déterminer la teneur en silice en mg de SiO2/100 ml.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,01) g de carbonate de calcium (4.53) (m4) et l’introduire dans
un bécher de 400 ml, avec 100 ml environ d'eau. Couvrir le bécher d'un verre de montre et
introduire avec précaution 10 ml environ d'acide chlorhydrique 1 + 2 (4.3). Agiter avec un
agitateur en verre et vérifier que la dissolution est complète. Porter à ébullition pour chasser
le dioxyde de carbone dissous. Laisser refroidir à température ambiante, transvaser dans un
ballon jaugé de 1000 ml, laver soigneusement le bécher et le verre de montre, et porter au
trait avec de l’eau.
4.65.2 Préparation
Dissoudre (11,17 ± 0,01) g d'EDTA dans de l'eau et porter à 1 000 ml. Conserver dans un
récipient en polyéthylène.
4.65.3 Étalonnage
Au moyen d'une pipette, introduire 50 ml de la solution étalon d'ions calcium (4.64) dans un
bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis, diluer avec de l'eau à un volume
permettant le fonctionnement correct de l'appareil.
À l’aide du pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à (12,5 ± 0,2) avec chacune des
deux solutions d'hydroxyde de sodium (4.30 ou 4.31).
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g d'indicateur murexide (4.69) ou d'indicateur mixte calcéine
et bleu de méthylthymol (4.75). Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 620 nm, si on
utilise la murexide, ou à 520 nm, si on utilise l'indicateur mixte. Tout en agitant
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continuellement, titrer avec la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l. Au voisinage du
changement de coloration de l'indicateur, tracer la courbe donnant les valeurs des densités
optiques en fonction du volume d'EDTA ajouté. Le volume V3 utilisé est déterminé par
l'intersection de plus grande pente au voisinage du virage, avec la ligne dont la densité
optique est pratiquement constante après le virage.
Où :
m4 Est la masse de carbonate de calcium utilisée pour préparer la solution étalon d'ions
calcium (4.64), en grammes ;
V3 Est le volume de solution d’EDTA utilisé pour le titrage, en millilitres.
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g d'indicateur calcon (4.71) ou de réactif de Patton et
Reeders (4.76). Agiter et titrer avec la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l (4.65), jusqu'à ce
que la coloration vire du rose au bleu (calcon) ou du violet au bleu (Patton et Reeders), et
qu’une goutte supplémentaire n'augmente plus l'intensité de la coloration bleue en fonction
du volume V3 de solution utilisée. Calculer le facteur d’étalonnage fD de la solution d’EDTA
par la formule (5).
Calculer le volume V5 de solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l qu’il faut ajouter à 25 ml de la
solution de sulfate de cuivre, pour obtenir le complexonate de cuivre à la l'aide de la formule:
Où :
V4 Est le volume de solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l utilisé pour le titrage, en
millilitres.
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4.67 Solution d’EGTA à environ 0,03 mol/l
4.67.1 Acide éthylèneglycol-bis-amino-2-éthyl N, N, N', N'-tétracétique (EGTA)
4.67.2 Préparation
Dans un bécher de 600 ml, dissoudre (11,4 ± 0,01) g d'EGTA dans 400 ml d'eau et 30 ml de
la solution d'hydroxyde de sodium (4.31). Chauffer le mélange jusqu'à dissolution complète
de l'EGTA. Laisser refroidir à température ambiante. À l’aide du pH-mètre (5.18.1), ajuster le
pH à (7,0 ± 0,5) en ajoutant, goutte à goutte, de l'acide chlorhydrique 1 + 2 (4.3). Transvaser
la solution quantitativement dans un ballon jaugé de 1000 ml et porter au trait avec de l'eau.
Conserver la solution dans un récipient en polyéthylène.
4.67.3 Étalonnage
Au moyen d'une pipette, introduire 50 ml de la solution étalon d'ions calcium (4.64) dans un
bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis, diluer avec de l’eau à un volume
permettant le fonctionnement correct de l'appareil. Ajouter 25 ml de la solution de
triéthanolamine 1 + 4 (4.57).
À l’aide du pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à (12,5 ± 0,2) avec chacune des
deux solutions d'hydroxyde de sodium (4.30 ou 4.31).
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g d'indicateur murexide (4.69) ou d'indicateur calcéine
(4.70). Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 620 nm, si on utilise la murexide, ou à
520 nm, si on utilise la calcéine. Tout en agitant continuellement, titrer avec la solution
d’EGTA à environ 0,03 mol/l. Au voisinage du changement de coloration de l'indicateur,
tracer la courbe donnant les valeurs des densités optiques en fonction du volume d'EGTA
ajouté. Le volume V6 utilisé est déterminé par l'intersection de la ligne de plus grande pente
au voisinage du virage, avec la ligne dont la densité optique est pratiquement constante
après le virage.
Où :
m5 Est la masse de carbonate de calcium utilisée pour préparer la solution étalon d'ions
calcium (4.64), en grammes ;
V6 Est le volume de solution d’EGTA utilisé pour le titrage, en millilitres.
4.68.2 Préparation
Dans un bécher de 600 ml, dissoudre (3,64 ± 0,01) g de DCTA dans environ 400 ml d'eau et
10 ml de solution d'hydroxyde de sodium (4.31). Chauffer le mélange jusqu'à dissolution
complète du DCTA. Laisser refroidir à la température ambiante. A l’aide du pH-mètre
(5.18.1) ajuster le pH à (7,0 ± 0,5) en ajoutant, goutte à goutte, de l'acide chlorhydrique 1 + 2
(4.3). Transvaser la solution quantitativement dans un ballon jaugé de 1000 ml et porter au
trait avec de l'eau. Conserver cette solution dans un récipient en polyéthylène.
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4.68.3 Étalonnage
Au moyen d'une pipette, introduire 50 ml de la solution étalon d'ions calcium (4.64) dans un
bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis, diluer avec de l'eau à un volume
permettant le fonctionnement correct de l'appareil.
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g d'indicateur murexide (4.69) ou d'indicateur calcéine
(4.70). Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 620 nm, si on utilise la murexide, ou à
520 nm, si on utilise la calcéine. Tout en agitant continuellement, titrer avec la solution de
DCTA à environ 0,01 mol/l. Au voisinage du changement de coloration de l'indicateur, tracer
la courbe des valeurs des densités optiques en fonction du volume de DCTA ajouté. Le
volume V7 utilisé est déterminé par l'intersection de la ligne de plus grande pente au
voisinage du virage, avec la ligne dont la densité optique est pratiquement constante après
le virage.
Où :
m6 Est la masse de carbonate de calcium utilisée pour préparer la solution étalon d'ions
calcium (4.64), en grammes ;
V7 Est le volume de solution de DCTA utilisé pour le titrage, en millilitres.
Préparer en broyant (1,0 ± 0,1) g de calcéine (Bis [bis (carboxyméthyl) - aminométhyl] - 2' , 7'
- fluorescéine, C30H26N2O13) avec (100 ± 1) g de nitrate de potassium (KNO3).
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4.74 Indicateur bleu de méthylthymol
Préparer en broyant (0,20 ± 0,02) g de calcéine (voi 4,70) et (0,10 ± 0,01) g de bleu de
méthylthymol (voir 4,74) avec (100 ± 1) g de nitrate de potassium (KNO3).
Placer une quantité pesée de pierre ponce séchée, d’une grosseur de grain comprise entre
1,2 mm et 2,4 mm, dans une capsule plate et couvrir d’un volume de la solution de sulfate de
cuivre saturée (4.83) tel que la masse de la solution de sulfate de cuivre soit
approximativement égale à la moitié de la masse de la pierre ponce.
Évaporer à sec le mélange, tout en agitant fréquemment avec un agitateur en verre. Sécher
le contenu de la capsule pendant au moins 5 heures dans une étuve à une température de
(150 ± 5) °C. Laisser refroidir le mélange solide dans un dessiccateur et conserver dans une
bouteille étanche à l’air.
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4.85 Absorbant pour l’eau
Silicates synthétiques, d’une grosseur de grain comprise entre 0,6 mm et 1,2 mm, imprégnés
d’hydroxyde de sodium (NaOH) (4.29).
Dans un ballon jaugé de 1000 ml, contenant environ 500 ml d’eau, ajouter 50 ml d’acide
chlorhydrique concentré (4.1) et 50 ml d’acide phosphorique concentré (4.19). Laisser
refroidir, porter au trait avec de l’eau et mélanger soigneusement.
Dans un ballon jaugé de 1000 ml, dissoudre (0,2542 ± 0,0005) g de chlorure de sodium
(4.37) et (0,1907 ± 0,0005) g de chlorure de potassium (4.38) dans de l’eau et porter au trait
(voir note en 4.94).
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Note : Ces solutions existent prêtes à l’usage.
5. Appareillage
5.1 Balance(s)
5.2 Creuset(s)
Note : Les méthodes spécifient les cas où un creuset en platine doit être utilisé. Sauf si le platine est
spécifié, on peut utiliser des creusets en porcelaine.
Pour éviter une surchauffe du creuset. Il doit être en équilibre thermique avec le four au
moment de l'introduction du creuset.
A ventilation naturelle, réglable(s) aux températures suivantes : (500 ± 10) °C, (950 ± 25) °C
et (1 175 ± 25) °C.
5.7 Dessiccateur(s)
Note : Lorsque du gel de silice auto-indicateur est utilisé, un indicateur non toxique est recommandé.
Un exemple d'appareil est montré à la Figure 1. Un flacon de Woolf peut être ajouté pour
réguler le débit du courant gazeux.
Les tubes de jonction doivent être faits d’un matériau dépourvu de soufre (chlorure de
polyvinyle, polyéthylène, etc.).
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Légende
5.10 Photomètre(s)
Permettant de mesurer la densité optique d'une solution à environ 525 nm et 815 nm.
5.11 Cuves
Pour le photomètre.
A 520 nm et à 620 nm, d'une solution contenue dans un bécher de dosage, sous agitation.
5.13 Agitateur
Par exemple : agitateur magnétique, avec un barreau recouvert d’un matériau inerte, par
exemple : PTFE.
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5.16 Papiers filtres
Note : Les papiers filtres dont le diamètre moyen des pores est de l'ordre de 2 µm sont dits fins, ceux
dont le diamètre moyen des pores est de l'ordre de 7 µm sont dits moyens et ceux dont le diamètre
moyen des pores est de l'ordre de 20 µm sont dits lâches.
La verrerie volumétrique doit être de précision analytique, c'est-à-dire de classe A telle que
définie par la norme NA 8155.
Un exemple d'appareil est montré à la Figure 2. Il peut être équipé d’une bouteille de
pression cylindrique ou d’un petit compresseur électrique ou d’une pompe à vide appropriée,
permettant d’obtenir un courant gazeux régulier.
Le gaz (air ou azote) qui entre dans l’appareil a été préalablement débarrassé de son
dioxyde de carbone en traversant d’abord une colonne ou un tube d’absorption contenant
l’absorbant pour le dioxyde de carbone (4.86). L’appareil est constitué d’un ballon à réaction
de 100 ml (14) muni d’un adaptateur à trois cols. Le goulot (5) est raccordé à un entonnoir
compte-gouttes (4), le goulot (6) à un tube de jonction et le goulot (8) à un condenseur
refroidi à l’eau. L’entonnoir sur (5) et le tube jonction sur (6) sont réunis par un raccord en Y
(1), de sorte que l’air débarrassé du dioxyde de carbone puisse passer par le tube de
jonction ou par l’entonnoir à travers le clip de Mohr (2).
Après le condenseur (L), le gaz traverse l’acide sulfurique concentré (4.15) (10), puis les
tubes d’absorption contenant l’absorbant pour le sulfure d’hydrogène (4.84) (11) et pour l’eau
(4.85) (12), et ensuite deux tubes d’absorption (13) qui peuvent être pesés et qui sont
remplis, pour trois-quarts, d’absorbant pour le dioxyde de carbone (4.86) et, pour un quart,
d’absorbant pour l’eau (4.85). L’absorbant pour le dioxyde de carbone (4.86) est placé en
amont de l’absorbant pour l’eau (4.85), par rapport au sens d’écoulement du gaz. Les tubes
d’absorption (13) sont suivis d’un autre tube d’absorption (15) qui contient également de
l’absorbant pour le dioxyde de carbone et pour l’eau. Il est installé pour protéger le deuxième
tube d’absorption (13) contre la pénétration de dioxyde de carbone et d’eau provenant de
l’air.
Les tubes d’absorption (13), qui doivent être pesés, peuvent avoir, par exemple, les
dimensions approximatives suivantes :
22
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• Distance entre la partie inférieure du tube et la partie 75 mm
supérieure de la section rodée
• Epaisseur de la paroi du tube 1,5 mm
Légende
1 Raccord en Y
2 Clip de Mohr
3 Colonne d’absorption contenant l’absorbant pour le dioxyde de carbone (4.86)
4 Entonnoir compte-gouttes
5 Raccord de l’entonnoir compte-gouttes
6 Raccord du tube de jonction
7 Adaptateur à trois cols
8 Raccord du condenseur
9 Condenseur
10 Bouteille de lavage contenant de l’acide sulfurique concentré (4.15)
11 Tube d’absorption contenant l’absorbant pour le sulfure d’hydrogène (4.84)
12 Tube d’absorption contenant l’absorbant pour l’eau (4.85)
13 Tube d’absorption contenant les absorbants pour le dioxyde de carbone (4.86) et pour l’eau
(4.85)
14 Ballon de distillation de 100 ml
15 Tube d’absorption contenant les absorbants pour le dioxyde de carbone (4.86) et pour l’eau
(4.85)
Un exemple d'appareil est montré à la Figure 3. Une petite pompe à vide est utilisée pour
créer une pression réduite dans l’appareil.
Note : De la paraffine peut être utilisée au lieu de l'acide sulfurique dans la dernière bouteille de
lavage (Figure 3,10) car cette bouteille ne sert que de compteur à bulles.
Offrant une stabilité suffisante pour permettre le mesurage des intensités de la ligne de
sodium à 589 nm et de la ligne de potassium à 768 nm et capable de fonctionner avec une
flamme airpropane ou air-butane à une température relativement basse, pour éviter toute
interférence des bases alcalinoterreuses.
23
NA 5042
Légende
5.24 Agitateur
Prélever environ 100 g de ciment dans l’échantillon de laboratoire, au moyen d’un diviseur
d’échantillon ou par quartage. Passer cette prise d’essai dans un tamis de 150 µm ou
125 µm jusqu'à refus constant. Retirer le fer métallique contenu dans le refus du tamis, au
moyen d’un aimant (voir note).
24
NA 5042
Broyer ensuite la fraction du refus débarrassée du fer de manière à obtenir un passage
complet au tamis de 150 µm ou 125 µm. Transférer l'échantillon dans un récipient propre et
sec, à fermeture hermétique, et agiter vigoureusement pour l'homogénéiser.
Effectuer toutes ces opérations le plus rapidement possible pour faire en sorte que
l'échantillon d’essai soit exposé à l'air ambiant le moins longtemps possible.
Note : Lorsque l’analyse fait partie d’une série soumise à un contrôle statistique et que le niveau de la
teneur en fer métallique est apparue comme insignifiante en relation avec les propriétés chimiques à
déterminer, il n’est pas nécessaire d’éliminer le fer métallique.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m7) dans un creuset qui a été préalablement
calciné et taré. Placer le creuset couvert dans le four électrique (5.5) réglé à (950 ± 25) °C.
Après 5 min de chauffage, retirer le couvercle et laisser le creuset dans le four pendant
10 min supplémentaires. Laisser refroidir le creuset à température ambiante dans le
dessiccateur. Déterminer la masse constante (m8) conformément à 3.5.
Note : Pour les ciments contenant des sulfures, le dosage des sulfates avant et après calcination
permet une détermination plus précise de la perte au feu. Les corrections applicables à ces ciments
sont indiquées en 7.4.
Où :
25
NA 5042
a) SO3 (final) – SO3 (initial) = SO3 résultant de l'oxydation des sulfures ;
b) Oxygène fixé = 0,8 × (SO3 résultant de l’oxydation des sulfures) = correction ;
c) Perte au feu corrigée = perte au feu brute (L) + oxygène fixé ;
où dans a), b), et c) toutes les valeurs sont exprimées en pourcentage, fondées sur la (les)
masse(s) initiale(s) de prise(s) d'essai avant calcination.
Toutes les corrections effectuées doivent être indiquées dans le rapport d’essai.
8. Dosage du sulfate
8.1 Principe
Les ions sulfate, produits par la décomposition du ciment par l’acide chlorhydrique, sont
précipités à un pH compris entre 1,0 et 1,5 par une solution de chlorure de baryum. La
précipitation du sulfate de baryum est réalisée au point d’ébullition.
Le dosage est effectué par la méthode gravimétrique et le sulfate est exprimé sous forme de
SO3.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m9), l’introduire dans un bécher de 250 ml et
ajouter 90 ml d'eau. Tout en agitant vigoureusement le mélange, ajouter 10 ml d'acide
chlorhydrique concentré (4.1). Chauffer la solution doucement et écraser l'échantillon avec
l'extrémité aplatie d'un agitateur en verre, jusqu'à la décomposition complète du ciment.
Laisser digérer la solution pendant 15 min à une température juste au-dessous du point
d'ébullition.
Filtrer le résidu sur un papier-filtre moyen (5.16), dans un bécher de 400 ml. Laver
soigneusement à l'eau chaude jusqu’à la disparition totale des ions chlorure, vérifiée par le
test au nitrate d’argent (3.6).
Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 5 min. Vérifier que la solution est limpide. Sinon,
recommencer le dosage avec une nouvelle prise d'essai. Tout en agitant vigoureusement,
maintenir la solution au point d’ébullition et ajouter, goutte à goutte, 10 ml de la solution de
chlorure de baryum (4.41) chauffée juste au-dessous du point d'ébullition. Maintenir la
solution juste au-dessous du point d'ébullition pendant au moins 30 min, en surveillant le
volume qui doit être maintenu entre 225 ml et 250 ml. Laisser ensuite reposer le bécher
couvert à température ambiante pendant 12 h à 24 h, avant le filtrage.
26
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Filtrer le précipité sur un papier-filtre fin (5.16), et laver à l'eau bouillante jusqu'à la disparition
complète des ions chlorure, vérifiée par le test au nitrate d'argent (3.6).
Note : En général, un temps de calcination de 15 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Calculer la teneur en sulfate, exprimée sous forme de SO3, en pourcentage, par la formule :
Où :
Il s'agit d'une méthode dans laquelle on obtient le résidu insoluble du ciment par traitement à
l’acide chlorhydrique dilué pour limiter au maximum la précipitation de la silice soluble. Le
résidu de ce traitement est repris par une solution bouillante de carbonate de sodium pour
redissoudre les traces de silice qui ont pu être précipitées. Le résidu est dosé par la méthode
gravimétrique après calcination.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m11), l’introduire dans un bécher de 250 ml,
ajouter 90 ml d'eau et, tout en agitant vigoureusement le mélange, ajouter 10 ml d'acide
chlorhydrique concentré (4.1).
Chauffer la solution doucement et écraser l'échantillon avec l'extrémité aplatie d'un agitateur
en verre, jusqu'à la décomposition complète. Laisser digérer la solution pendant 15 min à
une température juste au-dessous du point d'ébullition.
Filtrer le résidu sur un papier-filtre moyen (5.16) et laver soigneusement avec de l'eau
presque à ébullition. Placer le papier-filtre et son contenu dans le bécher à réaction et ajouter
100 ml de la solution de carbonate de sodium (4.45). Faire bouillir pendant environ 30 min.
Filtrer sur un papier-filtre moyen et laver avec de l'eau presque à ébullition, puis laver quatre
fois avec de l'acide chlorhydrique chaud 1 + 19 (4.7) jusqu'à l'obtention d'un pH < 2 vérifié au
papier indicateur (5.18.2), et avec de l'eau presque à ébullition, jusqu'à la disparition
complète des ions chlorure, vérifiée par l'essai au nitrate d'argent (3.6).
27
NA 5042
Calciner (3.4) à (950 ± 25) °C jusqu'à masse constante (3.5) (m12).
Note 1 : En général, un temps de calcination de 30 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Note 2 : Si le filtrat est trouble, filtrer à nouveau sur un papier-filtre fin, laver soigneusement à l'eau
chaude et joindre les deux résidus sur leur filtre pour les calciner. Si malgré cette opération, le filtrat
reste trouble, son incidence sur le résidu insoluble peut être négligée.
Où :
Il s'agit d'une méthode dans laquelle le résidu insoluble du ciment est obtenu initialement par
traitement avec une solution d'acide chlorhydrique. Le résidu de ce traitement est ensuite
repris par une solution bouillante d'hydroxyde de potassium. Le résidu est dosé par la
méthode gravimétrique après calcination.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m13), le déposer dans une capsule en
porcelaine (5.4), ajouter 25 ml d'eau et disperser au moyen d'un agitateur en verre. Ajouter
40 ml d'acide chlorhydrique concentré (4.1). Chauffer la solution doucement et écraser
l'échantillon avec l'extrémité aplatie d'un agitateur en verre jusqu'à la décomposition
complète du ciment. Evaporer à sec au bain-marie (5.14). Répéter l'opération deux fois avec
20 ml d'acide chlorhydrique concentré (4.1).
Transférer le filtre et son contenu dans une fiole conique de 250 ml, surmontée d'un
réfrigérant à boules (5.8), et ajouter 100 ml de solution d'hydroxyde de potassium (4.46).
Laisser reposer pendant 16 heures à température ambiante, puis porter à ébullition et laisser
bouillir avec reflux pendant 4 heures.
28
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Filtrer sur un papier-filtre moyen (5.16), laver avec de l'eau, puis laver avec 100 ml d'acide
chlorhydrique 1 + 9 (4.5) et enfin laver avec de l'eau presque à ébullition jusqu'à la
disparition complète des ions chlorure, vérifiée par l'essai au nitrate d'argent (3.6).
Note : En général, un temps de calcination de 30 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Où :
Le ciment est décomposé par l'acide chlorhydrique en milieu réducteur. Les sulfures sont
transformés en sulfure d'hydrogène. Celui-ci est entraîné par un courant gazeux dans une
solution ammoniacale de sulfate de zinc. La quantité de sulfure de zinc précipitée est
déterminée par iodométrie.
Utiliser l'appareil décrit en 5.9. Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m15) (voir Note
1) et l’introduire dans un ballon à fond rond de 250 ml, pourvu d’un col rôdé et d’un bouchon.
Ajouter 2,5 g environ de chlorure d'étain (II) (4.33) et 0,1 g de chrome (4.24) (voir note 2).
Disperser dans 50 ml d'eau. Fixer le ballon sur le goulot rodé de l'entonnoir compte-gouttes.
Raccorder au condenseur le tube de dégagement en verre qui plonge dans le bécher
récepteur contenant 15 ml de la solution ammoniacale de sulfate de zinc (4.47) et 285 ml
d'eau. Connecter l’arrivée de gaz (air, azote ou argon) et régler le débit à environ 10 ml par
min. Arrêter le courant gazeux. Laisser s’écouler 50 ml d'acide chlorhydrique 1 + 1 (4.2)
contenus dans l’entonnoir compte-gouttes, en veillant à ce qu'une petite quantité d'acide
reste dans l'entonnoir pour assurer l’étanchéité. Rétablir le courant gazeux, porter le contenu
du ballon à ébullition et laisser bouillir pendant 10 min. Retirer le tube de dégagement qui
peut servir d'agitateur pour le dosage.
29
NA 5042
Note 1 : Si la teneur en sulfure est faible (< 0,10 %), il convient d’augmenter la masse de la prise
d'essai en proportion.
Note 2 : Le chrome favorise la décomposition des pyrites (FeS2) présentes dans le ciment.
Où :
Peser, à ± 0,0005 g, (0,1 à 1,0) g de ciment (voir Note 1) (m16) et l’introduire dans un bécher
de 250 ml. Disperser dans 75 ml d'eau environ. Agiter, ajouter prudemment 15 ml d'acide
nitrique (4.12) et faire bouillir sous hotte jusqu'à la disparition du sulfure d'hydrogène (H2S)
présent et la décomposition complète du ciment (voir Note 2).
Note 1 : Pour des teneurs en manganèse de l’ordre de 0,01 %, il est recommandé de prélever une
prise d’essai proche de 1 g et de modifier la quantité en fonction de la concentration probable de
manganèse.
Note 2 : Pour les ciments à fort résidu insoluble, la fusion d'une prise d’essai séparée peut être
nécessaire pour obtenir la solution complète. Elle est réalisée par la méthode du frittage au peroxyde
de sodium, décrite pour le dosage des éléments majeurs (voir 13.2).
Filtrer sur un papier-filtre moyen (5.16) dans un bécher de 400 ml. Laver le résidu avec de
l'eau chaude, jusqu'à ce que le volume du filtrat soit de 120 ml. Ajouter à ce filtrat 10 ml
d'acide phosphorique (4.19), homogénéiser et ajouter 1,5 g de périodate de potassium
(4.35). Chauffer à ébullition jusqu'à l'apparition de la coloration rose caractéristique du
30
NA 5042
permanganate. Si elle n'apparaît pas, réduire l'acidité par adjonction de quelques gouttes
d'hydroxyde d'ammonium concentré (4.25). Lorsque la coloration est apparue, laisser bouillir
doucement pendant 30 min. Refroidir et transférer le contenu du bécher dans une fiole
jaugée à 200 ml. Refroidir à température ambiante et porter au trait avec de l'eau.
À l'aide d'un photomètre (5.10 et 5.11), mesurer la densité optique de la solution par rapport
à l’eau, à une longueur d'onde d'environ 525 nm.
Enregistrer la valeur de la densité optique avec trois décimales. La densité optique lue sur la
courbe d'étalonnage (4.62.3) correspondant à la cuve utilisée, donne la concentration de
manganèse, C, en milligrammes de manganèse par 200 ml. Enregistrer la concentration de
manganèse , C, avec trois décimales.
Où :
La teneur en manganèse est normalement exprimée sous forme de MnO ou Mn2O3. Les
formules suivantes sont utilisées pour leur calcul :
L'analyse est effectuée après dissolution complète du ciment. La décomposition par l’acide
chlorhydrique et le chlorure d’ammonium (variante) peut être utilisée pour le ciment dont le
résidu insoluble (dosé conformément à l’article 9) ne dépasse pas 1,5 %.
Le ciment est décomposé par frittage au peroxyde de sodium ou par traitement à l’acide
chlorhydrique en présence de chlorure d'ammonium. Dans le premier cas, après dissolution
de la masse solide frittée dans l'acide chlorhydrique, la majeure partie de la silice est
précipitée soit par double insolubilisation, soit par de l'acide chlorhydrique avec coagulation
par l'oxyde de polyéthylène. Dans le deuxième cas, la majeure partie de la silice est séparée
31
NA 5042
par le traitement. La silice impure précipitée est traitée à l’acide fluorhydrique et à l'acide
sulfurique pour volatiliser la silice. Le résidu, traité par un mélange de carbonate de sodium
et de chlorure de sodium, est dissous dans de l'acide chlorhydrique et ajouté au filtrat de la
silice.
Dans la solution finale, la teneur en silice (résiduelle) soluble est déterminée par dosage
photométrique et la teneur en oxyde de fer (III), oxyde d'aluminium, oxyde de calcium et
oxyde de magnésium est déterminée par dosage complexométrique.
Les quantités relatives de silice (résiduelle) soluble pure et impure peuvent varier en fonction
du mode opératoire utilisé, mais on obtient le même résultat pour la silice totale, quel que
soit le chemin choisi dans la Figure 4.
Après 30 min, retirer le creuset du four et laisser refroidir à température ambiante. La masse
solide frittée ne doit pas adhérer aux parois du creuset. Sinon, recommencer l’opération de
décomposition à une température inférieure de 10 °C à celle précédemment utilisée.
Transférer la masse solide frittée dans un bécher de 400 ml et rincer le creuset avec 150 ml
d'eau froide.
Couvrir le bécher d'un verre de montre et chauffer jusqu'à la dispersion complète du solide.
Ajouter, avec précaution, 50 ml d'acide chlorhydrique concentré (4.1). La solution obtenue
doit être parfaitement limpide. Sinon, rejeter la solution et recommencer l’opération de
décomposition par le peroxyde à une température augmentée de 10 °C ou doubler le temps
de présence dans le four. Ajouter à la solution 1 ml d'acide sulfurique 1 + 1 (4.16). Porter la
solution à ébullition et la laisser bouillir pendant 30 min.
Cette solution est prête à être utilisée pour la précipitation de la silice, suivant 13.3 ou 13.4.
32
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1) Si le résidu insoluble dans l’acide chlorhydrique et le carbonate de sodium (voir article 9) est
supérieur à 1,5 %, il est nécessaire d’utiliser la méthode de la décomposition par le peroxyde de
sodium.
2) Lorsqu’on utilise la méthode par le chlorure d’ammonium, si le résidu après volatilisation au moyen
d’acide fluorhydrique et d’acide sulfurique dépasse 0,5 %, il est nécessaire de recommencer l’analyse
en utilisant la décomposition par le peroxyde de sodium.
33
NA 5042
13.3 Insolubilisation et dosage de la silice - Méthode par double insolubilisation
(méthode de référence)
13.3.1 Mode opératoire
Évaporer à sec la solution préparée comme décrit en 13.2, sur un appareil d'évaporation
réglé à (105 ± 5) °C (5.14). Humecter par quelques gouttes d'acide chlorhydrique concentré
(4.1). Laisser 1 heure à cette température.
Laver le filtre et le précipité avec de l'eau chaude jusqu'à complète disparition des ions
chlorure, vérifiée par l'essai au nitrate d’argent (3.6). Recueillir les eaux de lavage dans le
même ballon jaugé de 500 ml.
Calciner (3.4) le filtre et le précipité, jusqu'à masse constante (3.5) (m18), dans un creuset en
platine, à (1175 ± 25) °C.
Note : En général, un temps de calcination de 60 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Où :
Evaporer à sec la solution préparée comme décrit en 13.2. Laisser refroidir le bécher. Traiter
le résidu avec 5 ml d'eau et 10 ml d'acide chlorhydrique concentré (4.1).
34
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Tout en agitant, ajouter dans le mélange quelques flocons de papier filtre sans cendre et
ajouter ensuite 5 ml de la solution d'oxyde de polyéthylène (4.50), en vérifiant que le
précipité et l'oxyde de polyéthylène sont parfaitement mélangés, en particulier le précipité
adhérant aux parois du bécher. Agiter soigneusement le mélange, puis ajouter 10 ml d'eau
en agitant brièvement et laisser reposer pendant 5 min.
Filtrer à travers un papier filtre moyen (5.16) dans un ballon jaugé de 500 ml et rincer avec
de l'acide chlorhydrique 1 + 19 (4.7) chaud. Récupérer le précipité adhérant aux parois du
bécher au moyen d'une raclette en caoutchouc ou en plastique. Laver le filtre et le précipité
au moins cinq fois avec de l'acide chlorhydrique 1 + 19 chaud, puis rincer avec de l'eau
chaude, en vérifiant que le résidu dans le filtre est bien dispersé pendant le lavage, jusqu'à la
disparition complète des ions chlorure, vérifiée par l'essai au nitrate d'argent (3.6).
Recueillir les eaux de lavage dans le même ballon jaugé de 500 ml.
Calciner (3.4) le filtre et le précipité, à masse constante (3.5) (m19), dans un creuset en
platine, à (1175 ± 25) °C.
Note : En général, un temps de calcination de 60 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Où :
Note : Cette méthode ne doit être utilisée que si le résidu insoluble, obtenu suivant l'article 9, ne
dépasse pas 1,5 %.
Peser, à ± 0,0005 g, (1,00 ± 0,05) g de ciment (m20) et l’introduire dans un bécher de 100 ml.
Ajouter environ 1 g de chlorure d'ammonium (4.32) et mélanger soigneusement au moyen
d'un agitateur en verre. Couvrir le bécher d'un verre de montre et ajouter avec précaution
10 ml d'acide chlorhydrique concentré (4.1), en prenant soin de faire couler l’acide le long de
la paroi du bécher. Après la fin de l'effervescence, ajouter 10 gouttes d'acide nitrique (4.12)
et agiter avec un agitateur en verre, en écrasant les grumeaux éventuels.
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Placer le bécher couvert de son verre de montre sur un bain-marie bouillant et le laisser
pendant 30 min. Diluer le contenu du bécher avec une petite quantité d’eau chaude et filtrer
à travers un papier filtre lâche (5.16) dans un ballon jaugé de 500 ml. Transférer le précipité
gélatineux dans le filtre aussi complètement que possible, sans dilution, et laisser la solution
s'écouler au travers du filtre. Récupérer tout le précipité adhérant au bécher, au moyen d'une
raclette en caoutchouc ou en plastique.
Recueillir les eaux de lavage dans le même ballon jaugé de 500 ml.
Le filtrat et les eaux de lavage sont utilisés, avec le résidu d’évaporation décomposé suivant
13.7, pour le dosage photométrique de la silice soluble (c’est-à-dire, de la silice résiduelle en
solution) suivant 13.8.
Calciner (3.4) le filtre et le précipité, jusqu'à masse constante (3.5) (m21), dans un creuset en
platine à (1175 ± 25) °C.
Note : En général, un temps de calcination de 60 min est suffisant pour obtenir la masse constante.
Où :
Humecter le précipité, obtenu suivant 13.3.1 (m18) ou 13.4.1 (m19) ou 13.5.1 (m21), avec
0,5 ml à 1 ml d'eau, ajouter environ 10 ml d'acide fluorhydrique (4.10), puis deux gouttes
d'acide sulfurique (4.15). Sous hotte, évaporer sur un bain de sable ou une plaque
chauffante (5.15), puis continuer à chauffer jusqu'à la disparition totale des vapeurs blanches
de l'acide sulfurique.
Décomposer le résidu d'évaporation comme décrit en 13.7. Si le résidu obtenu par cette
méthode dépasse 0,5 %, recommencer l'analyse en utilisant la méthode de décomposition
au peroxyde de sodium (13.2).
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Où :
Vérifier visuellement qu'aucune partie du résidu ne reste collée au fond du creuset. Laisser
refroidir le creuset et son contenu, transférer dans un bécher de 250 ml, ajouter environ
100 ml d'eau et acidifier avec quelques millilitres d'acide chlorhydrique concentré (4.1).
Lorsque la masse décomposée est complètement dissoute, retirer le creuset en platine de la
solution et le rincer avec de l'eau.
Vérifier que la solution est limpide. Sinon, filtrer à travers un papier filtre moyen (5.16), laver,
brûler le papier, calciner et refaire ensuite l’opération de décomposition comme décrit ci-
dessus. Transvaser la solution dans le ballon jaugé de 500 ml contenant le filtrat et les eaux
de lavages provenant de la précipitation de la silice suivant 13.3.1 ou 13.4.1 ou 13.5.1.
Porter au trait avec de l’eau.
Agiter le ballon vigoureusement. La solution est prête à être utilisée pour le dosage
photométrique de la silice soluble (13.8) et pour le dosage complexométrique de l'oxyde de
fer (III) (13.10), de l'oxyde d'aluminium (13.11), de l'oxyde de calcium (13.12 ou 13.14) et de
l'oxyde de magnésium (13.13 ou 13.15).
Au moyen d'une pipette, prélever 20 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher en polyéthylène, contenant déjà un barreau
magnétique (5.13), et ajouter 20 ml d'eau. Tout en agitant avec l'agitateur magnétique (5.13),
ajouter 15 gouttes d'acide fluorhydrique 1 + 3 (4.11). Agiter de nouveau pendant au moins
1 min. Introduire ensuite, à la pipette, 15 ml de la solution d'acide borique (4.51). Ajouter, à la
pipette, 5 ml de la solution de molybdate d'ammonium (4.54) à la solution. Ajuster le pH de la
solution à (1,60 ± 0,05) en ajoutant, goutte à goutte, de l'hydroxyde de sodium (4.30) ou de
l'acide chlorhydrique 1 + 2 (4.3) et en utilisant un pH-mètre (5.18.1) étalonné avec une
solution tampon dont le pH est voisin (ex. : 1,40 - voir 4.59).
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Transvaser la solution dans un ballon jaugé de 100 ml et rincer le bécher avec de l'acide
chlorhydrique à pH = 1,60 (4.9). Après 20 min, ajouter, à la pipette, 5 ml de la solution
d'acide citrique (4.52), agiter et laisser reposer pendant 5 min. Puis introduire, à la pipette,
2 ml de la solution réductrice (4.58). (Temps 0).
Où :
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1 (m20), en grammes ;
m25 Est la concentration en silice de la solution déterminée suivant 13.8.1, en
milligrammes de SiO2 par 100 ml.
La teneur en silice totale, en pourcentage, est la somme de la teneur en silice pure (13.6) et
de la teneur en silice soluble (13.8).
Note 1 : La présence de titane influence la vitesse du titrage du fer par l'EDTA. On peut supprimer
cette cause d'erreur en procédant lentement, par exemple, à l'aide d'une burette automatique. Il est
également possible de masquer le titane en ajoutant 2 ml d'acide sulfurique 1 + 1 (4.16) à la solution,
avant le titrage.
Note 2 : Cette méthode utilise le dosage photométrique du point équivalent. Il est également possible
de procéder à une observation visuelle du titrage, bien que cette méthode soit moins précise. L’acide
sulfosalicilique (4.72) est un indicateur approprié (virage du violet au jaune clair).
38
NA 5042
13.10.1 Mode opératoire
Au moyen d'une pipette, prélever 100 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis,
porter avec de l’eau à un volume permettant le fonctionnement correct de l'appareil.
Ajouter 0,5 g d'acide amino-acétique (4.23) et 0,3 g à 0,4 g d'indicateur acide sulfosalicilique
(4.72).
À l’aide d'un pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à (1,5 ± 0,1) avec l'hydroxyde
d'ammonium 1 + 1 (4.26) et 1 + 10 (4.27).
Chauffer à (47,5 ± 2,5) °C. Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 520 nm et, tout en
agitant la solution, titrer avec la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l (4.65). Au voisinage du
changement de coloration de l'indicateur, tracer la courbe des valeurs relevées par l’appareil
en fonction du volume de solution d’EDTA ajouté. Enregistrer le volume total, Vtot, de solution
EDTA ajoutée. Le volume au point équivalent V10 est déterminé par l’intersection de la ligne
de plus grande pente au voisinage du virage avec la ligne dont la densité optique est
pratiquement constante après le virage. L'excédent de volume VEx de solution d'EDTA est
déterminé comme la différence entre le volume Vtot et le volume V10.
Cette solution titrée est conservée pour la détermination de la teneur en oxyde d'aluminium
suivant 13.11.1.
Où :
V10 Est le volume de solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l utilisé pour le titrage, en
millilitres ;
fD Est le facteur de la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l déterminé suivant 4.65 ;
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1(m20), en grammes.
39
NA 5042
Porter à ébullition, ajouter trois gouttes de la solution de complexonate de cuivre (4.66) et
2 ml d'indicateur PAN (4.73).
Pendant le titrage, maintenir la solution en légère ébullition (travailler sous hotte). Titrer avec
la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l (4.65) jusqu'au virage du rose violet au jaune pâle.
Lorsque la coloration rose réapparaît, ajouter de la solution d’EDTA, goutte à goutte, jusqu'à
ce que la coloration jaune persiste pendant au moins 1 min.
Où :
V11 Est le volume de solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l utilisé pour le titrage plus
l'excès de volume VEx (voir 13.10.1), en millilitres ;
fD Est le facteur de la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l déterminé suivant 4.65.3 ;
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1 (m20), en grammes.
Note 1 : Cette méthode utilise le dosage photométrique du point équivalent. Il est également possible
de procéder à une observation visuelle du titrage, bien que cette méthode soit moins précise.
L’indicateur mixte calcéine et bleu de méthylthymol, (4.75) est approprié (virage du vert pâle au rose)
pour les deux méthodes photométrique et visuelle.
Note 2 : Par cette méthode, l'oxyde de strontium éventuellement présent est dosé et exprimé sous
forme d'oxyde de calcium.
Au moyen d'une pipette, prélever 25 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12).
Porter au volume indiqué en 4.67.3 avec de l'eau et ajouter 25 ml de la solution de
triéthanolamine 1 + 4 (4.57). À l’aide du pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à
(12,5 ± 0,5) avec la solution d'hydroxyde de sodium (4.30). Ajouter, sans peser, environ 0,1 g
d'indicateur murexide (4.69) ou d'indicateur calcéine (4.70). Placer le bécher dans l'appareil
(5.12) réglé à 520 nm, si on utilise la calcéine, ou à 620 nm, si on utilise la murexide et, tout
en agitant, titrer avec la solution d’EGTA à environ 0,03 mol/l (4.67).
40
NA 5042
13.12.2 Calcul et expression des résultats
Où :
V12 Est le volume de solution d’EGTA à environ 0,03 mol/l utilisé pour le titrage, en
millilitres ;
fG Est le facteur de la solution d’EGTA à environ 0,03 mol/l déterminé suivant 4.67.3 ;
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1 (m20), en grammes.
Note : L'oxyde de strontium est dosé et exprimé sous forme d’oxyde de calcium.
Note : Cette méthode utilise le dosage photométrique du point équivalent. Il est également possible de
procéder à une observation visuelle du titrage, bien que cette méthode soit moins précise. Le bleu de
méthylthymol (4.74) est un indicateur approprié (virage du bleu au gris).
Au moyen d'une pipette, prélever 50 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12).
Ajouter 50 ml de la solution de triéthanolamine 1 + 4 (4.57) et un volume V13 de la solution
d’EGTA (4.67). Calculer le volume V13 nécessaire, en millilitres, par la formule :
Où :
V12 Est le volume de solution d’EGTA utilisé pour le titrage suivant 13.12.1, en millilitres ;
V13 Est le volume calculé de solution d’EGTA, en millilitres.
Après addition du volume calculé de solution d'EGTA, diluer avec de l’eau à un volume
permettant le fonctionnement correct de l'appareil. À l’aide d'un pH-mètre (5.18.1), ajuster le
pH de cette solution à (10,5 ± 0,5) avec de l'hydroxyde d'ammonium concentré (4.25).
41
NA 5042
Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 620 nm et, tout en agitant la solution, titrer
avec la solution de DCTA à environ 0,01 mol/l (4.68). Au voisinage du changement de
coloration de l'indicateur, tracer la courbe des valeurs des densités optiques en fonction du
volume de solution de DCTA ajouté. Le volume, V14, utilisé est déterminé par l'intersection de
la ligne de plus grande pente au voisinage du virage, avec la ligne dont la densité optique est
pratiquement constante après le virage.
Où :
V14 Est le volume de solution de DCTA à environ 0,01 mol/l utilisé pour le titrage, en
millilitres ;
fC Est le facteur de la solution de DCTA à environ 0,01 mol/l déterminé suivant 4.68.3 ;
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1 (m20), en grammes.
Note 1 : Cette méthode utilise le dosage photométrique du point équivalent. Il est également possible
de procéder à une observation visuelle du titrage. Dans ce cas, le calcon (4.71) (virage du rose au
bleu), l'indicateur mixte calcéine et bleu de méthylthymol (4.75) (virage du rose au jaune) ou le réactif
de Patton et Reeders (4.76) (virage du pourpre au bleu clair) sont des indicateurs appropriés.
Note 2 : Par cette méthode, l'oxyde de strontium éventuellement présent est dosé et exprimé sous
forme d'oxyde de calcium.
Cette méthode peut être utilisée pour le dosage de l’oxyde de calcium en présence de
manganèse. Lorsque cette méthode doit être utilisée en conjonction avec la méthode de
dosage de l’oxyde de magnésium par l’EDTA (voir 13.15), elle doit être précédée du dosage
du manganèse (voir article 12) pour comparer avec la limite donnée en 13.15.1 pour l’oxyde
de manganèse.
Au moyen d'une pipette, prélever 50 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis,
diluer avec de d'eau à un volume permettant le fonctionnement correct de l'appareil. Ajouter
50 ml de la solution de triéthanolamine 1 + 4 (4.57).
42
NA 5042
À l’aide d'un pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à (12,5 ± 0,5) avec la solution
d'hydroxyde de sodium (4.30).
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g d'indicateur murexide (4.69) ou d'indicateur calcéine (4.70)
ou d'indicateur mixte calcéine et bleu de méthylthymol (4.75). Placer le bécher dans
l'appareil (5.12) réglé à 620 nm, si on utilise la murexide, ou à 520 nm, si on utilise la
calcéine et, tout en agitant la solution, titrer avec la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l
(4.65). Au voisinage du changement de coloration de l'indicateur, tracer la courbe des
valeurs des densités optiques en fonction du volume d'EDTA ajouté. Le volume, V15, utilisé
est déterminé par l'intersection de la ligne de plus grande pente au voisinage du virage, avec
la ligne dont la densité optique est pratiquement constante après le virage.
Où :
V15 Est le volume de solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l utilisé pour le titrage, en
millilitres ;
fD Est le facteur de la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l déterminé suivant 4.65.3 ;
m23 Est la masse de la prise d'essai utilisée en 13.2 (m17) ou 13.5.1 (m20), en grammes.
Note : L'oxyde de strontium est dosé et exprimé sous forme d’oxyde de calcium.
Note : Cette méthode utilise le dosage photométrique du point équivalent. Il est également possible de
déterminer visuellement le point équivalent du titrage. Dans ce cas l'indicateur mixte calcéine et bleu
de méthylthymol (4.75) (virage du rose à l'incolore) ou l’indicateur mixte (4.77) (virage du rose à
l’incolore) ou une dispersion de 1 g pourpre de phtaléine dans 100 g de NaCl solide (virage du violet
au rose pâle), sont des indicateurs appropriés.
Dans les rares cas où un ciment a une teneur en oxyde de manganèse (Mn2O3) supérieure à
0,5 %, seule la méthode de dosage de l'oxyde de magnésium par le DCTA (13.13) est
applicable.
Au moyen d'une pipette, prélever 50 ml de la solution préparée suivant 13.7, dans le ballon
jaugé de 500 ml, et l’introduire dans un bécher adapté à l'appareil de mesurage (5.12). Puis,
diluer avec de l'eau à un volume permettant le fonctionnement correct de l'appareil. Ajouter
50 ml de la solution de triéthanolamine 1 + 4 (4.57).
43
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À l’aide d'un pH-mètre (5.18.1), ajuster le pH de cette solution à (10,5 ± 0,5) avec de
l'hydroxyde d'ammonium 1 + 1 (4.26).
Au moyen d’une burette, ajouter le volume V15 de solution d’EDTA (4.65) nécessaire au
titrage de l'oxyde de calcium, précédemment déterminé en 13.14.2.
Ajouter, sans peser, environ 0,1 g de bleu de méthylthymol (4.74), ou d'indicateur mixte
calcéine et bleu de méthylthymol (4.75), ou d’indicateur mixte (4.77).
Placer le bécher dans l'appareil (5.12) réglé à 620 nm et, tout en agitant la solution, titrer
avec la solution d’EDTA à environ 0,03 mol/l (4.65). Au voisinage du changement de
coloration de l'indicateur, tracer la courbe des valeurs des densités optiques en fonction du
volume de solution d’EDTA ajouté. Le volume utilisé, V16, est déterminé par l'intersection de
la ligne de plus grande pente au voisinage du virage, avec la ligne dont la densité optique est
pratiquement constante après le virage.
Où :
Cette méthode donne la teneur totale en chlorure plus bromure et exprime le résultat sous
forme d'ions chlorure (Cl–). Le ciment est traité à l’acide nitrique dilué bouillant pour le
décomposer et pour éliminer les sulfures. Le chlorure dissout est précipité en utilisant un
volume connu d’une solution étalon de nitrate d’argent. Après ébullition, le précipité est lavé
avec de l’acide nitrique dilué et il est écarté. Le filtrat et les eaux de lavage sont refroidis au-
dessous de 25 °C et le nitrate d’argent résiduel est titré avec une solution étalonnée de
thiocyanate d’ammonium, en utilisant un sel ferrique (III) comme indicateur.
44
NA 5042
14.2 Mode opératoire
Peser, à ± 0,0005 g, (5,00 ± 0,05) g de ciment (m26) et l’introduire dans un bécher haut de
400 ml, ajouter 50 ml d’eau, et tout en agitant au moyen d’un agitateur en verre, ajouter
50 ml d’acide nitrique 1 + 2 (4.13). Porter le mélange à ébullition (sous hotte pour les
échantillons contenant du sulfure), en agitant de temps à autres, et laisser bouillir pendant
1 à 2 min en évitant toute perte de liquide. Retirer de la source de chaleur et, au moyen
d’une pipette (5.17), ajouter 5 ml de la solution de nitrate d’argent (4.44) à la solution. Puis
laisser bouillir pendant au moins 1 min et au plus 2 min et filtrer dans une fiole conique de
500 ml, à travers un papier filtre lâche (5.16), préalablement lavé avec de l’acide nitrique 1 +
100 (4.14). Laver le bécher, l’agitateur en verre et le papier filtre avec de l’acide nitrique 1 +
100 jusqu’à ce que le volume du filtrat et les eaux de lavage, soit approximativement de
200 ml. Refroidir le filtrat et les eaux de lavage au-dessous de 25 °C dans une lumière
tamisée ou dans le noir.
Effectuer la même opération sans échantillon de ciment et noter le volume V18 de solution de
thiocyanate d’ammonium utilisé pour le titrage à blanc.
Où :
45
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15. Dosage du dioxyde de carbone (méthode de référence)
15.1 Principe
15.2 Appareillage
Conditionner les tubes d’absorption fermés (13) pendant 15 min dans le coffre de pesage
pour obtenir la température d’équilibre. Puis peser chaque tube séparément. Arrêter le
courant gazeux et fixer les tubes sur l’appareil comme montré à la Figure 2.
Note : Lors de la manipulation des tubes, il convient de prendre des précautions pour éviter d’affecter
leur poids, de les détériorer ou de se blesser. Il est conseillé de porter des gants de protection pour
effectuer cette opération.
Rétablir le courant gazeux. Après 10 min, fermer et retirer les tubes d’absorption (13). Placer
les tubes dans le coffre de pesage pendant 15 min. Puis peser les tubes séparément.
Recommencer l’opération (circulation de gaz, retrait et pesage des tubes absorption (13)
autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que les résultats de deux pesages successifs d’un
même tube ne diffèrent pas de plus de 0,0005 g.
Fixer les tubes d’absorption pesés (13) sur l’appareil, comme montré à la Figure 2.
46
NA 5042
Fermer et retirer les tubes d’absorption (13). Placer les tubes dans le coffre de pesage
pendant 15 min. Puis peser les tubes séparément. L’accroissement de la masse de chaque
tube est utilisé pour le calcul de la teneur en dioxyde de carbone (voir 15.4).
Le dioxyde de carbone est presque complètement absorbé par le premier tube (13). Si
l’accroissement de la masse du deuxième tube (13) dépasse 0,0005 g, renouveler
l’absorbant du premier tube (13) et recommencer l’essai.
Où :
Le dioxyde de carbone est chassé par traitement à l’acide sulfurique, absorbé par de
l’hydroxyde de sodium et dosé par la méthode gravimétrique. Le sulfure d’hydrogène
éventuellement présent, qui peut influer sur les résultats, est absorbé par du chlorure
mercurique (II).
16.2 Appareillage
L’appareillage (5.20) est montré à la Figure 3. Une petite pompe à vide est utilisée pour créer
une pression réduite dans l’appareil.
47
NA 5042
Raccorder le ballon au goulot rodé de l’entonnoir compte-gouttes (1). Puis aspirer l’air
pendant 15 min à travers l’appareil, en le faisant passer d’abord dans une colonne
d’absorption (8) remplie d’absorbant (4.86) pour éliminer l’oxyde de carbone avant que l’air
n’arrive dans le ballon.
Conditionner les tubes d'absorption fermés (4) pendant 15 min dans le coffre de pesage pour
obtenir la température d'équilibre. Puis peser chaque tube séparément. Arrêter le courant
gazeux et fixer les tubes sur l'appareil comme indiqué à la figure 3.
Note : Lors de la manipulation des tubes, il convient de prendre des précautions pour éviter d’affecter
leur poids, de les détériorer ou de se blesser. Il est conseillé de porter des gants de protection pour
effectuer cette opération.
Remettre la pompe à vide en marche, de telle manière que le courant d’air entraîne le
dioxyde de carbone libéré pour le faire passer dans le condenseur (2) et les deux premiers
tubes d’absorption (3) remplis de perchlorate de magnésium (4.85) dans le but d'assécher
l’air, et ensuite dans les deux tubes d’absorption (4) préalablement pesés, remplis
d’absorbant (4.85 et4.86). Un tube d’absorption (5), rempli de perchlorate de magnésium
(4.85) et d’absorbant (4.86), est placé après ces tubes pour empêcher la pénétration de l’air
ambiant. Une barboteur à gaz vide (9) est installé de même qu'un autre barboteur (10) rempli
d’acide sulfurique concentré (4.15) ou de paraffine, qui sert de compteur de bulles.
Après environ 10 min, porter à ébullition le contenu du ballon et laisser bouillir doucement
pendant 5 min. Maintenir le courant d’air à travers l’appareil jusqu’au refroidissement complet
du ballon à température ambiante. Fermer les robinets et retirer les tubes d’absorption (4).
Placer les tubes dans le coffre de pesage pendant 15 min, pour obtenir la température
d’équilibre. Puis peser les tubes (4).
Où :
48
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16.5 Répétabilité et reproductibilité
Une flamme de butane, de propane, ou d'acéthylène est utilisée pour exciter les métaux
alcalins et provoquer l’émission de leur spectre caractéristique dans le domaine visible.
L’émission est proportionnelle à la teneur en alcalis à de faibles concentrations. L’influence,
sur le dosage du sodium, de grandes quantités de calcium présentes dans l’échantillon est
supprimée au moyen d’acide phosphorique. L’influence de l’acide phosphorique sur
l’émission de potassium provenant des solutions d’étalonnage est supprimée par l’addition
de calcium dans les solutions d’étalonnage.
17.2 Réactifs
Lorsqu'un nouveau lot d'un réactif est utilisé, déterminer sa teneur en alcalis, par la présente
méthode. Si la teneur en alcalis d’un réactif dépasse 0,01 %, remplacé le lot par un autre, qui
doit être vérifié de la même manière, ou préparer de nouvelles solutions d'étalonnage.
Pour préparer les solutions d’étalonnage, utiliser les volumes de solution alcaline étalon, de
solution acide étalon et de solution calcique étalon indiqués au Tableau 4. Porter les
volumes donnés aux lignes 1 à 7 à 1000 ml avec de l’eau et mélanger soigneusement.
Conserver ces solutions d’étalonnage dans des bouteilles en polyéthylène. Vaporiser les
solutions d’étalonnage dans la flamme du photomètre de flamme (5.21). Vaporiser la solution
à blanc (Tableau 4, S1) en premier et caler l’indication de l’appareil sur zéro. Vaporiser la
solution qui a la plus forte concentration (S7) et caler l’indication de l’appareil sur intensité
maximale. Vaporiser les autres solutions d’étalonnage dans l’ordre croissant de la
concentration (S2 à S6). Mesurer les intensités pour Na2O à 589 nm et pour K2O à 768 nm.
Tracer les courbes des intensités mesurées en fonction des concentrations correspondantes
de Na2O et de K2O dans les solutions d’étalonnage.
Note : Cette méthode est applicable aux ciments dont la teneur en résidu insoluble, déterminée
suivant l’article 9, ne dépasse pas 3 %.
Peser (0,5000 ± 0,0005) g de ciment et l’introduire dans un bécher de 250 ml. Ajouter 50 ml
d’eau et 50 ml d’acide chlorhydrique 1 + 19 (4.7) et mélanger pour former un coulis. Chauffer
le mélange jusqu’à la décomposition du ciment, en écrasant les grumeaux avec une
baguette en verre. Puis, laisser refroidir la suspension à température ambiante. Transvaser
le contenu du bécher en le rinçant avec de l'eau dans un ballon jaugé de 500 ml. Ajouter
50 ml d’acide phosphorique 1 + 19 (4.20), porter au trait avec de l’eau et mélanger
soigneusement. Filtrer, sans laver, une quantité suffisante de solution, à travers le papier
filtre (5.23), dans un bécher propre et sec, avant de vaporiser la solution dans la flamme.
49
NA 5042
Tableau 4 : Volumes de solution étalon pour la préparation de solution d’étalonnage et
leurs concentrations en oxyde de sodium et en oxyde de potassium
Avertissement 1 : Exécuter les méthodes d'évaporation ci-dessous sous une hotte appropriée
(voir avertissement 2) car les vapeurs d'acide nitrique (4.12), d'acide perchlorique (4.18) et
d'acide fluorhydrique (4.10) sont dangereuses. De plus, porter des lunettes de protection et
des gants en caoutchouc ou en plastique pour manipuler ou agiter ces acides et les mélanges
qui en contiennent.
Note : Lorsque la teneur en résidu insoluble, déterminée suivant l’article 9, dépasse 3 %, il convient
d’utiliser la méthode décrite ci-dessous.
Peser (0,5000 ± 0,0005) g de ciment, dans une capsule en platine et ajouter 15 ml d’acide
nitrique (4.12). Chauffer le mélange par exemple sur une plaque chauffante, et évaporer à
sec. Disperser le résidu d’évaporation dans 15 ml d’eau. Ajouter 5 ml d’acide perchlorique
(4.18) et ajouter ensuite 25 ml d’acide fluorhydrique (4.10).
Avertissement 2 : Les vapeurs d’acide perchlorique forment des mélanges explosifs avec les
matières organiques. Par conséquent, il est nécessaire de prendre des mesures de précaution
particulières lorsqu’on on utilise l’acide perchlorique, comme par exemple de travailler sous
une hotte rincée par un courant d’eau et de bannir toute utilisation de substances organiques
sous la même hotte.
50
NA 5042
17.5 Mode opératoire
Vaporiser la solution échantillon préparée comme décrit en 17.4.1 ou 17.4.2 dans la flamme
du photomètre de flamme (5.21). Mesurer l’intensité de la ligne de sodium à 589 nm et de la
ligne de potassium à 768 nm. Déterminer la concentration d’oxyde de sodium ou d’oxyde de
potassium dans la solution, respectivement, par une interpolation linéaire à partir des
intensités et des concentrations correspondantes des solutions d’étalonnage, mesurées
comme décrit en 17.3.
Utiliser les courbes établies conformément à 17.3 pour obtenir les concentrations d’oxyde de
sodium et d’oxyde de potassium dans la solution, en mg/l, ou utiliser les intensités et les
concentrations correspondantes des solutions d’étalonnage avec l’intensité immédiatement
supérieure et immédiatement inférieure pour le calcul ci-dessous.
Où :
51
NA 5042
Où :
Note : L’équivalent d’oxyde de sodium, déterminé conformément à la présente norme, est parfois
désigné comme la teneur en alcalis solubles dans l’acide pour faire la distinction avec les dosages qui
utilisent d’autres méthodes d’extraction, ex. : la teneur en alcalis solubles dans l’eau.
Les ciments qui ont un résidu insoluble ne dépassant pas 3 %, déterminé suivant l’article 9,
sont traités à l’acide chlorhydrique. Les ciments qui ont un résidu insoluble supérieur à 3 %,
sont d’abord évaporés avec de l’acide fluorhydrique/acide sulfurique. La teneur en alcalis
des solutions est déterminée par la photométrie de flamme.
18.2 Réactifs
Lorsqu'un nouveau lot d'un réactif est utilisé, déterminer sa teneur en alcalis, par la présente
méthode. Si la teneur en alcalis d’un réactif dépasse 0,01 %, remplacé le lot par un autre, qui
doit être vérifié de la même manière, ou préparer de nouvelles solutions d'étalonnage.
Dans le cas des ciments qui ont un résidu insoluble ne dépassant pas 3 %, évaporer à sec
20 ml d’acide chlorhydrique 1 + 9 (4.5) et, dans le cas des ciments qui ont un résidu
insoluble supérieur à 3 %, évaporer à sec 15 ml d’acide fluorhydrique (4.10) et 5 ml d’acide
sulfurique (4.15), pour préparer les solutions d’étalonnage pour chaque point d’étalonnage.
52
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Dans les deux cas, dissoudre le résidu d’évaporation avec 2 ml d’acide chlorhydrique 1 + 9
(4.5) et 3 ml d’eau. Transvaser la solution dans un ballon jaugé de 100 ml et ajouter 10 ml de
solution tampon (4.94). Ajouter les quantités de solution alcaline étalon (4.88) indiquées au
Tableau 5 dans les ballons jaugés individuels, au moyen d’une burette étalonnée (5.17).
Pour une prise d’essai de 0,2000 g au départ, les valeurs mesurées pour les ballons 1 à 7
correspondent aux teneurs en Na2O et K2O indiquées au Tableau 6.
Tableau 6 : Teneur en alcalis des solutions étalons contenues dans les ballons jaugés
Vaporiser ensuite les autres solutions d’étalonnage dans l’ordre croissant de la teneur en
alcalis (2 à 7). Mesurer les intensités pour Na2O à 589 nm et pour K2O à 768 nm. Tracer les
courbes des intensités mesurées en fonction des teneurs correspondantes en oxyde de
sodium et en oxyde de potassium des solutions d’étalonnage.
Note : Cette méthode est applicable aux ciments dont la teneur en résidu insoluble, déterminée
suivant l’article 9, ne dépasse pas 3 %.
Peser, à ± 0,0005 g, (0,200 ± 0,005) g de ciment dans la capsule en platine (5.22). Ajouter
3 ml d’eau et mélanger pour former un coulis, puis évaporer à sec après avoir ajouté 20 ml
d’acide chlorhydrique 1 + 9 (4.5). Ajouter de l’eau chaude et 2 ml d’acide chlorhydrique 1 + 9
au résidu. Filtrer, à travers un papier filtre (5.23), dans un ballon jaugé de 100 ml contenant
déjà 10 ml de solution tampon (4.94). Laver le résidu avec de l’eau chaude jusqu’à ce que le
ballon jaugé soit rempli presque au niveau du trait. Puis refroidir à température ambiante et
porter au trait avec de l’eau.
53
NA 5042
18.4.2 Ciments avec un résidu insoluble dépassant 3 %
Avertissement : Exécuter les méthodes d'évaporation ci-dessous sous une hotte appropriée
car les vapeurs d'acide sulfurique (4.15) et d'acide fluorhydrique (4.10) sont dangereuses. De
plus, porter des lunettes de protection et des gants en caoutchouc ou en plastique pour
manipuler ou agiter ces acides et les mélanges qui en contiennent.
Note : Lorsque la teneur en résidu insoluble, déterminée suivant l’article 9, dépasse 3 %, il convient
d’utiliser la méthode décrite ci-dessous.
Peser, à ± 0,0005 g, (0,200 ± 0,005) g de ciment dans la capsule en platine (5.22). Ajouter
3 ml d’eau et mélanger pour former un coulis, puis évaporer après avoir ajouté 5 ml d’acide
sulfurique (4.15) et 15 ml d’acide fluorhydrique (4.10). Evaporer à sec sous la lampe de
chauffage (5.25). Mélanger le résidu avec de l’eau chaude et 2 ml d’acide chlorhydrique
1 + 9 (4.5). Reprendre ensuite, à partir de l’opération de filtrage, le mode opératoire décrit en
18.4.1.
Calculer le teneur de chaque oxyde d'alcalis, comme un pourcentage, pour une prise d'essai
originel de 0,2000 g en divisant chaque valeur obtenue, en pourcent, en 18.4.1 (ou 18.4.2),
par la masse réelle de la prise d'essai en multipliant par 0,2.
54