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Droit Pé Nal Gé N㩠Ral

Le droit pénal régit les comportements nuisibles à l'ordre social et comprend des règles pour sanctionner les infractions. Les infractions sont classées par gravité en crimes, délits et contraventions, et par nature en infractions politiques, militaires et de terrorisme. La légalité des délits et des peines est un principe fondamental, stipulant qu'aucune infraction ne peut être poursuivie sans une loi préexistante.

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Droit Pé Nal Gé N㩠Ral

Le droit pénal régit les comportements nuisibles à l'ordre social et comprend des règles pour sanctionner les infractions. Les infractions sont classées par gravité en crimes, délits et contraventions, et par nature en infractions politiques, militaires et de terrorisme. La légalité des délits et des peines est un principe fondamental, stipulant qu'aucune infraction ne peut être poursuivie sans une loi préexistante.

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DROIT PENAL

GENERAL
Introduction
DROIT PENAL

 Droit Criminel

Au sens étroit, c’est « Au sens plus large, c’est


l’ensemble des règles « l’ensemble des lois qui
juridiques pourvues régissent l’exercice de la
d’une peine ». répression par l’Etat ».
Introduction
Le droit pénal incrimine et sanctionne les comportements qui
portent atteinte à l’organisation de la vie sociale et aux
valeurs essentielles de la société.

Protéger l’ordre social

Sanctionner
Dissuader ceux
ceux qui y
qui seraient
portent atteinte
tentés de le
faire.
Introduction
Les fondements théoriques du droit pénal

 Pourquoi la société éprouve-t-elle le besoin de sanctionner ceux


qui ne respecte les normes qu’elle édicte ?
 Quel est le sens de la peine ?

Si on adhère au
Si on adhère au libre déterminisme, la peine a une
arbitre, on considère que fonction très limitée puisque
le délinquant a l’action de l’homme est
délibérément choisi déterminée d’après les
d’enfreindre la loi. conditions dans lesquelles il
Dans ces conditions : vit, sa constitution
• la peine a une fonction psychologique, physiologique.
moralisatrice ; La sanction ne vise pas alors
• la peine a aussi une à punir mais à organiser une
fonction dissuasive. réaction sociale.
Introduction
La réalité pratique du phénomène criminelle

 Le phénomène ne peut se mesurer qu’au regard du nombre des


condamnations prononcées par les tribunaux et au nombre
d’affaires traitées par la police.

La criminologie est une


science visant à dégager
les causes du phénomène
criminel grâce à l’apport La politique criminelle
d’autres sciences, telles est une science destinée
que les sciences médicales à recenser les
ou sociales. différents moyens de
lutte contre le crime.
1ère Partie: L’Infraction
L’infraction peut être définie comme
« tout fait contraire à l’ordre social, qui expose celui qui l’a
commis à une peine et ou à une mesure de sûreté »

assistance,
surveillance,
peines de police,
traitement,
correctionnelles,
cure de
afflictives,
désintoxication,
infamantes
travail d’intérêt
général, suivi
socio-judiciaire

Elle peux être aussi définie comme « une action ou


une omission définie et punie par la loi pénale,
imputable à son auteur et ne se justifiant pas par
l’exercice d’un droit »
Classification des Infractions
 Selon leur gravité

L’article 1 du Code pénal suggère une classification


des infractions selon leur gravité en :

crimes délits

contraventions
Classification des Infractions
 Selon leur gravité

contraventions
 Les contraventions sont les infractions punies d’une peine
contraventionnelle, c’est-à-dire une peine d’amende n’excédant pas
20.000 F ou la confiscation.

 L'emprisonnement pour contravention de police ne pourra être


moindre d'un jour, ni excéder un mois (art. 2 CC).

 L’action publique est prescrite au bout d’un an. La prescription de la


peine est de deux ans.
Classification des Infractions
 Selon leur gravité

délits
 Les délits sont les infractions punies d’une peine correctionnelle,
c’est-à-dire une peine d’emprisonnement de 10 ans au plus, une
amende au moins égale à 25.000 F et/ou une interdiction à temps de
certains droits civiques, civils ou de famille

 Les délits sont jugés par le tribunal correctionnel. L’instruction est


facultative en matière de délits et elle n’a lieu que devant le juge
d’instruction. La procédure dite de la « comparution immédiate »
n’est possible qu’en matière de délit.

 L’action publique est prescrite au bout de trois ans. La prescription


de la peine est de cinq ans.
Classification des Infractions
 Selon leur gravité

crimes
 Les crimes sont les infractions punies de peines criminelles qui sont
afflictives et infamantes (travaux forcés à perpétuité, travaux
forcés à temps, détention criminelle) ou seulement infamantes (la
dégradation civique).

 Les crimes sont jugés par la chambre criminelle. Une instruction est
obligatoire pour les crimes et elle a nécessairement lieu à deux
degrés, le premier devant le juge d’instruction, le second devant la
chambre d’accusation.

 L’action publique est prescrite au bout de dix ans. La prescription


de la peine est de vingt ans.
Classification des Infractions
 Selon leur nature

Le législateur soumet les infractions à un régime


particulier selon leur nature.

Infractions Infractions
militaires de terrorisme

Infractions
politiques
Classification des Infractions
 Selon leur nature

Infractions politiques
 Sont politiques, les infractions qui ont pour objet de porter
atteinte à l’ordre politique de l’Etat. Cet objet politique doit
s’entendre comme toute atteinte à l’organisation et au
fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

 Aujourd’hui, les crimes et délits politiques sont instruits et jugés


par les juridictions de droit commun. Cependant, pour certaines
infractions, l’instruction et le jugement sont régis par des
dispositions dérogatoires au droit commun. Ainsi, la Haute Cour de
Justice est compétente pour juger de la haute trahison.
Classification des Infractions
 Selon leur nature

Infractions militaires
 Les infractions militaires sont définies et sanctionnées par le Code
de justice militaire qui incrimine certains comportements
particuliers (désertion, mutilation volontaire, etc.).

 En matière de contravention et de délit, le tribunal de grande


instance hors classe de Dakar est compétent pour juger les
hommes de troupe, les sous-officiers et officiers jusqu’au grade de
capitaine. La cour d’appel de Dakar est compétente pour juger les
officiers supérieurs. Les infractions sont instruites et jugées selon
les règles du code de procédure pénale.
Classification des Infractions
 Selon leur nature

Infractions de terrorisme

 Constituent des actes de terrorisme, à condition d’être «


intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou
collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par
l’intimidation ou la terreur », certaines infractions réprimées au titre
d’infractions de droit commun et d’autres infractions spécifiques.

 Néanmoins, il faut signaler qu’INTERPOL considère que les terroristes


coupables de crimes de sang doivent être traités comme des criminels
de droit commun, quelle que soit leur motivation.
L’ELEMENT LEGAL
Le principe de la légalité des délits et des peines

« Nullum crimen, nulla poena sine lege »

La loi est la principale source du droit pénal


La loi en principe mais parfois le règlement

La loi pénale est Nul ne peut être poursuivi pour


d’interprétation stricte des faits qui n’ont pas
Toute interprétation par expressément prévu par un texte
analogie est contraire au
En l’absence de texte punissant le
principe de légalité. Néanmoins,
comportement moralement
cela ne signifie pas que le texte
condamnable et socialement nuisible,
pénal doit être interprété
la seule solution est la relaxe ou
restrictivement : le juger doit
l’acquittement. Souvent, le législateur
tirer toutes les conséquences du
intervient ensuite en créant une
texte que le législateur a voulu
lui attacher. nouvelle infraction.
L’ELEMENT LEGAL

La hiérarchie des normes

Les normes internationales


En vertu de la Constitution, les
traités régulièrement ratifiés ont
une valeur supérieure aux lois. Cela
signifie que le juge pénal doit
écarter l’application d’un texte Les normes nationales
national si celui-ci est contraire à
Au sommet de la hiérarchie figure la
une norme internationale.
Constitution. Il coexiste deux sources
nationales de droit pénal : la loi et le
règlement. La coutume ne peut pas
être source de droit pénal, comme elle
l’est en matière civile ou commerciale.
L’ELEMENT LEGAL
L’application de la loi pénale
L’application de la loi pénale dans Le temps

Si une loi crée une nouvelle infraction ou aggrave les peines d’une infraction
existante, elle ne s’appliquera qu’aux faits commis postérieurement à son
entrée vigueur.
Toutefois les dispositions nouvelles s’appliquent aux infractions commises
avant leur entrée en vigueur et n’ayant pas donné lieu à une condamnation
passée en force de chose jugée lorsqu’elles sont moins sévères que les
dispositions anciennes

EXCEPTION
Cependant, il faut signaler que cette règle ne concerne que
les règles de fond. Les règles de forme relatives à la
constatation, à la poursuite de l’infraction, à la compétence
et à la procédure s’appliquent immédiatement, même au
jugement de faits commis avant leur entrée en vigueur.
L’ELEMENT LEGAL
L’application de la loi pénale
L’application de la loi pénale dans l’espace

La loi pénale sénégalaise est applicable aux infractions commises sur le


territoire de la République sénégalaise, les navires battant pavillon
sénégalais, les navires de la marine nationale et les aéronefs
immatriculés au Sénégal. C’est le principe de la territorialité de la loi
pénale. Peu importe la nationalité de l’auteur ou de la victime de l’infraction.

EXCEPTION
 Le juge sénégalais est compétent pour juger une
infraction, dont une partie seulement a été commise au
Sénégal.
 Il est également compétent pour juger l’auteur d’un acte
de complicité accompli au Sénégal d’un crime ou délit
commis à l’étranger.
 Le juge sénégalais est compétent si l’infraction, bien que
commise à l’étranger, menace les intérêts du Sénégal.
L’ELEMENT MATERIEL
Pour qu’une infraction soit commise, il faut que le comportement
se matérialise par un fait extérieur, un comportement
objectivement constatable. Le droit pénal ne sanctionne pas les
intentions coupables tant qu’elles ne se sont pas matérialisées
par un certain comportement.

Le contenu

Le temps Le résultat
L’ELEMENT MATERIEL
Le contenu de l’infraction

Action/Omission

 La plupart des infractions sont des infractions de


commissions, ce qui signifie que l’élément matériel
consiste en l’accomplissement d’un acte positif :
le meurtre, le vol, l’escroquerie, le viol, etc…

 Certaines infractions sont d’omission, la conduite


condamnable consistant en une abstention. On
reproche à l’agent de ne pas avoir fait ce que la loi
lui commandait de faire : non-assistance à personne
en péril, délaissement d’une personne qui n’est pas
en mesure de se protéger.
L’ELEMENT MATERIEL
Le contenu de l’infraction

Acte unique/Pluralité d’actes

L’infraction peut L’infraction peut résulter de la commission de


résulter de la plusieurs actes : l’infraction est dite
commission d’un complexe. Tel est le cas par exemple de
seul acte : l’escroquerie qui suppose l’accomplissement de
l’infraction est manœuvres et la remise d’une chose par la
dite simple. Tel victime.
est le cas par
exemple du vol qui L’infraction peut résulter de l’accomplissement
résulte de la de plusieurs actes semblables dont chacun pris
soustraction isolément n’est pas punissable mais dont la
frauduleuse de la répétition constitue l’infraction : l’infraction
chose d’autrui. est dite d’habitude. Tel est le cas par exemple
de l’infraction d’exercice illégal de la médecine.
L’ELEMENT MATERIEL
Le temps de l’infraction
 L’infraction instantanée est celle qui se consomme
en un seul trait de temps par une action ou une
omission dont la durée est indifférente : par
exemple, le meurtre, le vol.

 L’infraction continue est celle qui se consomme


par une action ou une omission exigeant une
certaine continuité, une réitération constante de
la volonté coupable : par exemple le port illégal de
décoration, le recel.

 Les intérêts tenant à la distinction entre les


infractions instantanées et les infractions
continues tiennent notamment à la détermination
du point de départ du délai de prescription, à
l’application de la loi nouvelle, à la compétence
territoriale de la juridiction de jugement.
L’ELEMENT MATERIEL
Le résultat de l’infraction

Infraction matérielle/Infraction formelle

 L’infraction matérielle est celle qui n’est pleinement


consommée que par l’obtention du résultat prévu par
la loi. Le résultat est un élément constitutif de
l’infraction. Tel est le cas du vol et du meurtre qui
supposent la réalisation d’un préjudice.

 L’infraction formelle est celle pour laquelle le


législateur a seulement incriminé un certain
comportement (la mise en danger d’autrui), ou l’emploi
de certains moyens (l’empoisonnement : il suffit
d’avoir administré ou employé des substances de
nature à entraîner la mort) indépendamment du
résultat produit.
L’ELEMENT MATERIEL
Le résultat de l’infraction
La tentative
Art.2CP «Toute tentative de crime qui aura été manifestée par un
commencement d'exécution, si elle n'a été suspendue ou si elle n'a manqué son
effet que par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur,
est considérée comme le crime même.»
Art.3CP « Les tentatives de délits ne sont considérées comme délits que dans
les cas déterminés par une disposition spéciale de la loi »

« Le commencement d’exécution n’est caractérisée que par


des actes devant avoir pour conséquence immédiate et directe
de consommer le crime, celui-ci étant ainsi entré dans la
période d’exécution » (Crim. 22 mai 1984, Bull. Crim. n°187)
Dans le désistement involontaire, l’agent a été empêché d’atteindre
le résultat par une circonstance indépendante de sa volonté. Au
contraire, le désistement volontaire est celui n’a été déterminé par
aucune cause extérieure à l’agent, mais par sa seule décision, quel qu’en
ait été le motif. Dans ce cas, le début d’exécution (à condition qu’il ne
soit pas en soi constitutif d’une autre infraction ) n’est pas punissable.
L’ELEMENT MATERIEL
Le résultat de l’infraction

La tentative

L’infraction impossible
C’est celle dont la réalisation est impossible, elle est
punie, en principe, comme une tentative (ex. pénétrer
dans un véhicule dans lequel il n’y a rien à voler ; vouloir
tuer quelqu’un qui est déjà décédé).
Il arrive aussi parfois que l’infraction impossible ne
soit pas punissable. C’est le cas de l’empoisonnement
qui se définit comme l’emploi ou l’administration de
substances de nature à entraîner la mort. Si les
substances ne sont pas mortifères, l’infraction n’est pas
punissable en dépit de l’intention meurtrière de l’agent.
L’ELEMENT MORAL
Le droit pénal ne sanctionne que les comportements
antisociaux : même en présence d’un résultat fortement
dommageable, l’auteur ne sera pas puni s’il n’est pas l’œuvre de sa
volonté mais le résultat, par exemple, d’un cas de force majeure.

les différents Les causes


degrés de l’élément d’exonération
moral totale ou partielle
L’ELEMENT MORAL
Les différents degrés de l’élément moral

Les infractions intentionnelles

Sont intentionnelles, tous les crimes, de nombreux délits et


certaines contraventions.
• L’intention ou le dol criminel constitue l’élément moral de ces
infractions intentionnelles. Le caractère intentionnel de
l’infraction signifie que son auteur a eu conscience
d’enfreindre la loi et a agi sciemment en vue de la réalisation
de l’acte incriminé peu importe, en principe, les mobiles qui
animent l’auteur de l’infraction.
L’ELEMENT MORAL
Les différents degrés de l’élément moral

Les infractions intentionnelles

• Parfois, le législateur prend en considération les


mobiles de l’auteur. Dans ce cas l’infraction suppose
non seulement une intention, mais encore un certain
mobile précisément déterminé par la loi, le « dol
spécial ».
• Le dol spécial ou spécifique a pu être défini comme «
la volonté utilisée dans le but de nuire à une valeur
sociale déterminée ; le comportement de l’agent est
en réaction d’hostilité, et non de simple indifférence
» (A.C. Dana).
• Parfois aussi, le mobile sera pris en compte et il n’y
aura pas d’infraction. C’est ainsi qu’il n’y a pas
d’infraction en cas de légitime défense car le mobile
de l’agent n’est pas antisocial.
L’ELEMENT MORAL
Les différents degrés de l’élément moral

Les infractions non-intentionnelles

Les infractions d’imprudence


Une faute d’imprudence ou de négligence ou encore un simple manquement à une obligation
de prudence ou de sécurité prévue par les lois ou les règlements est requis par la loi mais la
loi n’exige pas que l’agent ait voulu le résultat produit par son imprudence (l’homicide, la
destruction d’un bien par incendie…)
En cas de causalité indirecte, il faut qu’existe une faute d’une particulière intensité pour
que la responsabilité pénale de l’auteur du comportement originel puisse être engagée.
Deux hypothèses de causalité indirecte sont envisagées :
 lorsque l’auteur indirect a créé ou contribué à créer la situation qui a permis la
réalisation du dommage ;
 lorsque l’auteur médiat n’a pas pris les mesures nécessaires pour permettre d’éviter le
dommage.
Dans ces hypothèses de causalité indirecte, l’agent ne sera punissable que s’il est établi qu’il
a commis « une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière
gravité qu’il ne pouvait ignorer ». Trois éléments sont constitutifs de cette faute :
- une faute caractérisée, c’est-à-dire affirmée, d’une particulière évidence, d’un certain
degré de gravité ;
- qui expose autrui à un danger d’une particulière gravité ;
- que l’agent ne pouvait pas ignorer : il ne suffira pas de constater qu’il aurait dû savoir.
L’ELEMENT MORAL
Les différents degrés de l’élément moral

Les infractions non-intentionnelle

Les infractions contraventionnelles


Ce sont des infractions que la simple violation de la prescription légale
ou réglementaire suffit à constituer. Elles résultent du seul fait de la
violation de la prescription légale ou règlementaire.

Entrent dans cette catégorie, la plupart des contraventions et certains


délits, comme les délits de pêche, de chasse ou les infractions en
matière de douanes.
L’ELEMENT MORAL
Les causes d’exonération de responsabilité

Les causes subjectives d’exonération

Le trouble psychique ou
neuropsychique (Art. 50 CP)
Il doit abolir tout La contrainte (Art. 50 CP )
discernement ou le contrôle Elle doit être irrésistible et ne
des actes de la personne au pas avoir une cause fautive
moment de la commission de
l’infraction

L’erreur
Bien que « Nul n’est censé ignorer la loi », il est
permis à l’agent d’invoquer son ignorance de la loi,
notamment dans l’hypothèse d’un renseignement
erroné donné par l’autorité administrative.
L’ELEMENT MORAL
Les causes d’exonération de responsabilité

Les causes objectives d’exonération ( Art122 CP)

L’autorisation de la loi et
le commandement de La légitime défense
Défense des personnes : attaque injuste
l’autorité légitime et imminente, défense proportionnée
N’est pas pénalement responsable
Défense des biens : attaque doit
la personne qui accomplit un acte
consister à un crime où un délit contre un
prescrit ou autorisé par les
dispositions législatives ou bien, la défense doit être nécessaire,
réglementaires.
immédiate et proportionnée

L’état de nécessité Le consentement de la victime


L’infraction doit être le seul moyen Il doit être antérieur ou concomitant à
d’éviter le dommage, proportionnée au l’infraction et donné en toute liberté et
danger encourue et ne pas résulter en connaissance de cause.
d’une faute. L’intérêt sauvegarder doit Cependant, la loi refuse de prendre en
compte le consentement de la victime
être supérieur à l’intérêt sacrifié.
dans le cas de l’euthanasie ou du duel qui
sont qualifié d’assassinats.
L’ELEMENT MORAL
Les causes d’exonération de responsabilité

Les causes d’irresponsabilité tenant à l’âge

• Le mineur de moins de 13 ans ne peut être condamné à aucune sanction


pénale. Il bénéficie d’une présomption d’irresponsabilité absolue. Même en
cas de contravention, il ne peut faire l’objet que d’une admonestation de la
part du tribunal de police. Néanmoins, s’il a agi avec un discernement
suffisant, le juge peut lui imposer des mesures de protection,
d’assistance, de surveillance et d’éducation.
• Le mineur de 13 à 16 ans n’est, en principe, soumis qu’à des mesures
éducatives. Néanmoins, exceptionnellement, il peut se voir infliger une
condamnation pénale. Cependant la peine encourue est nécessairement
réduite de moitié car le mineur bénéficie d’une excuse atténuante de
minorité.
• Le mineur de 16 à 18 ans bénéficie aussi des mesures de protection
prévues pour les mineurs de moins de 16 ans. Cependant, le bénéfice de
l’excuse de minorité peut lui être refusé par une décision spécialement
motivée. Il sera alors condamné comme un majeur.
Merci pour votre
attention
Bon courage
L’effort fait les forts

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