N° 10, Av. du Club Nautique, Q/ Golf Terminus les Battants, Commune Lubumbashi, Lubumbashi, H.
K/RDC
COURS
Introduction à l’Ancien Testament
Par : Jonathan [Link]
Ph.D.
2019 - 2020
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I. INTRODUCTION GENERALE
1. INTRODUCTION SPECIALE
La Sainte Bible se présente comme étant la révélation écrite du Dieu
unique et vrai. Elle est l’expression de la sainte volonté de Dieu pour l’homme. La
révélation des saintes écritures vétérotestamentaires n’est pas rédigée à l’intention des
hommes de notre époque directement, mais c’était rédigé d’abord à l’intention des
hébreux, autrefois à des personnes se trouvant confrontées à des problèmes bien
particuliers et des circonstances spécifiques de leur époque.
Nous ne pouvons saisir correctement les principes permanents cachés
au cœur de ces anciennes paroles de Dieu sans tout d’abord dresser l’inventaire des
problèmes et des remises en question auxquels son peuple avait à faire face lorsqu’il lui
parla.
L’expression « introduction à l’Ancien Testament » est un titre du cours
qui nous sert de porte d’entrée dans une étude systématique abordant la question
fondamentale de la nature de ce document « l’Ancien Testament » comment a-t-il été
écrit ? Que contient-il ? Comment doit-on le lire ?
A ces questions, nous allons donner des réponses qui vont amener
l’étudiant à une meilleure compréhension des trente-neuf premiers livres de la Bible.
2. L’OBJET DE CE COURS
L’objet de ce cours n’est pas l’étude exégétique de l’écriture
vétérotestamentaire, mais l’étude systématique du document « Ancien Testament »,
cette étude inclue aussi les questions des langues, des coutumes, des contextes
historiques, des personnes, des lieux et d’évènements auxquels font allusion les livres
de l’Ancien Testament.
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N.B : L’Ancien Testament constitue les trois quarts du volume total de la Bible. Et plus de
40 de l’Ancien Testament se compose des récits. L’Ancien Testament est le
précurseur du Nouveau Testament, il n’y a pas une page du Nouveau Testament
qui puisse être bien comprise en dehors du contexte de l’Ancien Testament qui est
son précurseur.
Le Seigneur Jésus-Christ est né dans ce contexte de l’Ancien
Testament, et Il n’a fait que faire connaitre, faire comprendre ce qui est écrit de Lui.
« N’est-il pas écrit… ? », « Vous êtes en erreur parce que vous ne connaissez ni
l’Ecriture, ni la Puissance de Dieu ». L’Ecriture, c’est l’Ancien Testament. Donc c’est une
grosse erreur de l’ignorer.
3. LES OBJECTIFS DU COURS
A la fin de ce cours, l’étudiant sera à mesure :
De comprendre les écritures vétérotestamentaires et de briser le voile ;
D’accéder à l’exégèse de l’A.T ;
De distinguer la révélation de la Parole de Dieu et les coutumes antiques et
sémitiques.
4. DEUX DIVISIONS PRINCIPALES
Dans le monde de la théologie, on distingue deux principales subdivisions
qui sont : - L’introduction générale
- L’introduction spéciale.
A. Introduction générale de l’A.T.
Elle traite des problèmes textuels, à la fois dans les premières traductions. Elle
s’occupe de « canon » pour savoir quels sont les livres vraiment inspirés et font
l’autorité divine, et depuis quelle période approximative de leur considération par
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le peuple. Elle traite aussi le problème de la date et de l’auteur de chaque livre de
l’A.T, elle rend compte de l’origine et de l’étendue du canon ainsi que
l’arrangement et de la conservation des livres qu’il comprend.
B. Introduction spéciale l’A.T. :
Traite les livres de l’A.T séparément et rend compte de leur date, de leur but et de
leur intégrité. Elle peut aussi débattre de la structure générale et du message
fondamental de chaque livre, bien qu’un traitement détaillé du contenu relève
plutôt d’un cours consacré à une vue panoramique de la Bible.
N.B : Dans cette étude, il est question de l’introduction spéciale à A.T.
5. LA RELATION ENTRE L’ANCIEN ET LE NOUVEAU TESTAMENT
Il est évident que les écrivains des écritures vétérotestamentaires
considèrent les livres de l’A.T, appelés la loi et les prophètes comme étant un seul tout
varié, d’où l’appellation « l’Ecriture ». Cette considération était basée sur le fait que c’est
le Dieu unique qu’en est l’auteur à travers les hommes rédigent sa vérité sous son
infaillible direction (2 Tim 3 :16, 2 Pi 1 :20-21).
Les apôtres de Jésus-Christ attachaient la plus grande importance à
l’intention de l’auteur divin des écritures hébraïques.
L’Ancien Testament est l’ombre du Nouveau Testament et le Nouveau
Testament est l’Ancien Testament accompli. Donc l’Ancien Testament a préparé ce que
le Nouveau Testament a accompli. Les deux testaments font en réalité un seul
Testament. Le Nouveau testament puise sa force et sa validité dans l’Ancien Testament
par les citations.
Dans l’illustration d’un jour, l’Ancien Testament c’est le matin et le
Nouveau Testament c’est le soir. Il y a une relation typologique entre les deux
testaments dont bon nombre d’exégètes chrétiens interprètent l’Ancien Testament
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comme étant « des échos d’avance » ou des analogies partielles des personnes et
d’évènements néotestamentaires.
L’Ancien Testament est donc le précurseur préparant la compréhension
de la personne de Jésus-Christ. Le Nouveau Testament discerne dans toutes les
écritures hébraïques un témoignage rendu à Jésus-Christ.
L’Ancien Testament, c’est la préparation de Jésus-Christ ;
Les quatre évangiles sont la manifestation, qui est la preuve ;
Les actes des apôtres sont la propagation ;
Les épitres sont l’explication ;
L’apocalypse, c’est l’achèvement, qui est la consommation.
N.B : Toute écriture sainte ne tourne qu’autour de Jésus-Christ. Les apôtres discernaient
une signification prophétique même des évènements historiques rapportés par
l’Ancien Testament.
La conquête de Canaan par Josué annonçait le repos spirituel que
Jésus-Christ accorde aux chrétiens par la foi (Héb. 4 :3-8). L’A.T constitue une force
argumentaire pour le message chrétien.
Exemple : La vie de Joseph figurait celle de Jésus-Christ.
Le langage : Bien que la langue de l’Ancien Testament fût l’hébreu et celle du Nouveau
Testament le grec, on constatera que son langage est commun et dégage la même
pensée. Notons que la Bible est sémitique quand bien même on a rédigé les textes
néotestamentaires en grec, son soubassement est du contexte sémitique d’autant plus
les auteurs sont des juifs.
Quand Jésus déclare qu’il est le bon berger, il se compare au berger
selon la notion que donne l’Ancien Testament car le berger représente souvent le chef
d’Israël que les prophètes blâmaient comme étant mauvais.
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Notre Seigneur Jésus-Christ et presque tous les auteurs des livres du
Nouveau Testament ont soutenus leurs écrits par des citations des passages bibliques
de l’Ancien Testament, d’où le terme théologique « l’enracinement vétérotestamentaire
de l’Evangile de Dieu » (Ro 1 :2).
L’apôtre Paul ne dévoile que l’Evangile de Dieu pour lequel il a été mis à
part n’est pas une doctrine nouvelle mais cela a été annoncé dans les écritures de
l’Ancien Testament par les prophètes.
K. Barth a dit : « l’Evangile n’est pas une idée subite d’aujourd’hui, mais
au contraire, le sens, le mur produit de l’histoire, un fruit du temps comme semence de
l’éternité, une prophétie accomplie, en se rappelant cette référence à l’écriture, Paul
s’interdit d’emblée l’honneur d’être innovateur ». Ainsi donc la compréhension des textes
du Nouveau Testament dépend du contexte de l’Ancien Testament qui est son
précurseur.
Analyse du Psaumes 110 :1-7 en rapport avec les citations du Nouveau Testament :
Matthieu 22 :43-44, 26 :64
Marc 12 :36, 14 :62
Luc 20 :41-44, 22 :69-70
Actes 2 :13, 5 :6, 7 :17,21
Hébreu 1 :13, 5 :6, 7 :17,21
N.B : Un arbre détaché de ses racines n’a qu’un seul choix, celui de mourir. La
persistance d’un arbre est fonction de son attachement à ses racines. Ainsi pas de
Nouveau Testament sans l’Ancien Testament. Les deux testaments font un seul
testament. L’A.T est comme le matin et le N.T comme le soir. Nous trouvons le
thériomorphisme (qui est la conception de Dieu en image animal) dans l’A.T qui
trouve sa raison en Jésus-Christ. Exemple du serpent d’airain élevé par Moise,
l’Agneau pascal.
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Il se pourrait que les prophètes de l’Ancien Testament ne comprenaient
pas le sens de tout ce qu’ils écrivaient, bien que le les mots exprimaient le but de l’auteur
divin (Dieu) qui les inspirait (Pierre :1 :10-11).
En effet le Nouveau Testament discerne de toutes les écritures
hébraïques un témoignage rendu à Christ l’homme parfait qui a accompli toutes les lois
de Dieu. A savoir, les prophètes, les sacrifices, les souverains sacrificateurs, typifiés par
les ordonnances rituelles, les prophètes et les lois annonçaient dans les livres
prophétiques.
Les apôtres discernaient une signification prophétique (imagée) même
dans les évènements historiques rapportés par l’Ancien Testament.
Exemple :
La traversée de la mer Rouge préfigurait le baptême des chrétiens (1 Cor 10 :1-
2).
La conquête de Canaan par Josué annonçait le repos spirituel dans lequel les
chrétiens entrent par la foi (Hé 3-4).
L’appel discret du fils hors d’Egypte était un type de l’enfant Jésus (Mt 2 :15).
Donc l’Ancien Testament demande que Jésus Christ et son Eglise étant
providentiel, la manifestation concrète du plan de Dieu. Mais le Nouveau Testament
prouve que les écritures hébraïques constituaient un ensemble cohérent et complet
centré sur un seul grand thème AMOUR et dévoile un plan unique de rédemption.
N.B : C’est à travers l’Ancien Testament que l’on peut mieux comprendre l’Amour de
Dieu et son plan de la rédemption pour l’homme.
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CHAPITRE II : ANCIEN TESTAMENT, UN RECIT DIVIN
I. LE RECIT VETEROTESTAMENTAIRE
1. DEFINITION
Un récit est une histoire racontée. La foi juive est basée sur la théologie
historique de la même foi judéo-chrétienne. L’Ancien Testament est une histoire divine
qui revêt une forme narrative. Dans la théologie de l’Ancien Testament, il nous est dit,
nous citons : « dans la perception juive, l’histoire ne se découle pas de la manière
linéaire, elle a une conception apocalyptique et Dieu est le maître de l’histoire » Dieu fait
l’histoire pour se révéler aux hommes ce qu’il est.
Les récits de l’Ancien Testament ont pour but de montrer Dieu dans sa
création et parmi son peuple. Ces récits glorifient Dieu, nous aident à le connaitre, à
l’apprécier et nous offre une peinture de sa providence, de sa protection, de son plan de
rédemption et d’instructions et nous fournissent beaucoup de leçons pour la vie.
2. TROIS NIVEAUX DES RECITS VETEROTESTAMENTAIRES
L’écriture vétérotestamentaires nous présente les récits en trois étages,
ou en trois niveaux que nous pouvons présenter comme suit : le niveau supérieur, le
niveau moyen et le niveau inférieur.
Sans une telle perception, on ne peut avoir une bonne compréhension
de l’écriture vétérotestamentaire.
A. NIVEAU SUPERIEUR : LE PLAN UNIVERSEL DE DIEU
Le niveau supérieur résume le plan universel de Dieu accompli dans
l’œuvre de la création de l’univers et abouti au besoin de la rédemption.
- La création initiale
- La chute de l’homme
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- Le pouvoir et le règne du péché
- Le besoin de la rédemption
- L’incarnation et le sacrifice de Christ
B. MOYEN NIVEAU: L’HISTOIRE D’ISRAEL
Le niveau moyen retrace l’origine d’Israël partant de l’appel d’Abraham
jusqu’à la restauration post exilique d’Israël. Quelques étapes sont à retenir :
- L’appel d’Abraham
- La postérité d’Abraham par les patriarches
- Israël en servitude
- De la délivrance à la conquête de la terre promise
- La croissance des péchés d’Israël
- La patience de Dieu et l’appel à la repentance
- La destruction du royaume du nord et de Juda
- La restauration post exilique d’Israël
C. NIVEAU INFERIEUR : LES RECITS INDIVIDUELS
Les récits individuels sont ceux qui rapportent l’histoire individuelle, à
l’exemple de l’histoire d’Abraham, l’histoire de Joseph, l’histoire de Jephté, etc.
N.B : Les récits individuels font partis des récits supérieurs ou moyens. Il est aussi
important d’étudier un récit individuel isolement.
II. LA DOCTRINE DE L’INSPIRATION ET LES LIVRES CANONIQUES
Dans le contexte religieux, « l’inspiration se traduit par la prise de
possession plus ou moins complète de l’âme humaine par l’Esprit de Dieu »Cela veut
dire, Dieu fait passer son Esprit dans l’esprit de l’homme.
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Les apôtres du Nouveau Testament pour désigner cet acte, emploient
ces termes grec « Apokalupsis » ou « Pneuma », qui signifie « révélation » souffle (1 Cor
2 :10, 2 Thes 2 :2, Gal 1 :11-12), l’inspiration est un souffle qui enfle le voile de l’être
moral selon F. Godet.
A. INSPIRATION DES SAINTES ECRITURES
Selon l’apôtre en 2 Tim 3 :16, le terme inspiration des écritures désigne
un acte purement divin (théopneustique) l’acte de l’Esprit de Dieu par lequel les
révélations générales comme les révélations spéciales de Dieu ont été enseignées dans
le texte écrit de la Bible. « Toute écriture inspirée de Dieu est utile … ». Cela veut dire
encore, l’acte par lequel ce texte est devenu dans sa lettre, toute sa lettre (passa
graphe), ce véhicule matériel d’un message surnaturel, du message de Dieu.
L’inspiration, c’est l’opération divine selon laquelle l’écriture a été
donnée aux hommes par le moyen des écrivains comme expression unique et infaillible
de la vérité de la volonté de Dieu (1 Pi 1 :21).
Mais l’année 1546, au Concile de Trente, l’église catholique romaine a
suivi saint Augustin que saint Jérôme, elle considère comme canoniques tous les livres
admis par la version LXX. Elle proclame canoniques tous les livres apocryphes (du grec
« apokrupha » et signifie caché ; Ce terme s’applique à une série des écrits ou livres de
l’Ancien Testament dont leur origine incertaine et leur valeur douteuse.) dans la LXX et
dans la Vulgate sauf le troisième et quatrième livres d’Esdras et Pierre de Manassé.
La Bible de Jérusalem reconnait que ce sont les livres deuteroniques
absents de la bible hébraïque, mais Luther pendant la reforme les ajouta à la fin de
l’Ancien Testament en les faisant précédés de cette notice : « livres qui ne doivent pas
être estimés à l’égal de la sainte écriture, mais pourtant sont utiles et bon à lire ».
Exemples des apocryphes de l’Ancien Testament :
1er et 2ème de Maccabées (ouvrages historiques).
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Macc, Tobie, Judith, additions à Esther, 3 Esdras, Suzanne, Bill et Dragon, deux
derniers additions à Daniel (ouvrages patriotiques)
Prières d’Azarias, prières de Manassé, Baruch, lettre de Jérémie (écrits
historiques et mystiques).
Ecclésiastique (ou sagesse de Jésus, fils de Sirach), sagesse de Salomon (livres
moraux et religieux)
4ème Esdras et 4ème Macc sont partie du pseudépigraphe (contraire aux livres
canoniques de l’Ancien Testament).
Exemples des apocryphes du Nouveau Testament :
Les évangiles des Nazaréens
Les évangiles des Ebionites inspirés
Les évangiles des Ebionites inspirés par Dieu.
B. LES LIVRES CANONIQUES ET APOCRYPHES
1. LE CANON
Le canon est l’ensemble des écritures des livres bibliques considérés
comme normes de foi et de conduite. Un livre qui a droit d’être dans le Bible est dit
canonique mais celui dénué de ce droit est dit non canonique. La canonicité est le droit
admis sur la liste des écritures.
Ces livres ne sont pas mentionnés dans la bible hébraïque, mais ont été
introduit au 3ème siècle dans la traduction grecque, version la LXX ( la Septante), puis
dans la version latine ( Vulgate) et toutes les versions modernes jusqu’au début du 9 ème
siècle.
En effet, la synagogue ne les tenait pas pour inspirer, même certains
auteurs apocryphes leurs déniaient toute inspiration (cfr Macc 4 :46, prologue de
l’Ecclésiastique 2, Macc 2 :23 ; 15 :38).
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2. ANTILEGOMENES
L’ensemble des livres ayant été contestés ou controversés par le milieu
juif après J.C. Ce sont des livres canoniques bien sûres mais qui sont controversés sur
le plan de la canonicité. Ils ne sont pas à confondre avec les apocryphes et les
pseudépigraphes (3 prières de Manassé, un livre chronique de l’Ancien Testament).
La « mishina » mentionne une controverse au 2ème siècle après J.C.
Des antilegomenes au sujet de leur canonicité : Cantiques de cantiques, Ecclésiastiques,
Esther, Ezéchiel.
III. AUTEUR ET HAUTE CRITIQUE DU PENTATEUQUE
Pour les savants, le pentateuque n’a pas été rédigé par Moïse. Il y a eu
différentes personnes et croyants qui ont rassemblé ces documents.
1. LA THEORIE DOCUMENTAIRE
Elle est caractérisée par une sorte de cercle vicieux et a tendance à
poser sa conclusion, qui dit que la Bible n’est pas une révélation surnaturelle, comme
prémisse fondamentale qui dit qu’il ne peut y avoir de révélation surnaturelle). Au 18ème
siècle (siècle des lumières en France, Aufklarung en Allemagne), cette prémisse fut un
article de foi pour beaucoup d’intellectuels occidentaux. Elle était implicite dans la
philosophie déiste. Malheureusement elle a rendu impossible tout examen impartial des
témoignages scripturaires concernant une révélation divine. De plus elle a exigé la
recherche d’explications rationalistes et humanistes pour tout trait et tout épisode
miraculeux ou divins dans l’écriture. Mais cette tentative de traiter les données littéraires
d’un point de vue anti-surnaturel est d’avance vouée à l’échec. La première erreur
consiste donc en une pétition de principe (supposer vrai ce qui est en question)
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2. LA PATERNITE MOSAIQUE
Bien que le Pentateuque n’affirme pas avoir été écrit totalement par
Moïse, d’autres livres de l’Ancien Testament le prétendent.
(Jos 1 :7-8) : Josué reçoit l’ordre de l’Eternel a observé les paroles de livre de la
loi que Moïse a prescrit.
(Jos 23 :6) Josué recommande Israël d’appliquer la loi de Moïse.
(1 Rois 2 :3) David recommande à Salomon à obéir au commandement, article de
droit et ordonnances consigne dans le loi de Moïse.
(2 Rois 14 :6) Amastia respecta la loi de l’Eternel dans le livre de Moïse.
(Esd 3 :2) Pour offrir selon ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse.
(Esd 6 :18) Lévites place conformément à ce qui est prescrit dans le livre de
Moïse.
(Néhémie 8 :1) Le peuple demande d’apporter le livre de la loi de Moïse.
(Daniel 9 : 11-13) Le prophète Daniel reconnaissant la loi de Moïse.
Certaines parties du Pentateuque lui sont directement attribuées (Ex
17 :14 ;24 :3-7 ; Deut 31 :24-26). Les cinq livres sont en générale appelé par les auteurs
du Nouveau Testament « la loi de Moïse » et pour eux « lire Moïse » veut dire lire le
Pentateuque (Actes 13 :39, 15 :5, Hé 10 :28 ; 2 Cor 3 :15). Jésus Christ attribue à Moïse
quand il dit : « car si vous croyez Moïse, vous me croyez aussi parce qu’il a écrit de moi
qu’il n’avait jamais vu et Abraham soutient les écrits de Moïse qu’il n’avait jamais vu (voir
la parabole du riche et pauvre Lazare).
Notons qu’au milieu de l’assemblée d’Israël, Moïse parait la seule
personne ayant le génie nécessaire pour écrire le Pentateuque. Etant élevé au palais de
Pharaon, instruit dans toute la sagesse égyptienne et étant puissant en parole et en
œuvre. (Actes 1 :22)
Il fut témoin des évènements de l’Exode et du pèlerinage dans le désert.
Je communiquais internement avec Dieu et étant hébreu, il avait accès à la généalogie
et aux traditions orales et écrites de son peuple.
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3. THEORIE DOCUMAITAIRE DE LA HAUTE CRITIQUE
La haute critique du Pentateuque a eu lieu il y a deux siècles, soit aux
tendances nationalistes des savants qui mettent en doute la paternité mosaïque du
pentateuque. Ces savants ont dit que le Pentateuque est une compilation des
documents dont la plupart auraient été rédigés pendant la période d’Esdras (444 av.
J.C). Selon eux :
Le document le plus ancien daterait du temps de Salomon.
Deutéronome est une fraude pieuse écrite par les prêtres pendant le règne de
Josias dans le but de promouvoir un réveil religieux (2 Rois 22 :8).
La Genèse est constituée principalement de légendes nationales d’Israël.
Les tenants de la théorie documentaire de la haute critique allemande
sont Graf et Wellhausen qui ont désigné ces documents comme suite :
Le « Yahwiste » « J » préférant le nom de « Jéhovah », aurait été rédigé peut être
pendant le règne de Salomon et serait le document le plus ancien.
L’ « Elohiste » « E » appelé Dieu Elohim, aurait été rédigé après le premier
document et daterait environ du 8ème siècle av. J.C.
Le « code Deutéronome » « D » comprendrait tous les livres du Deutéronome,
aurait été rédigé pendant le règne de Josias par les sacrificateurs qui auraient
utilisé la grande pieuse afin de promouvoir un réveil religieux (2 Rois 22 :8)
Le « code sacerdotal » « P » insiste surtout sur l’organisation du tabernacle, du
culte et des sacrifices. J’aurais pris corps pendant la captivité de Babylone et c’est
lui qui aurait donné le plan général du Pentateuque.
Cette spéculation de Wellhausen et Graf reçoit le nom de la théorie documentaire
J.E.P.D.
Les critiques allemandes ont approché l’étude de la Bible avec certains
préjugés aux idées préconçues, dit Paul Hoff. Ils rejetaient tant les éléments miraculeux,
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pour eux la Bible n’est pas inspirée par Dieu. Ils acceptaient la théorie de la philosophie
Hegel, pour qui la religion des hébreux s’était développée progressivement, c’est-à-dire
Israël croyait d’abord en plusieurs esprits, puis la croyance en un seul Dieu et plus tard
est venue la phase sacerdotale. Le culte hébreu aurait aussi évolué en ce qui concerne
les sacrifices et le sacerdoce.
Les spécialistes conservateurs rejettent complètement la théorie
documentaire J.E.P.D et promet la paternité mosaïque du Pentateuque.
4. ARGUMENTS CONTRE LA THEORIE DOCUMENTAIRE DE WELLHAUSEN ET GRAF
1. Récits doubles et contradictoires dans la Genèse
R : Les spécialistes conservateurs disent que certains récits constituent des
amplifications. Exemple de l’ordre d’entrer dans l’arche (Gn 6 :19 ; 7 :12-14), le
premier était l’ordre général et le second donne un détail supplémentaire. Et dans
le récit de la création (Gn 1 :2-4 ; 2 :4-6), le premier l’ouvrage générale de la
création et le second se concentre sur l’homme et son environnement. Ces deux
récits sont complémentaires.
2. Certaines différences de langage, de style et de point de vue entre les soi-disant
différents documents.
R : Gordan Wenham, spécialiste actuel de l’Ancien Testament affirme que les
différences de styles utilisés pour distinguer les sources du Pentateuque n’ont
plus de signification à la lumière des conventions littéraires anciennes.
R.K. Harrison, dit que même un certain défenseur de la haute critique admet que
les différences sont peu nombreuses et peuvent être considérées comme
accidentelles.
Disons que ces différences sont trop subjonctives, il ne faut pas
s’étonner que Moïse ait utilisé un langage, un style, pour écrire les parties légales et
cérémoniales et pour écrire les parties historiques.
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L’archéologie a donné des preuves qui justifient l’historicité de la
Genèse, donc elle n’est pas la collection des légendes cananéennes adaptées par les
hébreux.
5. LA HAUTE CRITIQUE ET LA BASSE CRITIQUE
La critique biblique appliquée avec respect et une connaissance
suffisante peut bien éclairer l’étude des saintes écritures. Les pères de l’église, les
réformateurs et les savants évangéliques ont accompli des telles études avec grand
profit. Cependant, les critiques sont arrivés à des conclusions qui pourraient démolir
toute sorte de confiance dans l’intégrité des écritures.
La haute critique a appliqué à la Bible les méthodes de recherche et
d’analyse développées par les historiens afin de reconstituer le passé.
Cette étude cherche à découvrir la date et l’auteur de chaque livre, ses
objectifs et ses caractéristiques de son style et de son langage. Les questions d’analyse
étaient posées comme suite :
1. Quelles sont les sources des documents bibliques ?
2. Sont-elles dignes de confiance ?
3. Quelle est la signification et la fond historique de chaque livre ?
La basse critique s’occupe de l’étude du texte même. Elle observe les
manuscrits existants afin d’établir quel est le texte le plus proche de l’original. Ces
recherches ont donné des textes très exacts et dignes de confiance.
6. LES EDITIONS IMPRIMEES LES PLUS IMPORTANTES DE LA BIBLE HEBRAIQUE
1. Edition du Psautier de Pologne (1477 PCN)
2. Edition de l’Ancien Testament de Soncino (1488)
3. Seconde édition de l’Ancien Testament de Bombery (1525-26). Elle a constitué la
base de toutes les éditions modernes jusqu’en 1929.
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7. LA DIVISION DE L’ANCIEN TESTAMENT (TANAKH)
Il est ainsi constaté à partir de la Bible la subdivision de l’Ancien
Testament de manière ci-après : les livres historiques, poétiques et prophétiques.
Avant tout la Bible a été écrite en quatre grandes périodes de l’histoire,
à savoir :
1. Période de famille : 400 ans
2. Période de tribus : 400 ans
3. Période de théocratie : 400 ans
4. Période de monarchie : 400 ans
Plus ou moins 1600 ans, soit 16 siècles pour arriver à rassembler toute la bible
hébraïque.
8. TROIS GRANDES FAMILLES DES LIVRES BIBLIQUES
HISTORIQUES PROPHETIQUES
HISTORIQUES MINEURS
N° PENTATEUQUE PRE-EXILIQUES EXILIQUES POETIQUES MAJEURS PRE-EXILIQUES POST-EXILIQUES
1 Genèse Josué Néhémie Job Esaïe Osée Aggée
2 Exode Juges Esdras Psaumes Jérémie Jonas Zacharie
3 Nombre Ruth Esther Proverbes Ezéchiel Joël Malachie
4 Lévitique 1 Sam Ecclésiaste Daniel Abdias
5 Deutéronome 2 Sam Cantiques Lamentation Michée
6 1 Rois Nahum
7 2 Rois Habacuc
8 1 Chronique Sophonie
9 2 Chronique Amos
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CHAPITRE III : VUE PARONAMIQUE DES LIVRES DU TANAKH
Il nous importe d’autant plus d’avoir une vue panoramique des différents
livres du document Ancien Testament. Cette vue panoramique permettra à l’étudiant
d’avoir une grande ouverture dans la théologie de l’Ancien Testament.
Le « Tanakh » est l’acronyme de l’hébreu Torah, Nevi’îm et Ketouvîm,
formé à partir de l’initial du titre des trois constitutives de la Bible hébraïque. Le Tanakh
est composé au total de 24 livres, divisés en chapitre selon la tradition talmudique.
1. LIVRES ET NOMS
i. LA TORAH « LA LOI » CONNU AU NOM DE PENTATEUQUE
1. Bere’shîth « au commencement » = Genès
2. Shemoth « Il s’appele, voici les noms » = Exode
3. wayiqra « et il appela, il cria » = Lévitique
4. Bemidbar « dans le désert » = Nombre
5. Devarîm « des paroles » = Deuteronome
ii. LES NEVI’IM
a) Premiers prophètes (Nevi’îm Richonîm)
1. Yehoshuâ : Josué
2. Chofetîm : juges
3. Shemou’el Aleph, Bêth : Samuel I et II.
4. Mélakhîm Aleph, Bêth : Rois I et II.
b) Derniers prophètes (Nevi’îm aharinîm)
1. Yeshâyah : Esaie (YHWH est Sauveur, YHWH est salut).
2. Yirmiya’yirmeyahoû : Jérémie (YHWH établi, YHWH choisi)
3. Yéhezqè’l : Ezéchiel (YHWH fortifie)
c) Douze prophètes (Trè Assar)
1. Hochéa : Osée (Salut)
2. Yo’èl : Joël (YHWH est Dieu)
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3. ‘Amos : Amos (Porter ou soulever un fardeau)
4. Obadya : Obadias
5. Yonah : Jonas (Colombe)
6. Mikha – yahoû : Michée (qui est comme YHWH ?)
7. Nahoûm : Nahum (Consolation)
8. Habaqouq « habhaq » : Habacuc (Embrasser)
9. Tséfanyah : Sophonie (YHWH l’a caché)
10. Haggay : Aggée (En fête)
11. Zékharyah : Zacharie (YHWH s’est souvenu)
12. Mal’akhi (Mal’akh-yah) : Malachie (Messager de YHWH).
I. LIVRE DE GENESE (Bere’shîth)
Dieu est principe et Il est le Dieu des principes. Dieu a établi même le
principe pour notre salut qui est la foi.
A. AUTEUR : L’homme de Dieu Moïse
L’auteur du livre de Genèse est Moise, caractérisé par la narration des
origines du monde, de l’humanité et des relations entre Dieu et les hommes. Ce livre est
dominé par les expressions hébraïques « tole dot » voici les origines, les générations,
l’histoire… ( Gn 2 :4).
La Genèse présente les vérités fondamentales de la foi :
L'origine et l'unité de la race humaine est révélée dans Genèse. C’est ici où l’on
dit qu’il n’y a qu’une seule race humaine mais dans la diversité des couleurs.
L’origine et de l’universalité du péché, comment le péché est devenu universel.
Les conséquences du péché
La récompense de la foi en Dieu car sans la foi il est impossible à être agréable à
Dieu, la foi est la base d’agrément de la prière devant Dieu.
La révélation de Christ, la postérité de la femme t’écrasement la tête.
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La rédemption et la restauration de toute chose.
B. THEME CENTRAL : LE PECHE DE L’HOMME ET LA REDEMPTION
Ce livre nous révèle le caractère et les intentions bienveillantes de Dieu
ainsi il nous ouvre la porte dans la révélation écrite de Dieu qui est Amour.
L’amour couvre une multitude des péchés (malgré que les deux ne sont
pas repentis). Par son amour Dieu chasse l’homme du jardin d’Eden afin de l’empêcher
de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal car s’ils pouvaient rester
dans le jardin, ils mangeraient continuellement du fruit et rester dans le péché et Dieu ne
les sauverait pas.
C. PORTEE THEOLOGIQUE DE LA GENESE
Elle révèle les origines de toute chose et résume toute la Bible jusqu’à
la consommation finale en Apocalypse. Ici nous voyons le parallélisme entre Genèse et
Apocalypse :
a. Création des cieux et la terre (Gn 1 :1) Nouveaux cieux et nouvelle terre
b. Apparition de l’humanité et sa chute Humanité glorifié
Nb : l’humanité glorifiée est issue de
l’humanité déchue
c. Paradis terrestre Paradis céleste et éternel
d. Arbre de vie Arbre de vie (Ap 2 :7, 22 :2)
e. Tentateur Châtiment définitif de Satan le
tentateur
f. Chute de l’homme Fin du péché
g. Péché et jugement Jugement par le feu (Ap 20 :11, 2Pi
3 :5-12)
h. Dispersion des langues Réunion des diverses langues (Ap
5 :9)
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i. Vocation d’Israël Règne dans la présence de Dieu. (Ap
21 : 22)
NB : Entre Genèse et Apocalypse il y a un fleuve de la grâce
Le Dieu véritable s’identifie aux Patriarches : Dieu d’Abraham d’Isaac et de Jacob.
Donc la Paternité spirituelle est l’un des thèmes clés de la Genèse.
La genèse présente les riches enseignements sur l’homme, la famille, l’éducation
et l’action de Dieu à travers l’histoire de l’homme.
Elle soutient la théologie des Apôtres et de Christ (Mtt 19 : 4-6, Luc 11 : 49-51,Luc
17 : 26-27, Mtt 22 :32, Jn 8 : 56, Jn 7 :21-23, Ac 7 : 1-17, Ro 4 : 1, Ro 5 : 12-
21/9 :7-13, 1Cor 11 : 7-12, 2 Cor 11 : 3, Gal 3 : 6-18/4 :21-31, 1Tim 2 :13, Hé 7 :
1-22/ 1 : 3-22).
La genèse révèle le Christ Luc 24 : 25-27 et 44, Jn 5 : 46-47/ 8 : 56.
NB : La genèse se termine par l’histoire de Joseph qui est un grand personnage type de
Christ.
II. LIVRE D’EXODE (Hodos du grec, sig. Hors de, chemin de sortie).
Selon l’hébreu Shemôth traduit « il s’appelle » « voici les noms »
(Ex 4 :1 ; Gn 46 : 8) relève de la continuité et la valeur de la généalogie.
En comparant Ex 1 :1 à Gn 46 : 8, on arrive à dire que Exode est la continuité de
Genèse.
Auteur : Homme de Dieu, Moïse
Moïse écrivit ce livre beaucoup plus en faveur des générations à venir
pour qu’elles connaissent les évènements fondateurs et les lois de leurs nations. Ainsi
c’est ce livre qui constitue la base de la loi divine.(Jos 1 :8)
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C’est pourquoi Josué s’est référé à Exode pour la rédaction de son livre.
Comparer Jos 8 : 31-55 à Ex 20 : 25-26
A. PORTEE THEOLOGIQUE DE SHEMOTH
1. Le livre d’Exode est basé sur deux évènements fondamentaux qui sont la sortie
de l’esclavage et le don de la loi.
2. Le Dieu de l’Exode est présenté entant que sauveur et conducteur de son peuple.
NB : Dieu libère son
peuple de l’esclavage et lui conduit par sa parole.
Le livre commence par la libération du
peuple et s’achève par la présence de Dieu au milieu d’un peuple libre. Exode
40 : 1-55
3. 1 Cor 1 : 1-6, Ro 15 : 4 ; Exode contient beaucoup d’instructions pour la vie
chrétienne. Le chapitre 12
nous montre l’importance de la foi pour être sauvé et la valeur de la foi couplée à
l’obéissance pour le salut.
Le chapitre 14 nous montre la puissance pour le salvatrice
de Dieu.
La suite nous montre l’ingratitude de l’homme et la réaction divine.
NB : le Dieu
d’Abraham sauve son peuple, le conduit par sa parole et l’appelle au culte (à
l’adoration) dans sa présence.
L’histoire de leur salut chap 1-18
Dispensation de la loi chap 19-34
Organisation du culte chap 35-40
THEME CENTRALE : LA LIBERATION ET LE CULTE
N.B. YHWH sauve son peuple pour lui servir.
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III. LIVRE DE LEVITIQUE
Aussi appelé Levitikon en grec et Wayyiqra (il appelait en hébreu),
troisième livre de la Bible dont la littérature rabbinique lui donne le surnom de « la Torah
des prêtres » ne semble pas concerner les croyants ordinaires par les règles de gestion
du sang et les précisions des schémas de sacrifices.
Le Lévitique occupe une position privilégiée au milieu de la Torah, les
cinq livres bibliques les plus importants selon les Juifs. Le Lévitique en occupe le centre!
Troisième livre sur cinq dans la Torah, le Lévitique jouit d’une position qui attirait
l’attention des lecteurs des temps anciens. Le Lévitique est le livre biblique utilisé comme
manuel d’instruction religieuse fondamentale par Juifs.
Moïse a joué le rôle de secrétaire et Dieu entant qu’Auteur. (Lev
1 :1,4 :1,5 :14,20) Le lieu de la rédaction était le Mont Sinaï. (Lev 25 :1-2,26 :46,27 :34)
a. LE THEME CENTRALE DU LIVRE : SAINTETE ET SACERDOCE
La Genèse révèle la chute de l’homme, l’Exode révèle la délivrance et
l’appel au culte. Le Lévitique nous montre comment un saint peut rendre culte, comment
on peut adorer le Dieu Saint. (Lév 11 :44, 20 :26) Ceci révèle que nous devons soutenir
la justification, le salut par la sanctification.
Le mot « saint » apparait 73 fois dans ce livre. Et tout est saint dans le
Lévitique, le tabernacle, les ustensiles, les vêtements du sacerdoce,… et cela oblige à
tous d’être saint. La sainteté de Dieu se manifeste aussi dans la punition, cas de Nadab
et de Abihu (Lév 10 :1ss, 24 :10-23). Cependant il y a la relation de la grâce du pardon
au moyen des sacrifices.
On peut donc étudier le Lévitique pour plusieurs raisons. On voudra
connaître le point de vue de nos pères et mères dans la foi sur des réalités importantes
de la vie, et de la vie avec Dieu. En plus de transmettre la carte mentale d'une époque
disparue, ces indices nous aident à voir au-delà de ce que nous prenons pour acquis.
Après tout, qui a mieux à proposer en notre époque que la constante invitation que nous
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entendons au fil des pages du Lévitique : partager la sainteté du Dieu d’Israël qui a su la
rendre accessible à l’humanité.
b. IMPORTANCE DE CE LIVRE
Ce livre est important parce qu’il montre la raison d’être mis à part,
d’être saint pour Dieu. Déclarer un homme saint suppose lui conférer une responsabilité
sacerdotale devant Dieu (Ex : 19 :6). Ainsi pour ce fait, la personne doit connaitre les
règles du sacerdoce. Donc est saint celui qui rend culte à Dieu dans le respect des
règles du sacerdoce. Un objet est saint dans la mesure où il reçoit une fonction cultuelle.
Ce livre est la suite du livre d’Exode qui se termine par la construction et
la mise en service du Tabernacle. Ce livre parle de ce qui doit être fait dans ce
Tabernacle. Considérons aussi le fait que Dieu parla à Moïse à partir de ce Tabernacle.
c. PORTEE THEOLOGIQUE
Ce livre offre une compréhension du culte à rendre à Dieu.
Ce livre présente les principes de la foi bien que certaines prescriptions ne sont
plus valides. Il contient des principes permanant spirituels et moraux (Lev 19 :18).
Dieu s’attaque aux péchés sociaux par les prescriptions de l’année sabbatique et
aux péchés de l’immoralité par les lois de pureté.
Ce livre préparait les croyants à recevoir les vérités néotestamentaires, c’est donc
un « évangile symbolique ».
Pour comprendre l’œuvre du calvaire, il faut la lumière du Lévitique. L’expiation
par le sang mat en évidence la grâce divine. L’animal innocent paie pour le péché
des coupables. La mort de l’animal annule le péché (Lev 17 :11).
Le but fondamental des sacrifices c’est la substitution et l’expiation. Le culte
raisonnable est fondé sur la substitution et l’expiation.
Le sacrifice implique :
La consécration : On ne peut pas servir Dieu sans lui être consacré,
sinon on est étranger dans l’œuvre de Dieu avec le feu étranger.
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L’adoration
La force des sacrifices c’est la repentance et la foi (1 Sam 15 :22, Ps 51 :16-17,
Es 1 :11-17, Michée 6 :6-8).
Cinq espèces d’animaux purs et domestiques soumis pour le sacrifice comme
figure prophétique de l’Agneau :
La vache
La brebis
La chèvre
La colombe
La tourterelle
d. SORTES DES SACRIFICES
Holocauste (Lev 1 :1-17 ; 6 :8-13)
Offrande « qorban » de « qarab » qui signifie « approcher de » et
implique approcher de la divinité. De l’hébreu « Olah » qui signifie ce qui monte et non ce
qui est bruler entièrement. Cela servait de l’expiation et de la consécration de la
personne à Dieu. C’est le parfait sacrifice qui devrait être consumé entièrement par le feu
(Ex 29 :38-42 ; Rom 12 :2)
Jésus Christ s’est offert à Dieu pour nous en holocauste et nous devons
nous consacré à Dieu et pour Dieu.
Imposer les mains sur la bête et confesser ses fautes, c’est une
confession publique. Pourquoi les chrétiens confessent les péchés en cachette ?
L’oblation (Lev 2 :1-16 ; 6 :14-23)
Traduit le rapprochement en hébreu, donc en s’approchant de Dieu, le
croyant doit offrir à Dieu. L’oblation était un produit de la terre, symbolisait le fruit du
travail de l’homme. L’oblation instruit que nous devons soutenir l’œuvre de Dieu par
reconnaissance car tout vient de Dieu.
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e. BUT DU LIVRE
Le but de ce livre est celui de règlementer le culte à célébrer en
présence de Dieu dans le Tabernacle. Ici il est question de : « Fais-moi un met comme
j’aime, afin que mon âme te bénisse ». Les lèvres du sacrificateur gardaient la
connaissance.
Les destinataires : Les sacrificateurs, les lévites et tous les israélites.
N.B : - Tout lévite n’est pas sacrificateur, mais tout sacrificateur est lévite. Les lévites
étaient mis à part pour s’occuper du sanctuaire, transporter le Tabernacle, la
dresser et en prendre soin. Ils étaient les auxiliaires des sacrificateurs. Seuls
les fils d’Aaron avaient reçu le sacerdoce, le droit d’être sacrificateurs.
- Tout Israël était un peuple mis à part, sauvé pour servir Dieu.
- Le sacerdoce devait être confié au premier né de chaque tribun étant donné
qu’ils appartenaient à Dieu. Cependant Dieu les a remplacé par les lévites
suite à leur séparation de l’idolâtrie et à leur obéissance à la Parole de Dieu.
(Ex 32 :26-29)
- Les lévites étaient séparés de l’idolâtrie, obéissant à l’ordre de Dieu et
devaient sacrifier sa famille.
IV. LIVRE DE NOMBRE
Aussi appelé du grec Arythmoi qui traduit arithmétique et de hébreu
bemidbar qui signifie dans le désert. Au désert résume bien le contenu de l’ouvrage
centré sur le pérégrination des hébreux au Sinaï. La LXX l’intitule du grec « Arythmoi »
qui traduit « Nombre ». Son origine c’est la quantité de nombres cités dans les
énumérations qu’il comporte dans le recensement des Benei-Israël (Nb 1 :20-46) et des
Benei-Levi (Nb 3 :14-51). Pour les dons offerts au sanctuaire par tribu à l’inauguration de
l’Autel (Nb 7 :10-83 ; 28 :1-29,38)
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Ce livre relate l’histoire des hébreux dans le désert. Depuis la sortie
d’Israël de l’Egypte jusqu’à la mort d’Aaron. C’est l’histoire de 38 ans passé dans le
désert du Sinaï à la plaine de Moab.
Cette période connait la mort, la disparition de tous ceux qui avaient été
délivrés de l’Egypte. Voir le recensement du chapitre 1, remplacé par la nouvelle
génération recensée au chapitre 26.
Du recensement des hommes délivrés à la mort dans le désert, y
compris la mort d’Aaron le souverain sacrificateur (Nb 20 :22-29).
CAUSE DE LA MORT : Désobéissance, la rébellion
BUT : Le but de ce livre est d’avertir la nouvelle génération à ne pas imiter leurs pères
dans leur incrédulité et pour la préparer d’entrer avec foi dans la terre promise. D’autre
part il révèle la miséricorde de Dieu qui n’abandonne pas son plan pour son peuple.
N.B. L’enseignement apostolique nous invite à imiter leur foi et non leurs défauts.
LE DESERT : Le désert n’est pas le lieu des souffrances, ni de carences généralisés mais
plutôt un lieu de mariage avec Dieu.
1. UN LIVRE DES MURMURES
- Murmure pour avoir la viande (Chap 11)
- Murmure de Marie et Aaron (Chap 12)
- Murmure suite à un rapport d’espions (Chap 13-14)
- Murmure à Meriba (Chap 20)
2. UN LIVRE DE REVOLTE
- Révolte de Coré contre Aaron (Chap 16-17)
3. UN LIVRE D’IMPATIENCE
-Impatience contre Dieu (Chap 21)
- Idolâtrie et débauche (Chap 25)
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N.B. En face de tous ces murmures, impatience contre Dieu ; nous
voyons la grandeur de la patience de Dieu et sa décision d’accomplir son dessein.
Il puni et restaure son peuple.
2. JESUS CHRIST DANS CE LIVRE
- La nuée (9 :15-23), le guide
- La manne (11 :4-9 / Jn 6 :31)
- Moïse intercesseur (14 :13-19 / Heb 3 :1-6)
- Verge d’Aaron qui fleurit (17 :16-22 / Résurrection de Christ)
- Serpent d’Airain (21 :4-9 / Jn 3 :14-16 Jésus Christ à la croix)
- Vache rousse servant à l’eau de purification (19 :1-10 / Hé 9 :13-14)
- L’Astre d’Israël (35 :9-28 / Hé6 :18)
V. LIVRE DE DEUTERONOME
Aussi appelé Deuteronomion en grec (deutéro : deuxième ou second et
nomos : loi; donc deuxième ou seconde loi (voir Dt 17,18) et devarîm (paroles en
hébreu). Puisqu’il s’agit du discours de Moïse, pour le Dr Jonathan M. Yamwembo, c’est
le « Testament de Moïse ». C’est une seconde loi dans le sens d’une répétition de la loi.
Moïse avait répété la loi d’Exode 20-23, celles de Lévitique et de Nombres.
Le « devarîm » est le couronnement de la mission de Moïse et la
garantie de la persistance de son œuvre ; c’est un héritage, un legs à la nouvelle
génération qui ne connaissait rien de fond de tout ce que Dieu avait en Egypte et à la
sortie de l’Egypte.
QUESTION : Que feras-tu pour faire persister ton œuvre ?
Le « devarîm » a une valeur exhortative puisque Moïse voulait graver
ces paroles au cœur de la nouvelle génération qui devait conquérir la terre promise afin
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que cette dernière ne puisse pas se comporter comme ses pères. C’est un discours d’à
dieu.
Le « devarîm » est aussi appelé livre des revues puisque Moïse a passé
en revue l’histoire de Benei-Israel en démontrant leur infidélité et la fidélité de Dieu à son
alliance. D’où le rappel de la bonté de Dieu par l’expression « souviens-toi ».
1. TROIS PARTIES PRINCIPALES DANS L’EXPOSEE DE CE LIVRE
a. Première partie : Le rappel de l’histoire du peuple d’alliance (1 :6 ;4 :43).
Moïse rappelle l’histoire d’alliance du Sinaï dans le but de renouveler et
d’introduire cette génération dans cette alliance. (11 :26-29 ; 27 :9-10 ; 30 :1)
N.B : C’est en écoutant qu’on reçoit et qu’on est initié.
b. Deuxième partie : Répétition de la loi (Chap 4 :44 ; 26 :19).
Cette répétition justifie la valeur et la permanence de ces lois divines qui
ont été donné pour notre bien entant que peuple de Dieu.
c. Troisième partie : Recommandations, bénédictions et malédictions (Chap 27-28)
Les recommandations consistent à rendre publique et visible les lois
divines afin qu’on les lise couramment sur le mont Ebal (27 :1-8).
Résumé systématique de ce livre: - Souviens-toi ; - Obéis ; - Prêtes attention.
Message clé de ce livre : Le rappel et l’obéissance
- Rappel du don de la loi (4 :9-10)
- Rappel de l’alliance (4 :23)
- Rappel de l’esclavage passé (5 :15)
- Rappel de la grande délivrance (7 :18)
- Rappel de la direction divine (8 :2-6)
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- Rappel des péchés du passé (9 :7)
- Rappel des jugements divins (24 :9)
- Rappel des premiers jours (32 :7)
N.B : C’est le rappel dans cette diversité qui produit l’obéissance.
2. L’IMPORTANCE ET L’IMPACT DE CE LIVRE
L’histoire nous apprend que ce livre a joué un grand rôle dans la vie
religieuse d’Israël et c’était même la norme de jugement des actes des rois d’Israël
(17 :18). En 621 avant Jésus Christ, sa découverte dans le temple a produit un grand
réveil (2 Rois 22). Le prophète Jérémie et Ezéchiel s’en sont servi dans leurs messages.
Le credo d’Israël est fondé sur Deutéronome 6 :4-5. Plus de 40 citations
deutéronomiques dans le Nouveau Testament.
3. LIVRE DE LA POSSESSION DE L’HERITAGE
Ce livre prépare le peuple de Dieu à la conquête de la terre promise. 34
fois nous trouvons l’ordre du leader : « Allez et prenez possession du pays ». Et 35
fois la parole : « l’Eternel, ton Dieu t’a donné le pays ».
N.B. Moise était en train de convaincre le peuple à prendre possession et obligé
Dieu implicitement de leur donner cela.
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VI. LIVRE DE JOSUE « Sefer Yehoshua »
De l’Hébreu « Yehoshoua » qui signifie « YHWH sauve »; Il s’appelait
avant « Hoshea » (Hesé) qui signifie « salut ». Et Moise changea son nom en
« Yeshua » (Nb 13 :8,16) dans le but de soutenir et de donner un sens à sa mission.
Dans le Tanakh, ce livre est le premier des livres prophétiques. Josué y est considéré
comme prophète antérieur. C’est un livre historique mais à caractère prophétique.
1. DEUX FACES DE CE LIVRE
- Face prophétique à cause de la portée prophétique des évènements en rapport
avec le salut.
- Face historique à cause de son contenu des évènements historiques.
Nom de la racine « Yasha » qui signifie : Sauver, être sauvé, être délivré
Nifal : Etre délivré, être sauvé, être délibéré, être secouru dans un combat, être
victorieux.
Hifil : Délivrer, libérer des troubles moraux ou spirituels, donner la victoire.
Josué fait victorieux pour donner la victoire au peuple.
Cas général : Défendre, délivrer, secourir, sauver, venir en aide.
197 versets de l’Ancien Testament contiennent « Yasha ».
N.B : Tous les livres des prophètes antérieurs sont anonymes cependant, la tradition
attribue ce livre à Josué.
2. BUT DU LIVRE
Raconter aux futures générations la conquête de la terre promise et son
partage afin de révéler la fidélité de Dieu dans sa promesse au Patriarche. (Jos 21 :43 ;
23 :4-5; Gn 13 :14-15 ; 17 :13 ; 18 :3).
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Ce livre révèle aussi que Dieu veut que son peuple possède totalement
son héritage. La possession totale de l’héritage passe par des combats contre les
ennemis, déposséder les ennemis.
N.B : Lire Josué à la lumière de l’Epitre aux Ephésiens.
- Canaan = Lieux célestes
- Richesses en Canaan = Richesses en Christ dans les lieux célestes
- Les géants = Les dominations, les autorités, …
Raab = Vous autre fois de Ephésiens
Nous devons mener le combat de foi contre ces forces des ténèbres
afin de nous approprier de tout ce que Dieu nous a préparé, sans rien laisser entre les
mains de l’ennemi.
C’est un livre qui révèle le secret de la victoire dans le combat (Hé 4 :8ss).
- La foi : Raab est l’exemple de la foi et des œuvres de la foi.
N.B. Les œuvres mortes sont celles qui ne sont pas produites par la foi et la foi
morte est celle qui ne produit pas les œuvres. (Jacques 2 :25)
- Le courage
- L’obéissance : elle se règle toujours sur la Parole de Dieu et aux instructions
divines.
- Pratiquer les principes de Dieu (lois de Dieu).
- Respect des limites : ces limites étaient un grand désert, un grand fleuve, grande
mer et une grande montagne.
N.B : Si tu dépasses tes limites, les limites te limiteront (2 Cor 10).
Ce livre nous présente d’abord :
- Le conducteur et ce qui doit le caractériser.
- La terre à conquérir.
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- Le peuple à faire conquérir la terre promise.
N.B : - Le succès et l’échec du peuple étaient attribuables à Josué. (Jéricho – Aïe)
- 31 rois vaincus par Josué.
- La malédiction prononcée par Josué (Josué 6 :26 ; 9 :22-23) s’accomplie 500 ans
après (1 Rois 16 :34). La malédiction de Noé (Gn 9 :25-26) va rendre esclaves les
Guibéonites.
Josué 24 :14-15,24 : Avant sa mort, Josué passa en revue tout ce que
YHWH avait fait depuis Abraham et engagea de nouveau Israël à craindre et à servir
YHWH dans l’intégrité « thouma » et avec vérité.
Moi et ma maison nous servirons YHWH, cependant il était près de
mourir, mais il montre que son esprit restait avec sa maison quand bien même il ne
serait plus physiquement. Jésus Christ dans la réalité a dit aussi : voici je suis avec vous
jusqu’à…
N.B. Nous devons introduire nos enfants dans notre alliance avec Dieu.
IV. CARACTERISTIQUES DE LA PROPHETIE ET LA SAGESSE HEBRAIQUE
A. CARACTERISTIQUES DE LA PROHETIE HEBRAIQUE
Le Nevi’îm comprend 18 livres prophétiques regroupés en trois
catégories dont les prophètes de tête, les derniers prophètes et les 12 prophètes. Une
grande partie du Tanakh est prophétique, étant donné que la plupart d’évènements
historiques qui y sont relatés revêtent des significations prophétiques et d’autant plus la
majeure partie d’auteurs n’est constituée des prophètes.
Trois caractéristiques principales
L’encouragement : La prophétie biblique et hébraïque est caractérisée par
l’encouragement, fruit de l’exhortation. Cet encouragement vise à conduire le
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peuple de Dieu à se confier à YHWH seul. Se confier dans sa grâce et non les
dans nos mérites, dans sa puissance libératrice et non aux hommes forts de ce
monde. (EXHORTER)
Rappel de l’alliance : Les prophètes bibliques ont joué le rôle de rappeler
l’alliance de Dieu établie entre Dieu et son peuple, afin de produire l’obéissance
volontaire en menant une vie conforme à la Parole d’alliance divine. Pour les
prophètes, l’interprétation de la Torah constituait leur magistère. La prophétie vise
à faire connaitre la volonté de Dieu à son peuple. (EDIFIER)
Communiquer la vision de l’avenir : Les dévastations et les exils du peuple élu
de Dieu imposaient un désespoir et faisaient croire la fin de la nation israélite.
C’est alors qu’intervenait les prophéties pour révéler l’avenir d’Israël et des
nations …
Dieu ne dévoile l’avenir que pour faire agir dans le présent. (CONSOLER)
« La triade prophétique ».
L’efficacité dans l’accomplissement : Une prophétie n’est reconnue vraie
qu’en mesure de son accomplissement au cours des temps. Le test du prophète de Dieu
se définit par l’accomplissement de ce qu’il prédit. Ce qu’il a annoncé, arrive. (Deut 18)
4. DIFFERENTES APPELATIONS DU TERME PROPHETE
a. Navi’î : De la racine « Nibha » qui veut dire « appeler et annoncer ». Celui qui est
appelé de Dieu pour annoncer la Parole de Dieu, les oracles de Dieu lui-
même.
b. Hôzeh, de la racine verbale « hâzâh » qui signifie « voir ». C’est ici que les prophètes
appelés « voyants », c’est-à-dire les gens qui reçoivent des visions du passé,
présent et du futur.
c. Ish’elohîm : Homme de Dieu, c’est un homme qui appartient spécialement à Dieu, à
qui Dieu attache son plan pour les hommes.
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Tout prophète n’est pas homme de Dieu ; mais tout homme de Dieu est Prophète par sa
commission.
N.B. Nous devons savoir qu’un homme de Dieu n’est pas Dieu.
TP : Identifier les différents types des prophètes dans l’AT, leur biographie, leurs
périodes de foction et leurs œuvres. Pas plus de 10 pages.
iii. KETOUVIM (DES ECRITS = HAGIOGRAPHES)
Le Ketouvîm est constitué des livres poetiques qui sont les Psaumes et
des livres de sagesse dont le livre de Job, de Proverbes, d’Ecclésiaste et des Cantiques.
Ces livres nous présentent la poésie et la sagesse hébraïque.
1. Téhillîm : Psaumes (Louanges ou adoration prophétiques)
2. Mish’lè (Mashal) : Proverbes (parallèle, similaire càd décrire par comparaison).
3. Yobh : Job (Revenir en arrière, se repentir).
4. chir ha-chirîm : Cantiques des cantiques (Meilleurs des cantiques).
[Link] Ecclesiaste de « qahal », convoquer une assemblée, prédicateur.
a. CARACTERISTIQUES DE LA POESIE ET SAGESSE HEBRAIQUES
La sagesse, de l’hébreu « hokhmah » traduit l’idée de l’habilité,
l’adresse, l’intelligence, le savoir, la modération, la raison (Ex28 :3 ; 31 :3,6 ;
35 :26,31,35 ; 36 :1-2 ; Deut 4 :6 ; 2Sam 14 :20 ; 20 :22 ; 1Rois 3 :28 ; 4 :29 ;10 :4,6 ;
2Ch 1 :10). Dans le contexte hébraïque, la sagesse est un attribut de Dieu par lequel il
crée et gouverne l’univers. La sagesse est personnifiée à une dame qui s’est bâtie une
maison … (Prov 1 :22-33 ; 8 :1-21 ; 9 :1-6). Elle est considérée comme la première
créature de Dieu (Prov 8 :22-31).
- La sagesse hébraïque présente le mode de vie des gens de la Bible et leurs
réflexions sur les principales questions et situations de l’existence.
- La sagesse rend heureux et bénie,
(Prov 3 :13) : « Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse ».
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(Prov 11 :2) : « La sagesse est avec les humbles ».
- En théologie la sagesse est la connaissance inspirée des choses divines et
humaines, une vertu et aussi l’un des dons du Saint Esprit.
- La sagesse est un savoir-faire, un habilité dans la pratique d’un art ou d’un métier.
(1Rois 7 :14)
- La sagesse est une qualité requise pour l’exercice du pouvoir. Ici elle est la
capacité de juger pour gouverner le peuple et pour discerner le bien et le mal.
- La sagesse c’est la maitrise et l’application de la connaissance.
S.R. Driver dit : « on estimait sage, une personne capable de bien agir
aux situations critiques. Exemple Joseph est appelé ‘’hakhmah’’ parce qu’il fut capable
d’interpréter les songes de Pharaon. (Gn 41 :39)
La sagesse ne laisse pas l’homme se livrer à la quête de la gloire sans
le ciel mais pousse l’homme à choisir l’idéal de la vie sans le ciel.
La sagesse ne s’explique que par la sagesse.
Gleason L. Acher dit que l’un des genres les plus caractéristiques de
la « hokhmah sémitique » consiste en préceptes pratiques basés sur une observation
des lois de la semaine et des règles du succès dans la vie sociale, économique et
politique. Et cette sagesse était plus pratique que théorique.
Dans la Bible hébraïque, la sagesse est un mode d’action et de
connaissance. Elle reste opérative (Prov 22 :24). La sagesse ne laisse pas l’homme se
livrer à la quête de la gloire sous le ciel, mais pousse l’homme à choisir l’idéal de la vie
sous le ciel. Tout ce que l’homme cherche avec empressement est sans issu, sans
avenir.
L’idéal de la vie c’est la relation avec Dieu qui s’affermit dans la crainte
de Dieu. (Eccl 12 :14 ; Prov 1 :7) Sans relation avec Dieu l’homme tourne sur lui-même,
se tourmente et sans jamais s’en sortir. Quand l’homme cherche le bonheur sans
relation avec Dieu, il ne l’aura jamais. Tout est vanité, tout est comme poursuite du vent.
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Le bonheur est un papillon qui, lorsqu’il est poursuivi est toujours juste au-dessus de
votre portée mais qui, si vous vous asseyez tranquillement peut se poser sur vous. »
Il faut de la sagesse pour comprendre la sagesse ; la musique n’est rien
si l’auditoire est sourd. Elle est préférable à la force parce qu’elle exécute des choses
dont la force ne peut venir à bout.
Avant de parler, demandes-toi si ce que tu vas dire est mieux que le
silence.
N.B. Le sage fait l’application des trois tamis de la sagesse.
V. LES FETES DE L’ETERNEL
Le Dieu des juifs se révèle comme étant le Dieu des fêtes dans sa
relation avec son peuple. Il a prescrit différentes fêtes à célébrer devant lui suivant
certaines règles et certaines périodes distinctives.
Il y a chez le juifs environ huit fêtes dont certaines ont un aspect
commémoratif et d’autres un aspect prophétique mais divisées en trois périodes de
l’année.
N.B. Il y a un mystère quand on se réjouit par souvenir et par espérance
cela détruit les afflictions du temps présent.
Dont :
1. Première période est celle des pains sans levain caractérisée par trois fêtes,
toutes dans une semaine, à savoir la pâque, la fête des pains sans levain et la
fête des prémices. Cette première période avait lieu pendant le premier mois
du calendrier lunaire juif à l’époque de notre pâque (Mars-Avril).
N.B. Derrière chaque calendrier il y a des divinités et des programmes
- Deuxième période est celle des semaines qui est la fête de pentecôte, elle se
passait 50 jours après la pâque pendant le troisième mois, elle se mariait avec la
moisson.
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- Troisième période est celle des Tabernacles.
Qui avait également trois fêtes durant le 7ème mois, elle commençait par
la fête des Trompètes, dix jours d’expiation, immédiatement après suivait la fête des
huttes ou des tabernacles.
Par la ruse Satan a détourné l’église chrétienne pour célébrer les fêtes païennes.
1. L’IMAGE PRATIQUE DE CES FETES
En effet les quatre premières fêtes présentent les premiers évènements
de la vie de Jésus Christ sur la terre : l’incarnation de Jésus Christ, sa mort, son
ensevelissement, sa résurrection et l’effusion du Saint Esprit.
Mais les trois dernières fêtes gouvernent les évènements du second
avènement de Jésus Christ dans différents aspects.
D’autant plus, qu’il était connu qu’Israël devait observer toutes ces fêtes
en l’honneur de l’Eternel. Sans oublier à lui apporter les biens de leurs mains. (Dt 16 :16-
17 ; Ex 23 :16-19 ; 34 :23-24)
Toutes ces fêtes considérées comme une solennité du Seigneur Dieu
sous la loi, nous présentent une signification spéciale en quatre aspects possibles :
Un aspect comme motif du passé de l’histoire d’Israel.
Un aspect prophétique qui comprend Christ et Israel. Elles indiquaient quelque
chose de bien plus grand dans l’avenir d’Israel, la grande promesse, le Messie.
Une application personnelle à nos vies.
Une application saisonnière qui est aussi de nature prophétique pour l’Eglise. Ses
quatre premières fêtes ont été accomplies lors de la naissance de l’Eglise.
Les trois dernières se présentent ces jours-ci de cette façon
saisonnière : louange et réveil charismatique.
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La sortie de l’Egypte c’est la paque
Sinaï c’est la pentecôte
L’entrée en canan c’est le tabernacle
Les deux trompettes Nb 10. 10
2. TABLEAU SYNTHETIQUE DES FETES JUIVES
On prendra soins de vous présenter brièvement les fêtes
commémoratives juives, avec leurs significations immémoriales, prophétiques,
personnelles, saisonnières et la date :
N° FETES DATE MEMORIAL PASSE PROPHETIQUE
1 Pâques Le 14 Nissan ou Israël libère les La mort de Christ au calvaire
mois d'Abib le soir esclaves en Egypte
Du 15 au 22 Nissan
2 Pains sans levain d'Abib Sortie de l'Egypte en hâte Sépulture de Christ et sortie
des morts dans les sépulcres
3 Les prémices Dimanche Nissan A la rencontre de Dieu, Résurrection de Christ
1er jour de la semaine les prémices offertes à Dieu
4 La pentecôte 1er jour après le 7ième Dieu parle d'une voix audible Effusion du Saint Esprit(Act 2)
(Moissons, semaines) sabbat, 50jours après les à la nation d'Israël au mont Moisson des âmes
prémices Sinaï et donne les dix com-
mandements
5 Les tabernacles 1er jour du 7ième mois Entrée dans la terre promise Israël devient une nation
en courant rassemblée de l'Eglise
6 Jour d'expiation 1er jour du 7ième mois Le souverain sacrificateur Affliction de l'âme, tribulations
offre le sacrifice pour les
péchés d'Israël dans le lieu
très saint,
Les huttes
7 (tabernacles 15ième 27ième du 7ième Habitation d'Israël dans le Entière manifestation du
et moisson) mois d'Abib le soir désert royaume de Dieu dans tous
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aspects sur la terre
Les fêtes juives sont mobiles dans le calendrier civil du fait qu’elles
suivent le calendrier lunaire. Commençant en Automne ce calendrier comprend les mois
suivants :
1. Tishri « tisri » = Septembre – Octobre
2. Heshwan « heswan »
3. Kislew
4. Tebet « tebet »
5. Sebat
6. Adar
7. Nissan
8. Iyar
9. Sivan
10. Tammuz
11. Ab
12. Elul
4. TROIS PRINCIPALES. FETES
1. Pâques « Pessa’h »
2. Pentecôte « Shavouôt »
3. Fête des tabernacles ou des tentes « Soukôt »
Ce sont les fêtes de pèlerinage (Deut 16). Il fallait la montée au Temple
de Jérusalem. Ces fêtes sont marquées dans l’antiquité hébraïque et dans l’Etat actuel
d’Israël. Elles correspondent au calendrier agricole. Dont le peuple offrait les prémices
(premiers fruits) à la Pâque et à la pentecôte. Il offrait les derniers fruits de la fin de la
moisson la plus tardive.
La période de l’ouverture de la moisson spirituelle et matérielle va de la
Pâque à la Pentecôte. Jésus Christ a voulu ouvrir les yeux spirituels des juifs par une
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moisson spirituelle, en disant : « … levez vos yeux et regardez la moisson. … ». La mort
de l’Agneau en Egypte a inauguré le passage, la traversée et la moisson des richesses.
a. PAQUES « PESSAH »
Une passation, passer outre et faire passé. Elle a lieu au mois de
Nissan (entre Mars et Avril). Elle est la commémoration de la sortie, de la délivrance
d’Israël (Ex 12 :17-19).
Nissan est un mois d’ouverture pour destinée glorieuse. On constatera
qu’au mois de Nissan qu’est le premier mois de l’année a couvert beaucoup
d’évènements important dans la Bible.
La pâque est l’une des fêtes les plus respectées par les juifs, religieux
ou non. La fête de Pâque est célébrée le 14ème jour du mois de Nissan. La Pâque est
appelée aussi « fête des pains sans levain » (Matsot). Pains sans levain révèle le départ
dans la rapidité, sans tarder pour éviter les représailles des égyptiens.
Aujourd’hui, le croyant ne doit pas trainer dans le coup de l’ennemi au
risque de connaitre les représailles des adeptes de satan. Jésus Christ a dit : « nous
sommes dans ce monde mais nous ne sommes pas de ce monde ». Le levain est
symbole de la malice et impureté.
N.B : Après l’exil de Babylone, le 7ème mois Tishri a remplacé le premier mois à la tête de
l’année juive.
b. PENTECOTE « SHAVOUOT »
Commémorée 50 jours après la Pâque. Du grec « pentêkosté hêméra »
traduit par cinquantième. C’est la fête des prémices de la moisson.
c. FETE DES TENTES « SOUKOT » Septembre - octobre
Commémoration de l’exode et de la fin de l’année agricole ; c’est la fête de la récolte qui
trouve son accomplissement dans l’enlèvement de l’église corps du Christ.
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BIBLIOGRAPHIE
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2. Comment la Bible fut écrite / Pierre Gibert
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3. Esquisse d'une théologie de l'Ancien Testament / Walther Christoph Zimmerli
4. Etudes d'exégèse et de théologie biblique. Ancien Testament / André Feuillet
5. Fortress Introduction to the New Testament / Gerd Theißen
6. Introduction à l'Ancien Testament / Rolf Rendtorff
7. La Bible. Ancien et Nouveau Testament / Christiane Diertele ; Pierre Sandevoir
8. La Loi et les Prophètes / GELIN Albert ; Henri Cazelles ; Louis Monloubou ;
Jacques Briend ; T. Chary ; Jean Delorme
9. L'enfance de la Bible hébraïque. / Adrian Schenker ; HUGO Philippe
10. Les figures du Christ dans l'Ancien Testament / Jean Daniélou
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