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Texte4 - Phedre de J. Racine

Le texte analyse l'Acte V, scène 7 de 'Phèdre' de Racine, en se concentrant sur les aveux tragiques de Phèdre et leur impact sur son destin. Il explore la tension entre culpabilité et innocence, ainsi que la fatalité qui entoure les personnages, notamment à travers des mouvements de langage et des figures de style. La conclusion souligne la volonté de rédemption de Phèdre face à son destin inéluctable.

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Texte4 - Phedre de J. Racine

Le texte analyse l'Acte V, scène 7 de 'Phèdre' de Racine, en se concentrant sur les aveux tragiques de Phèdre et leur impact sur son destin. Il explore la tension entre culpabilité et innocence, ainsi que la fatalité qui entoure les personnages, notamment à travers des mouvements de langage et des figures de style. La conclusion souligne la volonté de rédemption de Phèdre face à son destin inéluctable.

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Texte 4: Racine, Phèdre, Acte V, scène 7.

/ Texte complémentaire de
On ne badine pas avec l’amour de Musset.
Introduction.

Problématiques (au choix) 1-Dans quelle mesure cet aveu a une


dimension tragique ? 2-Dans quelle mesure cet extrait remplit la fonction
de la tragédie (la terreur et la pitié) ? 3-En quoi ce 3è aveu accomplit-il le
sort tragique de Phèdre?

1er mouvement : v1-v.6: un aveu qui entraine la fin tragique de phèdre.


2è mouvement : v.7-17 : Un aveu ambigu.
3è mouvement : v.18-v.22 : Inexorable mort de Phèdre.

1er mouvement : Le 1er mouvement s’ouvre avec l’emploi du verbe


« falloir » où Phèdre évoque la nécessité de cet aveu, de clamer « son
innocence » (d’Hippolyte) Ce même verbe est répété dans le v2, toujours
dans le sens d’une urgence.
L’emploi de l’adj. « injuste » évoque la culpabilité portée par Phèdre et
cette volonté de plaider en faveur d’Hippolyte à travers la périphrase
« votre fils ». C’est là le sens du substantif « innocence », renforcé par la
négation forte « n’est point » dans « Il n’est point coupable » (v3) juste
pour montrer que Hippolyte n’en est pour rien.
Au v.4, Thésée évoque de la pitié dans sa réplique « Ah ! Père infortuné !»
en employant la périphrase » Père infortuné » pour se désigner.
Dans le v.5 le pathétique s’accentue lorsque thésée se dédoine en tenant
Phèdre comme le coupable de la mort de son fils dans une exclamation
« Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné! »
Le vers suivant renforce cette idée dans une périphrase exclamative
« Cruelle » pour désigner Phèdre tyrannique de ce qu’il porte.
2e mouvement : Du v.7-17 : Un aveu ambigu.

Cette urgence du v1 et v2 fait encore surface au v.7 avec cet apostrophe


de Thésée par Phèdre à travers l’emploi de l’impératif « écoutez-moi »
renforcée par le présentatif « C’est » créant l’emphase sur le pronom
« moi » et les adjectifs mélioratifs « chaste » , « respectueux » plaidant en
faveur de Hippolyte. »
Au v.9, « Osai » renvoie à l’audace à l’audace à cette faute avec l’emploi
de la synecdoque « l’œil » qui se réfère à la passion (selon Racine) qui
prend racines dans le regard. « profane » et « incestueux » créent une
antithèse avec « chaste » et « respectueux » du v8.
Dans le v.10, l’auteur utilise de l’allégorie de « Le ciel » en vue d’exprimer
un aveu ambigu puisqu’à travers l’image du « ciel », on a une idée de
fatalité.
« Détestable Oenone » v.11 vient condamner eux-mêmes car au vers
suivant le récit se présente comme un récit rétrospectif.
Du v.12 au v.17 on note une sorte d’allitération en « f » avec « feu »,
« faisait » et « faiblesse » renvoyant à l’idée de la fatalité précédemment
évoquée.
« La perfide », v14 est une périphrase qui vient désigner Oenone tenue
pour coupable. Ainsi l’emploi du superlatif absolu « trop doux » renvoie à
sa condamnation.
3e mouvement : Du v.18 –v.22 :La mort inexorable de Phèdre.
Ici on note la volonté de suicide de Phèdre à travers la synecdoque « le
fer » qui exprime une autre stratégie de la mort opposée à l’idée du poison
puisque le vers « Le fer aurait déjà tranché ma destinée » s’oppose au
vers suivant grâce à la conjonction de coordination « mais » dans « Mais
je laissais gémir la vertu soupçonnée »
L’utilisation du poison a permis d’avouer sa faute puisque la lenteur de
l’agonie permise par le poison est suggérée par l’emploi du superlatif
« plus lent », v21. Cet aveu ressemble à une volonté de rédemption.
Dans le dernier vers, l’emploi de l’adjectif « brulant », on note l’ardeur de
sa passion qui apporte plus de précision sur cet acte palpable à travers les
verbes prendre et faire « J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brulantes
veines. »
Conclusion

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