Plan de Qualité
Plan de Qualité
LA FRAUDE DANS LA
FORMATION PROFESSIONNELLE
Dossier de presse
Juillet 2025
1
Éditos
La formation professionnelle est un trésor : elle offre aux jeunes
comme aux actifs les moyens de construire, reprendre, ou
repenser leur parcours.
Et si elle est un levier d’émancipation pour toutes et tous, elle est
aussi la clef de la compétitivité et de la résilience de notre
économie. C’est pourquoi garantir à chacun une offre de
formation de qualité, lisible, transparente et utile est une priorité
constante depuis 2017.
Comme ministre du Travail de l’Emploi et de l’Insertion, Première
ministre, et désormais ministre de l’Éducation nationale, de
ÉLISABETH BORNE l’Enseignement supérieur et de la Recherche, j’ai chaque fois porté
cette conviction forte : proposer des formations exigeantes,
MINISTRE D’ÉTAT,
pertinentes, et à la hauteur des enjeux de notre pays.
MINISTRE DE
L’ÉDUCATION Depuis 2018, la formation professionnelle a connu une
NATIONALE, DE transformation sans précédent. Mais aujourd’hui, des dérives
L’ENSEIGNEMENT persistent. Certains organismes de formation ont fait de
SUPÉRIEUR ET DE LA
promesses trompeuses un argument de vente, et des pratiques
RECHERCHE
frauduleuses un modèle de financement. Nous ne pouvons plus
l’accepter. C’est pourquoi, pour la première fois, nous lançons un
plan interministériel ambitieux, avec un cap : la tolérance zéro
face aux abus.
Pour que ces formations forment vraiment à l’emploi, les
organismes de formation doivent être habilités, contrôlés, et leurs
usagers mieux informés. Avec ce plan, nous renforçons la
certification Qualiopi en élargissant son champ et en exigeant de
véritables garanties de qualité pour tous les organismes, qu’ils
soient financés ou non sur fonds publics. Pour mieux protéger les
jeunes, nous mettrons fin aux pratiques abusives qui fragilisent leur
orientation. Pour toutes les formations menant à des diplômes du
ministère de l’Éducation nationale, du CAP au BTS, une
habilitation pour former sera désormais nécessaire.
Enfin, nous construirons un système de contrôle agile et
coordonné, fondé sur le partage des données et l’intelligence
artificielle pour cibler les fraudes. Cette coordination est inédite.
La réussite de ce plan, qui sera complété dans les semaines à venir
par un projet de loi, repose sur l’engagement de tous : pouvoirs
publics, organismes, financeurs et usagers.
Chacun a un rôle à jouer dans la construction d’un système plus
juste, plus transparent et plus efficace.
2
Comment choisir sa formation ? Dans quelle filière faire ses
études ? Chaque étudiant est confronté à ces questions au cours
de son parcours. Et il peut être difficile de s’y retrouver : l’offre est
abondante ! Par ailleurs, elle s’est beaucoup diversifiée ces
dernières années, avec une croissance de 72% des inscriptions
dans le secteur privé entre 2020 et 2022.
3
La formation professionnelle, en développant les compétences
des actifs, est l’un des piliers d’une économie française
compétitive et résiliente. Elle constitue un actif stratégique pour
notre prospérité, en répondant aux besoins du marché du travail,
et pour notre cohésion sociale, en accompagnant les transitions
professionnelles et en facilitant l’accès de chacun, notamment
des plus vulnérables, à des compétences utiles et reconnues.
4
A la base d’une formation professionnelle il y a un contrat de
confiance entre un établissement et un apprenant. Certains
établissements font le choix de ne pas le respecter, il faut les
sanctionner.
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Sommaire
POURQUOI UN PLAN D’AMELIORATION DE LA QUALITE DE LA FORMATION ET DE LUTTE CONTRE LA FRAUDE DANS
LA FORMATION ?..................................................................................................................................................................................... 7
A. Renforcer les obligations incombant aux organismes préparant à des certifications professionnelles .. 9
B. Déployer le mécanisme de l’habilitation à former sur les diplômes du CAP au BTS ..................................10
C. Lutter contre les actions pouvant contribuer aux phénomènes d’emprise et d’entrisme, et
prédisposant à l’exercice d’activités règlementées ....................................................................................................... 11
D. Enrichir les missions des centres de formation des apprentis (CFA) à la prévention des accidents du
travail et à la lutte contre l’illettrisme .............................................................................................................................. 11
A. Intégrer de nouveaux indicateurs à Qualiopi, notamment pour les formations en l’apprentissage ........15
B. Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi ..................................................................................16
C. Elargir le champ d’application de Qualiopi ........................................................................................................16
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Pourquoi un plan d’amélioration
de la qualité et de lutte contre la
fraude dans la formation ?
Ce plan se distingue d’abord par son caractère inédit : c’est la première fois qu’un travail
interministériel de cette ampleur est mené sur ce sujet. Il repose sur une coordination
renforcée entre les ministères concernés et sur l’évolution de la loi, du règlement et des
pratiques.
7
Ses objectifs sont clairs : garantir aux futurs bénéficiaires des formations de qualité, sûres et
encadrées par des règles claires et partagées, garantir à chacun une utilisation efficace des
deniers publics.
Pour cela, ce plan vise à supprimer les angles morts de la régulation actuelle et à renforcer les
prérogatives de contrôle des pouvoirs publics en leur donnant les moyens d’agir de manière
plus ciblée, plus efficace et dissuasive et plus coordonnée pour éviter les redondances inutiles
et ne pas pénaliser les acteurs vertueux.
Enfin, ce plan s’inscrit résolument dans une logique de service public : il place l’usager, et
notamment les jeunes, au cœur du dispositif. Leur garantir un accès à une formation de
qualité, lisible et protectrice, c’est non seulement renforcer l’équité du système, mais aussi
soutenir une montée en compétences réellement utile à l’économie et à la société.
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Détail des axes et mesures du
plan
Les missions des centres de formation des apprentis en lien avec la qualité des formations
doivent aussi être précisées.
Cet axe vise notamment à permettre d’avoir la garantie que les contenus des formations
s’inscrivent bien dans une perspective professionnelle et permettent aux apprenants
d’acquérir les compétences requises par le marché du travail.
Dans ce cadre, il est prévu de renforcer les obligations des organismes délivrant des
formations préparant à l’acquisition d’une certification professionnelle.
À cet effet, le décret du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle précise la forme
juridique et le contenu des habilitations à former et à évaluer octroyés par un ministère ou
un organisme certificateur, en particulier la mention des moyens techniques, pédagogiques
et d’encadrement devant être mis en œuvre par l’organisme habilité.
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Ce nouveau cadre réglementaire déploie de nouvelles obligations auxquelles sont tenus les
organismes habilités.
Ainsi les organismes habilités à former 1, au même titre que les organismes de formation qui
ont eux-mêmes déposé une certification, devront tous réaliser des actions préparant à
l’ensemble des compétences et des connaissances identifiées dans le référentiel de
compétences de la certification. Pour ces organismes de formation, France compétences
examinera le taux de présentation à l’examen et le taux de réussite à la certification. Cette
disposition permettra de s’assurer que les moyens techniques, pédagogiques et
d’encadrement mobilisés permettent de correctement préparer les candidats.
En outre, les organismes de formation devront veiller à présenter de manière fidèle les
débouchés professionnels réels/post-formation, à préciser les conditions d’inscription aux
examens et à utiliser l’intitulé exact des certifications.
Les organismes habilités à évaluer 2devront eux inscrire à une session d’examen les personnes
dont ils ont assuré la formation et organiser des sessions d’examen conformes au référentiel
d’évaluation.
Dans ce schéma les ministères et les certificateurs ont la responsabilité de s’assurer que les
organismes qui préparent à leurs certifications professionnelles respectent l’ensemble des
obligations décrites. France compétences assurera le contrôle du respect de ces nouvelles
obligations.
Les organismes de formation peuvent actuellement former sans autorisation préalable sur les
diplômes du CAP au BTS relevant du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche. Cette situation ne permet pas aux services des rectorats
d’assurer un contrôle sur le contenu et la mise en œuvre de ces formations.
Pour assurer une formation en apprentissage ou dans le cadre de la formation continue, les
organismes de formation devront être habilités pour ces diplômes.
A défaut de répondre aux exigences fixées, les organismes ne pourront dispenser des
formations préparant à ces diplômes.
Pour assurer cette mission de déploiement de l’habilitation à former, les services des rectorats
pourront solliciter l’appui technique des services régionaux de contrôle de la formation des
DREETS, pour partager l’historique de contrôle des organismes et le cas échéant cibler des
1
Un organisme disposant d’une certification professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou
au répertoire spécifique (RS), s’il n’assure pas lui -même exclusivement les formations qui préparent en vue de l’obtention de la certification,
doit habiliter les organismes de formation qu’il sélectionne et communiquer cette information à France compétences.
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Au même titre que l’habilitation à former, les organismes disposant d’une certification peuvent habiliter d’autres organismes à réaliser les
évaluations en vue de délivrer la certification à des candidats. Cette habilitation n’entraine aucun transfert de responsabilité, l’organisme
certificateur restant responsable de l’évaluation.
10
contrôles. Les services de contrôle de la Caisse des dépôts et des opérateurs de compétences
pourront le cas échéant être associés à ces échanges.
Il conviendra donc de s’assurer tant en amont qu’en aval que l’action de formation, via un
contrôle renforcé des services régionaux de contrôle de la formation professionnelle, répond
à un objectif strictement professionnel avec une attention particulière :
- Sur les prérequis à l’entrée en formation afin de s’assurer que le métier et les activités
professionnelles associées soient bien accessibles au bénéficiaire de la formation et de
ne pas contrevenir à un possible exercice illicite d’une activité professionnelle
réglementée ;
- Sur les conditions de déroulement de la formation qui doivent assurer l’égalité entre
les apprenants ;
- Sur l’objet réel des formations, les finalités d’emprise ou d’entrisme pouvant être plus
facilement caractérisées et sanctionnées.
D. Enrichir les missions des centres de formation des apprentis (CFA) à la prévention
des accidents du travail et à la lutte contre l’illettrisme
Les entrants dans le monde du travail ont une probabilité accrue d’accident professionnel. Il
est proposé que les CFA voient leur mission enrichie en matière de sensibilisation de
prévention des risques professionnels auxquels peuvent être confrontés les apprentis. Cette
nouvelle mission devra s’articuler avec la responsabilité des employeurs d’apprenti.
Par ailleurs, 5 % des jeunes testés lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC) sont en
situation d’illettrisme. Or les jeunes en situation d’illettrisme ont tendance à taire leurs
difficultés et à développer des stratégies de contournement pour cacher leurs lacunes. La
maîtrise fragile des compétences de base freine les apprentissages, diminue le taux de
poursuite d’étude et de réussite aux examens et favorise les ruptures anticipées des contrats
d’apprentissage. Les CFA seront donc également mobilisés dans la prévention et la lutte
contre l’illettrisme des apprentis, phénomène invisible pourtant bien présent.
11
2. Mieux informer et protéger les jeunes et les
actifs
Pour les actifs et futurs actifs, le secteur de la formation est peu lisible du fait de sa
complexité.
Cet axe vise donc à assurer une information de qualité auprès des jeunes s’engageant sur une
formation. Cette information renforce le lien entre formation et emploi et améliore le
système d’alerte visant à mettre en lumière les dysfonctionnements.
- Les clauses privant l’apprenti d’un remboursement au prorata temporis des frais
administratifs ou de scolarité en cas de départ anticipé du CFA ;
En outre, les étudiants seront mieux protégés face à certaines pratiques imposant le paiement
de frais de réservation non remboursable très en amont de la formation, ce qui peut nuire à
leur libre choix d’orientation. Le projet de loi inclut une disposition qui complète le code de
l’éducation pour leur permettre de résilier sans frais le contrat jusqu’à 30 jours avant le début
de la formation, ce qui leur permettra de faire le meilleur choix pour leur avenir entre
plusieurs formations.
Ces mesures s’inspirent de la proposition de loi déposée par le député Emmanuel GREGOIRE.
12
B. Améliorer l’information des jeunes sur les formations et les diplômes
Pour autant, cette diversification des formations émanant tant d’acteurs publics que privés
rend le système plus complexe pour les usagers. Cette situation est propice à des choix de
formation mal évalués en fonction du projet professionnel des actifs ou futurs actifs.
Ces indicateurs sont utiles, mais ne couvrent pas toutes les formes d’occupation d’un emploi.
Ils ne prennent pas en compte l’insertion à l’étranger ; l’occupation d’un emploi non salarié.
En outre, ne sont pas actuellement disponibles les données relatives aux formations
dispensées par les organismes de formation non accréditées par le ministère chargé de
l’Enseignement supérieur, principalement l’enseignement supérieur privé lucratif, formant sur
les niveaux 6 et 7 de qualification.
En outre, des travaux sont en cours pour faciliter l’exposition et la compréhension de ces
données par les jeunes.
A ce jour, les étudiants et les apprentis peuvent signaler les dysfonctionnements, en dehors
des autorités judiciaires, notamment auprès :
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de l’organisme de formation ou via la plateforme Signal Conso mis en place par la
DGCCRF ;
Ces différents acteurs peuvent utilement traiter ces alertes, mais ils restent largement
méconnus des usagers, tout comme le cadre juridique régissant leur intervention. Cette
faiblesse du nombre d’alertes réduit la réactivité et le ciblage de la régulation du secteur de
la formation par les pouvoirs publics et les financeurs.
Ainsi, une communication plus dynamique en direction des usagers sera mise en œuvre sur
ces différents dispositifs d’alerte. En outre, des travaux seront initiés pour permettre des
mutualisations des systèmes de signalement.
14
3. Garantir la qualité des processus des
organismes de formation
L’accès aux fonds publics ou à la reconnaissance de l’Etat d’un organisme doit avoir pour
contrepartie une garantie sur la qualité des processus d’acquisition ou d’apprentissage des
savoirs et du geste professionnel.
Elle repose sur un standard minimum plus élevé notamment pour les organismes qui
dispensent des formations en apprentissage ainsi que sur l’efficacité des audits qualité.
Cet axe prévoit donc de s’appuyer sur la certification des processus des organismes de
formation Qualiopi en améliorant la fiabilité et le champ couvert par cette certification pour
garantir un standard commun plus exigeant.
Le référentiel de Qualiopi3 sera enrichi afin d’améliorer la transparence des informations dans
la communication des organismes. Trop souvent, les jeunes sont induits en erreur.,
notamment sur les débouchés d’emploi.
3
La loi du 5 septembre 2018 pour la Liberté de choisir son avenir professionnel prévoit une obligation de certification des organismes de
formation sur la base d’un référentiel national unique, s’ils veulent bénéficier de fonds publics ou mutualisés
15
B. Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi
Rendre obligatoire une certification des auditeurs Qualiopi et renforcer les conditions
déontologiques
Pour exercer leur activité, les auditeurs Qualiopi devront suivre une formation certifiante
enregistrée au répertoire spécifique. Cette certification permettra de s’assurer que les
auditeurs disposent bien des qualifications et compétences requises pour réaliser ces audits.
Enfin, les conditions déontologiques seront renforcées pour préciser les cas
d’incompatibilités.
Il est envisagé d’octroyer, via une disposition législative, un rôle de coordination des
organismes certificateurs délivrant Qualiopi à France compétences.
Pour alimenter les travaux de France compétences, les auditeurs Qualiopi pourraient disposer
d’un droit d’alerte préservant leur anonymat. Cette mesure impliquera de modifier les
missions législatives de l’opérateur.
4
La certification est délivrée par des organismes certificateurs indépendants accrédités par le Comité français d’accréditation (COFRAC) –
association reconnue comme instance nationale d'accréditation par l’Etatdepuis 2008 – et des instances de labellisation reconnues par
France Compétences, selon un référentiel national qualité unique
16
permettant l’acquisition d’une certification professionnelle n’ont pas l’obligation de
disposer de Qualiopi s’ils se financent uniquement par des frais de scolarité ; il est
prévu d’exiger qu’ils soient certifiés Qualiopi s’ils veulent mettre en œuvre ces
formations ;
- Les organismes de formation qui sont financés par les Fonds d'assurance formation des
non-salariés (FAF).
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4. Déployer une politique de tolérance zéro
contre la fraude
L’action publique en matière de lutte contre la fraude dans le domaine de la formation
présente d’ores et déjà des résultats probants.
Pour autant son cadre juridique doit être modernisé pour répondre aux évolutions des
typologies de fraude et l’action de ses différents acteurs doit être mieux coordonnée pour
gagner en efficacité et en réactivité.
Afin de garantir des relations de confiance entre les organismes de formation et les
apprenants, cet axe permet de renforcer les mesures de contrôle et de lutte contre toutes
les formes de fraudes.
La loi du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques à l’initiative de Thomas
Cazenave vise pour plusieurs de ses dispositions à renforcer les prérogatives de contrôle et
de suspension des déclarations d’activités des organismes de formation.
Ainsi les services de l’État pourront dorénavant suspendre la déclaration d’activité d’un
organisme en cas de suspicion de fraude.
Il s’agit :
18
un échange direct et sécurisé entre le service instructeur et le demandeur (« zéro
papier ») ;
Le cadre juridique sur l’échanges d’informations entre les acteurs chargés de la lutte contre
la fraude est perfectible.
Il s’est toutefois amélioré. La loi du lundi 30 juin 2025 relative à la lutte contre les fraudes aux
aides publiques a introduit une disposition permettant la communication d’informations
entre tous les acteurs (Etat, financeurs de la formation professionnelle et certificateurs
qualité). Cette mesure permet la mise en place d’un véritable système d’alerte de nature à
adapter les plans annuels de contrôles des différents acteurs en fonction des signalements et
des investigations réalisés.
Elle évite aux organismes de formation, de se retrouver confrontés à des contrôles successifs
menés par les financeurs et l’administration : un partage des données sur les différents
programmes de contrôle et les suites de ceux-ci limitera les vérifications sur les structures
ayant déjà fait l’objet d’investigations, pour les reporter sur d’autres structures ayant
manifestement un comportement frauduleux.
Enfin, la loi introduit le principe d’un système d’information pour assurer ces échanges ; il
permettra un véritable changement d’échelle et de paradigmes.
5
[Link] : 26% des étudiants sont inscrits
dans un établissement supérieur privé en 2024 ; de 2010 à 2022, les inscriptions d'étudiants dans le secteur privé ont augmenté de 72%,
contre 11% dans le public
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en matière de pratiques commerciales trompeuses ont été relevées dans 21% des cas, telles
que des allégations mensongères sur la qualité de la formation et du diplôme : vente de
formations qui ne disposent pas du droit de délivrer le diplôme mis en avant, utilisation
illégitime des qualifications de « master » ou « licence », affirmations erronées ou invérifiables
sur le taux d’employabilité ou le salaire en sortie de formation, ou encore faux avis
complaisants mis en avant sur le site Internet de l’école.
- Les allégations sur la reconnaissance du diplôme (BTS, Licence, Master) et les termes
créant une confusion avec ces diplômes.
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Synthèse des mesures du plan et
calendrier
Développer et mieux communiquer sur les dispositifs de signalement des 2nd semestre 2026 MTE,
dysfonctionnements. Un système centralisé de signalement permettra aux MENESR
jeunes de remonter de manière simplifiée leurs alertes sur les conditions de
leurs formations
6
Ministère chargé du Travail et de l’Emploi
7
Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
8
Ministère chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME et de l’ESS
21
Garantir la qualité des processus des
organismes de formation
Créer de nouveaux indicateurs notamment pour les formations en 2nd semestre 2025 MTE, MESR9
apprentissage portant notamment sur la qualité de la formation elle-même
ainsi que de son adéquation aux objectifs visés d’apprentissage
Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi en garantissant leur 2nd semestre 2025 MTE
application harmonisée
Confier à France compétences, via une disposition législative, un rôle d’appui 1er semestre 2026 MTE
du COFRAC pour mieux réguler les pratiques des organismes certificateurs
Qualiopi
Rendre obligatoire une certification des compétences des auditeurs Qualiopi et 2nd semestre 2025 MTE
renforcer les conditions déontologiques afin que l’ensemble des auditeurs
disposent à la fois d’une connaissance suffisante de la certification et du
secteur de la formation professionnelle
Elargir le champ d’application de Qualiopi via une disposition législative en 1er semestre 2026 MTE, MESR
couvrant l’ensemble des formations préparant à des certifications y compris
quand l’organisme de formation ne bénéficie pas de fonds publics
9
Ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
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Contact presse
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