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Plan de Qualité

Le plan d'amélioration de la qualité de la formation professionnelle et de lutte contre la fraude vise à garantir des formations de qualité et à éliminer les pratiques abusives dans le secteur. Il introduit des mesures telles que le renforcement des obligations des organismes de formation, l'habilitation nécessaire pour certaines certifications, et un système de contrôle coordonné pour cibler les fraudes. Ce plan, soutenu par plusieurs ministères, cherche à restaurer la confiance des usagers et à assurer une utilisation efficace des fonds publics.

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Plan de Qualité

Le plan d'amélioration de la qualité de la formation professionnelle et de lutte contre la fraude vise à garantir des formations de qualité et à éliminer les pratiques abusives dans le secteur. Il introduit des mesures telles que le renforcement des obligations des organismes de formation, l'habilitation nécessaire pour certaines certifications, et un système de contrôle coordonné pour cibler les fraudes. Ce plan, soutenu par plusieurs ministères, cherche à restaurer la confiance des usagers et à assurer une utilisation efficace des fonds publics.

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PLAN QUALITÉ ET LUTTE CONTRE

LA FRAUDE DANS LA
FORMATION PROFESSIONNELLE
Dossier de presse
Juillet 2025

1
Éditos
La formation professionnelle est un trésor : elle offre aux jeunes
comme aux actifs les moyens de construire, reprendre, ou
repenser leur parcours.
Et si elle est un levier d’émancipation pour toutes et tous, elle est
aussi la clef de la compétitivité et de la résilience de notre
économie. C’est pourquoi garantir à chacun une offre de
formation de qualité, lisible, transparente et utile est une priorité
constante depuis 2017.
Comme ministre du Travail de l’Emploi et de l’Insertion, Première
ministre, et désormais ministre de l’Éducation nationale, de
ÉLISABETH BORNE l’Enseignement supérieur et de la Recherche, j’ai chaque fois porté
cette conviction forte : proposer des formations exigeantes,
MINISTRE D’ÉTAT,
pertinentes, et à la hauteur des enjeux de notre pays.
MINISTRE DE
L’ÉDUCATION Depuis 2018, la formation professionnelle a connu une
NATIONALE, DE transformation sans précédent. Mais aujourd’hui, des dérives
L’ENSEIGNEMENT persistent. Certains organismes de formation ont fait de
SUPÉRIEUR ET DE LA
promesses trompeuses un argument de vente, et des pratiques
RECHERCHE
frauduleuses un modèle de financement. Nous ne pouvons plus
l’accepter. C’est pourquoi, pour la première fois, nous lançons un
plan interministériel ambitieux, avec un cap : la tolérance zéro
face aux abus.
Pour que ces formations forment vraiment à l’emploi, les
organismes de formation doivent être habilités, contrôlés, et leurs
usagers mieux informés. Avec ce plan, nous renforçons la
certification Qualiopi en élargissant son champ et en exigeant de
véritables garanties de qualité pour tous les organismes, qu’ils
soient financés ou non sur fonds publics. Pour mieux protéger les
jeunes, nous mettrons fin aux pratiques abusives qui fragilisent leur
orientation. Pour toutes les formations menant à des diplômes du
ministère de l’Éducation nationale, du CAP au BTS, une
habilitation pour former sera désormais nécessaire.
Enfin, nous construirons un système de contrôle agile et
coordonné, fondé sur le partage des données et l’intelligence
artificielle pour cibler les fraudes. Cette coordination est inédite.
La réussite de ce plan, qui sera complété dans les semaines à venir
par un projet de loi, repose sur l’engagement de tous : pouvoirs
publics, organismes, financeurs et usagers.
Chacun a un rôle à jouer dans la construction d’un système plus
juste, plus transparent et plus efficace.

2
Comment choisir sa formation ? Dans quelle filière faire ses
études ? Chaque étudiant est confronté à ces questions au cours
de son parcours. Et il peut être difficile de s’y retrouver : l’offre est
abondante ! Par ailleurs, elle s’est beaucoup diversifiée ces
dernières années, avec une croissance de 72% des inscriptions
dans le secteur privé entre 2020 et 2022.

Les étudiants, mais aussi leurs familles, veulent pouvoir prendre


des décisions en toute confiance. Avant tout en ce qui concerne
la qualité de la formation. De l’autre côté du spectre, les
employeurs veulent aussi savoir si le cursus suivi par un potentiel
PHILIPPE BAPTISTE employé leur a donné de réelles compétences.

MINISTRE CHARGÉ DE Pour ces différentes raisons, garantir la qualité de la formation


L'ENSEIGNEMENT constitue aujourd'hui un enjeu central de l'enseignement
SUPÉRIEUR ET DE LA supérieur français. C’est la condition nécessaire pour restaurer la
RECHERCHE confiance de tous dans un système qui doit rester un facteur de
progrès social et de compétitivité économique.

C'est pour y répondre que je porte un projet de loi de


modernisation et de régulation de l'enseignement supérieur, fruit
d'un travail approfondi en étroite collaboration avec nos
partenaires ministériels, qui sera présenté au Parlement à
l’automne 2025.

Ce texte s'inscrit dans le plan d'amélioration de la qualité de la


formation et de lutte contre la fraude que nous présentons
aujourd'hui, en adoptant une approche volontairement
interministérielle.

En collaboration étroite avec la ministre du Travail et de l'Emploi,


ce texte propose des mesures qui transcendent les frontières
traditionnelles entre formation initiale et formation
professionnelle. L'extension de l'obligation Qualiopi à tous les
organismes porteurs d'un titre RNCP, l'harmonisation des critères
de qualité pour l'apprentissage, et le suivi de l’insertion
professionnelle pour toutes les formations post bac traduisent
cette volonté.

Ainsi, nous pourrons garantir que toute formation reconnue par


l’Etat réponde aux besoins de l’économie, sans jamais renier la
mission émancipatrice de l'enseignement supérieur.

C’est un engagement que je suis fier de prendre, pour notre


jeunesse et notre avenir.

3
La formation professionnelle, en développant les compétences
des actifs, est l’un des piliers d’une économie française
compétitive et résiliente. Elle constitue un actif stratégique pour
notre prospérité, en répondant aux besoins du marché du travail,
et pour notre cohésion sociale, en accompagnant les transitions
professionnelles et en facilitant l’accès de chacun, notamment
des plus vulnérables, à des compétences utiles et reconnues.

La France se situe pour les compétences des adultes dans la


moyenne des pays de l’OCDE, ce qui n’est pas satisfaisant au vu
de l’investissement que nous consacrons au développement du
capital humain.

ASTRID PANOSYAN - À l’image du succès de l’apprentissage, la formation tout au long


BOUVET de la vie connaît un développement remarquable depuis plusieurs
années. Ce dynamisme s’est accompagné d’une ouverture accrue
MINISTRE CHARGÉE à une pluralité d’acteurs, publics comme privés. Cette évolution a
DU TRAVAIL ET DE
enrichi l’offre et encouragé l’innovation pédagogique.
L'EMPLOI
Elle exige aussi une régulation plus rigoureuse car le droit à la
formation des bénéficiaires s’accompagne d’un devoir des
formateurs : celui de la qualité, de la transparence et du respect
des règles.

Depuis la loi de 2018 pour la Liberté de choisir son avenir


professionnel, un cap décisif a été franchi pour garantir la qualité
des parcours de formation. Le lancement de la marque Qualiopi a
renforcé la lisibilité de l’offre, tout en attestant de son sérieux.

Malgré les avancées, des freins subsistent à l’accès à une


formation de qualité demeurent : pratiques frauduleuses,
hétérogénéité des processus, manque de transparence.
Aujourd’hui, nous faisons un pas de plus pour améliorer la garantie
de qualité des formations et l’efficacité de chaque euro public
investi.

Ce sont les objectifs de notre mobilisation interministérielle. Du


renforcement de la qualité elle-même des formations à
l’information des bénéficiaires, en passant par la garantie des
processus des organismes de formation et la lutte contre la fraude
avec une tolérance zéro, elle porte une réponse ambitieuse aux
défis actuels.

Nous la devons à tous ceux qui veulent se former comme à tous


ceux qui financent directement ou indirectement les formations
et à tous les organismes vertueux qui la dispensent.

4
A la base d’une formation professionnelle il y a un contrat de
confiance entre un établissement et un apprenant. Certains
établissements font le choix de ne pas le respecter, il faut les
sanctionner.

En une décennie, le secteur de l’enseignement supérieur s’est


profondément transformé pour offrir un plus large panel de
possibilités aux étudiants pour répondre au mieux à leurs
attentes.

Pour autant, certains acteurs ont tiré parti de ce momentum pour


avoir recours à des pratiques abusives ou trompeuses qui ne
VERONIQUE
mettent pas la réussite de l’apprenant au centre de leur offre de
LOUWAGIE
formation. Nous devons dénoncer ces pratiques car nous ne
MINISTRE DELEGUEE pouvons accepter que des jeunes s’engagent dans des formations
CHARGEE DU de long terme et n’obtiennent pas, pour des raisons
COMMERCE, DE indépendantes de leur niveau, la qualification escomptée. Si la loi
L'ARTISANAT, DES est un levier efficace pour endiguer des méthodes qui ont pu se
PETITES ET MOYENNES généraliser, des contrôles poussés et ciblés doivent venir
ENTREPRISES ET DE
sanctionner certaines pratiques, plus marginales.
L'ÉCONOMIE SOCIALE
ET SOLIDAIRE Par une action coordonnée de nos ministères, le Gouvernement
s’engage à s’attaquer, par les contrôles, aux pratiques qui nuisent
aux étudiants et à la relation de confiance que nous plaçons tous
dans notre système éducatif.

5
Sommaire
POURQUOI UN PLAN D’AMELIORATION DE LA QUALITE DE LA FORMATION ET DE LUTTE CONTRE LA FRAUDE DANS
LA FORMATION ?..................................................................................................................................................................................... 7

Une régulation perfectible, fragilisée par certains comportements ..................................................................................... 7

Un plan inédit, à la hauteur des enjeux....................................................................................................................................... 7

DETAIL DES AXES ET MESURES DU PLAN .......................................................................................................................................... 9

1. Renforcer la qualité des formations .................................................................................................................................. 9

A. Renforcer les obligations incombant aux organismes préparant à des certifications professionnelles .. 9
B. Déployer le mécanisme de l’habilitation à former sur les diplômes du CAP au BTS ..................................10

C. Lutter contre les actions pouvant contribuer aux phénomènes d’emprise et d’entrisme, et
prédisposant à l’exercice d’activités règlementées ....................................................................................................... 11
D. Enrichir les missions des centres de formation des apprentis (CFA) à la prévention des accidents du
travail et à la lutte contre l’illettrisme .............................................................................................................................. 11

2. Mieux informer et protéger les jeunes et les actifs ....................................................................................................... 12

A. Mieux protéger les étudiants et les apprentis ...................................................................................................12


C. Développer et mieux communiquer sur les dispositifs de signalement des dysfonctionnements ..........13
3. Garantir la qualité des processus des organismes de formation ................................................................................ 15

A. Intégrer de nouveaux indicateurs à Qualiopi, notamment pour les formations en l’apprentissage ........15
B. Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi ..................................................................................16
C. Elargir le champ d’application de Qualiopi ........................................................................................................16

4. Déployer une politique de tolérance zéro contre la fraude........................................................................................ 18

A. Empêcher les organismes frauduleux d’exercer une activité de formation .................................................18

B. Renforcer l’efficience des procédures de contrôles ........................................................................................18


C. Coordonner les contrôles des différents acteurs de la formation pour gagner en efficience et en
réactivité ...............................................................................................................................................................................19
D. Contrôler les pratiques commerciales du secteur ............................................................................................19

SYNTHESE DES MESURES DU PLAN ET CALENDRIER ....................................................................................................................21

Renforcer la qualité des formations .......................................................................................................................................... 21

Mieux informer et protéger les jeunes et les actifs ................................................................................................................. 21

Garantir la qualité des processus des organismes de formation ......................................................................................... 22

Déployer une politique de tolérance zéro contre la fraude ................................................................................................. 22

6
Pourquoi un plan d’amélioration
de la qualité et de lutte contre la
fraude dans la formation ?

Une régulation perfectible, fragilisée par


certains comportements
Depuis 2018 le système de formation professionnelle s’est transformé pour mieux répondre
aux enjeux du marché du travail. Cela a permis une véritable révolution de l’apprentissage qui
s’est développé à tous les niveaux de qualification, et a permis à la France de rattraper son
retard dans ce domaine.

Cependant, aujourd’hui, plusieurs dysfonctionnements nuisent au développement des


compétences de notre pays.

Certaines formations sont de qualité insuffisante, en raison, notamment d’une logique de


baisse des coûts qui conduit à une forte variabilité dans les prestations proposées.
Parallèlement, d’autres organismes nuisent à l’ensemble de notre système de formation en
concourant au développement de pratiques frauduleuses ou en ne respectant pas leurs
obligations légales. Le manque d’harmonisation des processus entre organismes de formation
complique également l’instauration d’un socle de qualité commun et exigeant. En parallèle,
les usagers – et notamment les jeunes – manquent souvent d’informations fiables pour choisir
leur formation en toute connaissance de cause. Ce manque de transparence nuit à leur
orientation et ne permet pas de valoriser suffisamment les acteurs qui s'engagent dans une
démarche exigeante de qualité.

Un plan inédit, à la hauteur des enjeux


Face à ces constats, les ministres engagent un plan d’amélioration de la qualité et de lutte
contre la fraude dans la formation ambitieux et structurant.

Ce plan se distingue d’abord par son caractère inédit : c’est la première fois qu’un travail
interministériel de cette ampleur est mené sur ce sujet. Il repose sur une coordination
renforcée entre les ministères concernés et sur l’évolution de la loi, du règlement et des
pratiques.

7
Ses objectifs sont clairs : garantir aux futurs bénéficiaires des formations de qualité, sûres et
encadrées par des règles claires et partagées, garantir à chacun une utilisation efficace des
deniers publics.

Pour cela, ce plan vise à supprimer les angles morts de la régulation actuelle et à renforcer les
prérogatives de contrôle des pouvoirs publics en leur donnant les moyens d’agir de manière
plus ciblée, plus efficace et dissuasive et plus coordonnée pour éviter les redondances inutiles
et ne pas pénaliser les acteurs vertueux.

Enfin, ce plan s’inscrit résolument dans une logique de service public : il place l’usager, et
notamment les jeunes, au cœur du dispositif. Leur garantir un accès à une formation de
qualité, lisible et protectrice, c’est non seulement renforcer l’équité du système, mais aussi
soutenir une montée en compétences réellement utile à l’économie et à la société.

8
Détail des axes et mesures du
plan

Pour atteindre ces objectifs, ce plan se décline concrètement en 4 axes d’action :

- Renforcer la qualité des formations

- Mieux informer et protéger les jeunes et les actifs

- Garantir la qualité des processus des organismes de formation

- Déployer une politique de tolérance zéro contre la fraude

1. Renforcer la qualité des formations


La qualité des formations mises en œuvre permet aux organismes de formation d’avoir un
avantage concurrentiel dans l’accès aux financements publics et privés.

Pour autant, le manque de transparence de certains acteurs voire de lisibilité du secteur de


la formation implique un renforcement de la régulation par les pouvoirs publics afin de
garantir, d’une manière générale, la qualité des formations.

Les missions des centres de formation des apprentis en lien avec la qualité des formations
doivent aussi être précisées.

Cet axe vise notamment à permettre d’avoir la garantie que les contenus des formations
s’inscrivent bien dans une perspective professionnelle et permettent aux apprenants
d’acquérir les compétences requises par le marché du travail.

A. Renforcer les obligations incombant aux organismes préparant à des certifications


professionnelles

Dans ce cadre, il est prévu de renforcer les obligations des organismes délivrant des
formations préparant à l’acquisition d’une certification professionnelle.

À cet effet, le décret du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle précise la forme
juridique et le contenu des habilitations à former et à évaluer octroyés par un ministère ou
un organisme certificateur, en particulier la mention des moyens techniques, pédagogiques
et d’encadrement devant être mis en œuvre par l’organisme habilité.

9
Ce nouveau cadre réglementaire déploie de nouvelles obligations auxquelles sont tenus les
organismes habilités.

Ainsi les organismes habilités à former 1, au même titre que les organismes de formation qui
ont eux-mêmes déposé une certification, devront tous réaliser des actions préparant à
l’ensemble des compétences et des connaissances identifiées dans le référentiel de
compétences de la certification. Pour ces organismes de formation, France compétences
examinera le taux de présentation à l’examen et le taux de réussite à la certification. Cette
disposition permettra de s’assurer que les moyens techniques, pédagogiques et
d’encadrement mobilisés permettent de correctement préparer les candidats.

En outre, les organismes de formation devront veiller à présenter de manière fidèle les
débouchés professionnels réels/post-formation, à préciser les conditions d’inscription aux
examens et à utiliser l’intitulé exact des certifications.

Les organismes habilités à évaluer 2devront eux inscrire à une session d’examen les personnes
dont ils ont assuré la formation et organiser des sessions d’examen conformes au référentiel
d’évaluation.

Dans ce schéma les ministères et les certificateurs ont la responsabilité de s’assurer que les
organismes qui préparent à leurs certifications professionnelles respectent l’ensemble des
obligations décrites. France compétences assurera le contrôle du respect de ces nouvelles
obligations.

B. Déployer le mécanisme de l’habilitation à former sur les diplômes du CAP au BTS

Les organismes de formation peuvent actuellement former sans autorisation préalable sur les
diplômes du CAP au BTS relevant du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche. Cette situation ne permet pas aux services des rectorats
d’assurer un contrôle sur le contenu et la mise en œuvre de ces formations.

Pour assurer une formation en apprentissage ou dans le cadre de la formation continue, les
organismes de formation devront être habilités pour ces diplômes.

A défaut de répondre aux exigences fixées, les organismes ne pourront dispenser des
formations préparant à ces diplômes.

Pour assurer cette mission de déploiement de l’habilitation à former, les services des rectorats
pourront solliciter l’appui technique des services régionaux de contrôle de la formation des
DREETS, pour partager l’historique de contrôle des organismes et le cas échéant cibler des

1
Un organisme disposant d’une certification professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou
au répertoire spécifique (RS), s’il n’assure pas lui -même exclusivement les formations qui préparent en vue de l’obtention de la certification,
doit habiliter les organismes de formation qu’il sélectionne et communiquer cette information à France compétences.
2
Au même titre que l’habilitation à former, les organismes disposant d’une certification peuvent habiliter d’autres organismes à réaliser les
évaluations en vue de délivrer la certification à des candidats. Cette habilitation n’entraine aucun transfert de responsabilité, l’organisme
certificateur restant responsable de l’évaluation.

10
contrôles. Les services de contrôle de la Caisse des dépôts et des opérateurs de compétences
pourront le cas échéant être associés à ces échanges.

C. Lutter contre les actions pouvant contribuer aux phénomènes d’emprise et


d’entrisme, et prédisposant à l’exercice d’activités règlementées

Certains organismes de formation utilisent l’activité de dispensateurs de formation pour


instaurer des situations d’emprise, d’entrisme ou conduire des bénéficiaires à l’exercice
d’activités professionnelles illicites.

Il conviendra donc de s’assurer tant en amont qu’en aval que l’action de formation, via un
contrôle renforcé des services régionaux de contrôle de la formation professionnelle, répond
à un objectif strictement professionnel avec une attention particulière :

- Sur les prérequis à l’entrée en formation afin de s’assurer que le métier et les activités
professionnelles associées soient bien accessibles au bénéficiaire de la formation et de
ne pas contrevenir à un possible exercice illicite d’une activité professionnelle
réglementée ;

- Sur les conditions de déroulement de la formation qui doivent assurer l’égalité entre
les apprenants ;

- Sur l’objet réel des formations, les finalités d’emprise ou d’entrisme pouvant être plus
facilement caractérisées et sanctionnées.

D. Enrichir les missions des centres de formation des apprentis (CFA) à la prévention
des accidents du travail et à la lutte contre l’illettrisme

Les entrants dans le monde du travail ont une probabilité accrue d’accident professionnel. Il
est proposé que les CFA voient leur mission enrichie en matière de sensibilisation de
prévention des risques professionnels auxquels peuvent être confrontés les apprentis. Cette
nouvelle mission devra s’articuler avec la responsabilité des employeurs d’apprenti.

Par ailleurs, 5 % des jeunes testés lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC) sont en
situation d’illettrisme. Or les jeunes en situation d’illettrisme ont tendance à taire leurs
difficultés et à développer des stratégies de contournement pour cacher leurs lacunes. La
maîtrise fragile des compétences de base freine les apprentissages, diminue le taux de
poursuite d’étude et de réussite aux examens et favorise les ruptures anticipées des contrats
d’apprentissage. Les CFA seront donc également mobilisés dans la prévention et la lutte
contre l’illettrisme des apprentis, phénomène invisible pourtant bien présent.

11
2. Mieux informer et protéger les jeunes et les
actifs
Pour les actifs et futurs actifs, le secteur de la formation est peu lisible du fait de sa
complexité.

Renforcer la qualité et l’efficacité de la formation professionnelle implique que les usagers


soient des mieux éclairés sur l’impact et la valeur des formations qu’ils souhaitent suivre. Les
dispositions normatives doivent aussi permettre de les protéger notamment en s’assurant
que les formations suivies ne soient pas détournées de leur finalité professionnelle.

Cet axe vise donc à assurer une information de qualité auprès des jeunes s’engageant sur une
formation. Cette information renforce le lien entre formation et emploi et améliore le
système d’alerte visant à mettre en lumière les dysfonctionnements.

A. Mieux protéger les étudiants et les apprentis

Il est prévu, dans le projet de loi de modernisation et de régulation de l’enseignement


supérieur, l’interdiction de certaines clauses contractuelles figurant dans les contrats
d’apprentissage telles que :

- Les clauses qui imposent le versement de frais de réservation préalables à la


confirmation d’inscription dans un CFA ;

- Les clauses privant l’apprenti d’un remboursement au prorata temporis des frais
administratifs ou de scolarité en cas de départ anticipé du CFA ;

- Les clauses excluant le remboursement des frais demandés à un postulant à


l’apprentissage lorsque celui-ci signe un contrat d’apprentissage dans le délai de 3 mois
suivant son entrée en formation ;

En outre, les étudiants seront mieux protégés face à certaines pratiques imposant le paiement
de frais de réservation non remboursable très en amont de la formation, ce qui peut nuire à
leur libre choix d’orientation. Le projet de loi inclut une disposition qui complète le code de
l’éducation pour leur permettre de résilier sans frais le contrat jusqu’à 30 jours avant le début
de la formation, ce qui leur permettra de faire le meilleur choix pour leur avenir entre
plusieurs formations.

Ces mesures s’inspirent de la proposition de loi déposée par le député Emmanuel GREGOIRE.

12
B. Améliorer l’information des jeunes sur les formations et les diplômes

La qualité de la formation dépend notamment de l’information des étudiants sur le caractère


insérant des formations.

L’enrichissement du cadre national des certifications professionnelles consécutif à la loi du


5 septembre 2018 pour la Liberté de choisir son avenir professionnel, a permis de développer
des formations professionnelles nouvelles afin de mieux répondre aux évolutions du marché
du travail.

Pour autant, cette diversification des formations émanant tant d’acteurs publics que privés
rend le système plus complexe pour les usagers. Cette situation est propice à des choix de
formation mal évalués en fonction du projet professionnel des actifs ou futurs actifs.

Les indicateurs d’Inserjeunes et d’InserSup mesurent le niveau de l’insertion professionnelle


et de la rémunération en sortie de formation pour toutes les formations professionnelles
initiales, ainsi que le taux de rupture pour les formations en apprentissage. Ces indicateurs
utilisés notamment au sein de Parcoursup et Affelnet permettent de porter à la connaissance
de chacun les débouchés réels de chaque formation.

Ces indicateurs sont utiles, mais ne couvrent pas toutes les formes d’occupation d’un emploi.
Ils ne prennent pas en compte l’insertion à l’étranger ; l’occupation d’un emploi non salarié.
En outre, ne sont pas actuellement disponibles les données relatives aux formations
dispensées par les organismes de formation non accréditées par le ministère chargé de
l’Enseignement supérieur, principalement l’enseignement supérieur privé lucratif, formant sur
les niveaux 6 et 7 de qualification.

La feuille de route du gouvernement permettra d’intégrer ces évolutions avant la fin de


l’année 2026. Il est prévu à l’échéance de la fin de l’année 2026 de mettre en œuvre une
obligation légale imposant que les organismes de formation ne puissent communiquer que
sur les données du système national.

En outre, des travaux sont en cours pour faciliter l’exposition et la compréhension de ces
données par les jeunes.

C. Développer et mieux communiquer sur les dispositifs de signalement des


dysfonctionnements

A ce jour, les étudiants et les apprentis peuvent signaler les dysfonctionnements, en dehors
des autorités judiciaires, notamment auprès :

- Du service régional de contrôle de la formation professionnelle de leur domicile


lorsque la formation est financée par des fonds publics ;

- Des services de la concurrence, de la consommation de la répression des fraudes


(CCRF) de la direction départementale de la protection des populations du siège social

13
de l’organisme de formation ou via la plateforme Signal Conso mis en place par la
DGCCRF ;

- Du financeur de la formation, notamment la Caisse des dépôts, France Travail, les


Régions ou les opérateurs de compétences ;

- De l’inspection du travail pour ce qui relève du temps de présence en entreprise durant


un contrat en apprentissage.

Les professionnels peuvent bénéficier du statut de lanceur d’alerte en s’adressant à la


délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle ou au médiateur de
l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Ces différents acteurs peuvent utilement traiter ces alertes, mais ils restent largement
méconnus des usagers, tout comme le cadre juridique régissant leur intervention. Cette
faiblesse du nombre d’alertes réduit la réactivité et le ciblage de la régulation du secteur de
la formation par les pouvoirs publics et les financeurs.

Ainsi, une communication plus dynamique en direction des usagers sera mise en œuvre sur
ces différents dispositifs d’alerte. En outre, des travaux seront initiés pour permettre des
mutualisations des systèmes de signalement.

14
3. Garantir la qualité des processus des
organismes de formation
L’accès aux fonds publics ou à la reconnaissance de l’Etat d’un organisme doit avoir pour
contrepartie une garantie sur la qualité des processus d’acquisition ou d’apprentissage des
savoirs et du geste professionnel.

Elle repose sur un standard minimum plus élevé notamment pour les organismes qui
dispensent des formations en apprentissage ainsi que sur l’efficacité des audits qualité.

Cet axe prévoit donc de s’appuyer sur la certification des processus des organismes de
formation Qualiopi en améliorant la fiabilité et le champ couvert par cette certification pour
garantir un standard commun plus exigeant.

A. Intégrer de nouveaux indicateurs à Qualiopi, notamment pour les formations en


l’apprentissage

Le référentiel de Qualiopi3 sera enrichi afin d’améliorer la transparence des informations dans
la communication des organismes. Trop souvent, les jeunes sont induits en erreur.,
notamment sur les débouchés d’emploi.

Plus spécifiquement le nouveau Qualiopi exigera pour les CFA :

- De clarifier leurs missions, notamment dans l’accompagnement pédagogique et


l’alternance des temps entre formation théorique et pratique en entreprise ;

- De permettre une évaluation de la qualité de l’organisation pédagogique et du


dispositif de formation (renforcement de l’accompagnement du jeune dans la
recherche d’entreprise, présentation plus lisible des méthodes de calculs des
indicateurs et des taux de rupture) ;

- De disposer de pratiques déontologiques dans l’affichage de la formation et de sa


reconnaissance par l’État, de la possibilité d’une poursuite d’études et de la réalité des
débouchés.

- De s’assurer de la bonne prise en compte dans la formation des compétences


permettant l’exercice en sécurité du métier afin de prévenir les accidents du travail,
notamment graves et mortels, dans le cadre du temps en entreprise.

3
La loi du 5 septembre 2018 pour la Liberté de choisir son avenir professionnel prévoit une obligation de certification des organismes de
formation sur la base d’un référentiel national unique, s’ils veulent bénéficier de fonds publics ou mutualisés

15
B. Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi

Harmoniser et rendre plus efficace la réalisation des audits

Les contrôles sur place seront systématisés et la présence du dirigeant de l’organisme de


formation lors de l’audit sera obligatoire. Cela permettra de proscrire certaines pratiques
actuelles où les conseils externes représentaient l’organisme dans les échanges avec
l’auditeur, ne permettant pas de réellement apprécier l’appropriation par l’organisme de
formation des attendus de Qualiopi.

Rendre obligatoire une certification des auditeurs Qualiopi et renforcer les conditions
déontologiques

Pour exercer leur activité, les auditeurs Qualiopi devront suivre une formation certifiante
enregistrée au répertoire spécifique. Cette certification permettra de s’assurer que les
auditeurs disposent bien des qualifications et compétences requises pour réaliser ces audits.

Les organismes certificateurs continueront d’être garants de la qualification des auditeurs et


de leurs critères de sélection dans ce nouveau cadre harmonisé.

Enfin, les conditions déontologiques seront renforcées pour préciser les cas
d’incompatibilités.

Confier à France compétences un rôle d’appui du Comité français d’accréditation (COFRAC)4


pour mieux réguler les pratiques des organismes certificateurs Qualiopi

Il est envisagé d’octroyer, via une disposition législative, un rôle de coordination des
organismes certificateurs délivrant Qualiopi à France compétences.

Ce rôle se traduira par un pouvoir de recommandations à destination du COFRAC pouvant


porter sur la pertinence ou la conformité des pratiques d’audit mises en œuvre par un
organisme certificateur.

Pour alimenter les travaux de France compétences, les auditeurs Qualiopi pourraient disposer
d’un droit d’alerte préservant leur anonymat. Cette mesure impliquera de modifier les
missions législatives de l’opérateur.

C. Elargir le champ d’application de Qualiopi

Enfin, le projet de loi modernisation et régulation de l’enseignement supérieur propose


d’étendre l’obligation de détenir Qualiopi pour :

- Tous les organismes de formation préparant à des certifications professionnelles :


actuellement les organismes de formation qui réalisent des actions de formation

4
La certification est délivrée par des organismes certificateurs indépendants accrédités par le Comité français d’accréditation (COFRAC) –
association reconnue comme instance nationale d'accréditation par l’Etatdepuis 2008 – et des instances de labellisation reconnues par
France Compétences, selon un référentiel national qualité unique

16
permettant l’acquisition d’une certification professionnelle n’ont pas l’obligation de
disposer de Qualiopi s’ils se financent uniquement par des frais de scolarité ; il est
prévu d’exiger qu’ils soient certifiés Qualiopi s’ils veulent mettre en œuvre ces
formations ;

- Les organismes de formation qui sont financés par les Fonds d'assurance formation des
non-salariés (FAF).

17
4. Déployer une politique de tolérance zéro
contre la fraude
L’action publique en matière de lutte contre la fraude dans le domaine de la formation
présente d’ores et déjà des résultats probants.

Pour autant son cadre juridique doit être modernisé pour répondre aux évolutions des
typologies de fraude et l’action de ses différents acteurs doit être mieux coordonnée pour
gagner en efficacité et en réactivité.

Afin de garantir des relations de confiance entre les organismes de formation et les
apprenants, cet axe permet de renforcer les mesures de contrôle et de lutte contre toutes
les formes de fraudes.

A. Empêcher les organismes frauduleux d’exercer une activité de formation

La loi du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques à l’initiative de Thomas
Cazenave vise pour plusieurs de ses dispositions à renforcer les prérogatives de contrôle et
de suspension des déclarations d’activités des organismes de formation.

Il s’agit d’empêcher l’accès ou le maintien de fraudeurs dans le secteur de la formation.

Ainsi les services de l’État pourront dorénavant suspendre la déclaration d’activité d’un
organisme en cas de suspicion de fraude.

Des mesures complèteront ce cadre afin :

- De refuser ou d’annuler la déclaration d’activité d’organismes ne disposant pas de


locaux ou ayant présenté à l’appui de leur demande des documents frauduleux ou
obtenus frauduleusement ;

- De refuser d’octroyer une déclaration d’activité durant un délai de carence à des


organismes ou des dirigeants ayant déjà été sanctionnés pour fraude.

B. Renforcer l’efficience des procédures de contrôles

Un décret en Conseil d’État prévoira plusieurs mesures visant à simplifier et à renforcer le


cadre procédural des contrôles des services régionaux de contrôle de la formation
professionnelle.

Il s’agit :

- Que le système d’information « Mon Activité Formation », qui porte la procédure de


déclaration d’activité des organismes de formation devienne un système permettant

18
un échange direct et sécurisé entre le service instructeur et le demandeur (« zéro
papier ») ;

- L’abrogation de l’obligation d’un recours administratif préalable obligatoire avant tout


contentieux. Cette étape est ainsi supprimée afin d’accélérer la décision et d’améliorer
son effectivité

Des dispositions législatives complémentaires seront prochainement proposées au


parlement afin de permettre l’anonymisation de certains contrôles et de renforcer les
mécanismes de sanction administrative

C. Coordonner les contrôles des différents acteurs de la formation pour gagner en


efficience et en réactivité

Le cadre juridique sur l’échanges d’informations entre les acteurs chargés de la lutte contre
la fraude est perfectible.

Il s’est toutefois amélioré. La loi du lundi 30 juin 2025 relative à la lutte contre les fraudes aux
aides publiques a introduit une disposition permettant la communication d’informations
entre tous les acteurs (Etat, financeurs de la formation professionnelle et certificateurs
qualité). Cette mesure permet la mise en place d’un véritable système d’alerte de nature à
adapter les plans annuels de contrôles des différents acteurs en fonction des signalements et
des investigations réalisés.

Elle évite aux organismes de formation, de se retrouver confrontés à des contrôles successifs
menés par les financeurs et l’administration : un partage des données sur les différents
programmes de contrôle et les suites de ceux-ci limitera les vérifications sur les structures
ayant déjà fait l’objet d’investigations, pour les reporter sur d’autres structures ayant
manifestement un comportement frauduleux.

Enfin, la loi introduit le principe d’un système d’information pour assurer ces échanges ; il
permettra un véritable changement d’échelle et de paradigmes.

D. Contrôler les pratiques commerciales du secteur

Le secteur de l’enseignement supérieur privé ayant connu une croissance particulièrement


rapide5, le développement de l’offre de formation s’est accompagné de pratiques
commerciales déloyales, comme l’a révélé une enquête nationale de la Direction générale de
la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2021 et
2022. 90 établissements d’enseignement supérieur privé avaient été contrôlés. Des anomalies

5
[Link] : 26% des étudiants sont inscrits
dans un établissement supérieur privé en 2024 ; de 2010 à 2022, les inscriptions d'étudiants dans le secteur privé ont augmenté de 72%,
contre 11% dans le public

19
en matière de pratiques commerciales trompeuses ont été relevées dans 21% des cas, telles
que des allégations mensongères sur la qualité de la formation et du diplôme : vente de
formations qui ne disposent pas du droit de délivrer le diplôme mis en avant, utilisation
illégitime des qualifications de « master » ou « licence », affirmations erronées ou invérifiables
sur le taux d’employabilité ou le salaire en sortie de formation, ou encore faux avis
complaisants mis en avant sur le site Internet de l’école.

Compte tenu de la persistance de pratiques litigieuses, la DGCCRF a programmé une nouvelle


enquête nationale sur ce secteur qui sera engagée dès l’été 2025. Seront notamment ciblées :

- Les formations aux professions réglementées, notamment dans le secteur de la santé


(psychologue ou auxiliaire de puériculture) et du droit (avocats, notaires, greffiers). En
effet, les allégations, lorsqu’elles sont trompeuses, sont particulièrement
dommageables pour les étudiants car le diplôme obtenu ne leur permet pas d’accéder
à l’examen final ou d’exercer en pratique la profession qu’ils pensaient obtenir.

- Les allégations sur la reconnaissance du diplôme (BTS, Licence, Master) et les termes
créant une confusion avec ces diplômes.

20
Synthèse des mesures du plan et
calendrier

Renforcer la qualité des formations


Renforcer les obligations des organismes préparant à des certifications 2nd semestre 2025 MTE6, France
professionnelles en garantissant que leurs formations, grâce à des ressources Compétences
pédagogiques adaptées préparent à l’ensemble du référentiel de compétences
Mettre en place une habilitation pour former sur les diplômes du CAP au BTS, 2nd semestre 2026 MENESR7
afin d’assurer un contrôle sur le contenu et la mise en œuvre de ces formations
et le cas échéant de refuser, suspendre ou retirer leur mise en place par
l’organisme de formation
Réaffirmer l’objectif professionnel des formations et lutter contre les actions 2nd semestre 2025 MTE
pouvant contribuer aux phénomènes d’emprise et d’entrisme, et prédisposant
à l’exercice d’activités règlementées afin que les formations professionnelles ne
contribuent pas à des situations d’exercice illégal de la médicine ou de la
pharmacie
Enrichir les missions des centres de formation des apprentis (CFA) en matière 1er semestre 2026 MTE
de prévention des risques et de détection et de prévention de l’illettrisme

Mieux informer et protéger les jeunes et les


actifs
Mieux protéger les étudiants et les apprentis face à certaines pratiques 1er semestre 2026 MTE,
abusives sur les frais de réservation pour leur redonner la capacité de choisir MENESR,
leur avenir MCAPMEESS8
Améliorer l’information des jeunes sur les formations et les diplômes afin qu’ils 2nd semestre 2026 MTE,
apprécient mieux les caractéristiques de celles-ci MENESR

Développer et mieux communiquer sur les dispositifs de signalement des 2nd semestre 2026 MTE,
dysfonctionnements. Un système centralisé de signalement permettra aux MENESR
jeunes de remonter de manière simplifiée leurs alertes sur les conditions de
leurs formations

6
Ministère chargé du Travail et de l’Emploi
7
Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
8
Ministère chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME et de l’ESS

21
Garantir la qualité des processus des
organismes de formation
Créer de nouveaux indicateurs notamment pour les formations en 2nd semestre 2025 MTE, MESR9
apprentissage portant notamment sur la qualité de la formation elle-même
ainsi que de son adéquation aux objectifs visés d’apprentissage
Renforcer les modalités des audits qualité de Qualiopi en garantissant leur 2nd semestre 2025 MTE
application harmonisée
Confier à France compétences, via une disposition législative, un rôle d’appui 1er semestre 2026 MTE
du COFRAC pour mieux réguler les pratiques des organismes certificateurs
Qualiopi
Rendre obligatoire une certification des compétences des auditeurs Qualiopi et 2nd semestre 2025 MTE
renforcer les conditions déontologiques afin que l’ensemble des auditeurs
disposent à la fois d’une connaissance suffisante de la certification et du
secteur de la formation professionnelle
Elargir le champ d’application de Qualiopi via une disposition législative en 1er semestre 2026 MTE, MESR
couvrant l’ensemble des formations préparant à des certifications y compris
quand l’organisme de formation ne bénéficie pas de fonds publics

Déployer une politique de tolérance zéro


contre la fraude
Empêcher les organismes frauduleux d’exercer une activité de formation en 2nd semestre 2025 MTE
suspendant les déclarations d’activités des organismes de formation suspectés
de fraude
Renforcer l’efficience des procédures de contrôle en simplifiant le cadre 2nd semestre 2025 MTE
juridique des services régionaux de contrôle de la formation
Coordonner les contrôles des différents acteurs de la formation pour gagner en 2nd semestre 2025 MTE,
efficience et en réactivité, le nouveau cadre juridique permettant des échanges MENESR,
nouveaux entre les services de contrôle afin de partager les alertes et de cibler MCAPMEESS
les contrôles
Mettre en œuvre un système d’information partagée entre les acteurs du 2nd semestre 2026 MTE
contrôle, permettant aux pouvoirs publics et financeurs d’échanger alertes,
contrôles réalisés et résultats obtenus
Engager une nouvelle enquête de la DGCCRF sur les pratiques commerciales 2nd semestre 2025 MCAPMEESS
des écoles d’enseignement supérieur privé.

9
Ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

22
Contact presse

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche


Mél : spresse@[Link]

Ministère chargé du Travail et de l'Emploi


Mél : [Link]@[Link]

Edition : Ministère chargé du Travail et de l’Emploi / Cabinet de la ministre


Maquettage : Ministère chargé du Travail et de l’Emploi / Cabinet de la ministre
Juillet 2025

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