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Organisation Administrative

Le document présente un TD de droit administratif pour les étudiants de Licence II, abordant la méthodologie en droit, la notion de droit administratif, l'organisation administrative ivoirienne, le principe de légalité et la police administrative. Il inclut des exercices pratiques tels que des dissertations, des commentaires de textes et des questions de cours, accompagnés de références bibliographiques. Le contenu vise à former les étudiants sur les fondements et les applications du droit administratif en Côte d'Ivoire.

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Le document présente un TD de droit administratif pour les étudiants de Licence II, abordant la méthodologie en droit, la notion de droit administratif, l'organisation administrative ivoirienne, le principe de légalité et la police administrative. Il inclut des exercices pratiques tels que des dissertations, des commentaires de textes et des questions de cours, accompagnés de références bibliographiques. Le contenu vise à former les étudiants sur les fondements et les applications du droit administratif en Côte d'Ivoire.

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TD DROIT ADMINISTRATIF : L’ACTION ADMINISTRATIVE

T D DE DROIT ADMINISTRATIF ECUE 2 LICENCE II

Séance n° 1

THEME : RAPPEL DE LA METHODOLOGIE EN DROIT

EXERCICE : Reprendre, avec des exemples à l’appui, la méthodologie :

1. de la dissertation juridique

2. du cas pratique

3. de la consultation juridique

4. du commentaire :

-commentaire de texte

-commentaire d’arrêt

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

-LECLERCQ (Claude), Travaux dirigés de Droit administratif : dissertation, cas pratiques,


commentaires d’arrêts, Litec Paris, 2002.

1
SEANCE : LA NOTION DE DROIT ADMINISTRATIF

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T.I., l’organisation administrative, CEDA,


Abidjan, 2013. (Introduction).
-RIVERO (Jean), Droit administratif, (Précis), 9e édition, Dalloz, Paris, 2002. (Introduction).
-CHAPUS (René), Droit administratif général, T.I., Montchrestien, Paris, 2001.
-WEIL (Prosper), POUYAUD (Dominique), Le Droit administratif, PUF, collection « Que sais-je ? »,
2010.

EXERCICE I : Résumez en cinq lignes maximum cet extrait de texte ci-dessous.

Source : Prosper WEIL,Le Droit Administratif, PUF, Collection « Que sais-je ? », 14e édition, 1991,
PP 3-6.

« L’existence même d’un droit administratif relève en quelque sorte du miracle. Le droit qui régit
l’activité des particuliers est imposé à ceux-ci du dehors, et le respect des droits et obligations qu’il
comporte se trouve placé sous l’autorité et la sanction d’un pouvoir extérieur et supérieur : celui de
l’Etat. Mais que l’Etat lui-même accepte de se considérer comme « lié » par le droit
(étymologiquement, la loi est ce qui lie), cela mérite l’étonnement. Il est dans la nature des choses
qu’un gouvernement croie, de bonne foi, être investi du pouvoir de décider discrétionnairement du
contenu et des exigences de l’intérêt général. Il faut qu’il fasse effort sur lui-même pour se considérer
comme tenu de rester dans les voies d’un droit qui lui dicte certaines conduites et lui en interdit
d’autres. A plus forte raison doit-il considérer comme peu normal de voir ses décisions soumises à la
censure d’un juge : au nom de quoi ce dernier, irresponsable, serait-il plus infaillible que l’homme
placé aux leviers de commandes et qui, lui, est responsable de ces actes ? Certes nous sommes
aujourd’hui accoutumés de voir l’Etat limité par le droit et soumis au contrôle juridictionnel ; il faut de
temps à autre une réaction gouvernementale un peu vive pour nous permettre d’apprécier les choses à
leur juste valeur. N’oublions pas d’ailleurs les leçons de l’histoire : la conquête de l’Etat par le droit
est relativement récente et n’est pas encore universellement achevée. Les lents progrès de
l’organisation internationale nous relèvent, sous un autre aspect, cette répugnance de toute
« souveraineté » à admettre un jugement autre que le sien propre. En France même, où le Rechtsstaat a
depuis longtemps supplanté le Polizeistaat, les progrès les plus importants ne remontent pas à plus
d’un siècle, et il subsiste encore, on le verra, des zones où l’action gouvernementale se déploie à l’abri
du droit : « la raison d’Etat » ne capitule pas du jour au lendemain ».

EXERCICE II : Dissertation

Le droit administratif ivoirien est-il essentiellement jurisprudentiel ?

2
SEANCE n° 2 :
THEME : L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE IVOIRIENNE

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T. I., L’organisation administrative, CEDA,
Abidjan, 2002.
-ACKA (Félix), Droit Administratif général (Licence en droit et deuxième année), Université de
Cocody - Abidjan, 2004.
-KAUCOUD (Ziké), L’Evolution du processus de décentralisation en Côte d’Ivoire, UCAO Abidjan,
2006.

EXERCICE I : Commentez l’adage suivant : « Pas de tutelle sans texte, pas de tutelle au-delà du
texte »
.

EXERCICE 2 : Dissertation : Le pouvoir de révocation de l’autorité de tutelle

3
Séance n°3

THEME : LE PRINCIPE DE LEGALITE

BIBLIOGRAPHIES INDICATIVES

-BLEOU (Martin), Les grands arrêts de la jurisprudence administrative ivoirienne, Abidjan, CNDJ,
2012.
-BLEOU et WODIE, La Chambre administrative de la Cour Suprême et sa jurisprudence
(commentaires d’arrêts), Economica, Paris, 1981.

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T. II, L’Action administrative, CEDA, Abidjan,
2003.

-DE LAUBADERE (André), Droit administratif, T.I., 14e édition, LGDJ, Paris 2002.

-RIVERO (Jean), Droit administratif (Précis), 9e édition, Dalloz, Paris, 2002.

-CHAPUS (René), Droit administratif général, T.I., Montchrestien, Paris, 2001.

-N’DRI (Kouacou François), Droit administratif Général, 3ème édition, ABC, 2021.

-YAO DIASSIE (Basile), Pour une justice au service des partenaires administratifs, Thèse, Clermont
Ferrand, 1986, pp 437.

-CHAPUS (R), « De la valeur des principes généraux du droit et des autres règles jurisprudentielles du
droit administratif », D, 1966, P. 100.

-MESCHERIAKOFF (A.S), « La jurisprudence source du droit administratif ivoirien), R.I.D., 1979-


1980, 1-2 p. 4.

EXERCICE I : Question de cours

1-La signification du principe de légalité.

2-Les lacunes du contrôle juridictionnel.

3-La différences entre acte de gouvernement et acte pris en vertu des circonstances exceptionnelles.

EXERCICE II : Dissertation

La légalité de crise

4
A Lire

Extrait de R. DAVID (sous la direction de), Le Droit français, T II, Principes et tendances actuelles,
LGDJ, Paris, 1960 pp. 377-379.

Le principe de légalité est à l’origine de la première sujétion exigée de l’administration par le


régime administratif : l’obligation de se soumettre à la loi. Sous une forme aussi générale, cette
obligation ne semble pas faire peser sur l’autorité administrative une servitude particulière. C’est
oublier qu’il existe des théories de l’Etat qui procèdent d’une toute autre conception. L’affirmation du
principe de légalité apparaît historiquement comme une conquête décisive du libéralisme juridique et
elle demeure la garantie fondamentale contre l’arbitraire administratif. Son importance à ce titre n’en
est pas moins sujette à variations, car elle dépend non seulement de la sanction destinée à en assurer le
respect mais aussi de l’étendue de la notion même de légalité et de la rigueur du lien de subordination
imposé en conséquence à l’administration.

Dans son acception classique, la légalité se définit par référence à la loi et a elle seule ; d’où le
nom d’« Etat-légal » donné au système français pour souligner le particularisme de son adhésion aux
thèses de l’« Etat de Droit ». Le principe exprime alors la subordination de l’administration prise en
corps à la volonté du Parlement exerçant sa fonction législative. Il prolonge, dans le statut juridique de
l’administration, les conséquences de la relation constitutionnelle qui fait de l’exécutif un pouvoir
commis et de la loi une source éminente sinon exclusive du Droit.

Cette conception est désormais dépassée tant en doctrine que dans les textes. Suivant en cela
le développement de la jurisprudence étendant au-delà de la loi le « bloc légal » de référence et y
incorporant les « principes généraux du Droit », la doctrine contemporaine se fait de la légalité une
idée singulièrement large. Elle y englobe pratiquement toutes les sources du Droit et assimile à
l’obligation d’obéir à la loi au sens strict, les contraintes qui résultent pour toute autorité
administrative soit du statut juridique de l’Etat (constitution, traités internationaux), soit de la structure
de l’administration (répartition des compétences, hiérarchie des actes administratifs), soit de l’autorité
du juge (chose jugée, fonction normative de la jurisprudence), soit de toute autre règle juridique à
caractère général ou particulier (contrats, coutume). Pour aussi satisfaisante qu’elle soit dans la
perspective d’une évolution libérale du régime administratif, cette extension n’en a pas moins
profondément modifié la signification du principe. Celui-ci ne traduit plus une dépendance déterminée
d’origine constitutionnelle mais une soumission générale à la règle de droit, quelle que soit par ailleurs
la nature propre du lien juridique en cause. Comme, en pratique, cette nature ne peut cependant pas
être complètement négligée, la conception large impose une conjugaison permanente de rapports
juridiques différents suivant des hiérarchies quelque fois complexes. Une telle situation demeurerait
sans doute sans conséquences appréciables si l’on se trouvait par ailleurs en présence d’un système
imposant, à travers l’unité de juge, l’unité de contrôle du respect de la règle de droit en général. Or, il
n’en est pas ainsi. A la conception classique du principe de légalité correspondait une technique de
contrôle originale : le recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat. Malgré les extensions,
voire, les déformations qu’il a subies, ce recours ne s’étend pas à la conception large. Il en résulte que
la sanction du principe a perdu une partie de son unité et est devenue, sur certains plans, imparfaite ou
partielle.

La notion traditionnelle de légalité s’est, en sens opposé, trouvée affectée par l’évolution
constitutionnelle la plus récente. Reprenant une solution que la jurisprudence avait depuis longtemps
admise de sa propre autorité, la Constitution du 4 octobre 1958 a consacré l’existence d’un pouvoir

5
réglementaire autonome, c’est-à-dire, indépendant de toute loi préexistante dont l’administration se
bornerait, fût-ce très librement, à assurer l’exécution. Le texte constitutionnel va sans doute très loin
dans cette voie puisque, après avoir limitativement énuméré les matières réservées à la loi (art.34), il
décide (art.37) que toutes les autres sont réglementaires. La loi perd ainsi sa vocation universelle à
exprimer la règle de droit générale et l’on voit apparaitre en contrepartie une catégorie d’actes
administratifs libérés de toute relation avec elle. Ces dispositions nouvelles obligeront à reconsidérer,
non point tant la portée du principe car elles ne semblent pas susceptibles d’en compromettre
gravement la conception large, mais assurément certaines modalités de sa sanction dont la technique
de conformité est ici privée de sa plus importante référence.

La rigueur du lien de subordination imposé à l’administration ne saurait davantage se mesurer


a partir d’un critère simple et uniforme. Il n’a jamais été admis que l’action administrative doive se
ramener à une soumission absolue ou à une exécution mécanique de la loi. Une marge de souplesse est
nécessaire et même inévitable. Mais pour l’appréciation de celle-ci, il existe peu de règles générales
parce que cette soumission est une question d’espèces dont la solution dépend à la fois des pouvoirs
dont disposait l’autorité administrative mise en cause et de la manière dont le juge a interprété son
comportement. L’examen de la jurisprudence permet cependant d’apercevoir certains traits
caractéristiques.

Mais, de sa propre autorité, le juge administratif n’a pas hésité à assouplir la rigueur du
principe de légalité dans plusieurs cas où l’illégalité étant certaine, il aurait dû en prononcer la
sanction. Il en est ainsi tout d’abord d’une manière générale en cas de circonstances exceptionnelles.
La soumission de l’administration à la loi s’entend sous cette réserve que l’autorité administrative n’ait
pas été placée par les évènements dans une situation telle que les moyens mis à sa disposition par le
législateur ne lui permettent plus de faire face à sa mission d’intérêt public. Si cette condition n’est pas
remplie, la jurisprudence admet, non d’ailleurs sans graves restrictions, que l’autorité administrative
puisse employer des moyens dont le caractère illégal ne serait pas douteux en temps normal, pourvu
qu’ils soient adaptés aux circonstances. Il en est ainsi également au regard de certains vices
caractérisés qui peuvent affecter la légalité d’une décision. Soucieux de ménager l’intérêt des
particuliers, le juge fait appel à la théorie de l’apparence pour couvrir les conséquences de
l’incompétence la plus grave – l’usurpation de fonctions – en admettant la validité d’une décision qu’il
considère alors comme émanée d’un fonctionnaire de fait. De la même manière, il distingue, en cas de
vice de forme, entre la méconnaissance des formalités substantielles qui seule entraine la sanction
parce que ces formalités avaient été prescrites dans l’intérêt des administrés ou parce que leur respect
conditionne le fond de la décision prise.

On constate par-là l’importance du rôle joué par le juge administratif. Gardien de la légalité, il
en est aussi l’une des sources permanentes soit qu’il étend la portée du principe en y incorporant des
éléments extérieurs déduits de la tradition du droit public français ou de la hiérarchie des actes
juridiques, soit qu’il en atténue la rigueur par les interprétations souples que lui paraissent justifier les
nécessités de l’action administrative. Ce rôle, le juge administratif ne l’a pleinement assumé que parce
qu’il restait en rapports étroits avec l’administration et parce qu’il disposait d’un instrument qui le
mettait mieux à même de connaitre de cette action administrative sous l’angle particulier du respect de
la loi. Cet instrument, on l’a dit, est le recours pour excès de pouvoir.

6
Séance n°4

THEME : LA POLICE ADMINISTRATIVE

BIBLIOGRAPHIES INDICATIVES

-BLEOU (Martin), Les grands arrêts de la jurisprudence administrative ivoirienne, Abidjan, CNDJ,
2012.
-BLEOU et WODIE, La Chambre administrative de la Cour Suprême et sa jurisprudence
(commentaires d’arrêts), Economica, Paris, 1981.

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T. II, L’Action administrative, CEDA, Abidjan,
2003.

-DE LAUBADERE (André), Droit administratif, T.I., 14e édition, LGDJ, Paris 2002.

-RIVERO (Jean), Droit administratif (Précis), 9e édition, Dalloz, Paris, 2002.

-CHAPUS (René), Droit administratif général, T.I., Montchrestien, Paris, 2001.

-N’DRI (Kouacou François), Droit administratif Général, 3ème édition, ABC, 2021.

-YAO DIASSIE (Basile), Pour une justice au service des partenaires administratifs, Thèse, Clermont
Ferrand, 1986, pp 437.

-CHAPUS (R), « De la valeur des principes généraux du droit et des autres règles jurisprudentielles du
droit administratif », D, 1966, P. 100.

-MESCHERIAKOFF (A.S), « La jurisprudence source du droit administratif ivoirien), R.I.D., 1979-


1980, 1-2 p. 4.

Exercice 1- Contrôle de connaissance

1/ Le régime des libertés définies et des libertés non définies.


2/ L’Administration peut-elle déléguer, par contrat, son pouvoir de police ?
3/ Différence entre police administrative et police judiciaire.
Exercice II- Cas pratique
Depuis le 30 janvier 2020, le peuple FOULA a procédé à l’élection de son Président de la République
après un scrutin qualifié par la quasi-totalité d’observateurs de démocratique. Cependant, depuis la
proclamation des résultats, l’opposition ne cesse de réclamer la reprise du scrutin. En cela elle organise
chaque lundi, de violentes manifestations dans la capitale. Le Chef de l’Etat qui n’entend pas tolérer
le désordre a, par décret, interdit toutes les manifestations sur l’ensemble du territoire national.
Appuyant le Président de la République dans sa volonté de restaurer l’ordre, le Préfet du Département

7
de KOPA a pris un arrêté pour fermer les bars climatisés à 19h30 mn. Le Maire de Lavie, l’une des
communes du département, a quant à lui, décidé par arrêté de fermer les bars climatisés dans sa
commune à 23h45mn. Et, il étend cette mesure à la commune voisine de CACAOTOU. Profitant de
cette circonstance, le Sous-préfet de WAHIN, pour sanctionner les populations de sa circonscription
qui ont refusé de lui vendre 500 ha de forêt, a, par arrêté interdit la vente du riz dans la sous-
préfecture.

Les habitants de la commune de DINGBE, l’un des bastions du candidat malheureux, veulent
continuer le combat en vue de la victoire prochaine de leur leader. Dans cette perspective, ils ont
obtenu du Ministre de la culture, l’autorisation de projeter un film à caractère pornographique
dénommé ‘’ femme de feu’’ afin de recueillir des fonds pour les élections futures. Mais le Maire de
cette localité qui veut mettre fin à la dépravation des mœurs dans la commune a interdit la projection
de ce film.

Relevez les problèmes de droit en leur apportant des solutions.

8
Séance n°5 THEME : LE SERVICE PUBLIC

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

-LACHAUME (Jean-François), Droit des services publics, A. Colin, Paris 2004.

-DE GUERGUE (Maryse), Jurisprudence et doctrine dans l’élaboration du droit de la responsabilité


administrative, LGDJ, Paris 1994.

-LONG (M), BRAIBANT (G), WEIL (P), DELVOLVE (P), GENEVOIS (B), Les Grands Arrêts de la
jurisprudence Administrative, Dalloz, Paris.

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T. II, L’Action administrative, CEDA, Abidjan,
2003.

-TISIER (Eveline), Le service public dans la théorie de l’Etat de Léon DUGUIT, LGDJ, Paris 1972.

-KOBO (Pierre-Claver), Droit administratif général, Ed. ABC, Abidjan 2007.

-N’DRI (Kouacou François), Droit administratif général, 3ème Edition, ABC, Abidjan 2021.

EXERCICE I : Questions de cours

1-Les critères de distinction des services publics

2-Les effets du principe de continuité du service public

3-Les modalités de gestion des services publics.

EXERCICE II : commentaire de texte

Les étudiants sont invités à commenter le texte ci-après.

Tous les auteurs se retrouvent pour admettre que l’expression « service public » est utilisée au
minimum dans deux sens. Un sens organique : tout d’abord et, à ce titre, le service public est une
partie, une composante, de l’appareil administratif de l’Etat ou des collectivités territoriales et c’est ce
sens que l’on retrouve lorsque l’on fait par exemple, référence au service public de l’éducation en
considérant ses agents, ses moyens matériels, ses ramifications à travers le pays. A côté de cette
approche organique, il existe une approche matérielle : le service public n’est plus défini à partir d’une
organisation mais en fonction d’un critère matériel : il s’analyse en une mission - donc une activité -
d’intérêt général relevant de façon plus ou moins étroite d’une personne publique. Il est incontestable
que cette seconde approche prévaut dans la définition contemporaine du service public qui s’attache
plus à l’activité accomplie (ne fait-on pas presque toujours référence à la mission de service public)
qu’à l’organisation qui assure cette mission. Cette prééminence de l’approche « missionnaire » ou
« matérielle » sur l’approche organique s’impose dès lors que les deux approches ne coïncident plus

9
systématiquement puisque certaines missions de service public, et non des moindres, sont gérés par
des organismes privés. La compréhension de la situation actuelle nécessite dès lors qu’un regard soit
porté, quant à la définition contemporaine du service public, sur les éléments fournis par les textes, la
doctrine et la jurisprudence.

Jean-François LACHAUME, Droit des services publics, A. Colin, Paris 2004, p.5.

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Séance n°6 THEME : LES ACTES ADMINISTRATIFS UNILATERAUX

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

-BLEOU (Martin), Les grands arrêts de la jurisprudence administrative ivoirienne (GAJAI), Abidjan,
CNDJ, 2012.
-LACHAUME (Jean-François), Droit des services publics, A. Colin, Paris 2004.

-DE GUERGUE (Maryse), Jurisprudence et doctrine dans l’élaboration du droit de la responsabilité


administrative, LGDJ, Paris 1994.

-LONG (M), BRAIBANT (G), WEIL (P), DELVOLVE (P), GENEVOIS (B), Les Grands Arrêts de la
jurisprudence Administrative, Dalloz, Paris.

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : T. II, L’Action administrative, CEDA, Abidjan,
2003.

-TISIER (Eveline), Le service public dans la théorie de l’Etat de Léon DUGUIT, LGDJ, Paris 1972.

-KOBO (Pierre-Claver), Droit administratif général, Ed. ABC, Abidjan 2007.

-N’DRI (Kouacou François), Droit administratif général, 3ème Edition, ABC, Abidjan 2021.

EXERCICE I : Question de cours

1. L'effet absolu du retrait.


2. L’effet relatif de l’abrogation.
3. Le retrait de l'acte irrégulier créateur de droits peut se faire à tout moment dans un cas
particulier. Lequel ?
4. Le mode juridictionnel de fin de l'acte administratif unilatéral et ses effets.

EXERCICE II : Commentaire d’arrêt

Commentez l'arrêt CSCA, 22 juillet 1981, El Hadj Bakary Koné c/ Ministre des travaux publics,
des transports, de la construction et de l’urbanisme, GAJAI, p. 244.

Extrait : CSCA, 22 juillet 1981, El Hadj Bakary Koné c/ Ministère des travaux publics, des
transports, de la construction et de l’urbanisme, GAJAI, p.244.

Vu la requête présentée par El Hadj Bakary Koné, greffier, domicilié à Abidjan, B.P. V 64 ; ladite
requête enregistrée au secrétariat de la Cour suprême le 4 avril 1980 sous le n°80-1 et tendant à ce
qu’il plaise à la Cour annuler pour excès de pouvoir, un arrêté en date du 26 septembre 1979 par lequel
11
le Ministre des Travaux Publics, des Transports, de la Construction et de l’Urbanisme, a abrogé
l’arrêté du 23 janvier 1979 lui attribuant la concession provisoire du lot (T.F. 27 186 Bingerville) ;
Attendu que par un arrêté en date du 23 janvier 1979, le ministre des travaux publics, des
transports, de la construction et de l’urbanisme a accordé la concession provisoire du lot 915 au sieur
Bakary Koné ;
Attendu que cette attribution a été faite sur demande du bénéficiaire et après enquête
administrative régulière, notamment auprès du conservateur du patrimoine foncier ;
Attendu cependant que, par arrêté du 26 septembre 1979, le ministre des travaux publics, des
transports, de la construction et de l’urbanisme a annulé l’arrêté du 23 janvier 1979 précité au motif
que celui-ci a été pris par erreur ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Vu la loi n°78-663 du 5 août 1970 déterminant la composition, l’organisation, les attributions et
le fonctionnement de la Cour suprême ;
Vu l’arrêté n°142/MTPT/CU-DC du 23 janvier 1979 accordant la concession provisoire du lot
915 au sieur Bakary Koné ;
Ouï, en l’audience publique du 22 juillet 1981, monsieur le Conseiller COULIBALY BAKARY
en son rapport ;
Considérant que par arrêté en date du 23 janvier 1979, le ministre des travaux publics, des
transports, de la construction et de l’urbanisme a accordé la concession provisoire du lot 915 (T.F.
27 186 Bingerville) au sieur KONE BAKARY ;
Considérant que cette décision individuelle a créé dès sa signature des droits au profit du
requérant ; que par suite, cet acte ne pourrait être légalement rapporté qu’à la double condition qu’il
fût entaché d’illégalité et que le retrait fût décidé dans le délai du recours contentieux ;
Considérant qu’il ne résulte pas de l’instruction que ni l’une ni l’autre de ces deux conditions
aient été remplies ; que dès lors, le sieur Bakary KONE est fondé à soutenir que l’arrêté en date du 26
septembre 1979 qui a comporté retrait de la décision de concession susvisée est entaché d’excès de
pouvoir ; annulation…

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Séance n°7 THEME : LE CONTRAT ADMINISTRATIF

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

-DEGNI-SEGUI (René), Droit administratif général : L’Action Administrative, Tome 2, 4e Edition,


NEI-CEDA, Abidjan, 2012.

-ACKA (Félix), Droit Administratif général (Licence en droit et deuxième année), Université de
Cocody - Abidjan, 2004.

-BLEOU (Martin), Les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative Ivoirienne (GAJAI), CNDJ
2012.
-CHAPUS (René), Droit administratif général, tome 1, Montchrestien, 2001.

-N’DRI (Kouacou François), Droit administratif général, 3ème édition, ABC, 2021.

EXERCICE I : Questions de Cours

1-Les procédures imposées dans la conclusion du contrat administratif


2-Les garanties du cocontractant dans l’exécution du contrat administratif
3-Les incidents dans l’exécution du contrat administratif

EXERCICE II : Dissertation

L’identification jurisprudentielle des contrats administratifs

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