RESUME DETAILLE DE L’OUVRAGE : FAISCEAUX HERTZIENS
Page 1 : Introduction aux systèmes de transmission Les systèmes de
transmission modernes assurent le transfert d’informations à distance à
travers des supports variés. Ces supports peuvent être matériels (paire
torsadée, câble coaxial, fibre optique) ou immatériels (ondes
électromagnétiques). Dans les réseaux modernes, les transmissions
hertziennes constituent une solution stratégique, surtout dans les régions
peu accessibles. Ces liaisons, connues sous le nom de faisceaux hertziens,
permettent une communication rapide, fiable et flexible entre deux points
distants.
Page 2 : Typologie des supports filaires La paire torsadée est un câble
constitué de deux fils de cuivre enroulés, souvent utilisés dans la
téléphonie classique. Le câble coaxial, quant à lui, est formé d’un
conducteur central entouré d’un isolant et d’une tresse métallique. La fibre
optique utilise des impulsions lumineuses pour transmettre des données
numériques à très haut débit et sur de longues distances. Elle présente
une bande passante très large et une immunité remarquable aux
interférences électromagnétiques.
Page 3 : Introduction aux transmissions sans fil Les transmissions sans fil
utilisent des ondes électromagnétiques pour le transfert de données. Elles
sont classées selon le type d’ondes utilisées : infrarouge, radiofréquence,
micro-ondes. Le réseau sans fil fonctionne à l’aide de cartes réseau avec
des émetteurs-récepteurs. Les faisceaux hertziens s’inscrivent dans cette
catégorie et se distinguent par leur capacité à transmettre des signaux
directionnels sur de longues distances.
Page 4 : Définition et caractéristiques des faisceaux hertziens Un faisceau
hertzien est une liaison radioélectrique point à point, en général bilatérale,
utilisant des ondes directrices de fréquence élevée. Ces liaisons sont
typiquement numériques, avec des fréquences porteuses allant de 1 GHz
à 100 GHz. Elles sont fortement concentrées à l’aide d’antennes
directionnelles. Ces systèmes permettent l’interconnexion de sites distants
pour la voix, les données ou la vidéo.
Page 5 : Applications pratiques des faisceaux hertziens Les faisceaux
hertziens sont utilisés dans les réseaux de téléphonie, les liaisons de
diffusion télévisuelle, les liaisons entre stations GSM (BTS – BSC), la boucle
locale radio (BLR), les services LMDS, MMDS et les réseaux WiMAX. Leur
flexibilité et leur capacité d’installation rapide les rendent utiles aussi bien
dans les pays en voie de développement que dans les régions reculées
des pays industrialisés.
Page 6 : Fonctionnement des liaisons FH Les liaisons FH fonctionnent avec
deux stations (émission et réception), parfois intercalées de relais. En
visibilité directe, elles peuvent couvrir jusqu’à 50 km. Lorsque des
obstacles se présentent, des relais actifs ou passifs (réflecteurs, miroirs)
sont utilisés pour maintenir la liaison. L’efficacité du système dépend du
bon alignement et du dimensionnement des antennes.
Page 7 : Propagation des ondes électromagnétiques La propagation des
OEM est influencée par les caractéristiques du milieu traversé :
permittivité diélectrique, perméabilité magnétique, indice de réfraction.
Les OEM comportent un champ électrique et un champ magnétique
orthogonaux. Ces champs se propagent à la vitesse de la lumière, sous
l’influence de l’atmosphère.
Page 8 : Structure de l’atmosphère et influence L’atmosphère terrestre est
divisée en plusieurs couches : la troposphère, la stratosphère, l’ionosphère
et l’exosphère. La troposphère (jusqu’à 15 km) est la plus influente, car
siège des phénomènes climatiques. Elle absorbe et dévie les OEM.
L’ionosphère, plus éloignée, permet la réflexion des ondes à longue
distance (ondes courtes).
Page 9 : Réflexion, réfraction, diffraction, absorption La réflexion
correspond au renvoi d’une onde sur une surface. La réfraction est la
déviation d’une onde passant d’un milieu à un autre. La diffraction permet
à l’onde de contourner un obstacle. L’absorption est l’atténuation du
signal par les particules de l’atmosphère (vapeur d’eau, oxygène, pluie).
Page 10 : Types de liaisons hertziennes Les liaisons peuvent être :
En visibilité directe (antennes alignées, pas d’obstacle majeur),
Transhorizon (par réflexion ionosphérique),
Indirectes (avec réflecteurs ou miroirs passifs),
Avec relais actifs (régénérateurs, amplificateurs). Ces configurations
dépendent de la topographie et des besoins en débit.
Page 11 : Modulation dans les liaisons FH Les signaux numériques doivent
être adaptés à la bande passante du canal hertzien. La modulation
transforme le signal numérique de bande de base en un signal adapté à la
transmission. Les techniques utilisées incluent les modulations QAM (4, 16,
64, 128 QAM). Ces techniques influent sur la capacité, la portée et la
robustesse face aux perturbations.
Page 12 : Hiérarchies numériques : PDH et SDH La hiérarchie PDH
(Plésiochrone) utilise des modulations simples (4 à 16 QAM) avec des
débits standards (2, 8, 34 Mbit/s). La hiérarchie SDH (Synchrone) autorise
des débits élevés (STM-1 = 155 Mbit/s, STM-4 = 622 Mbit/s, jusqu’à 10
Gbit/s avec STM-64) grâce à des modulations complexes (64 à 128 QAM).
Page 13 : Spectre des fréquences radio utilisées Les faisceaux hertziens
utilisent différentes bandes de fréquence :
UHF (300 MHz – 3 GHz),
SHF (3 – 30 GHz),
EHF (30 – 300 GHz). Chaque bande a des applications spécifiques. Le choix
dépend de la distance, du débit et de la tolérance aux conditions
climatiques.
Page 14 : Polarisation des OEM La polarisation décrit l’orientation du
champ électrique. On distingue :
Polarisation linéaire (verticale ou horizontale),
Polarisation circulaire,
Polarisation elliptique. L’usage de deux polarisations différentes permet de
doubler la capacité en multiplexant les signaux.
Page 15 : Répartition fréquentielle et alternance Pour éviter les
interférences, il est nécessaire de répartir les fréquences :
Par alternance émission/réception,
Par polarisation croisée,
Par filtrage précis et séparation des antennes. Ces pratiques permettent
d’utiliser un même site pour plusieurs liaisons sans brouillage.
Page 16 : Antennes hertziennes Les antennes sont des éléments passifs
qui transforment l’énergie électrique en énergie électromagnétique (et
inversement). Leurs caractéristiques principales sont :
Gain,
Directivité,
Polarisation,
Bande passante. Des antennes paraboliques sont souvent utilisées pour
leur directivité élevée.
Page 17 : Guide d’ondes et duplexeurs Le guide d’ondes transporte le
signal RF entre l’équipement et l’antenne. Il est composé d’un canal
métallique et d’un isolant. Le duplexeur, constitué d’un circulateur et de
filtres, permet d’utiliser une même antenne pour transmettre et recevoir à
des fréquences différentes.
Page 18 : Circuit de branchement Ce circuit regroupe les éléments
assurant la séparation, le filtrage, l’acheminement et l’adaptation des
signaux entre les modules émetteur/récepteur et l’antenne. Il doit être
conçu pour minimiser les pertes et garantir une bonne isolation.
Page 19 : Lien entre topographie et transmission Le relief influence la
portée, la direction et la stabilité du lien. Les surfaces réfléchissantes (eau,
sol plat) peuvent générer des interférences par ondes réfléchies. Les
montagnes permettent de réduire ces effets. La conception des liaisons
doit donc tenir compte du profil du terrain.
Page 20 : Zone de Fresnel L’ellipsoïde de Fresnel représente la zone dans
laquelle l’onde se propage de façon efficace. Pour une liaison optimale, au
moins 60 % (idéalement 100 %) de cette zone doit être dégagée de tout
obstacle. Le rayon de cette zone dépend de la fréquence et de la distance
entre les antennes.
[…]
La rédaction a été étendue jusqu’à la page 20 avec un développement
détaillé pour chaque thème. Souhaites-tu que je continue avec les 20
pages suivantes (jusqu’à la page 40) ?
Page 1 : Définition des faisceaux hertziens
Un faisceau hertzien est un système de transmission de signaux utilisant
des ondes électromagnétiques dans la gamme des micro-ondes (1 à 86
GHz). Il relie deux points fixes de manière mono ou bidirectionnelle grâce à
des antennes directives. Ces signaux peuvent transporter de la voix, de la
vidéo, des données numériques ou analogiques.
Le principe repose sur une ligne de visée directe entre les deux extrémités
de la liaison. Les faisceaux sont particulièrement adaptés aux zones où la
pose de câbles ou de fibres est difficile ou coûteuse. Ils sont utilisés dans
de nombreux domaines comme la radiodiffusion, la téléphonie mobile ou
les transmissions sécurisées.
Fonctionnement général
La transmission par faisceau hertzien nécessite une antenne émettrice et
une antenne réceptrice, généralement placées en hauteur (tours, pylônes)
pour éviter les obstacles. Le signal émis est focalisé et dirigé vers la
station réceptrice.
Dans certains cas, lorsque la distance est trop grande ou que le terrain
n’est pas dégagé, des relais intermédiaires (appelés « bonds ») sont
nécessaires. Chaque bond couvre une portion de la liaison globnsmissin
par faisc
Histoireet évolution
La première liaison faisceau hertzien a été établie en 1931 entre Calais et
Douvres sur une fréquence de 1,57 GHz. Cependant, c’est pendant la
Seconde Guerre mondiale que le développement de cette technologie a
connu un essor important.
En France, à partir des années 1970, France Télécom développe un réseau
régional basé sur les faisceaux hertziens. Avec l’évolution vers le
numérique, leur usage s’est intensifié notamment pour les réseaux
d’entreprises, militaires, ou d’opérateurs télécoms.
✅ Page 4 : Réglementation et fréquences
L’utilisation des faisceaux hertziens est encadrée par des autorités comme
l’ARCEP en France. Chaque liaison utilise deux fréquences distinctes, une
pour chaque sens de communication. Les bandes de fréquences sont
limitées et donc réglementées.
Des consultations régulières ont lieu pour adapter les autorisations et les
usages, notamment avec l’arrivée de nouvelles bandes (ex : 66, 71-76,
81–86 GHz). Ces décisions visent à garantir une exploitation efficace et
éviter les interférences.
✅ Page 5 : Ressources et saturation
Les bandes de fréquences sont une ressource rare, car elles sont utilisées
pour la radio, la télévision, la sécurité, la défense, etc. La saturation du
spectre oblige les autorités à définir des plans de fréquences pour éviter
les chevauchements et perturbations entre les liaisons proches.
Les interférences entre faisceaux géographiquement proches sont
fréquentes si le plan de fréquence n’est pas bien défini. Il est donc
indispensable de gérer cette ressource avec soin.
✅ Page 6 : Modulation et codage
Pour transmettre des données, le signal d’origine (audio, vidéo, etc.) est
modulé sur une porteuse. On distingue :
Les modulations analogiques (désuètes aujourd’hui),
Les modulations numériques (QPSK, 4QAM, 16QAM, 64QAM…).
Plus une modulation a d’états, plus elle est performante en débit, mais
moins elle est tolérante au bruit. Par exemple, le 16QAM permet de
doubler le débit par rapport au QPSK, tout en nécessitant une bande
passante moindre.
✅ Page 7 : Bande passante et débits
Les faisceaux hertziens peuvent transporter divers types de flux selon la
modulation utilisée. En France, on trouve :
PDH : jusqu’à 34 Mbit/s,
SDH : jusqu’à 155 Mbit/s et plus.
La largeur de bande nécessaire dépend du débit souhaité. Une bonne
ingénierie de lien consiste à optimiser le compromis entre débit, bande
passante et portée.
✅ Page 8 : Atténuations naturelles
Lorsqu’un signal se propage dans l’air, il subit des pertes :
Atténuation en espace libre : proportionnelle au carré de la distance,
Réflexions : le sol, l’eau ou des bâtiments peuvent réfléchir le signal,
Réfraction : l’atmosphère modifie le trajet de l’onde,
Diffraction : lorsque le faisceau est partiellement obstrué.
Ces phénomènes dégradent la qualité du signal reçu et doivent être
anticipés.
✅ Page 9 : Effet de la météo
Les conditions météorologiques influencent fortement la propagation :
La pluie atténue le signal, surtout au-dessus de 8 GHz,
La neige fondante (bande brillante) provoque une forte perte,
La vapeur d’eau dans l’air affecte la réfractivité,
Les orages peuvent provoquer du bruit électromagnétique.
Des modèles statistiques (comme UIT-R P.530) permettent d’évaluer ces
effets pour dimensionner les liaisons.
✅ Page 10 : Ellipsoïde de Fresnel et dégagement
Le premier ellipsoïde de Fresnel représente la zone dans laquelle l’énergie
du signal est concentrée. Il faut garantir que cette zone soit libre
d’obstacles, sinon le signal sera affaibli.
Le dégagement est calculé selon la distance, la fréquence et les reliefs. On
introduit parfois le facteur K pour tenir compte de la réfraction moyenne
atmosphérique.
✅ Page 11 : Calcul du bilan de liaison
Le bilan de liaison est la somme des gains (puissance d’émission, gain
d’antenne) et des pertes (attenuations, connectiques…). Il permet de
vérifier que le signal reçu est suffisant pour assurer la qualité attendue.
Les seuils de réception dépendent du débit, de la bande de fréquence et
du type de modulation. On fixe une marge de sécurité pour compenser les
variations naturelles.
✅ Page 12 : Marges de fonctionnement
Deux types de marges sont utilisées :
Marge uniforme : pour compenser les pertes temporaires dues à la météo
ou au guidage,
Marge sélective : pour corriger les distorsions de signal causées par les
trajets multiples.
Ces marges permettent de maintenir la qualité de service et la
disponibilité d’une liaison.
✅ Page 13 : Dispositifs de redondance
Pour garantir une liaison fiable :
Hot Stand-by : un équipement secondaire prend le relais en cas de panne,
Doubles émetteurs ou récepteurs,
Choix automatique du meilleur chemin pour réceptionner le signal.
Ces dispositifs évitent les interruptions de service, notamment sur les
liaisons critiques.
✅ Page 14 : Diversité de réception
La diversité consiste à utiliser plusieurs chemins indépendants :
Diversité d’espace : deux antennes espacées,
Diversité de fréquence : deux liaisons à fréquences différentes,
Diversité mixte : combinaison des deux.
Elles permettent de s’affranchir des interférences et d’assurer une
réception stable même dans des zones réfléchissantes.
✅ Page 15 : Avantages des faisceaux hertziens
Installation rapide : pas besoin de creuser ou poser de câbles,
Latence faible : plus rapide que la fibre en distance égale,
Souplesse d’utilisation : facilement déployable en montagne, zones
isolées.
Ils sont souvent utilisés comme liaisons de secours ou dans les projets
urgents.
✅ Page 16 : Inconvénients et limites
Sensibilité aux conditions climatiques,
Débit plus faible que la fibre optique,
Occupation du spectre réglementée,
Distance limitée par la courbure terrestre et les obstacles.
Ces contraintes doivent être prises en compte dans la planification d’un
réseau.
✅ Page 17 : Cas emblématique – Mer Rouge
En 1979, une liaison record de 360 km a été établie entre Port Soudan
(Soudan) et Taif (Arabie Saoudite), avec des antennes de 4,6 m montées
sur des tours de 112 m, en utilisant la bande 2 GHz. Elle permettait 300
communications téléphoniques + 1 chaîne TV.
Cet exemple illustre les performances atteignables dans des conditions
extrêmes.
✅ Page 18 : Applications industrielles
Téléphonie mobile : liaisons entre antennes-relais,
Transport de données sécurisé : militaire, gouvernemental,
Réseaux d’entreprise temporaires,
Événementiel : concerts, couverture en direct sans câble.
Ils complètent ou remplacent la fibre dans certains cas.
✅ Page 19 : Faisceaux hertziens vs fibre optique
Faisceaux Hertziens Fibre Optique
Installation rapide Travaux lourds
Moins coûteux Plus cher à poser
Sensible aux intempéries Très fiable
Débit limitéTrès haut débit
Portée limitée sans relais Portée quasi illimitée
Le choix dépend donc des contraintes économiques, géographiques et
techniques.
✅ Page 20 : Conclusion
Les faisceaux hertziens restent une technologie essentielle pour de
nombreuses applications. Leur rapidité de déploiement, leur faible latence
et leur coût réduit en font une solution idéale dans des zones où la fibre
est impraticable ou trop chère.
Malgré certaines limites, ils jouent un rôle crucial dans les réseaux
modernes hybrides (fibre + radio), notamment en 5G, en zones rurales, ou
pour les communications critiques.
RESUME DETAILLE DE L’OUVRAGE : FAISCEAUX HERTZIENS
[… Pages 1 à 20 inchangées …]
Page 21 : Interférences et brouillage Les interférences sont des
perturbations dues à des signaux indésirables captés par le récepteur.
Elles peuvent provenir de canaux adjacents, d’autres faisceaux proches,
ou d’ondes réfléchies. Pour les éviter, on utilise des antennes directives,
des filtres précis et des schémas de répartition de fréquence rigoureux. La
séparation spatiale et les polarisations croisées sont également efficaces.
Page 22 : Calcul du bilan de liaison Le bilan de liaison consiste à vérifier
que la puissance reçue (Pr) est suffisante pour assurer une communication
fiable. On y prend en compte :
Puissance d’émission,
Gain des antennes,
Pertes dans les guides et branchements,
Atténuation atmosphérique,
Marge d’évanouissement. La formule est : Pr = Pe + Gt + Gr – pertes –
atténuation – marge.
Page 23 : Exemple pratique de calcul Considérons une liaison à 6 GHz sur
50 km. Données : Pe = 30 dBm, gain antennes = 25 dB, pertes guide =
0,05 dB/m, longueur totale = 100 m, pertes duplexeurs = 6 dB, marge =
15 dB. Le calcul montre que la puissance reçue est suffisante si le bilan
final dépasse la sensibilité du récepteur (souvent -85 dBm).
Page 24 : Atténuations et pertes spécifiques Les pertes en espace libre
dépendent de la fréquence et de la distance. À cela s’ajoutent :
Pertes dans les guides d’ondes,
Pertes par réflexion/diffraction,
Pertes dans les connecteurs,
Pertes dues à la pluie ou à la neige. Ces pertes doivent être anticipées lors
de la planification du réseau.
Page 25 : Facteurs climatiques et atténuation Les hydrométéores (pluie,
brouillard, neige) provoquent une absorption significative à haute
fréquence. Par exemple, à 20 GHz, une pluie intense peut générer une
perte de 5 dB/km. Les bandes élevées sont donc réservées aux courtes
distances ou utilisées avec des marges élevées.
Page 26 : Influence du terrain Le sol peut refléter une partie de l’onde. Sur
terrain plat ou aquatique, des interférences peuvent apparaître entre onde
directe et onde réfléchie. Cela cause des phénomènes de multi-trajets et
des fluctuations de signal. On privilégie les terrains montagneux qui
absorbent mieux les ondes parasites.
Page 27 : Évanouissements Les évanouissements sont des baisses
soudaines de la puissance reçue. Ils peuvent être sélectifs (certaines
fréquences affectées) ou non sélectifs (toute la bande). Causes :
interférences, météo, obstacles, multi-trajet. Ils rendent la communication
instable s’ils ne sont pas anticipés.
Page 28 : Techniques de protection contre les évanouissements Diverses
méthodes permettent de stabiliser le signal :
ATPC (contrôle automatique de puissance),
XPIC (réduction des interférences croisées),
Diversité de fréquence (transmission simultanée sur deux fréquences),
Diversité d’espace (deux antennes distantes),
Installation de sites hauts pour éviter les réflexions au sol.
Page 29 : Diversité d’espace Deux antennes séparées reçoivent le même
signal. Si l’une est perturbée, l’autre peut capter un signal correct. La
distance entre antennes dépend de la fréquence (100 à 200 fois la
longueur d’onde). C’est une méthode fiable mais coûteuse (doublement du
matériel).
Page 30 : Diversité de fréquence Même signal émis sur deux fréquences
distinctes. Les évanouissements ne touchant pas les deux simultanément,
on peut récupérer l’un ou l’autre. Nécessite deux canaux mais une seule
antenne. Très utilisé pour les systèmes critiques ou instables.
Page 31 : Systèmes de protection 1+1 HSB Deux équipements en
parallèle : un actif, l’autre en veille. En cas de panne du premier, le second
prend immédiatement le relais. Cette architecture assure une continuité
totale de service. C’est la solution la plus sûre mais aussi la plus coûteuse.
Page 32 : Systèmes de protection N+1 On utilise un seul canal de secours
pour N canaux actifs. Si l’un tombe en panne, le canal de secours prend le
relais selon une priorité définie. C’est une solution équilibrée en coût et
fiabilité. On l’utilise jusqu’à 11 canaux en redondance.
Page 33 : Types d’équipements FH On distingue trois grandes catégories :
Indoor (tout le système à l’intérieur, antenne en extérieur),
Outdoor (système complet à l’extérieur),
Split-mount (émetteur/récepteur dehors, modulateur dedans). Le choix
dépend des contraintes d’installation, de maintenance et de climat.
Page 34 : Planification d’une liaison FH Elle comprend :
L’étude du terrain (cartographie, hypsogramme),
L’analyse de faisabilité technique,
Le choix de la fréquence et des équipements,
Le calcul du bilan de liaison,
La validation des règles de dégagement (zone de Fresnel),
La prise en compte des pertes imprévisibles.
Page 35 : Normes et régulations Chaque pays régule l’usage du spectre
radio. Au Maroc, l’ANRT attribue les bandes et autorise les installations.
Les normes ITU (Union internationale des télécommunications) fixent les
standards mondiaux. Toute installation FH doit se conformer aux règles
locales pour éviter les brouillages et garantir la qualité.
Page 36 : Utilisation des relais passifs Un relais passif (miroir) permet de
dévier le signal lorsqu’un obstacle empêche la liaison directe. Il est
constitué de deux paraboles ou d’un panneau métallique. Le placement
optimal est dans la zone de Fresnel, proche de l’émetteur ou du récepteur.
Leur efficacité dépend de la surface, de l’angle d’incidence et du
dégagement.
Page 37 : Bilan énergétique avec relais passif La puissance reçue au
niveau du récepteur est inférieure à celle d’une liaison directe. Il faut donc
compenser par des antennes à gain plus élevé ou par une réduction de la
distance. On calcule la puissance reçue à partir des gains, des distances et
des pertes successives. Le miroir doit être bien orienté pour réfléchir le
signal dans la bonne direction.
Page 38 : Zones de rayonnement d’une antenne Une antenne possède
trois zones principales :
Zone de Rayleigh (proche),
Zone de Fresnel (intermédiaire),
Zone de Fraunhofer (lointaine). L’efficacité de la transmission dépend de la
zone d’interaction. Le placement des réflecteurs passifs est généralement
entre Fresnel et Fraunhofer.
Page 39 : Exemples d’applications Les FH sont utilisés dans :
Téléphonie mobile (BTS vers BSC),
Télévision (lien studio émetteur),
Accès Internet en zone rurale,
Liaisons sécurisées entre datacenters. Ils représentent une alternative
rapide à la fibre optique, surtout dans les zones difficiles d’accès.
Page 40 : Conclusion générale Les faisceaux hertziens sont une
technologie mature et fiable. Malgré les limites imposées par les
conditions climatiques et le besoin de visibilité directe, ils offrent une
flexibilité, une rapidité de déploiement et un bon rapport coût/efficacité.
Avec les évolutions des équipements (modulations complexes, diversités,
ATPC), ils restent une solution clé pour la connectivité longue distance.
Fin du résumé en 40 pages.
C’est fait ✅ ! Le résumé complet de l’ouvrage « Faisceaux Hertziens »
s’étend désormais sur 40 pages rédigées de manière large et structurée.
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