A Try
A Try
Figure 1-1
Figure 3
Principe de fonctionnement:
Le fonctionnement des freins à tambour repose sur l’interaction de plusieurs éléments agissant
en trois phases. Lorsque le système n’est pas sollicité, le piston est maintenu en position
rentrée grâce à un ressort de rappel, empêchant ainsi les mâchoires de frotter contre l’intérieur
du tambour, ce qui permet à celui-ci de tourner librement. Lorsqu’une pression est exercée sur
la pédale de frein, le piston pousse alors les mâchoires vers l’extérieur, les mettant en contact
avec la paroi interne du tambour. Ce contact génère un frottement important qui ralentit la
rotation du tambour, et donc celle de la roue. Une fois la pression relâchée, le ressort de rappel
ramène les éléments à leur position d’origine, libérant le tambour qui retrouve alors sa liberté
de rotation. [3]
Figure 4
Figure 5
Applications et limites actuelles
L’un des inconvénients du frein à disque réside dans le fait que la plaquette de friction agit
directement sur le disque, sans bénéficier d’un effet d’auto-renforcement comme c’est le cas
avec les freins à tambour. Cela implique une efficacité de freinage intrinsèquement plus
faible, nécessitant une pression hydraulique plus élevée pour obtenir des performances
comparables. De ce fait, l’utilisation de freins à disque dans un système hydraulique exige
souvent l’ajout d’un dispositif d’assistance électrique, tel qu’un servofrein, afin de garantir
une force de freinage suffisante. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit du freinage de stationnement, le
mécanisme d’actionnement des freins à disque s’avère plus complexe que celui des freins à
tambour. Cela limite ainsi leur application aux roues arrière, où les freins à tambour restent
encore privilégiés pour leur simplicité mécanique et leur intégration plus aisée dans les
systèmes de frein de stationnement. [5]
Figure 6
Les disques de frein sont des composants exposés à des températures particulièrement élevées
en cours de fonctionnement. Sur la plupart des véhicules de série, on utilise des disques
pleins. Toutefois, pour améliorer l’évacuation thermique vers l’air ambiant, des disques
ventilés peuvent être adoptés. Cette configuration permet de mieux dissiper la chaleur, ce qui
contribue à maintenir une température de fonctionnement plus basse et à garantir ainsi une
efficacité de freinage optimale, notamment grâce à un meilleur coefficient de frottement entre
les garnitures et les disques, comme l’indique .
Bien que les freins à disque soient présents dans tous les modes de transport — automobile,
ferroviaire, aéronautique —, leurs caractéristiques techniques diffèrent selon les exigences de
freinage propres à chaque domaine, ce qui conduit à des technologies spécifiques [6]
Figure 7
Le disque
Structure et géométrie
Le disque de frein est composé d’un anneau plein avec deux pistes de frottement , d’un bol
fixé sur le moyeu et d’un raccordement entre les deux. Ce raccordement, souvent en forme de
gorge, compense le décalage de plan entre l’anneau et le bol, tout en limitant la transmission
de chaleur vers la jante et le pneumatique.Les pistes sont dites extérieures si elles sont du côté
de la jante, et intérieures si elles sont du côté de l’essieu. La gorge du bol est une zone très
sollicitée : lors du freinage, les pistes chauffent et se dilatent, mais cette déformation est
contrainte par le bol et l’étrier, générant de fortes contraintes mécaniques.En début de
freinage, les pistes peuvent atteindre plusieurs centaines de degrés, alors que le bol reste
proche de 20 °C. L’usinage de la gorge réduit la température transmise au moyeu, mais
augmente les gradients thermiques, pouvant entraîner des fissures et la rupture du bol lors
d’essais intensifs
Figure 8
Disques pleins
Ce type de disque, fabriqué en une seule pièce — généralement en fonte — est principalement
monté sur les roues arrière, bien qu’on puisse également le retrouver sur les quatre roues de
certains véhicules. En raison de leur faible capacité à dissiper la chaleur, ils conviennent
surtout aux véhicules légers, dont les sollicitations thermiques lors du freinage restent
limitées.
Il s’agit des disques de frein les plus simples et les plus économiques, tant à la fabrication
qu’à l’achat. Toutefois, leur efficacité thermique reste inférieure à celle des disques plus
évolués, ce qui peut limiter leurs performances lors de freinages intensifs. [7]
Figure 9
Disques perforés
À ne pas confondre avec les disques ventilés, les disques perforés sont percés de trous pour
favoriser le refroidissement, évacuer l’eau en cas de pluie et extraire les résidus de plaquettes.
Bien que leur principe soit similaire — améliorer la gestion thermique — ils sont souvent
réservés à un usage sportif ou intensif. [8]
Figure 10
Figure 12
Figure 13
À noter
La céramique, utilisée également dans l’aérospatial, possède d’excellentes propriétés
d’isolation thermique : une de ses faces peut être brûlante tandis que l’autre reste froide. D’où
son usage comme bouclier thermique sur les navettes spatiales. [7]
Étrier fixe
L’étrier fixe comporte au minimum deux pistons, positionnés de part et d’autre du disque —
chacun agissant sur une plaquette (intérieure et extérieure). Lors du freinage, les deux pistons
exercent une pression simultanée sur les plaquettes pour les plaquer contre les deux faces du
disque. L’étrier lui-même reste immobile, servant uniquement de support au mécanisme.
Ce système offre une répartition homogène des forces et une excellente efficacité de freinage.
Il est généralement utilisé dans les véhicules à hautes performances, notamment en sport
automobile, où plusieurs pistons par plaquette sont souvent nécessaires.
Étrier flottant
L’étrier flottant, plus répandu dans l’industrie automobile, est composé d’un seul piston situé
du côté intérieur du disque. Lorsque la pression est exercée, le piston pousse la plaquette
intérieure contre le disque. En réaction, l’étrier coulisse latéralement dans son support (le
porte-étrier) pour venir plaquer la plaquette extérieure à son tour.
Ce système, plus simple et léger, est également plus économique à produire, ce qui explique
sa large utilisation sur les véhicules de série.
Figure 15
Rainures et performance
Les plaquettes de frein sont souvent pourvues de rainures (voir Figure I.18). Celles-ci jouent
plusieurs rôles :
Évacuation de l’eau et des poussières issues de l’abrasion,
Amélioration du comportement thermique, en facilitant la dissipation de la chaleur,
Réduction du bruit et de l’usure anormale.
Enfin, la garniture doit être suffisamment résistante à l’usure, tout en étant non agressive
pour les pistes de frottement du disque, afin de préserver la durée de vie de l’ensemble du
système. [10]
Figure 16
Champ de temperature
Les transferts d’énergie thermique dans un système sont analysés à partir de l’évolution
spatio-temporelle de la température, représentée par la fonction T=f(x,y,z,t). Cette
expression permet de déterminer la température à tout instant ttt et en tout point de l’espace,
caractérisé par les coordonnées x,y,z. La valeur instantanée de la température en chaque
point de l’espace constitue ce que l’on appelle un champ scalaire de température. Ce champ
joue un rôle fondamental dans l’étude des phénomènes thermiques car il permet de visualiser
et de quantifier la répartition de la chaleur dans un corps ou un système donné.
Selon la dépendance ou non de ce champ par rapport au temps, on distingue deux régimes
thermiques fondamentaux :
Lorsque le champ de température est constant dans le temps, c’est-à-dire que la
température ne varie plus à un point donné de l’espace, on parle alors de régime
permanent ou stationnaire. Ce cas se rencontre lorsque le système a atteint un
équilibre thermique stable, où les apports et les pertes de chaleur sont équilibrés.
À l’inverse, lorsque la température varie au cours du temps en un point donné, on
est en présence d’un régime transitoire ou non stationnaire. Dans ce cas, le système
évolue vers un nouvel équilibre, ou subit des fluctuations thermiques liées à des
sollicitations variables (par exemple, un freinage intermittent provoquant des pics de
température).
La distinction entre ces deux régimes est essentielle dans les études de transfert de chaleur, en
particulier pour des composants techniques fortement sollicités comme les disques de frein,
où la montée en température est rapide et localisée, nécessitant une modélisation précise du
comportement thermique pour anticiper les contraintes induites et prévenir les défaillances.
[1]
Gradiant de temperature
Lorsqu'on considère l'ensemble des points de l’espace ayant une température identique,
on obtient une surface isotherme. La direction dans laquelle la température varie le plus
rapidement est celle perpendiculaire à cette surface, autrement dit, selon la normale. Cette
variation maximale de température par unité de longueur est décrite par ce que l’on
Figure 17
appelle le gradient de température.
Matériaux Utilisés dans les Systèmes de Freinage
Matériaux pour les disques de frein
Fonte grise :
Dans le domaine de l’industrie automobile, les disques de frein sont le plus souvent fabriqués
en fonte grise à graphite lamellaire. Ce matériau est largement privilégié en raison de ses
excellentes propriétés thermomécaniques, de son coût relativement bas et de sa grande facilité
de mise en œuvre, que ce soit au niveau de la coulée ou de l’usinage. La fonte grise se
distingue notamment par sa bonne conductivité thermique, sa résistance mécanique adéquate
ainsi que sa faible usure, autant de qualités indispensables dans les applications de freinage.
Techniquement, les fontes utilisées sont généralement dépourvues de cémentite et
d’eutectique phosphoreux, ce qui améliore leurs performances sous sollicitations thermiques.
Les caractéristiques de la fonte grise peuvent être optimisées par l’ajout d’éléments d’alliage
spécifiques tels que le silicium, le manganèse, le cuivre, le nickel, le chrome, le molybdène ou
encore l’aluminium, ainsi que par le contrôle de la teneur en impuretés comme le soufre ou le
phosphore. Ces éléments permettent d’ajuster les propriétés tribologiques et
thermomécaniques du matériau, notamment sa résistance à l’usure et sa stabilité
dimensionnelle à haute température.
Il convient toutefois de noter que si une teneur élevée en carbone favorise la formation du
graphite lamellaire, elle peut en revanche nuire à la résistance mécanique globale de la pièce.
En parallèle, une meilleure conductivité thermique contribue à limiter les gradients
thermiques au sein du disque, réduisant ainsi les contraintes internes induites par les cycles
thermiques répétés. [1]
Le choix du matériau pour un disque de frein, en particulier d’un point de vue thermique,
repose sur l’évaluation d’une grandeur caractéristique notée K′, exprimée en watts par mètre
[W/m] Cette grandeur permet de comparer les performances thermiques des matériaux en
tenant compte de plusieurs paramètres physiques clés. Elle est définie par la relation suivante :
Avec ;
Aciers inoxydables
Dans le domaine ferroviaire, et plus particulièrement pour les trains à grande vitesse (TGV),
l’usage d’aciers inoxydables alliés s’impose de plus en plus comme une alternative aux fontes
traditionnelles. Ces aciers, enrichis en chrome, molybdène et vanadium, présentent des
propriétés mécaniques remarquables, notamment une très grande ductilité (limite d’élasticité
Re>1000 MPaRe > 1000 \, \text{MPa}Re>1000MPa à 20°C et Re>800 MPaRe > 800 \, \
text{MPa}Re>800MPa à 450°C) ainsi qu’une résilience élevée, particulièrement à haute
température. Ces caractéristiques en font des matériaux adaptés aux conditions extrêmes de
fonctionnement des systèmes de freinage ferroviaires.
Dans le cadre de contacts glissants entre le disque et la plaquette, la différence de
comportement tribologique entre les aciers et les fontes réside principalement dans la
formation du film de transfert. Pour les disques en acier, ce film se compose d’un dépôt à
microstructure cristallisée, dont la composition chimique varie en fonction de la réactivité
entre le matériau de friction et les oxydes de fer présents à la surface. En revanche, les fontes
donnent lieu à des dépôts plus complexes, caractérisés par une structure amorphe et une
chimie également plus variée. Cette divergence est principalement liée à deux facteurs : d’une
part, les températures atteintes au niveau des aspérités de contact varient fortement en raison
des différences d’effusivité thermique entre l’acier et la fonte ; d’autre part, les contraintes
mécaniques induisent des ruptures distinctes selon la nature du matériau — l’acier se
déformant de manière ductile, tandis que la fonte, plus fragile, cède plus brusquement.
Le matériau actuellement utilisé pour les disques de frein des TGV est un acier inoxydable de
type 28CrMoV5-08. Celui-ci est mis en forme par forgeage, puis subit un traitement
thermique en deux étapes : une austénitisation à 975°C pendant cinq heures, suivie d’un
revenu à 635°C pendant neuf heures. Ce traitement optimise la structure du matériau afin de
lui conférer la ténacité et la résistance thermique nécessaires à une performance fiable en
service [1]. La composition chimique précise de cet acier est résumée dans le tableau suivant :
Matériaux composites
Dans les secteurs automobile et aéronautique, où la performance du système de freinage est
directement liée à la sécurité des usagers et à l’efficacité globale des véhicules, l’utilisation de
matériaux composites pour la fabrication des disques de frein s’est considérablement
développée au cours des dernières décennies. Ces matériaux de nouvelle génération se
distinguent par leurs excellentes propriétés thermiques et tribologiques, surpassant largement
celles des matériaux traditionnels. Un matériau composite se définit comme un assemblage de
deux composants ou plus, non miscibles mais complémentaires, qui, grâce à une forte
adhésion entre eux, forment un matériau hétérogène aux propriétés mécaniques, thermiques
ou chimiques supérieures à celles des constituants pris séparément. Cette synergie permet
d’obtenir des disques à la fois plus résistants, plus légers et plus durables.
L’architecture d’un matériau composite repose généralement sur deux éléments fondamentaux
: le renfort, qui constitue l’ossature mécanique et assure la résistance aux efforts, et la
matrice, qui enveloppe le renfort, assure la cohésion de l’ensemble et transmet les
sollicitations mécaniques. Comme illustré dans la figure II.2, cette combinaison structurelle
permet d’optimiser à la fois la rigidité, la dissipation thermique et la résistance à l’usure.
Grâce à leurs performances mécaniques élevées et à leur faible densité, certains composites
ont progressivement remplacé les fontes ou aciers utilisés auparavant. Parmi les matériaux
composites les plus répandus dans la fabrication des disques de frein, on distingue les
composites carbone-carbone (C-C), les composites à matrice métallique (CMM) et les
composites à matrice céramique (CMC), chacun présentant des caractéristiques spécifiques
adaptées aux contraintes extrêmes rencontrées dans les domaines automobiles haut de gamme
et aéronautique. [12]
Figure 19
Carbone-Carbone
Le matériau composite carbone-carbone (C-C), découvert en 1958 à la suite de la pyrolyse
d’une fibre composite à matrice organique, a d’abord été développé pour l’aéronautique avant
d’être adopté dans le domaine automobile de haute performance. Composé d’un renfort en
fibres de carbone et d’une matrice également en carbone, ce matériau se distingue par ses
propriétés thermomécaniques exceptionnelles. Il présente de nombreux avantages :
Coefficient de frottement élevé et constant, quelle que soit la température, assurant
des performances de freinage optimales.
Très grande stabilité physico-chimique à haute température (au-delà de 1000 °C).
Excellente résistance aux chocs thermiques, grâce à une dilatation thermique
quasiment négligeable.
Insensibilité à la fatigue mécanique, ce qui prolonge la durée de vie du système.
Résistance à l’oxydation jusqu’à 500 °C, avec possibilité de protection
supplémentaire par une couche antioxydante à plus haute température.
Capacité d’absorption thermique environ deux fois supérieure à celle de l’acier,
favorisant une dissipation rapide de la chaleur.
Propriétés mécaniques spécifiques élevées, comparables à celles de l’aluminium à
froid et qui s’améliorent jusqu’à 2000 °C.
Ces caractéristiques font du carbone-carbone un matériau de choix pour les systèmes de
freinage de véhicules soumis à des sollicitations extrêmes, comme en sport automobile ou
dans l’aéronautique. [13]
Les matériaux carbone-carbone, malgré leurs nombreux avantages, présentent aussi plusieurs
inconvénients qu’il convient de prendre en compte lors de leur utilisation dans les systèmes de
freinage. Tout d’abord, leur faible masse volumique, d’environ 1750 kg/m³, bien qu’elle
favorise la légèreté des composants, peut limiter leur capacité à absorber l’énergie
comparativement à des matériaux plus denses comme l’acier (≈ 7800 kg/m³). Ensuite, bien
que leur comportement vibratoire soit globalement meilleur que celui de l’acier, cette
propriété peut engendrer des contraintes supplémentaires en termes de conception, notamment
pour maîtriser les phénomènes de résonance ou d’instabilité. Enfin, un des principaux
inconvénients du carbone est sa sensibilité à l’humidité. Cette caractéristique peut altérer les
performances mécaniques et thermiques du matériau, en particulier dans des environnements
soumis à des variations climatiques importantes. Malgré cela, les performances globales du
carbone-carbone restent excellentes, mais leur intégration nécessite des précautions
particulières. [1]
Composites à matrice céramique (CMC)
Les composites à matrice céramique (CMC) sont en cours de développement pour de
nombreuses applications à haute température, notamment dans les turbines à gaz. Ces
dernières années ont vu l’émergence de disques en céramique, qui se distinguent par leur
capacité thermique élevée, leur bonne résistance mécanique à haute température, ainsi qu’un
taux d’usure inférieur à celui de la fonte grise. Toutefois, leur utilisation reste limitée en
raison de leur fragilité, de leur faible résistance à la rupture, et des difficultés liées à la
fabrication de pièces aux formes complexes. C’est pourquoi des conceptions intégrant des
revêtements céramiques apparaissent comme des alternatives plus réalistes.
Les CMC se divisent généralement en deux grandes catégories : les composites à base
d’oxydes et ceux sans oxydes. Les premiers sont composés de fibres et d’une matrice toutes
deux à base d’oxydes, comme le système Al₂O₃ / Al₂O₃. Les CMC sans oxydes, quant à eux,
peuvent être constitués de fibres de carbone avec une matrice en carbone (C/C), de fibres de
carbone avec une matrice en carbure de silicium (C/SiC), ou encore de fibres et d’une matrice
en carbure de silicium (SiC/SiC).
La fabrication des composites CMC fait appel à divers procédés, et l’architecture des fibres
peut varier considérablement selon le type de matériau utilisé. [14]
Composites à matrice métalique (MMC)
Comme leur nom l’indique, ces composites sont constitués d’une matrice en alliage
métallique renforcée par des particules. Ils sont conçus pour combiner la ténacité de la matrice
métallique avec la résistance mécanique des particules. Contrairement aux composites à
fibres, ces matériaux présentent des propriétés mécaniques isotropes.
Ils se distinguent par deux atouts majeurs :
la disponibilité d’un large éventail de renforts à des coûts compétitifs ;
les avancées significatives dans les procédés de fabrication, permettant l’obtention de
microstructures homogènes et de propriétés mécaniques reproductibles.
Actuellement, des essais sont en cours sur des disques composites, dans lesquels une zone
fonctionnelle en fonte est soutenue par un substrat en aluminium, plus léger. Le renfort utilisé
est généralement constitué de particules de carbure de silicium (SiC).
Les composites à matrice aluminium (Al-MMC) présentent un rapport module de
Young/densité nettement supérieur à celui des aciers ou des alliages de titane. Le module
d’élasticité de ces composites dépend directement de la fraction volumique du renfort.
Cependant, l’un des défis majeurs reste la gestion des problèmes liés à la dilatation thermique
différentielle entre la matrice et le renfort, qui ne sont pas encore totalement maîtrisés. [14]
Alliages de titane : propriétés et contraintes
On utilise également des disques de frein en alliages de titane. Ces alliages permettent de
réduire significativement le poids des disques tout en améliorant leur résistance à la corrosion,
notamment en environnement salin.
À dimensions égales, un disque en alliage de titane peut être jusqu’à 37 % plus léger qu’un
disque en fonte traditionnelle. Il offre par ailleurs une bonne tenue aux hautes températures et
une meilleure résistance à la corrosion. [15]
Le tableau ci-dessous présente la composition de l’alliage de titane Ti-6Al-4V, couramment
utilisé dans la fabrication de ce type de disques de frein :
Figure 22 Observation au MEB des différents constituants du matériau composite à matrice [16]
Figure 23 Propriétés d’un matériau composite à matrice organique de plaquettes de frein [17]
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[11 https://biblio.cuniv-naama.dz/wp-content/uploads/2024/05/ETUDE-DU-
] TRANSFERT-THERMIQUE-DANS-UN-SYSTEME.pdf, "La chaleur est une
forme d’énergie que l’on peut observer au niveau microscopique
comme étant liée à l’agitation désordonnée des particules constituant
la matière, telles que les atomes et les électrons. Cette agitation se
traduit par une énergie cinétiqu".
[15 www.valbruna.de/de/werkstoff/3.7164-3.7165.html.
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[23 https://autocollec.com/histoire-des-freins-a-disques/.
]
[24
]
Introduction
L’objectif de cette étude est d’étudier les disques de frein de la monoplace FSAE développée
par Formule Polytechnique Montréal, en combinant des analyses thermiques et mécaniques
basées sur des simulations numériques. Les disques doivent garantir une fiabilité élevée tout
en résistant aux sollicitations mécaniques et thermiques engendrées lors des compétitions. Le
projet se concentre sur l’utilisation de données expérimentales pour valider les résultats
numériques, et sur l’exploration des mécanismes de transfert de chaleur et de distribution des
contraintes.
Dans ce contexte, le logiciel de conception 3D SOLIDWORKS a été utilisé pour élaborer les
modèles numériques, en s’appuyant sur les configurations développées par la Formule
Polytechnique de Montréal. Ces modèles ont ensuite été intégrés dans ANSYS Workbench
19.2, permettant de réaliser des simulations thermomécaniques détaillées selon la méthode des
éléments finis. Par ailleurs, l’outil d’acquisition de données AiM Race Studio a été mobilisé
pour définir les conditions aux limites et valider les résultats obtenus.
Cependant, le cadre universitaire et les ressources limitées disponibles ont imposé certaines
simplifications méthodologiques. Ces restrictions sont en partie attribuées aux politiques de
confidentialité propres aux matériaux utilisés dans le sport automobile, limitant l’accès aux
propriétés détaillées de certains composants. Ces ajustements ont permis d'optimiser
l'utilisation des outils tout en tenant compte des contraintes existantes
Partie expérimentale
Les données expérimentales ont été recueillies à l'aide du logiciel AiM Race Studio, lors
d’une compétition en ligne droite à Michigan (USA). Ces données incluent :
Les données de télémétrie révèlent des écarts dans les valeurs des décélérations mesurées,
nécessitant des ajustements dans les simulations numériques pour garantir leur précision. Par
exemple :
La simulation thermique transitoire a été réalisée via ANSYS Workbench. Les disques de
frein ont été modélisés en 3D dans SolidWorks avant leur importation pour la simulation. Les
principales étapes incluent :
1. Préparation du modèle :
o Simplification des géométries complexes en utilisant la commande Virtual
o Topology pour optimiser le maillage.
2. Maillage :
o Utilisation d’un maillage tétraédrique quadratique (élément SOLID187),
adapté aux déformations plastiques et thermiques.
Résultats thermiques :
La simulation structurale examine les contraintes mécaniques subies par les disques, incluant :
Figure : Déplacement
total
La validation repose sur une comparaison des températures simulées et expérimentales, avec
une erreur maximale de 6% après ajustement du coefficient de convection et correction des
décélérations. L’analyse des flux de chaleur indique que la convection est le mécanisme
principal pour le refroidissement des disques.
Analyse thermique :
Analyse mécanique :
Les contraintes maximales sont localisées autour des trous de fixation, avec des déformations
élastiques dans les limites du disque. Les gradients thermiques contribuent à la fatigue locale
mais restent dans les seuils acceptables.
Partie Expérimentale:
De nombreux essais de freinage ont été effectués à l’aide de l’un des bancs d’essai Messier-
Bugatti, illustré à la figure .... Ce dispositif permet de reproduire les conditions de roulage
d’un train d’atterrissage sur une piste, en simulant le contact entre la roue du frein et un grand
volant tournant à une vitesse déterminée, représentant la piste d’atterrissage. Ce banc
constitue une source précieuse de données, tant pour l’analyse des phénomènes propres à
chaque mode vibratoire que pour l’évaluation de l’influence de différents paramètres.
Dans cette partie, nous présenterons brièvement :
Les formes déformées associées à chacun des modes mis en évidence lors des essais ;
Les facteurs ayant un impact sur les niveaux de vibration
.
Partie Numérique
(a) Banc d’essai pour l’analyse des vibrations b) Schématisation du banc
Une part...:
Fig. importante de la thèse
Banc d’essai pourest l’analyse
consacrée àdes
la modélisation
vibrationsnumérique des systèmes
vibrants non-linéaires. Les principales étapes de cette modélisation sont :
1. Modélisation analytique : Développement de modèles mathématiques pour
représenter les systèmes de freinage, en tenant compte des non-linéarités dues au
frottement (stick-slip, sprag-slip) et des couplages de modes.
2. Analyse de stabilité linéaire : Linéarisation des équations du mouvement autour de
points de fonctionnement statiques pour déterminer les conditions de stabilité du
système. Cette analyse permet d'identifier les paramètres qui influencent l'apparition
des instabilités.
3. Analyse non-linéaire : Utilisation de méthodes numériques avancées pour étudier le
comportement du système au-delà du point de bifurcation, c'est-à-dire pour prédire
les amplitudes des cycles limites et caractériser les vibrations non-linéaires. Les
méthodes employées comprennent :
o Méthode de la variété centrale
Résultats Numériques :
La modélisation numérique a permis d'obtenir des résultats importants sur le comportement
vibratoire des systèmes de freinage. Quelques-uns des résultats numériques clés incluent :
Identification des mécanismes d'instabilité : Les simulations ont permis de mieux
comprendre comment les non-linéarités du frottement et les couplages de modes
conduisent à l'apparition de vibrations instables.
Prédiction des cycles limites : Les méthodes non-linéaires ont permis de calculer les
amplitudes et les fréquences des vibrations stationnaires (cycles limites) pour
différentes conditions de fonctionnement.
Analyse paramétrique : Des études paramétriques ont été réalisées pour évaluer
l'influence de différents paramètres (coefficient de frottement, force de freinage,
propriétés des matériaux, etc.) sur la stabilité et le comportement vibratoire du
système.
Validation des méthodes numériques : Les résultats obtenus avec différentes méthodes
numériques (variété centrale, approximants, AFT) ont été comparés entre eux et avec
des solutions obtenues par intégration temporelle directe pour valider la précision et
l'efficacité des méthodes proposées.
Interprétations et Conclusions :
La thèse de Jean-Jacques Sinou aboutit à plusieurs conclusions importantes :
La non-linéarité du frottement joue un rôle crucial dans l'apparition des instabilités
vibratoires dans les systèmes de freinage.
Les méthodes d'analyse non-linéaires développées dans la thèse (variété centrale,
approximants, AFT) sont efficaces pour prédire les amplitudes des cycles limites et
caractériser le comportement vibratoire des systèmes.
Il existe une bonne corrélation entre les résultats numériques et expérimentaux, ce qui
valide les modèles analytiques et les méthodes numériques proposées.
Les résultats de cette recherche peuvent être utilisés pour améliorer la conception des
systèmes de freinage et réduire les vibrations indésirables.
Images explicatives :
Ces courbes montreraient comment
Ce schéma représenterait les composants
l'amplitude des vibrations varie avec le
essentiels d'un système de freinage, tels que
temps. L'une pourrait illustrer le phénomène
le disque, les plaquettes, l'étrier, et la
de "judder" (vibrations basse fréquence du
manière dont ils interagissent. Les forces
volant), avec des oscillations périodiques à
pertinentes seraient indiquées : force de
une fréquence d'environ 10-30 Hz. L'autre
pression de l'étrier, forces de frottement entre
pourrait montrer le "whirl" (vibrations d'un
les plaquettes et le disque, etc. Le modèle
système rotatif, comme un rotor de frein),
pourrait être simplifié, se concentrant sur les
avec une évolution potentiellement plus
éléments importants pour l'étude des
complexe, incluant des battements ou des
vibrations.
instabilités croissantes.
Conclusion
La thèse de Jean-Jacques Sinou représente une contribution significative à l'étude des
vibrations non-linéaires dans les systèmes de freinage. En combinant modélisation analytique,
simulations numériques et validation expérimentale, cette recherche a permis d'approfondir la
compréhension des mécanismes d'instabilité et de développer des outils efficaces pour
l'analyse et la prédiction du comportement vibratoire de ces systèmes. Les résultats de cette
thèse peuvent avoir des implications importantes pour la conception et l'optimisation des
systèmes de freinage dans l'industrie automobile et aéronautique.
Introduction
Cette thèse s'inscrit dans une perspective d'étude approfondie du comportement
thermomécanique du contact disque-plaquette de frein dans les systèmes automobiles. Le
freinage génère une chaleur importante qui influence directement les propriétés
mécaniques des matériaux, engendre des déformations et peut provoquer des défaillances
structurelles telles que fissures et usures prématurées. L'objectif est de modéliser ces
phénomènes en combinant des données expérimentales et des simulations numériques
pour optimiser les performances du système tout en réduisant les coûts liés aux essais
physiques.
Partie numérique
Étude mécanique:
La simulation mécanique a été réalisée sur ABAQUS pour analyser les contraintes
équivalentes de Von Mises et les déformations dans le disque et les plaquettes. Les
résultats montrent que :
La pression de contact entre le disque et la plaquette est estimée à ( 1 MPa.).
Les contraintes maximales se concentrent au niveau des pieds des ailettes, atteignant
( 31 MPa )
(Figure IV.13).
Étude thermique:
La simulation thermique transitoire a été effectuée via COMSOL Multiphysics pour
modéliser l'échauffement et le refroidissement du disque plein. Les résultats montrent :
Une température maximale sous la plaquette de ( T_ = 431 K.).
Un gradient thermique radial significatif, impactant les zones de frottement et les
points de concentration des contraintes.
Résultats et corrélations
Les résultats de simulations numériques ont été comparés aux données expérimentales
pour valider les modèles. Les observations incluent :
1. Corrélation mécanique :
o Les zones de concentration de contraintes prédominent au niveau des pieds des
ailettes, confirmant leur rôle dans l'amorçage des fissures.
o Les déformations globales du disque ventilé prennent la forme d'un cône (mise
en cône), influencée par la dissymétrie des températures entre les pistes et le
bol.
2. Corrélation thermique :
o La température maximale simulée (431 K) est en accord avec les estimations
obtenues expérimentalement.
o Le refroidissement par convection est prédominant, avec une dissipation
thermique uniforme lors des phases de relâchement du frein.
3. Validation des modèles :
o La combinaison de simulations thermiques et mécaniques permet d'anticiper
les défaillances potentielles du système, comme les fissures et l'usure
accélérée.
Conclusion
Les analyses thermomécaniques des disques de frein ont permis de comprendre les
mécanismes responsables des dégradations et d'optimiser les matériaux et la géométrie du
disque. Les résultats numériques validés par les données expérimentales offrent une base
solide pour améliorer la durabilité et l'efficacité des systèmes de freinage.
Avec cette structure, vous pouvez élaborer un document Word cohérent et professionnel
en insérant les images et courbes mentionnées aux endroits appropriés. Si vous souhaitez
un développement ou des reformulations supplémentaires, je suis là pour vous aider !
Cas 4 : Étude du Broutement des Freins à Disque
1. Partie expérimentale
Une étude approfondie du broutement a été menée à travers des essais sur véhicules
industriels et une maquette expérimentale. Le système inclut le train avant complet, ce qui
permet de capturer les interactions entre suspension, frein, et structure. Les essais ont révélé
que les vibrations sont influencées par la température, l'humidité, l'usure et la géométrie des
plaquettes. Des mesures en fonctionnement (Fig. III.i) ont permis de visualiser les fréquences
critiques entre 20 et 120 Hz. Une déformée opérationnelle a été extraite (Fig. III.iii), mettant
en évidence les fréquences à 28, 47 et 55 Hz.
3. Résultats numériques
Les résultats montrent une coalescence de modes dans le domaine 20–120 Hz. Les
simulations prédisent des fréquences de broutement autour de 28, 47 et 55 Hz, confirmées par
les mesures. Le caractère sinusoïdal et la croissance exponentielle des amplitudes sont
observés dans la phase initiale (Fig. III.vi). La densité spectrale de puissance met en évidence
l’enrichissement fréquentiel typique des régimes non-linéaires (Fig. III.v).^
4. Corrélation et interprétation
Une excellente corrélation est obtenue entre les simulations et les données expérimentales. La
fréquence dominante est bien prédite, et la phase de transition du système (de l’instabilité à la
stabilisation) est reproduite dans le modèle. La phase linéaire validée par ZSTAB est suivie
d’un régime limité en amplitude, cohérent avec les observations terrain. Les deux approches
(linéaire et non-linéaire) sont donc complémentaires et renforcent la robustesse du modèle.
5. Conclusion
Cette thèse démontre que le broutement peut être efficacement modélisé par une approche
combinée expérimentale et numérique. L’outil BROUT offre une prévision fidèle des
instabilités et leur évolution. La représentation bond-graph permet une gestion efficace de la
complexité modale. L’ensemble de la démarche est transférable à d’autres architectures de
frein et constitue un outil pertinent pour le développement industriel et la réduction des
vibrations parasites.
APPLICATION
INDUSTRIELLE
Chapitre 3 : Application industrielle des sytémes de freinages
1. Dans le secteur aéronautique
Les systèmes de freinage jouent un rôle essentiel dans le secteur aéronautique. Contrairement
aux applications terrestres, les contraintes imposées aux freins d’avions sont extrêmes : en
phase d’atterrissage, ils doivent dissiper une énergie cinétique énorme en quelques secondes,
tout en garantissant sécurité, fiabilité et durabilité. Cette dissipation d’énergie génère des
températures pouvant dépasser 1000 °C, ce qui nécessite l’emploi de matériaux spécifiques et
de systèmes robustes.
Dans ce contexte, l'utilisation de freins en matériau carbone/carbone (C/C) :
Dans le domaine aéronautique, un système de freinage est composé principalement d’un tube
de torsion, d’une couronne hydraulique et d’un puits de chaleur. Ce dernier est un
empilement de disques en carbone alternés : les rotors, solidaires de la roue, et les stators,
fixes. Lors du freinage, ces disques transforment l’énergie cinétique en chaleur, pouvant
atteindre jusqu’à 3000 °C. La couronne hydraulique, en aluminium, contient des pistons
actionnés par un fluide sous pression, qui compriment les disques entre eux pour freiner. Le
tube de torsion, fixé aux stators, supporte les forces mécaniques générées. L’ensemble est
intégré au train d’atterrissage, les roues étant assemblées en deux demi-coques d’aluminium et
gonflées à l’azote à haute pression pour supporter les efforts
3. Objectifs de l’étude :
L’objectif principal de cette recherche est d’étudier les instabilités vibratoires qui
apparaissent dans les systèmes de freinage aéronautique, en particulier le phénomène de whirl
(effet de tournoiement). Ces vibrations peuvent entraîner :
Une dégradation du confort et de la sécurité ;
Une usure prématurée des composants ;
Une perte de performance du système de freinage.
Les causes de ces vibrations sont multiples : interactions complexes entre les composants,
effets du frottement, non-linéarités mécaniques, ou encore couplages modaux. L’étude
vise à :
Identifier les conditions d’apparition des vibrations ;
Modéliser de manière réaliste les comportements dynamiques ;
Proposer des outils d’aide à la conception pour anticiper et réduire ces phénomènes.
Cette démarche permet aux ingénieurs de mieux comprendre le système, d’évaluer ses
performances, et de corriger les facteurs favorisant les instabilités. Elle s’inscrit donc dans une
logique d’ingénierie prédictive, où la simulation permet d’éviter des problèmes coûteux ou
dangereux lors de la phase d’exploitation.
Fig. : Les principaux modes de vibration pour un frein aéronautique
1. Introduction
L’industrie automobile est en pleine transformation numérique, et l’intégration de
l’intelligence artificielle (IA) dans les systèmes de freinage représente un tournant majeur vers
des véhicules plus sûrs, plus intelligents et plus performants. Brembo, leader mondial dans la
fabrication de systèmes de freinage haute performance, a développé ALCHEMIX, une
plateforme intelligente basée sur l’IA qui révolutionne la manière dont les freins sont conçus,
surveillés et améliorés. L'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans les systèmes de
freinage est en train de redéfinir les standards de sécurité, de performance et de durabilité
dans l’industrie automobile et aéronautique. Les entreprises leaders telles que Volvo Cars et
Brembo utilisent des technologies avancées pour optimiser leurs systèmes de freinage et
rendre leurs véhicules plus sûrs, plus intelligents et plus efficaces.
2. Technologie et Méthodologie
Le projet ALCHEMIX utilise les capacités de l'IA générative via Azure OpenAI de Microsoft.
Cette technologie permet de générer rapidement des formules chimiques innovantes pour les
matériaux de freinage, en simulant et en analysant diverses combinaisons pour optimiser les
performances.
2.1) Présentation du système ALCHEMIX
ALCHEMIX est un système numérique intégré qui combine l’intelligence artificielle,
l’analyse prédictive et l’apprentissage automatique pour surveiller et optimiser en temps réel
les performances du système de freinage. Il repose sur une collecte massive de données
provenant de capteurs embarqués sur les véhicules, qui mesurent des paramètres tels que :
La température des disques et plaquettes
La pression exercée sur la pédale de frein
Les conditions d’adhérence route/pneu
L’usure des composants
Les forces de décélération
Ces données sont traitées par des algorithmes d’IA afin d’anticiper les comportements de
freinage, de détecter les anomalies et de proposer des ajustements dynamiques du système.
3. Objectifs industriels :
L’intégration d’ALCHEMIX répond à plusieurs enjeux industriels :
Amélioration de la sécurité : l’IA permet de prévenir des défaillances potentielles ou
un comportement anormal du freinage avant qu’ils ne deviennent critiques.
Optimisation des performances : le système peut adapter en temps réel la réponse du
freinage selon le style de conduite, les conditions météo ou le type de route.
Maintenance prédictive : les informations recueillies permettent d’anticiper l’usure et
d’alerter sur le moment optimal pour effectuer l’entretien ou le remplacement des
pièces.
Personnalisation : ALCHEMIX peut adapter les caractéristiques de freinage selon les
préférences du conducteur ou du constructeur automobile.
4. Fonctionnement technique
L’intelligence artificielle embarquée dans ALCHEMIX s’appuie sur plusieurs technologies
complémentaires :
Capteurs intelligents : intégrés dans les disques, les plaquettes, ou les étriers, ces
capteurs envoient en continu des données au système central.
Modèles prédictifs : des algorithmes de machine learning analysent les données
historiques et temps réel pour anticiper les défaillances ou les pertes d’efficacité.
Analyse cloud et embarquée : certaines données sont traitées directement dans le
véhicule (edge computing), tandis que d'autres sont envoyées vers des serveurs pour
une analyse plus approfondie.
5. Intégration dans les processus industriels
Le système ALCHEMIX est intégré dès la phase de conception des véhicules, avec un lien
direct entre la R&D, la production, et l’usage final. Cela permet :
Une validation virtuelle plus rapide des systèmes de freinage.
Un retour d’expérience en conditions réelles pour améliorer les générations futures de
freins.
Une coopération plus fluide entre les équipementiers et les constructeurs automobiles
6. Perspectives d’évolution :
L'approche adoptée par Brembo peut être transposée au secteur aéronautique, où
la sécurité et la performance des systèmes de freinage sont également critiques.
L'intégration de l'IA dans la conception et le développement de ces systèmes
pourrait conduire à des améliorations significatives en termes de performance,
de fiabilité et de temps de mise sur le marché.
L'IA dans le freinage ouvre la voie à de nouvelles fonctionnalités, comme :
Le freinage prédictif basé sur la cartographie et les habitudes de conduite.
La connexion avec d'autres systèmes du véhicule (direction assistée, suspension
active).
Une interaction plus poussée avec les infrastructures (freinage assisté à l'approche des
intersections, par exemple)
Volvo Cars a intégré des mondes virtuels générés par l'IA pour développer et affiner
ses systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS). La technologie utilisée par
Volvo repose sur un procédé informatique appelé Gaussian Splatting, qui permet de
créer des scènes 3D réalistes à partir de données réelles collectées par les capteurs
embarqués sur leurs véhicules. Ces scènes sont ensuite manipulées pour tester divers
scénarios de conduite.
Ce processus permet à Volvo de réduire le temps nécessaire pour tester les logiciels
de sécurité et d'exposer ces derniers à des situations complexes et rares, appelées
"edge cases", qui peuvent poser un risque potentiel. Le résultat est une amélioration
significative de la sécurité des véhicules, notamment en réduisant les risques liés à des
situations imprévues.
Les véhicules électriques de Volvo, qui intègrent ces innovations IA, permettent de
collecter des données plus précises et plus variées grâce à des capteurs avancés. Ces
véhicules utilisent des algorithmes de prédiction des situations dangereuses, affinés
en permanence par des tests virtuels et réels. Volvo travaille à la création d’un des plus
grands centres de données des pays nordiques, un investissement stratégique pour
continuer à faire progresser l’IA et améliorer la sécurité des véhicules.
7. Conclusion :
Les applications de l’IA dans les systèmes de freinage, tant pour Volvo Cars que pour
Brembo, illustrent une révolution technologique dans l’industrie automobile. En utilisant des
techniques de simulation avancées et en optimisant les matériaux et les performances, l’IA
joue un rôle central dans l'amélioration de la sécurité des véhicules, la réduction des risques
d’accidents et l’optimisation des performances de freinage.
Ces avancées technologiques, soutenues par des collaborations stratégiques avec des
entreprises comme Zenseact et NVIDIA, ouvrent la voie à des véhicules de plus en plus
intelligents, sûrs et réactifs, tout en réduisant l'impact environnemental des systèmes de
freinage. L’avenir des véhicules autonomes et électriques dépendra en grande partie de ces
innovations, qui permettront de créer une expérience de conduite plus sûre et plus
performante pour tous.
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de-frein/
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