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L'œuvre 'Sous l'orage' de Seydou Badian explore les conflits générationnels entre les jeunes, désireux de modernité et d'indépendance, et les anciens, attachés aux traditions. À travers les personnages comme Kany et Samou, le récit met en lumière les tensions autour du mariage traditionnel et les aspirations des jeunes à un avenir différent. Le roman se déroule dans un contexte colonial au Mali, illustrant les luttes pour l'identité et la liberté face aux normes établies.

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L'œuvre 'Sous l'orage' de Seydou Badian explore les conflits générationnels entre les jeunes, désireux de modernité et d'indépendance, et les anciens, attachés aux traditions. À travers les personnages comme Kany et Samou, le récit met en lumière les tensions autour du mariage traditionnel et les aspirations des jeunes à un avenir différent. Le roman se déroule dans un contexte colonial au Mali, illustrant les luttes pour l'identité et la liberté face aux normes établies.

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Etude intégrale de l’œuvre : Sous l’orage

Bibliographie et biographie

Seydou BADIAN est né le 10 Avril 1928 à Bamako. Après une enfance africaine, des études
primaires et quelques années d’études secondaires faites à Bamako, il s’expatrie et prépare le
Baccalauréat à Montpellier en France. Il y eut son bac, fréquente la faculté de médecine et
devient docteur en médecine en 1955. Retourné au Mali en 1956, Seydou BADIAN publie son
Roman ‘‘Sous l’orage’’ en 1957 (réédité en 1963, 1973). De 1962 à 1966 il fut ministre dans le
gouvernement malien.

Dramaturge, il est l’auteur de ‘‘La Mort de Chaka’’ en 1962. Il écrit un important essai intitulé
‘‘Les dirigeants africains face à leurs peuples’’ en 1964. Incarcéré au camp de détention de Kidal
au lendemain du coup d’état militaire de 1968, Seydou BODIAN a été libéré en 1976. Il a publié
depuis ‘‘Le sang des masques’’ en 1976 et ‘‘Les noces sacrées’’ en 1977.

Etude des personnages

Il convient d’étudier les personnages selon qu’ils sont du camp des anciens ou celui des jeunes.

A) le camp des anciens

1) le père Benfa

Il est l’ époux de maman Téné et père de Kany( l’ un des personnages principaux). Il est en ville
avec ses frères Tiémoko, Moussa et Sory. Il joue le rôle de patriarche. Responsable morale de la
famille, il a le sens de l’honneur : ce qui l’empêche, jusqu’ au dernier moment, de renoncer au
mariage de Kany avec Famagan en dépit des bouillonnement que cela causé. En guise
d’illustration, il affirme : « je suis entêté, parce que j’avais donné ma parole à Famagan. C’est
aujourd’hui la seule chose qui me préoccupe. La parole donnée, Aladji… » (p.182)

2) Maman Téné

Elle incarne la femme traditionnelle : bonne épouse, bonne mère. C’est ainsi que même rebuter
par son mari, le père Benfa, elle n’a jamais révolté. Attentive aux désirs de son époux, elle ne
sort jamais sans l’autorisation de son époux ou que son mari ne le sache, …etc.

Profondément pieuse, résignée à son sort, elle n’a pas d’autres idées que de se plier aux
obligations de son mari. Ainsi, s’adressant à sa fille suite à l’indignation de celle-ci à la nouvelle
de son mariage, elle déclare : « Accepte, si tu m’en crois. Accepte tout. Dieu est grand… » (p76).
Elle partage son foyer avec ses coépouses non nommées (sauf la dernière) et au profit de qui
elle fut délaissée par le Père Benfa.

3) Maman Coumba

C’est la mère de Samou, l’amant de Kany. Veuve résidant en ville, elle est aussi respectueuse
des traditions comma Maman Téné. Elle se laisse convaincre du bien-fondé des désirs de
Samou et accepte d’envisager un mariage qui assurerait la paix et le bonheur dans la
famille.(expl musique de feu Ndongo Lo : Diégou pousso)

4) Famagan

C’est lui qui a demandé Kany en mariage avant Samou et lequel, le Père Benfa a donné sa parole
d’honneur. Aussi sait-on de lui qu’il est illettré, qu’il est un riche marchant, qu’il a le sens des
traditions et époux déjà de deux femmes. Cependant, il apparaît, dans l’œuvre, comme un
personnage fantôme.

5) Le Père Djigui

Il est l’aîné de la famille Benfa réside quant à lui au village. Il est le dépositaire des traditions
conservées dans toute leur intégrité. Il bénéficie du respect général aussi bien à l’égard de ses
frères vivant en ville que dans son village. Cependant il est arbitre, modeste et non autoritaire
c’est donc le sage de la tradition.

Tièman-le soigneur

C’est le personnage symbolique: homme de bon conseil que tout le monde apprécie. Émue,
Kany disait à son égard « Ah ! Si tous les aînés de la ville étaient comme lui, les jeunes auraient
de sages guides ». Tièman le soigneur est à cheval entre la génération des anciens et celle des
jeunes, car il a eu l’occasion de confronter ces deux mondes dans leur milieu d’origine : d’ une
part, il appartient au camp des anciens par sa connaissance des traditions, du fait qu’il réside
au village et d’autre part à celui des jeunes par sa formation d’instituteur et par son voyage en
Europe durant la guerre. En effet, il a la chance, contrairement aux deux camps, de connaître et
de fréquenter les deux milieux (Afrique et Occident) dans leurs valeurs.

En somme, l’itinéraire de Tièman le soigneur est assimilé à celui de Seydou Badian

B/ Le camp des jeunes

1/ Kany

Elle est l’héroïne. Elle est allée à l’école. Donc instruite, Kany est devenue une jeune fille
moderne, qui ne rêve qu’un destin moderne : liberté de vivre dans un cadre de type occidental ;
de poursuivre ses études afin d’acquérir un métier et surtout d’épouser celui qu’elle aime : ce
qui était une chose impossible pour une jeune fille à l’époque. D’ailleurs c’est autour de ce
dernier point que s’organise l’intrique.

2/Samou

Orphelin de père. Il est l’amant de Kany. Ils se sont rencontrés à une kermesse et ensemble ils
rêvent d’un amour moderne Samou est un jeune raisonnable et plein de bons sens. Il incarne la
sagesse chez les jeunes c’est un personnage symbolique pouvant constituer une référence à la
jeunesse actuelle.

3/Sibiri

Il est l’aîné de la famille du père Benfa. Il fait partie de la jeune génération de par sur âge.
Cependant il se distingue de celle-ci parce qu’il a été élevé dans les plus pures valeurs de la
tradition. Contrairement au autre jeunes, Sibiri a échappé à l‘influence de l’air occidental.
Fervent défenseur de la tradition, il est parmi ses frères le digne héritier des coutumes
défendues par un père.

4/Les jeunes frère de Kany

Ce sont Birama, Nianson et Tiémoko. Birama est le plus proche de Kany de par son âge et par
les circonstances. Complice de Kany, c’est le grand opposant de la famille Benfa et contre le
projet de mariage de sa sœur Kany avec Famagan. Parce qu’il a fait l’école, il n’hésite pas
souvent à affronter ou à contredire son aîné, Sibiri. Ses autres frères ne sont là que pour faire le
nombre.

C) Les autres personnages

Il y a d’ abord les jeunes frères du Père Benfa : Tiémoko, Moussa et Sory.

Ensuite, il y a Aladji, Mamary et Siré : ce sont les médiateurs de la crise et les envoyés de
Famagan auprès de Benfa.

-mata : c’est la dernière femme de Benfa et très appréciée de lui. D’ ailleurs elle est la seule
nommée parmi les coépouse de Maman Téné

Dans le camp des jeunes : il y a

- Sidi : celui qui a tenté de libérer la femme chétive enfermée et atrocement battue par son mari.
C’est aussi le révolutionnaire, lui qui croit qu’avec la force on peut tout résoudre.

-Aliou
-Kerfa-le fou : fou parce qu’il respecte et fréquente les vieux.

-Makhan : c’est un fils du quartier et c’est lui qui fit la déclaration publique de liberté.

-Sira, Aminata, les amies de Kany. Elles sont chanteuses du groupe des jeunes

Enfin, il y a :

-Ousmane, le marabout de maman Coumba.

-Tiékoura, le féticheur de Téné.

-Massa, la marchande de fruit.

-[Link], ancien directeur d’école. C’est un blanc

ETUDE DES CHAPITRES

La révélation du projet de mariage (p 85)

Dans ce premier sous chapitre, l’auteur commence le récit par la description de la maison Benfa
et le portrait de la famille Benfa ; puis a suivi la célébration du mariage selon la tradition. Etaient
ainsi présent hormis le père Benfa et Sibiri, Tiémoko, Moussa, Sory et l’étranger qui représente
Famagan à la cérémonie. C’était l’occasion pour la famille Benfa de transmettre au représentant
de Famagan leurs doléances. Maman Téné était pessimiste, mais consciente de l’orage que ce
mariage allait causer, se précipité chez le féticheur pour que ce dernier l’aide à atténuer l’orage.
Après la célébration du mariage, le maître de la famille charge Sibiri d’informer ses jeunes frères
et maman Téné d’informer Kany elle-mê[Link] ces deux sources d’informations surgissent des
oppositions à la décision du maître de la famille de la part de Birama et de Kany : ce qui
provoqua la colère du père Benfa et les envoya au village du père Djigui en guise de punition.
Cela a plongé Samou dans un désespoir.

L’exil de Kany et Birama au village du père Djigui (p 86-146)

Devant l’opposition de sa fille, le père Benfa l’exile au village de son oncle Djigui en compagnie
de Birama. C’est l’occasion pour ces deux jeunes gens de reprendre contact avec certaines
traditions ancestrales (p 115-127) veillée traditionnelle, la danse des chasseurs, paysans (p 140-
146). Dans cette même partie l’auteur profite de l’occasion pour parler de la colonisation (du
racisme, de la surexploitation dont les noirs sont victimes, la passivité des africains alors qu’ils
pouvaient développer des initiatives privées pour être indépendants des blancs (exp. gold coast,
Kano au Nigeria), de la colonisation et enfin du stress de Samou du fait de l’éloignement de son
amant.

La médiation du père Djigui (p 147 – 148)

Par le biais de Tiéman le soigneur le père Djigui décida de plaider pour la cause de Kany. En
effet avec l’intervention de son frère aîné, le père Benfa sans renoncer au mariage accepte pour
que sa fille poursuit ses études : chose que Famagan ne voulait pas entendre.

Le retour en ville de Kany (p 145-176)

De retour en ville Kany et Samou peuvent maintenant convoler en juste noce. On note
également une prise de conscience des jeunes qui se sentent responsables de cette
incompréhension avec les vieux. On le sent à travers les discours de Samou, puis de Birama et
enfin de Kerfa-le –fou. Après un moment d’espoir et de réjouissance, les jeunes sont replongés
dans une incertitude : le mariage de Kany et Famagan refait surface. Les jeunes sont cette fois
incapables de relever le défi et pensent aux conséquences du mariage sur eux.

Abjuration du mariage (p 171)

Après une longue leçon de moral à l’endroit de ses camarades, Kerfa-le-fou révèle sa démarche
(avec maman Coumba) à ces derniers. La démarche consiste à voir quelques notables de la
ville pour rencontrer Famagan et le père Benfa afin de trouver une issue ou solution à l’affaire
Kany. Et finalement Famagan consent de renoncer au mariage.

Cadre spatio-temporel

a)L’espace :

L’action se passe au MALI. Le récit est réalisé dans deux lieux différents :

-le premier espace, c’est la ville, le lieu oú commence et finit le roman : autrement c’est à la fois
le lieu ou est né le fameux problème de mariage de Kany et oú il a trouvé une résolution finale
avec renoncement de FAMAGAN.

-le second, c’est le village lieu de punition de KANY et BIRAMA, mais aussi pour se ressourcer.

b) Le temps

D’ abord le roman se déroule à l’époque coloniale juste à la veille des indépendances. Les
oppositions entre quartiers indigènes et quartiers européens en ville, la déclaration publique de
liberté de Makhan en sont une parfaite illustration.
Ensuite, les évènements ont eu lieu pendant l’hivernage. On le sent dés le début du roman avec
la pluie de la veille dont Maman Téné n’était pas au courant.

Structure du Récit

« SOUS L’ORAGE » est une histoire linéaire, dont les cinq séquences narratives sont apparentes.
Ainsi li y a :

-la situation initiale : elle est marquée par la paix dans la famille Benfa sauf Maman Téné qui
était mépris par le Maître de la famille et de manière générale entre les vieux et les jeunes.

-Elément perturbateur : on sent la perturbation de la stabilité de la famille Benfa à partir d’abord


de l’action indécente de boubouny en vers le père, puis la zizanie entre Sibiri et Birama à
l’annonce du mariage de Kany à ce dernier. Et enfin, l’instabilité est consommée avec le refus de
Kany, l’intéressée elle-même, quant elle fut informée de sa situation : en un mot par la
confirmation du projet de Kany

-les péripéties : elles sont manifestées par le départ de Kany et son complice, Birama, au village
du père Djigui. Ils ont eu à endurer des épreuves et à constater la différence entre la vie qu’ils
connaissent et celle de la campagne.

Toutefois, ils ont énormément admiré le mode de vie traditionnelle.

-Début de solution : on peut relever plusieurs indices qui montrent le début de la résolution. Elle
prend racine aussi bien au village qu’en ville. Ainsi au village, il y a l’intervention de Tièman-le-
soigneur auprès de Djigui et ce dernier auprès de son cadet. Il y a eu aussi celle de Kerfa-le-fou
et Maman Coumba auprès de certains notables de la ville : Aladji, Mamary, Koniba et Siré.

Cependant, on note un rebondissement qui a semblé perturber l’espoir du camp des jeunes.

-Situation finale : la paix renaît dans la famille Benfa après que certains anciens qui ont
rencontré Famagan lui ont fait part que celui-ci décide « de renoncer si le père Benfa y consent
».

Néanmoins, il y avait les signes avant coureurs tels que le retour de boubouny, la visite de
l’oiseau qui annonce souvent le retour de la paix et la convivialité familiale

Analyse Thématique

1) Le conflit d génération
Le récit montre le conflit de génération entre les jeunes tournés vers les valeurs modernes et les
vieux attachés aux anciennes traditions. Les jeunes sont surtout marqués par l’instruction à
‘‘ l’école du blanc ’’. Et ils éprouvent le besoin de s’affirmer socialement en avouant leur volonté
de s’insérer dans une société nouvelle. De ce fait ils considèrent avec mépris tout ce qui est
traditionnel. On trouve une illustration dans la déclaration de Birama lorsque Sibiri l’évoque avec
fierté les rites initiatiques : « Tout cela est dépassé , la civilisation demande autre chose
………….ceux là seuls sont civilisés. » page 30.

En somme, l’école apparaît dans le récit comme un espace utile et néfaste à la fois.

Si elle mène à la promotion sociale, elle coupe cependant les jeunes de leur milieu originel («
l’école est l’ennemi de la famille » Fadiga le muezzin) c’est de ce déchirement que les vieux
veulent les préserver, ce qui provoquent les conflits et la division de la société.

Le Mariage

Le mariage apparaît comme le thème principal du roman. D’ailleurs c’est autour du mariage que
se noue, puis se dénoue le conflit. En effet le désaccord entre jeunes et vieux survient dès le
moment du choix. Ainsi nous allons analyser le thème du mariage selon la conception
traditionnelle et celle moderne.

1- Le Mariage traditionnel

Selon la conception traditionnelle, le mariage est un événement religieux et solennel. Il y’a un


ensemble de rituels qui précédent le mariage proprement dit (distribution des colas pour le
rendre officiel).Généralement ce sont les parents des deux familles qui décident et les
intéressés (mari et femme), plus particulièrement la femme suit). On trouve une bonne
illustration dans les propos de Sibiri qui déclare « c’est nous qui décidons, comme il est d’usage.
C’est à Kany à suivre ». Depuis que le monde est monde le mariage a été fait et nous le faisons
» (P.54)

C’est la démonstration que le mariage ne s’aurait être l’apanage (l’affaire) de deux individus
mais celui de deux familles. Cependant un ensemble d’interrogations nous traverse l’esprit.
Pourquoi les parents de la fille interviennent-ils à sa place pour prendre une décision aussi
importante et la concernant de surcroît ? N’est-elle pas majeure ? ….etc.

Doit-elle être éternellement soumise ? C’est ainsi que les jeunes ayant fréquentés l’école vont
considérer ces pratiques comme obsolètes, dépassées et prônent la conception occidentale du
mariage

2- Le Mariage moderne

Le mariage traditionnel est très mal considéré par la jeune génération. Pour elle, ce type de
mariage fait de la femme à travers la dot une vulgaire marchandise. En effet, la dot qui en
principe est destinée à la future mariée est souvent détournée au profit des parents.

Ensuite les jeunes déplorent surtout l’absence de consentement de la femme. Ainsi, ils
considèrent ce mariage comme étant « une vente aux enchères ».

Toutefois, le vrai mariage pour les jeunes, est le choix mutuel de deux personnes, poussées
l’une vers l’autre par un sentiment sans lequel il ne saurait y avoir d’union valable.

En définitive, le mariage moderne est l’affaire de deux individus, officialisée devant une autorité
publique.

Le Thème de la Civilisation

Par le thème de la civilisation l’auteur montre ainsi le contraste entre les principes de vie selon
la tradition et ceux de vie à l’occidental.

En effet le mode de vie traditionnel est caractérisé par le respect des supérieurs, la conformité à
la coutume, la fraternité marquée par l’hospitalité, la coopération. L’éducation traditionnelle est
l’affaire des anciens et elle est souvent collective. Autrement dit elle est transmise de
génération en génération par les anciens à l’occasion par exemple des cérémonies d’initiation.
En revanche pour les jeunes comme pour le maître à pensée, l’école est le lieu par excellence
d’éducation. Cependant, ils confondent ainsi l’instruction à l’éducation.

Par ailleurs, le mode de vie à l’occidental est surtout marqué par l’individualisme, l’égoïsme et
surtout le goût aux progrès et aux luxes.

En définitive par ce thème l’auteur révèle l’impact du colonialisme sur la société africaine
moderne : c’est l’acculturation de la jeune génération et montre que la civilisation européenne
est une parmi tant d’autres et que « l’humanité serait, vraiment pauvre si nous devions tous
nous transformer en Européens »

Résumé de l’œuvre
Sous l’orage : met en scène un couple officieux de jeunes gens, Kany et Samou, dont l’amour
réciproque est contrarié par les projets du père de Kany, Benfa, qui entend selon la coutume, lui
faire épouser un riche et vieux marchand.

Devant la résistance de sa fille qui non seulement ne veut pas de ce vieux mais aussi veut
continuer ses études, Benfa l’exile au village de son oncle Djigui. C’est l’occasion pour Kany de
reprendre contact avec certaines traditions ancestrales oubliées et de plaider sa cause auprès
de Djigui. Ce dernier a finalement décidé d’intervenir en sa faveur. Ainsi le père Benfa s’inclina
devant l’autorité de son frère aîné (Djigui). Enfin pour libérer tout le monde, le vieux marchand
Famagan va renoncer à son projet de mariage mettant fin à l’intrigue (situation compliquée et
embarrassante).

Conclusion

Par cette œuvre Seydou Bodian révèle l’impact de la colonisation sur la société africaine
moderne : l’acculturation de la jeune génération. L’école parait ici comme une sorte de
colonisation.

En somme si cette œuvre a été l’occasion pour l’auteur de dresser un réquisitoire contre la
domination européenne ; elle a aussi moyen de remettre en cause certaines pratiques
ancestrales consécutives aux mutations de la société. Seydou Badian fait appel à une
reconversion des mentalités prônant ainsi la brassage culturel longtemps magnifié par Senghor.
« Le séjour d’un tronc dans un marigot ne le transforme jamais en crocodile »

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