0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues17 pages

Cours Neurologie

Le document traite des mouvements anormaux, de la maladie de Parkinson et de l'épilepsie, en détaillant les types de mouvements involontaires, leur physiopathologie, les symptômes, les signes non moteurs et les traitements associés. Il aborde également les crises d'épilepsie, leurs étiologies, les examens diagnostiques et les différents types d'épilepsie, y compris les crises généralisées et partielles. La complexité des mouvements involontaires et des crises épileptiques souligne l'importance d'une évaluation clinique approfondie pour un diagnostic et un traitement appropriés.

Transféré par

justinfartin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues17 pages

Cours Neurologie

Le document traite des mouvements anormaux, de la maladie de Parkinson et de l'épilepsie, en détaillant les types de mouvements involontaires, leur physiopathologie, les symptômes, les signes non moteurs et les traitements associés. Il aborde également les crises d'épilepsie, leurs étiologies, les examens diagnostiques et les différents types d'épilepsie, y compris les crises généralisées et partielles. La complexité des mouvements involontaires et des crises épileptiques souligne l'importance d'une évaluation clinique approfondie pour un diagnostic et un traitement appropriés.

Transféré par

justinfartin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours neurologie

Mouvements anormaux

On appelle mouvements involontaires ou mouvements anormaux involontaires une activité


motrice indépendante de la volonté, survenant à l'état de veille.
Pour la plupart d'entre eux, mais pas pour tous, ils résultent d'un dysfonctionnement ou d'une
lésion des noyaux gris centraux

Il en existe deux grandes variétés : certains sont rythmés et réguliers (tremblements), d'autres
sont non rythmés.

I – Mouvements involontaires rythmés et réguliers


A. Tremblements
Définition : oscillations rythmiques involontaires que décrit tout ou partie du corps autour de
sa position d'équilibre.

 Tremblement de repos = tremblement parkinsonien (cf. syndromes parkinsoniens)


 Tremblement d'attitude : A l'inverse du tremblement de repos, il n'apparaît que dans le
maintien volontaire d'une attitude (bras tendus, index l'un face à l'autre) et il disparaît
totalement en position de repos, sauf quand il est très intense. Il est plus rapide que le
tremblement de repos
 Tremblement d'action ou tremblement intentionnel
 Il apparaît surtout lors du mouvement volontaire nécessitant une précision du
 2. Myoclonies rythmés

Les myoclonies sont des contractions musculaires brèves et involontaires, avec déplacement
d'un segment de muscle, d'un muscle entier ou d'un groupe de muscles.
II –Mouvements involontaires non rythmés

1. Mouvements lents

 Dystonies
Elles réalisent une contraction musculaire prolongée, ou une pris de posture anormale.
Habituellement absentes au repos, elles apparaissent lors du maintien d'une attitude ou lors du
mouvement volontaires, qu'elles parasitent
 Athétose et pseudo-athétose
 C'est un mouvement lent, irrégulier, incessant, mais surtout reptatoire et distal.
L'athétose est souvent associée à une dystonie

1
Cours neurologie
2. Mouvements brusques et brefs

 Myoclonies
C'est la très grande brièveté du mouvement volontaire qui fait évoquer le diagnostic. Tous les
segments de la musculature peuvent être concernés. Il y a des myoclonies généralisées, des
myoclonies focales. Il y a également des myoclonies physiologiques, lors de
l'endormissement.

LES MOUVEMENTS INVOLONTAIRES SONT DONC TRÈS NOMBREUX, TRÈS


VARIÉS, NON RAREMENT ASSOCIÉS ENTRE-EUX, SOUVENT DUS A DES
MÉDICAMENTS. IL N'EST PAS RARE QU'UN MOUVEMENT INVOLONTAIRE
SOIT DE DIAGNOSTIC DIFFICILE. LEUR INTÉRÊT TIENT AU FAIT QUE POUR
PRESQUE CHACUN D'ENTRE EUX , EXISTE UN TRAITEMENT.

Manoeuvres permettant de distinguer un tremblement de repos d'un


tremblement d'action (postural ou intentionnel).

2
Cours neurologie
Maladie de Parkinson

 Prévalence de 2,5 pour 1 000 habitants dans la population générale.


 La prévalence et l'incidence augmentent progressivement avec l'âge jusqu'à 80 ans.
 Les hommes sont atteints environ 1,5 fois plus souvent que les femmes.
 Débute en général dans la sixième décennie, mais peut survenir à tout âge (10 % avant 40
ans).
 Deuxième cause de handicap moteur chez le sujet âgé.

A. . Physiopathologie

 Perte progressive des neurones dopaminergiques de la voie nigro-striatale.


 Perte de 50 à 60 % des neurones nécessaire avant la survenue des signes moteurs de la triade
parkinsonienne.
 Étiologie inconnue, mais plusieurs facteurs génétiques et environnementaux sont identifiés.

B. . Symptomatologie

1. Triade parkinsonienne

La manifestation des signes de la triade parkinsonienne est unilatérale ou asymétrique.


L’asymétrie persiste tout au long de la maladie.

a. Tremblement de repos

Présent au repos et disparaissant lors du mouvement.

 Lent (4–6 Hz).


 Touchant les membres, les lèvres ou le menton.
 Unilatéral ou asymétrique.
 Aggravé par les émotions et le calcul mental.

b. Rigidité de type plastique

Raideur des extrémités ou de la nuque.

c. Akinésie/bradykinésie/hypokinésie

La bradykinésie est le ralentissement à l'exécution d'un mouvement et le décrément de


la vitesse. L'akinésie est définie par un ralentissement à l'initiation d'un mouvement et
l'hypokinésie par une diminution de l'amplitude d'un mouvement.

Mode de révélation
Gêne à l’écriture (réduction de la taille des lettres, ou micrographie), à la réalisation des
activités de la vie quotidienne (se raser, couper la viande…), troubles de la marche.
3
Cours neurologie
C. Signes non moteurs
Les signes non moteurs sont fréquents dans la maladie de Parkinson, notamment dans
les stades avancés ; la prise en charge doit en tenir compte ; ces signes peuvent, comme
les troubles moteurs, être fluctuants :

 troubles cognitifs et comportementaux (syndrome dysexécutif, d'une atteinte cognitive légère


au stade de démence) et comportementaux (hallucinations, délire) ;
 dépression ;
 douleurs ;
 dysautonomie (constipation, urgenturies, hypotension orthostatique) ;
 troubles du sommeil et de la vigilance.

D. Traitement
Le traitement vise à restaurer la transmission dopaminergique

E. Évolution
Comme dans toute affection neurodégénérative, les lésions progressent, traduisant une
majoration des signes cliniques. On distingue les phases suivantes :

 phase diagnostique ;
 phase du bon contrôle des signes sous traitement ; qualifiée parfois de « lune de miel » ;
 phase des complications motrices du traitement dopaminergique :
o les complications motrices apparaissent en moyenne 4 à 5 ans après le début de la maladie ;
o l'âge jeune du début de la maladie, la durée d'évolution, la dose de L-dopa sont des facteurs de
risque pour l'apparition précoce des complications motrices ;
o on distingue fluctuations d'efficacité du traitement et dyskinésies
o phase du déclin moteur et du déclin cognitif : ces déclins ne sont pas ou peu sensibles aux
traitements dopaminergiques :

 signes moteurs axiaux :


o dysarthrie (et dysphagie), hypersialorrhée en raison de la diminution de la
déglutition spontanée avec risque de fausses routes et de pneumopathie ;
o troubles de la marche avec risque de chutes vers l'avant : enrayement cinétique (freezing) : les
pieds restent « collés au sol » à l'initiation de la marche ou au demitour ; festination : brutal
emballement de la marche qui devient incontrôlable ;
o troubles de la posture : triple flexion, camptocormie (flexion du tronc en avant), syndrome de
Pise (flexion latérale du tronc) ;
o troubles de l'équilibre postural avec chutes en arrière ;
 troubles cognitifs et comportementaux :
o syndrome dysexécutif, évoluant vers une démence (30 % des patients, 80 % après 15 à 20 ans
d'évolution) ;
o le traitement dopaminergique peut provoquer des hallucinations, voire un véritable délire
(notamment paranoïaque). La survenue de ces troubles peut être indicatrice d'une évolution de
la maladie vers un état démentiel ;
 troubles dysautonomiques : ils s'accentuent avec le temps, associant selon les cas
: constipation, hypotension artérielle orthostatique, troubles vésicosphinctériens
(impériosités mictionnelles).

4
Cours neurologie

L’épilepsie

L’épilepsie, maladie neurologique très fréquente, touche quelque 50 millions de personnes


dans le monde. À l’échelle mondiale, on estime que l’épilepsie est diagnostiquée chez 2,4
millions de personnes chaque année. Tous les jours, en moyenne, une crise d'épilepsie
survient toutes les 12 minutes. Concernant tous les âges, avec une fréquence plus élevée chez
les enfants et les sujets âgés, elle peut se manifester par une seule crise ou par des crises tout
au long de la vie. Le retentissement social et familial de cette maladie est très important.

i. Crise d'épilepsie
C'est un syndrome qui a pour manifestation clinique un dysfonctionnement cérébral lié à une
décharge paroxystique hypersynchrone d'un groupe de neurones du cortex cérébral. Une crise
d'épilepsie est un symptôme résultant d'une souffrance cérébrale (groupe de neurones + / -
grand ou le cerveau dans son ensemble). Les crises peuvent varier en intensité, allant de
brèves pertes d’attention ou de petites secousses musculaires à des convulsions sévères et
prolongées. Leur fréquence est également variable, de moins d’une fois par an à plusieurs fois
par jour, précise l'OMS.

ii. Épilepsie maladie


L'épilespsie est une maladie chronique très différemment caractérisée par la répétition
spontanée de crises épileptiques. Certains patients en souffre sans circonstance
favorisante. Une crise unique ne signe pas l’épilepsie (jusqu’à 10% de la population mondiale
en a une au cours de la vie). La maladie se définit par la survenue d’au moins deux crises
spontanées, tient à signaler l'OMS. A savoir que les personnes souffrant de crises ont tendance
à avoir davantage de problèmes physiques (par exemple, fractures ou hématomes dus aux
crises), et une fréquence plus élevée de troubles psychosociaux, comme l’anxiété ou la
dépression.

iii. Étiologies
 Un traumatisme crânien avec embarrures et hématome
 Une tumeur cérébrale, le plus souvent bénigne (méningiomes)
 Une anomalie vasculaire : séquelles d'AVC, malformation vasculaire, artérite
inflammatoire du SNC, thrombophlébite cérébrale
 Une infection du SNC (méningo-encéphalite herpétique)
 Des anomalies congénitales ou des troubles génétiques s’associant à des malformations
cérébrales
 Un facteur toxique : alcoolisme chronique, sevrage aux benzodiazépines
 Un facteur métabolique : hyponatrémie, hypo ou hyperglycémie, hypocalcémie
 D'autres facteurs favorisants : dette de sommeil, jeux vidéos, écrans d'ordinateurs.

5
Cours neurologie
iv. Examens
Le diagnostic est clinique, les examens sont là pour le confirmer :
 EEG : on réalise une stimulation lumineuse intermittente et une hyperpnée, ce qui permet
de déclencher une crise. On analyse ensuite les tracés et définit si la crise est un signe de la
maladie ou juste secondaire.
 Scanner cérébral : on recherche une lésion sous-jacente (avec et sans injection).
 IRM cérébrale : rarement pour une première crise.
 Bilan sanguin : iono sang, glycémie, alcoolémie, toxiques, dosage d'anti-épileptiques si le
patient est traité. Une hyponatrémie, une hypoglycémie, une hypocalcémie, l'alcoolisme et
des antécédents tricycliques peuvent provoquer une première crise.
 Potentiels évoqués : EEG lors du sommeil, imagerie pour déterminer le départ exact de la
crise.

v. Types d'épilepsie
A. Épilepsie Généralisée
Ce sont des décharges intéressants l'ensemble du cortex cérébral.

1. La crise tonico-clonique (ou grand mal)

Provoque une perte de conscience, chute, contraction tonique en flexion/extension de


l'ensemble du corps (phase tonique), suivies de secousses cloniques aux quatre membres
(écume aux lèvres, révulsion oculaire) (phase convulsivante), ensuite il y a le coma
hypotonique calme avec respiration bruyante, morsure de langue et perte d'urine (phase
stertoreuse), le réveil est progressif avec amnésie et confusion.

Début brutal

 Sans prodrome - Pâleur - Cri- D'emblée la chute


Perte de connaissance immédiate après la chute avec un risque de traumatisme (se cogne
contre un coin de table).

Phase Tonique 15 à 30 ''

Tous les muscles du corps sont contractés.


La tête est en hypertension - Mâchoires serrées (risque de morsure de la langue yeux
révulsés) - Cage thoracique bloquée : patient en apnée

6
Cours neurologie
Phase Clonique 1 à 2 '

 Convulsions bilatérales généralisées (4 mb + la face) - Convulsion intéressent les muscles


respiratoires - Yeux animés de mouvements incessants - Hypersialorrhée : salive intense
(bave moussante) - Morsure de la langue possible - Secousses s'espacent et cessent

Phase Révolutive : 5 à 20 '

 Surveillance + + +
 Hypotonie généralisée - Coma stade 3 calme, assez profond
 Respiration ample et bruyante
 Relâchement sphinctérien
 Reprise progressive de la conscience et vigilance
 Amnésie totale de la crise

2. Les absences (ou petit mal)


Touchent surtout les enfants et les adolescents. Il y a une perte de contact (regard fixe et vide),
les débuts et fins sont brusques, avec clonies palpébrales et automatismes gestuels. Il y a
ensuite reprise de l'activité avec amnésie de la crise, et seul l'interrogatoire de l'entourage
permet de confirmer le diagnostic.

B. Épilepsie Partielle
Les décharges concernent une partie limitée du cortex avec ou sans troubles de la
conscience. Elles peuvent secondairement se généraliser. Il en existe différents types selon
l'aire touchée :

1. Crises sensorielles
 Aire auditive => acouphène, bourdonnements, hallucination
 Aire olfactive => hallucination olfactive
 Aire sensitive => paresthésie / sensation de « déjà vu »
 Macropsie => impression de voir + gros
 Micropsie => impression de voir + petit

2. Crises motrices
 Crise de Bravais-Jackson : début de la crise par des clonies du pouce et du gros orteil puis
ensuite évolution à tout l'hémicorps.
 Crise adversive : déviation involontaire et rotative de la tête avec rotation des yeux dans le
même sens.
 Crise giratoire : tourne la tête puis rotation sur soi-même dans le même sens que la tête
puis tombe avant une reprise d'activité normale.
 Crise somato-inhibitrice : impossibilité de continuer le geste entrepris.
 Crise aphasique : la langue ne peut plus bouger.

7
Cours neurologie
3. Crises sensitives
Paresthésies subites et perte de sensation d'une partie de son corps.

4. Crises à sémio-complexes
 Ordre cognitif : troubles momentanés de la mémoire avec sensation de déjà vu déjà vécu.
Pensée forcée et obsédante, être dans l'état d'un rêve éveillé.
 Psychosensoriel : hallucination visuelle, auditive...
 Crise psychomotrice : crise de déambulation forcée par hallucination
 Crise verbale : discours incohérent qui ne s'arrête pas
 Peur ou plaisir immotivé : répétition d'un geste qui fait plaisir ou peur immotivée.

C. État de mal épileptique


Une nouvelle crise se reproduit avant la fin d'une précédente. Généralisée ou partielle, elle
peut aller jusqu'au coma ou déficit moteur, sensitif, sensoriel, non permanent (mais qui peut le
devenir). Il s'agit d'une urgence
C’est l’expression maximale de l’épilepsie généralisée tonico-clonique avec 3 niveaux de
gravité croissant (crises sérielles puis crises subintrantes puis état de mal avec mise en jeu du
pronostic vital)

vi. Prise en charge pendant la crise tonico-clonique


• 1) administrer la prescription injectable si prévue en cas de récidive ou de crise
prolongée

• 2) Mise en sécurité du patient

 Garder son calme


 Eloigner les curieux
 Eloigner tout objet potentiellement dangereux
 Après la chute : ne pas chercher à le remettre debout ou assis ou sur un lit d'hôpital
 Ne pas chercher à le maîtriser, à le mobiliser
 Ne rien mettre dans la bouche (mouchoir interdit) sauf une canule de Guedel
 Faciliter la respiration : desserrer la cravate, ceinture...
 Protection derrière la tête (oreiller, coussin)

Phase révolutive

 Mise en PLS (mais si possibilité avant c'est mieux) pour dégager les voies respiratoires,
évite d'avaler la salive, résidus alimentaire (fausses routes)
 Ne pas donner d'eau. Introduire une canule de Guedel. Essayer d'aspirer les sécrétions
 Couvrir la personne durant la crise (hypersudation puis refroidissement)

8
Cours neurologie
 Nettoyer les blessures occasionnées. Nursing et soins d'hygiène après la crise (perte
d'urines)
 Prise en charge psychologique : le rassurer à son éveil. Prévenir les médecins
 Observer le déroulement de la crise dans la rue ou hôpital, pour en rendre compte aux
secours (les clonies : mouvements amples, particularités, tremblements, morsures) pour
signaler avec le + d'exactitude. Noter l'heure du début et de la fin de la crise et la fréquence
(si ceux sont des crises répétées)
 Réinstaller le patient dans son lit

Hygiène de vie de l'épileptique


 Alcool déconseillé car c'est un facteur déclenchant
 Lunettes de soleil pour les patients fragilisés à la lumière (pour certains c'est un facteur
déclenchant)
 Eviter les nuits blanches. Si nuit blanche, dormir un peu durant la journée : ne pas
accumuler la fatigue. Avoir un rythme de sommeil régulier
 le sport est un facteur d'intégration sociale mais qui nécessite d'avoir un traitement
équilibré (éviter les sports où l'on s'essouffle) et prévenir l'entraîneur

Traitements
L’épilepsie peut être facilement traitée grâce à un traitement quotidien. Selon des études
récentes, les médicaments anti épileptiques permettent de traiter avec succès jusqu’à 70% des
enfants et des adultes chez qui une épilepsie vient d’être diagnostiquée (c’est-à-dire qu’on
obtient la disparition complète des crises).
De plus, au bout de 2 à 5 ans de traitement réussi et d’absence de crises, on peut supprimer les
médicaments chez environ 70% des enfants et 60% des adultes sans rechutes ultérieures,
souligne l'OMS. La médication est symptomatique et prophylactique : Dépakine, Tégrétol,
Gardénal, Di-Hydan, et Benzodiazépine agissent sur les crises de grand mal.

Traitement du mal épileptique


 G30% + O2 nasal + vitamine B1 (si éthylisme) + scanner
 Valium ou Rivotril en IVL (BZD) et penthotal (anesthésie générale) et Dilantin IV si la
crise ne cède pas
Il faut traiter la cause rapidement. La conduite à tenir est la même en dehors de ça.

9
Cours neurologie

Les traumatismes crâniens

A/ Définition
Lésion cérébrale faisant le plus souvent suite à un AVP (accidents de 2 roues, voiture, piéton
renversé), une chute ou plus rare à des chocs, coups.
C’est la 1ère cause de décès chez les jeunes.
Provoquent 50 à 60% des décès post-traumatiques.
B/ Diagnostic
Il est basé sur l’interrogatoire si celui-ci est possible, l’examen du crâne (plaie, embarrure),
l’examen neurologique (agitation, mydriase, déficit moteur, troubles de la conscience),
associé à un examen clinique complet et surtout à un examen radiologique (scanner cérébrale
et body scann)
C/ L’hématome extra dural (urgence vitale)

- Définition:
- C’est un épanchement sanguin collecté entre la dure mère et la face interne du crâne.
Son évolution spontanée est mortelle par hypertension intracrânienne aigue.

- Traitement:
Évacuation de l’hématome à l’aide d’un volet osseux.
Arrêt de l’hémorragie d’une artère méningée.
Zones les plus souvent touchées: frontale, pariétale, frontale

Assurer une bonne perfusion cérébrale: catécholamines, remplissage


D / Hématome sous dural aigu

- Définition:
C’est une collection sanguine siégeant entre la dure-mère et le cerveau.
C’est un épanchement de sang frais et donc coagulé.

- Traitement:
L’intervention consiste en un volet osseux permettant l’évacuation de l’hématome et limitant
l’oedème cérébral en cas de craniectomie.
Assurer une bonne perfusion cérébrale: catécholamines, remplissage
Collection sanguine de sang frais entre la dure et le cerveau.

10
Cours neurologie

F/ Les fractures
- Fracture du rocher:
Se manifeste par une otorragie, une surdité et parfois une paralysie faciale.

- Fracture de la base du crâne:


Se manifeste par des rhinorrhée (écoulement de LCR dans les voies aériennes supérieures). La
dure mère de la base se déchire de chaque côté de la fracture, faisant communiquer les
espaces sous arachnoïdiens et les fosses nasales.
Risque important de méningite.
Le traitement doit être rapide par fermeture de la brèche (plastie).
G/ Soins infirmiers
Surveillance des constantes: FC, PA, température, pression intracrânienne
Surveillance neurologique: conscience, pupilles, motricité

Surveillance de la diurèse
Surveillance du pansement: hémorragie, infection locale, ablation des fils à 10 ou 15 jours
sauf si auto résorbables, le pansement sera refait tous les 48h
En cas de craniectomie: le pansement ne doit pas être compressif, et le patient ne devra
jamais être en appui du côté de celle-ci
Surveillance biologique: infection (GB, hémocultures)
Traitement anticonvulsivants, antalgique, +/- sédation

11
Cours neurologie
L’hypertension intra crânienne

A / Définition
Augmentation de la pression régnant dans la boîte crânienne.
La normale se situe entre 5 et 10 mmhg.

On considère comme HTIC une pression supérieure à 15 mmhg.


B / étiologie
Tumeurs, abcès, oedème, Hydrocéphalie
C / Méthode de mesure

- Mesure directe:
Grâce à un cathéter à fibre optique implanté dans la boîte crânienne.

- Risques
Ischémie cérébrale majeure +++.
Le tissu cérébral pèse sur le tronc cérébral entrainant un coma grave, des troubles de la
fonction respiratoire et la mort si rien n’est fait.

- Traitement
Craniectomie de décompression: ablation d’un volet du crâne permettant aux tissus de
s’expendre.

12
Cours neurologie
- Rôle Infirmier
Surveillance du chiffre de la PIC (pression intra crânienne) et de l’aspect de la courbe
(pulsatile).
Surveillance de la PPC (pression de perfusion cérébrale), chiffre obtenu par la formule
suivante: PAM – PIC = PPC (PAM : pression artérielle moyenne)
Le but est de maintenir chez un traumatisé crânien une PPC supérieure à 70 pour éviter une
ischémie et donc des séquelles éventuelles.
Pour se faire, il faut maintenir une PAM correcte (éventuelle mise en place de
catécholamines), éviter l’hypercapnie (surveillance de la PaCO2 au gaz du sang),
l’hyperventilation, une bonne thermorégulation (37°C), rectitude à 30° du patient.
Dans le cas d’une augmentation importante de la PIC et d’aggravation majeure (mydriase),
prévenir le Réanimateur d’urgence et mise en place de mannitol ou de sérum hypersalé ayant
un effet déshydratant.

13
Cours neurologie
Les tumeurs cérébrales

A / Introduction
Les tumeurs cérébrales constituent une pathologie neurologique fréquente, leur incidence suit
immédiatement celle des AVC. Comme toute autre tumeur, une tumeur intracérébrale refoule,
infiltre ou détruit le parenchyme. La boîte crânienne étant inextensible, le développement
d’une tumeur entraîne une HTIC (engagement).
B / Signes
Céphalées, nausées, vomissement, somnolence, déficit moteur et sensitif, mydriase,
épilepsie, dysfonctionnement endocrinien.

c/ Les différents types de tumeurs


Elles se définissent selon la cellule d’origine touchée. Ex : neurinome (cellule de Schwann),
méningiome (cellule de l’arachnoïde), médulloblastome (neurones)
D / Traitement

Corticothérapie (prévention de l’œdème)


Anticonvulsivant
Radiothérapie (tumeurs malignes, absence d’HTIC)
Chimiothérapie
Exérèse de la tumeur de manière limitée donc risque de récidive.

14
Cours neurologie
Les pathologies du rachis

A / Hernies discales lombaires et cervicales

C’est une détérioration du disque, quand le noyau est engagé dans une fissure de l’anneau
fibreux.
Traitements :
Repos strict au lit, antalgiques, anti-inflammatoires, infiltration, kinésithérapie.
Si inefficace, prise en charge chirurgicale (ablation du disque)
Rôle Infirmier : Surveillance du pansement, vérifier la survenue de troubles
sphinctériens, premier lever avec le kiné.
B / Traumatismes médullaires
Ils sont dus le plus fréquemment à des AVP ou des chutes.
Une lésion au-dessus de C4 est mortelle en absence de réanimation immédiate (détresse
respiratoire aiguë)
Au-dessus de C5, il existe une tétraplégie.
Au-dessous de D1, il existe une paraplégie.
Traitement :
Uniquement chirurgicale, visant à réparer et fixer le rachis.
Manipulation de ses patients avec minerve et en monobloc strict avant prise en charge
chirurgicale et pendant la période de consolidation.

15
Cours neurologie
Soins infirmiers en Neurochirurgie
1. Surveillance hémodynamique
Pouls, pression artérielle (PAM) par cathéter artériel, température centrale ou cutanée
(objectif: normo thermie)

2 .Surveillance neurologique
Conscience, motricité, symétrie et réactivité des pupilles, monitorage de la PIC, positionner
le patient à 30°(maintien du débit sanguin et diminution de la PIC), rectitude de la tête en
évitant l’hyper extension, surveillance d’apparition de crise convulsive (toutes pathologies
neurologiques nécessitera une mise sous anti- convulsivants)
Quand souffrance cérébrale importante, patient sédaté pendant les premiers jours permettant
de limiter l’activité cérébrale, on évitera aussi toutes stimulations externes (environnement
calme). Par contre pendant la phase de réveil, stimulation possible (musique, famille)

3. Surveillance ventilatoire
Adaptation des paramètres du respirateur en fonction de la respiration spontanée ou non du
malade, des résultats des gaz du sang artériel et veineux (objectif: normocapnie, saturation
artérielle supérieure à 96%)

Contrôle radiologique des poumons et du bon positionnement de la sonde d’intubation


journalier. Surveillance de la bonne fixation de la sonde d’intubation.
Aspirations trachéales régulières selon encombrement bronchique du patient. Surveillance de
la productivité, fluidité et aspect.
4. Élimination (par miction ou sondage vésicale)
Bilan des entrées et des sorties par 12h ou 24h.
Quantification des urines par 3h et bandelette urinaire ou densitomètre.
Surveillance de l’apparition d’un diabète insipide, s’est une polyurie hydrique liée à une
insuffisance de sécrétion d’ADH (atteintes de l’hypothalamus).

5. Surveillance des différents dispositifs


Pansement de tête :
Réfection toute les 48h, ablation des fils vers J10-J15, surveillance locale de la cicatrice, des
orifices d’entées des différents dispositifs (inflammation, écoulement pus ou LCR) bonne
fixation de la DVE et de la PIC. En cas de craniectomie, indiquer sur le pansement, la
pancarte et le mur la localisation de celle-ci. Aucune mobilisation n’est autorisée du coté du
volet.

Pansement des différents cathéters (KTA, KTC) :


Ils ont à refaire toutes les 48h si point de ponction visible, propre et non inflammatoire. Si
pansement non occlusif ou point de ponction non visible (compresses) le refaire de suite.
Remplacement des cathéters si inflammatoire ou fébricule non expliquer.

16
Cours neurologie
6 .Digestif
Pose d’une sonde naso gastrique quand patient intubé, permettant le passage des médicaments
PerOs, l’alimentation et l’hydratation entérale et la vidange stomacale.

7. Nursing
Prévention d’escarre par massage des point d’appuis (talons, coudes, épaules, sacrum) et
changement de position du malade (quand cela est possible).
Soins de bouche : aspiration buccale (surveillance d’éventuels saignements), nettoyage avec
antiseptique

Soins des yeux : nettoyage au sérum phy + compresse, si rougeur, appliquer une goutte
d’antiseptique ophtalmique dans chaque œil
La prise charge kiné se fera au plus tôt.

8 .Risques
Thrombœmbolique : bas de contention, héparinisation.

Constipation : surveillance du transit, apparition de gaz, plus ou moins laxatifs.


Infection urinaire : faire une bandelette urinaire tous les jours, plus ou moins un ECBU si
présence de nitrites ou leucocytes.

17

Vous aimerez peut-être aussi