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La formation d'intégration dans la fonction publique territoriale vise à fournir aux nouveaux agents les clés pour comprendre leur environnement, les missions des collectivités et les outils de formation disponibles. Elle est structurée autour de fiches thématiques qui abordent des sujets tels que l'organisation des collectivités, les missions de service public et le système de formation. Ce processus de formation est essentiel pour permettre aux agents de s'engager efficacement dans leur rôle au sein du service public local.

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Formation

d’intégration
Livret du stagiaire
Formation
d’intégration
La formation d’intégration dans la fonction publique territoriale
est le point de départ d’un processus de formation qui va se
dérouler tout au long de la carrière.

Elle donne à tout agent nouvellement nommé des clefs de


compréhension de l’environnement territorial : Comment les
collectivités et les établissements publics sont-ils organisés ?
Quelles sont leurs missions ? Comment se déroule la carrière
d’un fonctionnaire ? Quels sont les outils et dispositifs de
formation dont il dispose pour définir et mener à bien un projet
professionnel ?

Autant de questions essentielles pour permettre à l’agent de


comprendre son rôle d’acteur du service public local et de
fonctionnaire territorial.

Le CNFPT met à votre disposition un ensemble de fiches


articulées autour de trois thèmes : l’environnement territorial,
la fonction publique territoriale et le système de formation de
la fonction publique territoriale. Ces fiches « aide-mémoire »
reprennent les contenus de la formation et vous permettront
aussi d’aller plus loin sur certains thèmes.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 1


Sommaire
L’environnement territorial 3
Les missions de service public local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
La décentralisation, la déconcentration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Les compétences des collectivités territoriales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
L’intercommunalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
L’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
L’organisation de la commune . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
L’organisation du département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
L’organisation de la région . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
La collectivité au cœur d’un réseau relationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Le processus décisionnel et la mise en œuvre de la décision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Le budget des collectivités territoriales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
La prévention des risques au travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

La fonction publique territoriale 29


La fonction publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Les filières et cadres d’emplois de la fonction publique territoriale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
La carrière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Les droits et obligations des fonctionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Les organismes de la fonction publique territoriale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

Le système de formation de la fonction publique territoriale 41


L’organisation de la fonction formation dans la collectivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
La formation tout au long de la vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Les formations d’intégration et de professionnalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Le DIF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
La VAE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Le bilan de compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Les formations de préparation aux concours et examens professionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Les formations aux savoirs de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Le livret individuel de formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

2 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement
territorial
4 Les missions de service public local
5 La décentralisation, la déconcentration
7 Les compétences des collectivités territoriales
9 L’intercommunalité
11 L’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales
13 L’organisation de la commune
16 L’organisation du département
19 L’organisation de la région
22 La collectivité au cœur d’un réseau relationnel
23 Le processus décisionnel et la mise en œuvre de la décision
24 Le budget des collectivités territoriales
26 La prévention des risques au travail

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 3


L’environnement territorial

Les missions de service public


Créer un restaurant scolaire, un conservatoire de musique, organiser l’enlèvement
des ordures, assurer la distribution de l’eau sont des missions de service public.
Il s’agit d’activités d’intérêt général.

l Les missions de service public


Le terme «service public» dési-
Les missions de service public exercées par les collectivités territoriales et les gne à la fois une activité et une
établissements publics sont très variées. structure.
Certaines de ces missions sont obligatoires. À titre d’exemples : l’état civil, le
ramassage des ordures ménagères, la lutte contre les incendies, la formation Dans chaque collectivité, c’est
professionnelle des jeunes. l’organe délibérant (conseil muni-
D’autres sont facultatives, en particulier dans le domaine culturel, sportif ou cipal, conseil général ou régional)
qui décide de la création et de la
des loisirs. Décider d’intervenir dans ces domaines relève de choix politiques et
suppression d’un service public
financiers. et de l’élaboration des politiques
L’exercice de ces missions de service public donne lieu à la mise en œuvre de publiques locales (politique de
politiques publiques locales. l’enfance, des transports, du han-
dicap…). Certaines créations sont
obligatoires.
l Les caractéristiques des missions de service public Il décide aussi de ses modalités
de gestion.
Ces services répondent à des nécessités d’intérêt général. Ils doivent respecter
certains principes :
- le principe d’égalité, c’est-à-dire que les administrés d’une même catégorie doi-
Égalité ne signifie pas uniformité.
vent être traités de façon identique (pas de discrimination entre les usagers),
- le principe de continuité, qui suppose un fonctionnement régulier (le droit de
Pour assurer une égalité d’accès
grève des agents atténue cette exigence), à certains services (conservatoi-
- le principe de mutabilité, qui signifie que l’activité devra pouvoir évoluer pour res, restaurants scolaires…) le
s’adapter aux besoins de la population (par exemple, les horaires d’ouverture tarif peut être fonction du quotient
des crèches peuvent être modifiés en fonction des besoins de la population). familial.

l Les modes de gestion du service public


Le service public de l’état civil ne
Il existe différents modes de gestion des missions de service public. Pour les peut être délégué.
activités qui relèvent de sa compétence, la collectivité est (sauf cas précisés par
un texte) libre de choisir son mode de gestion. La restauration scolaire est gérée
Elle peut choisir : soit directement en régie simple,
- la gestion directe : dans ce cas, la collectivité prend en charge l’organisation et soit indirectement par délégation
à des sociétés privées.
le fonctionnement quotidien d’un service public.
Ex. : la régie simple correspond à ce mode de gestion,
Les services publics tels que l’en-
- la gestion indirecte ou déléguée : la collectivité, après avoir créé un service lèvement des ordures, les pompes
public, décide d’en confier la gestion à une personne publique ou privée. La funèbres, les transports, l’eau sont
collectivité conserve le pouvoir de contrôler la conformité de l’action du ges- souvent délégués.
tionnaire avec les exigences de l’intérêt général.
Les établissements de coopéra-
tion intercommunale (EPCI) peu-
vent prendre en charge un service
public.

4 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

Décentralisation,
Déconcentration
Les lois de décentralisation du 2 mars 1982 et du 13 août 2004 ont renforcé le pouvoir
et les responsabilités des collectivités territoriales.

l Pouvoir local et décentralisation


Quelques grandes
Décentralisation signifie «transfert de compétences de l’État vers une collecti- dates qui ont marqué la
vité territoriale». décentralisation :
Les collectivités territoriales (la région, le département et la commune) dis-
posent d’une autonomie juridique et budgétaire, d’un pouvoir de décision. - La loi du 2 mars 1982 relative
Dans le cadre des règles posées par l’État, elles gèrent la vie courante sur leur aux « droits et aux libertés des
communes, départements et
territoire.
régions » lance la décentrali-
Leurs spécificités sont :
sation. Il y a suppression de la
• Une organisation politique avec des autorités élues : tutelle administrative de l’État :
- un organe délibérant, les actes et les décisions des
- un exécutif. collectivités territoriales devien-
• Des compétences avec la possibilité de prendre des délibérations et des arrêtés nent exécutoires de plein droit.
dans différents domaines sans contrôle a priori de l’État. Le préfet n’exerce plus qu’un
• Des moyens propres garantissant leur autonomie : contrôle de légalité a posteriori.
- humains : le personnel titulaire et non titulaire, Le conseil régional change de
- budgétaires, statut et devient une collecti-
vité territoriale à part entière.
- en matériel.
À partir de 1985, les conseillers
régionaux seront élus au suf-
Entre les collectivités, il n’existe pas de hiérarchie mais uniquement des modes frage universel direct. L’exécutif
de collaboration par contrat. du département et de la région
est transféré aux présidents des
conseils généraux et régionaux.
l La déconcentration De nombreuses compétences
sont transférées aux collectivités
Chaque ministère est composé d’une administration centrale et d’administra-
territoriales.
tions locales, réparties sur tout le territoire, appelées services déconcentrés.
Ces services sont placés sous l’autorité des ministres concernés. Ils sont chargés - Les lois du 26 janvier 1984 et du
de la mise en application des lois et règlements de chaque ministère, sur l’en- 13 juillet 1987 posent les règles
semble du territoire national. Ils assurent les relations entre l’État et les collec- d’organisation et de fonction-
tivités territoriales. nement de la fonction publique
Les préfets assurent la représentation de l’État, ils sont nommés en conseil des territoriale.
ministres.
L’administration déconcentrée obéit au principe hiérarchique. - La réforme constitutionnelle du
17 mars 2003 consacre la décen-
tralisation comme principe d’or-
ganisation de la République.

- L’acte II de la décentralisation,
par la loi du 13 août 2004 « liber-
tés et responsabilités locales »,
poursuit le mouvement de trans-
fert de compétences, de services
et de personnels, initié depuis le
début des années 80.

Le maire est un élu.


Le préfet est nommé.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 5


Décentralisation, Déconcentration (suite)

L’administration décentralisée gère les affaires locales de façon autonome, mais


sous contrôle de l’État a posteriori.
L’administration déconcentrée représente les intérêts de l’État localement

Déconcentration Décentralisation
POUVOIR CENTRAL POUVOIR CENTRAL
(Ministres) (Parlement)

Nomination, affectation des agents, Transferts de compétences vers


sanctions, révocations les collectivités locales
hiérarchie

qui s’administrent librement

Préfet : contrôle
de légalité Commune - Département
Région

Chef des services déconcentrés


• Élection des organes délibérants
au suffrage universel direct.
Services déconcentrés de l’État : • Gestion autonome des affaires locales.
Directions départementales et régionales
• Moyens matériels, humains et financiers.
(Emploi, jeunesse et sports, équipement…).

6 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

Les compétences
des collectivités territoriales
La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales
crée une nouvelle répartition des compétences. Son objectif est que chaque
compétence soit attribuée à une seule catégorie de collectivités.
La loi maintient l’existence des départements et des régions, mais elle prévoit la
spécialisation de leurs compétences.
La « clause de compétence générale » serait désormais retirée aux départements
et régions. Cette clause autorise une collectivité à se saisir de compétences
autres que celles qui lui sont strictement attribuées par la loi, dès lors qu’elle
juge utile de le faire pour l’intérêt public communal, départemental ou régional.

DOMAINES COMMUNE DÉPARTEMENT RÉGION


• Enfance • Haltes-garderies • Crèche
• Jeunesse • Crèches • Protection des mineurs
• Accueil, activités • Centres de loisirs
extra et périscolaires

• Enseignement • Construction, équipement, entretien • Construction, équipement, entretien des • Construction, équipement,
des écoles maternelles et primaires collèges entretien des lycées

• Formation profession- • Politique régionale et mise


nelle en œuvre de la formation
• Apprentissage professionnelle et d’appren-
tissage (jeunes et adultes)

• Transports • Transports scolaires dans le péri- • Transports scolaires hors périmètre urbain • Transports ferrés régionaux
• Voirie mètre urbain • Transports routiers non urbains de personnes de voyageurs
• Infrastructures • Transports urbains de personnes • Construction, entretien de la voirie départe- • Aménagement, entretien et
(Aéroports, ports) • Construction, entretien de la voirie mentale gestion des aérodromes civils.
communale • Ports maritimes, de commerce et de pêche • Ports fluviaux
• Ports de plaisance • Schéma régional des
transports

• Action sociale • Aide aux personnes en difficulté • Protection maternelle et infantile (PMI)
et santé (le plus souvent par le CCAS) • Aide sociale à l’enfance
• RSA
• Aides aux handicapés
• Allocation personnalisée à l’autonomie (APA)

• Environnement et • Collecte et traitement des ordures • Plan régional d’élimination


développement ménagères des déchets
durable • Distribution de l’eau potable • Réserves et parcs régionaux
(assainissement, • Création et entretien des réseaux naturels
déchets, eau, d’assainissement
énergie, littoral) • Création et entretien des parcs
et jardins

• Urbanisme • Élaboration du PLU • Schéma régional d’aména-


et aménagement • Délivrance des permis de construire gement du territoire
si PLU ou carte communale
• ZAC

• Habitat • Programme local de l’habitat (per-


• Logement sonnes mal logées et défavorisées)

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 7


Les compétences des collectivités territoriales (suite)

DOMAINES COMMUNE DÉPARTEMENT RÉGION


• Culture • Bibliothèques municipales • Archives départementales • Gestion et conduite de
• Patrimoine • Conservatoires de musique et de • Bibliothèques départementales de prêt l’inventaire général du
danse patrimoine culturel
• Musées municipaux • Enseignement artistique
professionnel

• Sport • Création et gestion d’équipements • Équipements sportifs des collèges • Équipements sportifs
sportifs : piscine, gymnase, stade… des lycées

• Action économique • Aides aux entreprises • Aides aux entreprises • Aides aux entreprises

• Sécurité • Police municipale (pouvoir du maire • SDIS


en tant que représentant de l’État) • Police de la circulation sur la voirie
départementale

8 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

L’intercommunalité
Par la mise en commun de moyens humains et techniques, la coopération intercommunale
permet de remédier à certains inconvénients du morcellement communal français.

La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales


crée un schéma départemental de coopération intercommunale qui devra être
élaboré avant le 31 décembre 2011 par le préfet, en concertation avec les col-
lectivités concernées (communes et leurs groupements) et les nouvelles Com-
missions départementales de coopération intercommunale (composées d’élus
locaux et de représentants d’EPCI) qui devront être installées au cours du pre-
mier trimestre 2011. La mise en œuvre du schéma débutera dès sa publication
par le préfet, elle devra être achevée avant le 30 juin 2013, date à laquelle tout
le territoire national doit être couvert par des « intercommunalités plus cohé-
rentes ».

l Les différentes formes de coopération


Avec plus de 36 000 communes, la
Il existe deux catégories d’Établissements Publics de Coopération Intercommu- France comporte à elle seule plus
nale (EPCI) : de communes que tous ses parte-
• Les syndicats intercommunaux : naires européens réunis.
- à vocation unique (SIVU), ou à vocation multiple (SIVOM).
• Les communautés : La loi de juillet 99, dite loi Chevène-
- communautés de communes, ment, a simplifié et harmonisé les
règles de l’intercommunalité. Elle
- communautés d’agglomération,
permet aussi de réunir des moyens
- communautés urbaines. financiers plus importants.

l Leurs caractéristiques
L’accord unanime des communes
La coopération intercommunale se matérialise par la création d’un établisse- n’est pas requis lors de la création
ment public. d’un EPCI.
• L’organisation :
- L’établissement public de coopération intercommunale est administré par un En France, au 1er janvier 2008,
conseil, composé de délégués élus par les conseils des communes membres. on comptait : 16 communautés
Ce conseil prend des délibérations. urbaines, 181 communautés d’ag-
glomération, 2 409 communautés
- Le président, organe exécutif de l’établissement public, prépare et exécute les
de communes.
délibérations. Il est élu par le conseil de l’EPCI.
• Le personnel : Les communautés de communes
- Les EPCI disposent d’un personnel propre soumis au statut de la fonction sont surtout rurales.
publique territoriale.
- La règle générale est que le personnel suit la compétence : si la compétence Les communautés d’aggloméra-
est transférée, l’agent l’est aussi. tions sont plus urbaines.
- Depuis 2004, des aménagements sont possibles : des personnels et même des
services peuvent être mis à disposition des intercommunalités. Dans ce cas, 90 % des habitants vivent dans
les agents travaillent pour l’intercommunalité tout en restant agents com- une communauté de communes
ou d’agglomération.
munaux.
• Les compétences :
- Les communautés se caractérisent par l’existence de compétences obligatoi-
res, alors que dans les syndicats, les compétences transférées sont librement
choisies par les communes membres.
• Les ressources :
- Le budget de chaque EPCI est alimenté par :
- des ressources fiscales, notamment le produit de la Contribution écono-
mique Territoriale (CET),
- des subventions de l’État,
- le produit des services transférés.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 9


L’intercommunalité (suite)

l Les enjeux de l’intercommunalité


• La coopération intercommunale a pour but de parvenir à une optimisation des
ressources dans le cadre de territoires plus vastes.
• Mettre en commun certains domaines d’activité permet de mieux répondre
aux besoins des populations.
• Le développement de l’intercommunalité pose la question de son articulation
avec les collectivités territoriales.
• Actuellement, l’élection au suffrage universel direct de l’organe délibérant est
en débat.

La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales


crée une nouvelle catégorie d’établissements publics de coopération intercom-
munale : la métropole. Destinée aux zones urbaines atteignant 500 000 habitants
(à l’exception de l’Ile-de-France), elle a vocation à se substituer aux collectivités
préexistantes sur son territoire (communes, communautés et conseil général).
Les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) de plus de
300 000 habitants auront également la possibilité d’évoluer, toujours sur la base
du volontariat, en pôles métropolitains.
En outre, afin que l’ensemble du territoire soit couvert par des structures inter-
communales avant le mois de juin 2013, la loi prévoit notamment un nouveau
dispositif pour faciliter la fusion entre plusieurs communes : « les communes
nouvelles ».

Tableau de l’intercommunalité
Structures Qui en fait partie ? Pour quoi faire ? Avec quels moyens ? Nombre*
Les communes qui le désirent. Compétences décidées librement • Contributions des communes
SYNDICATS Minimum 2 communes. (uniques ou multiples). participantes. 15 301
• Dotations.

Périmètre fixé par le préfet, 2 compétences obligatoires : • Contributions des com-


en accord avec les commu- aménagement de l’espace et développe- munes.
nes intéressées (milieu rural, ment économique. • Dotations.
COMMUNAUTÉS semi urbain).
2 409
DE COMMUNES En option, 1 de ces 6 compétences :
logement, voirie, environnement, équipe-
ments sportifs et culturels, action sociale,
assainissement.

Ensemble de plus de 50 000 4 compétences obligatoires : • Dotations.


habitants, dont une ville de développement économique, aménage-
plus de 15 000 habitants. ment de l’espace communautaire, habitat,
COMMUNAUTÉS Ex : Amiens, Rouen. politique de la ville.
181
D’AGGLOMÉRATION
En option, 3 de ces 6 compétences : eau,
voirie, déchets, assainissement, équipe-
ments sportifs et culturels, action sociale.

Ensemble aggloméré de Compétences obligatoires : • Dotations.


plus de 500 000 habitants. développement économique, social et
COMMUNAUTÉS
Ex : Marseille. culturel, aménagement de l’espace, habi- 16
URBAINES
tat, politique de la ville, environnement,
eau, assainissement.

* Au 01/01/2011

10 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

L’organisation et le fonctionnement
des collectivités territoriales
La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales
crée une nouvelle catégorie d’élu, le conseiller territorial en lieu et place des
conseillers généraux et régionaux. Ces élus, au nombre de 3 500, siègeront à la
fois au conseil général et régional.
Ils seront élus pour 6 ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, dans
le cadre de cantons redécoupés. Les premières élections des conseillers territo-
riaux auront lieu en 2014.
La loi prévoit également des dispositions de fusion des départements et des
régions par la création de métropoles, le renforcement de l’intercommunalité
(objectif : l’ensemble du territoire français doit être couvert par les structures
intercommunales à l’horizon de juin 2013) ; et surtout une nouvelle répartition
des compétences afin que chaque compétence soit attribuée à une seule caté-
gorie de collectivités (la « clause de compétence générale » serait réservée à la
commune).

COMMUNE DÉPARTEMENT RÉGION


Nom des élections Municipales Cantonales Régionales

• Scrutin de liste (2 tours) • Scrutin uninominal majoritaire (2 tours) • Scrutin de liste mixte
< 3 500 habitants, scrutin majoritaire avec • 1 par canton (majoritaire + proportionnel)
panachage (2 tours)
Élection La loi de 2007 institue des suppléants de
> 3 500 habitants, scrutin mixte (majoritaire sexe opposé pour les conseilleurs géné-
+ proportionnel) raux comme pour les élections législatives.
et parité H/F

Organe délibérant • Conseil municipal • Conseil général • Conseil régional

• Maire • Président du conseil général • Président du conseil


Organe exécutif
régional

• 6 ans • 6 ans • 6 ans


Durée des mandats
• Renouvellement du conseil par moitié
des conseillers
tous les 3 ans

Durée du mandat • 6 ans • 3 ans • 6 ans


de l’organe exécutif

• Gère par ses délibérations les affaires de • Gère par ses délibérations les affaires du • Gère par ses délibérations
la commune département les affaires de la région
Attributions • Élit l’organe exécutif • Élit l’organe exécutif • Élit l’organe exécutif
de l’organe délibérant • Vote le budget • Vote le budget • Vote le budget
• Crée et supprime les emplois communaux • Crée et supprime les emplois du conseil • Crée et supprime les
général emplois du conseil régional

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 11


L’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales (suite)

COMMUNE DÉPARTEMENT RÉGION


Nom des élections Municipales Cantonales Régionales

• Prend des arrêtés • Prend des arrêtés • Prend des arrêtés


• Prépare et préside les réunions • Prépare et préside les réunions • Prépare et préside les
• Prépare le budget • Prépare le budget réunions
• Exécute le budget • Exécute le budget (Ordonnateur des • Prépare le budget
(Ordonnateur des dépenses) dépenses) • Exécute le budget
(Ordonnateur des dépenses)
Attributions
de l’organe exécutif • Est le chef du personnel • Est le chef du personnel • Est le chef du personnel
• Est l’autorité de police administrative • Est l’autorité de police administrative
• Est officier d’état civil et de police (voirie départementale)
judiciaire
• Organise les élections, participe aux
recensements
• Délivre certains permis

Nature du contrôle Contrôle de légalité exercé a posteriori Contrôle de légalité exercé a posteriori par : Contrôle de légalité exercé
exercé sur les déci- par : le préfet du département ou le sous- le préfet du département a posteriori par : le préfet
sions préfet de région

12 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

Organisation et fonctionnement
de la commune
La commune est une collectivité territoriale de proximité. Elle est gérée par des représentants élus,
des décideurs politiques.

l Le conseil municipal
Il y a en France
Le conseil municipal est composé de tous les conseillers élus. - 36 700 communes dont les 2/3 ont
On appelle le conseil municipal : l’organe délibérant. moins de 3 500 habitants.

l Nombre de conseillers
La décentralisation a apporté à la
Le nombre de conseillers municipaux varie entre 9 et 69 en fonction de l’impor- commune de nouvelles compéten-
tance de la population. ces et de nouvelles ressources.

l Élection des conseillers La loi du 31 janvier 2007 sur la


Les conseillers municipaux sont élus pour 6 ans au suffrage universel direct. parité impose une alternance
Le mode de scrutin diffère selon l’importance de la commune : stricte hommes-femmes dans les
- scrutin majoritaire de liste à 2 tours, dans les communes inférieures à 3 500 communes de 3 500 habitants et
habitants, plus. Elle change ainsi la compo-
sition des listes : 50 % de femmes
- scrutin mixte (majoritaire + proportionnel) à 2 tours dans les communes
candidates.
supérieures à 3 500 habitants.
Elle prévoit aussi que la moitié
Pour être élu, il faut avoir 18 ans minimum. des adjoints élus par le conseil
Les ressortissants de l’Union européenne peuvent voter aux élections municipa- municipal doit être composée de
les et être élus conseillers. femmes.

l Rôle du conseil municipal


Une délibération est un débat, mais
Le conseil municipal règle les affaires de la commune.
aussi la décision qui en découle.
Toutes les décisions du conseil s’appellent des délibérations.
Les séances du conseil sont en
Parmi ses principales attributions, retenez : principe publiques (huis clos pos-
- l’élection du maire de la commune et de ses adjoints, sible).
- le vote du budget communal,
- la création et la suppression des emplois communaux,
- la création et l’organisation des services publics communaux (centre aéré, foyer
pour personnes âgées),
- l’élaboration du plan local d’urbanisme (PLU).
- l’élaboration du schéma de cohérence Territoriale (SCOT) : fixation de l’organi-
sation du territoire et de l’évolution des zones urbaines, afin de préserver un
équilibre en zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles.

Le conseil municipal peut décider de créer des commissions pour suivre cer-
tains dossiers (commissions urbanisme – voirie – espaces verts – commission
des sports et de la vie associative). Ces commissions donnent des avis facul-
tatifs.

Les délibérations sont soumises au contrôle de légalité du préfet.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 13


Organisation et fonctionnement de la commune (suite)

l Le maire
Le maire n’est pas élu par les
Le maire est l’organe exécutif de la commune. habitants mais par les conseillers
municipaux. Il est élu au suffrage
Élection du maire universel indirect.
Le maire est élu pour 6 ans par le conseil municipal, parmi ses membres
(« en son sein »), lors de sa première réunion. En 2008, 13,8 % de femmes mai-
res.
Double rôle du maire
Pour être maire, il faut avoir 18 ans
Le maire agit au nom de la commune : minimum.
1/ Premier magistrat de la commune, il en est le gestionnaire, l’exécutif :
- il prépare et préside les réunions du conseil municipal ; On appelle arrêtés municipaux les
- il en exécute les délibérations ; décisions prises par le maire. On
- il prépare le budget communal et ordonne les dépenses lorsque le budget est appelle décisions les actes pris
voté ; par le maire sur délégation du
conseil municipal.
- il signe des contrats d’achats, de ventes, de travaux et de marchés ;
- il peut déléguer ses pouvoirs à ses adjoints.
Lorsque vous avez été nommé,
vous avez reçu un arrêté signé
2/ Il possède aussi des pouvoirs propres : par le maire.
- il est le chef hiérarchique du personnel communal. Il nomme aux emplois,
c’est-à-dire que c’est lui qui recrute ; C’est le maire qui délivre les
- il est le chef de la police municipale ; permis de construire lorsque la
- il est chargé d’assurer le bon ordre, la sécurité publique. Il signe des arrêtés commune a un PLU (plan local
municipaux concernant la circulation, le stationnement, la police des mar- d’urbanisme).
chés et des fêtes ;
Tout citoyen peut contester un
- il délivre les autorisations d’urbanisme.
arrêté, une délibération devant le
juge administratif.
Les actes pris par le maire sont soumis au contrôle de légalité du préfet.

Le maire agit aussi pour le compte de l’État :


- il est chargé de veiller à l’application des lois ;
- il organise et participe au recensement et les élections ;
- il est officier d’état civil : il établit les actes d’état civil, célèbre les mariages ;
- il légalise les signatures, certifie les copies conformes à l’original ;
- il est officier de police judiciaire : il reçoit les plaintes, constate les infractions,
dresse les contraventions.

Dans cette fonction, il agit sous l’autorité du préfet ou du procureur de la Répu-


blique.

l Les collaborateurs du maire


Le directeur général est nommé
Le maire est seul responsable de l’administration de la commune. par le maire. Ce n’est pas un
Cependant, il est assisté de ses adjoints (élus comme lui par le conseil munici- conseiller municipal.
pal), auxquels il délègue une partie de ses pouvoirs.
S’il le souhaite, il peut également se faire conseiller par un cabinet.
L’ensemble des agents de la commune fait fonctionner les services communaux
et exécute les décisions du maire et du conseil municipal.
Les personnels sont, après le maire, placés sous l’autorité du directeur général.
Le directeur général est donc le collaborateur direct du maire.

14 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Organisation et fonctionnement de la commune (suite)

Les électeurs élisent Crée


et organise
les services
Vote le budget communaux

Pour 6 ans
Les conseillers municipaux
ÉLUS


LE CONSEIL MUNICIPAL

Crée différentes Élit Décide la


commissions le Maire création et la
suppression
des emplois
municipaux

Nomme et dirige

Directeur général
AGENTS TERRITORIAUX

Directeur Directeur Directeur Directeur


général adjoint général adjoint des services général adjoint
techniques

Affaires Enseignement
administratives Travaux Finances
Jeunesse Urbanisme Personnel
État civil

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 15


L’environnement territorial

Organisation et fonctionnement
du département
Le département est une collectivité territoriale plus spécifiquement chargée
des actions de solidarité.

La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales


crée une nouvelle catégorie d’élu, le conseiller territorial en lieu et place des En France, il y a 101 départements
conseillers généraux et régionaux. Ces élus, au nombre de 3 500, siégeront à la dont 4 DOM (Guyane, Martinique,
Guadeloupe, Réunion).
fois au conseil général et régional.
La loi maintient l’existence des départements et des régions, mais elle prévoit la
En mars 2011, Mayotte est devenu
spécialisation de leurs compétences. le 5e département d’outre mer
(après décision des Mahorais le
29 mars 2009, à l’issue du référen-
l Le conseil général dum pour la départementalisation
Le conseil général est composé de tous les conseillers élus. de Mayotte).
On appelle le conseil général : l’organe délibérant.
Né en 1790, le département béné-
ficie largement de la décentralisa-
Nombre de conseillers tion de 1982 : il est doté d’un exé-
Chaque département est découpé en cantons. Il y a autant de conseillers que le cutif élu (a remplacé le préfet).
département compte de cantons.
Les élections s’appellent : les can-
Élection des conseillers tonales.
Les conseillers sont élus pour 6 ans au suffrage universel direct (scrutin unino-
Un canton couvre plusieurs com-
minal majoritaire à 2 tours). Le vote a lieu au niveau du canton.
munes en milieu rural, mais les
Le conseil est renouvelé par moitié tous les 3 ans. grandes communes urbaines sont
Pour être élu, il faut avoir 18 ans minimum. divisées en cantons.

Rôle du conseil général Le nombre de cantons dans un


Toutes les décisions du conseil s’appellent des délibérations. département dépend de la popu-
lation. Le nombre de conseillers
Parmi ses principales attributions, retenez : généraux varie donc d’un dépar-
tement à l’autre.
• L’élection du président du conseil général et des vice-présidents.
• Le vote du budget départemental. Aux élections cantonales, on vote
• La création et la suppression des emplois départementaux. pour un candidat et non pour une
• La création et l’organisation des services publics départementaux (transports liste.
scolaires, aides aux communes rurales).
• L’élaboration de la politique sociale (aide à l’enfance, aux handicapés, alloca- Chaque conseiller représente un
tion personnalisée d’autonomie APA, RSA, fonds solidarité logement…). canton. À Paris, les conseillers
• L’entretien et la construction des collèges et la gestion des personnels techni- municipaux sont aussi conseillers
ciens, ouvriers et de service (TOS), la voirie départementale. généraux, il n’y a pas d’élections
cantonales.
Le conseil général se réunit soit dans sa totalité, soit dans une forme plus res- Les élections ne sont pas soumises
treinte : la commission permanente. La commission permanente est un organe au principe de parité. Pour favori-
de délibération restreint (composé de conseillers généraux élus par le conseil, ser malgré tout la féminisation des
des vice-présidents et du président). conseils généraux, la loi de 2007 a
Le conseil général peut déléguer une partie de ses attributions à cette commis- obligé tous les candidats à prendre
sion permanente (sauf en matière budgétaire). un suppléant de sexe opposé.
Comme le conseil municipal, le conseil général peut aussi créer des commis-
sions pour suivre certains dossiers.

16 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Organisation et fonctionnement du département (suite)

l Le président du conseil général


On ne peut être à la fois président
Le président du conseil général est l’organe exécutif du département. du conseil général et président du
conseil régional.
Élection du président du conseil général
Le président du conseil général est élu pour 3 ans par le conseil général, parmi L’élection du président a lieu lors de
la réunion qui suit chaque renou-
ses membres (« en son sein »). vellement du conseil général.

l Rôle du président du conseil général


La durée du mandat du président
1/ Il agit en tant qu’exécutif du département : est de 3 ans. Elle est différente de
• Il prépare, convoque et préside les réunions du conseil général. celle des conseillers (6 ans).
• Il en exécute les délibérations.
• Il prépare, présente et exécute le budget. C’est lui qui ordonne les dépenses et Le président du conseil général
prescrit les recettes du département. est assisté de vice-présidents qui
• Il peut recevoir des délégations du conseil (par exemple pour passer les mar- sont membres de la commission
permanente. Ils peuvent rempla-
chés publics).
cer le président, par suppléance
ou par délégation.
2/ Il possède aussi des pouvoirs propres : Le préfet exerce un contrôle de
• Il est le chef hiérarchique du personnel. Il nomme aux emplois, c’est-à-dire que légalité a posteriori sur les actes
c’est lui qui recrute les agents. pris par le département.
• Il est autorité de police administrative sur la voirie départementale, hors agglo-
mération (dans ce cas, c’est en effet le préfet qui a ce pouvoir).

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 17


Organisation et fonctionnement du département (suite)

Les électeurs élisent Crée


et organise
les services
Vote le budget départementaux

Pour 6 ans Décide la création


Les conseillers généraux et la suppression
ÉLUS

– des emplois
LE CONSEIL GÉNÉRAL départementaux

Crée différentes Élit Élit les vice-présidents


commissions Président du conseil général et la commission
Pour 3 ans permanente

Nomme et dirige

Directeur général
AGENTS TERRITORIAUX

Directeur Directeur Directeur Directeur


général adjoint général adjoint général adjoint général adjoint

Environnement Éducation Finances


Action sociale Routes Archives Personnel
Transports Culture Communication

18 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

Organisation et fonctionnement
de la région
Les régions sont des collectivités territoriales depuis 1982. Elles sont plus particulièrement
chargées du développement, de l’aménagement ainsi que de la politique de formation du
territoire régional.

La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales


crée une nouvelle catégorie d’élu, le conseiller territorial en lieu et place des La région est la plus jeune des
conseillers généraux et régionaux. Ces élus, au nombre de 3 500, siégeront à la collectivités territoriales : elle est
née en 1982.
fois au conseil général et régional.
Ils seront élus pour 6 ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, dans
La France est divisée en 25 régions
le cadre de cantons redécoupés. Les premières élections des conseillers territo- dont 4 ROM (Régions d’Outre-
riaux auront lieu en 2014. Mer).
La Corse a un statut particulier.

l Le conseil régional Le conseil régional siège à l’hô-


tel de région. L’hôtel de région se
Le conseil régional est composé de tous les conseillers élus. trouve dans la ville préfecture de
On appelle le conseil régional : l’organe délibérant. région.

Nombre de conseillers Des contrats de projet sont pas-


Le nombre de conseillers est fixé par la loi, il varie selon les régions de 41 à 209 sés entre l’État et les régions. Ils
en fonction de l’importance de la population. recensent les actions que l’État et
les régions s’engagent à mener
Élection des conseillers conjointement.

Les conseillers sont élus pour 6 ans au suffrage universel direct (scrutin de liste Le conseil régional siège au moins
mixte, à la fois majoritaire et proportionnel sur le modèle des municipales). une fois par trimestre.
Pour être élu, il faut avoir 18 ans. C’est le président du conseil qui
le convoque.
Rôle du conseil régional
Le conseil régional règle les affaires de la région. Pour conduire son action, la région
passe des contrats avec l’État
Toutes les décisions du conseil s’appellent des délibérations.
(contrat de projet État, région
CPER) et avec les autres collec-
Parmi ses principales attributions, retenez : tivités territoriales.
• L’élection du président du conseil régional et des vice-présidents.
• Le vote du budget régional.
• La création et la suppression des emplois régionaux.
• La création et l’organisation des services publics régionaux (musées…).
• L’élaboration de la politique de formation professionnelle, de l’apprentissage,
de l’aménagement du territoire (transport express régional (TER), aides aux
entreprises).
• L’entretien, la construction des lycées et la gestion des personnels non ensei-
gnants (personnels techniciens, ouvriers et de service TOS).

Le conseil régional peut déléguer une partie de ses attributions à une commis-
sion permanente (sauf le budget).
La commission permanente est un organe de délibération restreint, composée
de conseillers régionaux élus par le conseil, des vice-présidents et du président :
c’est un mini-conseil qui délibère.
Comme le conseil municipal et le conseil général, le conseil régional peut créer
des commissions pour suivre certains dossiers (formation, développement éco-
nomique, transports…).

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 19


Organisation et fonctionnement de la région (suite)

l Le président du conseil régional


Le président du conseil est élu
Le président du conseil régional est l’organe exécutif de la région. lors de la première réunion qui
suit chaque renouvellement du
conseil.
Élection du président du conseil régional
Le président du conseil régional est élu pour 6 ans par le conseil régional, parmi Le président du conseil régional
est assisté de vice-présidents, qui
ses membres (« en son sein »).
peuvent remplacer le président,
par suppléance ou par déléga-
tion.
Rôle du président du conseil régional
1/ Il est l’exécutif de la région : il partage des pouvoirs avec le conseil régional Le président du conseil régional
• Il prépare, convoque et préside les réunions du conseil régional. ne dispose pas, contrairement au
• Il en exécute les délibérations. président du conseil général ou
• Il prépare, présente et exécute le budget. C’est lui qui ordonne les dépenses et au maire, de pouvoirs de police
administrative.
prescrit les recettes (mandat administratif et titre de recettes). Il est l’ordon-
nateur.
Le préfet exerce un contrôle de
• Il peut recevoir des délégations du conseil (par exemple pour passer les mar- légalité a posteriori sur les actes
chés publics). pris par la région.
2/ Il possède des pouvoirs propres
• Il est le chef hiérarchique du personnel régional. Il nomme aux emplois, c’est-
à-dire que c’est lui qui recrute les agents.

Le conseil économique et social régional


Le conseil économique et social régional (CESR) a un rôle consultatif : il donne
des avis au président du conseil régional.

Composition :
Ses membres sont désignés pour 6 ans par différentes organisations de la
région : organisations patronales et syndicales, associations, union des associa-
tions familiales, personnes qualifiées… Il représente la société civile (ce ne sont
pas des élus locaux).

Missions :
Il doit être obligatoirement consulté par l’exécutif régional sur le projet de budget.
Il peut s’autosaisir (rédaction d’études sur les transports, les lycées, la formation
des adultes…).

20 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Organisation et fonctionnement de la région (suite)

Les électeurs élisent Crée


et organise
les services
Vote le budget régionaux

Pour 6 ans Décide la


Les conseillers régionaux création et la
ÉLUS

– suppression
LE CONSEIL RÉGIONAL des emplois
régionaux

Crée différentes Élit Élit les vices-présidents


commissions le Président du conseil régional et la commission
permanente

Nomme et dirige

Directeur général
AGENTS TERRITORIAUX

Directeur Directeur Directeur Directeur


général adjoint général adjoint général adjoint général adjoint

Développement
Formation et Finances
Éducation
professionnelle aménagement Personnel
Culture
du territoire Communication

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 21


L’environnement territorial

La collectivité au cœur
d’un réseau relationnel

Entreprises

État

Associations

Autres
collectivités
territoriales

Usagers

COLLECTIVITÉ
Centres
TERRITORIALE
communaux
d’action sociale

Syndicats
intercommunaux

Offices publics
d’habitat
Services
Communautés départementaux
urbaines, d’incendie
Communautés de et de secours
communes,
Communautés
d’agglomération

22 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


L’environnement territorial

Le processus décisionnel
et la mise en œuvre de la décision
Les conseillers
Les citoyens Les associations Les services municipaux/
généraux/régionaux

• Expriment une demande.


• L’exécutif prend en compte la demande.
Demande
• Une commission spécialisée (élus + éventuelles
personnalités qualifiées) prépare le dossier.

L’exécutif retient le projet et l’inscrit à l’ordre du jour


Concertation de la séance du conseil.

Délibération
Le conseil délibère et vote.
Adoption

La délibération est publiée et transmise en préfecture :


Exécution elle est exécutoire, mais demande souvent des actes
d’application (arrêtés).

En cas de non régularité juridique, (acte illégal)


Contrôle le tribunal administratif, saisi par le préfet
ou un administré, peut annuler la décision.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 23


L’environnement territorial

Le budget des collectivités territoriales


Le budget traduit en termes financiers les orientations politiques de chaque collectivité.
Cependant, leur choix doit respecter leurs missions obligatoires définies par la loi.
Aussi, le budget doit-il contenir les dépenses correspondant à ces missions.

La suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par la CET ins-


tituée par la loi de finances pour 2010 s’accompagne d’une modification impor-
tante des modalités de financement des collectivités territoriales.
En effet, la loi prévoit une nouvelle répartition des impôts directs locaux entre
les collectivités territoriales, des transferts d’impôts d’Etat à celles-ci et la mise
en place d’une imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux.
Ces transferts de fiscalité sont effectifs à compter de 2011 pour les collectivités
territoriales.
A ces transferts de fiscalité est associée la rétrocession de frais de gestion aupa-
ravant perçus par l’Etat.
Ce n’est pas, pour chaque taxe, le taux d’imposition qui est modifié. C’est la
répartition entre les différentes collectivités publiques (commune, département,
région, Etat) qui est revue

l Le vote du budget et le calendrier budgétaire


La procédure budgétaire suit un
Le budget prévoit et autorise toutes les recettes et toutes les dépenses de la col- calendrier précis.
lectivité pour l’année civile. Le compte administratif est une
Le budget est préparé par chaque organe exécutif (maire, président du conseil sorte de bilan.
général, président du conseil régional) en collaboration avec les services de la
collectivité. Principe de séparation de l’ordon-
Il doit être voté en équilibre réel par chaque assemblée délibérante (conseil nateur (l’exécutif de la collectivité)
municipal, général ou régional) avant le 31 mars de chaque année. et du comptable (agent de l’État).
Une fois approuvé, le maire, le président du conseil général ou régional sont Le comptable contrôle, paie et
encaisse.
autorisés à l’exécuter.

l Les documents budgétaires


Ordonner le budget = le mettre en
Dans ce budget, appelé budget primitif (BP), on trouve toutes les recettes et œuvre, l’exécuter.
dépenses prévues et autorisées pour une année civile. Le budget primitif est
obligatoire. Les structures intercommunales
Un budget supplémentaire et des décisions modificatives peuvent apporter des élaborent aussi un budget.
corrections en cours d’année.
Le compte administratif est voté au plus tard le 30 juin de l’année : on y trouve
les recettes et les dépenses effectivement réalisées l’année précédente.

l Les recettes des collectivités territoriales


La fiscalité locale représente envi-
ron 45 % des recettes des collec-
Les impôts locaux tivités.
La fiscalité directe locale, ce sont quatre impôts locaux : la taxe d’habitation, la
taxe foncière, la taxe foncière sur les propriétés non bâties, et la contribution La fiscalité locale rapporte environ
économique territoriale (CET) qui remplace la taxe professionnelle et est compo- 59 milliards d’euros.
sée de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur
Il existe plus de 50 taxes locales.
ajoutée des entreprises (CVAE).
• La taxe d’habitation est due par tout occupant d’un logement, qu’il soit ou non Les conseils votent librement le
propriétaire ; taux des 4 impôts locaux dans la
• La taxe foncière sur les propriétés bâties est acquittée par les propriétaires ; limite d’un taux maximum.
• La taxe foncière sur les propriétés non bâties est également acquittée par les
propriétaires ;
• La contribution économique territoriale pèse en particulier sur les entreprises.

24 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le budget des collectivités territoriales (suite)

Diverses taxes
À titre d’exemple :
• La taxe d’enlèvement des ordures ménagères dans toutes les communes ;
• La taxe de séjour pour les communes touristiques ;
• La taxe sur les cartes grises, les droits de mutation (en cas de vente d’un appar-
tement) pour la région ;
• Une partie de la taxe sur l’essence pour les régions.

l Les dotations et subventions de l’État et de l’Union européenne


Le transfert de compétences aux
Il s’agit de sommes versées par l’Etat et l’Union européenne aux collectivités collectivités s’est accompagné
territoriales : d’un transfert de ressources de
• La dotation globale de fonctionnement (DGF) pour les dépenses de gestion cou- l’Etat sous forme de dotations.
rante ;
• La dotation globale d’équipement pour les dépenses d’investissement ;
• La dotation générale de décentralisation pour les compétences transférées
depuis 1982 ;
• La compensation du paiement de la TVA ;
• L’Europe des 27 (Union Européenne) verse des subventions pour l’aménage-
ment du territoire, la politique sociale et de la ville (le Fonds social Européen
ou FSE par ex.).
• Afin de compenser la suppression de la taxe professionnelle, un transfert sup-
plémentaire de l’Etat est prévu par une partie des droits de mutation aupara-
vant perçus par l’Etat, le produit de la taxe sur les surfaces commerciales, un
reliquat sur la taxe sur les conventions d’assurances et une fraction des frais
d’assiette et de recouvrement des impôts locaux.

l Les emprunts L’emprunt ne peut pas financer les


dépenses de fonctionnement (les
Les collectivités territoriales peuvent recourir aux emprunts pour financer leurs salaires par exemple) ni un autre
investissements. emprunt.

l Les autres recettes


Les recettes sont aussi réparties
• Les revenus des services publics payants : crèches, restaurants scolaires, pisci- en recettes d’investissement et
nes, centres de loisirs... recettes de fonctionnement.
• Les revenus du domaine : droit de stationnement, coupe de bois ;
• Les amendes (stationnement…).

l Les dépenses des collectivités territoriales


Dans les communes, les charges
On distingue les dépenses d’investissement et les dépenses de fonctionnement : de personnel représentent envi-
• Les dépenses d’investissement : tout ce qui est durable, qui touche au patri- ron 50% des dépenses d’un budget
moine de la collectivité : type.
- Construction d’écoles, de collèges, de lycées ;
- Achat de terrains ;
- Parc automobile, micro-ordinateurs (durée de vie ≥ à 3 ans) ;
- Extension de locaux publics appartenant à la collectivité…
• Les dépenses de fonctionnement : tout ce qui permet aux services de fonc-
tionner :
- Frais de personnel ;
- Prestations aux usagers ;
- Charges courantes : fournitures, affranchissement, carburant, gaz, électricité,
achat de petit matériel… ;
- Entretien de la voirie, des bâtiments…

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 25


L’environnement territorial

La prévention des risques au travail


La prévention des risques au travail dans les collectivités territoriales est l’affaire de tous :
direction, encadrement, mais avant tout agents territoriaux.

l Les risques professionnels


Le document unique doit compor-
Les risques professionnels sont divers et dépendent des conditions de travail de ter un inventaire des risques iden-
chaque agent : tifiés dans chaque unité de travail.
- Accident ou blessure, Il doit faire l’objet d’une mise à jour
- Brûlure, régulière.
- Fatigue, stress,
- Développement de maladies professionnelles,
- Intoxication.
La démarche d’évaluation des risques professionnels en collectivité donne lieu à
Pour atteindre les objectifs définis,
la rédaction d’un document unique obligatoire. l’autorité territoriale doit mobiliser
les moyens humains (désignation
des acteurs de prévention) et
l La démarche de prévention mettre en place les moyens tech-
L’autorité territoriale doit mettre en œuvre des mesures de prévention en s’ap- niques (méthodes d’analyse, maté-
puyant sur les principes généraux de prévention. riels de mesure…) et financiers
(formation, documentation, mise
Les actions de prévention peuvent porter sur :
en conformité, travaux…).
- le matériel (maintenance, amélioration, etc.), Elle doit avant tout mettre en place
- l’agent (formation, information, consignes), une organisation spécifique au
- l’organisation du travail (horaires, composition des équipes, moyens de com- sein de laquelle l’action des dif-
munication), férents acteurs spécialisés est
- la tâche réalisée (modification des objectifs…). coordonnée.

l Les acteurs de la sécurité au travail en collectivité

L’autorité territoriale
Les autorités territoriales sont chargées de veiller à la sécurité et à la protection
de la santé des agents placés sous leur autorité. Elles doivent en particulier orga-
niser les actions de prévention et veiller à leur mise en œuvre, et pour répondre
à ces obligations réglementaires, désigner les acteurs de prévention.
Elles doivent également permettre aux organismes compétents de remplir leur
rôle.

Le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) et/ou le Comité


Technique Paritaire (CTP)
Ils ont pour mission de contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des
agents dans leur travail.
Parmi leurs missions, ils participent à l’analyse des risques professionnels et
notamment procèdent à une enquête à l’occasion de chaque accident de travail
grave ou présentant un caractère répété ou de maladie professionnelle.
Ils participent à la définition, à la mise en œuvre et au suivi du programme
annuel de prévention.
Ils proposent toutes mesures destinées à améliorer l’hygiène et la sécurité du
travail et participent à l’instruction des agents dans ce domaine.

26 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


La prévention des risques au travail (suite)

Le Médecin de prévention
Pour assurer sa fonction, l’ACMO
Le médecin de prévention est chargé de veiller à la santé physique et psychique doit :
des agents dans leur environnement de travail. Pour cela, le médecin dispose de - Avoir accès à tous les locaux,
deux moyens réglementaires : visite médicale individuelle des agents et visite - Pouvoir interroger et se faire
systématique des postes de travail en situation. entendre de tous les agents et
entreprises extérieures interve-
L’ACMO (agent chargé de la mise en œuvre) nantes,
L’ACMO assiste et conseille l’autorité territoriale en vue de : - Observer, dialoguer, analyser,
alerter, conseiller et impulser
- Prévenir les dangers;
des actions.
- Améliorer l’organisation et l’environnement du travail ;
- Faire progresser la connaissance des problèmes de sécurité ; Pour assurer au mieux sa fonction,
- Veiller à l’observation des prescriptions législatives et réglementaires et à la l’ACFI doit :
bonne tenue des registres de sécurité. - Avoir accès aux locaux, installa-
tions et équipements de travail,
L’ACFI (agent chargé de la fonction d’inspection) - Pouvoir être entendu lors des
L’ACFI assure une fonction d’inspection en lien avec la mise en œuvre de la réunions du CHS ou du CTP,
démarche de prévention. Pour ce faire il : - Avoir à sa disposition certains
documents relatifs à la démarche
- Contrôle l’application des lois et règlements en vigueur en matière d’hygiène
de prévention de la collectivité.
et de sécurité ;
- Propose des mesures de nature à améliorer l’hygiène et la sécurité ;
- Propose des mesures immédiates en cas d’urgence ;
- Donne un avis sur les règlements et les consignes intérieurs.

l L’agent acteur de la sécurité au travail


- Être vigilant dans l’exercice de
L’agent territorial a l’obligation d’agir pour la prévention des risques au travail. ses fonctions,
Il doit : - Informer la hiérarchie des dys-
- Prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécu- fonctionnements,
rité et de sa santé ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait - Informer la hiérarchie de toute
de ses actes ou de ses omissions au travail; anomalie,
- Signaler toute situation de travail qui semble présenter des risques pour la - Alerter en cas de danger.
santé ou la sécurité;
- Réaliser des suggestions en matière de prévention des risques professionnels;
- Respecter les règles d’hygiène et de sécurité au travail.

Les moyens dont ils disposent en la matière sont les suivants :


- Ils doivent recevoir une formation en matière d’hygiène et de sécurité;
- Ils possèdent un droit de retrait;
- Des registres d’hygiène et de sécurité sont mis à leur disposition;
- Ils peuvent être élus comme représentants du personnel au CTP ou au CHS.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 27


28 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire
La fonction publique
territoriale
29 La fonction publique
32 Filières et cadres d’emplois de la fonction publique territoriale
33 La carrière
36 Les droits et obligations des fonctionnaires
38 Les organismes de la fonction publique territoriale

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 29


La fonction publique territoriale

La fonction publique
En France, on distingue trois fonctions publiques qui, ensemble, totalisent plus de 5,2 millions
de fonctionnaires, soient 20,5 % de la population active.

l Les trois fonctions publiques


Ne pas confondre «fonction
On distingue 3 grandes fonctions publiques : publique» et «secteur public» :
• La fonction publique d’État. les fonctionnaires sont des agents
• La fonction publique territoriale. des administrations de l’État, des
• La fonction publique hospitalière. collectivités territoriales, des hôpi-
taux.
Elles sont fondées : Les agents de la sécurité sociale,
de la SNCF, de l’ANPE… ne sont
• Sur un statut général commun, fixant les droits et les obligations des fonction-
pas des fonctionnaires. Ils exer-
naires : la loi du 13 juillet 1983 (titre I du statut). cent cependant des missions de
• Et, pour chacune d’elles, sur un statut spécifique : service public.
- Fonction publique d’État : loi du 11 janvier 1984 (titre II du statut)
- Fonction publique territoriale : loi du 26 janvier 1984 (titre III du statut)
- Fonction publique hospitalière : loi du 9 janvier 1986 (titre IV du statut)

La fonction publique territoriale a été créée en 1984. Cette création a suivi les lois La fonction publique territoriale
de décentralisation de 1982/1983. représente plus de 33 % de l’en-
La fonction publique territoriale regroupe l’ensemble des emplois de fonction- semble des fonctionnaires.
naires et agents publics :
Les droits et obligations s’imposent
• Des collectivités territoriales : la commune, le département, la région. non seulement aux fonctionnaires
• Des établissements publics locaux : CCAS (centre communal d’action sociale), titulaires mais aussi aux stagiaires
OPH (office public d’habitat), EPCI (établissement public de coopération inter- et aux non titulaires.
communale), SDIS (service départemental d’incendie et de secours), Caisse des
écoles… Agents publics : fonctionnaires
(stagiaires ou titulaires), non titu-
laires.
l Les conditions d’accès à la fonction publique
Agents de droit privé : apprentis, CUI
Les conditions générales : (contrat unique d’insertion). C’est le
• Posséder la nationalité française ou celle d’un État membre de l’Union euro- code du travail qui s’applique.
péenne.
• Jouir de ses droits civiques. Le service militaire effectué dans
• Ne pas avoir subi une condamnation incompatible avec l’exercice des fonc- un pays membre de l’Union euro-
tions (mentions portées au bulletin n° 2 du casier judiciaire). péenne est pris en compte pour
• Être en position régulière au regard du service national. la carrière de fonctionnaire en
France.
• Remplir les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice de la fonc-
tion (visite médicale).
Les travailleurs handicapés peu-
vent ainsi être recrutés dans ce
Les conditions spécifiques : cadre.
• Il peut y avoir, pour chaque cadre d’emplois, des conditions spécifiques d’accès
(diplômes, années de services publics…).

30 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


La fonction publique (suite)

Les trois fonctions publiques - Éléments de comparaison


Fonction Publique Fonction Publique Fonction Publique
d’État Territoriale Hospitalière

NOMBRE D’AGENTS * Environ 2 407 000 * Environ 1 825 000 * Environ 1 045 000

Droits et obligations : les fonctionnaires sont tous soumis au titre 1er


CADRE LÉGISLATIF
Séparation du grade et de l’emploi

RECRUTEMENT Recrutement en principe par concours

État employeur unique Autant d’employeurs que de collec- Employeurs multiples selon le mode
EMPLOYEUR tivités territoriales et établissements d’organisation des établissements
publics (environ 56 000)

Après la réussite à un concours, Après la réussite à un concours, Après la réussite à un concours,


la nomination s’effectue automati- le lauréat recherche un poste dans la nomination est effectuée par le
NOMINATION quement (liste d’aptitude par ordre une collectivité qui procédera à sa directeur de l’établissement
de mérite) nomination (liste d’aptitude par ordre
alphabétique)

Les fonctionnaires sont organisés Les fonctionnaires sont organisés Les fonctionnaires sont organisés
en corps, gérés au plan national en cadres d’emplois, gérés par en corps, gérés dans le cadre de
ORGANISATION
l’autorité territoriale avec l’appui des chaque établissement
centres de gestion

Les échelles de rémunération sont Les échelles de rémunération sont Les échelles de rémunération sont
RÉMUNÉRATION fixées pour chaque corps par décret fixées pour chaque cadre d’emplois fixées pour chaque corps par décret
par décret

* Au 31 décembre 2008

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 31


La fonction publique territoriale

Filières et cadres d’emplois


de la fonction publique territoriale
FILIÈRES cadres d’emplois
catégorie A catégorie B catégorie C

• Administrateur • Rédacteur • Adjoint administratif


ADMINISTRATIVE • Attaché
• Secrétaire de mairie

• Ingénieur • Technicien • Agent de maîtrise


• Adjoint technique
TECHNIQUE
• Adjoint technique des établisse-
ments d’enseignement

CULTURELLE

• Conservateur du patrimoine • Assistant qualifié de conservation • Adjoint du patrimoine


• Conservateur de bibliothèques du patrimoine et des bibliothèques
Patrimoine et
• Attaché de conservation du • Assistant de conservation du
bibliothèques
patrimoine patrimoine et des bibliothèques
• Bibliothécaire

• Directeur d’enseignement • Assistant spécialisé


Enseignement d’établissement artistique d’enseignement artistique
artistique • Professeur d’enseignement • Assistant d’enseignement
artistique artistique

• Médecin • Infirmier • Auxiliaire de puériculture


• Sage-femme • Rééducateur • Auxiliaire de soins
• Psychologue • Assistant médico-technique • Agent spécialisé des écoles
• Puéricultrice cadre de santé • Moniteur-éducateur maternelles (ASEM)
• Puéricultrice territoriale • Éducateur de jeunes enfants • Agent social
MÉDICO-SOCIAL • Cadre territorial de santé, infir- • Assistant socio-éducatif
mier, rééducateur et assistant
médico-technique
• Biologiste, vétérinaire et phar-
macien
• Conseiller socio-éducatif

• Conseiller des activités physiques • Éducateur des activités physiques • Opérateur des activités physiques
SPORTIVE
et sportives et sportives et sportives

ANIMATION • Animateur • Adjoint d’animation

• Capitaine, commandant, lieute- • Major et lieutenant • Sapeur pompier non officier


SAPEURS nant-colonel et colonel • Infirmier
POMPIERS • Médecin et pharmacien
• Infirmier d’encadrement

POLICE • Directeur de police municipale • Chef de service de police muni- • Agent de police municipale
MUNICIPALE cipale • Garde champêtre

32 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


La fonction publique territoriale

La carrière
Depuis son recrutement et jusqu’à sa retraite, la carrière du fonctionnaire est soumise
à un ensemble de dispositions statutaires.

l Le recrutement
Recrutement direct sur le premier
Le recrutement sur liste d’aptitude après concours est le principal mode de grade et premier échelon du cadre
recrutement des fonctionnaires territoriaux. d’emplois :
Le recrutement direct sans concours existe pour certains cadres d’emplois de la adjoint administratif 2 e classe,
catégorie C. adjoint technique 2e classe, adjoint
Les collectivités peuvent aussi (sous certaines conditions) procéder au recrute- d’animation 2e classe, adjoint du
ment de non titulaires : contractuels (la durée totale des contrats successifs est patrimoine 2e classe, agent social
2e classe.
limitée à 6 ans) et d’agents de droit privé : contrats uniques d’insertion (CUI),
apprentis. Les travailleurs handicapés,
reconnus comme tels, peuvent
sous certaines conditions être
l Les concours recrutés directement.
Les concours permettent de respecter le principe de l’égalité de l’accès de tous
les citoyens à l’emploi public. Dans la plupart des concours sur
titres, il y a aussi un entretien avec
• Le concours externe est ouvert aux candidats remplissant certaines conditions
un jury et parfois une épreuve
(en général : avoir des diplômes). écrite avec QCM.
• Le concours interne est ouvert aux agents en poste justifiant de certaines
conditions de service (conditions différentes selon les cadres d’emplois). Les listes d’aptitude ont une valeur
• Le concours troisième voie est ouvert sous certaines conditions (élus locaux, res- nationale.
ponsables d’association, agents du secteur privé dont anciens emplois-jeunes).
Les concours peuvent être sur titres (diplômes) ou sur épreuves. L’inscription sur une liste d’apti-
Les candidats reçus sont inscrits sur une liste d’aptitude (par ordre alphabéti- tude ne vaut pas recrutement :
que). Être reçu à un concours ne garantit pas une nomination. L’autorité territo- les lauréats de concours doivent
riale choisit librement les candidats qu’elle souhaite recruter. rechercher eux-mêmes un emploi
auprès des collectivités qui dispo-
La durée maximale d’inscription sur la liste d’aptitude est de 3 ans. La première
sent de postes vacants.
année, l’inscription se fait automatiquement. À la fin de la première année et de
la deuxième année, le candidat qui n’a pas été nommé doit demander expressé- En cas de recrutement direct, il y a
ment (par lettre recommandée) le maintien de son inscription. aussi une période de stage.

La durée du stage varie selon les


l Le stage cadres d’emplois (1 an en général).
Le stage est une période probatoire destinée à vérifier les qualités professionnel-
L’agent déjà fonctionnaire est
les de l’agent. C’est aussi une période de formation. placé en position de détachement
À l’issue du stage, l’autorité territoriale peut décider : durant le stage.
- la titularisation,
- une prolongation exceptionnelle, L’accès à un cadre d’emplois
- la non titularisation. après un concours constitue un
Il y a stage lors du premier recrutement dans un cadre d’emplois et lors de l’ac- recrutement : d’où l’obligation
cès à un cadre d’emplois supérieur (après concours ou par promotion interne). d’effectuer une période de stage
et des formations.

La titularisation est prononcée par


l La titularisation
l’autorité territoriale (le maire, le
La titularisation intervient après la période de stage, s’il a donné satisfaction. L’agent président du conseil général ou
accède alors à la qualité de titulaire. régional).
La titularisation est conditionnée par la participation aux formations d’intégration.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 33


La carrière (suite)

l L’organisation des statuts


Les fonctionnaires soumis au même statut particulier sont regroupés dans un Le cadre d’emplois des adjoints
cadre d’emplois. Chaque cadre d’emplois peut comporter plusieurs grades : un techniques territoriaux comporte
grade initial et un ou plusieurs grades d’avancement. 4 grades.
Les cadres d’emplois sont répartis en 3 catégories hiérarchiques : A, B et C.
Ils sont aussi répartis en 8 filières. Chaque filière correspond à un secteur d’ac- Un fonctionnaire est titulaire
tivités. de son grade mais pas de son
emploi.
Le titulaire d’un grade a vocation à occuper un ensemble d’emplois. Il y a sépa-
ration du grade et de l’emploi. Il existe environ 250 métiers dans
la fonction publique territoriale.

l Avancement et changement de cadre d’emplois À sa titularisation, ou nomination


(agents de catégorie C en recrute-
L’avancement d’échelon ment direct), l’agent est classé à
un échelon déterminé sur l’échelle
Une fois classé dans l’échelle indiciaire de son grade, le fonctionnaire bénéficie indiciaire de son grade.
d’avancements d’échelon liés à son ancienneté. L’avancement d’échelon se fait
à l’échelon immédiatement supérieur.
L’autorité territoriale peut prononcer un avancement à l’ancienneté maximale, L’avancement d’échelon se traduit
intermédiaire ou minimale. L’avancement à l’ancienneté maximale est de droit, par une augmentation de traite-
les autres modalités sont en fonction de la valeur professionnelle de l’agent. ment sans changement de grade.

L’avancement de grade La liste d’aptitude « promotion


interne » est établie en fonction
C’est la procédure qui permet (au sein d’un même cadre d’emplois) d’accéder au de critères choisis librement par
grade immédiatement supérieur. Il n’est pas automatique. l’autorité territoriale. Elle est sou-
L’avancement de grade se fait, au choix, sur la base d’un tableau d’avancement sur mise pour avis à la commission
lequel sont inscrits les titulaires qui remplissent les conditions nécessaires. administrative paritaire (CAP). La
liste d’aptitude a une valeur natio-
Le changement de cadre d’emplois nale, elle est valable 3 ans.
L’accès à un nouveau cadre d’emplois peut se réaliser à la suite d’une réussite à
un concours, ou d’une promotion interne au choix.
Après un changement de cadre
La promotion interne est une procédure qui permet d’accéder au cadre d’em-
d’emplois, l’agent est nommé sta-
plois immédiatement supérieur. giaire dans son nouveau cadre
Pour être nommé au titre de la promotion interne, il faut remplir certaines condi- d’emplois.
tions statutaires (âge, ancienneté, parfois réussite à un examen professionnel),
et être inscrit sur une liste d’aptitude établie par l’autorité territoriale. La valeur de l’indice est publiée
au Journal Officiel lors de chaque
La rémunération revalorisation.
À chaque grade correspond une échelle indiciaire. Chaque échelle comprend
Le régime indemnitaire varie selon
plusieurs échelons. À chaque échelon est associé un indice (indice majoré) qui
les collectivités territoriales (dans
sert à calculer le traitement. Pour cela, on multiplie l’indice majoré par la valeur
les limites fixées par les textes).
du point.
À ce traitement, s’ajoutent l’indemnité de résidence, le supplément familial,
les primes et indemnités attribuées par l’organe délibérant de la collectivité en
application des textes en vigueur.

34 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


La carrière (suite)

l Les positions administratives


Pendant le temps de formation,
Chaque agent titulaire est placé par sa collectivité dans une position qui corres- l’agent est en position d’activité.
pond à sa situation administrative :
• La position d’activité, c’est la plus courante : elle concerne l’agent qui exerce La mise à disposition fait partie
à temps plein ou à temps partiel, ses fonctions dans la collectivité. Elle est des positions d’activité. Elle per-
composée : met d’exercer ses fonctions dans
- du temps de travail, un autre organisme, par exemple
une association ou une organisa-
- des congés (annuels, maladie…),
tion syndicale. L’agent continue à
- de la mise à disposition, être géré et payé par sa collecti-
- des autorisations spéciales d’absence. vité d’origine.
• Le détachement : il permet de travailler dans un autre organisme public, tout
en continuant à bénéficier de ses droits à avancement dans la collectivité La mutation permet de changer
d’origine. d’employeur territorial.
• Le congé parental : il est accordé de plein droit pour se consacrer à l’éducation
d’un enfant de moins de 3 ans, il garantit de retrouver un emploi dans sa col- Attention aux conditions de réin-
lectivité. tégration après un détachement
• La disponibilité permet à l’agent, pour des raisons personnelles et pour une ou une disponibilité, elles varient
selon les cas.
certaine période, de suspendre son activité professionnelle. Elle est accordée
de plein droit pour raisons familiales et sous réserve des nécessités de service En cas de disponibilité, on perd
pour convenance personnelle. ses droits à avancement et rému-
nération.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 35


La fonction publique territoriale

Les droits et obligations du fonctionnaire


Titre I du statut général - Loi du 13 juillet 1983

DROITS OBLIGATIONS

• La liberté d’opinion • L’interdiction de cumul


Elle se traduit par le principe de non discrimination. Les fonctionnaires consacrent l’intégralité de leur activité profes-
Aucune distinction ne peut être faite entre les fonctionnaires en sionnelle aux tâches qui leur sont confiées. Ils ne peuvent exercer
raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit (sauf cas
religieuses, de leur sexe, de leur état de santé, apparence physique, particuliers prévus par la loi).
handicap ou de leur appartenance ethnique.

• Le droit syndical • La discrétion professionnelle


Les fonctionnaires peuvent librement créer des organisations syndi- Le fonctionnaire ne doit dévoiler aucune information ni communiquer
cales, y adhérer et y exercer des mandats. aucun document ou fait dont il a pris connaissance en raison de ses
fonctions et ayant trait au service. Ce sont les informations de l’admi-
nistration qui sont protégées.

• Le droit de grève • Le secret professionnel


Les fonctionnaires exercent le droit de grève dans le cadre des lois Le fonctionnaire ne doit pas révéler les secrets qui lui ont été confiés
qui le réglementent. dans le cadre de son métier, sauf en cas d’obligation légale. Le secret
professionnel a pour but la protection des usagers.

• Le droit à la protection et à la santé • L’obligation de réserve


Des conditions d’hygiène et de sécurité de nature à préserver leur Le principe de neutralité du service public interdit au fonctionnaire
intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque.
travail. La réserve ne concerne pas uniquement l’expression des opinions.
Elle impose au fonctionnaire d’éviter en toutes circonstances les
comportements portant atteinte à la considération du service public
par les usagers.

• Le droit de participation • L’obligation d’information du public


Les fonctionnaires, par l’intermédiaire de leurs délégués, participent Les fonctionnaires ont le devoir de satisfaire aux demandes d’infor-
à l’organisation des services publics, à l’élaboration des règles mation du public. Cette obligation s’exerce dans le respect des règles
statutaires, et à l’examen des décisions individuelles concernant leur relatives au secret professionnel, à l’accès aux documents adminis-
carrière (Ex : CAP, CTP, CHS…) tratifs et à l’obligation de discrétion professionnelle.

• Le droit à l’accès à son dossier individuel • L’obligation d’obéissance hiérarchique


Tout fonctionnaire dispose du droit d’accès à son dossier. Le dossier Le fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur
du fonctionnaire doit comporter toutes les pièces intéressant la situa- hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement
tion administrative de l’intéressé. Dans ce dossier, il ne peut être fait illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.
état des opinions ou des activités politiques, syndicales, religieuses
ou philosophiques de l’intéressé.

36 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Les droits et obligations du fonctionnaire (suite)

DROITS OBLIGATIONS

• Le droit à la protection
La collectivité est tenue de protéger les fonctionnaires contre les
menaces, violences, voies de fait, injures ou outrages dont ils pour-
raient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le
cas échéant, le préjudice qui en résulte.

• Le droit à la formation professionnelle


tout au long de la vie
Tout agent bénéficie chaque année d’un droit individuel à la formation
(DIF). Ce droit est mis en œuvre à l’initiative de l’agent, en accord
avec son employeur.

• Le droit à congés et décharge de service


Congés annuels, de maladie, de maternité, parental, de formations
professionnelle et syndicale, mais aussi pour validation des acquis
professionnels (VAE) et pour bilan de compétences.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 37


La fonction publique territoriale

Les organismes de la fonction publique


territoriale
l Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale : le CSFPT
Au ministère de l’intérieur, la
• C’est une instance paritaire représentative de la FPT où s’exerce le droit à par- Direction Générale des Collec-
ticipation des fonctionnaires. tivités Locales est la principale
• Il est composé de membres élus représentant les collectivités territoriales et de interlocutrice du CSFPT.
membres désignés par les syndicats pour représenter le personnel.
• Il est consulté pour avis sur toute question, tout projet de loi ou de décret
concernant la fonction publique territoriale.

l Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale : le CNFPT


Le CNFPT compte 29 délégations,
• C’est un établissement public national. 4 instituts nationaux spécialisés
• Il est géré par un conseil d’administration paritaire, composé d’élus locaux et d’études territoriales (INSET) et
de représentants du personnel (élus sur listes syndicales). un institut national des études
• Ses ressources sont constituées par une cotisation obligatoire versée par l’en- territoriales (INET).
semble des collectivités territoriales (1 % de la masse salariale), ainsi que par
La loi du 19 février 2007 pose le
une participation financière pour des prestations complémentaires (partena-
principe d’un droit à la formation
riat financier).
tout au long de la vie.
• Sa principale mission est centrée sur la formation des agents territoriaux,
« assurer leur formation tout au long de la vie » : formations d’intégration
et de professionnalisation, formations de perfectionnement, préparations aux
concours et aux examens professionnels, suivi du DIF (droit individuel à la
formation), suivi des demandes de validation des acquis (VAE) et de bilans de
compétences, mise en œuvre des procédures d’allégements des parcours…
• En matière d’emploi, pour les seuls cadres A + bénéficiant d’un statut d’élèves
et les ingénieurs en chef, il assure : la prise en charge de ceux qui sont privés
d’emploi, la publicité des créations et vacances d’emplois, l’organisation des
concours et examens.
• Il a aussi une mission d’observation de l’emploi, des métiers et des compétences.

l Les Centres de Gestion


Seules, les collectivités employant
• Ce sont des établissements publics administratifs locaux. moins de 350 fonctionnaires sont
• Ils sont dirigés par un conseil d’administration composé exclusivement d’élus obligatoirement affiliées au cen-
locaux. tre de gestion. Pour les autres
• Leurs principales missions sont : collectivités, il s’agit d’un choix.
- assurer le fonctionnement des commissions administratives paritaires et des
Les centres de gestion ne sont
conseils de discipline des collectivités affiliées,
pas des organismes paritaires :
- organiser les concours et examens professionnels des agents de catégorie A, B
les syndicats n’y siègent pas.
et C, établir les listes d’aptitude, assurer la publicité des créations et vacances
d’emplois pour les agents de catégorie A, B et C, prendre en charge les fonction-
naires privés d’emploi.
• Il existe un centre de gestion par département, à l’exception de la région Île
de France où ils sont interdépartementaux (première couronne et grande cou-
ronne).

38 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Les organismes de la fonction publique territoriale (suite)

Les organes locaux de participation


Les concours de catégories C, B et
Ce sont des organes paritaires consultatifs où s’exerce le droit à participation A sont organisés par les centres
des fonctionnaires. Ils sont composés à part égale de représentants de la collec- de gestion, sauf les A+, organisés
tivité et de représentants des fonctionnaires. par le CNFPT.

La Commission Administrative Paritaire : la CAP Les élections des membres de la


• Elle doit être obligatoirement consultée pour ce qui concerne la carrière des CAP et du CTP ont lieu après cha-
agents à titre individuel : que renouvellement de l’organe
délibérant.
- l’avancement, la promotion interne, la notation, les sanctions, le refus de
titularisation…
Les membres de la CAP et du CTP
- le détachement, la disponibilité (sauf si accordés de droit)… ont un mandat de 6 ans.
• Elle est présidée :
- soit par le président du centre de gestion (pour les collectivités affiliées), Les avis des instances paritaires
- soit par l’autorité territoriale (maire, président du conseil général ou régional). sont consultatifs.

Le Comité Technique Paritaire : le CTP Il existe une CAP par catégorie


• Il est consulté sur les questions d’ordre général et collectif concernant : (A, B, C).
- l’organisation et le fonctionnement des services,
Le CTP doit être créé s’il y a plus
- le plan de formation, de 50 agents.
- les conditions de travail, la durée du travail,
- les problèmes d’hygiène et de sécurité. Pour les collectivités de moins de
50 agents, le CTP et le CHS siègent
Le Comité d’Hygiène et Sécurité : le CHS auprès du centre départemental
• Il est créé par l’organe délibérant de la collectivité, après avis du CTP. de gestion.
• Il examine les questions concernant spécifiquement l’hygiène, la sécurité et
la médecine préventive. Il peut procéder à une enquête en cas d’accident de
service ou de maladie professionnelle, suggérer des mesures pour améliorer
l’hygiène et la sécurité du travail ainsi que pour la formation des agents sur
ces questions.
• Le CTP peut assurer cette fonction lorsqu’il n’y a pas de CHS.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 39


40 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire
Le système de formation
de la fonction publique
territoriale
42 L’organisation de la fonction formation dans la collectivité
43 La formation tout au long de la vie
45 Les formations d’intégration et de professionnalisation
47 Le DIF
49 La VAE
51 Le bilan de compétences
53 Les formations de préparation aux concours et examens professionnels
54 Les formations aux savoirs de base
55 Le livret individuel de formation

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 41


Le système de formation de la fonction publique territoriale

L’organisation de la fonction
formation dans la collectivité
Le pilotage de la formation est une fonction largement partagée au sein de la collectivité.
Le plan de formation en est la colonne vertébrale.

Le plan de formation est un


document prévisionnel annuel
ou pluriannuel ajusté chaque
l Les différents interlocuteurs internes à la collectivité
année. Il permet de structurer
en matière de formation les formations à moyen terme en
tenant compte des objectifs de la
collectivité, des projets des ser-
Le responsable formation
vices et des besoins individuels
Au sein de la Direction des ressources humaines, dans les grandes et moyennes des agents. Il reflète les priorités
collectivités, il est le principal interlocuteur des agents. de la collectivité mais doit être le
Son premier rôle est un rôle de conseil et d’appui, que ce soit auprès des chefs résultat d’une nécessaire concer-
de service pour les accompagner dans le développement des compétences de tation entre tous les partenaires
leurs agents, ou auprès des agents eux-mêmes afin de les orienter dans leurs concernés.
choix de formations.
Il a également pour rôle de recueillir et traiter les demandes de formation des Le règlement de formation est un
document spécifique à la collec-
services et des agents.
tivité qui formalise les réponses
Il assure le suivi administratif des formations obligatoires. à différentes questions pratiques
Il assure enfin la conception, la mise en œuvre et l’évaluation du plan de forma- relatives à l’organisation de la
tion. Il en garantit le suivi administratif et financier. Dans ce cadre, c’est lui qui formation : au vu de quels critè-
est éventuellement chargé d’organiser les sessions de formation en intra dans res la collectivité accorde-t’elle ou
la collectivité. impose-t’elle une formation à un
agent ? Quelles sont les règles et
L’encadrement les délais dans la négociation des
formations choisies dans le cadre
L’encadrement de proximité est un interlocuteur privilégié de l’agent. Sa connais-
du DIF ? A-t-on le droit de refuser
sance du contexte de travail de l’agent, des évolutions qui peuvent impacter les
un stage ?, etc.
compétences attendues pour la bonne tenue du poste (qu’elles soient techni-
ques, juridique ou autres), le rend en mesure de décliner des orientations de Le CNFPT est un partenaire externe
formation qui tiennent compte à la fois des besoins individuels mais aussi des privilégié en matière de formation
perspectives de développement des services. pour les agents des collectivités
Il participe au recueil des besoins et à la définition des objectifs de formation locales. Les collectivités territo-
notamment lors de l’entretien annuel d’évaluation. Il facilite le départ des agents riales ayant au moins un agent à
concernés par les formations, puis permet la mise en œuvre et le transfert des temps plein lui versent 1% de leur
acquis dans les situations de travail. masse salariale. Il organise des
sessions de formation statutai-
Le comité technique paritaire res obligatoires, de formation de
perfectionnement, de préparation
Il est composé de représentants de la collectivité et de représentants du person- concours en inter collectivités ou
nel. Il a un rôle consultatif sur toutes les questions en lien avec les conditions sur mesure pour une collectivité.
de travail et la formation. La consultation du CTP est obligatoire sur toutes les
questions liées à l’organisation générale des services.
La commission formation du CTP se réunit avant chaque CTP où des points rela-
tifs à la formation sont à l’ordre du jour. Elle se prononce sur l’élaboration du
plan de formation présenté par la collectivité, ainsi que sur le bilan de sa mise
en œuvre.

42 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

La formation tout au long de la vie


Depuis la loi du 19 février 2007, on parle désormais de formation tout au long de la vie
dans la fonction publique territoriale.

l Se former tout au long de la vie


Le concept de formation tout au
Les usagers des collectivités locales, de même que les élus locaux, exigent des long de la vie (professionnelle),
services publics locaux de qualité. Pour cela, il faut des missions bien définies, venu de l’Union Européenne, a été
du personnel qualifié et une bonne organisation des services. adapté au système français par les
L’adaptation continue des compétences individuelles et collectives est au cœur partenaires sociaux en 2003 pour
de la nouvelle approche de la formation. le secteur privé et en 2006 pour la
Pour que l’agent soit acteur de sa formation, il faut lui présenter des conditions fonction publique. Il a trouvé sa
traduction complète dans la fonc-
favorables : un emploi bien repéré (fiche de poste, métier), des perspectives
tion publique territoriale par la loi
d’évolution, voire un service d’aide à l’évolution professionnelle. du 19 février 2007 et les deux prin-
cipaux décrets qui ont suivi, celui
On sépare de moins en moins travail et formation. Il y a une multitude de façons du 26 décembre 2007 et celui du
de se former : il y a bien sûr le stage en salle, toujours nécessaire pour prendre du 29 mai 2008.
recul par rapport à son quotidien et pour rencontrer des collègues. Mais on sait
aussi depuis longtemps que « la formation sur le tas » existe et que l’expérience
est souvent formatrice.
La réforme de la formation tout au long de la vie a pour ambition de combiner
ces deux façons de se former : dans un centre de formation et sur le lieu de
travail.

l Une nouvelle organisation et une nouvelle conception Voir la fiche « Les formations d’in-
de la formation tégration et de professionnalisa-
tion ».
Après la loi du 19 février 2007, le statut de la fonction publique territoriale distin-
gue les catégories suivantes de formation : Depuis la loi du 02 février 2007
• les formations statutaires d’intégration et de professionnalisation. Elles sont de modernisation de la fonction
liées à la fois au cadre d’emplois d’affectation et au poste ou à l’emploi occupé. publique, ces préparations peu-
Elles sont obligatoires en ce sens qu’il y a, sauf dispense, un minimum de jour- vent concerner des concours des
nées à suivre régulièrement en début et en cours de carrière. Mais ce n’est autres fonctions publiques État et
qu’un minimum. Hospitalière.

• la formation de perfectionnement, dispensée en cours de carrière à la demande


de la collectivité employeur ou de l’agent. La majeure partie des actions de for-
mation continue correspondent à cette catégorie.
• la formation de préparation aux concours et examens professionnels. C’est la
voie principale pour progresser dans une filière professionnelle par un avance-
ment de grade ou un changement de cadre d’emplois.
• la formation professionnelle personnelle s’est enrichie de plusieurs dispositifs.
Le congé de formation professionnelle (connu et utilisé dans le privé sous l’ap-
pellation CIF) a été amélioré dans ses conditions d’accès et d’indemnisation
(80 % du traitement brut plafonné à l’indice brut 650 au lieu de 379 aupara-
vant). Des congés pour VAE et Bilan de Compétences de 24 heures chacun et
fractionnables sont institués dans le statut général de la Fonction publique.
• La formation de lutte contre l’illettrisme et pour l’apprentissage de la langue.
Pour pouvoir lutter plus efficacement contre ce handicap professionnel, le
législateur a voulu identifier par la loi cette catégorie spécifique d’action de
formation.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 43


La formation tout au long de la vie (suite)

l Les outils de mise en cohérence : livret et plan de formation


La VAE émerge peu à peu en tant
Qu’est-ce qui donne le plus d’efficacité aux formations suivies ? C’est à la fois le que nouvelle voie d’accès à un
bon choix des actions et la motivation des agents (et de ceux qui les encadrent). diplôme mais ne dispense pas de
Pour aider l’agent à exprimer son projet ou plus simplement ses souhaits, pour l’épreuve des concours (voir la
que la collectivité précise ses besoins, la première étape est l’entretien indivi- fiche « La validation des acquis
duel professionnel. de l’expérience »).

Voir la fiche : « Le bilan de com-


Désormais il existe également :
pétences »
- un nouvel outil: le LIF (Livret Individuel de Formation) où l’agent décrit son
parcours professionnel et de formation : cela l’aide à faire le point sur ses com- Les agents non-titulaires sont
pétences, ses qualifications et ses projets. inclus dans le nouveau système de
- une place nouvelle donnée par la réforme aux plans de formation pour que la formation, exception faite des for-
collectivité définisse mieux ses besoins et priorités et mette en cohérence les mations obligatoires (intégration
projets individuels et collectifs à travers les programmes de formation actés et professionnalisation) puisque
dans le plan. celles-ci ouvrent à la titularisation
et à l’avancement de grade.
Il en est de même pour les assis-
l Une troisième voie d’accès à la formation tants maternels et familiaux.

Le Droit Individuel de Formation (DIF), nouveauté importante de la loi du 19 Voir la fiche : « Le livret individuel
février 2007, est la mesure la plus significative de la réforme pour affirmer le rôle de formation »
de « l’agent acteur de son parcours de formation ».
Ce principe fort de la réforme de la formation va de pair avec ceux de l’individua-
lisation, de la professionnalisation et de la négociation.
Voir la fiche : « Le droit individuel
D’abord activé par l’agent, le DIF exprime un moment de rencontre du projet à la formation »
d’évolution de l’agent et du projet collectif de son service ou de sa collectivité.

44 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Les formations d’intégration


et de professionnalisation
Avec la loi du 19 février 2007, les formations statutaires obligatoires accompagnent
l’agent tout au long de sa carrière.

l Caractéristiques juridiques
Les formations statutaires obliga-
Les formations d’intégration et de professionnalisation sont des formations toires ne peuvent pas être impu-
statutaires obligatoires. Elles s’imposent aux employeurs comme aux agents tées sur le DIF.
(exception faite des non titulaires).
Elles consistent en un minimum d’obligations de formation visant à accompagner
les évolutions de carrière et d’emplois des agents, et à favoriser les adaptations
nécessaires aux activités qu’ils exercent dans les diverses missions et responsa-
bilités que leur confie la collectivité.

l Deux types de formations statutaires obligatoires


Les formations d’intégration
concernent désormais également
Les formations d’intégration les agents de catégorie C.
Ces formations visent à faciliter l’intégration des fonctionnaires par l’acquisi-
tion de connaissances relatives à leur environnement professionnel ainsi qu’au En cas de promotion interne, au
choix ou par examen profession-
système de formation de la fonction publique territoriale.
nel, l’agent est dispensé d’une
D’une durée de 5 jours pour tous, quel que soit le grade ou la catégorie, la for-
nouvelle formation d’intégration.
mation d’intégration intervient la 1re année qui suit la nomination dans le cadre
d’emplois.
La formation peut être, pour tout ou partie, commune aux fonctionnaires
appartenant à différents cadres d’emplois.

Les formations de professionnalisation


Les formations de professionnalisation sont dispensées aux fonctionnaires de
toutes catégories pour permettre leur adaptation à l’emploi et le maintien à
niveau de leurs compétences.
Les formations de professionnalisation sont elles-mêmes de 3 sous-types :
1/ formation de professionnalisation au premier emploi dans la fonction publi-
que territoriale, ou dans un nouveau cadre d’emplois,
2/ formation de professionnalisation tout au long de la carrière,
3/ formation de professionnalisation à la suite de l’affectation à un poste à res-
ponsabilité.

l La formation de professionnalisation au premier emploi


La durée de cette formation
dans un nouveau cadre d’emplois dépend de l’importance des
connaissances ou des savoir-
Objectifs visés faire que l’agent possède déjà
par rapport à l’emploi, et de leur
Elle permet l’adaptation à l’emploi que l’agent occupe lors de sa première prise écart par rapport aux besoins du
de poste dans la FPT, ou dans un nouveau cadre d’emplois (elle doit également poste. Ce diagnostic doit se faire
répondre aux attentes de la collectivité). avec la collectivité afin de décider
ensemble des actions de formation
Durée et organisation à engager. En cas de désaccord,
Sa durée est variable selon les besoins plus ou moins importants des agents, la durée sera obligatoirement celle
des 3 jours minimum.
leur expérience, ainsi qu’en fonction des formations déjà suivies. Elle ne peut
cependant être inférieure à 3 jours (pour les C) et 5 jours (pour les A et les B), ni
supérieure à 10 jours.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 45


Les formations d’intégration et de professionnalisation (suite)

Elle doit être réalisée dans les 2 ans qui suivent la nomination de l’agent.
La collectivité détermine la durée et les actions de formation à suivre par cha- Sous certaines conditions, la for-
que agent en fonction de l’évaluation de ses besoins, et après concertation avec mation de professionnalisation au
premier emploi peut être allégée,
celui-ci.
ou faire l’objet d’une dispense.
Sa durée peut être augmentée
Contenu
du nombre de jours ayant fait
Le contenu de cette formation n’est pas prévu à l’avance. Il dépend des besoins l’objet d’une dispense en forma-
propres de chaque agent qui peuvent être très différents. tion d’intégration (soit 5 jours au
maximum).

l La formation de professionnalisation tout au long de la carrière


Le contenu de la formation de pro-
Objectifs visés fessionnalisation tout au long de la
Elle est dispensée dans le but de permettre à l’agent de maintenir ses connais- carrière varie en fonction du cadre
sances à jour, et d’actualiser ses savoir-faire dans son domaine d’activité profes- d’emplois ainsi que du métier, mais
sionnelle. C’est une formation de mise à jour des compétences. aussi en fonction des évolutions
(réglementaires, techniques, poli-
Durée et organisation tiques) survenues sur une période
de cinq ans dans un secteur d’ac-
Sa durée est variable selon les besoins plus ou moins importants des agents, tivité professionnelle.
ainsi qu’en fonction des formations déjà suivies. Elle ne peut cependant être
inférieure à 2 jours, ni supérieure à 10 jours (sauf demande de dispense). Une évaluation des besoins doit
Elle a lieu par intervalles réguliers tous les 5 ans. se faire avec la collectivité, afin
La collectivité détermine les actions de formation à suivre par chaque agent, de décider ensemble des actions
ainsi que leur durée, en fonction de l’évaluation de ses besoins, et après concer- de formation à engager. En cas
tation avec celui-ci. de désaccord, la durée sera
ramenée à l’obligation des 2 jours
Contenu minimum.
Sous certaines conditions, la for-
Le contenu de cette formation n’est pas prévu à l’avance. Il dépend des besoins mation de professionnalisation
d’actualisation propres de chaque agent. tout au long de la vie profession-
nelle peut être allégée ou faire
l’objet d’une dispense.
l L a formation de professionnalisation à la suite de la nomination
à un poste à responsabilité
Le contenu de la formation de pro-
Les trois critères possibles d’un poste à responsabilité : fessionnalisation à la suite de la
nomination à un poste à responsa-
• Les emplois fonctionnels,
bilité portera essentiellement sur
• Certains emplois éligibles à la NBI, des savoirs et savoir-faire profes-
• Les emplois déclarés comme tels par la collectivité, après avis du CTP. sionnels nécessaires à l’exercice
d’une responsabilité d’encadre-
Objectifs visés ment. Il peut s’agir par exemple de
Elle permet à l’agent d’acquérir ou de développer des capacités à encadrer ou formations à la conduite de réu-
manager des équipes, ou à occuper des responsabilités spécifiques. C’est donc nions, à l’évaluation des besoins
une formation d’accompagnement à la prise de responsabilité. des agents, ou encore aux entre-
tiens annuels d’évaluation. Il peut
s’agir aussi de formations portant
Durée et organisation
sur l’élaboration de projets de ser-
Sa durée est variable selon les besoins des agents, ainsi qu’en fonction des for- vice ou de procédures de travail.
mations déjà suivies et des expériences antérieures. Elle ne peut cependant être
inférieure à 3 jours, ni supérieure à 10 jours.
Elle a lieu dans les 6 mois qui suivent l’affectation à un poste à responsabilité.
La collectivité détermine la durée et les actions de formation à suivre par cha-
que agent, en fonction de l’évaluation de ses besoins, et après concertation avec
celui-ci.

Contenu
Le contenu de cette formation porte notamment sur l’acquisition de connais-
sances et de techniques liées à l’encadrement des équipes.

46 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Le DIF
(Droit Individuel à la Formation)
Un nouveau droit et une nouvelle voie d’accès à la formation.

l Caractéristiques juridiques
Les textes de référence :
Le droit individuel à la formation est une disposition nouvelle, introduite par la • Loi du 2 février 2007
réforme de la formation dans la fonction publique. C’est un droit qui vise à ren- • Loi du 19 février 2007
dre les agents acteurs de leur évolution professionnelle. • Décret du 26 décembre 2007
• Circulaire du 16 avril 2007

l Objectif du DIF La loi du 19 février 2007 qualifie le


DIF de « professionnel ».
Il permet aux agents de se constituer un capital d’heures de formation cumula-
bles sur plusieurs années. Les agents peuvent l’utiliser à leur initiative pour une L’exercice du DIF relève d’une
action de formation choisie en accord avec leur employeur. co-décision entre l’agent et l’em-
ployeur.

l Principes généraux Le décompte des droits au DIF


débute dès l’entrée en vigueur
• Un crédit de 20 heures par an et par agent, cumulable sur 6 ans maximum, et de la loi du 19 février 2007. Pour
plafonné ensuite à 120 heures. la première année, l’utilisation du
• L’agent prend l’initiative de la demande qui, pour aboutir, doit avoir l’accord de DIF est effective à compter du 21
la collectivité. février 2008, avec un premier cré-
• Les actions « difables » doivent être identifiées dans le plan de formation de la dit de 20 h.
collectivité.
• Le DIF peut concerner des actions suivies hors du temps de travail : le CTP doit Au bout de 6 ans, si l’agent n’a pas
utilisé le DIF, le compteur se blo-
être alors consulté auparavant et l’agent se voit attribuer une allocation forma-
que à 120 h et n’augmente plus.
tion (correspondant à 50 % du traitement horaire).
Les assistants familiaux et mater-
nels sont aussi bénéficiaires du DIF
l Bénéficiaires (décret du 26 décembre 2007).
Le DIF est une mesure qui touche tous les agents territoriaux, titulaires ou non
titulaires, à temps complet ou non. L’entretien annuel d’évaluation et
l’entretien professionnel sont des
Dans ces derniers cas, les droits en crédit d’heures sont acquis au prorata temporis,
moments privilégiés pour aborder
c’est–à-dire en fonction de la durée du temps de travail (4/5, mi-temps...)
l’utilisation du DIF.

Si l’agent est en congé (maternité, paternité, maladie ou autres), ou s’il est en Une copie de la convention doit
détachement, ou mis à disposition, les temps ainsi passés comptent pour cumu- être adressée au CNFPT par la
ler des droits au DIF. collectivité. Un bilan annuel de
la diffusion du DIF sera réalisé et
Mise en œuvre transmis au conseil supérieur de la
La mise en œuvre du DIF relève de l’initiative de l’agent, en accord avec son fonction publique territoriale.
employeur.
En cas de désaccord entre l’agent
et l’employeur pendant 2 années
Accès au DIF successives, l’agent bénéficie
L’agent peut faire valoir son droit au DIF à tout moment ou à des périodes prévues d’une priorité d’accès aux actions
par la collectivité. La collectivité a 2 mois pour lui répondre. Une non-réponse au de formation équivalentes organi-
terme de ce délai vaut acceptation du choix de l’action de formation. sées par le CNFPT.

La collectivité doit informer périodiquement chacun de ses agents de ses droits


acquis au titre du DIF.

Une convention signée entre l’agent et l’employeur doit venir, selon la loi, confir-
mer par écrit l’accord des deux parties, agent et collectivité, sur le choix de l’ac-
tion.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 47


Le DIF (Droit Individuel à la Formation) (suite)

l Actions de formation concernées


Les actions de formation que l’agent se propose de suivre doivent :
• concerner des formations de perfectionnement ou de préparation aux concours
ou examens professionnels;
• être inscrites au plan de formation de la collectivité.
La procédure de choix du DIF est une démarche interne à la collectivité. L’action
choisie peut relever du CNFPT. Elle peut aussi concerner un autre organisme ou
être réalisée directement par les propres moyens de la collectivité.

l Anticipation des droits au DIF


L’anticipation peut se réaliser à
Le DIF peut être utilisé par anticipation lorsque la durée de l’action de formation partir du 1er février 2009
choisie au terme de la négociation-concertation est supérieure aux droits acquis
par l’agent. Parmi les non-titulaires, seuls les
L’anticipation a deux limites : elle ne peut excéder les 120 heures et ne peut agents en CDI peuvent bénéficier
dépasser le double des droits déjà acquis. de l’anticipation.

En cas d’anticipation, une convention spécifique doit être passée entre l’agent
et l’autorité territoriale pour préciser l’engagement à servir dans la collectivité
correspondant à la durée anticipée.

Si l’agent effectue une mutation entre temps dans une autre collectivité, il est
tenu de rembourser les frais de formation correspondant à la collectivité d’ori-
gine.

l Transfert des droits DIF


La collectivité d’accueil peut
La « transférabilité » des droits acquis au titre du DIF reste subordonnée à l’ac- cependant se substituer à cet
cord entre les 2 employeurs publics successifs, c’est-à-dire la collectivité que agent pour ce remboursement.
l’agent quitte, et l’autre collectivité ou administration où il va travailler.
Les droits au DIF ne sont pas trans-
Le nouvel employeur peut demander à l’employeur précédent une compensa- férables pour les non-titulaires.
tion financière correspondant à des droits non encore utilisés par l’agent quand
il était encore dans la collectivité d’origine ; ceci se formalise dans une conven-
tion spécifique.

48 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

La VAE
(Validation des Acquis de l’Expérience)
La validation des acquis de l’expérience est un droit individuel permettant de valoriser
ses expériences pour obtenir une qualification officiellement reconnue.

l Un nouveau moyen d’obtenir un diplôme


L’expérience
La Vae est un moyen particulier d’obtenir un diplôme ou un titre professionnel L’expérience prise en compte
sans être obligé de suivre la formation qui en principe permet d’y accéder. dans une démarche de Vae doit
Ce dispositif repose sur le principe que l’on apprend aussi bien à travers les être entendue au sens large. Il
expériences que l’on peut faire au cours de sa vie qu’au cours d’une scolarité ou ne s’agit pas seulement de l’ex-
d’une formation. périence professionnelle, mais
On peut donc obtenir un diplôme, sans suivre de formation, uniquement parce aussi des activités développées
dans un autre cadre (associatif,
que ce que l’on a acquis par expérience a une valeur égale à ce que d’autres per-
sportif, caritatif, syndical…).
sonnes ont acquis en faisant des études.

La commission nationale
l Un moyen de progresser dans sa carrière de la certification
Obtenir un diplôme est une condition souvent exigée pour pouvoir avancer dans professionnelle
C’est une commission qui est char-
sa carrière, pour passer un concours, pour changer d’employeur, voire même
gée de répertorier l’ensemble des
pour changer de secteur d’activité. C’est la marque d’une qualification. qualifications professionnelles
En effet, le diplôme est la reconnaissance officielle, socialement reconnue par officielles délivrées en France. Les
tous, de la valeur des acquis d’une personne. La Vae est donc un moyen d’accé- qualifications sont sanctionnées
der à la reconnaissance officielle de la valeur de son propre parcours personnel par trois types de certifications :
et professionnel et de ses acquis. les diplômes, les titres profession-
Il est néanmoins à noter que la Vae ne dispense pas de l’épreuve des concours. nels et les CQP (certificats de qua-
lification professionnelle).

l Un dispositif très encadré


Les autorités de
Si la Vae est bien un droit individuel (pour lequel un congé de 24 heures doit certification (ou
être accordé par les employeurs), il ne s’agit pas pour autant d’une démarche organismes valideurs)
automatique. Ce n’est pas le demandeur de Vae qui décide de la valeur de son Il s’agit des établissements qui déli-
expérience, mais un jury qui juge si elle est ou non conforme aux contenus des vrent les diplômes, les titres pro-
diplômes demandés. fessionnels et les CQP et qui, par
Les jurys de Vae dépendent des organismes et des établissements qui délivrent conséquent, sont compétents pour
organiser les jurys de validation
les diplômes et les titres professionnels.
de l’expérience. Ils dépendent du
Ce sont ces jurys qui décident, après examen du dossier, et parfois aussi après ministère de l’éducation nationale,
un entretien avec le candidat, ou encore après des mises en situation profes- du ministère du travail, du minis-
sionnelles, d’accorder la totalité, une partie, voire aucun des éléments de la qua- tère de la jeunesse et des sports,
lification demandée. du ministère chargé de l’action
sociale, du ministère de l’agricul-
ture et, pour les CQP, directement
l Les 3 grandes étapes de la démarche des branches professionnelles.
• La première étape est essentiellement administrative :
Le candidat à la Vae fait une demande auprès d’un organisme délivrant une Les points relais
qualification reconnue par une certification qui correspond, selon lui, à son information- conseil 
expérience. Pour s’informer en détail sur la
L’organisme examine si sa demande est recevable, c’est-à-dire si le candidat pos- démarche de Vae et pour mieux
sède bien une expérience en rapport avec le contenu du diplôme ou du titre visé, connaître les contenus des cer-
et si cette expérience est au moins égale à 3 ans d’activité, en se basant sur les tifications et leurs liens avec sa
pièces justificatives transmises dans son dossier (attestations). propre expérience, toute personne
peut s’adresser à l’un des points
relais conseil de sa région. Cette
démarche doit se faire avant de
s’engager dans une Vae.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 49


La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) (suite)

• La seconde étape est descriptive et argumentative


Si la demande est recevable, le candidat monte un second dossier où il doit La validation partielle
décrire ses expériences, et démontrer qu’elles lui ont permis d’acquérir les com- En cas de validation partielle d’un
diplôme, d’un titre, ou d’un CQP,
pétences visées dans le diplôme demandé. Ce travail peut être long et difficile, et
le candidat dispose d’un délai de
nécessite souvent une aide ou un accompagnement.
cinq ans pour acquérir les com-
pétences manquantes et se pré-
• La troisième phase est délibérative senter à un nouveau jury, ou bien
Au regard des éléments et des arguments présentés dans le dossier, et des com- pour compléter sa démarche par
pléments d’information fournis par le candidat dans le cadre d’un éventuel la formation.
entretien, le jury délibère et décide de la portée de la validation (totale, partielle,
aucune validation).
Lorsque le candidat obtient la validation totale de son expérience, il obtient du
même coup le diplôme visé qui a exactement la même valeur que s’il l’avait
obtenu par la voie de la formation.

50 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Le bilan de compétences
Le bilan de compétences est un outil d’aide à l’orientation au service du projet professionnel.

l Caractéristiques juridiques
Le bilan de compétences entre
Tout agent, titulaire ou non titulaire, ayant 10 ans de services effectifs, peut, dans la catégorie « formation
dans le cadre d’une démarche individuelle, demander à bénéficier d’un bilan de personnelle ».
compétences.
L’employeur a aussi la possibilité de proposer un bilan à un agent. Toutefois, un
bilan ne peut être réalisé qu’en accord avec l’agent concerné.

l Objectifs visés
Les modalités de réalisation du
Le bilan de compétences permet aux agents d’analyser leurs compétences bilan sont régies par le code du
professionnelles et personnelles, leurs aptitudes et leurs motivations, afin de travail.
définir un projet professionnel ou personnel et, le cas échéant, un projet de for-
mation.

l Usages du bilan de compétences


Les bilans de compétences sont
Le bilan de compétences sert en premier lieu à clarifier ou définir un projet. réalisés par des prestataires
C’est, la plupart du temps, une démarche préalable à l’engagement dans une agréés.
démarche de formation particulièrement impliquante du type préparation aux
concours, vae, formation professionnelle longue et qualifiante…
Il peut aussi être sollicité avant de demander un congé formation.

Le bilan débouche sur des conclusions écrites qui peuvent être prises en compte
pour réduire les durées des formations obligatoires, ou pour accéder à des gra-
des ou cadres d’emplois par voie de promotion interne.

l Mise en œuvre Les 24 heures de congé peuvent


être fractionnées.
Le congé pour bilan de compétences
Les agents titulaires et non titulaires ayant 10 ans de services effectifs peuvent La décision de l’employeur doit
être formulée par écrit et motivée
bénéficier d’un congé de 24 heures pour réaliser un bilan.
en cas de report ou de refus.
Une procédure spécifique doit être respectée : L’agent qui ne suit pas l’ensemble
• la demande doit être déposée 60 jours avant le début du bilan de compéten- de son bilan perd son bénéfice à
ces. Cette demande doit indiquer les dates, la durée et l’organisme prestataire congé, et peut être amené à rem-
choisi par l’agent et la collectivité territoriale. bourser la collectivité du montant
• l’autorité territoriale doit faire connaître sa décision (acceptation, report ou de l’action (en cas de prise en
refus) ainsi que son accord (ou non) pour la prise en charge financière dans les charge financière).
30 jours qui suivent la réception de la demande.
Dans leur carrière, les agents ne peuvent bénéficier que de deux congés pour
bilan de compétences. Le délai de franchise à respecter entre 2 congés est de
5 ans.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 51


Le bilan de compétences (suite)

La prise en charge financière


Il est conseillé à l’agent d’inscrire
La collectivité peut prendre en charge financièrement les coûts du bilan de com- la réalisation d’un bilan de compé-
pétences. Dans ce cas, une convention est conclue entre l’agent, la collectivité et tences dans son livret individuel
l’organisme prestataire. Cette convention précise les principales obligations qui de formation.
incombent à chacun des partenaires.
A l’issue de son bilan, l’agent reçoit
DIF et bilan de compétences une attestation de présence.
Il est possible de recourir au DIF pour réaliser un bilan de compétences, notam-
ment pour les agents qui ne peuvent bénéficier du congé ou pour ceux qui ont
besoin de plus de temps.

l Contenu, déroulement
Le bilan de compétences comprend 3 phases :
• une phase préliminaire qui vise à confirmer l’engagement de l’agent dans la
démarche,
• une deuxième phase, d’investigation, qui a notamment pour but de déterminer
ses possibilités d’évolution professionnelle,
• une phase de conclusion qui permet à l’agent de prévoir les principales étapes
de la mise en œuvre du projet. Celle-ci se termine par la présentation d’un
document de synthèse dont l’agent est seul destinataire, et qui ne peut être
communiqué à la collectivité ou à des tiers qu’avec son accord.

52 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Les formations de préparation


aux concours et aux examens professionnels
Avec la loi du 19 février 2007, la formation de préparation aux concours et examens professionnels
est intégrée dans la formation professionnelle tout au long de la vie.

l Caractéristiques juridiques
Ces formations doivent être inscri-
Ces formations ne sont pas obligatoires, elles peuvent être proposées par la col- tes dans le plan de formation.
lectivité, sollicitées par l’agent, ou faire l’objet d’une co-décision.
Ces formations peuvent aussi per-
mettre l’accès à la fonction publi-
l Objectifs visés que d’État, à la fonction publique
hospitalière, et aux institutions
Il s’agit de permettre à un agent de préparer un concours ou un examen profes- européennes.
sionnel, en vue d’un avancement de grade ou d’un changement de cadre d’em-
plois. Ces délais ne s’appliquent pas si
l’action a été interrompue pour des
raisons de service.
l Durée et organisation
Les centres de gestion devien-
La durée de la formation varie en fonction de l’étendue du programme et de nent, avec la loi du 19/02/2007,
l’importance des connaissances à acquérir pour se présenter au concours ou à les principaux organisateurs des
l’examen. concours d’accès à la fonction
Un délai de 12 mois est nécessaire avant de prétendre à une nouvelle prépara- publique territoriale.
tion ayant le même objet lorsque le fonctionnaire l’a suivie pendant les heures
de service, sauf si elle avait une durée inférieure à 8 jours ouvrés. Le CNFPT organise les concours
Dans le cadre des formations organisées par le CNFPT, des parcours individuali- des administrateurs, des conser-
sés, adaptés aux situations des agents, peuvent réduire ou augmenter la durée vateurs du patrimoine, des conser-
vateurs des bibliothèques, et des
de ces formations. Ces aménagements se font en accord entre la collectivité,
ingénieurs en chef.
l’agent et le CNFPT.
L’employeur peut proposer l’accès
aux préparations hors DIF.
l Contenu
Le contenu de ces formations correspond à la préparation des épreuves prévues
pour le concours ou l’examen auquel l’agent est inscrit. Il est donc toujours spé-
cifique.

l Préparations et DIF
Les demandes de préparation aux concours et examens professionnels qui éma-
nent de l’agent peuvent, avec accord de l’employeur, relever du DIF, en tout ou
en partie.
Dans le cadre du DIF, les actions de préparation aux concours et aux examens
professionnels peuvent être réalisées :
- en totalité sur le temps de travail ;
- en totalité hors temps de travail ;
- en mixant les deux, avec une partie sur le temps de travail et une partie hors
temps de travail.
Pour toute action « DIF » hors temps de travail :
- le Comité Technique Paritaire doit être consulté ;
- l’agent reçoit une allocation correspondant à 50 % du traitement horaire brut.

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 53


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Les formations aux compétences de base


Les compétences de base : lire, écrire, communiquer à l’oral, se repérer dans l’espace
et dans le temps, font partie des compétences professionnelles.

l Caractéristiques juridiques
Le DIF peut être mobilisé pour ces
Ces formations ne sont pas obligatoires, mais elles peuvent être inscrites au plan formations.
de formation de la collectivité. Tout agent qui souhaiterait suivre une formation
aux savoirs de bases doit prendre contact avec son service ressources humaines,
directement ou par l’intermédiaire de son responsable hiérarchique.

l Objectifs visés
Pour les agents, ces formations peuvent viser plusieurs objectifs :
• être plus à l’aise dans son poste,
• s’adapter aux changements (engins, procédures, nouvelle organisation…),
• mieux communiquer avec ses collègues ou avec les usagers,
• être plus autonome dans l’exécution de son travail,
• préparer une évolution…

l Durée et organisation
L’inscription dans la durée est
Les formations de base sont des formations de longue durée (entre 20 jours au nécessaire pour favoriser la
minimum et 60 jours ou plus) et ce, en fonction du niveau de départ. Elles peu- reprise de confiance en soi et
vent s’étaler sur un an, deux ans, voire trois ans. développer les apprentissages.
Elles sont organisées pour répondre à un besoin de l’agent et du service et peu-
vent se dérouler au CNFPT, dans la collectivité, ou dans tout autre organisme qui Pour faire le point, différentes
serait choisi par la collectivité. modalités pourront être propo-
sées : entretien, module d’orien-
Avant l’entrée en formation, il est souvent proposé à l’agent un temps pour faire
tation…
le point sur ses acquis, ses besoins tant professionnels que personnels, ses pro-
jets. Des outils de positionnement ou d’auto-positionnement peuvent être utili-
sés, mais il ne s’agit pas de sélection. Ces outils servent à apporter une réponse
individualisée à l’agent.

l Contenu et méthodes pédagogiques


Les compétences de base s’ac-
Il n’y a pas à proprement parler de contenus standards mais une adaptation quièrent à n’importe quel âge et
aux besoins de chacun. Sont travaillées les compétences de base dont chacun chez les personnes qui ont besoin
a besoin pour comprendre et agir : lire, écrire, calculer, se repérer dans l’espace de se former, plus de la moitié ont
(lire un plan) et dans le temps (lire ou remplir un planning) et, de plus en plus plus de 45 ans.
souvent, utiliser un ordinateur.
La pédagogie pratiquée dans ces formations privilégie les méthodes actives et
s’appuie sur des supports de la vie quotidienne : documents de travail, admi-
nistratifs, journaux, modes d’emploi…, ainsi que sur les connaissances et les
expériences des agents.

54 | CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire


Le système de formation de la fonction publique territoriale

Le livret individuel de formation


Introduit par la réforme de février 2007, le livret individuel est un outil permettant de retracer
et de valoriser son parcours.

l Caractéristiques juridiques
Plus généralement, le livret est
Le livret individuel de formation (LIF) est une disposition nouvelle, introduite par d’une grande utilité chaque fois
la réforme de la formation dans la fonction publique. C’est un nouvel outil qui qu’il s’agit de valoriser son par-
vise à rendre les agents acteurs de leur évolution professionnelle. cours ou ses compétences, ou
Le livret individuel de formation est un document personnel dont l’agent est le d’argumenter une demande auprès
seul à décider de son utilisation et à posséder le code d’accès pour la version de son employeur : demande de
numérique. formation, élaboration d’un CV,
entretien d’évaluation, etc.

l Objectifs visés
Il permet d’établir son parcours en listant ses formations et les diverses expé-
riences professionnelles et extra-professionnelles réalisées. Il sert aussi à iden-
tifier et à présenter sous une forme synthétique ses connaissances, aptitudes et
compétences. Il permet de conserver dans un même endroit toutes ces informa-
tions : il est la mémoire du parcours de l’agent.

l Usages du livret
Le livret individuel de formation peut servir, tout au long de la carrière, pour
communiquer des informations sur son parcours à différentes occasions :
• demande de mutation et de détachement
• demande de dispense ou de réduction de la durée des formations obligatoires
• inscription sur une liste d’aptitude au titre de la promotion interne ou sur un
tableau annuel d’avancement au titre de l’avancement au grade
• dans le cadre d’une démarche de bilan de compétences ou de Vae

l Le livret proposé par le CNFPT


La version numérique présente des
Le livret individuel de formation proposé par le CNFPT existe en version papier avantages : souplesse d’utilisation,
et numérique. Il comporte trois parties : possibilité d’actualiser, possibilité
de sélectionner les informations à
communiquer.
MES FORMATIONS MES EXPÉRIENCES MES COMPÉTENCES

• Diplômes et titres • Professionnelles • Compétences


• Concours • Extra-professionnelles • Reconnaissance des acquis
• Autres formations • De tutorat et VAE
• Permis de conduire
• Habilitations professionnelles

CNFPT - Formation d’intégration - Livret du stagiaire | 55


Centre national de la fonction publique territoriale
10-12, rue d’Anjou 750381 Paris cedex 08
T : 01 55 27 44 00 - F : 01 55 27 44 07
[Link]

Rédaction : Céline Boulenger, Marie-Jo Buffin


Chefs de projet à la Direction du développement de la formation-Janvier 2012 ©11/9429/AKT - CNFPT STUDIO GRAPHIQUE - Image Fotolia

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