Bande Passante, Abaque de Smith,
Coefficient de Réflexion et Antennes
1. Bande Passant
La bande passante d'une antenne est la plage de fréquences dans laquelle
on peut normalement l'utiliser. Mise à part l'antenne fictive (qui est en fait
une charge purement résistive), toute antenne a une impédance variant avec
la fréquence, comme tout circuit composé d'éléments capacitifs ou inductifs.
Certaines antennes sont très sélectives, d'autres peuvent être utilisées sur
une très large bande de fréquences.
Le rapport L/D (longueur/diamètre) d'un dipôle influence la bande passante
de celui-ci. Un brin de faible diamètre a généralement une bande passante
relativement plus étroite qu'un brin plus gros et de même longueur.
Intérêt de la bande passante
L'antenne est un dispositif sélectif, une sorte de filtre, ce qui présente des
avantages et des inconvénients. Une antenne sélective peut être utilisée
pour atténuer les signaux puissants voisines de la fréquence de travail :
stations de radiodiffusion très proches de la bande 40 m, par exemple, qui
pourraient intermoduler et provoquer du bruit lors de l'écoute de la bande
40 m.
Pour les radioamateurs, qui sont autorisés à trafiquer sur des bandes de
fréquences relativement étroites : 3,5 à 3,8 MHz ou 144 à 146 MHz, le but est
de couvrir la totalité d'une bande avec la même antenne.
La bande passante d'une antenne peut être mesurée pour différentes de ses
caractéristiques :
- ROS
- Gain avant
- Rapport avant-arrière
Le ROS en fonction de la fréquence
C'est une mesure facile à
effectuer à l'aide d'un analyseur
d'antenne ou, à défaut, en utilisant
un ROS-mètre en émission.
L'avantage de l'analyseur ou d'un
impédancemètre d'antenne est que
la mesure peut être effectuée
également à l'extérieur de nos
bandes de fréquences.
La figure ci-contre montre la courbe du ROS en fonction de la fréquence
mesurée sur un doublet 40 mètres. On lit directement que la bande passante
de l'antenne pour un ROS inférieur à 2 est de 550 kHz, ce qui est
suffisamment large pour la bande 40 m qui s'étend de 7,000 à 7,100 MHz. Par
la même occasion on voit que la fréquence centrale fo est décalée vers les
fréquences basses, le brin rayonnant étant trop long.
Le Rapport Avant/Arrière en fonction de la fréquence
Pour certaines antennes
comme la quad W1HXU
simulée ici sur MMANA, le
rapport avant-arrière varie
nettement en fonction de la
fréquence. La bande
passante de l'antenne
(pour un ROS<2), taillée
pour une fréquence
centrale de 28,5 MHz,
s'étale de 28,2 à 28,9 MHz,
soient 700 kHz pour une bande qui couvre 1,7 MHz.
2. Abaque de Smith
Ce nomogramme (représentation graphique) inventé en 1939 permet
d’interpréter les impédances dans une ligne de transmission.
Son utilisation était réservée aux ingénieurs spécialistes de la RF, elle se
démocratise actuellement car de nombreux analyseurs d’antennes modernes
peu couteux « analyseurs de réseau vectoriels - VNA » offrent cette
représentation. Il y a quelques décennies, des appareils de mesure coutant
plusieurs dizaines de milliers d’euros étaient nécessaires. Même si vous ne
comprenez pas tout, j’aimerais vous aider à interpréter vos mesures
essentielles d’adaptation d’impédance pour les filtres ou les antennes.
Il est en effet utile de savoir si l’on est capacitif ou inductif car on pourra
compenser par des composants opposés ou intervenir sur les réglages…
La représentation à une fréquence fixe donne un point positionné:
• Sur le diamètre horizontal (on est purement résistif) - Au centre, on a 50 Ω
(idéal) - Vers la gauche, on tend vers le court circuit - Vers la droite, on tend
vers le circuit ouvert • Dans le demi cercle supérieur, on est inductif... • Dans le
demi cercle inférieur, on est capacitif... Dans ces deux cas: - Des cercles en
pointillé rouge sont à ROS constant - Des cercles sont à résistance constante (
indication bleue) - D’autres cercles sont à réactance constante ( indication
grise) La représentation entre 2 fréquences donne une courbe, quelques
exemples:
Analyse d’un filtre UHF centré sur 755.3 MHZ passe bande: on voit qu’entre les
2 marqueurs, on est très proche de 50 ohms avec peu de perte et une
adaptation excellente: ( courbe en boucle !)
Analyse d’une antenne 145 MHZ : on voit qu’entre les 2 marqueurs, on est très proche de 50
ohms avec une adaptation exc
Contrôle du ROS d’une antenne Radioamateur Long fil env 30m après Balun 1/9 sortie
50Ω entre 3 et 30 MHZ (sur sortie Tx). Les 3 marqueurs sont positionnés pour vérifier
des fréquences utilisées: 1# 3,540 MHZ antenne inductive et beaucoup trop courte... 0#
7,070 MHZ, antenne OK si correction par boite de couplage, inductive 2# 10,190 MHZ,
antenne OK si correction par boite de couplage, capacitive 3# 14,530 MHZ, antenne
excellente 4 # 28,510 MHZ, antenne à corriger sérieusement, capacitive Quelques
indications... capacitive (trop longue! ) inductive (trop courte! )
3. Exemple : Calcul du Coefficient de Réflexion et
Lecture sur l’Abaque
un exemple concret d’analyse d’une charge complexe à l’aide du coefficient de
réflexion et de l’abaque de Smith. L'objectif est de visualiser l’impédance de
charge et son impact sur l’onde réfléchie.
Données de départ
• Impédance caractéristique de la ligne : Z₀ = 50 Ω
• Impédance de la charge : Z_L = 25 - j25 Ω
Calcul du coefficient de réflexion (Γ)
Formule : Γ =( Z L −Z ₀)/(Z L + Z ₀)
Substitution: Γ =((25− j25)−50)/((25− j 25)+ 50)
→ Γ ≈ 0.447 ∠−108.4 °
Normalisation de l'impédance
z=Z L /Z ₀=( 25− j25)/50=0.5− j0.5
Interprétation sur l’abaque de Smith
Le point correspondant à z = 0.5 - j0.5 est représenté sur l’abaque de Smith ci-
dessous. Le vecteur Γ indique la magnitude et la phase de l’onde réfléchie. Le
cercle en pointillés représente une puissance réfléchie constante.
3. Types d’Antennes
Les antennes jouent un rôle fondamental dans tout système de
télécommunications, car elles assurent la conversion des signaux
électriques en ondes électromagnétiques et inversement. Qu’il s’agisse de
téléphonie mobile, de transmissions satellites, de radar, ou d’objets
connectés (IoT), la performance du système dépend fortement du choix et du
dimensionnement de l’antenne.
Il existe une grande variété de types d'antennes, chacune adaptée à des
contraintes spécifiques telles que la fréquence d’utilisation, la directivité, la
bande passante, la polarisation ou encore l’encombrement physique. Les
antennes peuvent être aussi bien omnidirectionnelles pour une couverture
étendue, que directives pour focaliser l’énergie dans une direction
particulière, comme dans les applications radar ou satellites.
La compréhension des différentes familles d’antennes (dipôle, patch, Yagi-
Uda, cornets, réseaux d’antennes, etc.) permet non seulement de choisir
l’antenne la plus adaptée à une application donnée, mais aussi de
concevoir des architectures avancées comme les réseaux MIMO, utilisés
dans les systèmes 5G/6G.
Dans ce document, nous présentons les principaux types d’antennes, en
détaillant leurs caractéristiques structurelles, leur diagramme de
rayonnement, leurs avantages et leurs limitations, ainsi que leurs
domaines d’application concrets.
4.1 Antennes Filaires
1. Introduction
Les antennes filaires sont parmi les plus fondamentales en
radiocommunication. Elles utilisent des conducteurs allongés pour
transmettre ou recevoir des ondes électromagnétiques. Leur
fonctionnement repose sur la longueur d’onde du signal, et leur simplicité
permet une analyse analytique et une mise en œuvre aisée.
2. Antenne Dipôle Demi-onde
Le dipôle demi-onde est l’antenne filaire la plus basique. Elle se compose
de deux bras égaux d'une longueur λ/4, soit une longueur totale de λ/2. Elle
est résonante et présente un diagramme de rayonnement en forme de huit
dans le plan perpendiculaire.
Formule de la longueur : L = λ / 2 = c / (2f)
Impédance typique : Z ≈ 73 Ω
Gain : 2.15 dBi
Polarisation : Linéaire
Usage : Radio FM, TV, mesures en laboratoire
3. Antenne Monopôle Quart d’Onde
Le monopôle est une demi-antenne dipôle positionnée au-dessus d’un plan de
masse. Il utilise le sol ou une surface métallique comme miroir pour créer l’image
du second bras. Sa longueur est λ/4. Il est utilisé dans les véhicules, stations de
base mobiles, etc.
Impédance typique : Z ≈ 36.5 Ω
Gain : 5.15 dBi
Polarisation : Linéaire
Usage : IoT, mobile, réseaux sans fil
4. Antenne Boucle (Loop)
Une antenne boucle est constituée d’un fil fermé formant une surface (cercle,
carré). Elle rayonne essentiellement par son champ magnétique et est utilisée à
basse fréquence. Sa petite taille rend son efficacité faible en émission, mais
bonne en réception.
Impédance : 5–10 Ω
Gain : ~0 dBi
Polarisation : Magnétique
Usage : Réception AM, expérimentations LF
5. Antenne Long Fil
Une antenne long fil a une longueur bien supérieure à λ (souvent > 2λ). Elle est
non résonante et génère une directivité le long de son axe. Elle est idéale pour
les communications longue distance en haute fréquence (HF), notamment en
ondes courtes.
Impédance : variable
Gain : > 7 dBi
Polarisation : Linéaire
Usage : Radio amateur, ondes courtes
6. Antenne Rhombique
Formée de fils tendus en forme de losange, l’antenne rhombique est une
évolution des antennes long fil. Elle offre une directivité importante, un gain élevé
et une bonne bande passante. Elle est cependant très grande.
Impédance : variable
Gain : élevé (10-15 dBi)
Polarisation : Linéaire
Usage : Radar, militaire, HF
7. Conclusion
Les antennes filaires constituent une classe essentielle d'antennes en
radiocommunication. Leur étude permet de comprendre les mécanismes
fondamentaux du rayonnement électromagnétique. Elles sont encore aujourd’hui
largement utilisées, en particulier pour les applications HF, VHF et UHF.
- Dipôle λ/2 : deux bras, résonant à λ/2, simple, utilisé en TV/VHF.
- Monopôle λ/4 : un seul bras + plan de masse, utilisé sur smartphones, stations
de base.
4.2 Antennes dipole
L'antenne dipôle est une antenne demi-longueur d'onde (λ/2) symétrique (dite aussi balancée,
équilibrée) parce qu'elle est alimentée en son centre. Elle est généralement installée
horizontalement au-dessus du sol.
L'impédance caractéristique d'un dipôle - dans l'espace - est de 73 ohms. Le voltage RF est
théoriquement nul au centre du dipôle, et à son apogée (positive et négative) aux extrémités.
Le courant, quant à lui, est à son apogée au centre et nul aux extrémités.
Cependant, lorsque cette antenne est installée à environ 0,13 longueur d'onde (0,13λ) au-
dessus du sol, son impédance sera tout près de 50 ohms, ce qui correspond à l'impédance
caractéristique d'un câble coaxial de type RG-8, RG-8X at RG-58.
En prime, l'impédance demeurera autour de 50 ohms sur les fréquences qui sont des multiples
impairs de sa fréquence de résonance de base!
Donc, un dipôle, dont la fréquence de résonance fondamentale est de 7 MHz (sur la bande de
40 mètres) pourra également servir sur sa troisième harmonique - soit le 15 mètres (21 MHz).
Une véritable aubaine “deux pour un”!
TECHNIQUE DE TAILLAGE DU FIL D'ANTENNE DIPÔLE
Pour construire un dipôle, je vous conseille de commencer avec un fil légèrement plus long
que nécessaire, et de le tailler ensuite pour que l'antenne atteigne résonance à la fréquence
que vous désirez. Voici comment faire:
1. Commencez avec une longueur de fil environ 2 à 3% plus longue que la longueur
physique obtenue par la formule donnée précédemment.
2. Notez bien cette longueur de départ L_1 sur un bout de papier.
3. Installez la dipôle (de dimension temporaire) à l'emplacement qui sera sa position
définitive éventuellement.
4. Faites un premier essai à basse puissance (disons 10 watts). Notez le ratio d'onde
stationnaire (ROS). Répétez l'essai sur plusieurs fréquences à l'intérieur de la bande.
Choisissez une période "morte" de la journée sur la bande de fréquence pour faire vos
essais, afin de ne pas déranger (importuner) les autres radioamateurs.
5. Notez la fréquence (f_min) à laquelle le ROS aura été le plus bas (le minimum).
6. Multipliez f_min par la longueur de départ L_1 que vous aurez notée à l'étape 2.
7. Divisez ensuite le résultat de la multiplication (obtenue à l’étape 6) par la fréquence
(MHz) à laquelle vous désirez que l'antenne résonne (la fréquence d'opération que
vous aurez choisie).
Ce calcul vous donnera la dimension hors tout finale L_fin de votre antenne.
8. Longueur de départ (L_1 obtenue à l'étape 2) moins longueur finale (L_fin obtenue à
l'étape 7) = longueur totale en trop.
L_1 - L_fin = L_2total
9. Divisez par 2 la longueur en trop (obtenue à l'étape 8)
L_2total / 2 = L_tropex
10. Descendez votre antenne, puis enlevez (coupez) L_tropex à chaque extrémité de
l'antenne.
11. Remontez l'antenne à sa place définitive et voilà!
Votre antenne est prête à utiliser.
CÂBLE D'ALIMENTATION DE L'ANTENNE
HAUTEUR AU-DESSUS DU SOL
4.3 monopôle Antenne
Une antenne monopôle ou antenne monopole ou antenne monobrin est une
classe d'antenne radioélectrique constituée d'un conducteur droit en forme de
tige, souvent monté perpendiculairement sur une surface conductrice,
appelé plan de masse1,2,3. Le signal d'émission de l'émetteur radio est appliqué,
[ ] [ ] [ ]
ou pour les antennes de réception le signal de réception vers le récepteur, est
pris entre l'extrémité inférieure du monopôle et le plan de masse. Un côté de la
ligne d'alimentation de l'antenne est fixé à l'extrémité inférieure du monopôle, et
l'autre côté est fixé au plan de masse, qui est souvent la Terre. Cela contraste
avec une antenne dipôle qui consiste en deux tiges conductrices identiques, le
signal de l'émetteur étant appliqué entre les deux moitiés de l'antenne.
L'antenne monopôle est souvent utilisé comme antenne résonante. Le brin
conducteur fonctionne comme un résonateur ouvert pour les ondes radio et
oscille avec des ondes stationnaires de tension et de courant sur sa longueur. La
longueur de l'antenne est donc déterminée en fonction de la longueur d'onde des
ondes radio souhaitées. Le modèle le plus courant est l'« antenne monopôle
quart d'onde », dans lequel la longueur de l'antenne est approximativement
égale à un quart de la longueur d'onde de la porteuse. Dans les antennes
monopôles de radiodiffusion, une longueur, égale à 5/8 = 0,625× longueur
d'onde, est également populaire parce qu'à cette longueur, un monopôle rayonne
une quantité maximale de sa puissance dans les directions horizontales.
L'antenne monopôle a été inventée en 1895 par un des pionniers de la
radio Guglielmo Marconi ; c'est pourquoi elle est parfois appelée antenne
Marconi4,5,6.
[ ] [ ] [ ]
L'impédance de charge du monopôle quart d'onde est la moitié de celle de
l'antenne dipôle (75 ohms), soit 37,5 ohms.
Les types courants d'antennes monopôles sont les suivants :
antenne fouet
antenne ground plane
mât rayonnant
antenne en caoutchouc (dite ''duck'') (en)
antenne hélice axiale
antenne long-fil (ou antenne en zigzag)
antenne parapluie
antenne en L inversé et antenne en T
antenne monopole repliée (en) et antenne en F inversé (en)
Diagramme de rayonnement
[modifier | modifier le code]
Schéma montrant que
l'antenne monopôle a le même diagramme de rayonnement sur un sol parfait qu'une
antenne dipôle en espace libre avec deux fois la tension.
Diagramme de
rayonnement vertical d'antennes monopôles idéales sur un sol parfait et infini. La distance
de la ligne par rapport à l'origine à un angle d'élévation donné est proportionnelle à la
densité de puissance rayonnée à cet angle.
Comme une antenne dipôle suspendue verticalement, une antenne monopôle
possède un diagramme de rayonnement omnidirectionnel : elle rayonne avec la
même puissance dans toutes les directions azimutales perpendiculaires à
l'antenne. La puissance rayonnée varie en fonction de l'angle d'élévation (ou
site), le rayonnement tombant à zéro au zénith sur l'axe de l'antenne. Elle émet
des ondes radio en polarisation verticale. Étant donné que les dipôles demi-onde
verticaux doivent avoir leur centre surélevé d'au moins un quart d'onde au-
dessus du sol, alors que les monopôles doivent être montés directement sur le
sol, les diagrammes de rayonnement des monopôles sont plus fortement
affectés par la résistance de la terre, et le diagramme de rayonnement avec
l'élévation diffère intrinsèquement.
Un monopôle peut être visualisé (à droite) comme étant formé en remplaçant la
moitié inférieure d'une antenne dipôle verticale (c) par un plan conducteur (plan
de masse) perpendiculaire à la moitié restante. Si le plan de masse est
suffisamment grand, les ondes radio de la moitié supérieure restante du dipôle
(a) réfléchies par le plan de masse sembleront provenir d'une antenne image (b)
formant la moitié manquante du dipôle, qui s'ajoute au rayonnement direct pour
former un diagramme de rayonnement dipolaire. Ainsi, le diagramme d'un
monopôle avec un plan de masse infini parfaitement conducteur est identique à
la moitié supérieure du diagramme d'un dipôle.
Jusqu'à une longueur d'une demi-longueur d'onde (), l'antenne présente un seul
lobe avec un gain maximal dans les directions horizontales, perpendiculairement
à l'axe de l'antenne. En dessous du quart de la longueur d'onde () de résonance,
le diagramme de rayonnement est presque constant en fonction de la longueur.
Au-dessus (), le lobe s'aplatit, rayonnant plus de puissance dans les directions
horizontales.
Au-delà d'une demi-longueur d'onde, le diagramme se divise en un lobe principal
horizontal et un second lobe conique à un angle de 60° d'élévation vers le ciel.
Cependant, le gain horizontal continue d'augmenter et atteint un maximum à une
longueur d'onde de cinq huitièmes : (il s'agit d'une approximation valable pour
une antenne d'épaisseur typique, pour un monopôle infiniment mince le
maximum se produit à ). Le maximum se produit à cette longueur parce que le
rayonnement de phase opposée des deux lobes par interférence destructive et
s'annule à des angles élevés, "comprimant" une plus grande partie de la
puissance dans le lobe horizontal.
Un peu au-dessus de , le lobe horizontal devient rapidement plus petit et le lobe
à angle élevé devient plus grand, ce qui réduit la puissance rayonnée dans les
directions horizontales et, par conséquent, le gain. Pour cette raison, peu
d'antennes utilisent des longueurs supérieures à ou 0,625× longueur d'onde.
Lorsque l'antenne est plus longue, le diagramme se divise en plusieurs lobes,
avec des zéros (directions de puissance rayonnée nulle) entre eux.
L'effet général des plans de masse électriquement petits, ainsi que des terres
imparfaitement conductrices, est d'incliner la direction du rayonnement maximal
vers des angles d'élévation plus élevés et de réduire le gain 12. Le gain des
[ ]
antennes quart d'onde actuelles avec les systèmes terrestres typiques est de
l'ordre de 2-3 dBi environ.
Gain et impédance d'entrée
[modifier | modifier le code]
Diagramme de rayonnement avec un lobe
secondaire d'une antenne de 3/2 × longueur d'onde. Les antennes monopôles d'une
longueur d'onde allant jusqu'à 1/2 .λ présentent un seul "lobe", l'intensité du champ
diminuant de façon monotone à partir d'un maximum dans la direction horizontale, mais les
antennes monopôles plus longues présentent des diagrammes plus complexes avec
plusieurs "lobes" coniques (maxima de rayonnement) dirigés à des angles vers le ciel.
Étant donné qu'elle rayonne uniquement dans l'espace situé au-dessus du plan
de sol, soit la moitié de l'espace d'une antenne dipôle, une antenne monopôle
située au-dessus d'un plan de sol infini parfaitement conducteur aura
un gain deux fois supérieur (+3 dB) au gain d'une antenne dipôle similaire, et
une résistance de rayonnement deux fois moins importante que celle d'un dipôle.
Étant donné qu'un dipôle demi-onde a un gain de 2,19 dBi et une résistance au
rayonnement de 73 ohms, un monopôle quart d'onde ( 1/4 λ ) aura un gain
de 2,19 + 3,0 = 5.2 dBi et une résistance de rayonnement d'environ 36.5 ohms13. [ ]
L'antenne est résonante à cette longueur, donc son impédance d'entrée est
purement résistive. L'impédance d'entrée a une réactance capacitive inférieure
à 1/4 λ et une réactance inductive de 1/4 à 1/2 λ.
Les gains indiqués dans cette section ne sont obtenus que si l'antenne est
montée sur un plan de masse infini parfaitement conducteur. Avec des plans de
sol artificiels typiques inférieurs à plusieurs longueurs d'onde, le gain sera
inférieur de 1 à 3 dBi, parce qu'une partie de la puissance rayonnée horizontale
se diffracte autour du bord du plan dans la moitié inférieure de l'espace, où elle
se dissipe dans le sol. De même, sur une terre résistive, le gain sera plus faible
en raison de la puissance absorbée par la terre.
Lorsque la longueur s'approche d'une demi-longueur d'onde (1/2 λ) - la
prochaine longueur de résonance - le gain augmente un peu, jusqu'à 6,0 dBi.
Étant donné qu'à cette longueur, l'antenne a un nœud de courant à son point
d'alimentation, l'impédance d'entrée est très élevée. Une antenne hypothétique
infiniment fine aurait une impédance infinie, mais pour l'épaisseur finie des
monopôles typiques, elle est d'environ 800-2 000 ohms, mais gérable en
l'alimentant par un transformateur élévateur substantiel.
Le gain horizontal continue d'augmenter jusqu'à un maximum d'environ 6,6 dBi à
une longueur d'onde de cinq huitièmes 5/8 λ , c'est donc une longueur populaire
pour les antennes à onde de sol (en) et les antennes de communication
terrestres, pour les fréquences où une plus grande taille d'antenne est possible.
L'impédance d'entrée tombe à environ 40 ohms à cette longueur. La réactance
de l'antenne est capacitive de 1/2 à 3/4 λ. Cependant, au-delà de 5/8 λ , le gain
horizontal chute rapidement car la puissance rayonnée à des angles d'élévation
élevés dans le second lobe augmente progressivement.
Types
Antenne ground plane VHF, un type d'antenne
monopole utilisé à haute fréquence. Les trois conducteurs projetés vers le bas constituent le
plan de masse.
Pour les antennes monopoles fonctionnant à des fréquences plus basses,
inférieures à 20 MHz, le plan de masse est généralement la terre ; dans ce cas,
l'antenne est un mât haubané vertical monté au sol sur un isolant pour l'isoler
électriquement du sol. Un côté de la ligne d'alimentation est connecté au mât et
l'autre à une terre à la base de l'antenne. Dans les antennes d'émission, pour
réduire la résistance à la terre, il s'agit souvent d'un réseau radial de fils enterrés
s'étendant vers l'extérieur à partir d'une borne située près de la base de
l'antenne. Cette conception est utilisée pour les antennes d'émission à mât
rayonnant employées pour la radiodiffusion dans les bandes de fréquences
moyennes et basses. Aux basses fréquences, le mât de l'antenne
est électriquement court, ce qui lui confère une très faible résistance de
rayonnement, de sorte que pour augmenter l'efficacité et la puissance rayonnée,
on utilise des monopoles à charge capacitive tels que l'antenne en T et l'antenne
parapluie.
Aux fréquences VHF et UHF, la taille du plan de masse nécessaire est plus
petite, de sorte que des plans de masse artificiels sont utilisés pour permettre à
l'antenne d'être montée au-dessus du sol14. Un modèle courant d'antenne
[ ]
monopôle à ces fréquences pour un montage sur des mâts ou des structures
consiste en une antenne fouet quart d'onde avec un plan de masse constitué de
3 ou 4 fils ou tiges d'une longueur d'un quart d'onde rayonnant horizontalement
ou en diagonale à partir de sa base connectée au côté terre de la ligne
d'alimentation ; on l'appelle antenne ground plane. Aux fréquences gigahertz, la
surface métallique du toit d'une voiture ou d'un train ou de la carrosserie d'un
avion constitue un bon plan de masse, de sorte que les antennes de téléphone
cellulaire consistent en de courts fouets montés sur le toit 14, et les antennes de
[ ]
communication des avions consistent souvent en un court conducteur dans
un carénage aérodynamique dépassant du fuselage ; c'est ce qu'on appelle
une antenne à pale13.
[ ]
Les antennes fouets quart d'onde et antennes canards en
caoutchouc (en) utilisées avec les radios portatives telles que les talkie-
walkie et les radio FM portables sont également des antennes monopoles. Dans
ces appareils portables, l'antenne n'a pas de plan de masse effectif, le côté
masse de l'émetteur est simplement relié à la connexion de masse sur sa carte
de circuit imprimé. Étant donné que la masse du circuit imprimé est souvent plus
petite que l'antenne, la combinaison de l'antenne et de la masse peut fonctionner
davantage comme une antenne dipôle asymétrique que comme un monopôle. La
main et le corps de la personne qui les tient peuvent servir de plan de masse
rudimentaire.
Les appareils sans fil et les téléphones cellulaires utilisent une variante
monopolaire appelée antenne en F inversé (en)15. L'élément monopôle est plié
[ ]
parallèlement à la zone de masse sur le circuit imprimé, de sorte qu'il peut être
enfermé dans le boîtier de l'appareil ; habituellement, l'antenne est fabriquée à
partir d'une feuille de cuivre sur le circuit imprimé lui-même15,16. Cette géométrie
[ ] [ ]
donnerait à l'antenne une impédance très faible si elle était alimentée à la base.
Pour améliorer l'adaptation d'impédance avec le circuit d'alimentation
(impédance typique de 50 ohm), l'antenne est alimentée en dérivation, la ligne
d'alimentation est connectée à un point intermédiaire le long de l'élément, et
l'extrémité de l'élément est mise à la terre.