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2021 03 Rapport Final Volet Performance PNSRII

Le rapport final évalue la performance du Programme National du Secteur Rural II (PNSR II) au Burkina Faso pour la période 2016-2020, en analysant les réalisations et impacts par rapport aux objectifs fixés. Malgré des efforts notables dans la mise en œuvre des sous-programmes, plusieurs indicateurs clés liés à la sécurité alimentaire et à la croissance du PIB agricole n'ont pas atteint leurs cibles. L'évaluation souligne des défis liés à la définition des cibles, à la qualité des indicateurs et à l'appropriation du programme par les ministères concernés.

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2021 03 Rapport Final Volet Performance PNSRII

Le rapport final évalue la performance du Programme National du Secteur Rural II (PNSR II) au Burkina Faso pour la période 2016-2020, en analysant les réalisations et impacts par rapport aux objectifs fixés. Malgré des efforts notables dans la mise en œuvre des sous-programmes, plusieurs indicateurs clés liés à la sécurité alimentaire et à la croissance du PIB agricole n'ont pas atteint leurs cibles. L'évaluation souligne des défis liés à la définition des cibles, à la qualité des indicateurs et à l'appropriation du programme par les ministères concernés.

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EVALUATION DE LA PERFORMANCE DU

PNSR II
RAPPORT FINAL

« L’objet de l’évaluation finale externe est de formuler une opinion motivée sur la performance du Programme. L’évaluateur a
examiné les réalisations et impacts du Programme en fonction des objectifs qui étaient fixés. Les observations, appréciations et
recommandations exprimées dans ce rapport le sont sous la seule responsabilité de l’auteur ».

Daniel Thieba
Mars 2021
Table des matières
Résumé ........................................................................................................................................... 6
Introduction. ................................................................................................................................. 10
1. Présentation du PNSR II, et appropriation par les Ministères.............................................. 14
1.1 Présentation du PNSR II et du cadre de Résultats ......................................................... 14
1.2 Appropriation du PNSR II par les Ministères .................................................................... 15
2. Analyse des indicateurs : Pertinence/qualité, cibles, niveau de renseignement ................... 17
2.1 Sous-programmes mis en œuvre par le MRAH ................................................................. 17
2.2 Sous-programmes mis en œuvre par le MEEVCC............................................................. 20
2.3 Sous-programmes mis en œuvre par le MESRSI ............................................................... 24
2.4 Sous-programmes mis en œuvre par le MAAH ................................................................. 25
2.5 Sous-programmes mis en œuvre par le MEA .................................................................... 27
3. Analyse de la performance du PNSR II. .............................................................................. 32
3.1 Objectif général, contribution au PNDES et niveau d’atteinte des engagements
internationaux ........................................................................................................................... 32
3.1.1 Objectif général et contribution au PNDES ................................................................ 32
3.1.2 Engagements internationaux (Malabo, ODD) ................................................................. 34
3.2 Sous-programmes de l’axe 1 ......................................................................................... 36
3.3 Sous-programmes de l’axe 2 ............................................................................................. 42
3.4 Sous-programmes de l’axe 3 ......................................................................................... 44
3.5 Sous-programmes de l’axe 4 ......................................................................................... 47
3.6 Sous-programmes de l’axe 5 ......................................................................................... 51
3.7 Sous programme de Axe 6 ......................................................................................... 54
4. Synthèse de la performance du PNSR II et facteurs explicatifs ........................................... 55
4.1 Synthèse globale de la performance du PNSR II ............................................................... 55
4.2 Facteurs explicatifs des écarts ............................................................................................ 56
5. Difficultés, contraintes et enjeux du suivi évaluation. ......................................................... 62
6. Recommandations. ............................................................................................................... 65
6.1 MINEFID et Ministère en charge du commerce ................................................................ 65
6.2 Ministères intervenant dans le secteur rural ....................................................................... 66
6.3 SP/CPSA ............................................................................................................................ 67
6.4 Autres acteurs ..................................................................................................................... 68
ANNEXES ................................................................................................................................... 69
Annexe 1 : Etat du niveau de renseignement des indicateurs du PNSR II............................... 70
Annexe 2. Niveau de respect des engagements de Malabo...................................................... 71
Annexe 3. Niveau d’atteinte des cibles des indicateurs ODD................................................. 74
Annexe 4 : Cadre de résultats du PNSR II ............................................................................... 75
Annexe 5 : Guides d’entretiens ................................................................................................ 90
Annexe 6. Termes de référence ................................................................................................ 92
Annexe 7. Liste des personnes rencontrées .............................................................................. 98
Liste des sigles et abréviations
AEN : Agence de l’eau du Nakambé
AEP : Approvisionnement en eau potable
AEP-MV : Approvisionnement en eau potable multi village
AEPS : Approvisionnement en eau potable simplifiée
AME : Accords multilatéraux sur l’environnement
ANTR : Agence nationale des terres rurales
APFR : Attestations de possession foncière rurale
ASPHF : Agro-Sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques
BAD : Banque africaine de développement
BOAD : Banque Ouest-Africaine pour le développement
CEDEAO : Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest
CID : Circuit intégré de la dépense
CNDD : Conseil national pour le développement durable
CONADD : Conférence Nationale pour le Développement Durable
CP : Comité de pilotage
CPR : Centre de promotion rurale
CR/CPSA : Comités régionaux de coordinations des politiques sectorielles agricoles
CSD : Cadre sectoriel de dialogue
CSD- PASP : Cadre sectoriel de dialogue production agro-sylvo-pastorale
CSD-EEA : Cadre sectoriel de dialogue environnement, eau et assainissement
CSD-RI : Cadre sectoriel de dialogue recherche et innovation
CT : Comité technique
DGESS : Direction générale des études et des statistiques sectorielles
EEA : Environnement, eau et assainissement
EPA : Enquête permanente agricole
FAO : Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture
FDAL : Fin de la défécation à l’air Libre
GIRE : Gestion intégrée des ressources en eau
MAAH : Ministère de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles
MINEFID : Ministère de l’économie, des finances et du développement
MNC : Maladie de New Castle
MRAH : Ministère des ressources animales et halieutiques
NDT : Neutralité en matière de dégradation des terres
ODD : Objectifs du développement durable
OHADA : Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires
PASP : Production agro-sylvo-pastorale
PCD : Plan communal de développement
PDDAA : Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique
PEA : Poste d’eau autonome
PFNL : Produits forestiers non ligneux
PGES : Plans de gestion environnementale sociale
PIB : Produit intérieur brut
PNDD : Politique nationale de développement durable
PNDES : Plan national de développement économique et social
PNGIM : Partenariat national pour la gestion de l’information sur le milieu
PNSR : Programme national du secteur
PPCB : Péripneumonie contagieuse bovine
PPR : Peste des petits ruminants
PRD : Plan régional de développement
SP/CPSA : Secrétariat permanent de la coordination des politiques sectorielles agricoles
RAP : Rapport annuel de Performance
UEMOA : Union économique et monétaire Ouest Africaine

a
Résumé

Contexte et justification de l’évaluation. Le Burkina Faso a adopté en avril 2018, le deuxième


programme national du secteur rural (PNSR II) qui constitue le cadre d’opérationnalisation du
volet développement rural du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES)
pour la période 2016-2020 (référentiel de développement national) ainsi que des politiques
agricoles régionales (ECOWAP/CEDEAO) et continentales (PDDAA/NEPAD). Des revues
périodiques, semestrielles et annuelles ont été prévues dans le dispositif de suivi évaluation.
Une évaluation à mi-parcours (2016-2018) réalisée en 2019 a été effectuée. La présente mission
est une évaluation finale, externe.
Objectifs et résultats attendus de l’évaluation. L’objectif global est d’analyser les
performances de mise en œuvre du deuxième programme national du secteur rural (PNSR II)
pour la période 2016-2020.
Méthodologie. La Mission s’est focalisée sur les indicateurs d’effets. Elle a placé au centre de
son analyse les indicateurs d’objectifs globaux du PNSR II, et les indicateurs d’objectifs
spécifiques de chacun des sous programmes.
Les indicateurs liés à l’utilisation, à la fonctionnalité et durabilité ont été considérés car relevant
de critères du CAD (Comité d’Aide au Développement) et sont importants à considérer dans
l’évaluation des performances. Du fait de l’insuffisance ou du caractère insuffisamment
significatifs des indicateurs d’effets de certains sous-programmes, des indicateurs d’activités
traduisant l’importance des efforts ont été considérés.
Les analyses et interprétations se fondent sur des entretiens, les rapports de performance
existants et les études déjà produites.
L’évaluation porte sur la période 2016-2020. Pourtant le PNSR II a officiellement été adoptée
en Avril 2018 seulement et les données de 2020 n’étaient pas disponibles lors du déroulement
de la mission. De fait la période considérée pour l’évaluation est 2016-2019).
Difficultés rencontrées ; portées et limites du rapport. La mission s’est déroulée dans un
contexte marqué par l’insécurité et la pandémie du COVID 19. La mission s’est déroulée dans
un contexte marqué par l’insécurité et la pandémie du COVID 19. Cette situation, ainsi que le
délai imparti ont entrainé une réduction du nombre des régions à visiter à deux. Les autres
régions ont fait l’objet de réunions zoom et/ou de questionnaires remplies et transmises par
mail.
Vision et objectif global du programme. Le deuxième Programme National du Secteur Rural
(2016-2020) s’inscrit dans la vision définie par les assises nationales des Etats Généraux de
l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire (EGASA) et réaffirmée par la revue conjointe du
secteur rural, tenue en novembre 2016.
Axes et sous-programmes. Le deuxième programme national du secteur rural est structuré en
vingt (20) sous-programmes regroupés autour de 6 axes. Ces sous-programmes composés
d’actions, sont le résultat d’une répartition des missions des ministères en charge du secteur.
Pour atteindre les résultats de ces sous-programmes, des réformes stratégiques et des
investissements structurants sont développés.

a
Appropriation du PNSR II par les Ministères. Les programmes budgétaires des cinq
Ministères ont mis en œuvre les actions qui ont été prévues comme telles. Il en est de même
des indicateurs. Globalement, le cadre de résultat n’a pas varié tout au long de la mise en œuvre
du Programme. Toutefois, certaines variations ont été noté : (i) les cibles annuelles visées ont
été modifiées pour quelques indicateurs, (ii) les budgets prévus pour certaines actions ont été
révisés également. Ces changements et révisions ont été effectués, sans une concertation
suffisante avec le S/P CPSA.
Si les sous programmes et les indicateurs émanent clairement des Ministères, l’appropriation
du PNSR II, comme Programme n’est pas évidente et sa valeur ajoutée n’est pas établie.
Analyse des indicateurs.
Différences de caractérisation. D’un Ministère à l’autre il y a des différences dans la
catégorisation. Parfois, le contenu donné à chaque niveau de caractérisation n’est soit pas
précisé, soit pas le même. A notre sens certains indicateurs dans les sous-programmes, sont
qualifiés d’effets alors qu’ils ne sont encore que des produits (par exemple le nombre le nombre
de bassins et de puis maraîchers, la superficie de bas-fonds réhabilitée), ne sont pas des effets
à proprement parler. L’interprétation de la notion est différente d’un Ministère à l’autre.
Pertinence et qualité des indicateurs. Les indicateurs de l’objectif spécifique tels que déclinés
dans la matrice du PNSR II sont généralement de qualité et pertinents, à l’exception de quelques
sous-programmes. Quelquefois ils sont pertinents, mais pas de qualité (insuffisance dans la
formulation, dans l’explicitation des notions utilisées. On note une cohérence entre indicateurs
de produits et indicateurs de l’objectif spécifique, sauf dans les cas où l’indicateur de l’objectif
spécifique n’est qu’un produit, ou à la limite un sous effet, un résultat intermédiaire.
Niveau de renseignement des indicateurs. Un nombre important d’indicateurs d’effets, tout
à fait pertinents, n’ont pu être renseignés pour raisons d’insuffisance de budget affecté à cet
effet. « Pour ce qui est du niveau de renseignement des indicateurs du cadre de résultats, il
ressort que sur un total de 136 indicateurs, 100 indicateurs ont été totalement renseignement,
16 partiellement renseignés et 20 non renseignés soit des taux respectifs de 73%, 12% et 15% »
Définition des cibles. Certaines cibles ont été définies de manière exagérément optimistes au
vu du rythme réel des années précédentes, sans que l’on ne comprendre sur quoi se fonde cet
optimisme (ressources affectées, leçons apprises pour réviser la stratégie et les approches).
D’autres cibles ont connu une régression d’une année à l’autre, sans que cela ne soit
compréhensible de l’observateur externe.
Objectif général et contribution au PNDES. La contribution du secteur primaire à la
croissance du PIB global est restée quasi stable sur les trois premières années du PNSR I et
PNSR II. En effet, elle est estimée respectivement à 0,62% et 0,58%. Entre 2018 et 2019, la
croissance de la valeur ajoutée a connu une régression de (-4,1%) et cela pourrait être attribué
à la baisse drastique de la croissance de la valeur ajoutée dans l’agriculture vivrière qui est
passée de (+23%) en 2018 à (-3,6%) en 2019 (IAP, Mars 2020). PIB agricole correspondent
pour la plupart des cas à des années de mauvaises campagnes »1

7
1
Rapport de revue à mi-parcours du PNSR II, chapitre 3 ; page 57 à 65.

a
Cinq indicateurs des objectifs généraux ont été identifiés, comme traduisant les impacts de
l’ensemble des sous-programmes. Les indicateurs significatifs du point de vue de la
population comme la prévalence de la sous-alimentation et le Pourcentage d'enfants avec un
retard de croissance parmi les enfants de moins de 5 ans, n’ont pas atteint leurs cibles. Ces
deux indicateurs sont probablement les plus illustratifs des impacts sur la population rurale.
Déclaration Malabo et Objectifs du Développement Durable (ODD). Pour la majorité des
indicateurs, la probabilité est faible pour atteindre le niveau de performance de 2025 ; mais pour
certains, au vu de la très faible progression des niveaux de performance d’une année à l’autre,
il est tout simplement douteux que la cible soit atteinte. La Mission a identifié sept indicateurs
du cadre de résultats du PNSR II, figurant dans la matrice des ODD (objectif 1, 2, 12 et 15) ;
trois ont été renseignés (en particulier pour l’année 2019). Aucun des trois indicateurs ODD
renseigné n’a atteint la cible visée.
Performance des sous programmes. Des efforts de réalisation des extrants et de délivrance
des services et produits ont été effectués, ainsi on note que plusieurs des résultats (indicateurs
d’objectifs opérationnels) ont atteint leur niveau de cible. Toutefois les critères décisifs pour
juger de la bonne performance d’un programme sont le niveau d’atteinte de l’objectif général
ainsi que des objectifs spécifiques. Ce sont eux qui sont recherchés in fine, et justifient
l’allocation des ressources budgétaires.
Sur les sept indicateurs de l’objectif général, trois (comptant comme les plus significatifs, du
point de vue des impacts pour la population rurale) n’ont pas atteint leurs cibles ; un indicateur
n’a pas été renseigné et pour un autre les cibles n’ont pas été définies. Ainsi un seul a atteint la
cible qui lui a été attribué, mais l’interprétation nous paraît difficile, aléatoire. Sur les vingt-six
indicateurs d’objectifs spécifiques (ou objectifs stratégiques des programmes), ce sont seize qui
ont dument renseignés jusqu’en 2019. Dix, soit 38 % n’ont pas été renseignés. Sur les seize qui
ont été renseignés, douze, soit 75 %, n’ont pas atteint la cible qui leur a été fixée pour l’année
2019. Et pour la quasi-totalité d’entre eux, il est peu probable, au vu des niveaux d’écart entre
la réalisation de 2019 et la cible de 2020, qu’ils soient atteints.
Synthèse de la performance du PNSR II
Indicateurs Situation en 2019
Taux de renseignement des indicateurs 73 %
Taux d’atteinte des cibles des indicateurs d’OG 14 %
Taux d’atteinte des cibles des indicateurs d’OS 25 %
Taux de mise en œuvre des recommandations 70 %
Proportion de nouveaux projets conformes à l’approche sectorielle 100 %

L’appréciation de la performance, se basant principalement sur le niveau d’atteinte des


indicateurs de l’objectif général et des objectifs spécifiques (opérationnels) se révèle
insatisfait.
Du fait du COVID 19, il est fort probable que les performances soient encore plus faibles en
2020, la pandémie ayant affecté les taux d’exécution des activités. Au vu de l’état des données

a
en 2019, la probabilité est faible pour que les indicateurs n’ayant pas atteint leurs cibles en
2019 le réussissent en 2020.

Facteurs explicatifs de la performance.


Les principaux facteurs explicatifs des écarts dans les niveaux d’atteintes des cibles sont de
plusieurs ordres :
- Déficit global d’affectation budgétaire pour le secteur rural
- Procédures de décaissement
- Insuffisance de sélectivité et priorisation dans l’allocation budgétaire
- Inefficience de la commande publique et de l’efficacité de la qualité de l’exécution des
actions
- Faible durabilité des infrastructures, du fait de la qualité, et des défauts de maintenance
- Insuffisante prise en compte des spécificités régionales dans les politiques, et les
approches opérationnelles de mise en œuvre
- Synergie et mise en cohérence des interventions
- Des politiques et dispositifs insuffisamment incitatifs et/ou protecteurs
- Faiblesse des analyses et recommandations issues des revues et évaluations
- La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) et le management des services publics
- La croissance démographique, particulièrement en milieu rural.
- Insécurité
- Mouvements sociaux au MINEFID
L’ensemble de ces facteurs a joué en défaveur de la performance des sous-programmes.
Difficultés, contraintes et enjeux du suivi évaluation. Le dispositif de suivi évaluation, a
fonctionné à travers la tenue des cadres sectoriels de dialogue. Les rapports annuels de
performance ont été produits, sur la base des RAPs et une revue à mi-parcours (2016-2018) a
été conduite, ainsi qu’une évaluation de performance de l’année 2019. Quant à la proportion
des indicateurs du cadre de mesure de performance (CMP) du PNSR renseignés, elle a été de
73,38% (voir annexe) et le taux de réalisation des objectifs fixés par les sous-programmes a
été seulement de 26,10%. Par rapport au taux de mise en œuvre des recommandations issues
des organes de pilotage du PNSR, il a atteint 70% en 2019 sur une cible de 100%.
Les principaux facteurs limitant la qualité du suivi évaluation sont :
- Des budgets affectés pour le suivi évaluation, traduisant la relative faible importance
accordée à cette fonction
- Les insuffisances dans la caractérisation des indicateurs.
- La qualité des analyses et recommandations.
- La définition des cibles pour certains indicateurs.
- La multiplicité des Cadres sectoriels de dialogue dans le secteur et les contraintes que
cela entraîne, en termes d’harmonisation entre programmes budgétaires.
- Les insuffisances de la responsabilisation des régions
- La non effectivité de la fonction de meta évaluation par une institution républicaine
dédiée, comme facteur incitatif et d’appui à des systèmes d’évaluation performants.

a
Introduction.

Contexte et justification de l’évaluation


Le Burkina Faso a adopté en avril 2018, le deuxième programme national du secteur rural
(PNSR II) qui constitue le cadre d’opérationnalisation du volet développement rural du Plan
National de Développement Economique et Social (PNDES) pour la période 2016-2020
(référentiel de développement national) ainsi que des politiques agricoles régionales
(ECOWAP/CEDEAO) et continentales (PDDAA/NEPAD). Il traduit la volonté du
Gouvernement de se doter d’un cadre unique de planification, de mise en œuvre et de suivi-
évaluation de l’ensemble des interventions en matière de développement rural.
Des revues périodiques, semestrielles et annuelles ont été prévues dans le dispositif de suivi
évaluation ainsi que des évaluations à mi-parcours et finale. Une évaluation à mi-parcours
(2016-2018) réalisée en 2019 a été effectuée et une revue annuelle a été conduite en 2020 pour
apprécier les performances enregistrées au cours de l’année 2019. La présente mission est une
évaluation finale. Il est attendu que des enseignements utiles soient tirés afin de formuler des
recommandations pour le PNSR III.
Objectifs et résultats attendus de l’évaluation
L’objectif global est d’analyser les performances de mise en œuvre du deuxième programme
national du secteur rural (PNSR II) pour la période 2016-2020.
De façon spécifique l’évaluation de la performance du PNSR II vise à :
- établir le niveau d’opérationnalisation du PNSR II en référence aux actions
d’appropriation et de prise en compte des actions du programme dans les programmes
d’activités des ministères du secteur rural ;
- analyser le niveau d’appropriation du PNSR II, sa prise en compte dans la formulation
des projets et programmes, la prise en compte des indicateurs sectoriels ;
- évaluer le niveau d’atteinte des cibles des indicateurs de performances ;
- apprécier la qualité des indicateurs du PNSR II (précision, mesurabilité, réalisme,
pertinence : SMART) et le niveau de performance des sous-programmes ;
- apprécier la contribution du PNSR II à la mise en œuvre du PNDES ;
- apprécier l’état de mise en œuvre du PNSR II en lien avec les engagements
internationaux (ODD, déclaration de Malabo, ...) ;
- analyser les contraintes/difficultés de suivi-évaluation et de capitalisation des données ;
- identifier et analyser les facteurs explicatifs des écarts dans l’atteinte des cibles des
indicateurs de performance afin de tirer toutes les leçons nécessaires pour la mise en
œuvre du PNSR III ;
- formuler les recommandations nécessaires et des mesures de consolidation des acquis
du PNSR II ainsi que des perspectives pour un secteur rural plus performant ;
Méthodologie
La matrice des indicateurs des sous-programmes présente trois catégories d’indicateurs :
- les indicateurs relatifs à l’objectif général du PNSR
- les indicateurs relatifs aux objectifs spécifiques des sous-programmes
10

a
- les indicateurs se rapportant aux résultats des sous-programmes
Les indicateurs relatifs à l’objectif général et aux objectifs spécifiques expriment des impacts
ou effets finaux des sous-programmes, conséquences des activités et investissements effectués
(Résultats ou Produits). Si les indicateurs d’objectifs spécifiques expriment les effets finaux ;
mais d’autres ne sont encore que des effets intermédiaires. Dans l’analyse des indicateurs, nous
avons opté de considérer tous les indicateurs de l’objectif général et des objectifs spécifiques.
Des observations et critiques seront formulés selon le cas sur la pertinence comme indicateur
d’effet du sous-programme.
Dans leur grande majorité, les indicateurs de résultats expriment les moyens, activités et
réalisations physiques. La revue de performance annuelle et l’évaluation à mi-parcours a
examiné en détail, en reprenant les rapports des Ministères leur niveau de réalisation avec les
analyses des facteurs explicatifs2. La Mission d’évaluation finale, conformément aux termes de
référence, s’est focalisée sur l’examen et l’analyse des indicateurs d’effets finaux, ainsi que leur
interprétation
La Mission a identifié les indicateurs de résultats des sous programmes :
- Des indicateurs exprimant les niveaux d’utilisation des réalisations physiques
- Des indicateurs de fonctionnalité et de durabilité traduisant la qualité, le niveau de
maintenance et l’effectivité des mécanismes de viabilité
Les indicateurs liés à l’utilisation, à la fonctionnalité et durabilité ont été considérés car relevant
de critères du CAD (Comité d’Aide au Développement) et nécessaires dans l’évaluation des
performances3. Du fait de l’insuffisance ou du caractère insuffisamment significatifs des
indicateurs d’effets de certains sous-programmes, des indicateurs d’activités traduisant
l’importance des efforts ont été considérés.
La Mission a suivi les étapes suivantes pour le déroulement :
- Etude des documents préliminaires
- Production d’une note de cadrage et validation
- Rencontres avec les services centraux (Ministères)
- Rencontres dans les régions avec les Directions régionales des cinq Ministères
- Rencontres avec Assistance Technique FAO
- Rencontre avec S/P CPSA
- Réunion zoom avec les Directions régionales des cinq Ministères, qui n’ont pas été
rencontrées sur le terrain
- Collecte de questionnaires remplis par les Directeurs régionaux
La note de cadrage présente de manière détaillée la méthodologie utilisée, les questions traitées,
les acteurs rencontrés, le calendrier de déroulement de la mission.
Les principales sources d’informations ont été 4:

11
2
Les rapports annuels de performances des sous programmes présentent aussi de manière détaillée l’état de
réalisation des indicateurs
3
L’efficience n’a pu être examinée, du fait de l’insuffisance de données y relatives et du temps d’investigation
dédié à la Mission
4
La Mission a utilisé principalement les données des rapports communiqués par le S/P CPSA et les Ministères

a
- la revue annuelle de performance du PNSR II pour l’année 2019
- le rapport à mi-parcours (2016-2018) du PNSR II
- le rapport de performance annuelle de la mise en œuvre du PNDES dans le sous-secteur
de l’environnement en 2019. MEEVCC. Juillet 2020
- le rapport bilan annuel du programme d’activités 2018 du ministère de l’eau et de
l’assainissement
- les rapports annuels de performance (RAP) des programmes budgétaires (MRAH,
MAAH), année 2019
- le rapport biennal Pays de suivi de la Déclaration de Malabo (2017-2018). Burkina Faso
- le diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre des politiques et stratégies en matière
de Sécurité Alimentaire, Nutrition et Agriculture Durable (SANAD) au Burkina Faso
(FAO, Union Européenne)
- les documents de références de suivi évaluation (livrets techniques des indicateurs,
nomenclatures etc…) des Ministères concernés, lorsqu’ils ont été mis à disposition
- les entretiens avec les DGESS (MAAH, MEA, MRAH, MESRSI, MEEVCC)
- les entretiens en présentiel avec les directions Régionales de la Boucle du Mouhoun et
du Centre
- Les entretiens par zoom avec les directions Régionales autres que celles citées dans
précédemment et la communication par mail des réponses aux guides d’entretiens
- L’entretien et la série d’échanges avec l’Assistance Technique FAO près du S/P CPSA
- L’entretien en ligne avec les PTF, à l’issue de la production du rapport provisoire
Des comptes rendus sous forme électronique des différents entretiens ont été établis.
Difficultés rencontrées ; portées et limites du rapport
La mission s’est déroulée dans un contexte marqué par l’insécurité et la pandémie du COVID
19. Cette situation, ainsi que le délai imparti ont entrainé une réduction du nombre des régions
à visiter à deux. Le période de mise en œuvre a été une contrainte pour la disponibilité des
acteurs à rencontrer. Le délai imparti et le temps de travail affecté ont limité le nombre et la
diversité des acteurs rencontrés.
L’évaluation finale devrait couvrir la période 2016 à 2020 avec le cadre de résultats du PNSRII
comme référence. Toutefois, les données relatives à l’année 2020 n’étant pas disponibles lors
du déroulement de la mission, et cette évaluation de la performance a concerné la période 2016-
2019.
Evaluer un programme budgétaire suppose un examen approfondi, conduisant aussi à une
analyse indépendante des facteurs explicatifs des contraintes ainsi que la mise en évidence de
leçons et recommandations spécifiques. Cela exige, outre l’examen des documents produits,
des entretiens avec l’ensemble des acteurs ayant été partie prenante (PTF, responsables du
programme à tous les niveaux, services déconcentrés aux échelles différentes, bénéficiaires
directs dans les localités, collectivités locales, partenaires de la mise en œuvre, organisations
professionnelles, secteur privé et organisations de la société civile prestataires & entreprises).
Les informations provenant de cet ensemble acteurs demandent un temps. A l’évidence, la

12

a
présente évaluation ne pouvait avoir une telle ambition. Vu que des revues de performance
annuelle et une évaluation à mi-parcours, existent déjà la présente évaluation se limite à :
- examiner la pertinence et la qualité des indicateurs, en se focalisant plutôt sur les
indicateurs d’impact et d’effets
- rappeler les cibles visées et les écarts existant, principalement pour les indicateurs
d’impacts et d’effets
- rappeler les analyses déjà présentées dans les rapports établis par les différents sous-
programmes et la revue externe du PNSR II ; et en soumettant lesdites analyses à une
analyse critique (force des argumentaires, insuffisances …)
Les analyses et recommandations s’appuient sur les entretiens menés, et les études antérieures
de référence 5.
Parties constitutives du rapport
Le rapport se compose de six parties :
- La première présente le PNSR II à travers son cadre d’objectifs et de résultats ;
accompagnée d’une analyse du niveau d’appropriation au niveau des cinq Ministères
- La seconde partie examine la qualité et la pertinence des indicateurs retenus dans le
cadre de résultats du PNSR II
- La troisième partie présente le niveau d’atteinte des cibles de performance sur la période
2016 à 2019 des différents sous-programmes, l’analyse faite des difficultés ainsi que les
leçons et recommandations tirées par les revues existantes ; elle expose un examen
critique des forces et insuffisances des dites analyses et leçons tirées
- La quatrième partie présente une analyse de l’efficacité et de l’efficience des
interventions dans le secteur rural. Il analyse les facteurs jouant sur la performance des
interventions en milieu rural, et expliquant le rythme de l’atteinte des cibles, de manière
générale.
- La cinquième partie analyse les forces et insuffisances du système de suivi évaluation
- La sixième et dernière partie dégage les recommandations pour l’amélioration de la mise
en œuvre des sous-programmes du PNSR II.

5 13
Voir la note de cadrage actualisée du 7 Décembre 2020

a
1. Présentation du PNSR II, et appropriation par les Ministères
1.1 Présentation du PNSR II et du cadre de Résultats

Cette partie se fonde exclusivement sur le document du PNSR II 6.


Fondements
Le deuxième PNSR tire ses fondements des référentiels internationaux, sous régionaux et
nationaux majeurs.
Au niveau international, les Objectifs du Développement Durable (ODD) adoptés en
septembre 2015, en lieu et place des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Le PNSR II est le principal instrument de mise en œuvre des ODD notamment les huit (8)
objectifs relatifs au secteur rural 5. Les Objectifs du Développement Durable (ODD) ont été
adoptés en septembre 2015, en lieu et place des Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD). Le PNSR II sera le principal instrument de mise en œuvre des ODD notamment les
huit (8) objectifs relatifs au secteur rural 5.
Au niveau africain, le PNSR II s’appuie sur la déclaration de Malabo adoptée par l’Union
Africaine et traduite par le nouveau cycle du Programme Détaillé de Développement de
l’Agriculture Africaine (PDDAA+10). Dans cette dynamique, les chefs d’Etat ont pris entre
autres les engagements suivants :(i) éliminer la faim d’ici à 2025, (ii) réduire de moitié la
pauvreté d'ici à 2025, grâce à une croissance et à une transformation inclusive de l’agriculture
et (iii) renforcer le financement des investissements dans l’agriculture.
Au niveau régional, le PNSR II est en droite ligne avec la nouvelle politique agricole
(ECOWAP+10) de la CEDEAO qui se traduit par sept (07) orientations majeures pour une
meilleure contribution régionale à la réalisation des engagements de Malabo à l'horizon 2025.
Au niveau national, le PNSR II tire ses fondements des référentiels nationaux majeurs, à savoir
l’Etude Nationale Prospective 2025, le Schéma National d’Aménagement et du Développement
Durable du Territoire (SNADDT), le PNDES et la SDR.
Vision et objectif global du programme
• Vision
Le deuxième Programme National du Secteur Rural (2016-2020) s’inscrit dans la vision
définie par les assises nationales des Etats Généraux de l’Agriculture et de la Sécurité
Alimentaire (EGASA) et réaffirmée par la revue conjointe du secteur rural, tenue en novembre
2016.
• Objectif global
L’objectif du PNSR II est d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par le
développement durable d’un secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique productif et
résilient, davantage orienté vers le marché.

6 14
Deuxième Programme National du Secteur Rural (PNSR II). Avril 2018

a
Axes et sous-programmes
Le deuxième programme national du secteur rural est structuré en vingt (20) sous-programmes
regroupés autour de 6 axes. Ces sous-programmes composés d’actions, sont le résultat d’une
répartition des missions des ministères en charge du secteur. Pour atteindre les résultats de ces
sous-programmes, des réformes stratégiques et des investissements structurants sont
développés.
Impacts et effets attendus
Les impacts attendus du deuxième programme national du secteur rural sont :
• la réduction du nombre de personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle
• l’accroissement de la contribution du secteur rural à l'économie nationale
• la réduction de l'incidence de la pauvreté en milieu rural ;
• le changement des modes de production et de consommation s'inscrivant dans
une perspective de développement durable.
Les effets attendus de la mise en œuvre du deuxième PNSR sont :
• la disponibilité, la diversification et la qualité de l’offre alimentaire sont accrues ;
• l'approvisionnement durable de l'agro-industrie nationale est assuré ;
• des emplois décents sont créés en milieu rural ;
• le régime alimentaire des populations rurales est amélioré ;
• la résilience des ménages agricoles aux risques est renforcée ;
• les capacités de mobilisation et de gestion intégrée des ressources en eau sont renforcées ;
• la dégradation de l’environnement et les effets néfastes des changements climatiques
sont considérablement réduits.

1.2 Appropriation du PNSR II par les Ministères

Les sous-programmes du PNSR II correspondent aux programmes budgétaires formulés par


les différents Ministères concernés (MAAH, MRAH, MEEVCC, MEA, MESRSI). Pour ce
qui est du MESRI, seuls deux de ses programmes budgétaires sont concernées.
Ce Programme qui s’inscrit ainsi dans l’approche programme, a été élaboré et opérationnalisé
en cohérence avec la dynamique d’implantation des budgets programmes dans ces ministères.
Ainsi, le PNSR II est mise en œuvre à travers les Programmes budgétaires les Ministères
concernés. Le cadre de résultats et la matrice des indicateurs du PNSR découlent également de
ceux des programmes budgétaires de ces Ministères. Après l’adoption du PNSR II, quelques
indicateurs ont été reformulés, ou quelques indicateurs d’effets ont été changés ; mais ceci reste
exceptionnel. Globalement, le cadre de résultat n’a pas varié tout au long de la mise en œuvre
du Programme.

15

a
Toutefois, des entretiens avec le S/P CPSA, certaines variations ont été relevées : (i) les cibles
annuelles (intermédiaires) définies sont parfois révisées pour certains indicateurs sans
argumentation précise, (ii) les programmations définitives (lois des finances) sont souvent en
déphasage avec les budgets prévus dans le cadre de la programmation initiale du PNSR II, et
parfois de manière significative.
L’appropriation des sous programmes s’est ainsi imposée d’elle-même, étant donné qu’ils
correspondent aux programmes budgétaires définis par les Ministères. Ce n’est pas le cas du
PNSR II en tant que cadre de référence et sa valeur ajoutée n’est pas établie au niveau des
Ministères.

16

a
2. Analyse des indicateurs : Pertinence/qualité, cibles, niveau de
renseignement

Les indicateurs sont examinés par sous-programmes constitutifs des différents Ministères sous
les angles suivants : qualité et pertinence, niveau de fiabilité des données collectées, examen de
la rigueur dans la définition des cibles, niveau de renseignement (particulièrement pour ce qu’il
s’agit des indicateurs de l’objectif spécifique ou de l’objectif stratégique, ou encore, comme il
est parfois appelé, indicateur de l’impact du sous-programme). 7 Ce sont les indicateurs
d’objectifs spécifiques des 19 programmes opérationnels qui ont été examinés en priorité. Ceux
du 20, par nature ne sont pas des indicateurs d’effets.
La pertinence exprime le degré de traduction du sens de l’objectif ou du produit, de sa nature,
de caractère significatif, ainsi que le caractère non équivoque de l’interprétation La qualité est
fondée sur : la mesurabilité, l’explicitation et la précision des paramètres de calcul, la
facilité/efficience de collecte des données.
Les indicateurs de l’objectif général traduisent les impacts. Tandis que les indicateurs
d’objectifs spécifiques sont les objectifs stratégiques des sous programmes, appelés aussi
programmes budgétaires au niveau des Ministères.

2.1 Sous-programmes mis en œuvre par le MRAH


Nous analysons la qualité des indicateurs, du point de vue de la définition de la nature et de leur
correspondance comme un indicateur d’objectif spécifique.
2.1.1 Qualité des indicateurs
Qualité/Pertinence des Indicateurs
Sous-programme 4. « Prévenir, contrôler efficacement et éradiquer les maladies animales
prioritaires et améliorer la santé publique ». L’indicateur de l’objectif spécifique du sous-
programme 4 est libellé comme suit : « Incidence économique des pertes directes liées aux
maladies animales prioritaires (MNC, PPCB) » Cet indicateur mesure effectivement l’effet final
recherché par l’ensemble des actions de ce sous-programme. Toutefois, vu le grand nombre des
éleveurs et la diversité de ces maladies, il s’avère difficile et sans doute très couteux de capter
avec précision cet indicateur.
Sous-programme 5. « Assurer la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles »
L’indicateur de l’objectif spécifique du sous-programme 5 est : « Quantité de poissons produite
par an ». Il s’agit bien d’une mesure de l’effet recherché à travers ce sous-programme ; toutefois
la préoccupation de durabilité n’est pas captée dans sa mesure, car ce sous-programme est
intitulé « Assurer la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles ». L’objectif
spécifique décliné ne couvre pas la dimension de durabilité. Sans doute doit-il être complété
par un second indicateur d’effet qui prend cette dimension en compte. La « Part de la production
piscicole par l’aquaculture dans la production piscicole totale » présenté comme indicateur de
résultat peut traduire cette réalité, toutefois il n’est pas de qualité dans la mesure où une très

7
Le rapport d’évaluation à mi-parcours présente de manière détaillée les niveaux de renseignement de 17
l’ensemble des indicateurs, selon chacun des cinq axes opérationnels du PNSR II

a
faible production en pêche de capture peut artificiellement faire apparaitre une performance
(augmentation de la part de la production aquacole, même si elle est restée stagnante).
On peut s’interroger sur le niveau de difficulté et sans doute le coût également de mesure précise
de cet indicateur, au vu de la grande diversité des sources d’eaux poissonneuses et de
l’irrégularité de leurs captures par les pêcheurs.
Sous-Programme 7. « Améliorer la compétitivité de l’élevage par une intensification
progressive et un meilleur accès aux marchés pour les éleveurs ». L’objectif spécifique du sous-
programme a été traduit en deux indicateurs dont « la contribution de l’élevage au PIB
agricole » et « le Revenu moyen monétaire annuel issu de l’élevage des ménages ruraux ». Ces
deux indicateurs combinés illustrent les effets recherchés. Le premier à travers la dimension
macro-économique, le second du point de vue des effets et impacts des bénéficiaires finaux
(éleveurs).
Sous-programme 11. « Créer un environnement sécurisé et favorable à une production
animale durable » L’indicateur de son objectif spécifique est « la Superficie totale d’espaces
pastoraux fonctionnels ». Cet indicateur traduit les efforts pour rendre fonctionnels les espaces
pastoraux, sans préciser s’il s’agit des espaces pastoraux en général ou simplement de manière
restrictive des espaces pastoraux aménagés. Si la notion d’espace pastoral prend en compte les
zones de pâture (comme le confirme la DGESS), cette conception n’est pas comprise comme
telle par certains acteurs du MRAH que nous avons rencontré au niveau régional. Dans tous les
cas, cela demande d’être explicité pour l’observateur.
Les critères permettant de parler de fonctionnalité ne sont pas définis non plus. Quoi qu’il en
soit, il ne s’agit pas encore d’effets ni sur le plan de l’économie de l’élevage, ni pour les
éleveurs. Il ne s’agit donc pas d’un indicateur pertinent d’effet de sous-programme, mais d’un
effet intermédiaire ou sous effet si l’on veut.
Des indicateurs de produits, indicateurs opérationnels ont été proposés dans la matrice. Parmi
ceux-ci il y a le Nombre de conflits sévères entre éleveurs et autres utilisateurs des ressources
naturelles par an, correspondant à l’action « Le cadre juridique et règlementaire de sécurisation
des activités d’élevage est renforcé ». Cet indicateur relatif aux conflits peut être considéré
comme un des indicateurs (pas le seul) de l’objectif spécifique du sous-programme, considérant
qu’il traduit un des changements in fine, attendu par les éleveurs
2.1.2 Rigueur de la présentation et examen de la fiabilité
Les indicateurs des sous-programmes mis en œuvre par le MRAH n’ont pas été caractérisés au
démarrage de la mise en œuvre, comme nous l’a indiqué la DGESS. En l’absence de cette
caractérisation, il n’y a pas de précision sur les variables du calcul, ainsi que les définitions et
contenus donnés aux termes utilisés. Il faut noter qu’en 2019 la DGESS de ce Ministère a
procédé à une caractérisation de l’ensemble des dits indicateurs. Cela l’a conduit à redéfinir
leur nature, les variables à calculer, le niveau de désagrégation, le mode de calcul, la
signification à donner à l’indicateur, la méthodologie de collecte et les responsables dédiés dans
la chaîne. Plusieurs des indicateurs ont également été reformulés afin de les rendre clairement
mesurables, et ce de manière non équivoque. Il s’agit d’un travail considérable, qui prend en
compte plusieurs des remarques formulées sur la qualité des indicateurs et qui contribueront à
alimenter le PNSR III.

18

a
Il est difficile d’apprécier le niveau de fiabilité des données. L’on peut noter simplement qu’il
existe un dispositif de contrôle de qualité. Le MRAH a mis en place l’ENDRAH (Entrepôt
National sur les Données des Ressources animales et Halieutique) ; ce dispositif a été mis en
place en place en 2019. C’est une base de capitalisation, qui vérifie la qualité des données
transmises. Selon les informations que nous avons pu avoir, il permet de relever les données
aberrantes transmises, d’interpeller les agents de terrain responsables.
Des efforts sont à faire pour identifier et expliquer ce qui apparaît a priori surprenant. Nous
avons noté que le taux d’accroissement annuel de la production de la pêche de capture passe de
8 % en 2018 à seulement 1,8 % en 2019 ; cela demande une explication pour rendre ce fait
compréhensible.
2.1.3 Mode de définition des cibles
Les cibles annuelles n’ont pas toujours été formulés selon des critères précis, consensuelles,
entre les parties prenantes.

2.1.4 Niveau de renseignement des indicateurs et analyse


Plusieurs indicateurs n’ont pas pu faire l’objet renseignement sur la période (2016 à 2019) :
- Revenu moyen monétaire annuel issu de l’élevage des ménages ruraux ;
- Poids moyen carcasse des bovins ;
- Poids moyen carcasse des caprins ;
- Poids moyen carcasse des ovins ;
- Poids moyen carcasse des porcins ;
- Taux d’accroissement des quantités de lait transformées
En ce qui concerne « le revenu monétaire annuel issu des ménages ruraux », les données ne
semblent pas être prises en compte dans les enquêtes EPA (enquêtes permanentes agricoles).
Or Il n’y a pas de dispositif spécifique pour effectuer des enquêtes de ce type au niveau du
MRAH.
Pour le « Poids carcasse » ; cela exige des enquêtes au niveau des abattoirs, selon une même
périodicité ; cela n’a pas été facile à respecter ; mais plus important la pertinence de cet
indicateur se situe sur la collecte selon une périodicité de plusieurs années ; la périodicité
annuelle n’est pas pertinente du fait des variations insignifiantes d’une année à l’autre.
Pour le « Taux de prévalence des maladies animales prioritaires » et l’incidence économique
des pertes liées aux maladies animales prioritaires », le défaut de ressources financières a été le
principal facteur contraignant. Au vu de leur coût, ce sont les Projets qui ponctuellement ont
jusque-là permis de collecter les données y relatives ; ce qui n’a pas été le cas durant la période
couverte. Des indicateurs importants de produits, notamment pour le sous-programme 11, mais
pas seulement, n’ont pas été renseignés.
2.1.5 Des avancées remarquables, à améliorer, par le MRAH
Le MRAH a fait un bilan et a redéfini les indicateurs en différenciant : les indicateurs d’impact,
les indicateurs d’effets, les indicateurs de produits. Il a aussi caractérisé tous les indicateurs.

19

a
Conduisant à une re formulation d’un nombre important d’indicateurs. Il s’agit d’une avancée
très importante.
Le livret des indicateurs du MRAH présente une nouvelle nomenclature ; des efforts importants
sont faits ; mais la logique du changement visé par le sous-programme n’est pas explicitée en
préalable. Ceci est nécessaire pour voir les différences de niveau entre l’indicateur de l’objectif
spécifique que l’on peut appeler effet final du sous-programme et les sous effets (indicateurs de
résultats des objectifs opérationnels).
Il n’y a pas de différenciation de catégorie des effets selon la logique du changement ; certains
effets, sont de simples résultantes d’un ensemble d’actions du sous-programme, d’autres sont
les conséquences pour les éleveurs, les consommateurs, ou encore l’économie nationale. Les
précisions en ce sens sont utiles ; on aura ainsi : indicateur d’impact, indicateur d’effets,
indicateurs d’activités (Produits).
Il n’est pas du propos de la mission, au vu du délai de mise en œuvre, d’évaluer le livret ; nous
formulerons juste quelques observations permettant d’améliorer ce travail remarquable.
Certains indicateurs n’apportent peut-être pas une valeur ajoutée importante pour tirer des
enseignements et vu leur coût, peuvent faire l’objet d’économie. L’option de suivi de certains
indicateurs par échantillon représentatif peut également être examiné ; de même que la
périodicité, comme il a été proposé pour le poids carcasse.
Certains indicateurs apportent des précisions sur leurs caractéristiques. Ainsi en est-il de
l’indicateur « la variation des conflits sévères » par exemple. Pour d’autres indicateurs, toutes
les caractéristiques ne sont pas rigoureusement déclinées. Il en est ainsi des critères de
fonctionnalité, non explicités, ou encore de l’insuffisance de précisions en ce qui concerne les
variables du calcul : par exemple quels sont les critères de fonctionnalité ; ou pour la production
de viande saine, on ne dit pas si c’est la production de viande sur les marchés, dans les abattoirs,
ou en général. Ces précisions sont nécessaires.
Il y a des indicateurs pour lesquels de manière objective le dispositif d’enquête ne permet pas
d’avoir des données fiables (par exemple : production de viande totale ; ou production totale de
poissons par capture, ou production nationale de poissons) ; Nous avons des réserves sur les
outils et le niveau de suivi pour disposer de telles données de manière fiables dans les conditions
actuelles.
Remarque sur l’indicateur de l’objectif stratégique du sous-programme 11 : Si cet indicateur
concerne les éleveurs en général, il n’y a pas de raison que l’on circonscrive aux éleveurs dans
les espaces pastoraux seulement. Il s’agira de tous les éleveurs. Et comme la notion d’éleveurs
est difficile à cerner il conviendrait de l’expliciter clairement, de manière à avoir une
compréhension commune et partagée par tous, au sein du MRAH et en dehors. Les variables
de calcul seront dès lors précisées et non équivoques, ainsi que la population à enquêter. La
notion de sécurisation demande aussi à être précisée, dans le sens de la sécurisation et de
l’accessibilité aux ressources pastorales.

2.2 Sous-programmes mis en œuvre par le MEEVCC


2.2.1 Qualité et Pertinence des indicateurs
Sous-programme 8. « Renforcer les règles, les pratiques et institutions entourant la gestion
de l’environnement en vue d’un développement durable ». L’objectif spécifique est :

20

a
« Proportion des politiques sectorielles, de PCD et PRD ayant intégré les principes et les
problématiques de Développement Durable ». Il traduit les efforts déployés par les services
publics pour faire prendre en compte des thématiques du développement durable dans les
documents stratégiques, mais pas encore leur mise en œuvre opérationnel. Car on peut très bien
s’approprier de directives, de règles ou de recommandations, et les intégrer même dans les
documents stratégiques de planification sans pourtant les mettre effectivement en pratique (de
manière effective). Or la formulation de l’objectif prend en compte aussi bien, l’adoption des
règles mais aussi leur application effective. Il ne peut donc s’agir d’un indicateur d’effet du
sous-programme, dans sa nature. En outre, cet indicateur est agrégé de telle façon qu’il est
difficile d’interprétation ; en effet il cumule l’intégration au niveau de trois types d’instruments
différents (Politiques, PCD, PRD). Adroitement dans la procédure de caractérisation des
indicateurs, en 2019, le MEEVCC a reformulé cet indicateur, en le désagrégeant, améliorant
ainsi sa pertinence et mesurabilité.
Le RAP 2019 du MEEVCC présente l’indicateur de l’objectif stratégique comme étant la
« Proportion des recommandations de la Conférence du CNDD mises en œuvre ». La
« Proportion des politiques sectorielles, de PCD et PRD ayant intégré les principes et les
problématiques de Développement Durable » est ramenée au statut d’indicateur de l’objectif
opérationnel 2 « Appuyer les acteurs pour la prise en compte des thématiques Environnement
et Développement Durable ». Cette évolution clarifie bien la hiérarchisation des résultats, et
nous apparaît pertinente. Le taux de mise en œuvre effectif des recommandations représente le
changement, in fine recherché par le sous-programme.
Sous-programme 9. « Préserver et protéger durablement les ressources forestières et
fauniques ». Ce sous-programme est décliné en un objectif spécifique illustré à travers deux
indicateurs : « Revenus annuels moyens forestiers et fauniques des populations dans les zones
aménagées » et Proportion du territoire national couvert par les forêts »
Le premier indicateur ne concerne que les exploitants forestiers et fauniques dans les zones
aménagées, ce qui est insuffisant et ne concerne pas l’ensemble des exploitants. Le second est
suffisamment large et traduit bien un des effets recherchés par le sous-programme.
L’indicateur de résultat « Superficie de terres dégradées récupérées » traduit les efforts effectués
pour la poursuite de l’effet attendu de l’objectif spécifique. Il en est de même du suivant « Le
couvert végétal est accru ». Ces deux indicateurs traduisent effectivement les effets des actions
menés dans le cadre du sous-programme. Ils auraient pu être classés dans la catégorie des
indicateurs mesurant l’objectif spécifique.
Sous-programme 10. « Renforcer l'atténuation des émissions de gaz à effets de serre (GES)
et la résilience aux effets néfastes des changements climatiques tout en promouvant l'économie
verte ». Deux indicateurs, la « Quantité de carbone séquestrée » et « nombre d’emplois verts
décents crées » mesurent l’objectif spécifique. Ils sont pertinents dans leur nature et dans leur
lien avec l’objectif spécifique.
Sous-programme 16. : « Promouvoir un environnement sain pour l’amélioration de la
qualité du cadre de vie des populations ». L’indicateur de l’objectif spécifique « Proportion
de la population satisfaite de la qualité du cadre de vie dans les cinq plus grandes villes du
Burkina Faso » est une formulation claire et relative à l’effet recherché par le sous-
programme. Toutefois, il est expressif pour le milieu urbain. Pour prendre en compte le
secteur rural, un indicateur additionnel devrait y figurer.
21

a
2.2.2 Rigueur de la présentation et examen de la fiabilité
Tout comme pour le MRAH, une caractérisation exhaustive n’a pas été faite au démarrage du
programme. Cela n’a été effectué qu’en 2019. Par conséquent il est difficile d’apprécier la
rigueur de la méthodologie suivie, ainsi que la fiabilité des données collectées. La DGESS
souligne l’existence de procédures de contrôle de qualité, tout en reconnaissant qu’elles sont
insuffisantes pour en attester de la qualité de manière irrévocable. Un audit indépendant des
données transférées n’ayant pas été rigoureusement effectué, du fait de l’insuffisance
d’instruments et de ressources financières affectées à cet effet.
2.2.3 Mode de définition des cibles
Des entretiens que nous avons pu avoir avec la DGESS du MEEVCC, la mission comprend
également que des critères clairement formulés et consensuelles n’ont pas guidé la fixation des
cibles annuelles ; et qu’il n’y a pas eu non plus une révision à la hausse ou à la baisse, en tenant
compte du contexte et des ressources affectées.
2.2.4 Niveau de renseignement des indicateurs et analyse
Plusieurs indicateurs ont été partiellement renseignés ou pas du tout. II s’agit notamment des
suivants :
- Proportion d'entreprises publiques disposant d'un référentiel RSE ; du fait de contrainte
de ressources financières ; il a été remplacé, à l’issu de la caractérisation des indicateurs,
par la Proportion des grandes entreprises disposant d'un référentiel RSE
- Proportion des espaces de conservation sous aménagement ; à cause des difficultés à
appréhender les variables et à le renseigner ; il a été remplacé par « proportion des forêts
classées sous aménagement »
- Quantité de carbone séquestrée ; du fait de son renseignement biannuel ; la prochaine
donnée (2020) ne sera disponible qu’en 2021
- Le nombre d’emplois verts décents crées ; du fait de l’insuffisance de ressources
financières
- Quantité de PFNL collectée ; par manque de budget
- Recettes monétaires issues de l’exploitation des PFNL
- Taux de mobilisation des crédits carbone ; Ce résultat ne peut être mesuré après la mise
en place du mécanisme REED+, toujours inachevé
- Proportion de la population satisfaite de la qualité du cadre de vie dans les cinq plus
grandes villes du Burkina Faso ; cet indicateur est renseigné chaque 5 ans. La valeur de
2020 (issu d'une enquête) est 12,7 %. Le nombre des villes a été réduit à 3 à cause des
contraintes budgétaires.

Certains sous-programmes en ont particulièrement souffert, notamment le sous-programme 9.


« Pour évaluer la performance du programme gestion durable des ressources forestières et
fauniques en 2019, 09 indicateurs ont été définis dont deux pour apprécier l’impact du
programme et 07 pour les effets. Parmi ces indicateurs, 07 ont été renseignés. En effet, certains
indicateurs ont une fréquence de renseignement supérieure à l’année de réalisation des actions
ce qui explique le non renseignement de ces indicateurs. Il y a aussi l’insuffisance des
ressources financières, car le renseignement de ces indicateurs nécessite la conduite d’enquêtes

22

a
ou d’études spécifiques qui sont coûteuses ; Il s’agit de : « le taux de couverture forestière et le
taux moyen de survie après une saison sèche »8.
Pour le Sous-programme 16, les indicateurs suivants n’ont pas été renseignés du fait du manque
de ressources pour réaliser les enquêtes y relatives. Il s’agit de :
- proportion des ménages en zones urbaines dont les ordures sont enlevées par un service
spécialisé ; nombre d’infrastructures de gestion/ valorisation de déchets solides ;
Proportion d'établissements primaires et secondaires où l'éducation environnementale
est enseignée,
- Taux de mise en œuvre des actions des Plan de Gestion Environnementale Sociale suivi,
n’était pas suivi
La contrainte budgétaire a été le principal facteur ayant limité le niveau de renseignement des
indicateurs identifiés. L’indicateur d’effet n’est pas renseigné ; les indicateurs les plus forts du
point de vue des résultats intermédiaires conduisant à l’effet n’ont guère été renseignés non
plus. Ce sont principalement les indicateurs d’activités qui l’ont été.

2.2.5 Les avancées dans la réflexion sur les indicateurs


La DGESS a effectué une auto évaluation des indicateurs suivis ainsi que du mécanisme de
suivi évaluation, cela l’a conduit a procédé en 2019 la caractérisation de tous les indicateurs.
Une des avancées remarquables a qu’elle a effectué une définition de la nature des indicateurs
et donc une classification en quatre catégories :
- Le produit, mesurant les activités
- Le sous effet, traduisant ce qui est attendu comme résultat intermédiaire
- L’effet, exprimant la combinaison d’un ensemble de deux ou plusieurs sous effets
- L’impact ; la résultante de l’ensemble des effets, et se traduisant par le le ou les
changements visés par le sous-programme
La valeur ajoutée importante ici, est la distinction entre sous effet, effet, et impact. Le sous effet
et l’effet étant des résultats intermédiaires avant l’impact proprement dit. Cette réflexion sur les
indicateurs, et l’exigence de caractérisation a conduit à reformuler certains indicateurs, pour les
rendre SMART et à abandonner d’autres. Les indicateurs concernés sont:
- Taux de mobilisation des crédits carbones,
- Proportion des espaces de conservation sous aménagement,
- Taux d'accroissement de la couverture végétale,
- Nombre d'institutions privées ayant intégré les principes et les problématiques
émergentes de développement durable dans les référentiels de planification,
- Indice de neutralité en matière de dégradation des terres
Des améliorations sont sans doute possible :

8
Rapports annuels de performance 2019 des Programmes Budgétaires du MEEVCC 23

a
- Certains indicateurs caractérisés comme des effets ne sont que des sous effets ; par
exemple la « Proportion de Plans Communaux de Développement intégrant les
thématiques Environnementale et Développement Durable (E/DD) »
- L’indicateur de l’application des règles et directives adoptées dans les Politiques et
Plans, de manière effective » fait défaut ; alors qu’il constitue un indicateur important
- Les critères consensuels permettant de définir les emplois verts décents ne sont pas
précisés

2.3 Sous-programmes mis en œuvre par le MESRSI


2.3.1 Qualité/Pertinence des Indicateurs
Sous-programme 18. : « faire de la recherche scientifique et de l’innovation un levier du
développement économique du Burkina Faso ». L’indicateur de l’objectif spécifique est »
Nombre de méthodes, technologies, procédés et innovations générés et transférés ». Cet
indicateur mesure l’effort de génération et de transfert, qui fait seulement la sommation des
activités ; dans la logique du changement visé il s’agit d’un produit, à la limite un résultat
intermédiaire qui peut être caractérisé comme sous effet ; mais, ce n’est pas encore un effet du
point de vue du changement désiré in fine, à l’évidence. Comme indicateur de l’objectif
spécifique, il n’est donc pas pertinent. Le « Taux d’adoption de technologies et innovations
générées » est quant à lui un indicateur qui se situe en aval de la génération et du transfert, sans
atteindre le changement attendu. C’est un résultat intermédiaire qui peut être caractérisé de sous
effet, au sens de résultat intermédiaire, traduisant effectivement l’appropriation de la
technologie par les utilisateurs potentiels, en attente des effets. Il n’est pas renseigné.
Sous-programme 19. « Promouvoir les résultats de la recherche, des inventions et des
innovations ». L’indicateur de l’objectif spécifique est Taux des technologies, inventions et
innovations dans le secteur (TII) diffusées. Il mesure les avancées dans le transfert, sans
toutefois dire si l’adoption est faite, encore moins utilisée par le public visé. Il ne saurait être
un indicateur d’effet. Aucun des indicateurs n’apprécie ce que sont devenues ces technologies,
inventions et innovations.
2.3.2 Rigueur de la présentation et examen de la fiabilité
Une caractérisation exhaustive n’a pas été faite à la DGESS du MESRSI au démarrage du
programme. Celle-ci reste à être effectuée. En l’absence d’audit indépendant, il n’est pas
possible pour un observateur extérieur de juger de la fiabilité des données produites. A partir
du moment où on ne dispose pas de caractéristiques claires et exhaustives, l’affirmation de la
fiabilité reste subjective ; l’on se repose sur la bonne foi des structures.
2.3.3 Mode de définition des cibles
La fixation des cibles présente des variations importantes en termes de rythme d’évolution
d’une année à l’autre :
- Le Nombre de méthodes, technologies, procédés et innovations générés et transférés
passe de 70 en 2019 à 70 en 2020
- Le taux d’adoption des technologies recule : passant de 95 en 2019 à 60 en 2020

24

a
2.3.4 Niveau de renseignement des indicateurs et analyse
Le « Taux d’adoption de technologies et innovations générées » n’a pas été renseigné.
L’indicateur, d’ampleur nationale, n’a pas bénéficié des ressources financières, au vu du coût.

2.4 Sous-programmes mis en œuvre par le MAAH


2.4.1 Qualité/Pertinence des Indicateurs
Sous-programme 1. « Développement durable des productions agricoles ». L’objectif
spécifique du sous-programme est décliné en deux indicateurs : le « Taux de croissance des
rendements » et l’ » Indice de diversification des productions agricoles ». Les deux indicateurs
désignent des effets de l’objectif spécifique tel que formulé.
Sous-programme 2. « Prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles »
L’objectif spécifique est décliné en trois indicateurs :
- Proportion de personnes en insécurité alimentaire structurelle
- Proportion des femmes en âge de procréer ayant un score supérieur ou égal à 5 groupes
d’aliments
- Score de diversité alimentaire des ménages agricoles
Ces indicateurs expriment les effets illustrant adéquatement le niveau d’atteinte de l’objectif
spécifique tel que formulé.

Sous-programme 3. « Aménagements hydro-agricoles et irrigation ». L’objectif spécifique du


sous-programme est « la part des productions irriguées dans la production agricole totale est
ambiguë dans son interprétation, car une donnée peut ne pas signifier une performance véritable
de l’objectif recherché, et vice versa. En effet, on peut avoir une production en culture sèche
particulièrement faible (du fait d’un aléa saisonnier) entraînant une réduction drastique du
dénominateur de calcul et conduisant à un pourcentage élevé alors même que dans l’absolu la
production en culture irriguée n’a guère varié. Également en cas d’une mauvaise campagne
humide, le dénominateur peut diminuer et données des résultats fort appréciables mais très loin
de la réalité. L’augmentation du pourcentage donnerait l’illusion qu’il y a une bonne
performance pour l’objectif, ce qui en fait n’est pas conforme à la réalité. La part des actifs
agricoles ayant accès à l’irrigation peut être utilisé pour mesurer les effets escomptés en termes
d’aménagements hydro-agricoles. En ce moment il faudrait prendre en compte les superficies
à considérer.
Sous-programme 6. « Economie Agricole ». L’indicateur de l’objectif spécifique est « Revenu
moyen monétaire issu de la production végétale des ménages agricoles ». Il traduit sans
équivoque un changement attendu, in fine, exprimant un besoin fort des populations rurales.
Selon la DGESS il y a une « mauvaise formulation de certains indicateurs » sans doute parce
qu’il manque des précisions sur les notions et concepts utilisés ; la formulation devant alors être
améliorée. Il est également noté qu’il y a une « insuffisance de données pour le calcul de
certains indicateurs ». Pour ce sous-programme, les indicateurs devraient être formulé de sorte
à conserver le caractère transversal du secteur si agricole sous-entend grand « A ». économie
agricole ne se résume pas seulement aux activités ayant attrait à la production végétale.

25

a
Sous-programme 17. « Sécurisation foncière, formation professionnelle agricole et
organisation du monde rural ». L’indicateur de l’objectif spécifique est « Superficie totale des
terres cultivables sécurisées avec des attestations de possession foncière rurale (APFR), suivant
le genre » est suffisamment significatif comparativement à la notion de proportion. Cette notion
est reprise dans les résultats sans que l’on ne comprenne si la base de sondage est constituée
par les demandeurs d’APFR ou les producteurs ruraux en général.
Il faut ajouter qu’il manque un indicateur relatif à l’objectif de formation et installation des
jeunes en agriculture. Dans la rubrique des résultats on dispose d’un indicateur de produit, mais
l’effet de l’installation en termes de réussite durable pour les jeunes (c’est le changement
attendu) n’est pas décliné en indicateur. L’installation reste un sous effet, un résultat
intermédiaire, pas celui recherché in fine. Concernant cet indicateur on peut se demander si le
pourcentage des jeunes agriculteurs formés et installés est suffisant pour juger des efforts faits
pour la promotion des jeunes en agriculture. Le pourcentage des jeunes du milieu rural
souhaitant se former et s’installer serait utile ; mais en l’absence d’une base de sondage y
relative, l’appréhension du nombre absolu de jeunes formés et installés ainsi que la croissance
du nombre serait un indicateur plus parlant du niveau des efforts consentis. Sans oublier qu’il
reste ensuite à mesurer la proportion d’exploitants jeunes installés avec des niveaux de revenus
situés au-dessus d’un niveau suffisamment attractif, pour ne pas être tentés par la migration.
2.4.2 Rigueur de la présentation et examen de la fiabilité
La DGESS du MAAH a élaboré dès 2017 une nomenclature des indicateurs qui présente chacun
d’eux sous toutes ses caractéristiques. Il s’agit d’un travail énorme et remarquable en termes de
qualité et d’exhaustivité. Toutefois les notions et concepts utilisés dans le libellé des indicateurs
ne sont pas précisés alors qu’ils devraient l’être, afin d’éviter toute équivoque dans la collecte,
le calcul et dans l’interprétation. Cela donnerait une stabilité dans le temps, dans l’appréhension
dudit indicateur, et une même compréhension quelle que soit l’institution. Il s’agit des suivants,
pour ce qui concerne les indicateurs d’effets déclinés dans le PNSR :
- Proportion des ménages résilients ; qu’est ce qui caractérise un ménage résilient ?
- Proportion des ménages en insécurité structurelle ; qu’est-ce qu’un ménage en insécurité
structurelle ?
- Effectifs des emplois décents, pour lequel la notion d’emploi « décent » reste à être
caractérisée
Cela éviterait aussi des chiffres différents selon la méthode de calcul retenue, comme c’est le
cas pour la part des productions irriguées dans la production agricole totale, en ce qui concerne
les niveaux de réalisation en 2017 et 2018.

2.4.3 Mode de définition des cibles


Si les cibles existent pour tous les indicateurs. L’un des taux apparaît trop optimiste à
l’évidence. Il s’agit du taux de croissance des principales cultures. Il semble, selon certains
interlocuteurs, avoir été fixés sans une concertation approfondie, ne prenant en compte ni les
réalités du terrain, ni les allocations budgétaires effectives.

26

a
2.4.4 Niveau de renseignement des indicateurs et analyse
La majorité des indicateurs d’effets ont fait l’objet de renseignement complet. Un seul
indicateur d’effet n’a pas été renseigné sur la période examiné (2019) ; il s’agit de la «
Proportion des ménages non résilients (non renseigné en 2019) qui n’est pas défini comme
indicateur d’effet mais plutôt un indicateur de résultat.

2.5 Sous-programmes mis en œuvre par le MEA


2.5.1 Qualité/Pertinence des Indicateurs
Le MEA a effectué, en Mai 2017, un travail méthodologique considérable d’analyse des
indicateurs pour les sous-programmes. Il et achevé pour le sous-programme 15 et est en cours
pour le sous-programme 12 et le sous-programme 13. Le Dispositif Intégré de Suivi-
Evaluation des Programmes Nationaux Gouvernance, AEP et AEUE (DISE) a défini, en ce
qui le concerne, les catégories d’indicateurs :
- Les Impacts sont définis comme les effets à long terme, positifs ou négatifs, primaires
et secondaires induits par une action de développement, directement ou non,
intentionnellement ou non
- Les Réalisations ou effets directs représente ce que l’action doit accomplir ou a
accompli à court et moyen terme
- Les Extrants ou produits sont les biens, équipements ou services qui résultent de l’action
de développement. Le terme peut s’appliquer à des changements induits par l’action
qui peuvent conduire à des effets directs
Le MEA utilise des catégories d’indicateurs bien circonscrites et définies.
Sous-programme 12. « Mobilisation des ressources en eau ». La « Capacité de stockage en
eau de surface » indicateur de l’objectif spécifique, traduisant les investissements importants
effectués dans le cadre de ce sous-programme. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un indicateur
d’impact (au sens du DISE) , il exprime le résultat attendu (qui peut être compris comme un
effet ici) de l’objectif, in fine, sachant que les usages concernent d’autres sous-programmes.
Le « Taux de fonctionnalité des infrastructures hydrauliques » concerne le niveau de
fonctionnalité, donc la durabilité, il est intéressant de ce point de vue à considérer pour apprécier
de la performance du sous-programme.
Sous-programme 13. « Gestion intégrée des ressources en eau ». L’indicateur de l’objectif
spécifique « Taux de couverture des besoins en eau des usagers est important pour juger du
niveau effectif de couverture des besoins en eau ; il s’agit d’un indicateur d’effet.
Concernant la dimension de la durabilité, l’indicateur « Taux de recouvrement de la
contribution financière en matière d'eau (base prévision ministère), est important dans le
sens où il permet d’apprécier la durabilité ; mais malheureusement il n’est pas désagrégé pour
mettre en exergue la composante rurale.

Sous-programme 14. « Eau potable ». L’indicateur de l’objectif spécifique est « le taux


d’accès à l’eau potable ». II est désagrégé pour mettre en lumière la situation en milieu rural.
Cet indicateur traduit les efforts en termes d’équipement en infrastructures d’AEP en milieu

27

a
rural, mais n’exprime pas encore les effets intermédiaires (comme les usages), ou in fine les
effets pour les populations (en termes d’utilisation effective de l’eau potable et/ou de réduction
des maladies d’origine hydrique, ou encore de réduction de la corvée de l’eau notamment pour
les jeunes filles). L’utilisation de l’eau potable représente en fait l’effet final du sous-
programme 9, celui qui conduit immanquablement aux impacts , par exemple le taux des
maladies d’origine hydrique, évoqué dans le DISE, mais non pris en compte dans les indicateurs
suivis dans le cadre du PNSR. Le taux d’accès est un résultat intermédiaire ; si l’on considère
la chaîne des résultats.
Deux indicateurs mesurent le niveau de durabilité des ouvrages d’hydraulique (eau potable : le
« Taux de fonctionnalité des ouvrages d’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu
rural (système d’AEPS), et le « Taux de fonctionnalité des points d’eau modernes en milieu
rural (forages) ». Ces indicateurs sont importants pour juger de la durabilité des infrastructures
d’eau potable ; toutefois, il n’y a pas d’indicateur mesurant la qualité du fonctionnement des
AUE, et surtout leurs capacités à procéder aux réparations et contribuer au renouvellement des
gros matériels. Un tel indicateur donnera des signaux sur la mesure dans laquelle l’efficacité
des provisions financières est faite pour assurer la maintenance, faire face aux travaux en cas
de panne et contribuer significativement à l’édification de nouveaux ouvrages d’AEP, afin
d’alléger les coûts de réhabilitation et d’édification des nouveaux ouvrages.
Sous-programme 15. « Assainissement des eaux usées et excreta ». Deux indicateurs mesurent
l’objectif spécifique. Le premier est le « Taux d’accès national à l’assainissement » ; l’objectif
spécifique pour le secteur rural est exprimé à travers l’indicateur de résultat « taux d’accès à
l’assainissement familial en milieu rural ». Cet indicateur n’exprime pas, l’utilisation des
ouvrages, le taux de personnes utilisant les ouvrages d’assainissement mis à disposition ; le taux
d’accès à l’assainissement est un effet, intermédiaire. Il ne s’agit pas encore de l’effet
recherché, in fine par le sous-programme, le changement désiré, qui passe par l’usage effectif
des ouvrages d’assainissement10.
Le second indicateur est « la Proportion de villages certifiés FDAL ».
Sous-programme 16. « Assainissement de l'environnement et amélioration du cadre de vie ».
L’indicateur de l’objectif spécifique « Proportion de la population satisfaite de la qualité du
cadre de vie dans les cinq plus grandes villes du Burkina Faso « est pleinement un indicateur
d’impact au sens du DISE, basé sur la perception et le vécu des populations (leurs conditions
d’environnement), n’a pas été renseignée. La « Proportion de communes urbaines dotées d'un
système fonctionnel de gestion des déchets solides exprime les importants efforts en termes
d’investissements, mais il ne mesure pour l’instant que des extrants ou produits délivrés, pas
encore des effets et encore moins un impact.
2.5.2 Rigueur de la présentation et examen de la fiabilité
Le DISE, évoqué en introduction a guidé le MEA dans la collecte, le calcul et l’interprétation
des données. Comme, on dispose d’un cadre rigoureux, qui peut se discuter certes, qui peut être
amélioré, mais qui reste une référence. Cette référence permet de juger de la fiabilité des

9
C’est la notion utilisée dans les ODD relatifs à l’eau potable 28
10
C’est la notion utilisée dans les ODD relatifs à l’assainissement

a
données collectées, ainsi que du sens à donner aux indicateurs mesurés. Le même travail reste
à être mis en œuvre pour les sous-programmes 12 et 13.

2.5.3 Mode de définition des cibles


La fixation des cibles est claire et compréhensible ; mais dans certains cas, on note une
régression d’une année à l’autre :
- La cible du taux d’accès à l’eau potable en milieu régresse de 2019 à 2020, passant de
de 69% à 68 %, alors que l’on s’attendait à le voir progresser
- La cible du taux d’équipement des écoles en latrines régresse également de 2010 à
2020, passant de 74 % à 73 %
- La cible du taux d’équipement des centres de santé en latrines régresse également entre
2018 et 2019, passant de 92 % à 89 %
- Les taux de fonctionnalité des ouvrages d’eau potable en milieu rural (AEP, AEPS,
Forages) régresse de manière significative entre 2018 et 2019
S’il y a ralentissement taux de croissance de la cible d’une année à l’autre, il est difficile de
comprendre une croissance négative, parfois de manière forte ; cela interroge tout au moins.
2.5.4 Niveau de renseignement des indicateurs et analyse
La quasi-totalité des indicateurs a pu être renseignée entièrement. C’est seulement le Taux de
couverture des besoins en eau des usagers « qui n’a pu l’être pour cause « d’insuffisance
financière » pour mener les études spécifiques y relatives.
2.6 Conclusions et remarques
Différences dans le niveau de caractérisation des indicateurs, d’un Ministère à l’autre
Les critères de caractérisation des indicateurs varient d’un Ministère à l’autre. Certains n’ont
que trois catégories.
- Le MRAH a trois catégories ; présentés dans son livret : impact, effet, produits ; sans
faire de tracer de frontière claire entre les deux premiers types dans la présentation de
son livret
- Le MEEVCC a quatre catégories présentées dans son répertoire des indicateurs: impact,
effet, sous effet, produit
- Le MEA a quatre catégories, présenté dans le DISE : impact, effet, extrants ou produits,
intrants
- Le MAAH a trois catégories, déclinées dans la nomenclature : impact, effet, produit ;
l’indicateur d’impact est appréhendé comme celui mesurant l’indicateur de l’objectif
spécifique.
La caractérisation exhaustive des indicateurs n’a pas été faite au démarrage de la mise en œuvre
dans tous les Ministères, ou l’ont été à des rythmes différents. Si le MAAH et le MEA en
disposaient dès 2017, le MEEVCC ne l’a élaboré qu’en 2019, et le MESRSI n’en dispose pas
encore.

29

a
D’un Ministère à l’autre il y a des différences dans la catégorisation. Parfois, le contenu donné
à chaque niveau de caractérisation n’est soit pas précisé, soit pas le même. A notre sens certains
indicateurs dans les sous-programmes, sont qualifiés d’effets alors qu’ils ne sont encore que
des produits (par exemple le nombre le nombre de bassins et de puis maraîchers, la superficie
de bas-fonds, réhabilitée….) , ne sont pas des effets à proprement parler. L’interprétation de la
notion est différente d’un Ministère à l’autre. Il y a une nécessité de disposer une
harmonisation : les mêmes niveaux de caractérisations avec des contenus identiques.
C’est la déclinaison de la logique de changement propre à chaque sous-programme et à
l’ensemble des programmes du secteur rural qui permet de trancher les débats sur ce qui est
impact, effet ou produit. Les impacts correspondent aux objectifs généraux, les effets à
l’objectif spécifique, les produits ou services offerts (mis en disposition) et pouvant être soient
des produits ou des sous effets comme le désignant le MEEVCC par exemple. Quoi qu’il en
soit un consensus est à trouver sur ces questions méthodologiques.
D’importants efforts ont été entamés par quelques Ministères pour caractériser les indicateurs.
Cela a conduit à les améliorer : pour certains dans la reformulation, pour d’autres par l’abandon
pur et simple. D’autres indicateurs ont vu leur niveau de désagrégation revu ou encore le niveau
de périodicité de collecte et de mesure. Cela témoigne de la volonté et des initiatives en cours,
qu’il faut consolider.
La désagrégation des indicateurs des objectifs spécifiques selon le genre ou selon la région
présente des insuffisances importantes ; une amélioration significative devrait être faite.
Pertinence et qualité des indicateurs
Les indicateurs de l’objectif spécifique tels que déclinés dans la matrice du PNSR sont
généralement de qualité et pertinents, à l’exception de quelques sous-programmes. Quelquefois
ils sont pertinents, mais pas de qualité (insuffisance dans la formulation, dans l’explicitation
des notions utilisées. On note une cohérence entre indicateurs de produits et indicateurs de
l’objectif spécifique, sauf dans les cas où l’indicateur de l’objectif spécifique n’est qu’un
produit, ou à la limite un sous effet, un résultat intermédiaire
Il n’est pas possible de juger de la valeur ajoutée apportée par un sous-programme, lorsque son
indicateur d’objectif spécifique n’est pas effectivement un effet. Un sous-programme sans
indicateur lui correspondant et traduisant l’effet ou l’impact recherché autorise difficilement de
juger de la justification des ressources allouées. Cette remarque reste valable lorsque
l’indicateur concerné n’a pas été renseigné de manière exhaustive ou fiable.
Niveau de renseignement des indicateurs
Un nombre important d’indicateurs d’effets, tout à fait pertinents, n’ont pu être renseignés pour
raisons d’insuffisance de budget affecté à cet effet, par le MEEVCC et le MRAH.
« Pour ce qui est du niveau de renseignement des indicateurs du cadre de résultats, il ressort
que sur un total de 136 indicateurs, 100 indicateurs ont été totalement renseignement, 16
partiellement renseignés et 20 non renseignés soit des taux respectifs de 73%, 12% et 15% »11
(voir détails en Annexe 1).

30
11
Rapport à mi-parcours de mise en œuvre du PNSR II. P 55

a
Définition des cibles
Certaines cibles ont été définies de manière exagérément optimiste au vu du rythme réel des
années précédentes, sans que l’on ne comprendre sur quoi se fonde cet optimisme (ressources
affectées, leçons apprises pour réviser la stratégie et les approches).
D’autres cibles ont connu une régression d’une année à l’autre, sans que cela ne soit
compréhensible de l’observateur externe, qui s’attend au pire à observer un ralentissement du
rythme de croissance de la performance, mais pas à un recul absolu du niveau de performance
(croissance négative).
S’il y a révision en cours de route, les facteurs considérés ne sont pas déclinés et argumentés.
Des entretiens avec le S/P, on relève des concertations insuffisantes pour la révision de cibles
annuelles de quelques indicateurs.

31

a
3. Analyse de la performance du PNSR II.

Le rapport de l’évaluation à mi-parcours présente dans son annexe chacun des


indicateurs des sous-programmes avec les cibles (pour la période considérée), ainsi que
les réalisations, sans inclure l’année 2020, pour laquelle nous n’avons pas pu disposer de
données au cours de cette évaluation finale.
Il serait prétentieux de se prononcer sur les réalisations de 2020, en l’absence de données
fiables ; du reste si cela peut être estimé pour les indicateurs de résultats (produits) ce ne peut
être le cas pour les indicateurs d’impact du sous-programme.
L’examen de la performance concerne principalement les indicateurs de l’objectif général du
PNSR II, et les objectifs spécifiques des sous-programmes opérationnels. Accessoirement, en
fonction de leur importance certains indicateurs de résultats seront étudiés. Ils l’ont du reste
largement été lors de la revue à mi-parcours (2016-2018). La mission n’a pu disposer du temps
nécessaire pour apprécier le niveau d’avancement des investissements structurants. Elle s’est
focalisée sur le niveau d’atteinte des cibles des indicateurs spécifiques et généraux.

3.1 Objectif général, contribution au PNDES et niveau d’atteinte des engagements


internationaux

3.1.1 Objectif général et contribution au PNDES

Contribution à la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB)

La valeur ajoutée du secteur primaire a évolué en dents de scie depuis la mise en œuvre du
PNSR II. En effet, elle est passée de (-2,8%) en 2015 à (+2,9%) en 2019 après avoir atteint
un pic de 6,9% en 2018. Entre 2018 et 2019, la croissance de la valeur ajoutée a connu une
régression de (-4,1%) et cela pourrait être attribué à la baisse drastique de la croissance de la
valeur ajoutée dans l’agriculture vivrière qui est passée de (+23%) en 2018 à (-3,6%) en 2019
(IAP, Mars 2020). PIB agricole correspondent pour la plupart des cas à des années de
mauvaises campagnes »12 .
« Il apparait que le taux moyen de croissance du PIB agricole est de 5% avec des creux et des
pics variant selon l’année et surtout selon le déroulement de la campagne agricole ». « Cet état
de fait montre que le PNSR II n’a pu maintenir une croissance soutenue du PIB agricole d’une
part mais n’a pas non plus impulser un changement dans la tendance d’évolution du PIB
agricole d’autre part. Cette situation est probablement liée à la forte dépendance du PIB
agricole aux aléas climatiques. Ce constat fait resurgir le problème de la maitrise totale de
l’eau à des fins de productions agricoles mais surtout de façon générale du financement de
l’activité agricole du fait de son caractère incertain » 13.

32
12
Rapport de revue à mi-parcours du PNSR II, chapitre 3 ; page 57 à 65.

13
Rapport de revue à mi-parcours du PNSR II, chapitre 3 ; page 57 à 65

a
« La part du secteur primaire dans le PIB a connu une régression depuis 2015. En effet, elle
est passée de 30,3% en 2015 à 26,1% en 2019. Cependant, la contribution des sous-secteurs
au PIB sectoriel a augmenté, excepté celle de l'agriculture végétale » 14.

Sept indicateurs de l’objectif général ont été identifiés, comme traduisant les impacts de
l’ensemble des sous-programmes :

- Prévalence de la sous-alimentation
- Pourcentage d'enfants avec un retard de croissance parmi les enfants de moins de 5 ans
- Taux d'accroissement annuel de la valeur ajoutée du secteur agricole
- Taux de commercialisation des produits agricoles (y compris les cultures de rente)
- Incidence de la pauvreté en milieu rural
- Productivité du secteur primaire par actif
- Indice de neutralité en matière de dégradation des terres
Les indicateurs significatifs du point de vue de la population comme la prévalence de la sous-
alimentation et le Pourcentage d'enfants avec un retard de croissance parmi les enfants de
moins de 5 ans, n’ont pas atteint leurs cibles. Ces deux indicateurs sont probablement les plus
illustratifs des impacts sur la population rurale.

Prévalence de la sous-alimentation. Pour une cible de 13, 67 % en 2018, la réalisation est


de 21,3. On note que 2016 ce taux plafonne à un tel niveau, alors que les cibles restent trop
optimistes. Il est très probable que la cible de 10,35 % visée pour 2020 ne sera pas atteinte.
La situation est d’autant plus préoccupante, que la situation s’est dégradée.

Pourcentage d'enfants avec un retard de croissance parmi les enfants de moins de 5 ans.
Pour une cible définie à 17, 27 % pour 2019, la réalisation a plafonné à 25,4 %. Il est peu
vraisemblable que la cible de 15 % de 2020 soit atteinte, en conséquence.

La productivité du secteur primaire par actif, bien qu’en progression par rapport à la
situation de référence, mais encore loin de sa cible.la cible a été fixée à 493.8100 F, et la
réalisation s’est limitée à 394 350 F. l’évolution en dents de scie traduit l’ampleur des aléas
climatiques sur le niveau de productivité et les revenus ruraux

L’incidence de la pauvreté en milieu rural n’a pu être renseignée. Quant à l’indice de


neutralité en matière de dégradation des terres, les cibles n’ont malheureusement pas été
définies pour permettre une appréciation de la performance.

Taux d'accroissement annuel de la valeur ajoutée du secteur agricole. La détermination des


cibles n’est pas aisée à comprendre. Ce qui rend problématique l’interprétation des données y
relatives.
Taux de commercialisation des produits agricoles (y compris les cultures de rente). La
cible, fixée à 33 % pour 2019 n’a pas été atteinte, car la réalisation a été de 25, 48 %. Le calcul
de cet indicateur est difficile car mêlant plusieurs types de spéculations en même temps ; mais
plus important, l’interprétation n’est pas aisée, car dépendant sans doute des contextes
régionaux différenciés.

14 33
Rapport annuel de Performances du PNSR II. 2019

a
3.1.2 Engagements internationaux (Malabo, ODD)

Déclaration de Malabo.
La mission a examiné les indicateurs et engagements qui ont pu être entièrement renseignés
lors de la revue biennale 2017-2018 15. Ce sont les données de cette revue qui ont servi de
source principale pour l’analyse de la présente mission. L’objet est d’examiner le niveau
d’atteinte des indicateurs de la Déclaration de Malabo.
La performance est bonne pour les indicateurs liés à la gouvernance, à la mise en place en place
des politiques, la concertation entre acteurs, ainsi que les capacités en place. Des progrès restent
à accomplir et à consolider sur certains aspects importants. L’implication à la revue biennale
2016-2018, avec un grand nombre d’indicateurs renseignés représente également un progrès
indéniable.
Quelques indicateurs ont connu une bonne performance, atteignant d’ores ou en ayant de fortes
probabilités de dépasser les cibles attendues pour 202516, il s’agit :
- Dépenses totales liées à la recherche agricole en pourcentage du PIB agricole
- Du Taux de croissance de la superficie des zones irriguées par rapport à sa valeur en
2000
- Du Taux de croissance du ratio d'intrants agricoles de qualité fournis (alevins) par
rapport au besoin total national en intrants du produit (en %) ;
- Du Pourcentage des ménages agricoles, pastoraux et de pêcheurs qui ont amélioré leur
capacité de résilience aux chocs climatiques et météorologiques 17
Pour la majorité des indicateurs, la probabilité est faible pour atteindre le niveau de performance
de 2025 ; mais pour certains, au vu de la très faible progression des niveaux de performance
d’une année à l’autre, il est tout simplement douteux que la cible soit atteinte18.
Si les engagements liés à la gouvernance, à la gestion sont satisfaisants, ce n’est pas le cas pour
les indicateurs de performance agricole (production, rendements) de sécurité alimentaire &
nutrition, et de réduction de la pauvreté. Alors qu’il s’agit des indicateurs les plus significatifs
du point de vue de la population rurale, car traduisant leurs conditions d’existence. L’Annexe
2 du rapport présente les performances des engagements et indicateurs qui ont pu être
valablement renseignés.

Objectifs du Développement Durable (ODD)


L’objet est d’examiner le niveau d’atteinte des indicateurs ODD.

15
Le tableau de l’évolution des indicateurs renseignés, se situe en annexe 2 34
16
La mission n’a pu vérifier certains indicateurs d’ordre financier (notamment les dépenses publiques en
agriculture) ; ni pu calculer certains autres.
17
Relevons que la valeur annuelle de cet indicateur est très soumise aux aléas climatiques
18
Le rapport biennal présente de manière détaillée la situation des indicateurs renseignés entièrement et
partiellement

a
Indicateurs ODD identifiés et renseignés dans le PNSR II (niveau d’atteinte des cibles)
Indicateur de l’ODD Indicateur Cible Réalisation
correspondant dans (2019) (2019)
le cadre de résultat
du PNSR
Objectif 1.2.1 Proportion de la population vivant au- 39,75 % NR
1 dessous du seuil national de pauvreté, par sexe et
âge

1.4.2 Proportion de la population adulte totale 47 % 38,35 %


qui dispose de la sécurité des droits fonciers a)
de documents légalement authentifiés et b) qui
considère que ses droits sur la terre sont sûrs, par
sexe et par type

Objectif 2.1.1 Prévalence de la sous-alimentation 11,91 % NR


2 2.2.1Prévalence du retard de croissance (indice 17,27 % 25,4 %
taille/âge inférieur à -2 écarts types par rapport à
la médiane des normes de croissance de l’enfant ND
définies par l’OMS) chez les enfants de moins de NR
5 ans
2.3.2 Revenu moyen des petits producteurs
alimentaires, selon le sexe et le statut
d’autochtone

Objectif 12.6.1 Nombre d’entreprises qui publient des 25 NR


12 rapports sur le développement durable

Objectif 15.3.1 Surface des terres dégradées, en Superficie de terres 50 000 ha 35 522 ha
15 proportion de la surface terrestre dégradées récupérées

ND : Non Déterminé

NR : Non Renseigné

La Mission a identifié sept indicateurs du cadre de résultats du PNSR II, figurant dans la matrice
des ODD (objectif 1, 2, 12 et 15) ; trois ont été renseignés (en particulier pour l’année 2019).
Les indicateurs de l’objectif 1 des ODD identifiés dans le cadre de résultats du PNSR II sont :
- Proportion de la population vivant au-dessous du seuil national de pauvreté, par sexe et
âge
- Proportion de la population adulte totale qui dispose de la sécurité des droits fonciers a)
de documents légalement authentifiés et b) qui considère que ses droits sur la terre sont
sûrs, par sexe et par type
Les indicateurs de l’objectif 2 des ODD identifiés dans le cadre de résultats du PNSR II sont :
- Prévalence de la sous-alimentation
- Prévalence du retard de croissance (indice taille/âge inférieur à -2 écarts types par
rapport à la médiane des normes de croissance de l’enfant définies par l’OMS) chez les enfants
de moins de 5 ans
- Revenu moyen des petits producteurs alimentaires, selon le sexe et le statut d’autochtone

35

a
L’indicateur de l’objectif 12 des ODD identifiés dans le cadre de résultats du PNSR II est
« Nombre d’entreprises qui publient des rapports sur le développement durable » tandis que
celui de l’objectif 15 est « Surface des terres dégradées, en proportion de la surface terrestre »
exprimé dans le cadre de résultat du PNSR II sous la forme « Superficie de terres dégradées
récupérées ». Le nombre est très faible. Certains indicateurs cruciaux n’y trouvent pas leur
place ; ainsi en sont ceux liés à l’utilisation des services en eau potable, et les services en
assainissement19.
Aucun des trois indicateurs ODD renseigné n’a atteint la cible visée20.
Dans le chapitre qui suit nous examinons le niveau d’évolution des indicateurs des sous
programmes du PNSRII21 .

3.2 Sous-programmes de l’axe 1

3.2.1 Sous-programme 1
L’objectif du sous-programme est d’accroitre durablement et diversifier l'offre nationale
des produits agricoles. Sa mise en œuvre devrait permettre à l’horizon 2020, de porter : (i)
la production céréalière à environ 7 100 000 tonnes ; (ii) la couverture des besoins céréaliers
à hauteur de 140% ; (iii) l’accroissement de la diversification des productions agricoles de 0,87
en 2015 à 0,95 et (iv) la production des cultures de rente à environ 2 781 961 tonnes.

Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 1


Indicateurs Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux de croissance des rendements Pourcentage 25,49 34 1,34
des principales cultures
Indice de diversification des Ratio 0,94 0.95 0,85
productions agricoles

Le taux de croissance des rendements des principales cultures est loin d’atteindre sa cible ; il en
est de même de l’indice de diversification des productions agricoles, quoique dans une moindre
mesure. Il s’agissait des deux indicateurs mesurant l’objectif spécifique. Le volume total de la
production céréalière reste en deçà de la cible recherchée également. Le Taux de couverture
des besoins céréaliers, indicateur particulièrement parlant pour les populations vulnérables
n’atteint pas non plus la cible visée.
Des RAPs et de la revue à mi-parcours du PNSR II, on note que la faiblesse des rendements est
expliquée par le « faible niveau d’utilisation des intrants (engrais et semences améliorées) et de la
mécanisation. Cela s’explique par des difficultés d’accès aux crédits et la faiblesse des circuits

19
Des observations sur la non pertinence du taux d’accès comme indicateur d’objectif spécifique ont déjà été 36
faites dans la partir relative à l’examen des indicateurs
20
Les détails sont présentés en Annexe 3 du rapport
21
Le cadre de résultats du PNSR II figure en annexe 4

a
d’approvisionnement. La faiblesse de l’appui conseil aux producteurs et leur faible niveau de
professionnalisation sont également des insuffisances qui limitent la productivité agricole ». 22
En ce qui concerne la protection des végétaux, « les difficultés concernent l’insuffisance des
ressources financières, la persistance de certains fléaux tels que de la chenille légionnaire, ainsi
que la situation sécuritaire difficile qui n’a pas permis de déployer les équipes de traitement
dans certaines zones affectées pour lutter efficacement contre les fléaux. A cela s’ajoute le faible
niveau des producteurs en matière de gestion intégrée des nuisibles ». Cette situation a été
aggravée par les poches de sécheresse enregistrées au cours de la saison agricole pluvieuse
2019.
Il était attendu que les investissements structurants permettent de résoudre en grande partie ces
difficultés ; Les investissements structurants devaient soutenir ce sous-programme sont entre
autre la création d’une centrale d'achat des intrants et du matériel agricole, la mise en place
d’une unité de production d'engrais minéraux à base de phosphate naturel, la mise à la
disposition des producteurs de 150 000 équipements à traction animale et de l’installation d’une
unité de montage de tracteurs et de motoculteurs. La plupart d’entre eux sont au stade d’étude
de faisabilité et de recherche de financement.
Si le diagnostic posé est pertinent, l’analyse des contreperformances demande à être
approfondie. En effet si la sous-utilisation des intrants s’explique par la disponibilité des intrants
ainsi que l’accès au financement de campagne, on peut penser que quatre leviers permettent sur
le court terme d’y faire face : (i) l’assainissement des filières d’importation des intrants et du
matériel, afin de faciliter l’accessibilité, en attendant les effets des investissements structurants
en prévision (ii) un meilleur accès au financement à l’équipement agricole pour les producteurs,
en examinant le niveau d’efficience de l’option que représente la Banque Agricole, et en
considérant d’autres options plus accessibles pour le petit producteur (iii) la révision de la
stratégie et des appuis pour une plus grande utilisation de la fumure organique, (iv) la révision
de la stratégie pour des semences adaptées en vue d’une utilisation accrue. (v) enfin la
disponibilité effective de l’eau, de manière plus élargie afin de booster la diversification de la
production agricole à travers notamment une pratique généralisée de cultures en contre saison.
3.2.2 Sous-programme 2
Ce sous-programme vise à contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations
vulnérables. Il était attendu de sa mise en œuvre (i) la réduction de la proportion de personnes
en insécurité alimentaire structurelle de 14,5% à 5% (ii) l’augmentation de la proportion des
ménages vulnérables touchés par les interventions d’appui à la production à 70% (iii)
l’augmentation de la proportion femmes en âge de procréer ayant un score de diversité
alimentaire supérieur ou égale à cinq groupes d’aliments ; Ces sont des indicateurs expriment
les effets sur les populations rurales.

22 37
Rapport à mi-parcours du PNSR II (2016-2018). Décembre 2019. Page 14

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 2
Indicateurs Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)

Proportion de personnes en insécurité Pourcentage 5,7 5 10


alimentaire structurelle
Proportion des femmes en âge de
procréer ayant un score supérieur ou Pourcentage 39,62 40 13,8
égal à 5 groupes d’aliments
Score de diversité alimentaire des Valeur 6,12 6.12 5,1
ménages agricole

Les indicateurs de résultats, ou indicateurs opérationnels sont : (i) Proportion des ménages
vulnérables touchés par les interventions d’appui à la production, (ii) Niveau effectif du stock
national de sécurité (SNS), (iii) Niveau effectif du stock d'intervention (SI).
La seconde catégorie d’indicateurs (résultats) a connu des progressions satisfaisantes sur la
période ; Ils dépassent légèrement les cibles visées en 2019, comme l’indique la matrice du
cadre de résultats en annexe. Et ceci constitue des efforts importants consentis au plan
opérationnel.
Les trois indicateurs de l’objectif spécifique enregistrent des progrès par rapport à la situation
de référence, mais n’atteignent pas leurs cibles.
Ainsi, si les efforts sont à la hauteur de la priorité accordée à ce sous-programme (niveau effectif
du stock de sécurité, proportion des ménages vulnérables touchés), les impacts ne sont pas à la
hauteur des attentes. Deux des indicateurs (Proportion de personnes en insécurité alimentaire
structurelle, Proportion des femmes en âge de procréer ayant un score supérieur ou égal à 5
groupes d’aliments) sont très loin de leurs cibles.
Les difficultés identifiées dans le RAP sont de trois ordres : insuffisance d’espace de stockage
et de conservation des céréales, difficulté de coordination dans la planification et la
capitalisation des interventions des acteurs et des projets et programmes non étatiques, faible
contribution de l’Etat à l’approvisionnement du FASA. Il s’agit d’analyse des niveaux
d’opérationnalité du sous-programme, ce qui est fort intéressant et utile. Toutefois, de manière
récurrente ce sont les mêmes ménages qui sont concernés, avec des difficultés de devenir
effectivement résilients. Des études ont mis en exergue les difficultés inhérentes à la réussite
des actions visant la réduction de la vulnérabilité structurelle :
- Les insuffisances de l’intégration de l’action humanitaire et de l’action de
développement sur un espace donné d’intervention
- la durée temporelle des interventions d’accompagnement de vulnérables, souvent trop
ponctuelle, et ne permettant pas une consolidation des résultats
- Un ciblage insuffisamment fiable et peu harmonisé entre intervenants
- Les faiblesses d’un diagnostic global et participatif situant sur les causes de l’insécurité
alimentaire et nutritionnelle, afin d’apporter des réponses cohérentes à apporter sur une
échelle spatiale d’intervention donnée

38

a
- La cohérence des appuis, et l’intégration des appuis : les interventions aboutissent
souvent à du saupoudrage, avec des effets certes, mais insuffisamment à la hauteur des
enjeux de relèvement et de renforcement des capacités de résilience. Lorsque les appuis
diversifiés ont concerné de manière cohérente les mêmes ménages, il y a eu un cumul
des bénéfices évitant les effets pervers et soutenant le relèvement et le renforcement des
capacités de résilience
- La faiblesse de données sur l’évolution de la capacité de résilience dans sa globalité
pour les bénéficiaires des actions. De ce fait il s’avère difficile d’ajuster véritablement
la stratégie de manière périodique, sur la base de leçons apprises23.
Les analyses et leçons y relatives dans le sous-programme n’apparaissent pas dans l’examen
des difficultés rencontrées par le sous-programme pour atteindre les cibles des indicateurs
d’effets.
3.2.3 Sous-programme 3
Ce sous-programme a pour objectif d’assurer et sécuriser la disponibilité en eaux de surface et
en eaux souterraines pour une valorisation durable de la ressource à des fins de productions
agricoles.
En ce qui concerne le sous-programme 3, l’objectif spécifique poursuivi à savoir la part des
productions irriguées dans la production agricole totale, est bien loin d’être atteint ; alors que la
cible était de 22 % pour l’année 2019, la réalisation ne représente que 10, 52 % pour l’année
dite.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 3
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Part des productions irriguées dans la Pourcentage 22 25 10,52
production agricole totale

L’examen des indicateurs de résultats significatifs des résultats indiquent de grosses


insuffisances. Le volume de la production céréalière irriguée, dont l’objectif était de 561 865
tonnes, se situe à 219 520 tonnes, en 2019. En ce qui concerne la production maraîchère la cible
qui était de 1 414 921 tonnes, traîne à 916 336 tonnes en réalisation pour l’année 2019.
Des actions stratégiques (produits) comme « Nombre de bassins de collecte et de puits
maraichers » sont loin de leurs cibles ; pourtant il s’agit d’actions prioritaires pour l’atteinte des
objectifs du sous-programme
Dans ce sous-programme, il faut saluer la prise en compte du genre puisque l’indicateur y relatif
indique clairement les progrès dans la proportion des superficies aménagées allouées aux
femmes, même si la cible n’est pas atteinte.

23
Etude d’identification et documentation d’expériences/approches/pratiques pertinentes 39

d’intégration de l’assistance humanitaire et de l’aide au développement au Burkina Faso.


USAID/SAREL. 2018

a
Certaines actions ont connu des progressions notables, en ce qui concerne les actions menées.
« Les superficies réhabilitées ont enregistré de bonne performance par rapport aux prévisions
de 2019. En effet, 1 875 ha de bas-fonds ont été réhabilités sur une prévision de 300 ha et 916
ha de périmètres irrigués ont été réhabilités sur une prévision de 644 ha. Le « taux de mise en
valeur des aménagements fonctionnels » a été de 100% en 2019. Concernant la proportion des
superficies aménagées allouées aux femmes au terme de l’année 2019, elle est de 43,70 % sur
une prévision de 30%. Cela traduit la volonté du département dans la mise en œuvre de la
politique genre. Les efforts consentis ont permis de mettre à la disposition des producteurs, 19
856 équipements d’irrigation en 2019 sur 6 500 prévus soit un écart positif de 13 356
équipements. Cet écart très significatif s’explique par la prise en compte des réalisations des
autres acteurs intervenant dans le domaine. Cependant, ce nombre est en deçà de celui de 2018
qui était de 27 686 équipements d’irrigation. Quant au taux de couverture des communes en
brigade mobile d’irrigation de complément, il est de 55,42 % en 2019 sur 80 % prévus soit un
écart négatif de 24,58 points de pourcentage »24.
La non atteinte des cibles des deux indicateurs d’effets s’expliquerait selon les RAPs
essentiellement par l’insuffisance de partenaires pour le financement de certains
investissements structurants, la défaillance de certains prestataires, la remise en cause des
consensus fonciers, l’insuffisance de capitalisation des réalisations des Acteurs Non étatiques
(ANE) et l’insécurité dans certaines localités du pays.
Pour ce qui concerne la défaillance des prestataires, il s’agit d’un constat juste. Toutefois il
n’est pas précisé ce qui permet ces défaillances dans le mécanisme de sélection ; ni pourquoi
les sanctions prévues n’arrivent pas à être appliquées. En l’état, l’analyse est juste mais
insuffisante ; et les mesures correctives ne peuvent être suffisamment précises et faire l’objet
de suivi.
L’insuffisance de partenaires pour le financement de certains investissements
structurants constitue une réalité. Toutefois l’analyse n’explore pas suffisamment les raisons de
l’engagement insuffisant de partenaires pour de tels investissements, en leur état et sous la
forme des financements demandés. Par ailleurs la diversité des sources de financements avec
les avantages/inconvénients, les difficultés pour chacune des options ne fait pas l’objet de
présentation et d’analyse.
Le nombre élevé d’infrastructures à réhabiliter laisse penser que le défaut de maintenance et
l’absence de ressources en dotation pour amortissement constitue une contrainte importante
pour les budgets affectés à l’irrigation. L’effort consenti est salutaire, mais la réduction du
nombre et des coûts de réhabilitation aurait sans doute contribué à accélérer l’édification de
nouvelles infrastructures d’irrigation agricole.
Si la remise en cause des consensus fonciers constitue un phénomène dans certains cas, il serait
utile d’examiner les raisons de ces remises en cause. Comprendre pourquoi les modalités de
consensus prévues sont inopérantes dans leur processus et dans les clauses d’application,
permet d’améliorer les approches et au besoin d’améliorer ou réviser les dispositifs prévus par
les textes (loi 034 sur le foncier rural et ses textes d’application). Ces dimensions ne font pas
l’objet d’analyse suffisante.

24 40
Extrait du Rapport annuel de Performance de 2019.

a
En conclusion, si les constats sont justes, les analyses ne sont pas approfondies ; les
recommandations sont dès lors insuffisamment précises et opérationnelles.
3.2.4 Sous-programme 4
L’objectif de ce sous-programme est de réduire l’incidence économique des pertes directes liées
aux maladies animales prioritaires. Il est attendu de sa mise en œuvre l’amélioration de la
prévention des maladies prioritaires et des zoonoses. Pour ce sous-programme, l’indicateur
relatif à l’objectif spécifique « Incidence économique des pertes directes liées aux maladies
animales prioritaires » n’a pas été renseigné. Le taux de prévalence des maladies animales
prioritaires, classé dans la catégorie des résultats et exprimant clairement les effets des actions,
n’a pas été renseigné non plus mesurant les effets des interventions pour ce sous-programme
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 4
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Incidence économique des pertes Milliard de ND ND ND
directes liées aux maladies animales FCFA
prioritaires (MNC, PPCB) NR
ND : Non Déterminé

NR : Non Renseigné

Les actions menées traduisent les efforts consentis. Ainsi les taux de couverture vaccinale ont
connu des progrès sans atteindre leurs cibles. Le taux de couverture du PPCB a même reculé,
passant de 50 % en 2016 à 24, 18 % en 2019. Les faibles réalisations ont été constatées surtout
au niveau de la vaccination contre la variole et le choléra aviaire. Celles-ci pourraient se justifier
par l’inexistence de plan de lutte spécifique à ces maladies.

« Cette contreperformance s’explique par plusieurs facteurs dont la non intégration des
pratiques de vaccination dans leurs systèmes d’élevage, la mise à disposition tardive des crédits
pour l’acquisition des vaccins, le mouvement des populations et des troupeaux ainsi que
l’inaccessibilité des zones d’élevage dans certaines régions due à l’insécurité » 25.
Les difficultés additionnelles identifiées dans le RAP 2018 pour la mise en œuvre de ce
programme et telles que décrites sont de deux ordres :
- Insuffisance de matériel logistique
- Insuffisance de communication et de collaboration entre les agents du privé et du public.
Il convient précisément de comprendre pourquoi les pratiques de vaccination sont
jusqu’aujourd’hui insuffisamment intégrées dans les systèmes d’élevage ? C’est cela qui
permettra de réviser/améliorer la communication/sensibilisation, ainsi que les approches en la
matière en direction des différentes catégories d’élevage.
S’il y a insuffisance de matériel, il n’est pas précisé de quel type de matériel, ni si toutes les
régions sont concernées par cette contrainte de la même manière. En outre, on ne voit pas
évoqué la contrainte de logistique qui limite la mobilité et l’intervention des agents dans les

25 41
Revue à mi-parcours du PNSR II (2016-2018). P 21

a
délais. Il en est de même des insuffisances de compétences qui pourraient s’expliquer par le
déficit de recyclage et de supervision.
Les appoints du secteur privé auraient pu pallier à de nombreuses insuffisances,
particulièrement dans les localités où il est relativement bien implanté. Les causes de la
faiblesse de collaboration entre secteur privé et secteur public n’apparaissent pas dans l’analyse.

3.2.5 Sous-programme 5
L’objectif de ce sous-programme est d’accroître la quantité de poisson produite/an de 20 000
tonnes en 2015 à 30 000 tonnes en 2020 en portant la part de la production piscicole par
l’aquaculture dans la production totale de poisson de 1% en 2015 à 3% en 2020. En outre le
taux d’accroissement annuel de la production de la pêche de capture devrait passer de 10% en
2016 à 6% en 2020.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 5
Indicateur Unité Cible Cible Réalisation
de (2019) (2020) (2019)
mesure
Quantité de poissons produite par an Tonne 28 000 30000 28365

L’indicateur de l’objectif spécifique « Quantité de poissons produite par an » atteint 28 365


tonnes en 2019, pour une cible visée de 28 000 tonnes. Tandis que la « Part de la production
piscicole par l’aquaculture dans la production piscicole totale » progresse nettement : pour une
cible de 1,57 %, il atteint 2 %.
La seule difficulté identifiée est l’insuffisance de compétences techniques spécifiques au niveau
déconcentré pour la mise en œuvre des activités. Il reste à spécifier le type de compétences qui
fait défaut, ainsi que les régions qui sont particulièrement concernées. Les contraintes et
difficultés spécifiques, que rencontrent les promoteurs d’aquaculture ainsi que les pêcheurs de
capture, ne sont pas identifiés.

3.3 Sous-programmes de l’axe 2

3.3.1 Sous-programme 6
Ce sous-programme a pour objectif de promouvoir le développement de l'économie agricole
dans l’optique d’améliorer les revenus des acteurs des chaînes de valeurs des filières agricoles.
Sa mise en œuvre permettra de créer les conditions de développement des entreprises agricoles
par l’accès au financement et la maîtrise du risque agricole, de promouvoir les relations entre
entrepreneurs et producteurs organisés, de stimuler la transformation des produits et de relever
le niveau de commercialisation des productions agricoles dans le respect des normes de qualité.

42

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 6
Indicateur Unité Cible Cible Réalisation
de (2019) (2020) (2019)
mesure
Revenu moyen monétaire issu de la F CFA 293598 323700 232810
production végétale des ménages
agricoles.

Le « Revenu moyen monétaire issu de la production végétale des ménages agricoles »,


expression nette de l’objectif spécifique de ce sous-programme n’atteint pas sa cible. Sa
réalisation est de 232 810 F pour l’année 2019, alors que la cible était fixée à 293 598 F. En
progression par rapport à la valeur de référence, l’on reste loin en deçà de la cible.
D’autres indicateurs de produits du sous-programme sont déclinés dans la matrice; mais
quelques-uns ont eu des difficultés pour être renseignés de manière fiable.
Le financement est perçu comme une contrainte essentielle pour ce sous-programme. La
proportion des producteurs ayant obtenu un crédit mesure la performance de cette action. En
2019, 21,07% des producteurs ont eu accès à un crédit contre 22% en 2018, ce qui traduit une
baisse par rapport à 2018.
Le RAP de 2019 estime que « L’appui à la création de la Banque Agricole du Faso avec
l’ouverture d’un guichet spécifique dédié à certains acteurs agricoles est l’une des mesures de
réforme stratégique majeure opéré par le programme afin d’améliorer le taux de couverture des
crédits agricoles. Toutefois aucune donnée d’évidence n’est fournie pour étayer la progression
éventuelle vers cet objectif. Une évaluation préliminaire aurait pu fournir des données sur le
nombre, le type de producteurs agricoles (exploitations familiales, agro business…), la nature
des crédits, selon les différentes zones géographiques, ainsi que les taux de remboursement
conformes aux échéances. L’on aurait alors une meilleure appréciation des résultats attendus
de cette institution de financement. L’examen de l’efficience de cette Banque demanderait à
être effectué.
3.3.2 Sous-programme 7
L’objectif de ce sous-programme est d’améliorer la compétitivité de l’élevage par une
intensification progressive et un meilleur accès au marché pour les éleveurs. Il est attendu de
sa mise en œuvre d’accroitre la contribution de l’élevage au PIB agricole de 27% à 30% en
2020 et d’accroitre le revenu moyen monétaire annuel issue de l’élevage des ménages ruraux
de 77 000 FCFA à 93 000 FCFA ».
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 7
Indicateurs Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Contribution de l’élevage au PIB Pourcentage 29,4 30 33
Agricole
Revenu moyen monétaire annuel issu FCFA 90 93
de l’élevage des ménages ruraux NR (millier)

43

a
L’objectif spécifique du sous-programme a été traduit en deux indicateurs dont un seul a été
renseigné : « la contribution de l’élevage au PIB agricole ». Cet indicateur est intéressant du
point de vue de l’analyse macro-économique. La cible était de 29,4 % pour l’année 2029 ; une
contribution de 33 % a été atteinte. Ce qui représente une bonne performance. Toutefois il ne
traduit pas les effets du point de vue des bénéficiaires en termes d’impacts. Le Revenu moyen
monétaire annuel issu de l’élevage des ménages ruraux exprime cet effet ; mais il n’a pas été
renseigné, ne permettant pas de percevoir la contribution de cette activité aux revenus des
ménages ruraux.
L’indicateur de résultat « Quantité de viande exportée » est en forte progression et traduit les
bénéfices que les acteurs de la chaîne ont pu en tirer ». Même s’il n’atteint pas sa cible il laisse
supposer les progrès importants en termes de revenus des acteurs dans la chaîne « des viandes ».
La réalisation en 2019 a été de 2.007, 34 tonnes, alors que la cible pour la dite année, était de
1 500 tonnes.
Si les performances observées au niveau de la production de viande sont encourageantes, les
résultats au niveau de la production et transformation de lait sont mitigés. Le taux
d’accroissement est faible, en dessous des cibles et chute même lourdement en 2019. Les
explications approfondies y relatives font défaut.

3.4 Sous-programmes de l’axe 3


3.4.1 Sous-programmes 8
L’objectif spécifique est de renforcer les règles, les pratiques et institutions entourant la gestion
de l’environnement en vue d’un développement durable. il est mesuré à travers la : « Proportion
des politiques sectorielles, de PCD et PRD ayant intégré les principes et les problématiques de
Développement Durable ». Cet indicateur est insuffisant du point de vue de la qualité. Il traduit
les efforts déployés par les services publics pour faire prendre en compte les principes du
développement durable ; il s’agit en dépit de ses insuffisances d’un sous effet (transitoire) qui
ne mesure pas encore les effets de cette prise en compte. Le niveau atteint est de 36 % ; alors
que la cible était fixée à 40 % pour l’année 2019.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 8
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Proportion des politiques sectorielles, Pourcentage 40 50 36
de PCD et PRD ayant intégré les
principes et les problématiques de
Développement Durable

Les indicateurs de résultats du sous-programme sont des indicateurs d’activités, et deux n’ont
pas été renseignés.
Le Taux de mise en œuvre des recommandations de la conférence nationale de développement
durable (CONADD), traduit l’appropriation des leçons apprises et leur mise en œuvre ; c’est
lui qui du reste a été retenu comme indicateur de l’objectif stratégique, donc comme indicateur
de l’objectif spécifique du sous-programme, après la formulation du cadre de résultats et des

44

a
indicateurs du PNSR. La cible pour l’année 2019 était à 85 %, mais la réalisation n’est que de
15 %. « Ce résultat relativement faible au niveau stratégique s’explique non seulement par la
non mise à disposition du budget pour mener certaines activités y relatives mais aussi par la
faible collaboration de certains acteurs de mise en œuvre des recommandations »26. Ce constat
est juste ; qu’est ce qui explique la faible collaboration des acteurs de mise en œuvre des
recommandations ? Qu’est ce qui freine la faible collaboration entre les acteurs ? Il est probable
qu’il s’agisse des mécanismes et d’une autorité assurant la mise en cohérence des politiques et
en particulier la prise en compte des exigences du développement durable. Il est vrai et il faut
le reconnaitre que la prise de nouvelles recommandations suite à la tenue de la 5e conférence
en 2018, a rendu difficile l’atteinte de la cible.
Le rapport de performance pour l’année 2019 du Ministère MEEVCC évoque trois autres
difficultés : (i) la mise en place tardive du Budget de l’Etat, (ii) l’insuffisance des moyens
matériels et financiers, (iii) le contexte sécuritaire défavorable.
Les procédures de mise à disposition des ressources financières ont probablement été davantage
ralenties du fait des grèves au MINEFID ; il y a aussi que probablement il subsiste des lourdeurs
à identifier et qui n’ont plus leur justification dans le cadre de programmes budgétaires. En ce
qui concerne l’insuffisance de ressources matérielles et financières, l’analyse devrait mieux
pointer les dimensions spécifiques concernées ; cela en appelle à une réflexion sur les
réallocations budgétaires du budget national ainsi que des Projets (meilleure prise en compte
des investissements au détriment du fonctionnement).

3.4.2 Sous-programme 9
L’objectif du sous-programme est de préserver et de protéger durablement les ressources
forestières et fauniques. Les deux indicateurs de l’objectif spécifique n’ont pas été renseignés ;
ce qui représente une insuffisance importante.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 9
Indicateurs Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
FCFA 377 440 ND
Revenus annuels moyens forestiers et 388
fauniques des populations dans les 763
zones aménagées
Proportion du territoire national Pourcentage 14,4 14,5 ND
couvert par les forêts NR
ND : Non Déterminé

NR : Non Renseigné

Un indicateur particulièrement intéressant et expressif « Le couvert végétal est accru », et qui


aurait même pu être caractérisé comme relevant de l’objectif spécifique, n’a pas non plus été
renseigné. L’indicateur « Superficie de terres dégradées récupérées » à travers ses déclinaisons
traduit les efforts effectués pour la poursuite des effets. Sa cible, fixée à 50 000 Ha pour l’année
2019, n’atteint que 35.522,26 Ha. Si des efforts importants sont en cours, en témoigne la forte
26
Rapports annuelle de performance 2019 du CSD-EEA MEEVCC 45

a
progression de la « Proportion des aires de protection faunique sous aménagement », ce n’est
pas le cas pour l’immatriculation des forêts.
« En somme, on a enregistré des résultats peu satisfaisants pour l’ensemble des indicateurs qui
ont été renseignés. En effet sur 7 indicateurs renseignés, 6 n’ont pas atteints leur cible » 27 dont
les deux indicateurs de l’objectif spécifique.
Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce programme et mises en évidence sont :
(i) les pannes récurrentes des motos de l’équipe d’encadrement et de surveillance, (ii)
l’insuffisance de moyens de protection spécifiques, (iii) l’insuffisance de moyens
informatiques et logistiques, (iv) les insuffisances de locaux au niveau des services
déconcentrés du ministère, (v) L’insuffisance des renforcements de capacités techniques des
acteurs.
A l’évidence les allocations budgétaires pour l’opérationnalité ne sont guère à la hauteur des
enjeux; cela met au centre la réflexion sur la sélectivité des dépenses en faveur des
investissements et moyens directs d’opérationnalité des agents.
3.4.3 Sous-programme 10
L’objectif de ce sous-programme est de renforcer l’atténuation des émissions de gaz à effets de
serre et la résilience aux effets néfastes des changements climatiques tout en promouvant
l’économie verte. Des deux indicateurs de l’objectif spécifique ont été déclinés, la quantité de
carbone séquestrée et le Nombre d'emplois verts décents créés. Le premier a été renseigné très
partiellement, n’autorisant pas une analyse, aucune donnée n’existe pour le second.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 10
Indicateurs Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Quantité de carbone séquestrée Tonnes NA 1 520 000
2 000
000
Nombre d'emplois verts décents créés Emplois 30 000 40 000 ND
vert

En ce qui concerne les indicateurs de résultats, c’est pour les PFNL que des performances
appréciables sont perçues, même si on ne dispose pas de données pour l’année 2019. Les
indicateurs de la « Quantité de PFNL collectés » et de la » Recette monétaire issue de
l’exploitation des PFNL dépassent leurs cibles pour l’année 2019, témoignant de performances
remarquables pour ce type de produits forestiers.
3..4.4 Sous-programme 11
L’objectif de ce sous-programme est de créer un environnement sécurisé et favorable à une
production animale durable.

27 46
RAP 2019. MEEVCC. Mars 2020

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 11
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Superficie totale d’espaces Ha 890 847 1 141 700 1 034 689
pastoraux fonctionnels

La Superficie totale d’espaces pastoraux fonctionnels, seul indicateur de l’objectif spécifique


est atteint dans sa cible et dépassé, traduisant les efforts effectués. En effet la réalisation est de
1 027 552 ha, alors que la cible était fixée à 890 847 ha.
Nous avons discuté de la pertinence de cet indicateur et émis des réserves dans la partie relative
à l’analyse de la qualité/pertinence des indicateurs d’effets. Un indicateur exprimant bien les
effets du point de vue des bénéficiaires apparaît être le « Nombre de conflits sévères entre
éleveurs et autres utilisateurs des ressources naturelles par an ». Mais il n’a pas été renseigné.
Un produit ou extrant, exprimant clairement les efforts déployés pour prévenir les conflits
agriculteurs / éleveurs, la longueur des pistes à bétail aménagées » n’a été que de 612 kms, alors
que la cible était de 1 500 km pour l’année 2019.
Par contre, pour ce qui est de l’amélioration de l’accès à l’eau du cheptel, le nombre de point
d’eau sur 100 km est passé de 4 à 7 (2019) pour une cible de 6. Cette performance s’explique
par les efforts de l’Etat et ses partenaires qui ont permis de réaliser 400 forages pastoraux et 89
boulis.
En somme si des efforts différenciés sont effectués en termes de produits délivrés, nous ne
disposons pas d’indicateurs d’effets mesurés pour ce sous-programme. Les principales
difficultés rencontrées sont déclinées comme suit :
- L’occupation anarchique des zones pastorales (agriculteurs, orpailleurs etc.)
- Le retard dans la réalisation des infrastructures pastorales
- L’insécurité dans certaines régions du pays
Quelles sont les causes de l’occupation anarchique des zones pastorales ; en quoi les actions
dites de sécurisation suffisent-elles ? Qu’est ce qui freine l’efficacité des actions des services
publics et des collectivités locales ? Des réponses adéquates à ces questionnements auraient
permis de formuler des recommandations précises pour améliorer la stratégie et les approches.

3.5 Sous-programmes de l’axe 4

3.5.1 Sous-programme 12
L’objectif du sous-programme est d’« assurer de façon durable la disponibilité en eau ». La
« Capacité de stockage en eau de surface » est l’indicateur de l’objectif spécifique. La
réalisation a été de 6.135 Millions de m3, atteignant pratiquement la cible qui avait été fixée à
6 148 Millions de m3. Toutefois, en rappel, il ne s’agit pas véritablement d’un indicateur d’effet
ou d’impact ; c’est un résultat important, résultant de la mise en œuvre des activités mais ne
pouvant être qualifié en tant que tel d’effet ou d’impact.
47

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 12
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Million de 6 148 6 441,12 6
Capacité de stockage en eau de
m3 135,35
surface

Le « Taux de fonctionnalité des infrastructures hydrauliques » indique des progrès importants


puisque la réalisation est de 56,3 % pour une cible de 57 % pour l’année 2019. Il ne parvient
pas à atteindre sa cible ; mais l’écart est faible. A notre sens le taux encore élevé
d’infrastructures hydrauliques non fonctionnelles n’est pas positif et indique les insuffisances
persistantes dans la qualité des réalisations, ainsi que l’efficacité des dispositifs de maintenance.
Par conséquent si des efforts sont faits pour les réhabilitations, ce qui est remarquable, on ne
peut que regretter le nombre élevé qui persiste, affectant les budgets à affecter à l’édification
de nouveaux barrages.
« Les taux de réalisation des actions du programme qui peuvent être qualifiés de passable,
s’expliquent par le fait que la majeure partie des activités ont été lancées pratiquement entre
octobre et décembre 2018. En 2018, les mouvements sociaux (aux seins de certaines
communautés bénéficiaires des ouvrages et dans la chaine de la dépense publique au cours du
premier semestre) et la mise à disposition tardive des budgets n’ont pas permis de lancer les
marchés à bonne date » 28. Nous n’avons pas pu examiner le RAP 2019
3.5.2 Sous-programme 13
L’objectif du sous-programme est d’assurer de façon durable la disponibilité en eau
L’indicateur de l’objectif spécifique « Taux de couverture des besoins en eau des usagers « n’a
pas été renseigné ».
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 13
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux de couverture des besoins en eau Pourcentage ND 78 ND
des usagers NR

Les indicateurs d’activités renseignés indiquent de grands efforts réalisés par le MEA.
Concernant la dimension de la durabilité l’indicateur « Taux de recouvrement de la contribution
financière en matière d'eau (base prévision ministère) » témoignent de résultats
remarquables, mais le manque de désagrégation ne met pas en exergue la situation des
infrastructures d’hydraulique rurale.
La Proportion des retenues d’eau de surface avec protection des berges a connu une progression.
La réalisation en 2019 a été de 18 % alors que la cible se situait à 20 %. La forte proportion de
ces réalisations sans retenues des berges ne constitue pas un bon signe sur les mécanismes de
durabilité.

28
RAPPORT BILAN ANNUEL DU PROGRAMME D’ACTIVITES 2018 DU MINISTERE DE L’EAU ET DE 48
L’ASSAINISSEMENT. Avril 2019

a
3.5.3 Sous-programme 14
L’objectif du sous-programme est de « contribuer à la satisfaction durable des besoins en eau
potable et à l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’eau ». L’indicateur de l’objectif
spécifique est le taux d’accès national à l’eau potable.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 14
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux d’accès national à l’eau potable Pourcentage 68 76 68,4

L’indicateur significatif pour le secteur rural est désagrégé et apparaît dans les résultats. La
cible fixée à 68 % a été dépassée en 2019 car il a atteint 68, 4 %. Toutefois, on ne peut que
noter que la cible de l’année 2019 est inférieure à ce qu’elle était en 2018, alors à 69 %.
Cet indicateur traduit les efforts en termes d’équipement en infrastructures d’AEP en milieu
rural, mais n’expriment pas les effets intermédiaires (comme les usages), ou in fine les effets
pour les populations (en termes d’utilisation effective de l’eau potable et/ou de réduction des
maladies d’origine hydrique, ou encore de réduction de la corvée de l’eau notamment pour les
jeunes filles). L’utilisation de l’eau potable représente en fait l’effet du sous-programme, le taux
d’accès n’est qu’un sous effet, intermédiaire, si l’on considère la chaîne des résultats.
En ce qui concerne la durabilité des infrastructures, on relève que le « Taux de fonctionnalité
des ouvrages d’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu rural (système d’AEPS),
ainsi que le « Taux de fonctionnalité des points d’eau modernes en milieu rural (forages) »
n’atteignent pas leurs cibles pour les AEPS en 2019 ; La cible était de 89,2 % et la réalisation
a été de 86,9 % en 2019. En ce qui concerne les forages, la cible fixée à 90, 7 a été pratiquement
atteinte (90,5 %). Toutefois l’on se garderait d’en tirer une conclusion sur la performance ; en
effet, la cible de 2018 était déjà de 94 %. Quoi qu’il en soit il apparaît très difficile d’atteindre
la cible de 99 % de 2020.
« La non atteinte de la cible est attribuable aux problèmes de ciblage (précision géographique
dans la réalisation des infrastructures). A cela, il faut ajouter la méthode de calcul du taux
d’accès et l’absence d’une situation réelle sur le taux de croissance des populations, l’estimation
s’étant basée sur le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2006 »29.
Les autres difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités du programme et
ressortant du RAP 2018, sont entre autres : (i) la défaillance de certaines entreprises,
notamment celles en charge du renforcement des capacités de stockage et de production du fait
de leurs faibles capacités à réaliser les travaux dans les délais ; (ii) la lenteur du processus de
passation des marchés ayant entrainé des retards d’attribution des marchés de construction de
BF et d’extension de réseau ; (iii) Le long délai des avis de non-objection de certains bailleurs.
Les constats sont sans appel ; mais les explications de la défaillance des entreprises ne sont pas
fournies. Cela réside probablement dans les insuffisances du mécanisme de pré qualification
des entreprises, de sélection, de suivi et/ou d’application des sanctions prévues. Où se situent
les faiblesses, les manquements, les analyses dans le contexte de ce programme budgétaire

29 49
Rapport à mi-parcours du PNSR II (2016-2018. P 40

a
doivent le préciser afin d’en tirer les leçons et formuler des recommandations précises. A défaut,
les améliorations apparaissent difficiles.
L’on observe qu’il y a des progrès importants à faire en ce qui concerne la fonctionnalité des
ouvrages, leur durabilité. A l’évidence, les capacités des collectivités locales, des AUE, comme
des opérateurs de gestion des AEPS présentent des faiblesses majeures et persistantes, qu’il faut
situer, avec leurs variantes selon les régions. Les rôles assignés aux fermiers ne sont pas
assumés de la manière la plus convenable ; il faut s’interroger sur les capacités de suivi et
négociation des collectivités et AUE. Les charges fiscales pesant sur le matériel d’exploitation,
le fuel, l’électricité pèsent probablement et limitent les marges de ces fermiers ; et donc leur
aptitude à investir et procéder aux actions de maintenance adéquates. De façon globale, il ressort
des entretiens et de certaines données que le taux de communes ayant mis en place les
instruments de la Réforme restent très faibles (par exemple 6% pour la région Boucle du
Mouhoun)30. Pourtant des analyses et des recommandations y relatives avaient été formulées
dans une évaluation faite il y a de sept années31. Les capacités et les approches en matière
d’accompagnement et de conseil apportés pour la mise en œuvre de la Réforme ne sont sans
doute pas à la hauteur des enjeux.
3.5.4 Sous-programme 15
L’objectif du sous-programme Assainissement des Eaux Usées et Excreta est d’« assurer un
assainissement durable des eaux usées et excreta ».
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 15
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux d’accès national à Pourcentage 24,1 34 23,6
l’assainissement
Proportion de villages et secteurs Pourcentage 23,3 30 ND
certifiés "fin de la défécation à l'air libre
(FDAL)"

Deux indicateurs mesurent l’objectif spécifique : « Taux d’accès national à l’assainissement »


et le taux d’accès à l’assainissement familial en milieu rural, décliné comme indicateur de
résultat. Situé à 18 pour l’année 2019, il se hisse à 17,6 %. Nous l’avons dit dans l’examen de
la pertinence/qualité des indicateurs, le taux d’accès mesure un effort important de réalisations
d’activités, mais il ne dit pas encore quels sont les effets ou les sous effets (utilisation &
fréquentation notamment). L’indicateur traduisant l’effet est bien le taux de personnes utilisant
les ouvrages d’assainissement mis à disposition ; le taux d’accès à l’assainissement n’est qu’un
sous effet (intermédiaire) qui n’est pas encore l’effet recherché par le sous-programme, le
changement désiré.
Les données relatives au second indicateur indiquent les progrès salutaires effectués en ce sens,
« la Proportion de villages certifiés FDAL ». La cible est pratiquement sa cible.

30
Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable (PN-AEPA). Rapport régional bilan semestriel 50
2020. Juin 2020. Région Boucle du Mouhoun
31
Evaluation finale du Programme d’application de la Réforme. Daniel Thieba et Alain Ky Zerbo. Juin 2012

a
Dans le domaine de l’assainissement public, il faut souligner les grandes progressions en termes
de mise à disposition des équipements, puisque le taux des écoles dotées de latrines dépasse la
cible définie. Mais pour les centres de santé équipées en latrines, la cible n’est pas atteinte,
révélateur d’une insuffisante prise en compte de la dimension synergie dans les réalisations du
Ministère en charge de la Santé.
Remarquons qu’il n’y a pas de données sur les niveaux de fonctionnalité et d’utilisation des
dites infrastructures.
3.5.5 Sous-programme 16
« Au niveau des impacts, l’indicateur défini est la proportion de la population satisfaite de la
qualité du cadre de vie dans les cinq (05) plus grandes villes du Burkina Faso.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 16
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Proportion de la population satisfaite Pourcentage NA 25 NA
de la qualité du cadre de vie dans les
cinq plus grandes villes du Burkina
Faso NR
NR : Non renseigné
NA : Non applicable
Cet indicateur n’a pas été renseigné pour les années 2018 et 2019 car son renseignement
nécessite une enquête auprès d’un échantillon représentatif de la population. Cet indicateur est
renseigné tous les cinq ans. Sa valeur en 2016 est de 10% et la cible de 2019 est de 12% » RAP
2019. MEEVCC. 2020. Une étude locale situe le niveau d’atteinte en 2020 au niveau de 12,7
%. Toutefois nous n’avons pu disposer de données pour examiner la fiabilité et le niveau de
généralisation (représentativité) de la dite étude.
Les difficultés rencontrées sont libellées comme suit : (i) Insuffisance, mauvais état des
véhicules (pour les sorties de suivi des PGES, les inspections des établissements classés, des
installations radiologiques et nucléaires, (ii) Le déblocage tardif des fonds, (iii) Absence
d'électricité et d'eau dans les centres construits. Là encore les difficultés budgétaires, ainsi que
les insuffisances de priorisation au profit des investissements directs et d’opérationnalité
constituent un défi.

3.6 Sous-programmes de l’axe 5

3.6.1 Sous-programme 17
L’objectif du sous-programme est de promouvoir l’organisation, la formation professionnelle
agricole et d’assurer la mise en œuvre de la politique nationale de sécurisation foncière en milieu
rural pour un développement agricole durable et compétitif.

51

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 17
Indicateur Unité Cible Cible Réalisation
de (2019) (2020) (2019)
mesure
Superficie totale des terres cultivables Ha 104 929 200 000 38697
sécurisées avec des attestations de
possession foncière rurale (APFR) suivant le
genre

La cible de l’indicateur de l’objectif spécifique à savoir la « Superficie totale des terres


cultivables sécurisées avec des attestations de possession foncière rurale (APFR) suivant le
genre », est de 104 929 ha, alors que la réalisation n’est que de 38 697 ha ; pour l’année 2019.
La cible est très loin d’être atteinte. Il ne traduit pas avec pertinence le changement souhaité à
travers l’objectif.
Nous avions signalé qu’il manquait un indicateur pertinent relatif à l’objectif de formation et
installation des jeunes en agriculture, traduisant le second effet de ce sous-programme.
La proportion de Possession Foncière Rurale délivrées (suivant le genre) connaît une
progression sans atteindre sa cible, exprimant la volonté traduite pour cet objectif.
Les difficultés mentionnées pour l’atteinte des résultats en matière de sécurisation foncière sont
de plusieurs ordres : (i) l’insuffisance des ressources allouées par le budget de l’État pour la
mise en place des structures locales de gestion foncière, (ii) et le faible engagement des
collectivités territoriales dans la mise en place de ces structures, (iii) la lenteur constatée dans
le traitement des demandes d’APFR par les services techniques, le fonctionnement difficile des
services fonciers ruraux et des commissions foncières villageoises et (iv) l’absence de
sectionnement dans plusieurs communes, rendant ainsi difficile le traitement des demandes
d’APFR.
Le diagnostic est juste. Toutefois, les lignes budgétaires devant être transférées aux communes,
au bénéfice des SFR, du fait du transfert des compétences qui leur sont dès lors dévolues ne
sont guère précisées. Car re diriger ces budgets vers les collectivités locales permettrait une
meilleure opérationnalité des SFR. En outre, les raisons du faible engagement des collectivités
locales ne sont pas précisées. Par ailleurs, les rapports n’expliquent pas sur quelles opérations
il y a des lenteurs, ni les facteurs et responsables de ces lenteurs. La question centrale de la
demande d’établissement des APFR par les populations dans leur diversité n’est pas examinée
avec toute la rigueur nécessaire. Car la faiblesse extrême des demandes interpelle sur la
pertinence des formes de sécurisation, des procédures, ainsi que des coûts y relatifs. Les
insuffisances dans l’approfondissement du diagnostic ne permettent pas de déboucher sur des
recommandations précises.

3.6.2 Sous-programme 18
L’objectif stratégique de ce sous-programme est de faire de la recherche scientifique et de
l’innovation un levier du développement économique du Burkina Faso.

52

a
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 18
Indicateur Unité Cible Cible Réalisation
de (2019) (2020) (2019)
mesure
Nombre de méthodes, technologies, Nombre 70 66 112
procédés et innovations générés et
transférés

L’indicateur formulé comme mesurant l’objectif spécifique « Nombre de méthodes,


technologies, procédés et innovations générés et transférés » reste encore un indicateur
d’activité, et non d’effet. La cible de 70 est largement dépassée, puisque la réalisation est de
112, pour l’année 2019. Mais la pertinence de l’indicateur invite à la prudence, car il ne mesure
encore qu’un effort en termes d’activités. Le « Taux d’adoption de technologies et innovations
générées » classé dans la catégorie des résultats, est quant à lui un indicateur d’effet, traduisant
effectivement l’appropriation de la technologie par les utilisateurs potentiels, en attente des
effets. Malheureusement il n’a pas été renseigné.
« Les principales difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce sous- programme sont
l’insuffisance des ressources financières et les difficultés liées à la régulation budgétaire et aux
retards de déblocage des ressources financières, mais également le non-respect des
engagements des partenaires au développement » 32.
3.6.3 Sous-programme 19
L’objectif de ce sous-programme est de promouvoir l’utilisation intensive des résultats de la
recherche, des inventions et des innovations.
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 19
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux des technologies, inventions et Pourcentage 50 100 94
innovations dans le secteur (TII)
diffusées

L’indicateur « Taux des technologies, inventions et innovations dans le secteur (TII) diffusées »
mesurant l’objectif spécifique n’est pas un indicateur d’effet ; il exprime tout simplement les
efforts effectués en matière de diffusion, mais pas encore d’effets pour les utilisateurs
potentiels. La réalisation a été de 94, pour une cible de 100, pour l’année 2019. Le « Nombre
de résultats de recherche et d’innovation valorisés », déclinée dans la rubrique des résultats
traduit les efforts effectués pour une adoption, une appropriation par les utilisateurs ; mais il n’a
pas été renseigné.

32 53
Rapport de revue à mi-parcours du PNSR II (2016-2018)

a
3.7 Sous programme de Axe 6

Sous-programme 20. « Assurer le pilotage stratégique et la coordination du secteur rural »


Les principales actions de ce sous-programme ne relèvent pas des indicateurs d’effets scrutés
dans l’examen de cette performance. Ils sont analysés par les autres dimensions de
l’évaluation du PNSR II (Financement, Gouvernance).
Indicateurs, cibles et réalisations de l’objectif spécifique du Sous programme 20
Indicateur Unité de Cible Cible Réalisation
mesure (2019) (2020) (2019)
Taux d'exécution des programmes Pourcentage 94 95 ND
budgétaires des différents ministères du
secteur

L’indicateur de l’objectif spécifique n’est pas un indicateur d’effet ; il ne saurait l’être, vu la


finalité et l’objectif du sous-programme : venir en appui aux sous programmes
opérationnels.
« La proportion des organes de pilotage, de coordination et de mise en œuvre fonctionnels (y
compris les responsables de programme) est de 91,67% en 2019 sur une cible de 100%. Quant
à la proportion des indicateurs du cadre de mesure de performance (CMP) du PNSR
renseignés, elle a été de 73,38% (annexe 3)
Le taux de réalisation des objectifs fixés par les sous-programmes a atteint 26,10%. Par
rapport au taux de mise en œuvre des recommandations issues des organes de pilotage du
PNSR, il a atteint 70% en 2019 sur une cible de 100%.
Les autres indicateurs notamment les taux d’exécution financière des programmes
opérationnels nationaux, le taux de décaissement des financements extérieurs, le taux de
satisfaction en besoins de personnels des programmes et le taux de couverture des fonctions
métiers par le système informatique n’ont pas été renseigné en 2019 du fait de
l’indisponibilité des données ».33

33 54
Rapport annuel de performance du PNSR II. 2019

a
4. Synthèse de la performance du PNSR II et facteurs explicatifs
Cette partie utilise largement le Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et
stratégies en matière Sécurité alimentaire, Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso.
Juillet 2019. FAO. UE

4.1 Synthèse globale de la performance du PNSR II

Des efforts de réalisation des extrants et de délivrance des services et produits ont été effectués,
ainsi on note que plusieurs des résultats (indicateurs d’objectifs opérationnels) ont atteint leur
niveau de cible. Toutefois les critères décisifs pour juger de la bonne performance d’un
programme sont le niveau d’atteinte de l’objectif général ainsi que des objectifs spécifiques. Ce
sont eux qui sont recherchés in fine, et justifient l’allocation des ressources budgétaires.
C’est donc sur eux, que l’attention doit être focalisée dans le cadre d’une évaluation finale.
Sur les sept indicateurs de l’objectif général, trois (comptant comme les plus significatifs) n’ont
pas atteint leurs cibles ; un indicateur n’a pas été renseigné et pour un autre, les cibles n’ont pas
été définies. Ainsi un seul a atteint la cible qui lui a été attribué, mais l’interprétation nous paraît
difficile, aléatoire.
Sur les vingt-six indicateurs d’objectifs spécifiques (ou objectifs stratégiques des programmes),
ce sont seize qui ont dument renseignés jusqu’en 2019. Dix, soit 38 % n’ont pas été renseignés.
Sur les seize qui ont été renseignés, douze, soit 75 %, n’ont pas atteint la cible qui leur a été
fixée pour l’année 2019. Et pour la quasi-totalité d’entre eux, il est peu probable, au vu des
niveaux d’écart entre la réalisation de 2019 et la cible de 2020, qu’ils soient atteints.
Synthèse de la performance du PNSR II
Indicateurs Situation en 2019
Taux de renseignement des indicateurs 73 %
Taux d’atteinte des cibles des indicateurs d’OG 14 %
Taux d’atteinte des cibles des indicateurs d’OS 25 %
Taux de mise en œuvre des recommandations 70 %
Proportion de nouveaux projets conformes à l’approche sectorielle 100 %

L’appréciation de la performance, se basant principalement sur le niveau d’atteinte des


indicateurs de l’objectif général et des objectifs spécifiques, se révèle insatisfait.
Du fait du COVID 19, il est fort probable que les performances soient encore plus faibles en
2020, la pandémie ayant affecté les taux d’exécution des activités. Au vu de l’état des données
en 2019, la probabilité est faible pour que les indicateurs n’ayant pas atteint leurs cibles en
2019 le réussissent en 2020.

55

a
4.2 Facteurs explicatifs des écarts

Plusieurs facteurs ont freiné l’impact et les effets finaux des sous-programmes ; c’est ce que
nous nous proposons d’examiner en puisant dans les travaux antérieurs, ainsi que les entretiens,
menés au cours de cette mission. Le délai imparti à la mise en œuvre de ce travail, la
disponibilité des acteurs, n’ont pas permis d’aller plus en profondeur dans certaines analyses,
ainsi que pour la formulation de certaines recommandations.
Déficit global d’affectation budgétaire pour le secteur rural
Les difficultés récurrentes mentionnées dans les RAPs mettent au premier plan l’insuffisance des
ressources financières. Elles apparaissent comme des contraintes ayant pesé sur la mise en œuvre
des actions et aussi sur l’opérationnalité des services d’appui. L’analyse révèle que « Les
ressources allouées au secteur agro-sylvo-pastoral sont de loin inférieures aux besoins
indiqués dans les politiques de développement » 34. En effet, considérant le PNSR II, les trois
années de mise en œuvre montrent un gap relatif global de 62%, indique l’étude
Procédures de décaissement
« La baisse tendancielle des ressources allouées au secteur agro-sylvo-pastoral depuis 2012
s'est conjuguée à une faible capacité d’absorption de ces ressources. En effet plus de 36% des
ressources allouées (soit 84 milliards de FCFA par an) ne sont pas absorbées du fait de l’effet
conjugué des procédures de décaissement des bailleurs et des procédures internes de passation
des marchés pour l’exécution des investissements ».
Il a été relevé dans les rapports d’achèvement des Programmes, le faible niveau de décaissement
des ressources, et leur retard. Ce qui aurait pour conséquence les longs délais d’exécution des travaux,
ainsi que la mauvaise exécution. « La lenteur et lourdeur administratives artificiellement créées par
les acteurs de la chaine des dépenses afin d’alimenter la corruption depuis la passation des
marchés, l’engagement des dossiers et la liquidation des ressources»35.
Insuffisance de sélectivité et priorisation dans l’allocation budgétaire
Dans un contexte de relative rareté des ressources financières, il s’avère urgent d’accorder une
importance essentielle aux priorités ; d’effectuer une sélection des actions en misant sur leur
effet de levier et d’entraînement sur l’ensemble des activités d’un sous-programme et donc sur
l’impact. Ce travail doit conduire à une affectation prioritaire des ressources publiques l’analyse
montre que les leviers dans le secteur rural sont : les investissements productifs ( aménagements
agricoles et les périmètres irrigués, accès aux petits ouvrages d’hydraulique de production
agricole et pastorale) a sécurisation du foncier rural, la formation technique des acteurs ruraux
et le conseil adapté, les intrants agricoles, le financement de l’équipement agricole et de l’accès

34
Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire, 56
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE.
35
Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire,
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE.

a
aux intrants, les dispositions de conservation transformation en vue de stabiliser les marchés et
offrir des prix rémunérateurs.
Si des efforts sont consentis dans les différents programmes budgétaires, force est d’observer
que les rapports soulignent les insuffisances de ressources affectées à ces actions. Les produits
y relatifs sont bien souvent en dessous des niveaux de performance qui étaient visés.
Actuellement, les services financiers et les conditions d’accès au financement ne sont pas
favorables au développement de l’entreprenariat en milieu rural. On note que Seulement 29%
de la population rurale a un accès aux services financiers contre 74% des populations urbaines.
Le taux d’accès au crédit agricole est de 17% en milieu rurale avec une prédominance des
hommes (61%). Aucune donnée d’évidence n’indique que la Banque Agricole mise en place,
bien que récente, n’a pas entraîné un sursaut d’accessibilité pour les exploitations familiales en
particulier. L’accès à l’équipement agricole et aux intrants reste très limité, tributaire pour une
large part des initiatives étatiques, souvent mises en œuvre de manière inefficiente (mauvais
ciblage, détournement d’objectifs, retards…)
On note la persistance dans la conduite de certaines actions comme la subvention aux intrants
agricoles et aliments pour bétail alors que leurs efficiences sont remises en causes, selon les
conclusions de plusieurs études, selon la méthode SAPAA (2011).
Par ailleurs, « une part importante des dépenses du secteur est consacrée à la gestion
administrative des projets et programmes. En effet, depuis 2014, les coûts administratifs pour
la mise en œuvre des investissements dans le secteur ont dépassé la norme de 15% et atteint
un pic de 35% en 2015 » 36.
L’insuffisance de la régionalisation dans la programmation, la mise en œuvre des actions
entraîne des coûts de mise en œuvre des activités dont l’exécution est pilotée depuis le niveau
central (missions de déplacements).
Outre la relative faible part accordée aux investissements productifs, les entretiens avec les
services déconcentrés mettent en exergue l’insuffisance accordée pour leur opérationnalité
(logistique de travail aussi bien pour le terrain que pour le bureau) ; cela impacte sur leur
efficacité : conseils & appuis aux producteurs, appuis au renforcement des capacités des
associations locales (Association d’usagers…), des Organisations Professionnelles et des
collectivités locales.
L’insuffisance des ressources financières transférées aux collectivités locales, les handicape
notamment dans la mise en place et l’opérationnalisation des SFR, la relative inefficacité des
actions de communication et d’appui aux négociations pour des accords locaux durables pèsent
sur les progrès dans la sécurisation foncière et donc dans de nombreuses localités où des
aménagements de périmètres irrigués ont été réalisés ou sont en prévision.
« L’inexistence de modèles économétriques qui permettent de faire les liens entre les ressources
allouées par le MINEFID et les niveaux de résultats à atteindre par les ministères interpelle sur
l’objectivité des allocations et leurs orientations en lien avec les priorités majeures de
développement définies dans les documents de référence du pays. L’inexistence de ces
modèles économétriques, limite fortement le pouvoir de négociation des départements

Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire,
36 57
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE. P 56

a
ministériels. Ainsi, des ajustements budgétaires peuvent donc être effectués en faveur ou au
détriment de certains ministères sans une base objective.
Un autre niveau d’allocation budgétaire concerne l’affectation des ressources selon les
priorités au sein du département ministériel. Le ministre, ayant désormais le pouvoir
d’ordonnancement du budget, a le pouvoir de décider de l’affectation des ressources vers les
investissements qu’il juge nécessaires. Mais l’absence d’outil de simulation adapté reste
également un handicap pour les ministères dans la réallocation des ressources en lien avec les
résultats attendus »37.
Inefficience de la commande publique et de l’efficacité de la qualité de l’exécution des
actions
Les entretiens révèlent les coûts sur élevés de certaines réalisations des marchés publics. « Les
coûts exorbitants des investissements publics par rapport aux prix des marchés rendent
totalement inopérant le mécanisme de subvention pour certains biens. Des niveaux de
subvention de plus de 60% peuvent aboutir toujours à des coûts supérieurs à celui appliqué par
le marché (comme les batteuses de riz). On conclut que l’action publique est très couteuse et
inefficiente »38 ; cette situation est favorisée par l’absence d’un référentiel de coûts
pour les investissements agricoles. Quelques études et observations indépendantes ont montré
également que le système de subvention des intrants présente des insuffisances importantes et
persistantes (ciblage, délais de mise à disposition, quantités, qualité du fait des conditions de
stockage et manutention, détournements d’objectifs et clientélisme) 39 40.
Il apparaît également que de nombreuses entreprises défaillantes arrivent à soumissionner de
nouveau aux marchés, et que les sanctions qui s’imposent, ne sont pas suffisamment dissuasives
(retard dans la décision, durée trop courte de la mesure suspensive…). Il est clair qu’il y a des
faiblesses dans le mécanisme de pré sélection des entreprises, dans l’attribution des marchés, et
dans le suivi de proximité de l’exécution des marchés. Ce qui explique les références fréquentes
à la défaillante des entreprises dans l’examen des difficultés rencontrés dans la mise en œuvre
des actions de plusieurs programmes budgétaires.
Faible durabilité des infrastructures, du fait de la qualité, et des défauts de maintenance ;
Le nombre des infrastructures à réhabiliter (barrages, périmètres irrigués, AEPS, Forages…)
indiquent que des investissements très importants sont effectués. Il aurait été intéressant de
disposer d’informations sur la durée de vie de ces réalisations en comparaison de leur durée
prévisionnelle. Les témoignages s’accordent pour relever les insuffisances récurrentes
suivantes : robustesse et solidité des travaux initiaux, adaptabilité de certains choix techniques

37
Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire, 58
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE
38
Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire,
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE

39
Evaluation FFP. Rapport mission au Burkina Faso. Agricord. Janvier 2018. P12.

40
Suivi du programme national de fourniture des semences améliorées et engrais pour la
campagne 2011-2012. Réseau de veille sur la commercialisation des céréales. 2012.

a
par rapport au contexte, mécanismes de maintenance. Dans le même temps, les réhabilitations
se font sans que les usagers directs des services (collectivités locales, usagers directs...) n’aient
dégagé des montants pouvant contribuer significativement aux coûts. Par exemple, il est
notoirement connu que la majorité des AUE ne disposent pas de sommes suffisantes pour faire
face de manière urgence aux grosses réparations qui s’imposent pour leurs AEPS et même pour
les forages ; et que tout simplement sont très rares celles qui en disposent pour contribuer
efficacement aux réhabilitations.
Dans un tel contexte, c’est le budget des nouvelles réalisations qui se trouve affecté.
L’inefficience du système (réalisation, maintenance, paiement du service) pèse sur les
possibilités d’accélérer le rythme des nouvelles réalisations. Le coût des réhabilitations et
réparations (sur les budgets alloués) a une incidence sur les budgets pour les nouvelles
réalisations.
Insuffisante prise en compte des spécificités régionales dans les politiques, et les approches
opérationnelles de mise en œuvre
Les entretiens avec les niveaux déconcentrés ont souligné leur faible responsabilisation dans la
programmation et la sélection des actions prioritaires pour leur région. Encore plus, les RAPs
établis au niveau national ne mettent pas en exergue les facteurs jouant de manière différenciée
sur les différences de performance selon les régions, et surtout sur les leçons et
recommandations qui ne s’appliquent que spécifiquement d’une région à l’autre. Et comme la
planification et la conception de la mise en œuvre reste très centralisé, il s’ensuit une très
insuffisante prise en compte des leçons et recommandations valides au plan régional, et souvent
bien connues des acteurs locaux.
Cette attention insuffisante à la diversité locale concerne également la diversité selon les types
d’exploitants, ou selon le genre. Les approches opérationnelles ne mettent pas suffisamment en
exergue les contraintes spécifiques à ces formes de diversités et aux réponses adaptées qui sont
apportées. Il y a une relative standardisation des approches opérationnelles.
Cette situation s’explique assez largement par la non effectivité des dispositifs de suivi
participatif au niveau local. En dehors du Ministère de l’Eau et de l’assainissement pour lequel
les sous programmes effectuent des bilans régionaux et des concertations locales, les autres
Ministères ne le font pas. Les sessions du CR/CPSA se tenant dans un nombre très restreint de
régions, il en ressort que les bilans régionaux, du PNSR II, dans leur majorité ne n’ont pas été
établis.
Synergie et mise en cohérence des interventions
On peut observer la relative faiblesse de synergie entre institutions lorsqu’il s’agit en particulier
de la prise en compte des questions transversales (développement durable, genre, bonne
gouvernance). Cela concerne aussi dans certains cas l’utilisation des mêmes références ou
encore la mutualisation des initiatives. C’est ce qui explique la diversité des ciblages pour les
plus vulnérables, des dispositifs de collecte d’information avec des possibilités de synergie, la
faiblesse de prise en compte des recommandations de la CONADD ou des insuffisances
persistantes relatives au genre).
Les acteurs ruraux, notamment les exploitations familiales ont besoin de produits
combinés, relevant de manière cohérente les enjeux auxquelles elles sont confrontées.

59

a
C’est la condition du niveau d’atteinte des objectifs généraux. C’est la complémentarité
des sous programmes, leur traduction auprès de l’exploitation familiale qui conditionne
l’effectivité des impacts finaux du Programme (PNSR II).
Il est relevé la diversité persistante des Projets et Programmes. « La multiplicité des projets
avec son corollaire de nombre élevé d’unités de gestion, engendre des charges élevées de
fonctionnement, surtout pour les projets et programme nécessitant la mise en place d’unités
autonomes de gestion et ceux exécutés par les agences d’exécution. La faiblesse ou
l’inexistence de mécanisme de coordination et de synergie sur le terrain. L’insuffisance de
leadership national dans l’orientation du développement sont parmi les principales causes de
cette situation »41 . Les leçons tirées en matière de lutte contre la vulnérabilité structurelle et
pour la résilience des ménages pauvres en milieu rural soulignent l’importance décisive de
l’harmonisation et de la synergie des actions des intervenants.
Par ailleurs, les insuffisances dans la mise en cohérence et la concertation avec les Directeurs
régionaux dans la programmation et le suivi des actions rendent difficile la synergie des actions
entre sous programmes du PNSR II. Le non fonctionnement du cadre régional te que prévu dans
les textes handicape de manière importante cette possibilité.
Les dispositifs de pilotage et de suivi du PNSR II (Gouvernance) n’ont pas été fonctionnels
pour aider à la mise en cohérence des interventions dans le secteur rural).
Des politiques et dispositifs insuffisamment incitatifs et/ou protecteurs
Les politiques commerciales et les dispositifs para fiscaux ne soutiennent quelquefois pas
certaines filières de production ; ainsi en est-il de filières agricoles comme le lait ou le riz,
dans le cadre de l’application du TEC/CEDEAO. Les taxes aux équipements agricoles et
tracteurs (à l’importation) font peser des charges lourdes sur ce type de matériel, pourtant
stratégique pour combler le besoin des producteurs.
Faiblesse des analyses et recommandations issues des revues et évaluations
On peut observer que les Raps font un diagnostic juste des difficultés rencontrées ; toutefois
l’analyse des dites difficultés (les causes profondes) ne sont pas explicitées. Par conséquent les
leçons apprises restent insuffisantes et les recommandations insuffisamment focalisées sur les
dispositions précises à prendre. Cela rend difficile les améliorations des programmes
opérationnels.
La dimension de l’efficience (en tant qu’examen du rapport coût/bénéfice), familier en
évaluation est rarement abordée dans les bilans et les évaluations. Par conséquent, les choix et
options en matière de réalisation technique ne sont pas soumises à l’analyse, afin de valider ce
qui semble le plus avantageux en termes d’efficience. Cela rend difficile l’apprentissage des
options et choix techniques lorsqu’il en existe pour un même type d’infrastructure ou d’option
à prendre en matière d’approche opérationnelle.

Diagnostic sur l’efficacité de la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire,
41 60
Nutrition et Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE

a
La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) et le management des services publics
Il ne nous a pas été donné de percevoir les liens entre performances des programmes budgétaires
et sanctions des acteurs de mise en œuvre, aux échelons de responsabilité qui sont les leurs,
dans le respect des responsabilités qui leur sont propres. Le niveau d’atteinte des cibles, les
facteurs explicatifs, devraient ouvrir la porte pour l’examen de ces responsabilités avec les
conséquences qui s’imposent du point de vue du mangement du personnel, à commencer par
les premiers responsables. A un niveau supérieur ces données doivent aider le MINEFID à
dialoguer sur une base réaliste avec les Ministères et les Programmes budgétaires sur les
justifications des allocations budgétaires. C’est cela l’exigence de la GAR (Gestion Axée sur
les Résultats).
La croissance démographique, particulièrement en milieu rural. Dans un contexte de
faiblesse de l’intensification, la forte croissance démographique joue en défaveur de la gestion
durable des ressources naturelles, ainsi que des exigences de consolidation des exploitations
familiales (émiettent du foncier, pression sur les terres, coûts de l’éducation pour les enfants au
détriment des besoins de dépenses d’équipement et d’intensification etc……..).
Insécurité
L’insécurité qui sévit, notamment au Burkina Faso a imposé une réorientation des priorités de
la dépense publique. L’augmentation des enveloppes budgétaires des secteurs de la Défense et
de la Sécurité ont globalement pesé sur les autres secteurs notamment les programmes
budgétaires du PNSR II. De plus, les interventions dans plusieurs régions, particulièrement
certaines provinces ont été soient impossibles, soient fortement perturbées. Le niveau des
réalisations (taux d’exécution physique) en a été affecté.
Mouvements sociaux au MINEFID
Les mouvements sociaux au MINEFID au cours de la période de la mise en œuvre du PNSR II,
ont pesé sur le niveau des ressources publiques et surtout les délais de traitement des dossiers.
Ceci a impacté sur le rythme de réalisation des dépenses et donc des actions inscrites dans les
Programmes budgétaires constitutifs du PNSR II.

Conclusion : l’ensemble de ces facteurs a joué en défaveur de la performance des sous-


programmes. Il y a ainsi des facteurs conjoncturels, et d’autres plus profonds et inscrits dans la
conception des politiques et leur mise en œuvre, dans la synergie des actions, dans le
management.
La non révision des cibles (pour les indicateurs) pour tenir compte des facteurs conjoncturels
(insécurité, mouvements sociaux), ainsi que de la pandémie du COVID 19, a constitué un
facteur défavorable pour le niveau d’atteinte des cibles.

61

a
5. Difficultés, contraintes et enjeux du suivi évaluation.

Les cadres sectoriels de dialogue (CSD) ont été mis en place pour jouer le rôle de suivi des
politiques sectorielles. Le dispositif de suivi évaluation, a fonctionné à travers ces CSD. Les
rapports annuels de performance ont été produits, sur la base des RAPs. Le S/P CPSA a effectué
une évaluation à mi-parcours (2016-2018) ainsi qu’une revue de performance annuelle de
l’année 2019. Les données de l’année 2020 ne sont pas encore disponibles.
La proportion des indicateurs du cadre de mesure de performance (CMP) du PNSR renseignés,
a été de 73,38% (voir Annexe 1) et le taux de réalisation des objectifs fixés par les sous-
programmes a été seulement de 26,10%. Par rapport au taux de mise en œuvre des
recommandations issues des organes de pilotage du PNSR, il a atteint 70% en 2019 sur une
cible de 100%.
Si des progrès sont notables dans le suivi évaluation, des faiblesses majeures persistent.
Des budgets affectés pour le suivi évaluation, traduisant la relative faible importance
accordée à cette fonction
Des entretiens avec les DGESS, il ressort que le budget affecté au suivi évaluation est
insuffisant pour permettre de mener les activités nécessaires. Il est très nettement, et dans tous
les programmes, inférieur aux normes établies en la matière. Cela a affecté le taux de
renseignement pour tous les programmes, et plus particulièrement au MRAH, MEEVCC,
MESRSI.
On note que pour plusieurs sous-programmes des indicateurs d’objectif spécifique (ou d’impact
pour le sous-programme) n’ont pas été renseignés. La conséquence est importante, car cela rend
difficile le jugement à porter sur la performance in fine du dit programme.
Si la qualité des données produites paraît bonne, l’insuffisance de ressources financières n’a
pas permis d’effectuer les contrôles de qualité qui auraient pu être utiles pour améliorer.
La cellule de suivi évaluation du S/P CPSA est aussi affectée par l’insuffisance des ressources
financières affectées pour accomplir ces missions.
La matrice du cadre de résultats des Programmes, tout comme du PNSR contient un nombre
trop important d’indicateurs ; et dans le même temps il y a des insuffisances dans la
mutualisation de certains dispositifs de collecte. Tout ceci est en défaveur du fossé entre le coût
de collecte et les moyens dédiés.
Les insuffisances dans la caractérisation des indicateurs. Dans le chapitre sur la
qualité/pertinence des indicateurs, nous avons relevé quelques insuffisances dans la
caractérisation pour certains programmes
La qualité des analyses et recommandations. La Qualité des analyses sur les causes des
difficultés, l’analyse des facteurs explicatifs des écarts entre les cibles et les réalisations présent
insuffisances. Les rapports se limitent souvent au diagnostic, aux constats de base, sans aller en
profondeur dans l’analyse pour en déceler les causes profondes. Même le rapport d’évaluation
à mi-parcours ainsi que le rapport de performance de l’année 2019 n’échappent pas à cette
faiblesse. Ces rapports reprennent pour l’essentiel les analyses produites par les DGESS des

62

a
cinq Ministères, sans valeur ajoutée significative du point de vue analytique (analyse des
performances). En conséquence les recommandations perdent de leur qualité et pertinence et il
devient difficile de procéder à des améliorations.
En outre, il faut le répéter, l’examen de l’efficience des choix d’action et/ou d’investissements
n’est que rarement abordée dans les bilans et les revues. Pourtant il est nécessaire pour tirer
entièrement les leçons et effectuer les choix les plus efficients, dans un contexte de rareté des
ressources42.
Deux facteurs peuvent limiter la qualité des analyses et recommandations. Il y a d’abord le
profil des experts en suivi évaluation. Les profils diversifiés en termes de formation et
d’expérience professionnelle, notamment en sciences sociales, sont tout aussi utiles que les
expertises en statistiques et techniques des domaines. Ils sont complémentaires. Lorsque l’un
est insuffisant, les capacités s’en trouvent limitées. Il y a aussi le niveau des ressources affectées
pour permettre des entretiens diversifiés (y compris auprès des prestataires de services,
utilisateurs de services) à la hauteur des enjeux. Un autre facteur, et non des moindres, c’est le
niveau d’autonomie et d’indépendance effective des agents de la dite cellule pour conduire les
analyses, formuler les recommandations, sans crainte de sanction négative. Or bien souvent,
cette condition n’est pas remplie, l’on se garde généralement d’aller en profondeur dans les
analyses et de se contenter de ce qui peut être acceptable, c’est-à-dire les constats, le diagnostic
premier. Enfin l’absence ou la non régularité d’évaluations externes rigoureuses de mi parcours
et finale ne constituent pas des facteurs favorables.
La définition des cibles. Quelques constats majeurs : (i) Pour certains sous programmes, il y a
des difficultés de compréhension partagée (entre acteurs parties prenantes) de la logique de
détermination des cibles annuelles, (ii) au niveau des régions, il n’a pas de cible de performance
pour les différents indicateurs, (iii) Des entretiens avec le S/P CPSA, il ressort une insuffisante
concertation dans la révision des cibles annuelles pour quelques indicateurs.
La multiplicité des Cadres sectoriels de dialogue dans le secteur et les contraintes que cela
entraîne, en termes d’harmonisation entre programmes budgétaires. Le secteur est réparti
sur quatre secteurs de planification, et le PNSR n’est pas explicitement reconnu comme la
traduction du PNDES au niveau rural ; il s’ensuit que le PNSR n’apparaît pas comme une
référence, mais comme un instrument de compilation de données et de revues validées par
ailleurs dans des CSD propres, et qui doit sa justification principalement en référence qu’aux
directives sous régionales et continentales43. Sur le plan du suivi évaluation, il s’en suit une
faiblesse de mise en cohérence et mutualisation des dispositifs de collecte de données.
Les insuffisances de la responsabilisation des régions
Du fait de l’insuffisante implication des régions dans la programmation, du déficit
d’information de réalisations effectuées par des Projets et autres acteurs non étatiques dans leurs
régions des données échappent encore à la capitalisation. Ces données sont limitées
globalement. Des efforts importants ont été enregistrés pour améliorer. Toutefois, il subsiste
encore des insuffisances, variables d’un Ministère à l’autre, d’une région à l’autre ; d’autant
que dans la majeure partie des cas, le cadre de concertation régionale (CR/CPSA) n’a pas

42
Sur le concept d’efficience et ses méthodes, voir Economic Analysis of Investment Operations. World Bank 63
Inee Development Studies. Sous la direction de Pedro Belil. 2000
43
Ce point est approfondi dans le volet Gouvernance de l’évaluation du PNSR II, objet d’un autre rapport

a
fonctionné. Si les données sont entièrement disponibles pour les indicateurs de résultats
(indicateurs d’opérationnalité), l’accessibilité n’est pas toujours facile pour certains d’entre
eux ; cette situation varie d’un Ministère à l’autre. La désagrégation des données sur les
indicateurs d’impact des sous-programmes n’est pas systématique, et en tout cas rarement
conne des responsables régionaux. Par ailleurs, si des réflexions importantes et des analyses
pertinentes existent sur les facteurs explicatifs des écarts de performance, spécifiques aux
régions, celles-ci ne sont pas suffisamment relayées dans les rapports de synthèse produites au
plan national, du fait de la non effectivité du dispositif de concertation au plan régional
(CR/CPSA). Ces connaissances s ne sont pas suffisamment valorisées et traduites dans
l’adaptation des stratégies et approches selon la pertinence, dans les contextes régionaux.
La non effectivité de la fonction de meta évaluation par une institution républicaine dédiée
L’incitation à la performance se fonde sur une forme de contrainte autour de l’exigence de
résultats et de l’utilisation optimale des ressources. Elle se fonde sur un dispositif effectivement
indépendant, rigoureux et expérimenté. Sans cela il n’est pas possible de pousser à des
changements. C’est à cette condition que l’on réussira le passage à une gestion du Budget axée
sur les résultats ; à permettre au citoyen de disposer d’informations plus impartiales sur les
résultats des Politiques et Programmes de Développement. Présentement un tel mécanisme
n’est pas opérationnel, ne fonctionne pas. Ce mécanisme ou dispositif peut accomplir une
telle mission à condition est qu’il soit effectivement indépendant de l’Exécutif et doté de
ressources (en particulier humaines). 44 Elle ne devrait pas mener des investigations et
produire des rapports seulement sur requête de l’exécutif, mais aussi et surtout du
Parlement, et également sous sa propre initiative, ou sur requête d’une partie significative
de la société civile, sur toute question importante en matière de politique ou de
Programme public. Il est indispensable qu’elle dispose d’une autonomie dans le choix des
initiatives d’investigations et doit rendre public tous ses travaux, sans exclusive. L’exigence
d’indépendance et de crédibilité (expériences internationales en évaluation, moralité) des
experts est indispensable, faute de quoi il s’agira d’une coquille vide. Une institution
républicaine, indépendante, la Cour des Comptes est officiellement investie des prérogatives de
mener des Missions d’audit des performances et de veille sur le fonctionnement des institutions,
donc aussi de celles chargées de la mise en œuvre des Evaluations45 Elle peut veiller à la
qualité des exercices d’évaluation, garantir également la crédibilité des exercices, apporterait
des conseils aux structures de suivi évaluation (DGESS, unités de suivi évaluation des
Programmes Budgétaires), veiller à un accès public ainsi qu’à l’utilisation des résultats. Ce
faisant elle peut veiller également à ce qu’un lien explicite soit établi entre la gestion du budget
et les Résultats des Programmes Budgétaires et du PNSR. Sous réserve que les conditions
institutionnelles, budgétaires soient réunies pour le lui permettre. Cela requiert d’un
engagement politique de haut niveau.

44
De multiples expériences de ce type existent dans les pays de l’OCDE, sous des formes variables. Voir : la 64
budgétisation axée sur la performance dans les pays de l’OCDE. 2007
45
Par exemple en France, la Cour des Comptes réalise des évaluations sur les performances et les impacts sur
divers thèmes touchant au Développement, ou sur de grands Organismes. Elle réalise de ce fait une Mission
indépendante d’Evaluation des Politiques sectorielles ou Programmes thématiques, en plus de sa fonction
d’auditeur comptable.

a
6. Recommandations.

Cette partie s’appuie sur les entretiens ainsi que l’étude pré citée Diagnostic sur l’efficacité de
la mise en œuvre de politiques et stratégies en matière Sécurité alimentaire, Nutrition et
Agriculture Durable au Burkina Faso. Juillet 2019. FAO. UE, ainsi que l’Etude d’identification
et documentation d’expériences/approches/pratiques pertinentes d’intégration de l’assistance
humanitaire et de l’aide au développement au Burkina Faso. USAID/SAREL. 2018

6.1 MINEFID et Ministère en charge du commerce

MINEFID
- Prendre des dispositions pour vulgariser et faire appliquer l a loi sur le pilotage et
la gestion du développement au Burkina Faso surtout ses implications en termes de mise
en cohérence des référentiels de développement.
- Poursuivre les réformes visant à réduire les délais pour les procédures de passation des
marchés, afin d’accélérer la mise en œuvre des investissements.
- Inclure dans le budget des ministères du secteur rural (PASP) tous les projets de
développement agricole, y compris les volets agricoles des projets gérés par d’autres
ministères conformément à l’esprit du budget programme. Il s’agira de revoir l’ancrage
institutionnel de certains projets qui sont mise en œuvre par des départements
ministériels qui n’ont pas nécessairement les compétences techniques dans le domaine
et ramener toutes les dépenses agricoles financées par la section dépenses communes
interministérielles et les projets hors budget.
- Concevoir un modèle d’allocation optimale des ressources pour chaque secteur de
planification afin de faciliter l’orientation des ressources financières vers les domaines
prioritaires. Ceci permettra de doter davantage de ressources budgétaires aux sous-
secteurs ou filières ayant un grand potentiel de création de richesse et de limiter les
impacts des régulations sur l’économie nationale.
- Accorder une grande importance au niveau de performance des programmes
budgétaires, en considérant à sa juste valeur les niveaux d’atteinte des impacts visés,
ainsi que l’efficience des investissements ; et en conséquence dialoguer avec les
Ministères sur les mesures correctives prises pour améliorer.
- Donner les ressources humaines, budgétaires et logistiques à la Cour des Comptes de
mener des audits sur les performances des Programmes Budgétaires et du PNSR, veiller
à la qualité des recommandations et au respect strict de leur mise en œuvre. Un budget
conséquent doit être affecté pour permettre cela ; vu que le corps actuel des
membres n’est pas rompu et/ou expérimenté sur les audits de performances, des
dispositions spéciales doivent être prises : pour recourir à des évaluateurs
expérimentés et reconnus, et contractualiser avec des bureaux d’études des audit
de performances complexes ne pouvant adéquatement mis en œuvre par la seule
Cour des Comptes 46

46
Présentement, bien que juridiquement habilité à conduire des audits de performance, la Cour n’en fait pas pour 65
les raisons suivantes : compétences du personnel permanent, budget dédié à cet effet.

a
Ministère en charge du commerce
- Mettre en cohérence des politiques agricoles et alimentaires avec les instruments de
commerce régional, notamment le Schéma de Libéralisation des Échanges et le Tarif
Extérieur Commun en général en mettant un accent particulier certaines filières définies
comme prioritaires dans les politiques sectorielles nationales. Les cas les plus illustratifs
et significatifs sont celui de la filière riz et de la filière bétail- lait, étant donnée
l’importance de ces deux filières pour l’économie et la sécurité alimentaire et
nutritionnelle du pays.

6.2 Ministères intervenant dans le secteur rural

Ministres et leurs cabinets


- Pour ceux qui ne l’ont pas encore achevé, finaliser rapidement l e référentiel des coûts
des matériels et ouvrages : des différences cruciales qui ne sont justifiables ni parle
différentiel de zone de réalisation ni par la qualité des équipements et ouvrages
proposés existent dans les coûts d’acquisition des équipements et de réalisation des
ouvrages par les services publics. Il y a donc le besoin de développer et appliquer un
référentiel de coûts dans le domaine.
- Rationaliser le nombre de structures de coordination et des cadres de concertations
intersectoriel : Il existe plusieurs structures de coordination dont les missions
s’imbriquent. Cette situation freine l’implémentation d’une gouvernance et
coordination efficace du secteur.
- Elaborer et mettre en œuvre des plans de gestions des ressources humaines basés
sur des critères objectifs de mérite et de performance.
- Réformer les programmes de subvention aux intrants agricoles et aliments du bétail, afin
de renforcer leur impact sur la productivité et la production agricole.
- Accorder plus d’ autonomie aux services de suivi évaluation
- Affecter des ressources budgétaires plus importantes au suivi évaluation

Responsables des Programmes budgétaires


- Etablir un bilan de la déconcentration des programmes budgétaires entamé dans cinq
régions et procéder rapidement à une généralisation à l’ensemble des régions et pour
tous les Ministères, avec les mesures d’accompagnement utiles
DGESS et chargés du suivi évaluation

- Améliorer les dispositifs de suivi évaluation


o Poursuivre l’amélioration de la caractérisation des indicateurs, et uniformiser les
concepts et améliorer la formulation des indicateurs d’objectifs spécifiques pour
les programmes qui le nécessitent, en considération des observations de la
présente évaluation
o Accorder une plus grande rigueur dans la définition des cibles de performance
et sur une base concertée entre Ministères, S/P CPSA et S/P PNDES

66

a
o Prendre en compte les régions dans la définition des cibles et dans la
désagrégation des données,
o Révision lorsque nécessaire les indicateurs de l’objectif spécifique, en référence
aux observations de la présente Mission
o Accroître les ressources humaines en vue d’améliorer la qualité des analyses et
recommandations,
o prévoir une revue externe de mi-parcours et d’évaluation finale des
programmes budgétaires (sous programmes), par Ministère et prendre en
compte l’ensemble des critères du CAD de l’OCDE (en particulier
l’efficience et la durabilité des investissements et interventions)
o doter les régions en ressources pour rendre effectif le dispositif de suivi
évaluation et bilan annuel du PNSR, à travers le CR/CPSA

6.3 SP/CPSA

S/P
- Engager le dialogue au haut niveau pour un positionnement clair du PNSR comme
cadre de référence des politiques du secteur rural (déclinaison du référentiel
national pour le dit secteur)
- Définir les réformes institutionnelles précises permettant au S/P CPSA d’assurer
les missions qui sont dévolues, et engager le dialogue politique pour leur adoption
- Veiller à la mise en application des orientations et principes de mise en œuvre du PNSR
en rendant effectif les dispositions institutions de pilotage et de suivi (niveau national,
niveau régional), en particulier les dimensions suivantes
o mise en cohérence et en synergie entre sous programmes
o plus grande responsabilisation des régions (planification, mise en œuvre, suivi
évaluation)
o prise en compte des dimensions transversales (genre, changement climatique,
jeunes, bonne gouvernance…)
- Rendre effectif le fonctionnement des CR/CPSA
- Étoffer le personnel, le stabiliser à travers des mécanismes de motivation
professionnelle basée sur la performance, sur la base de la GAR
- Améliorer ses capacités de suivi évaluation (à travers des ressources financières et
humaines additionnelles)
DSEP
- Construire une théorie du changement dans le secteur rural faisant apparaître : (i) les
résultats dans leurs chaînes jusqu’aux impacts, (ii) les liens entre résultats des différents
sous programmes
- Construire l’harmonisation des cadres de concertation, des procédures, méthodologies
(concepts, indicateurs, cibles) et calendriers de revue de performance
- Promouvoir un mécanisme d’apprentissage intersectoriel, en matière de suivi évaluation

67

a
6.4 Autres acteurs
Aux collectivités locales
- Définir des PRD et des PCD qui prennent en compte les actions d’urgence et de
développement en s’inspirant des bonnes pratiques et des leçons d’expériences
- Mobiliser les ressources locales en priorité (financières ou non) pour la mise en œuvre
de ces Plans locaux, qui prendront en compte les investissements additionnels à considérer,
- Mettre en place et former des équipes en mesure de négocier, assurer la coordination, la
mise en synergie et le suivi évaluation des actions sur leur territoire
Aux acteurs non étatiques
- Poursuivre les efforts pour la capitalisation de leurs interventions par le système de
reporting du dispositif national de suivi évaluation ;
Aux partenaires techniques et financiers
- Poursuivre les efforts d’alignement aux stratégies et procédures nationales pour la
déclaration de Paris soit effective au Burkina Faso en priorisant dans la mesure du
possible les paniers communs, le trust funds ainsi que les appuis budgétaires sectoriels,
afin de mettre fin à la multiplicité des projets et de réduire les coûts de transaction de
l’aide publique au développement ; et apporter les appuis nécessaires pour permettre à
la partie nationale d’assumer effectivement son leadership
- Réadapter les instruments financiers aux besoins spécifiques de l’intégration de
l’Assistance Humanitaire et de l’Assistance au Développement, en particulier les délais
d’appuis, la flexibilité, la prise en compte du renforcement des capacités
institutionnelles, la durée de l’intervention.
- Engager le dialogue politique autour des recommandations et accompagner le S/P CPSA
à assumer ses missions ;
- Engager un dialogue politique de haut niveau avec le Gouvernement et les institutions
hors du secteur rural concernées par les recommandations de la présente évaluation

68

a
ANNEXES

69

a
Annexe 1 : Etat du niveau de renseignement des indicateurs du PNSR II
Indicateurs Structures Nombre Indicateurs Indicateurs Indicateurs non Observations
d’indicateurs totalement partiellement renseignés
renseignés renseignés

MAAH 6 5 0 1 Cibles non définies


pour l’indicateur s
MRAH 0 - - -
indice de neutralité
MEEVCC 1 1 0 0 en matière de
Indicateur dégradation de
s d’impact MEA 0 - - - terres
MESRSI 0 - - -

Total 7 6 (86%) 0 01 (14%)

MAAH 9 5 3 1 Cibles
MRAH 4 3 0 1 partiellement ou non
définies pour 4
MEEVC 6 1 1 4
indicateurs
Indicateurs
C
d’effets MEA 5 4 0 1
MESRSI 2 1 1 0
Pilotage 1 1 0 0
et
soutien
Total 27 15 (56%) 5 (18%) 07 (26%)
MAAH 26 23 2 1 06 indicateurs dont
les cibles non
MRAH 18 14 4 0
définies
MEEVCC 20 13 5 2
Indicateurs
de résultats
MEA 18 16 0 2
MESRSI 5 4 0 1
Pilotage 15 9 0 6
et
soutien

Total 102 77 (75%) 11 (11%) 12 (12%)


MAAH 41 33 5 3
MRAH 22 17 4 1
MEEVCC 27 15 6 6
Ensemble
indicateurs
MEA 23 20 0 3
MESRSI 7 5 1 1
Pilotage 16 9 0 7
et
soutien
Total 136 100 (73%) 16 (12%) 20 (15%)
Source : Equipe de rédaction de la revue à mi-parcours du PNSR II

70

a
Annexe 2. Niveau de respect des engagements de Malabo

Résultats Intitulé de l'indicateur Réalisation (2016-2018)


Entièrement renseigné
CP 1.1: Processus Indice d’achèvement du processus PDDAA Oui
PDDAA pays
CP 1.2: Existence et qualité d'un organisme de Oui
Coopération, coordination multisectoriel et multipartite
partenariat &
alliance axés sur le
PDDAA
CP 1.3 : Examen/ Politiques fondées sur des données Oui
Établissement/ probantes, institutions de soutien et
Soutien des ressources humaines correspondantes
politiques et
institutions fondées
sur le PDDAA
CP 2.1i: Dépenses Part des dépenses publiques consacrées à 12 % (2018)
publiques pour l'agriculture dans les dépenses publiques
l'agriculture totales (en %)
CP 2.1ii: Dépenses Dépenses publiques agricoles en 9 % (2018)
publiques pour pourcentage de la valeur ajoutée agricole
agriculture
CP2.1.iii : Dépenses Aide publique au développement pour 71 % (2018)
publiques pour l'agriculture, décaissement en % des
l'agriculture. engagements
CP 2.2 : Ratio de l'investissement intérieur du secteur
Investissement privé dans l'agriculture par rapport à la 6 % (2018)
intérieur du secteur valeur ajoutée agricole
privé dans
l'agriculture
PC 2.3 : Rapport entre les investissements étrangers 8,7 % (2018)
Investissement du du secteur privé dans l'agriculture et la
secteur privé valeur ajoutée agricole
étranger dans
l'agriculture.
CP 2.4 : Accès au Proportion d'hommes et de femmes engagés (6%) (2018)
marché de la finance dans l'agriculture ayant accès aux services
agricole financiers
CP 3.1i : Accès aux Consommation d'engrais (kilogramme de 112020897 kgs d’engrais pour
intrants et aux nutriments par hectare de terres arables) 6277341 ha de terres arables
technologies soit 17, 8 kgs à l’ha (2018)
agricoles
CP 3.1ii : Accès aux Taux de croissance de la superficie des zones 26758 ha en 2000
intrants et aux irriguées par rapport à sa valeur en 2000 Et 77666 ha en 2018
technologies
agricoles
CP 3.1iii : Accès Taux de croissance du ratio d'intrants Maïs : 5345050 (2015) et 6455239 (2018)
aux intrants et aux agricoles de qualité fournis (semences, race, Riz : 4 473 750 (2015) et 3 324 722 (2018)
technologies alevins) par rapport au besoin total national Sorgho : 2 266 810 (2015) et 771 706 (2018)
agricoles en intrants du produit (en %) Mil 1 029 955 (2015) et 592 000 (2018)
Coton : 40 058 000 (2015) et 27 080 000(2018)
Poussins 1 390 935 (2015) et 1 575 088 (2018)
Alevins 2 000 000 (2015) et 10 050 000 (2018)

71

a
Résultats Intitulé de l'indicateur Réalisation (2016-2018)
CP 3.1iv : Accès Proportion d'agriculteurs ayant accès aux 28,7 % (2014) et 33 % en 2018.
aux intrants et aux Services de Conseils Agricoles
technologies
agricoles
CP 3.1v: Accès aux Dépenses totales liées à la recherche agricole 4 % (2018
intrants et aux en pourcentage du PIB agricole Voir Expert financement
technologies
agricoles
CP 3.1vi : Accès Proportion de la population agricole adulte Donnée non disponibles
aux intrants et aux ayant des droits de propriété ou des droits
technologies fonciers garantis sur les terres agricoles
agricoles
CP 3.2i : Taux de croissance de la valeur ajoutée de 1031791697743 (2015) UM constantes
Productivité l'agriculture par travailleur agricole
agricole 1105017837846 (2018) UM constantes
CP 3.2ii: Taux de croissance de la valeur ajoutée 790945343060 (2015) UM constantes
Productivité agricole par hectare de terres agricoles 846895260485 (2018) UM constantes
agricole
CP 3.2iii : Taux de croissance du rendement des Mais : 469611750 kgs sur 820117 ha (2015)
Productivité matières premières i 1700127041 kgs sur 1019181 ha (2018)
agricole Riz : 325138436 kgs sur 142715 (2015)
350392185 kgs sur 160949 (2018)

CP 3.4 : Protection Lignes budgétaires sur la protection sociale 47 % (2018)


sociale en pourcentage du total des ressources
nécessaires pour couvrir les groupes sociaux
vulnérables
CP 3.5i: Sécurité Prévalence du retard de croissance 27,3 (2016) et 25 % (2018)
alimentaire et
nutrition
CP 3.5ii : Sécurité Prévalence de l'insuffisance pondérale 19, 2 % (2016) et 17,8 % (2018)
alimentaire et
nutrition
CP 3.5iii : Sécurité Prévalence de la cachexie 7,6 % (2016) et 8,4 % (2018)
alimentaire et
nutrition
CP 3.5iv: Sécurité Proportion de la population sous-alimentée 21,3 % (2016) et 21,3 % (2018)
alimentaire et
nutrition
CP3.5v: Sécurité Taux d’augmentation de la proportion des Données partielles ; insuffisamment renseignées
alimentaire et femmes ayant une diversité alimentaire
nutrition minimale
CP 3.5vii Sécurité Prévalence de l'insécurité alimentaire 20,9 % (2016) et 18 % (2018)
alimentaire et modérée ou grave dans la population selon
nutrition l'échelle EIAV (Échelle de mesure de
l'insécurité alimentaire vécue)
CP 3.6i Salubrité Indice des systèmes de salubrité des aliments Oui ; réalisé partiellement
des aliments
CP 3.6ii Salubrité Indice de salubrité des aliments Données existantes ; mais insuffisantes pour calculer
des aliments l’indice de salubrité
CP 4.1i: PIB Taux de croissance de la valeur ajoutée 1031791697743 UMC (2015)
agricole et réduction agricole, en unités monétaires locales 1105017837846UMC (2018)
de la pauvreté constantes
CP 4.1iii: PIB Taux de réduction du taux de pauvreté, au 40,1 (2016) et 40, 1 (2018)
agricole et réduction seuil de pauvreté national
de la pauvreté

72

a
Résultats Intitulé de l'indicateur Réalisation (2016-2018)
CP 4.1iv : PIB Taux de Réduction du niveau de pauvreté, au 43,7 (2016) et 43, 7 (2018)
agricole et réduction seuil international de pauvreté.
de la pauvreté
CP 4.1v: PIB Taux de réduction de l'écart entre le prix de ??????
agricole et réduction gros et le prix à la production
de la pauvreté
CP 4.2 : PPP Nombre de filières de produits de base Non réalisé
inclusifs pour les agricoles prioritaires pour lesquelles un PPP
chaînes de valeur est établi avec des liens étroits avec
des produits de base l'agriculture paysanne
CP 4.4 : Proportion de femmes rurales autonomisées 0,19 % en 2015 et 0,32 % (2018)
Participation des dans l'agriculture,
femmes dans
l’agriculture
CP 5.2ii : Politiques Indice de volatilité du prix des denrées
commerciales intra- alimentaires intérieurs
africaines et ???????
conditions
institutionnelles

CP 6.1i : Résilience Pourcentage des ménages agricoles, 8, 9 % en 2015 et 24 % (2018)


aux risques liés au pastoraux et de pêcheurs qui ont amélioré
climat leur capacité de résilience aux chocs
climatiques et météorologiques
CP 6.1ii : Résilience Part des terres agricoles dans les pratiques de 1, 4 % (2015) et 1,3 % (2018)
aux risques liés au gestion durable des terres
climat
CP 6.2 : Existence de lignes budgétaires Existence de lignes budgétaires ; insuffisamment à la
Investissement dans gouvernementales pour répondre aux hauteur des enjeux
le renforcement de besoins de dépenses dans les initiatives de
la résilience renforcement de la résilience
CP 7.1: Capacité du Indice de capacité de production et 58,53 (2015) 64,59 (2018)
pays pour la d'utilisation des données et des informations
planification, la statistiques agricoles
mise en œuvre et le
S & E fondés sur des
données probantes
CP 7.2 : Examen par Existence de mécanismes institutionnalisés En grande partie réalisée ; quelques points pas encore
les pairs et inclusifs pour la responsabilité mutuelle et
responsabilité l'examen par les pairs
mutuelle
CP 7.3 : Processus Présentation du rapport biennal du pays Oui ; progrès enregistrés
d'examen biennal de
l'agriculture

Source : rapport biennal pays de suivi de la déclaration de Malabo (2017-2018). Août 2019

73

a
Annexe 3. Niveau d’atteinte des cibles des indicateurs ODD

Indicateur de l’ODD Indicateur Cible


correspondant dans (2019)
le cadre de résultat
du PNSR
Objectif 1.2.1 Proportion de la population vivant au-dessous du seuil national de 39,75 %
1 pauvreté, par sexe et âge

1.4.2 Proportion de la population adulte totale qui dispose de la sécurité


des droits fonciers a) de documents légalement authentifiés et b) qui 47 %
considère que ses droits sur la terre sont sûrs, par sexe et par type

Objectif 2.1.1 Prévalence de la sous-alimentation 11,91 %


2 2.2.1Prévalence du retard de croissance (indice taille/âge inférieur à -2 17,27 %
écarts types par rapport à la médiane des normes de croissance de l’enfant
définies par l’OMS) chez les enfants de moins de 5 ans ND
2.3.2 Revenu moyen des petits producteurs alimentaires, selon le sexe et
le statut d’autochtone

Objectif 12.6.1 Nombre d’entreprises qui publient des rapports sur le 25


12 développement durable

Objectif 15.3.1 Surface des terres dégradées, en proportion de la surface terrestre Superficie de terres 50 000 h
15 dégradées récupérées

ND : Non Déterminé

NR : Non Renseigné

74

a
Annexe 4 : Cadre de résultats du PNSR II

Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
OG : Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par le développement d’un secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique productif et résilient, davantage orienté vers le marché
Impacts
Stabilité
20,7
La réduction du nombre de Prévalence de la sous-alimentation Pourcentage 18,03 15,7 13,67 11,91 10,35 21,3 21,3 21,3 politique,
(2015) Enquête
personnes vulnérables à sécuritaire
nutritionnelle
l’insécurité alimentaire et Pourcentage d'enfants avec un retard
30,20 17,27 nationale
nutritionnelle de croissance parmi les enfants de Pourcentage 26,26 22,84 19,86 15% 27,3 21,2 25 25,4
(2015) %
moins de 5 ans
Disponibilité des
acteurs à
accompagner le
Taux d'accroissement annuel de la
Pourcentage (-1)2015 1,42 -2,02 2,87 -4,07 5,7 3,2 -3 7 2,9 IAP/DGEP Gouvernement
La contribution du secteur valeur ajoutée du secteur agricole
dans la mise en
rural à l'économie est
œuvre du PNSR
accrue Demande clarification. Pertinence ?
II
Taux de commercialisation des
25 Tableau de bord
produits agricoles (y compris les Pourcentage 26,57 28,24 30 33 37,5 22 23 27 25,48
(2015) MAAH
cultures de rente)
Chocs
L'incidence de la pauvreté Incidence de la pauvreté en milieu 47,5
Pourcentage 45,43 43,45 41,56 39,75 38 ND ND ND Rapports EICVM climatiques et
en milieu rural est réduite rural NR (2014)
Météorologiques
Le changement des modes Rapport d’étude
Productivité du secteur primaire par Milliers de 357 419,8 455,3
de production et de 387,16 493,81 535,5 212,9 207,4 224,9 394,35 spécifique ; EPA
actif FCFA (2015) 7 4
consommation s'inscrivant RGPH
dans une perspective de Indice de neutralité en matière de
Ratio ND ND ND ND ND 0.25 0,21 0,18 0,08 0,05 ONEDD
développement durable dégradation des terres
Axe 1 Sécurité alimentaire et nutritionnelle, résilience des populations vulnérables
Sous-programme 1 Développement durable des productions agricoles
Taux de croissance des rendements
OS : Accroitre durablement Pourcentage 8 (2015) 10,69 14,28 19,08 25,49 34 -1,68 -11,21 12,61 1,34 EPA/RGA
des principales cultures [1]
et diversifier l'offre nationale
Indice de diversification des 0,87
des produits agricoles Ratio 0,89 0,91 0,93 0,94 0.95 0,87 0,87 0,86 0,85 EPA/RGA
productions agricoles (2015)
Résultats
Non disponibilité
4 189 5 4
La production céréalière Volume total de la production 46694 52040 58000 7 100 45670 4 063 5 180 des intrants et
Tonne 665 800 939 Rapport EPA/RGA
s'est accrue céréalière 12 94 00 000 66 198 702 équipement de
(2015) 000 630
qualité
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Faible accès
physique et
financier des
1916 1599,3 1673,4 1673,0
Rendement du maïs Kg/ha 2449 3130 4000 5 292 5 292 1774,6 Rapport EPA/RGA producteurs aux
(2015) 6 9 3
intrants et
équipements de
bonne qualité
Sécurisation
1547,4 1302,0 1515,3 1489,5
Rendement du riz en pluvial Kg/ha 1470 1601 1744 1900 2000 2 000 foncière des
3 6 6 4
Rapport EPA/RGA Exploitations
3386,5
Rendement du riz en irrigué Kg/ha 3407 3872 4400 5000 5000 4 000 3637 3215 3426
8
1008,7
Rendement du sorgho Kg/ha 1 069 1248 1456 1700 2340 2 340 991,56 874,52 999,22 Rapport EPA/RGA
3
La couverture des besoins Taux de couverture des besoins
Pourcentage 111 115 109 120 132 140 102 88 104 100 Rapport EPA/RGA
céréaliers s'est accrue céréaliers
89421 10399 12093 1 406 1 635 78478 72423
Volume de coton graine produit Tonnes 768 930 844337 482173 Rapport EPA/RGA
La production des cultures 2 06 38 376 517 4 2
de rente s’est accrue 82045 1 509 1 517 15251 2 500 70911 82253
Volume des autres cultures de rente Tonnes 620 987 516615 615033 Rapport EPA/RGA
4 527 304 21 000 6 9
La diversification des
Indice de diversification des
productions agricoles s’est Indice 0.87 0,89 0,91 0,93 0,95 0.95 0,87 0,87 0,86 0,85 Rapport EPA/RGA
productions agricoles
accrue
Sous-programme 2 Prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles
OS : contribuer à la
sécurité alimentaire et Proportion de personnes en insécurité
Pourcentage 14,5 11,72 7,58 6,6 5,7 5 14 17 13,36 10 Rapport EPA/RGA
nutritionnelle des ménages alimentaire structurelle
vulnérables
Proportion des femmes en âge de
38 Rapport enquête
procréer ayant un score supérieur ou Pourcentage 38,4 38,8 39,21 39,62 40 20,3 15,3 13,8
(2016) SMART
égal à 5 groupes d’aliments
Score de diversité alimentaire des
Valeur 5.57 5,68 5,84 5,98 6,12 6.12 5,45 5,09 4,85 5,1 Rapport EPA/RGA
ménages agricole
Résultats
Proportion des ménages agricoles non
Pourcentage 49 42,83 37,5 35 33 25 45,8 47,8 42,6 Rapport EPA/RGA
Le nombre des ménages résilients
vulnérables est réduit Proportion des ménages vulnérables
Pourcentage 40 44,74 50,04 55,96 63 70 40 99,72 45,5 100 RAP/MAAH
touchés par les interventions d’appui à
II
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
la production
Les capacités Niveau effectif du stock national de 37587, 50 16799, 73836,
Tonne 35 000 35000 35000 50 000 38148 16500
d’intervention nationales sécurité (SNS) 94 000 68 36
Rapport de mission
face aux chocs sont Niveau effectif du stock d'intervention 25 10971, 14698, 20995,
Tonne 25 000 25000 10000 10000 20000 9267,3
améliorées (SI) 000 55 8 35
Sous-programme 3 Aménagements hydro-agricoles et irrigation
OS : Augmenter la part
des productions irriguées Part des productions irriguées dans la
Pourcentage 15 15 12 20 22 25 7 12 11,03 10,52 Rapport EPA
dans la production production agricole totale
agricole totale
Résultats
Volume des productions céréalières 27916 352 445 561 709 23297 21952 Qualité des
Tonne 221 105 216236 215269 Rapport EPA
irriguées 3 464 014 865 400 9 0 ouvrages
La production agricole
Rapport Mise en valeur
irriguée s'est accrue Volume de la production maraîchère 1120203 12453 1 258 1 334 1 414 1 901 91633
Tonne 936519 DGPV/Campagne des
totale (2013) 13 967 668 921 977 6
sèche aménagements
Taux de mise en valeur des
Les ouvrages hydro Pourcentage 95 96 94 95 96 100 93 94 95 100 RAP/MAAH
aménagements fonctionnels
agricoles fonctionnels sont
Proportion des superficies aménagées
mis en valeur Pourcentage ND 28,8 29,1 29,4 29,7 30 37 30 45,94 43,7 RAP/MAAH
allouées aux femmes
Les petits ouvrages de
Nombre de bassins de collecte et de
mobilisation de l’eau sont Nombre 306 402 1 194 1 200 1 200 1 200 818 592 372 532 RAP/MAAH
puits maraichers
augmentés
Sous-programme 4 Santé animale et santé publique vétérinaire
OS : Prévenir, contrôler
efficacement et éradiquer Incidence économique des pertes
Milliard de 375,345 375,34 305,2 325,65
les maladies animales directes liées aux maladies animales ND ND 200 ND ND ND Rapport d'étude
FCFA (2016) 5 6 6
prioritaires et améliorer la prioritaires (MNC, PPCB) NR
santé publique
Résultats
Annuaire Adhésion des
PPCB (%) 28,51 50 55 60 65 70 35,57 44,44 25,86 24,18
statistique du éleveurs,
Taux de couverture vaccinale MNC (%) 40 50 55 60 65 70 40,59 51,73 52,78 53,7 MRAH
La prévention des
Disponibilité des
maladies prioritaires et les PPR (%) 1,3 5 15 20 25 30 ND 1 0,9 12,64
vaccins
zoonoses sont améliorées
MNC (%) 60 ND 10 10 10 30 21 ND ND ND Annuaire
Taux de prévalence des maladies
statistique du
animales prioritaires NR PPCB (%) 15 ND 50 50 30 5 60 70 ND ND
MRAH
III
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Sous-programme 5 Développement des productions halieutiques et aquacoles
OS : Assurer la gestion
30 Rapports
durable des ressources Quantité de poissons produite par an Tonne 20 000 22000 24000 26000 28 000 22 070 25 580 27 700 28365
000 d’activités
halieutiques et aquacoles
Résultats
Le potentiel de production Part de la production piscicole par
Rapports
en aquaculture est l’aquaculture dans la production Pourcentage 1 1 1,46 1,54 1,57 3 1,36 1,45 1,47 2
d’activités
augmenté piscicole totale
La production de la pêche Taux d’accroissement annuel de la Rapports
Pourcentage 1 10 9 8 8 6 10 16 8 1,8
de capture est augmentée production de la pêche de capture d’activités
Axe 2 Accès aux marchés, compétitivités des filières agro-sylvo-pastorales halieutiques et fauniques
Sous-programme 6 Économie agricole
OS : Promouvoir le
développement de
l'économie agricole dans Revenu moyen monétaire issu de la
l’optique d’améliorer les production végétale des ménages F CFA 198 700 2 21907 324153 626629 829359 700
323 22370 138153 232616 23281 RAP/MAAH
0 ,9 0
revenus des acteurs des agricoles.
chaînes de valeurs des
filières agricoles
Résultats
Les emplois agricoles
Nombre d’emplois crées dans le 110 12029
décents créés Emplois 39 000 47988 46240 65000 80 000 38 837 39 673 43 267 Rapport EPA/RGA
secteur agricole par an 000 4
annuellement sont accrus
La part des produits
agricoles locaux
Taux d'accroissement de Tableau de bord
transformés dans Pourcentage ND 21,8 26,8 33 40,6 50 10,6 18,6 22,3
l'approvisionnement de l'agro-industrie du MAAH
l'industrie-agroalimentaire
s'est accrue.
La proportion des
Taux de commercialisation des
productions agricoles (cinq Tableau de bord
produits agricoles (cinq principales Pourcentage 25 27,12 29,42 27,64 28,59 37,5 27 23 27 25,48
principales) commercialisée du MAAH
cultures)
s'est accrue
Sous-programme 7 Productivité et compétitivité des productions animales
OS : Améliorer la Contribution de l’élevage au PIB
Pourcentage 27 27,5 28 28,7 29,4 30 36 36 38 33 Rapports IAP
compétitivité de l’élevage Agricole
par une intensification
Revenu moyen monétaire annuel issu
progressive et un meilleur FCFA (millier) 77 80 83 86 90 93 Rapports IAP
de l’élevage des ménages ruraux NR
accès aux marchés pour

IV
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
les éleveurs
Résultats
Rapports annuels
Les poids carcasses Poids moyen carcasse des bovins Kg 113 ND ND ND ND 125 113 113 113 113
d’activités
moyens des animaux
Poids moyen carcasse des caprins Kg 8 ND ND ND ND 10 8 8 8 8
(bovins, caprins, ovins et
Poids moyen carcasse des ovins Kg 9 ND ND ND ND 12 9 9 9 9
porcins) sont augmentés
Poids moyen carcasse des porcins Kg 24 ND ND ND ND 30 24 24 24 24
9
(moyenne - Rapports annuels
Les quantités de lait Taux d’accroissement des quantités
Pourcentage des 5 -1,1 3,6 -5,8 2,5 20 2,25 -5,24 -4,59 50,38 d’activités
transformées sont accrues de lait transformées
dernières %
années)
Le volume des exportions 262,48 20
Quantité de viande exportée Tonne 88 300 148 1000 1500 2000148 924
de viande est augmenté 2 007,34
Axe 3 Gouvernance environnementale, promotion du développement durable et gestion des ressources naturelles
Sous-programme 8 Gouvernance environnementale et développement durable
OS : Renforcer les règles,
les pratiques et institutions Proportion des politiques sectorielles,
Indisponibilité
entourant la gestion de de PCD et PRD ayant intégré les Rapports
Pourcentage 17 25 30 35 40 50 25,92 28 31,7 36 des ressources
l’environnement en vue principes et les problématiques de d'activités
financières
d’un développement Développement Durable
durable
Résultats
Les thématiques de gestion Proportion d'entreprises publiques Rapports
Pourcentage ND 10 15 17 20 25 10 ND ND ND
durable de l'environnement disposant d'un référentiel RSE d'activités
et leur budgétisation sont
Nombre d'institutions privées ayant Indisponibilité
prises en compte dans les
intégré les principes et les des ressources
référentiels sectoriels et Rapports
problématiques émergentes de Institution ND 10 15 17 20 25 10 ND ND ND financières
inter sectoriels de d'activités
développement durable dans les
planification publique et
référentiels de planification.
privée
Taux de renseignement des
Les données Non Fourniture
indicateurs de l'observatoire national Rapport de mise à
environnementales sont Pourcentage 35 65 70 75 80 90 57,89 63,15 69 75 des données par
pour l'environnement et le jour
fiables et actualisées les partenaires
développement durable (ONEDD)
Les instruments (la loi, la Disponibilité des
Instruments
stratégie, les plans Proportion d’instruments de la PNDD ressources
Pourcentage 10 50 55 60 65 75 20 60 67 83,3 opérationnels de la
d'actions, les politiques Fonctionnels financières et
PNDD élaborés
sectorielles, les chartes adhésion des
V
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
locales, les fonds pour les Acteurs
générations) de la politique Disponibilité des
Taux de mise en œuvre des
nationale de ressources
recommandations de la conférence
développement durable Pourcentage 35 40 50 75 85 100 38 50 84,38 15 Rapport d'activités financières et
nationale de développement durable
(PNDD) sont mis en place adhésion des
(CONADD)
et fonctionnels acteurs
Sous-programme 9 Gestion durable des ressources forestières et fauniques
Non adhésion
Revenus annuels moyens forestiers et Rapports
328 348 358 377 388 des autres
fauniques des populations dans les FCFA 328 210 ND ND ND ND d'enquête ou
210 158 603 440 763 acteurs du
OS : Préserver et zones aménagées d'étude
secteur
protéger durablement les
Non adhésion
ressources forestières et
des autres
fauniques Proportion du territoire national
Pourcentage 14 14,1 14,2 14,3 14,4 14,5 ND ND ND ND Rapports DGEF acteurs du
couvert par les forêts NR
secteur
Conflits fonciers
Résultats
Adhésion des
Proportion des espaces de autres acteurs
Des espaces de Pourcentage 25 25,5 26 27 30 32 ND ND ND ND Rapports DGEF
conservation sous aménagement du secteur
conservation et des aires
conflits fonciers
de protection faunique sont
Adhésion des
sous aménagement. Proportion des aires de protection Rapports DGEF
Pourcentage 40 45 50 55 65 75 55 75 75 75 autres acteurs
faunique sous aménagement /OFINAP
du secteur
Rapports DGEF
Des aires classées sont Nombre de forêts immatriculées Lourdeur du
Forêt 0 0 5 12 17 20 0 0 0 0 Base de données
immatriculées (plans cadastraux disponibles) processus
des communes
Insuffisance des
Des terres dégradées sont
Superficie de terres dégradées 30 40 60 32 35 moyens
récupérées dans les aires Ha 10 500 20 000 50 000 19 028 24 974 Rapports DGEF
récupérées 000 000 000 539,35 522,26 techniques et
de conservation.
financiers
Persistance des
mauvaises
actions
Le couvert végétal est Taux d'accroissement de la
Pourcentage ND 7 8 9 10 11 ND ND ND ND Rapports DGEF anthropiques
accru couverture végétale
Inadaptation des
techniques
d’aménagement

VI
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
s forestiers
Sous-programme 10 Économie verte et changement climatique
OS : Renforcer Rapport Dégradation
2 000 8 000 1 520
l'atténuation des Quantité de carbone séquestrée Tonnes 113 000 NA NA NA NA NA NA d'inventaire/ accélérée des
000 000 000
émissions de gaz à effets Rapport d'étude écosystèmes
de serre (GES) et la
résilience aux effets
néfastes des 20 30 50 Répertoire des Non adhésion
Nombre d'emplois verts décents créés Emplois vert 6 000 10 000 40 000 17 750 ND ND ND
changements climatiques 000 000 000 emplois créés des acteurs
tout en promouvant
l'économie verte
Résultats
Non adhésion
Des éco villages sont créés Nombre d’éco villages créés Eco-village 0 0 13 500 1 000 2 000 0 0 5 13 Rapport d'activité
des acteurs
719 098
Indisponibilité
(moyenn 750 1 500 2 250 3 000 3 750 940 1 870 2 852
Quantité de PFNL collectés Tonne ND Rapport d'enquête des moyens
Les produits forestiers non e 2011- 000 000 000 000 000 000 764 078,49
financiers
ligneux (PFNL) sont mieux 2015)
valorisés Indisponibilité
Recette monétaire issue de 80 110 140 168 271 180
Millions (FCFA) 30 080 60 000 14 862 ND Rapport d'enquête des moyens
l’exploitation des PFNL 000 000 000 800 850 150
financiers
La mobilisation des crédits Rapports annuels
carbones est assurée à de mise en œuvre
Taux de mobilisation des crédits
travers l'élaboration et la % 0 NA NA NA NA ND NA NA NA NA de la stratégie ;
carbones
mise en œuvre de la Rapport du
stratégie REDD+ busines meeting
Sous-programme 11 Sécurisation et gestion durable des ressources pastorales
Pesanteurs
OS : Créer un
socio-culturelles
environnement sécurisé 1 Rapports
Superficie totale d’espaces pastoraux 826 842 853 890 1 141 998 40 1 025 1 027 ; Non
et favorable à une Ha 775 000 034 d’activités et revue
fonctionnels 287 287 287 847 700 0 641 552 engagement des
production animale 689 du programme
communautés
durable
Clarifier locales
Résultats
Superficie des zones pastorales 16 11 35 223 Rapports
Ha 25 000 51 287 10 000 3 014 18 504 9048 Conflits sociaux
Les espaces pastoraux créées et aménagées 000 000 000 400 d’activités
sont aménagés et sécurisés Longueur de pistes à bétail Rapports
Km 1 180 1100 1200 1400 1 500 1 600 864 818 166 612 Conflits sociaux
aménagées d’activités ; PV de

VII
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
mise en place
Rapports
Conflits sociaux ;
d’activités ; Cartes
Taux de viabilisation des espaces Remise en cause
Pourcentage 6,32 ND ND 4,8 8,92 11,5 6,32 ND ND ND ; PV
Les espaces pastoraux pastoraux par les
d’attribution/d’instal
sont mis en valeur bénéficiaires
lation ;
Taux d'occupation des fermettes des
Pourcentage 70 ND 65 44,5 80 87 75 ND ND ND
zones pastorales aménagées
L’accès à l’eau pour les
activités de production et de Taux de couverture des besoins en Rapports
Pourcentage 61 ND 65 66 69 70 57,5 60,77 ND ND Conflits sociaux
transformation des produits eau d’abreuvement en saison sèche d’activités
animaux est amélioré
Rapports
Conflits sociaux,
Nombre de points d’eau sur 100 km d’activités ; PV de
Points d’eau 4 6 6 6 6 6 4 2 7 ND pluviométrie,
de piste réception des
rapprt
points d’eau
Rapports Non
Nombre d'organes de gestion des Organes de
Le cadre juridique et 125 160 480 649 666 941 199 446 709 566 d’activités ; PV de fonctionnalité
ressources pastorales fonctionnels gestion
règlementaire de mise en place des comités
sécurisation des activités Nombre de conflits sévères entre Conflits sociaux
d’élevage est renforcé éleveurs et autres utilisateurs des Conflits 10 5 0 2 1 Rapport d’activités inapplication par
ressources naturelles par an NR les acteurs
Axe 4: Eau, Assainissement et cadre de vie
Sous-programme 12 Mobilisation des ressources en eau
Aléas
climatiques,
Rapport de Absence/insuffis
performance du ance de
OS : Assurer de façon 6 6
Capacité de stockage en eau de 6 441, 5036,1 6135,3 6135,3 6 programme ; ressources
durable la disponibilité en Million de m3 5 031 6 000 126,1 143,1 6 148
surface 12 2 5 5 135,35 Rapport bilan financières ;
eau 2 2
annuel du Absence/insuffis
Ministère ance de
ressources
financières
Résultats
La capacité de mobilisation Rapport de
Nombre cumulé de nouveaux Défaillance des
des ressources en eau est Nombre 2 4 7 14 17 29 5 11 11 performance du
barrages réalisés prestataires
augmentée 11 programme ;

VIII
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Rapport bilan
annuel du
Ministère
Rapport de
performance du
Nombre cumulé de barrages programme, Défaillance des
Nombre 2 5 12 26 37 58 6 11 22 26
nouvellement réhabilités Rapport bilan prestataires
annuel du
Ministère
Rapport de
La durabilité des ouvrages performance du
de mobilisation des Taux de fonctionnalité des programme, Défaillance des
Pourcentage 53 55 54,2 54,67 57 59,6 53,6 54,67 56,02 56,3
ressources en eau est infrastructures hydrauliques Rapport bilan prestataires
améliorée annuel du
Ministère
Sous-programme 13 Gestion intégrée des ressources en eau
Non-adhésion
BD-SNI Eau ;
des populations
Annuaire
et des parties
OS : Contribuer statistique du
prenantes à la
durablement à la secteur de l’eau ;
vision partagée ;
satisfaction des besoins Taux de couverture des besoins en Rapport des
Pourcentage 75 ND ND ND ND 78 ND ND ND ND Faiblesse des
en eau douce des eau des usagers NR agences de l’eau ;
financements du
usagers et des rapport d'inventaire
programme et
écosystèmes aquatiques ; rapport de suivi ;
des activités des
rapport d'enquête
agences de l’eau
d'opinion
;
Résultats
Rapports
d’activités des Faible adhésion
Nombre de services de police de l'eau
Nombre 1 2 2 3 3 3 2 10 0 13 services ; Rapport des parties
Les textes législatifs etmis en place
bilan annuel du prenantes
réglementaires de gestion
SP/GIRE
des ressources en eau sont
Faible niveau de
disponibles et mis en
Taux de recouvrement de la État de la participation des
œuvre
contribution financière en matière Pourcentage 100 100 100 100 100 100 147 126 86,29 106,69 facturation et des assujettis au
d'eau (base prévision ministère) encaissements. processus de
prise de

IX
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
décision.
Rapports
d’activités des
Défaillance des
Nombre d'agences de l'eau disposant agences de l’eau ;
bureaux
d'un schéma directeur d'aménagement Nombre 2 2 2 3 3 5 2 2 2 2 Rapport bilan
d’études/consult
de gestion de l'eau (SDAGE) annuel du
ants
SP/GIRE ; Rapport
d’audit.
Proportion des sites de rejets des Rapports bilan ;
Absence de
eaux usées conformes à la Pourcentage 33 ND ND ND ND 40 ND ND ND PV des services de
soutien financier
réglementation. la police de l’eau ;
Rapports
La protection des
d’enquête ; Absence de
ressources en eau est
Rapports annuels soutien financier
assurée Proportion des retenues d’eau de
Pourcentage 13 15 17 18 20 25 15 16 17 18 des agences de Méconnaissance
surface avec protection des berges
l’eau ; Rapport technique des
bilan annuel du problématiques
SP/GIRE
Sous-programme 14 Eau potable
Renforcement
de la sécurité,
OS : Contribuer à la de la paix
satisfaction durable des sociale et de la
Rapport de
besoins en eau potable et justice ;
Taux d’accès national à l’eau potable Pourcentage 71,9 73,5 73,5 76 79 75,2 72,4 73,4 74 75,4 performance du
à l’amélioration de la adaptation aux
programme
gouvernance en matière chocs extérieurs
d'eau potable et aux
changements
climatiques
Résultats
Retard de
transferts des
Rapport de
Taux d'accès à l'eau potable en milieu ressources aux
Pourcentage 65 67 66,2 69 68 76 65,3 66,2 67,3 68,4 performance du
rural communes ;
programme
Défaillance des
prestataires
Taux d’accès à l'eau potable en milieu Rapport de Défaillance des
Pourcentage 90 92 94 95 96 98 91 91,7 91,1 92,9
Urbain performance du prestataires

X
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
programme
Défaillance des
Taux de fonctionnalité des ouvrages
Rapport de prestataires ;
La gestion durable des d’approvisionnement en eau potable
Pourcentage 84,1 87 88,5 92 89,2 100 84,3 87,7 88,2 86,9 performance du Insuffisance de
infrastructures (AEP) en milieu rural (système
programme la gestion en
d’approvisionnement en d’AEPS)
régie
eau potable (AEP) est
Taux de fonctionnalité des points Rapport de
assurée Défaillance des
d’eau modernes en milieu rural Pourcentage 88,7 90 91 94 90,7 99 88,6 88,8 90,2 90,5 performance du
prestataires
(forages) programme
Sous-programme 15 Assainissement des eaux usées et excreta
Rapports bilan Il sera possible
Taux d’accès national à
Pourcentage 18 21 24 27 24,1 34 19,8 21,6 22,6 23,6 annuels du PN de disposer de
l’assainissement
AEUE statistiques, à un
OS : Assurer un coût
assainissement durable des raisonnable, sur
Proportion de villages et secteurs Rapports bilan
eaux usées et excreta les ménages
certifiés "fin de la défécation à l'air libre Pourcentage 1 ND 13,7 17,6 23,3 30 1,1 5 11,8 ND annuels du PN
vulnérables de
(FDAL)" AEUE
chaque
communauté
Résultats
La défécation à l’air libre Rapports bilan
est éradiquée et les Proportion de villages certifiés FDAL Pourcentage 1 ND 13,7 17,6 23,3 30 1,1 5 11,8 23,7 annuels du PN
populations adoptent AEUE
durablement les pratiques Les
Rapports bilan
adéquates d’hygiène et Proportion de secteurs certifiés FDAL Pourcentage 1 30 communautés
annuels du PN
d’assainissement adhèrent aux
AEUE
messages de
Rapports bilan
Taux d’accès national à sensibilisation et
Pourcentage 12 15 16 17 18 25 13,4 15,1 16,4 17,6 annuels du PN
l’assainissement familial en milieu rural l’État crée les
AEUE
conditions
Taux d’accès national à Rapports bilan
favorables pour
l’assainissement familial en milieu Pourcentage 34 38 42 41 40 55 36,8 38,3 38,2 38,4 annuels du PN
accompagner
L'accès à l’assainissement urbain AEUE
les différentes
est amélioré Rapports bilan
Taux d’équipement des écoles en réalisations et la
Pourcentage 64 65 67 71 74 73 68,2 70,7 72,4 74,8 annuels du PN
Latrines capitalisation de
AEUE
l’in formation
Rapports bilan
Taux d’équipement des centres de
Pourcentage 87 88 95 92 89 98 88,2 90,3 77,3 84,7 annuels du PN
santé en latrines
AEUE

XI
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Sous-programme 16 Assainissement de l'environnement et amélioration du cadre de vie
OS : Promouvoir un Non adhésion de
Proportion de la population satisfaite
environnement sain pour la population aux
de la qualité du cadre de vie dans les
l’amélioration de la qualité Pourcentage 10 NA NA NA NA 25 NA NA NA NA Rapport d'enquête initiatives
cinq plus grandes villes du Burkina
du cadre de vie des d'amélioration
Faso NR
populations du cadre de vie
Résultats
Nombre d’unités industrielles de
Unité
traitement et de valorisation des 0 0 NA NA 2 5 0 NA NA 0 Rapport DGPE
Industrielle
déchets solides opérationnelles
Adhésion des
Superficie des espaces verts reboisés
Hectare 75 90 105 110 135 150 86,8 103,45 123,5 141 Rapport DGPE collectivités
dans les communes urbaines
La qualité du cadre de vie territoriales
Proportion de communes urbaines
est améliorée
dotées d'un système fonctionnel de Pourcentage 13 15 17 20 23 25 16,81 22,29 23,14 27,22 Rapport DGPE
gestion des déchets solides
Taux de mise en œuvre des actions
Adhésion des
des Plan de Gestion Pourcentage 15 30 45 60 75 100 ND ND ND ND Rapport BUNEE
promoteurs
Environnementale Sociale suivi
Les risques liés aux Nombre d'autorisations des
Adhésion des
rayonnements ionisants et équipements émettant des Nombre 115 100 120 200 200 925 117 111 88 122 Rapport ARSN
promoteurs
non ionisants sont réduits rayonnements ionisants délivrés
L'éducation
Meilleure
environnementale est Proportion d'établissements primaires
concertation
enseignée dans les et secondaires où l'éducation Pourcentage 3 3 4 5 6 30 3 3 4,4 ND Rapport DGPE
entre MENA et
établissements primaires et environnementale est enseignée
le MEEVCCC
secondaires
Axe 5 : SECURISATION FONCIERE ET RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN DANS LE SECTEUR RURAL
Sous-programme 17 Sécurisation foncière, formation professionnelle agricole et organisation du monde rural
OS : Contribuer à la
Superficie totale des terres cultivables
sécurisation foncière, à
sécurisées avec des attestations de 104 200 0
l’organisation et à la Ha 7 950 15153 28882 55051 5754 4943 17166 38697 Rapports EPA
possession foncière rurale (APFR) 929 00
formation professionnelle
suivant le genre
des producteurs
Résultats
Les structures locales de Proportion des communes ayant mis
30,97 52,84 62,78 Adhésion des
gestion foncière sont en place les structures opérationnelles Pourcentage 15 22 17,66 48 50 100 54,15 Rapport annuel
(13,47) (17,77) (47,85) populations
fonctionnelles de gestion foncière rurale DGFOMR
Proportion des Attestations de Pourcentage 4,9 8 17 30 47 45 30 25 22,86 38,35
XII
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Possession Foncière Rurale délivrées
(suivant le genre)
Proportion des organisations des
Les organisations Disponibilité de
producteurs en conformité avec les
professionnelles agricoles Rapport annuel ressources
textes (loi 050/2012, Acte uniforme Pourcentage ND 7 10 25 60 70 5 44 45 45
sont en conformité avec les DGFOMR humaines et
OHADA relatif au droit des sociétés
textes sur les coopératives matérielles
coopérative) suivant le genre
Nombre de centres de promotion
L'accès des jeunes à la Nombre 8 9 10 11 12 13 8 8 9 9
rurale (CPR) fonctionnels Rapport annuel
formation professionnelle
Proportion des jeunes agriculteurs DGFOMR
agricole s’est accru Pourcentage ND 67,81 74,73 82,35 90,75 100 57,9 73,7 67,4 62,5
formés et installés suivant le genre
Sous-programme 18 Recherche scientifique et technologique
OS : faire de la recherche
scientifique et de
Nombre de méthodes, technologies,
l’innovation un levier du Aléas
procédés et innovations générés et Nombre 26 35 42 50 70 66 36 42 66 112 Rapport d’activité
développement climatiques
transférés
économique du Burkina
Faso.
Résultats
Des technologies sont Nombre de fiches techniques Aléas
Nombre 200 250 350 450 500 400 520 769 972 1595 Rapport d’activité
générées au profit du produites climatiques
secteur (production, Nombre moyen annuel de
Aléas
transformation et publications scientifiques par Nombre 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 0,6 0,7 1 0,42 Rapport d’activité
climatiques
commercialisation) chercheur dans le secteur
Les technologies et
Taux d’adoption de technologies et Aléas
innovations générées sont Pourcentage 30 40 50 71 95 60 ND ND ND ND Rapport d’activité
innovations générées. NR climatiques
Adoptées
Sous-programme 19 Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation
OS : Promouvoir les
Taux des technologies, inventions et
résultats de la recherche,
innovations dans le secteur (TII) Pourcentage ND ND 25 25 50 100 ND 10 50 94 Rapport d’activité
des inventions et des
diffusées
innovations
Résultats
Nombre de résultats de recherche et
Nombre 100 132 175 230 303 400 162 184 204 234 Rapport d’activité Néant
Les résultats de la d’innovation valorisés
recherche et de l’innovation Nombre de technologies, innovations
sont valorisés et inventions transférées aux Nombre 0 2 2 2 7 0 1 2 2 Rapport d’activité Néant
entreprises
XIII
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypothèses/
Libellé Unité de vérification Risques
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Axe 6 Coordination du PNSR
Sous-programme 20 Pilotage et soutien
OS : Assurer le pilotage
Taux d'exécution des programmes
stratégique et la Rapports
budgétaires des différents ministères Pourcentage 91 92 93 93 94 95 77 80 67
coordination du secteur d’activités
du secteur
rural
Résultats
Nombre de politiques/stratégies du 3 (2011- Rapports Stabilité
Nombre 4 4 0 1 9[3] 0 0 3 1
L'approche sectorielle est secteur élaborées/mises à jour 2015) d’activités institutionnel
mieux appropriée par les Proportion des nouveaux projets et
acteurs du secteur programmes conformes à l'approche Pourcentage ND 50 75 100 100 100 100 Rapport d’étude
Sectorielle
Nomination des
Taux de financement du PNSR Pourcentage 83 84,66 86,35 88 89,84 90 48 38 27 24 responsables de
Le financement du PNSR
programmes
est assuré
Taux d'absorption des financements
Pourcentage 60 75 80 90 90 95 57 58 54 -
extérieurs
Disponibilité des
Dispositif de suivi évaluation
Document 0 1 1 1 1 1 0 0 0 1 Rapports CSD ressources
fonctionnel
Les rapports de Financières
performance de la mise en Nombre de rapport de performance
œuvre du PNSR sont consolidé (PASP, PEEA) adopté Nombre 1 1 1 1 1 1 0 0 0 1
adoptés chaque année
Nombre de revues conjointes
Nombre 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
réalisées par an
Rapports CSD ;
La participation inclusive Proportion des organes de pilotage, de
Rapports du cadre
des acteurs à la mise en coordination et de mise en œuvre 91,67
Pourcentage 10,34 50 50 100 100 100 0 0 91 de mesures de
œuvre du PNSR est fonctionnels (y compris les %
performances du
renforcée responsables de programme)
PNSR II
Taux de réalisation des objectifs fixés 26,09
Pourcentage 75 100 100
par les sous-programmes %
Le pilotage et la Proportion des indicateurs du cadre de
73,38
coordination des actions mesure de performance (CMP) du Pourcentage 64 100 100 100 100 100 80,15 78,67 77,94
%
des ministères sont PNSR renseignés
améliorés Taux de mise en œuvre des
70,00
recommandations issues des organes Pourcentage 41,67 100 100 100 100 100 0 60 63,63
%
de pilotage du PNSR
XIV
Indicateurs
Valeur de référence Cibles Réalisations Moyens de Hypo
Libellé Unité de vérification Ri
Valeur 2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019
mesure
Taux d’exécution financière des
Les ressources matérielles Pourcentage 67 73 79 85 92 100
programmes opérationnels nationaux
et financières sont gérées
Taux de décaissement des
de façon optimale Pourcentage 100 100 100 100 100 100
financements extérieurs
Les besoins en personnel Rapports d’activité
Taux de satisfaction en besoins de
des programmes sont Pourcentage ND [4] 100 des ministères
personnels des programmes
satisfaits.
Les fonctions métiers des
Taux de couverture des fonctions
ministères sont couvertes Pourcentage 50 100
métiers par le système informatique
par le système informatique

NR : Non renseigné
ND : Non défini
NA : Non applicable
Annexe 5 : Guides d’entretiens

DGESS. MAAH, MRAH, MEEVCC, MEA, MESRSI


Planification
- Toutes les actions/indicateurs du PNSR ont-elles été prises en compte dans les
sous programmes
- Quelles sont celles qui ne l’ont pas été, ou l’ont été très insuffisamment ?
Pourquoi ?
- Le budget prévu dans le PNSR pour les différentes actions, a-t-il été respecté ?
Suivi Evaluation
- Les indicateurs formulés par le PNSR se retrouvent-elles dans ceux des sous
programmes
- Présentation de la caractérisation des différents indicateurs (OS) : revue une par
une pour explication et compréhension : en particulier difficultés rencontrées
(collecte, contrôle de qualité, traitement, interprétation…). Jugement sur
pertinence
- Indicateurs n’ayant pas pu faire l’objet renseignement sur la période (2016 à
2019). Raisons ?
- Indicateurs pour lesquels (OS) il y a des réserves sur la fiabilité (raisons du doute)
- Indicateurs (OS) pour lesquels les écarts (atteinte des cibles) sont insuffisantes :
examen des facteurs explicatifs (déclinés dans le rapport 2019) et discussions
- Difficultés du suivi évaluation (collecte des données, contrôle de qualité,
traitement, analyse, qualité des recommandations, prise en compte des
recommandations)
- Recommandations (éventuelles)
o sur indicateurs : nouveaux indicateurs, indicateurs à supprimer avec
justificatifs (pertinence, coût, difficultés mise en œuvre méthodologie de
collecte ou de contrôle de traitement ou de calcul) ;
o sur modalités de définition des cibles
o sur ressources humaines, logistiques et/ou budgétaires pour
l’opérationnalisation du suivi évaluation

DIRECTIONS REGIONALES : MAAH, MRAH, MEEVCC, MEA, MESRSI.


1) Quelles sont les indicateurs pour lesquels vous avez des difficultés importantes
(collecte, contrôle qualité, interprétation, transmission) ;
2) Quelles sont les indicateurs d’effets pour lesquels vous ne disposez pas de
désagrégation utiles (niveau région, provinces, communes, genre) ?
3) Revue des indicateurs d’effets et de fonctionnalité & durabilité pour lesquels les cibles
ne sont pas atteintes en comparaison à la situation de référence 2015
4) Pour chacun des indicateurs d’effets, fonctionnalité et durabilité (avec des cibles non
atteintes, indiquer les principaux facteurs explicatifs des écarts constatés au niveau des
cibles
5) Quelle appréciation faites-vous du niveau de prise en compte des spécifiés régionales
et locales dans l’analyse des performances et des leçons ; et la prise en compte des
leçons dans les interventions au plan régional, provincial, communal (les contraintes
identifiées sont-elles prises en compte dans la programmation, dans les approches,
dans les appuis à la région)
6) Quelles propositions majeures avez-vous à faire pour l’amélioration de l’atteinte des
cibles (effets et principaux produits)
7) Quelles sont les principales propositions majeures avez-vous à faire pour
l’amélioration de la fonction de suivi évaluation au plan régional ?
Annexe 6. Termes de référence

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le Burkina Faso a adopté en avril 2018, le deuxième programme national du secteur rural
(PNSR II) qui constitue le cadre d’opérationnalisation du volet développement rural du Plan
National de Développement Economique et Social (PNDES) pour la période 2016-2020
(référentiel de développement national) ainsi que des politiques agricoles régionales
(ECOWAP/CEDEAO) et continentales (PDDAA/NEPAD). Il traduit la volonté du
Gouvernement de se doter d’un cadre unique de planification, de mise en œuvre et de suivi-
évaluation de l’ensemble des interventions en matière de développement rural.
Le dispositif de suivi-évaluation du PNSR II prévoit deux revues dans l’année dont une revue
à mi-parcours et une revue annuelle. La revue à mi-parcours permet de faire le point sur l’état
d’avancement des réalisations physiques et financières à mi-parcours de l’année, de relever
les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations visant l’atteinte des objectifs
de l’année. Quant à la revue annuelle, elle fait le point de l’état des réalisations physiques et
financières, du niveau d’atteinte des cibles des indicateurs des sous programmes, et donne des
orientations en vue de l’amélioration des performances du secteur.
Indépendamment de ces revues, il était prévu la réalisation de deux évaluations dans le cadre
de la mise en œuvre du PNSR II. Une évaluation à mi-parcours (2016-2018) réalisée courant
l’année 2019 qui a permis de dresser l’état de fonctionnement de l’ensemble des organes et du
niveau d’atteinte des résultats escomptés et une évaluation finale organisée six (6) mois avant
la fin du programme, afin de mesurer les performances ainsi que les niveaux d’atteinte des
objectifs stratégiques du programme.
Ainsi, le Gouvernement s’est engagé à élaborer un nouveau référentiel pour le secteur rural.
Pour ce faire, il est apparu nécessaire de faire le bilan de la mise en œuvre de la performance
du PNSR II sur la période 2016-2020 en termes de résultats atteints par rapport aux
prévisions, d’analyser les écarts et de tirer les leçons nécessaires pour le prochain cycle du
PNSR sur la période 2021-2025.
Les présents termes de référence élaborés précisent les conditions générales de la mission
d’évaluation de la performance de mise en œuvre du PNSR II.

OBJECTIFS DE L’EVALUATION

2 .1. Objectif global


L’objectif global est d’analyser les performances de mise en œuvre du deuxième programme
national du secteur rural (PNSR II) pour la période 2016-2020.
2.2. Objectifs spécifiques

De façon spécifique l’évaluation de la performance du PNSR II vise à :


établir le niveau d’opérationnalisation du PNSR II en référence aux actions d’appropriation et
de prise en compte des actions du programme dans les programmes d’activités des ministères
du secteur rural ;
analyser le niveau d’appropriation du PNSR II, sa prise en compte dans la formulation des
projets et programmes, la prise en compte des indicateurs sectoriels ;
évaluer le niveau d’atteinte des cibles des indicateurs de performances ;
apprécier la qualité des indicateurs du PNSR II (précision, mesurabilité, réalisme, pertinence :
SMART) et le niveau de performance des sous-programmes ;
apprécier la contribution du PNSR II à la mise en œuvre du PNDES ;
apprécier l’état de mise en œuvre du PNSR II en lien avec les engagements internationaux
(ODD, déclaration de Malabo, ...) ;
analyser les contraintes/difficultés de suivi-évaluation et de capitalisation des données ;
identifier et analyser les facteurs explicatifs des écarts dans l’atteinte des cibles des
indicateurs de performance afin de tirer toutes les leçons nécessaires pour la mise en œuvre du
PNSR III ;
formuler les recommandations nécessaires et des mesures de consolidation des acquis du
PNSR II ainsi que des perspectives pour un secteur rural plus performant ;
faire la synthèse de l’ensemble des études d’évaluation du PNSR II après validation.
2.3. Résultats attendus
Les résultats attendus à l’issu de cette évaluation sont les suivantes :
le niveau d’opérationnalisation du PNSR II est établi en référence aux actions d’appropriation
et de prise en compte des actions du programme dans les programmes d’activités des
ministères du secteur rural;
le niveau d’appropriation du PNSR II est analysé à travers la prise en compte dans la
formulation des projets et programmes, la prise en compte des indicateurs sectoriels à
renseigner ;
le niveau d’atteinte des cibles des indicateurs de performances (notamment les indicateurs
d’effets) sont évalués ainsi que le niveau global de la performance du PNSR II est connu et
analysé ;
la contribution du PNSR II à la mise en œuvre du PNDES est apprécié ;
l’état de mise en œuvre du PNSR II en lien avec les engagements internationaux et
continentaux (atteintes des ODD et déclaration de Malabo ) est apprécié;
la qualité des indicateurs du PNSR II ainsi que le niveau de performance des sous
programmes sont appréciés;
des contraintes/difficultés de suivi-évaluation et de capitalisation des données sur le PNSR II
sont appréciés et des mesures de lever de ces contraintes sont identifiées ;
des facteurs explicatifs des écarts dans l’atteinte des cibles des indicateurs de performance
sont identifiés et analysés;
des recommandations nécessaires et des mesures de consolidation des acquis du PNSR II
ainsi que des perspectives pour un secteur rural en général et un PNSR III en particulier plus
performant sont formulées ;
Une synthèse de l’ensemble des études d’évaluation du PNSR II est faite

METHODOLOGIE DE L’EVALUATION
L’évaluation des performances du PNSR II sera conduit par un consultant individuel. Pour ce
faire les étapes suivantes seront respectées :
réunion de cadrage avec le comité technique de suivi ;
recherche documentaire auprès des départements ministériels, du SP/CPSA et des autres
structures partenaires;
collecte de données aux niveaux central et régional;
production et validation des différents rapports ;
finalisation des rapports.
Pour une plus grande efficacité, il sera mis en place un comité de suivi de l’étude. Ce comité
sera composé des acteurs de l’administration publique, des organisations professionnelles
agricoles, des ONG, des OSC, du secteur privé agricole et des PTF. Il sera chargé du suivi de
l’étude, de l’appréciation des résultats, de la formulation des orientations et de la validation
des résultats avant leur examen par les instances de validation.
LIVRABLES
Les livrables attendus sont les suivants :
un rapport de démarrage décrivant de manière détaillée la méthodologie de l’étude et le plan
détaillé de travail ainsi que les outils finalisés, à déposer 03 jours après la rencontre de
cadrage ;
un rapport provisoire d’évaluation en version papier et en version électronique qui contient
les résultats attendus de l’évaluation ;
un rapport d’évaluation finale ;
une note synthèse aux décideurs.
NB : Tous les livrables seront rédigés en français et déposés auprès du SP/CPSA en cinq (05)
exemplaires, plus une version électronique sur clé USB.
DUREE DE L’ETUDE
L’évaluation est prévue pour une durée de 45 jours. La prise en charge du consultant se fera
sur 38 jours répartis comme suit :
Tableau 1 : Nombre d’homme jours
Désignation Nombre de jour

Préparation méthodologique et cadrage 5

Revue de littérature 5

Collecte des données sur le terrain 13

Rédaction des rapports et restitution 10

Finalisation des rapports 5

Total (H/J) 38

Le consultant travaillera en collaboration avec d’autres consultants commis à d’autres


thématiques dont il aura en charge la synthèse. Pour ce faire, les livrables de l’évaluation
devront être disponibles au plus tard en mi-décembre 2020. L’évaluation couvrira le territoire
national. Les différentes phases/étapes sont :
préparation méthodologique et rencontre de cadrage ;
revue documentaire ;
collecte des données ;
rédaction du rapport provisoire et restitution ;
finalisation du rapport de performance ;
élaboration du rapport synthèse globale de l’évaluation du PNSR II ;
atelier national de validation.

ACTIVITES A MENER
Les activités qui seront réalisés par le consultant au cours du processus sont :
proposer une méthodologie de travail ;
participer à une rencontre de cadrage
produire le rapport de démarrage ;
collecter des données auprès des acteurs du secteur ;
produire des rapports d’étapes ;
animer les rencontre de restitution des rapports ;
prendre en compte les amendements des ateliers de restitution ;
élaborer le rapport synthèse globale de l’évaluation du PNSR II ;
présenter le rapport à l’atelier national de validation des résultats de l’étude.

PROFIL DU CONSULTANT
Le consultant recherché pour la présente étude est un expert du développement rural (BAC +5
en agronomie, foresterie, zootechnie, socio-économie ou tout autre domaine connexe), avec
au moins quinze ans d’expérience professionnelle dont cinq ans dans l’évaluation des
projets/programmes de développement. Il devra avoir les qualifications suivantes :

Une bonne expérience en analyse des performances dans les projets et programmes du secteur
rural ;
une bonne connaissance des partenaires et acteurs stratégiques du secteur rural ;
une bonne connaissance des programmes, projets et politiques du secteur rural ;
une excellente capacité d'analyse et rédactionnelle ;
une grande capacité à mener des entretiens, et à faire des synthèses ;
une bonne expérience en matière de diagnostic et dans la conduite des missions similaires ;
une bonne maitrise de l’outil informatique.

Modalité de recrutement
Le consultant en charge de la mission sera recruté selon les procédures du PDA/GIZ. Il devra
soumettre une offre comprenant une proposition technique et une proposition financière.
La proposition technique devra comporter :
une compréhension de sa mission, éventuellement accompagnée de questions ou
commentaires/suggestions sur les termes de références ;
une présentation de ses expériences pour des missions similaires ;
une description détaillée de la méthodologie d’intervention ;
un chronogramme d’exécution de la mission faisant ressortir les principales étapes, les durées
estimatives ;
le curriculum vitae du Consultant.
La proposition d’offre financière devra comporter les éléments de coût comme décrits dans le
tableau ci-dessous :
Tableau 2 : cadre du devis estimatif de la prestation du consultant
Coût
Désignation Unités Quantité Coût total
unitaire

A HONORAIRES

Sous total A

B TRANSPORT

Sous total B

C PRODUCTION DOCUMENTAIRE

Rapport provisoire Forfait

Rapport définitif Forfait

Sous total C

TOTAL GENERAL (A+B+C) EN HORS TVA

TOTAL TTC

Les documents nécessaires pour l’établissement du contrat sont :


CV (daté, paraphé et signé, précédé de la mention « certifié exact ») ;
L’offre technique et financière paraphées et signées ;
TDR de l’étude, paraphés et signés.
Dans le cas d’une expérience comme Consultant International ; fournir les preuves
d’exécution d’au moins 2 contrats internationaux.
La signature du contrat par le consultant est obligatoire avant le début de la prestation.
FINANCEMENT ET BUDGET
Le financement de l’évaluation sera assuré par l’Etat et la Coopération allemande à travers le
Programme développement de l’agriculture (PDA/GIZ). Il prend en compte le règlement des
prestataires et toutes les tâches relatives à cette activité.
DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE. L’offre technique et financière devront être
déposées sous plis fermés au plus tard le …….au Bureau de la GIZ sis sur la Rue Jacqueline
KI-ZERBO/Angle Boulevard Charles De GAULLE/01 BP 1485 Ouagadougou 01, Burkina
Faso/25 31 16 72/73.
Annexe 7. Liste des personnes rencontrées

Nom et Prénom Structures/fonctions Contacts/adresse mail


SOME GUSTAVE Directeur FPP 70 22 93 42
DGESS/MRAH [email protected]
TALL HAROUNA Agent DGESS/MRAH 70 08 58 14/
[email protected]
ZOUNGRANA BINTOU Chef service SPP/DPSE 70 96 40 60
DGESS/MRAH
TYABENGA/KARAKOUYA Agent DPSE 78 96 23 94
HAOUA DGESS/MRAH
ROMBA PAUL SE/DPSE 78 38 23 82
DGESS/MRAH
SAWADOGO OUSMANE Chef de service DFPP 70 71 57 34
DGESS/MRAH
SAWADOGO N. JUSTIN DGESS/MEEVCC 70 29 77 62/75 62 69 22/

WOBA MICHEL DGESS/MEEVCC


KABORE/OUEDRAOGO DGESS/MEEVCCC 76 26 71 69/71 71 49 94
JEANNETTE [email protected]
FOFANA HAOUA DR Centre/MEEVCC
HIE SOULEYMANE DR Centre/MEEVCC
TRAORE SOULEYMANE DR Boucle du Mouhoun
/MEEVCC
OUEDRAOGO T. S. DR Boucle du Mouhoun
RODRIQUE B /MEEVCC

NANA YALAGRE DGESS/MESRSI 78 93 51 24/ 63340781


[email protected]
KINDO YASSIA DGESS/MAAH

OUATTARA OULA DGESS/MAAH 70 52 22 11/


DAMIEN [email protected]
SALOU FIDELE DGESS/MAAH
OUATTARA ALOU DGESS/MAAH
BAZIE DGESS/MAAH
DORO KADIDIA DR Centre /MAAH

KABORE ABDOULAYE DR Centre /MAAH


HIEN DOMIETIERKE DR Mouhoun /MAAH
JOHN HERMAN
KOURA PAMBAGNAN DR Mouhoun
DPAAH BANWA/MAAH
BAZYOMO JEAN DR Boucle du Mouhoun
DPAAH
MOUHOUNMAAH
Nom et Prénom Structures/fonctions Contacts/adresse mail
TEGUERA PASCAL DR DPAAH SOUROU
MAAH
COMI OMAR DGESS/MEA
KOUDOUGOU VINCENT DR Mouhoun/MEA
Chef de service Etudes
statistiques
TAMINI OSCAR DR Mouhoun/MEA
DEMBELE SIRIMA DR MRAHMouhoun
DP/MOUHOUN
BIRBA HAROUNA DR MRAH
Centre
SOULAMA /NONGANA S/P CPSA
AUGUSTINE
OUEDRAOGO MARC S/P CPSA
SANA SOULEYMANE S/P CPSA
IBRAHIM ABDOUL FAO/Assistance technique
NASSER Auprès S/P CPSA
CONDITAMDE LUDOVIC [email protected]
PASCAL
DAH/GHOLO BARKISSA GIZ [email protected]
SARE SALIFOU Chargé de Programme, [email protected]
Coopération suisse
YANRA JEAN DE DIEU Consultant secrétariat, [email protected]
coopération suisse

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