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Radiologie Diagnostique: M107: La Communication

Le document présente un manuel de cours sur la communication destiné aux techniciens spécialisés en radiologie diagnostique. Il aborde les principes de la communication, la communication empathique, et le vocabulaire technique, tout en mettant l'accent sur l'importance d'une communication efficace et empathique dans le contexte des soins. Les compétences à acquérir incluent l'écoute active, la reformulation et la maîtrise du vocabulaire médical en plusieurs langues.

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Radiologie Diagnostique: M107: La Communication

Le document présente un manuel de cours sur la communication destiné aux techniciens spécialisés en radiologie diagnostique. Il aborde les principes de la communication, la communication empathique, et le vocabulaire technique, tout en mettant l'accent sur l'importance d'une communication efficace et empathique dans le contexte des soins. Les compétences à acquérir incluent l'écoute active, la reformulation et la maîtrise du vocabulaire médical en plusieurs langues.

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Office de la formation professionnelle

et de la promotion du travail
Direction de la Recherche et Ingénierie de formation

Secteur : Santé

Manuel de cours

M107 : La communication

1ère Année
Filière :

Radiologie
diagnostique

Technicien spécialisé
Direction de la Recherche et L’Ingénierie de Formation
Digital I Infrastructure digitale
version :: 01/07/2022
Version 01/12/2021 1
Concevoir un réseau informatique
SOMMAIRE

COMPETENCES-CIBLES ET OBJECTIFS OPERATIONNELS 2

CHAPITRE I QUELQUES GRAND PRINCIPES DE LA COMMUNICATION 3

1.1 Principes généraux de la communication 4

1.2 Les composantes de la communication 6

1.3 Les failles de la communication 12

CHAPITRE II LA COMMUNICATION EMPATHIQUE 13

2.1. La communication empathique 14

2.2. Bases de la communication empathique 15

2.3. Communication empathique communication professionnelle : les risques et les écueils 19

2.4. La distance professionnelle 27

2.5. Le bon positionnement au sein de l’équipe de soins 31

CHAPITRE III VOCABULAIRE TECHNIQUE 32

3.1. Des abréviations courantes 33

3.2. Vocabulaire technique 61

1
COMPETENCES-CIBLES ET OBJECTIFS OPERATIONNELS
Module 7 : COMMUNICATION ADAPTEE EN SITUATION PROFESSIONNELLE
Code : RD – 07 Durée : 45 heures

ENONCE DE LA COMPETENCE

Pour démontrer sa compétence, le stagiaire doit être capable d’adopter un mode de


communication empathique, à analyser une demande et apporter une réponse appropriée.

CRITÈRES GÉNÉRAUX DE PERFORMANCE

 Communication empathique avec le patient


 Maîtrise des registres de communication
 Respect des droits du patient

OBJECTIF OPÉRATIONNEL

ÉLEMENTS DE LA COMPETENCE CRITÈRES PARTICULIERS DE PERFORMANCE


- Expression claire
- Orthographe correcte
A. Utiliser le français technique professionnel
- Utilisation à bon escient des termes
médicaux
- Capacité à tenir une conversation simple
B. Appliquer le vocabulaire anglais technique
- Utilisation à bon escient des termes
professionnel médicaux
- Écoute empathique
C. Écouter le patient et son entourage et - Écoute active
prendre en compte les signes verbaux et non - Observation fine et neutre
verbaux de communication

- Niveau de langage adapté à


l’interlocuteur
D. Comprendre et reformuler l’expression de - Secret professionnel respecté,
l’interlocuteur, apporter les informations et les - Mise en œuvre de discrétion
réponses attendues - Capacité à reformuler
- Délivrance pertinente des informations
nécessaires
- Explications pertinentes données au patient
- Positionnement juste par rapport aux
E. Identifier les limites de son champ situations de crise ou de violence
d’intervention - Connaissance juste des limites de son
champ d’intervention
- Stress géré

2
Chapitre I
QUELQUES GRAND
PRINCIPES DE LA
COMMUNICATION

3
1.1 Principes généraux de la communication
Pour communiquer, il faut être deux...

Un émetteur,
le message,
un récepteur...
Mais c’est beaucoup moins simple que cela parait.

Une information, même simple, est « préparée » par l’émetteur : encodage


Elle est entendue, bien ou mal, mais elle est toujours « retravaillée » par le récepteur : décodage.
Et sa manière de comprendre, ou pas, ou déformer le message va avoir un effet en retour sur l’émetteur :
feedback.

Et en plus, il y a beaucoup de monde sur la ligne !

4
Le contexte de la communication est décisif (on est en forme ou pas, on entend bien ou pas, on est pressé ou
on a le temps, on a confiance dans l’interlocuteur ou pas etc.)
Et puis il y a ce que disent le corps, les yeux, les attitudes de l’un comme de l’autre !

Source : AP-HP - IFSI Charles Foix


Communiquer parait la chose la plus simple et la plus naturelle du monde, il suffirait d’apprendre à parler….
Alors que c’est l’une des plus complexes.
Par ailleurs, le receveur du message doit également être dans une attitude propice à l’écoute.
« Le plus grand problème dans la communication, c’est qu’on n’écoute pas pour comprendre, on écoute pour
répondre ».

Il y a certes des capacités personnelles, des attitudes qui ne


s’apprennent pas : chacun a son caractère, sa façon d’être avec les autres.
Mais dans un contexte de soins, d’abord personne ne peut rester dans son
coin, quel que soit le métier pratiqué, car tous impliquent des relations aux patients d’une part et des relations
d’équipe d’autre part.
Ces relations vont par ailleurs beaucoup plus loin que le « vivre ensemble » de tout un chacun, elles ont un
contenu professionnel et leurs qualités influent sur la qualité du service rendu : elles relèvent d’une
compétence, avec des connaissances, des savoir-être et des savoir-faire.
C’est l’objet de ce module de formation.

5
1.2 Les composantes de la communication
On a vu plus haut qu’il existe le verbal et le non verbal…

1.2.1 Communication verbale

LE VERBAL correspond aux mots qui sont prononcés, leur sens et leur signification.

1.2.1.1 Précision du vocabulaire

S’agissant de santé, les mots ont un sens précis, qu’il s’agisse de définir un outil, un instrument, un symptôme,
une pathologie. La signification de ces mots n’est compréhensible que dans la langue où ils sont prononcés :
c’est pourquoi une partie de ce module sera consacré aux termes médicaux, en arabe mais aussi en français
et en anglais, le Maroc étant un pays d’accueil (sans parler du public croissant de ce qu’on appelle le
« tourisme médical »).

Même lorsqu’on maîtrise une langue, dire simplement et clairement les choses, comprendre la totalité et
l’exactitude de ce qu’a voulu dire son interlocuteur n’est pas simple.

6
Mais la communication est un art qui se pratique à deux : il y a des moyens très simples de vérifier qu’on a été
bien compris ou qu’on a bien compris, ce sont des techniques de communication.

Parmi ces techniques, le professionnel peut utiliser « les reflets », cela consiste à dire en d'autres termes, et de
manière plus explicite ce que l'interlocuteur vient d'exprimer.

Pourquoi les utiliser ? Afin de montrer au patient qu’il est compris et entendu, et de l'encourager à s'exprimer.

1.2.1.2 Réitération

Répétition de ce qui a été dit, permet de résumer, paraphraser, accentuer la communication.

Ex : le patient : « je suis inquiet, je ne sais pas si je vais voir ma fille, vous comprenez, je n’ai pas pu parler avec
elle, mais s’il n’y a pas de visites, vous comprenez, je ne sais pas si on a le droit ».

Le soignant : « je comprends, vous voulez savoir si vous avez le droit aux visites ».

1.2.1.3 Reformulation

Permet de favoriser l’accès du patient à ses émotions, identifier et nommer l’émotion, le ressenti de la
personne, prendre conscience des émotions et pouvoir aller plus en profondeur dans l’entretien patient /
soignant.

La phrase peut commencer par :

« Ce que je comprends… »

« Si j’ai bien compris… »

« Ce que vous me dites c’est que… »

Cela permet au patient de prendre conscience que le soignant infirmière fait l’effort de comprendre ce qu’il
a voulu dire et n’interprète pas ses dire. Pour cela le soignant reprend les mots significatifs de la personne, cela
permet de renter dans son monde d’émotion mais cela permet aussi permet à la personne de réfuter ce que
l’on a dit, de nuancer notre compréhension ou de valider notre formulation.

Ex : le patient : « Ça fait un moment que je ne sors plus, j’ai un mal de chien à me lever et à sortir de mon
fauteuil, quand je suis debout ça va »

L'intervenant : « Vous voulez dire que vous avez des douleurs dans le dos qui vous empêchent de vous
redresser »

7
Il existe d'autres techniques de communications, telles que :

La synthèse, qui a pour but de montrer à l'interlocuteur qu'il est compris et entendu et de remettre de l'ordre
dans le contenu qu'il a exprimé. La synthèse est une manière de reformuler.

Le questionnement permet d'obtenir des précisions, d'explorer un contenu jugé important, de faire répéter ce
qui n'a pas été compris et d'obtenir de nouvelles informations.

Les questions peuvent être ouvertes :


- Vous ne vous sentez pas bien, vous avez mal quelque part ?

Elles peuvent être fermées : elles seront généralement focalisées sur un point précis, avec une
réponse par OUI ou NON
- ça vous fait mal quand je vous touche le genou ?

Attention aux questions dirigées qui contiennent une réponse, qui est votre interprétation, peut être
fausse.

8
1.2.2 Communication non verbale

Selon le non-verbal qui l’accompagne, un mot peut prendre un autre sens que son sens normal.

Par conséquent, si la signification des mots est leur sens premier (objectif), leur sens accompagné du non-
verbal est leur signification cachée, plus subjective, liée au contexte.

On communique avec des mots mais aussi avec ses gestes et ses mimiques.

Si vous n’êtes pas conscient des changements subtils qui s’opèrent dans la voix, dans le langage
corporel et dans les expressions faciales de votre interlocuteur, vous ne pourrez pas déterminer avec
certitude ce que l’autre pense ou ressent, car certains indices vous échapperont. Vous ne saurez pas
si cette personne comprend ce que vous lui dites, ni même si elle vous écoute vraiment.

La clé de la communication
Découvrez la puissance de l'empathie
Andrew B. Newberg Mark Robert Waldman
Editeur : Les Editions de l'Homme
Parution : juin 2013

9
1.2.2.1 Communication infra verbale

On est toujours dans les mots exprimés, mais il y a la manière de les exprimer…

Chacun sait que le ton employé pour dire les mêmes mots peut en changer totalement la signification.

Entre « Tu vois ce que je veux dire ? » d’un ton interrogatif et doux, la main sur l’épaule, simple question de
vérification de la bonne entente, et « Tu vois ce que je veux dire » d’un ton menaçant, poing tendu, menace
clairement exprimée, pas grand-chose à voir…

10
1.2.2.2 Communication non verbale

C’est tout ce qui ne passe par les mots mais par les gestes, le regard, l’attitude corporelle.

Quelques types de communication non verbale permettent au patient de se sentir en confiance, soutenu,
compris, et entendu :

- Le regard : le soignant regarde son interlocuteur dans les yeux sans pour autant le dévisager. Il n'y a
rien de plus irrespectueux et blessant que de regarder ailleurs quand quelqu'un s'adresse à vous.
- La distance : le soignant doit se tenir à la bonne distance, pour que l’interlocuteur ait un sentiment de
proximité (et sois sûr d’être entendu, sans avoir à crier et être entendu de toute la salle) mais pas non
plus être trop près. Le soignant reste un professionnel, c’est ce qu’on appelle la distance
thérapeutique.
- La position physique : par exemple pour un entretient, assis sur une chaise, bras non croisés, sinon
l'image renvoyée pourrait être la fermeture à toute communication. C’est ce qu’on appelle le
langage du corps.

- Le silence : peut être perçu positivement comme une invitation à poursuivre un dialogue. Il ne doit
tout de même pas être trop fréquent.
- Le toucher : selon les cultures, serrer la main de son interlocuteur pour lui dire bonjour peut être un
moyen de lui montrer qu'il a droit à un certaine considération et peut aussi permettre un
rapprochement.

La communication non verbale n’est pas facile à maîtriser : les mises en situation filmées et analysées en
groupe sont un bon moyen de se rendre compte de sa manière non verbale de communiquer et de
l’améliorer, car on en est rarement conscient.

11
1.3 Les failles de la communication
Chacun sait qu’entre ce qu’on veut dire et ce que l’interlocuteur comprend il y a la
plupart du temps une très grande différence…

Certains psychologues ont traduit cela par une image, celle d’une série de filtres, qui réduisent peu à peu la
signification du message que l’on voulait faire passer.
Il y a en effet successivement :
1. Ce que je pense
2. Ce que je veux dire
3. Ce que je dis
4. Ce que l’interlocuteur entend
5. Ce que l’interlocuteur écoute
6. Ce que l’interlocuteur comprend
7. Ce que l’interlocuteur accepte
8. Ce que l’interlocuteur retient
9. Ce que l’interlocuteur fait du message qu’il a retenu

Ainsi, il ne resterait à la fin en moyenne que le quart du message initial. D’où la nécessite de répétition,
reformulation, vérification de la réception etc…

12
Chapitre II
LA COMMUNICATION
EMPATHIQUE

13
2.1. La communication empathique
La relation soignant-patient s’établit sur une base qui n’est pas égalitaire : le patient attend d’être soigné, il a
besoin de l’intervention du soignant, dépositaire du savoir et de la compétence pour le faire. En plus, il est la
plupart du temps en position de faiblesse, de souffrance ou de malaise.

Mais le soignant, s’il veut être efficace, qu’il s’agisse de diagnostic, de soins ou services à prodiguer (comme
l’aide au levage, les soins d’hygiène, le brancardage, les soins infirmiers etc.), aura beaucoup plus de facilité
s’il peut écouter le patient, dialoguer avec lui.

La communication est nécessaire, mais elle est « mal engagée » puisque non égalitaire entre soigné et
soignant.

C’est au soignant de faire en sorte que cette communication se mette en place dans les meilleures
conditions : ce sont les termes ce que l’on appelle « la communication empathique ».

2.1.1. Définitions
Empathie (du grec pathos, qui désigne passion, souffrance, maladie) : faculté intuitive de se mettre à
la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent.
PHILOSOPHIE : l'empathie est fondée sur un accord spontané avec le ressentir de l'autre. Cette
participation affective peut donner lieu à une fusion affective. Si elle se double d'un sentiment de
réciprocité affective, elle devient sentiment de sympathie.
PSYCHOLOGIE, PSYCHIATRIE : l'empathie, plus que la sympathie, qui repose sur une similitude
harmonieuse de sentiments, est un phénomène permettant de « se mettre à la place » de l'autre.
L'apprentissage social favorise son développement en permettant l'acquisition de réactions codifiées
(règles de politesse, fêtes avec échanges de cadeaux, réactions altruistes, etc.). Le défaut
d'empathie s'observe chez certains sujets froids et fermés, schizoïdes ou obsessionnels. Son absence
ou son exagération chez un sujet jeune annoncent parfois l'installation d'un processus
schizophrénique. Les oscillations de l'empathie, avec passage d'un extrême à l'autre, constituent la
toile de fond du caractère cyclothymique (alternance de périodes d'excitation et de dépression) ;
elles sont néanmoins banales au cours de l'adolescence.
Dictionnaire Larousse

Dans la relation inégale entre, schématiquement, un patient qui souffre et un soignant qui est là pour le
soigner, la communication dite « empathique » est celle du soignant qui rétablit un semblant d’égalité en
signifiant qu’il « partage » la souffrance du patient.
L'empathie, plus que la sympathie, qui repose sur une similitude harmonieuse de sentiments, est un
phénomène permettant de « se mettre à la place » de l'autre. L'apprentissage social favorise son
développement en permettant l'acquisition de réactions codifiées (règles de politesse, fêtes avec
échanges de cadeaux, réactions altruistes, etc.). Le défaut d'empathie s'observe chez certains sujets
froids et fermés, schizoïdes ou obsessionnels. Son absence ou son exagération chez un sujet jeune
annoncent parfois l'installation d'un processus schizophrénique. Les oscillations de l'empathie, avec
passage d'un extrême à l'autre, constituent la toile de fond du caractère cyclothymique (alternance
de périodes d'excitation et de dépression) ; elles sont néanmoins banales au cours de l'adolescence.
Article Empathie et communication de Jacques Cosnier

14
Dans La Communication (2016, Éditions Sciences Humaines)

2.2. Bases de la communication empathique

Pour « partager » la souffrance de l’autre, il faut l’entendre. Pour cela la première base est l’écoute…

2.2.1.1. L’écoute attentive

Quelques bases :

Développer et montrer sa disponibilité : Afficher un vrai « oui je vous écoute », créer un climat de sécurité et de
confiance afin que celui qui parle se sente rassuré. Vous pouvez le montrer avec vos mots et avec votre
attitude non-verbale (gestes de civilité, ouverture du corps, regard, …) mais aussi en fermant ou cachant tout
ce qui est susceptible de distraire vos attention (portables etc.) et parfois aussi en vous isolant lorsque cela est
possible (en fermant une porte par exemple).

Exprimer de l’empathie. Il s’agit de se mettre, pendant le temps de l’entretien, en quelque sorte « dans les
chaussures » de l’autre. Cela n’implique pas d’être d’accord avec cette personne, ni de chercher à devenir
son ami(e) mais d’essayer de comprendre son point de vue. Pour cela il faut chasser ses préjugés (exemple : il
(ou elle) exagère, ça ne fait pas si mal), ne pas concevoir à l’avance une réponse (exemple : je sais ce que
vous ressentez, mais ce n’est pas grave). Simplement écouter et laisser venir.

Voir au-delà des mots. Certaines personnes s’expriment plus facilement que d’autres. Pour s’assurer d’avoir
bien compris les mots, il faut observer la communication non verbale de l’interlocuteur. La personne en face
de vous essaie de mettre en mots ses émotions et ressentis, ou tente au contraire de les masquer (exemple :
non je n’ai pas si mal – tout en grimaçant et se tortillant sur sa chaise).

Arriver à ne pas exprimer de jugement (c’est souvent le plus dur). Nous sommes tous tentés de donner des
conseils basés sur notre expérience pour « aider » quelqu’un qui a un problème. Ne donnez pas votre avis, il
contient bien souvent un jugement. L’autre doit se sentir écouté et compris. Il n’est pas venu vous voir pour

15
être jugé. Et s’il vous faut exprimer une critique, rappelez-vous que vous devez vous limiter à remettre en
question ce que la personne a fait, mais pas ce qu’elle est.

Pratiquer la reformulation. Avec vos mots, vous pouvez montrer que vous avez compris, ce qui rassure votre
interlocuteur.

16
2.2.1.2. Ce que l’écoute attentive n’est pas

On peut citer :
 l’écoute flottante (avoir la tête ailleurs quand on nous parle),
 la délibération intérieure (débattre les propos de l’autre en son for intérieur),
 le jugement (se laisser influencer par des opinions négatives),
 la résolution de problèmes (vouloir donner immédiatement des conseils non sollicités au stade de
l’écoute),
 la pseudo-écoute (faire semblant d’écouter attentivement, si ce n’est pas le cas cela sera vite perçu
et la relation de confiance s’effondrera),
 la mise en vedette (toujours rediriger la discussion vers soi, en fonction de ses propres objectifs),
 l’écoute piégée (écouter uniquement pour recueillir de l’information susceptible d’être utilisée contre
l’autre),
 l’écoute sélective (ne répondre qu’aux parties de la conversation qui nous intéressent),
 l’écoute défensive (concevoir les propos de l’autre comme une menace personnelle),
 l’écoute fuyante (faire abstraction de tout ce qu’on ne veut pas entendre).

Certains de ces principes semblent évidents, pourtant très peu de gens arrivent à communiquer de cette
manière. On peut savoir “en théorie” quelle approche appliquer pour rendre la communication plus fluide
mais passer de la théorie à la pratique est très difficile, dans la vie personnelle comme professionnelle.

17
Modifier un comportement nécessite du temps et de l’entrainement, en s’autorisant des échecs et une
expérimentation par tâtonnement, car chacun, finalement, développera son approche, avec peut-être des
tics de langage ou de comportement qui lui sont propres.
Mais dans les métiers de santé on n’expérimente pas sur les malades, on se forme d’abord, en théorie mais
aussi en pratique, dans des situations simulées, des exercices réalisés en groupe !

Le regard des autres, l’évaluation et les conseils du formateur peuvent aider. Le regard sur soi peut beaucoup
aider : il ne faut pas hésiter à se laisser enregistrer, afin de pouvoir se regarder et s’écouter, ce qui révèle bien
souvent des surprises !

18
2.3. Communication empathique communication professionnelle : les
risques et les écueils
Partager en permanence la souffrance des autres, c’est se mettre en danger.
À court terme, c’est perdre son efficacité professionnelle.

2.3.1. Communication empathique communication professionnelle : les risques et les


écueils

2.3.1.1. L’effet miroir des émotions


Les émotions du patient évoquent chez le soignant des éléments de son histoire personnelle, et risquent donc
de le faire sortir de sa neutralité et de son efficacité, notamment en contribuant à son stress (par exemple : un
patient en fin de vie fait penser à son père).

C’est ce qu’on appelle l’effet miroir ….

Les émotions interviennent dans la relation soignant/soigné.


Le soignant doit pouvoir les maitriser ou au mieux les gérer, mais pour autant cesser de percevoir celles du
patient.

19
L’exercice est difficile. Lorsqu’un soignant prend en charge un patient, perception sensorielle, émotions
passagères, sentiments durables et cheminement cognitif* sont si étroitement mêlés que le soignant a parfois
du mal à les identifier distinctement.

* Le cheminement cognitif est pour schématiser ce que dicte la raison en vue d’une action

Les émotions du patient évoquent chez le soignant des éléments de son histoire personnelle, et risquent donc
de le faire sortir de sa neutralité et de son efficacité, notamment en contribuant à son stress (par exemple : un
patient en fin de vie lui fait penser au décès de son père).

Sous le coup de l’émotion soudaine, le soignant risque d’être paralysé, ou de ne pas prendre les bonnes
décisions au bon moment. Des mises en situation, durant la formation, sont le meilleur moyen de se préparer
face à des situations imprévues, stressantes ou émouvantes.

20
2.3.1.2. Réactions inconscientes de défense du soignant
Les émotions du patient évoquent chez le soignant des éléments de son histoire personnelle, et risquent donc
de le faire sortir de sa neutralité et de son efficacité, notamment en contribuant à son stress (par exemple : un
patient en fin de vie fait penser à son père).
Il est important pour le soignant de garder au maximum le contrôle sur lui-même et ses émotions : dans ce
contexte il n’est pas inutile d’indiquer quelques réactions de défense (généralement complètement
inconscientes relevées chez des soignants).
 Technicisation : la technique, les protocoles sont un refuge
 Banalisation : évite l’envahissement émotionnel
 Mensonge : masquer la vérité pour éviter d’affronter les réactions du patient
 Fausse réassurance : donne de faux espoirs au patient
 Esquive : parler de tout et de rien pour éviter que le patient n’exprime sa souffrance.
 Déni : le soignant ignore la gravité du trouble car c’est trop intolérable pour lui.
 Rationalisation : émotionnel étouffé derrière des raisonnements
 Dérision : mise à distance des émotions
 Identification projective : établissement d’un rapport fusionnel avec le patient sur la base d’un vécu
partagé.
Ces réactions de défense peuvent conduire à des comportements inappropriés chez le soignant, par
exemple :
 Un comportement qui ne traduit ni l’acceptation, ni le respect,
 La non-reconnaissance de la personne soignée et de ce qu’elle vit
 Une attitude froide et indifférente, un air pressé ou ennuyé
 Des réponses fermées sans tenir compte des besoins ou des tentatives de communication du patient
 Des paroles et des réponses brusques ou inappropriées
 Le recours à des faux-fuyants : généralisations, échappatoires
 Un comportement dominateur, suffisant ou paternaliste, preuve d’un manque de considération.
Source : Cours en ligne 4.2 De la distance à la proxémie, site EIDE

Le soignant doit donc prendre garde à ses propres émotions : tout est affaire de distance…
Il existe justement une science qui étudie les distances (physiques) dans les relations sociales.

21
2.3.1.3. Distance et proxémie
Cette notion de distance dans la relation sociale a été définie sous un nom scientifique : la proxémie.

Edward T. Hall, est un anthropologue


américain qui s’est intéressé aux distances sociales, créant le concept de proxémie. La
définition simplifiée c’est « l’ensemble des observations concernant l’usage que l’humain fait
de l’espace qui l’entoure et le sépare des autres ». L'un des concepts majeurs en est la
distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une interaction.

Le chercheur a pu déterminer quatre distances dans l’expérience humaine et ce qui les distinguait les unes
des autres :

 Distance publique
 Distance sociale
 Distance personnelle
 Distance intime

22
 Distance publique (au-delà de 3,60m) : les personnes sont plus ou moins éloignées les uns des autres. Si on
s’éloigne, la silhouette est moins nette, le corps perd son volume et les détails des mouvements ne sont
plus perceptibles, les détails du visage en particulier deviennent imperceptibles « Il y a peu d’interaction à
cette distance : la communication est avant tout verbale ». Pour se parler, il faut lever la voix et les
nuances se perdent.

 Distance sociale (de 3,60m environ à 1,20m) : les deux interlocuteurs communiquent verbalement. Ils
parlent à voix haute et entretiennent un contact visuel. On retrouve cette distance dans les relations de
voisinage, les rencontres professionnelles, commerciales ou lors des débuts d’une consultation médicale
par exemple. Au niveau de la distance physique, il y a au moins 1,20m qui sépare les deux personnes, elles
ne peuvent donc pas se toucher. L’échange reste verbal « car les protagonistes sont en interaction avec
des mots et non directement avec leur corps ». Par rapport aux compétences qui sont développées dans
les programmes de formation, cette distance peut correspondre à la situation où pourra être développée
celle visant à « Evaluer l'état initial d'un patient », sans contact, sans examens complémentaires.

 Distance personnelle (de 1,20m à 45cm) : les personnes peuvent se toucher l’autre car la distance
physique est réduite. « Le corps de l’autre est là, à portée de main, et il va de soi qu’on ne tolère sa
présence que s’il y a un degré maximal de confiance pour ne pas craindre un mauvais coup ou tout
geste qui ne nous conviendrait pas ». On peut retrouver cette distance dans les relations amicales. La
tonalité de la voix est moins élevée. Le corps n’est plus perçu dans sa totalité mais nous arrivons à en
observer plus précisément certaines parties du corps.
Cette distance, qui est celle du dialogue, toujours sans contact, permet d’affiner l’évaluation de « l'état
initial d'un patient ».

 Distance intime (de 45cm jusqu’au contact physique) : toujours dans cette classification établie par
Edward T. Hall sur les relations sociales, la communication est principalement non verbale, avec peut-être
des mots échangés mais sans constituer un véritable dialogue qui se fait, selon lui, dans un murmure. Les
sens utilisés changent, la vue peut laisser place au toucher et à l’odorat. « La dimension non verbale
l’emporte sur la communication verbale, et le contact physique. ».

Cette distance intime est à rapprocher selon lui de trois contextes différents :
- la violence lorsque deux personnes se battent et font un corps à corps ;
- la rencontre amoureuse et sexuelle ;
- l’attitude de soutien, de protection, de tendresse.

23
Ces catégories sont bien antérieures aux phénomènes sociaux que constituent les :

Réseaux sociaux, d’une part

qui créent une intimité virtuelle sans contact physique, et

Les effets de la pandémie du coronavirus


dont les fameux « gestes barrière »…

Le chercheur, qui identifie toujours très clairement l’échantillon de population étudiée, a rapidement mis en
lumière les variations importantes dans l’usage de ces distances sociales.

24
Bien sûr, en situation professionnelle dans les métiers de soin, au-delà du premier contact et du premier
entretien, la distance dite « intime » est celle qui s’observe dans les activités de soutien (aide au relevage,
aide à l’installation, en fauteuil, en brancard, en préparation d’examen, aide à la marche par exemple), mais
aussi dans les soins d’hygiène et de confort et dans les soins infirmiers.

Le soignant doit franchir cette barrière de l’intime, qui répond à une codification sociale très forte, mais sans
devenir pour autant un intime du patient.

C’est un enjeu fort, qui passe par la communication.

Expliquer ce que l’on fait, pourquoi on le fait…

Il n’y a pas de règle universelle en matière de distance sociale : les distances interpersonnelles peuvent être
très différentes selon les cultures et religions. Le même chercheur, Edward T. Hall, a étudié ces différences : « un
Italien est proche de son interlocuteur, il s’exprime facilement avec des gestes, voire des contact »
contrairement à : « un Anglais qui, traditionnellement, ne touche pas son interlocuteur et ne s’en approche
pas autant. »

Edward T. Hall a donc remarqué que ces distances varient selon les cultures considérées. Ainsi, dans les pays
latins, les distances entre les corps sont relativement réduites. En Afrique, elles sont souvent si réduites que le
contact physique est fréquent. À l'inverse, dans les pays nordiques ou au Japon, les contacts physiques sont
plus rares et ces distances plus importantes. Elles varient également selon les lieux où l'interaction se déroule,
ce qui signifie qu'elles doivent être prises en compte par les architectes et designers. Elles sont par exemple
différentes dans des lieux publics comme les ascenseurs ou les transports en commun.

Et au Maroc
Au Maroc, selon une observatrice qui se réfère aux travaux de Edward T. Hall, la proxémie marocaine est
déstabilisante pour l’étranger : on oscille entre le très proche et le très loin. Cela dépend du sexe, plus que de

25
la réelle relation avec la personne. D’un point de vue occidental, les Marocains se conduisent avec vous
comme des amis très proches, même si le mot n'a pas le même sens. Autant les relations entre les personnes
du même sexe peuvent être physiquement proches, autant celles entre hommes et femmes sont
physiquement distantes, même s’ils sont intimes (mari et femme, frère et sœur), et cela dès le plus jeune âge. Il
s’agit avant tout de respecter la pudeur. Ces distances perdurent à la maison, alors qu’on est dans le cercle
de l’intime.

La pratique religieuse encourage cette proximité physique (entre hommes). A la mosquée, il faut être en rang
serrés (les places sont souvent imprimées pour matérialiser les tapis de prière) et on doit compléter le rang
avant d’en commencer un autre.
Informations extraites de l’article du 25 mai 2020 « Distanciation sociale au Maroc, l’impossible
acculturation ? » dans Vivre et travailler au Maroc. Références dans la bibliographie.

Pour aller plus loin, bibliographie :


Yves Winkin, La Nouvelle Communication, Paris, Seuil, coll. « Points / Essais », septembre 2000.
et un article très intéressant sur le Web https://o-maroc.com/distanciation-sociale-impossible-maroc dans O-
Maroc Vivre et travailler au Maroc, partage d'info, L’article du 25 mai 2020 « Distanciation sociale au Maroc,
l’impossible acculturation ? » fait notamment le point sur les effets de la crise du COVID dans le pays.

26
2.4. La distance professionnelle
Partager en permanence la souffrance des autres, c’est se mettre en danger.
Il faut pourtant se rapprocher, pour apporter son aide ou administrer des soins, en franchissant la barrière de
l’intime.
Mais se rapprocher de l’autre implique de franchir des frontières invisibles, qui dépendent de la culture du
soignant comme du soigné.
Au niveau des sentiments comme au niveau des gestes, existe-t-il une « bonne distance » ?

2.4.1. Définition
Une définition proposée est « la limite morale et psychologique à l'expression des valeurs personnelles dans le
cadre de l'activité professionnelle ».
Il s'agit de trouver le bon équilibre entre implication (se noyer dans la souffrance et les émotions de l’autre) et
''auto-protection'' individuelle (se fermer aux émotions de l’autre pour se protéger). Cette distance « juste »
n’est pas universelle, elle dépend notamment la culture du soignant comme du soigné mais elle dépend
essentiellement de l'identité du soignant, personnelle et professionnelle (son histoire, son fonctionnement et ses
principes). Cette distance préservée peut être appelée « carapace professionnelle » par E. Mallem*
*MALLEM, Elke. La distance professionnelle, Objectif Soins, n°136, mai 2005
En quelque sorte le soignant se forge un bouclier qui lui permet de se protéger des émotions de la personne
qu'il soigne.

Carapace ou pas, affiche pour la protection des espèces menacées


après les incendies….

27
2.4.2. La « juste » distance
Une définition serait comme « la capacité à être au contact d'autrui malgré la différence des places » selon
Pascal Prayez*
* PRAYEZ, Pascal ; SLIWKA, Corinne (sous la coordination de). Distance professionnelle et
qualité du soin. France : Lamarre. 2018°
Cette bonne distance implique d'être pleinement conscient des enjeux émotionnels et affectifs, mais aussi des
intérêts éthiques qu'entraîne cette relation interpersonnelle. Ainsi, pour mettre en place une distance juste
avec le patient, il faut que le soignant soit, selon Pascal Prayez, dans « l'intention juste », c'est-à-dire en ayant
la volonté de trouver un certain équilibre entre ce qu'il veut apporter à l'autre, et ce que celui-ci est en droit
d'attendre en tant que patient.
Le soignant doit établir un lien interactif avec la personne soignée qui lui permet à la fois d'être au contact de
son ressenti, de ses émotions, tout en conservant suffisamment de distance afin de pouvoir les analyser. Il
pourra ainsi préserver son intégrité psychique et son bien-être dans le cadre de l'exercice de sa profession.
« Trouver et gérer la ''bonne'' distance thérapeutique est une sécurité psychologique » pour le soignant et le
soigné selon M. Liégeois*. Cette distance diffère pour chaque individu selon ses propres limites. Il faut trouver le
juste équilibre entre le « risque de tomber dans une relation de type fusionnel » et le risque d'être si distant que
l'on ne peut « rien entendre de la souffrance » du patient. Il affirme que « prendre du recul pour mieux écouter
et mieux accompagner ».

LIÉGEOIS, Maurice. Distance thérapeutique. Article mis en ligne par le Serpsy (Soin Etude et Recherche
en PSYchiatrie, Espace de réflexion et d'échanges autour de la relation soignant / soigné) Disponible
sur : <http://www.serpsy.org/detour/distance.htm

La bonne distance professionnelle est celle qui permet une communication de qualité avec le patient, et
donc une écoute attentive de ses besoins, mais également de sa souffrance, la juste distance est celle qui
assure de tenir la souffrance à un niveau qui permette de travailler avec elle.

28
La relation de confiance soignant - soigné
Plus le soignant et le patient sont dans une relation saine, juste, qui respecte leurs individualités et leurs statuts,
mieux ils parviendront à construire une relation de confiance.
Ce lien privilégié s’appelle d’ailleurs le « colloque singulier »

Une relation de soins nécessite souvent du


temps.
Temps qui n’est pas forcément disponible
dans une relation d’aide et de soutien (par
exemple pour un brancardage), où la relation devra être quasiment immédiate, dès la présentation et les
explications de l’intervenant.
Pour le soignant (ou l’accompagnant sur un temps plus long, par exemple un transfert hospitalier entre
établissements éloignés) il s’agira de manifester sa disponibilité et son intention sincère de répondre aux
besoins et aux attentes du patient.
Dans une relation de soins, au fur et à mesure du renforcement de cette relation de confiance, le soignant et
le patient en viennent à former une véritable « alliance thérapeutique », à un accord par engagement mutuel
du soignant et du soigné qui cheminent ensemble vers un même objectif, la guérison ou le mieux-être du
patient. Le soignant effectue tous les soins permis dans les limites de sa fonction, en étant disponible et à
l'écoute. Le patient respecte scrupuleusement le traitement prescrit et les recommandations concernant son
hygiène de vie.
La principale difficulté dans la recherche de cette juste distance reste de parvenir à installer des limites dans
la relation, et à les maintenir tout au long de la prise en charge. Ces limites peuvent être soulignées dans le
dialogue, en maintenant par exemple le vouvoiement et les formules de politesse.
Malgré ces barrières assez factices, une dimension affective peut se développer, qui peut amener un soignant
et son patient à s'estimer, s'apprécier, puis finalement s'attacher l'un à l'autre. L'attachement peut être assimilé
à un engagement, un sentiment qui lie, unit fortement à quelqu'un. L’attachement est un besoin primaire de
l'homme, naturel, comme l'enfant avec ses parents dès la naissance. Chaque individu est construit de telle
sorte qu'il a tendance à s'attacher aux personnes en lesquelles il a confiance, auxquelles il a dévoilé son
espace intime et qui lui procurent un sentiment de sécurité et de bien-être.

29
Évaluer son degré d'attachement à une personne est difficile. Mais c’est indispensable pour le soignant s’il
veut mettre en place une juste distance avec un patient (et ne pas être dévasté chaque fois que des soins
n’aboutissent pas…)
Tout l'enjeu pour le soignant se trouve là : trouver le juste équilibre entre proximité relationnelle et
attachement.
La bibliographie sur le sujet est très vaste, on peut retenir principalement
Distance professionnelle et qualité du soin
Pascal Prayez (sous la direction de)
Lamarre éditions, 2018
Collection Fonction cadre de santé

30
2.5. Le bon positionnement au sein de l’équipe de soins
C’est un des points abordés dans les modules d’intégration à la formation (Modules Se positionner au regard
du métier et de la démarche de la formation et Intégrer les fondamentaux et les valeurs du système de santé
marocain).
L’important est de connaître l’organisation des soins, le rôle et les fonctions de chacun.

Mais rien ne remplace l’échange, profitez de la chance de vous trouver au sein d’un centre de formation qui
développe la majorité des métiers paramédicaux, et utilisez au mieux vos périodes de stage pratique dans les
établissements !

31
Chapitre III
VOCABULAIRE TECHNIQUE

32
3.1. Des abréviations courantes
Tout milieu professionnel a tendance à établir ses codes de langage.
Les situations d’urgence et de tension renforcent une tendance générale à utiliser des « raccourcis », c’est-à-
dire des abréviations pour désigner une personne, un service, un objet.
Le soignant, amener à des échanges professionnels constants avec les équipes et/ou les établissements ne
doit pas être désorienté par l’usage de ces abréviations et doit pouvoir communiquer très rapidement en cas
de besoins (par exemple, accident d’exposition au sang = AES).
Par ailleurs, l’utilisation des codes de langage d’une profession contribue fortement à une intégration rapide.

3.1.1. Abréviations utilisées au Maroc, Répertoire de l’offre de soins

Plusieurs listes sont proposées, les premières, marocaines, proviennent du Ministère de la santé.

Abréviations utilisées dans le Répertoire de l’offre de soins - Maroc


Cab.Cons. Cabinet privé de consultation médicale
Cab.Rx Cabinet privé de radiologie
CTMR Centre de traitement de la tuberculose et des
maladies respiratoires
Chir.Dent. Chirurgien-dentiste
CHP Centre hospitalier provincial ou préfectoral
CHR Centre hospitalier régional
CHU Centre hospitalier universitaire
Constru. Construction
CPBL Clinique privée à but lucratif
CPBNL Clinique privée à but non lucratif
CRPF Centre de référence pour la planification familiale
CSC Centre de santé communal
CSCA CSC avec module accouchement
CSU Centre de santé urbain
CSUA Centre de santé urbain avec module
d’accouchement
DR Dispensaire rural
EC En cours de réalisation
ERSSB Etablissement rural de soins de santé de base
ESSB Etablissement de soins de santé de base
FDR Fond de développement rural
H Hospitalisation
HG Hôpital général
HGN Hôpital général national
HGP Hôpital général provincial/préfectoral
HGR Hôpital général régional
HL Hôpital local
HS Hôpital spécialisé Hôpital spécialisé
HSN Hôpital spécialisé national Hôpital spécialisé national
HSP Hôpital spécialisé Hôpital spécialisé provincial
provincial
HSR Hôpital spécialisé régional
Infrastr. Infrastructure

33
Lab.Méd. Laboratoire privé d’analyses médicales
LEHM Laboratoire d'épidémiologie et d'hygiène du milieu
Lits exist. Nombre de lits existants à l’hôpital
Lits fonct. Nombre de lits fonctionnels dans l’hôpital
MA Module d’accouchement
MC Module de consultation
Méd.C.L. Médecin de collectivité locale
Nbre Nombre
Pharm/Dépôt Pharmacie/dépôt de médicaments
PDS-00/04. Plan de développement sanitaire 2000/2004
PI Programme d’investissement
PI- Autr Programme d’investiss. Autre Programme d’investissement. Autre que Budget
général (communes, mécènes, …)
Reconstr. Reconstruction
Rénovat. Rénovation
SG Services généraux
SSB Soins de santé de base RMED Réanimation médicale
ST Services techniques
RES Réseau
SB Soins de santé de base
SH Réseau hospitalier
SP Service provincial
SC Service central
MIL Milieu
U Urbain
R Rural
SIT Situation Juridique
CPR Année en cours de préparation
DAT.REC Date de recrutement

34
3.1.2. Abréviations utilisées au Maroc, désignation des spécialités médicales

Spécialités médicales Maroc


ACUP Acupuncture
ADSA Administration sanitaire
ANAP Anathomo-pathologie
ANCH Anatomie chirurgie
ANES Anesthésie-réanimation
BIOL Biologie
CARD Cardiologie
CHCV Chirurgie cardio vasculaire
CHID Chirurgie dentaire
CHIG Chirurgie générale
CINF Chirurgie infantile
COMM Communication
CPLA Chirurgie plastique
CTHO Chirurgie thoracique
CVIS Chirurgie viscérale
DERM Dermatologie
ENDO Endocrinologie
EPID Epidémiologie
GAST Gastrologie
GNET Génétique
GYNE Gynécologie
HEMA Hématologie
HEMB Histologie embriologie
IMED Informatique médicale
IMMU Immunisation
MDEN Médecine dentaire
MGEN Médecine générale
MICR Microbiologie
MINT Médecine interne
MINF Maladie infectieuse
MNUC Médecine nucléaire
MPHY Médecine physique
MSPO Médecine sportive
MTRA Médecine de travail
NCHI Neuro-chirurgie
NEPH Nephrologie
NEUR Neurologie
NPSY Neuropsychiatrie
ONCO Oncologie
OPHT Ophtalmologie
ORLA Oto-rhino-laryngologie
PEDI Pédiatrie
PPHT Pneumo-phtisiologie
RADI Radiologie
RADT Radiothérapie
RECH Réanimation chirurgicale
RMED Réanimation médicale

35
RFON Rééducation fonctionnelle
RHUM Rhumatologie
SPUB Santé publique
STOM Stomatologie
TORT Traumato-orthopédie
UROL Urologie
URG Urgentologie
AUTR Autres spécialités
XXXX Spécialité non déclarée

3.1.3. Abréviations utilisées en France


La liste est plus étendue (termes médicaux, équipements, pathologies etc.
Elle est parfois non transposable au Maroc (pour nommer les établissements publics par exemple), mais
comme la littérature scientifique médicale francophone se situe très généralement dans le cadre français, il a
semblé utile de la produire en intégralité.
Abréviation Complet

AAG Asthme aigu grave


ABM Agence de biomédecine
AC Arrêt cardiaque
ACFA Arythmie complète par fibrillation articulaire
ACHA Unité de chirurgie ambulatoire
ACR Arrêt cardio-respiratoire
ACSOS Agressions cérébrales secondaires d'origine systémique
ACT Activated coagulation time
ACTH Acéthylcholine
ADH Antidiurectic hormone
ADN Acide désoxyribonucléique
AEA Aides éducatives et administratives
AEG Alteration de l’état général
AES Accident d'exposition au sang / sexuel
AEV Accident d'exposition virale
AG Anesthésie générale
AI Agent(s) infectieux
Aide inspiratoire
AINS Anti inflammatoire non stéroïdien
AIT Accident ischémique transitoire
AL Anesthésie locale
ALD Affection longue durée
ALR Anesthésie locorégionnale
ALRIV Anesthésie locorégionnale intraveineuse
AMM Autorisation de mise sur le marché
AMP Assistance médicale à la procréation
ANAES Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé
ANSM Agence national de sécurité du médicament et des produits de santé
AOMI Artériopathie oblitérante des membres inferieurs
AP Auxiliaire de puériculture
APC Approche par les Compétences
APD Anesthésie péridurale
ARCF Anomalie du rythme cardiaque fœtal
ARLIN Agence régional de lutte contre les IN
ARN Acide ribonucléique
ARNS Anti Rhumatismaux Non Stéroïdiens
ARS Agence régionale de santé
AS Aide-soignante
ASMR Amélioration du service médical rendu
ASN Autorité de sûreté nucléaire

36
ASP Action semi-prolongée
Abdomen sans préparation
ASSP Assistante spécialisé
ASV Support de ventilation adaptative
AT Accident(s) du travail
ATAD Aide temporaire à domicile
ATB Antibiotiques
ATC Compensation automatique de la température
ATCD Antécédent(s)
ATLS Advanced trauma life support
ATNC Agent(s) transmissible(s) non conventionnel(s)
ATP Adénosine triphosphate
AUP Accueil des urgences psychiatriques
AVC Accident vasculaire cérébral
AVH Anesthésiques volatils halogénés
AVK Antivitamine K
AVP Accident voie publique
BA Bloc auxiliaire
BACS Bilan d’autonomie et de compétences sociales
BAV Bloc auriculo-ventriculaire
BAVU Ballon auto-remplisseur à valve unidirectionnelle
BB Bloc de branche
BCG Bacille de Calmette et Guérin
BCPIA Ballon de contre-pulsion intra-aortique
BDA Bouffée délirante aigue
BDC Bruit(s) du cœur
BDGF Bas débit de gaz frais
BES Bilan entrées-sorties
BH Bilan hépatique
Bloc huméral
BHA Bruit hydro aérique
BHRe Bactérie hautement résistance émergente
BIC Bloc infra-claviculaire
BIS Index bispectral
BK Bacile de koch
BMI Body mass index
BMR Bactérie multirésistante
BNP Brainnatriuretic peptide
BO Bloc opératoire
BPCO Broncho-pneumopathie chronique obstructive
BPM Battements par minute
BSC Bloc sus- ou supra-claviculaire
BU Bandelette urinaire
BZD Benzodiazépines
CA Chambre d'apaisement
CAM Concentration alvéolaire minimale
CaO2 Concentration artérielle en oxygène
CAPT Centre anti-poisons et toxicovigilance
CAT Conduite à tenir
CBAPS Centre de biologie - anatomie et cytologie pathologiques sud
CCLIN Centre de coordination de la lutte contre les IN
CCN Crise de colique nephretique
CDS Cadre de santé
Code de santé publique
CE Communauté Européenne
CEC Circulation extra-corporelle
CED Circulation extra-corporelle
CEE Choc électrique externe
CENS Centre européen pour la nutrition et la santé
CG Culot globulaire
CGA Concentrés de granulocytes
CGR Culot de globules rouges
CH Centre hospitalier

37
CHIP Chimiothérapie intra-péritonéale
CHS Centre hospitalier spécialisé
CHSCT Comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail
CHU Centre hospitalier universitaire
CHV Correspondant d'hémovigilance
CI Chambre d'isolement
Cellule d'isolement
Contre-indication
CIDDIST Centre d'information, de dépistage et de diagnostic des IST
CIVD Coagulation intra-vasculaire disséminée
CL Cholestérol
Cl- Chlore
CLE Canal lombaire étroit
CLIN Comité de lutte contre les infections nosocomiales
CME Commission médicale d'établissement
Comité médical d'éthique
cmH2O Centimètres d'eau
CMRO2 Cerebral metabolic rate of oxygen
CMU Couverture maladie universelle
CNA Certificat de non admission
CND Curares non dépolarisants
CO Oxyde de carbone
CO2 Dioxyde de carbone
COS Commandement des opérations de secours
CPA Concentrés plaquettaires d'aphérèse
CPAP Ventilation spontanée en pression expiratoire positive (Continuous Positive Airway Press)
CPIA Contre-pulsion intra-aortique
CPK Créatine phosphokinase
CPM Centre médico-psychologique
CPP Comité de protection des personnes
CPS Centre de prévention des suicides
CPT Compte post-tétanique
CRCI Commission régionale de conciliation et d'indemnisation
CREX Comité de retour d'expérience
CRF Capacité résiduelle fonctionnelle
CRH Coordinateurs régionaux d'hémovigilance
CRIAVS Centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles
CRP Protéine C réactive
CRSA Conférence régionale de la santé et de l'autonomie
CS Conscience / conscient(e)
CSIRMT Commissions soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques
CSP Code de la santé publique
CTE Comité technique d'établissement
CTNMRV Comité technique national de matériovigilance et réactovigilance
CTS Centre de transfusion sanguine
CUMP Cellule d'urgence médico-psychologique
CV Capacite vitale
CVVH HémoFiltration continue veine-veineuse
CVVHD HémoDialyse continue veine-veineuse
CVVHDF HémoDiaFiltration Continue veine-veineuse
D+ Douleur
DA Débit aortique
DAE Défibrillateur automatique externe
DAI Défibrillateur automatique implantable
DAL Dispositif d'aide à l'allaitement
DASRI Déchets d'activité de soins à risque infectieux
DavO2 Différence artério-veineuse en O2
DC Débit cardiaque
DD Décubitus dorsal
DEM Dissociation électro-mécanique
DEP Débit expiratoire de pointe
DGCS Direction générale de la cohésion sociale
DGOS Direction générale de l'offre de soins

38
DGS Direction générale de la Santé
DHI DiHydroTestostérone
Diag Diagnostic(s)
DID Diabète insulino-dépendant
DIR Diabète Insulino-dépendant requérant
DIU Dispositif intra-utérin
DL Décubitus latéral
DLC Date limite de consommation
DLD Décubitus latéral droit
DLG Décubitus latéral gauche
DLU Date limite d'utilisation
DM Décision modifiable
Dispositifs médicaux
Décision medicale
DMI Dispositifs médicaux implantables
DMP Dossier médical personnel
DMS Durée moyenne du séjour
DNID Diabète non Insulino-dépendant
DOS Direction des opérations de secours
DP Dialyse péritonéale
DPC Développement professionnel continu
DPO Douleur post-opératoire
DRESS Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques
DSA Défibrillateur semi-automatique
DSC Débit sanguin cérébral
DSH Débit sanguin hépatique
DSS Direction de la Sécurité sociale
DT Delirium tremens
Douleur thoracique
Demande de travaux
DTM Distance thyro-mentonnière
DTS Désorientation temporo-spatiale
DUP Débit utéro-placentaire
DV Décubitus ventral
DVA Dérivation ventriculo-atriale
DVE Dérivation ventriculo-externe
DVP Dérivation ventriculo-peritonéale
ECBU Examen cytobiologique par bandelette urinaire
ECG Électrocardiogramme
ECMO Extra Corporeal Membrane Oxygenation – Assistance respiratoire extra-corporelle
EEG Électroencéphalogramme
EER Épuration extra-rénale
EFR Épreuves fonctionnelles respiratoires
EFS Établissement français du sang
EI Effet(s) indésirable(s)
Endocardite infectieuse
Entretien infirmier
Evènement(s) indésirable(s)
EIC Espace(s) intercostal(s)
EIG Effet(s) indésirable(s) grave(s)
EIR Effets indésirables receveur
ELI Institut européenne du lymphone
EMDR Eye movement desensitization and reprocessing
(désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires)
EME État de mal épileptique
EMG Électromyographie
EMI Entretien Medico-infirmier
EMS Établissement médico-social
EN Échelle numérique
ENP Enquête nationale de prévalence
EOG Électro-Oculogramme Sensoriel
EOH Équipe opérationnelle en hygiène
EOHH Équipe opérationnelle en hygiène hospitalière

39
EPO Érythropoïétine
EPP Évaluation des pratiques professionnelles
EPPH Effet de premier passage hépatique
EPPI Eau pour préparation injectable
EPRD État prévisionnel des recettes et dépenses
ERO2 Extraction en oxygène
ESAT Etablissement et service d’aide par le travail
ESPI Espace de soins psychiatriques intensifs
ESSV Extrasystoles supra-ventriculaires
EVA Échelle visuelle analogique
FAV Fistule arterio veineuse
FHA Friction hydro-alcoolique
FID Fosse iliaque droite
FIG Fosse iliaque gauche
FiO2 Fraction inspirée en oxygène
FIV Fécondation in vitro
FV Fibrillation ventriculaire
GB Globule(s) blanc(s) = leucocyte(s)
Glioblastome
GDS Gaz du sang
GEA Gastro-entérite aigue
GEU Grossesse extra-utérine
GPP Gouttière plâtrée postérieure
GR Globule(s) rouge(s) = hématies
HAS Haute autorité de santé
HB Hémoglobine
HBPM Héparine de bas poids moléculaire
HCO3- Bicarbonate
HD Hémorragie digestive
HDT Hospitalisation à la demande d'un tiers
HL Hospitalisation libre
HNF Héparine non fractionnée
Hyperplasie nodulaire fécale
HSA Hémorragie sous-arachnoïdienne
HTA Hypertension artérielle
IA Intra-artérielle
IADE Infirmier anesthésiste diplômé d'état
IAS Infection(s) associée(s) aux soins
IBODE Infirmier de bloc opératoire diplômé d'état
IC Insuffisance cardiaque
ICD Insuffisance cardiaque droite
ICG Insuffisance cardiaque gauche
ID Intradermique
IDE Infirmier diplômé d'état
IFCS Institut de formation aux carrières de santé
IFSI Institut de formation aux soins infirmiers
IM Intramusculaire
IME Institut Médico-infantile
IN Infection(s) nosocomiale(s)
Incs Inconscience / inconscient(e)
INSERM Institut national de santé et de la recherche médicale
IP Insuffisance pulmonaire
IRA Insuffisance rénale aigue
IRC Insuffisance rénale chronique
IRM Imagerie par résonnance magnétique
ISO Infection suite opératoire
IST Infection(s) sexuellement transmissible(s)
IV Intraveineux

IVG En cardio : insuffisance du ventricule gauche


En néo-nat : interruption médicale de grossesse
LCR Liquide céphalo-rachidien
LCS Liquide céphalo-spinal

40
LVA Libération des voies aériennes
MAO-B MonoAmineOxydase-B
MAPA Mesure ambulatoire de la pression artérielle
MCO Médecine, chirurgie, obstétrique
MCP Maladie à caractère professionnel
MCU-PH Maître de conférences des universités - praticien hospitalier
MDPH Maison des personnes handicapées
MDS Médicament(s) dérivé(s) du sang
MIT Maladie infectieuse et tropicale
mmHg Millimètre de mercure
MO Micro-organisme
mOsm Milliosmole
MTE Marge thérapeutique étroite
NMDA N-Métyl-D-Aspartate
NRBC Nucléaire - Radiologique - Bactériologique - Chimique
NTIA Néphrites tubulo- interstitielles aigues
OAP Œdème aigue pulmonaire
OMS Organisation mondiale de la santé
ONDAM Objectif national des dépenses de l'assurance maladie
OPH Ophtalmologie
ORL Oto-Rhino-Laryngologie
PA Pression artérielle
Potentiel d'action
PAM Pression artérielle moyenne
Pôle d'activité médicale
Programme alimentaire mondial
PaO2 Pression artérielle en oxygène
PH Praticien hospitalier
PHA Produit Hydro-alcoolique
PHU Praticien hospitalier universitaire
PIC Pression intra-crânienne
PLS Position latérale de sécurité
PNER Pupilles normales égales et réactives
PPI Pour préparation injectable
PSH Personne en situation de handicap
PSL Produit sanguin labile
PTA Plateau technique automatisé
PTI Plateau technique infectiologie
PTV Potentiels tardifs ventriculaires
PU-PH Professeur universitaire - Praticien hospitalier
PUI Pharmacie à usage intérieur
PUM Post urgences médicales
RAISIN Réseau d'alerte et d'investigation et de surveillance des IN
RBR Rapport bénéfice-risque

RCP Résumé caractéristique du produit


Réanimation cardio-pulmonaire
Réunion de concertation pluridisciplinaire
RP Radio pulmonaire
RT Rétrotranscriptase inverse
RTT Réduction du temps de travail
SA Salon d'apaisement
SaO2 Saturation artérielle en oxygène
SAS Soustraction aux soins
SAU Service d'accueil des urgences
SB Substance blanche
SC Sous cutanée
SCD Soins de courtes durées
SCP Sous cutanée profonde
SCU Service chirurgical d'urgence
SCUF UltraFiltration Continue Lente
SDC Suite de couches
SDIS Service Départemental d’Incendie et de Secours

41
SDRE Soins psychiatriques sur demande d'un représentant de l'état
SDT Soins psychiatriques sur demande d'un tiers
SDTU Soins psychiatriques sur demande d'un tiers en urgence
SFAP Société française d'accompagnement en soins palliatifs
SG Substance grise
SHA Solution hydro-alcoolique
SIPO Soins intensifs post-opératoire
SL Soins libres
SLD Soins de longue durée
SLV Soins sur lieu de vie
SN Système nerveux
SNC Système nerveux central
SNP Système nerveux périphérique
SO Site opératoire
SPDRE Soins psychiatriques sur demande d'un représentant de l'état
SPDT Soins psychiatriques sur demande d'un tiers
SPDTU Soins psychiatriques sur demande d'un tiers en urgence
SPI Soins psychiatriques en cas de péril imminent / immédiat
SpO2 Saturation pulsée en oxygène
SPPI Soins psychiatriques en cas de péril imminent / immédiat
SRIS Syndrome de réponse inflammatoire systémique
SRPR Soins de rééducation post-réanimation
SSPI Service de soins post-interventionnels
SSR Soins de suite et réadaptation
STP Suivi thérapeutique pharmacologique
SUR Service d’urgence réanimation
Service universitaire de réhabilitation
T2A Tarification à l'acte
TA Tension artérielle
TC Traumatisme crânien
Tronc cérébral
TCA Temps de céphalée avec activateur
TCD Tube contourné distal
TCP Tube contourné proximal
TED Troubles envahissants du développement
TEP Tomographie par émissions de positrons
TIAC Toxi-infection alimentaire collective
TIH Transport inter-hospices
Thrombopénie induite par héparine
TS Tentative de suicide
Ttt Traitement(s)
UCSA Unité de consultation et de soins ambulatoires
UCU Unité chirurgicale d'urgence
UHCD Unité d'hospitalisation de courte durée
UHTCD Unite d'hospitalisation de très courte durée
UP Unité protégée
UPU Unité post-urgences
USC Unité de soins continus
USIP Unité de soins intensifs psychiatriques
UTO Unité de transplantation d'organes
VA Voie(s) aérienne(s)
Voies(s) accessoire(s)
VAE Validation des acquis et des expériences
Vd Volume de distribution
VEMS Volume expiratoire maximum seconde
VEN Voie endo-nasale
VR Volume résiduel
VSL Véhicule sanitaire léger
VSST Vigilances sanitaires de sécurité transfusionnel
VT Volume courant
VVC Voie veineuse centrale
VVP Voie veineuse périphérique

42
3.1.4. Bascule français – anglais sur les abréviations médicales
Une version anglaise des sigles a été mise en ligne par l’ordre des physiothérapeutes canadiens :
Elle peut être consultée sur https://oppq.qc.ca/wp-content/uploads/Abreviation-medicale-fr-eng.pdf
Elle est très (trop) complète : nous conseillons de la garder en documentation mais pour l’usage courant, lors
de contact avec un public international anglophone, de faire avec le formateur une sélection (au feutre
Stabilo)

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3.2. Vocabulaire technique
3.2.1. Vocabulaire médical, du français à l’anglais

Français Anglais
Abdomen Abdomen
Te deliver a baby
Accoucher
To give birth
Admettre To admit
ADN DNA
Aider Help
Aine Groin
Aisselle Armpit
Amygdale Tonsil
Annulaire Ring Finger
Anus Anus
Aorte Aorta
Appendice Appendix
Apporter To bring
Arête du nez Bridge of nose
Artère Artery
Artère pulmonaire Pulmonary artery
Articulation Knuckles
Avant / Devant / de face Front
Avant-bras Forearm
Barbe Beard
Bas du dos Lower back
Bassin Pelvis
Bronche(s) Bronchus / bronchi
Bronchiole Bronchiole
Cage thoracique Rib cage
Cartilage Cartilage
Cavite nasale Nasal cavity
Ceinture pelvienne Girdle pelvic
Cérumen / cire Ear wax
Brain
Cerveau
Cerebrum
Cervelet Cerebellum
Chauve / Calvitie Bald / Baldness
Cheville Ankle
Cils Eyelashes
Clavicule Clavicle
Cœur Heart

61
Français Anglais
Col de l'utérus Cervix
Colon Colon
Colonne vertébrale Spine / Backbone / Spinal / Vertebral Column
Conduit Canal
Corde vocale Vocal cord
Corps / organisme Body
Cote Rib
Cou Neck
Coude Elbow
Coup-de-pied Instep
Crane Skull
Cubitus / Ulna Ulna
Cuir chevelu Scalp
Cuisse Thigh
Dent / dents Tooth / Teeth
Diaphragme Diphragm
Doigt Finger
Doigt de pied Toe
Dos Back
Droit / a droite Right
Duodénum Duodenum
Entrailles Insides
Epaule Shoulder
Estomac / ventre Stomach
Favoris / pattes Sideburns
Fémur Femur
Foie Liver
Fonctions physiologiques Bodily functions
Front Forehead
Gauche Left
Gencives Gums
Genou Knee
Gland Glans
Glandes salivaires Salivary glands
Glandes surrénales Adrenal glands
Globe oculaire Eyeball
Gorge Throat
Grain de beauté Mole / beauty spot
Gros intestin Large intestine
Hanche Hip
Haut du bras Upper arm
Humérus Humerus
Ilion Ileum

62
Français Anglais
Imberbe Hairless
Index Index finger
Intestin grêle Small instestine
Intestins Bowels
Iris Iris
Jambe Leg
Joue Cheek
Langue Tongue
Larynx Larynx
Lèvre Lip
Ligament Ligament
Lobe Earlobe
Mâchoire Jaw
Main Hand
Majeur Middle finger
Mamelon Nipple
Mélanine Melanin
Membre Limb
Menton Chin
Moelle épinière Spinal cord
Mollet Calf
Moustache Mustache
Muqueuse Mucous membrane
Muscle Muscle
nal lacrymal Tear Duct
Narines Nostrils
Nerf Nerve
Nerf périphérique Peripheral nerve
Nez Nose
Belly Button
Nombril
Navel
Nuque Nape
Œsophage Esophagus
Ombilic Umbilicus
Omoplate / Scapula Scapula
OmoplateScapula
Shoulder Blade

Fingernail
Ongle
Nail
Ongle de pied Toenail
Oreille Ear
Organe vital Vital organ
Orifice de l'oreillette droite Right atrium / auricle
Ovaire Ovary

63
Français Anglais
Palais Palate
Pancréas Pancreas
Parties génitales / organes génitaux Genitalia / genitals
Parties génitales/intimes Privates
Paume Palm
Paupiere Eyelid
Peau / épiderme Skin / epidermis
Couche de la peau Skin layers
Péroné / Fibula Fibula
Petit doigt Little finger
Petit orteil Pinky toe
Phalange Phalange / Phalanx
Pharynx Pharynx
Pied Foot
Pied / pieds Foot / feet
Pilosité Faciale Facial hair
Plante de pieds Sole of the foot
Poignet wrist
Poil / cheveux Hair
Poing Fist
Poitrine Chest
Pomme d'Adam Adam's apple
Postérieur / fesses Buttocks / bottom
Pouce Thumb
Poumon Lung
Pubis Pubis
Pupille Pupil
Radius Radius
Raie des fesses Cleft of the buttocks
Rate Spleen
Rectum Rectum
Rein Kidney
Reins Loin
Rotule / Patella Patelle
Salive Saliva
Sang Blood
Scrotum Scrotum
Sein Breast
Semence Semen
Sourcil Eyebrow
Sperme Sperm
Sphincter Sphincter
Sternum Sternum

64
Français Anglais
Système nerveux autonome Automatique nervous system
Système nerveux central Central nervous system
Taches de rousseur Freckles
Taille Waist
Talon Heel
Tendon Tendon
Testicule Testicle / testis
Tète Head
Thorax Thorax
Trachée Windpipe / Trachea
Thyroïde Thyroid
Tibia Shin / tibia
Tour de taille Waistline
Trompes de Fallope Fallopian tubes / oviducts / uterine tubes
Tronc Trunk
Tympan Eardrum
Uretère Ureter
urètre Urethra
Utérus Uterus
Vagin Vagina
Vaisseaux Vessels
Valve Valve
Veine Vein
Veine cave inferieur VCI Inferior vena cava IVC
Veine cave supérieure VCS Superior vena cava SVC
Veine pulmonaire Polmonary vein
Ventre Belly
Ventricule droit Right ventricle
Ventricule gauche Left ventricle
vertèbre cervicale Cervical vertebra
vertèbre(s) Vertebra(e)
Vésicule biliaire Gall-bladder
Vessie Bladder
Voies respiratoires Airway
Vulve Vulva

65
3.2.2. Vocabulaire médical, de l’anglais au français

Anglais Français
Abdomen Abdomen
Te deliver a baby
Accoucher
To give birth
To admit Admettre
DNA ADN
Help Aider
Groin Aine
Armpit Aisselle
Tonsil Amygdale
Ring Finger Annulaire
Anus Anus
Aorta Aorte
Appendix Appendice
To bring Apporter
Bridge of nose Arête du nez
Artery Artère
Pulmonary artery Artère pulmonaire
Knuckles Articulation
Front Avant / Devant / de face
Forearm Avant-bras
Beard Barbe
Lower back Bas du dos
Pelvis Bassin
Bronchus / bronchi Bronche(s)
Bronchiole Bronchiole
Rib cage Cage thoracique
Cartilage Cartilage
Nasal cavity Cavite nasale
Girdle pelvic Ceinture pelvienne
Ear wax Cérumen / cire
Brain
Cerveau
Cerebrum
Cerebellum Cervelet
Bald / Baldness Chauve / Calvitie
Ankle Cheville
Eyelashes Cils
Clavicle Clavicule
Heart Cœur
Cervix Col de l'utérus
Colon Colon
Spine / Backbone / Spinal / Vertebral Column Colonne vertébrale
Canal Conduit

66
Anglais Français
Vocal cord Corde vocale
Body Corps / organisme
Rib Cote
Neck Cou
Elbow Coude
Instep Coup-de-pied
Skull Crane
Ulna Cubitus / Ulna
Scalp Cuir chevelu
Thigh Cuisse
Tooth / Teeth Dent / dents
Diphragm Diaphragme
Finger Doigt
Toe Doigt de pied
Back Dos
Right Droit / a droite
Duodenum Duodénum
Insides Entrailles
Shoulder Epaule
Stomach Estomac / ventre
Sideburns Favoris / pattes
Femur Fémur
Liver Foie
Bodily functions Fonctions physiologiques
Forehead Front
Left Gauche
Gums Gencives
Knee Genou
Glans Gland
Salivary glands Glandes salivaires
Adrenal glands Glandes surrénales
Eyeball Globe oculaire
Throat Gorge
Mole / beauty spot Grain de beauté
Large intestine Gros intestin
Hip Hanche
Upper arm Haut du bras
Humerus Humérus
Ileum Ilion
Hairless Imberbe
Index finger Index
Small instestine Intestin grêle
Bowels Intestins

67
Anglais Français
Iris Iris
Leg Jambe
Cheek Joue
Tongue Langue
Larynx Larynx
Lip Lèvre
Ligament Ligament
Earlobe Lobe
Jaw Mâchoire
Hand Main
Middle finger Majeur
Nipple Mamelon
Melanin Mélanine
Limb Membre
Chin Menton
Spinal cord Moelle épinière
Calf Mollet
Mustache Moustache
Mucous membrane Muqueuse
Muscle Muscle
Tear Duct Canal lacrymal
Nostrils Narines
Nerve Nerf
Peripheral nerve Nerf périphérique
Nose Nez
Belly Button
Nombril
Navel
Nape Nuque
Esophagus Oesophage
Umbilicus Ombilic
Scapula Omoplate / Scapula
OmoplateScapula
Shoulder Blade

Fingernail
Ongle
Nail
Toenail Ongle de pied
Ear Oreille
Vital organ Organe vital
Right atrium / auricle Orifice de l'oreillette droite
Ovary Ovaire
Palate Palais
Pancreas Pancréas
Genitalia / genitals Parties génitales / organes genitaux
Privates Parties génitales/intimes

68
Anglais Français
Palm Paume
Eyelid Paupière
Skin / epidermis Peau / épiderme
Skin layers Couche de la peau
Fibula Péroné / Fibula
Little finger Petit doigt
Pinky toe Petit orteil
Phalange / Phalanx Phalange
Pharynx Pharynx
Foot Pied
Foot / feet Pied / pieds
Facial hair Pilosité Faciale
Sole of the foot Plante de pieds
wrist Poignet
Hair Poil / cheveux
Fist Poing
Chest Poitrine
Adam's apple Pomme d'Adam
Buttocks / bottom Postérieur / fesses
Thumb Pouce
Lung Poumon
Pubis Pubis
Pupil Pupille
Radius Radius
Cleft of the buttocks Raie des fesses
Spleen Rate
Rectum Rectum
Kidney Rein
Loin Reins
Patelle Rotule / Patella
Saliva Salive
Blood Sang
Scrotum Scrotum
Breast Sein
Semen Semence
Eyebrow Sourcil
Sperm Sperme
Sphincter Sphincter
Sternum Sternum
Automatique nervous system Système nerveux autonome
Central nervous system Système nerveux central
Freckles Taches de rousseur
Waist Taille

69
Anglais Français
Heel Talon
Tendon Tendon
Testicle / testis Testicule
Head Tète
Thorax Thorax
Windpipe / Trachea Trachée
Thyroid Thyroïde
Shin / tibia Tibia
Waistline Tour de taille
Fallopian tubes / oviducts / uterine tubes Trompes de fallope
Trunk Tronc
Eardrum Tympan
Ureter Uretère
Urethra Urètre
Uterus Utérus
Vagina Vagin
Vessels Vaisseaux
Valve Valve
Vein Veine
Inferior vena cava IVC Veine cave inferieur VCI
Superior vena cava SVC Veine cave supérieure VCS
Polmonary vein Veine pulmonaire
Belly Ventre
Right ventricle Ventricule droit
Left ventricle Ventricule gauche
Cervical vertebra Vertèbre cervicale
Vertebra(e) vertèbre(s)
Gall-bladder Vésicule biliaire
Bladder Vessie
Airway Voies respiratoires
Vulva Vulve

70

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