Caractérisation Morphologique, Biochimique Et Mutagénèse Des Au CHU de Constantine
Caractérisation Morphologique, Biochimique Et Mutagénèse Des Au CHU de Constantine
Devant le Jury:
Président du jury : Mme. GHARZOULI R Maitre de conférences B (Université Constantine 1).
Rapporteur : Mme. BECHKRI S Maitre-assistante A (Université Constantine 1).
Examinateur : Mme. SAOUDI M Maitre-assistante A (Université Constantine1).
Année universitaire
2015 - 2016
Remerciments
«Nous tenons à remercier Dieu le tout puissant de nous avoir donné le courage, la volonté et la patience
pour achever ce travail ».
Nous tenons avant tout à exprimer nos remerciements les plus sincères à notre encadreur Mme
Bechkri S, pour avoir accepté de diriger ce travail, pour ses précieux conseils, son aide, ses suggestions
sur la rédaction de ce mémoire ainsi que la confiance qu'elle nous a témoigné tout au long de cette étude.
Qu’elle trouve ici l’expression de notre reconnaissance et de notre respect.
Nous tenons également à remercier Mr Pr Benlabed K Chef du laboratoire de Microbiologie du
CHU Ben Badis de Constantine pour nous avoir accueillis au sein de leur laboratoire ainsi pour sa
disponibilité et ses pertinents conseils sans oublier tout le personnel pour leur bienveillance et leur
éclaircissement et leur appui scientifique dans la recherche.
Nos vifs remerciements pour les membres du jury à commencer par Mme Dr. Gharzouli R Maitre de
conférences B a l’Université Constantine 1. Qui nous a fait l’honneur de présider notre jury. Qu’elle
trouve ici l’expression de notre profond respect.
A Mme Saoudi M d’avoir accepté d’examiner ce modeste travail et de l'attribuer des remarques et
des corrections très intéressantes.
Nous aimerons également exprimer notre gratitude à tous nos professeurs de graduation et de
post-graduation de l’université de Constantine I, un grand merci pour vous nos enseignements de
génétique que dieu vous bénisse et vous donne la santé.
Un merci particulier à Mme. Saoudi M pour son aide et ses précieux conseils lors de la
réalisation de notre travail au sien du laboratoire des Biotechnologies.
A toute personne qui participé de prés ou de loin pour l’accomplissement de ce modeste travail.
Merci à tous……..
Dédicace
Roumeissa
Dédicace
Je Dédie ce travail.
A ma très chère mère « Salima »
Affable, honorable, aimable : tu représente pour moi le symbole de la bonté par excellence,
La source de tendresse et l’exemple du dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager
et de prier pour moi.
Ta prière et ta bénédiction m’ont été d’un grand secours pour mener à bien mes études.
Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour
exprimer ce que tu mérite pour tous les sacrifices que tu n’as
Cessé de me donner depuis ma naissance, durant mon enfance
et même a l’âge adulte. Puisse Dieu, le tout puissant, te préserver et
t’accorder santé, longue vie et bonheur.
A mon très chèr père « Abd el-Hamid »
Pour son soutien constant, son amour et ses mots d’encouragement
qui m’ont permis de me rendre ici aujourd’hui. Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu as
Consentis pour mon éducation et ma formation. Que Dieu tout puissant te garde et te procure santé,
bonheur et longue vie.
A ma chère sœur « Maroua »
En témoignage de l’attachement, de l’amour et de l’affection que je porte pour toi.
Je te souhaite un avenir plein de joie, de bonheur, de
réussite et de sérénité.
A mon cher frère « Amine »
Que ce travail te reflète ma profonde affection, que dieu te protège et te procure bonheur,
santé et prospérité.
A mes très chères amies
Imene, Radia, Rayen, Sofia, Amina, Roumeissa et Kaouther.
A mes chers collègues
Ils vont trouver ici le témoignage d’une fidélité et d’une amitié infinie.
A toute ma famille maternelle et paternelle.
A tous ce qui me sont chers.
Safa
Sommaire
Résumé
Introduction............................................................................................................................................1
Revue bibliographique
I-3- Classification.................................................................................................................................4
III-1-1- Définition...........................................................................................................................14
Matériel et méthodes
II-Echantillonnage .................................................................................................................................24
VI-Méthodologie ...................................................................................................................................25
VII-Mutagénèse .....................................................................................................................................33
VII-3-5- Irradiation.........................................................................................................................35
Résultats et discussion
I-Prélèvements .......................................................................................................................................38
III-Mutagénèse .......................................................................................................................................49
Conclusion ............................................................................................................................................52
Annexes
Liste des abréviations
Figure 1 : Aspect des colonies de K. pneumoniae sur milieu gélosé (Gueye, 2007). ............................6
Figure 2: Séquence du génome complet de Klebsiella pneumoniae subsp. pneumoniae HS11286 (Liu
et al., 2012). .............................................................................................................................................9
Figure 3 : Représentation schématique des facteurs de pathogénicité de K. pneumoniae (Podschun et
Ullmann, 1998). .....................................................................................................................................12
Figure 4 : Mécanisme d’action des antibiotiques (Paul H. Roy, 1997). ...............................................15
Figure 6 : Formation de dimère de pyrimidines (Klug et Spencer, 2006). ...........................................22
Figure 7 : Galerie biochimique témoin de Klebsiella pneumoniae. ....................................................29
Figure 8 : Antibiogramme de Klebsiella pneumoniae. .........................................................................32
Figure 9: Répartition des souches K. pneumoniae selon l’origine du prélèvement..............................38
Figure 10 : Répartition de Klebsiella pneumoniae parmi les prélèvements cliniques. .........................39
Figure 11 : Distribution des souches de K. pneumoniae selon le sexe. ................................................40
Figure 12: Aspect des colonies des Klebsiella pneumoniae sur milieu Hektoen. ...............................40
Figure 13 : Coloration de Gram de Klebsiella pneumoniae. ................................................................41
Figure 14 : Résultats de galerie biochimique de K. pneumoniae. ........................................................42
Figure 15 : Résultats d’antibiogramme d’une souche Klebsiella pneumoniae. ...................................43
Figure 16 : Taux de résistance de Klebsiella pneumoniae aux β-lactamines. ......................................44
Figure 17 : Taux de résistance de K. pneumoniae aux autres classes d’antibiotiques. ........................45
Figure 18 : Répartition des principaux phénotypes de résistance aux β-lactamines ............................46
Figure 19 : Représentation graphique des phénotypes de résistance de K. pneumoniae aux
Aminoside. .............................................................................................................................................47
Figure 20: Représentation graphique des phénotypes de résistance de Klebsiella pneumoniae aux
Quinolones. ............................................................................................................................................48
Figure 21 : Klebsiella pneumoniae sauvage et mutante .......................................................................49
Figure 22: la courbe de survie de la souche Klebsiella pneumoniae. ..................................................50
Liste des tableaux
Résumé
Klebsiella pneumoniae est une bacterie pathogène opportuniste. elle est le chef de file des germes
responsables d’infections nosocomiales sévères et difficiles à traiter, L’augmentation et la dissémination
de la résistance aux antibiotiques chez les bacilles à Gram négatif, notamment chez K. pneumoniae,
représente un problème majeur de santé publique.
La mise en évidence du caractère épidémique de l’infection est importante pour la mise en oeuvre
rapide des mesures préventives. Dans ce but, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :
l’identification de 20 souches de K.P selon ses caractères biochimiques, isolées a partir des différents
prélèvements cliniques au niveau du service de microbiologie du CHU Benbadis Constantine, L’étude de
la résistance aux antibiotiques des souches de K.P et déterminer leurs phénotypes de résistance, a la fin
une mutagénèse a été réalisé par irradiation des souches au Rayons Ultra-violets pour déterminer leurs
effets sur la survie de ces bactéries.
Les résultats issus de cette étude ont montré une résistance élevée des souches cliniques de K.pneumoniae
à la majorité des antibiotiques cliniquement utilisés particulièrement aux β-lactamines 50 % des souches
étaient productrices de BLSE.
Mots clés
Klebsiella pneumoniae – isolement – identification – caractères biochimiques – résistance -antibiotiques –
phénotypes – BLSE – irradiation U.V – survie des bacteries.
Résumé
Abstract
Key words:
Klebsiella pneumoniae, isolation, identification, biochemical characteristics, resistance, antibiotics,
phenotypes, ESBL, ultraviolet rays, survival of bacteria.
Résumé
ملخص
الكلبسيلة الرئوية هي بكتيريا انتهازية ممرضة ،و هي الرائدة في الجراثيم المسؤولة عن عدوى المستشفيات المستعصية وصعبة
العالج ،زيادة وانتشار المقاومة للمضادات الحيوية في العصيات سلبية الغرام ،خصوصا عند الكلبسيلة الرئوية ،يشكل مشكلة رئيسية
تحديد وباء العدوى مهم لسرعة تنفيذ التدابير الوقائية .لهذا الغرض ،وضعنا األهداف التالية :تحديد 02ساللة من الكلبسيالت الرئوية
وفقا لخصائصها البيوكيميائية ،معزولة من عينات سريرية مختلفة في قسم علم األحياء الدقيقة بالمستشفى الجامعي ابن باديس قسنطينة،
دراسة مقاومة سالالت الكلبسيالت الرئوية للمضادات الحيوية و كذلك تحديد مظاهرالمقاومة للمضادات الحيوية الخاصة بهم ، .في النهاية
إحداث طفرات في هده السالالت بواسطة األشعة فوق البنفسجية لتحديد آثارها على بقاء هذه البكتيريا.
أظهرت نتائج هذه الدراسة وجود مقاومة عالية من طرف العزالت السريرية للكلبسيالت الرئوية لمعظم المضادات الحيوية المستخدمة
سريريا خاصة اتجاه البيتا الكتامين ) (β-lactaminesحيث ٪ 02من السالالت كانت منتجة ل .BLSE
الكلبسيلة الرئوية -عزل -تحديد -الخصائص البيوكيميائية – المقاومة -المضادات الحيوية – الظواهر - BLSE -األشعة فوق البنفسجية
-بقاء البكتيريا.
Introduction
Introduction
Introduction
Les infections nosocomiales constituent un problème majeur de santé publique reconnu à
l’échelon mondial. Ces maladies suscitent autant d'inquiétudes que d'interrogations, depuis l'utilisation de
l'antibiothérapie, elles sont progressivement changées de visage et les cliniciens ont été confrontés à des
infections à germes autrefois réputés non pathogènes ou saprophytes. L’un des exemples le plus frappant
pour illustrer ce propos est Klebsiella pneumoniae (K. pneumoniae).
Klebsiella pneumoniae est une entérobactérie qui fait partie des espèces commensales de l’homme
et des animaux, c'est-à-dire des flores normales du sujet sain (Kariuki et al., 2007). Elle est responsable
d’infections communautaires (urinaires et respiratoires) et d’infections opportunistes chez les malades
hospitalisés (infections urinaires, broncho-pulmonaires, septicémies avec choc, de pneumonies et de
bactériémies) (Berrazeg et Rolain, 2013). D'après le rapport de l'European Antibiotics Resistance
Surveillance System (EARSS) de 2008, elle est responsable de plus de 10 % des infections nosocomiales.
Les espèces du genre Klebsiella sont présentes dans le monde entier, en particulier dans les
régions tropicales et subtropicales. Elles sont ubiquistes, c’est-à-dire qu’on les rencontre partout,
notamment dans les milieux forestiers, la végétation, le sol, l’eau et les muqueuses des espèces hôtes
(Janda et Abbott, 2006). Le risque d’infection et le taux de portage de Klebsiella augmentent avec la
durée du séjour à l’hôpital. D’après une étude, le taux de portage augmente de 11 à 42 % en 14 jours
d’hospitalisation (Janda et Abbott, 2006). Par ailleurs, les taux d’infection et de portage augmentent
avec l’utilisation d’agents antimicrobiens, ce qui conduit en général à l’apparition de bêta-lactamases à
large spectre qui confèrent une résistance aux antibiotiques (Janda et Abbott, 2006 ; Podschun et
Ullmann, 1998).
L’augmentation à l’échelle mondiale de la résistance médiée par les Klebsiella pneumoniae
productrices de β-lactamases à spectre élargi (BLSE) constitue une menace importante pour la santé
publique, puisque des souches de K. pneumoniae BLSE+ résistantes à toutes les β-lactamines ont été
isolées. D'après le Réseau d'Alerte d'Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales
(RAISIN) de France, en 2001. Au niveau national, et selon le réseau de surveillance de la résistance des
bactéries aux antibiotiques (2007-2008), sur 3277 bactéries multi résistantes toutes espèces confondues,
isolées en milieu hospitalier et sur un effectif global de 13620 isolats, K. pneumoniae vient en tête avec
31,5 % des cas. Le réseau rapporte aussi que 46,2 % des souches de K. pneumoniae isolées à l'hôpital sont
des BLSE. Les souches résistantes aux β-lactamines sont souvent résistantes aux autres familles
d'antibiotiques laissant le champ thérapeutique très réduit. Le service de microbiologie du CHU Benbadis
enregistre en moyenne 400 souches de K. pneumoniae par an, faisant de cette espèce la deuxième
entérobactérie isolée par ordre de fréquence après E. coli.
1
Introduction
C’est dans ce contexte général que nous avons choisi de mener ce travail de mémoire sur Klebsiella
pneumoniae, qui a pour objectifs :
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Revue bibliographique
Revue bibliographique
I-3- Classification
Règne : Bacteria
Embranchement : Proteobacteria
Classe : Gamma Proteobacteria
Ordre : Enterobacteriales
Famille : Enterobacteriaceae
Genre : Klebsiella
Espèce : Klebsiella pneumoniae Subsp. Ozenae.
Subsp. Pneumoniae.
Subsp. Rhinoscleromatis
Klebsiella oxytoca
Klebsiella planticola
Klebsiella terrigena
Klebsiella ornithinolytica. (George et al, 2004).
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Revue bibliographique
I-4- Habitat
Les espèces du genre Klebsiella sont présentes dans le monde entier, en particulier dans les
régions tropicales et subtropicales. Elles sont ubiquistes, c’est-à-dire qu’on les rencontre partout,
notamment dans les milieux forestiers, le sol, eaux de surface, eaux usées, effluents industriels
(papeteries, minoteries, scieries, usines textiles…), le bois, les végétaux divers, les aliments et les
muqueuses des espèces hôtes (Janda et Abbott, 2006). Klebsiella pneumoniae et Klebsiella oxytoca sont
répandues dans la nature. On peut les isoler de l’eau, de végétaux, d’aliments divers. Ces deux espèces
sont rencontrées dans la flore fécale de 30 à 40 % des animaux sauvages ou domestiques et de l’homme.
On peut les rencontrer aussi à l’état commensal sur la peau, les muqueuses et les voies respiratoires
supérieures. Klebsiella ozaenae et Klebsiella rhinoscleromatis ne sont pratiquement isolées que de l’arbre
respiratoire de l’homme (Leon et Michel, 1989). Le portage digestif de Klebsiella est plus important chez
les malades hospitalisés que dans la population normale. Sur les mains du personnel et sur les objets de
l’environnement dans les services hospitaliers, la présence de Klebsiella est très fréquente (Fauchere et
Avril, 2002).
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Revue bibliographique
volumineuses, bombées, muqueuses, translucides, avec tendance à la confluence. Des milieux sélectifs
ont été proposés pour l’isolement des Klebsiella lors d’épidémies hospitalières ou pour la numération de
leurs colonies en bactériologie alimentaire : milieu « MacConkey- inositol- carbénicilline » (croissance
possible des Serratia), milieu synthétique de Bruce et coll (au citrate- L- ornithine- raffinose- rouge de
phénol, pH 5,6), milieu synthétique de Wong et coll (au lactose-KNO3- rouge neutre- cristal violet),
Figure 1 : Aspect des colonies de K. pneumoniae sur milieu gélosé (Gueye, 2007).
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Revue bibliographique
Klebsiella pneumoniae peut être définie comme une Entérobactérie immobile, VP +, RM -, uréase
+ lentement (uréase moins active que celle des Proteus), ONPG +, β-xylosidase +, H2S -, indole -,
+ - + + - + - - - - - + +
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Revue bibliographique
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Revue bibliographique
nature des procédures qui permettent un accès facile des bactéries dans le corps et causer cette infection
mortelle (Boston Medical Research Occupational Health Program, 2012).
pneumoniae fait partie du groupe KESH qui est d’une grande importance en clinique hospitalière
(Podschun et Ullmann, 1998).
K. pneumoniae subsp. pneumoniae est surtout actuellement un agent d'infections nosocomiales,
responsable d'infections urinaires sur sonde, de bactériémies de pneumonies, d'infections de sites
opératoires et d'infections néonatales (Carpenter, 1990).
K. pneumoniae subsp. ozaenae est responsable d'une rhinite chronique atrophique décrite sous le
nom d'ozène. Cette infection se manifeste par une ulcération chronique de la muqueuse nasale
pouvant aboutir à une perforation du cartilage nasal, accompagnée de décharges nasales
purulentes (Podschun et Ullmann, 1998). Elle a été également isolée à partir de surinfections de
bronchite chronique, de bactériémies, de méningites, d'abcès cérébraux d'otites, de mastoïdites,
d'infections urinaires, de surinfections de plaies et d'ulcères de la cornée.
K. pneumoniae subsp. rhinoscleromatis est responsable du rhinosclérome, infection
granulomateuse chronique des voies aériennes supérieures, dont quelques cas ont été rapportés
chez des patients infectés par le VIH. Un cas de septicémie a été rapporté (Strampfer et Cunha,
1987).
Les facteurs de pathogénicité des espèces du genre Klebsiella comprennent des adhésines, des
sidérophores, des polysaccharides capsulaires, des lipopolysaccharides de surface cellulaire (LSP) et des
toxines, qui jouent chacun un rôle particulier dans la pathogenèse associée à ces espèces. Selon le type
d’infection et le mode d’infectivité, les bactéries du genre Klebsiella peuvent, en vue de les attaquer,
adhérer aux cellules épithéliales des voies respiratoires supérieures, aux cellules du tractus gastro-
intestinal, aux cellules endothéliales ou aux cellules uroépithéliales, avant de coloniser les muqueuses.
Les affections sous-jacentes sont souvent l’alcoolisme, le diabète sucré, l’atteinte chronique du foie
(cirrhose), l’insuffisance rénale chronique, le cancer, les greffes, les brûlures et l’utilisation de cathéters
(Janda et Abbott, 2006).
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Revue bibliographique
Les termes facteurs de pathogénicité et facteurs de virulence sont souvent utilisés comme
synonymes. Mais certains auteurs font une distinction claire entre les deux : le terme
pathogénicité définit la capacité de la bactérie à causer une maladie alors que la virulence est la mesure ou
le degré de pathogénicité (Podschun et Ullmann, 1998).
II-4-1- Antigènes de surface
Deux types d'antigènes sont exprimés à la surface de K. pneumoniae. Ces deux antigènes
contribuent à la pathogénie de cette bactérie. Le premier est l'antigène (O) qui est le composant du
lipopolysaccharide et dont 9 types ont été identifiés. Le second est l'antigène capsulaire (K), un
polysaccharide capsulaire dont 82 ont été décrits et 77 caractérisés.
II-4-2- Le lipopolysaccharide (LPS)
Le LPS est formé de plusieurs composés : le lipide A de structure oligosaccharidique et l'antigène
"O". L'antigène "O", composé le plus externe du LPS, est formé d'unités répétées de polymères
d'oligosaccharides. Le lipide A correspond à l'endotoxine des bactéries à Gram négatif et participe au
pouvoir pathogène. Sa libération massive dans la circulation au cours des bactériémies conduit au choc
endotoxinique. Le rôle principal du LPS in vivo est de protéger K. pneumoniae du pouvoir bactéricide du
sérum (Dabernat et Schlemmer, 1997).
12
Revue bibliographique
II-4-3- La capsule
La capsule a été le premier facteur de virulence décrit (Hennequin et al., 2012 ; Hsieh, 2012).
Elle confère à Klebsiella pneumoniae un fort pouvoir invasif en protégeant les bactéries de la phagocytose
et du pouvoir bactéricide du sérum (Lai et al., 2000; Held et al., 2000 ; Ofek et al., 2001). C’est une
véritable enveloppe de nature polysaccharidique présentant un antigène K (Hennequin et al., 2007). In
vitro, la présence d'une capsule diminue l'attachement aux cellules intestinales HCT-8 et aux cellules
vésicales T-24. Toutefois, in vivo la capsule n'inhibe pas la colonisation de l'intestin et elle semble être un
facteur de virulence important dans les infections urinaires. Divers modèles expérimentaux montrent qu'il
existe une relation entre la taille de la capsule et l'intensité du pouvoir pathogène. Parmi les 77 sérotypes
capsulaires K1, K2, K4 et K5 sont les plus pathogènes (Fung et Chang, 2000 ; Lai et al., 2000).
II-4-4- Adhésines
Les adhésines sont des facteurs d’adhésion produits par la majorité des souches dont deux types
ont été mis en évidence chez des souches pathogènes pour l’homme : les pili de type 1 et de type 3 qui
permettent l’adhérence de la bactérie à la face baso-latérale des cellules trachéales et bronchiques et une
adhésine non filamenteuse (adhésine CF 29 K) qui permet l’adhérence de la bactérie aux cellules
intestinales et uro-épithéliales (Joly et Reynaud, 2002 ; Hennequin et al., 2007). K. pneumoniae peut
produire des fimbriae de type 1 qui semblent être impliquées dans l’attachement aux cellules ciliées de
l’appareil respiratoire et aux cellules vésicales (Hennequin et al, 2007). Elle peut également produire des
fimbriae de type 3 (Stahlhut, 2012 ; Aartsen, 2012) dont l'importance in vivo est mal connue, mais qui
pourraient permettre un attachement sur des surfaces inertes comme du matériel médical (Lai et al., 2000
; Di-Martino et al., 2003; Riegel 2003), dans une étude au Danemark, montrent que le genre fimbriae
type 1 est un facteur significatif dans les infections du tractus urinaire.
II-4-5- Le fer
Il joue un rôle essentiel dans la croissance et la multiplication bactérienne et la majorité des
bactéries pathogènes ont développé des systèmes de captation du fer. Les souches de K. pneumoniae sont
aptes à synthétiser des sidérophores de type aérobactine (hydroxamate) et entérochéline ou entérobactine
(phénolate) qui favorisent la multiplication bactérienne dans les tissus (Joly et Reynaud, 2002). Grâce à
ces sidérophores, environ 97 % des souches de K. pneumoniae utilisent l'hémoglobine et 56% utilisent
l'hémoglobine liée à l'haptoglobine (Fauchère et Avril, 2002). La grande majorité des souches synthétise
de l'entérobactine. Son rôle dans la virulence est mal connu. Dans le sérum, ce sidérophore est inactivé
par l'albumine et les IgA. Cependant, l'entérobactine semble être un facteur de virulence important dans
les infections urinaires (Euzéby, 2004). L'aérobactine est produite par environ 16% à 50% des souches.
Les gènes codant pour la synthèse de l'aérobactine sont présents sur un plasmide de 180 kb.
L'introduction de ce plasmide dans une souche qui en est dépourvue permet d'augmenter la virulence d'un
13
Revue bibliographique
facteur 100. Parmi les souches produisant de l'aérobactine, certaines d'entre elles hébergent l'îlot de
pathogénécité HPI (High Pathogenecity Island) des Yersinia sp synthétisent de la yersiniobactine (Lai et
al., 2000).
II-4-6- Ilot de pathogénicité
C’est un grand fragment chromosomique d'ADN (35-45kb), il porte les gènes de virulence, en
particulier le locus de la yersiniabactine indispensable à l'expression du phénotype hyper-virulent de
Yersinia sp, il s'insère au niveau de la terminaison 3' du gène de l'ARNt, (iii) le taux de G+C% est
différent de celui du reste du chromosome et il est flanqué de séquences répétées. Sa fonction essentielle
est de capter des molécules de fer essentielles à la croissance et à la dissémination de la bactérie (Carniel,
1999).
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Revue bibliographique
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Revue bibliographique
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Revue bibliographique
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Revue bibliographique
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Revue bibliographique
adénylase de type ANT (2’’) produites par klebsiella pneumoniae, bactérie susceptible de présenter une
multi-résistance aux aminosides (kanamycine, gentamycine, tobramycine, netilmecine-R) associé ou non
a la production des BLSE (Eyquem et al., 2000).
20
Revue bibliographique
mais sont plus rares. Ces dimères créent des distorsions dans la conformation de la double hélice, ce qui
inhibe la transcription et la réplication normale et introduit des erreurs dans la séquence d’ADN (Nicklin,
2000 ; Ravanat et al., 2001 ; William et Michael, 2006). On distingue parmi les UV :
- les UV-C (100 - 280 nm) : les plus énergétiques. Ils son létaux mais absorbés par la couche
d'ozone.
- les UV-B (280 - 320 nm) : ils peuvent être létaux. Ils constituent le rayonnement mutagène de la
lumière solaire.
- les UV-A (320 – 400) : ils ont des effets délétères parce qu'ils créent des radicaux oxygénés mais
ils produisent peu de dimères de la pyrimidine. (Centre canadien d'hygiène et de sécurité au
travail, 2013).
La figure 6 représente un dimère de cytosines induit par Les rayons UV (UVB et UVC), provoquant une
déformation de l'ADN qui amènera des mutations lors de la réplication de l'ADN.
22
Matériel et méthodes
Matériel et méthodes
II- Echantillonnage
Nous avons choisi de mener ce travail de mémoire sur Klebsiella pneumoniae, du fait d’une
documentation devenue nécessaire chez nous à cause de sa fréquence dans les services et des épidémies
causées par des souches résistantes à une large variété d’antibiotiques.
Durant la période de notre stage, 20 souches de Klebsiella pneumoniae ont été isolées à partir des
prélèvements pathologiques des différents services du CHU de Constantine (Réanimation, Médecine,
Pédiatrie, Chirurgie…), dont 5 communautaires et 15 hospitalières, 9 souches proviennent de femmes et
11 d’hommes.
Une étude rétrospective portant sur des résultats bactériologiques enregistrés pendant l’année 2015 a été
réalisée. Les résultats de cette étude sont représentés dans l’Annexe 9.
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Matériel et méthodes
V- Colorants et réactifs
Bleu de méthyle ;
Violet de gentiane ;
Lugol ;
Fuchsine ;
Réactif de Kovacs.
VI- Méthodologie
VI-1- Prélèvements
Les prélèvements reçus au laboratoire sont accompagnés d’une fiche de renseignements qui comporte :
Nom et prénom du malade.
Age et sexe.
Service d’hospitalisation.
Nature de prélèvements.
Date et heure du prélèvement.
Antibiothérapie éventuelle (nature et durée).
Renseignements cliniques.
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Matériel et méthodes
Tous les prélèvements sont réalisés à des fins diagnostiques. Pour chaque site, la nature de l’examen
réalisé est indiquée entre parenthèses. Les sites sont les suivants :
- Le sang (hémoculture).
- L’urine (examen cytobactériologique des urines).
- Pus profond et séreuses (examen bactériologique des liquides des séreuses infectées).
- Cathéter vasculaire (analyse bactériologique après ablation d’un cathéter).
- Sonde urinaire ou sonde d’intubation (analyse bactériologique après ablation de la sonde).
- Le site broncho-pulmonaire (examen cytobactériologique des sécrétions broncho-pulmonaires).
- Drain (analyse bactériologique après ablation du drain).
- Le site cutané superficiel (écouvillonnage des plais et des pus superficiels).
- Autres sites : site ORL (écouvillonnage), site uro-génital (examen des sécrétions et exsudats
urogénitaux).
VI-2- Transport
Le prélèvement doit être transporté rapidement au laboratoire d’analyse. La durée de transport doit être
aussi courte que possible (si possible inferieur, à 1 heure). Pour ce qui est de la température de transport,
on distingue :
-Les prélèvements qu’il est préférable de garder à + 4 o C : ils comportent une flore microbienne qui
risque d’interférer avec l’agent causal. La multiplication de cette flore est ralentie a + 4o C. C’est le cas
pour tous les prélèvements poly microbiens. Ces prélèvements sont : les urines post-mictionnelles, les
selles, les expectorations pour la recherche du BK.
-Les prélèvements que l’on doit maintenir à + 37 o C (étuve) : ils sont mono microbiens et renferment
généralement des bactéries pathogènes fragiles, supportant mal les écarts de température. Ceci justifie le
transport rapide vers le laboratoire, à l’abri du froid et de la dessiccation. Ce sont les hémocultures, les
LCR et liquide de ponction, les pus d’abcès non fistualisés, les prothèses et les pièces opératoires ou
biopsie.
-Les prélèvements qu’il faut mettre immédiatement en culture en raison du risque de dessiccation on
couru si la culture est retardée. En effet, ces prélèvements sont généralement pratiqués à l’aide d’un
écouvillon, dispositif stérile constitué d’une tige surmontée d’un coton. De tels prélèvements doivent être
réalisés au laboratoire même. C’est le cas des prélèvements de gorge, des pus d’oreille, des pus d’abcès
fistualisés, des prélèvements génitaux masculins et féminins.
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Matériel et méthodes
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Matériel et méthodes
- Observations
Examiner à l'objectif x100 à immersion (avec une goutte d'huile) avec un éclairage important
(diaphragme ouvert). Toutes les cellules apparaissent colorées en bleu.
Noter:
La morphologie des bactéries: bacilles, coques...
Leur mode de groupement: isolées, par 2, en amas, en chaînettes.
La présence de cellules (polynucléaires, lymphocytes et cellules épithéliales...) et de germes.
c- Coloration de Gram
- Principe et technique
La coloration de Gram est la coloration de base de la bactériologie. C'est une coloration double qui
permet de différencier les bactéries non seulement d'après leur forme et leur disposition, mais surtout
d'après leur affinité pour les colorants liée à la structure de la paroi.
La coloration de Gram se déroule en plusieurs étapes qui consistent à :
Faire un frottis ;
fixer le frottis a la flamme d’un bec bunsen ;
recouvrir le frottis de la solution de violet de gentiane on laisse agir une minute ;
rejeter le colorant puis laver à l’eau ;
recouvrir la préparation de lugol, laisser agir 30 secondes ;
rejeter le lugol puis laver à l’eau ;
décolorer à l’alcool on le laissant agir pendant 30 secondes ;
rincer a l’eau courante et recouvrir la lame de solution de fuchsine diluée, laisser agir 30
secondes ;
rejeter la fuchsine, laver abondamment, égoutter, sécher entre deux feuilles de papier buvard
propres.
- Lecture
La lecture se fait au grossissement x 100 avec une goutte d’huile à immersion. Les bactéries à Gram
positif apparaissent colorées en violet, alors que les bactéries à Gram négatif sont roses.
VI-3-3- Culture
Les prélèvements ont été réalisés par écouvillonnage, on procède directement à une recherche de germes
et cela en déchargeant en stries condensées l'écouvillon de prélèvement sur toute la surface des boites
gélosées des trois milieux solides différents (milieux Hektoen, Chapman et chocolat) puis introduire
l'écouvillon de prélèvement dans un tube contenant du bouillon d’enrichissement (bouillon cœur
cervelle).
28
Matériel et méthodes
Le milieu Hektoen est un milieu gélosé sélectif pour les entérobactéries qui contient des sels biliaires
lactosé, sacharosé, et saliciné et du verre brillant qui permet le développement des bacilles à Gram négatif
et l’inhibition de la croissance des germes à Gram positif.
Le milieu de Chapman est utilisé pour l’isolement des Staphylococcus ; il inhibe la grande majorité des
autres bactéries.
Le milieu gélose au chocolat permet la culture des bactéries exigeantes et des bactéries non exigeantes.
Les milieux ensemencés, sont incubés à 37°C ± 1°C pendant 18 à 24 heures.
VI-3-4- Isolement et purification
Après la lecture des boites de cultures, et après l’identification des germes. Si on trouve une Klebsiella sur
le milieu Hektoen les différentes colonies obtenues sont ré-isolées sur le même milieu afin d'obtenir des
souches pures.
VI-3-5- Critères d’identifications de Klebsiella pneumoniae
L’identification des souches est réalisée par l’étude de plusieurs tests biochimiques et métaboliques.
Identification par galeries classiques
- Préparation de la suspension bactérienne
La préparation de la suspension bactérienne consiste en un transfert en condition aseptique d’une ou de
plusieurs (4 à 5 colonies identiques) bien isolée sur un milieu Hektoen vers un tube qui contient 1 à 2 ml
d’eau physiologique stérile. Cette suspension sert à ensemencer différents milieux de culture et
d’identification permettant ainsi de mettre en évidence différents caractères biochimiques.
- Inoculation de la galerie
A l’aide d’une pipette pasteur, les tubes sont remplis par la suspension bactérienne déjà préparés en
évitant d’introduire les bulles d’air. La série des milieux utilisés et leurs modes d’ensemencement sont
mentionnés ci dessous.
a- Milieu TSI
Le milieu Triple-Sugar-Iron est un milieu d’identification rapide pour les entérobactéries, il permet de
mettre en évidence la fermentation du glucose (avec ou sans dégagement gazeux), du lactose, du
saccharose et la production de H2S.
La téchnique consiste à ensemencer à l’aide d’une pipette pasteur en stries serrées la pente de la gélose
puis par piqûre centrale le culot, la lecture se fait après 24 h d’incubation à 37°C.
Lecture
La fermentation du glucose se traduit par le virage au jaune du culot, et la production de gaz se traduit par
la formation de bulles de gaz dans la gélose ou le décollement de celle-ci.
La fermentation du lactose et/ou du saccharose se traduit par le virage au jaune de la pente. Production du
H2S se traduit par noircissement au niveau du culot.
b- Milieu citrate de Simmons
Le milieu citrate de Simmons est utilisé pour l’identification des bacilles à Gram négatif. Il permet de
rechercher l’utilisation de citrate comme seul source de carbone.
L’ensemencement se fait au moyen d’une pipette pasteur par des stries longitudinales de la pente, la
lecture se fait après 24 h à 7 jours d’incubation à 37°C.
Lecture
L’utilisation du citrate de Simmons se traduit par un virage de couleur du vert au bleu qui signifie qu’il y
a eu une alcalinisation du milieu et que la bactérie possède un citrate perméase plus observation
d’apparition des colonies sur le milieu.
c- Milieu mannitol-mobilité
Le milieu mannitol-mobilité est utilisé pour la différenciation rapide des Entérobactéries.
Il permet de déceler la dégradation du mannitol et la mobilité de la bactérie.
L’ensemencement se fait au moyen d’une pipette pasteur par une simple piqure centrale jusqu’au fond du
tube, la lecture se fait après 24 h d’incubation à 37°C.
Lecture
La fermentation du mannitol se traduit par un virage de couleur du rouge au jaune.
La présence des bactéries au-delà de l’axe central signifie qu’elles sont mobiles; cependant leur présence
uniquement au niveau de la piqure centrale signifie qu’elles sont immobiles.
d- Milieu urée-indole
Le milieu urée-tryptophane appelé improprement milieu urée-indole c’est un milieu complexe qui fournit
un ensemble de résultats utiles pour la différenciation des entérobactéries. Il permet de rechercher :
30
Matériel et méthodes
-L’uréase
Les entérobactéries peuvent dégrader l’urée qui est un composé organique et qui peut servir de source
d’azote unique aux bactéries possédant une uréase très active. En présence de cette enzyme, les bactéries
uréolytiques peuvent transformer l’urée en ammoniac et en carbonate d’ammonium qui alcalinise le
milieu, et qui fait virer l’indicateur coloré de pH (le rouge de phénol) du jaune au rouge-rose en milieu
basique.
-La tryptophanase
Après addition du réactif de Kovacs : le diméthylamino- 4-benzaldéhyde contenu dans le réactif de
Kovacs réagit avec l'indole, produit de l'activité de la tryptophanase, et forme un anneau coloré en rouge à
l’interface du tube.
L’ensemencement se fait au moyen d’une pipette pasteur par l’ajout de quelques gouttes du milieu urée-
indole dans un tube contenant la suspension bactérienne. La lecture se fait après 24 h d’incubation à
37°C.
Lecture
-L’hydrolyse de l’urée
Le virage de la couleur de l’orange vers le rouge ou le rose violet signifie qu’il y a eu une alcalinisation
du milieu et que la bactérie possède une uréase.
-La tryptophanase
Après addition du réactif de Kovacs, l’apparition d’un anneau rouge a l’interface du tube montre que la
bactérie est indole positif.
VI-3-6- Étude de la sensibilité aux antibiotiques
Antibiogramme
L'antibiogramme est l'examen biologique destiné à mesurer l'interaction entre chacune des
molécules antibactériennes utilisables et une souche bactérienne susceptible d'être pathogène, isolée d'un
patient. Le résultat contribue à évaluer la sensibilité de la souche bactérienne examinée ou sa résistance.
Le résultat numérique brut est accompagné d'une interprétation ou remplacé par elle: résistant, sensible,
intermédiaire, ou (indéterminée) (Scavizzi et al., 2000).
Pour chaque souche de Klebsiella pneumoniae isolée, un antibiogramme est réalisé par la méthode de
diffusion en milieu gélosé Mueller Hinton. La technique de l’écouvillonnage et la mesure des diamètres
se font selon les recommandations du CLSI.
Les résultats de cet examen peuvent aider les médecins dans le choix de l'antibiotique approprié pour la
thérapie.
31
Matériel et méthodes
VII- Mutagénèse
VII-1- Définition
Ensemble de technologie permettant d’accroitre la fréquence des mutations. La mutagenèse, fait
parfois appel au génie génétique, Deux méthodes sont possibles, la mutagénèse aléatoire et la mutagénèse
dirigée. La première consiste à utiliser un agent mutagène, qui induira de manière aléatoire des mutations
dans le génome de l'organisme étudié. L'endroit et la nature des mutations ne sont pas prévisibles et ne
peuvent pas être contrôlés. La seconde utilisera des méthodes de biologie moléculaire pour induire une
mutation précise dans le gène ciblé.
La mutagenèse classique aux UV
D'un point de vue de la sécurité, les UV sont préférables en particulier depuis que du matériel
facile d'utilisation et parfaitement sécurisé est disponible. Cependant, le spectre des mutations obtenues
avec les UV ne permet pas toujours d'obtenir ce que l'on désire. De même, certains organismes sont très
résistants aux traitements avec des UV. Les mutagènes chimiques sont alors utilisés. Il existe alors des
conditions draconiennes d'utilisation de ces produits qui se fait dans des pièces sécurisées. Pour que ce
traitement soit efficace, il faut que de nombreuses mutations soient produites. Les mutations apparaissant
au hasard dans le génome, beaucoup d'entre elles vont toucher des gènes essentiels et donc après le
traitement le taux de survie va être fortement diminué. En pratique, il faut donc partir d'un effectif
33
Matériel et méthodes
suffisamment grand pour tenir compte de cette létalité. Réciproquement, le taux de survie est une
indication de l'efficacité du traitement mutagène. Classiquement, un taux de survie de 1 à 5% est indicatif
que le traitement a bien fonctionné et que de nombreuses mutations ont été produites.
Les mutations obtenues avec ce type de traitement sont le plus souvent ponctuelles (il est aussi
possible d'obtenir avec certains produits des délétions). Elles peuvent inactiver le gène, modifier son
fonctionnement voire augmenter son fonctionnement. Ce type de mutagenèse permet donc d'obtenir des
mutations qui ont un large éventail d'effets. (M. Silar, Université de Paris Diderot 2008).
VII-2- But
Le but de cette manipulation est d’induire des mutations et de voir l’influence des UV sur la survie des
souches de Klebsiella pneumoniae après irradiation aux rayons ultras violets.
34
Matériel et méthodes
35
Matériel et méthodes
- Mettre une boîte sous les UV, enlever le couvercle, enlever les mains de dessous les UV et
déclencher le chronomètre.
- Garder une boite de la souche non irradiée comme témoin.
- Le nombre des boites irradiées est de 4.
- Les boites de pétri sont irradiées, ouvertes pendant différents temps (5s, 10s, 15s, 20s), à une
distance fixe de 30 cm de la source des rayons ultra-violets.
- Marquer les durées d’exposition aux UV au dos des boîtes.
- N’exposer pas les boîtes à une trop forte intensité de lumière visible après la mutagenèse afin
d’éviter la photoréversion.
- Les boites sont enveloppées par du papier aluminium, et incubées dans l’étuve à 37 o C pendant
24h.
- Le nombre de colonie dans chacune des boites est compté. Le pourcentage de survivants est
ensuite calculé. La courbe de survie est enfin tracée.
36
Résultats et discussion
Résultats et discussion
I- Prélèvements
I-1- Distribution des souches K. pneumoniae selon l’origine du prélèvement
Les résultats illustrés ci-dessous montrent une prédominance des souches hospitalières par rapport aux
souches communautaires. Conformément aux données de la littérature, l'espèce K. pneumoniae est plus
fréquemment isolée à l'hôpital qu'en communauté, 85% contre 15% pour Decré et al, (2000).
Souches
communautair
es 25 %
Souches
hospitalières
75%
38
Résultats et discussion
Sang 10%
Liquide
bronchiques 15%
Urines 40%
Pus 35%
39
Résultats et discussion
Femme 45%
Homme 55%
Figure 12: Aspect des colonies des klebsiella pneumoniae sur milieu Hektoen.
L'aspect des colonies sur milieu Hektoen est en relation de la capacité des microorganismes à fermenter le
lactose mis dans le milieu. Cela conduit à une production d'acide qui abaisse le pH et modifie l'indicateur
de pH placé dans le milieu qui vire du vert au jaune-oronge, Notre souche se présente sous formes de
40
Résultats et discussion
grosses colonies muqueuses, bombées, lactose (+), ayant un aspect d’une goutte de miel, avec une
tendance a la confluence. Ces résultats sont compatibles avec ceux mentionnées par Illiaquer (2010).
41
Résultats et discussion
Les résultats de la galerie biochimique des souches étudiés sont notés dans l’Annexe 7.
a- Milieu TSI
Après l’incubation, on a remarqué que la souche K. pneumoniae a fermente le lactose ainsi que le
saccharose, il y a eu une acidification dans la pente et le culot, d’où le virage du rouge de phénol au jaune
(tube 1, figure 14) avec présence des bulles d’air et absence de noircissement du milieu car il n y’a pas eu
de production de sulfure d’hydrogène (H2S). Donc la souche est: lactose et saccharose (+), glucose (+),
gaz (+), H2S (-), comme signalé par Meziani (2012).
b- Milieu citrate de Simmons
Apres 24 h d’incubation on a remarqué qu’il y a eu une alcalinisation du milieu, d’où le virage du bleu de
bromothymol du vert au bleu (tube 2, figure 14), donc la souche K.P utilise le citrate comme seule source
de carbone. Les résultats obtenus sont superposables à ceux obtenues par les travaux de Meziani (2012).
c- Milieu mannitol mobilité
Les résultats qu’on a obtenus montrent que il y a eu une acidification du milieu la souche a fermenté le
mannitol, d’où le virage du rouge de phénol au jaune (tube 3, figure 14), donc la souche est mannitol (+).
En ce qui concerne la mobilité Klebsiella pneumoniae a poussé le long de la strie d’ensemencement mais
elle ne crée pas un trouble du milieu donc elle est immobile. Conformément a la littérature de Nkang et al
(2009) et Gueye (2007), nous avons bien observé la souche de K. pneumoniae, qui a utilisé le mannitol
comme source de carbone et d’énergie.
42
Résultats et discussion
d- Milieu urée-indole
- L’uréase
Concernant l’hydrolyse de l’urée, Klebsiella pneumoniae étaient urée (+) car il y a eu une alcalinisation
du milieu d’où le virage de couleur de l’orange vers le rouge-rose (tube 4, figure 14). Les résultats
obtenus du test uréase sont accords avec ceux obtenues par Carleen et al (2006) et Meziani (2012).
- L’indole
Notre souche est indole négatif, car l’indole ne se matérialise pas par un anneau rouge, après addition du
réactif de Kovacs (tube 4, figure 14). Notre résultat est compatible avec ceux obtenues par Alves et al
(2006) et Nkang et al (2009).
Les résultats d’antibiogramme des souches étudiés sont notés dans l’Annexe 8.
43
Résultats et discussion
a- β-lactamines
A partir des résultats obtenus, toutes les souches étudiées sont résistances à l’amoxiciline et la ticarcilline
avec un taux de résistance de 100%, les résultats obtenus sont donc en parfait accord avec les résistances
naturelles de ces bactéries mentionnées par Arafa et al (2009) et Gavaret et Briffaud (2009). L’association
amoxicilline-acide clavulanique et la céfazoline présentent un taux de résistance de 60 % suivis par le
céfotaxime qui présente un taux de résistance de 50 %. Ces résultats sont différents de ceux de Sekhri A
(2011), qui rapportent des taux de résistance respectivement de 43,35 % pour l'AMC, de 73,07 % pour la
cefazoline, et de 61,76 % pour le céfotaxime. Par contre nous observons les mêmes résultats pour
l’imipinèm et la céfoxitine qui présentent une bonne activité sur les souches de Klebsiella pneumoniae
(aucune résistance observée).
R% 100% 100%
100%
90%
80%
70% 60% 60%
60% 50%
50%
40%
30%
20%
10% 0% 0%
0%
AMX AMC TIC KZ FOX CTX IPM ATB
b- Aminosides
Pour les aminosides toutes les souches de Klebsiella pneumoniae présente un taux de résistance de 45 %
pour la gentamycine, mais beaucoup faible pour l’amikacine qui présente un taux de résistance de 10 %,
donc une excellente activité est enregistrée pour ce dernier. Ces résultats sont différents de ceux de Sekhri
A (2011), qui rapportent des taux de résistance respectivement de 69,23 % pour gentamycine et de 48,07
% pour l’amikacine.
44
Résultats et discussion
c- Quinolones
En ce qui concerne les quinolones, les souches de K. pneumoniae présentent des taux de résistances
respectivement de 40 % pour l’acide nalidixique et de 20 % pour la ciprofloxacine. Ces résultats sont
différents de ceux de Sekhri A (2011), qui rapportent un taux de résistance de 28,84 % pour l’acide
nalidixique et une sensibilité à 100 % pour la ciprofloxacine. Selon Ben Haj Khalifa et Khedher (2010),
K. pneumoniae est naturellement sensible aux quinolones. Donc se sont des résistances acquises.
d- Autres
Pour l’association sulfamethaxazole+triméthoprim (Bactrim), les souches de K. pneumoniae présentent
un taux de résistance de 50 % suivi par une faible résistance (10 %) au chloramphénicol et une sensibilité
à 100 % pour la colistine. Les résultats obtenus sont différents de ceux de Sekhri A (2011), qui rapportent
des taux de résistance respectivement de 65,38 % pour le Bactrim et de 20 % pour le chloramphénicol.
R% 50%
50% 45%
45% 40%
40%
35%
30%
25% 20%
20%
15% 10% 10%
10%
5% 0%
0%
ATB
CN AK NA CIP SXT C CT
45
Résultats et discussion
L’analyse phénotypique des souches de Klebsiella pneumoniae isolées montre trois phénotypes de
résistance aux β-lactamines, dont un sauvage (PBN), sont représentés dans notre étude. Celui des BLSE
domine dans 50 % des cas, suivi de celui du type sauvage dans 40 %, du type PHN dans 10 %. Les
résultats de notre étude sont accord avec ceux de Sekhri A (2011), qui rapporte une dominance des BLSE
dans 62 % des cas, suivi du type sauvage dans 27 % des cas, et du type PHN dans 8 % des cas.
PHN 10%
BLSE 50%
PBN 40%
46
Résultats et discussion
La répartition des phénotypes de résistance aux aminosides montre une nette prédominance du phénotype
I ou sauvage sensible avec une fréquence de 55 %, suivi du phénotype II conférant une résistance à la
gentamicine dans 35 % des cas, et du phénotype III qui confère une association de la résistance dans 3%
des cas. Nos résultats sont différents de Sekhri A (2011), qui montre plusieurs phénotypes, une nette
prédominance du phénotype II avec une fréquence de 41 %, suivi du phénotype I sauvage avec une
fréquence de 27 %, et le type III enregistre un taux de 10 %.
III 10%
I (sauvage)
II 35% 55%
47
Résultats et discussion
La répartition des phénotypes de résistance aux quinolones montre une prédominance du phénotype I ou
sauvage sensible avec une fréquence de 55 %,suivis du phénotype II qui confère une résistance à l’ac-
nalidixique dans 25 % des cas, et le phénotype III de la résistance associée entre l’ac-nalidixique et la
ciprofloxacine qui est représenté dans 20 % des cas. Ces résultats sont similaires de ceux de Sekhri A en
(2011), le phénotype I sauvage sensible est le plus fréquent (65,38 %) dans les deux études.
III 20%
I (sauvage)
II 25% 55%
48
Résultats et discussion
III- Mutagénèse
Les boites de pétri de la souche sauvage de Klebsiella pneumoniae et les résultats obtenues après
mutagénèse aux rayons UV sont représentés dans la figure 21.
49
Résultats et discussion
% de survivants
120%
100%
80%
60%
40%
20%
0%
00s 05s 10s 15s 20s
temps d'irradiation
D’après les résultats obtenus et la courbe de survie de Klebsiella pneumoniae, on constate que plus
la durée d’irradiation est importante, plus le nombre total de colonies est faible. Ainsi, les UV agissent en
augmentant la fréquence des mutations dans le génome des cellules exposées (lésions au niveau de l’ADN
qui est dénaturé ou des modifications structurales membranaires induisant des pertes en composés
cellulaires vitaux). Ces mutations conduisent d’une part à la mortalité des cellules et d’autre part à la
modification de l’information génétique, d’où l’impossibilité pour une bactérie de former une colonie
visible après irradiation. Un changement d’aspect des colonies a été observé après irradiation les colonies
sont plates et de couleur plus claire par rapport aux colonies de Klebsiella pneumoniae sauvage qui sont
bombées et de couleur un peut foncer. Les résultats obtenus sont en accord avec ceux obtenues par Cottaz
et al (E. coli) (2008).
50
Conclusion
Conclusion
Conclusion
usage raisonné des antibiotiques sont probablement indispensables pour contrôler la diffusion de la
résistance chez les souches de K. pneumoniae. La résistance change d’un pays à l’autre, bien que
l’émergence se développe rapidement localement puisque les bactéries sont exposées aux mêmes
antibiotiques et soumis aux mêmes conditions.
La résistance bactérienne est générée par l'homme, par un mauvais usage des antibiotiques
prescrits soit inutilement, soit incorrectement, les bactéries multi résistantes se transmettent ensuite en
faveur d'un manque d'hygiène. Nous rappelons les objectifs prioritaires pour la structure de soins que sont
des mesures d'hygiène strictes, une politique de l'usage antibiotique et l'apport d'information régulière sur
l'épidémiologie des souches et des résistances dans les services.
Il convient donc de souligner que l'émergence de tel clone multi résistant qui est à l’origine
d’épidémie est inquiétante car cela a déjà limité les options du traitement pour ce type d’infections. En
définitive, une politique de surveillance régulière des mécanismes de résistance doit être mise en place
dans nos hôpitaux pour définir des stratégies préventives et l'usage plus rationnel des antibiotiques afin de
limiter l’émergence des BMR en Algérie.
53
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M. Silar Université de Paris Diderot 2008 valable a
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61
Annexes
Peptones 11 g/l
Extrait de viande 1 g/l
Chlorure de sodium 75 g/l
Mannitol 10 g/l
Rouge de phénol 0,025 g/l
Agar 15 g/l
pH = 7,4
2. Gélose de chocolat
pH = 7,2
3. Gélose Hektoen
Protéose-peptone . 12 g/l
Extrait de levure 3 g/l
Lactose 12 g/l
Saccharose 12 g/l
Salicine 2 g/l
Citrate de fer III et d'ammonium 1,5 g/l
62
Sels biliaires 9 g/l
Fuchsine acide 0,1 g/l
Bleu de bromothymol 0,065 g/l
Chlorure de sodium 5 g/l
Thiosulfate de sodium 5 g/l
Agar 14 g/l
pH = 7,5
pH = 7,4
5. Gélose nutritive
Extrait de viande 1g
Extrait de levure 2g
Peptone 5g
Chlorure de sodium 5g
Agar 15 g
pH = 7
6. Milieu TSI
Peptone 15 g
Extrait de viande 3g
Extrait de levure 3g
Peptone pepsique de viande 5g
63
Glucose 1g
Lactose 10 g
Saccharose 10 g
Rouge de phénol 0,024 g
Chlorure de sodium 5g
Sulfate de fer II (pasteur) 0,2 g
Thiosulfate de sodium 0,3 g
Agar 11 g
pH = 7,5
8. Milieu Mannitol-Mobilité
Peptone 20 g/l
Nitrate de potassium 1 g/l
Mannitol 12 g/l
Rouge de phénol 40 mg/l
Gélose 4 g/l
64
9. Milieu Urée-Indole
Urée 2g
L-tryptophane 0,3 g
KHPO4 0,1 g
KH2PO4 0,1 g
NaCl 0,5 g
Alcool à 95 °C 1,0 g
Rouge de phénol à 1 % 0,25 g
Eau distillée 100 ml
pH = 7
Protéose-peptone 10 g/l
Infusion de cervelle de veau 12,5 g/l
Infusion de cœur de bœuf 5 g/l
Glucose 2 g/l
Chlorure de sodium 5 g/l
Hydrogénophosphate de sodium 2,5 g/l
pH = 7,4
Peptone 10 g/l
Extrait de viande 4 g/l
Chlorure de sodium 5 g/l
pH = 7,2
65
Annexe 2 : Les réactifs
1. Réactif de Kovacs
1. Violet de gentiane
2. Lugol
Lode 1 g/l
Lodure de potassium 2 g/l
Eau distillé 300 ml
3. Fuchsine
66
Annexe 4 : Antibiogramme des entérobactéries.
67
Annexe 5 : Tableau des antibiotiques testés.
Amoxicilline AMX 25 μg
Amoxicilline-acide AMC 30 μg
clavulanique
Ticarciline TIC 75 μg
Céfazoline KZ 30 μg
β-Lactamines
Cefoxitine FOX 30 μg
Céfotaxime CTX 30 μg
Imipénème IPM 10 μg
Amikacine AK 30 μg
Aminosides
Gentamicine CN 15 μg
Acide Nalidixique NA 30 μg
Quinolones
Ciprofloxacine CIP 5 μg
Triméthoprime- SXT 25 μg
Sulfamides
Sulfaméthoxazole
Chloramphénicol C 30 μg
phénicol
Colistine CT 50 μg
polymixines
68
Annexe 6 : Break-points des antibiotiques selon le CLSI:
Antibiotiques Breack-points
Amoxicilline 14- 16
Amoxicilline-acide clavulanique 15 – 20
Ticarciline 15 - 19
Céfazoline 15 – 17
Cefoxitine 15 – 17
Céfotaxime 15 – 22
Imipénème 14 – 15
Amikacine 15 – 17
Gentamicine 13 – 14
Acide Nalidixique 14 - 18
Ciprofloxacine 16 - 20
Triméthoprime- Sulfaméthoxazole 11 - 15
Chloramphénicol 8 - 16
Colistine 10 - 11
69
Annexe 7 : résultats de la galerie biochimique des 20 souches de Klebsiella pneumoniae isolées.
70
Annexe 8 : résultats d’antibiogramme des 20 souches de Klebsiella pneumoniae isolées.
1 R R R R S R S R S R I R S S
2 R R R R S R S R S R I R S S
3 R R R R S R S R S R R R R S
4 R R R R S R S R S R R R S S
5 R R R R S R S R S R R R S S
6 R S R S S S S S S S S S R S
7 R S R S S S S S S S S S S S
8 R S R S S S S S S S S S S S
9 R S R S S S S S S S S S S S
10 R R R R S R S S S S S R S S
11 R S R S S S S S S S S R S S
12 R R R R S R S R S R I R S S
13 R R R R S R S R R R I R S S
14 R S R S S S S S S S S S S S
15 R S R S S S S S S S S S S S
16 R R R R S R S R R S S S S S
17 R R R R S R S R S S S S S S
18 R R R R S S S S S R R R S S
19 R R R R S S S S S I S S S S
20 R S R S S S S S S S S S S S
R% 100 60 100 60 0 50 0 45 10 40 20 50 10 0
I% 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5 20 0 0 0
71
Annexe 9 : résultats de l’étude rétrospective sur les souches de Klebsiella pneumoniae isolées durant
l’année 2015.
K.p subsp
ozenae
0,36 %
K.p subsp
pneumoniae
99,63 %
72
Communaut
aires
16,39 %
Hospitalieres
83,60 %
Tableau 2: Répartition des souches de K. pneumoniae parmi les prélèvements cliniques n = 543.
Prélèvement Nombre de K. pneumoniae Pourcentage (%)
isolée
Urines 227 41,80
Pus et sérosité 210 38,67
Hémoculture 98 18,04
LCR 8 1,47
Total 543 100
73
LCR
Hémoculture 1,48%
18,04%
Urines
41,80%
Pus et sérosité
38,67%
Parmi tous les prélèvements effectués en 2015, K. pneumoniae enregistre une fréquence de 3,15 %.
74
K.
pneumoniae
3,15%
Prélèvements
75
Autres
Externes
3,13%
16,39% Médecine
28,54%
Chirurgie
13,62%
Unités de soin
Pédiatrie Intensif
14,91% 23,38%
76
Homme
Femme 49,53 %
50,46 %
77
Année universitaire : 2015/2016 Présenté par : BOUGHACHICHE ROUMEISSA
SEBAIS SAFA
Résumé :
Klebsiella pneumoniae est une bactérie pathogène opportuniste. elle est le chef de file des germes
responsables d’infections nosocomiales sévères et difficiles à traiter, L’augmentation et la dissémination
de la résistance aux antibiotiques chez les bacilles à Gram négatif, notamment chez K. pneumoniae,
représente un problème majeur de santé publique.
La mise en évidence du caractère épidémique de l’infection est importante pour la mise en œuvre
rapide des mesures préventives. Dans ce but, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :
l’identification de 20 souches de K. pneumoniae selon ses caractères biochimiques, isolées a partir des
différents prélèvements cliniques au niveau du service de microbiologie du CHU Benbadis Constantine,
L’étude de la résistance aux antibiotiques des souches de K. pneumoniae et déterminer leurs phénotypes
de résistance, a la fin une mutagénèse a été réalisé par irradiation des souches au Rayons Ultra-violets
pour déterminer leurs effets sur la survie de ces bactéries.
Les résultats issus de cette étude ont montré une résistance élevée des souches cliniques de K.
pneumoniae à la majorité des antibiotiques cliniquement utilisés particulièrement aux β-lactamines 50 %
des souches étaient productrices de BLSE.
Jury d’évaluation :
Président du jury : Mme. GHARZOULI R Maitre de conférences B (Université Constantine 1).
Rapporteur : Mme. BECHKRI S Maitre-assistante A (Université Constantine 1).
Examinateur : Mme. SAOUDI M Maitre-assistante A (Université Constantine1).
Date de soutenance : 21/06/2016