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Ce mémoire présente une étude sismique d'un bâtiment résidentiel de neuf niveaux à Alger, conforme au Règlement Parasismique Algérien 2024. L'analyse compare les théories d'Euler-Bernoulli et de Timoshenko pour évaluer la réponse dynamique de la structure, en utilisant la méthode de Newmark pour l'intégration numérique. La méthode de l'accélérogramme a été employée pour simuler de manière réaliste l'effet sismique sur le bâtiment.

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Ce mémoire présente une étude sismique d'un bâtiment résidentiel de neuf niveaux à Alger, conforme au Règlement Parasismique Algérien 2024. L'analyse compare les théories d'Euler-Bernoulli et de Timoshenko pour évaluer la réponse dynamique de la structure, en utilisant la méthode de Newmark pour l'intégration numérique. La méthode de l'accélérogramme a été employée pour simuler de manière réaliste l'effet sismique sur le bâtiment.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


‫المدرسة الوطنية العليا لألشغال العمومية‬
‫فرنسيس جانسون‬
École Nationale Supérieure des Travaux Publics
Francis Jeanson

Mémoire
Pour l'obtention du diplôme d’Ingénieur d’État
Filière : Travaux Publics
Spécialité : Routes et Ouvrages d’art

Par : GUERRA Yasmine et HADJSADOK Sara


Thème
Étude dynamique d’un bâtiment en béton armé R+8 avec sous-
sol, soumis à un séisme réel : Détermination de la réponse
sismique par la méthode de Newmark conformément au RPA 2024

Soutenu publiquement le 21/02/2025 devant le jury composé de :

HADID Mohamed Professeur. ENSTP Président

AYAS Hillal MCA.USTHB Encadreur

LADJEL Mohamed MCB.ENSTP Co-Encadreur

LARBI Selma MCB.ENSTP Examinatrice

BENOUCHFOUN.H MCB.ENSTP Membre

BOUKEZZI.Y MCB.ENSTP Membre

Promotion 2024 / 2025


©ENSTP –Garidi–Vieux Kouba
Remerciements

Nous sommes reconnaissants envers Allah tout-puissant pour nous avoir


accordé le courage et la volonté nécessaires pour mener à bien ce modeste travail.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos encadrants : Dr. AYAS et Dr.


LADJEL, pour leur disponibilité, leur patience et la qualité de leur
accompagnement. Leurs conseils, leur écoute et leur encadrement rigoureux ont
été essentiels dans la réalisation de ce mémoire. Grâce à eux, nous avons pu
progresser et apprendre avec confiance.

Nous remercions également les membres du jury qui ont accepté d'examiner
notre travail avec attention.

Nos remerciements vont aussi à l’ensemble des enseignants de l’École


Nationale Supérieure des Travaux Publics, pour la qualité de leur enseignement,
leur dévouement et leur accompagnement tout au long de notre parcours
universitaire.

Un remerciement tout particulier et chargé d’émotion est adressé à nos


familles, chacune citée dans notre cœur, et plus spécialement à nos mères et nos
pères, pour leur amour inconditionnel, leurs encouragements constants et leur
soutien sans faille. Vous êtes et demeurez notre plus grande source d’inspiration
et de motivation.

Enfin, nous remercions sincèrement toutes les personnes qui, de près ou de


loin, ont contribué à la réalisation de ce travail, par un mot, un geste ou une
présence. Votre bienveillance a rendu ce chemin plus doux.

Ce mémoire est le fruit d’un travail collectif, nourri par la confiance, le soutien
et la générosité de tous ceux qui nous ont entourés.

Merci, du fond du cœur.


Dédicaces
À la jeune fille de 17 ans que j’étais, Je dédie ce travail à la force que tu as
toujours eue, À ton courage d’avancer même quand tout semblait difficile. Merci
de ne jamais avoir abandonné, sois fière de toi.

À ma chère maman, Ghania, Merci pour ton amour infini, ta patience et tes
prières sincères. Ta tendresse a apaisé mes doutes, ta force m’a toujours portée.
Ce travail est le fruit de tes sacrifices et de ta bienveillance.

À mon cher père, Nabil, Merci pour ta sagesse calme, ta confiance et ton soutien
indéfectible. Tu m’as appris à persévérer et à garder la dignité face aux épreuves.
Ta présence m’a donné la force d’affronter chaque difficulté.

À mes chères sœurs, Amira, Hanine et ma petite Manar, Merci pour vos sourires
qui illuminent mes journées, et votre amour. Votre tendresse a allégé mes efforts
et votre soutien m’a portée. Chaque moment avec vous est un trésor qui m’a
motivée.

À mon cher grand-père et mon oncle Azzedine, Merci pour votre amour discret,
votre sagesse précieuse, merci pour votre encouragement depuis mon enfance et
pour votre présence à chaque étape de ma vie. Vous avez toujours été là, et cela a
compté plus que vous ne l’imaginez.

À mes chères cousines Meriem, Ikram, Mouna et Kawter, Merci pour votre
soutien au fil des années, votre énergie positive et votre joie de vivre. Votre
présence m’a souvent encouragé, même sans le savoir, et a été une véritable
source de force dans ce parcours.

À mes chéres amies Hind, Zahia, Aya,Meriem et Celia, Merci pour votre écoute,
vos conseils avisés et votre amitié fidèle. Vous avez été un pilier et une source
constante de motivation. Votre présence a illuminé mes jours difficiles et mes
doutes.

À mon binôme Sara Merci pour ton sérieux, ton engagement et ta grande
gentillesse. Partager ce travail avec toi a été une expérience enrichissante. Ta
collaboration a été essentielle à la réussite de ce projet.

Yasmine
Dédicaces
À tous ceux qui sont chers, ceux à qui je dois mon succès :

À l'homme qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui ; mon Père Hakim, celui
dans les yeux du quel je vois la fierté de moi, mon model de respect et d'amour
d'un père. Grace à toi j'ai appris à être la fille qui ne cesse pas de faire tout pour
te rendre heureux et fier.
À celle qui m'a encouragé à poursuivre mes rêves même les obstacles
semblaient insurmontables. Mon ange gardien ton amour et ta présence dans ma
vie et le fait d'être ma Mère Assia continueront d'éclairer mon chemin.

À Faycel, mon deuxième père, vous êtes un homme au grand cœur qui a tout fait
pour moi. Vous êtes occupé de moi comme c’est j’étais votre propre fille : vous
m’avez offert votre temps, votre énergie, une présence constante. Je ne pourrai
jamais assez-vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi.

À ma tante Maha, Dans les moments de doute, tu m’as encouragée. Dans les
moments de fatigue, tu m’as remonté le moral et dans les moments de joie, tu as
partagé mes sourires. Ton soutien, ta patience et ton amour ont été des piliers
pour moi. Je ne l’oublierai jamais. Merci du fond du cœur, Tata.

À mon frère Abd el mouamine ainsi qu'à ma sœur adorées Djinane qui sont
aussi mes meilleures amies, merci pour votre soutien constant, votre humour
contagieux et votre présence réconfortante. Vous êtes ma source de joie et de
bonheur, et je suis fière de vous avoir dans ma vie.

A ma tante Houria, tu as toujours été là comme une deuxième maman. Habiba,


Fatiha grâce à vous trois, je n’ai jamais marché seule. Ce chemin d’études, je l’ai
parcouru avec vos voix dans mon cœur. Ainsi que mes autre tantes paternelles et
maternelles, Je vous aime profondément.

À mes chers grands-parents, partis mais jamais oubliés il n’y a pas un jour où
je ne pense pas à vous. Dans chaque réussite, je pense à votre fierté de moi. Et
à mes cousins Yacine et Dia-eddine J’aurais tant aimé partager cette réussite
avec vous. Ce diplôme, cette fierté... je la dédie à vous. Vous vivez à jamais
dans mon cœur.

À mes très chères cousines Samah, Meriem, Abir, Sihem, et mes meilleure
amies Kawter et Yasmine qui ont été mes piliers dans les moments difficiles et
mes partenaires de fête dans les moments de joie.

Je tiens à adresser une dédicace tout particulière à R.Lazreg, pour sa présence


précieuse tout au long de mon parcours d’étude. Merci pour ta patience dans les
moments de stress, tes mots d’encouragement quand le doute s’installait.

À mon Binôme Yasmine merci d'être la meilleure version de toi-même, ta


contribution a été essentielle à cette réussite.

À toutes mes amies que j'ai rencontré tout au long mon cursus universitaire
vous êtes les meilleurs.

Enfin je dédie ce travail à moi-même, c'est le temps D'y être

Sara
‫ملخص‬

)‫ ثمانية طوابق علوية‬+ ‫أرضي‬-‫مكون من تسعة مستويات (طابق تحت‬ َّ ‫يتناول هذا البحث دراسة زلزالية شاملة لمبنى سكني‬
‫ أُنجز التحليل وفق متطلبات التنظيم الجزائري‬.‫ المصنَّفة ضمن المناطق ذات الخطر الزلزالي المرتفع‬،‫مشيَّد في مدينة الجزائر‬
.2003‫ مع مراعاة التعديالت الجديدة مقارنة بإصدار‬2024 ‫لمقاومة الزالزل‬

‫بيرنولي ونظرية تيموشينكو‬-‫ تم إجراء مقارنة بين نظرية أولر‬،‫القص على االستجابة الديناميكية العامة للمنشأة‬
ّ ‫لتحليل تأثير‬
‫ تم اعتماد طريقة التسارع الزمني‬،‫ ومن أجل تمثيل واقعي للتأثير الزلزالي‬.‫مارك للت كامل العددي‬-‫باستخدام طريقة نيو‬
.‫(االكسيليروغرام) لمحاكاة تسارع الزلزال المطبّق على المبنى بشكل دقيق‬

‫بيرنولي؛ نظرية تيموشينكو؛‬-‫؛ نظرية أولر‬2024 ‫ دراسة زلزالية؛ التنظيم الجزائري لمقاومة الزالزل‬:‫الكلمات المفتاحية‬
.‫طريقة نيو مارك؛ طريقة التسارع الزمني‬

Résumé
Ce mémoire présente une étude sismique approfondie d’un bâtiment résidentiel composé de
neuf niveaux (un sous-sol et 8 étages), implanté dans la ville d’Alger, classée parmi les zones à
fort risque sismique. L’analyse a été menée conformément aux exigences du Règlement
Parasismique Algérien (RPA 2024), en prenant en compte les modifications apportées par
rapport à la version de 2003.

Afin d’évaluer l’effet du cisaillement sur la réponse dynamique globale de la structure, une
comparaison a été réalisée entre les comportements prédits par les théories d’Euler-Bernoulli et
de Timoshenko, en utilisant l’algorithme de Newmark pour l’intégration numérique. Pour
assurer une modélisation réaliste de l’action sismique, la méthode de l’accélérogramme a été
employée, permettant de reproduire fidèlement l’enregistrement de l’accélération sismique
appliqué à la structure.

Mots clés : Étude sismique ; Règlement Parasismique Algérien (RPA) 2024 ; Théories d’Euler-
Bernoulli et Timoshenko ; Méthode de Newmark ; Méthode de l’accélérogramme.
Abstract

This thesis presents a comprehensive seismic analysis of a residential building comprising


nine levels (including a basement and eight above-ground floors), located in Algiers, a city
classified within a high seismic hazard zone. The study was carried out in accordance with the
Algerian Earthquake-Resistant Design Code 2024, incorporating the latest updates introduced
in this revision compared to the 2003 version.

To investigate the influence of shear deformation on the overall dynamic response of the
structure, a comparative study was conducted between the Euler-Bernoulli and Timoshenko
beam theories, applying the Newmark method for numerical time integration. In order to
accurately simulate the effects of an earthquake, the accelerogram method was employed,
offering a realistic representation of ground motion as applied to the building model.

Keywords: Seismic analysis; Algerian Seismic Code 2024; Euler-Bernoulli and Timoshenko
theories; Newmark integration; Accelerogram simulation.
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………….1
CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1. Introduction ...................................................................................................................... 3
I.2. Comportement de la structure sous l’effet d’une force sismique ........................................ 3
I.2.1. Nature des sollicitations sismiques ................................................................................ 3
I.2.2. Réaction de la structure au cours d’un séisme ............................................................... 5
I.2.3. Paramètres de la structure influençant la réponse sismique ............................................ 5
I.2.4. Interaction entre les paramètres ..................................................................................... 6
I.3. La réglementation parasismique en Algérie : RPA 2024 .................................................... 7
I.4. Évolution réglementaire : Changements du RPA 2024 par rapport au RPA 2003 ............... 8
I.4.1. Évolution du Zonage Sismique ..................................................................................... 8
I.4.2. Accélération Sismique et Coefficients Associés ............................................................ 8
I.4.3. Coefficient de Comportement (R) ................................................................................. 8
I.4.4. Facteur de Qualité et Régularité (Qf) ............................................................................. 8
I.4.5. Spectre de réponse horizontal ....................................................................................... 9
I.4.6. Spectre de réponse vertical ........................................................................................... 9
I.4.7. Combinaisons d’Actions Sismiques ............................................................................ 10
I.4.8. Vérification de l'effort tranchant a la base ................................................................... 10
I.4.9. Vérification de l’Effort Normal Réduit ....................................................................... 10
I.4.10. Coefficients partiels de sécurité ................................................................................ 11
I.4.11. Infrastructure et Fondations ...................................................................................... 11
I.4.12. Ferraillage des éléments structuraux ......................................................................... 11
I.5. Les méthodes de calcul sismique intégrées dans la réglementation ................................. 11
I.5.1. L’analyse statique équivalente .................................................................................... 11
I.5.2. Analyse modale spectrale ............................................................................................ 12
I.5.3. Analyse dynamique par accélérogramme .................................................................... 13
I.6. Théorie des poutres......................................................................................................... 17
I.6.1. Classification des Théories des Poutres ....................................................................... 18
I.6.2. Théorie d’Euler-Bernoulli ........................................................................................... 18
I.6.3. Théorie de Timoshenko .............................................................................................. 19
I.7. Importance du cisaillement dans les constructions courtes ............................................. 21
I.8. Conclusion ..................................................................................................................... 22
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE
II.1. Introduction .................................................................................................................. 24
II.2. Présentation de l’ouvrage .............................................................................................. 24
II.3. Caractéristiques architecturales ..................................................................................... 25
II.3.1. Dimensions en plan: ................................................................................................... 25
II.3.2. En élévation: .............................................................................................................. 25
II.4. La régularité de la structure ........................................................................................... 26
II.5. Système de contreventement ......................................................................................... 26
II.6. Les planchers ................................................................................................................ 27
II.7. Classification de l’ouvrage selon RPA2024 ................................................................... 27
II.7.1. Classification selon son importance : .......................................................................... 27
II.7.2. Classification du site : ................................................................................................ 27
II.8. Caractéristiques des matériaux ...................................................................................... 27
II.8.1. Béton : ....................................................................................................................... 28
II.8.2. Aciers: ........................................................................................................................ 30
II.9. Conclusion .................................................................................................................... 32

CHAPITRE III :DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS


DE LA STRUCTURE
III.1. Introduction ................................................................................................................. 34
III.2. Prédimensionnement des dalles .................................................................................... 34
III.2.1. Plancher en dalle pleine : .......................................................................................... 34
III.3. Evaluation des Charges et surcharges ........................................................................... 35
III.3.1. Plancher terrasse inaccessible : .................................................................................. 35
III.3.2. Plancher étage courant : ............................................................................................ 36
III.3.3. Acrotère : .................................................................................................................. 37
III.3.4. Les escaliers :............................................................................................................ 38
III.3.5. Les murs : ................................................................................................................. 40
III.4. Prédimensionnement des poutres ................................................................................. 40
III.4.1. Pré dimensionnement des Poutres : ........................................................................... 41
III.5. Prédimensionnement des Poteaux ................................................................................ 42
III.5.1. Calcul des surfaces offertes aux poteaux : ................................................................. 42
III.5.2. Calcul des charges et surcharges revenant à poteau P 1 : ............................................. 42
III.5.3. Calcul de la section réduite Br et le prédimensionnement des poteaux : ..................... 43
III.5.4. Vérification de l'effort normal réduit : ....................................................................... 45
III.5.5. Vérification des articles 7.4.1 de RPA2024 : .............................................................. 46
III.6. Prédimensionnement des voiles ................................................................................... 47
III.6.1. Pré-dimensionnement des voiles de contreventement : .............................................. 48
III.6.2. Pré-dimensionnement des voiles périphériques : ....................................................... 49
III.7. Conclusion ................................................................................................................... 49

CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE


IV.1. Introduction ................................................................................................................. 52
IV.2. Modélisation à l’aide du logiciel ROBOT..................................................................... 52
IV.2.1. Description du logiciel ROBOT: ............................................................................... 52
IV.2.2. Les différentes vues du modèle numérique : .............................................................. 52
IV.3. Calcul du poids total de la structure W : ....................................................................... 55
IV.4. Analyse dynamique de la structure : ............................................................................. 56
IV.4.1. Répartition des masses : ............................................................................................ 56
IV.4.2. La matrice de souplesse : ........................................................................................... 57
IV.5. L’impact de la déformation due au cisaillement sur les périodes de vibration : ............. 61
IV.5.1. Interprétation des résultats : ....................................................................................... 61
IV.6. Conclusion ................................................................................................................... 62

CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON RPA2024


V.1. Introduction ................................................................................................................... 64
V.2. Méthode statique équivalente ........................................................................................ 64
V.2.1. Condition d’application : ............................................................................................ 64
V.2.2. Calcul de la force sismique : ....................................................................................... 64
V.2.3. Distribution de la résultante des forces sismiques selon la hauteur : ............................ 71
V.3. Méthode d'analyse modale spectrale .............................................................................. 73
V.3.1. Nombre de modes à considérer : ................................................................................. 73
V.3.2. Combinaison des réponses modales : .......................................................................... 74
V.3.3. Résultats de l’analyse modale du modèle 3D : ............................................................ 75
V.3.4. Introduction de la force sismique : .............................................................................. 77
V.3.5. Vérification de la résultante des forces sismiques de calcul : ....................................... 78
V.3.6. Justification de la sécurité : ......................................................................................... 79
V.4. Application de la méthode d’analyse dynamique par accélérogramme au calcul de la
réponse sismique .................................................................................................................. 85
V.4.1. Méthodes de l’accélération moyenne : ........................................................................ 86
V.4.2. Les déplacements : ..................................................................................................... 87
V.4.3. Les vitesses : .............................................................................................................. 89
V.4.4. Les accélérations : ...................................................................................................... 90
V.4.5. Comparaison des résultats : ........................................................................................ 92
V.4.6. Interprétation des résultats : ........................................................................................ 92
V.5. Conclusion : .................................................................................................................. 93

CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENTS DE LA STRUCTURE


VI.1. Introduction ................................................................................................................. 95
VI.2. Étude des poutres......................................................................................................... 95
VI.2.1. Les sollicitations extrêmes sur les poutres : ............................................................... 95
VI.2.2. Croquis de ferraillage des poutres : ........................................................................... 98
VI.3. Étude des poteaux ........................................................................................................ 99
VI.3.1. Vérification spécifique sous sollicitations tangentes : ................................................ 99
VI.3.2. Vérification spécifique sous sollicitations normales : .............................................. 100
VI.3.3. Les sollicitations extrêmes sur les poteaux : ............................................................ 100
VI.3.4. Calcul de ferraillage des poteaux : .......................................................................... 101
VI.3.5. Croquis de ferraillage des poteaux : ........................................................................ 105
VI.4. Étude des voiles ......................................................................................................... 105
Vérification des voiles sous les sollicitations normales : ..................................................... 105
Tableau VI.9 : Vérification des voiles sous les sollicitations normales. ............................... 106
VI.4.1. Contraintes limites de cisaillement dans les linteaux et les trumeaux : ..................... 106
VI.4.2. Ferraillages des voiles et des trumeaux : ................................................................. 106
VI.4.3. Sollicitations extrêmes sur les voiles : ..................................................................... 107
VI.4.4. Les schémas de ferraillage des voiles : .................................................................... 110
VI.5. Étude des dalles ......................................................................................................... 111
VI.5.1. Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles : ..................................................... 111
VI.5.2. Schéma de ferraillage de la dalle : ........................................................................... 112
VI.6. Étude des escaliers ..................................................................................................... 113
VI.6.1. Ferraillage des escaliers: ......................................................................................... 114
VI.6.2. Vérifications : ......................................................................................................... 115
VI.6.3. Schéma de ferraillage des escaliers : ....................................................................... 116
VI.7. Ferraillage de l’acrotère ............................................................................................. 116
VI.8. Conclusion ................................................................................................................ 117

CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE


VII.1. Introduction .............................................................................................................. 119
VII.2. Etude de l’infrastructure ........................................................................................... 119
VII.2.1. Le choix de fondation : .......................................................................................... 119
VII.2.2. Choix de type de fondations : ................................................................................ 119
VII.2.3. Radier général : ..................................................................................................... 122
VII.2.4. Vérifications Nécessaires : ..................................................................................... 123
VII.2.5. Sollicitation de calcul : .......................................................................................... 127
VII.2.6. Ferraillage du radier : ............................................................................................ 131
VII.2.7. Vérification des contraintes : ................................................................................. 131
VII.2.8. Ferraillage des nervures du radier : ........................................................................ 132
VII.2.9. Armatures transversales: ........................................................................................ 132
VII.3. Conclusion ............................................................................................................... 134
COCLUSION GENERALE……………………………………………………………….135
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
ANNEXES
LISTE DES FIGURES
Figure I.1 : Effet des sollicitations sismiques horizontales sur des structures conçues pour
charges verticales.................................................................................................................... 4
Figure I.2 : forces d’inertie crées par la structure. ............................................................... 4
Figure I.3 : Influence de la rigidité. .................................................................................... 6
Figure I.4 : Spectre de réponse horizontal RPA2003. .......................................................... 9
Figure I.5 : Spectre de réponse horizontal RPA2024. .......................................................... 9
Figure I.6 : Spectre de réponse vertical RPA2024. ............................................................ 10
Figure I.7 : construction soumise à une excitation sismique. ............................................. 13
Figure I.8 : (a) Théorie d’Euler Bernoulli ; (b) Théorie de Timoshenko ............................ 21
Figure II.1 : vue en plan ................................................................................................... 25
Figure II.2 : vue en élévation. ........................................................................................... 26
Figure II.3 : Diagramme parabole rectangle des Contraintes Déformations du béton. ....... 29
Figure II.4 : Diagramme des Contraintes Déformations du béton dans le domaine élastique
linéaire ................................................................................................................................. 30
Figure II.5 : Diagramme des Contraintes Déformations de l’acier. .................................... 31
Figure III.1 : Dalle pleine ................................................................................................. 34
Figure III.2 : Détails d'un plancher en dalle pleine en béton armé (Plancher terrasse
inaccessible) ......................................................................................................................... 35
Figure III.3 : Détails d'un plancher en dalle pleine en béton armé (Plancher étage). .......... 36
Figure III.4 : Détail d'un acrotère classique en béton armé. ............................................... 37
Figure III.5: composantes d’un escalier. ........................................................................... 38
Figure III.6: la surface chargée qui revient aux poteaux. ................................................... 42
Figure III.7: section réduite de poteau .............................................................................. 44
Figure III.8: coupe de voile en élévation........................................................................... 48
Figure III.9 : Vue en 3D des voiles de contreventement. ................................................... 49
Figure IV.1: Vues en 3-D du modèle numérique de la structure. ....................................... 53
Figure IV.2 : Vue en plan X-Y du modèle numérique de la structure. ................................ 53
Figure IV.3 : Vue en plan X-Z du modèle numérique de la structure. ................................ 54
Figure IV.4 : vue dans le Plan Y-Z du modèle numérique de la structure. .................. 54
Figure IV.5 : Modèle discret (en brochette) ...................................................................... 56
Figure IV.6 : Répartition des masses. ................................................................................ 57
Figure IV.7 : Diagramme du moment fléchissant. ............................................................. 58
Figure IV.8 : Diagramme de l’effort tranchant. ................................................................. 60
Figure V.1 : Allure du mode fondamental (Translation Y)................................................. 76
Figure V.2 : Allure du deuxième mode (Translation X). .................................................... 76
Figure V.3 : Allure du troisième mode (Translation X- Torsion Z). ................................... 77
Figure V.4 : Allure du spectre de réponse de la structure. .................................................. 78
Figure V.5 : schéma explicatif de L'effet P-Δ. ................................................................... 81
Figure V.6 : Accélérogramme du séisme de Boumerdès (21 Mai 2003). ........................... 85
Figure V.7 : Déplacements du niveau 1............................................................................. 87
Figure V.8 : Déplacements du niveau 5............................................................................. 88
Figure V.9 : Déplacements du niveau 9............................................................................. 88
Figure V.10 : Vitesses du niveau 1. ................................................................................... 89
Figure V.11 : Vitesses du niveau 5. ................................................................................... 89
Figure V.12 : Vitesses du niveau 9. ................................................................................... 90
Figure V.13 : Accélération du niveau 1. ............................................................................ 90
Figure V.14 : Accélération du niveau 5. ............................................................................ 91
Figure V.15 : Accélération du niveau 9. ............................................................................ 91
Figure VI.1 : Ferraillage des poutres. ............................................................................... 98
Figure VI.2 : ferraillage des poteaux. ............................................................................. 105
Figure VI.3 : Enveloppe de calcul pour les moments fléchissant..................................... 108
Figure VI.4 : Schéma de ferraillage voile 105×20 (cm2). ................................................ 110
Figure VI.5 : Schéma de ferraillage voile 250×20 (cm2). ................................................ 111
Figure VI.6 : Schéma de ferraillage voile 330×20 (cm2). ................................................ 111
Figure VI.7 : Ferraillage de la dalle en travée. ................................................................ 112
Figure VI.8 : Ferraillage de la dalle sur appuis. .............................................................. 113
Figure VI.9 : Schéma statique de l’escalier. .................................................................... 113
Figure VI.10 : Ferraillage des escaliers........................................................................... 116
Figure VI.11 : Ferraillage de l’acrotère. .......................................................................... 116
Figure VII.1 : Schéma de la semelle isolé. ...................................................................... 120
Figure VII.2 : Schéma de la semelle filante. ................................................................... 120
Figure VII.3 : Distribution des contraintes à l’ELS. ........................................................ 124
Figure VII.4 : Distribution des contraintes à l’ELU. ....................................................... 124
Figure VII.5 : Distribution des contraintes à ELA .......................................................... 125
Figure VII.6 : Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐱𝐱 ...................................... 126
Figure VII.7 : Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐲𝐲 ...................................... 127
Figure VII.8 : Moments à l’ELU selon xx. ..................................................................... 128
Figure VII.9 : Moments à l’ELU selon yy....................................................................... 128
Figure VII.10 : Moments à l’ELS selon xx. .................................................................... 129
Figure VII.11 : Moments à l’ELS selon yy. .................................................................... 129
Figure VII.12 : Moments à l’ELA selon xx. ................................................................... 130
Figure VII.13 : Moments à l’ELA selon yy. .................................................................... 130
Figure VII.14 : Schéma de ferraillage de la dalle de radier. ............................................. 131
Figure VII.15 : Ferraillage des nervures de radier ........................................................... 134
LISTE DES TABLEAUX
Tableau II.1: Valeurs prévues des résistances de béton. ..................................................... 29
Tableau II.2 : valeurs des modules d’élasticité de béton. ................................................... 30
Tableau III.1 : charge due aux planchers en dalle pleine de la terrasse inaccessible. .......... 36
Tableau III.2 : charge due aux planchers en dalle pleine à l’étage courant. ........................ 37
Tableau III.3 : Descente de charge de palier d’escalier. ..................................................... 39
Tableau III.4 : Descente de charge de la volée d’escalier. ................................................. 40
Tableau III.5 : Cloisons en maçonnerie. ............................................................................ 40
Tableau III.6 : valeurs des surfaces revenantes au poteaux. ............................................... 42
Tableau III.7 : Les surfaces des poteaux. .......................................................................... 46
Tableau IV.1 : calcul du poids de la structure. ................................................................... 55
Tableau IV.2 : Périodes de vibration et coefficients de participation massique. ................. 59
Tableau IV.3 : Périodes de vibration et coefficients de participation massique. ................. 61
Tableau IV.4 : l’écart entre les périodes de vibration. ........................................................ 61
Tableau V.1 : Valeur de la période (T0) pour le calcul de l'effort tranchant a la base V. ...... 67
Tableau V.2 : Le rapport masse et rigidité ......................................................................... 70
Tableau V.3 : Récapitulatif des facteurs de MSE............................................................... 71
Tableau V.4 : Distribution des efforts horizontaux revenant à chaque niveau .................... 72
Tableau V.5 : Distribution des efforts sismiques. .............................................................. 73
Tableau V.6 : Combinaison des réponses modales ............................................................ 74
Tableau V.7 : Résultats de l’analyse modale. .................................................................... 75
Tableau V.8 : Résultante des forces sismiques à la base. ................................................... 78
Tableau V.9 : les déplacements inter-étage suivant x. ........................................................ 79
Tableau V.10 : les déplacements inter-étage suivant y. ...................................................... 80
Tableau V.11 : justification vis-à-vis de l’effet P.Δ suivant x. ............................................ 82
Tableau V.12 : justification vis-à-vis de l’effet P.Δ suivant y. ............................................ 82
Tableau V.13 : Calcul des moments de renversement suivant x. ........................................ 83
Tableau V.14 : Calcul des moments de renversement suivant y. ........................................ 84
Tableau V.15 : vérification de la stabilité au renversement. ............................................... 84
Tableau V.16 : Tableau récapitulatif des résultats. ............................................................. 92
Tableau VI.1 : Les sollicitations extrêmes sur les poutres. ................................................ 95
Tableau VI.2 : Armatures longitudinales des poutres. ....................................................... 97
Tableau VI.3 : Vérification spécifique sous sollicitations tangentes. ............................... 100
Tableau VI.4 : Vérification spécifique sous sollicitations normales................................. 100
Tableau VI.5 : Les sollicitations extrêmes sur le poteau 50×50 (cm2). ............................ 101
Tableau VI.6 : ferraillage de poteau 50×50 (cm2). .......................................................... 103
Tableau VI.7 : ferraillage des poteaux. ........................................................................... 103
Tableau VI.8 : Armature transversale des poteaux. ......................................................... 104
Tableau VI.9 : Vérification des voiles sous les sollicitations normales. ........................... 106
Tableau VI.10 : Vérification de la contraintes limites de cisaillement. ............................ 106
Tableau VI.11 : Sollicitations extrêmes sur le voile 250×20 (cm2).. ................................ 107
Tableau VI.12 : Ferraillage des voiles selon les différents cas. ........................................ 110
Tableau VI.13 : Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles sens xx ......................... 111
Tableau VI.14 : Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles sens yy ......................... 112
Tableau VI.15 : ferraillage des escaliers. ........................................................................ 115
Tableau VI.16 : Vérification de compression dans le béton à L’ELS............................... 116
Tableau VI.17 : Ferraillage de l’acrotère. ....................................................................... 116
Tableau VII.1 : Sections des semelles filantes sens y-y. .................................................. 121
Tableau VII.2 : Vérification des contraintes sous le radier. ............................................. 125
Tableau VII.3 : Vérification vis-à-vis des sollicitations tangentes. .................................. 127
Tableau VII.4 : Tableau récapitulatif des sollicitations de la dalle. .................................. 131
Tableau VII.5 : Ferraillage des panneaux du radier. ........................................................ 131
Tableau VII.6 : Vérification des contraintes. ................................................................... 131
Tableau VII.7 : Tableau récapitulatif des sollicitations des nervures. .............................. 132
Tableau VII.8 : Ferraillage des nervures. ........................................................................ 132
Tableau VII.9 : Vérification des contraintes à l’ELS. ...................................................... 132
Tableau VII.10 : Choix des armatures transversales. ....................................................... 133
LISTE DES ABREVIATIONS

RPA2024 : règlement parasismique algérien version 2024 ;

ROBOT : Logiciel de calcul et de modélisation de structures ;

BAEL : : Béton Armé aux Etats Limites ;

CBA : Calcul des ouvrages en Béton Armé ;

CPA : Ciment Portland à Haute Résistance ;

DTR : Document Technique Réglementaire ;

ELU : État Limite Ultime ;

ELS : État Limite de Service ;

HA : Haut Adhérent ;

RL : Rond Lisse ;

SRSS : Square Root of the Sum of Squares (Racine carrée de la somme des carrés);

CQC : Complete Quadratic Combination (Combinaison quadratique complète) .


INTRODUCTION GENERALE

Introduction
Les séismes représentent l’un des aléas naturels les plus destructeurs, générant des
sollicitations dynamiques complexes susceptibles de compromettre la stabilité des structures.
L’Algérie, située en zone sismique active en bordure de la plaque africaine, a été marquée par
plusieurs événements majeurs, tels que les séismes de Chlef (1980) et de Boumerdès (2003),
révélant la vulnérabilité du bâti. Ces catastrophes ont conduit à un renforcement progressif de
la réglementation parasismique, avec l’adoption récente du RPA 2024. Ce dernier introduit des
exigences plus rigoureuses en matière d’analyse dynamique et de performance structurelle.

Dans ce contexte, l’étude du comportement dynamique des structures constitue un enjeu


essentiel pour l’ingénieur civil. Elle permet de simuler la réponse d’un bâtiment face à un séisme
réel, en prenant en compte ses caractéristiques physiques (masse, rigidité, amortissement) ainsi
que les propriétés du mouvement du sol.

Parmi les méthodes d’évaluation de cette réponse dynamique, on a la méthode de Newmark.


Elle s’agit d’une méthode d’intégration numérique pas à pas, utilisée pour résoudre les
équations différentielles du mouvement en fonction du temps. Cette approche permet de suivre
précisément l’évolution des déplacements, vitesses et accélérations d’un système structural
soumis à un accélérogramme réel.

Dans le cadre de ce travail, nous appliquons cette méthode à l’analyse d’un bâtiment en béton
armé de type R+8 avec sous-sol, soumis à un séisme réel, afin de déterminer sa réponse sismique
de manière précise. Le bâtiment est modélisé comme une poutre verticale soumise à une
sollicitation sismique à sa base, ce qui permet une approche simplifiée mais représentative de
son comportement global. Pour évaluer l’influence des hypothèses de modélisation, une
comparaison est réalisée entre deux modèles de poutres : celui basé sur la théorie d’Euler-
Bernoulli, qui néglige les effets de cisaillement, et celui fondé sur la théorie de Timoshenko,
qui les intègre.

Cette comparaison a pour objectif d’analyser les écarts dans la réponse structurelle prédite par
chacun des modèles, et d’apprécier la pertinence de l’un ou l’autre selon les caractéristiques du
bâtiment étudié. Ce mémoire vise ainsi à proposer une démarche rigoureuse pour la
modélisation dynamique et l’évaluation de la réponse sismique, tout en intégrant les exigences
actuelles du RPA 2024, afin de contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes
dynamiques affectant les bâtiments en zones sismiques.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 1 E.N.S.T.P


INTRODUCTION GENERALE

Organisation de la thèse

La présente thèse commence par une introduction générale, suivie de plusieurs chapitres :

 Le premier chapitre propose une revue bibliographique sur le comportement des bâtiments
face aux séismes, les méthodes d’analyse structurelle, ainsi qu’une comparaison entre les
versions 2003 et 2024 du RPA. Il présente aussi les principes des méthodes d’intégration
directe et des théories de poutres, utiles à la modélisation.

 Le deuxième chapitre présente en détail l’ouvrage étudié. Il décrit ses caractéristiques


architecturales et structurales, notamment la géométrie, les matériaux utilisés, la
répartition des éléments porteurs (poteaux, poutres, voiles).

 Le troisième chapitre est dédié au pré-dimensionnement des éléments structuraux. Cette


étape permet de définir les dimensions approximatives des composants de la structure en
se basant sur des charges estimées.

 Le quatrième chapitre aborde l’étude dynamique, avec l’identification des périodes


propres et modes de vibration, nécessaires à l’analyse sismique.

 Le cinquième chapitre est consacré à l’analyse sismique basée sur un accélérogramme réel,
en utilisant la méthode de Newmark pour déterminer la réponse dynamique (déplacements,
vitesses, accélérations) du bâtiment.

 Les sixième et septième chapitre traitent respectivement du ferraillage des éléments en


béton armé et de l’étude de l’infrastructure, incluant la conception des fondations selon les
efforts sismiques transmis.

Cette démarche vise à proposer une analyse complète, fiable et conforme aux normes
algériennes récentes, pour mieux comprendre et prévoir le comportement des bâtiments soumis
à des séismes réels.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 2 E.N.S.T.P


CHAPITRE I :
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.1. Introduction

Les séismes comptent parmi les catastrophes naturelles les plus redoutables, tant par leur
imprévisibilité que par la gravité des dégâts qu’ils engendrent. Ils peuvent causer d’importantes
pertes humaines, détruire des infrastructures vitales et désorganiser durablement la vie
économique et sociale d’un pays. En Algérie, où la sismicité est modérée à forte, notamment
dans les régions nord. Le séisme de Boumerdès en 2003, l’un des plus dévastateurs, a souligné
la nécessité urgente de renforcer la prévention et d’améliorer les techniques de construction.

Face à cette réalité ; ce chapitre s’inscrit dans cette logique en proposant une synthèse des
connaissances actuelles sur les séismes et leurs effets sur les constructions.

Il s’intéressera également à l’évolution des normes de construction parasismique en Algérie,


notamment à travers les changements introduits par le Règlement Parasismique Algérien (RPA
2024). Par ailleurs, une attention particulière sera portée aux différentes méthodes de calcul
sismique, permettant d’évaluer la réponse des structures face à un séisme

I.2. Comportement de la structure sous l’effet d’une force sismique


I.2.1. Nature des sollicitations sismiques :
Les sollicitations sismiques sont des actions dynamiques imposées aux structures lors d’un
tremblement de terre. Elles résultent principalement des mouvements du sol engendrés par la
libération soudaine d’énergie dans la croûte terrestre. Ces sollicitations se distinguent par leur
intensité, leur durée, leur direction (horizontale et verticale), ainsi que par leur caractère
aléatoire.

Les structures sont traditionnellement conçues pour résister à des charges verticales
permanentes, telles que le poids propre et les charges d’exploitation. Cependant, lors d’un
séisme, des forces horizontales dynamiques apparaissent, pouvant engendrer des déformations
importantes, voire des effondrements, si elles ne sont pas prises en compte dès la phase de
conception ; Il est donc essentiel d’intégrer ces sollicitations dans les analyses structurelles pour
garantir la sécurité des ouvrages. [1]

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 3 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Figure I.1 : Effet des sollicitations sismiques horizontales sur des structures conçues
pour charges verticales.
I.2.1.1. Les sollicitations horizontales :
Ce sont les plus destructrices ; elles proviennent des déplacements latéraux du sol, et leur action
sur les structures génère des forces d'inertie proportionnelles à la masse de chaque niveau. La
force inertielle horizontale est donnée par la relation :

Fh=m⋅ah

Où :

Fh : est la force horizontale,

m : est la masse de l’élément structurel (étage, dalle, etc.),

ah : est l’accélération horizontale du sol.

Figure I.2 : forces d’inertie crées par la structure.


En plus des forces horizontales, les séismes génèrent également des forces verticales souvent
négligées, mais qui peuvent être significatives, notamment à proximité de l’épicentre.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 4 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.2.1.2. Les sollicitations verticales :


Elles proviennent de l’onde P (primaire), qui agit selon la direction verticale. Elles génèrent des
forces d’inertie pouvant temporairement augmenter ou diminuer les charges sur la structure. [2]

Le mouvement sismique vertical a une incidence directe sur le comportement au cisaillement


des éléments en béton armé. La force verticale est exprimée par :

Fv=m⋅av

Où av est l’accélération verticale du sol.

I.2.2. Réaction de la structure au cours d’un séisme :

Lors d’un séisme, les mouvements du sol sont transmis aux fondations, qui les communiquent
à toute la structure. Ce déplacement brusque génère des forces d’inertie, proportionnelles à la
masse de la structure, qui provoquent des oscillations. Pour y résister, les éléments porteurs
comme les poteaux, poutres ou voiles se déforment.

Si la période propre d’un bâtiment correspond à la fréquence du séisme, il peut se produire un


phénomène de résonance, où les oscillations sont fortement amplifiées, augmentant les risques
de dommages graves.

Par ailleurs, si le séisme est intense, la structure peut entrer en régime non linéaire : des fissures
apparaissent, certains matériaux se plastifient, et la rigidité évolue pendant le mouvement. Cela
complique encore plus la réponse, surtout si la structure est irrégulière en plan ou en hauteur,
ce qui peut causer des efforts supplémentaires localisés ou des effets de torsion dangereux.

I.2.3. Paramètres de la structure influençant la réponse sismique :

La réponse de la structure dépend de ses caractéristiques dynamiques, en particulier de sa


masse, sa rigidité et son amortissement.
 Influence de la masse :
La masse d'une structure a un effet direct sur les efforts sismiques qu'elle subit. En effet, selon
la deuxième loi de Newton : F=m×a ; plus la masse est élevée, plus les forces d'inertie sont
importantes.
Une mauvaise répartition de cette masse peut provoquer des déséquilibres dynamiques et des
effets de torsion, augmentant localement les risques de dommages.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 5 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

 Influence de la rigidité :
La rigidité est la capacité d’une structure à résister aux déformations sous l’effet d’efforts
latéraux. Une structure rigide présente une période propre de vibration plus courte, ce qui la
rend moins sensible aux séismes de longue période, mais potentiellement plus vulnérable aux
accélérations rapides. À l’inverse, une structure souple se déforme davantage, mais est moins
sujette aux forces d’inertie importantes.
Une répartition inégale de la rigidité, notamment un étage plus souple (étage faible), peut
entraîner des concentrations d’efforts et des risques d’effondrement localisé.

Figure I.3 : Influence de la rigidité.


 Influence de l’amortissement :

L’amortissement réduit les oscillations d’une structure pendant un séisme en dissipant l’énergie
vibratoire. Plus l’amortissement est élevé, moins les déplacements et efforts internes sont
importants. Dans les structures réelles, l’amortissement naturel est généralement faible, de
l’ordre de 2 à 5 %. Il provient du frottement interne des matériaux, des joints de connexion, ou
des interactions sol-structure.

I.2.4. Interaction entre les paramètres :

La réponse réelle d’une structure à un séisme est le résultat de l’interaction complexe entre la
masse, la rigidité et l’amortissement. Par exemple, une structure lourde mais très rigide pourrait
présenter des accélérations internes très élevées, tandis qu’une structure légère et bien amortie
pourrait mieux dissiper l’énergie sismique.

De plus, les effets géométriques, les conditions aux limites, la hauteur du bâtiment, et la
régularité en plan et en élévation influencent également la répartition des sollicitations. Une
conception parasismique efficace doit donc considérer l’ensemble de ces paramètres dès les

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 6 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

premières phases du projet, en s’appuyant sur des méthodes d’analyse dynamique adaptées et
sur les normes en vigueur, comme le RPA 2024.

I.3. La réglementation parasismique en Algérie : RPA 2024

Le Règlement Parasismique Algérien (RPA 2024) s’inscrit dans une logique d’amélioration
continue des normes de sécurité des constructions face aux risques sismiques. Cette révision du
RPA 2003 vise à renforcer la fiabilité des structures, tout en tenant compte des réalités socio-
économiques du pays. [3]

Parmi les points les plus marquants retenus pour cette nouvelle version du RPA sont nombreux
et traduisent une volonté de renforcer la clarté, la cohérence technique et l’efficacité :

 Clarification du champ d’application : Le règlement précise son domaine d’application


et sa complémentarité avec d’autres DTR, afin de limiter les ambiguïtés sur les types de
bâtiments et les zones concernées.
 Nouveau zonage sismique et catégorisation des bâtiments : Révision du zonage sismique
et meilleure classification des structures selon leur importance (ordinaires, sensibles,
stratégiques), en lien avec les performances attendues.
 Prise en compte des actions sismiques verticales : Intégration des effets des ondes P dans
les calculs, notamment pour les structures complexes ou critiques.
 Exigences sur le choix de site : Importance accordée à la géologie locale, aux risques
(liquéfaction, glissements de terrain), et aux effets topographiques dès la conception.
 Méthodes de calcul sismique : Trois méthodes sont détaillées (statique équivalente,
modale spectrale, dynamique par accélogrammes), avec une ouverture vers les méthodes
non linéaires comme le Push-over.
 Critères de sécurité et prescriptions constructives : Définition de règles pour assurer la
résistance sismique (contreventement, traitement des éléments non-structuraux, continuité
des charges), adaptées aux matériaux usuels et aux fondations.
 Innovation et technologies avancées : Introduction de l’isolation sismique à la base comme
solution pour améliorer la performance des bâtiments sensibles face aux séismes.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.4. Évolution réglementaire : Changements du RPA 2024 par rapport au RPA 2003
I.4.1. Évolution du Zonage Sismique :

Dans le RPA 99 version 2003, l’Algérie était divisée en 5 zones sismiques allant de la zone 0
(sismicité négligeable) à la zone III (sismicité élevée). Le RPA 2024 introduit une classification
plus détaillée avec 7 zones : de la zone 0 (très faible) jusqu'à la zone VI (élevée), permettant
une meilleure gradation des exigences parasismiques selon le risque réel.

I.4.2. Accélération Sismique et Coefficients Associés :


Le RPA 2003 fixait l’accélération sismique maximale à 0.4g, sans tenir compte du coefficient
d’importance ni du site. Le RPA 2024, quant à lui, abaisse cette valeur maximale à 0,3g, mais
introduit deux nouveaux coefficients importants :

- Le coefficient d’importance (I), pouvant aller jusqu’à 1.4 selon l’usage du bâtiment.
- Le coefficient de site (S), variant entre 1 et 1.8, pour tenir compte des effets de sol.

I.4.3. Coefficient de Comportement (R) :


Le coefficient de comportement (R), qui réduit les efforts sismiques pour tenir compte de la
dissipation d’énergie, a été revu :

- Pour les voiles, R passe de 3.5 (RPA 2003) à 4.5 (RPA 2024), à condition d’éviter l’effet
noyau. Si ce n’est pas le cas, R est abaissé à 3.
- Pour les ossatures sans remplissage en maçonnerie, R passe de 5 à 5.5.
- Pour les ossatures avec remplissage, R reste inchangé à 3.5.
- Un nouveau cas est introduit : voiles peu armés, avec R = 1.5

I.4.4. Facteur de Qualité et Régularité (Qf) :


Le facteur de qualité Qf, qui dépend de la régularité en plan et en élévation de la structure, est
raffiné dans le RPA 2024. Il permet de réduire les efforts sismiques si la structure est régulière,
avec des valeurs passant de 1.3 (RPA 2003) à 1.05 (RPA 2024) dans les meilleurs cas. Cela
incite à une conception plus régulière pour optimiser la réponse sismique.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 8 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.4.5. Spectre de réponse horizontal :

Figure I.4 : Spectre de réponse horizontal RPA2003.

Figure I.5 : Spectre de réponse horizontal RPA2024.


I.4.6. Spectre de réponse vertical :
Le RPA 2024 introduit une analyse du spectre vertical en plus du spectre horizontal,
contrairement au RPA 2003. Des conditions précises sont définies pour la prise en compte de la
composante verticale, notamment pour les éléments horizontaux longs, précontraints ou en
console.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 9 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Figure I.6 : Spectre de réponse vertical RPA2024.


I.4.7. Combinaisons d’Actions Sismiques :
Le RPA 2003 se limitait à des combinaisons simples du type G + Q ± E, voire 0.8G ± E. Le
RPA 2024 introduit des combinaisons plus précises :

- Pour les actions horizontales : E1, E2 ;


- Pour les actions verticales : E3, E4, E5.

I.4.8. Vérification de l'effort tranchant a la base :


Le calcul de l'effort tranchant à la base est conservé dans les deux directions orthogonales, mais
il est lié à des coefficients plus détaillés (R, I, S, Q f) et à des spectres de réponse enrichis.
A.D.Q
RPA 2003 : V = .W
R

Sad
RPA 2024 : V = λ. (T0 ). W
g

I.4.9. Vérification de l’Effort Normal Réduit :


La limite de l’effort normal réduit pour les poteaux passe de 0.3 (RPA 2003) à 0.35 (RPA 2024).
Une nouveauté importante est l’introduction de cette vérification pour les voiles également,
avec une limite fixée à 0.4.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 10 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.4.10. Coefficients partiels de sécurité :


Le RPA 2003 utilise les coefficients partiels γs= 1.00 pour l’acier et γb= 1.15 pour le béton pour
le RPA24 conserve γs= 1.00 mais augmente γb à 1.20, cette évolution traduit une volonté
d’améliorer la sécurité en intégrant plus de marge sur les matériaux.

I.4.11. Infrastructure et Fondations :


Le RPA 2024 maintient les catégories S1 à S4 (rocheux à très meuble), mais introduit une
nouvelle catégorie SS, nécessitant des études spécifiques. Il impose aussi une profondeur
minimale des sondages géotechniques de 30 mètres, sauf si le substratum rocheux est atteint
plus tôt exigence absente du RPA 2003.

 Ouvrages de soutènement : Le RPA 2024 élargit la validité de la méthode statique


équivalente aux murs de soutènement jusqu’à 10 m (contre 6 m dans le RPA 2003). Le
coefficient de sécurité au glissement est relevé à 1.25, tandis que celui au renversement reste
à 1.30.

I.4.12. Ferraillage des éléments structuraux :


 Les poteaux et poutres : Le ferraillage des poteaux voit une augmentation des
pourcentages d’armatures minimales, recouvrements augmentés jusqu’à +25 %.

Concernant les poutres, le RPA 2024 impose : Longueur de recouvrement augmentée jusqu’à
60Ø ; Armatures symétriques obligatoires dans les poutres secondaires.

 Les voiles : Plusieurs changements majeurs apparaissent dans le RPA 2024 :


- Épaisseur minimale des parties confinées des voiles portée à 20 cm ;
- Vérification de l’effort normal réduit obligatoire ;
- Méthodologie de ferraillage précisée pour les voiles élancés ou courts ;
- Introduction d’enveloppes majorant l’effort tranchant et les moments de flexion.

I.5. Les méthodes de calcul sismique intégrées dans la réglementation :


I.5.1. L’analyse statique équivalente :

L’analyse statique équivalente est l’une des méthodes fondamentales de dimensionnement


sismique. Elle repose sur une simplification du problème dynamique complexe : les forces
sismiques réelles, qui varient dans le temps et l’espace, sont remplacées par un système de
forces statiques fictives. Ces forces sont dites « équivalentes » dans la mesure où elles
produisent sur la structure des effets (sollicitations, déformations) comparables à ceux d’un
séisme de dimensionnement.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 11 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Cependant, il est important de souligner que les forces et déformations calculées à l’aide de
cette méthode sont inférieures à celles réellement induites par un séisme majeur. Cette sous-
estimation est compensée par l’introduction d’un coefficient de comportement (R) qui tient
compte de la ductilité et de la capacité de dissipation d’énergie de la structure. En d’autres
termes, on admet que la structure ne reste pas purement élastique mais qu’elle entre en régime
plastique contrôlé, capable d’absorber une partie de l’énergie sismique sans s’effondrer. [3]

I.5.1.1. Domaines d’application :

Cette méthode constitue une approche simple et largement utilisée pour les structures régulières
et de hauteur modérée. Toutefois, sa fiabilité dépend directement de la qualité de la conception
et de l’exécution, et elle n’est pas adaptée aux bâtiments irréguliers ou situés en zones à fort
risque sismique, pour lesquels des analyses dynamiques modales sont recommandées.

I.5.2. Analyse modale spectrale :


L'analyse modale spectrale est une méthode utilisée pour évaluer la réponse sismique d'une
structure en tenant compte des effets de chaque mode de vibration individuellement. Cette
approche repose sur la décomposition du comportement dynamique global en une série de
modes propres, chacun caractérisé par une période, une forme de déformation et une masse
participante. [3]

I.5.2.1. Utilisation du spectre de réponse :


Pour chaque mode de vibration, on détermine le maximum des effets induits par les forces
sismiques, en utilisant un spectre de réponse de calcul. Ce spectre fournit l’amplitude de réponse
(accélération, vitesse, déplacement) en fonction de la période propre du mode considéré. À
partir de ce spectre, on évalue les sollicitations maximales pour chaque mode : déformations,
contraintes, déplacements ou efforts internes.

I.5.2.2. Combinaison des effets modaux :


Une fois les effets maximaux obtenus pour chaque mode, ils doivent être combinés pour obtenir
la réponse globale de la structure. Cette étape est cruciale car les réponses modales ne se
produisent pas simultanément. Pour cela, deux règles principales de combinaison sont utilisées :

 SRSS : adaptée aux modes bien espacés en fréquence, cette méthode suppose que les
réponses modales sont statistiquement indépendantes.

 CQC : recommandée lorsque les modes sont proches ou fortement couplés, cette méthode
tient compte de la corrélation modale pour une estimation plus précise.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Grâce à cette combinaison, on obtient une estimation réaliste de la réponse sismique totale de
la structure, intégrant les contributions significatives de tous les modes pertinents.

I.5.2.3. Limites d’application :


Cependant, lorsque la complexité du comportement structural dépasse les capacités de la
méthode modale spectrale ; notamment en cas de non-linéarités, d’irrégularités marquées ou de
séismes très intenses ; il devient nécessaire d’adopter une analyse plus réaliste dans le domaine
temporel, à savoir l’analyse dynamique par accélérogramme.

I.5.3. Analyse dynamique par accélérogramme :


I.5.3.1. Principe de la méthode :
L’analyse dynamique par accélérogramme simule la réponse sismique d’une structure en
utilisant un enregistrement réel ou synthétique de séisme, appliqué dans le domaine temporel.
Elle permet de capturer avec précision les effets dynamiques complexes, y compris les
comportements non linéaires, les irrégularités structurelles et les effets de site.

I.5.3.2. Méthodes d’intégration directe :


La réponse d’un bâtiment soumis à une excitation sismique quelconque peut être déterminée en
utilisant l’intégrale de Duhamel ou par le biais de méthodes d’intégration numérique pas à pas,
telles que la méthode de Newmark ou la méthode de Wilson-θ. Dans le cas d’une sollicitation
sismique, l’excitation extérieure appliquée à la structure est représentée par une force
équivalente, proportionnelle à l’accélération du sol. [4]

Cette force d’inertie notée F(t) est donnée par l’expression : F(t)= −m× ẍ s (t)

Figure I.7 : construction soumise à une excitation sismique.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 13 E.N.S.T.P


CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

La méthode d’intégration directe traite les cas où la force est quelconque comme, le séisme, le
vent, une explosion, elle est valable dans le cas d’un comportement linéaire ou non linéaire et
pour une matrice d’amortissement quelconque, en plus cette approche ne nécessite pas de calcul
des modes de vibration.

Lors d’un séisme de forte intensité, l’hypothèse de linéarité des matériaux devient inappropriée,
car les éléments structuraux peuvent entrer dans un domaine de comportement non linéaire.
C’est pourquoi des méthodes numériques dites d’intégration directe pas à pas ont été
développées pour résoudre les équations différentielles du mouvement dans le domaine
temporel. Ces méthodes permettent d’obtenir la réponse dynamique d’un système à partir d’un
enregistrement sismique réel. Parmi les méthodes les plus courantes, on trouve :

 Méthode des différences centrales :

Cette méthode explicite est simple à mettre en œuvre et bien adaptée pour les structures linéaires
peu amorties. Elle calcule la réponse à partir de valeurs connues aux pas de temps précédents.
Elle est conditionnellement stable, c’est-à-dire que le pas de temps utilisé doit être inférieur à
une certaine limite (le pas critique) pour garantir la stabilité des résultats.

 Méthode de Wilson-θ :

Il s’agit d’une méthode implicite qui introduit un paramètre θ (généralement θ = 1.4) pour
améliorer la stabilité de la solution. Elle est inconditionnellement stable pour un choix approprié
de θ et permet de traiter efficacement les systèmes non linéaires. Elle repose sur une
extrapolation de la réponse à un temps futur, ce qui la rend robuste mais plus coûteuse en calcul.

 Méthode de Newmark :

La méthode de Newmark est une méthode d’intégration implicite largement utilisée en


dynamique des structures. Elle repose sur deux paramètres (β et γ) qui permettent d’ajuster la
stabilité et la précision. Selon leur valeur, on peut obtenir une méthode stable ou non. Pour des
valeurs comme β = 1/4 et γ = 1/2, la méthode devient inconditionnellement stable et très utilisée
dans les analyses sismiques.

 Méthode de l'accélération moyenne (Newmark – β = 1/4, γ = 1/2) :

Cette méthode est une version particulière de la méthode de Newmark. Elle est implicite et
inconditionnellement stable pour les systèmes linéaires. Elle offre un bon compromis entre
précision et stabilité numérique. Elle suppose que l’accélération varie linéairement dans

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

l’intervalle de temps, ce qui permet de mettre à jour les déplacements et les vitesses à chaque
pas de temps.

Ces méthodes d’intégration direct transforment le système d’équations différentielles M ẍ t +


̂ xt+Δt = F̂t+Δt ; qui sera résolu à chaque pas de
C ẋ t +K xt=Ft en un système d’équation linéaire K
temps, facilitant ainsi leur traitement numérique.

I.5.3.3. Méthodes de l’accélération moyenne :


La résolution pas à pas des équations différentielles du mouvement telles que formulées dans
l’équation générale du mouvement d’une structure :

M ẍ t + C ẋ t +K xt=Ft (I.1)

Repose sur leur transformation en un système d’équations algébriques applicable à chaque


incrément de temps Δt. Cette transformation est rendue possible en établissant une relation entre
déplacement, vitesse et accélération valables durant un court intervalle de temps. Ces relations
permettent d’exprimer les variations de vitesse et de déplacement en fonction des variations
d’accélération, ou inversement.

L’approche adoptée dans cette étude repose sur l’hypothèse d’accélération constante au sein de
chaque pas de temps ; cette hypothèse conduit à une variation linéaire des vitesses, une variation
quadratique des déplacements. [4]

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Autrement dit, l’accélération est supposée constante dans l’intervalle [t,t+Δt], ce qui permet
d’écrire les expressions incrémentales de la vitesse ẋ et du déplacement x en fonction de
l’accélération ẍ ; ce qui simplifie considérablement la formulation de l’équilibre à chaque pas
de calcul.

L’équation d’équilibre à l’instant t+t est donnée par :

M ẍ t+t + C ẋ t+t +K xt+t =F t+t (I.2)

On suppose que l’accélération est constante dans l’intervalle t et t +t :


xt +xt+t
xmoy= (I.3)
2

Alors la vitesse et le déplacement sont donnés par les relations suivantes :


1
ẋ t+t = ẋ t + 2 (∆t) × (ẍ t + ẍ t+∆t ) (I.4)

1
xt+Δt=xt+(Δt) × ẋ t + 4 (∆t)2 × (ẍ t + ẍ t+∆t) (I.5)

À partir de l’équation (V.5) on peut récrire l’accélération ẍ t+∆t en fonction du xt+t :


1
(∆t)2 × (ẍ t + ẍ t+∆t )= xt+Δt - xt - (Δt) × ẋ t (I.6)
4

4
ẍ t + ẍ t+∆t = ∆t2 [xt+Δt - xt - (Δt) × ẋ t ] (I.7)

𝟒
𝐱̈ 𝐭+∆𝐭 = ∆𝐭𝟐 [xt+Δt - xt - (Δt) × 𝐱̇ 𝐭 ]- 𝐱̈ 𝐭 (I.8)

La vitesse à l’instant t +t peut être exprimé en termes de xt+t :


1 4
ẋ t+t = ẋ t + 2 (∆t) × (ẍ t + ∆t2 [xt+Δt - xt - (Δt) × ẋ t ]- ẍ t ) (I.9)

1 4 4 4
ẋ t+t = ẋ t + 2 (∆t) × (ẍ t + ∆t2xt+Δt - ∆t2 xt - (Δt) × ẋ t - ẍ t ) (I.10)

2 2 1 1
ẋ t+t = ẋ t − 2 × ẋ t × (Δt xt+Δt − Δt xt + 2 ẍ t × (∆t) − ẍ × (∆t)) (I.11)
2 t

𝟐
𝐱̇ 𝐭+𝐭 = 𝚫𝐭 (xt+Δt - xt )- 𝐱̇ 𝐭 (I.12)

On remplace les deux équations (V.8) et (V.12) par leur expression dans l’équation (V.2) :
4 2
M (∆t2 [xt+Δt - xt - (Δt) × ẋ t ]- ẍ t ) + C (Δt (xt+Δt - xt )- ẋ t ) +K xt+t =F t+t (I.13)

4M 2C
-Mẍ t + ∆t2 (xt+Δt - xt - (Δt) × ẋ t ) - C ẋ t + Δt (xt+Δt - xt ) +K xt+t =F t+t (I.14)

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

Après arrangement, on obtient :


4M 2C 2 4 4ẋ t
(∆t2 + Δt +K) xt+Δt = F t+t + C( ẋ t +Δt xt )+ M(∆t2 xt - +ẍ t ) (I.15)
Δt

Donc, on peut écrire l’équation (V.15) sous la forme :

̂ xt+Δt = F̂t+Δt
K (I.16)

Avec :

̂ = (4M2 + 2C+K)
K (I.17)
∆t Δt

2 4 4ẋ
F̂t+Δt= F t+t + C( ẋ t +Δt xt )+ M(∆t2 xt - Δtt +ẍ t ) (I.18)

𝟏
𝐱̈ 𝐭+𝐭 = 𝐦 (F t+t - C 𝐱̇ 𝐭+𝐭 - K xt+t) (I.19)

I.6. Théorie des poutres


De nombreuses théories des poutres ont été développées, elles sont basées sur des hypothèses
diverses et conduisent à différents ordres de précision. Les premiers pas faits pour développer
une théorie des poutres, ont été abordés par Daniel Bernoulli (1694). Sa contribution connue
comme l’hypothèse de Bernoulli considère que la section transversale reste non déformée dans
l’état déformé. Sa nouvelle position est définie par les relations entre les déplacements et les
déformations. Leonhard Euler (1744), connu par son manuscrit « elastica » [5], a étudié les
poutres planes sans déformations de cisaillement. Des contributions ultérieures sont dues à
Saint-Venant (1845) par ses hypothèses liées à la torsion. Kirchhoff (1859) a fait une
généralisation dans l’espace des travaux d’Euler. Love (1893), connu par la théorie des poutres
appelée de Kirchhoff-Love, qui se caractérise par l’ajout d’une déformation axiale de traction.
Les frères Cosserat (1907) ont fait une généralisation de la théorie de Kirchhoff, appelée la
théorie de Cosserat spéciale.

Toutes ces théories ne prennent pas en considération les déformations de cisaillement et par
conséquent les sections transversales restaient toujours orthogonales à la ligne passant par les
locus, i.e. les centres de gravité surfacique, le long de la poutre. La première amélioration a été
faite par Timoshenko (1921) en tenant compte de l’effet de cisaillement. Un historique sur le
développement de la théorie de l’élasticité, y compris les problèmes de flexion des poutres, a
été détaillé dans Love et Timoshenko [6]. Depuis ces premiers travaux jusqu’à nos jours, un
nombre important de papiers visant à améliorer et développer ces théories ont été publiés, ce
qui rend l’impossibilité de les citer tous.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.6.1. Classification des Théories des Poutres :


En général, les théories des poutres peuvent être classées en trois catégories :

 La théorie d’Euler-Bernoulli appelée la théorie classique des poutres : qui ne considère pas
les déformations par cisaillement et s’applique principalement aux poutres longues et
élancées.
 Les théories des poutres de déformation de cisaillement : où la théorie de Timoshenko est
la plus connue, prenant en compte le cisaillement transversal du premier ordre. Des théories
plus avancées intègrent des effets de cisaillement d’ordre supérieur et une distribution non
uniforme des déformations.
 La théorie des poutres à trois dimensions : qui modélise complètement les déformations et
contraintes dans les trois dimensions, sans approximation sur la forme des sections. [7]

I.6.2. Théorie d’Euler-Bernoulli :

La théorie d’Euler-Bernoulli, également appelée théorie classique de la flexion, est l’un des
modèles fondamentaux utilisés en mécanique des structures pour analyser le comportement des
poutres soumises à des charges transversales. Elle repose sur des hypothèses simplificatrices
permettant de modéliser la déformation des poutres de manière analytique. Cette théorie est
particulièrement adaptée aux structures élancées, c’est-à-dire dont la longueur est beaucoup
plus grande que les dimensions transversales.

L’hypothèse principale de la théorie d’Euler-Bernoulli est que les sections planes et


perpendiculaires à l’axe neutre de la poutre avant déformation restent planes et perpendiculaires
après déformation. Cela implique que la déformation due au cisaillement transversal est
négligée. Ainsi, le déplacement transversal de la poutre dépend uniquement de la flexion, et la
rotation d'une section est égale à la dérivée première du déplacement transversal. Cette
simplification permet d'exprimer la courbure de la poutre comme étant proportionnelle à la
dérivée seconde du déplacement vertical selon l’axe longitudinal. [8]

I.6.2.1. Relation moment – courbure :


La courbure de la poutre est définie par :
d2 w
ĸ(x) =
dx2
La relation entre le moment fléchissant et la courbure est :
d2 w
M(x) = EI. K(x) = EI.
dx 2

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.6.2.2. Équation différentielle de la poutre :


L’équilibre des forces et moments appliqués sur un élément infinitésimal conduit à l’équation :
d4 w
EI. = q(x)
dx 4
Où :
q(x) est la charge répartie appliquée (force par unité de longueur).

C’est l’équation de flexion d’Euler-Bernoulli, équation différentielle du 4ᵉ ordre, valable pour


toute poutre mince soumise à des charges normales au plan neutre.

I.6.2.3. Énergie de déformation (souplesse) :


L’énergie de déformation due à la flexion (en négligeant le cisaillement) est donnée par :
1 L M(x)2
U= ∫ dx
2 0 EI
C’est à partir de cette expression qu’on peut établir les éléments de la matrice de souplesse :
LM
i (x)Mj (x)
δij = ∫ dx
0 EI

Cependant, malgré sa simplicité et son efficacité, la théorie d’Euler-Bernoulli présente certaines


limitations. Elle devient inappropriée dans le cas de poutres courtes ou épaisses, où les
déformations de cisaillement ne peuvent plus être négligées. Dans de tels cas, l’utilisation de la
théorie de Timoshenko, qui prend en compte ces effets, devient nécessaire. De plus, la théorie
d’Euler-Bernoulli ne permet pas une modélisation précise des vibrations à haute fréquence ni
des matériaux composites ou hétérogènes.

I.6.3. Théorie de Timoshenko :

La théorie de Timoshenko constitue une amélioration majeure de la théorie classique d’Euler-


Bernoulli en prenant en compte les effets du cisaillement transversal et de la rotation des
sections, cette théorie permet de mieux modéliser le comportement des poutres courtes ou
épaisses, ainsi que des structures soumises à des sollicitations dynamiques, où les hypothèses
de la théorie de Bernoulli deviennent insuffisantes. [9]

Contrairement à la théorie d’Euler-Bernoulli, la théorie de Timoshenko suppose que ces


sections peuvent pivoter indépendamment du gradient du déplacement transversal. Cela signifie
que la rotation de la section θ(x) n’est plus strictement égale à dw/dx, mais qu’il existe un
glissement dû au cisaillement, modélisé explicitement dans la formulation.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.6.3.1. Équations de la Théorie :


Les équations différentielles du mouvement pour une poutre selon Timoshenko s’écrivent
comme suit :
d2 θ(x) dv(x)
EI 2
= q(x) − k. GA ( − θ(x))
dx dx

d2 v(x, t) d dv(x)
ρA 2
= [k. GA ( − θ(x))] + q(x, t)
dt dx dx

Où :
v(x,t) : déplacement transversal

θ(x): rotation de la section

E : module d’élasticité longitudinal

I : moment d’inertie

G : module de cisaillement

A : aire de la section transversale

k : facteur de correction de cisaillement ; compense l’approximation faite en supposant une


déformation de cisaillement uniforme sur la section Il dépend fortement de la forme de la
section : k=5/6 pour une section rectangulaire.

q(x,t) : chargement transversal

ρ : densité du matériau

D’un point de vue mathématique, la théorie de Timoshenko conduit à un système d’équations


couplées décrivant la flexion et le cisaillement. Le moment fléchissant M(x) est toujours relié à
la courbure selon :

dθ(x)
M(x) = EI.
dx

Tandis que l’effort tranchant V(x) s’exprime comme :

dw(x)
V(x) = GA. ( − θ(x))
dx

L'introduction explicite du terme dw/dx-θ(x) permet à la théorie de Timoshenko de mieux


capter les effets du cisaillement, ce qui est particulièrement pertinent pour les matériaux
composites, les structures avec des âmes minces ou les poutres de faible élancement.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

En analyse énergétique, la souplesse associée à une poutre de Timoshenko est la somme de


deux contributions : la souplesse due à la flexion (comme en Euler-Bernoulli) et celle due au
cisaillement. Ainsi, l’expression générale pour l’élément δ ij de la matrice de souplesse devient :

hM h T (z)T (z)
i (z)Mj (z) i j
δij = ∫ dz + ∫ dz
0 EI 0 GA

Cette formulation montre clairement que le terme de cisaillement s’ajoute à celui de la


flexion, renforçant la précision du modèle pour des structures réelles où le cisaillement peut
représenter une part significative de la déformation totale.

Figure I.8 : (a) Théorie d’Euler Bernoulli ; (b) Théorie de Timoshenko

I.7. Importance du cisaillement dans les constructions :

Dans les structures de faible hauteur ou à géométrie compacte, comme les bâtiments bas ou les
poutres courtes, l’effet du cisaillement transversal devient nettement plus significatif. Ce
phénomène rend la théorie classique d’Euler-Bernoulli insuffisante pour décrire avec précision
leur comportement mécanique.

Plusieurs études, dont celles de Reddy (1984) et Cowper (1966) [10], soulignent que la théorie
de Timoshenko, qui prend en compte les effets de cisaillement et la rotation des sections, est
indispensable pour modéliser correctement les constructions, notamment en cas de chargements
dynamiques ou sismiques. Cette approche permet d’obtenir des résultats plus fidèles à la réalité,
surtout pour les matériaux composites ou les éléments à faible élancement.

Dans ce mémoire, on va étudier l’effet du cisaillement sur un bâtiment R+8 en comparant les
théories d’Euler-Bernoulli et de Timoshenko. Cette comparaison permettra de déterminer si
l’effet de cisaillement est significatif ou négligeable dans ce type de structure ; et pour évaluer
l’impact réel du cisaillement sur la réponse dynamique du bâtiment.

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CHAPITRE I : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

I.8. Conclusion
En conclusion, ce mémoire vise à étudier l’effet du cisaillement sur un bâtiment de type R+8 à
travers une comparaison entre les théories d’Euler-Bernoulli et de Timoshenko ; avec un
objectif de déterminer dans quelle mesure le cisaillement influence la réponse dynamique
globale de la structure. Ce travail contribuera ainsi à une meilleure compréhension du
comportement des structures soumises aux actions sismiques et à une modélisation plus fiable
et représentative de la réalité.

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CHAPITRE II :
PRESENTATION DE
L’OUVRAGE
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

II.1. Introduction

La construction d’un bâtiment constitue une démarche pluridisciplinaire, mobilisant des


considérations à la fois fonctionnelles, architecturales, structurelles et sécuritaires. Elle
implique une planification rigoureuse et une mise en œuvre coordonnée, afin de garantir à la
fois la pérennité de l’ouvrage, la sécurité des usagers.

Dans le cadre du présent projet de fin d’études, l’analyse portera sur un immeuble résidentiel
représentatif. L’objectif est d’examiner sa conception architecturale et son organisation spatiale,
tout en évaluant les choix structuraux, les systèmes constructifs adoptés, les matériaux utilisés
et les normes réglementaires en vigueur, notamment en matière de résistance aux actions
sismiques.

Ce chapitre a pour objectif de présenter l’ouvrage étudié dans ses différentes composantes. Il
détaille notamment les caractéristiques architecturales et structurelles du bâtiment, les
matériaux de construction employés, les normes de conception appliquées, ainsi que les
principales données géotechniques du site. Cette présentation préliminaire constitue une base
essentielle pour comprendre les choix techniques adoptés dans les études structurelles,
dynamiques et sismiques développées dans les chapitres suivants.

II.2. Présentation de l’ouvrage

Le projet consiste en la construction d’un immeuble résidentiel R+8 avec sous-sol, s’inscrivant
dans une opération de promotion immobilière destinée à répondre aux besoins croissants en
logements modernes et confortables dans la région d’Alger. Il se caractérise par les éléments
suivants :

 08 étages à usage d’habitation


 01 rez-de-chaussée
 01 sous-sol
 01 terrasse inaccessible

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

II.3. Caractéristiques architecturales


II.3.1. Dimensions en plan:
Le bâtiment présente les dimensions en plan suivantes :
 Longueur en plan : 29 m
 Largeur en plan : 23.1 m

Figure II.1 : vue en plan


II.3.2. En élévation:
 Hauteur à partir du sol : 27.54 m.
 Hauteur des étages courants : 3.06 m.
 Hauteur du Rez de chaussée : 3.06 m.
 Hauteur de sous-sol : 3.06 m.

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

Figure II.2 : vue en élévation.


II.4. La régularité de la structure
Chaque bâtiment doit être classé selon sa configuration en plan ou en élévation en tant que
bâtiment régulier ou non régulier, conformément aux critères de régularité définis dans les
Règles Parasismiques Algériennes 2024 (RPA24).

II.5. Système de contreventement


Le système de contreventement désigne les éléments structurels utilisés pour renforcer la
résistance d'une structure vis-à-vis des excitations latérales, telles que le vent ou les séismes. Le
système de contreventement peut prendre différentes formes, selon la nature de la structure et
les exigences de conception. Il peut s'agir de poutres, de poteaux, de voiles. La structure utilise
un système de contreventement combinant des portiques et des voiles, ce qui la qualifie comme
une structure contreventée par voiles en béton armée. Ce choix a été fait en conformité avec les
règles parasismiques algériennes (RPA24 article 3.5)

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

II.6. Les planchers


Les planchers sont formés de dalles pleines coulées en place, ce choix étant motivé par les
grandes portées à supporter. Ce type de plancher offre :

 Une excellente rigidité ce qui forme un diaphragme rigide dans son plan.
 Une protection efficace contre les incendies.
 Une adaptabilité aux formes irrégulières telles que les triangles ou les trapèzes.
 Une facilité de renforcement au niveau des bords, autour des ouvertures ou sous des charges
ponctuelles.

II.7. Classification de l’ouvrage selon RPA2024

II.7.1. Classification selon son importance :


Selon l’article 3.4 de RPA24, Le niveau minimal de protection sismique accorde à un bâtiment
dépend de sa destination et de son importance vis à vis des objectifs de protection fixes par la
collectivité. Ainsi, les bâtiments sont classes en 4 groupes d'importance.

Cette classification préconise des seuils minima de protection qu’un maitre d'ouvrage peut
modifier uniquement en surclassant le bâtiment pour une protection accrue, compte tenu de la
nature et de la destination de l'ouvrage vis-à-vis des objectifs vises.

Cet article classe notre ouvrage en groupe 2, bâtiments d'importance moyenne car l’édifice,
destiné à usage d'habitation collective dont la hauteur ne dépasse pas 48 m, est conçu pour
accueillir au plus 300 personnes simultanément

II.7.2. Classification du site :


 Zone sismique d’implantation : Alger (Zone VI) « sismicité très élevée ».
 Catégorie du site : S3 (Site meuble), site sableux moyennement dense ou d’argile
moyennement raide avec Vs ≥ 200 m/s à partir de 10 m de profondeur.
 Une contrainte admissible de σadm = 4 bars.

II.8. Caractéristiques des matériaux


Le béton, en raison de sa capacité à supporter des contraintes de compression importantes (10
à 100 MPa) mais à présenter une faible résistance aux efforts de traction, a conduit à la création
du concept de béton armé. Ce matériau composite associe le béton et l'acier, combinant ainsi la
résistance à la compression du béton avec la résistance à la traction de l'acier. Dans les zones
soumises à des efforts de traction, des barres d'acier (armatures) sont placées pour compenser

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 27 E.N.S.T.P


CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

cette faiblesse du béton en traction. Cette association offre une solution efficace pour renforcer
les structures et leur permettre de résister à divers types de contraintes.

II.8.1. Béton :
Le béton est un matériau de construction composite composé de ciment, de granulats (comme
le sable et le gravier), d'eau et éventuellement d'adjuvants ou d'additifs. Il est utilisé dans la
construction pour sa résistance à la compression, sa durabilité et sa polyvalence. Le ciment agit
comme un liant qui maintient les granulats ensemble lorsqu'il durcit, créant ainsi une structure
solide et durable.

La résistance à la compression du béton est évaluée par sa capacité à supporter des charges
importantes avant de se fissurer ou de s'effondrer. Cette résistance est généralement exprimée
par une valeur de résistance à la compression à l'âge de 28 jours, appelée valeur caractéristique
requise notée fc28. Cela signifie que cette valeur représente la contrainte maximale que le béton
devrait atteindre après avoir été exposé à des conditions normales de durcissement pendant 28
jours.

II.8.1.1. Résistance à la compression :


Selon le CBA93, article A2.1.1.1 : un béton est défini par la valeur de sa résistance à la
compression fcj à l’âge de 28 jours exprimée en MPa.

La résistance caractéristique à la compression fcj à l’âge de j ≤ 60 jours, est :


j
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓𝑐28 pour ∶ 𝑓𝑐28 ≤ 40 MPa
4.76 + 0.83j

j
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓𝑐28 pour ∶ 𝑓𝑐28 ≥ 40 MPa
1.4 + 0.95j

Pour j > 60 jours on peut admettre une résistance au plus égale à :


fcj = 1.1 fc28
fcj : La résistance à la compression à « j » jour.

fc28 : La résistance à la compression à 28 jour « la résistance caractéristique du béton ».

II.8.1.2. Résistance à la traction :


Selon le CBA93, article A2.1.1.2 : la résistance caractéristique à la traction du béton à l’âge de
j- jours est conventionnellement définit par la relation :

ftj = 0.6 + 0.06 fcj

ftj : La résistance à la traction compression à « j » jour.

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

Cette formule est valable pour fcj ≤ 60 MPa, sinon :


2
𝑓𝑡𝑗 = 𝑓𝑐𝑗 3

Tableau II.1: Valeurs prévues des résistances de béton.

Résistance du béton Résistance à la compression fc28 Résistance à la traction ft28

Elément de la
30 2.4
structure (MPa)
II.8.1.3. Contrainte limite de compression:

 L’état limite ultime (ELU) :


0.85 𝑓𝑐𝑗
La résistance conventionnelle ultime à la compression est : fbu=
𝜃.𝛾𝑏

1.5 pour les combinaisons fondamentales


Avec : γb = {
1 pour les combinaisons accidentelles

1 quand la durée d′ application des charges considérée est > à 24 heures


θ = {0.9 lorsque cette durée est comprise entre 1 heure et 24 heures
0,85 lorsqu′ elle est inférieure à 1 heure

Dans le calcul à l’ELU, on adopte le diagramme dit "parabole rectangle" ; En compression pure,
le diagramme est constitué par la partie parabole du graphe, les déformations relatives étant
limitées à 2‰.

En compression avec flexion, le diagramme qui peut être utilisé dans tous les cas et le
diagramme de calcul dit parabole rectangle.

Figure II.3 : Diagramme parabole rectangle des Contraintes Déformations du béton.

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

 L’état limite de service (ELS) :

La contrainte admissible à l'État Limite de Service (ELS) du béton en compression est :


σbc = 0.6 fc28 = 18 Mpa.

Dans le cas de l’ELS on suppose que le diagramme parabole rectangle reste dans le domaine
élastique linéaire, est défini par son module d’élasticité.

Figure II.4 : Diagramme des Contraintes Déformations du béton dans le domaine


élastique linéaire
II.8.1.4. Module d’élasticité:

Selon CBA93, article A2.1.2 : le module de déformation longitudinale du béton est donné par
la formule suivante :

 Module instantané : pour un chargement de courte durée (t<24h et j≤ 28j)

Eij = 11. 103 . 3√𝑓𝑐𝑗

 Module différé : pour un chargement de longue durée (fluage).

1
Evj = 3700. 3√𝑓𝑐𝑗 = Eij
3

Tableau II.2 : valeurs des modules d’élasticité de béton.

Module d’élasticité E Instantanée 𝐄𝐢28 (MPa) Différé 𝐄𝐯28(MPa)

Eléments de la structure 34179.56 11393.18

II.8.2. Aciers:
II.8.2.1. Composition:
L'acier, un alliage de fer et de carbone, est classifié en acier doux, mi-dur et dur. Dans le béton
armé, l'association de l'acier et du béton impose des exigences strictes en ce qui concerne leurs

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

caractéristiques mécaniques. Ces aciers doivent, entre autres, présenter une adhérence adéquate,
être faciles à façonner et avoir une ductilité satisfaisante.

Toutefois, en l'absence de traitement, il est sujet à la corrosion. De plus, sa ductilité lui permet
de subir des déformations plastiques importantes avant de céder.

II.8.2.2. Contrainte limite d'élasticité (fe) :

L’acier est caractérisé par sa limite d'élasticité garantie, notée "fe" ; les valeurs de limite
élastique sont identiques en traction et en compression.

Pour notre structure, on va utiliser un acier de nuance Fe E500.

II.8.2.3. Module d’élasticité :


Module de déformation longitudinale de l’acier pris est égal à : Es=2.105 MPa.

II.8.2.4. Les contraintes limites :

 L’état limite ultime (ELU) :

Pour le calcul on utilise le digramme contrainte déformation :

Figure II.5 : Diagramme des Contraintes Déformations de l’acier.


fe
Où : σ̅ s = γs

γs: Coefficient de sécurité de l’acier

1.5 situation durable


γs= {
1 situation accidentelle

 L’état limite de service (ELS) :


Selon BAEL91 article 4.5 : Lorsqu’on évoque l'état limite de service (ELS), la contrainte de
traction des armatures est soumise à des restrictions selon différents scénarios :

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

- En cas de fissuration peu préjudiciable, aucune limitation de contrainte n'est imposée.


- En cas de fissuration préjudiciable,
2
σ̅s = min{ fe; 110√η. 𝑓𝑡𝑗}
3

- En cas de Fissuration très préjudiciable,


1
σ̅s = min{ fe; 90√η. 𝑓𝑡𝑗}
2

Avec :

η: coefficient de fissuration;

1 pour les aciers HA


η= {
1.6 pour les aciers RL

II.9. Conclusion

La présentation de l’ouvrage d’étude a permis de situer le projet dans son contexte architectural,
structurel et géotechnique. Elle constitue une étape préparatoire essentielle pour la suite de
l’analyse, en fournissant les bases nécessaires à toute approche de conception structurale.Ainsi,
les informations recueillies serviront de référence aux différentes étapes de conception et de
vérification, notamment en ce qui concerne le choix des systèmes porteurs et l’évaluation des
sollicitations.

En poursuivant notre étude, nous aborderons dans le chapitre suivant le prédimensionnement


des éléments structuraux, afin d’établir une première estimation des sections à adopter pour une
modélisation cohérente et efficace.

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CHAPITRE III :
DESCENTE DE CHARGES & PRE-
DIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE
CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

III.1. Introduction
La conception structurale repose sur une approche globale visant à définir l’organisation
spatiale et fonctionnelle des éléments porteurs, en tenant compte des impératifs architecturaux
et des contraintes techniques. Dans cette phase préliminaire, le pré-dimensionnement des
composants structuraux (dalles, poteaux, poutres et voiles) revêt une importance capitale, car il
permet d’estimer leurs sections minimales en adéquation avec les sollicitations mécaniques
anticipées. Cette étape, fondée sur les prescriptions normatives du CBA 93, du BAEL 91 et du
RPA 2024, constitue la base préalable au dimensionnement définitif.

Par la suite, une descente de charges méthodique est effectuée afin de déterminer avec précision
les efforts gravitaires transmis à chaque élément structural. Cette analyse permet de vérifier la
cohérence des sections initialement proposées et d’apporter les ajustements nécessaires,
assurant ainsi une conception optimisée et conforme aux réglementations en vigueur.

III.2. Prédimensionnement des dalles

La dalle est un élément structural essentiel assurant la séparation entre les niveaux d'un
bâtiment ; de forme plane et de faible épaisseur, elle transmet les charges verticales aux
éléments porteurs et participe à la stabilité horizontale. Son dimensionnement dépend à la fois
des critères mécaniques (résistance, flèche) et des exigences fonctionnelles (isolation, confort).

Figure III.1 : Dalle pleine


III.2.1. Plancher en dalle pleine :

L’épaisseur d’un plancher en dalle pleine de dimension Lx et Ly avec Lx ≤ Ly dépend des


conditions :

1. Résistance à la flexion (rigidité) :


LX 330
ρ= = = 0.74
LY 445

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Selon le règlement européen EC2 article 5.3.1 ; pour les panneaux de dalles rectangulaires dont
le 0.40 ≤ ρ ≤ 1, cette dalle est dite portant dans les deux directions ; donc :
LX 330
ep = 40
= 40
= 8.25cm

2. Conditions de sécurité contre l’incidence :


- Epaisseur de 7cm pour une heure de coupe-feu (toute type de construction).
- Epaisseur de 11cm pour deux heures de coupe-feu (habitation de grande hauteur).
- Epaisseur de 15cm pour trois heures de coupe-feu (habitation de grande hauteur).
- Epaisseur de 17cm pour quatre heures de coupe-feu (sous-sol).
3. Isolation phonique :

Le CBA 93 préconise une épaisseur de minimale de 13 cm pour une bonne isolation phonique.

On va choisi une épaisseur de 16 cm pour les escaliers et les balcons ce qui répond aux critères
précédents :

Lmax = (16 cm; ep) =max (16cm; 8.25cm) =16cm

III.3. Evaluation des Charges et surcharges

L’évaluation des charges permanentes et des surcharges d’exploitation est réalisée


conformément aux prescriptions du Document Technique Règlementaire DTR B.C. 2.2, lequel
fixe les hypothèses de chargement à adopter en fonction de la nature de l’ouvrage, de sa
destination et des conditions d’exploitation prévues.

III.3.1. Plancher terrasse inaccessible :

Figure III.2 : Détails d'un plancher en dalle pleine en béton armé (Plancher terrasse
inaccessible)

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Tableau III.1 : charge due aux planchers en dalle pleine de la terrasse inaccessible.

Désignation Poids volumique Epaisseur(m) Poids (t /m2)


(Kg /m3 )

Protection lourde en gravier roulé 1600 0.05 0.080

Etanchéité multicouches 1000 0.012 0.012

Forme de pente 2200 0.12 0.264

Polystyrène 25 0.04 0.001

Dalle en béton armé 2500 0.16 0.400

Enduit de plâtre 1000 0.03 0.030

Charge 0.787
permanente

Charge 0.100
d’exploitation

III.3.2. Plancher étage courant :

Figure III.3 : Détails d'un plancher en dalle pleine en béton armé (Plancher étage).

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Tableau III.2 : charge due aux planchers en dalle pleine à l’étage courant.

Désignation Poids volumique Epaisseur(m) Poids (t /m2 )


(Kg /m3 )

Revêtement en carrelage 2200 0.02 0.044

Chape de ciment 2000 0.02 0.040

Lit de sable 1700 0.03 0.051

Dalle en béton armé 2500 0.16 0.400

Enduit de plâtre 1000 0.03 0.030

Cloison en maçonnerie de briques 1000 0.1 0.100

Charge 0.665
permanente

Charge 0.150
d’exploitation

III.3.3. Acrotère :
L’acrotère est un élément vertical situé en bordure des toitures-terrasses, généralement réalisé
en béton armé. Il permet de protéger les relevés d’étanchéité contre les infiltrations d’eau. Il
joue également un rôle dans la sécurité en facilitant l’installation de garde-corps ou
d’équipements techniques

Figure III.4 : Détail d'un acrotère classique en béton armé.

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Le poids de cet acrotère PAcro est calculé comme suit :


0.07+0.1
PAcro = [(0.12 ( ) + 0.1 × 0.5)] × 2500 + [(0.4 + 0.12 + 0.07 + √0.122 + (0.1 − 0.07)2 +
2

0.1 + 0.5)]0.03 × 1800

Pacro=0.220 t/ml

III.3.4. Les escaliers :

Les escaliers sont des structures conçues pour relier différents niveaux d'un bâtiment,
constituées de marches disposées en pente. Ils suivent des normes précises concernant la hauteur
des marches et la largeur des paliers pour garantir sécurité et confort.

Les différents éléments constituant un escalier sont :

1) palier.

2) palliasse.

3) contre marche.

4) giron.

5) emmarchement.

6) épaisseur.

Figure III.5: composantes d’un escalier.

 Palier :

Pour déterminer les dimensions des marches et des contres marches on utilise la formule de
Blondel qui est donnée par :

59 ≤ g + 2 h ≤ 66

H=n×h

L = (n - 1) × g

- Le giron et la hauteur des contres marches :

H = 3.06 m = 306 cm.

L= 2.4 m = 240 cm.

n = 9 (pour une seule volée)

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

On a: h = H/n = (306/2) / 9 = 17 cm

g = L / (n – 1) = 240 / 8 = 30 cm

 Vérification :

59cm ≤ g + 2 h = 64cm ≤ 66cm condition vérifier

On prend : h = 17cm ; g = 30cm.

- L’épaisseur de vollée et de palier :

L/30 ≤ ev ≤ L/25 avec L=440 cm

14.66cm ≤ ev ≤ 17.66 cm

On prend: ev = 16 cm.

Tableau III.3 : Descente de charge de palier d’escalier.

Désignation Poids volumique Epaisseur(m) Poids (t /m2 )


(Kg /m3 )

Poids propre de palier 2500 0.16 0.400

Lit de sable 1700 0.03 0.051

Chape de mortier 2000 0.02 0.040

Marbre 2800 0.02 0.056

Enduit de ciment 1800 0.02 0.036

Charge 0.583
permanente

Charge 0.250
d’exploitation

 Volée :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Tableau III.4 : Descente de charge de la volée d’escalier.

Désignation Poids volumique Epaisseur(m) Poids (t /m2 )


(Kg /m3 )

Poids propre de la paillasse 2500 0.16/cos(α=29.54°) 0.45976

Poids propre de la marche 2200 0.17/2 0.187

Chape de mortier 2000 0.02 0.04

Marbre 2800 0.03 0.084

Enduit de ciment 1800 0.02 0.036

Charge 0.807
permanente

Charge 0.25
d’exploitation

III.3.5. Les murs :

Tableau III.5 : Cloisons en maçonnerie.

Matériaux Poids volumique Epaisseur(m) Poids (t /m2 )


(Kg /m3 )

Enduit de ciment 1800 0.02 0.036

Brique creuse 900 0.15 0.135

Brique creuse 900 0.1 0.09

Enduit plâtre 1000 0.02 0.02

Charge permanente 0.281

Après avoir effectué les calculs en tenant compte de 30 % d’ouverture dans les murs extérieurs :
281 x 0.7 = 0.1967 t/m².

G = 0.1967 t/m².

III.4. Prédimensionnement des poutres

Les dimensions des poutres doivent respecter les règles exigées par le RPA2024 et celles de
BAEL91/99.

Selon « André Coyne », La section de la poutre est déterminée par les formules suivantes :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE
L L
< h < 10 ; 0.3h < b < 0.7h
15

Les poutres doivent respecter les dimensions ci-après :

b ≥ 25 cm
h ≥ 30 cm
{ h
≤4
b

III.4.1. Pré dimensionnement des Poutres :

Plus longue portée : Lmax = 445 cm ;

29.67 ≤ h ≤ 44.5 On prend h = 40 cm

12 ≤ b ≤ 28 On prend b = 30 cm

 Vérification :

Selon le RPA24, l’article 7.5.1 (zone VI)

- b ≥ 25 cm ; 30 cm > 25 cm.………Vérifiée.
- h ≥ 30 cm ; 40 cm > 30 cm.………Vérifiée.
h
- ≤4; 1.33 < 4. ………Vérifiée
b

 Vérification de la flèche admissible :

Selon l’article B.6.5.3 du CBA 93, la flèche calculée doit être inférieure à la flèche admissible

fcal < fadm

- fadm = l/500 (mm) = 4450/500 =8.9 mm

5ql4
fcal =
384EI

Avec :

- q = 1.35 (25 х 0.3 х0.4 + 3.75 x 0.3) + 1.5 (2.5х 0.3) = 6.7 KN/ml
- l = 4.45 m
- E = 34000 MPa ;
- I = 0.0016 m4
fcal=0.63 mm

fcal=0.63 < fadm=8.9 mm ………Vérifiée

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

III.5. Prédimensionnement des Poteaux

III.5.1. Calcul des surfaces offertes aux poteaux :

Tableau III.6 : valeurs des surfaces revenantes au poteaux.

Les poteaux Surface (m2) Majoration de surface(m2)

P1 14.68 16.14

P2 6.6 6.6

P3 3.2 3.2

Figure III.6: la surface chargée qui revient aux poteaux.

Le chargement le plus défavorable est porté par le poteau P1 avec une surface de S1 = 16.14m2

III.5.2. Calcul des charges et surcharges revenant à poteau P1 :

NG=1.1 (Gter+n.Gec). (Soff. (10% ou 15%))

NQ= (Qter+(1+0.9+0.8+0.7+0.6+0.5*n). Qec). (Soff. (10% ou 15%))


 S.SOL, RDC, 1er et 2éme étage :
- N1U = 1.35 NG1 + 1.5 NQ1

NG1 = 1.1. (Gter+9.Gec). S1

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

NG1 = 1.1.(0.788+ 9*0.665). 16.14= 120.25 t

NQ1 = [Qter + (1+0.9+0.8+0.7+0.6+0.5×4). Qec]. S1.

NQ1 = [0.1+0.15*(1+0.9+0.8+0.7+0.6+0.5×4)]. 16.14= 16.14 t

Donc :

N1U = 186.55 t

 3éme ; 4éme et 5éme étage :


- N2U = 1.35 NG2 + 1.5 NQ2

NG2 = 1.1. [(Gter+6.Gec]. S1

NG2 1.1.(0.788+ 6*0.665). 16.14=84.83 t

NQ2 = [Qter + (1+0.9+0.8+0.7+0.6+0.5). Qec]. S1

NQ2 = [0.1+0.15*(1+0.9+0.8+0.7+0.6+0.5)]. 16.14= 12.51 t

Donc :

N2U = 133.29 t

 6éme ; 7éme et 8éme étage :


- N3U = 1.35 NG3 + 1.5 NQ3

NG3 = 1.1. [(Gter+3.Gec]. S1

NG3 = 1.1.(0.788+ 3*0.665). 16.14= 49.41 t

NQ3 = [Qter + (1+0.9+0.8). Qec]. S1.

NQ3 = [0.1+0.15*(1+0.9+0.8)]. 16.14= 8.15 t

Donc :

N3U = 78.93 t

III.5.3. Calcul de la section réduite Br et le prédimensionnement des poteaux :

Le calcul de la section des poteaux intègre les effets du flambement en compression centrée.
Pour tenir compte de la ségrégation potentielle du béton, le CBA93 article B.8.4.1 préconise
d'utiliser une section réduite obtenue en retirant une bande périphérique de 1 cm sur toute la
section brute.

La résistance ultime du poteau est vérifiée via la formule :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

𝐁𝐫 𝒇𝒄𝟐𝟖 𝐀𝐟𝐞
𝐍𝐮 = 𝛂 (( ) + ( ))
𝟎. 𝟗 𝛄𝐛 𝛄𝐬

Tel que :

- Br : section réduite du béton ;


- fc28 : résistance caractéristique du béton ;
- A : section d’acier ;
- fe : limite élastique des armatures ;
- γb , γs : coefficients de sécurité (béton/acier) ;
- α : coefficient de flambement.

Figure III.7: section réduite de poteau

 Coefficients de sécurité partiels :


- Béton : γb = 1.50
- Acier : γs = 1.15

α : Coefficient dépendant de l’élancement mécanique « λ » des poteaux qui est défini comme
suit :
0.85
Si λ ≤ 50 α = λ 2
1+0.2×( )
35

0.6
Si 50 < λ < 70 α = λ 2
( )
35

Comme le calcul se fait en compression centrée, on fixe l'élancement mécanique à λ = 35


donc :

λ 2
β = 1 + 0.2 (35) ; β = 1.2

Donc :

1.35 Nu × β
Br =
A
0.85𝑓𝑐28 + fe ×
B

A/B= 0.01 (Zone sismique VI)

 S.SOL, RDC, 1er et 2éme étage :

1.35 × 186.55 × 10−2 × 1.2


Br = = 0.1m2
0.85 × 30 + 0.01 × 500

Supposons que les poteaux sont carrés :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

a = √Br + 0.02 = 33 cm

On prend alors : a = 35 cm

 3éme ; 4éme et 5éme étage :

1.35 × 133.29 × 10−2 × 1.2


Br = = 0.07m2
0.85 × 30 + 0.01 × 500

a = √Br + 0.02 = 28 cm

On prend alors : a = 30 cm

 6éme ; 7éme et 8éme étage :

1.35 × 78.93 × 10−2 × 1.2


Br = = 0.04m2
0.85 × 30 + 0.01 × 500

a = √Br + 0.02 = 22 cm

On prend alors : a = 25 cm

III.5.4. Vérification de l'effort normal réduit :

Selon le RPA24, article 7.4.3 : Outre les vérifications prescrites par le C.B.A 93 et dans le but
d'éviter ou limiter le risque de rupture fragile sous sollicitations d'ensemble dues au séisme,
l'effort normal de compression de calcul est limité par la condition suivante :

Nd
ʋ=
Bc 𝑓𝑐28

Où :

Nd : désigne l'effort normal de calcul s'exerçant sur une section de béton.

Bc : est l'aire (section brute) de cette dernière.

fc28 : est la résistance caractéristique du béton à 28 jours.

 S.SOL, RDC, 1er et 2éme étage :

Nu = 186.55 t

186.55 ×10−2
ʋ = 0. 35×0.35×30 = 0.51 ≥ 0.35 Non vérifié

Donc il faut augmenter la section : Bc ≥ 0.18 alors on prend une section de 50×50

186.55 ×10−2
ʋ= = 0.25 < 0.35 ……Vérifiée
0. 5×0.5×30

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

 3éme ; 4éme et 5éme étage :

Nu = 133.29 t

133.29 ×10−2
ʋ= = 0.5 ≥ 0.35 Non vérifié
0. 3×0.3×30

Donc il faut augmenter la section : Bc ≥ 0.13 alors on prend une section de 45×45

133.29 ×10−2
ʋ = 0. 45×0.45×30 = 0.22 < 0.35 .……Vérifiée

 6éme ; 7éme et 8éme étage :

Nu = 78.93 t

78.93 ×10−2
ʋ= = 0.37 ≥ 0.35 Non vérifié
0. 3×0.3×30

Donc il faut augmenter la section : Bc ≥ 0.1 alors on prend une section de 40×40

78.93 ×10−2
ʋ= = 0.22 < 0.35.……Vérifiée
0. 4×0.4×30

Tableau III.7 : Les surfaces des poteaux.

Étages NG (t) NQ (t) NU (t) Sections

8 49.41 8.15 78.93 40×40

7 49.41 8.15 78.93 40×40

6 49.41 8.15 78.93 40×40

5 84.83 12.51 133.29 45×45

4 84.83 12.51 133.29 45×45

3 84.83 12.51 133.29 45×45

2 120.25 t 16.14 186.55 50×50

1 120.25 t 16.14 186.55 50×50

RDC 120.25 t 16.14 186.55 50×50

S.SOL 120.25 t 16.14 186.55 50×50

III.5.5. Vérification des articles 7.4.1 de RPA2024 :

L’article 7.4.1 du RPA2024 exige que les dimensions de la section transversale des poteaux
doivent satisfaire les conditions suivantes :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

 S.SOL, RDC, 1er et 2éme étage :

- Min (b1, h1) ≥ 30 cm (zone VI)

Min (b1, h1) = Min (50,50) =50.……Vérifiée


- Min (b1, h1) ≥ lc/20
306
Min (b1 , h1 ) = 50 ≥ = 15.3cm .……Vérifiée
20
1 bc
- < <4
4 hc

1
< 1< 4 ……....……Vérifiée
4

 3éme ; 4éme et 5éme étage :

- Min (b1, h1) ≥ 30 cm (zone VI)

Min (b1, h1) = Min (45,45) =45.……Vérifiée


- Min (b1, h1) ≥ lc/20
306
Min (b1 , h1 ) = 45 ≥ = 15.3cm .……Vérifiée
20
1 b
- < hc < 4
4 c

1
< 1< 4 …...……Vérifiée
4

 6éme ; 7éme et 8éme étage :

- Min (b1, h1) ≥ 30 cm (zone VI)

Min (b1, h1) = Min (40,40) =40.……Vérifiée


- Min (b1, h1) ≥ lc/20
306
Min (b1 , h1 ) = 40 ≥ = 15.3cm .……Vérifiée
20
1 b
- < hc < 4
4 c

1
< 1< 4 …….……Vérifiée
4

III.6. Prédimensionnement des voiles

Selon RPA24, article 7.7.1 : les murs en béton armé assurent à la fois le contreventement de la
structure en reprenant les efforts horizontaux dus au vent et au séisme et la reprise des charges
verticales qu’ils transmettent aux fondations ; ils jouent donc un rôle essentiel dans la stabilité
globale du bâtiment.

Le prédimensionnement doit satisfaire les conditions suivantes :

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

he
lw ≥ max ( ; 4bw ; 1m)
{ 3
he
bw ≥ max( ; 15cm)
20

Où :

lw : la longueur de voile ;

bw : l’épaisseur de voile.

Figure III.8: coupe de voile en élévation.

Dans notre structure, on distingue deux types de voiles :

- Voiles de contreventements.
- Voile périphérique.

III.6.1. Pré-dimensionnement des voiles de contreventement :


h
- bw ≥ max ( e ; 15cm)
20

he = 3.06 m

bw ≥ max (15.3; 15) = 15.3cm

Donc on adopte : bw = 20 cm.

Il nous reste à vérifier si l’épaisseur vérifie la condition de la longueur citée au début du


paragraphe :

h
- lw ≥ max ( 3e ; 4bw ; 1m)

Sens longitudinal : lw =2.5 ≥ max (1.02m ; 0.8m ;1m) …….……Vérifiée

Sens transversal : lw = 3.3 ≥ max (1.02m ; 0.8m ;1m)…….……Vérifiée

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CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

Figure III.9 : Vue en 3D des voiles de contreventement.


III.6.2. Pré-dimensionnement des voiles périphériques :
Le voile périphérique est un voile sans about. Il entoure dans notre cas la base de la structure et
joue deux rôles :

- Mur de soutènement pour les sous-sols contre les poussées des terres du sol environnant.
- Assurer la résistance de la structure aux résultantes horizontales des forces sismiques.

Ce voile doit avoir ces caractéristiques minimales :


he
bw ≥ max( ; 15cm)
20
he = 3.06 m

bw ≥ max (15.3; 15) = 15.3cm

Donc on adopte : bw = 20 cm.

III.7. Conclusion

Le prédimensionnement constitue une étape déterminante dans la conception d’une structure,


car il permet de fixer des bases solides tout en respectant les exigences réglementaires. En nous
appuyant sur les normes CBA93, BAEL et RPA2024, nous avons défini les sections des
éléments porteurs en tenant compte des critères essentiels de sécurité, de stabilité et de

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 49 E.N.S.T.P


CHAPITRE III : DESCENTE DE CHARGES & PREDIMENSIONNEMENT DES
ELEMENTS DE LA STRUCTURE

durabilité. Cette phase assure une première approche réaliste de la structure, adaptée aux
contraintes du site et aux actions prévues, notamment sismiques. Le recours au RPA2024 nous
a permis d’intégrer les particularités de la zone étudiée dès le début du projet. Une fois ces
dimensions établies, il devient nécessaire d’évaluer la réponse du bâtiment face aux
sollicitations dynamiques. Nous passons ainsi à l’étude dynamique, qui permettra de mieux
comprendre la réponse globale de la structure sous l’effet de sollicitations temporelles.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 50 E.N.S.T.P


CHAPITRE IV :
ETUDE DYNAMIQUE
CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

IV.1. Introduction

L’étude dynamique vise à caractériser le comportement vibratoire propre d’une structure,


indépendamment de toute sollicitation extérieure. Elle permet de déterminer les modes de
vibration, les pulsations propres ainsi que les masses participantes associées à chaque mode.

L’analyse dynamique repose sur la construction de deux matrices fondamentales : la matrice


des masses, qui reflète la distribution inertielle de la structure, et la matrice de souplesse, qui
traduit sa capacité à se déformer sous l’effet d’efforts dynamiques. L’établissement de ces
matrices s’appuie sur les théories de Bernoulli (en négligeant les effets de cisaillement) et sur
la théorie de Timoshenko lorsque ces effets doivent être pris en compte.

IV.2. Modélisation à l’aide du logiciel ROBOT


IV.2.1. Description du logiciel ROBOT:
Robot Structural Analysis : est un logiciel professionnel de conception et d'analyse structurelle
développé par Autodesk, spécialement conçu pour la modélisation 3D et le calcul des ouvrages
en génie civil. Il offre des fonctionnalités complètes pour la modélisation précise des structures
(béton, acier, mixte), les analyses statiques et dynamiques (incluant les calculs sismiques selon
le RPA), le dimensionnement automatique des éléments structuraux, ainsi que la prise en
compte des effets complexes comme la torsion ou l'interaction sol-structure.

Particulièrement adapté aux études parasismiques, le logiciel intègre les principales normes
internationales et s'insère parfaitement dans les workflows BIM grâce à son interopérabilité
native avec Revit et AutoCAD. Ses outils avancés de visualisation et de vérification, combinés
à sa capacité à générer des rapports techniques détaillés, en font une solution fiable et
performante pour analyser le comportement des structures sous diverses sollicitations.

IV.2.2. Les différentes vues du modèle numérique :

 Les Vues en 3-D :

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 52 E.N.S.T.P


CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

Figure IV.1: Vues en 3-D du modèle numérique de la structure.


 La vue en plan X-Y :

Figure IV.2 : Vue en plan X-Y du modèle numérique de la structure.

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

 La vue en plan X-Z :

Figure IV.3 : Vue en plan X-Z du modèle numérique de la structure.

 La vue en plan Y-Z :

Figure IV.4 : vue dans le Plan Y-Z du modèle numérique de la structure.

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

IV.3. Calcul du poids total de la structure W :


Le bâtiment est considéré comme une console encastrée à la base et les masses sont, quant à
elles, considérées concentrées à chaque niveau de la structure ; donc chaque masse sera
considérée avec un seul degré de liberté (déplacement horizontal) et les planchers sont supposés
infiniment rigides dans leur plan.

Le poids total de la structure W égal à la somme des poids Wi calculés à chaque niveau (i) :

W = ∑ni Wi Avec Wi = WGi + Ψ WQi

WGi : Poids du aux charges permanentes et à celles des équipements fixes éventuels, solidaires
de la structure

WQi : Charges d'exploitation

Ψ : Coefficient d'accompagnement, fonction de la nature et de la durée de la charge


d'exploitation et donné par le tableau 4.2 du RPA24 (voir Annexe B.9)

Pour notre cas : Bâtiment d’habitation : 𝚿 =0.3

 Calcul du poids de la structure :

Les calculs, réalisés à l'aide d'Excel, sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :

Tableau IV.1 : calcul du poids de la structure.

Étages WGcumul (KN) WQcumul (KN) Wcumul (KN) Wétage (KN)

Étage 8 8939.43036 1902.00646 9510.0323 9510.0324

Étage 7 16657.4832 3544.14536 17720.7268 8210.6945

Étage 6 24375.536 5186.28426 25931.4213 8210.6945

Étage 5 32093.5889 6828.42316 34142.1158 8210.6945

Étage 4 39565.5753 8418.2075 42091.0375 7948.9217

Étage 3 47037.5616 10007.9918 50039.9592 7948.9217

Étage 2 54509.548 11597.7762 57988.8809 7948.9217

Étage 1 61761.3698 13140.717 65703.5849 7714.704

RDC 69029.7349 14687.1776 73435.8882 7732.3033

- Le poids total de la structure est :


Wstructure= 73435.8882 KN

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

IV.4. Analyse dynamique de la structure :


Pour caractériser le comportement dynamique d’une structure, il faut donc commencer par
établir les matrices des masses et de rigidités. Avec l’hypothèse usuelle de masse d’étages
concentrées, la détermination de la matrice des masses est immédiate. En ce qui concerne la
matrice de rigidité, c’est à peine plus compliqué dans le cas de portiques multi-étages. En
revanche, dans le cas de bâtiments stabilisés par des voiles en béton armé, il vaut mieux passer
par l’établissement préliminaire de la matrice de souplesse.

Pour le génie parasismique, la modélisation habituelle (modèle brochette) de ce type de


structure est une console verticale travaillant en flexion. Etant donné que les déplacements
d’étage sont retenus comme des degrés de liberté, l’établissement de la matrice de rigidité ne
doit pas considérer les rotations d’étages.

Figure IV.5 : Modèle discret (en brochette)


IV.4.1. Répartition des masses :
 La matrice masse :

773.23 0 0 0 0 0 0 0 0
0 771.47 0 0 0 0 0 0 0
0 0 794.89 0 0 0 0 0 0
0 0 0 794.89 0 0 0 0 0
[ M] = 0 0 0 0 794.892 0 0 0 0 (t)
0 0 0 0 0 821.069 0 0 0
0 0 0 0 0 0 821.069 0 0
0 0 0 0 0 0 0 821.069 0
( 0 0 0 0 0 0 0 0 951.003)

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

Figure IV.6 : Répartition des masses.


La structure présente Ixx =18.03 m4 dans le sens xx et Iyy= 12.5 m4 dans le sens yy. On va étudier
le bâtiment dans un seul sens (longitudinal xx).

IV.4.2. La matrice de souplesse :


C’est une matrice symétrique, et ses termes, notés δij, représentent les déplacements au point i
dus à l'application d'une force unitaire en j.

Leur évaluation est réalisée à l’aide de la méthode des forces, aussi appelée méthode des
déplacements réciproques, permettant ainsi de déterminer les coefficients de la matrice de
flexibilité de la structure.

IV.4.2.1. Théorie de Bernoulli :


La matrice de souplesse qui correspond à la poutre de Bernoulli se détermine selon la relation
suivante :
hM ̅
i Mj
δij = δ(M) = ∫ dz
0 EI

M : Moment fléchissant dû à l’application d’une force unitaire

E : module de Young

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

I : moment d’inertie de la section

 Matrice de souplesse :
- Par L’intégrale de Mohr (voir annexe A) :
h ̅1
M1 M
δ11 = δ(M) = ∫ dz
0 EI

Figure IV.7 : Diagramme du moment fléchissant.


h ̅1
M1 M 1 h3
δ(M) = ∫ dz = ×h×h×h =
0 EI 3EI 3EI

Donc :

h3 3.063
δ11 = = = 1.548×10-8 m/KN
3EI 3×34179557.57×18.03

[S] m/KN =10-6×

0.0154 0.0387 0.0619 0.0852 0.1084 0.1317 0.1549 0.1782 0.2014


0.0387 0.1239 0.2169 0.3099 0.4029 0.4959 0.5889 0.6819 0.7749
0.0619 0.2169 0.4184 0.6276 0.8369 1.0461 1.2553 1.4645 1.6738
0.0852 0.3099 0.6276 0.9918 1.3638 1.7357 2.1077 2.4797 2.8516
0.1084 0.4029 0.8369 1.3638 1.9372 2.5184 3.0996 3.6808 4.2620
0.1317 0.4959 1.0461 1.7357 2.5184 3.3476 4.1845 5.0214 5.8583
0.1549 0.5889 1.2553 2.1077 3.0996 4.1845 5.3158 6.4549 7.5941
0.1782 0.6819 1.4645 2.4797 3.6808 5.0214 6.4549 7.9350 9.4228
(0.2014 0.7749 1.6738 2.8516 4.2620 5.8583 7.5941 9.4228 11.2984)

 Matrice de rigidité :

La matrice de rigidité K est déterminée en inversant la matrice de souplesse S :


1 3EI
K= h3
= h3
3EI

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

[K] KN/m =10-6×


405007107 −256098960 103199591 −27652221 7409287 −1984745 529370 −132392 22073.7
−256098960 315633539 −232151354 96782713 −25932264 6946258 −1852461 463185 −77211
103199591 −232151354 309216658 −230431411 96319712 −25800029 6880133 −1720108 286700
−27652221 96782713 −230431411 308753685 −230299222 96253640 −25667730 6416985 −1069508
7409287 −25932264 96319712 −230299222 308687636 −230166951 95790518 −23947637 3991273
−1984745 6946258 −25800029 96253640 −230166951 308224517 −228446852 89373516 −14895575
529370 −1852461 6880133 −25667730 95790518 −228446852 301807494 −204499175 55591074
−132392 463185 −1720108 6416985 −23947637 89373516 −204499175 212433948 −78421434
( 22073.7 −77211 286700. −1069508 3991273 −14895575 55591074 −78421434 34578129 )

Les périodes et coefficients de participation ; sont donnés comme suit :

Tableau IV.2 : Périodes de vibration et coefficients de participation massique.

Mode (1) Mode (2) Mode (3)

T(s) 1.02 0.165 0.053

αi (%) 65.75 19.46 6.59

∑ αi = 91.81 % ≥ 90 % Condition vérifiée.

IV.4.2.2. Théorie de Timoshenko :


Cette prise en compte rend la matrice de souplesse plus représentative du comportement réel de
la structure. Par conséquent, la rigidité globale diminue, rendant la structure plus déformable.
Cette souplesse accrue se traduit par une augmentation des périodes propres de vibration.

La matrice de souplesse qui correspond à la poutre de Timoshenko se détermine selon la relation


suivante :
hM ̅
i Mj
hT̅
i Tj
δij = δ(M) + δ(T) = ∫ dz + ∫ dz
0 EI 0 GA

T : Effort tranchant dû à l’application d’une force unitaire

G : module de cisaillement transversal

A : Aire de la section réduite

Pour le cas des structures contreventées par des voiles, la section réduite est donnée par la
formule suivante :

A=5/6×L×ev
̅1
h M1 M ̅1
h T1 T
Donc : δ11 = δ(M) + δ(T) = ∫0 dz + ∫0 dz
EI GA

Le diagramme de l’effort tranchant provoqué par une force unitaire est :

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

Figure IV.8 : Diagramme de l’effort tranchant.


 Matrice de souplesse :
h3 h 3.063 3.06
δ11 = + GA= + = 6.9×10-8 m/KN
3EI 3×34179557.57×18.03 14241482.31×4

[S] m/KN = 10-6×

0.069 0.092 0.115 0.138 0.108 0.185 0.208 0.231 0.255


0.092 0.231 0.270 0.363 0.456 0.549 0.642 0.735 0.828
0.115 0.270 0.579 0.681 0.890 1.099 1.309 1.518 1.727
0.138 0.363 0.681 1.206 1.417 1.789 2.161 2.533 2.905
0.108 0.456 0.890 1.417 2.205 2.572 3.153 3.734 4.315
0.185 0.549 1.099 1.789 2.572 3.669 4.238 5.075 5.912
0.208 0.642 1.309 2.161 3.153 4.238 5.691 6.508 7.647
0.231 0.735 1.518 2.533 3.734 5.075 6.508 8.36 9.476
(0.255 0.828 1.727 2.905 4.315 5.912 7.647 9.476 11.35)

 Matrice de rigidité :
1 1
K= h3 h
= h3GA+3EI h
+
3EI GA 3EI.GA

4
3EI.GA 3EI.GA×
GA.h3
K= = 4
h3 GA+3EI h (h3 GA+3EI h)×
GA.h3

12EI
K= 12EI
h3 (4+ 2 )
h GA

[K] KN/m = 10-6×


51748966 −20422438 6450453 −3542738 10250084 −1783498 987584 −411746 256813
−20422438 18274103 −780362 100353 −4474877 617565 −409007 187520 −165784
6450453 −780362 7575986 −1115190 2088961 −154329 31128 −977 229186
−3542738 100353 −1115190 4912389 −1785394 511185 −254302 98718 −183482.
10250084 −4474877 2088961 −1785394 5573253 −1173916 678135 −289827 62429
−1783498 617565 −154329 511185 −1173916 2960777 − 546391 259199 −361848
987584 −409007 31128 −254302 678135 −546391 2592919 −277641 910547
−411746 187520 −977.21 98718.1 −289827 259199 −277641 2466566 −1606189
( 256813 −165784 229186.71 −183482 62429 −361848 910547 −1606189 2107387.5)

Les périodes et coefficients de participation ; sont donnés comme suit :

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CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

Tableau IV.3 : Périodes de vibration et coefficients de participation massique.

Mode (1) Mode (2) Mode (3)

T(s) 1.03 0.18 0.08

αi (%) 66.45 20.24 6.62

∑ αi = 93.31 % ≥ 90 % Condition vérifiée.

IV.5. L’impact de la déformation due au cisaillement sur les périodes de vibration :


Tableau IV.4 : l’écart entre les périodes de vibration.

Modes TBernoulli(s) TTimoshenko(s) 𝐓𝐁𝐞𝐫𝐧𝐨𝐮𝐥𝐥𝐢


𝐓𝐓𝐢𝐦𝐨𝐬𝐡𝐞𝐧𝐤𝐨

Mode 1 1.02 1.03 0.99

Mode 2 0.165 0.18 0.91

Mode 3 0.053 0.08 0.66

IV.5.1. Interprétation des résultats :


La prise en compte de la déformation de cisaillement selon la théorie de Timoshenko rend la
structure plus souple par rapport à l’hypothèse de Bernoulli-Euler, qui néglige ces effets. En
intégrant le cisaillement transversal et l’inertie rotatoire, Timoshenko diminue la rigidité
apparente, ce qui entraîne une baisse des fréquences propres et, par conséquent, une
augmentation des périodes de vibration.

Cette différence devient plus importante dans les modes supérieurs, où les déformations due au
cisaillement ont une influence significative sur le comportement dynamique de la structure.
Cela entraine une modification de la répartition des forces sismiques, en particulier lorsque
celles-ci sont déterminées à partir de la méthode modale spectrale, qui prend en compte au
moins trois modes de vibration.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 61 E.N.S.T.P


CHAPITRE IV : ETUDE DYNAMIQUE

IV.6. Conclusion

Ce chapitre a permis de poser les fondations nécessaires à la compréhension du comportement


dynamique de la structure. L’analyse effectuée a mis en évidence les propriétés vibratoires
propres à l’ouvrage, à travers une modélisation numérique rigoureuse et l’exploitation de
concepts mécaniques adaptés. L’évolution des caractéristiques structurelles, notamment la
souplesse et la répartition des masses, a été examinée selon différents modèles théoriques afin
de mieux cerner leur influence sur la réponse vibratoire.

Cette prochaine étape visera à quantifier les sollicitations que la structure pourrait subir sous
l’effet d’un mouvement sismique réel, en intégrant les résultats dynamiques obtenus
conformément aux prescriptions réglementaires du calcul parasismique. Le chapitre suivant
sera donc consacré à la réalisation d’une analyse sismique approfondie afin d’évaluer
précisément la réponse de la structure face aux sollicitations sismiques.

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CHAPITRE V :
ETUDE SISMIQUE SELON LE
RPA2024
CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.1. Introduction
Les séismes sont des phénomènes naturels résultant de la libération soudaine d’énergie au
niveau des failles géologiques, engendrant des vibrations du sol susceptibles de causer des
dommages importants aux structures. Pour garantir la stabilité des ouvrages et la sécurité des
usagers en zones sismiques, une analyse rigoureuse de leur réponse dynamique sous
sollicitation sismique s’avère indispensable.

Cette étude analyse le comportement sismique d'un bâtiment en béton armé selon le RPA 2024,
en utilisant trois méthodes complémentaires : la méthode statique équivalente, la méthode
modale spectrale, ainsi que la méthode dynamique temporelle par accélérogramme utilisant
l'algorithme de Newmark.

Bien que le RPA 2024 permette d'utiliser des méthodes linéaires équivalentes avec un spectre
de réponse adapté et un amortissement global majoré pour considérer indirectement les
déformations inélastiques, l'ajout de la méthode par accélérogramme offre une analyse plus
réaliste en intégrant directement l'historique temporel du séisme.

V.2. Méthode statique équivalente

V.2.1. Condition d’application :


Selon le RPA24, article 4.1.2 : la méthode statique équivalente peut être utilisée dans les
conditions suivantes :

- Le bâtiment étudie satisfait aux conditions de régularité en plan et en élévation avec une
hauteur au plus égale à 65m en zones (I, II et Ill) et a 32m zones (IV, V et VI) ;
- Dans le cas de bâtiments présentant certaines irrégularités, l'utilisation de cette méthode
reste possible sous réserve du respect de ces mêmes limitations de hauteur et de la
satisfaction des conditions complémentaires spécifiées dans le tableau 4.1 du RPA24.

V.2.2. Calcul de la force sismique :

Selon le RPA24, article 4.2.3 : Le calcul sismique requiert la détermination de l'effort total à la
base noté V, qui doit être évalué suivant chacune des deux directions principales orthogonales
de la structure :

Sad
V= λ. (T0 ). W
g

Avec :
Sad
(T0 ) : Ordonnée du spectre de calcul pour la période T0 ;
g

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 64 E.N.S.T.P


CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

T0 : Période fondamentale de vibration du bâtiment, pour le mouvement de translation dans la


direction considérée ;

λ : Coefficient de correction

0,85 si T0 ≤ (2T2 ) et si le batiment a plus de 2 niveaux


λ= {
1 autrement

W : Poids sismique total du bâtiment. Il est égal à la somme des poids Wi, calcules à chaque
niveau « i ».

V.2.2.1. Spectre de calcul :

Selon le RPA24, article 3.3.3 : L’action sismique horizontale est représentée par le spectre de
calcul suivant :

QF 2
A. I. S. (2,5 − ) si 0 ≤ T ≤ T1
R 3
QF
Sad A. I. S. (2,5 ) si T1 ≤ T ≤ T2
(T ) = R
g QF T2
A. I. S. (2,5 ).( ) si T2 ≤ T ≤ T3
R T
QF T2 . T3
{A. I. S. (2,5 R ) . ( T 2 ) si T3 ≤ T ≤ 4s

Où :
Sad
(T) : spectre de calcul normalisé par rapport à la valeur de l’accélération de la pesanteur, g ;
g

A : coefficient d’accélération de calcul ;

I : coefficient d’importance ;

S : coefficient de site ;

Q F : facteur de qualité ;

R : coefficient de comportement de la structure ;

T : période de vibration d’un système linéaire a un seul degré de liberté ;

T1 : limite inférieure des périodes correspondant au palier d’accélération spectrale constante ;

T2 : limite supérieure des périodes correspondant au palier d’accélération spectrale constante ;

T3 : valeur définissant le début de la branche a déplacement spectrale constant.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

 Coefficient d’accélération de zone A :

Le coefficient d’accélération A est donné par le tableau 3.3 du RPA24 (voir Annexe B.2)

- La zone sismique : Zone VI A=0.3

 Classification du site S :

Pour les paramètres S ; T1 ; T2 ; T3 sont donnée dans le tableau 3.4 du RPA24 (voir Annexe B.3)

Pour un spectre du type 1 (zone VI)

Catégorie S3 : site meuble, où S = 1.3, T1= 0.15s, T2=0.6s, T3= 2s.

- η : Facteur de correction d’amortissement donnée par la formule :

7
η= √
2+

Où :  (%) est le pourcentage d'amortissement critique qui est fonction du matériau constitutif,
du type de structure et de l'importance des remplissages ; donné par le tableau 3.6 du RPA24
(voir Annexe B.4)

Dans notre cas la structure est contreventée par voiles associes à des portiques en béton armé
donc :  = 10%

D’où : η =0.764 > 0.7

 Classification des bâtiments selon leur importance :

Selon le RPA24, article 4.3 : notre bâtiment est de groupe 2 : Bâtiments d'importance
moyenne ;

Donc la valeur de coefficient d’importance d’après le tableau 3.11 du RPA24 (voir Annexe B.5)
est :

I=1.0

 Calcul de la période fondamentale T :

La période fondamentale définie par la méthode empirique selon la formule 4.4 article 4.2.4
de RPA24 :

Tempirique = CT.HN 3/4

Avec :

hN : Hauteur de la structure sans acrotère.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

CT : Coefficient, fonction du système de contreventement, du type de remplissage et donné par


le tableau 4.3 du RPA24 (voir Annexe B.6)

Pour notre cas : hN =30.6 m

CT = 0.05

D’où : Tempirique = 0.65s

La valeur de (T0), calculée à partir de méthode numérique ne doit pas dépasser de plus de 30%
celle estimée à partir de la formule empirique.

Tableau V.1 : Valeur de la période (T0) pour le calcul de l'effort tranchant a la base V.

Cas Période

Tcalcul < 1.3 Tempirique T0=Tcalcul

Tcalcul ≥ 1.3 Tempirique T0=1.3Tempirique

- A l’aide de logiciel ROBOT on a : Tcalcul = 0.78s

Tcalcul = 0.78s <1.3*0.65=0.85s

Alors: T0=0.78s

 Coefficient de comportement global de la structure R :

Le facteur de comportement est donné par le tableau 3.18 du RPA24 (voir Annexe B.7) en
fonction du système de contreventement.

Selon le RPA24, article 3.5 : Il s’agit d’une structure en béton armé dont le système de
contreventement est constitué de voiles, assurant principalement la résistance aux charges
verticales et latérales. Plus de 65 % de la résistance au cisaillement à la base du bâtiment est
fournie par ces voiles.

- Suivant X :

L’effort tranchant total à la base de la structure :

VX (totale) = 10006.99KN

L’effort tranchant pris par les voiles :

VX (voiles) = 8800.08KN

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

L’effort tranchant pris par les portiques :

VX (portique) = 1604.74KN

On trouve que l’effort tranchant pris par des voiles est de 87.9 % de l’effort tranchant total.

- Suivant Y :

L’effort tranchant total à la base de la structure :

VY (totale) = 9739.05KN

L’effort tranchant pris par les voiles :

VY (voiles) = 7659.85KN

L’effort tranchant pris par les portiques :

VY (portique) = 2079.18KN

On trouve que l’effort tranchant pris par des voiles est de 78.65 % de l’effort tranchant total.

Donc le facteur de comportement est :

R= 4.5(b)

 Le facteur de qualité QF :

Selon le RPA24, article 3.7 : Le facteur de qualité de la structure est en fonction de :

- La redondance et de la géométrie des éléments qui constituent la structure


- La régularité en plan et en élévation.

La valeur de QF est déterminée par la formule :


q=i

Q F = 1 + ∑ Pq
q=1

Pq : est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité q « est satisfait ou non ».

i : est le nombre total de pondérations dépendant de la catégorie concernée.

1. Régularité en plan :
- Le bâtiment doit présenter une configuration sensiblement symétrique vis-à-vis de deux
directions orthogonales, aussi bien pour la distribution des rigidités que pour celle des
masses.
- À chaque niveau et pour chaque direction de calcul x et y, les excentricités structurales e0X
et e0Y doivent vérifier les deux conditions suivantes :

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

e0x ≤ 0.3 rx
{
rx ≥ l s

Et :

e0y ≤ 0.3 ry
{
ry ≥ l s

Avec :

 e0X : Distance entre le centre de rigidité et le centre de gravité, mesurée suivant la


direction x (perpendiculaire à la direction de calcul considérée).

 e0Y: Distance entre le centre de rigidité et le centre de gravité, mesurée suivant la


direction y (perpendiculaire à la direction de calcul considérée).

 rx et ry : Rayons de torsion suivant x et y.

 ls : Rayon de giration massique du plancher en plan.

Selon l’article 3.5 du RPA 2.4 (Commentaire 4) : Pour Les systèmes à ossature ou de voiles
dont les éléments verticaux sont bien distribués en plan, l'exigence de la rigidité de torsion
spécifiée dans le présent paragraphe peut être considérée, sans nécessite de vérification
analytique, comme satisfaite.

- La forme du bâtiment doit être compacte avec un rapport longueur/largeur du plancher


inférieur ou égal à 4.

L/l = 29/23.1= 1.25<4 vérifiée

- La somme des dimensions des parties rentrantes ou saillantes du bâtiment dans une direction
donnée ne doit pas excéder 25% de la dimension totale du bâtiment dans cette direction.
vérifiée
- Les planchers doivent présenter une rigidité suffisante par rapport à celle des
contreventements verticaux afin d'être considérés comme indéformables dans leur plan. À
cet effet, la surface totale des ouvertures dans le plancher ne doit pas excéder 15% de sa
surface totale ;

Souvertures/ Stotale = 51.25/669.9 = 0.08<0.15 vérifiée

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

2. Régularité en élévation :
- Le système de contreventement ne doit pas comporter d'élément porteur vertical discontinu
dont les charges ne se transmettent pas directement aux fondations. vérifiée
- La raideur et la masse des différents niveaux doivent : soit rester constantes ; soit diminuer
progressivement et sans discontinuité de la base au sommet du bâtiment. vérifiée
- Le rapport masse/rigidité entre deux niveaux successifs ne doit pas varier de plus de 25%
dans chaque direction de calcul ;

Tableau V.2 : Le rapport masse et rigidité

Étages Masses (%) Rigidité (%) < 25%

Étage 8 et étage 7 3.66 0.00 vérifiée

Étage 7 et étage 6 0.00 0.00 vérifiée

Étage 6 et étage 5 1.42 0.00 vérifiée

Étage 5 et étage 4 0.00 0.00 vérifiée

Étage 4 et étage 3 0.00 0.00 vérifiée

Étage 3 et étage 2 2.58 0.00 vérifiée

Étage 2 et étage 1 0.00 0.00 vérifiée

Étage 1 et RDC 0.00 0.00 vérifiée

RDC et sous sol 0.00 13.2 vérifiée

- Dans le cas de décrochements en élévation, la variation des dimensions, en plan du bâtiment


entre deux niveaux successifs, ne dépasse pas 20% dans les deux directions. vérifiée.
3. Redondance en plan :
- Chaque étage devra avoir, en plan, au moins deux (02) files de voiles dans la direction des
forces latérales. vérifiée

Après la vérification des conditions de régularité, notre bâtiment il est considéré comme
régulier.

Donc d’après le tableau 3.19 du RPA24 (voir Annexe B.8) ; le facteur de qualité de notre
structure est :

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Qf = 1.00

On a : T2 ≤ T = 0.82 ≤ T3

Sad QF T 1.00 0.65


Donc : (T) = A. I. S. (2,5 ) . ( T2 ) = 0.3*1*1.3*(2.5* 4.5 ) (0.78 ) =0.18
g R

V.2.2.2. Coefficient de correction :

On a : T0 ≤ (2T2 ) et notre bâtiment est plus de 2 nivaux donc :

λ= 0.85

 Calcul de la force sismique :


Tableau V.3 : Récapitulatif des facteurs de MSE

A I S QF R 𝐓𝟐 T W(KN) Sa/g 𝛌

0.3 1 1.3 1.00 4.5 0.6 0.78 73435.8882 0.18 0.85

- La force sismique selon x et y :

Vx= Vy = 11235.69 KN

V.2.3. Distribution de la résultante des forces sismiques selon la hauteur :

Selon le RPA24, article 4.2.6 : la résultante des forces sismiques à la base V doit être distribuée
sur la hauteur de la structure selon les formules suivantes :
n

Vt = Ft + ∑ Fi
k

La force concentrée Ft au sommet de la structure permet de tenir compte de l’influence des


modes supérieurs de vibration. Elle doit être déterminée par la formule :

Ft = 0.07 × T0 × V

Où : T0 est la période fondamentale de la structure (en secondes).

La valeur de Ft ne dépassera en aucun cas 0,25 V et sera prise égale à 0 quand T est plus petite
ou égale à 0,7 seconde.

Pour notre cas : T0 = 0.74s > 0.7 s

- Selon le sens x et y :

Ft = 0.07 × 0.78 × 11235.69 = 613.47 KN

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

La partie restante de V soit (V- Ft) doit être distribuée sur la hauteur de la structure suivant la
formule :

(V − Ft) × Wi × hi
Fi =
∑𝐧𝐣=𝟏 Wj × hj

Où :

Fi : effort horizontal revenant au niveau i ;

hi : niveau du plancher ou s'exerce la force Ft ;

hj : niveau du plancher quelconque ;

Wi , Wj ∶ Poids revenant aux planchers i et j, respectivement.

V.2.3.1. Distribution des efforts horizontaux revenant à chaque niveau :

Tableau V.4 : Distribution des efforts horizontaux revenant à chaque niveau

Étages he (m) Wi (KN) hi (m) Wi × hi Fx=Fy (KN)

Étage 8 3.06 9510.0323 27.54 261906.2895 2414.35652

Étage 7 3.06 8210.6945 24.48 200997.8014 1852.87781

Étage 6 3.06 8210.6945 21.42 175873.0762 1621.26809

Étage 5 3.06 8210.6945 18.36 150748.351 1389.65836

Étage 4 3.06 7948.9217 15.3 121618.502 1121.12781

Étage 3 3.06 7948.9217 12.24 97294.80161 896.902245

Étage 2 3.06 7948.9217 9.18 72971.10121 672.676684

Étage 1 3.06 7714.704 6.12 47213.98848 435.237357

RDC 3.06 7732.3033 3.06 23660.8481 218.115125

∑ Wi × hi = 1152284.76

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.2.3.2. Distribution des efforts sismiques:


Tableau V.5 : Distribution des efforts sismiques.

Étages he (m) Fx=Fy (KN) Vx=Vy (KN) Mx =My (KN.m)

Étage 8 3.06 2414.35652 3027.82652 9265.14916

Étage 7 3.06 1852.87781 4880.70434 14934.9553

Étage 6 3.06 1621.26809 6501.97242 19896.0356

Étage 5 3.06 1389.65836 7891.63078 24148.3902

Étage 4 3.06 1121.12781 9012.75859 27579.0413

Étage 3 3.06 896.902245 9909.66084 30323.5622

Étage 2 3.06 672.676684 10582.3375 32381.9528

Étage 1 3.06 435.237357 11017.5749 33713.7791

RDC 3.06 218.115125 11235.69 34381.2114

- Moment maximum à la base autour de l’axe x et l’axe y :


𝐌𝐱 =My= 34381.2114 KN.m

V.3. Méthode d'analyse modale spectrale

V.3.1. Nombre de modes à considérer :

Selon le RPA24, article 4.3.3 : le nombre de modes de vibration de translation, à retenir dans
chacune des deux directions d'excitation, doit être tel que :

- La somme des masses modales, effectives pour les modes retenus, soit égale à 90%, au
moins, de la masse totale de la structure ;
- Ou que tous les modes, ayant une masse modale effective supérieure à 5% de la masse
totale de la structure, soient retenus pour la détermination de la réponse totale de la structure.
- Le minimum de modes à retenir est de trois (03), dans chaque direction considérée.

Dans le cas où les conditions précédentes ne peuvent pas être satisfaites à cause de l'influence
importante des modes de torsion, le nombre minimal de modes (k) à retenir doit être tel que :

k ≥ 3.√N et Tk ≤0.2s

Où : N est le nombre de niveaux au-dessus du sol et Tk est la période du mode k.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.3.2. Combinaison des réponses modales :


Selon le RPA24, article 4.3.4 : les réponses de deux modes de vibration, "i" et "j" successifs,
sont considérées comme indépendantes si les valeurs des périodes qui leur sont associées
diffèrent de plus de 10%.

a) dans le cas où toutes les réponses modales retenues sont indépendantes les unes des autres,
la réponse totale est :

E = ±√∑ Ei 2
i=1

Où :

E : effet de l’action sismique considérée ;

Ei ∶ Valeur modale de E, selon le mode ‘i’ ;

k : nombre de mode retenus.

b) Dans le cas ou deux réponses modales ne sont pas indépendantes, la réponse totale est donnée
par :

k k

E = ±√∑ ∑ Ei rij Ej
i=1 j=1

Avec le facteur de corrélation :

8ξ2 . (1 + ρij ). ρij 3/2


rij =
(1 − ρij 2 )2 + 4ξ2 . ρij (1 + ρij )2

Dans notre calcul on a des réponses modales ne sont pas indépendantes donc le calcul sera fait
par la combinaison quadratique complète CQC.

Tableau V.6 : Combinaison des réponses modales

Mode Tj/Ti Tj/Ti Limite Combinaison

1 0.87 0.09 CQC

2 0.95 0.09 CQC

3 0.38 0.09 CQC

4 0.79 0.09 CQC

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

5 0.97 0.09 CQC

6 0.70 0.09 CQC

7 0.72 0.09 CQC

8 0.95 0.09 CQC

V.3.3. Résultats de l’analyse modale du modèle 3D :


Tableau V.7 : Résultats de l’analyse modale.

Mode Période (s) UX UY Sum UX Sum UY RZ


1 0.78 0.03 69.63 0.03 69.63 0.01
2 0.75 66.88 0.01 66.91 69.64 0.14
3 0.69 1.89 0.13 68.80 69.77 16.42
4 0.20 0.02 0.01 68.82 69.77 0.74
5 0.19 0.01 13.93 68.82 83.70 0.31
6 0.17 14.01 0.00 82.84 83.70 0.02
7 0.10 0.01 0.00 82.85 83.70 0.02
8 0.09 0.02 5.68 82.86 89.38 0.01
9 0.08 5.38 0.01 88.25 89.39 0.011
10 0.06 0.01 0.00 88.26 89.39 0.02
11 0.05 0.03 3.20 88.28 92.59 0.04
12 0.05 3.05 0.01 91.34 92.61 0.00

 Interprétation des résultats :

Selon les résultats de l’analyse modale (tableau V.6), on a :

- La période fondamentale de la structure obtenue par la méthode numérique est de 0.78 sec.

- Le premier mode (fondamentale) est un mode de translation suivant Y ;

- Le deuxième mode est un mode de translation suivant X ;

- Le troisième mode est couplé entre translation suivant l’axe X ainsi qu’une torsion suivante
l’axe Z.

- Les 90% de participation massique sont atteints au bout du 12-ème mode dans le sens X et
au bout du 11-ème mode dans le sens Y.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

 Simulation des modes :

Figure V.1 : Allure du mode fondamental (Translation Y).

Figure V.2 : Allure du deuxième mode (Translation X).

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.3 : Allure du troisième mode (Translation X- Torsion Z).

V.3.4. Introduction de la force sismique :

Le spectre de réponse en accélération est un outil essentiel en ingénierie parasismique,


représentant graphiquement l'accélération maximale subie par une structure en fonction de sa
période propre de vibration.

Il existe trois formulations équivalentes le spectre de réponse en accélération spectrale (Spa), le


spectre de réponse en vitesse Spv et le spectre de réponse en déplacement Sd reliées
mathématiquement par la formule suivante :

Spa = ω. Spv = ω2 . Sd

Mais le spectre en accélération reste le plus utilisé car il fournit immédiatement les forces
d'inertie maximales. Ces spectres sont établis en considérant à la fois les caractéristiques du site
et le niveau de protection requis selon l'importance de l'ouvrage.

Par les résultats obtenus précédemment dans le calcul de la force sismique on a cette allure du
spectre de réponse :

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.4 : Allure du spectre de réponse de la structure.

V.3.4.1. Résultats de l’analyse modale spectrale :

Tableau V.8 : Résultante des forces sismiques à la base.

Fx (KN) Fy (KN) Fz (KN) Mx (KN.m) My (KN.m) Mz (KN.m)

Ex 10006.99 127.71 0 1695.98 182195.43 118987.59

Ey 127.62 9739.06 0 175480.65 1666.39 139591.28

- La force sismique suivant X notée Fx obtenue par la méthode numérique :

Fx= 10006.99 KN

- La force sismique suivant Y notée Fy obtenue par la méthode numérique :

Fy= 9739.06 KN

V.3.5. Vérification de la résultante des forces sismiques de calcul :

Selon l’article 4.3.5 du RPA24 : la résultante des forces sismiques à la base Vdynamique, obtenue
par combinaison des valeurs modales ne doit pas être inférieure à 80% de la résultante des
forces sismiques Vstatique, pour une valeur de la période fondamentale T0.

Vdynamique ≥ 0.8 Vstatique

- Suivant x :

Vx= 10006.99 ≥ 0.8 × 11235.69 = 8988.55 KN Condition vérifiée

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

- Suivant y :

Vy= 9739.06 ≥ 0.8 × 9739.06= 8988.55 KN Condition vérifiée

V.3.6. Justification de la sécurité :

V.3.6.1. Justification vis-à-vis des déplacements inter-étages :

Selon l’article 4.5.2 du RPA24 : Le déplacement horizontal, à chaque niveau "k", de la structure
est calculé selon :
R
δk = Q ×δek
F

Où : δek : Déplacement élastique dû aux forces sismiques Fi.

Le déplacement relatif, au niveau "k" par rapport au niveau "k-1", est égal à :

Δk=δk -δk−1

Les déplacements relatifs latéraux, d'un étage par rapport à l'étage du dessous, ne doivent pas
dépasser les limites ̅̅̅
Δk , données dans le Tableau 5.2 du RPA24 (voir Annexe A.8)

Δk < ̅̅̅
Δk

On a un bâtiment en béton armé : ̅̅̅


Δk = 1.5 hk

- Suivant x :
Tableau V.9 : les déplacements inter-étage suivant x.
𝐑
∆k(cm) ∆k× 𝐐 (cm) ̅̅̅
𝚫𝐤̅ (cm) 𝚫𝐤 < ̅̅̅
𝚫𝐤̅
𝐟

0.368 1.656 4.59 Vérifiée

0.388 1.746 4.59 Vérifiée

0.398 1.791 4.59 Vérifiée

0.407 1.8315 4.59 Vérifiée

0.405 1.8225 4.59 Vérifiée

0.387 1.7415 4.59 Vérifiée

0.361 1.6245 4.59 Vérifiée

0.292 1.314 4.59 Vérifiée

0.086 0.387 4.59 Vérifiée

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

- Suivant y :
Tableau V.10 : les déplacements inter-étage suivant y.
𝐑
∆k(cm) ∆k× 𝐐 (cm) ̅̅̅
𝚫𝐤̅ (cm) 𝚫𝐤 < ̅̅̅
𝚫𝐤̅
𝐟

0.351 1.5795 4.59 Vérifiée

0.379 1.7055 4.59 Vérifiée

0.429 1.9305 4.59 Vérifiée

0.427 1.9215 4.59 Vérifiée

0.418 1.881 4.59 Vérifiée

0.405 1.8225 4.59 Vérifiée

0.403 1.8135 4.59 Vérifiée

0.367 1.6515 4.59 Vérifiée

0.296 1.332 4.59 Vérifiée

Résultats : Les déplacements inter-étages sont vérifiés.

V.3.6.2. Justification vis-à-vis de l’effet P-∆ :

Pour comprendre l'effet P- Δ d'un point de vue mécanique, considérons une colonne verticale
soumise à une charge axiale compressive 'P' et un déplacement latéral ' Δ ' à son extrémité
supérieure :

- État initial : La colonne est droite, sans déformation, et la charge verticale P est bien répartie.
- Déformation latérale : Sous l’effet d’une charge latérale ou d’une imperfection, la colonne
se déforme et subit un déplacement horizontal Δ, ce qui modifie sa géométrie.
- Apparition de l’effet P-Δ : La charge verticale P, agissant sur une colonne déviée, génère
un moment supplémentaire M=P×Δ. Ce moment augmente les efforts internes dans la
colonne.
- Conséquence : La colonne devient plus vulnérable à la déformation et au flambage, ce qui
peut réduire sa capacité portante et compromettre la stabilité globale de la structure.

C’est pourquoi l’effet P-Δ doit être pris en compte dans la conception des structures soumises
à de fortes charges verticales et des déplacements latéraux importants, en utilisant des analyses
de second ordre et des facteurs de sécurité adaptés. [11]

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.5 : schéma explicatif de L'effet P-Δ.

Selon l’article 5.9 du RPA24 : Les effets du 2° ordre (ou effet P-∆) peuvent être négliges dans
le cas des bâtiments si la condition suivante est satisfaite à tous les niveaux :

Pk .∆k
θk = ≤ 0.1
Vk .hk

Pk : poids total de la structure et des charges d'exploitation, au-dessus du niveau « k » ;


n

Pk = ∑(Gi + ψQ i )
i=k

Vk : Effort tranchant d’étage au niveau k

∆𝑘 : Déplacement relatif du niveau k par rapport au niveau k-1.

hk : Hauteur de l’étage k.

Si 0.10 < θ < 0.2 : les effets P-Δ peuvent être pris en compte de manière approximative en
amplifiant les effets de l’action sismique calculés au moyen d’une analyse élastique du 1er ordre
1
par le facteur (1 – θ)

 Si θ > 0.20 : la structure est potentiellement instable et doit être redimensionnée

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

- Suivant x :

Tableau V.11 : justification vis-à-vis de l’effet P.Δ suivant x.

Étages hk(cm) Pk(KN) Vk(KN)


𝐑
∆k× 𝐐 (cm) θ θ <0.1
𝐟

Étage 8 306 -7506.22 3866.27 1.656 0.013517665 Vérifiée

Étage 7 306 -15083.8 5246.56 1.746 0.019521425 Vérifiée

Étage 6 306 -22649.3 6424.33 1.791 0.026382127 Vérifiée

Étage 5 306 -30351.2 7432.49 1.8315 0.031874619 Vérifiée

Étage 4 306 -38146.5 8279.67 1.8225 0.038318061 Vérifiée

Étage 3 306 -45941.7 8978.09 1.7415 0.044044953 Vérifiée

Étage 2 306 -53889.3 9517.25 1.6245 0.046461645 Vérifiée

Étage 1 306 -61941.3 9863.56 1.314 0.046979585 Vérifiée

RDC 306 -69993.2 10006.03 0.387 0.035195666 Vérifiée

- Suivant y :
Tableau V.12 : justification vis-à-vis de l’effet P.Δ suivant y.

Étages hk(cm) Pk(KN) Vk(KN)


𝑹
∆k× 𝑸 (cm) θ θ <0.1
𝒇

Étage 8 306 -7506.22 2223.51 1.5795 0.003386875 Vérifiée

Étage 7 306 -15083.8 3972.61 1.7055 0.004268458 Vérifiée

Étage 6 306 -22649.3 5414.72 1.9305 0.005221808 Vérifiée

Étage 5 306 -30351.2 6647.61 1.9215 0.005983203 Vérifiée

Étage 4 306 -38146.5 7694.56 1.881 0.006772129 Vérifiée

Étage 3 306 -45941.7 8554.46 1.8225 0.007301064 Vérifiée

Étage 2 306 -53889.3 9236.09 1.8135 0.007283777 Vérifiée

Étage 1 306 -61941.3 9731.69 1.6515 0.006843313 Vérifiée

RDC 306 -69993.2 10030.21 1.332 0.005153864 Vérifiée

Résultat : l’effet P-Δ est négligé.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.3.6.3. Justification vis-à-vis de l’équilibre de l’ensemble :

Cette condition d’équilibre se réfère à la stabilité d’ensemble du bâtiment, soumis à des effets
de renversement et/ou de glissement dus aux sollicitations résultant des combinaisons d’actions.

 Vérification de la stabilité au renversement :

Selon l’article 5.5 du RPA24 : La vérification de la stabilité au renversement d’un bâtiment est
garantie par la condition suivante :

Msta
≥ 1.3
Mrenv

Msta : Moment stabilisant

W×L
Msta =
2

Mrenv ∶ Moment renversant

Mrenv = ∑ Fi × he

- Suivant x :

Tableau V.13 : Calcul des moments de renversement suivant x.

Étages hcum (m) Vx (KN) Mrenv (KN.m)


3866.27
Étage 8 27.54 106477.0758
5246.56
Étage 7 24.48 128435.7888
6424.33
Étage 6 21.42 137609.1486
7432.49
Étage 5 18.36 136460.5164
8279.67
Étage 4 15.3 126678.951
8978.09
Étage 3 12.24 109891.8216
9517.25
Étage 2 9.18 87368.355
9863.56
Étage 1 6.12 60364.9872
10006.03
RDC 3.06 106477.0758

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

- Suivant y :
Tableau V.14 : Calcul des moments de renversement suivant y.

Étages hcum (m) Vy (KN) Mrenv (KN.m)

Étage 8 27.54 102942.5922


3737.93
Étage 7 24.48 123878.8368
5060.41
Étage 6 21.42 132588.729
6189.95
Étage 5 18.36 131475.5928
7160.98
Étage 4 15.3 122067.225
7978.25
Étage 3 12.24 105990.5664
8659.36
Étage 2 9.18 84398.2578
9193.71
Étage 1 6.12 58452.9156
9551.13
RDC 3.06 29801.4318
9739.03

Tableau V.15 : vérification de la stabilité au renversement.

Sens Wtot (KN) Xg (m) Mstab (KN.m) Mrenv (KN.m) Mst/Mrenv Vérifications
213019.605
Sens X 73435.8882 14.67 1077304.48 5.06 Vérifiée
205848.495
Sens Y 73435.8882 11.86 870949.6341 4.23 Vérifiée

Résultat : structure stable vis-à-vis du renversement.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.4. Application de la méthode d’analyse dynamique par accélérogramme au calcul de la


réponse sismique

Dans le cadre de cette étude, et afin d’évaluer de manière réaliste la réponse dynamique d’un
bâtiment en béton armé, on utilise comme sollicitation sismique un accélérogramme réel. Plus
précisément, il s’agit de l’enregistrement de l’accélération du sol effectué à la station sismique
de Keddara lors du séisme de Boumerdès survenu le 21 mai 2003.

Cet accélérogramme permet de reproduire fidèlement l’effet du tremblement de terre sur la


structure étudiée, en tenant compte des caractéristiques locales du mouvement sismique.

Figure V.6 : Accélérogramme du séisme de Boumerdès (21 Mai 2003).


V.4.1. Justification du choix de l'accélérogramme de Keddara

Dans le cadre de notre analyse dynamique, le choix de l'accélérogramme s’est appuyé sur les
exigences du Règlement Parasismique Algérien RPA 2024, qui recommande l’utilisation de
signaux sismiques représentatifs de la zone de sismicité, du type de sol, et des caractéristiques
structurelles du projet étudié.

La structure en question est localisée à Alger, une région classée en zone VI, correspondant à
une sismicité élevée, et implantée sur un site de type S3, caractérisé par des sols meubles à
faible capacité portante, selon la classification géotechnique du RPA.

Le tableau 3.10 du RPA 2024 indique, pour une structure située en zone VI sur un sol S3, les
paramètres sismiques de référence suivants :

Magnitude moment (Mw) estimée : 6.5


Durée de la phase forte (Ts) : 12 s

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Le séisme de Keddara, enregistré à Boumerdès lors du séisme principal de magnitude Mw =


6.8, constitue un événement naturel réel proche des valeurs normatives définies ci-dessus.
L’analyse de son accélérogramme met en évidence une concentration significative de l’énergie
sismique dans la plage de périodes 0,1 à 10 secondes, s'étendant jusqu'à 12 secondes, ce qui
permet de solliciter l’ensemble des plages spectrales prescrites par le RPA 2024, notamment :

T₁ = 0.15 s ; T₂ = 0.60 s ;T₃ = 2.00 s

Cela signifie que le mouvement sismique couvre à la fois les excitations à haute fréquence
(courte période) et moyenne à basse fréquence (longue période), garantissant que tous les
régimes dynamiques de la structure sont sollicités.

V.4.2. Méthodes de l’accélération moyenne :


Pour déterminer les réponses sismiques de la structure en termes de déplacement ; vitesse et
accélération on utilise un schéma d’intégration basé sur les équations suivantes :
𝟐
𝐱̇ 𝐭+𝐭 = 𝚫𝐭 (xt+Δt - xt )- 𝐱̇ 𝐭

𝟒
𝐱̈ 𝐭+∆𝐭 = ∆𝐭𝟐 [xt+Δt - xt - (Δt) × 𝐱̇ 𝐭 ]- 𝐱̈ 𝐭

𝐅̂𝐭+𝚫𝐭
xt+Δt= ̂
𝐊

Avec :

̂ = (4M2 + 2C+K)
K ∆t Δt

2 4 4ẋ
F̂t+Δt= F t+t + C( ẋ t +Δt xt )+ M(∆t2 xt - Δtt +ẍ t )

Avant le début de l’excitation sismique, la structure est supposée au repos, sans aucun
mouvement ou sollicitation dynamique. Ainsi, les conditions initiales suivantes sont adoptées :

x0=0 𝐱̇ 𝟎 =0 𝐱̈ 𝟎 =0

Ce choix est justifié par le fait que la structure était en équilibre avant l'arrivée de l’onde
sismique, et qu’aucun déplacement, vitesse ni accélération induite par le séisme n’étaient encore
présents à l’instant initial.

Procédure de calcul numérique :

1. Les valeurs initiales du déplacement x0, vitesse ẋ 0 et accélération ẍ 0 sont connus au départ ;
2. Détermination des matrices de rigidité K, de masse M et d’amortissement C ;
3. Le choix du pas de temps t ;

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

4. On Calcule pour chaque pas de temps i.

Après avoir effectué la quatrième étape, les réponses sismiques sont obtenues pour un pas de
temps i. Donc pour obtenir l’histoire complète de la réponse sismique, la dernière opération doit
ts
être répétée N fois (N= t , avec s t est la durée du séisme)

- Dans cette étude, nous avons adopté un pas de temps Δt = 0.01 s qui a été retenu afin
d'assurer une résolution temporelle suffisante pour capter les hautes fréquences du séisme
de Keddara (jusqu’à 10 Hz).

Les instructions du programme FORTRAN pour le calcul à l’aide de la méthode d’accélération


moyenne les réponses sismiques d’un bâtiment à plusieurs degrés de liberté sont données en
annexe C.

V.4.3. Les déplacements :

Figure V.7 : Déplacements du niveau 1.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.8 : Déplacements du niveau 5.

Figure V.9 : Déplacements du niveau 9.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.4.4. Les vitesses :

Figure V.10 : Vitesses du niveau 1.

Figure V.11 : Vitesses du niveau 5.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.12 : Vitesses du niveau 9.


V.4.5. Les accélérations :

Figure V.13 : Accélération du niveau 1.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

Figure V.14 : Accélération du niveau 5.

Figure V.15 : Accélération du niveau 9.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

V.4.6. Comparaison des résultats :


Les résultats des autres étages (voir annexe E) :

Tableau V.16 : Tableau récapitulatif des résultats.

Théorie de Timoshenko Théorie de Bernoulli

xt (cm) 𝐱̇ 𝐭 (cm/s) 𝐱̈ 𝐭 (cm/s2) xt(cm) 𝐱̇ 𝐭 (cm/s) 𝐱̈ 𝐭 (cm/s2)

Niveau 1 0.159 2.42 130.4 0.131 1.68 49

Niveau 2 0.612 5.41 177 0.511 3.98 139.2

Niveau 3 1.15 9.53 269.2 0.83 7.79 157.6

Niveau 4 1.72 15.07 357 1.58 14.13 279.8

Niveau 5 2.54 22.54 350.8 2.38 19.15 301.3

Niveau 6 3.36 29.57 387.4 3.23 25.32 368.1

Niveau 7 4.54 35.49 392 4.47 31.74 381.4

Niveau 8 5.67 45.34 399.2 5.56 42.83 383

Niveau 9 6.37 51.24 476.2 6.34 50.81 461.5

V.4.7. Interprétation des résultats :


L’application de la méthode d’analyse par accélérogramme nous a permis de déterminer
toutes les réponses sismiques de la structure (déplacement, vitesse et accélération) à l’aide de
la technique d’intégration directe, pas à pas.

L’analyse des figures V.7, V.8 et V.9 montre que le déplacement minimal est enregistré au
premier niveau, avec une valeur de 0.159 cm, tandis qu’il atteint 6.37cm pour le dernier niveau.
Par ailleurs, l’accélération maximale est également observée au dernier étage avec une valeur
de 4.76 m/s2, soit 0.48 g.

Dans notre cas de calcul, les déformations dues au cisaillement n’ont pas un impact
significatif sur les réponses sismiques en termes de déplacement, comme l’indiquent les figures
V.7, V.8 et V.9. En revanche, les déformations dues au cisaillement ont une influence notable
sur les forces d’inertes, en particulier au niveau 1 comme le montre la figure V.13.

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CHAPITRE V : ETUDE SISMIQUE SELON LE RPA2024

En conclusion, la comparaison aborde l’importance de prendre en compte les effets de


déformations due au cisaillement dans les calculs dynamiques des bâtiments en béton armé,
surtout dans le calcul des forces sismiques.

V.5. Conclusion :

Ce chapitre a permis d’aborder les différentes méthodes d’analyse sismique appliquées à la


structure étudiée. La méthode statique équivalente offre une première approximation
satisfaisante des efforts sismiques. La méthode modale, quant à elle, prend en compte les
différents modes propres de la structure, permettant une meilleure représentation de son
comportement dynamique. Enfin, l’analyse dynamique par accélérogramme intègre
directement l’enregistrement réel d’un séisme, fournissant une évaluation détaillée et réaliste
de la réponse structurale, notamment en termes de déplacements, vitesses et accélérations. ; et
l’utilisation des modèles de Bernoulli et de Timoshenko permet de mieux appréhender le
comportement des éléments porteurs, soulignant ainsi l’importance de cette étape avant de
procéder au ferraillage des éléments structuraux.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 93 E.N.S.T.P


CHAPITRE VI :
FERRAILLAGE DES ELEMENTS
DE LA STRUCTURE
CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

VI.1. Introduction
Le ferraillage constitue une étape fondamentale dans la détermination des sections d'armature
nécessaires pour garantir la résistance des éléments structuraux. Ce processus affecte
directement la stabilité et la sécurité de la structure entière. Le présent chapitre se consacre au
calcul des différents éléments structuraux. Ces calculs sont effectués conformément aux
exigences et aux règles de calcul imposées par le RPA24 et le BAEL91.

VI.2. Étude des poutres

Les poutres sont soumises à une flexion simple, sous l'effet d'un moment fléchissant et d’un
effort tranchant. Ce dernier permet la détermination des armatures longitudinales, tandis que
l'effort tranchant permet de déterminer les armatures transversales.

VI.2.1. Les sollicitations extrêmes sur les poutres :

Tableau VI.1 : Les sollicitations extrêmes sur les poutres.

Poutre Sur appuis En travée Vu(KN)

Mu(KN.m) Mser(KN.m) Macc(KN.m) Mu(KN.m) Mser(KN.m) Macc(KN.m)

30×40 -60.03 -43.71 -201.58 34.35 25.16 105.29 99.04


(cm2) -216.28 108.14

Les sollicitations extrêmes de ces poutres sont prises à l'état accidentelle (acc).

VI.2.1.1. Ferraillage des poutres :

 Armatures longitudinales :

Exemple de calcul :

fbu =26.09 MPa et σs=500 MPa

Aux appuis :

- Msup=216.28 KN.m

Mmax 216.28∗103
μ= b.d2 .𝑓 = 30∗362 ∗26.09 = 0.213
𝑏𝑢

εsl= fe /γs×Es = 500 /1×200000=2.5×10−3

αL=0.583

μL=0.8×αL(1−0.4×αL) =0.358

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

μL=0.358> μ =0.213 …………. SSAC

1−√1−2μ 1−√1−0.213∗2
α= = =0.302
0.8 0.8

Z=d×(1−0.4α) = 0.36× (1−0.4×0.302) =0.316

Mu 216.28∗103
As= Z×σs = =13.7 cm2
31.6∗500

On prend 7HA16 avec : As= 14.07 cm2

- Minf=210.58 KN.m

Mmax 201.58∗103
μ= b.d2 ..𝑓 = 30∗362 ∗26.09 = 0.198
𝑏𝑢

εsl= fe /γs×Es = 500 /1×200000=2.5×10−3

αL=0.583

μL=0.8×αL(1−0.4×αL) =0.358

μL=0.358> μ =0.207 …………. SSAC

1−√1−2μ 1−√1−0.207∗2
α= = =0.293
0.8 0.8

Z=d×(1−0.4α) = 0.36× (1−0.4×0.293) =0.318

Mu 201.58∗103
As= Z×σs = =12.3 cm2
31.8∗500

On prend 7HA16 avec : As= 14.07 cm2

 Condition de non fragilité :


f
BAEL91: Asmin= 0.23× t28 ×bd = 1.19 cm2
fe

 Condition exigée par le RPA24 article 7.5.2 :


- En zone courant :

AmaxRPA = 4% b.h = 48cm2

- En zone de recouvrement :

AmaxRPA = 6% b.h =72 cm2

- La section minimale : Asmin= 0.5% B=6 cm2

AminRPA = 6 cm2 < As travée = 12.06 cm2 ……. Condition vérifiée

AminRPA = 6 cm2 < As appuis = 28.14 cm2 ……. Condition vérifiée

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Le tableau ci-dessous résume les résultats de calcul des armatures longitudinales :

Tableau VI.2 : Armatures longitudinales des poutres.

Choix des barres

Sur Asinf (cm2) 13.7 7HA16 3HA16 filantes


appuis 4HA16 renforts

Assup (cm2) 12.3 7HA16 3HA16 filantes


4HA16 renforts

En travée Asinf (cm2) 6 3HA16 3HA16 filantes

Assup (cm2) 5.8 3HA16 3HA16 filantes

 Vérification :
- Vérification de la contrainte tangente limite ultime (BAEL91 : A.5.1.21)
Vu
τu = bd ≤ ̅̅̅=min
τu {0.2fc28/ γb ; 5 MPa}

τu = 0.917 < 4MPa……. Condition vérifiée

- Vérification de la contrainte de compression (bielle) (BAEL91 : A.5.1.313)

Vu ≤ 0.267 b0 a fc28

Vu = 99040 N ≤ 853065 N……. Condition vérifiée

- Vérification des armatures inférieures d'appuis (BAEL91 : A.5.1.31)


Vu
As adp ≤ fe/γs

Vu
= 2.278 cm2
fe/γs

As = 2.278 cm2 ≤ 12.3 cm2……. Condition vérifiée

- Vérification de la contrainte moyenne de compression (BAEL91 : A.5.1.322)


1.3𝑓𝑐28
σ mb ≤ γb

𝛔 mb = 1.860 MPa ≤ 26.000 MPa……. Condition vérifiée

 Armatures transversales :
- Choix de l’armature transversale BAEL91 :

Øt ≤ min (h/35 ; b0/10 ; Øl) = 14 mm on prend Øt = 8 mm

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

At = 4HA8 = 2.01cm² un cadre et étrier.

- L'espacement des armatures transversales

Selon BAEL91 A.5.1:


0.9fe At
St ≥ γs.b(τu−0.3𝑓 avec k=1
𝑡28 .k)

Selon RPA2024 article 7.5.2 :

Dans la zone nodale : St ≤ min (h/4 ;24 Øt ;17.5 ; 6 Øl) = 10 cm on prend St = 8 cm

En dehors de la zone nodale : St ≤ h/2 = 20 cm on prend St = 10 cm

- Vérification des sections d’armatures transversales :

Atmin = 0,003*St*b = 0.9 cm2

At = 2.01 cm2 ≥ Atmin =0.9 cm2 ……condition vérifiée

- Longueurs de recouvrement :

La longueur minimale des recouvrements selon RPA24 article 7.5.2 est de : 60Øl en zone VI

Lr = 60*1.6 = 96 cm

VI.2.2. Croquis de ferraillage des poutres :

Figure VI.1 : Ferraillage des poutres.

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

VI.3. Étude des poteaux

Les poteaux, éléments verticaux porteurs, sont soumis à des efforts normaux et à des moments
fléchissant à la tête et à la base dans deux directions. Leur ferraillage est calculé à la flexion
composée, pour un cas de fissuration jugé peu nuisible.

Les combinaisons d’actions à considérer pour la détermination des sollicitations de calcul sont
données par le BAEL91 ainsi que par le RPA24 et sont :

1.35G+1.5Q

G+Q

G+ΨQ+E1

G+ΨQ+E2

Avec :

E1=±Ex±0.3Ey

E2=±0.3Ex±Ey

Les sections d'armatures sont déterminées et calculées selon les cas de charge les plus
défavorables, à savoir les couples de sollicitations suivants :

L'effort normal maximal (Nmax) et le moment correspondant.

L'effort normal minimal (N min) et le moment correspondant.

Le moment maximal (Mmax) et l'effort normal correspondant.

VI.3.1. Vérification spécifique sous sollicitations tangentes :

Selon RPA2024 article 7.4.3 : la contrainte de cisaillement conventionnelle de calcul dans le


béton sous combinaison sismique doit être inférieure ou égale à la valeur limite suivante :

τbu = ρd × 𝑓𝑐28

Avec : ρd = 0.075 pour λg ≥ 5

ρd = 0.04 pour λg < 5

λg : est l’élancement géométrique du poteau.

lf lf
λg = ( ou )
a b

Avec :

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

a et b : dimensions de la section droite du poteau dans la direction de déformation considérée.

lf: longueur de flambement du poteau.

Tableau VI.3 : Vérification spécifique sous sollicitations tangentes.

Poteau (cm2) V(KN) 𝛕(MPa) 𝛌𝐠 𝛒𝐝 𝛕𝐛𝐮 (MPa) Vérification

50×50 162.48 0.72 4.09 0.075 1.2 Vérifiée

45×45 130.53 0.71 4.5 0.075 1.2 Vérifiée

40×40 95.31 0.66 5.12 0.04 2.25 Vérifiée

VI.3.2. Vérification spécifique sous sollicitations normales :

Dans le but d’éviter ou de limiter le risque de rupture fragile sous sollicitations d’ensemble dues
au séisme, selon RPA24 article 7.4.3 : l’effort normal de compression de calcul est limité par la
condition suivante :

Nd
ʋ= ≤ 0.35
Bc × 𝑓𝑐28

Nd : désigne l'effort normal de calcul s'exerçant sur une section de béton.

Bc ∶ Est l'aire (section brute) de cette dernière ;

fc28 : Est la résistance caractéristique du béton a 28 jours.

Tableau VI.4 : Vérification spécifique sous sollicitations normales.

Poteau (cm2) 𝐍𝐝 (KN) 𝐁𝐜 (m2) 𝒇𝒄𝟐𝟖 (𝐌𝐏𝐚) 𝝑 Vérification

50×50 1883.97 0.25 30 0.25 Vérifiée

45×45 980.92 0.20 30 0.16 Vérifiée

40×40 414,23 0.16 30 0.08 Vérifiée

VI.3.3. Les sollicitations extrêmes sur les poteaux :

On va prendre l’exemple de poteau 50×50 (cm2)

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Tableau VI.5 : Les sollicitations extrêmes sur le poteau 50×50 (cm2).

Sollicitation N/M Combinaisons Effort normal Moment


fléchissant

N (KN) Max 1.35 G + 1.5 Q 2002,04 -2,28

Min G+ΨQ- Ey+0.3Ex -870,54 -77,25

My (KN.m) Max G+ΨQ-EX-0.3EY -115,58 249,88

Min G+ΨQ+EX+0.3EY 1080,50 -241,63

Mz (KN.m) Max G+ΨQ+EY+0.3EX 920,98 218,69

Min G+ΨQ-EY+0.3EX 202,75 -214,34

VI.3.4. Calcul de ferraillage des poteaux :

VI.3.4.1. Armature longitudinale :


 Exemple de calcul :

Situation durable : θ =1 ; γb=1.5 ; γs=1.15

Situation accidentelle : θ=0.85 ; γb=1.2 ; γs=1

Cas 01 : Nmax= 870,54 KN, Mcorr= 77,25 KN.m (situation durable)

M 77.25 h
e0= N = 870.54 = 0.088 ≤ ( 2 − c) = 0.225

lf 0.7 × l0 0.7 × l0 × √12


λ= = = = 18.42 < 50
i i b

- Justification du Poteau :

0.85 0.85
λ < 50 → α = = = 0.8
λ 18.42
1 + 0.2( )2 1 + 0.2( 35 )2
35

Pour une section rectangle : B’= (a− 0.02) × (b− 0.02) = (0.5−0.02) (0.5−0.02) =0.2304

γs Nu B′ × fc28 1.15 870,54 × 10−3 0.2304 × 30


As = [ − ]= [ − ] = −9.27 × 10−3 < 0
fe α 0.9 × γb 500 0.8 0.9 × 1.5

- Dispositifs constructifs :

Asmin ≥ 4U= 4× (2× (50+50)) = 8 cm2

On prend Asmin = 8 cm2

0.2 × B² 0.5 × B²
≤ As ≤
100 100

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

0.2 × (50)² 0.5 × (50)²


≤ As = 8 cm2 ≤
100 100

5 cm2 ≤ As = 8 cm2 ≤ 12.5 cm2 …….. Vérifiée

- Les armatures longitudinales doivent être à haute adhérence, droites et sans crochets ; leur
pourcentage maximal sera de :

4% en zone courante

4
AmaxRPA = (50 × 50) = 100 cm²
100

8% en zone de recouvrement

8
AmaxRPA = (50 × 50) = 200 cm²
100

- Section minimale exigée par le RPA24 :

Les sections minimales citées sont prises de l’RPA24, article 7.4.2. Le pourcentage minimal
des armatures longitudinales sera de :

1,0% en zones IV, V et VI

1
AminRPA = (50 × 50) = 25 cm²
100

Cas 02 ∶ Nmax= 115.58 KN, Mcorr= 249.88 KN.m (situation accidentelle)

M 249.88 h
e0= N = 115.58 =2.16 > ( 2 − c) = 0.225

lf 0.7 × l0 0.7 × l0 × √12


λ= = = = 18.42 < 50
i i b

- Justification du poteau :

0.85 0.85
λ < 50 → α = = = 0.8
λ 18.42 2
1 + 0.2(35)2 1 + 0.2( 35 )

Pour une section rectangle : B’= (a− 0.02) × (b− 0.02) = (0.5−0.02) (0.5−0.02) =0.2304

γs Nu B′ × fc28 1 115.58 × 10−3 0.2304 × 30


As = [ − ]= [ − ] = −0.01 < 0
fe α 0.9 × γb 500 0.8 0.9 × 1.2

En effet d’après le calcul, en remarque que la section est surabondante dans tous les cas et donc
0.2 ×B² 0.5×B²
on prend la section As min=8 cm², qui vérifie la condition : ≤ As ≤
100 100

- D’après l’article 7.4.2 RPA24 la distance entre les barres verticales, dans une face du poteau,
ne doit pas dépasser : 15 cm en zones IV, V et VI.

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Le tableau ci-dessous résume les résultats de calcul par la méthode numérique (SOCOTEC) :

Tableau VI.6 : ferraillage de poteau 50×50 (cm2).

Sollicitation N/M Combinaisons Effort Moment As (cm²)


normal fléchissant

N (KN) Max 1.35 G + 1.5 Q 2002,04 -2,28 4

Min G+ΨQ- Ey+0.3Ex -870,54 -77,25 12.5

My (KN.m) Max G+ΨQ-EX-0.3EY -115,58 249,88 13

Min G+ΨQ+EX+0.3EY 1080,50 -241,63 4

Mz (KN.m) Max G+ΨQ+EY+0.3EX 920,98 218,69 4

Min G+ΨQ-EY+0.3EX 202,75 -214,34 8

En comparant le calcul manuel avec le résultat donné par le logiciel SOCOTEC, on trouve que
les sections d’armatures calculées par les deux méthodes sont quasi-identiques, en prend le cas
le plus défavorable : As=13 cm².

Le RPA24 nous exige que la section d’armature longitudinale choisie doive respecter la
condition suivante : Amin=1% b.h < As

On opte pour 8HA16 + 8HA14 avec As=28.40 cm2

AminRPA = 25cm2 < As =28.40 cm2 ……. Vérifiée

Tableau VI.7 : ferraillage des poteaux.

Poteau (cm2) AminRPA (cm2) Choix des barres Asadoptée (cm2)

50×50 25 8HA 16 + 8HA 14 28.40

45×45 20.25 8HA 16 +4HA 14 22.24

40×40 16 8HA 16 16.08

VI.3.4.2. Armatures transversales :

Les armatures transversales des poteaux sont calculées à l’aide de la formule selon RPA24
article 7.4.2 :

At ρa × Vu
=
t hc × fe

At : Section droite ou équivalente des brins de !'armature transversale

Vu ∶ Effort tranchant de calcul.

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

hc : hauteur totale de la section brute dans la direction considérée

fe : contrainte limite élastique de l’acier d’armatures transversales.

ρa : Coefficient correcteur qui tient compte du mode fragile de la rupture, par effort tranchant

Il est pris égale : ρa = 2.5 pour λg ≥ 5

ρa = 3.75 pour λg < 5

t : espacement entre les armatures transversales :


bo
Dans la zone nodale : t ≤ Min( 3 ; 10 cm ; 6Φl ) en zone IV ; V ; VI

t ≤ Min(15 ; 10 cm ; 8.4) = 8 cm
bc hc
Dans la zone courante : t′ ≤ Min( 2 ; ; 10Φl ) en zone IV ; V ; VI
2

t′ ≤ Min(25; 25; 14 ) = 10 cm

b0 : dimension minimale du noyau béton (à l'intérieur des armatures de confinement)

Φl ∶ Diamètre minimum des armatures longitudinales du poteau.


At
La quantité d'armatures transversales minimale t×b en % est donnée comme suit :
1

0,3% Si λg ≥ 5

0,8% Si λg < 3

Interpoler entre Les 2 valeurs limites précédentes si : 3 < λg < 5

Le tableau ci-dessous contient tous les détails de calcul de l’armature transversale :

Tableau VI.8 : Armature transversale des poteaux.

Poteau 𝚽𝐥 𝐦𝐢𝐧 λg Vu(KN) tcourante tnodale 𝛒𝐚 At(cm2) Choix des


(cm) (cm) (cm)
(cm2) Cadre

50×50 1.4 4.09 162.48 14 8 3.75 1.94 6HA8

45×45 1.4 4.5 130.53 14 8 3.75 1.74 6HA8

40×40 1.6 5.12 95.31 16 9 2.5 1.07 4HA8

- Longueurs de recouvrement :

La longueur minimale des recouvrements de barres longitudinales, de diamètre Φl , est de :

60 Φl , en zones IV, V et VI

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Lr = 60×1.6 = 90 cm

On adopte une longueur de recouvrement Lr de 90 cm pour les poteaux avec un diamètre de


barres d'armature Φl de 16 mm.

VI.3.5. Croquis de ferraillage des poteaux :

Figure VI.2 : ferraillage des poteaux.


VI.4. Étude des voiles

La structure étudiée est contreventée par un système de voiles porteurs ; Cela nécessite un
ferraillage garantissant la résistance requise des voiles.

Vérification des voiles sous les sollicitations normales :

Selon RPA24 articlé 7.7.2 : l'effort normal de compression de calcul des voiles est limité par la
condition suivante :

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Nd
Vd= B < 0.4
c ×𝑓𝑐28

Tableau VI.9 : Vérification des voiles sous les sollicitations normales.

Voiles (cm2) Bc(m2) Nd (KN) Vd Vérification

330×20 0.66 3048.44 0.154 Vérifiée

250×20 0.5 1623.4 0.108 Vérifiée

105×20 0.21 1070.29 0. 17 Vérifiée

VI.4.1. Contraintes limites de cisaillement dans les linteaux et les trumeaux :

τb ≤ 0.2 fc28

Où :
̅
V
τb = b
wd

Avec :

̅= l.4 Vu
V

bw : épaisseur du linteau ou du voile ;

d : hauteur utile avec d = 0.9h ;

h : hauteur totale de la section brute.

Tableau VI.10 : Vérification de la contraintes limites de cisaillement.

Voiles (cm2) Vu (KN) ̅ (KN)


𝐕 𝛕𝐛 (MPa) 0.2 fc28(MPa) Vérification

330×20 1047.68 1466.75 2.47 6 Vérifiée

250×20 711.20 995.68 2.21 6 Vérifiée

105×20 322.61 451.65 2.39 6 Vérifiée

VI.4.2. Ferraillages des voiles et des trumeaux :

Selon RPA24 article 7.7.4 : les trumeaux et les voiles seront calcules en flexion composée avec
effort tranchant ;

Dans notre cas les voiles sont élancés (hw/ lw) = (27.54/2.5)=11 > 2.0 : le diagramme de moment
fléchissant de calcul, en fonction de la hauteur, est donne par une enveloppe linéaire, du
diagramme du moment fléchissant obtenu par le calcul de structure, déplacée verticalement
(décalage de traction) d'une distance égale à la hauteur (hcr) de la zone critique du voile.

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

La hauteur hcr de la zone critique au-dessus de la base du voile est estimée comme suit :
hw
hcr= max (lw ; )
6

Avec :

2lw
hcr ≤ { he pour n < 6niveaux
2he pour n ≥ 6niveaux

he : la hauteur libre de chaque niveau

hw : la hauteur totale du voile

hcr = max (2.5 ; 4.59) = 4.59 m

VI.4.3. Sollicitations extrêmes sur les voiles :

Exemple de calcule pour les voiles 250×20 (cm2).

Tableau VI.11 : Sollicitations extrêmes sur le voile 250×20 (cm2)..

N(KN) M(KN.m)

ELU 1309.03 59.87

G+ΨQ+EX+0.3EY 159.37 -940.00

G+ΨQ+EX-0.3EY 354.81 571.91

G+ΨQ-EX+0.3EY 1474.86 -488.71

G+ΨQ-EX-0.3EY 1670.29 1023.20

G+ΨQ+EY+0.3EX 1391.78 -2145.94

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

G+ΨQ+EY-0.3EX 786.43 -2010.56

G+ΨQ-EY+0.3EX 923.48 2334.69

G+ΨQ-EY-0.3EX 923.48 2334.69

Figure VI.3 : Enveloppe de calcul pour les moments fléchissant.


 Ferraillage des éléments de rive :

lc ≥ max (0.15lw ;1.5bw)

Avec :

lw : longueur de voile ;

bw : largeur de voile.

lc ≥ max (37.5 ;30)

lc=70 cm

- Les armatures longitudinales :

Mmax=2334.69 kN.m ; Ncor=923.48 kN ; L= 2.5 m ; e= 20 cm.

Don on a As= 16.2 cm2

Le pourcentage des armatures longitudinales, dans les éléments de rive, doit rester au moins
égal à 0.5% de la surface de la zone confinée.

As longitudinale ≥ 0.5%×70×20 =7cm2

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

- Les armatures verticales :

Les armatures verticales des éléments de rive, devraient être confinées avec des cadres et/ou
des étriers horizontaux dont l'espacement vertical doit satisfaire la condition suivante :

St ≤ min (b0/3; 12.5 cm; 6Φl)

St ≤ min (7cm; 12.5 cm; 8.4cm)

St = 6 cm

La section des armatures de confinement dans les éléments de rive doit satisfaire la condition :

At ≥ 0.09 St b0 fc28/fe

At = 0.65 cm2 ……. 2HA8

 Ferraillage de l'âme :
- Aciers verticaux :

Le diamètre maximal Φmax des armatures d'ame doivent respecter la condition :

8mm ≤ Φmax ≤ bw/8

Φ =14 cm

Avec un espacement St= 15cm

- Aciers horizontaux :

Le ferraillage horizontal nécessaire pour la résistance à l'effort tranchant :

Ah ̅
V
≥ z.fe
s

Avec :

̅: effort tranchant de calcul= l .4V ;


V

z: distance entre les centres de gravite des armatures des deux extrémités confinées.

V= 681.05 KN

Ah= 0.635 cm2 …. 2HA8

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Tableau VI.12 : Ferraillage des voiles selon les différents cas.

Les sections 330×20 250×20 105×20

As min(cm2) 10 7 4

As cal(cm2) 24.36 16.2 10.58


Ferraillage Les armatures
des éléments longitudinales Choix des 18HA14 14HA14 8HA14
de rive barres

As adop(cm2) 27.71 18.47 12.32

St(cm) 10 10 10

As (cm2) 0.65 0.65 0.65


Les armatures Choix des barres 2HA8 2HA8 2HA8
transversales
St(cm) 6 6 6

As (cm2) 24.63 18.47 12.32


Les armatures Choix des 16HA14 14HA14 8HA14
longitudinales barres
Ferraillage de
l’âme
St(cm) 15 15 15

Les armatures As (cm2) 0.73 0.635 0.426


transversales
Choix des 2HA8 2HA8 2HA8
barres

VI.4.4. Les schémas de ferraillage des voiles :

Figure VI.4 : Schéma de ferraillage voile 105×20 (cm2).

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Figure VI.5 : Schéma de ferraillage voile 250×20 (cm2).

Figure VI.6 : Schéma de ferraillage voile 330×20 (cm2).


VI.5. Étude des dalles

Les dalles en béton armé sont des éléments structurels plans ce qui signifie que leurs épaisseurs
sont faibles par rapport à leurs deux autres dimensions. Leur fonction est de transmettre les
charges appliquées perpendiculairement à leur plan moyen. Un panneau de dalle peut reposer
sur des appuis continus (voiles, poutres, murs) ou ponctuels (poteaux).

Une dalle est dite diaphragme lorsqu'elle est conçue pour résister aux forces agissant dans son
plan et les transmettre aux éléments de contreventement.

VI.5.1. Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles :

Les tableaux ci-dessous présentent les sollicitations maximales agissant sur une dalle dans les
directions horizontales, ainsi que le ferraillage correspondant à ces sollicitations.

- Sens x :

Tableau VI.13 : Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles sens xx

Position Moment As(cm2/m) Choix des As As min (cm2/m)


barres adoptée
(cm2/m) BAEL CNF

En travée -12.23 2.1 7HA12 7.92 1.45 1.74

Sur appuis 14.1 2.5 7HA12 7.92 1.45 1.74

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

- Sens y :

Tableau VI.14 : Sollicitations extrêmes et ferraillage des dalles sens yy

Position Moment As(cm2/m) Choix des As adoptée As min (cm2/m)


barres (cm2/m)
BAEL CNF

En travée -12.52 2.2 7HA12 7.92 1.45 1.74

Sur appuis 12.43 2.2 7HA12 7.92 1.45 1.74

Aymin×(3− α)
Sachant que : Amin = 8×h0 ; Asmin = (h0 : l’épaisseur de la dalle = 16cm)
2

St ≤ min (3h0; 33) = 33 cm on prend St =15 cm

VI.5.2. Schéma de ferraillage de la dalle dans le sens xx et yy:

Figure VI.7 : Ferraillage de la dalle en travée.

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Figure VI.8 : Ferraillage de la dalle sur appuis.


VI.6. Étude des escaliers

On considère une section rectangulaire soumise à la flexion simple, en prenant une bande de
1m :

Ppaillasse = 0.807 t/m2 * 1 ml = 0.807 t/ml

Ppalier = 0.583 t/m2 * 1 ml = 0.583 t/ml

Puisque :

g1 = 1.35 (P paillasse+ Pgarde-corps ) +1.5Q escalier

g2 = 1.35 Ppalier + 1.5Qescalier

Figure VI.9 : Schéma statique de l’escalier.


Alors :

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

g1 =1.35×(0.807+0.1) + 1.5×(0.25) = 1.6 t/ml

g2 = 1.35×(0.583) + 1.5× (0.25) = 1.16 t/ml

RA U = RB U = (g1.L) /2 – (g1- g2) × a = 3.08 t/ml

g1×L2 a2
M𝑚𝑎𝑥 = – (g1-g2)× 2 = 3.65 t.m=0.0365 MN.m
8

Puisque les escaliers sont protégés des agressions extérieures, donc le calcul se fait à L‘ELU
(fissuration peu nuisible).

VI.6.1. Ferraillage des escaliers:


 Ferraillage de la travée :
Mu 0.0365
μbu = b ×d2×f = 1×0.182 ×17 = 0.066 < 0.185 ……… pivot A
0 bu

α = 1,25(1 − √1 − 2μbu ) = 0.085

z = d(1 − 0,4α) = 0.18(1 − 0,4 ∗ (0.085)) = 0.173 m


Mu 0.0365
As = z×f = 0.173∗435 = 0.000485 m2 = 4.85 cm2/ml
su

On adopte : 7HA12 /ml = 5.5 cm2

St=15 cm

 Ferraillage des appuis :

Les armatures positives (sur appuis) seront calculées avec un moment qui vaut 0.3M 0.

0.3Mu 0.3×0.0365
μbu = b ×d2×f = 1×0.182 ×17= 0.02<0.185 ……… pivot A
0 bu

α = 1,25(1 − √1 − 2μbu )= 0.025

z = d(1 − 0,4α) = 0.18(1 − 0,4 ∗ (0.025)) = 0.178m


0.3Mu 0.3×0.0365
As = = = 0.00014 m2 = 1.438 cm2/ml
z×fsu 0.175∗435

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

On adopte : 7HA12 /ml = 5.5 cm2

St=15 cm

 Ferraillage de répartition on transversal :


As 4.85
Art= = =1.2 cm2/ml
4 4

On adopte : 4HA8/ ml = 2.01 cm2

St =20 cm (il n'est pas recommandé de prendre un espacement plus de 25 cm)

Tableau VI.15 : ferraillage des escaliers.

𝛍𝐛𝐮 𝛂 Z(m) As(cm2) Choix As long (cm2) Ar(cm2) Choix As trans (cm2)

Travée 0.066 0.085 0.173 4.85 7HA12 5.5 1.2 4HA8 2.01

Appuis 0.02 0.028 0.178 1.44 7HA12 5.5 1.2 4HA8 2.01

VI.6.2. Vérifications :
 ELU
- Condition de non fragilité :
𝑓
𝑡28
BAEL91: Asmin= 0.23× 𝑓𝑒 ×bd = 1.98cm2

En appuis : As = 5.5 < 1.98cm2 ……… Condition vérifiée

En travée : As = 5.5 < 1.98cm2 ……… Condition vérifiée

- Vérification de la contrainte tangente limite ultime (BAEL91 : A.5.1.21)


Vu
τu = bd ≤ ̅̅̅=min
τu {0.2fc28/ γb ; 5 MPa}= 4 MPa

τu = 0.26 < 4MPa……. Condition vérifiée

 ELS
- Vérification de compression dans le béton :

σbc ≤ σ
̅bc

̅bc = 0.6×fc28 =18 MPa


σ
Mser×y
σbc = I

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CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

Tableau VI.16 : Vérification de compression dans le béton à L’ELS.

Mser(KN.m) As(cm2) Y(cm) I(cm4) ̅ bc(MPa) Vérification


𝛔bc(MPa) 𝛔

Travée 2.64 5.5 5.3 9381.87 1.49 18 Vérifiée

Appuis 0.79 5.5 5.3 9381.87 0.45 18 Vérifiée

VI.6.3. Schéma de ferraillage des escaliers :

Figure VI.10 : Ferraillage des escaliers.


VI.7. Ferraillage de l’acrotère
Tableau VI.17 : Ferraillage de l’acrotère.

NG MQ A Choix Achoisie Arép choisie Stv Srép


des
(KN/m) (KN.m) (cm2) (cm2) (cm2) (cm) (cm)
barres

Section 1.875 0.6 0.17 2×5HA8 5.02 2×4HA8 25 20

Figure VI.11 : Ferraillage de l’acrotère.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 116 E.N.S.T.P


CHAPITRE VI : FERRAILLAGE DES ELEMENT DE LA STRUCTURE

VI.8. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons traité en détail le ferraillage des éléments structuraux et non
structuraux, en nous basant sur les résultats de l’analyse dynamique et en conformité avec les
exigences du RPA 2024. Le dimensionnement des armatures a été effectué pour garantir la
résistance, la stabilité et la ductilité de chaque élément face aux sollicitations gravitaires et
sismiques. Des vérifications ont été menées pour assurer la bonne répartition des armatures
longitudinales et transversales, le respect des ancrages et recouvrements, ainsi que la prévention
des phénomènes de fissuration ou de rupture prématurée.

Le chapitre suivant sera consacré à l’étude de l’infrastructure, en particulier les fondations, et


portera sur leur rôle essentiel dans le transfert des charges de la structure vers le terrain d’assise.

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CHAPITRE VII :
ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE
CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VII.1. Introduction
Les fondations ont pour but de transmettre les charges et les surcharges de la superstructure
au sol ; leur choix dépend essentiellement de la contrainte du sol et des charges de l’ouvrage.
Dans ce chapitre, on s’intéressons à l’étude des fondations de l’ouvrage, en commençant par le
choix du type de fondation après leur pré-dimensionnement, qui permet de définir les
dimensions géométriques initiales nécessaires pour répondre aux sollicitations prévues. Cette
étape est suivie par le ferraillage, réalisé conformément aux exigences du Règlement
Parasismique Algérien RPA 2024, garantissant la sécurité sismique, et aux règles du BAEL
(Béton Armé aux États Limites).

VII.2. Etude de l’infrastructure


L’infrastructure d’un ouvrage joue un rôle fondamental en assurant la stabilité de la structure.
Elle permet l’encastrement de la superstructure dans le sol et assure la transmission ainsi que la
répartition des efforts vers le terrain d’assise. Elle contribue également à limiter les tassements
différentiels à des valeurs admissibles. Par ces fonctions, elle garantit la sécurité et la durabilité
de l’ouvrage. Une conception rigide et adaptée est donc indispensable.

VII.2.1. Le choix de fondation :

Le choix du type de fondation s’effectue en respectant les critères essentiels à savoir :

- Stabilité totale du bâtiment.


- Solution économique et facile à réaliser.
- Type de construction.
- Caractéristique du sol.
- Charge apportée par la structure.

VII.2.2. Choix de type de fondations :

Afin de déterminer le système de fondation le plus adéquat à notre ouvrage, nous devons faire
quelques vérifications sur la capacité portante dont les semelles peuvent supporter selon leur
type, en ce qui concerne notre ouvrage, on a le choix entre :

- Semelle isolée, si ce système n’est pas suffisant, en passera au système suivant ;


- Semelles continues (semelles filantes), de même si ce système ne sera pas suffisant en
passera au système suivant ;
- Radier général.

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

 Semelles isolées sous poteaux :

Figure VII.1 : Schéma de la semelle isolé.


Pour le pré dimensionnement, il faut considérer uniquement l’effort normal N qui est obtenu à
la base des poteaux.
Nser
La vérification à faire est : ≤ σsol
S

Pour cette vérification on prend la semelle sous le poteau le plus sollicitée avec :

σsol = 400 KPa ; contrainte admissible du sol.

Nser: Effort normal appliqué sur la fondation, obtenu par le logiciel à L’ELS.

Nser = 3460.21 KN.


N 3460.21
ser
S= σsol = = 8.65 m2 avec S= B×B
400

Avec S= B×B donc B= 2.94 m ≈ 3m

Il y’a un chevauchement des semelles on passe alors à l’étude des semelles filantes.

 Semelle filante :

Figure VII.2 : Schéma de la semelle filante.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 120 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Tableau VII.1 : Sections des semelles filantes sens y-y.

Files N(KN) S(m2) L(m) B(m) B choisie (m)

A 8117.43 34.65 23.1 1.18 1.5


14736.8
B 57.75 23.1 2.15 2.5
15096.4
C 57.75 23.1 2.18 2.5
13615.64
D 46.2 23.1 1.97 2.0
9572.99
E 38.2 19.1 1.67 2.0
8351.67
F 38.2 19.1 1.46 2.0
13151.04
G 46.2 23.1 1.89 2.0
15042.6
H 57.75 23.1 2.17 2.5
14591
I 57.75 23.1 2.12 2.5
7824.36
J 34.65 23.1 1.15 1.5

Afin de voir si ce système de fondation est intéressant pour notre structure, nous devons vérifier
le rapport entre la surface totale des semelles et celle de la structure, si la surface des semelles
est supérieure à 50% de la surface totale du bâtiment (Ss / Sb > 50%), ce système n’est pas donc
intéressant, un radier général sera donc le choix adéquat.

Le rapport entre la surface du bâtiment et la surface totale des semelles vaut :

S semelles = 469.1 m2

S bâtiment = 632.3 m2
S semelles 469.1
= 632.3 = 0.74 = 74% ≥ 50%
S bâtiment

La surface totale des semelles dépasse 50% de la surface d’emprise du bâtiment ; cela nous
conduit à adopter pour un radier général.

Ce type de fondation présente plusieurs avantages :

- L'augmentation de la surface de la semelle (fondation) minimise la pression exercée par la


structure sur le sol.
- La réduction des tassements différentiels.
- La facilité d’exécution du coffrage et du ferraillage lors de la réalisation.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 121 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VII.2.3. Radier général :


VII.2.3.1. Pré dimensionnement de radier :
 Dalle :
L'épaisseur de la dalle du radier doit satisfaire aux conditions suivantes :
- Condition forfaitaire
Lmax
h1 ≥
20
Avec :
Lmax : La longueur maximale entre les axes des poteaux.

Lmax = 4.45 m
h1 ≥ 22.25 cm

On prend h1= 40 cm
 Nervures :
- Condition de coffrage :
Lmax
b≥
10
b ≥ 44.5 cm
On prend b= 50 cm
- La hauteur de nervure :
La hauteur des nervures se calcule par la formule de la flèche :
Lmax Lmax
≤ hN1 ≤
15 10
On a: 29.67 ≤ hN1 ≤ 44.5

On prend: hN1 = 45cm

- Condition de la raideur :

Pour étudier la raideur de la dalle du radier, on utilise la notion de la largeur définie par
l'expression suivante :
π
Lmax ≤ L
2 e

4 4EI
Avec : Le = √
bK

Avec :

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

E : Module de Young (E=21000MPa).

K : coefficient de raideur du sol 4 Kg/cm3 (cas d'un sol moyen) ;

b: Largeur de poteau.

bh3
I: Inertie de la section transversale du radier (I = )
12

L : distance maximale entre deux poteaux : 4,45m

3 3×K×(2×Lmax )4
Donc : hN2 = √ E×π4

3 3×0.04×(2×4450)4
hN2 = √ = 71.7 cm
21000×π4

On prend : hN2 = 80 cm

A partir des deux conditions : hN ≥ max (hN1 ; hN2 ) =80cm.

 Conclusion :

- Epaisseur de la dalle du radier : h1 =40 cm.

- Les dimensions de la nervure : hN =80 cm et b=50cm

VII.2.4. Vérifications Nécessaires :


VII.2.4.1. Vérification des contraintes sous le radier :

Le rapport du sol nous offre la contrainte de sol, déterminée par les différents essais in situ et
au laboratoire : σsol= 4 bars

On doit vérifier que : σmax ≤ σ


̅sol

Avec :

̅sol ELS = 4 bars ;


σ

Selon le RPA24 article 10.1.4 : Dans les fondations superficielles ; il y a lieu de tenir compte
de l'application à la résistance (limite) du sol d'un coefficient de sécurité global égal à 2.
3
Donc : σ
̅sol ELU = σsol×2 = 6 bars.

 Distribution des contraintes à l’ELS :


σmax = 2.16 bars

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Figure VII.3 : Distribution des contraintes à l’ELS.


 Distribution des contraintes à l’ELU :
σmax = 2.92 bars

Figure VII.4 : Distribution des contraintes à l’ELU.

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

 Distribution des contraintes à ELA :


σmax = 4.42 bars

Figure VII.5 : Distribution des contraintes à ELA


Tableau VII.2 : Vérification des contraintes sous le radier.

𝛔𝐦𝐚𝐱 (bars) 𝛔𝐚𝐝𝐦 (bars) Vérification


ELS 2.16 4 Vérifiée
ELU 2.92 6 Vérifiée
ELA 4.42 6 Vérifiée
VII.2.4.2. Vérification de poinçonnement :
Selon l’article A.5.2.4 de BAEL91 on va vérifier que :

 Poteaux :

Pu ≤ 0.045 Uc h fc28 / γb

Pu= 1634.24 KN/m2

Uc= 2×(a+h)+ 2×(b+h)

Uc= 4× (500+1200) =6800 mm


30
6800×0.045×1200×1.5 = 7344000 N/m2 =7344 KN/m2

Donc Pu ≤ 7344 KN/m2 condition vérifiée

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

 Voiles :

Pu= 2552 KN/m2

Uc= 2×(a+h)+ 2×(b+h)

Uc= 2×(3100+1200) + 2× (200+1200) =11400 mm


30
11400×0.045×1200×1.5 = 12312000 N/m2 =12312 KN/m2

Donc Pu ≤ 12312 KN/m2 condition vérifiée

VII.2.4.3. Justification vis-à-vis des sollicitations tangentes :


Selon l’article A.5.2.2 de BAEL91 on va vérifier que :
Vu 0.07 𝑓𝑐28
τu = bd ≤ γb

 Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐱𝐱 :

τxx = 1.14 MPa

Figure VII.6 : Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐱𝐱 .

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

 Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐲𝐲 :

τyy = 1.06 MPa

Figure VII.7 : Distribution des contraintes de cisaillement 𝛕𝐲𝐲 .


Tableau VII.3 : Vérification vis-à-vis des sollicitations tangentes.

𝛕𝐮 (MPa) 𝟎.𝟎𝟕 𝒇𝒄𝟐𝟖


(MPa) Vérification
𝛄𝐛

Sens xx 1.14 1.4 Vérifiée


Sens yy 1.06 1.4 Vérifiée

VII.2.5. Sollicitation de calcul :


VII.2.5.1. Moments à l’ELU :
 Selon xx :

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 127 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Figure VII.8 : Moments à l’ELU selon xx.


 Selon yy :

Figure VII.9 : Moments à l’ELU selon yy.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 128 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VII.2.5.2. Moment à l’ELS :


 Selon xx :

Figure VII.10 : Moments à l’ELS selon xx.


 Selon yy :

Figure VII.11 : Moments à l’ELS selon yy.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 129 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VII.2.5.3. Moments à l’ELA :


 Selon xx :

Figure VII.12 : Moments à l’ELA selon xx.


 Selon yy :

Figure VII.13 : Moments à l’ELA selon yy.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 130 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Tableau VII.4 : Tableau récapitulatif des sollicitations de la dalle.


ELS ELA
Moment ELU

(KN.m/m) Appuis Travée Appuis Travée Appuis Travée

Mxx -685.62 270.3 -496.89 198.9 -1275.67 674.6

Myy -764.2 321.88 -559.5 235.81 -1332.4 886.56

VII.2.6. Ferraillage du radier :


Tableau VII.5 : Ferraillage des panneaux du radier.
As cal (cm2) Choix des barres As adp (cm2)

Travée 63.5 14HA25 68.72

Appuis 91.2 20HA25 98.17

VII.2.7. Vérification des contraintes :


Tableau VII.6 : Vérification des contraintes.
As σbc ̅bc
σ σs σs
̅ Vérification
2
(cm ) (MPa)
(MPa) (MPa) (MPa)

Travée 68.72 9 18 127.5 215.56 Vérifiée

Appuis 98.17 15.3 18 175.5 215.56 Vérifiée

Figure VII.14 : Schéma de ferraillage de la dalle de radier.

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CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VII.2.8. Ferraillage des nervures du radier :


Tableau VII.7 : Tableau récapitulatif des sollicitations des nervures.

Sur Appuis En Travée

MELU(KN.m) MELS(KN.m) MACC(KN.m) MELU(KN.m) MELS(KN.m) MACC(KN.m)

1943.51 1143.17 1506.18 -1155.18 -953.85 -926.56

Tableau VII.8 : Ferraillage des nervures.

Section As sup (cm²) As inf (cm²) Choix des barres As adp (cm2)

Travée 85.4 0 18HA25 88.63

Appuis 0 110.53 23HA25 112.9

VII.2.8.1. Vérifications nécessaires :


 Condition de non fragilité:
ft28
As min = 0.23 × b × d = 3.97 cm2
fe

Donc la condition est vérifiée pour toutes les sections adoptées


 Vérification des contraintes à l’ELS :
Tableau VII.9 : Vérification des contraintes à l’ELS.

Sens As σbc ̅bc


𝛔 σs ̅ 𝐬 (MPa)
𝛔 Vérification
2
(cm ) (MPa)
(MPa) (MPa)

Travée 85.4 10.3 18 127.5 215.56 Vérifiée

Appuis 110.53 16.3 18 175.5 215.56 Vérifiée

 Vérification de la contrainte tangente limite ultime (BAEL91 : A.5.1.21) :


Vu
τu = bd ≤ ̅̅̅=min
τu {0.2fc28 ; 4 Mpa}

τu = 2.4 < 4Mpa……. Condition vérifiée

VII.2.9. Armatures transversales:


- Choix de l’armature transversale BAEL91 :

Øt ≤ min (h/35 ; b0/10 ; Øl) = 20 mm

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 132 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

- L'espacement des armatures transversales

Selon BAEL91 A.5.1:

0.9fe At
St ≥ γs.b(τu−0.3f avec k=1
t28 .k)

Selon RPA24 art.7.5.2 :

Dans la zone nodale : St ≤ min (h/4 ;24 Øt ;17.5 ; 6 Øl) = 24 cm

En dehors de la zone nodale : St ≤ h/2 = 60 cm

- Vérification des sections d’armatures transversales :

Atmin = 0,003*St*b = 0.9 cm2

At = 2.01 cm2 ≥ Atmin =0.9 cm2 ……condition vérifiée

On trouve :
St=15cm…………………Zone nodale.
St=20cm…………………Zone courante
Tableau VII.10 : Choix des armatures transversales.

Φt At calculée Choix des At


Section Zone St(cm)
(cm2) 2
(cm ) armatures (cm2)
(cm)

50x120 courante 20 1.2 5.4 6HA12 6.79

nodale 15 2.7 4HA12 4.52

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 133 E.N.S.T.P


CHAPITRE VII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Figure VII.15 : Ferraillage des nervures de radier

VII.3. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons étudié en détail le système de fondation adopté pour notre ouvrage,
à savoir un radier général, choisi en raison de la nature du sol, de la répartition des charges et
des exigences de sécurité sismique.

Nous avons procédé au calcul des contraintes admissibles sous le radier, en nous assurant que
les pressions transmises au sol restent inférieures à la capacité portante du terrain. Les
vérifications au poinçonnement ont été menées afin de garantir l’intégrité structurelle du radier
face aux concentrations de charges verticales. Par ailleurs, les sollicitations tangentielles
générées notamment par l’effet du séisme ont été analysées pour vérifier la stabilité au
glissement du radier vis-à-vis du sol.

L’ensemble de ces vérifications, réalisées conformément aux prescriptions du RPA 2024 et


BAEL91, a permis de valider la solution retenue. Le radier général offre ainsi une assise stable,
continue et rigide, capable de répartir uniformément les efforts verticaux et horizontaux,
assurant la sécurité et la durabilité de la structure en conditions statiques comme dynamiques.

Ce travail confirme que le choix d’un radier général constitue une réponse technique fiable et
performante, en adéquation avec les exigences du projet et les spécificités du site.

Y. GUERRA & S. HADJSADOK 134 E.N.S.T.P


CONCLUSION GENERALE

Conclusion générale

Au terme de cette étude, une analyse approfondie du comportement sismique d’un bâtiment en
béton armé R+8 avec sous-sol a été réalisée à travers une approche dynamique rigoureuse.
L’exploitation de la méthode d’intégration numérique de Newmark a permis de simuler avec
précision la réponse temporelle de la structure soumise à un accélérogramme réel, mettant en
évidence les zones critiques et les effets dynamiques majeurs influençant la stabilité de
l’ouvrage.

L’intérêt majeur de ce travail réside dans la comparaison entre les modèles de poutres d’Euler-
Bernoulli et de Timoshenko. Cette confrontation a mis en lumière l’influence non négligeable
des déformations de cisaillement et de l’inertie rotatoire sur la réponse globale de la structure.
Contrairement au modèle classique d’Euler-Bernoulli, la théorie de Timoshenko prédit une
structure plus souple, des périodes de vibration plus longues, et une redistribution des forces
sismiques, notamment dans les modes supérieurs. Ces résultats soulignent l’importance
d’intégrer ces paramètres dans les modèles de calcul pour une évaluation plus réaliste de la
sécurité sismique.

En conclusion, cette étude confirme la nécessité d’adopter des modèles dynamiques plus
complets ; exposés à des sollicitations sismiques significatives. Elle met également en évidence
la valeur ajoutée d’un couplage entre des méthodes numériques précises et des hypothèses
théoriques adaptées. Ce travail peut ainsi servir de base à d’autres recherches ou applications
visant à améliorer la résilience des structures en zone sismique, notamment dans le contexte de
l’évolution réglementaire actuelle.
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
[1] Lestuzzi, P., Séismes et Construction. Eléments pour non-spécialistes, Presses
Polytechniques et Universitaires Romandes, ISBN 978-2-88074-740-4, Lausanne,
2008..

[2] https://biblio.univ-annaba.dz/ingeniorat/wp-content/uploads/2017/12/DJERIBI-Hani-
Achref-Eddine.pdf.

[3] Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique (CGS), « Règlement


Parasismique Algérien - RPA 2024 », Document Technique Réglementaire, 2024..

[4] Dr.AYAS.H,Cours Génie parasismique, Département de Génie Civil et


Hydraulique,Université de Mohammed Seddik Benyahia Jijel,Novembre 2020.

[5] Love, A. E. H. A treatise on the mathematical theory of elasticity. Dover, N Y, 1944..

[6] Timoshenko, S. P. History of strength of materials. Dover, New York, 1983..

[7] Pai, P. F., and Schultz, M. J. Shear correction factors and an energy consistent beam
theory. Intnational Journal of Solids and Structures 36 (1999), 1523–1540.

[8] https://www.mdpi.com/2075-1680/11/3/142?utm.

[9] https://www.linkedin.com/pulse/th%C3%A9orie-deuler-bernoulli-vs-la-timoshenko-
merouane-tabit.

[10] Cowper, G. R. (1966). The shear coefficient in Timoshenko’s beam theory, Journal of
Applied Mechanics..

[11] .fr.linkedin.com:https://fr.linkedin.com/posts/anas-bentounsi-2000_leffet-p-delta.

Règlements et cours :
- Règles Parasismiques Algériennes, Edition CGS, RPA 2024.
- Règles BAEL 91 modifiées 99, Edition Eyrolles, Troisième édition 2000.
- DTR B.C.2.2, charges permanentes et charges d’exploitations, Edition CGS, Octobre 1988
- Dr. Ladjel.M, Cours de bâtiment, Département Route et Ouvrage d’art, ENSTP 2024.
- Pr. Hadid.M, Cours de dynamique des structures, Département Route et Ouvrage d’art,
ENSTP 2023.
- Dr. Messaoudi.A, Cours mécanique des structures, Département Route et Ouvrage d’art,
ENSTP 2023.
- Dr. Belaoura.M, Cours de béton armé, Département Route et Ouvrage d’art, ENSTP 2022.
Anciens projets de fin d’étude :
- SALEM Brahim BELKHIRI Aymen ; Etude d’un bâtiment à usage d’habitation en RDC +
6 Etages, contreventé par des voiles en béton armé
- BOUGHOUGAL CHAHRAZED ; Etude d'un bâtiment R+14 avec 2 sous-sols implanté à
Boumerdès
- HABOUR LOUBNA ; Etude d’un bâtiment r+8+sous-sol a hai Seddiki wilaya d’Oran
- MERABET HOURIA BOUARGOUB NADIA ; étude d’un bâtiment à usage d’habitation
(R+5) + s-sol »
ANNEXES
ANNEXE A
CALCUL DES INTEGRALES DE
MOHR PAR LA METHODE
SIMPLIFIEE
1. Calcul des intégrales de Mohr par la méthode simplifiée

Il s’agit d’une méthode simple lorsqu’un des diagrammes est linéaire (avec EI constant),

On obtient alors :

Avec A la valeur dans le diagramme Mj (x) (linéaire) au niveau du centre de gravité xGi du
diagramme Mi (x) et B l’aire sous la courbe Mi (x)
ANNEXE B
CALCUL DES FORCES
SISMIQUES
1.Carte de zonage sismique du territoire national : (RPA 2024)

2. Définition de zones de sismicité et coefficient d’accélération : (RPA 2024)

Zone de sismicité Niveau de sismicité A

0 Très faible -

I Faible 0.07

II Faible à moyenne 0.1

III Moyenne 0.15

IV Moyenne à élevée 0.2

V Elevée 0.25

VI Très élevée 0.3


3. Valeurs des paramètres décrivant les spectres de réponse élastique de Type I (Zones sismiques
IV, V et VI) (RPA 2024)

Spectre type 1 S T1 T2 T3

Site S1 1.00 0.10 0.40 2.0

Site S2 1.20 0.10 0.50 2.0

Site S3 1.30 0.15 0.60 2.0

Site S4 1.35 0.15 0.70 2.0

4. Valeurs de  (%)

Ossatures (*) Voiles (**)

Remplissage Béton armé Acier Béton armé/maçonnerie

Léger 6 4 10

Dense 7 5 10

(*) : Sans présence de voiles ou de noyaux en béton arme ;


(**) : Valeurs valables même si les voiles sont associées à des portiques.

5. Valeurs du coefficient d'importance : (RPA 2024)

Coefficient d'importance I Groupe d’importance

1A 1B 2 3

I 1.4 1.2 1 0.8

6. Valeurs du coefficient CT

Cas Système de contreventement CT

1 Ossatures spatiales en béton armé sans remplissage en maçonnerie 0.075

2 Ossatures en portique en acier, sans remplissage en maçonnerie 0.085

3 Ossature en portiques en béton armé ou en acier avec remplissage en 0.05


maçonnerie

4 Autres types de structures 0.05


7. Valeurs du coefficient de comportement, R

Cas Description du système de contreventement Valeur de R

Structures en béton armé

1 Système à ossature 5.5(a)

2 Système à contreventement mixte, équivalent a une ossature 5.5(a)

3 Système à ossature ou mixte équivalent à ossature avec remplissage 3.5(a)


en maçonnerie rigide

4 Système a contreventement mixte, équivalent a des voiles 4.5(b)

5 Système de contreventement constitue par des voiles 4.5(b)

6 Système à ossature a noyau ou à effet noyau 3(b)

7 Système fonctionnant en console verticale a masses reparties 3(b)


prédominantes

8 Système en pendule inversé 2(c)

9 Système de voiles de grandes dimensions en béton peu armé 1.5(c)

8. Valeurs des Pondérations Pq


Pq
Catégorie Critere, q

1. Régularité en plan 0.05


(b)
2. Régularité en élévation 0.2

3. Redondance en plan 0.05

9. Valeurs du coefficient d'accompagnement ψ, pour la charge d'exploitation Q

Cas Type d’ouvrage ψ

1 Bâtiments d'habitation, bureaux ou assimiles 0.3

2 Bâtiments recevant du public temporairement : Salles d'exposition, de 0.4


sport, lieux de culte, salles de réunions, salles de classes, restaurants,
dortoirs

3 Entrepôts, hangars 0.5

4 Archives, bibliothèques, réservoirs, ouvrages assimiles, bâtiment 1


recevant des équipements médicaux critiques

5 Autres locaux non visés ci-dessus 0.6


ANNEXE C
LE CODE DE SPECTRE DE
REPONSE
%% CALCUL SISMIQUE SELON RPA 2024
% === Entrée des paramètres ===
A = input('Entrer le coefficient d’accélération de zone A : ');
I = input('Entrer le coefficient d’importance I : ');
S = input('Entrer le coefficient de site S : ');
T1 = input('Entrer la période T1 [s] : ');
T2 = input('Entrer la période T2 [s] : ');
T3 = input('Entrer la période T3 [s] : ');
QF = input('Entrer le facteur de qualité QF : ');
R = input('Entrer le coefficient de comportement R : ');

% === Calcul du coefficient A.I.S ===


AIS = A * I * S;

% === Vecteur des périodes pour le graphe ===


T = 0:0.01:4;
Sa_g = zeros(size(T));

% === Calcul de Sa/g pour chaque période selon RPA 2024 ===
for i = 1:length(T)
if T(i) < T1
Sa_g(i) = AIS * (2/3 + (T(i)/T1)*(2.5*QF/R - 2/3));
elseif T(i) >= T1 && T(i) < T2
Sa_g(i) = AIS * (2.5 * QF / R);
elseif T(i) >= T2 && T(i) < T3
Sa_g(i) = AIS * (2.5 * QF / R) * (T2 / T(i));
elseif T(i) >= T3 && T(i) <= 4
Sa_g(i) = AIS * (2.5 * QF / R) * (T2 * T3 / T(i)^2);
end
end

%% ===== FIGURE 1 =====


figure('Name', 'Spectre de réponse RPA 2024', 'NumberTitle', 'off');
plot(T, Sa_g, 'b-', 'LineWidth', 2);
grid on;
xlabel('Période T [s]');
ylabel('S_a / g');
title('Spectre de réponse - RPA 2024');
xlim([0 4]);
ylim([0 max(Sa_g)*1.1]);

%% ===== FIGURE 2: TABLEAU DES RESULTATS =====


figure('Name', 'Résultats par période', 'NumberTitle', 'off', 'Position',
[100 100 600 400]);

% Création du tableau avec tous les points à 0.01s


uitable('Data', [T' Sa_g'],...
'ColumnName', {'Période T (s)', 'Accélération Sa/g'},...
'RowName', arrayfun(@(x) sprintf('%.2f', x), T, 'UniformOutput',
false),...
'Units', 'normalized',...
'Position', [0.05 0.05 0.9 0.9],...
'FontSize', 8,...
'ColumnWidth', {100 150});
ANNEXE D
INSTRUCTIONS FORTRAN
C ce programme utilise la méthode d’intégration directe (accélération
moyenne)
implicit real*8 (a-h,o-z)
dimension sm(30,30),sk(30,30),sc(30,30),f(30),d0(30),v0(30),
a0(30),xt(30),vt(30),at(30),ck(30,30),cf(30)
dimension
c1(30),f1(30),c2(30),f2(30),smi(30,30),smic(30,30)
, smik(30,30),smif(30),f3(30),c3(30)
character*20 finp
write(*,*) ' fichier de donnees ??'
read(*,*)
finp
open(5,file=f
inp)
open(6,file='
dep.txt')
open(7,file='
vit.txt')
open(8,file='
acc.txt')
read(5,*)
nddl
read(5,*)
puls1,puls2
read(5,*)
xi1,xi2
read(5,*)
dt,tf
C lecture de la
matrice masse
do 20
iddl=1,nddl
read(5,*)
sm(iddl,iddl)
20 continue
C lecture de la matrice de rigidité
do 30 iddl=1,nddl
read(5,*) (sk(iddl,jddl),jddl=1,nddl)
30 continue
C calcul de la matrice
d'amortissement beta=(2*puls2*xi2-
2*puls1*xi1)/(puls2**2-puls1**2)
alpha=2*puls1*xi1-beta*puls1**2
do 40 iddl=1,nddl
do 40 jddl=1,nddl
sc(iddl,jddl)=alpha*sm(iddl,jddl)+beta*sk(iddl
,jddl)
40 continue
do 50
iddl=1,nddl
d0(iddl)=0.0
v0(iddl)=0.0
a0(iddl)=0.0
50 continue
npas=in
t(tf/dt) do
10
ipas=1,npas
do 60 i=1,nddl
do 60 j=1,nddl
ck(i,j)=(sk(i,j)+2*sc(i,j)/dt+4*sm(
i,j)/dt**2)
60 continue

t=ipas*
dt
read(5,
*)
t,asol
do 70
i=1,ndd
l
f(i)=-sm(i,i)*0.01*asol
70 continue
do 80 i=1,nddl
c1(i)=2*d0(i)/dt+v0(i)
c2(i)=4*d0(i)/dt**2+4*
v0(i)/dt+a0(i)
80 continue
f1=matmul(
sc,c1)
f2=matmul(
sm,c2) do
90
i=1,nddl
cf(i)=f(i)
+f1(i)+f2(
i)
90 continue
call
solve(ck,xt,c
f,nddl) do
100 i=1,nddl
vt(i)=2*(xt(i)-d0(i))/dt-v0(i)
100 continue
do 110
i=1,nddl
smi(i,i)=1/sm
(i,i)
110 continue
smic=matmul
(smi,sc)
smik=matmul
(smi,sk)
smif=matmul
(smi,f)
at=matmul(smic,vt)+matmu
l(smik,xt) do 120
i=1,nddl
at(i)=smif(i)-at(i)
120 continue
write(6,200) t,(xt(i),i=1,nddl)
write(7,300) t,(vt(i),i=1,nddl)
write(8,400) t,(at(i),i=1,nddl)
200 format(5x,12f20.14)
300 format(5x,12f20.14)
400 format(5x,12f20.14)
do 130
i=1,nddl
d0(i)=xt(i)
v0(i)=vt(i)
a0(i)=at(i)
130 continue
10 continue
close (8)
close(7)
close(6)
close (5)
stop
end

subroutine solve (a,x,b,m)


implicit real*8
(a-h,o-z)
dimension
a(30,30),x(30),b(3
0) nsym=0

m1=m-1
do 50
is=1,m1
piv=a(i
s,is)
if(piv)
20,10,2
0
10 write(6,2000) is
2000 format(' zero pivot
equation',i5) stop
20 is1=is+1
do 50
iii=is1,m
cl=a(iii,is
)/piv
if(cl.eq.0.
0) goto 50
b(iii)=b(ii
i)-cl*b(is)
if(nsym.ne.
1) goto 32
do 30 ij=is1,m
30 a(iii,ij)=a(iii,ij)-cl*a(is,ij)
goto 50
32 continue
do 40
ij=iii,m
a(iii,ij)=a(ii
i,ij)-
cl*a(is,ij)
40 a(ij,iii)=a(iii,ij)
50
continu
e
b(m)=b(m)/
a(m,m)
do 70
iii=1,m1
is1=is1-1
cl=0.0
ij1=is1+1
do 60 ij=ij1,m
60 cl=cl+a(is1,ij)*b(ij)
70 b(is1)=(b(is1)-cl)/a(is1,is1)
do 99 im=1,m
x(im)=b(im)
99 continue
return
end
ANNEXE E
LES REPONSES SISMIQUES
1.Les déplacements des autres étages :

Déplacements du niveau 2.

Déplacements du niveau 3.
Déplacements du niveau 4.

Déplacements du niveau 6.
Déplacements du niveau 7.

Déplacements du niveau 8.
2. Les vitesses des autres étages :

Vitesses du niveau 2.

Vitesses du niveau 3.
Vitesses du niveau 4.

Vitesses du niveau 6.
Vitesses du niveau 7.

Vitesses du niveau 8.
3. Les accélérations des autres étages :

Accélération du niveau 2.

Accélération du niveau 3.
Accélération du niveau 4.

Accélération du niveau 6.
Accélération du niveau 7.

Accélération du niveau

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