Cours de Methodologie de Recherche20232024 - 041901
Cours de Methodologie de Recherche20232024 - 041901
1. INTRODUCTION
La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui permet
d’examiner des phénomènes, de résoudre des problèmes, et d’obtenir des réponses précises à
partir d’investigations. Ce processus se caractérise par le fait qu’il est systématique et
rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles connaissances. Les fonctions de la recherche
sont de décrire, d’expliquer, de comprendre, de contrôler, de prédire des faits, des phénomènes
et des conduites.
Le processus scientifique est rigoureux car il est guidé par la notion d’objectivité, c’est-à-dire
que le chercheur ne traite que des faits, à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté
scientifique.
Les modes d’investigations sont déterminés par les paradigmes de recherche et les objectifs
du chercheur. Ce dernier a le choix entre trois modes d’investigation : l’approche quantitative,
l’approche qualitative et l’approche mixte.
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1.2.1. L’approche quantitative
Cette approche vise à recueillir des données observables et quantifiables. Ce type de recherche
consiste à décrire, à expliquer, à contrôler et à prédire en se fondant sur l’observation de faits
et événements « positifs », c’est-à-dire existant indépendamment du chercheur, des faits
objectifs.
Cette méthode s’appuie sur des instruments ou techniques de recherche quantitatives de collecte
de données dont la fidélité et la validité sont en principe assurées.
Elle aboutit à des données chiffrées qui permettent de faire des analyses descriptives, des
tableaux et graphiques, des analyses statistiques de recherche, établissant de liens entre les
variables ou facteurs, et celles de corrélation ou d’association, etc.
Exemple :
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1.2.3. L’approche mixte
Cette approche est une combinaison des deux précédentes. Elle permet au chercheur de
mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du mode qualitatif. Cette
conduite aide à maitriser le phénomène dans toutes « ses dimensions ».
Les deux approches ne s’opposent donc pas. Elles se complètent : L’approche qualitative, par
observation, par entretien permet de récolter énormément d’informations.
Certaines d’entre elles ne sont peut-être pas attendues. Cependant la durée d’une enquête
qualitative limite son recours à des sujets de recherche pour lesquels on dispose peu
d’informations.
L’enquête qualitative est choisie dans une phase exploratoire d’un nouveau sujet de recherche.
Elle permet de développer une théorie et relève donc d’un processus inductif. Cependant ce qui
fait la force de l’approche qualitative (profondeur des entretiens) est source de faiblesses (durée
de l’entretien) : on ne peut interroger qu’une faible partie des individus.
Le questionnaire permet d’interroger un beaucoup plus grand nombre d’individus. Mais le
format de l’enquête ne permet de recueillir que les informations relatives aux questions.
La validité externe de la recherche est questionnable.
L’approche quantitative repose sur un corpus théorique qui permet de poser des hypothèses.
La phase empirique d’une telle recherche se réalise souvent en conduisant une enquête par
questionnaires.
2. LE PROCESSUS DE RECHERCHE
Pour mener à bonne fin une recherche, il faut bien penser, bien réfléchir afin de bien identifier
un problème précis, poser une question centrale (fortifiée par d’autres), imaginer les réponses
appropriées (hypothèses) et en envisager la validité. Les étapes de la phase de construction de
l’objet sont les suivantes :
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2.1.1. Choisir et formuler un problème de recherche
2.1.2. Énoncer les questions, les objectifs, les hypothèses de recherche, éventuellement la
position de la thèse, définir les variables avec leurs indicateurs
Les questions de recherche sont des énoncés interrogatifs qui formulent et explicitent le
problème identifié.
Les hypothèses sont des réponses anticipées aux questions. Elles doivent correspondre aux
hypothèses ainsi qu’au problème étudié.
C’est pareil pour les objectifs qui sont nécessaires pour guider et opérationnaliser la recherche
dans les activités précises à mener. La position de la thèse est l’option ou l’orientation centrale
que le chercheur cherche à défendre ou prouver. Et tout le travail doit refléter cette position.
Une autre préoccupation est celle de la définition des variables. Il y a lieu de procéder à des
définitions opérationnelles qui précisent de manière claire les activités ou opérations
nécessaires à leur mesure.
Les définitions des variables avec leurs indicateurs sont comparables à des instructions qui
font savoir comment les observations seront faites.
Dans cette partie, le chercheur montre qu’il connait bien les autres auteurs et les écrits qui ont,
avant lui, d’une manière ou d’une autre, abordé le domaine et le sujet de recherche abordé.
Il s’agit de passer en revue l’ensemble des écrits pertinents (revue de littérature), c’est-à-dire
ceux qui correspondent aux préoccupations majeures de la recherche, en le sélectionnant afin
d’arriver à une organisation intelligente.
Le cadre de référence apparaît juste après l’énoncé du problème ou avant la revue des travaux.
Logiquement, le cadre de référence prolonge la revue des travaux, découle d’elle mais la
déborde, et apporte des précisions sur la perspective particulière de l’étude, en affichant les
théories et les auteurs dont se réclame l’orientation globale de l’étude qui y réfère ou s’y réfère.
On également de modèle d’analyse.
Une méthode est pertinente lorsqu’elle s’ajuste aux questions posées et aux informations
recherchées.
Au cours de cette phase, le chercheur explique et justifie les méthodes et les instruments qu’il
utilisera pour appréhender et collecter les données, en conformité avec les questions posées et
les hypothèses formulées. Le chercheur précise également les caractéristiques de la population
(groupe humain ou non) sur laquelle il va collecter ou arracher les informations.
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Il décrit enfin le déroulement de la collecte des données et indique le plan d’analyse des
données.
À cette étape, le chercheur présente ou expose les méthodes ou les paradigmes auxquels il
recourt, puis décrit les instruments ou techniques qui seront utilisées. Divers instruments servent
à mesurer les variables d’étude. Ces instruments peuvent fournir des informations de type
qualitatif (questionnaire, entretiens, observation, focus groupe, etc.) ou de type quantitatif
(glycomètre, balance, toise, tensiomètre, etc.).
Elle peut être limitée à une région, une ville, une entreprise, une agence, un département, etc.
Un échantillon est un sous-ensemble d’éléments ou de sujets tirés de la population, qui sont
sélectionnés pour participer à l’étude.
Le chercheur prévoit autant que possible les problèmes auxquels il pourrait être confronté au
cours s de la collecte de données. Dans tous les cas, un plan de recherche doit avoir prévu la
façon d’organiser le déroulement : quelle population sera interrogée, qui précisément sera
soumis à l’enquête, quelle sera la taille de l’échantillon, de quelle façon on interrogera, quelles
dispositions administratives ont été prises, de combien d’enquêteurs disposera-t-on, quelles
logistiques à disposition, quels sont les obstacles prévisibles à contourner ? etc.
Le chercheur précise les types d’analyse qu’il prévoit de faire. Pour les données chiffrées,
quantitatives, il expliquera comment il établira les classements et les liaisons statistiques entre
deux variables (distributions, tableaux de contingence, liaison par hasard, X2, etc.). Il expliquera
également comment il traitera les données qualitatives (analyse de contenu de données
textuelles tirées de documents divers, d’entretiens, de compte rendus, d’articles de presse, de
documents stratégiques ou opérationnels, etc.).
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2.2.5. Collecte des données
Ce travail s’effectue selon un plan établi. Cette collecte systématique d’informations est faite à
l’aide des instruments choisis.
Une masse de données recueillies ne constitue pas en soi une recherche. Il faut traiter toutes les
données. C’est-à-dire qu’il faut y exercer un travail d’analyse pour isoler des unités signifiantes
(thèmes, figures, variables…) abstraites de leur contexte pour en opérer la comparaison terme
à terme. Ensuite, le chercheur en fait une synthèse.
L’analyse des données est fonction du type d’étude et de son but, selon qu’il s’agit d’explorer
ou de décrire des phénomènes et de comprendre ou de vérifier des relations entre des variables.
Les statistiques permettent de faire des analyses quantitatives. L’analyse qualitative réunit et
résume, sous forme narrative, les données non numériques. Elle peut par exemple faire des
catégorisations.
L’analyse des données permet de produire des résultats sous forme de tableaux, de graphiques,
de figures et autres, qui sont interprétés et discutés par le chercheur.
Les données analysées sont expliquées par le chercheur dans le contexte de l’étude et à la
lumière des travaux antérieurs. En partant des résultats qu’il discute, en vérifiant leur
authenticité, en revenant sur les hypothèses, en convoquant justement les théories et les auteurs
qui ont abordé la question étudiée, il pourra faire des inférences, tirer des conclusions ou
élaborer une théorie et faires des recommandations.
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sur un ensemble d’exigences des pratiques scientifiques homologuées ainsi que les contraintes
qui y sont attachées (disponibilité des instruments, compétences intellectuelles, accessibilité
des données, temps, espace, contraintes budgétaires, contraintes administratives, disponibilité
de directeur de recherche…).
4.2. Le choix du Directeur
Le directeur est choisi en raison de ses compétences par rapport au sujet qu’on veut étudier ; il
devra être le spécialiste le plus indiqué en la matière pour aider à conduire à bon port la
recherche à entreprendre. On doit secondairement tenir compte de sa disponibilité, son
caractère, etc. Toutefois, il faut retenir que le directeur de recherche n’est pas l’auteur du
travail, il n’est pas disponible en permanence, ni par sa présence, ni par son intérêt, il n’a
pas pour rôle de tout vérifier.
5. LA SPÉCIFICATION DE LA PROBLÉMATIQUE
L’idée d’organiser une étude peut venir d’une observation, des expériences personnelles dans
la vie courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine d’étude,
ou d’une insatisfaction par rapport à un domaine particulier. La connaissance des travaux
existants aide le chercheur à savoir si une recherche est envisageable et peut suggérer le type
de question à poser et le sujet précis à étudier empiriquement.
Avant de pouvoir choisir une technique d’enquête, de formuler une hypothèse, le chercheur doit
avoir perçu en amont un “problème” à étudier par sa recherche. C’est une étape essentielle du
processus de recherche. On élabore donc une problématique après avoir “cerné ce qui fait
problème”.
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La problématique relève de la conceptualisation, de la conception, du traitement théorique de
l’objet d’étude. Elle réside dans l’effort de construction, d’agitation d’idées, de pensées, de
théories sur “ce qui fait problème” dans un sujet.
Une problématique exprime et explicite les préoccupations en termes de vide à combler, de
manque à gagner par rapport à la connaissance et aux enjeux du sujet.
Présenter la problématique d’une recherche, c’est réellement répondre à la question : pourquoi
a-t-on besoin d’effectuer cette recherche et de connaître ses résultats ? En fait, il s’agit de
fournir les éléments pour justifier la recherche en définissant le problème auquel on s’attaque,
en disant où et en quoi consiste le problème. C’est un texte argumentatif présenté comme
suit :
Il introduit le sujet, c’est-à-dire indiquer d’où il sort et comment on en est venu à le choisir
parmi tant d’autres du domaine de recherche. Le chercheur évoque ensuite les motivations qui
ont suscité son intérêt pour le sujet. Toutefois, “son intérêt” doit conduire à l’intérêt “objectif
du sujet”.
ii. Pertinence scientifique du sujet
Il s’agit de montrer en quoi la recherche apporte des réponses aux préoccupations des décideurs
sociaux, des hommes politiques, des praticiens, etc.
Il s’agit d’identifier ce qui crée le malaise, l’insatisfaction, etc. “ce qui fait problème”.
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(ii) Formuler le problème
Il s’agit d’exprimer en termes sans équivoque, en énoncé affirmatif, la situation qui exige
qu’une recherche soit menée. C’est montrer à l’aide d’une argumentation que l’exploration
empirique du problème est nécessaire, pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des
connaissances.
Les situations ci-dessous peuvent être à l’origine de problème de recherche :
- L’absence partielle ou totale concernant un domaine ou concernant un élément ;
- L’état de situation concernant des phénomènes curieux ou étonnants ;
- Présence de lacunes ou contradictions repérées dans des travaux antérieurs, etc.
Une fois le problème de recherche identifié et formulé dans la forme d’énoncé affirmatif, le
chercheur procède à un retournement (conversion) du problème sous forme d’énoncé
interrogatif écrit au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la
question principale ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour
compléter et clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche).
Les questions permettent d’agiter le problème sous tous les angles ou aspects pour l’expliciter
et mieux l’appréhender. Sans question, il n’y a pas de recherche.
Comment reconnaître qu’une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle ?
1. Il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes sans l’interpréter
soi-même devant ces personnes.
2. On recueille les différents avis et on les confronte à la question de recherche.
3. Si les réponses données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa question de
recherche alors et seulement celle-ci peut être retenue.
Pourquoi la question de recherche joue-t-elle un rôle de fil conducteur ?
Pour deux raisons :
1. Parce que le thème qu’on s’est donné n’est pas encore en tant que tel un objet de recherche.
2. Parce que la question de recherche va servir plus tard de soubassement à la formation de
l’hypothèse.
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En tenant compte de ces deux raisons essentielles, la question de recherche doit avoir les
qualités suivantes :
- La clarté et la précision : ce binôme de qualités suppose que la question de recherche ne soit
ni longue ni ambiguë, ni vague. C’est quelque chose de précis, de lisible et de cohérent ;
- Il faut que la question de recherche soit réaliste et pratique : ces qualités indiquent que le
chercheur en formulant sa question de recherche doit tenir compte d’un certain nombre de
contraintes telles que :
Son niveau de connaissance et de compétence. Il doit se poser la question suivante : suis-
je suffisamment formé et informé sur le domaine concerné ?
Les ressources en temps, en moyen matériel et financier : le chercheur doit résoudre la
question de leur disponibilité.
- Une question de recherche doit être pertinente : une question de recherche doit éviter les
confusions de domaine de compétences ; elle doit permettre d’éviter par exemple les questions
morales ou les prises de positions religieuses-idéologiques-philosophique. Une question de
recherche ne devra aborder que l’étude de ce qui existe, de ce qui est constaté en vue d’une
explication.
Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise, cherche
à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche et
spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats
escomptés.
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8. LA FORMULATION D’HYPOTHÈSES
Le problème de recherche explicité par des questions précisent conduisent à faire des
supputations, des propositions, des réponses anticipées aux questions. C’est le sens des
hypothèses.
Dans la plupart des hypothèses, on considère deux principaux types de concepts : les causes
(ou facteurs) qui ont des effets (ou des conséquences). Les causes sont aussi nommées
variables indépendantes tandis que les effets, variables dépendantes.
Dans une relation entre deux variables d’une hypothèse, la variable à expliquer, c’est la
variable dépendante, et le facteur explicatif c’est la variable indépendante.
- Le sens de la relation est indiqué par des termes tels que : « moins que », « plus grand que »,
« différent de », « positif », « négatif », etc.
- La vérifiabilité : l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
- La plausibilité : l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente
par rapport au phénomène à l’étude.
Quelques éléments à ne pas oublier :
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- On peut avoir une hypothèse principale et des hypothèses secondaires ou
opérationnelles. Celles-ci doivent s’articuler autour de la principale et être agencées les
unes avec les autres dans une logique imposée par la problématique de la recherche.
- Pour vérifier une hypothèse, l’attitude de départ doit être celle de l’infirmer. Ce qui
renforce le doute et crée les conditions de l’objectivité scientifique en réduisant les risques
d’interprétations et orientations subjectives. L’hypothèse n’est confirmée que dans la mesure
où aucune des données recueillies ne l’invalide.
La construction d’une revue de littérature part de la question de recherche. C’est pour cette
raison d’ailleurs que cette question de recherche doit être clairement formulée et faire l’objet
d’un examen précis de ses différentes composantes.
Une fois ces questions posées, il faut sélectionner les ouvrages qui se réfèrent au thème de
l’étude et à la question de recherche ou qui portent sur des problématiques liées à la question
de recherche. Pour effectuer ces lectures, il faut observer quelques principes :
1. Partir toujours de la question de recherche
2. S’orienter vers les ouvrages de synthèses ou les articles ne comportant que quelques
dizaines de pages ;
3. Rechercher des documents qui présentent surtout des analyses et non uniquement des
statistiques ;
4. Recueillir des textes qui donnent des approches diversifiées du problème que l’on veut
étudier ;
5. Se donner une grille de lecture.
Concernant la grille de lecture, c’est une construction qui permet de dégager d’une part les
thèmes majeurs identifiés chez les auteurs et de relier d’autre part, ces thèmes aux différentes
dimensions de la question de recherche et à son contenu global.
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Comment exposer la revue de la littérature ?
La revue de la littérature doit être organisée, systématisée, structurée. C’est dire donc qu’elle
n’est pas une entreprise hasardeuse, subjective conduite selon les préférences esthétiques ou
idéologiques du chercheur.
La revue de la littérature doit commencer par structurer l’exposé des textes selon les thèmes.
Dans l’exposé d’une revue de recherche, on n’écrit pas le titre de l’ouvrage ; on annonce
seulement l’auteur et la date de publication de l’ouvrage ou de l’article. Il s’agit de résumer ce
que l’auteur a dit concernant l’idée évoquée dans l’ouvrage et qui est en rapport avec les volets
de la question de recherche.
Il faut faire aussi à la fin une grande conclusion sur la valeur des auteurs qui ont servi à faire
notre revue de littérature.
Autour de chaque thème, on fait graviter les auteurs dont les ouvrages se rapprochent peu ou
trop du contenu du thème considéré. L’exposé d’un auteur doit être synthétique et se terminer
par une brève évaluation de l’apport scientifique de ses écrits par rapport à la question de
recherche.
11.1. Le milieu
C’est défini l’espace et le lieu où l’étude doit se dérouler. Le chercheur délimite dans l’espace
la portée et l’étendue de l’étude et en donne les raisons.
11.2. La population
C’est la collection d’individus ou ensembles d’unités élémentaires sur lesquels l’étude est
portée. Ces unités partagent des caractéristiques communes.
11.3. L’échantillon
L'échantillonnage permet au chercheur de tirer des conclusions au sujet d'un tout, en n’en
examinant qu’une partie. Les chercheurs ne s'intéressent pas à l'échantillon lui-même, mais à
ce qu'il est possible d'apprendre à partir de l'enquête et à la façon dont on peut appliquer cette
information à l'ensemble de la population. A la différence d’un recensement où tous les sujets
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de la population sont « examinés », à partir d’un échantillon, une partie des sujets de la
population est étudiée. Plusieurs échantillons peuvent être constitués.
Le but de l'inférence statistique est de tirer des conclusions concernant certaines caractéristiques
d'une population à partir des informations provenant d’un échantillon. Citons deux situations
dans lesquelles un échantillon est construit afin de fournir aux responsables des informations
applicables à la population.
12.1. Techniques d'échantillonnage probabiliste
Exemple :
Un fabricant de pneus a conçu un nouveau type de pneus permettant d'accroître le kilométrage
effectué comparativement au nombre de kilométrage effectué avec les pneus actuellement
fabriqués par la firme. Pour estimer le nombre moyen de kilométrage effectué avec les
nouveaux pneus, le fabricant a sélectionné un échantillon de 120 nouveaux pneus dans le but
de les tester. D'après les résultats du test, la moyenne de l'échantillon, est égale à 36 500 km.
Par conséquent une estimation du kilométrage moyen pour la population de nouveaux pneus
est de 36 500 km.
Les membres d'un parti politique sont supposés soutenir un candidat particulier aux élections
présidentielles et les leaders du parti voudraient estimer la proportion des électeurs favorables
au candidat.
Contacter tous les électeurs générerait un coût et nécessiterait un temps trop long. Par
conséquent, un échantillon de 400 électeurs a été sélectionné et 160 de ces 400 électeurs ont
indiqué être en faveur du candidat. Une estimation de la population des électeurs favorable au
candidat est donc de 160/400 = 40%.
La population est divisée en groupe d'éléments appelé strate de façon à ce que chaque élément
de la population appartienne à une et une seule strate. L'échantillon de base qui définit la strate
est : le lieu géographique, le sexe, l'âge etc.
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Après la formation des strates, un échantillon aléatoire simple est sélectionné dans chaque
strate.
L'échantillonnage aléatoire stratifié, fonctionne mieux lorsque la variance parmi les éléments
de chaque strate est relativement faible (homogénéité des éléments dans une strate).
Chaque élément de la population appartient à une et une seule grappe. L'échantillonnage par
grappe fonctionne mieux lorsque chaque grappe fournit une représentation à plus petite échelle
de la population. (Les éléments dans une grappe sont hétérogènes c'est à dire dissemblables).
L'une des applications principales de l'échantillon par grappe est l'échantillonnage de région où
les grappes sont les quartiers d'une ville ou d'autres régions bien définies.
L'échantillonnage par grappes nécessite un échantillon total de taille plus importante que
l'échantillon aléatoire simple ou stratifié.
Cependant, il peut générer des économies de coûts, à cause du fait que lorsqu'une personne
sonde une grappe sélectionnée par exemple un quartier, beaucoup d'observation peuvent être
obtenues en un temps relativement court.
Par conséquent, un échantillon de taille plus importante peut être obtenu avec un coût
significativement plus faible.
d) Echantillonnage systématique
Lorsque la population est très importante, il est coûteux en temps de sélectionner un échantillon
aléatoire simple. Une alternative à l'échantillonnage aléatoire simple est l'échantillonnage
systématique. Par exemple, si on souhaite sélectionner un échantillon de taille 50 parmi une
population de 5 000 éléments, cela revient à sélectionner un élément tous les 5000/50= 100
éléments de la population. Constituer un échantillon systématique dans ce cas, consiste à
sélectionner aléatoirement, un élément parmi les 100 premiers de la liste de la population ; les
autres éléments sont identifiés de la façon suivante :
• Le second élément correspond au 100ème élément qui suit le 1er élément sélectionné ;
• Le 3ème correspond au 100ème élément qui suit le 2ème élément sélectionné et ainsi de suite.
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12.2. Techniques d'échantillonnage non probabiliste
Par exemple : un professeur qui mène une expérience à l'Université, peut utiliser des étudiants
volontaires pour constituer un échantillon, simplement parce qu'ils sont déjà disponibles et
participent en tant que sujet à l'expérience, pour un coût très faible ou même nul. De même un
inspecteur peut échantillonner une cargaison d'oranges en sélectionnant les oranges au hasard
parmi plusieurs caisses. Etiqueté chaque orange et utiliser une méthode probabiliste
d'échantillonnage serait impraticable.
Echantillonnage subjectif
Dans cette approche, la personne la mieux documentée sur le sujet de l'étude, sélectionne des
éléments de la population qu'elle pense être les plus représentatifs de la population.
Souvent cette méthode est une manière relativement facile de sélectionner un échantillon et la
qualité des résultats dépend des croyances de la personne qui sélectionne l'échantillon.
L’échantillonnage par quotas
Il est largement utilisé dans les enquêtes d’opinion et les études de marché notamment parce
qu’il n’exige pas de liste des individus de la population. On parle aussi d’échantillonnage dirigé
ou par choix raisonné. On demande aux enquêteurs de faire un nombre d’entrevues dans divers
groupes établis en fonction du secteur géographique, de l’âge, du sexe ou d’autres
caractéristiques… L’enquêteur doit respecter son quota.
La présentation des références est importante pour deux raisons. Le lecteur doit d’abord pouvoir
repérer facilement, dans le texte, quels énoncés ne sont pas fondés sur les données de l’étude.
Le lecteur doit aussi, s’il le souhaite, trouver les éléments nécessaires au repérage des
documents originaux sur lesquels ces énoncés sont fondés. La présentation des références doit
donc comporter un appel dans le texte (renvoi du lecteur à un document extérieur à l’étude) et
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une liste des éléments de repérage, appelée « liste de références ». La standardisation de cette
présentation constitue ce que l’on appelle un « système de référence ».
La présentation des références n’est pas aussi compliquée qu’il pourrait y paraître car tous ces
systèmes appartiennent en fait à un parmi seulement trois types : les systèmes « auteur-année »,
« alphabétique numérique » et « numérique séquentiel ».
De plus, de nombreuses revues biologiques et médicales ont standardisé leur présentation des
références dans une convention dite de Vancouver.
Dans le système « auteur-année », l’appel dans le texte consiste à indiquer entre parenthèse ou
entre crochets le nom des auteurs et l’année de publication. La liste des références n’est pas
numérotée et est organisée selon l’ordre alphabétique du nom de famille du premier auteur.
Dans les systèmes « alphabétiques numériques », l’appel dans le texte est un numéro
correspondant au rang de la référence dans la liste des références. Cette liste est numérotée dans
l’ordre alphabétique du nom de famille du premier auteur. Dans les systèmes numériques
séquentiels », l’appel dans le texte est un numéro attribué dans l’ordre d’apparition dans le texte.
Dans la liste, les références sont numérotées dans cet ordre d’appel dans le texte. Le système
de référence de la convention de Vancouver est un système numérique séquentiel.
Les éléments d’identification d’un document, qui apparaissent dans la liste de références,
doivent permettre de retrouver les documents originaux. Ces éléments sont communs à tous les
systèmes de référence, mais dépendent du type de document.
A partir d’une convention de présentation, chaque revue peut adopter un style particulier. Les
principales variations de style concernent les polices de caractères, l’utilisation d’abréviations
et la place de la liste de références. Ainsi, l’appel dans le texte, pour un même système
alphabétique numérique ou numérique séquentiel, peut se faire entre parenthèses, entre crochets
ou en exposant : (1), [1] ou 1.
Dans la liste des références, la mise en forme particulière peut consister à mettre en gras ou en
italiques une partie importante de la référence, notamment le titre de la revue, le numéro du
tome ou le titre du livre.
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Ces instructions définissent la préparation du manuscrit ainsi que les règles de présentation
auxquelles ce dernier est soumis, notamment à propos des références, tableaux et figures.
Les références doivent être accessibles au lecteur : ainsi, les références à des thèses, résumés
de congrès, lettres, communications orales sont à éviter car d’un accès difficile.
Les références citées sont numérotées (à l’aide d’un chiffre arabe) par ordre d’apparition dans
le texte. Elles sont appelées dans le corps du texte par le chiffre correspondant placé entre
crochets. Les crochets sont toujours placés avant le signe de ponctuation.
Si une référence est citée plusieurs fois, elle conserve le numéro qui lui a été attribué lors du
premier appel.
Si plusieurs références sont citées en même temps, leurs numéros sont classés par ordre
croissant et séparés par des virgules.
Exemple : [3,5,7] = les références 3, 5 et 7 sont citées.
Si plusieurs références successives sont citées, seules la première et la dernière sont notées,
leurs numéros sont alors séparés par un trait d’union.
Exemple : [3-7] = les références 3, 4, 5, 6, 7 sont citées.
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Dans la liste des références
Les références données à la fin du travail contiennent la liste des documents qui ont été
sélectionnés, appelés dans le texte, et auxquels le lecteur peut se référer.
Ces références sont à distinguer de la bibliographie, cette dernière concernant l’ensemble des
articles et livres écrits sur un sujet précis ou un auteur.
A la fin du travail, les références sont présentées dans l’ordre de leur numéro d’appel dans le
texte, et non pas dans l’ordre alphabétique des auteurs.
Auteurs
La première lettre du nom de l’auteur est en majuscule, les autres en minuscules. L’initiale du
prénom est écrite en majuscule et n’est pas suivie d’un point.
Si le prénom est composé, on indique les initiales du prénom sans point ni tiret.
Exemple : Jean-Pierre devient JP
S’il y a de un à six auteurs, ils sont tous cités et séparés par une virgule, le dernier étant suivi
d’un point.
Exemple : Durand A, Durant T, Dupont JP.
Au-delà de six auteurs, seuls les six premiers sont cités et suivis de « et al. » (« et alii », qui
signifie « les autres » en latin).
Exemple : Durand A, Durant T, Dupont JP, Dupond E, Dufour M, Dufond PE, et al.
Tous les éléments permettant d’identifier une référence doivent être cités selon l’ordre
indiqué ci-après, en respectant la ponctuation et les espaces.
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Exemple : 41-8 = pages 41 à 48
Si les chiffres des centaines et/ou des dizaines sont identiques, on ne mentionne que la dernière
page.
Exemples : 145-51 = pages 145 à 151
163-9 = pages 163 à 169
Format standard
Auteur(s)._Titre de l’article._Nom de la revue en abrégé._Année de parution; volume
(numéro):page début-page fin.
Exemple : Boyas S, Guével A. La fatigue neuro-musculaire du muscle sain, facteurs d’origine
et mécanismes d’adaptation. Ann Phys Rehabil Med. 2011 ;54(2) :88-108.
Volume avec supplément
Auteur(s)._Titre de l’article._Nom de la revue en abrégé._Année de parution; volume _
supplément :page début-page fin.
Exemple : Isambert JL, Injeyan S, Loisel W, Bindel P, Bébin Y, Le Doze S et al. Rééducation
robotisée (Lokomat) dans les lésions médullaires incomplètes. Rev Chir Orthop Traumatol.
2010 ;96 Suppl 4 :S21-S30.
Numéro sans volume
Auteur(s)._Titre de l’article._Nom de la revue en abrégé._Année de parution; (numéro)
:page début-page fin.
Exemple : Choplin A, Nenert P, d’Andréa I. Précisions sur le recurvatum de l’hémiplégique.
Kinesither Rev. 2011 ;(112) :19-21.
Référencer un livre
Auteur(s)._Titre du livre._Numéro de l’édition (à partir de la 2nde)._ Ville:_Maison
d’édition;_Année de publication.
Exemple : Lacote M, Chevalier AM, Miranda A, Bleton JP. Evaluation clinique de la fonction
musculaire. 6ème édition. Paris : Maloine ; 2008.
Référencer un chapitre issu d’un ouvrage collectif
Auteur(s) du chapitre._Titre du chapitre._In:_Directeur(s) de la publication, _dir._Titre
de l’ouvrage._Ville:_Maison d’édition;_Année de publication._ p._page début-page fin du
chapitre.
Exemple : Darlot C. La modélisation de la fonction motrice. In : Didier JP, dir. La plasticité de
la fonction motrice. Paris : Springer-Verlag ; 2009. p. 141-81.
Référencer une conférence de consensus ou une recommandation
Organisme auteur/éditeur._Titre de la conférence de consensus ou de la
recommandation._Ville :_Organisme auteur/éditeur;_Année de publication.
21
Exemple : Haute Autorité de Santé. Prise en charge de l’ulcère de jambe à prédominance
veineuse hors pansement. Recommandations pour la pratique clinique. Paris : HAS ; 2006.
Référencer un congrès
Directeur(s)._Titre du congrès;_date;_ville._Ville d’édition :_Maison d’édition; _Année
de publication.
Exemple : De Sèze S, Debeyre J, Held JP, Revel M. Rééducation 1996 : journées de médecine
physique et de rééducation; 27-28 septembre 1996; Paris. Paris: Expansion Scientifique
Française; 1996.
Référencer une communication à un congrès
Auteur(s)._Titre de la communication._In:_Directeur(s) de la publication,_ dir._Titre de
la conférence;_date;_ville._Ville d’édition:_Maison d’édition;_Année de publication._
p._page début-page fin de la communication.
Exemple : Samuel J. Anatomie et biomécanique de la colonne cervicale. In: De Sèze S, Debeyre
J, Held JP, Revel M, dir. Rééducation 1996: journées de médecine physique et de rééducation;
27-28 septembre 1996; Paris. Paris: Expansion Scientifique Française; 1996. p. 7-19.
Référencer une thèse
Auteur._Titre de la thèse [Thèse]._ Domaine:_Ville;_Année._ Nombre de pages.
Exemple : Desailly E. Analyse biomécanique 3D de la marche de l’enfant déficient moteur :
modélisation segmentaire et modélisation musculo-squelettique [Thèse]. Biomécanique et bio-
ingénierie : Poitiers ; 2008. 194 p.
Référencer un dictionnaire et ouvrage de référence analogue
Titre du dictionnaire._Edition._ Ville d’édition :_ Maison d’édition ;_ Année de
publication._ Terme recherché ;_ page(s).
Exemple : Dictionnaire illustré des termes de médecine Garnier-Delamare. 30ème édition. Paris
: Maloine ; 2009. Asphyxie ; p. 78-9.
Référencer un texte paru au Journal Officiel
République française._Intitulé du texte._ Journal officiel du _ date.
Exemple : République française. Arrêté du 5 juillet 2010 relatif au diplôme d’Etat
d’ergothérapeute. Journal Officiel du 8 juillet 2010.
Référencer un article de journal au format électronique
Auteur(s). Titre de l’article._Nom de la revue en abrégé_[En ligne]._ Année_Mois_[Date
de citation] ;volume (numéro) : [Nombre de pages]._ Disponible à l’URL :_http://
Exemple : Morse S. Factors in the emergence of infectious diseases. Emerge Infect Dis [En
ligne]. 1995 Juillet [18/07/2010];1(1): [24 pages]. Disponible à l’URL:
http://www.cdc.gov/ncidod/EID/eid.htm
22
Référencer une page web
Auteur(s)._Titre de la page [En ligne]._Organisme responsable du site,_date de
publication1_[date de mise à jour2 ; date de citation3] ; [environ X écrans]. _Disponible
à l’URL : http://
Exemple : Désert JF. Les lésions médullaires traumatiques et médicales [En ligne]. Université
de Médecine de Rennes1 [cité le 30/03/2012] ; [environ 9 écrans]. Disponible à l’URL :
http://www.med.univ_rennes1.fr/sisrai/art/lesions_medullaires_traumatiques_et_méducales_p
.2015-225.html
14. LE STYLE SCIENTIFIQUE
La notion de style scientifique
Un style est habituellement défini comme une manière particulière d’exprimer sa pensée. En
littérature, on évoque le style d’un auteur comme ces particularités qui font que l’on peut
reconnaitre les écrits de cet auteur « au premier coup d’œil ». Or la seule particularité des
rapports scientifiques est qu’ils doivent respecter les standards de recherche. Les écrits
scientifiques, par ailleurs, ne sont pas de la littérature, car ils n’ont aucune finalité esthétique.
La notion de style scientifique renvoie donc plus à ce qui est commun à tous les rapports de
recherche qu’aux particularités de chaque auteur.
L’objectif du style scientifique est d’exprimer les résultats afin qu’ils soient reçus et compris
par les personnes à qui ils sont destinées. Le style scientifique est une série des règles de
communication qui permettent d’atteindre cet objectif. L’adoption de ce style scientifique est
aussi fondamental que l’entretien d’une vitrine. Une vitre sale ne donne aucune envie d’acheter
les articles et peut même, à l’extrême, les cacher.
Un article mal présenté ou mal écrit ne laisse aucune chance à l’étude, aussi bonne soit-elle.
Lors d’une présentation orale, le respect du style scientifique implique de bien choisir les
messages à présenter, de bien construire les supports audiovisuels et de maîtriser les conditions
physiques et psychologiques d’une prestation devant un public.
La précision est la netteté rigoureuse dans la pensée et son expression. La précision est
l’élément du style scientifique qui permet d’être crédible. Elle est le reflet de la rigueur des
auteurs. La description précise de tous les aspects essentiels de la recherche garantit aussi la
reproductibilité des expériences.
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La clarté est ce qui rend le rapport compréhensible. La clarté complète la précision et permet
de fournir sans ambiguïté tous les éléments nécessaires à la compréhension de ce qui a été fait.
La fluidité caractérise un rapport qui se lit facilement. Elle dépend de deux éléments : la
capacité des auteurs à présenter leurs idées dans un ordre logique facilement apparent aux
lecteurs et la capacité des auteurs à articuler les phrases et les paragraphes entre eux. En
communication orale, la fluidité dépend de l’articulation logique des idées et des phrases, mais
aussi des capacités d’élocution de l’orateur. Un rapport ou une présentation fluides peuvent être
aussi sources de plaisir à lire un auteur ou à écouter un orateur.
Les quatre éléments du style scientifique n’ont pas la même importance. La priorité doit
toujours être donnée à la précision. Les autres doivent absolument fournir tous les éléments
nécessaires à la réplication de l’étude. La précision ne doit jamais être sacrifiée pour améliorer
la clarté, la fluidité ou la concision.
Cependant, la clarté est essentielle à une bonne compréhension des éléments importants de
l’étude. La clarté ne doit donc jamais être sacrifiée pour améliorer la fluidité ou la concision.
Enfin, la concision est souhaitable, mais ne doit pas être favorisée aux dépens de la fluidité.
Les implications des éléments du style scientifique sont l’adaptation à l’auditoire, l’absence
d’ornements et l’universalité du langage. L’adaptation à l’auditoire consiste à utiliser un
langage adapté au lecteur le moins familiarisé avec le domaine de l’étude.
Les ornements, tels que les variations élégantes et les expressions émotionnelles, n’ont pas leur
place dans les écrits ou des présentations scientifiques, ceux-ci n’ayant aucune finalité
esthétique. Les ornements, sources d’imprécision ou de longueurs inutiles nuisent aussi à
l’universalité du langage, car ils peuvent être spécifiques de la culture des auteurs. Or, un
rapport de recherche, notamment un article, doit pouvoir être compris de tous les lecteurs
potentiels, quels que soient leur culture et leur de familiarisation avec la langue.
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LA RÉDACTION D’UN PROBLÈME DE RECHERCHE
- le contexte empirique ;
Avant de commencer à rédiger le problème de recherche, on procède au tri des idées extraites
des publications recensées et on les ordonne afin d’élaborer le plan de rédaction du problème
de recherche.
L’état de la question ou développement porte sur les éléments suivants : les données de la
situation problématique, une synthèse des écrits recensés (contexte empirique). On aménage
des transitions entre diverses sections ou sous-sections pour permettre un enchaînement
logique.
On indique les données du problème, les facteurs qui influent sur celui-ci, les personnes
touchées par lui et les conséquences de ce problème sur ces personnes. On se rapporte à la
description des données nécessaires à la compréhension de différents aspects du problème. Les
données de la situation sont des facteurs qui influent sur celui-ci ; Ils s’appuient sur les
observations qui ont été faites et mettent en évidence la situation concrète en décrivant ce qui
le composent (par ex. les personnes, le milieu, le contexte, l’environnement, les politiques)
Le contexte empirique
On présente ici ce qui a été écrit sur le sujet, les relations qui ont été explorées ou vérifiées et
les résultats obtenus à l’issue de la recherche. Cet élément situe le problème par rapport aux
connaissances actuelles.
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On indique ce que d’autres ont écrit à propos de celui-ci ou d’un problème analogue. On indique
ce que les autres chercheurs ont écrit à propos de celui-ci ou d’un problème analogue. Il
convient de préciser en quoi le problème est actuel. La recension des écrits permet de
documenter ce qui a été fait dans le passé et d’obtenir l’information à l’appui de ce que l’on
cherche à démontrer. Il faut comparer les faits que l’on a personnellement observés avec ceux
qui sont consignés dans les publications scientifiques.
Les concordances et des divergences de vues entre différents auteurs peuvent être relevées.
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